• MARSEILLE SOCIAL CLUB
    Expulsion des pauvres pour la saison touristique

    http://jefklak.org/?p=4112
    http://jefklak.org/wordpress/wp-content/uploads/2017/07/Vignette_marseille_site_jK.jpg

    "Derrière l’action d’occupation menée ce vendredi 7 juillet, il y a de nombreuses associations regroupées sous la houlette d’un collectif : Délinquants Solidaires. Parmi elles : Médecins du monde, la Fondation Abbé Pierre, la Cimade, Emmaüs, etc. De grosses structures, qui pèsent dans ce petit monde. Constatant la situation d’urgence sociale à Marseille (entre 12 000 et 15 000 personnes à la rue, système d’hébergement et 115 complètement dépassés, hausse du nombre de migrants mineurs isolés, familles séparées dès lors qu’elles sont prises en charge, etc.), elles ont décidé de passer à l’offensive, ciblant des bâtiments inoccupés pour y loger des familles et mettre les pouvoirs publics devant le fait accompli. Le terme utilisé : « réquisition citoyenne ». Une façon de ne pas se réclamer du « squat », qui se rattache à un univers politique plus radical. Il faut dire que si la méthode d’ouverture est la même, la suite est différente : le but est de négocier un loyer avec la mairie pour entrer dans la légalité.

    « Face à l’urgence et à l’inertie de l’état, on a décidé d’expérimenter de nouvelles formes d’action, fondées sur l’idée de réquisitions négociées », résume Jean-Régis Rooijackers, de Médecins du Monde, très impliqué dans la démarche. « On a écrit un manifeste en ce sens qui a été signé par des fondations, associations et fédérations engagées. C’est une grande avancée : des gens pas forcément radicaux politiquement se positionnent sur de nouveaux types d’actions, se montrent prêts à avancer différemment. Avec cette conviction : c’est l’État qui est délinquant, pas nous. »"


  • Grapus expose à Thiers, cet été - Thiers (63300) - La Montagne
    http://www.lamontagne.fr/thiers/loisirs/art-litterature/2017/06/15/grapus-expose-a-thiers-cet-ete_12444920.html
    http://www.lamontagne.fr/photoSRC/bq1SUelNbWelbDCxbBjzfRMlEk0idrKIebrWVSMVgfq8f_p0HkyGO6biia076OQl6VTcz5L970tkHFBgX3JrMZlHFBdTzjXGcNLPP6P5r_/3270302.jpeg

    Avec l’exposition du collectif Grapus organisée cet été à l’Usine du May, la municipalité souhaite mettre en lumière le travail du groupe de graphistes qui a marqué l’art des années 70 à 90. Un éclairage qui devrait porter bien au-delà de Thiers.

    via @mona #exposition #arts_graphiques #affiche #affichiste #graphisme #militer #historicisation aussi peut-être

    • « Cette expo doit aussi rappeler ce qu’est une #image, son rôle : bourrer le crâne ou poser des questions sur l’état du monde ? », insiste Alex Jordan pour qui « le graphisme en France est dans une sorte de formalisme, une maîtrise de la forme et l’essentiel manque cruellement… »

      S’ils se défendent d’être nostalgiques, tous souhaitent que cette expo « permettre aux gens de voir des
      #codes_graphiques assez divers et originaux pour l’époque ». « C’était le déconnage dans la politique et le sérieux dans la culture, se souvient Bernard Paris-Clavel. Outre le plaisir des formes, il y avait quelque chose qui accompagnait. Aujourd’hui, le graphisme est dans une recherche de la virtuosité des formes mais il s’accompagne d’une pauvreté du sens ; il y a une dépolitisation de l’image au profit de l’esthétique et, la mémoire s’effaçant, il ne reste plus que l’image ».

      L’œil vif et le verbe acéré, #Grapus n’a pas perdu son mordant et ce n’est pas pour déplaire à l’adjoint à la culture Claude Gouillon-Chenot. « C’est notre devoir de proposer un art qui interpelle, qui suscite des questions voire qui choque… Depuis 2014, on a voulu mettre la culture au cœur de nos priorités et cette année, ça se concrétise avec cette exposition d’envergure à l’Usine du May », indique l’élu qui souhaite faire revivre le lieu par des rendez-vous réguliers autour de l’art.

      #Atelier_populaire
      http://designobserver.com/media/images/Utopian7a.jpg
      http://designobserver.com/feature/utopian-image-politics-and-posters/37739


  • Censurée, l’interdiction de manifester revient dans le texte sur l’#état_d’urgence
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/06/29/toilettee-l-interdiction-de-manifester-revient-dans-le-texte-sur-l-etat-d-ur

    Ce sera la première loi votée sous la présidence d’Emmanuel Macron. La sixième prolongation de l’état d’urgence est en cours d’examen au Sénat. Le texte gouvernemental doit être adopté selon une procédure accélérée avant le 15 juillet, date de la fin de l’actuelle période d’état d’urgence.

    A l’occasion de l’examen en commission des lois du Sénat, le gouvernement a déposé un amendement réintroduisant l’« interdiction de séjour », mesure souvent assimilée à une interdiction de manifester. Il a été adopté mercredi 28 juin. Censurée le 9 juin par le Conseil constitutionnel, cette disposition donne aux préfets le pouvoir d’interdire à une personne de paraître dans « tout ou partie du département », si elle cherche à « entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ».


  • Après 120 BPM, épargnez-nous vos louanges | Didier Lestrade
    http://www.liberation.fr/debats/2017/05/30/apres-120-bpm-epargnez-nous-vos-louanges_1573285

    Ne vous trompez pas, notre engagement associatif nous a mis au ban de la société. Nous sommes marginalisés précisément parce que nos années de travail n’ont pas été récompensées. L’Etat et les gays haut placés n’ont rien fait pour nous, absolument rien. Personne n’a reçu de médaille à Act Up. Si on nous avait demandé, il y a dix ans, de coordonner le Centre d’archives LGBT, il serait déjà ouvert. C’est précisément parce que nous avons prouvé que nous savions faire les choses que nous avons été mis au placard. La mémoire est un enjeu politique.


  • Limites de la bienveillance - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Bienveillance-2

    Les valeurs de soin aux autres, cultivées jadis par les féministes pour aider à se construire une capacité d’agir collectivement, se retrouvent désormais, sous l’appellation de bienveillance, dans d’autres sphères militantes, au point que des hommes (qui en avaient peut-être moins besoin que les femmes) s’en emparent dans des groupes mixtes. Ils n’interrogent plus la violence et les relations de pouvoir mais s’arrêtent à leurs ressentis et à leur malaise…


  • ‘First protest in space’ targets Trump with an astronaut’s famous words - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp/2017/04/14/first-protest-in-space-targets-trump-with-an-astronauts-famous-words/?tid=sm_tw
    https://images.washingtonpost.com/?url=http://img.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp-content/uploads/sites/36/2017/04/protest-space.jpg&w=1484&op=resize&opt=1&filter=antialias

    The tweet was quoting Apollo 14 astronaut Edgar Mitchell, the sixth person to walk on the moon. He famously said of viewing Earth from space: “You want to grab a politician by the scruff of the neck and drag him a quarter of a million miles out and say, ’Look at that, you son of a bitch.’ ” This quote has been cited as an example of the overview effect, a perspective shift toward global unity and conservation reported by astronauts struck by the planet’s fragility.



  • Comment j’ai arrêté de militer (sans que personne s’en aperçoive) - Mon blog sur l’écologie politique
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Comment-j-ai-arrete-de-militer

    Il y a presque dix ans, j’ai arrêté de militer. La plupart des activités bénévoles que j’ai menées depuis ne me semblent pas mériter ce nom. Non que j’aie fait des choses fabuleuses avant ça (j’étais écolo et pas spécialement fan d’action directe, ça limitait) mais quasiment toutes mes activités me semblent marginales par rapport à ce que j’imagine être un engagement militant.

    • Il y a une phrase de Claude Sicre qui m’a beaucoup marqué à 19 ans : « J’ai pas besoin de m’engager, j’ai jamais été dégagé. »

      Si ce n’est pas une posture pour la belle phrase, si ça veut dire quelque chose au quotidien (ce qui n’est pas mon cas, je ne mens pas), c’est quelque chose de très fort, et ça a beaucoup influencé ma vision du militantisme.

      Le tout étant lié à la conception de la participation permanente, quotidienne, des habitant⋅e⋅s à la culture et aux politiques de la ville où illes vivent ou de leur quartier quand c’est une grande ville. Et l’engagement étant dans cette conception le fait de venir « de l’extérieur » (et souvent avec une vision universaliste trop abstraite) réfléchir ou faire des choses en dehors de ce qu’on vit. Enfin je simplifie un peu…

    • J’ai un peu réfléchi à tout ça, @rastapopoulos : est-ce qu’il n’est pas besoin de s’engager quand on est de facto impliqué dans son lieu de vie ? Sûrement, mais dans le même temps c’est donner de bonnes raisons à ceux et celles qui vont pouvoir faire l’économie de l’engagement, de ce que ça acte comme relation aux autres et à du collectif, en disant de manière désinvolte qu’ils et elles sont de toute manière super impliqué-es dans leur quotidien... C’est pas comme si c’était une notion à la mode, l’engagement.


