• Interview de M. #Manuel_Valls, ministre de l’intérieur, à RMC le 25 septembre 2013, sur la polémique concernant l’intégration des #Roms dans la société française, l’élargissement de l’espace Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie, la situation de la sécurité à Marseille et le projet de refonte des sous-préfectures.

    Ça montre qu’il y a des familles, souvent avec des enfants, qui peuvent parfaitement s’insérer et s’intégrer dans notre société - mais c’est une minorité et, je le répète, mais ça vous savez il ne faut ni discriminer, ni se voiler la face, ni faire preuve d’angélisme, les Roms ont vocation à rester dans leur pays et à s’y intégrer là-bas et nous ne pouvons pas, nous
    (...)
    Ces familles ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie - les choses doivent être de ce point de vue-là très clair et, en même temps, il faut trouver les solutions
    (...)
    Pour s’installer, qu’on soit d’un autre pays de l’Union européenne, eh bien on a vocation à quitter le territoire.

    https://www.vie-publique.fr/discours/189085-interview-de-m-manuel-valls-ministre-de-linterieur-rmc-le-25-sep
    –-> Je mets ici alors que ça date... parce que c’est une des premières fois (la première ?) où l’expression « #vocation_à_quitté_le_territoire » a été prononcée... par #Valls donc en 2013, et qui s’est ensuite généralisées, notamment pour les #déboutés de l’#asile

    du coup, c’est une expression pour @sinehebdo pour sa collection sur les #mots #terminologie #vocabulaire autour des #migrations et #réfugiés :
    « personne qui a vocation à quitter le territoire »

    expression signalée par @karine4

    @isskein peut peut-être faire un historique plus précis de cela...

  • #Grèce : un cas de #coronavirus dans un deuxième camp de migrants

    Le camp de #Malakasa, non loin d’#Athènes, a été placé en « confinement sanitaire total ».

    Un deuxième camp de migrants près d’Athènes a été placé dimanche 5 avril en quarantaine par les autorités grecques après un test au coronavirus qui s’est révélé positif pour un ressortissant afghan, a annoncé le ministère des Migrations.

    Le camp de Malakasa, à quelque 38 km au nord-est d’Athènes, a été placé « en confinement sanitaire total » pour 14 jours, avec interdiction d’y entrer ou d’en sortir.

    Selon le ministère, un Afghan âgé de 53 ans, souffrant déjà d’une maladie, s’est présenté de lui-même au dispensaire du camp après avoir ressenti des symptômes du Covid-19. Il a été emmené dans un hôpital d’Athènes où il a été testé positif au nouveau coronavirus. Sa famille a été placée à l’isolement et un examen complet du camp est en cours, a ajouté le ministère.

    Les camps de migrants qu’abrite la Grèce accueillent des dizaines de milliers de demandeurs d’asile dans des conditions précaires. Un foyer d’infection avait été repéré jeudi dans celui de Ritsona, à 80 km au nord d’Athènes, où 23 personnes ont jusqu’à présent été testées positives. Aucun membre du personnel du camp ne semblait touché par le virus, selon « le Monde ». « Nous alertons depuis des mois sur le manque d’hygiène dans les camps des îles. Face à cette épidémie, il devient urgent de transférer au plus vite les personnes les plus vulnérables vers le continent, vers des hébergements adaptés », estimait Boris Cheshirkov, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Grèce, cité par le quotidien du soir.

    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200405.OBS27087/grece-un-cas-de-coronavirus-dans-un-deuxieme-camp-de-migrants.html
    #confinement #confinement_sanitaire_total #asile #migrations #réfugiés #covid-19 #camp_de_réfugiés

    Sur le camp de Ritsona :
    https://seenthis.net/messages/838008

    ping @luciebacon

    • Coronavirus : dans le camp de Malakasa en quarantaine, « personne ne manque de nourriture »

      Le camp de Malakasa, situé à 38 kilomètres au nord-est d’Athènes, a été placé en “confinement sanitaire total” pour 14 jours après qu’un cas de coronavirus y a été détecté. Les autorités grecques et l’OIM doivent assurer l’approvisionnement des résidents en nourriture et produits d’hygiène. Des tests sont également effectués.

      Plus personne n’entre ni ne sort du camp de Malakasa, en Grèce. Installé près d’un terrain militaire, à quelque 38 kilomètres au nord-est d’Athènes, ce camp – normalement ouvert – a été placé dimanche 5 avril en "confinement sanitaire total" pour 14 jours.

      Un migrant afghan y a été testé positif au Covid-19, a annoncé le ministère des Migrations. Cet homme de 53 ans, souffrant déjà d’une maladie, s’est présenté de lui-même au dispensaire du camp après avoir ressenti des symptômes du Covid-19.

      Il a été emmené dans un hôpital d’Athènes où il a été testé positif au nouveau coronavirus. Sa famille a été placée à l’isolement et un examen complet du camp est en cours, a ajouté le ministère.

      Interrogée par InfoMigrants, Christine Nikilaidou, responsable des informations publiques de l’Organisation internationale des migrations (OIM) – qui gère le camp – confirme que les résidents sont soumis à des tests. Si elle affirme ne pas savoir exactement combien de tests ont déjà été effectués, elle avance que l’entourage proche de l’Afghan malade a été testé en priorité.
      Distribution de nourriture et kits d’hygiène

      L’immense majorité des 1 611 personnes qui vivent dans le camp de Malakasa est originaire d’Afghanistan. En temps normal, les allées de graviers du camp grouillent d’enfants qui courent. Mais, ces jours-ci, le camp semble désert. La pluie tombe en permanence et l’OIM incite les familles à rester à l’intérieur de leur conteneur.

      Dans ces petits bâtiments posés sur le sol, les familles disposent de l’eau courante et de l’électricité mais les murs sont tachés d’humidité et le manque d’espace est criant.

      Jusqu’à la fermeture du camp, les résidents pouvaient aller faire leurs courses dans les commerces de la ville ou à Athènes. Toute sortie étant désormais interdite, l’OIM assure se coordonner avec les autorités grecques pour permettre des distributions de nourriture et de kits d’hygiène aux résidents du camp.

      "Ces distributions commenceront dans quelques jours. Les kits sont prêts mais nous attendons de recevoir les résultats des tests déjà effectués. Nous savons que, pour le moment, tout le monde a des provisions et personne ne manque de nourriture", affirme Christine Nikilaidou.

      Le camp de Malakasa est le deuxième camp de migrant en Grèce à être placé en quarantaine en raison du coronavirus. Un foyer d’infection avait déjà été repéré jeudi dans le camp de Ritsona, à 80 km au nord d’Athènes, où 23 personnes ont jusqu’à présent été testées positives.

      Comme de nombreux autres pays européens, la Grèce a imposé à sa population des mesures de confinement depuis le 23 mars. Les autorités grecques ont annoncé samedi qu’elles seraient étendues pour trois semaines, jusqu’au 27 avril.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/23905/coronavirus-dans-le-camp-de-malakasa-en-quarantaine-personne-ne-manque
      https://seenthis.net/messages/839727

    • Greece Quarantines Second Migrant Camp After COVID-19 Case Confirmed

      Greece has quarantined a second migrant facility on its mainland after a 53-year-old man tested positive for the new coronavirus, the migration ministry said on Sunday.

      The Afghan man lives with his family at the Malakasa camp, just north of Athens, along with hundreds of asylum seekers. He has been transferred to a hospital in Athens and tests on his contacts will continue as authorities try to trace the route of the virus.

      Greece confirmed 62 new cases of COVID-19 later in the day, bringing the total in the country to 1,735 since its first case was reported in February. Seventy three people have died.

      Last week, the Ritsona camp in central Greece was sealed off after 20 tested positive for the new coronavirus. It was the first such facility in the country to be hit since the outbreak of the disease. [L8N2BQ1V9]

      Greece has been the main gateway into the European Union for people fleeing conflict in the Middle East and beyond. More than a million people reached its shores from Turkey in 2015-16.

      At least 110,000 people currently live in migrant facilities - 40,000 of them in overcrowded camps on five islands.

      “The number (of migrants and refugees) is very large, therefore it is a given, mathematically, that there will be confirmed cases,” Migration Minister Notis Mitarachi told Skai TV. “We have an emergency plan in place ... But it is more difficult to implement it on the islands.”

      No cases have been recorded in camps on Greek islands so far.

      The conservative government wants to replace all existing camps on islands with enclosed detention centers, but its plans have been met with resistance from local authorities and residents who want all facilities shut.

      To contain the spread of the virus the government also wants new arrivals isolated from the rest of the migrants but most islands have not designated areas of accommodation, ministry officials said. About 120 people who recently arrived on Lesbos have not yet found a shelter, according to sources.
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      Aid groups have urged Greece to evacuate the camps, warning the risk of the fast-moving virus spreading among people living in squalid conditions is high and containing an outbreak in such settings would be “impossible”.

      The camp in Malakasa, 40 km (25 miles) northeast of Athens, will be put into quarantine for two weeks, the ministry said on Sunday, adding that police guarding the site would be reinforced to ensure the restrictions are implemented.

      A separate, enclosed facility started operating last month for migrants who arrived after March 1, the ministry said.

      Greece has imposed a nationwide lockdown and banned arrivals from non-EU countries as well as Germany, Britain, Italy and Spain. The measures have hit its economy which is relying on tourism for a recovery after a decade-long debt crisis.

      https://www.nytimes.com/reuters/2020/04/05/world/europe/05reuters-health-coronavirus-greece-camp.html?searchResultPosition=5

    • COVID-19 : Διαμαρτυρία μεταναστών στη Μαλακάσα

      Στο προσφυγικό κέντρο της Μαλακάσας μετανάστες διαμαρτύρηθηκαν και ζητούν να υποβληθούν σε τεστ για τον COVID-19. Η κυβέρνηση αποφάσισε τον υγειονομικό αποκλεισμό του κέντρου για 14 ημέρες, αφού ένας 53χρονος Αγφανός βρέθηκε θετικός στον ιό. Στο μεταξύ, ο Εθνικός Οργανισμός Δημόσιας Υγείας συνεχίζει την ιχνηλάτηση με στόχο τον εντοπισμό άλλων κρουσμάτων εντός της δομής φιλοξενίας, ενώ ειδικά συνεργεία απολυμαίνουν τους κοινόχρηστους χώρους.

      Οι υγιείς μετανάστες και πρόσφυγες διαμένουν σε χώρο πλήρως απομονωμένο, ενώ η αστυνομία έχει ενισχύσει την παρουσία της στην περίμετρο του χώρου φιλοξενίας. Μετά την Ριτσώνα, η παλιά δομή της Μαλακάσας είναι το δεύτερο προσφυγικό κέντρο που μπαίνει σε καραντίνα με στόχο να περιοριστεί η εξάπλωσης της πανδημίας.


      https://gr.euronews.com/2020/04/06/covid-19-diamartyria-metanaston-sti-maklakasa

      –-> Commentaire de Vicky Skoumbi reçu via mail via la mailing-list Migreurop :

      Aujourd’hui, c’était le deuxième jour d’une quarantaine de quatorze jours pour l’ancien camp de réception de Malakasa – celui qui se trouve juste à côté du nouveau camp fermé destinés à ceux qui sont arrivés après le 1 mars. A cet ancien camp géré par l’OIM mis sous quarantaine suite au recensement d’un cas de coronavirus -voir mail précédent- les migrants ont organisé une protestation juste derrière les barbelés pour réclamer un dépistage généralisé dans le camp –voir la vidéo sur https://gr.euronews.com/2020/04/06/covid-19-diamartyria-metanaston-sti-maklakasa

      Jusqu’à maintenant les seules personnes dépistées ont été la famille du malade et quelques contacts. 1.611 personnes habitent dans le camp, la plupart en containers de six personnes, mais il y a 133 personnes qui sont logés dans des espaces communs et 116 dans des abris de fortunes- voir photo.

      Pour les personnes qui ne sont pas logés en containers, il y 30 toilettes chimiques et 16 douches, tandis que chaque container dispose de sa propre toilette et d’une douche.

      D’après le quotidien grec Journal de Rédacteurs (Efimerida tôn Syntaktôn : https://www.efsyn.gr/ellada/ygeia/237999_poly-liga-kai-poly-arga-ta-metra-kai-sti-malakasa) les autorités ont fait trop peu et trop tard. Trois jours avant que le malade de 53 ne soit transféré à Athènes, un cas suspect d’une femme enceinte présentant tous les symptômes n’a pas été dépisté et aucune mesure n’a été prise.

    • How my dream of freedom died in Greece’s ‘holding pens’

      Ahmed fled Syria only to end up in the Malakasa refugee camp, where more than 1,000 people are being denied basic human rights.

      When Ahmed landed in darkness on the Greek island of Lesbos he was convinced that the road ahead could not be as hard as the one he had just travelled.

      But, instead of the volunteers and blankets that have met hundreds of thousands of asylum seekers before him, he was greeted by a jeering crowd of locals and had to be rescued by police. “It was the worst feeling I’ve ever had,” he said. “I felt that my dream of Greece was a false one.”

      Ahmed was among the more than 2,000 refugees who have arrived in Greece since the beginning of March, when the country suspended all access to asylum.

      Their experiences, from seeing their children drowned at sea to being attacked by angry islanders, separated from family and dumped in remote detention camps, offer a month-long, nightmarish vision of what Europe would look like with no asylum rights.

      Greece shut off access after Turkey opened its borders in February and encouraged refugees to cross in a bid to pressure the European Union for more aid money in support of its military involvement against Russia and the Assad regime over the Syrian enclave of Idlib.

      Born in Syria’s capital, Damascus, Ahmed fled his home to escape military service with the regime. The 30-year-old told his story from inside the Malakasa detention camp in central Greece.

      He spent the past four years in Turkey, where he met and married his wife, Hanin. Their precarious life and their wedding were documented in a Guardian photo essay last year.

      But the couple were unable to make ends meet and Hanin, by now pregnant, made the journey by dinghy to Lesbos six months ago, with Ahmed promising to follow. She arrived safely and gave birth to their daughter, who is now two months old. Ahmed has yet to meet his child.

      His first week on Lesbos was spent camping in a fenced-off area of the port city of Mytilene before he was shipped off, along with 450 other new arrivals, on a Greek navy vessel.

      Amelia Cooper, a case worker at the Lesbos Legal Centre who spoke to some of those detained at the port, said: “The suspension of the right to seek asylum was followed by deliberate attempts to isolate new arrivals and prevent their access to lawyers, journalists and members of the European parliament.”

      In the middle of last month, Greek authorities began work on two sites, one in Malakasa, where 1,340 people have been sent, and another near the border with Bulgaria in Serres, which is housing 600 people. A video of Malakasa shows white tents behind a chainlink fence topped with razor wire. A Greek contractor who posted the video on 28 March, with construction work still going on, acts as narrator: “The money is flowing. These illegal strays are good business.”

      “These sites are fundamentally different,” said Belkis Wille from Human Rights Watch. “They are open-air prisons, filled with people who have been denied their basic rights and are being held as de facto detainees without any legal framework.”

      Most people in Malakasa and Serres are thought to be holding a deportation order from the Greek police. Refugees say they were forced to sign this Greek-language document despite being unable to read it. Under European law everyone is entitled to an individual assessment of their claim for protection but these documents declare that the accused must be deported for illegally entering Greece.

      For the past four years, the larger flow of people across the eastern Aegean has been reduced by an arrangement between the EU and Ankara that saw Turkey get €6bn in aid in return for restricting crossings. Under this deal, Greece has returned 2,000 new arrivals. Since early March, Turkey has stated that even this deal is dead.

      Ahmed said the uncertainty of the situation was unbearable: “I lived through four years of war in Syria. This month is worse than those four years: can you imagine?”

      Conditions at the Serres site, where tents are packed tightly together behind fences on a dry riverbed, are even worse than at Malakasa. Detainees say they have no electricity to even charge a phone. The Serres police union said in a statement that the site was “totally unsuitable”.

      Spyros Leonidas, mayor of the nearest village, Promaxonas, said the camp was “unfit for animals, let alone people”. “There are newborns and pregnant women among the people. And there is no hot water,” he said.

      The fate of those in detention remains unclear.

      The Greek government has said that the suspension of asylum will be lifted , and the EU home affairs commissioner, Ylva Johansson, said last week she had received assurances that those who arrived in March would be able to apply for asylum.

      However, Greece’s migration and asylum minister, Notis Mitarakis, subsequently said that people who had been issued with deportation orders would not be granted an asylum process.

      None of the detainees reached by the Observer had been notified of any change in their access to asylum. The Greek asylum service is closed until 10 April 10 because of the Covid-19 crisis.

      Vassilis Papadopoulos, a lawyer and former senior official at the migration ministry under the previous government, said that Ahmed and the other detainees were “being made an example of” to show there was a tough new policy.

      “What happened in March brought the numbers [of crossings] down so they’re going to keep doing it, even if they say something different,” he added.

      https://www.theguardian.com/world/2020/apr/05/how-my-dream-of-freedom-died-on-the-road-to-greeces-gulag

      –-> commentaire de Vicky Skoumbi reçu via mail, le 06.04.2020:

      Dans un article du Guardian sont décrites les conditions de vie inhumaines et les violations systématiques de droits fondamentaux dans les centres fermés de Malakassa et Serres. Ces centres ont été créés récemment pour que ceux et celles qui sont arrivés après le 1 mars y sont détenus en vue d’une expulsion ou d’un renvoi forcé vers la Turquie. Il s’agit de véritables prisons à ciel ouvert, où le manque d’eau courante et l’absence totale de toute mesure d’hygiène créent les conditions idéales pour une propagation généralisée de coronavirus. Le camp à l’endroit dit Klidi de Serres, construit au milieu de nulle part sur le lit d’une rivière asséchée, expose les personnes qui y sont détenus même au risque d’inondation. Vu l’extrême urgence de la situation- en Grèce les derniers jours des très fortes pluies sont tombées- j’aimerais vous rappeler l’appel à fermer immédiatement ce camp (en grec) et dont la traduction en français se trouve en PJ. Merci de partager.

      #Malakassa #Serres #Klidi

  • Migrazioni climatiche (prima parte)

    Un’analisi dei flussi migratori causati dai cambiamenti climatici, che superano quelli dovuti agli eventi bellici. Le normative sovranazionali non hanno ancora recepito il problema che pertanto genera clandestinità.
    Il genere umano, sin dall’epoca preistorica, è sempre stato interessato da spostamenti, su scala più o meno ampia, generati da una vasta gamma di motivazioni, fra le quali principalmente: la ricerca di nuove terre, l’aspirazione verso migliori condizioni di vita, l’espansione coloniale, la fuga da guerre, persecuzioni e discriminazioni varie ed anche da fenomeni naturali avversi quali catastrofi e cambiamenti climatici. Numerosi sono i casi storici di movimenti di interi popoli o di parte di essi sospinti da fenomeni naturali, in quanto le migrazioni hanno da sempre rappresentato una fondamentale strategia di adattamento ai mutamenti climatico-ambientali. Nonostante ciò, l’élite politica mondiale e i media internazionali non hanno, sino a pochi anni fa, prestato particolare attenzione a questo fenomeno. La comunità scientifica mondiale, invece, dalla fine del scorso secolo ha mostrato crescente interesse sia verso lo studio dei cambiamenti climatici che delle sue conseguenze, come l’impatto sui flussi migratori.

