#milgram

  • Israel’s conducts mass psychological experiment on #Gaza
    https://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium-israel-s-mass-obedience-experiment-and-gaza-loses-1.6383071

    This study is much more successful than the famous experiment carried out by social psychologist Stanley #Milgram 55 years ago, and the Israelis are the guinea pigs

    The experiment is about compliance and cruelty; it’s an experiment on adapting to increasing cruelty. It’s much more successful than the famous experiment carried out by social psychologist Stanley Milgram 55 years ago, about a year after the Eichmann trial.

    [...]

    The experiment on us Israelis has been going on since 1991; thousands of Israelis take part while tens of thousands egg them on. Gaza is an enclave that we have shut in; only few Gazans receive permission to enter and leave, cut off from the world. It’s a place with polluted water because we refuse to connect the Strip to the country’s other water resources, demanding that 2 million people suffice with a piece of the coastal aquifer that in 1947 provided water to 80,000 people.


  • Retour – décevant – sur l’expérience de Milgram
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/retour-decevant-sur-lexperience-de-milgram

    Difficile, lorsqu’on s’intéresse à la #psychologie, de passer à côté de la fameuse expérience de Stanley Milgram, un véritable classique. Rappelons brièvement son déroulement : un chercheur expliquait aux participants qu’il s’agissait d’une étude sur l’apprentissage. Une personne assise sur une chaise et bardée d’électrodes devait répondre à une série de (...)

    #A_lire_ailleurs #Recherches #économie_comportementale #science


  • Comment convaincre aisément quelqu’un qu’il a commis un crime | Passeur de sciences
    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/02/03/comment-convaincre-aisement-quelquun-quil-a-commis-un

    C’est une donnée qui fait mal. Selon l’organisme américain Innocence Project, dont l’objectif est de faire sortir de prison celles et ceux qui ont condamnés par erreur, environ 30 % des personnes innocentées sur la base de l’ADN ont au préalable avoué un crime qu’elles n’ont pas commis. En France, un des exemples les plus mémorables de ce phénomène est celui de Patrick Dils, condamné – par deux fois – à tort pour le meurtre de deux garçons à Montigny-lès-Metz en 1986, après avoir reconnu les faits face aux enquêteurs. Si l’on met de côté les pratiques policières qui consistent à extorquer des aveux, lesquels constituent une des plus puissantes preuves retenues par la machine judiciaire, l’aspect le plus troublant du sujet tient au fait que, bien souvent, les suspects finissent par croire à la vraisemblance de l’histoire inventée qu’ils racontent, grâce à la force des « faux souvenirs ». C’est pour comprendre la manière dont fonctionne ce processus que deux psychologues, Julia Shaw (université du Bedfordshire, Royaume-Uni) et Stephen Porter (université de Colombie-Britannique, Canada), ont élaboré une expérience originale dont les résultats, qui viennent d’être publiés par la revue Psychological Science, eux aussi dérangent, car ils montrent à quel point il est simple de convaincre une personne qu’elle a commis un crime (au sens anglo-saxon du terme)...

    #brrrr

    • À force de vivre, je me rends compte que de se souvenir d’une chose, c’est en commencer la falsification. Parce qu’on trie ce qui est « utile » de se souvenir à chaque passage (plus on se souvient, plus les détails disparaissent) et qu’on reconstitue ce qui manque (parce que les choses signifiantes d’un souvenir ne sont pas les mêmes selon le moment, le motif pour lesquels on appelle le souvenir), soit en comparant avec d’autres souvenirs connexes, soit par les apports extérieurs, les récits des autres personnes impliquées dans l’évènement d’origine.

      Par contre, je pense qu’on a un noyau dur de souvenirs « constitutifs » de notre personnalité et que notre intégrité mentale dans la vieillesse doit dépendre pas mal de ma manière dont les souvenirs ont été stockés et/ou souvenus/falsifiés.
      J’ai trouvé remarquables les témoignages de personnes âgées qui se mettent à se souvenir avec une acuité très forte de choses qu’elles avaient « oublié » pendant l’essentiel de leur vie. J’ai l’impression que ce noyau de souvenirs est à peu près intact tout au long de la vie, car « non-accédé » et donc « non-falsifié ».
      #mémoire

    • cette expérience, si elle se justifie scientifiquement me met très mal à l’aise éthiquement. Au nom de la science, peut-on ainsi manipuler des personnes ?

    • L’étude et son résumé

      Constructing Rich False Memories of Committing Crime
      http://pss.sagepub.com/content/early/2015/01/14/0956797614562862.abstract

      Memory researchers long have speculated that certain tactics may lead people to recall crimes that never occurred, and thus could potentially lead to false confessions. This is the first study to provide evidence suggesting that full episodic false memories of committing crime can be generated in a controlled experimental setting. With suggestive memory-retrieval techniques, participants were induced to generate criminal and noncriminal emotional false memories, and we compared these false memories with true memories of emotional events. After three interviews, 70% of participants were classified as having false memories of committing a crime (theft, assault, or assault with a weapon) that led to police contact in early adolescence and volunteered a detailed false account. These reported false memories of crime were similar to false memories of noncriminal events and to true memory accounts, having the same kinds of complex descriptive and multisensory components. It appears that in the context of a highly suggestive interview, people can quite readily generate rich false memories of committing crime.