  • VIH, sexparties et pupilles dilatées : pour le communisme, éhontément https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/100317/vih-sexparties-et-pupilles-dilatees-pour-le-communisme-ehontement

    Interview de Tadzio Müller par Carl Melchers, publiée le 5 janvier 2017 sur Jungle World sous le titre Die Linke muss geil sein http://jungle-world.com/artikel/2017/01/55499.html

    Tadzio Müller, responsable de la justice climatique et de l’énergie à la Fondation Rosa Luxembourg à Berlin, est impliqué de longue date dans le mouvement pour la justice climatique.

    Traduit de l’anglais par Isabelle Saint-Saëns (@isskein).

    Tadzio Müller : En devenant cadre politique à plein temps, j’ai totalement marginalisé une part très importante de moi-même, je l’ai reniée. J’étais persuadé que c’était la seule façon de fonctionner pour un activiste, au point de ne pas tenir compte de moi-même – ou du moins de certains aspects de moi-même – ce qui a généré d’absurdes pathologies. J’ai complètement séparé de mon activité politique mon côté cuir-queer-sexuel-lubrique, et je me suis senti complètement marginalisé dans une gauche radicale pour laquelle, sans trop d’exagération, les corps n’existent tout simplement pas.

    Pouvez-vous en dire plus ?

    Dans la gauche allemande nous avons tendance à nous méfier du corps, vu la façon dont les Nazis l’ont sollicité et mobilisé. À gauche, nombreux sont ceux dont le schéma conceptuel est influencé, consciemment ou inconsciemment, par l’École de Francfort. Ils en viennent à penser que l’émancipation doit venir de la tête, de la rationalité. Il en résulte que le champ politique des corps et des affects – sur lequel il y a une sorte de tabou dans la gauche allemande, qui le considère souvent comme un frein à l’émancipation – est abandonné à « l’autre bord ».

    Mais une part importante de la gauche allemande n’est-elle pas justement obnubilée par les émotions, les identités et la création des « espaces safe » ?

    Il est vrai que certains débats dans les universités sur les « espaces safe » et les terminologies politiquement acceptables ont pu involontairement créer des incompréhensions, voire provoquer des sentiments d’exclusion, au point de sembler parfois prêter le flanc à des accusations de sectarisme. La gauche ne devrait pas faire peur. La gauche doit être cool ! Nos pratiques politiques doivent absolument accorder une place beaucoup plus centrale à la question des corps et des affects. Si je me bats contre le changement climatique ce n’est pas seulement parce que c’est pour moi la plus importante question de justice à laquelle nous ayons jamais été confrontés ; c’est aussi parce que je veux contribuer à élaborer une façon de faire de la politique où quand on se bat pour une cause juste on se marre et c’est sexy. Bien sûr il faut continuer à ancrer notre pensée politique dans la raison, le débat sur le changement climatique se fonde nécessairement sur l’affirmation de vérités factuelles, de manière on ne peut plus classique.

    Qu’entendez-vous par « #affects » ?

    Il y a un excès de rationalisme dans la gauche allemande. L’idée de honte est, pour moi, centrale dans ce débat – comme l’a bien montré Didier Eribon dans Retour à Reims. La honte est un de ces mots dont la gauche allemande ne sait pas vraiment quoi faire.

    Quel rôle la #honte joue-t-elle dans votre vie ?

    Un rôle important, malheureusement, car il y a toujours quelque chose dont j’ai honte. J’ai honte d’avoir baisé avec des mecs en cachette de ma copine pendant sept ans et demi. J’ai honte d’avoir parfois des marques dans le dos, après un week-end où je me suis fait fouetter ; et ces jours-là, j’évite de faire du sport. Ou j’ai honte de m’écrouler pendant une réunion le lundi parce que j’ai passé tout le week-end à gober sans dormir. Et, il n’y a pas si longtemps, j’avais honte d’être séropositif. Quand je mesure à quel point la honte structure mes actes… et quelle incroyable sensation provoque l’énergie libérée, quand on arrive enfin à s’en débarrasser…

    #militer #émotions #rationalité #politique


  • Cartographie collaborative Mersea : les déchets suivis à la trace « Article « Côté Brest

    http://www.cotebrest.fr/2017/03/04/cartographie-collaborative-mersea-les-dechets-suivis-a-la-trace

    Voir le site : https://oceanplastictracker.com

    http://www.cotebrest.fr/files/2017/03/25482-170301121311743-01-630x0.jpg

    Par Adèle Le Berre

    Il est rare de longer une plage sans y trouver un seul déchet. Certains sont particulièrement présents. Les bénévoles d’Ansel le savent mieux que quiconque. Depuis dix-sept ans, ils arpentent les plages cornouaillaises un dimanche matin par mois, pour les débarrasser de leurs déchets. Lionel Lucas, co-fondateur d’Ansel, indique :

    Au début, on ramassait jusqu’à 600 kg en une seule matinée. Le mois dernier, on en a ramassé 80 kg. Les volumes diminuent car les mentalités évoluent. Mais il suffit d’un fort coup de vent et des centaines de kilos de déchets arrivent sur nos côtes. Et pour cause : le rail d’Ouessant est le couloir maritime le plus fréquenté au monde.

    #environnement #pollution #mer #déchets #cartographjie #art :)


  • <nettime> Armin Medosch (1962-2017)
    https://nettime.org/Lists-Archives/nettime-l-1702/msg00070.html

    après Nath Magnan c’est maintenant Armin Medosch :-(

    je pointe ce témoignage de Christiane Schulzki Haddouti, il y en a bien d’autres :

    As a former journalistic colleague of Armin with Telepolis from 1996 to 2002 I would like to add that without Armin we would not have been able to define what reporting about net politics was all about. It was not the then usual neutral reporting about the newest technological developments, but it was about linking different civil protagonists in a common debate and defining in a long ongoing discussion process on various platforms what would be sensible for the evolving digital society. We dared not to be neutral.

    #journalisme #internet #histoire #militer


  • John Doom, grande figure du combat contre les essais nucléaires | Bruno Barrillot
    http://www.obsarm.org/spip.php?article284

    John Doom, une grande figure du combat contre les essais nucléaires, est décédé à Tahiti ce dimanche 25 décembre. L’histoire de John Doom est aussi un peu notre histoire, celle du combat partagé pour la Justice et la Vérité pour les victimes des essais nucléaires. Source : L’Observatoire des armements



  • The vegan movement split, and now the disruptor has the meat industry on high alert, by Chase Purdy — Quartz
    http://qz.com/829956/how-the-vegan-movement-broke-out-of-its-echo-chamber-and-finally-started-disrupt
    https://qzprod.files.wordpress.com/2016/11/pigs.jpg?quality=80&strip=all&w=1600

    A 2001 schism splintered the vegan community into two camps: absolutists who tout veganism as an all-or-nothing moral imperative, and pragmatists who quietly advocate for incremental change. The vegan movement’s brain finally outgrew its heart, and in less than two decades the pragmatic vein of the movement has morphed into one of the biggest disruptors of the American food system.

    (...) Fast-forward 16 years and that small group of pragmatists have built the movement they imagined. Friedrich leads The Good Food Institute, a lobbying shop in DC that represents the interests of meat-alternative food products; Shapiro helped mastermind a cage-free ballot initiative in Massachusetts that will reshape how food animals are produced across the country; Prescott has made inroads into major investment banks; Meier leads undercover investigation efforts to expose the poor living conditions of many farm animals; and Tetrick, who as a college student would travel from West Virginia to DC to hang out with the pragmatists, was a founder of Hampton Creek, the well-known eggless condiments company.

    (...) Voters who empathize with farm animals were much more likely to buy into Shapiro’s measure. That’s where Erica Meier and Compassion Over Killing comes in: By leading undercover investigation of factory farms, Meier’s team gathers the opposition research needed to make a compelling case to the public. And if sales data show consumers care about animal welfare, Matthew Prescott can use—and has used—it to convince investment banks to pressure companies, such as McDonald’s, to change their practices.

    Meanwhile, companies such as Perfect Day (cow-free milk), Beyond Meat (plant-based meat), and Hampton Creek (eggless condiments) are developing meat and dairy products marketed as better for the environment and the animals. And to ease those new products into the marketplace, people such as Bruce Friedrich work to shape federal regulations that dictate how those new products can be marketed.
    Despite the broad reach and proven efficacy of the vegan pragmatism, not everyone in the larger vegan movement is impressed.

    #militer dans le #capitalisme


  • Murder of Brazil official marks new low in war on Amazon environmentalists | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2016/oct/24/brazil-amazon-environmentalist-murder-luiz-alberto-araujo

    It was just after sunset in Altamira, a small town nestled on a curve of the Xingu river in the heart of the Amazon rainforest, when Luiz Alberto Araújo, the secretary for the environment on the city council, arrived home with his family.
    Luiz Alberto Araijo, secretary for the environment on the city council of Altamira.
    Luiz Alberto Araijo, secretary for the environment on the city council of Altamira. Photograph: Handout

    Before he could get out of his car, two men on a motorcycle pulled up and the passenger shot seven bullets into the 54-year-old, who was still sitting in the driver’s seat.

