• Basque Police Beat Global Sumud Flotilla Torture Survivors In Spain
    https://ahmedeldin.substack.com/p/spanish-police-beat-global-sumud

    The video from Bilbao Airport today is as brutal as it is bewildering. Six Basque activists walk through arrivals, fresh from being intercepted, detained, and abused by Israeli forces while attempting to deliver humanitarian aid to Gaza. They carry physical and psychological scars from their encounter with the Israeli military.

  • REPORTAGE. « Je les vois plus souvent que ma mère ! » : à Toulouse, une force de sécurité privée chasse les dealers des HLM – franceinfo
    https://www.franceinfo.fr/replay-radio/le-choix-franceinfo/reportage-je-les-vois-plus-souvent-que-ma-mere-a-toulouse-une-force-de-se

    Les bailleurs sociaux privés du quartier du Mirail ont créé, depuis sept ans, un groupement d’agents de choc pour empêcher le trafic de drogue dans les parties communes des HLM. Son modèle s’exporte déjà, à Nice ou Montpellier, mais pose aussi la question du recul de l’État dans les quartiers sensibles.

    #milices_privées

  • State trafficking

    Between Tunisia and Libya, from 2023 to the present, partly thanks to EU funds for border enforcement, state agencies and militias have been selling and buying human beings: black migrants, including many women, minors, and children. Victims of state trafficking have shared their experiences with RRX researchers, identifying detention sites and the authorities responsible for these crimes. RRX’s new report, Women State Trafficking, details how this business specifically operates against women. We claim an immediate humanitarian corridor for all the witnesses of the report still in Libya and Tunisia! Their voices must be audible before EU and international courts!

    https://statetrafficking.net

    Visual geomapping of state trafficking by a witness:


    https://statetrafficking.net/geo

    #trafic_d'êtres_humains #violence #Libye #Tunisie #migrations #réfugiés #frontières #milices #femmes #rapport #images_satellites #images_satellitaires #géolocalisation
    ping @reka @fil

  • Comment un champion du #CAC40 aide l’#ICE de #Trump à traquer les #migrants
    https://multinationales.org/fr/a-chaud/actualites/comment-un-champion-du-cac40-aide-l-ice-de-trump-a-traquer-les-migr

    ICE, la #milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de #Renee_Good à #Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : #Capgemini.

    • ICE : la complicité des entreprises et médias français
      https://bonpote.com/ice-la-complicite-des-entreprises-et-medias-francais

      On commence à être tristement habitués aux exactions de l’ICE, la police de l’immigration trumpiste qui traque sans relâche les immigrés. Ce samedi 24 janvier, la ville de Minneapolis (Minnesota) – et le pays tout entier – ont été une fois de plus secoués par le meurtre de l’un de ses citoyens. Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été exécuté après s’être interposé devant un agent de l’ICE violentant une femme dans la rue. Un assassinat qui survient sur fond de mobilisation populaire, deux semaines seulement après celui de Renee Good abattue à bout portant alors qu’elle tentait de s’éloigner des policiers anti-immigration avec sa voiture.

      Dans les deux cas, l’administration Trump a qualifié les victimes de “terroristes” en puissance, au mépris de ce que montrent sans ambiguïté les nombreuses images qui circulent. Il n’empêche que jusqu’en France, de nombreux médias (dont BFM TV, CNews et le JDD) ont minimisé la gravité des faits. Sans doute pire encore : des Big Tech américaines à Capgemini, l’ICE peut compter sur le soutien d’entreprises puissantes.

      Une escalade dystopique

      Sur le réseau social X, le pouvoir trumpiste n’hésite pas à recycler les slogans de suprémacistes d’extrême droite pour vanter sa politique anti-immigration brutale, comme “Destroy the flood” – référence au jeu vidéo Halo – assimilant les immigrés à des parasites à éradiquer.

      Une rhétorique hélas cohérente avec les conditions de détention. En décembre 2025, l’Union américaine pour les libertés civiles a dénoncé, sur la base de dizaines d’entretiens réalisé avec des détenus, de nombreux cas d’abus physiques et sexuels et de négligence médicale dans le plus grand centre de détention pour immigrés du pays (Fort Bliss à El Paso, au Texas). L’ICE est également accusée par cet organisme de faire pression sur les prisonniers afin de les pousser à “l’auto-déportation”.

      Cette dynamique mortifère ne fait que prendre de l’ampleur. La chercheuse Christina Pagel (University College London) montre qu’au cours de l’année qui vient s’écouler, l’administration Trump n’a eu de cesse d’alimenter la “tempête ICE” en augmentant les financements et les capacités de cette police spéciale, en “normalisant la rhétorique violente et raciste”, et en “élargissant le soutien juridique à l’application de la loi sur l’immigration”.

      Depuis janvier, avec le meurtre de Renee Good, le Minnesota est même devenu un “cas test pour la prise de contrôle militaire d’une ville américaine par ICE et d’autres agents fédéraux de l’immigration”, décrypte la chercheuse.

      Un jusqu’au-boutiste mortifère dont on voit mal jusqu’où il pourrait aller. Une chose est certaine : de part et d’autre de l’Atlantique, les dérives autoritaires et sécuritaires de l’ICE peuvent compter sur un certain nombre de soutiens, plus ou moins assumés.

      Une complicité assumée dans les médias français

      “Faut-il une police de l’immigration en France ?” Au lendemain du meurtre d’Alex Pretti, le 24 janvier, à Minneapolis, par des agents fédéraux de l’ICE, BFM TV n’a visiblement pas trouvé meilleur angle pour parler des horreurs perpétrées par cette milice.

      Et pour y répondre, qui de mieux que le député du Rassemblement national Laurent Jacobelli ? “[Les immigrés] qui sont en situation illégale doivent être ramenés dans leur pays d’origine. C’est évidemment, en partie, le travail de la police mais aussi de la justice. Il faut effectivement former la police à ce travail particulier”, a répondu l’élu en précisant que cela pourrait être fait “avec humanité” et “compréhension”.

      Sur CNews, l’ancien avocat et conseiller d’État Arno Klarsfeld a carrément appelé à faire de “grandes rafles” contre les personnes en situation irrégulière sur le territoire français. “Si on veut se débarrasser des OQTF [obligation de quitter le territoire français, ndlr], il faut organiser, comme fait Trump avec ICE, des sortes de grandes rafles un peu partout”, a-t-il déroulé sans que ses propos ne suscitent l’indignation du plateau.

      La justice et l’ARCOM ont en revanche été saisies. Face au tollé, Arno Klarsfeld a tenté de se défendre sur X, creusant un peu plus sa propre tombe : “Sur le mot ‘rafle’ il suffit de se rapporter au dictionnaire, et ce n’est pas la même chose d’arrêter des étrangers qui ont commis des crimes et de les renvoyer éventuellement chez eux que de s’emparer d’enfants juifs et de les envoyer à Auschwitz où ils seront gazés.”

      Dans un inversement saisissant de la réalité, le Journal du dimanche a quant à lui titré au lendemain du meutre d’Alex Pretti : “Les antifas traquent la police de l’immigration de Trump”. De quoi minimiser là encore les exactions commises par l’ICE en les plaçant en position de victime.

      L’extrême-droite française, premier soutien de Trump

      Cette séquence médiatique est l’occasion de mettre en lumière les soutiens et les complices de l’ICE en France.

      Dans la sphère de l’extrême droite, on a pu entendre Marion Maréchal au micro de France Inter relativiser la gravité des faits en évoquant, au sujet d’Alex Pretti, un simple “incident”.

      “On passe aujourd’hui des heures et des heures à commenter cet incident absolument malheureux (…) mais par exemple, on ne parle pas du fait qu’il y a quelques jours de cela une femme de 90 ans a été violée par un clandestin sous OQTF [ce dernier a été mis en examen, ndlr]. Ça devrait occuper vos antennes bien davantage qu’un accident qui s’est passé aux Etats-Unis”, a estimé l’eurodéputée d’extrême droite interviewée par Benjamin Duhamel.

      Sur BFM TV, le 25 janvier, Éric Zemmour a même été un cran plus loin en affirmant qu’“il faudra être impitoyable contre l’immigration illégale et légale”. Interrogé par le journaliste quant à la nécessité de déployer en France une police de l’immigration comme l’ICE (une obsession décidément bien ancrée chez BFM TV), le président de Reconquête a répondu qu’il “faudra l’adapter à la France et aux structures françaises”.

      Citons enfin le militant franco-américain pro-Trump Nicolas Conquer (ex-candidat LR-RN aux élections législatives), qui a expliqué à l’occasion d’un débat sur TV5Monde qu’il était “criminel” de comparer l’ICE à la Gestapo. Cet admirateur du président américain – qui a par ailleurs nié sur BFMTV les velléités trumpistes d’annexion du Groenland – a estimé auprès du JDD que “Trump [voulait] guérir l’Amérique de ses maux progressistes”...

  • "Ils présentent #Calais comme un #champ_de_bataille" : ces groupuscules britanniques #anti-migrants dans le nord de la France

    « #Opération_Overlord », « #Raise_the_Colors »... Des groupes de civils britanniques d’#extrême_droite organisent depuis plusieurs mois des actions dans le nord de la France pour lutter contre les traversées illégales de la #Manche. Face à ce phénomène anti-migrants, des associations françaises condamnent l’inaction des gouvernements britannique et français. « Se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème », a déclaré le Home Office à InfoMigrants.

    Le mouvement britannique baptisé « Opération Overlord » organise des actions dans le nord de la France pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche. Ses membres - des civils - patrouillent le long du littoral français pour détruire les petites embarcations à bord desquelles des migrants espèrent rejoindre les côtes du Royaume-Uni.

