• #guerre #militarisme #barbarie #étatisme #nationalisme #impérialisme #antimilitarisme #antiguerre #antiétatisme #internationalisme #Paix #anarchisme

    ★ 2023 : POUR UN COMBAT ANTIMILITARISTE SANS MERCI...

    « Pas un homme, pas une arme pour l’État. C’est ainsi que l’anarchiste Rudolf Rocker s’exprimait au congrès des travailleurs de l’industrie de l’armement à Erfurt en mars 1919. Une revendication qui est encore nécessaire aujourd’hui, étant donné les scènes de guerre qui existent aujourd’hui dans le monde. D’une part, en France, le culte de l’armée et de tout type de force armée continue d’être promu. Les jeunes sont endoctrinés dans le nationalisme, la soumission à l’État et l’admiration de l’armée ou de tout type de force armée dans les lycées, par le SNU, etc. (...) »

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2020/01/2020-pour-un-combat-antimilitariste-sans-merci.html

  • 31 janvier 1969 : meeting commun Lutte Ouvrière et Rouge (#LCR). « Les interventions des représentants de #Lutte_Ouvrière (#LO) » (1, 2 et 3)
    #archiveLO (5 février 1969)

    1ère intervention :
    – Parti et #spontanéité
    – Notre conception du #parti
    – Le #stalinisme et la conscience socialiste de la #classe_ouvrière
    – Force et faiblesse de l’#extrême-gauche
    – La tâche essentielle des #révolutionnaires
    – L’activité vers les entreprises et la construction du parti révolutionnaire

    2ème intervention :
    – Le poids de l’appareil stalinien dans les entreprises
    – Le #PCF contre les #militants_révolutionnaires
    – La nécessité d’une #organisation_révolutionnaire

    3ème intervention :
    – Nos divisions : principal obstacle à notre liaison avec la classe ouvrière
    – Les bases possibles de l’unité
    – Aujourd’hui, pas de #parti_Bolchevik, mais un parti révolutionnaire

    #répression #lutte_de_classe

  • L’évolution ultime du #militarisme, c’est la guerre généralisée avec la mobilisation générale de millions de combattants, la militarisation de la production, la destruction méthodique de pays entiers, de villes, d’infrastructures, de forces productives immenses, de vies humaines innombrables. La guerre en Ukraine, après celles en Irak, en Syrie, au Yémen et ailleurs, donne un petit aperçu de cette barbarie. La seule voie pour éviter une barbarie plus grande encore, qui frapperait l’ensemble des pays de la planète, c’est d’arracher aux capitalistes la direction de la société.

    La guerre en Ukraine accélère la militarisation [Lutte de classe n°226 - septembre-octobre 2022]
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/la-guerre-en-ukraine-accelere-la-militarisation_404295.html

    #guerre_en_Ukraine #troisième_guerre_mondiale #impérialisme

  • Histoire d’un (non)militant
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#HenriSimon

    A la croisée des chemins du marxisme et de l’anarchisme, Henri Simon (notice Maitron), né le 25 novembre 1922 à Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne), est depuis plus de cinquante ans un observateur et un analyste attentifs des mouvements sociaux dans le monde. Adhérent de Socialisme ou Barbarie en 1953, puis fondateur avec Claude Lefort d’Informations Liaisons ouvrières (ILO) qui se transforma en Informations et correspondances ouvrières (ICO), il a toujours privilégié l’autonomie de la classe ouvrière, combattant la mainmise d’un quelconque parti sur celle-ci. Se reconnaissant dans le communisme de conseil, il se demande malgré tout si cette forme d’organisation révolutionnaire est encore compatible avec l’évolution du capitalisme, morcelé et mondialisé. Depuis 1975, il participe aux activités (...)

    https://kanalb.net/media/labournet/filmonline_1.mp4

    #anarchisme #conseillisme #HenriSimon #militantsime #MouvementsSociaux

  • Entre la #Grèce et la #Turquie, une frontière de plus en plus meurtrière

    Athènes continue de renforcer la surveillance de la région de l’Evros, qui sépare le pays de son voisin. Les exilés passant par les terres militarisées de la région sont instrumentalisés, au détriment de leur droit d’asile, comme le montrent les dérives et les drames rapportés en 2022.

    AlexandroupoliAlexandroupoli, Orestiada, Poros (Grèce).– Dans le ciel plombé de ce matin de décembre, le vent frappe le drapeau grec à l’entrée de Poros. Un chien errant détale sur la route abîmée qui longe l’église orthodoxe. Il laisse filer les voitures de police, rares véhicules à traverser ce village des confins de l’Evros, un nome (division administrative) du nord-est de la Grèce. Au nord, au loin, s’élèvent les collines de la Bulgarie ; à l’est s’étend la campagne turque.

    Les patrouilles s’avancent jusqu’à un long mur. Séparant la Grèce de la Turquie, ce serpent d’acier tranche des plaines vides sur 27 kilomètres. Ses poteaux de cinq mètres de haut épousent les courbes de l’Evros. Le fleuve, appelé Meriç en turc et Maritsa en bulgare, délimite la frontière gréco-turque, d’une longueur totale d’environ 200 kilomètres.

    Objectif de ce mur, « obstacle technique » comme le nomment les autorités grecques : « Dissuader les migrants de venir et affecter le commerce des passeurs. » Il bouche les points d’accès fréquentés de cette rivière boueuse au lit étroit que les personnes exilées franchissent à la rame. Athènes a investi 63 millions d’euros, selon la presse locale, pour construire cet édifice en 2021.

    Depuis plus de trente ans, les migrants d’Afrique ou d’Asie qui veulent trouver refuge dans l’Union européenne traversent cette frontière entre la Turquie et la Grèce, deux pays membres de l’Otan en désaccord sur la délimitation de leurs frontières maritimes. En 2022, 5 000 personnes sont officiellement parvenues à traverser le fleuve, majoritairement venues de Turquie, de Syrie ou d’Afghanistan, fuyant des conflits ou des tensions politiques. À l’ombre des regards, car personne ne pénètre ce coin de nature : c’est une zone militaire grecque inaccessible sans l’autorisation d’Athènes. Seuls les drones, les caméras thermiques, l’armée et la police ont un œil sur cette frontière.

    Tout est fait pour la rendre hermétique. « Il est illégal de venir sur le territoire grec clandestinement, nous faisons en sorte que les migrants ne rentrent pas, c’est notre travail », précise Giorgos Tournakis, le major de police du département du nord de l’Evros. « Nous détectons les migrants de l’autre côté, grâce à notre matériel, explique un autre agent de police anonyme, en désignant, à quelques mètres, la rive turque hérissée de roseaux. Nous montrons notre présence. Nous utilisons les sirènes, les haut-parleurs, etc. Souvent cela fonctionne, les migrants rebroussent chemin. »

    Il n’existe pourtant aucune entrée pour les exilé·es voulant requérir l’asile en Grèce. « Pour cela, ils doivent aller formuler cette demande à l’ambassade d’Athènes en Turquie », répond le ministère grec de l’immigration.

    Ce mur en pleine nature n’est qu’un aperçu de la frontière gréco-turque que les forces de l’ordre grecques quadrillent. La police et l’armée sont les recruteuses principales du secteur, confirment les habitant·es, même si les autorités ne donnent aucun chiffre global. 400 renforts de police sont arrivés en 2022, 250 arriveront en 2023, selon le major Tournakis.

    Les villages isolés qui constellent les collines rousses et les sous-bois d’arbres nus sont fantomatiques, loin de l’image des îles grecques touristiques. Ici, les grappes d’oiseaux survolent les maisons trapues, boulangeries ou stations d’essence à l’abandon. En dix ans, 8 % de la population a déserté les champs de tournesol, de blé, de coton, principale activité devenue peu rentable, pour se diriger vers des villes grecques ou européennes. Nombre de celles et ceux qui restent s’engagent pour ou avec l’État.

    Le gouvernement grec de droite de la Nouvelle Démocratie justifie cette surveillance accrue de la frontière par l’épisode de mars 2020. Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, avait annoncé son ouverture, provoquant l’afflux de milliers de réfugié·es. En alerte, Athènes avait bloqué leur venue et massé ses soldats.

    La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, déclarait alors que la Grèce était le « bouclier de l’Europe ». L’expression est toujours appréciée par Manos Logothetis, le secrétaire d’État grec à l’immigration, qui nous reçoit dans son bureau à Athènes. « Nous préférons être le bouclier plutôt que l’idiot de l’Europe ! », s’emballe ce politicien volubile, entre deux bouffées de cigarette et gorgées de café froid. Ce langage martial utilisé par l’UE pour contrer la migration semble aussi avoir fait office de blanc-seing à Athènes pour la fortification de sa frontière.

    « Nous construisons des barrières à nos frais pour arrêter les traversées illégales de migrants. Mais l’UE ne paie pas, car sinon d’autres pays, comme la Pologne, par exemple, pourraient aussi demander à ce que l’on paye leurs murs frontaliers », précise Manos Logothetis. Le gouvernement grec va d’ailleurs prolonger en 2023 les murs antimigrants dans l’Evros jusqu’à 80 kilomètres, annonce-t-il. L’UE octroie à Athènes d’autres aides parallèles pour la gestion de l’immigration. Depuis 2018, environ 1,9 milliard d’euros ont été alloués à la Grèce. Quatre-vingt-six agents et experts de l’agence européenne Frontex sont ainsi présents dans l’Evros.

    À entendre Manos Logothetis, la politique migratoire grecque semble parfois se confondre avec sa politique de défense, elle-même liée à la Turquie. « La migration est politique, dix fois plus qu’il y a vingt ans, l’instrumentalisation des migrants [par Ankara – ndlr] est incomparable aujourd’hui, s’exclame le secrétaire d’État grec. En mars 2020, la Turquie a manipulé les réfugiés pour nous mettre sous pression. Elle pourrait très bien recommencer en 2023, par exemple. Car cette année est importante politiquement. Nous avons des élections législatives et la Turquie a une élection présidentielle. » Dans les deux pays, les scrutins devraient se tenir au printemps. Malgré nos sollicitations, Ankara n’a pas répondu à nos demandes d’interview.

    Les réfugié·es en quête d’Europe se retrouvent au cœur de ce conflit larvé entre les deux pays. Au fur et à mesure que les tensions entre Athènes et Ankara s’accentuent, ces migrant·es sont perçu·es comme des « armes », au détriment de leur droit d’asile, estiment plusieurs organisations des droits humains.

    Alarm Phone, une ONG basée à l’étranger, reçoit des appels d’exilé·es en détresse, bloqué·es aux frontières. « Nous avons de plus en plus d’appels à l’aide de l’Evros depuis 2020, relate son directeur, qui reste anonyme. Des gouvernements comme ceux de la Grèce, de la Turquie ou d’autres “militarisent” la migration et présentent les personnes en déplacement comme une menace militaire. Nous condamnons ce discours déshumanisant. Nous exigeons la liberté de circulation pour tous et le droit de demander l’asile. »

    De son côté, Styliani Nanou, représentante du Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), se dit « profondément préoccupée par le nombre croissant de signalements d’incidents de retours forcés, qui s’apparentent dans certains cas à des refoulements [soit des push back, démentis par Athènes – ndlr]. Nous en avons compté 540 en Grèce en 2020 et 2021. Ils sont souvent accompagnés de violences et de violations des droits de l’homme à diverses frontières européennes ».
    Des drames à huis clos

    Le HCR a des équipes dans la ville d’Orestiada, commune érigée il y a cent ans par des Grecs chassés de Turquie, dans le nord-est de l’Evros. Peu d’associations et organisations de défense des réfugié·es sont toutefois présentes dans cette ville de 25 000 habitant·es. Outre le HCR, une poignée de personnes d’organisations comme Human Rights 360, Greek Council for Refugees et Arsis sont présentes dans l’Evros. « Il est difficile pour les ONG de travailler. Nous manquons d’autorisations d’accès à la frontière », explique un responsable humanitaire à Athènes.

    Les drames se déroulent à huis clos. De fait, outre les « push back », la liste des dérives inhumaines rapportées par la presse ou les associations dans l’Evros en 2022 est longue. En février, 12 migrants ont été retrouvés morts de froid côté turc. Athènes et Ankara se rejettent fréquemment la responsabilité de nombreux sauvetages d’exilé·es bloqué·es sur les îlots de la rivière Evros, entourés d’un flou juridique.