    Le problematiche metodologiche

    L’analisi del fenomeno ha tuttavia evidenziato criticità di carattere metodologico a seguito della sua complessità e della sua eterogeneità, pertanto, nonostante le pubblicazioni accademiche abbiano registrato un sensibile incremento nell’ultimo ventennio (Amato 2019 [1]), la sua conoscenza risulta ancora frammentaria e non del tutto esaustiva. Le difficoltà di indagine riguardano aspetti di diversa natura legati, in primis, alla peculiarità del fenomeno migratorio che si può manifestare in ampia gamma di variabili riconducibili alla durata, temporanea o definitiva, alle cause, volontarie o forzate, e al raggio di spostamento, interne, internazionali o intercontinentali.

    Per quanto riguarda il rapporto tra fenomeni naturali e migrazioni, che in questo contesto ci proponiamo di indagare, i primi possono essere distinti, in base alla dinamica temporale in cui si manifestano, in eventi a «insorgenza lenta» come i cambiamenti climatico-ambientali (riscaldamento globale, desertificazione, innalzamento del livello dei mari, erosione dei suoli ecc.) e ad «insorgenza rapida» come uragani, tempeste, bombe d’acqua e inondazioni oltre alle calamità naturali (terremoti, tsunami ed eruzioni vulcaniche). La diversa natura e tipologia di fenomeno scatenante genera inevitabili riflessi sulle caratteristiche dei flussi migratori, infatti mentre i fenomeni ad «insorgenza lenta» spesso generano migrazioni volontarie mosse da motivi economici, le risposte ad eventi ad «insorgenza rapida» risultano invece prevalentemente involontarie e di breve durata.

    Nell’intento di effettuare una classificazione delle migrazioni riconducibili a soli fattori climatici e ambientali, escludendo quindi i fenomeni geofisici come terremoti e tsunami, una corrente di studiosi ha identificato 4 tipologie distinte, equamente ripartite fra processi progressivi ed eventi improvvisi: 1) perdita di territorio dovuto a innalzamento del livello del mare, 2) siccità e desertificazione, 3) disastri naturali come alluvioni, cicloni e tempeste e 4) conflitti per le scarse risorse che possono portare a tensioni e violenze.

    Opera abbastanza complessa si presenta quindi la l’individuazione, la quantificazione e la classificazione degli spostamenti generati da fenomeni naturali che, nella sostanza a causa della comune origine involontaria, vanno ad aggiungersi alle altre tipologie di migrazioni forzate, riconducibili a guerre, conflitti, persecuzioni personali e calamità naturali. Nonostante il riscaldamento globale, la cui origine antropica sia ormai ampiamente comprovata dalla comunità scientifica mondiale, e i conseguenti cambiamenti climatico-ambientali (siccità, desertificazione, piogge intense, inondazioni, innalzamento del livello dei mari ecc) siano alla base di un numero crescente di spostamenti di persone in tutte le aree del pianeta (Amato, 2019), è opportuno evidenziare come alle migrazioni climatiche non sia stata ancora attribuita una precisa definizione, sia in campo semantico che in quello giuridico.

    Elementi di criticità ad oggi restano oltre all’identificazione del fenomeno, anche la sua estensione territoriale, le cause e la terminologia da utilizzare per identificarlo. I soggetti interessati dal fenomeno vengono definiti indistintamente come: profughi ambientali, migranti ambientali, profughi climatici, rifugiati climatici o rifugiati ambientali. Quest’ultimo termine, che risulta il più utilizzato, non viene però adottato dalle Nazioni Unite in quanto lo status di rifugiato viene riconosciuto dal diritto internazionale (Convenzione di Ginevra sullo statuto dei rifugiati del 1951) ai perseguitati per motivi razziali, religiosi, politici e a chi in fuga da guerre ma non per cause climatiche o ambientali (Amato, 2019). Un vulnus nell’architettura normativa sovranazionale che rappresenta elemento di discriminazione e che necessita di essere colmato, appurato il consistente numero di persone costrette ad abbandonare le proprie case a seguito di fenomeni naturali avversi.

    Sullo sfondo dell’ambito metodologico, si staglia, in veste di problematica principale, la determinazione della causa che, sia nel caso di spostamenti interni che internazionali, si presenta non di rado in forma non univoca. Frequentemente sussistono infatti molteplici cause, spesso interagenti fra loro, riconducibili a fattori di natura sociale, economica, demografica, politica, bellica e ambientale che rendono difficile ricondurne l’origine ad una in particolare. Ad esempio risulta problematico identificare l’origine della migrazione, fra economica e climatica, nel caso in cui il surriscaldamento globale, comportando una riduzione delle rese agricole, spinge i piccoli produttori nella povertà estrema costringendoli ad abbandonare le proprie terre.

    L’origine del termine «migranti climatici» venne coniato nel 1976 dall’ambientalista statunitense Lester Brown, tuttavia, il «padre» della corrente di pensiero viene considerato l’ambientalista inglese, professore ad Oxford, Norman Myers il quale già alla metà degli anni ’90 affermava che a livello mondiale erano presenti circa 25 milioni di “rifugiati climatici” prevedendo che nel 2050 avrebbero raggiunto quota 200 milioni. L’espressione “rifugiato ambientale”, invece, venne utilizzato per la prima volta in un report delle Nazioni Unite del 1985 e, successivamente, inserita nel 1997 nel Glossario di Statistiche Ambientali in riferimento a “una persona sfollata per cause ambientali, in particolare degrado ambientale”.

    Tutt’oggi non è stata ancora trovata né una definizione condivisa, né il suo inquadramento giuridico a causa dell’inerzia politica, in quanto un accordo a livello intergovernativo che modifichi il diritto internazionale introducendo il riconoscimento dello status di «rifugiato ambientale o climatico», con il conseguente obbligo di non respingimento degli stessi alle frontiere, amplierebbe la platea delle persone da accogliere, aumentando le problematiche sociali e logistiche ed i costi per gli stati di arrivo. Pertanto, l’immobilismo della leadership politica internazionale, che peraltro non tiene in considerazione l’aggravarsi degli effetti della crisi climatico-ambientale sulle condizioni di vita delle persone, si concretizza nel fatto che i soggetti coinvolti, non avendo riconosciuto il loro status dal punto di vista giuridico e adeguata protezione internazionale, finiscono per ingrossare le file dell’immigrazione irregolare internazionale.

    Una panoramica globale

    Le emissioni antropogeniche di gas climalteranti, che già alla fine del 2018 avevano fatto salire la concentrazione di CO2 nell’atmosfera a 410 ppm (parti per milione), con aumento di circa 100 punti solo negli ultimi 60 anni (grafico 1), rappresentano la causa principale dell’aumento della temperatura media globale che, rispetto al periodo pre industriale, è aumentata di 1,1° con un’impennata nel quinquennio 2014-2019 di ben 0,2° a conferma dell’aggravamento del trend in atto.

    Il fenomeno, tuttavia, evidenzia elementi di complessità e di difformità geografica accertato che il riscaldamento globale, da un lato, non si presenta in forma omogenea nell’atmosfera terrestre, vista ad esempio la maggior intensità registrata alle alte latitudini (carta 1), dall’altro, innesca un ampio spettro di mutamenti climatici dai connotati locali talvolta molto diversi, che stanno assumendo negli ultimi anni frequenza e intensità crescenti, con inevitabili riflessi sulle condizioni di vita delle popolazioni.

    Dal rapporto pubblicato nel 2017 dal Carbon Disclosure Project emerge come le maggiori responsabilità del fenomeno siano riconducibili alle principali 100 società mondiali, sia pubbliche che private, del settore energetico, le quali tra il 1988 e il 2015 avrebbero rilasciato oltre il 70% delle emissioni globali e che anche a livello dei singoli paesi risultano gravi squilibri visto che solo Cina, Ue e Usa provocano oltre la metà del totale delle emissioni. Fuoriesce un quadro abbastanza nitido rispetto alle responsabilità che non sono attribuibili all’umanità in toto bensì a determinati stati, alle grandi imprese ed ai gruppi finanziari che vi investono.

    Le difficoltà metodologiche precedentemente rilevate rendono problematico da quantificare un fenomeno che, come visto, risulta complesso, spesso multicausale [2] e, soprattutto, riguardante soggetti il cui status non è stato ancora precisamente definito e tanto meno tutelato dal diritto internazionale. In considerazione di ciò, lo studio del fenomeno presenta un certo grado di complessità e di difficoltà oggettive in quanto, nonostante la lunga ricerca, non è risultato possibile attingere dati da fonti ufficiali circa l’entità del fenomeno globale, composto sia dalle migrazioni internazionali che da quelle interne: per le prime sono state diffuse solo stime, mentre per le seconde l’istituto più autorevole impegnato a monitorare, l’Internal Displacement Monitoring Centre (Centro di monitoraggio degli spostamenti interni), è attivo solamente dal 2008.

    Un arco di tempo non lungo ma sufficiente a comprenderne le dimensioni e le tendenze visto che, in base a questa fonte, solo le persone costrette a spostarsi all’interno dello stesso paese (internally displaced persons) a causa di fenomeni climatico-ambientali fra il 2008 e il 2014 sono risultate oltre 150 milioni, un numero superiore rispetto a quello causato da guerre e conflitti e addirittura, nello stesso periodo, oltre 170 milioni secondo i dati dell’Unione Europea (tabella 1).

    In base a recenti pubblicazioni sul tema emerge come gli effetti dei cambiamenti climatici e dei fenomeni estremi inneschino prevalentemente mobilità forzate interne invece che internazionali, ciò a seguito sia della scelta prioritaria di non spostarsi al di fuori del proprio paese, dove le condizioni di vita diventano più difficili, sia per l’impossibilità delle persone in stato di fragilità estrema a muoversi (trapped population) (Amato, 2019). Nell’ambito di questa analisi, risulta utile supporto uno studio [3] che ha indagato il rapporto tra l’aumento della temperatura globale e la migrazione internazionale prendendo in esame 116 paesi, suddivisi fra paesi a basso e a medio reddito, nel periodo compreso fra il 1960 e il 2000.

    L’indagine parte dall’ipotesi che nel lungo termine il riscaldamento atmosferico impoverendo le popolazioni rurali e peggiorando le loro condizioni di vita, influenzi la migrazione, ma con modalità diverse a seconda del reddito delle popolazioni. I risultati delle analisi confermano questa ipotesi: da un lato l’aumento graduale della temperatura contribuisce ad un aumento dei flussi migratori dai paesi a medio reddito. Al contrario, lo stesso fenomeno contribuisce a ridurre l’emigrazione da paesi più poveri. Questo risultato mette in luce l’esistenza di una relazione di costo-opportunità fra gli alti incentivi a migrare e le risorse per farlo. L’aumento della temperatura, infatti, provocando un calo della produttività agricola, genera un maggiore spinta migratoria. Pur rappresentando un significativo input, questo calo del reddito riduce la possibilità di emigrare da paesi meno sviluppati, dove un’elevata percentuale di persone vivono con un misero reddito addirittura sotto la soglia di povertà estrema di 1,90 $ al giorno, in particolare in Africa Sub-Sahariana dove nel 2015 in tale condizione si trovava ancora il 41.2% della popolazione totale [4]. Il riscaldamento globale tende quindi ad intrappolare le popolazioni povere nei loro territori di appartenenza a causa dell’elevato costo degli spostamenti internazionali che i potenziali migranti hanno raramente capacità di finanziare.

    Un secondo importante risultato emerso dall’analisi è che i flussi migratori da paesi a medio reddito causati dell’aumento della temperatura, sono principalmente diretti verso destinazioni limitrofe, in genere nel raggio di 1.000 km, come ci confermano i dati dell’Unhcr [5].

    Procedendo quindi all’analisi degli unici dati attendibili e completi, vale a dire quelli relativi agli sfollati o ai dislocamenti interni, secondo il Global Report on Internal Displacement (2019) pubblicati dall’Internal Displacement Monitoring Centre (IDMC), i nuovi spostamenti interni a livello globale a fine 2018 (tabella 2) raggiungevano i 28 milioni di unità che interessavano 148 paesi dei quali, 17,2 milioni a causa di calamità naturali e 10,8 per conflitti. Le migrazioni interne sono dunque per il 61% legate a eventi naturali e di queste la stragrande maggioranza è rappresentata da persone costrette a fuggire da eventi climatici estremi: 16,1 milioni per alluvioni, cicloni e tempeste, mentre solamente 1,1 milioni riconducibili a fenomeni geofisici, principalmente terremoti [6].

    Il rapporto indica che il totale mondiale degli sfollati interni, a causa sia di fenomeni naturali che di violenze, aveva raggiunto a fine 2018, i 41,3 milioni di persone, la cifra più elevata mai registrata secondo la direttrice dell’IDMC Alexandra Bilac. Un fenomeno che appare fortemente concentrato in specifiche aree, appurato che 3/4, ovvero 30,9 milioni di persone, si trovano in soli dieci paesi, principalmente Siria (6,2), Colombia (5,8), Repubblica Democratica del Congo (3,1), Somalia (2,6) e Afghanistan (2,6) che da sole ne ospitano quasi la metà.

    Premettendo che di anno in anno il quadro mondiale degli sfollati interni appare in sensibile mutamento a causa sia dell’improvvisa esplosione di conflitti che dall’imprevedibilità temporale e geografica dei fenomeni climatici, dall’analisi dei dati macroregionali disaggregati, in base alle cause dei nuovi ricollocati interni del solo 2018, suddivisi fra eventi naturali e conflitti, fuoriesce un quadro eterogeneo (tabella 3): mentre i primi superano i secondi in Asia orientale e Pacifico (9,3 milioni contro 236.000), Asia meridionale (3,3 milioni contro 544.000), Americhe (1,7 milioni contro 404.000), Europa e Asia centrale (41.000 contro 12.000), in Africa Sub-sahariana (2,6 e 7,4 milioni) e nell’area Medio Oriente e Nord-Africa (214.000 contro 2,1 milioni), a causa dell’elevato numero di guerre e scontri armati, la situazione era invertita.

    L’intensificarsi dei fenomeni meteorologici estremi, come visto, ha determinato la maggior parte dei nuovi spostamenti innescando, nel 2018, 17,2 milioni di nuovi ricollocamenti su 28 milioni; dislocamenti interni che geograficamente hanno interessato, soprattutto, l’Asia meridionale e orientale, accertato che Filippine (3,8), Cina (3,8) e India (2,7) hanno assorbito circa il 60% del totale di nuovi sfollati, principalmente sotto forma di evacuazioni. Al quarto posto seguono gli Stati Uniti, unico paese ad economia avanzata fra i primi 10, con 1,2 milioni di sfollati confermando da un lato che i fenomeni naturali estremi colpiscono soprattutto le zone tropicali asiatiche e il Sud del mondo in generale, dall’altro che i paesi sviluppati, anche che se localizzati prevalentemente nella fascia temperata, non ne sono di certo al riparo.

    https://www.lacittafutura.it/esteri/migrazioni-climatiche-prima-parte

    #migrations #asile #réfugiés #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #chiffres #statistiques #flux_migratoires

    ping @reka

  • African migrants in Morocco wait for aid as coronavirus bites

    Thousands of African migrants without revenue during Morocco’s coronavirus lockdown could run out of money for food and essentials, and rights groups have urged the government to offer them the same cash help it has promised to citizens.

    The North African country has imposed a month-long lockdown restricting movement to purchases of food or medicine and to staffing some key jobs, with 761 cases of the coronavirus confirmed, including 47 deaths.

    Saddou Habi, 30, who came to Morocco two years ago from Guinea, and decided to stay rather than trying to reach Europe after getting a job in a restaurant, said his money will run out in 10 days.

    “I have been helping my four other flat mates whose financial situation is worse than mine,” he said.

    “We are respecting all measures to stop the spread of the coronavirus but we need urgent help to go through these difficult times,” he said.

    The government has promised monthly support of about $120 a month to households where the main provider has lost work in the informal economy because of the lockdown.

    At present, that aid will go to people with a “free health service” card available only to Moroccans. The government plans to roll it out to people who do not have the card, but has not said if this would be extended to migrants.

    The state will also pay about $200 a month to workers in private companies who are registered with the state social insurance scheme.

    It leaves most of the 50,000 migrants who have obtained official residency permits since 2013 without help. The far larger number of undocumented migrants, many of them homeless or seeking to pass through Morocco to reach Europe, face even less chance of assistance.

    The National Human Rights Council and the Moroccan Association for Human Rights have urged the government to help. The finance ministry did not respond when asked if migrants would become eligible for state aid.

    ‘WE HAVE TO SHOW SOLIDARITY’

    Habi has applied for a residency permit, but is still waiting for it to be issued. He lives in the poor Hay Nahda district of Rabat, where houses made of bare concrete blocks press up against each other.

    Local rights groups and charities have distributed food in poor districts to both Moroccans and migrants, but the lockdown has made it harder to distribute such supplies.

    Living conditions are worst for homeless sub-Saharans in northern Morocco, near the Spanish enclaves of #Ceuta and #Melilla, which migrants often try to reach across a thicket of high wire fences.

    The majority of migrants work in the informal sector earning barely enough money to meet their basic needs for a day, said Ousmane Ba, a Senegalese migrant who heads a community group.

    The government needs to do more to shelter homeless migrants living in the forests in northern Morocco and help them avoid contagion, he added, speaking by phone from the city of #Nador, near Melilla.

    So far, the government has put more than 3,000 homeless people, including migrants, into shelters located in schools, stadiums and other buildings for the duration of the lockdown.

    “We are all in the same boat in the face of the coronavirus storm. We have to show solidarity with one another for all to be rescued,” Ba said.

    https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-morocco-migrants/african-migrants-in-morocco-wait-for-aid-as-coronavirus-bites-idUSKBN21L38Q

    #Maroc #asile #réfugiés #migrations #coronavirus #covid-19 #aide #SDF #sans-abri #confinement

    ping @ceped_migrinter_afrique

    • Une partie de l’Afrique mise sur la chloroquine contre le Covid-2019 (page 1)

      Loin des polémiques et controverses qui peuvent agiter la France, une partie de l’Afrique, du nord au sud, fonde ses espoirs sur la vieille molécule de la chloroquine, une routine antipaludique qu’elle connaît bien, pour espérer sauver ses malades du Covid-19.

