• Petit retour video sur mon intervention pour les PUI#23 le 31 oct. à l’École d’Archi de Nantes, sur le thème #Photo & #réseaux_sociaux... Évidemment j’en ai parlé à l’aune de mes pratiques militantes et non marchandes. J’espère en faire un jour un truc plus développé, d’où aussi le fait de poser ça par ici, en plus d’un #shameless_autopromo, des fois que vous ayez des pistes de réflexions, des questions... Il manque une grosse partie de l’intervention où j’évoque comment ma manière de photographier s’est transformée...

    – sur le site des Pratiques et Usages de l’Image :
    http://lespui.eu/PUI23
    – lien direct #video vimeo :
    https://vimeo.com/244333047

    #photographie #facebook #marchandisation_de_l-information #temoignage #militance


  • De la justice en milieu militant - expansive.info
    https://expansive.info/De-la-justice-en-milieu-militant-695

    Informer, éduquer, faire reconnaître les violences masculines et leur ampleur est une préoccupation féministe de longue date. Parfois, s’y ajoute la volonté de dénoncer nommément et publiquement l’auteur du harcèlement, de l’agression sexuelle ou du viol, de rendre la honte plus honteuse en la livrant à la publicité. Cette réaction semble avoir pour but de stigmatiser un comportement inacceptable, de faire un exemple et de dissuader.

    Si cette politique et les buts qu’elle poursuit sont légitimes, il convient d’observer qu’elle implique des responsabilités, et notamment celle de faire face à un éventuel emballement. Nous avons ainsi pu voir, récemment à Rennes, le traitement d’un acte d’agression sexuelle (dénoncé par la femme qui l’a subie et reconnu par son auteur), une fois rendu public, livré à la concurence entre organisations militantes, les membres de l’une d’entre elles décrétant un banissement sans limite dans le temps ni dans l’espace de l’auteur de l’agression. Cette décision fut malheureusement prise en dehors des tentatives de prise en charge collective du cas, et sans contact avec la personne qui a subi l’agression.

    En outre, s’il doit y avoir une présomption de véracité vis-a-vis des récits des femmes dénonçant les violences sexuelles qu’elles ont subies, leur parole ne doit pas être mise en conccurence avec la prolifération de rumeurs. Pour mentionner un cas précis, il n’est par exemple pas acceptable que des actes d’agressions sexuelles rapportés par les personnes qui les ont subis soient rebaptisés « plusieurs viols » sans qu’aucune femme ne dise avoir été violée par cet homme. Dans un autre cas, nous avons été consternés d’entendre plusieurs fois le récit des même faits de domination masculine, commis le même jour, dans le même cadre, attribués à … deux hommes différents.

    La prolifération de ces rumeurs semble avoir pour effet de réduire l’ampleur de la domination masculine et des faits de violences sexuelles à quelques personnes identifiées. Pour une partie de ceux qui tiennent ces discours, le simple fait de rejeter quatre militants coupables d’agressions et de les considérer comme des prédateurs permettrait d’affirmer que leurs actes n’ont rien à voir avec de nombreux comportements masculins.

    Pourtant, en plus de déposséder les victimes d’agressions de leurs récits et de les éloigner des réflexions sur la réponse à y donner, la création de la figure du monstre n’aide pas à la reconnaissance des faits, et empêche une remise en cause plus large de la domination masculine. C’est ce qui était expliqué récemment par la militante féministe Moana Genevey : « Nous aimons à répéter que les violeurs sont des monstres. Que ces gens sont différents, inhumains. C’est rassurant de se dire que seule une créature épouvantable pourrait faire une chose pareille, et que l’on n’a absolument rien en commun avec un homme qui harcèle, qui agresse ou qui viole. Mais en nous distanciant, nous nous déresponsabilisons. Et nous entretenons le mythe que seul quelqu’un de “dérangé” ou de marginal serait capable de commettre un viol ou une agression sexuelle. Les violeurs ne sont pas des êtres maléfiques et étranges, ni des loups solitaires détachés de la société. (…) Ce qui est monstrueux, c’est que je ne connais pas une seule femme qui n’a jamais été touchée, agrippée, caressée, ou embrassée sans son consentement. C’est la place du viol dans notre société qui est monstrueuse. Alors pour nous regarder en face, arrêtons de traiter les violeurs de monstres. »

    #violences_masculines #justice #agressions_sexuelles #militance


  • En immersion dans les squats de Bordeaux
    https://www.francebleu.fr/infos/societe/en-immersion-dans-les-squats-de-bordeaux-1508258343

    Il y a 32 squats recensés dans la Métropole de Bordeaux, du plus gros abritant les Sahraouis, aux maisons privées inhabitées et investies par des militants qui les offrent à ceux qui se retrouvent sans solution : travailleurs pauvres, sdf refusant le 115 et étrangers sans-papiers. Immersion.

    Il y a au moins 32 squats qui abriteraient environ 1200 personnes, qui, sans ces maisons, immeubles inoccupés ou désaffectés, seraient à la rue. Des lieux investis illégalement par des militants révoltés par ces logements laissés vacants, alors que des travailleurs pauvres, des saisonniers, et étrangers sans papiers, se retrouvent parfois sans toit.

    Combien de logements vacants à Bordeaux ?

    Ils se nomment « ouvreurs de squats » et militent, pour cette alternative à la rue : offrir des maisons inhabitées, à ceux qui n’ont pas de toit. Pour l’un d’eux, Alexandre Mahfoudi, « ce sont des logements nickel, où il suffit juste d’ouvrir l’eau et l’électricité, des logements murés où manifestement rien n’est prévu par les propriétaires. Et quand il y a un souci, on s’en va, parce que des logements vacants, il y en a beaucoup ».