    Sur les réseaux sociaux, les membres « d’Opération Overlord » publient des vidéos pour expliquer qu’ils « traquent [les migrants dans] les dunes » et recherchent des canots pneumatiques. Le journal britannique The Guardian rappelle que ces groupes d’autodéfense harcèlent des migrants et qu’ils n’agissent dans aucun cadre légal.

    Un autre de ces groupes se fait appeler Raise the Colours. Leur montée en puissance inquiète les associations d’aide aux migrants en France.

    « Force civile de contrôle des frontières »

    Raise the Colours attire déjà des milliers de personnes. Plus de 5 500 Britanniques se seraient portés #volontaires pour se rendre en France et participer à ces #patrouilles. Sur son site web, le mouvement sollicite ouvertement des dons allant de 10 à 2 000 livres sterling (entre 11 et 2 300 euros environ) pour financer une « force civile de contrôle des frontières ».

    Le groupe a également diffusé des demandes d’équipement comprenant des gilets anti-couteaux, des caméras thermiques, des drones, des radios cryptées et de puissantes lampes torches.

    Raise the Colours n’a pas répondu aux sollicitations d’InfoMigrants.

    « Une #auto-justice en grande partie symbolique »

    Dans son ouvrage intitulé « Towards a vigilant society : from citizen participation to anti-migrant vigilantism » ("Vers une société vigilante : de la participation citoyenne à la vigilance anti-migrants"), l’auteur Matthijs Gardenier examine ce phénomène qui met en scène des patrouilles spectaculaires, des appels à la vindicte populaire et au harcèlement en ligne.

    « Ces actions façonnent une vision du monde qui présentent la situation à Calais et à #Douvres non pas comme une crise humanitaire, mais comme un champ de bataille, représentant les migrants comme des envahisseurs et les justiciers comme des défenseurs héroïques », écrit Matthijs Gardenier. « Bien que cette #auto-justice soit en grande partie symbolique, mise en scène principalement pour être visible sur les réseaux sociaux, elle contribue néanmoins à créer une atmosphère conflictuelle et débouche parfois sur des #intimidations dans le monde réel ».

    Début décembre, neuf associations - dont Utopia 56 - ont dénoncé ces « pratiques d’intimidation » et condamné la « réponse insuffisante » des gouvernements britannique et français, estimant que cela « contribue à normaliser et à encourager des pratiques violentes et xénophobes qui menacent directement les personnes exilées ainsi que leurs soutiens associatifs ».

    Contacté par InfoMigrants, un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a expliqué « comprendre la frustration suscitée par les traversées illégales. Cependant, se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème. Cette semaine, le ministre de l’Intérieur a annoncé les plus grandes réformes depuis des décennies pour lutter contre l’immigration clandestine, rétablir l’ordre et le contrôle à nos frontières et rendre l’arrivée au Royaume-Uni moins attrayante pour les migrants clandestins. »

    Mi-novembre, le gouvernement britannique a durci encore sa politique migratoire à l’encontre des demandeurs d’asile et des réfugiés à travers un vaste plan anti-immigration afin de décourager les migrants de venir au Royaume-Uni. Avec la nouvelle loi, la durée des titres de séjour va passer de cinq ans à deux ans et demi, les conditions d’obtention du titre de séjour permanent vont se durcir. Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, a aussi décrété que les demandeurs d’asile n’auront « qu’une seule chance » de déposer une demande et une seule de faire appel - espérant ainsi accélérer dans le même temps les expulsions vers les pays d’origine.

    « Nous avons arrêté et expulsé près de 50 000 personnes en situation irrégulière, et notre accord historique avec la France prévoit que les personnes arrivant par petits bateaux soient désormais renvoyées », ajoute le ministère.

    Montée en puissance des « chasseurs de migrants » à travers l’Europe

    Les Britanniques ne sont pas les seuls à ériger des groupes de défense anti-immigration. À travers l’Europe, des mouvements similaires ont gagné en popularité, se présentant comme les défenseurs des communautés locales et intervenant là où, selon eux, les autorités ont échoué.

    Le réseau Radicalisation Awareness Network (RAN), une initiative financée par l’Union européenne (UE), a étudié « l’internationalisation croissante » de l’extrémisme de droite. Ses recherches montrent comment les #réseaux_sociaux contribuent à normaliser les #discours_haineux, en particulier ceux qui visent les migrants et les demandeurs d’asile.

    Ces groupes se présentent généralement en protecteurs face à des migrants qui représenteraient une menace.

    Selon l’étude, les mouvements d’extrême droite en Europe ne se limitent plus aux sous-cultures jeunes comme les #skinheads ou les #néonazis. Ils impliquent désormais des adultes de tous âges et de toutes professions.

    Le RAN cite une étude norvégienne qui montre un changement notable : l’âge moyen de la #radicalisation est passé d’environ 22 ans dans les années 1990 à 31 ans dans les années 2010. Les personnes plus âgées, qui disposent de plus de ressources, de contacts et d’expérience sont de plus en plus souvent à l’origine de ces mouvements.

    Au Royaume-Uni, l’organisation anti-extrémisme Hope Not Hate constate également une forte hausse des actions anti-migrants : en 2022, les « #chasseurs_de_migrants » sont allés protester 253 fois devant des centres d’hébergement pour demandeurs d’asile, soit deux fois plus qu’en 2021. Ces incidents, filmés et publiés en ligne, montrent souvent des militants confrontant le personnel hôtelier ou filmant les demandeurs d’asile entrant et sortant des bâtiments.

    Bien financé et bien structuré

    La journaliste brésilienne Andrea Dip s’est penchée sur la dynamique de groupes comme Raise the Colours dans le paysage politique d’extrême droite. Selon elle, ces mouvements ne sont ni chaotiques ni désorganisés.

    Une étude réalisée en 2025 par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF) a révélé que des groupes d’extrême droite - russe ou américain parfois - ont transféré plus d’un milliard d’euros à travers l’Europe entre 2019 et 2023.

    Ces réseaux diffusent des discours anti-immigrés dans les médias, les ONG et les partis politiques. Leurs messages, qui incluent des slogans tels que « Make Germany great again » (Rendre à l’Allemagne sa grandeur) ou « La Pologne aux Polonais », sont délibérément conçus pour présenter le #nationalisme comme du #patriotisme.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68809/ils-presentent-calais-comme-un-champ-de-bataille--ces-groupuscules-bri
    #milices #migrations #réfugiés #UK #Angleterre #France

  • France : Le GIGN accusé de couvrir le vol de 7 tonnes d’armes par ses agents
    https://secoursrouge.org/france-le-gign-accuse-de-couvrir-le-vol-de-7-tonnes-darmes-par-ses-age

    En novembre 2017, trois membres du GIGN sont interceptés à la frontière hispano-portugaise en possession de plusieurs tonnes de munitions et d’explosifs volés à l’unité, destinés à un camp d’entraînement privé. Le commandant de l’époque, le colonel Laurent Phélip, aurait ordonné d’étouffer l’affaire et de rapatrier discrètement les explosifs (jusqu’à 7 tonnes) en désactivant notamment les caméras. Un démineur, Matthieu D., qui avait signalé dès 2016 le laxisme dans la gestion des stocks de munitions (vol facile, conditions de stockage dangereuses), a été muté pour avoir « terni l’image de son unité ». Bien qu’une enquête ait été ouverte en 2020 suite à la plainte de Matthieu D., Laurent Phélip n’a été placé que sous le statut de témoin assisté pour « mise en danger d’autrui », un traitement de faveur. Il n’a reçu aucune sanction et a même été promu. Les trois agents n’ont pas non plus été sanctionnés, leur défense affirmant qu’il est impossible pour le GIGN de travailler en respectant la réglementation.

    #police #armement #milice #violence

  • Chronique un peu trop ordinaire des milices privées au service du capital :

    A69 : une mafia ultra-violente pour terroriser les opposant·es
    https://contre-attaque.net/2025/10/10/a69-une-mafia-ultra-violente-pour-terroriser-les-opposant%c2%b7es

    On apprenait dans La Dépêche ce jeudi 9 octobre l’arrestation de 9 personnes impliquées dans de violentes agressions contre des opposants et opposantes à l’A69. Elles ont été interpelés à Lyon, Marseille et Albi le mardi 7 octobre, pour destructions en bande organisée, violences aggravées et association de malfaiteurs. Alors que les opposant·es au projet sont accusé·es depuis des années d’être des « écoterroristes ultra violents », ces arrestations montrent, encore une fois, où se trouve la vraie violence.

    #fascisation #milices #nervis

  • Les « #patrouilles_citoyennes » anti-migrants se multiplient à travers l’#Europe

    Partout en Europe, des milices d’extrême-droite se qualifiant de « patrouilles citoyennes » ou de « #chasseurs_de_migrants » traquent des demandeurs d’asile et intimident des travailleurs humanitaires le long des frontières européennes.

    La scène se déroule dans l’Essex, au nord-est de Londres. Un employé se rend en voiture à la RAF Wethersfield, une ancienne base militaire, lorsqu’un groupe encercle son véhicule.

    Tout en filmant la scène avec des smartphones, le groupe accuse l’employé d’être un « traître » et le menace de divulguer son numéro d’immatriculation. La scène est diffusée en direct et vu par des milliers de spectateurs.

    Le journal britannique The Independent, qui a rapporté l’incident le mois dernier, indique que le groupe de « chasseurs de migrants » était opposé à l’utilisation de la base militaire comme lieu d’hébergement pour les demandeurs d’asile.

    Ces justiciers autoproclamés se feraient passer pour des journalistes pour se rendre dans des centres d’hébergement et des hôtels pour harceler les employés et les demandeurs d’asile. Les images sont ensuite publiées sur les réseaux sociaux, ainsi que la localisation des lieux, tout en appelant les Britanniques à participer aux manifestations anti-migrants.