    #Brésil #meurtres #militer #environnement


  •  » Un militant écolo asperge d’eau le maire d’Agen : 2 mois de prison ferme
    http://www.les-crises.fr/un-militant-ecolo-asperge-deau-le-maire-dagen-2-mois-de-prison-ferme
    http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2016/11/15571522-un-militant-ecolo-asperge-d-eau-le-maire-d-agen-2-mois-de-prison-ferme.jpg
    Donc, nous avons aussi des #prisonniers_politiques, en plus de l’#État_d'urgence, mais on continue à donner des leçons de #démocratie aux autres !

    Le militant écologiste Eric Petetin a été condamné vendredi à deux mois de prison ferme pour avoir aspergé d’eau le maire UDI d’Agen, Jean Dionis du Séjour, en signe de protestation contre un projet controversé de Technopôle près de la ville, a appris l’AFP de source judiciaire. L’activiste de 63 ans a également été condamné à un euro symbolique de dommages et intérêts. Quatre mois de prison ferme avaient été requis.


  • La révolution ne sera pas podcastée (1995-2015) | Arte Radio
    http://arteradio.com/son/61657723/la_revolution_ne_sera_pas_podcastee
    http://download.www.arte.tv/permanent/arteradio/sites/default/files/sons/12larevolutionneserapaspodcastee_hq_fr.mp3

    Vingt ans qu’Olivier Minot (@livosons) fait toutes les manifs avec un micro à la main. Il enregistre les défilés encadrés et les nuits d’émeutes, les colères lycéennes ou féministes. Est-ce que ça sert encore à quelque chose ? Pourquoi le documentariste se cache derrière son micro ?

    #documentaire #radio #militer


  • Deadly Shade of Green - Intercontinental Cry
    https://intercontinentalcry.org/deadly-shade-green
    https://intercontinentalcry.org/wp-content/uploads/2016/08/deadly-shade-of-green.jpg

    Latin America is, by far, the most dangerous region in the world for environmental human rights defenders (EHRDs). The murder of campaigner Berta Cáceres in March reverberated worldwide, but a new report by ARTICLE 19, CIEL, and Vermont Law School, A Deadly Shade of Green, reveals this to be only the tip of the iceberg, documenting an atmosphere of violence and physical threats, as well as surveillance, spurious charges, and arbitrary detention, across the region.

    Key findings include:

    Human rights violations (from murder and physical attacks to arbitrary detention and surveillance) often linked to business interests of extractive industries and the State;
    Mining and construction projects implemented at the cost of local communities and the environment. Absence of transparency and a lack concern for the environment are major issues;
    Honduras is the most dangerous country for EHRDs. Proposed new laws to restrict protest and civil society activity are a worrying trend;
    Vested interests and weak rule of law increase vulnerability. Attacks on women environmental defenders doubled between 2012 and 2014.

    “Those with vested interests in the exploitation of land in Latin America employ an armoury of threats to silence dissenting voices, who speak out against business and state interests,” stated Thomas Hughes, Executive Director at ARTICLE 19. “Those who violate the rights of EHRDs often do so with impunity, with state apathy or even complicity, creating a climate of fear and self-censorship. The situation is dire: urgent action is needed to protect defenders, and the environment they fight to protect,” Hughes added.

    #militer #militantisme #environnement #répression


  • Le chant des batailles désertées
    Par Lola Lafon

    « Contester c’est dire ça ne va pas, je ne suis pas d’accord. Résister, c’est se charger de supprimer ce qui ne va pas ».(Ulrike Meinhof)

    Une lutte en est-elle encore une quand elle tremble de désigner des adversaires ? Comment combattre ce avec quoi on marche main dans la main ?Il faudrait commencer par consentir à déplaire, à fâcher. Oser être désagréable, folle même. Se méfier de cette sagesse qui gagne depuis quelques années, comme une paresse de fin d’après-midi d’hiver, cette fausse insolence adolescente, où, joyeusement turbulente, on se tait sitôt rappelées à l’ordre. Il faudrait ne pas avoir peur de faire peur. Et se souvenir de la bagarre. Celle qui fait le corps moite, les joues trop rouges et les cheveux en l’air. La bagarre aux mains sales. Il faudrait se souvenir qu’elle ne sera sûrement pas télévisée et que si elle l’est, c’est que la chorégraphie est réglée d’avance, et que rien, aucun faux mouvement nesurviendra.Entre le « féminisme MAIS » des médias (féministe mais hétéro, mais jolie, mais pas trop), et celui qui s’enterre majestueusement dans les musées ou soirées tendances, libérer les corps flirte de plus en plus avec l’eden sage d’un corps libéral. Trash ou légaliste, le féminisme se cherche frénétiquement une place (et l’a trouvée…), alors qu’il s’agissait peut-être de se vouloir fièrement en-dehors de toute place offerte.

    #féminisme

    • Le corps du combat

      A peine libéré d’une sexualité normée et moralisée, notre corps est entré dans l’ère du libérable obligatoire. Libérable de sa graisse, de traits jugés inégaux, à plastifier, de névroses le traversant ou d’ovaires paresseux. Et voilà chacune penchée sur son « soi », le massant d’huiles essentielles et guettant religieusement la provenance des nourritures proposées à ses entrailles et différents orifices et s’employant anxieusement à lui procurer un nombre suffisant d’orgasmes, à ce corps en « fonctionnement-production » maximal, signe extérieur d’équilibre obligatoire. Car il s’agit avant tout d’être épanouie, nouveau dogme qui semble interdire le désordre quel qu’il soit. A notre chevet, nous voilà devenues nos propres nourrissons.

      #sexualité #productivisme #libéralisme

    • Une maison de chair qui sent le renfermé

      Pouvoir enfin débattre du genre, de la prostitution et avoir un accès déculpabilisé à la pornographie, tout ça a un instant semblé créer de nouveaux(elles) êtres désentravé(e)s, loin d’un féminisme plus victimaire. Mais…Subversives, les femmes qui commentent inlassablement leur sexe, leur désir, comme enfermées dans une maison de chair, autophage, bientôt ? Sous des apparences joyeusement trash, revoilà l’injonction éternelle faite aux femmes de retourner à leur corps, au-dedans… Me voilà remise à ma place, enfermée face à mon sexe, cette place qui a toujours été la nôtre, où les femmes sont attendues et contenues, cette maison trop chaude : l’intime. La radicalité féministe aujourd’hui semble tourner presqu’uniquement autour de ce qu’on fait, ou pas, à et avec son corps.Et quand il relève la tête de son corps, le féminisme, il fait quoi ?Il demande à l’Empire de lui faire une place, en marge ou bien au centre.

    • Place de choix ou choix de la place.

      Le corps des femmes semble n’avoir aucune autre alternative que de toujours s’en remettre à un Empire. Empire-état, patriarcal, qui nous protègerait de ses lois, ou le dernier en date, l’Empire scientifique qui s’empare de nos corps comme de textes morcelables. Enfin, l’Empire total, celui qui contient tous les autres, dans lequel, du moment qu’on les paye, tous les choix sont égaux et possibles. Empire où il faut jouir de ce qu’on a ou voudrait avoir, jouir « illimité », du téléphone jusqu’au sex-toy, les yeux fermés. Pourvu que ça consomme.

      #patriarcat #objectivation

    • La « c’est mon choix » idéologie.

      Cette « c’est mon choix idéologie » envahit les blogs, les romans et les essais. Faisant de nous des sujets-corps, isolées les unes des autres, toujours représentées par notre parole, le sacro saint témoignage. On exacerbe le parcours personnel, l’individue. C’est mon choix, je suis libre de. Et on s’égaye de ces nouvelles possibilités, tout trouvera sa place dans la vitrine du « c’est mon choix », ce supermarché des idées : vendre son cerveau-travail à un Manager, ou son vagin-travail sur le net, ou encore écarter ses jambes devant la science, qui a fait de la peur du manque d’enfant un marché sans fin, encore et encore du ventre, merveilleux marché autour des femmes, blanches (au sens politique), bien entendu. Aux Autres, non-blanches, la même science propose la stérilisation, voire le féminicide en Inde ou en Chine.

      #choix #dépolitiastion
      Voire aussi sur la question du choix dans le féminisme : https://seenthis.net/messages/507144

    • « Consommons-nous les uns les autres. »

      Si un moment, le droit de faire ce qu’on veut de son sexe a failli ressembler à un idéal libertaire, là, on est très loin d’un anticonformisme insolent. Les mots employés par ceux et celles qui disent« capitaliser sur leur sexe » sont étonnamment proches des mots de ceux qui prostituent leur cerveau à un quelconque marché. On « gère » sa « carrière », on vend du service. Avec le réalisme pragmatique d’un DRH, on prône une liberté empreinte d’une odeur de défaite absolue, dans l’enclos inquestionnable du systèmemarchand.Du corps libéré à libéral, ou, comment, en voulant faire la peau du moralisme, on s’assoupit et trébuche dans les bras du capitalisme, ravi.Et dans une torpeur toute légaliste, le féminisme emboîte le pas à l’écologie molle remplie de belles images tristes de gentils animaux disparus, et à cette grande fable du capitalisme à visage humain, vert et équitable, et s’inscrit parfaitement dans l’époque sagement biologique de l’obéissance indiscutée. Et la parité, réclamée à grands cris jusque dans l’Elysée, n’est qu’un autre aspect du même manque de fougue. Vouloir reproduire le même monde, mais au féminin, sans jamais le questionner, ce monde…Si la place médiatique est offerte à ces féminismes, c’est peut-être qu’ils caressent bien gentiment, chacun à leur façon, le patriarcapitalisme.

