• Pour faire face à la canicule, des ultrariches se font aménager des igloos d’intérieur
    https://immobilier.lefigaro.fr/article/pour-faire-face-a-la-canicule-des-ultrariches-se-font-amenager-d

    Qui sont les propriétaires de ces snows rooms ? Outre le prince héritier d’Arabie saoudite, Bill Gates, l’ex-patron de Microsoft, aurait déboursé jusqu’à 5 millions de dollars pour une semaine pour privatiser ce même bateau. Le #milliardaire de la pétrochimie, Mukesh Ambani, en a fait installer une dans Antilia, le gratte-ciel de Mumbai, en Inde, où sa famille réside. Katelin, copropriétaire d’un spa haut de gamme, a aussi aménagé sur mesure un igloo intérieur chez elle. Elle déclare avoir envie de profiter de cet espace et d’y passer du temps.

    Des dizaines de salles de neige ont déjà été construites ou sont en cours d’installation à travers les États-Unis, explique Tyler Slater, cofondateur de Spa Butler à Plano, au Texas. « Autrefois, la conception des #yachts était axée sur les loisirs, les fêtes et les nombreux bars. Désormais, l’accent est mis sur le bien-être et la longévité », souligne Kevin Kramer, courtier chez Burgess Yachts à Aspen, dans le Colorado. Il faut compter environ 130 000 dollars, soit 113.000 euros, pour créer une chambre à neige.

  • Vom DDR-Chemiker zum Milliardär: Dieser Mann gilt als reichster Ostdeutscher
    https://www.berliner-zeitung.de/article/vom-ddr-chemiker-zum-milliardaer-dieser-mann-gilt-als-reichster-ost

    Il y en a qui ont su profiter de la fin de la DDR/RFA

    6.7.2026 von Mario Jacob - Orafol gehört zu den Weltmarktführern für reflektierende Folien und industrielle Klebebänder. Der Mann hinter dem erfolgreichen Unternehmen ist der reichste Mann Ostdeutschlands.

    Laut einer aktuellen Schätzung des US-Wirtschaftsmagazins Forbes ist Holger Loclair, Eigentümer des Oranienburger Folienherstellers Orafol, mit einem Vermögen von rund 1,8 Milliarden US-Dollar (etwa 1,5 Milliarden Euro) der reichste Ostdeutsche – und zugleich der einzige Milliardär auf dem Gebiet der ehemaligen DDR. Loclair selbst bestätigte die Angaben in einem Interview mit der Bild im Januar 2026.

    Loclairs Karriere begann 1977, als er nach seinem Chemiestudium eine Stelle im damaligen VEB Spezialfarben in Oranienburg antrat. Der volkseigene Betrieb produzierte bereits zu DDR-Zeiten selbstklebende und reflektierende Folien. Nach der Wiedervereinigung wurde das Werk 1990 in Orafol umbenannt und ein Jahr später von der Treuhand privatisiert.
    Weltmarktführer für reflektierende Folien

    Wie das Unternehmen auf seiner Webseite darlegt, führte Loclair Orafol zunächst gemeinsam mit einem westdeutschen Investor. In den Jahren 2013 und 2016 übernahm er schrittweise die Anteile des damaligen Mehrheitseigners Klaus Schmidbaur. Heute hält Loclair rund 99 Prozent der Firma.

    Unter Loclairs Führung stieg Orafol zum Weltmarktführer für reflektierende Folien und industrielle Klebebänder auf. Zum Produktportfolio zählen unter anderem Materialien für Verkehrsschilder und Kfz-Kennzeichen, Steinschlag-Schutzfolien, Werbetechnik sowie Spezialklebebänder und Laminate für industrielle Anwendungen.

    Kein Jet, keine Jacht

    Weltweit beschäftigt das Unternehmen etwa 3000 Menschen. Rund 1300 davon arbeiten am Stammsitz in Oranienburg, wo das Werksgelände inzwischen die Ausmaße eines kleinen Stadtteils angenommen hat.

    Er besitze weder Privatjet noch Jacht. Rund 1,3 Milliarden Euro seines Vermögens seien in Anlagen und Tochterfirmen gebunden. Obwohl er offiziell seit zehn Jahren im Ruhestand sei, sei er nach eigenen Angaben täglich auf dem Firmengelände in Oranienburg anzutreffen und habe weiterhin zahlreiche Ideen für das Unternehmen, so Loclair.