    L’incident survenu dans l’ancienne base militaire est en effet lié aux manifestations anti-migrants qui ont débuté en juillet et se sont propagées à travers tout le Royaume-Uni.

    Plus largement, dans toute l’Europe, de nombreux reportages font état de l’arrivée de groupuscules voulant protéger les frontières.

    Les « défenseurs » de la communauté

    Ces groupes se posent en défenseurs de la communauté, face à la menace que représenterait l’immigration, et disent intervenir là où la police et les autorités publiques aurait échoué.

    Le Radicalisation Awareness Network (RAN) a mené une étude sur ce phénomène. Le RAN est un réseau financé par l’UE qui rassemble des professionnels de divers horizons, dont des travailleurs sociaux, des enseignants et des professionnels de la santé qui travaillent avec des personnes vulnérables à la radicalisation ou qui se sont déjà radicalisées.

    L’étude s’est penchée sur « l’internationalisation croissante » de l’extrémisme de droite, sa propagation en ligne et les tentatives de normalisation des #discours_haineux visant les migrants et les demandeurs d’asile.

    L’extrémisme de droite en Europe est loin d’être monolithique. Il englobe plutôt un large éventail de courants idéologiques dont l’#auto-justice contre les migrants. Ces idéologies se recoupent ou se font concurrence.

    Ces mouvement, qui reposaient autrefois sur des sous-cultures jeunes, comme les #néonazis et les #skinheads, impliquent désormais des adultes. L’étude du RAN cite un rapport sur l’extrémisme de droite en Norvège, qui démontre que l’âge moyen de la radicalisation a considérablement augmenté, passant d’environ 22 ans dans les années 1990 à 31 ans dans les années 2010.
    Différents catégories de mouvements

    Le RAN a énuméré les différentes idéologies des groupes d’extrême droite, parmi lesquels figurent les mouvements néonazis et identitaires, qui prônent tous deux la suprématie blanche et la séparation ethnique, s’appuyant sur l’idéologie nazie ou le discours du grand remplacement pour défendre une identité européenne prétendument menacée.

    D’autres catégories comprennent des mouvements anti-islam et anti-immigration, qui ont pris de l’importance après l’arrivée de centaines de milliers de demandeurs d’asile en 2015. Ces groupes d’autodéfense, à l’image des #Soldiers_of_Odin, qui ont étendu leur réseau dans les pays scandinaves et baltes, prétendent défendre l’identité européenne ou chrétienne.

    Selon le RAN, au-delà de leur idéologie, ces différents groupes diffèrent par leurs stratégies et leurs structures. Cela rend le paysage extrémiste de droite européen à la fois fragmenté et interconnecté.
    Motivations individuelles

    Une autre étude menée en 2019 par des chercheurs de l’université Masaryk de Brno en République tchèque et de l’université d’Oslo en Norvège observe que les motivations individuelles au sein des groupes d’autodéfense sont très variables.

    Certains les rejoignent pour se réinventer, notamment les personnes ayant un passé agité ou un casier judiciaire. D’autres, explique encore le rapport, sont attirés par la promesse d’appartenance à une communauté, les valeurs militaires ou l’opportunité de faire partie d’une grande cause.

    Certains groupes sont peu structurés. D’autres sont organisés en réseau, adoptent des uniformes et ont recours à la violence.

    Les organisations de défense des droits humains ne cessent d’alerter sur ces groupes, rappelant qu’ils prospèrent grâce à la peur, à la désinformation et qu’ils amplifient l’hostilité politique envers les migrants.

    Dans l’ensemble, un mélange complexe de facteurs sociaux, d’idéologies et d’une quête de développement personnel est à l’origine de la montée de ces groupes à travers l’Europe, selon les chercheurs.

    Le nombre de demandes d’asile en forte baisse

    D’après les données de l’Agence européenne pour l’asile (AUEA), les demandes d’asile dans l’Union européenne (UE) ont chuté de 23 % au cours du premier semestre de cette année. L’AUEA a enregistré 399 000 nouvelles demandes déposées entre janvier et juin, soit une baisse de 114 000 cas.

    L’Allemagne a enregistré la plus forte baisse des demandes, avec une diminution de 43 %. Elle est suivie par l’Italie et l’Espagne, qui ont respectivement enregistré une baisse de 25 % et 13 % des demandes d’asile pendant la première moitié de l’année.

    Cette évolution est attribuée à la diminution des demandes venant de Syriens.

    Pourtant, elle n’empêche la montée en puissance des groupes d’autodéfense contre les migrants.

    Miguel Ramos, journaliste spécialisé dans les mouvements d’extrême droite, a expliqué à InfoMigrants ne pas être surpris. « L’objectif de l’extrême droite est de créer des divisions entre les populations locales et les migrants. Leur programme se concentre sur des théories du complot telles que la théorie du grand remplacement, l’islamophobie et les fausses informations. Ils ne se soucient pas des chiffres. Ils ne se soucient pas de la réalité. Ils jouent sur une autre réalité basée sur le racisme et sur une Europe blanche et chrétienne ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/66983/les-patrouilles-citoyennes-antimigrants-se-multiplient-a-travers-leuro
    #milices #milices_privées #extrême_droite #anti-migrants #asile #migrations #réfugiés
    ping @karine4

  • En #Pologne, des milices d’extrême droite patrouillent à la frontière allemande pour refouler les migrants

    Des groupes polonais de la mouvance d’extrême droite patrouillent depuis plusieurs semaines à la frontière avec l’Allemagne pour empêcher les migrants refoulés par Berlin de revenir en Pologne. Alors que ces actions ont été qualifiées d’"illégales" et de « perturbatrices » par le Premier ministre Donald Tusk, le président nouvellement élu Karol Nawrocki a remercié ces milices pour leur « #défense_citoyenne de la frontière ».

    Depuis plusieurs semaines, des « #patrouilles_citoyennes » autoproclamées sont menées dans la zone frontalière séparant la Pologne de l’Allemagne. Ces groupes proches de la mouvance d’extrême droite, et rassemblés au sein du #Mouvement_de_défense_des_frontières (#RMO), entendent empêcher les migrants refoulés par les autorités allemandes de revenir sur le sol polonais.

    Leurs actions se sont d’abord concentrées au poste-frontière de #Słubice, puis se sont étendues à d’autres sections de la frontière. Les « patrouilleurs » sont chargés de « documenter les franchissements illégaux [de la frontière], d’appeler les gardes-frontières et d’entraver les activités allemandes », précise le média local Gazeta. Des groupes de #hooligans ont également participé à ces opérations.

    Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des hommes masqués arrêter les véhicules passant la frontière et leur demander leurs papiers d’identité, indique le site Politico. Ces individus se vantent de vouloir procéder à des « #arrestations_citoyennes » de personnes en situation irrégulière. D’autres militants installent même des tentes dans la région, scrutent la frontière et poursuivent les exilés qu’ils voient entrer.

    Fin juin, la police polonaise, munie de gaz lacrymogènes, a dispersé une de ces milices dans la région de #Swinoujscie, dans le nord-ouest de la Pologne.

    Des méthodes « illégales »

    Ces méthodes ont été qualifiées d’"illégales" et de « perturbatrices » par le Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui a exhorté le Mouvement de défense des frontières de mettre fin à ses activités. Les responsables régionaux ont également averti que les auteurs de ces actes pouvaient être poursuivis pour usurpation d’identité et troubles à l’ordre public.

    Tout comme le ministre de l’Intérieur Tomasz Siemoniak, qui a rappelé que ces « patrouilles citoyennes » s’exposaient à des poursuites judiciaires. « Toute personne se faisant passer pour un agent ou entravant son travail en subira les conséquences », a aussi commenté Adam Szlapka, le porte-parole du gouvernement, en insistant sur le fait que seuls les gardes-frontières sont habilités à contrôler les véhicules entrant en Pologne.

    L’apparition de ces milices électrise encore un peu plus le débat sur l’immigration en Pologne. C’est en effet dans ce contexte que Donald Tusk a décidé mardi dernier de rétablir de manière temporaire les contrôles à ses frontières avec l’Allemagne et la #Lituanie à partir du 7 juillet. Au total, 52 points de contrôles ont été installés à la frontière avec l’Allemagne, longue de 467 km ; et 13 avec la Lituanie, longue de 104 km.

    Varsovie avait justifié sa décision par celle prise début juin par le nouveau gouvernement allemand de refouler les demandeurs d’asile se présentant aux frontières. « Depuis environ un mois, la pratique à la frontière germano-polonaise a clairement été modifiée. Contrairement aux dix dernières années, le côté allemand refuse désormais réellement d’autoriser l’entrée sur son territoire aux migrants qui se dirigent vers l’Allemagne pour, par exemple, demander l’asile ou obtenir un autre type de statut », avait expliqué Donald Tusk. « Ce changement de pratique à cette frontière a également entraîné des tensions et un sentiment d’asymétrie justifié », avait-il ajouté.

    Donald Tusk sous pression de l’opposition

    Donald Tusk se retrouve sous pression alors qu’il est accusé par l’opposition de plier face à l’Allemagne et de laisser la Pologne se faire « submerger » de migrants. Des militants d’extrême droite affirment même que Berlin déplace des migrants par bus vers le sol polonais.

    L’élection présidentielle remportée début juin par le nationaliste Karol Nawrocki a un peu plus affaibli la position du Premier ministre de centre-droit. Karol Nawrocki, élu avec le soutien du parti populiste Droit et justice (PiS) et qui prendra officiellement ses fonctions le 6 août, n’a pas manqué de remercier la semaine dernière le militant d’extrême droite Robert Bąkiewicz, fondateur du RMO, pour sa « #défense_citoyenne_de_la_frontière ».