    Trente-huit personnes, majoritairement syriennes, sont ainsi restées coincées des jours en août, pendant que les pays voisins se renvoyaient la balle pour leur venir en aide. Une fillette est morte, selon sa famille, piquée par un scorpion, et a été enterrée sur l’île. Pour le secrétaire d’État grec à la migration, « il n’y a pas de petite fille morte : les autorités ne trouvent pas de corps ». Une enquête grecque et une de la Cour européenne des droits de l’homme sont en cours.

    Certains drames deviennent l’argument des joutes verbales entre Grèce et Turquie. Mi-octobre, 92 migrants ont été retrouvés nus, en pleine nature, à la frontière côté grec. Le ministre grec de l’immigration, Nótis Mitarákis, a rapidement publié un tweet contre la Turquie, en diffusant la photo de ces hommes humiliés. « Le comportement de la Turquie envers ses 92 migrants que nous [la Grèce] avons sauvés à cette frontière est une honte pour la civilisation », s’est indigné le ministre. La Turquie a réfuté ces accusations.

    Dans ce système, les migrants finissent par être criminalisés. Christiana Kavvadia, avocate pour l’organisation Greek Council for Refugees dans l’Evros, compte parmi ses clients des personnes poursuivies par la justice pour « entrée illégale » sur le territoire. Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 1 500 euros. « Du 1er au 31 mars 2020, un texte législatif interdisant la demande d’asile est entré en vigueur pour cette période, l’ensemble des migrants arrivés à ces dates ont été accusés d’entrée illégale et nombre d’entre eux ont été envoyés en prison pour une longue période. Depuis, cette pratique consistant à sanctionner l’entrée illégale existe toujours mais avec des peines moins sévères, explique-t-elle. La pénalisation des demandeurs d’asile n’est pas conforme à la convention de Genève et vise à être une mesure dissuasive. »
    Record de décès en 2022

    Dans l’Evros, il est aussi rare d’assister à des situations dramatiques que d’entendre des voix locales qui les commentent. « Nous sommes peu nombreux à défendre les droits des réfugiés dans le coin… C’est un système contre lequel on ne peut pas lutter : 90 % des gens à Orestiada travaillent avec la police », regrette Dimitrios Zeferiades, le gérant d’un bar alternatif de cette ville. « Il y a cent ans, nos ancêtres (grecs) sont passés par cette frontière par milliers, ils étaient réfugiés. Maintenant, il existe des milices dans les villages pour faire fuir les migrants : les habitants ont oublié leurs racines », dénonce-t-il.

    En 2020, des villageois de la frontière avaient exhibé leur « chasse » aux migrants face à la presse. Pour Dimitrios Zeferiades, plus que des outils « politiques », « les migrants sont devenus des produits sur lesquels la Grèce se fait de l’argent. Les autorités demandent des financements pour acheter tout un arsenal [drones, caméras – ndlr] qui ne sert à rien : personne ne peut surveiller cette rivière de 200 kilomètres ».

    Entre les murs saumon de la morgue de l’hôpital de la ville d’Alexandroupoli, la plus grande ville de l’Evros, Pavlos Pavlidis approuve. « Les murs n’empêchent rien », déclare, grave, ce médecin légiste. Il montre sur son téléphone la photo d’un homme inerte. Le froid de décembre a emporté dans son sommeil ce jeune adulte d’une vingtaine d’années, dans un cabanon au pied d’une montagne enneigée de l’Evros. « Hypothermie. Il y a environ deux jours, le 10 décembre », a conclu Pavlos Pavlidis. Dans son bureau au sous-sol, où règne une odeur de cigarette, le médecin méticuleux expose deux cartes bleues et deux bagues ayant appartenu à la victime, « probablement d’Afrique du Nord ». Ces indices permettront peut-être de l’identifier, espère-t-il.

    « 2022 constitue un record, je n’avais jamais autopsié autant de personnes [exilées] », annonce Pavlos Pavlidis. En poste depuis 2000, l’expert a vu plus de 660 cadavres d’étrangers, dont 63 cette année. Derrière sa fenêtre s’élèvent deux conteneurs renfermant depuis des mois 30 corps d’exilés : « Je n’ai plus de place dans les frigos. »

    Le fleuve est le premier à faucher les réfugiés. L’hypothermie est la deuxième cause de mortalité. Les réfugiés se perdent, trempés, dans la nature. « Ils évitent les villages. Ils savent que les habitants ne les aident plus comme avant », explique Pavlos Pavlidis. Les accidents de la route sont enfin la troisième cause des décès de migrants. « Certains s’entassent dans des véhicules et tentent de fuir les autorités », dit-il.

    Le portable de Pavlos Pavlidis vibre pendant qu’il parle : « Mon numéro a fuité. » Il reçoit des messages de détresse d’inconnu·es : des mères, des frères, à la recherche de leurs proches. Si 5 000 migrants sont officiellement arrivés dans l’Evros en 2022, combien sont-ils à s’être égarés dans ses collines ?

    https://www.mediapart.fr/journal/international/200123/entre-la-grece-et-la-turquie-une-frontiere-de-plus-en-plus-meurtriere

    Dans cet article, l’annonce d’une ultérieure #extension du mur :

    Le gouvernement grec va d’ailleurs prolonger en 2023 les murs antimigrants dans l’Evros jusqu’à 80 kilomètres, annonce-t-il.

    Première extension (passage de 12,5 km en 2012 à 12,5 km + 35 km en 2020/2021) :
    https://seenthis.net/messages/830355
    https://seenthis.net/messages/935658

    #frontières #migrations #réfugiés #barrières_frontalières #murs #barrières_frontalières #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #Evros #Thrace #obstacle_technique #dissuasion #surveillance #instrumentalisation_de_la_migration #refoulements #push-backs #retours_forcés #violence #décès #milices #chasse_aux_migrants

  • Emmanuel Macron annonce une enveloppe de 413 milliards d’euros pour le financement des armées dans les sept années à venir
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/20/emmanuel-macron-annonce-une-enveloppe-de-413-milliards-d-euros-pour-le-finan

    Emmanuel Macron annonce une enveloppe de 413 milliards d’euros pour le financement des armées dans les sept années à venir

    Le chef de l’Etat a dévoilé vendredi les grandes orientations de la future loi de programmation militaire 2024-2030, placée sous le signe de la « transformation des armées » sur fond de retour de la guerre en Europe.

    L’effort budgétaire consenti est d’ampleur, même s’il risque d’être amputé par l’inflation et l’explosion des coûts de l’énergie. Emmanuel Macron a dévoilé, vendredi 20 janvier, les grandes orientations de la future loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, alors que la guerre en Ukraine a mis en lumière des faiblesses dans le dispositif militaire français.

    Depuis la base aérienne de Mont-de-Marsan (Landes), le président de la République a notamment annoncé « un effort budgétaire de 400 milliards d’euros, qui permettra de couvrir un total de 413 milliards d’euros de besoins militaires » dans les sept années à venir.

    La prochaine loi de programmation militaire, qui sera présentée au Parlement en mars, promet donc de poursuivre l’effort financier en matière de défense après une LPM 2019-2025 de 295 milliards d’euros, qui avait mis fin à des années de coupes budgétaires dans les armées.

    Ces « efforts seront à proportion des dangers, c’est-à-dire considérables. [...] Nous devons avoir une guerre d’avance », a affirmé Emmanuel Macron, actant la fin des « dividendes de la paix » face à l’émergence de « nouveaux conflits » qui menacent partout dans le monde.

    Le budget alloué au renseignement militaire augmentera ainsi de près de 60 % sur la période 2024-2030, a également annoncé le chef de l’Etat, citant doublement du budget de la Direction du renseignement militaire (DRM) et de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD).

    « On passe d’une logique de réparation à une logique de transformation des armées. On doit pouvoir être plus efficace et performant », soulignait l’Elysée avant ces annonces, alors que la guerre en Ukraine a poussé les Européens les plus rétifs à consacrer plus d’argent à leur défense. L’Allemagne a débloqué l’an dernier 100 milliards d’euros pour moderniser ses armées.

    Le Monde avec AFP

    Eh ben voilà, on indique clairement quelles sont les priorités en matière d’investissement et d’utilisation des ressources.

    #militarisation #armement #investissements_publics

    • Oui, c’est vraiment un principe central de cet illibéralisme totalement assumé : c’est pas juste qu’il faut prendre des décisions dégueulasses (ici annoncer une « enveloppe » monstrueuse pour les bidasses en même temps que la « réforme » des retraites), il faut le faire ostensiblement pour bien montrer que c’est pas la peine de donner ton avis.

    • Sébastien Lecornu : « La loi de programmation militaire permet à la France de rester une puissance mondiale »
      https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/20/sebastien-lecornu-la-loi-de-programmation-militaire-permet-a-la-france-de-re

      La France consacrera 413 milliards d’euros à ses armées entre 2024 et 2030, a annoncé Emmanuel Macron lors d’un déplacement, vendredi 20 janvier, sur la base aérienne de Mont-de-Marsan (Landes). Le ministre des armées, Sébastien Lecornu, détaille les priorités et les enjeux de cette nouvelle loi de programmation militaire (LPM), inédite par son ampleur.

      A quelle ambition correspond cette enveloppe de 413 milliards d’euros sur sept ans ?

      C’est une somme historique. Si l’on devait trouver une comparaison sur cet effort politique, budgétaire, militaire, technologique, il faudrait remonter aux gaullistes dans les années 1960, lorsqu’ils ont transformé notre modèle d’armée et se sont lancés seuls dans la course à l’atome pour faire de la France une puissance dotée. Cette loi a deux objectifs : nous protéger, y compris face aux menaces nouvelles, et nous projeter à l’extérieur, avec nos alliés, pour défendre, le cas échéant, notre sécurité et nos valeurs. Ce budget permet à la France de rester une puissance mondiale. Sans ce choix, nous serions relégués.

      Comment a été prise en compte l’explosion des facteurs, tels que le coût des matières premières et de l’énergie, dont beaucoup d’états-majors redoutent les effets ?

      C’est évidemment intégré. Le débat n’est pas là. Nous parlons désormais d’un doublement du budget annuel des armées entre 2017 – 32,7 milliards sur l’année – et 2030 ! Ces 413 milliards d’euros, c’est plus qu’une enveloppe budgétaire. C’est un effort demandé à la nation, au service d’une stratégie pour garantir la protection du pays.

      Cette enveloppe permettra-t-elle de répondre à toutes les demandes des armées ou devront-elles renoncer à certaines choses ?

      Avec 413 milliards d’euros, on peut difficilement parler de renoncement. En revanche, il faut faire des paris. N’espérons pas gagner une bataille en 2030 avec les équipements de 2020 : les sauts technologiques sont de plus en plus rapides. Ne faisons pas comme ceux qui s’accrochaient à leurs chevaux en repoussant les programmes de chars mécanisés… Il faut être agile.

      Le président utilise le terme de « transformation » pour caractériser cette nouvelle LPM, après que la précédente (2019-2023) a été qualifiée de « réparation ». Que voulez-vous transformer ?

      L’armée française a longtemps été abîmée, avec des ponctions brutales de budget. Notre appareil militaire a pu fonctionner au ralenti en matière d’entraînement, en matière de stocks, ou même parfois évoluer dans un environnement dégradé. Maintenant, il ne s’agit plus tant de réparer, même si cela va se poursuivre, notamment en matière d’infrastructures ou de soutien aux forces. L’évolution du monde nous impose d’adapter pragmatiquement notre modèle de défense : « Dis-moi tes dangers, je te donnerai ton armée. »

    • Vœux aux armées du Président Emmanuel Macron.