      #parité #capitalisme

    • Cyber-Pétain

      Capitalisme, patriarcat, que de gros mots qu’on n’ose plus brandir sous peine d’être « dépassées ».Et pourtant : le paysage sent sévèrement le moisi. Voilà, entre autres, le grand retour pétainiste à la valeur maternité, avec ces innombrables interviews de stars se terminant par : mon plus beau rôle, c’est maman. Comme pour se faire pardonner de la place arrachée socialement aux hommes, et toujours revenir à leur ventre, ce passeport pour la norme. On est passées d’ « un enfant si je veux » dans les années 70, à « un enfant est mon plus beau rôle », et tout ça s’accommode très bien de « un enfant à tout prix ». Ou comment les partisans de la technologie du ventre des femmes rejoignent l’instrumentalisation et la glorification du ventre maternant.

      #maternité

    • La pâleur du féminisme

      Alors, aux blanches, le choix des débats et mouvances, et aux Autres, non-blanches, noires, arabes, d’Europe de l’Est, tziganes et autres précaires, comme on dit quand on n’ose plus dire pauvres, à elles, on laissera le combat laborieux : emprunter (et le verbe emprunter là prend tout son sens) l’espace qui leur reste et la rue hétéro-normée sans se faire haranguer, juger pour un morceau de tissu en trop ou en moins, que celui-ci dévoile des cuisses ou couvre des cheveux.Sortir de chez soi, de l’intime, parfois de son pays et arriver en France. Se confronter au post colonialisme décomplexé et insouciant, à la violence administrative et policière quotidienne. A ces femmes là, aussi, nos Invisibles, tous les travaux de « service », à elles de s’occuper des corps blancs à garder, nettoyer, à branler. Pas le choix. Et ces Autres n’ont pas souvent droit aux attentions des féministes, si peu nombreuses à défendre les sans papières, par exemple, étouffées dans les charters et violées en rétention.A l’image de la France en 2010, le féminisme oublie la bagarre…Parce que sans doute, la bagarre, ça n’est pas très féminin ?

      #féministes_blanches #intersectionnalité

    • Je ne renoncerai pas à ma part de violence.

      Les femmes tentées par la radicalité se confrontent à un territoire toujours pensé au masculin. Récemment, dans l’affaire des « anarcho-autonomes » de Tarnac, les intellectuels de gauche et de droite ont tous commenté, fascinés, la figure virile du héros emprisonné, Julien Coupat, tandis qu’Yldune Lévy, également emprisonnée pour les mêmes raisons, ne fut pas l’héroïne de son histoire, mais systématiquement décrite comme la « compagne de », perdant ainsi toute identité d’une volonté politiquepropre.De Florence Rey, devenue une icône rock bien malgré elle, à Nathalie Ménigon et Joëlle Aubron (membres d’Action Directe), toutes ont été systématiquement décrites comme aveuglées par l’amour, suivant (le cerveau) un homme. On les place d’emblée dans l’affectif et le psychologique, hors du politique. Comme si l’engagement armé des femmes était impensable, pas « naturel », une femme étant « faite pour » donner la vie et pas la mort.

      #invisibilisation_des_femmes #effacement_des_femmes #machos_de_gauche #manarchisme

    • Voleuses de feu

      Je crois qu’il est grand temps de ressortir les petites sœurs crado et pas montrables du féminisme. Ces sorcières acrobates ou enfants sauvages, Voltairine de Cleyre anarchiste et féministe du XIX è pour qui le « mariage était une mauvaise action », les Rote Zora, ces femmes autonomes, qui en Allemagne de 1977 à 1995 attaquèrent à l’explosif le Tribunal opposé à l’avortement et incendièrent une cathédrale, entre autres. Ces collectifs de filles en France qui organisent des marches de nuit « pour ne plus se faire marcher dessus le jour », les Mujeres Creando en Bolivie, et le Pink Gang en Inde, ces « intouchables » en sari rose, armées de bâtons qui s’attaquent aux violeurs et aux policiers refusant d’enregistrer leurs plaintes. Qu’on reparle de toutes celles qui, à différentes époques, solidaires des femmes les plus précaires, ont mis des bombes dans des usines et pillé les grandes surfaces pour tout remettre, libre et gratuit, dans les rues. Qu’on fasse connaître celles qui, réunies en black blocs dans les manifestations, mettent le feu autour des prisons de femmes, un peu de lumière pour briser l’isolement. Sous les capuches noires, elles sont nombreuses, même si ce genre d’action est toujours taxé de « viril ». La casse et la destruction de biens symboliques ne pouvant être le fait de femmes…

      #sorcières

    • « Il est temps de passer de la nausée au vomissement » (Mujeres Creando)

      Je ne sais pas ce qu’est le féminisme mais ce que je sais, c’est que s’il s’agit de prendre ma part d’un système qui me détruit et m’enrage, je n’en suis pas. S’il s’agit de rester ce trou consommant et conso-aimable, saturé d’ordres et ouvert à toutes les obéissances « tendances », je n’en suis peut-être pas. Je veux bien décliner de nouveaux genres, mais pas des genres d’aliénations, je ne veux pas la place, ni les salaires de ces hommes dont je souhaite profondément l’éradication sociale, ni prendre part à toute cette nausée, même conjuguée au féminin. Je ne me satisferai pas de voir mon cerveau avalé par mon vagin. Je ne réclame aucun droits à cet état, parce qu’en demander quelques uns, c’est admettre qu’on ne les aura pas tous.Il nous faudra bien réapprendre la colère, apprendre à rendre les coups aux sexistes de droite qui ressemblent tant aux sexistes de gauche, voire les donner en premier si besoin est. Les femmes continuent d’être marchandées, happées, pesées, fouillées, jaugées, violées par des hommes, aussi bien blancs que non-blancs, derrière les portes closes des beaux appartements bourgeois aussi bien que dans les banlieues.Ilnous faudra reprendre par la main celles-là, invisibles, qui, sur le bord, nous regardent de trop loin. Réapprendre la bagarre ensemble, celle qui fait transpirer, et répandre la joie explosive de nos fêtes impolies. Conspirons, volons, sabotons, rejoignons nous en bandes dans la nuit pour détruire ceux qui nous détruisent, redevenons des bandites fiévreuses, des enfants acharnées à ne pas rester là où on nous pose.L’époque est dure aux voleuses de feu…Alors il nous faudra bien redevenir impitoyables, et, sans rien céder de nos vies ou de nos corps, saturer chaque atome de plaisirs vagabonds, sans jamais en payer aucun prix.

    • Bibliographie
      Voltairine De Cleyre : « D’espoir et de raison, écrits d’une insoumise »
      LuxHistoire et communiqués des Rote Zora : « En Catimini ».
      Fanny Bugnon : « Quand le militantisme fait le choix des armes : Les femmes d’Action Directe et les médias. »
      Offensive Libertaire N°=24 : « Un autre genre d’aliénation » (Anita Bomba)
      Charlie Devilliers : « Les femmes et la lutte armée »