      En Afrique aussi, la chloroquine et son dérivé beaucoup mieux toléré – l’hydroxychloroquine – divisent mais pas autant qu’en France où le gouvernement a fini par se résoudre jeudi 27 mars, après des jours de polémique, à autoriser sous restrictions les professionnels hospitaliers à les sortir des placards pour tenter de sauver certains malades graves du Covid-19. Loin s’en faut.

      Si certains pays et médecins restent encore prudents, ces molécules antipaludiques, bon marché, dérivées de la nivaquine, qui ont été utilisées pendant des décennies dans ces contrées ravagées par la malaria, l’une des principales causes de mortalité notamment en Afrique subsaharienne, avant d’être mises de côté au profit d’antipaludéens plus efficaces, ne provoquent pas de controverses houleuses.

      #Mediapart #Afrique #coronavirus #COVID_19 #Chloroquine #Didier_Raoult

      https://www.mediapart.fr/journal/international/300320/une-partie-de-l-afrique-mise-sur-la-chloroquine-contre-le-covid-2019

    • Une partie de l’Afrique mise sur la chloroquine contre le Covid-2019 (page 2)

      Le médecin-chercheur, qui refuse de perdre du temps dans les débats « pour ou contre la chloroquine » , a prescrit à ce jour le dérivé de l’antipaludique à une cinquantaine de patients atteints du Covid-19 auxquels il demande au préalable leur consentement. Il évoque lui aussi des résultats « encourageants » : « La charge virale a baissé beaucoup plus rapidement chez les patients sous hydroxychloroquine. »

      « Ne perdons pas de temps à polémiquer. S’il faut choisir entre laisser mourir un patient et lui administrer un traitement dont on n’a pas encore toutes les garanties d’efficacité mais dont on a vérifié l’innocuité depuis longtemps, eh bien, je dirais qu’entre deux maux, il faut choisir le moindre » , s’emporte dans Le Monde le prix Nobel 2018 de la paix, le médecin-gynécologue congolais Denis Mukwege. « L’homme qui répare les femmes » victimes de violences de guerre appelle la communauté scientifique et médicale à « sérieusement s’interroger » sur l’usage de cette molécule aux propriétés antivirales reconnues « pour sauver des vies » et « éviter l’hécatombe » .

      #Mediapart #Afrique #coronavirus #COVID_19 #Chloroquine #Didier_Raoult

      https://www.mediapart.fr/journal/international/300320/une-partie-de-l-afrique-mise-sur-la-chloroquine-contre-le-covid-2019

    • merci @alanshore4, mais je me pose la question si c’est au bon endroit ici, en commentaire d’un message sur la situation des réfugiés/migrants au Maroc... Il serait mieux d’en faire un post à part entière et pas un commentaire d’un post déjà existant ne traitant pas du même sujet.
      ça serait aussi plus visible pour les autres.

  • Vidéo hotspots

    #Migreurop lance aujourd’hui une vidéo pour dénoncer les politiques migratoires européennes mortifères, et en particulier les #hotspots en Grèce et en Italie. Au vu de la situation sanitaire actuelle, cette vidéo est accompagnée d’un communiqué (FR/EN/ES), auquel les membres du réseau ont eu l’occasion de contribuer, pour exiger que tous les camps d’étranger.e.s soient vidés et que ces dernier.e.s aient également le droit d’être protégé.e.s.

    La vidéo :
    https://vimeo.com/402154419


    (elle existe en français, anglais et espagnol)

    #vidéo #migrations #réfugiés #asile #hotspot #Grèce #Italie #militarisation_des_frontières #fermeture_des_frontières #Règlement_Dublin #Dublin #approche_hotspot #tri #catégorisation #migrants_économiques #relocalisation #ressources_pédagogiques #renvois #expulsions #renvois_forcés #décès #morts #indifférence #politiques_migratoires

    Le communiqué :
    https://seenthis.net/messages/838573

    ping @karine4 @_kg_

  • El covid19 aísla aún más a las personas migrantes en #Ceuta y #Melilla

    Debido al aislamiento derivado del estado de alarma, las problemáticas habituales, como son la situación de los centros de estancia temporal de inmigrantes o la de los niños y adolescentes que viven solos en las ciudades, se han visto agravadas en las ciudades autónomas.

    La situación de las ciudades autónomas de Ceuta y Melilla siempre ha sido especial, y no necesariamente para bien. Las situaciones extremas lo son más en los enclaves más aislados, motivo por el que se justifica el sempiterno sentimiento de abandono que tienen los habitantes de ambas ciudades autónomas. Lo que pasa en Ceuta y Melilla se queda en Ceuta y Melilla.

    Las problemáticas habituales, como son la situación de los centros de estancia temporal de inmigrantes o la de los niños y adolescentes que viven solos en las ciudades, se han visto agravadas desde que se decretó el estado de alarma el pasado día 14 de marzo. El aislamiento en el que viven las personas residentes en Ceuta y Melilla con el cierre de las rutas marítimas o aéreas a la península y de la frontera terrestre con Marruecos se hace más patente en el caso de las personas migrantes que no tienen la posibilidad de traslados por motivos laborales u otras excepciones que se pudieran prever.

    A esto, además, hay que añadir la situación en la viven las personas trabajadoras transfronterizas que se han quedado atrapadas en Ceuta o Melilla tras el cierre de la frontera con Marruecos. Para estas personas, los y las vecinas han habilitado lugares en sus propias casas, garajes o locales —incluso las mezquitas de la ciudad— donde darles cobijo hasta que puedan volver a sus casas, así como en los recursos que ambas ciudades han habilitado para la población en situación de calle.

    Pero la preocupación se centra sobre todo en las personas que se encuentran en los centros de estancia temporal (CETI), así como en aquellas personas migrantes que viven en las ciudades autónomas, sin domicilio, en situación de calle. Con respecto a los primeros en Ceuta, según aseguró la Delegación del Gobierno, la situación sigue siendo insostenible en algunos casos, a pesar de que han sido trasladas un total de 142 personas desde el comienzo de las restricciones de movimiento desde el centro de estancia temporal a la península con el fin de “descongestionar el centro”.

    La propia Delegación de Gobierno reconoce que no están previstos más traslados a la península. Las personas que han sido trasladadas, lo han sido a centros de acogida de Andalucía y, en menor medida, Castilla-La Mancha. Sin embargo, aún quedan muchas personas en los CETI; muchas de ellas llevan entre ocho y diez meses en la ciudad, pero, sin embargo, no han sido tenidas en cuenta para los traslados.

    Por este motivo se denuncia que existe discriminación con respecto a las personas de origen marroquí que, precisamente por ello, han iniciado una huelga de hambre este pasado fin de semana a fin de visibilizar su situación, denunciar esta discriminación e interpelar a la Delegación de Gobierno para que continúe con los traslados.

    Pero la preocupación no ha hecho sino crecer con la noticia de hace unas horas de un bebé de 18 meses que se encontraba en el #CETI y ha dado positivo en covid19. Ya se encuentra en el hospital, pero la Delegación de Gobierno insiste en que las condiciones en que se encuentran en el centro son las correctas.

    Según la denuncia de CGT Ceuta, el hacinamiento sigue impidiendo el cumplimiento de las medidas recomendadas por el Ministerio de Sanidad, como la de mantener una distancia de seguridad. Esta distancia de seguridad no se da ni en los espacios comunes ni en las propias habitaciones, donde se concentran hasta diez personas durmiendo en literas. Según imágenes difundidas por El Faro, los residentes del CETI se encuentran comiendo a escasos centímetros unos de otros.

    La situación en Melilla es similar. Las organizaciones denuncian una importante masificación de personas sin que se esté llevando a cabo ningún protocolo de seguridad y sin que existan equipos de protección suficientes. Con más de 1.600 personas en el centro, cerrado, la situación es insostenible. Especialmente para las mujeres, que se encuentran en un espacio fuertemente masculinizado. Sin poder mantener la distancia de seguridad en ninguno de los espacios, sin jabón, que hace tiempo que no llega, con colas para comer de hasta dos horas, y sin poder asegurar tratamiento adecuado a algunas de las personas con enfermedades crónicas. Con esta situación, preocupa y mucho la posibilidad de que se dé algún caso positivo de coronavirus, ya que, dada la situación, la exposición sería total para el resto de personas que se encuentran en el centro.

    Las demandas en este sentido son claras; equipos de protección adecuados, descongestión del CETI habilitando otros espacios para poder realizar traslados e instalación de puntos wifi para que quienes se encuentran ahí confinados puedan comunicarse con el exterior y rebajar así la tensión que la incomunicación está provocando. Así lo han manifestado desde las asociaciones Prodein y Geum Dodou.

    Tal y como está ocurriendo en otros centros de similar naturaleza, las denuncias van más allá de las condiciones del internamiento y afectan también al personal que trabaja en ellos. La falta de equipos de protección individual o medidas y material de higiene aumenta las posibilidades de contagio tanto de los propios trabajadores y personal policial como de las personas migrantes que se encuentran confinadas en los mismos.

    Con el último envío del Gobierno para las comunidades autónomas se han repartido 10.106.908 mascarillas entre las autonomías y 35.103 gafas de protección, 9.673.100 guantes de nitrilo, 64.713 batas desechables e impermeables, 141.800 soluciones hidroalcohólicas, 56 dispositivos de ventilación mecánica invasiva, 80.942 buzos, 328.00 unidades de calzas, delantales, cubremangas y gorros y 640 ventiladores no invasivos. Estos están siendo gestionados por el INGESA (Instituto Nacional de Gestión Sanitaria) pero se desconoce aún si el número de estas equipaciones que finalmente ha llegado a Ceuta y Melilla y, en concreto, a los espacios a que hacemos referencia serán o no suficientes.

    Con respecto a las personas que se encuentran fuera de los CETI y que se encontraban en las calles de ambas ciudades, han sido repartidas, en el caso de Ceuta, entre el Pabellón Polideportivo La Libertad, los adultos, y el Polideportivo Santa Amelia, los niños y jóvenes no acompañados. En el caso de Melilla, la medida tomada ha sido similar: tanto niños como adultos que se encuentran en la calle han sido trasladados en su mayoría, en primer lugar, al polideportivo, y ahora a una carpa habilitada al efecto. Sin embargo, estas medidas no están exentas de problemas debido a la naturaleza del confinamiento y las condiciones del mismo. Las personas allí confinadas coinciden en el frío y la humedad de los espacios, así como las constantes tensiones que se viven en ellos.

    Especial preocupación genera también la situación de los niños y jóvenes que migran solos y que se encuentran en Ceuta o Melilla, tanto los que se encontraban en los centros de acogida como los que se encontraban en las calles, algunos de estos últimos, ahora en los centros de acogida. Veíamos hace ya algunas semanas unas imágenes que mostraban el hacinamiento en el que se encontraban los niños en el centro de La Purísima. Un hacinamiento, por otro lado, habitual en otros momentos, pero que en esa situación se mostraba incompatible con el cumplimiento de las medidas de seguridad para evitar contagios.

    Según denuncian las organizaciones, podría haber en el centro ahora mismo unos 900 niños y jóvenes, hacinados, durmiendo en literas e incluso compartiendo cama. Por ese motivo, desde el centro de acogida de menores La Purísima se comunicó el traslado de unos 150 niños y adolescentes a las cabañas del camping de Rostrogordo habilitadas para dar una solución habitacional a las personas sin hogar de la ciudad autónoma de Melilla en tanto dure esta situación. Sin embargo, al cierre de este artículo aún no se había producido el traslado. Preocupan a las organizaciones como Prodein las condiciones en las que se encuentran y se deja a los niños que se quedan en La Purísima, sin visos de mejorar, preocupación que comparten también los propios niños y trabajadores del centro.

    En el caso de Ceuta, se está preparando, según el Gobierno de la ciudad, el traslado de 230 niños y adolescentes del Centro de La Esperanza a una parcela habilitada en la carretera del Serrallo, y así descongestionar el centro, en el que este momento había unas 400 personas.

    Ya hace algunos días, desde el Servicio Jesuita a Migrantes manifestaban su preocupación por la situación que se estaba dando en la Frontera Sur, especialmente en los sobresaturados CETI y con respecto a los niños de los centros de menores.

    “Deben tomarse de manera urgente las medidas de prevención necesarias que aseguren la higiene continua y el aislamiento social de sus internos para evitar un eventual contagio masivo. Igualmente deben tomarse actuaciones extraordinarias que faciliten la convivencia mientras dure la situación de confinamiento; más si cabe ante la situación de pseudoprivación de libertad en que se encuentran”, señalaban. Medidas similares a las pedidas en otros ámbitos, pero que cobran especial relevancia dentro de la excepcionalidad de las ciudades autónomas.

    https://www.elsaltodiario.com/coronavirus/covid19-aisla-aun-mas-migrantes-Ceuta-Melilla
    #asile #migrations #réfugiés #Espagne #Maroc #isolement #coronavirus #covid-19 #rétention #détention_administrative

    ping @thomas_lacroix

    • Traduction en français :

      Covid19 isole davantage les migrants à Ceuta et Melilla

      En raison de l’isolement résultant de l’état d’alerte, les problèmes habituels, tels que la situation des centres de séjour temporaire des immigrants ou celle des enfants et des adolescents vivant seuls dans les villes, se sont aggravés dans les villes autonomes.

      1 Avr 2020 15:28

      La situation des villes autonomes de Ceuta et Melilla a toujours été particulière, et pas nécessairement pour le mieux. Les situations extrêmes le sont davantage dans les enclaves les plus isolées, ce qui justifie l’éternel sentiment d’abandon qu’éprouvent les habitants des deux villes autonomes. Ce qui se passe à Ceuta et Melilla reste à Ceuta et Melilla.

      Les problèmes habituels, tels que la situation dans les centres de séjour temporaire des immigrés ou celle des enfants et des adolescents vivant seuls dans les villes, se sont aggravés depuis que l’état d’alerte a été décrété le 14 mars dernier. L’isolement dans lequel vivent les habitants de Ceuta et Melilla avec la fermeture des routes maritimes ou aériennes vers la péninsule et la frontière terrestre avec le Maroc est plus évident dans le cas des migrants qui n’ont pas la possibilité de transferts à des fins de travail ou d’autres exceptions qui pourraient être envisagées.

      Il faut ajouter à cela la situation des travailleurs frontaliers qui ont été bloqués à Ceuta ou Melilla suite à la fermeture de la frontière avec le Maroc. Pour ces personnes, les voisin.e.s ont aménagé des lieux dans leurs propres maisons, garages ou locaux - y compris les mosquées de la ville - où ils peuvent être hébergés jusqu’à ce qu’ils puissent retourner chez eux, ainsi que dans les ressources que les deux villes ont mises en place pour la population des rues.

      L’isolement de Ceuta et Melilla avec la fermeture des routes maritimes ou aériennes vers la péninsule et la frontière terrestre avec le Maroc est plus évident dans le cas des migrants

      Mais la préoccupation concerne surtout les personnes dans les centres de séjour temporaire (CETI), ainsi que les migrants vivant dans les villes autonomes, les sans-abri et dans la rue. En ce qui concerne le premier à Ceuta, la délégation gouvernementale a déclaré que la situation est toujours insoutenable dans certains cas, malgré le fait qu’un total de 142 personnes ont été déplacées du centre de séjour temporaire vers le continent depuis le début des restrictions de mouvement afin de « décongestionner le centre ».

      La délégation gouvernementale elle-même reconnaît qu’aucun autre transfert vers la péninsule n’est prévu. Les personnes qui ont été transférées l’ont été dans des centres d’accueil en Andalousie et, dans une moindre mesure, en Castille-La Manche. Cependant, le CETI compte encore de nombreuses personnes ; beaucoup d’entre elles sont en ville depuis huit à dix mois, mais n’ont pas été prises en compte pour les transferts.

      Pour cette raison, il est dénoncé qu’il existe une discrimination à l’encontre des personnes d’origine marocaine qui, précisément pour cette raison, ont entamé une grève de la faim le week-end dernier afin de rendre leur situation visible, de dénoncer cette discrimination et d’appeler la délégation gouvernementale à poursuivre les transferts.

      Mais l’inquiétude n’a fait que croître avec la nouvelle, il y a quelques heures, d’un bébé de 18 mois qui était au CETI et qui a été testé positif au covid19. Il est déjà à l’hôpital, mais la délégation gouvernementale insiste sur le fait que les conditions dans lesquelles il se trouve dans le centre sont correctes.

      Selon la plainte de la CGT Ceuta, la surpopulation continue d’empêcher le respect des mesures recommandées par le ministère de la Santé, telles que le maintien d’une distance de sécurité. Cette distance de sécurité n’existe ni dans les espaces communs ni dans les chambres elles-mêmes, où sont concentrées jusqu’à dix personnes qui dorment dans des lits superposés. Selon les images diffusées par El Faro, les habitants du CETI se nourrissent à quelques centimètres les uns des autres.

      Dans le CETI de Ceuta, la surpopulation continue d’empêcher le respect des mesures recommandées par le ministère de la santé

      La situation à Melilla est similaire. Les organisations dénoncent une importante massification des populations sans qu’aucun protocole de sécurité ne soit appliqué et sans que les équipements de protection soient suffisants. Avec plus de 1 600 personnes dans le centre, qui est fermé, la situation est intenable. Surtout pour les femmes, qui se trouvent dans un espace fortement masculinisé. Sans pouvoir maintenir une distance de sécurité dans aucun des espaces, sans savon, qui n’est plus disponible depuis longtemps, avec des files d’attente pour manger pendant deux heures, et sans pouvoir assurer un traitement adéquat pour certaines personnes souffrant de maladies chroniques. Dans cette situation, la possibilité d’un cas positif de coronavirus est très préoccupante, car, vu la situation, l’exposition serait totale pour le reste des personnes du centre.

      Les exigences à cet égard sont claires : équipements de protection adéquats, décongestion du CETI en permettant de déplacer d’autres espaces et installation de points wifi afin que ceux qui y sont confinés puissent communiquer avec l’extérieur et ainsi réduire la tension que provoque l’incommunication. C’est ce qu’ont déclaré les associations Prodein et Geum Dodou.

      Comme dans d’autres centres de même nature, les plaintes vont au-delà des conditions d’enfermement et touchent également le personnel qui y travaille. Le manque d’équipements de protection individuelle ou de mesures et de matériels d’hygiène augmente les risques de contagion tant pour les travailleurs et le personnel de police eux-mêmes que pour les migrants qui y sont confinés.

      Avec le dernier envoi du gouvernement aux Communautés autonomes, 10 106 908 masques ont été distribués dans les Communautés autonomes, ainsi que 35 103 lunettes de protection, 9 673 100 gants en nitrile, 64 713 blouses jetables et imperméables, 141 800 solutions hydro-alcooliques, 56 dispositifs de ventilation mécanique invasive, 80 942 scaphandres, 328 00 collants, tabliers, housses et casquettes, et 640 ventilateurs non invasifs. Ceux-ci sont gérés par l’INGESA (Institut national de gestion de la santé) mais on ne sait pas encore si le nombre de ces appareils qui ont finalement atteint Ceuta et Melilla et, plus précisément, les espaces mentionnés sera suffisant ou non.