    Lors de la campagne présidentielle, le candidat nationaliste, fervent admirateur de Donald Trump, avait prôné la mise en place de contrôles à la frontière avec l’Allemagne afin d’empêcher l’entrée de migrants. En Pologne, le chef de l’État, dont le mandat est de cinq ans, exerce une certaine influence sur les domaines de la politique étrangère et de la défense. Il dispose surtout d’un pouvoir de véto au niveau législatif.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/65671/en-pologne-des-milices-dextreme-droite-patrouillent-a-la-frontiere-all
    #milices #extrême_droite #Allemagne #frontières #migrations #réfugiés #Slubice #rétablissement_des_contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières

    ping @karine4

  • “Nous les avons frappés jusqu’à ce qu’ils s’urinent dessus”. Dans son livre, "le Jarl" revendique des violences sous contrat avec une mairie
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/rennes/livre-du-jarl-violences-illegales-revendiquees-et-finan
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/SQYltD0jiSBTNz12MeNv2gZINF8/930x620/regions/2024/12/10/whatsapp-image-2024-12-10-at-18-42-05-67587d9bc9c487144

    Le feu, Yovan Delourme l’entretient lui-même avec son ouvrage "Ça va mal finir", coécrit avec Jean-Luc Riva, ancien militaire reconverti dans l’édition de récits de guerre. En vente sur Amazon avec une avalanche d’avis 5 étoiles, les lecteurs y voient un héros, un “dernier samouraï”.

    Mais derrière l’éloge se cache l’effroi. L’ouvrage raconte des scènes de violence assumée. Dans les chapitres 13 et 14 intitulés “Quand la loi ne suffit plus…”, “…l’hyperviolence devient la solution”, Yovan Delourme détaille des expéditions punitives menées en 2003 à Guémené-Penfao, petite commune entre Rennes et Nantes, à la demande - écrit-il - du maire de l’époque.

    Des ados accusés de petits vols, frappés jusqu’à s’uriner dessus, enfermés dans un coffre de voiture, ramenés chez leurs parents pour être humiliés publiquement, frappés devant eux. Les parents également battus. Et cela trois nuits durant.
    Pendant ce temps, le livre se vend. La situation alarme élus et experts en sécurité : succès populaire d’un récit violent, admiration décomplexée pour des pratiques illégales.

    #milice #rennes

    En lien avec https://seenthis.net/messages/1106066 & https://seenthis.net/messages/1104141

  • Une mystérieuse #milice d’#extrême_droite se prépare à la guerre

    Le meurtre de #Djamel_Bendjaballah, l’éducateur spécialisé tué le 31 août dernier par #Jérôme_Décofour, l’ancien concubin de sa compagne, révèle l’existence d’une #milice_armée : la « #Brigade_française_patriote ». Décofour en était un membre actif. Il avait abreuvé la victime d’injures racistes. Blast, après avoir révélé l’affaire, a enquêté sur ce groupe de plusieurs centaines de membres, dont une majorité d’anciens militaires, qui s’entraînent au maniement des armes. Portrait de groupe avant prise de pouvoir (espérée) du RN...

    https://www.blast-info.fr/articles/2025/une-mysterieuse-milice-dextreme-droite-se-prepare-a-la-guerre-flxXKpyCQT6
    #Punisher #guerre_civile #BFP #Jacky_Aversa #Loup_BFP

  • En #Éthiopie, l’effroyable #guerre du #Tigray

    Officiellement, la #guerre_du_Tigray, qui a opposé le gouvernement fédéral éthiopien au #Tigray_People’s_Liberation_Front (#TPLF), et dans laquelle ont également été impliquées des #milices de la région voisine Amhara et l’#armée_érythréenne, n’a duré « que » deux ans, entre novembre 2020 et novembre 2022. Mais le #bilan humain est effroyable : ce #conflit a causé entre 600 000 et 800 000 #morts et a provoqué le #déplacement de plus de 3 millions de personnes. C’est probablement la guerre la plus meurtrière du XXIe siècle. Pourtant, elle n’a pas attiré l’attention de la communauté internationale, et n’a pas fait la une des « grands » médias.

    Des actes gravissimes ont été perpétrés par l’#armée_fédérale, l’armée érythréenne et leurs milices alliées, qui ont entrepris de mener un #nettoyage_ethnique dans cette région septentrionale de l’Éthiopie, située à la frontière avec l’Érythrée. Des juristes et des spécialistes de la zone évoquent même l’éventualité d’un #génocide. L’organisation des Nations unies (ONU) a en outre dénoncé une « échelle stupéfiante » d’actes de #viols et de #violences_sexuelles à l’encontre des #femmes et des #filles tigréennes. De son côté, l’armée tigréenne a commis des #exactions pouvant être qualifiées de « #crimes_de_guerre ».

    Une grande partie du Tigray a été privée de nourriture et de médicaments pendant des mois en raison d’un #blocus imposé par le gouvernement fédéral. Des #terres ont été spoliées. La #famine a menacé. Deux ans après la cessation des hostilités, le coût de la #reconstruction était estimé à 20 milliards de dollars (18,3 milliards d’euros).

    Afrique XXI a publié de nombreux articles sur cette #guerre_oubliée, et a notamment documenté le nettoyage ethnique mené sur place par l’armée fédérale. Ces articles – des reportages, des analyses, des témoignages – donnent un aperçu des innombrables #crimes commis durant ce #conflit, et permettent d’en comprendre les origines, de déterminer les #responsabilités et de saisir les enjeux de la reconstruction.

    https://afriquexxi.info/En-Ethiopie-l-effroyable-guerre-du-Tigray
    #Ethiopie #spoliation

  • « Les Syriens ont des craintes, mais sont heureux pour la première fois depuis des décennies »

    De la Syrie nous n’avons trop souvent que des images éparses. Celles d’un régime sanguinaire en place pendant cinq décennies, qui fut longtemps un partenaire privilégié de la France ; les images des révolutions populaires de 2011 réprimées dans le sang par l’ancien pouvoir ; la destruction des plus grandes villes du pays sous les bombes de #Bachar_al-Assad et des Russes ; les images des djihadistes de l’État islamique, ceux qui ont fomenté des attentats en France depuis la ville de Raqqa, dont le groupe terroriste avait fait sa capitale.

    Depuis une semaine, nous voyons désormais d’autres clichés, ceux d’un peuple en joie d’avoir renversé le tyran. Mais aussi les portraits des nouveaux maîtres de la Syrie, biberonnés au djihadisme, et dont nous ne savons pas quoi penser.

    Et puis il y a des images manquantes, celles de ces dizaines ou centaines de milliers de fantômes, des opposant·es, des artistes, des intellectuel·les ou des manifestant·es, embastillé·es et disparu·es : des noms sur des registres, dont les familles recherchent aujourd’hui les traces dans les sous-sols des prisons du régime.

    Qui sont les nouveaux maîtres de la Syrie ? Quel peut être l’avenir du pays dans un Moyen-Orient en plein bouleversement ? Les Syriennes et les Syriens dont les proches ont été tué·es ou torturé·es par le régime connaîtront-ils un jour la vérité ? Obtiendront-ils justice ?

    Nos invité·es :

    - Sana Yazigi, créatrice du site Mémoire créative de la révolution syrienne (https://creativememory.org), autrice de Chroniques de la révolte syrienne : des lieux et des hommes, 2011-2015 (Presses de l’Ifpo) : https://www.ifporient.org/978-2-35159-746-0 ;
    - Hanane et Obeida Dabbagh, proches de disparus syriens, qui ont obtenu la condamnation à perpétuité de trois officiels de l’ex régime syrien pour complicité de crimes contre l’humanité, en mai 2024 ;
    - Ziad Majed, politiste, enseignant à l’université américaine de Paris, auteur de Syrie, la révolution orpheline et coauteur de Dans la tête de Bachar al-Assad (éditions Actes Sud) : https://www.actes-sud.fr/dans-la-tete-de-bachar-al-assad ;
    – Gilles Dorronsoro, chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique, coauteur de Syrie. Anatomie d’une guerre civile (éditions du CNRS) : https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/syrie

    https://www.youtube.com/watch?v=NWXnsQRUtyo


    #Syrie #peur #statues #prisons #système_carcéral #Assad #surveillance #torture #dictature #terreur #clientélisme #clan #solidarité_de_corps #Russie #Iran #atrocités #répression #disparus #renaissance #armes_chimiques #justice #purge #colère #poursuites_judiciaires #HTS #Tahrir_al-Sham #al-Julani #Abu_Mohammad_al-Julani #sanctions #Kurdes #Turquie #souveraineté #Israël #Etat_islamique #Golan #USA #Etats-Unis #influences_étrangères #auto-détermination #complexité #kurdes_syriens #fédéralisme #baasisme #constitution #élections #bases_américaines #milices_turques #libération #procès #crimes_contre_l'humanité #affaire_Dabbagh #prisons_syriennes #destruction_des_corps #arrestations #résistance #révolution_syrienne #impunité #amnistie #détention #charniers #massacres #prisons_secrètes #tortionnaires

    • Creative memory

      Mémoire Créative est un projet à but non lucratif qui vise à documenter, archiver et protéger les œuvres et les événements de l’#oubli, de la #négligence et du #déni. Il s’agit là d’un engagement effectué dans la volonté de témoigner de l’effervescence culturelle et artistique née de la révolution syrienne. Celui-ci s’effectue dans un contexte instable de guerre, de destruction et de remodelage du tissu social. Le projet vise à témoigner, en ces temps troubles, de la construction d’une mémoire de sa révolution ainsi que de la création d’un patrimoine et d’une nouvelle identité culturelle, sociale et politique.