    • UN AUTRE GENRE
      D’ALIÉNATION

      LA THÉORIE QUEER
      pourrait se définir comme un outil de
      subversion du système patriarcal. Elle se distingue par l’ac-
      cent mis sur la transgression des normes de genre, surtout
      corporelles et de sexualité. Le genre est le système de cons-
      truction sociale de la différence et de la hiérarchisation des
      catégories « hommes » et « femmes ».
      Le cyberféminisme, « lancé » par Donna Haraway au début
      des années 1980, est une théorie voisine et concomitante du
      queer et du féminisme post-moderne. En partant de la méta-
      phore d’un cyborg, voire en assimilant les
      humains à des cyborgs, elle prétend aller
      au-delà du naturalisme et de l’essentia-
      lisme. Selon elle, les féministes devraient
      considérer que les machines peuvent aider
      à la libération des femmes. En déclarant
      emphatiquement « je préférerais être un
      cyborg qu’une déesse »
      1
      pour signifier que
      « les machines ne sont pas l’ennemi, la
      Science n’est pas l’ennemi [...]. Il nous faut
      aborder les technologies de façon intelli-
      gente – les ordinateurs, les cyborgs, les
      téléphones portables »
      2
      , Donna Haraway
      prend explicitement position contre les cri-
      tiques, en particulier féministes, de la
      science et des technologies.
      En France, on a pu lire ces derniers temps
      le manifeste du biodégenrisme
      3
      ou
      Testo
      Junkie. Sexe, drogue et biopolitique
      4
      . Le pre-
      mier, dans un style parfois illisible se voulant un écho dou-
      teux au « Manifeste du futurisme » de Marinetti, invite à
      détruire le genre par l’utilisation à haute dose de biotechno-
      logies et de technologies de reproduction assistée. Le second,
      malgré une analyse plutôt intéressante du patriarcat et de la
      société industrielle, défend la même stratégie en s’appuyant
      sur une expérience de prise de testostérone par son auteur-e,
      part d’un « dispositif biotechnologique [...] à partir de et à
      travers [lequel seul] il est possible d’oser la révolution »
      5
      . Sans
      commentaires.
      Ce type de théorie pose au moins deux questions : porte-t-elle
      vraiment une stratégie féministe pertinente, et ne renforce-
      t-elle pas certains autres systèmes de domination ?
      Subvertir les catégories de genre en les inversant et en les
      multipliant n’est pas nécessairement la meilleure des straté-
      gies quand ce qui est recherché est la disparition de ces caté-
      gories, faire qu’elles n’aient plus de sen
      6, 7
      . Dire et définir de
      multiples catégories – gays, lesbiennes,
      bisexuel-le-s, intersexes, transgenres, etc. –
      a une utilité pour décrire des situations et
      visibiliser celles et ceux qui sont nié-e-s par
      le système hétérosexiste. Mais il ne faut
      pas perdre de vue qu’exposer la diversité
      des réalités et/ou faire acte de transgres-
      sion, ce n’est pas détruire dans le même
      temps la binarité du système de domina-
      tion et sa violence. Ce qui peut paraître évi-
      dent mais mérite d’être réaffirmé, à enten-
      dre Marie-Hélène Bourcier
      8
      , ou de banales
      négations de rapports de domination bien
      réels, du style : « Je ne suis pas un homme
      puisque je suis queer, donc je ne suis pas
      macho ». Se focaliser exclusivement sur la
      question des normes, c’est aussi prendre
      le risque de négliger l’exploitation écono-
      mique, et d’aboutir à une sorte de critique
      libérale et superficielle du patriarcat invitant à « être soi-
      même ».
      Enfin et surtout, le cyberféminisme et ses avatars vont dans
      le sens de la société industrielle. Si ses néfastes implications
      sociales et écologiques sont de plus en plus reconnues, il
      paraît bien fumeux de prétendre qu’elle aurait des effets
      « antisexistes ». Rien de surprenant, ce serait bien la première
      fois qu’une solution technique réglerait un problème social.
      Ce que les femmes ont acquis comme libération dans les
      années 1970, elles le doivent à leurs luttes, pas à la pilule
      contraceptive ni à l’électroménager. De plus, on assiste à un
      étrange renversement, et finalement à un retour en force de
      l’idée de nature, quand la transgression du genre est pro-
      mue via la prise d’hormones, etc., plus que par un jeu social
      qui est pourtant ce qui importe vraiment
      9
      .
      Le cyberféminisme et autre biodégenrisme ne sont pas des
      mouvements larges et répandus. Ils représentent cependant
      une tendance possible, lorsque la critique de la technologie
      est prise à la légère, et le genre privilégié comme grille
      d’analyse au détriment, et non en complément, de celle de
      l’oppression.
      Ce type de raisonnement mène dans de drôles d’impasses,
      alors qu’un féminisme contre toutes les dominations et les
      exploitations, et anti-industriel, ouvre des horizons et est plus
      fort. Même si cela peut sembler plus ardu, il faut défaire les
      dualismes sans recours à la technologie – qui est ne l’oublions
      pas l’outil du maître
      10
      –, en passant plutôt par l’interconnexion
      des luttes entre elles.
      Anita

      1. Donna Haraway,
      « Le manifeste cyborg : la
      science, la technologie et
      le féminisme-socialisme
      vers la fin du XX
      e
      siècle »,
      1985.
      2. Jonah Raskin, Donna
      Haraway : « Interview with
      a dog lover on a dog
      day afternoon »,
      http://www.prickly-para-
      digm.com/haraway_inter-
      view.pdf, paru initialement
      dans
      The Press Democrat
      ,
      septembre 2003.
      3.
      Manifeste du biodégen-
      risme
      , janvier 2009 – tout
      juste un siècle après celui
      de Marinetti (1909).
      4. Beatriz Preciado, Testo
      Junkie.
      Sexe, drogue et
      biopolitique,
      Grasset, 2008
      5.
      Testo Junkie
      ,
      opus cité, p. 294.
      6. Monique Wittig,
      La Pensée straight,
      Amsterdam, 2007.
      7. Lorie Decung,
      Femmes
      potiches, femmes affiches,
      on en a plein les miches !
      ,
      documentaire,
      2002, 37 min.
      8. Émission
      Sur les docks
      ,
      France culture,
      septembre 2006.
      9. Gabriel-le Baur,
      Venus Boyz,
      documentaire,
      2002, 102 min.
      10. Faith Wilding,
      « Where is Feminism
      in Cyberfeminism ? »

    • Chouette digression au texte d’ouverture -Le chant des batailles désertées- par Lola Lafon . Et la bibliographie de @mad_meg qui m’a replongé dans ma collection d’OLS et le
      N°24 cité en référence. Les numéros OLS c/o Mille Bâbords sont téléchargeables, en particulier les exemplaires épuisés, comme le N°4 par exemple : http://offensiverevue.wordpress.com/2015/02/02/offensive-4
      et sur Ulrike Meinhof : http://www.pontcerq.fr/livres/ulrike-meinhof-68-76-rfa

    • Arf. Dommage que j’ai pas le temps de rentrer dans les détails :(
      – déjà placer sous théorie queer ces différents auteurs, je trouve ça assez suspect (Haraway est queer comme un morceau de fromage mais bon). Ce qui est vrai pour les un.es n’est pas vrai pour les autr.e.s
      – sur le cyberf, #Haraway et #Preciado (plutôt que Testo Junky - assez d’accord sur les critiques, même si je n’ai pas ce fétichisme de « la nature » vs les adjuvants chimiques/techniques — je conseille le livre sur Playboy, Pornotopie, beaucoup plus lisible et vraiment intéressant), il n’y a pas — selon moi — matière à jeter tout le bébé avec l’eau du bain — surtout que le Cyborg Manifesto d’Haraway est un micro texte par rapport à tout ce qu’elle a écrit par la suite et qui s’éloigne progressivement de ce vieux manifesto.

      En attendant le lien direct vers offensive n°4 https://offensiverevue.files.wordpress.com/2015/02/offensive4.pdf

    • #Haraway. J’ai aussi fait la faute longtemps, ça me rassure ;-). Et j’aimerais bien en savoir plus sur elle, en discuter parce que je viens de lire « Situated Knowledges » et je trouve ça abstrait et creux mais j’entends qu’il a pu débloquer certains trucs il y a trente ans (encore que, plein de meufs scientifiques avaient écrit avant, par exemple « Les femmes et LE science »). Sur le manifeste cyborg, aucun enthousiasme à lire ça (j’espère qu’Anita, ma co-auteure de l’article sur la PMA, l’a fait) mais j’imagine qu’il soit possible d’y lire plein d’échos avec des œuvres queer qui s’extasient sur la possibilité pour les techs de subvertir cette biologie sur laquelle on fonde le genre (je pense à un film comme Gendernauts qui est assez technophile).


  • Guy Hocquenghem, (1946-1988), la rage intacte, itinéraire d’un indompté
    Figure emblématique de la jeunesse bouillonnante de #mai_68 et mû par un infatigable esprit de contestation, #Guy_Hocquenghem traversa les années 70 et 80 à l’affût de toutes les tiédeurs et compromissions de son époque, avant de mourir du Sida en 1988.
    http://www.franceculture.fr/emissions/une-vie-une-oeuvre/guy-hocquenghem-1946-1988-la-rage-intacte-itineraire-d-un-indompte
    #radio
    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10471-02.07.2016-ITEMA_21024649-0.mp3

    • j’ai vu ça là-dedans. https://fr.wikipedia.org/wiki/Apologie_de_la_p%C3%A9dophilie

      En janvier 1979, un pédophile nommé Jacques Dugué, arrêté pour abus sexuels et accusé de faire partie d’un réseau de proxénétisme pédophile, publie ainsi sur deux jours dans Libération une tribune libre où il fait l’apologie de la « sodomisation » d’enfants, affirme que « l’enfant qui aime un adulte […] aime ressentir dans son corps le membre viril de celui qu’il aime, d’être uni à lui, par la chair », et demande « qu’on arrête de persécuter ceux qui aiment les enfants, même s’ils les aiment aussi avec leur corps »21. Au procès de Dugué, René Schérer et Gabriel Matzneff témoignent en sa faveur22. (Des années plus tard, multirécidiviste et plusieurs fois condamné, pour l’affaire de 1979 et pour d’autres, Jacques Dugué est arrêté dans le cadre d’une affaire de viol et de pornographie enfantine : il est condamné en 2002 à trente ans de réclusion pour abus sexuels23,24,25.) Toujours en 1979, Libération publie une interview de Tony Duvert recueillie par Guy Hocquenghem, dans laquelle l’écrivain réaffirme sa pédophilie et préconise de retirer les enfants à leurs mères, ou du moins d’« empêcher que les femmes aient un droit exclusif sur les enfants », qu’elles oppriment et dont elles nient le droit à la libre sexualité26. Il développe ses convictions dans l’essai L’Enfant au masculin, paru l’année suivante, où il affirme en outre avoir eu des partenaires sexuels âgés de six ans27. Le 20 juin 1981, Libération publie un article intitulé « Câlins enfantins », qui présente de manière complaisante le témoignage d’un pédophile sur ses rapports sexuels avec une enfant de cinq ans4.

    • il affirme en outre avoir eu des partenaires sexuels âgés de six ans

      Avant 16 ans tu n’es le partenaire sexuel de personne, tu es une proie, une victime, un terrain de jeux, tout mais pas un partenaire consentant. Ce serait comme de dire que le viol est une « relation » sexuelle.