    Combien y-a-t-il de logements vacants à l’échelle de la Métropole de Bordeaux ? Au moins 10 000, selon Droit au Logement. Impossible de le savoir, aucun recensement n’est fait, selon les pouvoirs publics, qui reconnaissent, en revanche, une trentaine de squats dans l’agglomération. Mais pas le chiffre de 1200 personnes (avancé par Médecins du Monde) qui y ont trouvé une solution, provisoire et illégale. Ils sont travailleurs pauvres, sdf refusant le 115, ou étrangers en situation irrégulière.

    #squat #militance #migrants #logement #luttes


  • Demain à Nantes : « Genèse d’archives photographiques militantes : enquête et problèmes d’enquête ».
    http://www.msh.univ-nantes.fr/39153318/0/fiche___actualite/&RH=1459760605895

    Première journée d’étude, jeudi 28 septembre, entre 10h et 16h30, dans les locaux de la Maison des sciences de l’homme (MSH-Ange Guépin), près du stade Marcel Saupin. L’entrée est libre et les débats sont ouverts au public.

    Avec notamment Xavier Nerrière de PUI http://lespui.eu, André Gunthert de « L’image sociale » https://imagesociale.fr ...

    #photo #pratique #militance #mouvements_sociaux #représentation #image_sociale



  • Procès des « patatistes » : un jour noir pour la démocratie - Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC)
    http://www.objecteursdecroissance.be/spip.php?article374

    ... la Cour de Termonde a condamné 11 militants pour des pommes de terre non OGM comme association de malfaiteurs. Il s’agit de la criminalisation de leur participation à l’action non-violente et au débat du 29 mai 2011 qui visait à promouvoir une agriculture durable.

    (...)

    Après l’annonce de l’accusation d’association de malfaiteurs, un grand nombre de personnes issues des mouvements environnementaux et agricoles, des universitaires et des politiciens se sont déclarés « comparants volontaires » pour soutenir les 11. De nombreuses organisations ont exprimé leur solidarité, des syndicats aux organisations paysannes, Oxfam et Greenpeace. Le jugement d’aujourd’hui engendrera encore plus de solidarite.

    (...)

    Le 15 janvier dernier, les accusés et leurs avocats avaient quitté la salle pendant le procès, après que le juge ait refusé d’écouter leurs témoins et d’examiner leurs preuves. Ces témoignages étaient importants pour souligner la nature politique de cette action. Les comparants volontaires n’ont pas été inclus non plus par le tribunal dans le procès.

    #OGM #judiciarisation (?) #procès #militance #justice


  • • Beaucoup regardent, très peu voient, encore moins rencontrent.
    http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanelavignotteorg/041212/beaucoup-regardent-tres-peu-voient-encore-moins-rencontrent
    Patois de Canaan, le blog de Stéphane Lavignotte, ancien journaliste, pasteur à la Mission populaire de La Maison Verte (Paris 18e Paris).

    (…) arrêtez de regarder les noirs et les arabes comme des étrangers. C’est vraiment un regard. Quand je regarde un noir ou un arabe, est-ce que je me dis : « Il vient d’ailleurs » (même pour me dire : « Ah c’est chouette le mélange du monde »). Ou je me dis : rien. Ou je me dis : il a de jolies chaussures. Ou : il a l’air fatigué. Et ça, je ne l’avais jamais réalisé avant. Y compris avec ma bonne conscience de blanc qui dit que « l’immigration est une chance pour la France », oui, je continuais à regarder les noirs et les arabes comme des « venus d’ailleurs », et pas comme des noirs et arabes d’ici (…)
    (…) Militant sur les questions LGBT, je connais et travaille avec des personnes transgenres. Et pendant longtemps, je les regardais en me disant : « Est-ce qu’ils/elles ont l’air d’homme ou de femme ? ». Je regardais les détails de leur visage, de leur silhouette pour me demander si c’était « convaincant ». Je le faisais sans y penser, ça venait comme ça. Inconsciemment, je crois que j’avais besoin de vérifier qu’elles ou ils rentraient dans mes cases d’évidence de genre. Et puis un jour, j’ai réalisé combien c’était bête. J’ai commencé à regarder des personnes, qui avait leur identité propre et unique, rentrant ou pas dans les cases du genre, je m’en fichais. Ce qui ne veut pas dire que j’ignore qu’elles ou ils sont victimes de discriminations spécifiques face auxquelles je leur apporte mon soutien.(…)

    #humanisme #militance #minorité #norme


  • Nos militants sur le tapis rouge écopent d’une lourde peine | Greenpeace Belgique
    http://www.greenpeace.org/belgium/fr/actualites-blogs/actualites/Nos-militants-sur-le-tapis-rouge-ecopent-dune-lourde-peine

    Le verdict est tombé dans le cadre du procès « tapis rouge » : (...) un mois de prison avec sursis et à une amende de 1.100 € (...)

    Les faits se sont déroulés le 10 décembre 2009. Ce jour-là, à Bruxelles, un convoi de trois limousines s’est faufilé sans encombre jusqu’à l’entrée du dernier Sommet européen avant celui de Copenhague. Dans ces voitures, pas de Sarkozy ou de Merkel mais bien des militants de Greenpeace. Une fois sur le tapis rouge, ils ont déployé une banderole invitant l’Union européenne à sauver les négociations sur le climat. Ils furent aussitôt arrêtés.

    #militance #justice #greenpeace #Belgique