      Toutes les œuvres sont documentées sur le site telles qu’elles sont mentionnées dans leurs sources originales, avec les auteurs respectifs et tous les détails adhérents, y compris les éventuelles erreurs linguistiques. Des liens présents sur notre site, actifs au moment de l’archivage des sources y correspondant, peuvent avoir été désactivés, et ce pour des raisons indépendantes de notre volonté. Nous ne sommes donc pas responsables des suppressions des sources, des modifications et des erreurs qui se produisent après l’archivage.

      https://creativememory.org/fr/archive
      #archive #mémoire #culture #art #caricatures #dessins_de_presse #art_et_politique

    • Chroniques de la #révolte syrienne : des lieux et des hommes, 2011-2015

      Ce livre est une invitation à explorer un pays qui, pris dans une spirale de #violence inouïe, est fragmenté au point d’être devenu étranger à lui-même. Il présente, sous forme documentaire, cinquante villes, villages, communes, banlieues et quartiers syriens qui se sont révoltés en 2011. Ces Chroniques reviennent sur le début du mouvement de révolte, ses vecteurs de mobilisation et ses dynamiques internes. Elles témoignent que le soulèvement initié en mars 2011 a généré une importante créativité et un monde d’initiatives et de projets sociétaux.

      https://www.ifporient.org/978-2-35159-746-0
      #livre #révolution

    • Syrie. Anatomie d’une #guerre_civile

      Voici la première étude sur la guerre civile syrienne faite à partir d’entretiens réalisés en Syrie même et dans les pays voisins.

      #2011 : des centaines de milliers de Syriens de toutes confessions et origines ethniques manifestent pacifiquement pour réclamer la démocratisation du régime. Au bout de quelques mois, la violence de la répression les contraint à prendre les armes et à organiser une contre-société avec des institutions embryonnaires et à regrouper des unités militaires improvisées au sein de l’Armée syrienne libre.

      Après 2013, cette logique inclusive et unanimiste cède progressivement devant la montée des groupes transnationaux comme le PKK et l’État islamique. L’insurrection se fragmente alors avec une polarisation croissante alimentée de l’extérieur. Les groupes les plus modérés sont marginalisés au profit de l’islam politique qui prend des formes de plus en plus radicales et de revendications ethno-nationales kurdes.

      Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l’économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l’insurrection, le PKK et l’État islamique ?

      Un livre unique qui combine une recherche de terrain – rare sur le confit syrien – et une réflexion théorique novatrice sur les situations de guerre civile.

      https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/syrie

    • Affaire Dabbagh

      L’affaire Dabbagh est une affaire criminelle concernant la disparition forcée et la mort sous la torture de #Mazzen_Dabbagh, conseiller principal d’éducation au Lycée français de Damas, et de son fils, #Patrick_Dabbagh, étudiant. Tous deux sont des citoyens franco-syriens, arrêtés à leur domicile à Damas en 2013 par les services de renseignement, victimes de disparition forcée pendant 5 années puis déclarés mort en 2018 par les autorités syriennes.

      En 2024, trois dignitaires syriens sont reconnus coupables de complicité de crime contre l’humanité par la justice française pour l’arrestation arbitraire, la torture et la privation de la vie de Mazzen et Patrick Dabbagh.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dabbagh

  • Un homme de 25 ans dans le coma après avoir été frappé par le GPIS
    https://contre-attaque.net/2024/07/26/villiers-sur-marne-un-homme-de-25-ans-dans-le-coma-apres-avoir-ete-f

    Un chiffre vertigineux : il y a près d’un demi-million d’agents de contrôle et de répression en France. Le journal Le Monde dressait ce décompte en 2021 : « En additionnant les 30.000 policiers municipaux aux 150.000 fonctionnaires de la police nationale et aux 170.000 employés des sociétés privées de sécurité, l’État pourrait disposer d’environ 350.000 membres des forces de maintien de l’ordre et de sécurité intérieure, sans compter les 99.000 militaires de la gendarmerie nationale. […] L’État pourrait avoir à sa disposition répressive, au quotidien, pas loin d’un demi-million d’agents du maintien de l’ordre et de la sécurité intérieure, soit un potentiel ratio d’environ un fonctionnaire des forces intérieures pour 150 habitants (contre un pour 281 en 2018), la France devenant le premier pays sécuritaire de l’Union européenne ».

    #milices #flicaille #Macronie #shithole_country

  • New UNHCR/IOM/MMC Report Highlights Extreme Horrors Faced by Migrants and Refugees on Land Routes to Africa’s Mediterranean Coast

    Refugees and migrants continue to face extreme forms of violence, human rights violations and exploitation not just at sea, but also on land routes across the African continent, towards its Mediterranean coastline. This is according to a new report released today by UNHCR, the UN Refugee Agency, the International Organization for Migration (IOM) and the Mixed Migration Centre (MMC), titled “On this journey, no-one cares if you live or die” (Volume 2).

    With more people estimated to cross the Sahara Desert than the Mediterranean Sea – and deaths of refugees and migrants in the desert presumed to be double those happening at sea – the report casts light on the much less documented and publicized perils facing refugees and migrants on these land routes.

    Spanning a 3-year data collection period, the report also warns of an increase in the number of people attempting these perilous land crossings and the protection risks they face.

    This is in part the result of deteriorating situations in countries of origin and host countries – including the eruption of new conflicts in the Sahel and Sudan, the devastating impact of climate change and disasters on new and protracted emergencies in the East and Horn of Africa, as well as the manifestation of racism and xenophobia affecting refugees and migrants.

    The report also notes that across parts of the continent, refugees and migrants are increasingly traversing areas where insurgent groups, militias and other criminal actors operate, and where human trafficking, kidnapping for ransom, forced labour and sexual exploitation are rife. Some smuggling routes are now shifting towards more remote areas to avoid active conflict zones or border controls by State and non-State actors, subjecting people on the move to even greater risks.

    Among the litany of risks and abuses reported by refugees and migrants are torture, physical violence, arbitrary detention, death, kidnapping for ransom, sexual violence and exploitation, enslavement, human trafficking, forced labour, organ removal, robbery, arbitrary detention, collective expulsions and refoulement.

    Criminal gangs and armed groups are reported as the main perpetrators of these abuses, in addition to security forces, police, military, immigration officers and border guards.

    Despite commitments undertaken by the international community to save lives and address vulnerabilities, in accordance with international law, the three organizations warn that current international action is inadequate.

    Huge gaps in protection and assistance prevail across the Central Mediterranean route, pushing refugees and migrants to move onward on dangerous journeys. Specific support as well as access to justice for survivors of various forms of abuse is rarely available anywhere on the routes. Inadequate funding and restrictions on humanitarian access (including in key locations such as informal detention centres and holding facilities) are also hampering support.

    On their part, UNHCR, IOM, partners and several governments have stepped up life-saving protection services and assistance, identification and referral mechanisms along the routes – but humanitarian action is not enough.

    The organizations are calling for concrete, routes-based protection responses to save lives and reduce suffering, as well as a push to address the root causes of displacement and drivers of irregular movements– through positive action on peacebuilding, respect for human rights, governance, inequality, climate change and social cohesion, as well as the creation of safe pathways for migrants and refugees. These should span countries of origin, asylum, transit and destination.

    The organizations hope the report’s findings will bolster action to address the current gaps in the response towards people on the move.

    https://www.iom.int/news/new-unhcr-iom-mmc-report-highlights-extreme-horrors-faced-migrants-and-refugees

    #rapport #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #violence #exploitation #Afrique #Méditerranée #Sahara #désert_du_Sahara #travail_forcé #milices #kidnapping #trafic_d'êtres_humains #risques #violence_physique #torture #exploitation_sexuelle #esclavage #trafic_d'organes #détention_arbitraire #refoulements #expulsions_collectives #gangs #groupes_armés #forces_de_l'ordre #protection

    • On This Journey, No One Cares if You Live or Die: Abuse, Protection and Justice along Routes between East and West Africa and Africa’s Mediterranean Coast – Volume 2

      In the complex landscape of migration, this second volume of the report, On This Journey, No One Cares if You Live or Die, emerges as a crucial body of work that sheds light on the stark realities faced by refugees and migrants traversing the perilous Central Mediterranean route all the way from East and Horn of Africa and West Africa to the North African coast of the Mediterranean and across the sea. Jointly published by IOM, MMC and UNHCR, this report delves into the protection risks faced by refugees and migrants during these journeys. It aims to inform increased and concrete routes-based protection responses to reduce the suffering associated with the desperate journeys refugees and migrants undertake, and to serve as a call to action in addressing the root causes of displacement and drivers of irregular migration through positive action on peace, climate change, governance, inequality and social cohesion, as well as the creation of safe migration pathways.

      https://publications.iom.int/books/journey-no-one-cares-if-you-live-or-die

  • Comment les fascistes et néonazis bâtissent la guerre civile
    https://reflets.info/articles/comment-les-fascistes-et-neonazis-batissent-la-guerre-civile

    Un réseaux de terreur et de radicalisation fonctionnel

    Au-delà des projets terroristes déjoués et des ratonnades, comme la descente expéditive à Romans-sur-Isère, soit les services de police semblent négliger l’ampleur des violences que ce réseau génère, soit le réseau Terrorgram français est fonctionnel car ces groupes qui ont appris à utiliser Telegram et d’autres outils sont devenu efficaces sur le plan Opsec.

    En ce qui concerne le #fichage et le doxxing des personnes de gauche opérés par les membres des groupes du Terrorgram, bien qu’une partie des informations contenues dans ces listes soit récupérée à partir d’articles de presse, de tribunes, d’appels à manifestations, etc., 90 % des informations répertoriées dans ces dossiers, concernant des centaines de personnes, sont sûres et vérifiables. On parle d’un travail colossal de recherche et d’identification issu de sources sur l’internet, mais aussi d’un travail de terrain qui passe par l’infiltration dans les événements et manifestations dites de « gauche ».