      La complaisance pour la pédophilie pendant ces années de #libéralisation_sexuelle est assez choquante mais facilement compréhensible si on a un regard plus critique sur ce moment, comme #Sheila_Jeffreys. C’est l’extension du domaine de la jouissance masculine (adulte).

    • @tintin : dans l’extait de Wikipedia que tu cites, Hocquenghem (et Marc Voline, d’ailleurs) font un entretien avec un écrivain pédophile, Tony Duvert. Cela ne signifie absolument pas qu’ils sont eux-mêmes pédophiles ni même qu’ils militent en sa faveur. On peut interviewer un salaud sans en être un.

      Il faudrait au miminum lire l’interview. Et savoir si Hocquenghem a écrit ou parlé de la pédophilie en son nom propre pour savoir ce qu’il en pense. Sinon, il me semble que c’est accuser quelqu’un très rapidement.

    • @intempestive @supergeante Sur la question de la pédophilie, Hocquenghem à écrit : Les Petits garçons. (1983) roman à clefs dans lequel il met en scène #René_Schérer sous les traits de « Stratos ». Schérer de 24 ans son aîné, avec qui il eut une relation amoureuse à 16 ans.
      @tintin dans l’extait de Wikipedia que tu cites, Hocquenghem (et Marc Voline, d’ailleurs) font un entretien avec un écrivain pédophile, Tony Duvert. Cela ne signifie absolument pas qu’ils sont eux-mêmes pédophiles ni même qu’ils militent en sa faveur. On peut interviewer un salaud sans en être un. pour reprendre @intempestive ; voici cette archive
      http://www.bafweb.com/Lib19790410.html
      Puis la page wikipedia de René Shérer ou j’ai trouvé ces infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Sch%C3%A9rer#cite_ref-43
      et cette dernière pour la route parce que : Sorj Chalandon.
      http://www.liberation.fr/evenement/2001/02/23/libe-en-echo-d-un-vertige-commun_355723
      et une p’tite pièce pour : http://donate.wikimedia.org/w/index.php?title=Special:FundraiserLandingPage&country=FR&uselang=f

    • Merci pour ces précisions et archives @vanderling. Je dois dire que la lecture de l’interview de Tony Duvert est pénible. Et vues les allusions qui la parsèment, ça devait être bien lourd de discuter littérature et critique sociale à une époque où la pédophilie faisait figure de nouvel exotisme et où la subversion ultime consistait à lutter contre le « matriarcat ». J’ai plutôt l’impression d’une continuation de l’éternel pouvoir masculin par d’autres moyens. Comme dit Chalandon fort bien :

      Et il aura fallu du temps, tout ce temps, pour que le gazouillement ou le silence des enfants souillés se transforment en mots. Puis en colère. En accusation, enfin. Et que les voix d’adultes prétendant que l’enfant trouve du plaisir à ces jeux soient recouvertes par les voix d’enfants qui disent que tout cela n’est que souffrance.

    • @vanderling en fait, je comprends pas bien ta démarche. Tu cite un bouquin pédo du Guy, et derrière tu me dis qu’on peut pas penser qu’il est pédo avec juste une itw complaisante. Je veux bien comprendre les questions d’@intempestive mais il semble que toi, tu ai tout les références nécessaires pour situer le père Guy. Donc quoi ? Guy Hocqueguem est aussi militant pédophile, voilà tout. Qu’est-ce que tu cherche à nuancer là ?

    • @mad_meg : oui, faire un chapeau en parlant d’"amours minoritaires" déjà, ça pose le problème... Et visiblement Hocquenghem et Voline étaient admiratifs de l’écrivain Duvert et très ouverts à tout ce qu’il raconte.

      Sinon je pense que @vanderling a mis les liens en réponse à mon commentaire sur le fait qu’on ne pouvait pas juger sans éléments factuels. De fait, tout ça m’a salement instruit sur l’époque. Après, à voir si c’est pertinent de laisser le lien au-delà de notre échange...

      @tintin : je n’ai pas plus de goût pour les statues que pour les minimisations de saloperies - mais aucun non plus pour les procès expéditifs et les jugements par association. Ici effectivement, tu as permis de soulever quelque chose de pas plaisant du tout, que j’ignorais. Mais je redirai exactement la même chose dans un autre contexte, pour des personnes qu’on idéalise comme pour des personnes qu’on accuse, comme pour des personnes dont on se fout.

      Sinon il a déjà crevé apparemment ;)
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Duvert

    • @intempestive Il n’y a peut être pas d’éléments factuels pour dire que Guy Hocquenghem violait des enfants, mais il y a des éléments factuels pour dire que Guy Hocquenghem soutenais des violeurs d’enfants par ses actes, par ses propos et par son œuvre. Il les soutenais au tribunal puisqu’il a témoigné en faveur d’un pédocriminel, dans la presse car il offrait des tribunes pro-viol d’enfants parfaitement abjectes et dans ce roman dans lequel il en fait l’apologie. Pour moi ce genre d’artistes méritent de voire leur œuvre mourir avec eux. Parce que leur œuvre continue a encourager les violeurs d’enfants à passer à l’acte et à transmettre des techniques de torture. Et qu’ils sont toujours nocifs même après leur mort. Savoir qu’il écrivait bien je m’en fiche, les bons écrivains ca court les bibliothèques.

    • Je ne sais pas dans quelle mesure ces mecs étaient pris par les idéologies de l’époque. Jeffreys, qui a étudié tous les discours sexo au XXe siècle, les montre en super rebelles contre le patriarcat et la bourgeoisie, à penser que les règles qui régissent la vie sexuelle sont arbitraires. Mais ils savaient ce qu’ils faisaient. Ils pensaient que les gosses avaient une sexualité qui leur permettait d’accepter librement leurs avances, ok, mais ils théorisaient que la sexualité entre enfants ou entre femmes était malsaine. Se gourer d’une manière aussi favorable à ses intérêts n’appelle aucune complaisance. Je n’ai pas voulu lire les extraits en lien mais lutter contre le matriarcat et se prendre pour un rebelle, là aussi c’est se donner une belle image de soi alors qu’en fait on réclame le droit de se mettre tout ce qu’on veut sur la bite.

    • Sur la pédophilie et les années 1970, l’exemple de Cohn-Bendit est parlant

      En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar85, dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l’éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques à connotation sexuelle que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux (il parle notamment, de façon explicite, de « caresses » qu’il donnait, et d’attouchements qu’il recevait86). Il évoque également cette question lors de l’émission Apostrophes du 23 avril 1982 :

      « Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. […] Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque87,88 ! »

      En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages apparaissant, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d’être diffusées à la presse internationale89 par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d’Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s’en prenait à d’anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit90. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d’ombre, notamment Marine Le Pen dès 200491, François Bayrou à deux reprises en 200992,93, le politicien suisse d’extrême droite Oskar Freysinger94, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen95.

      Daniel Cohn-Bendit s’est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 »93, étaient à replacer dans le contexte des années 197096. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient[pas clair] alors[pas clair] apporté leur soutien au leader écologiste97. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. »98.

      Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n’avait pas fait scandale à l’époque, est aujourd’hui insoutenable »99, et qu’il nourrit « des remords d’avoir écrit tout cela »100. Par-delà la polémique politique perce également l’un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l’idée de « libération sexuelle » de l’enfant101. Pour le journal L’Express, « la complaisance de l’époque pour les excès de langage — et parfois d’actes — des militants de la libération sexuelle s’accompagnait d’un véritable aveuglement : l’enfant, croyaient-ils, ne demandait qu’à exprimer sa sexualité, et c’était l’interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d’alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l’infantilisme d’une mouvance. »102.

      En avril 2013, au centre d’une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des médias franco-allemand 2013103. Le 27 juillet 2013, Eckhard Stratmann-Mertens (de), cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, accuse de pédophilie directement Daniel Cohn-Bendit et d’autres membres originels du parti. Il répond au journal Die Welt :

      « J’étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là. J’ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu’il a fait ses révélations sur ses relations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation et qu’il les présente comme purement théoriques104. »

      Selon lui Cohn-Bendit aurait notamment dû être « jeté du parti bien plus tôt »105.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Cohn-Bendit

    • @vanderling Il me semble que les petits garçons parle de l’affaire du coral - et de l’emballement médiatico-politique qui a suivi. Dans cette affaire des gens ont été condamnés pour abus sur mineurs, et la dimension « personnalités » a fait choux blanc, mais a été l’occasion de nombreuses sorties en faveur du discours pédéraste ou pédophile.

      – Sinon, une autre référence trouvable pour ceux qui veulent des éléments tangibles (mais est-ce vraiment nécessaire de s’infliger ces lectures), c’est Co-ire http://www.editions-recherches.com/revue_detail.php?id=22 de Scherer et Hocquenghem.

      L’époque était autre , l’argument qui ne tient pas, selon moi. On revient encore une fois à la question du consentement, de la capacité d’évaluation de la situation, de l’ascendance des adultes sur les enfants, de la culture du viol etc. Et en la matière, je ne vois pas trop ce qui a évolué en fait. Bref.