      En ce qui concerne les personnes extérieures au CETI qui se trouvaient dans les rues des deux villes, elles ont été réparties, dans le cas de Ceuta, entre le Pavillon du Polideportivo La Libertad, les adultes, et le Polideportivo Santa Amelia, les enfants et les jeunes non accompagnés. Dans le cas de Melilla, la mesure prise a été similaire : les enfants et les adultes qui se trouvent dans les rues ont été déplacés pour la plupart, d’abord vers le centre sportif, et maintenant vers une tente installée à cet effet. Toutefois, ces mesures ne sont pas sans poser de problèmes en raison de la nature de l’enfermement et des conditions qui y sont liées. Les personnes qui y sont confinées coïncident dans le froid et l’humidité des espaces, ainsi que dans les tensions constantes qui y sont vécues.

      La situation des enfants et des jeunes qui émigrent seuls et qui se retrouvent à la fois dans les centres d’accueil et dans la rue est particulièrement préoccupante

      La situation des enfants et des jeunes qui émigrent seuls et qui se trouvent à Ceuta ou à Melilla est particulièrement préoccupante, qu’ils aient été placés dans des centres d’accueil ou qu’ils soient dans la rue, certains de ces derniers se trouvant maintenant dans des centres d’accueil. Il y a quelques semaines, nous avons vu des images qui montraient la surpopulation dans laquelle se trouvaient les enfants au centre de La Purisima. Le surpeuplement, était courant à d’autres moments, mais dans cette situation, il était incompatible avec le respect des mesures de sécurité visant à prévenir la contagion.

      Selon les organisations, il pourrait y avoir quelque 900 enfants et jeunes dans le centre en ce moment, entassés, dormant dans des lits superposés et partageant même un lit. C’est pourquoi le refuge pour mineurs La Purísima a signalé le transfert de quelque 150 enfants et adolescents vers les cabanes du camping de Rostrogordo, qui ont été mises en place pour offrir une solution de logement aux sans-abri de la ville autonome de Melilla tant que durera cette situation. Toutefois, au moment de la rédaction du présent document, le transfert n’avait pas encore eu lieu. Des organisations telles que Prodein s’inquiètent des conditions dans lesquelles les enfants qui restent à La Purísima sont laissés sans aucun signe d’amélioration, une inquiétude qui est également partagée par les enfants et les travailleurs du centre.

      Dans le cas de Ceuta, selon le gouvernement municipal, des préparatifs sont en cours pour transférer 230 enfants et adolescents du centre La Esperanza vers un terrain réservé sur la route Serrallo, afin de désengorger le centre, qui comptait à l’époque quelque 400 personnes.

      Il y a quelques jours déjà, le Service Jésuite des Migrants a exprimé sa préoccupation quant à la situation qui règne à la frontière sud, en particulier dans le CETI surpeuplé et en ce qui concerne les enfants dans les centres pour mineurs.

      « Les mesures préventives nécessaires doivent être prises d’urgence pour assurer l’hygiène continue et l’isolement social des détenus afin d’éviter une éventuelle contagion massive. De même, des mesures extraordinaires doivent être prises pour faciliter la coexistence pendant la durée de la situation d’enfermement, d’autant plus qu’ils se trouvent dans une pseudo privation de liberté », ont-ils souligné..

      Des mesures similaires à celles demandées dans d’autres domaines, mais qui prennent une importance particulière dans le cadre de l’exceptionnalité des villes autonomes.

  • Varsovie, Budapest et Prague ont manqué à leurs obligations sur l’accueil des réfugiés, décide la justice européenne

    Fin 2017, la Commission européenne avait saisi la #CJUE, car les trois pays avaient refusé leurs #quotas d’#accueil de réfugiés décidés dans le cadre du programme de #répartition par Etat membre de dizaines de milliers de demandeurs d’asile lancé en 2015 et qui a pris fin en septembre 2017.

    C’est un #arrêt essentiellement symbolique. La justice européenne a considéré jeudi 2 avril que la #Pologne, la #Hongrie et la #République_tchèque n’ont pas respecté le droit de l’Union européenne en refusant d’accueillir en 2015, au plus fort des arrivées de migrants, des demandeurs d’asile relocalisés depuis l’Italie ou la Grèce.

    Dans son arrêt, la Cour de justice de l’UE (CJUE) considère que les trois pays ont « manqué à leurs obligations » en ne respectant pas la décision prise collectivement par l’UE d’accueillir un #quota de réfugiés par Etat membre.

    La Cour estime que les trois capitales « ne peuvent invoquer ni leurs responsabilités en matière de maintien de l’ordre public et de sauvegarde de la sécurité intérieure, ni le prétendu dysfonctionnement du mécanisme de relocalisation, pour se soustraire à la mise en œuvre de ce mécanisme ».

    Fin 2017, la Commission européenne avait saisi la CJUE, constatant que les trois pays avaient refusé leurs quotas d’accueil de réfugiés décidés dans le cadre du programme de répartition par Etat membre de dizaines de milliers de demandeurs d’asile depuis l’#Italie et la #Grèce, lancé en 2015 et qui a pris fin en septembre 2017.

    Décision « sans conséquence » pour la Hongrie

    Cela rend impossible l’idée de forcer désormais ces pays à accueillir des migrants. « Cette décision n’aura aucune conséquence. La politique de quotas étant depuis longtemps caduque, nous n’avons aucune obligation de prendre des demandeurs d’asile », a réagi la ministre de la justice hongroise, Judit Varga. « Nous avons perdu le différend, mais ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est que nous n’avons rien à payer », a abondé le premier ministre tchèque, Andrej Babis. « Le fait est que nous n’accepterons aucun migrant car les quotas ont expiré entre-temps ». La Commission peut désormais seulement demander des amendes contre les trois pays.

    La Cour a repoussé l’argument selon lequel le recours de la Commission n’était pas valable étant donné que, le programme ayant expiré, les trois pays ne pouvaient plus s’y conformer, estimant qu’il suffisait à la Commission de constater le manquement allégué.

    La Pologne et la Hongrie n’ont accueilli aucun réfugié, la République tchèque se contentant d’en recevoir une douzaine avant de se désengager du programme. Varsovie et Budapest estimaient avoir le droit de se soustraire à leurs #obligations en vertu de leur #responsabilité de « #maintien_de_l’ordre_public » et de la « #sauvegarde_de_la_sécurité_intérieure ». Or, pour que l’argument soit recevable, les deux pays auraient dû « pouvoir prouver la nécessité de recourir à (cette) #dérogation ».

    Pour cela, les « autorités devaient s’appuyer, au terme d’un examen au cas par cas, sur des éléments concordants, objectifs et précis, permettant de soupçonner que le demandeur en cause représente un danger actuel ou potentiel ». La Cour a jugé que la décision prise par Varsovie et Budapest avait un caractère « général », et ne se prévalait d’aucun « rapport direct avec un cas individuel ».

    De son côté, Prague a avancé que le dispositif n’était pas efficace pour justifier de ne pas l’appliquer. Une « appréciation unilatérale » qui ne peut servir d’argument pour ne pas appliquer une décision de l’UE, a souligné la Cour.

    Le #plan_de_relocalisation découlait de deux décisions successives du Conseil européen, qui concernaient potentiellement jusqu’à 40 000 et 120 000 demandeurs de protection internationale. Au total, 12 706 personnes ont été relocalisées d’Italie et 21 199 de Grèce vers les autres Etats membres, soit « quasiment toutes les personnes qui rentraient dans les critères ».

    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/02/varsovie-budapest-et-prague-ont-manque-a-leurs-obligations-sur-l-accueil-des

    #relocalisation #asile #migrations #réfugiés #justice #hotspots

  • #Libye : l’intensification du conflit et la menace posée par le #coronavirus aggravent la #crise_humanitaire

    Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 03 avril 2020 au Palais des Nations à Genève.

    Un an après le lancement d’une offensive militaire à Tripoli en Libye, les combats s’intensifient, et la pandémie de Covid-19 ajoute désormais une nouvelle menace, avertit le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Plus de 300 civils ont été tués et 150 000 autres ont été déplacés de leurs foyers depuis avril 2019. Malgré l’accord provisoire sur une trêve humanitaire, les combats se sont considérablement intensifiés la semaine dernière. La détérioration de la sécurité a également entravé la capacité de dizaines de milliers de personnes anciennement déplacées à rentrer en toute sécurité dans leur région d’origine.

    Parallèlement, les autorités ont déjà confirmé dix cas de coronavirus et un décès en Libye, ce qui suscite de nouvelles craintes quant à la capacité de réaction des services de santé affaiblis du pays.

    Le conflit en cours a de graves répercussions sur le système de santé et les services médicaux du pays, qui disposent de ressources financières limitées et sont confrontés à des pénuries d’équipements et de médicaments de base. De nombreux hôpitaux ou établissements de santé, situés dans des zones proches du conflit, ont également été endommagés ou fermés.

    Le HCR et ses partenaires fournissent des générateurs, des ambulances, des conteneurs préfabriqués et des cliniques sous tente, en soutien aux services de santé locaux. Nous sensibilisons également les réfugiés, les demandeurs d’asile et les Libyens aux gestes barrières par le biais d’affiches, de SMS et de messages sur les médias sociaux, afin de réduire les risques d’exposition au coronavirus.

    Conjointement avec d’autres agences humanitaires, le HCR appelle les autorités libyennes à garantir l’accès et l’inclusion de tous les groupes de population en Libye à la surveillance sanitaire, à la préparation, aux plans et aux activités pour la prévention et la lutte contre le coronavirus.

    Avec d’autres agences, nous réitérons également nos appels pour la libération ordonnée des personnes détenues au sein de la communauté. Les demandeurs d’asile et les réfugiés, placés en détention parce qu’ils ne disposent pas de documents légaux, sont particulièrement vulnérables et exposés, compte tenu des installations sanitaires souvent médiocres, des services de santé limités et des conditions de surpopulation. De nombreux centres de détention sont également situés dans des zones proches des lignes de combat.

    La vie quotidienne devient de plus en plus difficile pour les habitants de la Libye déchirée par le conflit. Les civils libyens ainsi que les réfugiés et les demandeurs d’asile sont confrontés à des défis importants pour accéder aux articles de première nécessité et aux services essentiels ou pour trouver du travail. Les prix des loyers, de la nourriture et du carburant ont atteint des sommets et les habitants éprouvent de grandes difficultés à répondre à leurs besoins fondamentaux.

    Le HCR est particulièrement préoccupé par le manque croissant de logements à prix abordable et par l’augmentation des loyers, alors que de plus en plus de Libyens déplacés ou déplacés secondaires ont été forcés de quitter leur maison et cherchent de nouveaux logements à louer.

    Cette situation affecte tout particulièrement les réfugiés et les demandeurs d’asile qui ne peuvent pas trouver de travail régulier. Les réfugiés ont déclaré au HCR que le montant de la location pour des chambres individuelles a été multiplié par six, tandis que le coût de location pour les maisons a triplé. Beaucoup d’entre eux vivent dans des bâtiments ou des garages surpeuplés, inachevés et non meublés, où jusqu’à dix personnes partagent une seule pièce.

    L’instabilité de la sécurité a également entraîné une hausse de la criminalité, avec une augmentation des cas de vols et d’attaques ciblés.

    Le HCR continue d’opérer en Libye pour aider à fournir protection et assistance aux réfugiés, aux demandeurs d’asile, aux Libyens déplacés et aux rapatriés, mais les prestations d’assistance sont sérieusement entravées par des protocoles de sécurité stricts en matière de mouvements et par une présence réduite sur le terrain.

    Ces 12 derniers mois, le HCR a assuré des consultations médicales à plus de 25 500 personnes, a distribué des articles de secours à plus de 42 700 personnes et a fourni des allocations d’aide en espèces à près de 2500 personnes. Le HCR a également soutenu 37 projets visant à favoriser la coexistence pacifique entre les réfugiés, les Libyens déplacés, les rapatriés et les communautés d’accueil, notamment via la réhabilitation d’infrastructures sociales telles que les écoles et les cliniques.

    Le HCR se fait l’écho de l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, exhortant les parties belligérantes à travers le monde à cesser leurs combats pour soutenir la réponse face à la menace posée par la pandémie du coronavirus.

    https://www.unhcr.org/fr/news/briefing/2020/4/5e8740ffa/libye-lintensification-conflit-menace-posee-coronavirus-aggravent-crise.html
    #migrations #asile #réfugiés

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  • De « la guerre contre le virus » à la guerre aux exilé·e·s : les réponses sécuritaires au #Covid-19 exacerbent les violences aux frontières

    Les #hotspots grecs dans lesquels sont entassé·e·s les exilé·e·s sans protection de leurs droits ou de la pandémie exemplifient la précarisation de leurs trajectoires par les politiques sécuritaires des États. Migreurop dénonce les violences infligées aux exilé·e·s exercées au nom de la « guerre contre le virus », l’inégalité de traitement à leur égard face à la pandémie, et demande la fermeture immédiate de tous les espaces de détention pour garantir leur droit à être protégé·e·s.

    Migreurop publie aujourd’hui une vidéo dénonçant l’existence et le fonctionnement des hotspots, ces espaces de tri des personnes migrantes déployés par l’Union européenne (UE) en Italie et en Grèce en 2016. Dans ce dernier pays, ni les relocalisations vers les États membres [1] ni les renvois vers la Turquie en vertu d’un « troc indigne » [2] ne se sont matérialisés à la hauteur des engagements et sont aujourd’hui bloqués. Les hotspots ont ainsi été de facto transformés en prisons à ciel ouvert. Plus de 42 000 personnes migrantes sont actuellement parquées dans 5 hotspots grecs, dont la capacité est de 6 000 places. Celui de Moria, sur l’île de Lesbos, en contient à lui seul 20 000 (pour 2 800 places). A l’intolérable surpopulation, au manque d’infrastructures sanitaires (eau potable, douches, toilettes) et de nourriture, à l’hébergement sous tentes qui se solde chaque année par des morts par hypothermie, aux incendies à répétition, s’ajoute aujourd’hui le Covid-19. Face à cette pandémie, les États demandent à leurs citoyen·ne·s de prendre des mesures pour se protéger, notamment à travers l’auto-confinement, mais les personnes migrantes n’ont pas ce privilège. Le 22 mars 2020, les autorités grecques ont annoncé le confinement forcé des exilé·e·s dans les camps sur le territoire grec, dont les hotspots [3]. Leur surpopulation rend la prévention de la propagation du virus pratiquement impossible, malgré les efforts des exilé·e·s qui s’auto-organisent [4]. Ces mesures les exposent sciemment à un risque grave et imminent de contamination [5].

    La situation dans les camps grecs est emblématique de l’amplification de la violence liée au contrôle des migrant·e·s sous les effets du virus et des politiques sécuritaires visant à contenir sa propagation. Alors que dans ce but les États européens ont limité les mouvements de population tant à l’intérieur que vers l’extérieur de l’UE, ils amalgament la « guerre contre le virus » avec la guerre contre les migrant·e·s illégalisé·e·s qu’ils mènent depuis des années [6]. Le durcissement des politiques de fermeture et la suspension des procédures d’asile dans plusieurs pays européens exacerbent encore la précarisation des trajectoires des personnes migrantes, alors que les raisons qui les poussent à fuir la violence sous toutes ses formes pour chercher protection ne sont pas moins impératives.

    En tentant de traverser la Méditerranée, les exilé·e·s ne peuvent compter sur la présence d’aucun secours puisque les ONG de sauvetage en mer ont été contraintes de cesser leurs activités après la fermeture des ports italiens et les risques liés au virus [7]. Les refoulements sous-traités aux garde-côtes libyens continuent de plus belle, tout comme ceux exécutés par les autorités grecques ou chypriotes [8]. Les actes de violence à l’égard des exilé·e·s se multiplient également tout au long de la route des Balkans [9] et celles et ceux-ci font face à des conditions de précarité extrêmes amplifiées par le virus. Les violences aux frontières sont exacerbées également à l’intérieur du territoire de l’UE : les autorités françaises par exemple continuent de refouler vers l’Italie, alors que ce pays est actuellement l’un des épicentres de la pandémie.

    La fermeture des frontières devient la règle, même pour les populations les plus vulnérables, ce alors même que les expert·e·s remettent en question l’efficacité de ces mesures pour empêcher la propagation du Covid-19 [10], et que des réponses alternatives existent. Le HCR a ainsi appelé les États à ne pas fermer les routes vers l’asile, mais à adopter des « tests de dépistage » lors du passage des frontières [11].

    A l’heure de la pandémie, la logique du « chacun chez soi » domine [12]. Or les politiques de confinement ne peuvent suspendre le droit de fuite saisit par les exilé·e·s face à la violence sous toutes ses formes. Nous dénonçons les violences et les dénis des droits à l’égard des migrant·e·s exercés au nom de la « guerre contre le virus », ainsi que leur inégalité de traitement face à la pandémie. Nous saluons l’initiative du Portugal de régulariser les personnes migrantes pour garantir leurs accès aux soins, et demandons l’extension de cette mesure à travers l’Europe et qu’elle soit rendue permanente [13].

    Migreurop dénonce depuis sa création la politique d’enfermement dans les camps formels et informels et se joint aujourd’hui aux appels demandant la fermeture immédiate des camps grecs surpeuplés [14], ainsi que de tout autre espace de détention de personnes migrantes en Europe et aux frontières de celle-ci. Cette fermeture immédiate et le relogement des exilé·e·s dans des lieux où ils/elles puissent vivre dignement, y compris dans d’autres pays européens si nécessaire, sont les conditions pour qu’ils et elles puissent exercer leurs droits fondamentaux, dont le droit à être protégé·e·s du virus [15].