    #Allemagne #nantis #milliardaires #industriels

  • Thread by gabriel_zucman : En #Californie, le #référendum pour l’#imposition des #milliardaires aura bien lieu en novembre 2026
    https://threadreaderapp.com/thread/2070385860357308757.html

    J’ai une immense bonne nouvelle à vous annoncer : nous venons de remporter une victoire décisive face à Mark Zuckerberg et aux milliardaires de la Silicon Valley 🧵

    Avec mon collègue Emmanuel Saez, cela fait des années que nous travaillons avec la société civile californienne pour imposer les 200 milliardaires de la Silicon Valley comme Mark Zuckerberg ou Peter Thiel.

    Aujourd’hui, ils viennent de perdre une manche cruciale.
    Tout a commencé en juillet 2025, lorsque Donald Trump a promulgué la loi « One Big Beautiful Bill Act » : un ensemble de mesures budgétaires qui réduisait drastiquement le financement de Medicaid, le programme fédéral d’assurance maladie destiné aux Américains à faibles revenus.
    Pour compenser ces coupes budgétaires dévastatrices, le syndicat SEIU-UHW organise depuis 6 mois une récolte de signatures pour soumettre à referendum une taxe exceptionnelle de 5% sur les milliardaires de la Silicon Valley.

    Cet impôt sur les grandes fortunes pourrait rapporter près de 100 milliards de dollars.

    Pris de panique, les milliardaires ont tout fait pour bloquer la mesure. Tout.
    L’initiative devait d’abord récolter environ 1 million de signatures pour être soumise au referendum de novembre prochain.

    Qu’ont fait les milliardaires ces derniers mois ? Ils ont investi des sommes colossales pour empêcher le syndicat d’obtenir les signataires nécessaires.
    Ils ont dépensé des centaines de millions de dollars et utilisé tous les instruments à leur disposition. Selon certaines sources, ils seraient mêmes allés jusqu’à rémunérer des SDF (!!) pour saboter la mesure.

    Cela vous signale l’ampleur de leur fébrilité.
    À San Francisco, des SDF payés cinq dollars pour saboter le référendum sur la taxation des milliardaires

    https://www.lefigaro.fr/international/a-san-francisco-des-sdf-payes-cinq-dollars-pour-saboter-le-referendum-sur-l

    Mais toutes leurs manoeuvres ont piteusement échoué : le 18 juin, la proposition de loi a reçu suffisamment de signatures pour pouvoir figurer sur le bulletin de vote en novembre prochain.

    Les milliardaires ne se sont pas avoués vaincus pour autant et ont tout tenté jusqu’à la dernière minute pour faire retirer la mesure.

    https://www.nytimes.com/2026/06/18/us/california-billionaire-tax-ballot.html

    La date butoir était le 25 juin. Et ils ont pu compter sur le gouverneur de Californie Gavin Newsom qui a oeuvré en coulisses pour faire retirer la proposition et protéger les milliardaires jusqu’au bout.

    Malgré ces pressions politiques inacceptables, le syndicat a tenu bon. C’est désormais officiel et irréversible : les citoyens californiens voteront le 3 novembre prochain pour imposer les milliardaires de la Silicon Valley.

    https://www.theguardian.com/technology/2026/jun/25/california-billionaire-tax-ballot

    C’est une victoire d’étape absolument majeure. Maintenant, il reste quatre mois pour que les californiens votent en faveur de l’imposition de Mark Zuckerberg et des milliardaires californiens. 5 % d’impôt sur 200 individus, $100 milliards pour financer l’éducation et la santé pour des millions de californiens.

    Assez pour compenser les coupes prévues par le One Big Beautiful Bill Act
    Depuis 1982, la fortune des milliardaires californiens – les 0,0002 % les plus riches – a été multipliée par 30. Elle a augmenté de 144 % entre 2023 et 2025 seulement. Les milliardaires californiens possèdent désormais 2 300 milliards de dollars de richesse, soit l’équivalent de 50 % du PIB de la Californie et d’environ 10 % du PIB des États-Unis.
    On pourrait croire qu’une telle fortune se traduit par des impôts considérables. Or, ce n’est pas le cas. D’après une étude que nous venons de réaliser, les milliardaires californiens ne paient que 0,07 % de leur fortune en impôt sur le revenu chaque année en Californie, soit à peine 0,2 % des recettes fiscales totales de l’État.

    Ils versent une somme dérisoire à l’État qui les a enrichis. C’est comme s’ils vivaient dans une société parallèle.
    Par exemple, en 2019, 2020 et 2023, Sergei Brin et Larry Page (les fondateurs de Google) – respectivement deuxième et troisième personnes les plus riches du monde – n’ont déclaré aucun revenu et n’ont payé aucun impôt sur le revenu sur leur fortune issue d’Alphabet. Depuis 2019, leur fortune a augmenté de plus de 400 milliards de dollars.