    • J’ai du mal avec le fait de réduire la propagande pédocriminel aux années 1970 et à faire de cette période une exception et une période révolue. La tolérance pour le discours pédocriminel est toujours présente, il y a de nombreux exemples.
      La discussion l’année dernière sur #lolita chez wikipédia en était un exemple frappant. https://seenthis.net/messages/399841

      La manière dont les crimes sexuels contre les enfants sont racontés par la presse : http://lesmotstuent.tumblr.com/post/146498549457/200616-le-r%C3%A9veil-normand-rep%C3%A9r%C3%A9-par-camille#note

      La complaisance avec les violeurs d’enfants notoire (les Polansky, W.Allen, Mazneff) toujours primés, célébrés, palmisé et distribué dans les ciné et librairies.

      Marie-Jo Zimmermann en a relevé de nombreux exemples contemporains : http://www.acontrario.fr/2015/03/30/apologie-pedophilie-claude-guillon-anarchiste-cautionne-debat

      voire aussi sur TRADFEM : https://tradfem.wordpress.com/2016/04/13/susan-cox-non-les-poupees-sexuelles-enfantines-nempecheront-pas-l

      https://tradfem.wordpress.com/2015/11/07/alicen-grey-vous-commencez-a-savoir-ce-quest-la-culture-du-viol-m

      Et ce que les gens ont retenu du procès Outreau, utilisé pour dénigré la parole des enfants. La propagande sur le SAP - syndrome d’aliénation parental. La banalisation des prétendus faux souvenirs prétenduement injectés par les psy et les mères dans la tête des enfants. Les exemples sont tellement nombreux et tellement actuels que je ne voie pas les 1970 comme des années à part. Les violences sexuelles contre les enfants c’est 150000 agressions sexuelles sur mineurs par an en France aujourd’hui. Les années 1970 c’est juste une adaptation des dominants aux évolutions du statu des femmes dans la société. C’était une bataille des pédocriminels de gauche (les 68 tards, qui se disent amoureux non violents et exigent le droit au viol) contre les pédocriminels de droite (les bourgeois accusé d’être de mauvais pedocriminels par les pedocriminels 68ards) mais rien de plus. Et cette distinction entre viols violents et viols sois disant non violents c’est de culture du viol, ce qui fait dire a Levaï : « Un vrai viol, c’est avec un couteau ou un pistolet » au sujet du viol de Naffisatou Diallo par DSK le proxo-présidentiable.

    • @mad_meg : quand je disais que les éléments factuels manquaient, c’était au tout début de cette discussion (je ne peux pas juger quelqu’un sur la seule info qu’il a interviewé quelqu’un d’autre). Les différents commentaires, en commençant par ceux de @supergeante, ont apporté ces éléments factuels, précisément. Et ce qu’on constate, c’est en effet au minimum une grande complaisance d’Hocquenghem vis-à-vis du discours pro-pédophile et de la légitimation intellectuelle de la pédophilie.

      @aude_v, tout à fait d’accord avec ceci (c’est même franchement consternant) :

      Ils pensaient que les gosses avaient une sexualité qui leur permettait d’accepter librement leurs avances, ok, mais ils théorisaient que la sexualité entre enfants ou entre femmes était malsaine. Se gourer d’une manière aussi favorable à ses intérêts n’appelle aucune complaisance.

      Cohn-Bendit qui instrumentalise les enfants pour « choquer le bourgeois des années 1970 » (dans la citation d’@odilon) l’illustre parfaitement.

    • Sans remettre en cause ton propos @mad_meg, j’ai tout de même l’impression que ces gens dont on parle, Polansky et cie, sont passés dans la catégorie des pestiférés, au sens où... tu trouves moins de monde pour les encenser et leur tresser des lauriers, et que s’ils sont encore honorés, parfois, c’est plus pour ne pas se les aliéner que pour les honorer effectivement... car à chaque fois, leur passé ressurgi, et les vagues que cela provoque ne sont jamais reluisantes, ni pour eux, ni pour ceux qui les ont ressortis de la naphtaline.

    • Témoin la Grande Traversée (les matinales de l’été) consacrée à Polanski en 2010, je crois, sur F Culture. Une semaine, 15h de programmes élogieux et pas beaucoup d’éclaboussures... Non, je trouve comme @mad_meg que les émois anti-pédophiles des années 1990 se sont un peu taris. Et peut être que la figure de Dutroux avait pas mal caché la pédocriminalité domestique. Le SAP passe chez pas mal de travailleurs sociaux et juges comme une lettre à la poste alors que ça théorise le mensonge des enfants pour mieux donner l’impunité aux pères, masculinistes et prédateurs. Non, c’est pas réglé et ça empire même, même si le truc n’a plus le même prestige d’avant garde politique et redevient un sale truc de dominant.

    • Comme je le disais, c’est juste une impression de ma part, du fait sans doute que je m’isole depuis pas mal d’années de tout le brouhaha des médias mainstream.
      Ce n’était vraiment pas une contradiction. Et de ce que je vous lis, ok, il faut encore plus être explicite partout sur ces sujets, pour que l’on cesse de faire passer la prédation pour du talent...

    • @touti, il y a dû y avoir pas mal de déceptions. Un copain me parlait des femmes qui atterrissent après des années d’amour libre dans les communautés, elles ont procréé et fait les tâches domestiques comme les bourgeoises et dans les mêmes conditions inégalitaires. Merci de parler de cette norme tranquille, pas prédatrice mais naïve, de cette autre libération. Pour avoir vécu d’autres déceptions par rapport aux rêveries militantes, je n’ose pas imaginer les boules qu’elles ont dû avoir...

    • Justement j’ai vu il y a quelques mois un docu sur une communauté par un jeune mec qui y a grandi. À un moment une des vieilles dames parle du prestige d’un bourreau des cœurs et des relations inégalitaires. Désolée pour la référence qui manque, c’était dans le Gard.

    • Bon, je viens de me taper l’écoute de l’émission.

      – revenir sur le rejet des unions légales homo par les militants des années 70, dans le contexte révolutionnaire, sans signaler ne serait-ce qu’en une phrase, que quand même, le sida est passé par là depuis, et que c’est parce que le sida laissait des personnes à la rue, sans rien, que cette question est devenue le centre des revendications des assos LGBT. On ne peut pas présumer les positions qu’auraient tenus les ex-Fhar décédés dans ce contexte (sachant que parmi les survivants de cet époque certains ont milité à Aides ou Act-up). C’est par la maladie que les questions légales, d’héritage et de propriété et s’invitent dans les politiques sexuelles. On peut y lire un tournant réactionnaire, ou un tournant lié à la résistance et la survie, hein.

      Sur le sujet qui nous intéresse :

      – se rappeler qu’à l’époque (avant 1980 donc) l’homosexualité est interdite et réprimée, et que ces revendications pédérastes et pédophiles, homo, bi et hétéros, s’inscrivent dans un contexte de répression étatique des sexualités (l’IVG vient à peine d’être dépénalisé, à l’époque le divorce est toujours vu comme une trahison de la famille, question de la majorité sexuelle etc.).

      – Dans le même temps, se posent des questions sur le statut des enfants, leur marge de liberté, il y a des expérimentations pédagogiques, on reconnaît que les enfants peuvent avoir une sexualité (entre eux).

      – J’ai l’impression que ceux qui deviendront les militants pro-pédophilie actuels profitent de ce remue-méninge pour asseoir leur discours et lui donner des lettres de noblesse via la voix de personnes connues, prêtes à lutter contre toutes les formes de censure, de moralité, de main mise de l’État (c’est bien expliqué dans le texte de Libé).

      – dans l’émission, il y a confusion entre pédérastie et pédophilie.

      – L’évocation de la pédérastie (relations sexuelles entre adultes et adolescents pubères) vue par H. est édulcorée dans l’émission sous prétexte qu’H. n’a jamais qu’évoqué des rapports consentis entre adultes et « adolescents » (pas petits enfants) et n’a pas fait d’apologie du viol. L’abaissement de l’âge du consentement à égalité pour hétéros et homos est, je pense en partie derrière son discours sur la pédérastie. Cependant, dans les cas qu’il a défendu dans la presse, sous prétexte de défense de la liberté d’expression et de lutte contre l’ordre moral, il s’agit bien d’agressions sexuelles et de viols, qui sous prétexte qu’ils n’ont pas été « réalisés avec violence » sont défendus par H. Ce qui nous renvoie à la représentation du viol-ogre, qui balaye dans la culture du viol les autres formes de violences sexuelles, notamment par ascendance.

      P.S. : plusieurs copains militants homos m’ont dit simplement, et je ne comprends pas pourquoi c’est si difficile de les suivre là-dedans « que l’époque était à la jouissance, la parole des victimes et les souffrances liées aux relations sexuelles violentes ou perçues comme non violentes n’étaient pas évoquées du tout, c’était une période de fête. Ce n’est qu’après, quand les femmes ont réussit à faire comprendre l’ampleur et la variété des viols et violences sexuelles qu’on a commencé à pouvoir en parler entre gays et qu’on a pris conscience des dégâts commis, par les prêtres mais aussi par cette ambiance d’explosion permissive des années 70. C’est seulement à ce moment, que la question des viols fait aux hommes a commencé à pouvoir être abordée. Et que la question des relations sexuelles entre adultes et ados, la majorité sexuelle etc. ont pu être discutés ouvertement. Et ça reste compliqué, les sugar daddy, c’est valable pour les filles et les garçons. »

    • L’homosexualité n’a plus rien de subversif depuis que les pédés s’unissent chez le maire de mes 2 mairies !