    Notes :

    [1] AEDH, Fin des relocalisations : pour quel bilan ?, 29 septembre 2017

    [2] Migreurop, UE–Turquie : le cynisme en partage, 18 mars 2020

    [3] Centre légal de Lesbos, Greece : Move Asylum Seekers, Migrants to Safety Immediate Hotspot Decongestion Needed to Address COVID-19, 24 mars 2020

    [4] Stand by me Lesvos, Creation of Corona Awareness Team in Moria Camp, 11 mars 2020

    [5] Médecins sans frontières, COVID-19 : Evacuation of squalid Greek camps more urgent than ever in light of coronavirus pandemic, 18 mars 2020

    [6] Open Democracy, What happens to freedom of movement during a pandemic ?, 24 mars 2020

    [7] la Repubblica, Coronavirus, le Ong fermano le missioni di salvataggio in mare. Migranti senza più soccorsi, 18 mars 2020

    [8] Kisa, 21st March – International Day Against Racism, 21 mars 2020

    [9] le Courrier des Balkans, Réfugiés : la haine se réveille tout au long de la route des Balkans, 22 mars 2020

    [10] Courrier International, Malgré le coronavirus, la France continue de refouler les migrants à Vintimille, 22 mars 2020

    [11] Heidi News, Rony Brauman : « Le coronavirus rappelle que, sans Etat, les plus vulnérables sont écrasés », 8 mars 2020

    [12] Blog Mediapart, Coronavirus : on ferme les frontières !, 15 mars 2020

    [13] News 24, Le Portugal traitera les migrants comme des résidents pendant la crise des coronavirus, 28 mars 2020

    [14] MSF, COVID-19 : Evacuation of squalid Greek camps more urgent than ever in light of coronavirus pandemic, 13 mars 2020 ; Mediapart, Coronavirus : des eurodéputés appellent à évacuer les migrants les plus vulnérables des camps grecs, 23 mars 2020 ; Centre légal de Lesbos, Lettre ouvert de 152 organisations, 25 mars 2020

    [15] Libération, L’inégalité des vies en temps d’épidémie, 18 mars 2020

    https://www.lacimade.org/presse/de-la-guerre-contre-le-virus-a-la-guerre-aux-exile%C2%B7e%C2%B7s-les-repon
    #guerre_aux_migrants #frontières #violence #asile #migrations #réfugiés #coronavirus #Grèce #précarisation #pandémie #épidémie #guerre_contre_le_virus #rétention #détention_administrative #fermeture_des_frontières #droit_de_fuite #confinement #immobilité #communiqué

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  • Nei Balcani è caccia ai profughi: in fuga dai rastrellamenti “anti Covid”

    Scappano a decine per sottrarsi a violenze e campi di detenzione. Protestano le Ong.

    Non fuggono dal Covid, ma dai campi di prigionia e dalle misure repressive messe in campo con il pretesto della tutela della salute pubblica. Fuggono anche dall’asse di Visegrad, condannato ieri in via definitiva dalla Corte di giustizia dell’Ue, che ha giudicato non conforme ai trattati i “muri” di Polonia, Ungheria e Repubblica Ceca, sordi ai richiami della redistribuzione dei migranti. La rotta balcanica non è mai stata facile per i senza patria che l’attraversano. La riprova è arrivata dalla Corte del Lussemburgo, chiamata a decidere sulle scelte dei tre Paesi membri giudicati colpevoli di non aver accettato profughi da Italia e soprattutto Grecia, come stabilito dal programma avviato nel 2015. «Rifiutando di conformarsi al meccanismo temporaneo di ricollocazione di richiedenti protezione internazionale» il gruppo di Visegrad è venuto meno «agli obblighi incombenti in forza del diritto dell’Unione», hanno scritto i giudici.

    «La Corte è stata cristallina quanto alla responsabilità degli Stati membri. Adesso – ha annunciato la presidente della Commissione, Ursula von der Leyen – ci stiamo attivando per redigere il patto sulle migrazioni che presenteremo dopo Pasqua».

    Non sarà facile fare dei passi avanti. I progetti dell’Ue dovranno fare i conti anche con i “pieni poteri” del magiaro Viktor Orbán e dei suoi emuli nei dintorni. Il timore per il coronavirus è giustificato, specie in Paesi che non godono di un efficiente servizio sanitario. Ma le risposte vengono contestate dalle organizzazioni umanitarie internazionali, preoccupate dalla diffusa spinta all’autoritarismo.

    A #Sarajevo la polizia da giorni sta confinando i migranti in un centro di detenzione alla periferia della capitale. Vengono bloccati lungo le strade e trasportati a forza. La prossima settimana analoghi rastrellamenti verranno condotti nell’area di Bihac, al confine con la Croazia. «Costringere persone, molte delle quali già vulnerabili, a stare in una tendopoli allestita in tutta fretta in una zona remota, senza assicurare forniture adeguate di acqua né di servizi igienico–sanitari e senza garantire spazi per l’auto–isolamento o l’accesso a cure mediche è una decisione inumana che faciliterà il rischio di infezioni e di decessi evitabili», ha dichiarato Massimo Moratti, vicedirettore delle ricerche sull’Europa di Amnesty International. Circa 4.100 persone si trovano nei centri temporanei di accoglienza gestiti dall’Organizzazione internazionale per le migrazioni (Oim), altri 3.000 vivono nascosti in tuguri e case abbandonate, per strada o nei boschi.

    C’è chi per sottrarsi alle retate ha rischiato di morire sepolto sotto un cumulo terriccio. Come la bambina di 5 anni che si era nascosta nell’ammasso di fango di un vagone ferroviario carico di argilla rintracciato ad Harmica, in Croazia. Gli agenti bosniaci l’hanno estratta ancora viva poco prima che il convoglio si mettesse in marcia, salvando anche i genitori e due fratelli. Neanche il tempo di dargli da bere e sono stati respinti in Serbia.

    La Romania resta il Paese dei Balcani con il maggior numero di contagi. Gli ultimi riportano 2.460 casi, 252 guariti e 86 i decessi dichiarati. In Slovenia i casi noti sono 841 e almeno un centinaio di essi sono medici e infermieri. In Macedonia del Nord si contano 354 contagi, con 11 decessi, e in Kosovo i casi sono 112, altri 120 in Montenegro.

    Gli abusi delle autorità sono aggravati anche dalla lotta contro il tempo per fermare il contagio. I legali di “Border violence monitor” stanno documentando con testimonianze e prove fotografiche quale trattamento subiscono i profughi. La fine dell’inverno, infatti, ha riaperto i percorsi lungo i sentieri più impervi, prima coperti di neve. Lividi su tutto il corpo, scorticature, ustioni da Taser, la pistola per le scariche elettriche in dotazione agli agenti in Grecia e Macedonia. Proprio in territorio ellenico il campo di raccolta a Ritsona, nel nord del Paese, è stato posto in quarantena per 14 giorni dopo che sono stati confermati casi di positività al Coronavirus. Nel reticolato si trovano 3mila persone, in gran parte intenzionate a proseguire la traversata verso la Macedonia del Nord o l’Albania. Ma Atene deve vedersela soprattutto con gli oltre 40mila profughi ammassati sulle isole, con la preoccupazione che un focolaio di Covid–19, dato oramai per imminente, sarebbe una catastrofe.

    https://www.avvenire.it/attualita/pagine/in-fuga-dai-rastrellamenti-anti-coronavirus
    #chasse_à_l'homme #anti-réfugiés #anti-migrants #asile #fuite #migrations #réfugiés #Balkans #route_des_balkans #coronavirus #covid-19 #camps_de_réfugiés #Bosnie-Herzégovine #Bihac #Croatie #Ritsona #Grèce

    ping @luciebacon

    • Traduction en anglais:
      Dozens flee to escape violence and detention camps. NGOs protest

      A refugee girl extracted from a wagon loaded with clay in which she had hidden in Bosnia - Border Violence Monitoring

      They do not flee Covid, but from prison camps and repressive measures put in place under the pretext of protecting public health. They also flee the Visegrad axis, yesterday definitively condemned by the EU Court of Justice, which deemed the “walls” of Poland, Hungary and the Czech Republic, deaf to the calls for redistribution of migrants, non-compliant. The Balkan route has never been easy for the homeless who cross it. The proof came from the Court of Luxembourg, called to decide on the choices of the three member countries found guilty of not accepting refugees from Italy and especially Greece, as established by the program launched in 2015. "Refusing to comply with the temporary mechanism for the relocation of applicants international protection “the Visegrad group has failed” to the obligations under the law of the Union ", wrote the judges.

      «The Court has been crystal clear as regards the responsibility of the Member States. Now - announced the President of the Commission, Ursula von der Leyen - we are taking action to draw up the pact on migration that we will present after Easter ».

      It will not be easy to make progress. The EU’s plans will also have to deal with the “full powers” of the magyar Viktor Orbán and his emulators in the surrounding areas. The fear of coronavirus is justified, especially in countries that do not have an efficient health service. But the answers are contested by international humanitarian organizations, concerned about the widespread push for authoritarianism.

      In Sarajevo, the police have been confining migrants for days to a detention center on the outskirts of the capital. They are blocked along the roads and carried by force. Similar roundiing up will be carried out in the Bihac area on the border with Croatia next week. "Forcing people, many of whom are already vulnerable, to stay in a tent city set up in a hurry in a remote area, without ensuring adequate supplies of water or sanitation and without guaranteeing spaces for self-isolation or access to medical treatment is an inhuman decision that will facilitate the risk of avoidable infections and deaths, "said Massimo Moratti, deputy director of research on Europe at Amnesty International. About 4,100 people are located in temporary reception centers managed by the International Organization for Migration (IOM), another 3,000 live hidden in hovels and abandoned houses, on the street or in the woods.

      There are those who risked dying buried under a pile of soil to escape the raids. Like the 5-year-old girl who hid in the mud heap of a railway wagon loaded with clay found in Harmica, Croatia. Bosnian agents pulled her out still alive just before the convoy set off, also saving the parents and two brothers. Not even the time to give him a drink and they were rejected in Serbia.

      Romania remains the Balkan country with the highest number of infections. The last reported 2,460 cases, 252 recovered and 86 reported deaths. In Slovenia there are 841 known cases and at least a hundred of them are doctors and nurses. In North Macedonia there are 354 infections, with 11 deaths, and in Kosovo there are 112 cases, another 120 in Montenegro.

      The abuses of the authorities are also aggravated by the fight against time to stop the infection. Border Violence Monitoring lawyers are documenting the treatment of refugees with testimonies and photographic evidence. In fact, the end of winter has reopened the way along the most impervious paths, previously covered with snow. Bruises all over the body, skin bursts, Taser burns, the electric shock gun supplied to agents in Greece and Macedonia. Precisely in Hellenic territory the collection camp in Ritsona, in the north of the country, was placed in quarantine for 14 days after coronavirus positivity cases were confirmed. In the grid there are 3 thousand people, largely willing to continue the crossing to North Macedonia or Albania. But Athens must deal especially with the more than 40 thousand refugees piled up on the islands, with the concern that a Covid-19 outbreak, given now for imminent, would be a catastrophe.

  • Dans les #Alpes, face au #coronavirus, mettre les migrant·es à l’abri

    Alors que les #Hautes-Alpes regorgent d’#infrastructures_touristiques inutilisées pendant la période de #confinement, aucune #mise_à_l’abri préventive n’a été décidée pour les 120 personnes précaires du département. Malgré tout, les associations s’organisent et ripostent.

    Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, les migrant·es ne viennent plus, après avoir traversé le col de Montgenèvre à pied de nuit, toquer à la porte du #Refuge_solidaire de #Briançon (Hautes-Alpes). De chaque côté de la frontière, les populations sont confinées, coronavirus oblige. Les #maraudes, qui venaient en aide aux exilé·es dans la #montagne, sont suspendues. Depuis le début du confinement, le Refuge, qui fourmillait de bénévoles venu·es donner un coup de main, est désormais fermé au public et quasiment autogéré par les 14 migrants accueillis.

    « On fait en sorte qu’il y ait le moins de #bénévoles possible qui passent, explique Pauline, coordinatrice du Refuge. On a peur de leur transmettre le #virus. Si quelqu’un l’attrape, on peut être sûr que tout le refuge sera infecté. » Les exilé·es ont compris les enjeux sanitaires, mais, dans un lieu de vie collectif, le respect des #mesures_barrières et de la #distanciation_sociale est difficile.

    Limiter le risque de contamination grâce à l’#hébergement_préventif

    Si le problème se pose à Briançon, où 14 personnes sont accueillies dans le Refuge solidaire et 15 autres dans le squat #Chez_Marcel, à Gap (Hautes-Alpes), la situation est plus grave encore. Là-bas, une soixantaine de personnes vivent au #squat du #Cesaï dans des conditions de #promiscuité et d’hygiène « déplorables » selon les associations. « Toutes les fontaines de la ville de #Gap sont fermées, constate Carla Melki, qui gère la crise sanitaire du coronavirus dans les Hautes-Alpes pour Médecins du monde. Une mesure dont souffrent les migrants : « C’est impossible pour les personnes précaires de se doucher, ou même de se laver les mains. » Après des demandes insistantes, des #douches ont été ouvertes trois fois par semaine « pour un minimum de #dignité ». Les conditions d’habitat précaires sont loin de permettre les mesures de protection qu’impose l’urgence sanitaire.

    « On pourrait limiter le risque contamination de ces publics précaires en leur offrant un hébergement préventif, regrette Carla Melki. Dans les Hautes-Alpes, on parle de 120 personnes à héberger. Dans un département où il y a d’énormes infrastructures touristiques qui ne sont plus utilisées, la possibilité de mettre à l’abri paraît plutôt facile. »

    « Ce qu’on déplore toujours c’est la prévention »

    À l’absence de possibilité de confinement correct pour les personnes démunies, s’ajoute un #accès_aux_soins rendu plus difficile par la fermeture des Permanences d’accès aux soins (Pass). Elles permettaient aux personnes sans couverture maladie de bénéficier d’une offre de #santé. Leur personnel soignant a été redéployé dans les services hospitaliers surchargés. « On fait face à une #crise_sanitaire. On comprend que les hôpitaux centrent leurs forces sur les urgences et les tensions qui risquent d’arriver dans les prochains jours », estime Carla Melki.

    Pour pallier ce manque, Médecins du monde, financé par l’Agence régionale de santé (ARS), a mis en place une #unité_mobile #Santé_précarité. Elle prend en charge les publics fragiles, notamment les migrants, dans le cadre de l’#épidémie de coronavirus. « On va vers les personnes dans les lieux d’accueil, comme le Refuge solidaire, Chez Marcel ou le Cesaï à Gap », détaille Carla Melki. Là, l’équipe effectue un travail de #prévention et d’#information autour de la #Covid-19, ainsi qu’une #veille_sanitaire. « Dans les #Hautes-Alpes, le dispositif mis en place me semble adapté, conclut-elle. Ce qu’on déplore toujours, c’est la prévention. Il vaut mieux prévenir que guérir. C’est là-dessus qu’on aimerait voir un pas en avant de la préfecture. »

    https://radioparleur.net/2020/04/03/urgence-sanitaire-mise-a-labri-migrants-coronavirus-dans-les-hautes-al
    #asile #migrations #réfugiés #tourisme #précarisation #frontière_sud-alpine

    ping @thomas_lacroix @karine4 @isskein

  • Mesures annoncées par le #Conseil_fédéral sur l’asile : de la poudre aux yeux !

    Hier, mercredi 1er avril, le Conseil fédéral a annoncé des mesures censées rendre possible et acceptable le maintien du traitement des procédures d’asile, malgré l’#état_d’urgence et les recommandations de “rester à la maison” qu’il a lui-même décrétés pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Pour le Centre social protestant de Genève, qui avec d’autres associations a interpelé les autorités ces derniers jours à ce sujet, ces mesures constituent de la poudre aux yeux. Le traitement des demandes d’asile est contraire aux recommandations sanitaires, affaiblit les efforts de #confinement fournis par la population et doit être immédiatement suspendu.

    Les mesures adoptées hier ne résolvent ni le fait que de nombreuses procédures impliquent des déplacements de personnes à travers toute la Suisse pour préparer et mener des auditions, notamment à Berne ou dans des centres fédéraux d’asile, ni le fait que les procédures vont mobiliser des médecins pour établir des certificats médicaux. Pire, elles induisent une restriction disproportionnée à une procédure équitable, puisque le Secrétariat d’Etat aux Migrations (SEM) est désormais autorisé à mener des auditions même en l’absence d’un représentant juridique. Cette possibilité laissée au SEM de maintenir les auditions même en l’absence d’un représentant juridique en raison du coronavirus est choquante. Les prolongations de quelques délais de recours et de départ n’apportent pas plus de réponses aux enjeux sanitaires qui devraient être jugés prépondérants.

    Surtout, les mesures annoncées par le Conseil fédéral concernent le traitement des procédures d’asile accélérées dans les centres fédéraux d’asile. Or, toutes les autres étapes de procédure, qui génèrent des déplacements, des consultations juridiques et mobilisent des ressources médicales, sont maintenues. Les requérants d’asile et leurs mandataires continuent de les recevoir et de devoir y répondre :

    – convocations pour des auditions à Berne pour les procédures d’asile traitées selon l’ancien droit.
    – décisions négatives de première instance nécessitant cas échéant la rédaction d’un recours dans les trente jours.
    – menaces de levée d’admission provisoire pour celles et ceux qui en étaient bénéficiaires depuis plusieurs années.
    – exercices du droit d’être entendu ou décisions finales du Tribunal administratif fédéral.
    – etc.

    Les déplacements et les contacts entre demandeurs d’asile, assistants sociaux, mandataires juridiques, interprètes, et fonctionnaires du SEM que ces procédures impliquent représentent un risque de contagion alors qu’elles ne revêtent pas un caractère urgent. C’est pourquoi elles doivent êtres suspendues jusqu’à la fin de l’état d’urgence.

    https://csp.ch/geneve/mesures-annoncees-par-le-conseil-federal-sur-lasile-de-la-poudre-aux-yeux

    #procédure_d'asile #asile #migrations #réfugiés #Suisse #auditions #coronavirus #suspension

    –—

    voir aussi :
    https://seenthis.net/messages/833574

    Et la métaliste :
    https://seenthis.net/messages/834052

    ping @thomas_lacroix @isskein

  • WELCOME TO PRISON : We are treated like animals in the zoo !!!

    Tuesday, 17th march in the morning. Workers came with building equipment and started putting up a fence around Porin, one of the camps (prisons) for asylum seekers in Zagreb. What was until now a symbolic prison (the rules imposed on people forced to stay inside including no visiting rights from their friends or loved ones, limited exit, extreme surveillance with cameras, counting at bedtime, complete denial of autonomy to organize one’s everyday existence, apart from long and dehumanizing process of applying for asylum and waiting for an answer etc.) is now becoming, with every meter of the fence being built, a true gated prison. This is sending a very clear message reinforcing racist imaginary of the outside world: the camp is a space of Other, of danger and threat to the community, a space (and this sticks onto people that stay inside as well) that needs to be controlled, regulated, locked to protect the community. So even if people manage to avoid push back, survive the beatings, intimidation and other forms of violence and actually apply for asylum, they will be punished by staying behind a fence. Their only “crime” being freedom of movement. Financed with EU money, Croatia continues to fulfill perfectly its role of watchdog of fortress Europe.