    #extrême_droite #milices

  • Retours d’expérience de ripostes antifascistes locales
    https://www.autonomiedeclasse.org/actions/retours-dexperience-de-ripostes-antifascistes-locales

    « Depuis 1942, les salauds sont toujours là ». #Maurice_Rajsfus dressait cette réalité il y a 32 ans, dans une interview publiée dans Rouge, le journal de la LCR. 50 ans après la rafle du Vel d’Hiv, ce révolutionnaire devenu orphelin par la Shoah, voyait dans le développement du FN de l’époque, la principale nécessité de la continuité du #combat_antifasciste. Aujourd’hui ce parti est donné premier aux élections européennes et les #milices_fascistes multiplient attaques et démonstrations. Heureusement, notre camp réagit lui aussi. A Saint-Brieuc et à Paris par exemple, l’antifascisme vit et se construit. Retours d’expériences de camarades impliqué·es dans ces dynamiques.

    #A2C

  • Nice : les premiers pas de la brigade de sécurité privée Gaïda, déployée dans le quartier des Moulins
    https://www.bfmtv.com/cote-d-azur/nice-les-premiers-pas-de-la-brigade-de-securite-privee-gaida-deployee-dans-le

    Les agents de la brigade de sûreté résidentielle privée « Gaïda » ont été déployés au quartier des Moulins à Nice et travaillent déjà en étroite collaboration avec les forces de l’ordre.
    Alors que l’opération « place nette XXL » se poursuit dans le quartier niçois des Moulins jusqu’à vendredi 17 mai, les 17 agents de sécurité privés déployés par la municipalité prennent leurs marques. Une promesse que la mairie de Christian Estrosi a mis du temps à tenir mais qui voit enfin le jour avec cette brigade de sûreté résidentielle nommée « Gaïda ».

  • Émeutes en Nouvelle-Calédonie : « C’était prévisible », affirme Jean-François Merle, conseiller de Rocard en 1988
    https://www.lepoint.fr/politique/nouvelle-caledonie-l-histoire-se-repete-tragiquement-et-c-etait-previsible-a

    INTERVIEW. Selon Jean-François Merle, qui a négocié l’accord de Matignon en 1988, le gouvernement est en partie responsable de la situation de tensions extrêmes dans l’archipel.
    Par Géraldine Woessner

    Conseiller historique de Michel Rocard, Jean-François Merle a été l’un des principaux acteurs du processus de paix en 1988. Depuis des mois, il alerte l’exécutif sur les tensions engendrées par le projet de loi constitutionnelle visant à modifier la composition du corps électoral. « Les violences auxquelles on assiste aujourd’hui étaient parfaitement prévisibles », confie-t-il au Point, regrettant que le gouvernement n’ait pas retenu les leçons de l’histoire. Entretien.

    Le Point : Êtes-vous surpris de la violence qui s’exprime aujourd’hui ?
    Jean-François Merle : Dans les années 1980, la violence s’exprimait surtout par des barrages sur les routes, dans l’intérieur du pays. Nouméa avait été relativement épargnée. Aujourd’hui, nous voyons des quartiers de Nouméa se soulever. Je suis évidemment atterré, triste et choqué de ce qui se passe. Mais nous étions un certain nombre à l’avoir prédit, depuis longtemps. Au cours des deux derniers mois, une série de manifestations ont été organisées par cette cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), toutes très pacifiques, qui ont attiré dans la rue des milliers de personnes. Il n’y a eu aucun incident. Mais le gouvernement a fait la sourde oreille. Un certain nombre de gens ont pu se dire que, finalement, la violence restait la seule voie de sortie… Sur ce mouvement se sont greffés des bandes de pillards et des saccages opportunistes. Gérald Darmanin [le ministre de l’Intérieur] a qualifié les gens du CCAT de « mafieux » – comme Jacques Lafleur, l’ancien chef du camp anti-indépendantiste, avait qualifié le FLNKS de « terroriste » dans les mois qui ont précédé la prise d’otages d’Ouvéa en 1988. L’histoire se répète tragiquement.

    Depuis l’accord de Nouméa, trois référendums sur l’indépendance ont eu lieu, le processus d’autodétermination est achevé. Le gouvernement n’est-il pas fondé à se montrer ferme ?
    Les deux premiers référendums ont été organisés dans des conditions que personne n’a contestées. Mais, en 2021, Sébastien Lecornu, alors ministre des Outre-Mer, a abandonné la méthode de dialogue qu’avait privilégiée Édouard Philippe, et la date du référendum a été imposée. Or, à l’automne 2021, la Nouvelle-Calédonie, qui était restée épargnée par le Covid pendant un an et demi, a été à son tour durement touchée. En l’espace de quatre semaines, elle a connu le même taux de prévalence du virus que celui qui s’était déployé dans l’Hexagone sur environ six mois. Cela a été extrêmement brutal.

    De nombreuses personnalités ont connu des décès dans leurs familles. J’avais envoyé un message au ministre pour lui conseiller de différer ce référendum le temps que les gens fassent leur deuil. Des responsables de la communauté wallisienne et futunienne nous disaient : « Quand on en est à chercher 150 euros pour payer un cercueil, on n’a pas le cœur à la politique. » Ce référendum a été maintenu, et l’abstention a été massive. Il n’a donc rien réglé.

    Le départ d’Édouard Philippe de Matignon a-t-il marqué un tournant ?
    Édouard Philippe est le dernier à avoir compris ce qui se passait en Nouvelle-Calédonie. L’accord de Nouméa, en 1998, prévoyait la rencontre annuelle d’un « comité des signataires » qui se réunissaient pour faire le point sur les avancées de l’accord. C’était une machine assez symbolique, sans doute pléthorique et assez lourde, mais c’était une machine à créer du consensus. Toutes les décisions qui ont été prises pour les deux premiers référendums l’ont été sous cette forme, par ce comité. Personne ne les a contestées. La dernière rencontre a eu lieu en octobre 2019. Il n’y en a plus jamais eu.

    Depuis, le gouvernement enchaîne les décisions unilatérales. C’était une erreur majeure, mais Emmanuel Macron voulait absolument que le troisième référendum ait lieu rapidement pour pouvoir afficher qu’il avait bouclé le dossier avant la fin de son quinquennat. Il n’y avait aucune urgence, pourtant, et Édouard Philippe avait même conseillé de ne rien tenter avant 2022 pour éviter les interférences avec l’élection présidentielle et la politique nationale. C’était une logique sage.

    Gérald Darmanin a pointé ce jeudi les liens de Bakou avec les indépendantistes du FNLKS. La veille, le réseau social chinois TikTok a été interdit sur l’archipel. Les violences sont-elles le résultat d’ingérences étrangères ?
    Quand je m’occupais de ce dossier à Matignon, en 1988, Bernard Pons, le ministre des Dom-Tom de Jacques Chirac, accusait la Nouvelle-Zélande et la Libye de Kadhafi d’attiser les troubles. La France était fâchée avec la première depuis l’affaire du Rainbow Warrior et la seconde accueillait quelques jeunes dans des camps. Ils en revenaient un peu endoctrinés, mais cela n’a jamais eu de conséquences réelles. Avant le troisième référendum, on a prétendu que la Chine attisait les tensions – alors que la Chine est un des plus gros clients de la Nouvelle-Calédonie sur le minerai de nickel et que les non-indépendantistes reprochent régulièrement au gouvernement à majorité indépendantiste de ne pas accorder assez d’autorisations d’exportation du minerai vers la Chine.

    Certains indépendantistes n’ont vraiment pas été très regardants d’aller chercher des soutiens du côté de l’Azerbaïdjan… Mais cela fait partie des ingérences opportunistes habituelles. L’Azerbaïdjan a un litige avec la France sur la question arménienne et vient la chatouiller sur un territoire d’outre-mer. Mais l’Azerbaïdjan ne vient pas manipuler les jeunes dans les quartiers de Nouméa. Cette explication est assez grotesque.

    Pour vous, le gouvernement aurait-il pu éviter cette crise ?
    Pour la première fois depuis quarante ans, les équilibres fondamentaux qui régissent la vie publique en Nouvelle-Calédonie depuis les accords de Matignon et de Nouméa ont été modifiés, sans qu’il y ait d’accord entre les parties. Tout le monde convient qu’il était nécessaire de revoir la question du corps électoral, qui n’a plus évolué depuis 1998. Mais, quand vous modifiez les termes d’un accord de manière unilatérale, c’est plus un accord, c’est de la rupture de contrat.

    Vous avez négocié ces fameux accords de Matignon en 1988… Et on a le sentiment que, 40 ans plus tard, rien n’a bougé.
    Un certain nombre de gens n’ont rien appris de l’histoire. Depuis quarante ans, la stabilité en Nouvelle-Calédonie repose sur le dialogue, le consensus et l’impartialité de l’État. Le dialogue a été mis à mal puisque l’instance qui organisait ce dialogue, le comité des signataires, n’a plus été réunie depuis 2019. Le consensus a été mis à mal parce qu’on prend des décisions unilatérales pour modifier les règles constitutionnelles, sans l’accord de toutes les parties. Et puis l’impartialité de l’État est mise à mal car il penche aujourd’hui de manière assez flagrante du côté des indépendantistes. Je le répète : si le référendum de 2021 avait eu lieu dans les mêmes conditions que les deux précédents, quel que soit le résultat, il aurait été accepté. Et la réforme du corps électoral aurait pu avoir lieu.