      Mesdames les Ministres,

      Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat,

      Madame la Présidente de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale,

      Madame la Présidente au Parlement européen, où j’étais ce matin,

      Mesdames et messieurs les Sénateurs,

      Mesdames et messieurs les députés,

      Mesdames les députés européennes,

      Madame la préfète,

      Monsieur le Président du conseil régional,

      Monsieur le Président de la Collectivité européenne d’Alsace,

      Mesdames et messieurs les maires,

      Mesdames et messieurs les élus,

      Monsieur le chef d’Etat-major des armées,

      Monsieur le délégué général pour l’armement,

      Madame la secrétaire générale pour l’administration,

      Monsieur le directeur général de la Gendarmerie nationale,

      Messieurs les chefs d’Etat-major,

      Mesdames et Messieurs les officiers généraux, officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs et personnels civils des armées,

      Mesdames et messieurs,

      [...]
      Vive la République et vive la France !

  • #guerre #militarisme #barbarie #étatisme #nationalisme #impérialisme #antimilitarisme #antiguerre #internationalisme #paix #anarchisme

    ★ Non aux guerres, non aux impérialismes. Activons la résistance internationaliste...

    « Je ne sais pas si j’arriverai à vous convaincre, militaires, soldates et soldats, de déposer les armes.
    Mais depuis environ quelques milliers d’années, de civilisation, combien de morts à cause de guerres stupides et inutiles ? car toutes les guerres sont stupides et inutiles par essence. Première Guerre mondiale selon les sources entre 18 à et 20 millions de morts civiles et militaires, plus les invalides, les personnes souffrant de stress post-traumatique. Incluant le génocide des Arméniens.
    Seconde Guerre mondiale selon les sources entre 60 à 70 millions de morts civils militaires, plus les invalides, les personnes souffrant de stress post-traumatique. Incluant le génocide des juifs et autres victimes des camps de la mort.
    Le tout sur une période de 1914 à 1945 soit 90 millions de morts en 31 ans. Je pourrais malheureusement citer d’autres guerres (d’Indochine, d’Algérie, du Vietnam, d’Afghanistan, d’Irak, actuellement en Ukraine et bien d’autres la liste est malheureusement trop longue). Nous en arrivons à plus de cent millions de morts (…)
     »

    https://www.socialisme-libertaire.fr/2023/01/non-aux-guerres-non-aux-imperialismes-activons-la-resistance-i

    « Je ne sais pas si j’arriverai à vous convaincre, militaires, soldates et soldats, de déposer les armes. Mais depuis environ quelques milliers d’années, de civilisation, combien de morts à cause de guerres stupides et inutiles ? car toutes les guerres...

  • « La disparition d’un vrai militant fidèle. Une discussion qui a beaucoup compté pour moi »

    https://lo-argenteuil.blogspot.com/2022/12/militer-pour-faire-avancer-la-planete.html

    Je l’appelais Gordon. Il vient de disparaître. Je savais que ce militant de Lutte ouvrière était plus âgé que moi, qu’il était malade, et qu’il avait milité à l’usine Thomson-CSF de Bagneux, avant 1968 je crois. Meetings ou fêtes, nous nous rencontrions parfois, décennie après décennie, et je tenais toujours à le saluer. Car malgré le fait que nous ne croisâmes plus véritablement, ce militant avait compté pour moi.

    J’ai connu l’ancêtre de Lutte ouvrière, Voix ouvrière, à l’automne 1967 alors que j’étais à l’école normale d’instituteurs de Versailles. Double bonne pioche, j’allais vivre les évènements de Mai 68.

    Les années suivantes, j’allais approfondir les idées communistes et trotskystes. J’étais toujours interne et je faisais le « mur » pour assister aux meetings de Lutte ouvrière à la Mutualité à Paris. À l’issue d’un de ces meetings il m’a été proposé d’être raccompagné en voiture par un militant de Lutte ouvrière qui devait passer par Versailles. C’était Gordon.

    Pendant le temps du trajet, nous avons parlé de choses et d’autres. Nous en sommes venus à discuter de l’engagement. Militer pour renverser le capitalisme et faire avancer la société était faire œuvre utile et donner un sens à sa vie.

    Cette discussion m’a beaucoup marqué, je ne l’ai pas oubliée. Gordon n’a jamais renoncé à « donner un sens à sa vie » qui soit utile à tous les habitants de la planète d’aujourd’hui et de demain. Et cela jusqu’au bout.

    #communiste_révolutionnaire #Lutte_Ouvrière #militant #militantisme #déces

    Témoignage d’un de ses camarades de #LO sur les réseaux sociaux...

    Une grande tristesse de perdre « petit Louis » un camarade et ami que j’ai connu juste après 68. J’avais alors que j’étais lycéen diffusé son premier bulletin en 1970 à la Thomson Bagneux et été agressé par les staliniens à la porte de l’usine, et lui restait toujours fidèle à ses idées, placardisé par la direction et toujours en but à l’hostilité des staliniens.

    Un camarade toujours plein d’humour, toujours révolté depuis la guerre d’Algérie où il me racontait sa participation à la première manifestation organisée par l’UNEF quand il était étudiant en réaction à la répression du 17 octobre 1961.

    Pilier du cinéma à la #fête_de_Lutte_Ouvrière, on partageait ensemble cette passion.

  • Only about a third of the FY2023 spending bill is for programs unrelated to military and law enforcement
    https://stephensemler.substack.com/p/only-about-a-third-of-the-fy2023

    All appropriations considered : Department of Defense and Military Construction and Veterans Affairs appropriations bills ; Department of Homeland Security Title II provisions (Customs and Border Protection ; Immigration and Customs Enforcement ; Transportation Security Administration ; Coast Guard provisions in DHS ; Secret Service ; FEMA police grants) ; State and Local Law Enforcement Assistance and COPS Program ; Bureau of Prisons ; Alcohol, Tobacco, and Firearms ; Drug Enforcement Administration ; Marshals Service ; Parole Commission ; Federal Bureau of Investigation ; DOJ National Security Division ; Interagency Crime and Drug Enforcement ; the military aid portion of the Additional Ukraine Supplemental Appropriations Act, 2023 ; DOD and BOP facilities in the Disaster Supplemental Appropriations Act, 2023 ; State Department Title IV, International Security Assistance ; National Nuclear Security Administration.

    #états-unis

  • L’une des forces de France Info, c’est de toujours trouver des chiens de garde du capital pour vanter les mérites du gouvernement. Aujourd’hui par exemple, Emmanuelle Auriol, chercheur IDEI, membre de l’École d’économie de Toulouse & du Cercle des économistes… qui trouve formidables les attaques du gouvernement contre les chômeurs. - 40 % d’allocation en cas de taux de chômage à - 6 % ? Une mesure qui « encouragera les gens à reprendre une activité et qui permettra d’éviter des « trappes de pauvreté » de se former. »

  • Pour comprendre ce qui se passe, les articles de la Lutte de classe (#LO) qu’il fallait lire en 2022 :

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2021/12/12/le-capitalisme-en-crise-et-linterventionnisme-de-letat_19128
    Le capitalisme en crise et l’interventionnisme de l’État (janvier 2022) | Autoritarisme croissant de l’État, condition inévitable pour ses interventions dans le sauvetage de l’économie capitaliste

    L’#économie_capitaliste se sortira sans doute de la phase actuelle de sa crise. Comme elle s’est sortie des phases précédentes, notamment celle qui a failli faire exploser tout le système bancaire en 2008. Elle a une grande capacité d’adaptation. Mais, à la lumière de ce demi-siècle qui nous sépare du début de ce que nombre d’économistes de la bourgeoisie ont appelé la «  #crise_séculaire  », les soubresauts de plus en plus fréquents de l’économie (crises du pétrole, monétaire, de l’euro, du système bancaire, de l’immobilier  ; crises spécifiques dans telle ou telle région du monde…) sont la démonstration éclatante de l’incapacité du #capitalisme de continuer à administrer les forces productives qui le font craquer de toutes parts.

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/01/23/chine-etats-unis-une-concurrence-feroce-mais-inegale_196804.
    Chine-États-Unis : une concurrence féroce mais inégale (9 janvier 2022)

    Où en sont les relations entre les capitalistes chinois et leurs concurrents occidentaux ? La #Chine est-elle devenue un pays impérialiste qui menacerait l’hégémonie américaine ? Après la #guerre_commerciale, une véritable guerre est-elle à l’ordre du jour entre ces deux pays ?

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/linflation-une-forme-de-la-guerre-de-classe_213408.html
    L’inflation, une forme de la guerre de classe (15 février 2022)

    L’#inflation est une manifestation de la lutte entre les capitalistes pour se répartir la plus-value et, au bout du compte, puisqu’à la fin ce sont les classes populaires qui paient, de la lutte_des_classes entre les travailleurs et les capitalistes.

    #lutte_de_classe

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/meeting-du-12-fevrier-2022-intervention-de-jean-pierre-merci
    C’est une véritable guerre que nous mènent les capitalistes (Jean-Pierre_Mercier, 12 février 2022)

    La survie d’un capitaliste sur le marché international dépend de sa capacité à crever ses ouvriers au travail. C’est comme ça. Ce n’est pas nouveau, cela existe depuis le début du capitalisme, et c’est précisément pour cela que des générations de militants ouvriers communistes se sont battus, et que nous nous battons encore, contre un système qui ne peut être ni amélioré, ni humanisé, ni réformé, mais qui ne cessera de nuire que lorsqu’il aura été abattu, parce que l’aggravation permanente de l’exploitation fait partie de l’ADN du capitalisme  ; parce que le capitalisme, comme l’écrivait #Marx, est né en «  suant le sang et la boue par tous les pores de sa peau  » et que, tant qu’il régnera sur le monde, il en sera toujours ainsi.

    #communisme

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/02/20/meeting-du-12-fevrier-2022-intervention-de-nathalie-arthaud_
    Pas un programme électoral, mais un programme de lutte
    Il faut changer la société et cela changerait l’homme
    La question climatique et l’organisation communiste de la société #climat #réchauffement_climatique

    Dans une société débarrassée de l’#exploitation, des classes sociales et de toute cette hiérarchie qui condamne l’écrasante majorité à la soumission, le travail n’aurait plus rien à voir avec ce qu’il est aujourd’hui.

    Plus personne ne serait assigné à vie aux travaux ingrats et monotones. Ils deviendraient des tâches assumées collectivement. Toutes et tous pourraient participer aux choix économiques et sociaux, ainsi qu’à leur mise en œuvre, et selon leurs goûts, leurs curiosités, leurs compétences, ils pourraient étudier et apprendre tout au long de leur vie.

    Les préjugés racistes, xénophobes, nationalistes, comme les comportements individualistes, sexistes, misogynes, reculeraient, parce qu’ils ne seraient plus alimentés par les rapports de domination et d’oppression qui vont de pair avec l’exploitation. #racisme #homophobie #droits_des_femmes #féminisme #sexisme #individualisme #oppression #violence

    Les comportements individuels, souvent violents, qui naissent des frustrations, des humiliations, pourraient disparaître.

    Et on ne se définira plus par le pays dans lequel on est né, mais on aura conscience de faire partie d’une même humanité.

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/03/26/financiarisation-de-la-sante-le-cas-des-hopitaux_244640.html
    Financiarisation de la santé  : le cas des hôpitaux (23 mars 2022)
    – 40 % privé, 60 % public, ou 100 % semi-public  ? #service_hospitalier #hôpital
    – Une #privatisation accélérée
    – Contrôle de la #dette_publique et contrôle à l’acte en avant-première
    – 2003-2013  : la tarification à l’acte (T2A) et l’explosion des emprunts aux banques
    – Le grand marché du secteur privé
    – L’État aux commandes et au service du grand capital
    – La #Caisse_des_dépôts_et_consignations  : une vénérable institution financière

    Guerre en Ukraine :
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/03/26/la-societe-russe-et-la-guerre-fratricide-de-poutine_244638.h
    La société russe et la guerre fratricide de #Poutine
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/05/02/ukraine-une-guerre-russo-americaine-et-un-tournant_301279.ht
    Ukraine  : une guerre russo-américaine | Maintenir une perspective révolutionnaire et internationaliste
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/la-guerre-en-ukraine-accelere-la-militarisation_404295.html
    La guerre en #Ukraine accélère la #militarisation
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/12/10/crise-guerres-et-changements-des-rapports-de-force_450519.ht
    Crise, guerres et changements des rapports de force
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/06/26/les-revolutionnaires-face-la-guerre-en-ukraine_367113.html
    Les révolutionnaires face à la guerre en Ukraine #impérialisme

    - La bureaucratie russe confrontée aux rivalités impérialistes
    – Le #droit_des_peuples_à_l’autodétermination cache-sexe d’une politique d’alignement derrière la bourgeoisie
    – L’attitude des révolutionnaires face à la #guerre_impérialiste

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/letat-chinois-et-la-resurgence-de-la-bourgeoisie-1978-2022_4
    L’État chinois et la résurgence de la bourgeoisie (1978-2022)

    L’État chinois est un État bourgeois qui a réussi à développer une économie et une bourgeoisie chinoises dans un environnement impérialiste. Une telle réussite ne se comprend que parce que l’État s’est mis au service de l’impérialisme, en lui offrant une partie de son marché et de ses travailleurs, et parce que l’État a lui-même dirigé l’économie à une époque où le capitalisme occidental était, et demeure, embourbé dans une crise sans fin et où les bas salaires chinois étaient une opportunité. Les tensions permanentes mais grandissantes entre la Chine et les États-Unis sont là pour rappeler les limites de ce que tolère l’impérialisme dans l’émergence d’une puissance concurrente.