    Sergei Brin dépense désormais des dizaines de millions de dollars contre le projet d’imposition des milliardaires.
    C’est cette extrême richesse qu’il s’agit de combattre. Car l’extrême richesse s’accompagne toujours d’un pouvoir extrême : le pouvoir d’étouffer la concurrence, de manipuler le débat public, d’influencer les politiques publiques et d’acheter les élections.
    Bien sûr, les milliardaires utiliseront ce pouvoir extrême pour influencer le referendum du 3 novembre : ils s’apprêtent à dépenser sans compter et à prédire mille catastrophes si jamais l’impôt de 5% était mis en place, à coup d’études frelatées et de menaces diverses et variées.

    Mais les forces démocratiques sont plus que jamais prêtes à leur faire face.
    Il y a fort à parier que le référendum californien va constituer un enjeu politique majeur, sans doute l’un des plus importants des élections de mi-mandat aux Etats-Unis.

    Si le « oui » l’emporte, l’impôt californien pourrait très vite faire des émules parmi d’autres Etats, comme celui de New York, de Washington, ou le Massachusetts.
    À terme, ce processus aurait toutes les chances de déboucher sur la création d’un impôt fédéral sur l’extrême richesse. C’est précisément ce qui s’est passé il y a plus d’un siècle avec l’impôt progressif sur le revenu, qui vit d’abord le jour au niveau des Etats, avant que le gouvernement fédéral n’embraye en 1913.
    Avec une coalition d’Etats suffisamment grande, ou mieux un impôt fédéral, il n’y aurait plus d’obstacle pour passer d’une imposition unique à une taxe annuelle sur les plus grandes fortunes, les citoyens Américains ne pouvant échapper à l’impôt en déménageant à l’étranger.
    En 1978 la Californie a été à la pointe de la révolte anti-impôt, en votant la célèbre « Proposition 13 » qui venait plafonner la taxe foncière, présage de la révolution conservatrice qui triompherait quelques années plus tard dans le reste des Etats-Unis.
    Un demi-siècle plus tard, l’histoire pourrait bien se répéter, mais à l’envers.

    C’est l’horizon de la justice fiscale mondiale qui se dessine désormais en Californie :

    Le vote du 3 novembre prochain pourrait bien marquer le coup d’envoi d’un mouvement global pour mettre un terme à l’impunité fiscale des ultra-riches.

  • En #Californie, vent de panique autour d’un projet de #taxe sur les #milliardaires
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/19/en-californie-vent-de-panique-autour-d-un-projet-de-taxe-sur-les-milliardair

    Un projet de taxe sur les milliardaires affole les magnats de la tech de Californie et les démocrates modérés, à commencer par le gouverneur sortant, Gavin Newsom. Cette initiative législative, portée par le syndicat du personnel de santé, le SEIU-UHW, propose de taxer à hauteur de 5 % le patrimoine de tous les milliardaires qui étaient résidents de Californie au 1er janvier. Grâce à une #campagne de 31 millions de dollars (environ 27 millions d’euros), la #pétition a reçu 980 438 signatures valables, soit plus que les 875 000 nécessaires, a annoncé mercredi 17 juin le bureau du secrétaire d’Etat de Californie. Elle peut donc être soumise au vote des électeurs lors des élections de mi-mandat, le 3 novembre.

    Les sondages indiquent que 54 % des électeurs soutiennent la mesure, à en croire un sondage du Public Policy Institute of California publié le 28 mai et réalisé auprès de 1 707 résidents adultes de Californie. Cette initiative recueille le plus de soutien auprès des #démocrates (76 %), des 18-34 ans (75 %) et des locataires (71 %). Les républicains de Californie s’y opposent massivement (82 %), tandis que les électeurs plus âgés, les indépendants et les propriétaires sont partagés, révèle le cercle de réflexion.

    Cette taxe unique, censée rapporter #100_milliards de dollars selon ses promoteurs, serait affectée à 90 % au système de "santé, le solde allant à l’éducation et à l’aide alimentaire. Elle pallierait les coupes fédérales décidées par Donald #Trump. Face à cette dynamique, le gouverneur #Newsom, qui devrait briguer l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2028, tente de convaincre les promoteurs du projet de retirer leur proposition. Ils doivent le faire avant le 25 juin. Après, il sera trop tard, la proposition sera certifiée par le secrétaire d’Etat de Californie et figurera sur les bulletins de #vote.