    Mais comment voulez-vous bâtir un consensus sur la défiance et la rupture du dialogue ? Tout le monde est d’accord pour permettre aux quelque 12 000 personnes nées en Nouvelle-Calédonie après 1998 de voter aux élections provinciales. Et le FLNKS a dit qu’il était prêt à examiner la situation de ceux qui sont installés depuis longtemps sur l’île. Mais ils souhaitaient que cette discussion ait lieu dans le cadre d’un accord global. Tous ne sont d’ailleurs pas kanaks ou européens. 35 % de la population se définit comme d’une autre origine : il y a beaucoup de Wallisiens et de Futuniens, des gens d’ascendance vietnamienne, polynésienne… Et d’autres qui se définissent comme des Calédoniens parce que le métissage a beaucoup marché depuis quarante ans. Je suis absolument convaincu que, s’il y avait eu la volonté de trouver un accord global, le problème du corps électoral pour les élections provinciales aurait pu être résolu.

    Voyez-vous une sortie de crise aujourd’hui ?
    Gérald Darmanin a répété ad nauseam pendant le débat parlementaire que c’était une exigence démocratique. Il n’a pas compris que cet argument ne pourra être légitimement invoqué que lorsque la page de l’ère coloniale aura été définitivement tournée. Elle ne l’est pas, car ce troisième référendum a produit un résultat juridique mais pas politique. 90 % de la communauté kanake s’est abstenue, et 60 % de la population générale. Il faut aussi se rappeler que la colonisation est quand même la négation absolue des valeurs démocratiques.

    Une sortie de crise n’est envisageable que si on reprend les discussions, sans tabou et sans ultimatum ou calendrier ! En décrétant que, si aucun accord n’était trouvé d’ici à la fin juin, il réunirait le Congrès pour imposer la réforme, Emmanuel Macron a commis une nouvelle erreur. Personne n’accepte de négocier avec un pistolet sur la tempe ! Cette gestion du temps est une négation de la culture kanake et océanienne. Ça ne marche jamais.

    Est-ce ce que vous avez appris des accords de Matignon ?
    Michel Rocard m’a appris qu’on ne pouvait régler un problème de cette complexité, de cette nature, qu’en essayant de se mettre dans le raisonnement de chacun des protagonistes pour avoir, peut-être, une chance d’essayer de trouver des points de convergence. Tous les partis politiques (calédoniens, indépendantistes, non indépendantistes, wallisiens, etc.) ont signé ensemble une déclaration invitant au retour au calme et à la raison. C’est encourageant. Il est évidemment important de rétablir l’ordre, la circulation, de protéger les personnes et les biens. Cependant, si on ne met pas un peu de souplesse pour revenir dans la discussion, on ne résoudra rien…

    • Excellent entretien du sergent Woessner. Faut croire que Sonia Backès n’est pas abonnée à cet hebdomadaire de droite ou qu’elle est aussi bouchée et mal embouché que le sinistre de l’intérieur.

      Solidarité avec le peuple Kanak dans sa lutte légitime pour son émancipation https://seenthis.net/messages/1054195
      L’association Survie exprime toute sa solidarité aux proches des victimes de cette violence coloniale, aux personnes arrêtées pour leur activité politique.

      Nous nous opposons à la #répression_coloniale actuellement à l’œuvre : #milices_paramilitaires, déploiement de l’armée, état d’urgence, coupure de #réseaux_sociaux, et même, selon ce qui a pu nous être remonté, des coupures du réseau 4G.

      Nous dénonçons la stratégie menée par la #France de dissocier et isoler la CCAT du reste du #mouvement_indépendantiste, qui fait planer une menace politique, judiciaire et même physique sur ses membres, et nous réitérons notre soutien à l’ensemble de la lutte d’émancipation du peuple Kanak.

      https://seenthis.net/messages/1054178

  • #Kanaky : des #milices de colons armés tuent plusieurs habitants - Contre Attaque

    https://contre-attaque.net/2024/05/16/kanaky-des-milices-de-colons-armes-tuent-plusieurs-habitants

    Le territoire du Pacifique est surarmé. Selon les autorités, 64.000 armes sont déclarées et autant circulent illégalement, soit près de 130.000 armes pour 272.000 habitants. Cette situation folle est le fruit d’une décision des autorités locales en 2011, visant à faciliter, la possibilité de s’armer pour les #blancs surnommés les « #caldoches ». Seuls une carte d’identité ou un permis de chasse sont exigés pour se procurer une arme, et les quotas de #munitions ont été supprimés. Cette mesure a provoqué une explosion des achats dans les #armureries. Une décision irresponsable et criminelle.

    Depuis deux jours, trois #Kanaks ont donc été assassinés. Deux hommes de 19 et 36 ans et une adolescente de 17 ans. L’un des défunts s’appelait Djibril Saïko Salo et était en première année de BTS. Le CCAT – Cellule de coordination des actions de terrain – qui représente les indépendantistes Kanaks détaille « les conditions dans lesquelles (il) a été abattu » et explique qu’il a été « abandonné sur la route comme s’il s’agissait d’une vulgaire bête sauvage, ou pire, d’un criminel récidiviste ». Le collectif ajoute : « Le caractère ignoble et volontaire de cet acte, nous le qualifions sans ambiguïté de meurtre avec préméditation, avec volonté assumée de laisser son cadavre exposé sur la chaussée en guise certainement de message à ceux qui veulent suivre son exemple ».

  • Guerre Israël-Hamas : « Le gouvernement israélien poursuit résolument son projet nationaliste et annexionniste »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/12/19/guerre-israel-hamas-le-gouvernement-israelien-poursuit-resolument-son-projet

    Beaucoup l’ignorent, mais il y a quelques mois, le Parlement en offrait la possibilité juridique. Le 21 mars, les députés ont voté une loi mettant fin au plan de désengagement, ouvrant ainsi la voie à la reconstruction des colonies dans les zones concernées : la bande de Gaza et les quatre colonies en Cisjordanie. Alors que l’autorisation de « retourner à Gaza » paraissait purement symbolique, Orit Strock, ministre des missions nationales, déclara le même jour à un média de la droite radicale : « Le retour dans la bande de Gaza impliquera de nombreuses victimes, malheureusement (…), mais il ne fait aucun doute qu’en fin de compte elle fait partie de la terre d’Israël et qu’un jour viendra où nous y reviendrons. » Ses propos semblent plus que jamais d’actualité.

    L’expansion de la colonisation ne se limite pas à la bande de Gaza, mais concerne également la Cisjordanie. Bezalel Smotrich, ministre des finances, a appelé à « tirer des leçons des événements du 7 octobre » et à les appliquer en Cisjordanie en créant des « zones de sécurité dépourvues d’Arabes » autour de chaque colonie. Autrement dit, à étendre leur territoire. Bien que sa demande ne soit pas encore mise en œuvre, les colons et l’armée l’appliquent en menaçant les Palestiniens avec des armes, en les contraignent à quitter leurs foyers, causant la mort de 243 personnes selon l’OCHA.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Bezalel Smotrich, agent du chaos au sein du gouvernement israélien

    D’après l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem, entre le 7 octobre et le 30 novembre, 1 009 Palestiniens ont été expulsés de leurs maisons en Cisjordanie, affectant seize communautés. Rappelons que le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a battu des records en matière d’autorisation de construction dans les colonies, avec 13 000 accordées en sept mois (le record précédent étant de 12 000 pour toute l’année 2020), ainsi que la légalisation de 22 avant-postes, selon l’organisation La Paix maintenant.
    L’oppression s’accroît

    A l’intérieur du territoire israélien, d’autres processus importants se déroulent depuis le 7 octobre. Le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, tire parti de l’anxiété ressentie par les Israéliens pour concrétiser plusieurs projets, notamment la distribution massive d’armes aux citoyens israéliens. Lorsqu’il a pris ses fonctions, il promettait d’introduire 30 000 nouvelles armes dans les rues.

    Depuis le 7 octobre, cet objectif a été largement dépassé avec 255 000 nouvelles demandes d’acquisition d’armes en seulement cinq semaines, selon le quotidien Haaretz. Pour cela, Ben Gvir a modifié les critères d’obtention, de sorte que les nouveaux demandeurs ne sont plus tenus de passer un entretien et que, pour certains, notamment ceux ayant effectué le service militaire obligatoire, aucun entretien n’est nécessaire (50 % selon le journal Calcalist). De plus, il organise chaque semaine des distributions d’armes dans de nombreuses villes du pays, encourageant les gens à faire de nouvelles demandes de permis.

    Outre ces distributions, Ben Gvir prévoit la création de 700 « unités prêtes », composées de citoyens possédant des armes et prêts à réagir en cas d’urgence. Cette initiative suscite de vives inquiétudes auprès de certains membres de la police, qui trouvent les citoyens recrutés « trop motivés » ou sont préoccupés par leurs positions politiques, en particulier de leur tendance raciste envers les Palestiniens citoyens de l’Etat israélien.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Les Israéliens de plus en plus nombreux à vouloir détenir une arme

    Ici, il faut préciser que depuis le 7 octobre, cette même police surveille de près les réseaux sociaux des Palestiniens citoyens d’Israël et procède à un grand nombre d’arrestations pour chaque partage, publication ou même un simple like exprimant sa solidarité avec les Gazaouis ou sa critique envers la politique du gouvernement. Dans ce contexte, l’oppression envers eux ne cesse de s’accroître, alors que toute expression de solidarité avec les Gazaouis est considérée comme une trahison contre l’Etat.

    Les actions entreprises par le gouvernement depuis le 7 octobre, en plus de l’attaque à Gaza, nécessitent une analyse minutieuse. Il semble presque cynique que ce dernier cherche à tirer profit du chaos et de la peur pour faire avancer des projets planifiés de longue date. Ils méritent d’être mis en lumière, car ils auront des conséquences majeures sur l’avenir, de plus en plus incertain, de la question israélo-palestinienne.