  • Stellantis – Poissy : la CGT passe à SUD, les militants restent les mêmes

    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/12/21/stellantis-poissy-la-cgt-passe-sud-les-militants-restent-les

    Au bout de 18 mois de manœuvres diverses, les bureaucrates de la fédération de la #métallurgie sont arrivés, avec l’aide de la justice, à exclure tout le syndicat CGT historique de l’usine #PSA de #Poissy.

    Loin de baisser les bras, les militants exclus, qui continuent de se battre contre le patron au sein de l’usine, sont passés à SUD, lors d’un congrès réussi.

    Depuis le printemps 2021, la fédération de la métallurgie essaye de casser le syndicat CGT de l’usine de Poissy , car elle trouve ses militants trop combatifs et pas assez obéissants à son goût. C’est pourquoi elle a créé de toutes pièces une deuxième CGT dans l’usine, puis obtenu avec la complicité de la direction le retrait des mandats à ces militants connus et reconnus par les travailleurs. Elle avait continué en attaquant en justice ces militants, en leur envoyant chez eux des huissiers de justice, en les assignant au tribunal pour qu’ils ne se revendiquent plus de la CGT sous peine d’une amende de mille euros. À chaque étape de cette lutte, la fédération a trouvé le soutien, d’une part de la direction de PSA-Stellantis, trop contente de s’en prendre à des militants qui aident les travailleurs à s’opposer à ses attaques, et d’autre part de la justice choisissant sans hésitation les bureaucrates syndicaux contre les militants combatifs de base .

    Le dernier en date de ces épisodes a eu lieu le 9 décembre. La juge du #tribunal_de_Bobigny est allée dans le sens de la fédération qui interdit à ces militants d’utiliser le sigle CGT. Elle a ainsi validé leur exclusion de la CGT par la fédération qui n’a pourtant jamais utilisé les procédures internes d’exclusion et a donc bafoué ses propres statuts qui sont censés faire force de loi. Pour la juge, le fait que la fédération ait « retiré sa confiance » au syndicat historique suffit largement à justifier l’exclusion et les menaces de sanction s’ils continuent à se revendiquer de la CGT dans laquelle ils militent depuis des décennies.

    Malgré l’acharnement des dirigeants de la fédération, du patron de PSA et de la justice, les militants attaqués ne reculent pas. Ils ont convoqué un congrès de syndiqués pour proposer de passer à SUD. Ceux-ci ont reconduit dans une belle unanimité le secrétaire du syndicat. Et plus globalement, en choisissant de devenir SUD, les participants ont affirmé que les mêmes militants, du même syndicat, avec les mêmes idées et la même détermination continuent le combat, tout en ayant été contraints de changer de nom.

    Les jours suivants, les ouvriers ont exprimé à ces militants devenus SUD leur soutien par des marques de sympathie, d’encouragement et de félicitations. Car, si la direction, les chefs syndicaux et la justice mettent tant d’énergie à vouloir détruire ce syndicat, c’est l’ensemble des travailleurs qu’ils visent. C’est leurs réactions qu’ils craignent. Ils savent que les travailleurs, s’ils dirigent leurs luttes, sont capables de faire reculer les patrons et de contester leur politique.

    En attendant, les #militants passés à #SUD sont bien déterminés à faire vivre leur syndicat dans la continuité de leur combat. Pour la démocratie et la préparation des mobilisations nécessaires contre les attaques patronales.

    #bureaucratie_syndicale #combativité #Jean-Pierre_Mercier #CGT_métallurgie #Stellantis_Poissy #Stellantis #PSA_Poissy #stalinisme #justice_bourgeoise #démocratie_ouvrière #lutte_de_classe #syndicat_SUD #militantisme #militant_ouvrier #militant_révolutionnaire

  • „Letzte Generation“ ärgert sich über Rückruf ihres Lieblingsklebers
    https://www.berliner-zeitung.de/news/letzte-generation-aergert-sich-ueber-rueckruf-ihres-lieblingskleber

    Les militants du groupe Dernière Génération sont en manque de colle. Les forces de sécurité ont demandé au producteur de retirer sa colle de la vente au public général. Le groupe fait également objet de fouilles et perquisitions à domicile malgré ses formes de protestation exclusivement non-violentes.

    11.12.2922 von Alexander Schmalz - Die Klimakleber teilten auf Twitter mit, dass ihr „Lieblings-Sekundenkleber“ zurückgerufen wurde. Das sorgt bei den Aktivisten für Verwunderung. 

    Für ihre Straßenblockaden und Aktionen in Museen benutzen sie offenbar einen ganz besonderen Klebstoff. Nun haben die Klimaaktivisten der „Letzen Generation“ mitgeteilt, dass ihr „Lieblings-Sekundenkleber“ zurückgerufen wurde. „Wir sind untröstlich“, schrieben sie auf Twitter. Der Grund war zunächst unklar. „Die Filialleitung konnte uns nicht weiterhelfen“, hieß es weiter. 

    WIR SIND UNTRÖSTLICH!

    Wegen „behördlicher Beanstandung“ wurde unser Lieblings-Sekundenkleber deutschlandweit zurückgerufen. Grund unbekannt. Die Filialleitung konnte uns nicht weiterhelfen, so etwas sei noch nie vorgekommen.

    Hinweise, was das Problem sein könnte, bitte an uns! pic.twitter.com/mwQT5okx4O
    — Letzte Generation (@AufstandLastGen) December 10, 2022

    Carla Hinrichs, Sprecherin der „Letzten Generation“, meinte auf Twitter, dass der Rückruf nach „behördlicher Beanstandung“ erfolgte. Laut der Filialleitung sei das noch nie vorgekommen, erklärte sie auf Twitter. Die Gruppe hofft nun auf Hinweise, um das Ganze aufzuklären. Um welchen Kleber es sich genau handelt, war zunächst unklar. 

    Klimakleber blockieren immer wieder Straßen, indem sie sich mitten auf der Fahrbahn festkleben. Besonders in die Kritik sind sie geraten, nachdem einige von ihnen am Hauptstadt-Flughafen BER den Flugbetrieb lahmgelegt hatten. Sie hatten sich am Donnerstag auf die Rollfelder des Hauptstadtflughafens geklebt.

    #catastrophe_climatique #Allemagne #militantisme

  • Autodéfense sanitaire : pourquoi et comment – STAA CNT-SO
    https://cnt-so.org/staa/2022/12/13/autodefense-sanitaire-pourquoi-et-comment

    La pandémie de covid19 n’est pas terminée, il est de notre responsabilité collective de nous protéger les unes les autres et d’assurer que nos réunions sont accessibles à toutes et tous, en particulier aux personnes fragiles, que la fin de l’obligation du port du masque exclut de fait des espaces publics. D’ailleurs, si certaines parties de la population sont plus à risques que d’autres de développer une forme grave de la maladie, le SARSCoV2 est un pathogène dont les conséquences à long terme sont encore méconnues mais qui peuvent toucher très largement la population, qu’elle soit ou non « fragile ». En effet, on évalue qu’environ 30% des infections au SARSCoV2 occasionnent des « covids longs », terme désignant l’ensemble de séquelles à long terme après la contamination et qui incluent des troubles cardiaques, vasculaires et neurologiques. On estime qu’environ deux millions de personnes en souffriraient rien qu’en France.

    • c’était possible de ne pas écrire

      30% des infections au SARSCoV2 occasionnent des « covids longs »

      alors que dans l’état actuel des connaissances c’est évalué entre 6 et 20%, avec un poids moyen à 10. comme si 10%, avec des réinfection, ça ne suffisait pas...

      #bourrins

      [la vaccination] ne peut pas être utilisé seul car [elle] n’empêche pas [ou plutôt : que partiellement] la transmission du virus et que son efficacité est limitée sur les covids longs.

      enfin, sinon, oui, pas mal, à part l’absence d’évocation du caractère social, à part les peu valides, c’est les prolos qui sont en première ligne. un point de vue parcellaire ("nos évenements") plus qu’un point de vue de classe qui puisse être défendu plus largement (au travail ! à l’école ! dans les transports !), faire l’objet d’une intervention politique et pas d’une règle de milieu (militant). ça reste petit bras.

    • Avec ce goût de l’autorité cinglante, @monolecte, fallait faire prof.

      Il y a une étude française qui évalue à 30% la part des covid longs parmi les covidés et la conclusion du com de presse qui l’annonce dit ceci :

      Les résultats de l’étude doivent toutefois être interprétés avec prudence. Bien que la méthode permette d’assurer la représentativité de l’échantillon, les résultats reposent sur un échantillon constitué de volontaires recrutés à partir d’un panel. La proportion déclarée de personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 est toutefois comparable à celle estimée par les systèmes de surveillance. Ce travail se poursuivra avec une seconde étude sur un échantillon aléatoire en population générale, afin de produire des estimations plus robustes (...)

      https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2022/publication-des-premiers-resultats-sur-la-prevalence-des-affecti

      La France commence tout juste à faire mine de s’intéresser au covid long tandis que des études plus nombreuses sont faites en Angleterre, où là, évidemment, les estimations varient. Ce n’est pas être à jour que de se fonder sur la dernière étude parue. Faut pas confondre avec un système d’exploitation ou le denier gadget à modernisation obligée.

      Les gens qui savent que c’est 30% se font plaisir. Ils savent.
      Mais la réalité c’est qu’on ne sait pas, que ça semble important, énorme même au regard du nombre de contaminations, suffisamment important pour inquiéter et devoir faire l’objet de communications publiques claires (et contraindre à un minimum de RDR qu’on ne voit toujours pas venir), depuis la médecine de ville au ras du terrain jusqu’aux machines médiatiques. Quitte à citer des fourchettes. Balancer un chiffre, c’est prendre les gens pour des imbéciles.

      Par ailleurs, que ce soit un syndrome très extensif est manifeste. Même en en restant à une évaluation disons « basse » de 10%, si ne serait-ce que la moitié de ces 10% étaient en arrêt de travail (pour épuisement, incapacité, ou quoi que ce soit, puisque les covid longs ne sont pas évidents à faire reconnaître) il me semble que l’on en aurait entendu parler. Où sont les ouin-ouins patronaux bien de chez nous à ce sujet ? Est-ce que ça serait pas de nature, si ça se produisait, à faire dire quelque chose à des syndicats qui ne sont pas juste intéressés par leur milieu militant comme notre trop aimable CNT ?

  • L’armée britannique en renfort pour remplacer les grévistes des secteurs critiques afp/ami - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/13610635-larmee-britannique-en-renfort-pour-remplacer-les-grevistes-des-secteurs

    L’armée britannique sera appelée en renfort pour remplacer des travailleurs grévistes dans certains secteurs sensibles comme la police aux frontières ou les ambulances, a indiqué jeudi le gouvernement. Le pays est confronté à des débrayages à répétition, dans un contexte d’augmentation du coût de la vie.

    « Ces grèves récurrentes vont perturber tout le monde, et cela inclut notre personnel militaire qui devra, malheureusement, se mobiliser et remplir certaines des fonctions vitales dont nous avons besoin pour que le pays continue de fonctionner », a indiqué à la presse un porte-parole du Premier ministre Rishi Sunak.