  • Ces #chasses en #Sologne qui saignent la #faune_sauvage
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/04/24/ces-chasses-en-sologne-qui-saignent-la-faune-sauvage_6682993_3244.html

    Le tribunal judiciaire d’Orléans a dû vite se rendre à l’évidence : la mini-audience correctionnelle initialement programmée l’après-midi du 5 mars et destinée à statuer sur le sort de six prévenus, dont le milliardaire Olivier Bouygues, tous convoqués pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée », ne convenait plus. Il fallait prévoir du temps, beaucoup plus de temps.

    D’habitude, c’est vrai, les #délits_environnementaux ne fascinent guère les prétoires, et les décisions tombent à la chaîne, sans grands effets de manches. Mais cette fois-ci, un tout autre scénario se profilait, et un indice a fini par chambouler le calendrier de la justice : le nombre élevé de parties civiles. A l’heure actuelle, seize se sont déjà déclarées, et d’autres pourraient encore se manifester. Ce foisonnement a été mis en avant par la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, pour justifier le report du procès pénal aux 7 et 8 septembre. Deux jours pleins. Ainsi, chacun pourra s’exprimer dans de bonnes conditions, a-t-elle fait savoir.

    Les débats devraient pourtant se révéler houleux, car derrière ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Bouygues » règne une atmosphère de lutte des classes. Les petits contre les gros, les pauvres contre les riches, David contre Goliath, en somme. S’y ajoute aussi un parfum de #lutte_des_chasses entre porteurs de fusils respectueux de la législation et ceux qui enfreindraient les règles, ternissant davantage l’image d’un loisir de plus en plus contesté.

    Ce combat #cynégétique, la Fédération départementale des chasseurs du Loiret a décidé de le mener ouvertement en se constituant partie civile au procès, une décision prise à l’unanimité de ses adhérents. Et tant pis si son nom détonne sur la « liste des seize », monopolisée jusqu’à maintenant par les défenseurs du bien-être animal, représentés soit par des organisations non gouvernementales locales, soit par des structures nationales comme One Voice ou la Ligue pour la protection des oiseaux (#LPO), prêtes à affronter le #milliardaire.

    • Citer quelques noms de propriétaires revient à feuilleter le Who’s Who. Se côtoient ainsi les frères Alain et Gérard Wertheimer, principaux actionnaires de Chanel ; Benjamin Tranchant, président du groupe des cercles de jeux hérités de son père ; le coiffeur Franck Provost ; Olivier Bertrand, dont l’entreprise de restauration fédère entre autres les enseignes Lipp, Hippopotamus et La Coupole ; Philippe Donnet, PDG de l’assureur Generali, ainsi que les frères Martin et Olivier Bouygues, coactionnaires du groupe (BTP, médias, télécoms) du même nom.

    • Chasse en Sologne : aristocratie et grands patrons se partagent la forêt
      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-enjeux-territoriaux/chasse-en-sologne-aristocratie-et-grands-patrons-se-partagent-la-foret-6

      La crise économique dans les années 80-90 touche la grande #aristocratie de #Sologne et la pousse à se séparer de certaines parcelles. Valéry Giscard d’Estaing rajoute à cela, quelques années auparavant, la suppression des autorisations de défiscalisation des activités de chasse. Les grands propriétaires d’alors avaient donc licencié une partie de leur personnel de maison. Les propriétés s’étaient quelque peu morcelées. Mais, à nouveau, la Sologne retrouve des grands propriétaires terriens et les grands domaines se reconstituent.

      Bertrand Sajaloli en décrit les grandes étapes : "(...) parce que dès lors que la défiscalisation des frais de chasse est impossible, il y a une espèce de difficulté économique des aristocrates solognots. Et petit à petit, ce sont les #patrons du #CAC_40, ces grands capitaines d’industrie qui vont petit à petit prendre possession et transformer véritablement la Sologne en une métropole de #loisir de l’agglomération parisienne".

      [...]
      Le maître de conférences explique les raisons de cet enfermement des domaines : "la loi Chasse - dès lors que la propriété est totalement close, que le grillage va à 50 centimètres à l’intérieur du sol et dépasse deux mètres vingt - permet de déroger au calendrier de la chasse. Et dès lors que l’on chasse toute l’année, on peut importer du gibier. Il y a des milliers de sangliers ou de cervidés qui vont venir, en particulier des Balkans. Et organiser, quand on le veut, des parties de chasse absolument extraordinaires. Il y a souvent des tableaux de chasse de 250 à 300 cochons qui vont être abattus et des dizaines de cervidés", Bertrand Sajaloli précise même que "l’OFD, l’Office français de biodiversité, n’a pas le droit de rentrer dans les propriétés. C’est-à-dire qu’il y a absolument aucun contrôle".