    The erection of the fence is being done quietly, without notifying the people staying inside the camp or explaining to them what this will mean for their lives, without a sound of protest by local NGO’s (scared, not unjustified, of losing funding and possibility of continuing the support work), like it’s a reality we have to accept and can’t do anything about it. The timing could not be more perfect – with the health scare creating a state of emergency, it’s an ideal opportunity to divert attention from repressive and restrictive policies being carried out in the background (let’s not forget Greece suspending the right to apply for asylum, for example). Some lives are worth care and saving, others deserve to be left to die. One of our brothers in the camp who got deported to Croatia from Austria was infected with corona virus. Instead of providing him healthcare, they took him to detention center (closed camp) Ježevo, with pretext that there are empty rooms there where he can get better. White lives matter, others not so much.

    Even though we can not stop the fence from being built, we can at least raise our voice and not allow it to go completely unnoticed. We want to say that we noticed the workers coming, we noticed how they started to build the fence, dehumanizing and humiliating us again and to this we say WE ARE ANGRY and sick of being prisoners of racist Europe, sick of fences and violence and being treated like less than human.

    Some residents of Porin and their friends from the outside world.


    http://komunal.org/teksti/542-welcome-to-prison-we-are-treated-like-animals-in-the-zoo
    #murs_urbains #barrières #asile #migrations #réfugiés #coronavirus #Zagreb #Hotel_Porin #Serbie #confinement #hôtel_porin #clôture

    Sur cet hôtel transformé en centre d’accueil pour réfugiés, pas mal d’info sur seenthis :
    https://seenthis.net/tag/hotel_porin

    ping @luciebacon

    • Le coronavirus, double peine pour les réfugiés dans les Balkans

      À Zagreb, dans le quartier de Dugave, des barbelés ont été récemment installés autour de l’hôtel Porin, le centre d’accueil pour les demandeurs d’asile. La construction de cette clôture, pour un budget de 90 694 euros, était prévue de longue date. Le contexte de la #pandémie a permis d’accélérer sa réalisation sans faire de vagues. « Les ouvriers sont venus avec leur matériel et ont commencé à monter la clôture », expliquent des pensionnaires de Porin dans une lettre ouverte. « Ce qui était jusqu’à présent une prison symbolique est en train de devenir une véritable prison fermée. La construction de la clôture a lieu dans le silence, elle n’a pas été annoncée aux gens qui vivent dans le camp, on ne leur a pas expliqué ce que ça signifierait exactement pour leur vie quotidienne, et il n’y a pas eu la moindre protestation des ONG locales. Le timing est idéal : la menace sanitaire nécessite l’état d’urgence, l’occasion idéale de détourner l’attention des politiques répressives et restrictives qui sont menées à l’arrière-plan. »

      « Même si nous ne pouvons pas empêcher la construction de la clôture, nous pouvons au moins élever la voix et ne pas laisser ça se passer dans l’ignorance totale », conclut la lettre. « Nous voulons dire que nous avons bien vu les ouvriers, nous avons bien vu qu’ils construisaient une clôture. On nous déshumanise à nouveau, on nous humilie, nous sommes en colère et nous en avons plus qu’assez de tout ça, nous en avons assez d’être les prisonniers d’une Europe raciste, des barbelés, de la violence et d’être traités comme si nous n’étions pas des êtres humains. »

      L’un des pensionnaires de Porin, présentant des symptômes de coronavirus, a été placé à l’isolement dans le centre de détention de Ježevo. « Pourquoi cette personne, qui bénéficie en tant que réfugié de la protection internationale et donc de droits quasiment égaux à ceux des citoyens croates, n’a-t-elle pas été placée en isolement dans l’un des bâtiments prévu à cet effet mis à disposition par la ville de Zagreb ? », demande l’Initiative Bienvenue.

      Pourquoi ? Parce que les réfugiés et les migrants, même quand ils bénéficient sur le papier de la protection internationale et des droits afférents, demeurent dans les faits des êtres humains de seconde zone. C’est que confirment de jour en jour les mesures prises contre eux dans les Balkans et le reste de l’Europe. Il y a quelques jours, des tentes ont été installées à Lipa, près de Bosanski Petrovac, afin d’y reloger une partie des migrants qui séjournent actuellement dans des bâtiments abandonnés ou dans les rues de Bihać.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Balkans-le-coronavirus-double-peine-pour-les-migrants

  • Migranti e Covid-19: la profezia che si autoavvera prima del tempo

    Stiamo assistendo in queste ultime ore ad una delle peggiori e becere strumentalizzazioni legate alle politiche e alla propaganda d’odio verso le persone migranti che tentano di andarsene dalla Libia o viaggiano attraverso i Balcani.

    A seguito delle misure che tutti gli Stati nazione stanno via via assumendo all’interno dei propri territori e verso l’esterno, uno pare essere il leit motiv. A priori incolpare il rifugiato, il richiedente asilo, il migrante per la diffusione del #Covid-19.

    Come riporta Amnesty International, il presidente degli Stati Uniti, Donald Trump non ha perso tempo ordinando di respingere sia verso il Messico che verso il Canada tutte le persone entrate negli Stati Uniti, senza dare loro il permesso di essere ascoltate nelle istanze di richiesta di protezione.

    In Olanda il ministro della Giustizia Ferd Grapperhaus ha dichiarato che il parlamento ha decretato di non ammettere più nuovi ingressi all’interno dei centri di accoglienza. “Non possiamo sapere in quanti e quali altri Paesi queste persone siano passate prima di giungere a destinazione e con chi possano essere entrate in contatto”, questa la motivazione alla base della decisione.

    In Serbia il presidente Vučić ha proclamato in conferenza lo stato d’emergenza nazionale elencando le varie misure adottate tra cui il dispiegamento dell’esercito a controllo degli ospedali, delle frontiere e dei centri collettivi per richiedenti asilo e il divieto a chi vi viene registrato di poter uscire. Misura che ha ricevuto il plauso da parte dell’Assessore alla Sicurezza del Friuli Venezia Giulia, Pierpaolo Roberti, dato che servirebbe a prevenire il contagio anche nella regione del nordest italiano. Nell’ ultimo report dell’UNCHR sulla situazione in Serbia si evidenzia un aumento delle persone registrate all’interno dei 16 campi governativi, salito dai 5912 a 8328 in una settimana, sebbene alla data del 25 marzo ancora non siano emersi casi di Covid-19 tra i richiedenti asilo. Da qualche settimana, in diverse città serbe tra cui Subotica e Belgrado, erano state autorizzate manifestazioni pubbliche contro la presenza e l’accoglienza di migranti

    La Grecia già il 27 febbraio, prima dell’annuncio dell’apertura dei confini da parte della Turchia, aveva deciso di aumentare i controlli alle frontiere per impedire ai migranti potenziali portatori di coronavirus, di entrare in territorio ellenico. “Adesso la migrazione include una nuova dimensione, dato che i flussi verso la Grecia comprendono anche persone provenienti dall’Iran – dove ci sono stati molti casi – e altre che sono passate per l’Afghanistan” aveva dichiarato il primo ministro Mitsotakis. “Le nostre isole, già gravate da problemi di salute pubblica, devono essere doppiamente protette”. Due settimane dopo, lunedì 9 marzo, è stato confermato il primo caso di COVID-19 nell’isola di Lesbo. A portare l’infezione in Grecia è stata una greca di ritorno da un viaggio in Israele, non un richiedente asilo.

    Anche per il governo greco il coronavirus è diventato un pretesto non solo per rafforzare le frontiere ma anche per dare avvio alla detenzione di massa dei richiedenti asilo, sia nelle isole dell’Egeo sia nella Grecia continentale. Nei due campi profughi di Lesbo, Moria e Kara Tepe, le autorità hanno annunciato che si potranno muovere solo 100 persone all’ora, dalle 7 alle 19. Su una popolazione totale di 20 mila persone significa che solo una su 20 ha il diritto di muoversi ogni giorno. Inoltre in tutti i campi della Grecia sono state cancellate le attività ludiche ed educative, è stato vietato l’ingresso agli esterni ed è stato messo i coprifuoco dopo le 19. Nulla, a parte campagne di informazione sul coronavirus e allestimento di cliniche ad hoc, è stato fatto per prevenire un possibile focolaio all’interno dei campi. I tanti appelli delle organizzazioni umanitarie greche e internazionali che chiedevano l’evacuazione delle persone dagli hotspot delle isole dell’Egeo sono rimasti inascoltati. A questo, si è aggiunta la linea dura che la Grecia ha portato avanti dall’1 marzo, a seguito dell’annuncio turco dell’apertura delle frontiere: sospensione del diritto d’asilo fino al 31 marzo per chi è entrato in territorio ellenico in maniera illegale, respingimenti di massa al confine marino e terrestre, e detenzione per chi è riuscito a varcare la frontiera.

    L’Ungheria, negli stessi giorni, ha interrotto l’accesso dei richiedenti asilo ai campi collocati nelle zone di transito al confine con la Serbia, giustificando la misura per questioni sanitarie e sostenendo che l’arrivo del contagio in terra magiara fosse da imputare ad iraniani universitari. Ma nella decisioni di Orban ha avuto peso anche il timore di un nuovo flusso di arrivi dopo il confronto telefonico con Erdogan.

    In Bosnia e Erzegovina sia la Federazione che la Repubblica Serba di Bosnia hanno separatamente dichiarato lo stato d’emergenza. Anche in questo caso, particolare attenzione è stata data al tema dei migranti e dei richiedenti asilo presenti all’interno del territorio, con la conseguente apertura di una nuova tendopoli nel Cantone Una-Sana, precisamente a Lipa, dove verrrano coattivamente trasportate le persone che vivono in aree informali fuori dai campi gestiti dall’OIM.

    Come avvenuto in Serbia, anche in Bosnia l’esercito è stato incaricato di controllare le frontiere e di monitorare i campi vietando l’uscita delle persone; nel frattempo anche la tendopoli alla stazione di Tuzla è stata sgomberata e le persone portate a Blazuj nei pressi di Sarajevo, dove già si viveva in condizioni di sovrannumero.

    All’Hotel Porin di Zagabria, prima del terremoto del 22 marzo, è stata montata una rete a circoscrivere l’area attorno al campo.

    A Gorizia, nell’area di Trieste e lungo i valichi di confine, sono stati eretti posti di blocco sulle vecchie frontiere che sono tornate ad esistere per iniziale volontà del governo sloveno. Al confine opposto ha disposto invece nuovi container dove trattenere i migranti catturati per poi consegnarli alle forze dell’ordine croate. Il presidente della regione Friuli ha ottenuto il dispiegamento di polizia e militari sul confine sloveno per fermare chi arriva dalla rotta balcanica, dopo che già da gennaio Salvini aveva chiesto il blocco delle frontiere per evitare l’arrivo di migranti.

    Filippo Grandi dell’Alto Commissariato delle Nazioni Unite per i Rifugiati (UNHCR), in una dichiarazione del 20 marzo sulla crisi COVID-19 ha dichiarato:

    “Sono sempre più preoccupato per le misure adottate da alcuni Paesi che potrebbero bloccare del tutto il diritto di chiedere asilo […] queste misure non devono portare alla chiusura delle vie d’asilo, né costringere le persone a ritornare in situazioni di pericolo”.

    Solo qualche giorno prima a Ginevra gli esperti ONU riuniti avevano rilevato i rischi dell’utilizzo dei poteri speciali come misure repressive. “Pur consci della gravità dell’attuale crisi sanitaria e riconoscendo che l’uso dei poteri in stato di emergenza è consentito dal diritto internazionale in risposta a minacce significative, ricordiamo con urgenza agli Stati che qualsiasi risposta all’emergenza coronavirus deve essere proporzionata, necessaria e non discriminatoria”

    L’Alto Commissario per i Diritti Umani delle Nazioni Unite aveva espresso perplessità simili.

    Il Portogallo il 29 marzo ha dichiarato l’intenzione di regolarizzare chiunque abbia inoltrato domanda di permesso di soggiorno retroattivamente dalla data d’inizio dell’emergenza, il 18 marzo. Tutti saranno trattati come cittadini ed avranno lo stesso diritto di ogni portoghese all’accesso alla sanità e cure.

    Ad oggi il Portogallo è l’unico Paese a compiere un’azione normativa, e quindi politica, che anzitutto guardi alla crisi legata al coronavirus come a un problema globale per tutti gli individui e nel fare ciò amplia le maglie del diritto e dei diritti anzichè restringere e rinchiudere come si è visto fare in tutti gli altri contesti.

    https://lungolarottabalcanica.wordpress.com/2020/03/30/migranti-e-covid-19-la-profezia-che-si-autoavvera-p
    #Balkans #fermeture_des_frontières #frontières #migrations #asile #réfugiés #coronavirus #route_des_Balkans #mobilité #immobilité #Hongrie #Serbie #Bosnie-Herzégovine #Bosnie #Gorizia
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  • Evakuiert die griechischen Inseln - jetzt !

    Es ist nur eine Frage der Zeit, bis das Coronavirus die Flüchtlingslager in der Ägäis erreicht. Die Politikberater Gerald Knaus und John Dalhuisen erklären, wie sich die Katastrophe jetzt noch verhindern lässt.

    Krisen lösen Krisen aus. Nicht alle sind vorhersehbar. Einige sind es. Dazu zählt die Krise auf den griechischen Inseln, wo derzeit mehr als 40.000 Flüchtlinge und Migranten in überfüllten Aufnahmeeinrichtungen dicht gedrängt ausharren. Es fehlt an Wasser, Ärzten, Versorgung.

    Es ist nur eine Frage der Zeit, bis das Coronavirus auch diese Inseln erreicht. Es wird unter diesen Bedingungen unmöglich einzudämmen sein und auf den Inseln Panik und Tod verbreiten. Bereits vor Wochen gab es gewalttätige Ausschreitungen auf den Inseln.
    Die griechische Regierung muss den ersten Schritt machen

    Das alles ist vorhersehbar. Unvermeidlich ist es nicht. Die griechische Regierung muss den ersten Schritt machen und das Ziel ausgeben, die Inseln zu evakuieren, um eine Katastrophe abwenden. Doch andere Europäer, auch Deutschland, sollten dabei helfen.

    Drei Dinge müssen geschehen.

    Erstens muss die Zahl der Asylsuchenden auf den Inseln sofort reduziert werden. Offiziell können Aufnahmeeinrichtungen dort 9.000 Migranten beherbergen. Tatsächlich sind es noch weniger, die im Moment dort untergebracht werden können.

    Da das griechische Asylsystem bereits aufgehört hat zu funktionieren, da eine Rückführung in die Türkei aufgrund von Grenzschließungen auf absehbare Zeit unmöglich ist, gibt es nur zwei Orte, wohin diese Menschen gebracht werden könnten: das griechische Festland und andere europäische Länder.

    Vor Kurzem veröffentlichte die Europäische Stabilitätsinitiative einen konkreten Plan dazu. 35.000 Migranten müssten jetzt von den Inseln auf das Festland gebracht werden. Die Internationale Organisation für Migration (IOM) baut dort derzeit drei Lager für einige Tausend Migranten. Fünf weitere provisorische Lager könnten weitere 10.000 Migranten beherbergen. Laut IOM wären diese innerhalb von weniger als zwei Wochen fertigstellbar.

    Weiter 10.000 Menschen könnten in leeren Hotels auf dem Festland untergebracht werden. Auch das ist angesichts des Zusammenbruchs des Tourismus eine praktikable Übergangslösung. Europäische Gelder dafür gibt es. Bereits jetzt sind etwa 7.000 Menschen in Griechenland in Hotels untergebracht.

    Zweitens sollten einige EU-Staaten sofort anbieten, 10.000 bereits anerkannte Flüchtlinge vom griechischen Festland aufzunehmen. 4.000 anerkannte Flüchtlinge leben derzeit in Lagern auf dem Festland, weitere 6.000 in UNHCR-Mietwohnungen. Diese Plätze könnten so innerhalb weniger Tage frei werden und Platz schaffen für Familien von den Inseln.

    https://www.spiegel.de/politik/ausland/kampf-gegen-corona-evakuiert-die-griechischen-inseln-jetzt-kommentar-a-2cc46

    #îles #Grèce #asile #migrations #réfugiés #évacuation #coronavirus

    –-> commentaire de Vicky Skoumi via la mailing-list Migreurop : Dans un article du Spiegel, même celui qui a conçu la déclaration commune UE-Turquie du mars 2016, #Gerald_Knaus, appelle à l’évacuation immédiate des îles grecques.

    ping @luciebacon

    • Traduction (deepl avec correction de coquilles de Vicky Skoumbi) :

      Ce n’est qu’une question de temps avant que le coronavirus n’atteigne les camps de réfugiés en mer Égée. Les conseillers politiques Gerald Knaus et John Dalhuisen expliquent comment prévenir la catastrophe dès maintenant.

      26.03.2020, Les crises déclenchent des crises Tous ne sont pas prévisibles. Certains le sont. Il s’agit notamment de la crise dans les îles grecques, où plus de 40 000 réfugiés et migrants sont actuellement entassés dans des infrastructures d’accueil surpeuplées. Il y a un manque d’eau, de médecins et de fournitures.

      Ce n’est qu’une question de temps avant que le coronavirus n’atteigne également ces îles. Il sera impossible de l contenir l’épidémie dans ces conditions et elle répandra la panique et la mort sur les îles. Il y a quelques semaines déjà, de violentes émeutes ont éclaté sur les îles.

      Le gouvernement grec doit faire le premier pas

      Tout est prévisible. Ce n’est pas inévitable. Le gouvernement grec doit faire le premier pas et se donner pour objectif d’évacuer les îles pour éviter la catastrophe. Mais d’autres pays européens, dont l’Allemagne, devraient apporter leur aide.

      Trois choses doivent se produire.

      Premièrement, le nombre de demandeurs d’asile sur les îles doit être réduit immédiatement. Officiellement, les structures d’accueil peuvent y accueillir 9 000 migrants. En réalité, c’est encore moins de personnes qui peuvent y être hébergées pour le moment.

      Le système d’asile grec ayant déjà cessé de fonctionner, le rapatriement vers la Turquie étant impossible dans un avenir prévisible en raison de la fermeture des frontières, il n’y a que deux endroits où ces personnes pourraient être emmenées : la Grèce continentale et d’autres pays européens.

      Récemment, l’Initiative européenne pour la stabilité a publié un plan concret à cet effet. 35 000 migrants devraient maintenant être amenés des îles vers le continent. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) y construit actuellement trois camps pour plusieurs milliers de migrants. Cinq autres camps temporaires pourraient accueillir 10 000 migrants supplémentaires. Selon l’OIM, ces travaux pourraient être achevés en moins de deux semaines.

      10 000 autres personnes pourraient être hébergées dans des #hôtels vides sur le continent. Il s’agit également d’une solution provisoire viable compte tenu de l’effondrement du tourisme. Des fonds européens sont disponibles pour cela. En Grèce, quelque 7 000 personnes sont déjà hébergées dans des hôtels.

      Deuxièmement, certains pays de l’UE devraient immédiatement proposer d’accueillir 10 000 réfugiés déjà reconnus comme tels, en provenance de Grèce continentale. 4 000 réfugiés reconnus vivent actuellement dans des camps sur le continent et 6 000 autres dans des logements loués par le HCR. Ces places pourraient ainsi se libérer en quelques jours et faire place aux familles des îles.