    Face à la multiplication des appels à la grève dans le transport ferroviaire, la santé, le courrier et la logistique ou encore la police aux frontières, le gouvernement avait déjà prévenu qu’il envisageait de recourir à l’armée.

    « Des discussions sont en cours avec le ministère de la Défense » pour que des militaires remplacent des ambulanciers grévistes, au moment où le système public de santé vit une crise inédite, en particulier dans les services d’urgence, a précisé le porte-parole. Les infirmières seront ainsi en grève deux jours en décembre, une première à l’échelle nationale depuis plus de 100 ans.

    Formation en vue de l’engagement
    Par ailleurs, des militaires sont « en cours de formation » pour soutenir la police aux frontières, a ajouté le porte-parole. Quelque 2000 militaires seraient ainsi en train d’être formés, a précisé la ministre de l’Education Gillian Keegan, jeudi matin sur Sky News.

    Mercredi, le syndicat PCS a lancé un appel à la grève pour les agents de la police aux frontières de plusieurs aéroports britanniques au moment des fêtes de fin d’année, laissant augurer d’importantes perturbations notamment à Heathrow et Gatwick.

    Ce recours à l’armée ne serait pas unanimement apprécié dans les rangs des militaires, selon des informations rapportées par le quotidien The Telegraph.

    Contexte d’inflation
    Ces grèves interviennent par ailleurs sur fond de revendications salariales dans un contexte d’inflation dépassant les 10% qui provoque une sévère crise du coût de la vie.

    Si les négociations ont abouti dans certaines entreprises, elles semblent au point mort dans plusieurs secteurs et le gouvernement a durci son discours ces derniers jours.

    Le Premier ministre Rishi Sunak a promis mercredi de mettre en place de « nouvelles lois dures » pour lutter contre les conséquences des grèves.

    #grève #greve #salaires #Transports #perturbations #luttes_sociales #militaires

  • L’indécente rémunération versée à la ministre des sports par la Fédération française de tennis | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051222/l-indecente-remuneration-versee-la-ministre-des-sports-par-la-federation-f

    Dans sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, #Amélie_Oudéa-Castéra révèle qu’elle percevait plus de 35 000 euros nets par mois du temps où elle était directrice générale de la FFT. Un salaire digne du CAC 40 qui est révélateur du basculement de cette fédération dans le tennis business.

  • Un homme lynché et laissé pour mort par des villageois à L’Escarène - Nice-Matin
    https://www.nicematin.com/faits-divers/un-homme-lynche-et-laisse-pour-mort-par-des-villageois-a-lescarene-812037

    #paywall

    Un village de 2.500 âmes a traqué puis roué de coups un homme, suspecté de cambriolage.
    Il est mort deux jours plus tard des suites de ses blessures.
    Il était innocent.
    Cela s’est passé le 12 octobre. Pendant un mois et demi, tout le monde savait, mais a dissimulé ce crime...

    • C’est à cet endroit du village, près du Moulin à l’huile, que le drame s’est noué. Photo Dylan Meiffret
      Les faits se sont déroulés le 12 octobre, dans ce village de la vallée du Paillon. La victime, un homme de 39 ans, est décédée deux jours plus tard de ses blessures, au CHU Pasteur 2 à Nice.

      Le village, de quelque 2.500 âmes, a réussi à étouffer ce crime sordide pendant plus d’un mois et demi. Pourtant, dans les venelles de L’Escarène, dans les embrasures de portes qui se referment brusquement à l’évocation de l’affaire, sur le pont qui traverse le village, les regards sont fuyants.

      Tout le monde sait – ou presque – qu’un homme a été pourchassé par des villageois, frappé et laissé pour mort. Tout le monde sait, mais personne ne parle.

      « C’est dangereux », « Je ne veux pas d’ennui », « Vous ne devriez pas vous en occuper », « C’est privé, ça ne me regarde pas, je ne veux pas d’histoire »... C’est l’omerta à l’escarénoise.

      La loi du silence, comme une chape de plomb qui a recouvert la bourgade tout entière. « Le jeune, il n’était pas de L’Escarène, il a commencé à traîner ici, il y a quelques mois seulement », lâche un quadragénaire, avant de tourner les talons.

      Battu par plusieurs personnes ?

      Le 12 octobre, Jérémy Dasylva, 39 ans, est à Nice avec sa compagne, une Escarénoise. C’est le début de soirée, ils décident de rentrer. Légère prise de bec. La jeune femme prend la voiture pour retourner chez elle. Lui décide de s’y rendre en train.

      Ensuite ? Les gendarmes sont appelés à 20h35 pour ce qui semble être un « cambriolage ». Ils seront ensuite de nouveau saisis, vers 21h45.

      « On apprend que le présumé suspect a été arrêté, neutralisé par des habitants », assurent les forces de l’ordre. Une autre source, corroborée par une autre, détaille : « La dame a crié, des habitants sont arrivés. Certains avaient des chiens, ils ont lancé au moins l’un d’entre eux sur la victime qui a été frappée dans le jardin d’enfants, puis encore ailleurs. »

      Un proche ajoute : « Il a été déshabillé, certains de ses vêtements ont été jetés dans le Paillon, il a été frappé. »

      Selon, enfin, un témoin de la scène, « plusieurs personnes, des jeunes, sont à l’origine de la chasse à l’homme. Il y en avait un qui avait deux chiens, il frappait le jeune homme ».

      Et c’est à 22h30, sur la route départementale, près du moulin à huile du village, que les pompiers entrent en scène, pour le transport de Jérémy Dasylva au CHU Pasteur 2 à Nice. L’hôpital où il décèdera dans la journée du vendredi 14 octobre.

      La vidéosurveillance exploitée

      Jean-Philippe Navarre, procureur adjoint de la République de Nice, révèle : « À ce stade, nous confirmons l’ouverture d’une information judiciaire du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Aucune mise en examen n’est encore intervenue. »

      L’enquête a été confiée à la brigade de recherche de Nice. Les gendarmes de la BR mettent tout en œuvre pour démêler cette sombre histoire, identifier les auteurs et déterminer leur implication.

      Les images des caméras de vidéosurveillance de la commune ont été visionnées. Selon une source proche de l’enquête, au moins l’un des auteurs a été identifié. Il serait en fuite à l’étranger et un mandat d’arrêt aurait été lancé.

      « C’est triste pour ce jeune », souffle, Teddy, derrière son comptoir du bar-tabac. « Il venait faire des paris sportifs, ici, mais je pense qu’il n’avait pas vraiment eu le temps de se faire des amis, cela ne faisait pas longtemps qu’il était à L’Escarène. »

      « Bien sûr, les habitants en ont parlé au début, mais plus maintenant, du temps s’est écoulé », ajoute le patron de l’établissement. « Le papa de la victime est dévasté, il est venu boire un café peu de temps après les faits pour essayer de comprendre ce qui s’est passé », conclut Teddy.

      Pierre Donadey, le maire de L’Escarène, ne comprend pas comment un tel drame a pu se produire dans sa commune, « tranquille, à l’esprit familial ».

    • Pour vomir ; #voisins_vigilants

      https://basta.media/Voisins-vigilants-panneaux-cambriolages-gendarmerie-police-municipale-neigh

      Qui n’a pas aperçu le panneau avec un gros oeil noir sur fond jaune qui, à l’entrée de certaines communes, souvent à côté de l’inoffensif « village fleuri », signale que les « voisins » y sont « vigilants » ? Avertissement un peu anxiogène indiquant une surveillance de tous les instants pour certains, signalétique dissuasive rassurant les habitants du coin pour d’autres, les panneaux intriguent. Mais de quoi s’agit-il ?

      #délation #milices

  • L’État et sa police aux assises
    https://souriez.info/Proces-populaire-contre-l-Etat-et

    Émission du 18 novembre 2022 / RL 89.4 // Cas rarissime dans l’histoire des violences et des crimes policiers, un CRS va comparaitre devant une cour d’assises, à Paris les 12, 13 et 14 décembre 2022. Ce CRS a jeté dans la foule une grenade de désencerclement et a arraché l’œil de Laurent Théron, lors d’une manifestation contre la loi Travail le 15 septembre 2016. Cette date est un beau pied-de-nez à l’autorité judiciaire, le « 13/12 » (traduction numérique du slogan « ACAB ») étant devenu un signe de (...) Les Amis d’Orwell (Radio libertaire, 89.4)

    #Les_Amis_d'Orwell_Radio_libertaire,89.4
    https://desarmons.net/2022/11/19/proces-1312-diffusion-audio-du-contre-proces-du-11-novembre
    https://desarmons.net/2022/11/02/proces-1312-mutilation-de-laurent-invitation-au-proces-populaire-de-la-po
    https://paris-luttes.info/proces-1312-mutilation-de-laurent-16354

  • Maintien de l’ordre : des mitrailleuses sur 90 blindés commandés par la gendarmerie
    https://www.politis.fr/articles/2022/07/maintien-de-lordre-des-mitrailleuses-sur-90-blindes-commandes-par-la-gendarm

    Le nouveau modèle de camion blindé de la gendarmerie, utilisé lors de manifestations, sera équipé d’une mitrailleuse lourde, d’un lanceur de grenade multi coups et d’une caméra d’identification à longue distance.

    #armes_de_la_police #militarisation #maintien_de_l'ordre

  • Pourquoi j’ai dit à mon association locale de défense de cyclistes qu’ils ne font pas leur travail (et pourquoi je le répète ici, et pas sur Tweeter ni Facebook).

    https://droitauvelo.org

    Il y a quelques jours j’ai expliqué par e-mail à l’ADAV (association de Lille et départementale de défense des droits de cyclistes) que ma patience a des limites et que je ne me réabonnais pas pendant 1 an en représailles.
    Je sais qu’ils ne sont pas les Faiseurs ou les Décideurs dans toutes cette affaire, mais adhérent depuis 10 ans par intermittence, je commence à trouver les actions de telles associations assez limitées.
    Ils agissent plutôt bien dans les centres villes des grandes villes. Mais vous devez le savoir, une métropole comme Lille, c’est déjà 95 communes, et cette association traite aussi le Nord et le Pas de Calais.
    Leurs actions sont du militantisme, des interventions en conseil municipal, des lettres et conseils, des suivis d’usages, des statistiques, de la cartographie et des ateliers de quartier, des formations à l’école. Ils font beaucoup.
    Sauf que plus on s’éloigne des centres des grandes villes, plus leur action se dillue et s’écrase contre l’immobilisme des communes.

    Et si vous habitez à 10 km d’une grande ville, vous devez pouvoir imaginer à quoi ça ressemble, c’est partout pareil : des bretelles d’autoroutes, des voies ferrées, des MIN, des zones industrielles, des zones résidentielles qui servent de parking... La place du vélo n’est pas là. Alors oui, il y a quelques infrastructures, juste de quoi marquer des rues en jaune ou vert sur les cartographies de la cyclabilité. Mais qui sont assez fausses, car vite coupées, ou même inadaptées aux situations réelles de 8h30 ou 18h30 quand les roues dépassent allégrement dans les pistes cyclables. Ou bien quand des chantiers décident de couper des axes sans penser que les cyclistes ont besoin de déviations (comme les voitures, l’électricité, les fibres optiques ou les piétons).

    Donc oui, je suis fâché contre cette association car j’attendais d’eux depuis 5 ans des effets notables sur ces disques urbains situés à plus de 10 km des centres villes.

    #cycliste #lille #militantisme

  • Barbed wire borders increase in Europe

    New barbed wire fences are being erected across Europe’s eastern borders. Many of these barriers are between the EU and Russia or Russian-friendly states like Belarus, following Russia’s invasion of Ukraine. But they also stop migrants and asylum seekers from entering the bloc.

    At the beginning of November, Polish soldiers began work at the country’s border with Kaliningrad, a Russian exclave on the Baltic Sea between Poland and Lithuania. They laid out long coils of razor war and plan to install cameras and border guards to patrol the area, reported the news agency Associated Press (AP) in a feature.