      #forêt

  • « Il n’y a pas de document à Bercy qui dit que des milliers de Français payent zéro impôt » : l’actuel ministre de l’Economie conteste les déclarations de son prédécesseur (mais confirme qu’il y a quand même de l’optimisation fiscale)
    Publié le 15/01
    https://www.bfmtv.com/economie/il-n-y-a-pas-de-document-a-bercy-qui-dit-que-des-milliers-de-francais-payent-

    Interrogé ce matin sur Public Sénat, l’ancien ministre de l’Economie Eric Lombard a maintenu que « plusieurs milliers » de contribuables usent de mécanismes de « sur-optimisation fiscale », et demande à Bercy de publier ces statistiques. L’actuel gouvernement estime qu’il n’est « pas vrai de dire que des milliers de Français ne paient aucun impôt sur le revenu ».

    Tout est parti d’une interview accordée par l’ancien ministre de l’Economie Eric Lombard à Libération il y a quelques jours, dans laquelle l’ancien locataire de Bercy a affirmé que « parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu ! »
    « Au lieu de payer des charges sociales sur leur salaire, ils se font rémunérer dans les holdings. Ces mécanismes sont légaux, mais injustes », a ajouté Eric Lombard.

    #Milliardaires

  • En vacances à Cuba, le milliardaire Bernard Arnault prive les Havanais de poisson pour Noël
    https://www.sudouest.fr/economie/bernard-arnault/en-vacances-a-cuba-le-milliardaire-bernard-arnault-prive-les-havanais-de-po

    #cuba #famine #milliardaire #vomi

    Le milliardaire a choisi de jeter l’ancre de son yacht à la Havane, à Cuba. Un choix qui restreint l’activité des pêcheurs, au moment où le pays s’enfonce dans une crise sanitaire et économique

    Les pêcheurs havanais n’auront pas tous du poisson pour Noël… à cause de Bernard Arnault. Le yacht de 101 mètres du milliardaire français mouille dans la baie de la Havane, à quelques centaines de mètres du cœur historique de la capitale, la Habana Vieja.

    Afin que le patron de LVMH puisse jouir tranquillement de son noël cubain, les autorités ont bloqué les alentours du navire de luxe à la population locale...

    Afin que le patron de LVMH puisse jouir tranquillement de son noël cubain, les autorités ont bloqué les alentours du navire de luxe à la population locale. Des voitures de police interdisent aux pêcheurs l’accès à cette partie du Malecon, le mythique front de mer. Les Cubains se sont offusqués sur les réseaux sociaux que le gouvernement et son illustre hôte aient interdit l’accès aux pêcheurs, dans un pays où les habitants souffrent désormais de la faim.

    Le yacht du milliardaire de 76 ans, dont la valeur est évaluée à 150 millions de dollars, peut accueillir 16 invités et un équipage de 27 personnes. Outre des piscines et des jacuzzis, la seule présence de ce luxueux vaisseau apparaît comme incongrue, alors que l’île s’enfonce dans une crise économique et sanitaire qu’elle n’a jamais connue depuis la révolution cubaine de 1958.

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    Crise sanitaire
    Selon une étude de l’Observatoire cubain des droits humains (OCDH), une ONG tolérée par le régime, 89 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. « La situation alimentaire demeure catastrophique. Sept Cubains sur dix ont cessé de prendre le petit-déjeuner, le déjeuner ou le dîner faute d’argent ou en raison des pénuries alimentaires. Cette proportion passe à huit sur dix chez les personnes de plus de 61 ans. Seul un quart environ de la population n’a pas rencontré de difficultés d’accès à la nourriture », souligne l’étude.

    De plus en plus de personnes âgées mendient désormais dans la rue, une chose qui n’existait pas il y a encore trois ans. Et Cuba vit depuis cet été au temps des épidémies croisées, transmises par les moustiques : chikungunya, mais aussi dengue, zika et fièvre oropouche. Plus d’un tiers de la population, souvent dénutrie, a été contaminée. Les autorités ont reconnu plusieurs dizaines de décès, des chiffres officiels largement sous-estimés.