    Nitzan Perelman est doctorante en sociologie à l’université Paris Cité. Ses travaux portent notamment sur la société israélienne.

    • L’introduction

      Alors que les regards sont tournés vers Gaza où, après la libération épuisante des otages, l’attaque israélienne a repris, occasionnant plus de 19 400 morts selon l’OCHA (Coordination des affaires humanitaires des Nations unies), le gouvernement poursuit résolument son projet nationaliste et annexionniste. Depuis sa nomination en décembre 2022, son gouvernement, le plus à droite et le plus #suprémaciste qu’#Israël n’ait jamais connu, a mis en place d’importantes réformes concernant la fonction publique, le pouvoir judiciaire et la #colonisation.
      Au lendemain de l’attaque du #Hamas le 7 octobre, il a cherché à « saisir l’opportunité » pour faire progresser ses objectifs d’expansion territoriale et d’élargissement de la présence juive « de la mer au Jourdain » [de la mer Méditerranée au fleuve Jourdain].
      Dans ce contexte, le discours sur le « retour à #Gaza » revêt une légitimité sans précédent. En 2005, sous le gouvernement d’Ariel Sharon, est mis en place un plan controversé de « désengagement ». Bien qu’il ait été un des principaux alliés du mouvement des #colons, Sharon ordonne la destruction du bloc de colonies Gush Katif dans la bande de Gaza ainsi que quatre autres colonies dans le nord de la Cisjordanie. Le « désengagement » constitue un profond traumatisme au sein du camp nationaliste israélien. Il est perçu comme une grande trahison du premier ministre et une erreur à corriger.

      Depuis le 26 octobre, l’opération terrestre israélienne à Gaza paraît en offrir l’opportunité. Alors que plusieurs ministres du gouvernement appellent à « profiter de l’occasion » pour conquérir et occuper la zone, tout en y érigeant de nouvelles #colonies, une grande partie de la société israélienne semble également encline à cette idée : selon un sondage de la chaîne Canal 12, 44 % des Israéliens sont favorables à la reconstruction des colonies à Gaza après la guerre, tandis que 39 % y sont opposés.

      #expansionnisme #Grand_Israël #Cisjordanie #militarisation #milices #racisme #Palestiniens

  • #Frontex and the pirate ship

    The EU’s border agency Frontex and the Maltese government are systematically sharing coordinates of refugee boats trying to escape Libya with a vessel operated by a militia linked to Russia, human trafficking, war crimes and smuggling.

    Tareq Bin Zeyad (TBZ) is one of the most dangerous militia groups in the world. It is run by Saddam Haftar, the powerful son of East Libyan warlord Khalifa Haftar. The group has been operating a vessel, also called TBZ, in the Central Mediterranean since May, during which it has intercepted more than 1,000 people at sea off the coasts of Libya and Malta and returned them to Libya.

    Experts say the militia would not have been able to find the refugee boats without help from surveillance planes. We analysed several interceptions carried out by the TBZ boat in Maltese waters. These are known as ‘pullbacks’ and are illegal according to Maritime experts. We found that TBZ receives coordinates from EU planes in three ways:

    – Direct communication through a Frontex mayday alert. On 26 July, a Frontex plane issued a mayday (a radio alert to all vessels within range used in cases of immediate distress) in relation to a refugee boat. TBZ answered within minutes. Frontex only informed the nearby rescue authorities of Italy, Libya and Malta after issuing the mayday. They did not intervene. Frontex admitted the plane had to leave the area after an hour, leaving the fate of the refugees in the hands of a militia. It would take TBZ another six hours to reach the boat and drag people back to Libya.

    https://www.youtube.com/watch?v=4LE0sq_RKY0&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fwww.lighthouserepor

    – Indirect communication through Tripoli. Frontex routinely shares refugee vessel coordinates with the Libyan authorities. In Frontex’s own system, they recorded that on 16 August the coordinates they shared with Tripoli were handed over to TBZ and led to an interception.

    – Direct communication with Malta’s Armed forces. On 2 August, a pilot with a Maltese accent was recorded giving coordinates to TBZ. Hours later, the TBZ vessel was spotted by NGOs near the coordinates. Malta’s armed forces did not deny the incident.

    https://www.youtube.com/watch?v=3zaFlaXtS4c

    Both Frontex and Malta say their aim when sharing the coordinates is to help people in distress.

    Responding to our questions on the 26 July mayday, Frontex said its experts decided to issue the alert because “the vessel was far away from the shoreline, it was overcrowded, and there was no life-saving equipment visible.”

    However, in all of the cases we analysed there were safer options: merchant ships were sailing nearby -– much closer than the TBZ ship – and NGO vessels or the Maltese or Italian coast guards could have assisted.

    According to international law expert Nora Markard “Frontex should have ensured that someone else took over the rescue after the distress call – for example one of the merchant ships, which would have been on site much faster anyway.”

    Markard added: “Frontex knows that this situation is more of a kidnapping than a rescue. You only have to imagine pirates announcing that they will deal with a distress case. That wouldn’t be right either.”

    The TBZ is described by the EU as a militia group affiliated with warlord Khalifa Haftar’s Libyan National Army in confidential documents obtained by this investigation. We also found confidential reports showing that EU states are aware of the illicit nature of many of TBZ’s activities – including human trafficking. The group was described in an EU report as being supported by Russian private military group PCM-Wagner.

    Frontex declined to comment on whether TBZ was an appropriate partner.
    METHODS

    We obtained confidential EU documents, tracked position data from European surveillance aircraft and cargo ships, monitored social media of militia members on board the TBZ vessel, spoke to insider sources in EU and Libya institutions and reached out to linguistic experts to analyse a radio communication.

    We were able to speak to seven refugees who were dragged back to Libya by the TBZ and gave harrowing accounts of mistreatment.
    STORYLINES

    All the refugees we spoke to reported abuse at the hands of the militia, including torture, forced labour and ransom payment. One of them, Syrian Bassel Nahas*, described a three-week ordeal that he did not think he would survive.

    He said TBZ crew shaved his eyebrows and lashes and mutilated his head. “They beat us until our bodies turned black,” he said. “Then they threw our bodies in the water”.

    Bassel said he and other refugees were left in the Benghazi harbour next to the docked vessel for hours overnight, the salt burning their wounds, before they took him out at 4am and beat him more.

    Finally, Bassel recounts, the armed men made him wear an orange prisoner suit and stand against a wall. They opened fire, laughing as he collapsed. It was only when he regained consciousness and checked his body for blood that he realised the bullets hadn’t hit him.

    A Frontex drone was filming Bassel’s boat while it was intercepted by TBZ several days before, on 18 August. Bassel recounts the moment the militia approached: “We told them to leave us alone, that we had children and women on board. But they accused us of having weapons and drugs and opened fire on our boat.”

    Frontex claims that due to poor visibility on that day “detailed observations were challenging”. The same drone spotted Bassel’s vessel two days before its interception by TBZ and shared coordinates with Malta and Greece.

    Frontex declined to comment on whether its coordinates were used to intercept Bassel’s vessel and on allegations of torture and human rights abuses by TBZ.

    Jamal*, a Syrian from the southwestern province of Deraa, recalls that after being intercepted at sea on 25 May he was taken “to a big prison” where they were beaten “with sticks and iron” and all their belongings – “[their] passports, [their] cell phones” – were confiscated. “There was no water available in the prison. We drank in the bathroom. They fed us rice, soup or pasta in small quantities. We were held for 20 days by the Tariq bin Ziyad brigade,” he said.

    Several people report that they were forced to work to earn their freedom. “What this brigade did to us was not authorised, it was slavery. They sold us to businessmen so that we would work for them for free,” said Hasni, who was intercepted on 7 July by the TBZ.

    https://www.lighthousereports.com/investigation/frontex-and-the-pirate-ship

    #Malte #frontières #contrôles_frontaliers #migrations #réfugiés #Russie #Libye #Tareq_Bin_Zeyad (#TBZ) #milices #collaboration #Saddam_Haftar #Khalifa_Haftar #Méditerranée #mer_Méditerranée #pull-backs #sauvetage (well...) #PCM-Wagner #drones

  • Get out ! Zur Situation von Geflüchteten in Bulgarien
    (publié en 2020, ajouté ici pour archivage)

    „Bulgaria is very bad“ ist eine typische Aussage jener, die auf ihrer Flucht bereits etliche Länder durchquert haben. Der vorliegende Bericht geht der Frage nach, warum Bulgarien seit Langem einen extrem schlechten Ruf unter den Geflüchteten genießt.

    Hierzu wird kenntnisreich die massive Gewalt nachgezeichnet, die Bulgarien im Zuge sogenannter „Push-Backs“ anwendet. Auch auf die intensive Kooperation mit der Türkei beim Schutz der gemeinsamen Grenze wird eingegangen. Da die Inhaftierung von Geflüchteten in Bulgarien obligatorisch ist, werden überdies die rechtlichen Hintergründe hierfür und die miserablen Haftbedingungen beschrieben. Weiterhin wird das bulgarische Asylsystem thematisiert und auf die besondere Situation von Geflüchteten eingegangen, die im Rahmen der Dublin-Verordnung nach Bulgarien abgeschoben wurden. Das bulgarische Integrationskonzept, das faktisch nur auf dem Papier existiert, wird ebenfalls beleuchtet.

    https://bordermonitoring.eu/berichte/2020-get-out
    #migrations #asile #réfugiés #frontières #rapport #Bulgarie #push-backs #refoulements #pull-backs #violence #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #milices #extrême_droite #enfermement #Dublin #renvois_Dublin #droit_d'asile #encampement #camps