    The Cold War officially ended in 1989 when the Berlin wall came down and the former Soviet bloc countries gained independence from Russia. In reality, tensions between Russia and the West didn’t entirely go away and became much starker in the last few years, leading first to Putin’s annexation of Crimea and areas in eastern Ukraine’s Donbass region in 2014 and then in February this year to the invasion of Ukraine.
    ’The barbed wire curtain’

    “The Iron Curtain is gone, but the ’barbed wire curtain’ is now unfortunately becoming the reality for much of Europe,” Klaus Dodds, a professor of geopolitics at Royal Holloway and Bedford college, part of the University of London told AP.

    Professor Dodds added that the “optimism that we had in Europe after 1989 is very much now gone.”

    Finland too has announced that it will be strenghtening its 1,340 kilometer border with Russia. Just a month ago all of the country’s main political parties backed the building of a fence along part of the border. Baltic neighbor Norway, which also shares a border with Russia, has recently increased patrols of its oil fields and energy concerns in the region following fears of sabotage.

    In part these border strengthening exercises are fueled by fears of a potential Russian invasion, but after the experience with Russian satellite country Belarus, many European countries also fear that Russia and its allies might continue to try and use migrants as a “weapon” sending them across the borders in great enough numbers to destablize European countries both just in terms of having to provide reception for them but also politically as the fear of any kind of ’invasion’ causes political division and

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    ’Hybrid threat’

    The barbed wire fences which are now being errected are not the first. Back in 2015 and 2016, countries like Hungary began installing checkpoints, fences and wire along its border to stop migrants crossing towards Western Europe. Since then other countries along the Balkan route have followed wholly or partially this trend, increasing border patrols and barriers in some places.

    The barriers might be more effective at stopping individual migrants crossing at a particular point, but they would not keep out an army of tanks if Russia actually decided to invade. But this fear of a “hybrid threat” is what has motivated countries like Finland to start fortifying, reports AP.

    Professor Dodds told AP that Russia has been “weaponizing migration for several years.” He said the same techniques of destabilization with Europe could also be seen in how Russia approached the Syrian conflict. “Russia bombed and harassed Syria’s population in 2015 in a deliberate attempt to create a humanitarian crisis,” explained Dodds.

    “I think one of the difficulties we sometimes have outside of Russia is in actually appreciating quite how cynical, quite how calculating, quite how deliberate some of this work is,” added Dodds.

    Crossing the barriers

    Life for the migrants kept out by the new barriers has been made more difficult in some cases. In Poland, Lithuania and Latvia, migrants who were found to have crossed from Belarus found it difficult to try and claim asylum because they were often refused entry or got stuck in a no-man’s land between the wires.

    Some migrants who were pushed back to Belarus say they have suffered abuse at the hands of Belarusian guards, reports AP.

    Some human rights activists in Poland held protests about the wall built on the border with Belarus. They told AP that they believe the wall “keeps out the weakest peole but not the most determined.”

    Anna Alboth, an activist from the Minority Rights Group in Poland, says she has seen migrants use ladders to scale the 5.5 meter wall or even tunnel under it.

    Trafficking victims?

    Alboth says the people she has encountered in the forests of eastern Poland who did make it past the barrier have found things very difficult. She said she believed that one group of women from Sudan “appeared to be human trafficking victims.” She also reports having met medical students from Russia who said they wanted to leave Russia because it was “falling apart and we want to live in a normal country.”

    Although the barriers might not stop all migrants, for governments they do work at “conveying a strong message to Minsk [the capital of Belarus] and Moscow [the capital of the Russian Federation] that Poland takes the security and integrity of its borders extremly seriously,” said a Polish government official, Stanislaw Zaryn to AP.

    “I believe that Russia will think twice before pursuing the weaponization of migration again.”

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    Barriers push migrants down more dangerous routes

    For Professor Dodds on the other hand, the walls and barriers simply cause migrants to take even more dangerous routes, or pay more to smugglers. This in turn increases crime and instability across society.

    On the western edge of Europe in Calais for instance, fences several meters high around the ferry, lorry and train terminals abound. There are frequent police and drone patrols all along the northern French coast. And yet in the last few years, the number of migrants crossing the Channel in small boats has continued to increase.

    From a sociological position, thinks Dodds, “building such walls and fences sucks empathy and compassion from our societies,” and appears not to solve the problem that they were constructed to solve.

    http://www.infomigrants.net/en/post/44817/barbed-wire-borders-increase-in-europe

    #barrières_frontalières #murs #Europe #migrations #asile #réfugiés #frontières #Biélorussie #Kaliningrad #Pologne #Russie #militarisation_des_frontières #Hongrie #hybrid_threat #menace_hybride

  • #Recherche et #Engagement : Recherche et #engagement_citoyen des chercheur·euse·s

    Un engagement croissant des chercheur·euse·s dans le débat public a amené la Direction de l’UNIL à initier une réflexion sur cette question.

    Cette thématique a été soumise à des chercheuses et chercheurs de toutes les facultés, réunis au sein d’un groupe de travail par le Centre interdisciplinaire de recherche en éthique (CIRE) et le Centre de compétences en durabilité (CCD). Le groupe de travail s’est réuni à treize reprises entre avril 2020 et mai 2022 et a défini de manière autonome les thématiques, les approches et les méthodes qu’il jugeait pertinent de mobiliser dans cette perspective. Il a notamment réalisé une enquête, ainsi que des focus groups, auprès de la communauté UNIL au printemps 2021.

    Les réflexions du groupe de travail visaient en premier lieu à clarifier les enjeux liés à l’engagement des #scientifiques dans le #débat_public et à mieux comprendre les pratiques et perceptions de la communauté UNIL à cet égard. Les réflexions et conclusions du groupe de travail, ainsi que ses recommandations adressées à la Direction de l’UNIL sont présentées dans le rapport. Celui-ci est accompagné d’une annexe détaillant les résultats de l’enquête.

    https://www.unil.ch/centre-durabilite/fr/home/menuinst/recherche/recherche-et-engagement.html

    Pour télécharger le rapport :
    L’ENGAGEMENT PUBLIC DES UNIVERSITAIRES : ENTRE LIBERTÉ ACADÉMIQUE ET DÉONTOLOGIE PROFESSIONNELLE


    https://www.unil.ch/files/live/sites/centre-durabilite/files/pdf/rapport-gt-unil-recherche-et-engagement.pdf

    #militantisme #rapport #université_de_Lausanne #UNIL #liberté_académique #déontologie #neutralité #liberté_d'expression #devoir_de_réserve #désobéissance_civile #crédibilité #enseignement #affiliation_professionnelle #culture_de_l'engagement

    ping @karine4 @_kg_

    • Ce rapport est mentionné dans cette interview avec #Julia_Steinberger :

      Julia Steinberger, professeure, militante et… activiste pour le climat

      Mi-octobre, cette professeure d’économie écologique à l’Université de Lausanne, autrice principale du dernier rapport du GIEC, a été embarquée par la police. Son crime ? Avoir bloqué la circulation avec d’autres militants pour réclamer la rénovation des passoires énergétiques en Suisse.

      Il faut s’armer d’un peu de patience pour arriver à Julia Steinberger. Ce n’est pas que son bureau à l’Institut de géographie et durabilité de l’Université de Lausanne soit difficile à trouver. Il est même assez reconnaissable avec ses posters des groupes Extinction Rebellion et Renovate Switzerland sur la porte. Non. C’est plutôt que la chercheuse a du mal à gérer les nombreuses sollicitations médias.

      « Je donne normalement deux fois, même trois présentations à des publics divers chaque semaine et c’est beaucoup, beaucoup trop. Et ça c’est sans parler des interviews, des médias, des podcasts, etc. C’est trop et je pense que nous voulons que tout le monde s’intéresse à cette problématique, se l’accapare et décide d’agir dessus. Mais en même temps, nous n’avons pas du tout le soutien institutionnel, les heures dans la journée, pour pouvoir faire notre travail, notre enseignement et aussi faire face à ces demandes de communication. Donc là, je crois que je suis en train de crouler là-dessous, mais je ne pense pas que je suis la seule. »

      Julia Steinberger n’en est pas à sa première manif. Avant le blocage de la route vers Berne, le 11 octobre 2022, la chercheuse a déjà écopé d’une amende pour une brève occupation d’une banque accusée de financer les énergies fossiles. Mais si prof et activiste sont deux termes incompatibles pour certains, ce n’est pas la vision de Julia Steinberger. Elle, veut dissocier neutralité et rigueur scientifique. Et fait sienne la maxime de Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

      « Je pense que le travail de recherche n’empêche ou ne soustrait pas à l’obligation d’agir en tant que citoyen ou en tant que citoyenne. Je ne me suis jamais vraiment demandé si je devais ou je ne pouvais faire que l’un ou l’autre. Je sais que ça dérange certains, mais je pense que c’est une question aussi de cohérence et d’intégrité. Et je ne suis pas la seule dans mon cas de figure. »

      L’université de Lausanne est en effet habituée d’avoir dans ses rangs des chercheurs engagés pour la sauvegarde du climat. Le philosophe et candidat écologiste aux européennes de 2019 en France, Dominique Bourg. Le prix Nobel de chimie Jacques Dubochet, quasiment de toutes les manifestations en Suisse.
      Responsabilité

      Elle-même fille d’un prix Nobel de physique et militant pour le désarmement nucléaire, Julia Steinberger veut croire que l’ampleur du réchauffement est telle que les scientifiques du climat doivent se réinventer s’ils veulent se faire entendre.

      « Je pense que dans certains domaines, [les chercheurs assument] une responsabilité de communication publique. Concernant le problème du tabagisme, par exemple, dans la santé. Mais dans le domaine du climat, la stratégie actuelle, une stratégie de technocratie ou les chercheurs se limitent à conseiller les politiques, est un échec. Nous écrivons des rapports qui sont ensuite destinés à conseiller et à orienter les politiques, mais on se rend compte que ce n’est pas du tout suffisant et qu’il faut faire autrement. »

      Pour le moment, l’université ne trouve rien à redire à ses actions. Au contraire même. La direction a commandé un rapport sur l’engagement public de ses chercheurs. Et ses conclusions sont simples : l’université a pour mission de stimuler le débat sur les grands enjeux de société. Et c’est exactement ce que fait Julia Steinberger.
      « Corruption légale »

      Mais son combat en agace tout de même certains. Surtout à droite et à l’extrême droite, où on lui reproche d’être décroissante. « Et alors », répond-elle ? Cela ne remet pas en cause la validité de ses recherches. Et de renvoyer la classe politique suisse à ses propres contradictions :

      « Par exemple, nos parlementaires ont le droit d’être lobbyiste. Donc même s’ils jouent le jeu de la transparence, ils sont lobbyiste, pour l’industrie automobile par exemple. Je viens justement de lire la newsletter du parti d’extrême droite l’IDC – elle est sponsorisée par Land Rover, Opel et Kia. C’est-à-dire que c’est une corruption légale. Mais le résultat pour les citoyens et pour le bon fonctionnement d’une société dans une démocratie est très très très délétère. »

      À 48 ans, avec une vie de famille et un gros projet de recherche européen sur les bras, Julia Steinberger ne compte pas pour autant ralentir sa vie d’activiste. Elle la mène depuis trop longtemps pour ça.

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/comme-personne/julia-steinberger-professeure-militante-et-activiste-pour-le-climat-6076
      #renovate_Switzerland #responsabilité

  • Qui sont « Les yeux d’Achrafieh », ces nouveaux « gardiens » du quartier ? - L’Orient-Le Jour
    https://www.lorientlejour.com/article/1317505/qui-sont-les-yeux-dachrafieh-ces-nouveaux-gardiens-du-quartier-.html

    Liban : face à l’effondrement de l’Etat les acteurs communautaires mettent en place des organisations de vigilants proches de structures miliciennes (et qui recyclent les anciens membres des forces de l’ordre).

    L’association Achrafieh 2020 a lancé le 7 novembre l’initiative Neighbourhood Watch, dans l’optique de tranquilliser les habitants d’Achrafieh à la nuit tombée, face à un sentiment d’insécurité croissant. « Face à l’instabilité régnante (vols, pickpockets, cambriolages etc.), les habitants ont sollicité à maintes reprises Achrafieh 2020 pour assurer leur sérénité et quiétude », souligne la publication Facebook d’Akram Nehmé, directeur exécutif de l’association.