    Cette crise sanitaire s’ajoute à une crise économique structurelle, avec des pannes de courant quotidiennes de quatre à six heures dans la capitale et de 18 heures dans la région de Santiago de Cuba. Au point de mettre en danger l’industrie touristique, la principale source de revenus de l’île communiste. L’Office national de la statistique a confirmé qu’au premier semestre 2025, le nombre de visiteurs dans l’île s’est effondré de 21,5 % par rapport à la même période de l’année dernière.

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    Cap Ferret : le patron de Free et la fille de Bernard Arnault déboursent 12,2 millions d’euros pour 9 hectares avec vue sur le bassin d’Arcachon Le couple de milliardaires, Xavier Niel et Delphine Arnault, a acquis cette parcelle exceptionnelle sur la pointe du Cap Ferret ce jeudi 11 décembre, via l’une de ses sociétés. Au tribunal de Bordeaux, les enchères n’ont pas tardé à s’envoler
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    D’où vient la fortune de Bernard Arnault ? « Cash Investigation » enquête sur le milliardaire français L’émission « Cash investigation » a enquêté sur le milliardaire Bernard Arnault. Comment l’héritier d’une modeste entreprise de construction est devenu l’un des hommes les plus puissants de la planète ?
    Le patrimoine de Bernard Arnault s’élève à 190 milliards de dollars, soit plus de 7 fois le PIB de Cuba (25 milliards en 2023). Après cette incursion en terre communiste, l’homme d’affaires français et ses invités devraient se rendre à Miami le 31 décembre pour y célébrer la nouvelle année.

  • Face à l’empire Bolloré, aidez un irréductible média d’enquête breton
    https://splann.org/face-bollore-irreductible-media-enquete

    Vincent Bolloré et d’autres magnats des #médias étendent leur contrôle sur l’information, mais un petit média breton résiste encore et toujours aux oppresseurs.‌ L’article Face à l’empire Bolloré, aidez un irréductible média d’enquête breton est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #cnews #data_for_good #désinformation #hubert_coudurier #journalisme #liberté_de_la_presse #milliardaires #nicolas_legendre #presse #quota_climat #Science_Feedback #vincent_bolloré

  • À quel milliardaire appartient votre #livre ? L’application parle d’argent dans l’#édition

    L’édition française aime à se présenter comme un paysage d’acteurs indépendants, mais sa réalité capitalistique demeure largement méconnue. Derrière marques, collections et maisons historiques, se déploient des chaînes de #propriété, dominées par de grands groupes et des investisseurs puissants. En révélant ces coulisses, l’application #WHOISBN ? propose un outil de #transparence, imparfait, mais révélateur. Et inversement.

    Ne nous emballons pas, le monde du livre n’est pas totalement entre les mains de milliardaires. Certes, cinq groupes détiennent les trois quarts des maisons du secteur — #Hachette_Livre, #Editis, #Média‑Participations, #Madrigall, et #Albin_Michel. Or, toutes ces entités ne possèdent pas nécessairement des librairies (que l’on aurait tort d’oublier dans le décompte) et certainement pas des bibliothèques ni de médiathèques.

    Toutefois, et dans cette logique capitalistique, on résumerait même la situation à ce que quatre structures de diffusion distribution appartenant aux quatre premiers groupes dirigent l’#industrie_du_livre. Entre les maisons appartenant aux structures et les éditeurs partenaires, certains représentent véritablement des géants. Rappeler que Hachette diffuse et distribue Albin Michel pose un peu mieux le contexte.

    A ce titre, non cinq milliardaires ne se partagent pas les trois quarts de l’industrie du livre française, ce qui n’empêche pas de faire preuve de curiosité. Quand vous tenez un livre entre les mains, vous voyez sa couverture, le nom de l’auteur, celui de la maison d’édition — ne cherchez pas le traducteur. Et pourtant : qui détient réellement cette société ? Derrière un simple code-barres se cache parfois un réseau complexe de participations, de #holdings, de groupes, de #milliardaires.

    C’est tout l’enjeu de WHOISBN ?, une application qui lève le voile sur ces chaînes de propriété — et, souvent, sur la concentration du capital dans l’édition.

    Une idée simple, et diablement pertinente

    WHOISBN ? dans sa version anglaise, devenue QUISBN ? en français, se présente comme un outil de transparence. Grâce à l’ISBN — un numéro unique de 13 caractères, mis en forme via un code-barres, l’application identifie « qui possède la maison d’édition du livre que vous tenez entre les mains, puis quelle entreprise possède cette maison d’édition, puis qui possède l’entreprise qui possède l’entreprise… jusqu’au bénéficiaire ultime ».