      @tintin La pédophilie ou la pédérastie - La pédophilie et l’homosexualité sont deux réalités radicalement différentes, même si on les associe souvent dans le langage courant, en parlant de « pédés » à propos des homosexuels par exemple. De même que diffèrent la pédophilie fantasmée et la pédophilie mise en actes qui est en réalité de la pédérastie.

    • la pédophilie mise en actes qui est en réalité de la pédérastie

      Hum ? La pédérastie, c’est une structure sociale très stricte qui conjugue éducation et sexualité, qui ne signifie pas de laisser un pédophile libre de donner suite à ses désirs. À propos de pédérastie, j’ai une copine lesbienne qui aurait beaucoup aimé, dit elle, faire ses classes sous la coupe d’une femme mûre plutôt que dans un système hétérocentré lesbophobe. Sauf que la pédérastie n’est pas non plus une homosexualité. Plutôt une manière d’enlever les garçons aux femmes...

    • Oui, c’est ce modèle grec qui faisait tripper une copine. Je ne sais pas si ça existe ailleurs mais c’est assez classique pour une société aussi sexiste que la société grecque antique : enlever les garçons aux femmes, les initier entre mecs avec une forte homosocialité.

    • « C’est tout de même curieux : il y a bien autant de gens qui désirent se faire violer que de violeurs (même un peu plus dans la première catégorie, en tout cas chez les pédés, si l’on en croit les petites annonces). La solution la plus simple, la plus évidente, serait de mettre en rapport les deux catégories, à la satisfaction générale. Croyez-vous que les politiques, ou les journaux, si prêts à chanter la gloire de l’ordinateur, ne pourraient pour une fois faire œuvre utile d’organisation et de communication, en trouvant aux violeurs potentiels des violés consentants et reconnaissants ? »

      [...]
      http://www.cairn.info/revue-chimeres-2009-1-page-7.htm
      http://www.zones-subversives.com/2016/02/guy-hocquenghem-contre-la-normalite.html

    • @vanderling cette idée de l’homosexualité subversive c’est une construction bourgeoise. C’est de la merde. La sexualité, c’est la sexualité, quand elle n’est pas répréhensible car aliénant le consentement (viol, donc) et qu’elle n’est pas stigmatisée ou interdite, en quoi a-t-elle besoin de traîner la légende de la subversion. La subversion de l’homosexualité masculine c’est celle des pissotières et des encanaillements des puissants auprès du bas peuple, le goût du sordide.

      puis

      Encore une fois, la question des unions légales, sont liées 1° à l’arrivée du SIDA 2° en lien avec la question de la transmission patrimoniale (comme les unions légales hétéros). On peut discuter de l’intérêt de la transmission de biens, capital ou propriétés. Mais c’est autre chose.

      et

      Ta façon de faire des citations de conneries d’Hocquenghem sans utiliser les guillemets est pénible.

    • J’ai rectifié avec des guillemets la précédente citation de G.H
      @supergeante Si l’idée d’une homosexualité subversive est une construction bourgeoise, alors l’union légale (mariage gay) est son accomplissement. Les bonnes intentions et sentiments d’un couple, gay ou hétéro, dans un contrat de mariage sont pour moi une fumisterie et assurément le remède le moins efficace contre le sida. Quoi qu’il en soit Hocquenghem et le FHAR étaient sacrément subversif à l’époque.
      Ce que j’ai lu de G.H : « Lettre à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary » (86) et « Le désir homosexuel » (72) celui-ci, son premier livre est très bien écrit (trop ?) Je ne m’attendais pas à cette avalanche de message suite à l’affichage du podcast de l’émission Une vie, une oeuvre. Ni aux réponses de @tintin et son lien wikipedia/apologie de la pédophilie ça m’aurais quand même troué le cul de me planter à ce point. Quand bien même je reconnais que les opinions de G.Hocquenghem sur le viol et la pédophilie sont très libérales (dans la veine de Michel Foucault).
      Plus que ces deux là, c’est toute la mouvance contestataire de cette époque qui m’intéresse. Issu, aussi, d’une famille de grand bourgeois et rédigé au début des années 80 « Homosexualité & révolution » de Daniel Guérin, ce petit essai réédité chez Spartacus est passionnant à relire http://www.librairie-quilombo.org/Homosexualite-et-revolution
      http://ddata.over-blog.com/0/05/17/99/HOMOSEXUALITE-ET-REVOLUTION-GUERIN-SECONDE-PARTIE.pdf
      http://www.librairie-quilombo.org/IMG/arton5396.jpg?1388854792
      Sur la fréquentation des « tasses » une enquête étonnante dans les années soixante « Le commerce des pissotières »
      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_commerce_des_pissoti__res-9782707152039.html

      Dans l’argot homosexuel masculin, les « tasses », c’étaient les pissotières, lieux de rencontre pour des relations sexuelles éphémères entre partenaires anonymes. Laud Humphreys a mené dans les années 1960 une étonnante ethnographie des toilettes publiques d’une ville du Middle West des États-Unis. En adoptant le rôle du guetteur, sans déclarer son enquête, ce pasteur a pu observer ces échanges sans entraver le déroulement de l’action. Avec ses notes de terrain, attentif et minutieux, il analyse les phases successives des opérations, du contact préliminaire jusqu’à la séparation, ainsi que le jeu complexe des rôles (« fellateur », « pointeur », « guetteur », « voyeur », etc.).
      Laud Humphreys ne s’est pas contenté d’observer ces hommes dans leurs pratiques sexuelles, il a conduit des entretiens en dissimulant son identité pour les retrouver chez eux. C’est ainsi qu’il peut préciser les caractéristiques sociales de ces « déviants » et entrevoir la face publique de leur vie clandestine. Si certains sont bien des gays, beaucoup sont des hommes mariés qui s’arrêtent là en rentrant du bureau. Le « commerce des pissotières » révèle alors la face cachée de la norme hétérosexuelle.
      Document historique sur l’histoire de la sexualité avant la libération homosexuelle, ce livre offre également un exemple classique d’observation ethnographique. Cette étude interactionniste de la déviance dans la tradition de H. Becker et de E. Goffman soulève enfin des questions troublantes sur l’intimité en public, et sur l’identité sexuelle repensée en termes de rôles.
      Publié pour la première fois en 1970, ce livre culte a obtenu le prix Wright Mills.


  • 185 militants écologistes assassinés en 2015 : l’ONG Global Witness tire la sonnette d’alarme | L’Humanité
    http://www.humanite.fr/185-militants-ecologistes-assassines-en-2015-long-global-witness-tire-la-so
    http://img.humanite.fr/sites/default/files/images/campos.jpg

    Le triste sort réservé à cette célèbre militante écologiste n’est pas un cas isolé. Selon le rapport de l’ONG Global Witness, 2015 est une année macabre pour les militants écologistes et les peuples indigènes en lutte pour protéger leurs terres, leurs cours d’eau ou leurs forêts contre la destruction massive et l’accaparement par des géants industriels. Le bilan fait froid dans le dos : au moins un assassinat lié à des enjeux environnementaux, est perpétré tous les deux jours. Un chiffre inquiétant, en hausse de 59 % par rapport à 2014. Mais ces données ne sont que la partie visible de l’iceberg, « le chiffre réel est sans aucun doute plus élevé. Pour chaque assassinat que nous avons été en mesure de documenter, d’autres n’ont pu être vérifiés, ou n’ont pas été signalés », indique le rapport.

    #écologie #assassinat #environnement #militer


  • A Eurosatory, « vitrine de la répression mondiale », des tanks repeints rouge sang
    https://www.bastamag.net/Des-manifestants-repeignent-des-tanks-en-rouge-au-salon-Eurosatory-vitrine

    Des tanks repeints en rouge, couleur sang. C’est ainsi que quelques dizaines de militants pacifistes ont salué, à leur manière, l’ouverture du salon international de l’armement Eurosatory, qui se tient à Villepinte du 13 au 17 juin. Quinze militants ont été emmenés au commissariat de Villepinte, puis libérés après 4 heures de contrôle d’identité. Une plainte a été déposée par le ministère de la Défense et le salon Eurosatory suite à cette action, indique le Collectif des Désobéissants dans un communiqué. Avec (...)

    En bref

    / #Multinationales, #Guerres_et_résolution_des_conflits


  • « À vos smartphones ! »
    http://www.labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/789-a-vos-smartphones
    http://www.labrique.net/images/blog/2016/horscanard/foule_ordi_1.jpg

    C’est le mot d’ordre qui revient régulièrement place de la République. Il est question de hashtags, de groupes #Facebook ou de SMS viraux. Les Nuit debout insistent sur cet enjeu de la com’, confondue pour l’occasion avec l’usage des outils numériques. « On connaît tou.tes dix personnes, les informer de ce qu’il se passe sur la place, c’est les motiver à venir », entend-on dans la discussion plénière qui s’étire au soleil. Moui ? Pas sûr que les jours de beau temps tout le monde choisisse de rester en terrasse à Wazemmes par simple ignorance de ce qui se trame à Répu…

    #Nuit_debout #mobilisation #réseaux_sociaux #militer #Lille