    La première phase du projet inclura les quartiers de Sodeco, Tabaris, Furn el-Hayek, Haïmari et La Sagesse. Deux autres étapes suivront et d’ici à une centaine de jours, l’entreprise englobera la totalité d’Achrafieh, de Jeïtaoui à Sassine. Les quartiers de Gemmayzé, Mar Mikhaël ou encore Monot ne seront pas concernés. D’après l’association, il s’agit de veiller à la tranquillité des zones résidentielles, plongées dans l’obscurité dès la tombée du jour. « Ce projet, en gestation depuis un an, répond à la demande des habitants », dit à L’Orient-Le Jour Nadim Gemayel, député Kataëb et parrain de l’initiative d’Achrafieh 2020.
    [...]
    Cent-vingt jeunes de la région ont été recrutés pour faire office d’« anges gardiens », selon les termes du communiqué, de 18h00 à 06h00 le lendemain. « Parmi eux, il y a des anciens agents des Forces de sécurité intérieure (FSI) et d’ex-soldats qui ont démissionné suite à la dévaluation de leur salaire. Nous collaborons de près avec ces deux institutions, ainsi qu’avec la municipalité, et nous avons toutes les autorisations », poursuit Nadim Gemayel.

    #vigilants #milices #Kataeb #police #sécurité

    • Commentaire de l’économiste François El Bacha sur twitter : https://twitter.com/frencheagle/status/1590438492144009216 et thread : https://threadreaderapp.com/thread/1590438445368758272.html
      Hier, une association bien connue et implantée à Ashrafieh et proche de certains partis politiques a décidé de lancer « un réseau d’anges gardiens », sous entendu une milice de quartier... avec le soutien de gendarmes ou encore de militaires.
      Comme si les exemples qui ont mené à la constitution de milices au Liban similairement avec le soutien de certains gendarmes et militaires à l’époque suite à la menace palestinienne après l’échec de l’armée libanaise face au refus d’une classe politique à
      contrôler les camps en 1973 et ce qui a amené à la guerre civile de 1975 n’ont pas servis de leçon à ce pays et à sa population.
      Si la situation est similaire par rapport à 1975, elle n’est pas aujourd’hui identique parce qu’on n’a pas appris justement des expériences passées.
      Au Liban, ces milices de quartiers malheureusement peuvent prendre une tournure communautaire, quartiers contre quartiers, comme en 1975 quand les milices de protection d’Ashrafieh ou de Bourj Hammoud tiraient sur toute personne qui traversait la Quarantaine, y compris
      les familles en provenance de Bourj Hammoud ou d’Ashrafieh qui forçaient le passage du camp de la Quarantaine.
      La véritable solution passe par le renforcement des forces de sécurité et non leur destructuration au bénéfice de ces organisations dont on peut s’interroger sur l’aspect légal en plus. Ont-elles réellement autorité à arrêter des véritables délinquants par exemple ou
      cela constituerait-il un vice de procédure qui amènera à leurs libérations immédiates.
      Le plus risible dans l’histoire en question est que la constitution de cette milice de quartier est saluée par des gens qui se prétendent contre les autres milices.
      Une de plus, walaw, rien de grave au lieu de soutenir les institutions sécuritaires et les renforcer, au prétexte que la délinquance augmente dans leurs quartiers respectifs.
      Il faut dire que si la délinquance augmente en apparence, les appareils sécuritaires continuent, malgré la crise à fonctionner. Ainsi, les agresseurs d’une famille durant l’été qui les avaient séquestré ont été arrêtés.
      Mais cette même presse au service de ces partis et de ces intérêts, s’ils ont bien parlé de l’agression elle-même n’ont pas ou à peine évoqué leurs arrestations dans différents quartiers de la capitale.
      D
      De plus, il faut dire que ce genre d’expérience, même à l’étranger a mené à diverses controverses comme le fait d’avoir arrêté et agressé des personnes innocentes, comme le fait d’avoir manipulé déjà l’opinion publique et ainsi de suite
      à New York, les fameux Guardian Angels mis en place à la fin des années 1970 et bien connus dans les années 1980. À New York en plus, le véritable reflux de la violence n’a eu lieu qu’avec la montée en puissance des forces de l’ordre et non ces pseudos milices de quartier.
      Au delà de ces facteurs, la constitution de ces milices de quartier semble préfigurer une certaine volonté des personnes et des organisations politiques via parfois leurs médias qui les soutiennent à destructrurer l’état de droit via la décrédibilisation des forces de l’ordre ou
      encore de l’appareil judiciaire. C’est un élément grave qui pourrait aboutir à la ghettoïsation par quartier religieusement et ethniquement homogène et au delà à la partition du Liban, préfigurant simplement une guerre civile.
      Il faut au contraire favoriser les institutions de l’état partout au Liban, dans tous les quartiers de la capitale, y compris dans les camps palestiniens.
      Il faut favoriser l’état de droit et non l’état ou chacun fait son droit.

    • Les recherches de Leïla Seurat sur le quartier de Ghandaq el khamiq offre un contrepoint chiite à l’émergence de telles forces de quartier. Ce quartier est le fief du parti-milice Amal où se recrutent nombre de membres de la police du Parlement inféodée à Nabih Berry, chef de Amal et président du Parlement
      Sa contribution dans le dernier numéro de la revue Moyen-Orient n°56 Liban : un Etat en voie de disparition ? s’intitule "A Beyrouth, au-delà du stigmate des ’mercenaires du pouvoir’ "
      "Souvent présenté comme l’un des traits caractéristiques des régimes autoritaires arabes, le phénomène de la baltajiya est utilisé pour désigner le recrutement de « gros bras » chargés de réprimer toute forme de contestation politique. Cette notion a connu un regain d’intérêt lors des soulèvements populaires de 2011. Nous gardons en mémoire la « bataille des chameaux », qui s’est déroulée le 2 février place Tahrir au Caire, au cours de laquelle des baltaguis, perchés sur leurs montures, s’en sont pris aux manifestants."
      Elle y montre la porosité entre la fonction de contrôle du quartier et la répression des manifestants de la thawra tout en discutant les rapports de sujétion et d’autonomie de ces acteurs sociaux.
      #off-line #Amal #appareils_de_sécurité #limice #vigilants
      Elle a présenté cette recherche d’une controverse de l’IREMMO le 9/11/2022, qu’on pourra sans doute retrouver bientôt en vidéo en ligne

    • Le petit détail typique :

      Pour financer ce projet, l’association, engagée dans des œuvres citoyennes et caritatives, a fait un appel de fonds auprès de citoyens, d’hommes d’affaires et d’entités privées.

      Donc dans un État qui n’a plus les moyens d’assurer ses missions fondamentales, on trouvera en revanche de généreux donateurs pour s’y substituer sur une base communautaire/politicienne.

  • At the heart of Fortress Europe: A new study about Austria’s role in border externalization policies in the Balkans

    On the 28th of September 2020, Ayoub N. and six of his friends were chain pushed back from Austria to Slovenia, Croatia, and eventually back to Bosnia and Herzegovina (BiH), from where Ayoub had begun his journey to Austria a few weeks earlier. Ayoub, like many others, had been stuck for years in between the EU member states, in the Balkans, and this was just another attempt to reach the Schengen Zone. He continued trying even after this push-back. In July 2022, Ayoub was still stuck inside the Balkan Circuit (Stojić Mitrović and Vilenica 2019), a region of transit with many loops, within which movement is circular, going forward and backwards because of border violence.

    Exactly one year after Ayoub and his group of friends experienced the chain push-back, Austrian Interior Minister, Karl Nehammer, finished his trip to Kosovo, Albania, and Montenegro meant to coordinate joint frameworks for fighting what he calls illegal migration, terrorism, and organized crime. During the trip, he announced that a “Return Conference” would take place a few months later in Vienna. The gathering in February 2022 brought together high-ranking officials from more than 22 countries, including representatives of EU agencies and think tanks. The main focus of the event was supporting Western Balkan[1] states with effective deportation practices through the newly established “Joint Coordination Platform against irregular migration.” BiH was mentioned as one of the platform’s main partners, and during the press conference organized after the event BiH Security Minister Selmo Cikotić stated that “With the support of the EU and some proactive partners, like Austria, we could move from a crisis situation to migration management.”

    It is not known to the public how the “return mechanisms” discussed would materialize and on what legal grounds the return of people would take place. In 2021, a parliamentary request for information focused specifically on Austria’s plans to return people to the Western Balkans, while another asked details about the role of BiH. In response to the queries, the interior minister emphasized that Austria is “only” providing good practice, expertise, and training, while partner countries can state their specific needs and are, in the end, responsible for ensuring that the human rights of those concerned will be upheld. This is a common rhetorical practice in the context of EU border externalization policies, with EU countries only providing knowledge and equipment, while “accession” countries in the Balkans have to fulfil the dark side of Europeanization.

    Austria took over a key role in building up a network of multilateral stakeholders that enables the fortification of Europe on diplomatic and informal levels, while states and locations near and far from Central Europe face the consequences of these policies; BiH is one example.

    Lobbying for Externalization

    In July 1998, Austria took over the EU presidency. As its first intervention on the issue of EU-migration policy, it introduced the Strategy Document on Immigration and Asylum Policies, which was sent to the European Council for further discussion. In this document, Austria advocated for a unified approach to migration in the Schengen area, which at that moment comprised 15 countries. It proposed the “Europeanization of migration policy,” while describing the existing approach and structures dealing with migration as “relatively clumsy.” The document called for more cooperation with “third states” in exchange for economic and other benefits. The Strategy envisaged that “Fortress Europe” should be replaced by the “concentric circles of the migration policy,” which included EU neighboring countries. Further, the neighboring partners “should be gradually linked into a similar system” that would eventually be similar to the “first circle,” meaning the EU member states. As for “transit countries,” the main approach would be to “eliminate push factors” in them. The Strategy called for the “tightening of the pre-accession strategy… as far as migration policies are concerned.” In addition, it stressed the need for agreements with third countries that would allow the return of people whose asylum applications were rejected, as well as the introduction of policies that would deter migration in general. The paper also argued that the Geneva Convention was outdated and that individual rights should be replaced with “political offers” of EU membership, or other types of cooperation.

    By the end of the year, this proposal had been amended twice, but in the end it was rejected. A number of non-governmental organizations, including the International Federation for Human Rights, condemned the document on account of its harsh language and the restrictive measures proposed. Even though it was never adopted, the document remains a guideline, and some of its measures were put in place, especially in Austria. Along with several Balkan neighboring countries, Austria became more involved in security-related questions in the region, establishing various organizations and groups that are visibly active in the field, including the Salzburg Forum as one key intergovernmental group. Since the early 1990s, the forum functioned as a lobbying group, not only within the framework of the EU and on a regional level between its partners, but also on an often invisible level that reaches far beyond the EU. Austria played a key role in establishing the forum and is also one of its leading members. While the forum did not always achieve its strategic goals (Müller 2016, 28), it became a testing ground for fueling anti-Muslim and anti-migrant sentiments in Europe, and spearheaded plans for the dark future of EU border externalization policies. The multilateral cooperation within the Forum was based on debate, dialogue, exchange of ideas, and strategic planning; the establishment of its operative tool, the Joint Coordination Platform, is another step in cementing the externalization of border management to the Balkans.

    Coordinating “Migration Management”

    The Joint Coordination Platform (JCP) is a network that coordinates political and strategic intervention outside the Schengen Area, monitoring and controlling the EU’s external borders, as well as actions in third countries. Although it was already in the planning for several years, the JCP was inaugurated in Vienna after the Return Conference in February 2022. The JCP office is led by former Frontex Vice-President Berndt Körner and by lawyer Bohumil Hnidek,[2] and will provide a hinge function for Frontex operations in the Balkans (Monroy 2022). As the Frontex agency is not allowed to organize deportations to third countries, in the future it may support deportations from different EU countries to the Balkans, while the JCP would coordinate and monitor the rest of the “local” operations. In September 2022, the first deportations from Bosnia to Morocco with the support of the JCP already took place.

    The investigative journalist Matthias Monroy further links the Vienna-based think tank ICMPD, led by former Austrian Vice-Chancellor Michael Spindelegger (ÖVP), to the operational implementation of regional return mechanisms to the Balkans. As early as 2020, the JCP started training police officers from BiH for conducting deportations. The training of 50 “return specialists” was recently described by Austrian Interior Minister Karner: “We help with training, impart standards, but that doesn’t change the responsibility that remains in the respective countries. It is about observing all international standards.”