    En d’autres termes : il suffit de scanner pour découvrir que se cache bien souvent un milliardaire — un détecteur de propriété, appliqué au monde littéraire. Une application modeste — mais potentiellement explosive. Ou presque.

    Aux origines : un projet engagé

    Lancée via son site internet, WHOISBN ? s’inscrit dans une volonté de réappropriation critique de l’#économie_de_l’édition. Le site se revendique comme un moyen « d’explorer les liens capitalistiques du monde de l’édition ».

    C’est un coup de projecteur sur un univers trop souvent invisible — celui des chaînes d’#actionnaires, des prises de participation, des #concentrations_financières. L’objectif : révéler les structures derrière les marques d’édition, interroger la nature de la propriété, inviter à la réflexion sur ce que signifie être édité.

    Comment ça fonctionne, concrètement

    Le fonctionnement est d’une grande simplicité (trop, probablement). Vous scannez le code-barres ISBN d’un livre — soit via une application mobile disponible uniquement pour #Android. L’interface vous renvoie l’arborescence capitalistique de la #maison_d’édition. Ainsi, un simple roman de poche mène facilement à un milliardaire — une carte d’identité économique du livre, accessible en un clic.

    À qui profite ce “miroir de l’édition” ?

    La démarche est évidemment engagée. WHOISBN ? offre un miroir parfois cruel de l’industrie du livre : un secteur culturel qui se présente volontiers comme libre, exigeant, créatif, voire artisanal — mais souvent soumis aux logiques financières les plus classiques (et parfois les plus brutales).

    Pour les lecteurs, c’est un outil d’information : savoir d’où vient un livre, qui contrôle l’édition permet de nourrir la réflexion sur la pluralité culturelle, l’#indépendance_éditoriale, voire la sécurité d’un certain pluralisme dans l’offre littéraire. Pour les auteurs, c’est l’occasion de connaître la nature réelle de leurs éditeurs — un détail qui peut avoir des conséquences sur la diffusion, les choix éditoriaux, la liberté d’écriture.

    Et pour le débat public ? Une excellente manière de questionner le rôle du capital dans la culture : entre investissement, concentration, prise de contrôle, l’édition, plus que jamais, ressemble à une affaire de gros sous.

    Quand les milliardaires investissent dans les bibliothèques

    Le recours à des capitaux privés n’est pas qu’une abstraction : ces dernières années, plusieurs milliardaires ont mis la main sur des maisons d’édition françaises majeures. Par exemple, le groupe Hachette Livre est désormais détenu par #Vincent_Bolloré, et certaines de ses filiales — comme #Fayard — subissent des critiques quant à leur ligne éditoriale.

    De même, le groupe #Editis, second acteur de l’édition en France, appartient aujourd’hui à #Czech_Media_Invest (#CMI), la holding du milliardaire tchèque #Daniel_Křetínský.

    Et ce n’est pas anecdotique : la concentration du capital éditorial entre quelques mains — souvent en dehors du monde littéraire — pèse sur l’indépendance éditoriale, le choix des publications, la diversité culturelle. Une tendance dénoncée depuis longtemps, mais rendue ici visible, palpable.

    Un milliardaire ici, un fonds d’investissement là…

    Si WHOISBN ? fait office de loupe — et se donne pour mission de changer la donne — il introduit des erreurs significatives.

    #Bernard_Arnault, présenté comme propriétaire de #Madrigall ne possède en réalité qu’une participation à la hauteur de 10 %. Ainsi, l’outil propose une vision partielle : il rattache une maison de son propriétaire elle est rattachée, sans intégrer toute la finesse des montages réels.

    De même, certaines maisons se retrouvent dans des groupes n’ont pas été rachetées à 100 %, d’autres relèvent de participations croisées, d’accords complexes ou de minoritaires actifs. D’autres ont des liens capitalistiques avec ces grosses structures, mais sans avoir cédé une majorité de leur capital. Ou encore, certains ouvrages ne sont pas rattachés à des entités capitalistiques d’envergure, alors qu’elles découlent de fonds et d’investissements de grosses entreprises, loin de l’édition indépendante.

    WHOISBN offre donc une image instructive, mais certainement pas exhaustive. Une loupe utile, non une radiographie intégrale. Dans cette nuance se loge son vrai intérêt, autant que sa limite : dans toute chaîne alimentaire, se trouve un prédateur en fin de course, qui est le dernier. Avec les milliardaires, c’est souvent le cas... Disons que l’app constitue dès lors un instrument de vigilance tronqué, qui replace le livre dans son écosystème économique.