  • Gina Perry, Behind the Shock Machine: The Untold Story of the Notorious Milgram Psychology Experiments (2012) chez #Monoskop
    http://monoskop.org/log/?p=9276

    When social psychologist Stanley #Milgram invited volunteers to take part in an experiment at Yale in the summer of 1961, none of the participants could have foreseen the worldwide sensation the results would cause. Milgram reported that the volunteers had repeatedly shocked a man they believed to be in severe pain, possibly even dying, because an authority figure had told them to, and he linked this behavior to atrocities perpetrated by ordinary people under the Nazi regime.

    In Behind the Shock Machine, noted psychologist and author Gina Perry unearths for the first time the full story of this controversial experiment and its startling repercussions. Interviewing the original participants and delving deep into the Yale archives and Milgram’s unpublished files and notebooks, she pieces together a more complex picture of this flawed experiment: volunteers were not as obedient as later claimed; they were subjected to more intense and sustained pressure; some left unaware that the shocks had been faked; and, most significantly, many participants remain haunted by what they had done. Fleshed out with dramatic transcripts of the tests themselves, Perry puts a human face on the statistics and offers a gripping, unforgettable tale of one man’s ambition and an experiment that defined a generation.

    #comportementalisme #livre

    • Conclusion : les nazis n’étaient pas les monstres tels qu’on nous les présentaient, c’étaient des gens normaux qui ne discutaient pas les ordres. Il y a eu des exceptions, mais les exceptions confirment la règle.

      Les nazis auraient pu être français plutôt qu’allemand. Ça peut encore venir, vu le succès de Requine La Haine.


  • Dans la collection Zones des éditions La Découverte, une belle série de bouquins sur l’histoire du #comportementalisme. Dernière parution : Expérience sur l’obéissance et la désobéissance à l’autorité de Stanley Milgram. Lisible en ligne, comme toute cette collection :
    http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=172

    Avec une préface de Michel #Terestchenko, lui-même auteur du fort intéressant Du bon usage de la #torture, ou comment les démocraties justifient l’injustifiable (même éditeur).

    Si l’expérience de #Milgram fut une « expérience choc », une des plus troublantes et, certainement, la plus connue de toute l’histoire de la #psychologie sociale moderne, c’est qu’elle révéla, au cœur de la nature humaine, une propension effrayante des individus à obéir, dans certaines circonstances, à une #autorité qui leur donnait l’ordre d’infliger de terribles souffrances à une victime innocente :

    "C’est peut-être là l’enseignement essentiel de notre étude : des gens ordinaires, dépourvus de toute hostilité, peuvent, en s’acquittant simplement de leur tâche, devenir des agents d’un atroce processus de destruction."

    Milgram voyait là une illustration empirique incontestable du paradigme de la « banalité du mal » qu’Hannah #Arendt note avait exposé, en 1963, dans son livre controversé sur Eichmann. Le scientifique rencontrait la philosophe dans la mise en évidence d’une vérité anthropologique universelle qui ne cesse, aujourd’hui encore, de nous surprendre et de nous inquiéter. Mais comment Stanley Milgram en était-il arrivé là ?

    UNE MISE EN SCÈNE SOPHISTIQUÉE

    L’expérience sur l’#obéissance, telle que nous la connaissons aujourd’hui dans sa forme finale, avait été précédée, fin novembre-début décembre 1960, par une série d’études pilotes conduites avec une vingtaine d’étudiants de l’université Yale. Dans une lettre adressée au Bureau de la recherche navale (Office of Naval Research), que Milgram avait écrite afin d’obtenir un financement public pour ses recherches, il en avait clairement décrit le protocole de base :

    "Les sujets croient qu’ils participent à une expérience sur l’apprentissage humain […]. Le sujet actionne un panneau de commande, consistant en une série de commutateurs, disposés en ligne. Le commutateur à gauche est étiqueté “1. Choc très léger” ;… le commutateur à l’extrême droite “15. Choc extrême : danger”. Ce panneau de commande permet au sujet A (le sujet naïf) d’administrer une série graduée de chocs électriques au sujet B (la victime). Il va sans dire que le sujet B, la victime, ne souffre pas réellement, mais est complice de l’expérimentateur. Le sujet A l’ignore et croit qu’il administre réellement des chocs au sujet A.

    À mesure que l’expérience sur l’apprentissage continue, le sujet reçoit l’ordre de délivrer des chocs de plus en plus élevés. Les résistances internes devenant plus fortes, à un certain moment, il refuse de continuer l’expérience. Le comportement qui précède cette rupture, nous le considérerons comme obéissance, en ce que le sujet exécute les ordres de l’expérimentateur. Le point de rupture est l’acte de désobéissance."

    #livre


  • L’anarchie, pas facile. Vue les facilités de l’influence de chacun-e. Jean-Léon Beauvois nous explique en vidéos.
    http://www.dailymotion.com/video/xojq13_jean-leon-beauvois-1-2_creation


    http://www.dailymotion.com/video/xoy8kn_jean-leon-beauvois-2-2_creation

    Son dernier livre est « Les influences sournoises », Précis des manipulations ordinaires. Mais il a aussi écrit d’autres livre du même tonneau.
    #manipulation #scepticisme #beauvois