      Il s’agit de personnes dont le besoin de protection a déjà été reconnu. Leur identité est connue. L’OIM pourrait aider l’Allemagne à aller de l’avant. Si trois États allemands se montraient disposés à accueillir chacun 1 000 réfugiés reconnus dans les installations existantes, il serait possible d’en faire venir 5 000 en Allemagne.

      Sur le plan logistique, c’est possible : ces derniers jours, le gouvernement allemand a rapatrié 140 000 Allemands du monde entier. Et si d’autres pays étaient prêts à participer, la Grèce serait encouragée. Les virus ne sont pas les seuls à être contagieux, la solidarité peut aussi l’être.

      A propos des auteurs

      John Dalhuisen a été directeur européen d’Amnesty International. Aujourd’hui, il est Senior Fellow au sein du groupe de réflexion sur l’Initiative européenne de stabilité.

      #Gerald_Knaus, né en 1970 à Bramberg, en Autriche, est le président de l’Initiative européenne pour la stabilité. Il est considéré comme l’instigateur de l’accord sur les réfugiés entre l’UE et la Turquie.

      Troisièmement, un nouvel accord avec la Turquie est nécessaire de toute urgence. L’UE n’a pas réussi à fournir à la Turquie une aide financière supplémentaire en temps voulu, en plus des 6 milliards d’euros prévus pour les réfugiés syriens jusqu’à la fin de 2019. Elle devrait le faire maintenant et offrir à la Turquie une nouvelle enveloppe de six milliards d’euros pour les prochaines années.

      L’UE et la Grèce ne peuvent réduire l’immigration clandestine à travers la mer Égée qu’en coopération avec la Turquie. Le soutien européen aux millions de réfugiés dans le pays est également dans l’intérêt de l’UE. Il s’agit de l’éducation, de l’accès aux soins de santé et de l’aide sociale. Et le soutien aux régions où ils sont logés.

      « Non seulement les virus sont contagieux, mais la solidarité peut l’être »

      L’UE pourrait également ouvrir ces programmes à d’autres personnes vulnérables, dont les Turcs, dans ces communautés. L’intégration réussie des réfugiés syriens, dont 99,5 % sont restés en Turquie l’année dernière, est également dans l’intérêt de l’Europe.

      En même temps, il ne doit plus jamais y avoir de scènes dans les îles comme ces derniers mois, ni de conditions comme celles qui prévalent à Lesbos depuis des années.

      Après la fin de la crise de Corona, les États membres devraient enfin aider la Grèce à mettre en place des procédures d’asile rapides et équitables sur les îles, ce qui permettra de faire en sorte que celles-ci arrivent à leur terme en quelques semaines.

      La Grèce devrait rapidement reconduire ceux qui viennent de Turquie après la conclusion d’une nouvelle déclaration et qui n’ont pas besoin de protection dans l’UE. À cette fin, le droit fondamental de demander l’asile doit être rétabli.

      En même temps, dès que la crise actuelle sera terminée, l’UE devrait remplir l’obligation qui lui incombe en vertu de la déclaration UE-Turquie de 2016 d’accepter chaque année un plus grand nombre de réfugiés en provenance de Turquie dans le cadre d’une procédure régulière.

      Ces mesures visent à éviter une catastrophe imminente en matière de santé et d’ordre publics. Il s’agit également d’une question d’humanité, ainsi que de protection des citoyens européens, de solidarité concrète avec la Grèce et de préservation de la Convention sur les réfugiés en période de pression énorme.

      Trop d’Européens ont échoué dans les deux décennies précédant 1951 à protéger ceux qui avaient besoin de protection - ceux qui ont fui le Troisième Reich ou plus tard l’Union soviétique. C’est pourquoi ils ont adopté une convention après la guerre. Il ne faut pas que celle-ci se noie dans les eaux de la mer Égée en 2020.

      Les crises déclenchent des crises. Mais ils font aussi naître des Justes et des histoires qui sont transmises.

      En 1943, les Danois et les Suédois ont mis 7 000 Juifs danois en sécurité dans des bateaux qui traversaient la mer Baltique. Ils ont agi juste à temps face à une catastrophe imminente. Cette fois, l’ennemi n’est pas une armée d’occupation, mais un virus invisible. Mais la façon dont les Européens, les Grecs et les Allemands réagissent aujourd’hui face au danger de la mer Égée en dira long aux générations futures : Non seulement qui nous voulons être. Mais qui nous sommes vraiment.

    • Greece quarantines Ritsona migrant camp after finding 20 corona cases

      A migrant camp north of the Greek capital Athens has been placed under quarantine after 20 asylum seekers there tested positive for the novel coronavirus.

      The developments occurred after a 19-year-old female migrant from the camp gave birth in hospital in Athens, where she was found to be infected. Authorities then conducted tests on a total of 63 people also staying at the government-run Ritsona camp outside Athens, deciding to place the facility under quarantine after nearly a third of the tests came back positive. Meanwhile, health officials will continue to conduct tests on residents of the camp.

      The infections observed at Ritsona camp are now the first known cases among thousands of asylum seekers living across Greece, with most staying in overcrowded camps mainly on the Aegean islands. The Ritsona camp, however, is located on the Greek mainland, roughly 75 kilometers northeast of Athens, housing about 3,000 migrants.

      Quarantine and isolation at Ritsona

      The Greek migration ministry said that none of the confirmed cases at Ritsona had showed any symptoms thus far. However, in a bid to protect others, movement in and out of the Ritsona camp, will be restricted for at least 14 days; police forces will monitor the implementation of the measures.

      According to the Reuters news agency, the camp has also created an isolation area for those coronavirus patients who might still develop symptoms.

      ’Ticking health bomb’

      Greece recorded its first coronavirus case in late February, reporting more than 1,400 cases so far and 50 deaths. The country’s official population is 11 million. Compared to other EU countries at the forefront of the migration trend into Europe such as Italy and Spain, Greece has thus far kept its corona case numbers relatively low.

      However, with more than 40,000 refugees and migrant presently stuck in refugee camps on the Greek islands alone, the Greek government has described the current situation as a “ticking health bomb.”

      Aid organisations stress that conditions in the overcrowded camps are inhumane, calling for migrants to be evacuated from the Greek islands. Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis that Greece was ready to “protect” its islands, where no case has been recorded so far, while adding that he expects the EU to do more to help improve overall conditions in migrant camps and to assist relocate people to other EU countries.

      “Thank God, we haven’t had a single case of Covid-19 on the island of Lesbos or any other island,” Mitsotakis told CNN. “The conditions are far from being ideal but I should also point out that Greece is dealing with this problem basically on its own. (…) We haven’t had as much support from the European Union as we want.”

      https://www.infomigrants.net/en/post/23826/greece-quarantines-ritsona-migrant-camp-after-finding-20-corona-cases

      #camp_de_réfugiés #asile #migrations #Athènes #coronavirus

    • Greece quarantines camp after migrants test coronavirus positive

      Greece has quarantined a migrant camp after 23 asylum seekers tested positive for the coronavirus, authorities said on Thursday, its first such facility to be hit since the outbreak of the disease.

      Tests were conducted after a 19-year-old female migrant living in the camp in central Greece was found infected after giving birth at an Athens hospital last week. She was the first recorded case among thousands of asylum seekers living in overcrowded camps across Greece.

      None of the confirmed cases showed any symptoms, the ministry said, adding that it was continuing its tests.

      Authorities said 119 of 380 people on board a ferry which authorities said had been prevented from docking in Turkey and was now anchored off Athens, had tested positive for the virus.

      Greece recorded its first coronavirus case at the end of February. It has reported 1,425 cases and 53 deaths, excluding the cases on the ferry.

      It is the gateway to Europe for people fleeing conflicts and poverty in the Middle East and beyond, with more than a million passing through Greece during the migrant crisis of 2015-2016.

      Any movement in and out of the once-open Ritsona camp, which is 75 km (45 miles) northeast of Athens and hosts hundreds of people, will be restricted for 14 days, the ministry said. Police would monitor movements.

      The camp has an isolation area for coronavirus patients should the need arise, sources have said.

      Aid agencies renewed their call for more concerted action at the European level to tackle the migration crisis.

      “It is urgently needed to evacuate migrants out of the Greek islands to EU countries,” said Leila Bodeux, policy and advocacy officer for Caritas Europa, an aid agency.

      EU Home Affairs Commissioner Ylva Johansson said it was a stark “warning signal” of what might happen if the virus spilled over into less organised facilities on the Greek islands.

      “(This) may result in a massive humanitarian crisis. This is a danger both for refugees hosted in certain countries outside the EU and for those living in unbearable conditions on the Greek islands,” she said during a European Parliament debate conducted by video link.

      More than 40,000 asylum-seekers are stuck in overcrowded refugee camps on the Greek islands, in conditions which the government itself has described as a “ticking health bomb”.

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakis has said Greece is ready to protect its islands, where no case has been recorded so far, but urged the EU to provide more help.

      “The conditions are far from ideal but I should also point out that Greece is dealing with this problem basically on its own... We haven’t had as much support from the European Union as we wanted,” he told CNN.

      https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-greece-camp/greece-quarantines-camp-after-migrants-test-coronavirus-positive-idUSKBN21K

    • EU : Athens can handle Covid outbreak at Greek camp

      The European Commission says Greece will be able to manage a Covid-19 outbreak at a refugee camp near Athens.

      “I think they can manage,” Ylva Johansson, the European Commissioner for home affairs, told MEPs on Thursday (2 April).

      The outbreak is linked to the Ritsona camp of some 2,700 people who are all now under quarantine.

      At least 23 have been tested positive without showing any symptoms. Greek authorities had identified the first case after a woman from the camp gave birth at a hospital earlier this week.

      “This development confirms the fact that this fast-moving virus does not discriminate and can affect both migrant and local communities,” Gianluca Rocco, who heads the International Organization for Migration (IOM) in Greece, said in a statement.

      Another six cases linked to local residents have also been identified on the Greek islands.

      Notis Mitarachi, Greece’s minister of migration and asylum, said there are no confirmed cases of the disease in any of the island refugee camps.

      “We have only one affected camp, that is on the mainland, very close to Athens where 20 people have tested positive,” he said.

      Over 40,000 migrants, refugees and asylum seekers are stuck on the islands. Of those, some 20,000 are in Moria, a camp on Lesbos island that is designed to house only 3,000.

      It is unlikely conditions will improve any time soon with Mitarachi noting major changes will only take place before the year’s end. He said the construction of new camps on the mainland first have to be completed.

      “We do not have rooms in the mainland,” he said, when pressed on why there have been no mass evacuations from the islands.

      He placed some of the blame on the EU-Turkey deal, noting anyone transferred to the mainland cannot be returned to Turkey. Turkey has since the start of March refused to accept any returns given the coronavirus pandemic.

      Despite the deal, Mitarachi noted 10,000 people had still been transferred to the mainland so far this year. He also insisted all measures are being taken to ensure the safety of the Greek island camp refugees.

      In reality, Moria has one functioning faucet per 1,300 people. A lockdown also has been imposed, making any notions of social distancing impossible.

      He said all new arrivals from Turkey are separated and kept away from the camps. Special health units will also be dispatched into the camps to test for cases, he said.

      Mitarachi is demanding other EU states help take in people, to ease the pressure.

      Eight EU states had in early March pledged to take in 1,600 unaccompanied minors. The Commission says it expects the first relocations to take place before Easter at the latest.
      The money

      Greece has also been earmarked some €700m of EU funds to help in the efforts.

      The first €350m has already been divided up.

      Around €190m will go to paying rental accommodation for 25,000 beds on the mainland and provide cash assistance to 90,000 people under the aegis of the UN refugee agency (UNHCR).

      Another €100m will go to 31 camps run by the International Organization for Migration. Approximately €25m will go to help families and kids on the islands through the UNHCR.

      And €35m is set to help relocate others out of the camps and into hotels.

      The remaining €350m will go to building five new migrant centres (€220m), help pay for returns (€10m), support the Greek asylum service (€50m), enforce borders (€50m), and give an additional €10m each to Frontex and the EU’s asylum agency, Easo.

      https://euobserver.com/coronavirus/147973

      –-----

      Avec ce commentaire de Marie Martin, reçu via la mailing-list Migreurop, le 03.04.2020 :

      Des informations intéressantes issues de l’article de Nikolak Nielsen, paru dans EuObserver aujourd’hui sur les fonds de l’UE dédiés à l’accueil et aux transferts depuis les hotspots.

      C’est assez paradoxal de voir la #Commissaire_européenne affirmer que le Grèce pourra gérer un éruption du Covid19, laissant presque penser à un esseulement de la Grèce.

      En vérité, l’article indique, chiffres à l’appui, que plusieurs actions sont financées (700M euros dédiés dont 190M pour le UNHCR afin de payer des hébergements à hauteur de 25 000 lits sur la péninsule et de l’assistance financières à 90 000 personnes réfugiées).
      Ces #financements s’ajoutent aux engagements début mars membres de relocaliser des mineurs isolés dans d’autres pays de l’UE (8 Etats membres).

      Toutefois, si l’UE ne fait donc pas « rien », les limites habituelles au processus peuvent être invoquées avec raison : #aide_d'urgence qui va essentiellement au #HCR et à l’#OIM (100M pour l’OIM et les 31 camps qu’elle gère et 25M d’aide pour les familles et les enfants dispatchés sur les îles, via le UNHCR), 35M serviront à soutenir la relocalisation hors des camps dans des #hôtels.

      Le reste des financements octroyés s’intègrent dans la logique de gestion des #hotspots :

      350M euros serviront à construire 5 nouveaux centres
      10M pour financer les retours
      50M pour soutenir l’administration grecque dédiée à l’asile (sans précision s’il s’agit de soutien à l’aide juridique pour les demandeurs d’asile, d’aide en ressources humaines pour l’administration et l’examen des demandes, ou du soutien matériel dû dans le cadre de l’accueil des demandeurs d’asile)
      10M pour #Frontex
      10M pour #EASO

      #retour #aide_au_retour #renvois #expulsions #argent #aide_financière #IOM

  • Actions multiples pour vider les centres : nouveaux témoignages des détenu·e·s
    30/03/2020·

    À l’heure où en France certains centres de rétention sont vidés à cause du Coronavirus et alors que d’autres centres fermés brûlent en Italie, les centres fermés en Belgique sont toujours bien remplis. Remplis de détenu·e·s à qui aucune ou très peu d’informations ne sont communiquées. Nous recevons énormément d’appels de prisonnier·e·s extrêmement stressé·e·s par la situation.

    Dans plusieurs centres, les détenu·e·s essaient de résister et font entendre leurs voix en organisant des réunions, des actions collectives, des manifestations, des rencontres avec les directions des centres, des grèves de la faim, et parfois des actions moins pacifistes. Leurs protestations sont souvent réprimées, notamment par des mises au cachot pour représailles. Article de Knack : https://www.knack.be/nieuws/belgie/asielzoekers-opgesloten-maar-niet-beschermd-tegen-corona/article-longread-1582095.html

    La semaine dernière, quelques personnes enfermées dans l’aile L du centre 127bis, à bout de nerfs, ont “pété un cable” et exprimé leur colère en protestant. “It was real war” nous indiquait un témoin. Leur révolte a néanmoins été réprimée et plusieurs ont été mis au cachot.

    Des libérations spontanées de 200 à 300 personnes ont eu lieu sur les 700 personnes enfermées au début du mois de mars, uniquement les personnes “malades et vulnérables” selon l’Office des Étrangers. Ces libérations se font néanmoins au compte-goutte et de façon aléatoire à l’appréciation de l’Office des Étrangers qui aurait peur de ne pas donner une “bonne image” en libérant tout le monde d’un coup.

    Des mises en demeure et des recours devant les tribunaux en réponse au caractère illégal de la détention en période de Coronavirus permettent de libérer des détenu·e·s, mais les centres fermés détiennent toujours un certain nombre de personnes. Il est scandaleux que des détenu·e·s ne soient libéré·e·s que par l’intervention de tiers du fait du caractère illégal de ces détentions. Certains assistants sociaux tentent même de dissuader les détenu·e·s d’entreprendre des démarches, car “prendre un avocat empêchera leur libération”.

    À l’intérieur des centres fermés, le stress causé par la situation est très élevé. La plupart des détenu·e·s n’obtiennent des informations que par la télévision. Les détenu·e·s vivent avec la peur que le virus pénètre dans le centre fermé à travers le personnel qui y travaille et continue de faire des allées et venues depuis l’extérieur.

    “A la prison à côté a Turnhout, il y a eu un cas testé positif coronavirus, je suis inquiet, j’ai vu ça dans les informations. A la prison de Forest aussi. Tout le monde ici est inquiet parce que ici c’est sûr qu’il y a aussi des malades. C’est 60 personnes qui travaillent tous les jours ici dans le centre. La situation est vraiment dangereuse. On n’a pas d’informations, on ne nous dit rien . On libère certaines personnes parce qu’ils doivent réduire et puis d’autres restent ici, on ne sait pas pourquoi, alors qu’on n’a rien fait de mal.” nous partage un détenu de Merksplas.

    Les détenu·e·s se rendent bien compte du décalage entre leur sort et ce qui se passe à l’extérieur. Les conditions d’hygiène sont très critiques et dangereuses. Les détenu·e·s continuent de vivre à plusieurs dans des chambres, dans les espaces communs comme les réfectoires, les sanitaires, etc. Très peu de mesures sont prises, il n’y a quasiment pas de masques, de gants, ni de gel désinfectant pour le staff ou les détenu·e·s.

    Au centre fermé de Merksplas : “Nous sommes trois dans chaque chambre à utiliser les mêmes toilettes et la même douche et 20 personnes partent près les unes des autres dans ce bloc. Rien n’est fait pour nous protéger du virus, nous mangeons et jouons ensemble, nous touchons les mêmes portes et nous fumons dans la même pièce. Il y a beaucoup de gens qui travaillent dans ce bloc, qui entrent et sortent. Personne ne porte de masque ici et il n’y a pas de machine pour contrôler le virus.Nous avons vu à la télévision que deux prisonniers de la prison de Merksplas ont été touchés. Si tout le monde tombe malade, que vont-ils faire ? Ils doivent vider et fermer le centre pour que tout le monde puisse rester en bonne santé !”

    Dans les centres fermés de Bruges et de Holsbeek, “les médicaments sont donnés de la main à la main, sans gants ni masque.”