    To understand ICMPD’s practices on the ground, it is worth reviewing the project descriptions of its Western Balkans and Turkey office in recent years. The long-standing partner of the Salzburg Forum implements migration management, border management, and capacity building in the Balkans, for example by providing the border police in Kosovo[3] with technical and biometric equipment to register people on the move; and supporting the border police in Albania[4] with equipment for land border surveillance and maritime border surveillance and control. Capacity building in Albania means in particular providing patrol boats and surveillance vehicles. The regional capacity building projects further cover information campaigns for people in Afghanistan, Iraq, and people on the move in the Western Balkans.[5] Labelled as protection and support for migrants, ICMPD invests in the enhancement of migrant information systems[6] for authorities in BiH to implement entry control, registration, and data collection mechanisms. The “electronic biometric residence permit cards,” which should be made available through such projects, point not only to the on-ground preparation but also to the implementation of what investigative journalists call “extra-European Dublin.” This includes for example “Balkandac,” a fingerprint database in the Balkans that would allow countries to deport third-country nationals to countries with readmission agreements before entering the EU Schengen area.

    It is important to highlight that ICMPD has entered the Joint Coordination Platform with years of experience in implementing EU border externalization projects in Africa and the Middle East (Naceur 2021).

    Another active regional partner of the Joint Coordination Platform is Hilfswerk International. Next to the 1 million Euro in Austrian Development Aid that was used as an emergency relief fund through IOM in BiH in 2021, the Upper Austrian Federal Government donated 100,000 Euro to support the construction of a water system in the Lipa camp.[7] The project was implemented by Hilfswerk International, which has been working in the Balkans and especially in BiH as a humanitarian aid organization since 1996. While the organization covers a broad range of services in BiH, it recently joined the niche of network and capacity building in the field of “migration management” in BiH, Serbia, North Macedonia, and Montenegro.

    Hilfswerk International has joined the field of migration management in Bosnia and Herzegovina as a player that can offer extensive experience on the ground. Considering the top-down and dysfunctional approach implemented by IOM in the region, Hilfswerk International is an organization that is closely linked to Austria-based actors and accessible for unbureaucratic and, according to its managing director, pragmatic solutions. As Regional Director Jašarević stated in an interview about their most recent project:

    … we all know, and it is not a secret, that the EU does not want migrants on their territory. And what now? Should we leave them here to suffer or to disappear? It’s not possible.

    They [the JCP] can use our infrastructure here if needed, but they also organize some events themselves. They are connecting donors and infrastructure. They know what is going on at a much deeper level than we do. And we are happy to contribute. They are working very hard as far as I know. Very few people and very big plans, but very capable people. I think it will be more visible this year. But it has only just started.[8]

    Balkan Route: better coordination with Austrian aid

    Even at the end of the 1990s, Austria’s political landscape paved the way for defining the Western Balkans as a strategic buffer zone for Europe’s increasingly restrictive migration and asylum policies. What has been drafted as a strategy to contain migration in “concentric circles” has since developed into the full-scale implementation of land and sea border zones that legitimate legislation, control, tracking, management of, and violence against people moving in circuits while trying to reach the EU Schengen zone.

    Our study can be used as a tool to further investigate Austrian-based and Austrian-initiated organizations, security corporations, and individual actors that are heavily involved in violent EU border externalization from Vienna to Sarajevo and beyond.

    The full study can be accessed here.

    References:

    Müller, Patrick. 2016. “Europeanization and regional cooperation initiatives: Austria’s participation in the Salzburg Forum and in Central European Defence Cooperation.” Österreichische Zeitschrift für Politikwissenschaft 45, no. 2: 24-34.

    Stojić Mitrović, Marta, and Ana Vilenica. 2019. “Enforcing
    and disrupting circular movement in an EU
    Borderscape: housingscaping in Serbia.” Citizenship Studies 23, no. 6: 540-55.

    Stojić Mitrović, Marta, Nidzara Ahmetašević, Barbara Beznec, and Andrej Kurnik. 2020. The Dark Sides of Europeanisation: Serbia, Bosnia and Herzegovina, and the European Border Regime. Belgrade: Rosa-Luxemburg Stiftung Southeast Europe; and Ljubljana: Inštitut Časopis za kritiko znanosti. https://rosalux.rs/wp-content/uploads/2022/04/169_the-dark-side-of-europeanisation-_vladan_jeremic_and_wenke_christoph_rls.

    [1] The authors only use the term Western Balkans in relation to the process of EU border externalization and accession plans of Albania, BiH, Kosovo, Montenegro, North Macedonia, and Serbia. See Stojić Mitrović et al. 2020, 20-22.

    [2] Bohumil Hnidek is a lawyer and the former Director for International Cooperation and EU Affairs to the Ministry of interior of the Czech Republic.

    [3] MIK: Manage increased influx of migrants in Kosovo, April, March 2021 (Fact Sheet ICMPD, 4).

    [4] EU4SAVEALB: EU Support for the Effective Management of Green and Blue Borders in Albania, February 2019-April 2022 (Fact Sheet ICMPD, 7-8).

    [5] IKAM: Information and capacity building on asylum, legal and irregular migration in Afghanistan, Iraq and the Western Balkans, March 2021-March 2022 (ICMPD Fact Sheet, 9).

    [6] MiS BiH: Enhancement of Migration Information System for Strengthening Migration, Asylum and Border Management in Bosnia and Herzegovina, November 2021-March 2023 (ICMPD Fact Sheet, 9-10).

    [7] In mid-June 2022, people living in Lipa reached out to local volunteers in BiH to inform them that for a week they did not have running water. At that moment, the temperatures were over 40 degrees. Even though less than 400 people were in the camp (capacity is 1,500), people were crammed in containers (six in each) with one small fan, and were receiving a gallon of water per person a day. Every day, one cistern was used. According to the testimony, there was no water in the bathrooms and toilets, either. After the information was published on social media, people in the camp told local volunteers that the employees in the camp threatened some of the residents, warning them that they cannot talk about the camp and saying that if they did not like the place they could leave.

    [8] Interview Suzana Jašarević online, 15 March 2022.

    https://lefteast.org/fortress-europe-austria-border-externalization

    #Autriche #externalisation #asile #migrations #réfugiés #frontières #contrôles_frontaliers #Balkans #route_des_Balkans #push-backs #refoulements #refoulements_en_chaîne #Slovénie #Croatie #migrerrance #violence #Balkan_Circuit #Return_Conference #Joint_Coordination_Platform_against_irregular_migration #renvois #expulsions #Joint_Coordination_Platform (#JCP) #Frontex #ICMPD #Michael_Spindelegger #return_specialists #spécialistes_du_retour #Salzburg_Forum #Kosovo #militarisation_des_frontières #complexe_militaro-industriel #Albanie #surveillance #surveillance_des_frontières #biométrie #Balkandac #empreintes_digitales #réadmission #Hilfswerk_International #Lipa #Bosnie #Bosnie_et_Herzégovine #Serbie #Macédoine_du_Nord #Monténégro

    • At the Heart of Fortress Europe

      The study provides a broad mapping of Austrian-based multilateral cooperation, actors, and or­ganisations that are heavily involved in EU border externalisation policies far beyond Austrian borders – and therefore in the violent and sometimes lethal approach to people on the move.

      Since the ‘long summer of migration’ in 2015 and the sealing of the Balkan Route in 2016, people on the move are trying to make their way to the European Schengen area via Bosnia-Herzegovina. According to Frontex, the Western Balkans has become one of the main migrant routes to Europe. The actors examined here are therefore of particular importance.

      https://www.transform-network.net/publications/issue/at-the-heart-of-fortress-europe

      #rapport

    • Balkans : la #Serbie, la #Hongrie et l’Autriche s’unissent contre l’immigration illégale

      La Serbie a accepté mercredi, en concertation avec la Hongrie et l’Autriche, de déployer des forces de police supplémentaires à sa frontière Sud avec la Macédoine du Nord, afin de lutter contre l’immigration illégale. L’Autriche va envoyer 100 policiers en renfort dans cette zone.

      La Serbie est parvenue à un accord avec la Hongrie et l’Autriche, mercredi 16 novembre, sur le déploiement de patrouilles de police conjointes le long de sa frontière Sud.

      « Nous avons convenu d’engager plus de police (...) à la frontière avec la Macédoine du Nord », a déclaré le président serbe Aleksandar Vucic, lors d’une conférence de presse organisée après la signature de l’accord avec les Premiers ministres hongrois et autrichien, Viktor Orban et Karl Nehammer.

      L’accord vise à freiner en amont les arrivées dans l’Union européenne (UE), la Serbie étant utilisée comme un pays de transit par les migrants. La route des Balkans occidentaux, via la Turquie, la Bulgarie, la Macédoine du Nord et la Serbie, reste la principale porte d’entrée dans l’UE pour les migrants. Près de 130 000 entrées irrégulières dans l’UE à partir de la route des Balkans occidentaux ont été enregistrées sur les dix premiers mois de l’année 2022, soit le nombre le plus fort depuis le pic de la crise migratoire de 2015, selon Frontex.
      « La migration illégale ne devrait pas être gérée, elle devrait être stoppée »

      Karl Nehammer a annoncé que son pays allait déployer 100 officiers de police pour aider son voisin serbe à patrouiller la frontière avec la Macédoine du Nord. Ces patrouilles seront secondées par des moyens techniques tels que « des caméras à vision thermique, des drones et des véhicules », a précisé le Premier ministre autrichien. Le même genre de matériel est déjà utilisé à la frontière serbo-hongroise où, depuis 2017, une clôture s’étend sur 160 km.

      Viktor Orban a, de son côté, affirmé que, depuis le début de l’année 2022, la Hongrie avait empêché 250 000 franchissements illégaux de frontières, dont beaucoup organisés par des passeurs armés. « La migration illégale ne devrait pas être gérée, elle devrait être stoppée », a-t-il ajouté, décrivant la situation à la frontière avec la Serbie comme « difficile ».

      Conséquence du mur érigé entre la Serbie et la Hongrie : les migrants se tournent vers les passeurs, seuls espoirs pour les aider à franchir. Résultat, dans la zone, leur mainmise s’exerce partout, dans les camps informels comme à l’intérieur des centres officiels, comme a pu le constater InfoMigrants sur place en octobre.
      En finir avec le « tourisme de l’asile »

      Toujours mercredi, Aleksandar Vucic a déclaré que son pays imposait désormais des visas aux ressortissants de la Tunisie et du Burundi, une mesure déjà annoncée en octobre mais qui entre ces jours-ci en vigueur.

      L’UE et la Suisse avaient fait pression pendant plusieurs semaines sur la Serbie afin qu’elle modifie sa politique des visas. Ces pays avaient reproché à la Serbie de servir de porte d’entrée vers l’UE à des migrants turcs, indiens, tunisiens, cubains et burundais, dispensés de visas jusque là pour venir dans le pays. C’est maintenant chose faite.

      Le président de la Serbie, du pays candidat à l’UE depuis 2012, avait promis que Belgrade alignerait sa politique des visas sur celle de Bruxelles « d’ici la fin de l’année » en commençant par la révocation des dispenses accordées aux Tunisiens, Burundais et Indiens. « Bientôt, deux autres pays seront soumis à cette même mesure car nous devrons avoir le même régime de visas que l’UE », a-t-il prévenu, sans préciser de quels pays il s’agissait.

      « Je suis reconnaissant envers le président de la Serbie pour tout ce qu’il fait pour en finir avec le ’tourisme de l’asile’ », a réagi, mercredi, Karl Nehammer.

      Ensemble, les Tunisiens, les Burundais, les Indiens, les Cubains et les Turcs représentent seulement 20% des migrants passés par la route des Balkans occidentaux depuis janvier 2022. La grande majorité des personnes qui transitent par la Serbie ne sont donc pas des exilés exemptés de visas. La plupart sont originaires d’Afghanistan et de Syrie.

      http://www.infomigrants.net/fr/post/44816/balkans--la-serbie-la-hongrie-et-lautriche-sunissent-contre-limmigrati