    Par ailleurs, une visite parlementaire a même été refusée au centre fermé de Vottem (Liège). Aucun contrôle extérieur n’est possible pour le moment. https://www.todayinliege.be/lacces-au-centre-ferme-de-vottem-refuse-a-la-deputee-sarah-schlitz-une-

    Dans les centres, certain·e·s sont enfermé·e·s depuis plusieurs mois. L’un d’entre eux attend depuis 8 mois son expulsion vers le Bangladesh. Certains sont sous l’application de la dite double peine. Il s’agit de situations dans lesquelles des personnes ont été condamnées à des peines pour troubles à l’ordre public, ont accompli leurs peines puis, à la sortie de prison, sont directement amenées en centre fermé pour être expulsées. Certains d’entre eux ont des parents, des femmes et des enfants ici en Belgique.https://www.revuenouvelle.be/Le-retour-de-la-double-peine

    Nous demandons la libération immédiate de tou·te·s les détenu·e·s des centres fermés. Les maintenir derrière ces murs alors que la Belgique entière se confine est inadmissible. Nous demandons la fermeture définitive de tous les centres, des camps et des hotspots ainsi que la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.

    https://www.gettingthevoiceout.org/actions-multiples-pour-vider-les-centres-nouveaux-temoignages-de
    #rétention #détention_administrative #asile #migrations #réfugiés #Belgique #coronavirus

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    https://seenthis.net/messages/835410

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  • Non aux drones tueurs israéliens pour contrôler les #frontières_européennes

    A l’occasion de la journée de la Terre et des 2 ans du début de la Grande Marche du Retour à Gaza, une large coalition européenne d’ONG, syndicats, associations de migrants etc. lancent ce lundi 30 mars une pétition pour dire STOP aux #drones_israéliens pour surveiller les frontières de l’Union européenne et contrôler l’entrée de migrants sur son territoire.

    Israël utilise la pandémie comme un écran de fumée pour accélérer l’annexion de facto en Cisjordanie et accroître la répression. Le COVID19 se répand dans la bande de Gaza assiégée, avec seulement 200 kits de dépistage et 40 lits de soins intensifs pour 2 millions de personnes. Toute réponse effective est impossible. Pendant ce temps, l’UE continue de fermer les frontières et emprisonne littéralement les migrants dans des camps surpeuplés.

    Mobilisons-nous où que nous soyons, en ligne : Nous avons besoin de solidarité, pas de militarisation ni de drones tueurs israéliens !

    Depuis novembre 2018, l’Agence européenne pour la sécurité maritime (#EMSA) a loué, par l’intermédiaire de la compagnie portugaise #CeiiA, deux drones #Hermes_900, appelés encore « #drones_tueurs » et fabriqués par la plus grande entreprise militaire d’Israël, #Elbit_Systems. Selon le contrat de #location pour deux ans, pour un montant de 59 millions d’euros, les drones sont utilisés principalement pour mettre en place les politiques répressives anti-immigration de l’Union européenne. Les experts condamnent ce changement vers la surveillance aérienne en tant qu’il constitue une abrogation de la responsabilité de sauver des vies. Pire encore, les drones tueurs d’Elbit assistent #Frontex et les autorités nationales en #Grèce, où migrants et réfugiés ont été ciblés en mer à balles réelles.

    Elbit Systems développe ses drones avec la collaboration de l’#armée_israélienne et promeut sa technologie en tant que « testée sur le terrain » — sur les Palestiniens. L’entreprise fournit 85% des drones utilisés par Israël dans ses assauts militaires répétés et son inhumain siège permanent de Gaza. Les drones Hermes ont tué les quatre enfants jouant sur la plage pendant l’attaque d’Israël sur Gaza en 2014.

    Ces drones peuvent tuer mais ne peuvent sauver des vies.

    https://plateforme-palestine.org/Non-aux-drones-tueurs-israeliens-pour-controler-les-frontieres
    #Israël #drones #contrôles_frontaliers #EU #UE #Europe #surveillance #complexe_militaro-industriel #pétition #frontières #migrations #asile #réfugiés #militarisation_des_frontières

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  • Berlin ready to airlift Greek island refugees

    German activists have collected funds to start airlifting refugees and asylum seekers from the Greek islands to Berlin.

    “If the governments say yes, we can start immediately. It is a matter of organisation with a flight broker, which means it could take two days,” Axel Steier of the German NGO #Mission_Lifeline, told EUobserver on Tuesday (31 March).

    Steier, who co-founded the NGO, says they collected €55,000 in donations following plans by city of Berlin state politicians to relocate 1,500 people or possibly more stuck on the Greek islands to the German capital.

    He says German church affiliated charity organisations like #Diakonie and #Stadtmission_Berlin have agreed to help when it comes to housing the new arrivals.

    The money collected covers two flights but the NGO is seeking more donations to continue future airlifts.

    “We try to finance more now so we can make an airlift between #Lesbos and Berlin and if there is more money and more willing local governments we can bring more,” said Steier.

    Some 42,000 refugees, asylum seekers and migrants are spread out across five Greek Aegean islands. Of those, around 20,000 are crammed into Moria, a camp on the island of Lesbos, and whose facilities are designed to accommodate 3,000.

    Faced with deplorable conditions described as among the worst in the world when it comes to refugee camps, fears are mounting of a looming Covid-19 outbreak amid reports by Human Rights Watch that Greece is also arbitrarily detaining nearly 2,000 people on the mainland.

    The urgency of the efforts to decongest the islands has since led to a new proposal by the Berlin state government to bring in the most vulnerable.

    In an interview with German media outlet Der Tagesspiegel, Berlin’s justice minister Dirk Behrendt said the idea had received cross party support at the state level and that the city is ready to take in people.

    “The red-red-green state government is completely on the same page,” he said, in reference to party coalition colours spanning the Social Democratic Party, Left Party, and the Greens.

    “If something doesn’t happen very quickly at the federal level - and for me this is more a question of hours than days - then Berlin is also prepared to take its own steps together with civil society organisations and fly people out of Lesbos,” he said.

    He noted while Germany was able to repatriate 170,000 holiday-makers around the world in a matter of days due to the pandemic, the federal government is still dithering about on earlier pledges to relocate unaccompanied minors from Greece.

    “There is apparently a reluctance in Germany because there are fears of playing into the hands of the AfD [Alternative for German, a far-right political party] with a large-scale evacuation operation,” he told Tagesspiegel.

    The EU had earlier this year cobbled together a plan to evacuate 1,600 unaccompanied minors in the aftermath of Turkey’s failed efforts to force political concessions after opening its borders for migrants to cross into Greece.

    Croatia, France, Germany, Ireland, Italy, Luxembourg and Portugal were among the first to agree to take in the minors but the proposal stalled following the outbreak of Covid-19. Some states, such as the Netherlands, have flat out refused.

    “We are not willing to take over children,” said Dutch migration minister Ankie Broekers-Knol earlier this month.

    https://euobserver.com/coronavirus/147944
    #Allemagne #asile #migrations #réfugiés #pont_aérien #Grèce #îles #évacuation #relocalisation #société_civile #Berlin #solidarité #accueil #hébergement #coronavirus #vulnérabilité

    ping @thomas_lacroix @isskein

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    @karine4 en lien avec la question des #villes-refuges, quelques citations :

    Berlin’s justice minister Dirk Behrendt said the idea had received cross party support at the state level and that the city is ready to take in people.

    “If something doesn’t happen very quickly at the federal level - and for me this is more a question of hours than days - then Berlin is also prepared to take its own steps together with civil society organisations and fly people out of Lesbos,” he said.

    Ajouté à la métaliste sur les villes-refuge

  • Plusieurs fils sur le Covid-19 et les migrations ouverts par #Nelly_Robin et #Thomas_Lacroix

    Pour favoriser l’accès aux informations liées au Covid19 dans un contexte de migration, nous proposons des Fils d’actualité, mis à jour au moins quotidiennement ; ils réunissent des articles et des vidéos des médias internationaux et nationaux, en anglais et en français.

    Deux Fils d’actualité sont mis en ligne :

    un Fil CEPED-MIGRINTER-IC MIGRATIONS-Monde : https://seenthis.net/people/thomas_lacroix
    @thomas_lacroix
    un Fil CEPED-MIGRINTER-IC MIGRATIONS-Afrique : https://seenthis.net/people/ceped_migrinter_afrique
    @ceped_migrinter_afrique
    un Fil CEPED-MIGRINTER-IC MIGRATIONS-Moyen-Orient : https://seenthis.net/people/tony_rublon
    @tony_rublon

    Ils seront enrichis dans les prochains par d’autres Fils régionaux couvrant notamment l’Asie, l’Amérique latine et les Balkans.

    L’objectif est également de produire des analyses à partir de ces bases de données et d’identifier les nouvelles problématiques qui émergent progressivement dans les pays d’origine, de transit et d’accueil.

    http://icmigrations.fr/2020/03/30/covid-19-et-migrations

    #coronavirus #migrations #asile #covid-19

    ping @seenthis @isskein @_kg_ @i_s_ @karine4

  • ‘A beautiful thing’ : the African migrants getting healthy food to Italians

    After years of exploitation, former fruit pickers set up a co-operative near Rome selling vegetables and yoghurt. Now they are working ‘twice as hard’ to get supplies to families under lockdown.

    Ismail bends over the vegetables in the middle of the field and shouts to his co-worker – “Lorè you’re doing nothing and your back already hurts?” – as he deftly separates a head of cauliflower from its long leaves and throws it into a waiting box.

    His co-workers Lorenzo and Cheikh also get up, lifting boxes packed with produce after their morning’s work. Today the sun is shining here in Italy but there is no time to pause and enjoy it. Salad and spinach picked from other fields must be washed alongside the cabbages and cauliflowers; boxes for delivery have to be readied and loaded into the van.

    This is Barikama, a co-operative started in 2011 by a group of young Africans. Many of the founders took part in the Rosarno revolt, an uprising in January 2010 in which hundreds of African fruit pickers whose labour was being exploited in Italy’s citrus groves rose up in support of a workmate seriously injured in a racist attack. The rebellion broke the silence surrounding the conditions of immigrant workers in the Italian countryside.

    Ten years on, the members of Barikama find themselves on the frontline of Italy’s deadly battle against Covid-19. Every day, while the people in their community are in lockdown in their homes, Ismail and his colleagues are out in the field and in the warehouse, packing delivery boxes of vegetables and dairy products to help feed increasing numbers of local households.

    “The demand is higher than ever because people can’t go out, we’re working twice as hard as we’ve ever done,” says Modibo, a 32-year-old from Mali who arrived in Lampedusa in 2008 and is one of the co-founders of the Barikama co-operative, which is based at Casale di Martignano, 22 miles from Rome.

    “Every day all day is just farming and deliveries. Every day we’re getting new orders and we won’t stop working because people need us. Yet even though it is very hard, to feel useful to people in this awful moment, it makes me very happy.”

    For Modibo and all the members of the co-operative this job is also a form of redemption from exploitation: “barikama” means “strength” or “resistance”in the Malian dialect Bamara.

    The co-operative has its warehouse in Pigneto, a historic working-class neighbourhood of Rome.

    At seven in the morning the sky begins to lighten. “Something has changed in our life,” says Modibo. “If you’re not rich, you can’t afford to heal yourself and buy medicines. If a person you love falls ill you can’t do anything, and you lose your mind.”

    Each morning the young members of the Barikama co-operative meet at the warehouse to load the van and then divide their daily duties among field work, deliveries and taking food to local markets.

    One of these is the Trieste market in Via Chiana. While normally the market bustles with customers, in the current lockdown only 24 people are allowed in at a time. Today it is Tony’s turn to man the Barikama stall. Tony arrived in Italy four years ago from Nigeria and shortly after began labouring in the tomato fields of Foggia alongside hundreds of other migrants and refugees. “In Foggia they gave €4 for each 350kg box filled, it was like a race,” he says.

    Another co-operative member, Cheikh, was a football player in Senegal and studied biology at university. When he arrived in Italy in 2007 he worked in the fields to survive. “I looked around at the situation and always did the maths,” he says. “In Rosarno there were between 200 and 300 people working without contracts for over a month. It’s not possible that nobody noticed. How did they escape paying taxes on all that money they were making?”

    The idea for the co-operative came from a friend at a social centre that the men attended after the 2010 Rosarno uprisings. All of the men knew how to farm. She suggested that they come together and start producing their own food. “At the beginning we were making our own yogurt and we managed to make only about €5 or €10 each, which at least allowed us to call home,” says Chiekh.

    In 2014 they formed a co-operative and found a place to base themselves, the Casale di Martignano, a farmhouse in Martignano. They made agreements with the farm owners to start dairy farming, to rent the machinery to start producing yogurt and then to farm the property’s unused fields. Six years on, Barikama cultivates six hectares of orchards and produces up to 200 litres of yogurt a week.

    In one of the fields, Cheikh checks the weight of the freshly packed crates before loading the van. The co-operative’s finances are managed carefully. Something is always set aside and the rest of the profits divided equally.

    In one of the fields, Cheikh checks the weight of the freshly packed crates before loading the van. The co-operative’s finances are managed carefully. Something is always set aside and the rest of the profits divided equally.

    According to Cheikh, the goal now is to gain more autonomy, extend distribution and increase wholesale sales to guarantee a stable salary for everyone.

    “It’s not much, but 2019 went well, an average of €500 per month, €700 in the last months of the year,” he says with a smile. “In summer for a month we gave up wages, but we didn’t lose money.”

    Now, they feel that they are performing a vital task in keeping their customers healthy in a time of extreme trauma and fear.

    “It’s a beautiful thing that we are helping feed the community in these terrible times,” says Cheikh as he turns and gets back to work.

    https://www.theguardian.com/world/2020/apr/01/a-beautiful-thing-the-african-migrants-getting-healthy-food-to-italians

    #Italie #agriculture #coronavirus #migrations #alimentation

    #photographie #Giacomo_Sini

    ping @albertocampiphoto @wizo @karine4 @isskein @thomas_lacroix

    Ajouté à la métaliste coronavirus / agriculture /migrations :
    https://seenthis.net/messages/836693

  • Jean Ziegler : « Nous avons recréé des camps de concentration »
    https://www.illustre.ch/magazine/jean-ziegler-avons-recree-camps-concentration

    Il est rentré bouleversé d’une mission pour l’ONU sur l’île grecque de Lesbos, où se trouve le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria. Jean Ziegler accuse l’Europe de bafouer les droits de l’homme et publie « Lesbos, la honte de l’Europe ». Rencontre avec un rebelle dont la colère ne faiblira jamais.

    – Que se passe-t-il sur ces îles grecques justement ? Qu’avez-vous vu dans le camp de réfugiés de Moria ?
    – Des barbelés, de la nourriture avariée, des conditions d’hygiène absolument affreuses. A Moria, les toilettes sont insalubres et ne ferment pas. Il y en a une pour plus de 100 personnes. Les douches sont à l’eau froide. Le camp se divise en deux. A l’intérieur du camp officiel, plusieurs familles se partagent un seul container, ce qui ne leur laisse que 6 m2 pour vivre. A l’extérieur, ce que les officiels appellent poétiquement « l’oliveraie », c’est un bidonville à l’image de ceux de Manille ou de Dacca. Les enfants jouent dans les immondices entre les serpents et les rats, et lorsqu’il neige, les tentes s’effondrent. Ces camps de réfugiés qu’on appelle des « hot spots » sont de véritables camps de concentration. Les suicides s’y multiplient, les enfants s’y automutilent. C’est le seul endroit, dans le monde entier, où Médecins sans frontières a une mission spécifiquement pédopsychiatrique pour essayer de détourner la volonté de suicide des enfants et adolescents.

    – Mais pourquoi donc ces camps ne ferment-ils pas ?
    – L’Europe crée ces conditions dans un seul but : décourager les réfugiés de quitter leur enfer. Les « hot spots » sont donc un repoussoir, mais c’est complètement inefficace, parce que si vous vivez sous les bombes à Idlib ou dans les attentats quotidiens de Kaboul, vous partez de toute façon, quelles que soient les nouvelles qui vous viennent de Moria. D’ailleurs, les gens continuent d’arriver par centaines à Lesbos.

    – Vous parlez beaucoup de responsabilité personnelle. Comment nous, simples citoyens, sommes-nous responsables de ce qui arrive aujourd’hui aux réfugiés de Moria ?
    – Notre responsabilité est totale. Nous refoulons les réfugiés vers l’enfer auquel ils ont essayé d’échapper avec une stratégie de la terreur. Nous créons de véritables camps de concentration avec des conditions totalement inhumaines. Voyez ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, à Idlib : ces bombardements sont affreux mais on ne peut pas dire que nous en sommes responsables. En Grèce, ni vous ni moi ne sommes à l’origine des crimes qui se commettent à Moria, mais nous sommes Européens et donc complices. Ce silence qui couvre ce crime-là est effrayant, intolérable. Mon livre est un appel, un livre d’intervention, une arme pour provoquer le réveil de la conscience collective européenne.

    – Vous accusez l’Europe de violer les droits de l’homme mais aussi le droit d’asile et la Convention des droits de l’enfant quotidiennement à Moria. De quelle façon ?
    – L’hypocrisie des Etats européens est renversante. Nous fêtons cette année le 30e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. Savez-vous que dans le camp de Moria, 35% des 18 000 occupants sont des femmes et des enfants qui ont moins de 10 ans ? Pourtant, il n’y a pas la trace d’une école, d’une crèche. Rien du tout. Les gouvernements des pays européens, qui fêtent aujourd’hui cette convention qu’ils ont signée et ratifiée avec des cérémonies un peu partout, créent des conditions qui sont la négation des droits de l’enfant et qui assurent son dépérissement et sa souffrance. Le droit à l’alimentation est aussi violé. Le camp de Moria est une ancienne caserne. C’est donc le Département de la défense qui est en charge de la nourriture distribuée aux réfugiés et qui vient du continent. Très souvent, le poulet, le poisson sont avariés. J’ai assisté à une dizaine de distributions de nourriture. Les gens attendent trois à quatre heures dans la queue, il y a souvent des bagarres et, quatre fois sur dix, j’ai vu des gens jeter directement leur nourriture et ne garder que les pommes de terre, le riz ou les spaghettis qui l’accompagnent. L’Union européenne paie mais les généraux grecs, souvent corrompus, s’accordent avec des sociétés de traiteurs et détournent une partie de l’argent envoyé par l’UE. Ce que les réfugiés reçoivent comme nourriture est scandaleusement insuffisant et personne ne peut rien y faire car l’armée grecque est souveraine.

    #leur_travail_de_nazi #racisme #europe #immigration #camps_de_concentration et avec le virus on peu dire #camps_d'extermination

  • ROTTA BALCANICA ultima fermata

    La rotta balcanica è quel percorso che per migliaia di persone rappresenta la speranza di un futuro in Europa.
    Il documentario racconta di come #Trieste sia diventata una delle principali porte d’accesso europee per chi scappa da guerre e miserie.
    Racconta delle violenze subite lungo il percorso ma anche di come un certo tipo di accoglienza possa fare la differenza tra l’emarginazione e l’integrazione.

    https://vimeo.com/393507989


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