    Ce n’est ni une enquête journalistique ni une analyse rigoureuse : en ces conditions, gare aux raccourcis, pour prendrait pou argent comptant les informations communiquées. Les cuisines des industries culturelles sont rarement aussi simples qu’un coup de scan... À tester à cette adresse.

    https://actualitte.com/article/127989/inclassables/a-quel-milliardaire-appartient-votre-livre-l-application-parle-d-argent-
    #livres #app #ISBN #propriétaires

  • Le #milliardaire anti-écolo #Bernard_Arnault achète « Challenges » et deux #journaux_scientifiques
    https://reporterre.net/Le-milliardaire-anti-ecolo-Bernard-Arnault-rachete-Challenges-et-deux-jo

    Le groupe LVMH de Bernard Arnault va devenir entièrement propriétaire du magazine économique « Challenges » et des revues « Sciences et Avenir » et « La Recherche ». Les salariés craignent de voir leur indépendance s’envoler.

    Bernard Arnault, le nouveau milliardaire croquemitaine des #médias, s’apprête à #engloutir le #magazine économique #Challenges ainsi que les revues #Sciences_et_Avenir et #La Recherche. En 2020, il était déjà entré au capital de ces médias à hauteur de 40 %. D’ici la fin de l’année, il deviendra l’actionnaire majoritaire de ces trois titres car Claude Perdriel, le patron actuel, souhaite passer la main.

    « #Claude_Perdriel a 99 ans et commence à sentir les effets de l’âge. Il a décidé de vendre l’ensemble des titres à Bernard Arnault, qui n’attendait que cela. C’est surtout “Challenges” qui l’intéressait, car cela fait quelques années qu’il était chatouillé par le numéro du classement des personnalités les plus riches. Il n’aime pas voir sa #tête_en_couverture », rapporte Florence Leroy, journaliste chez Sciences et Avenir et membre du comité social et économique des éditions Croque Futur, qui chapeautent les trois médias.

  • Bernard Arnault qualifie Gabriel #Zucman de « militant d’extrême gauche » qui cherche à « mettre à terre l’économie française »

    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/09/20/bernard-arnault-qualifie-gabriel-zucman-de-militant-d-extreme-gauche-qui-che

    La concurrence étrangère n’est pas en faveur de monsieur Arnaud. Plusieurs voisins taxent assez fort.
    Donc il défend son pré-carré, la France, à l’aide de ses pions au pouvoir, pour éviter d’avoir à délocaliser ses structures principales, et surtout de toucher à son image de marque « made in France » , « luxe français ».

    Faut plus voir ça comme un signe de panique, que comme une attaque.

  • « Le #Grand_Détournement » ou comment la politique de l’offre détourne l’#argent_public au profit des plus #riches
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/09/12/comment-la-politique-de-l-offre-detourne-l-argent-public-au-profit-des-plus-

    Livre. Plus qu’un projet économique, la « politique de l’offre » constitue un « hold-up » au profit des plus riches et des entreprises. Telle est l’analyse développée avec force par Matthieu Aron et Caroline Michel-Aguirre, journalistes au Nouvel Obs, dans Le Grand Détournement (Allary Editions, 224 pages, 19,90 euros). Ce livre enquête paraît à point nommé, au moment précis où la chute du gouvernement Bayrou oblige les responsables politiques à s’interroger sur la ligne à suivre pour boucler le budget 2026 et redresser les finances publiques de façon à la fois durable et juste.

    Depuis trois décennies, un transfert colossal a été mis en place avec l’aval des gouvernements successifs, affirment les auteurs. D’un côté, la pression n’a cessé de s’accentuer sur les contribuables « lambda ». De l’autre, l’argent tiré des impôts est, en partie, dérouté vers les particuliers les plus fortunés, les grandes entreprises et leurs actionnaires. « Dans un pays longtemps présenté comme un modèle d’égalité, la fiscalité s’est peu à peu inversée », résument Matthieu #Aron et Caroline #Michel-Aguirre.

    Si le fait que les #milliardaires paient relativement peu d’#impôts est déjà connu, en particulier grâce aux travaux de l’économiste Gabriel #Zucman, l’ouvrage n’en présente pas moins trois intérêts. D’abord, il est solidement étayé avec des chiffres récents et fiables. Ensuite, les auteurs ont un talent certain pour vulgariser des phénomènes complexes, comme l’enchevêtrement fiscal ou le maquis des aides publiques, et surtout pour les articuler de manière à dessiner une image globale.

    Creusement du #déficit public
    Enfin, le livre avance un chiffrage inédit, celui de l’ensemble du « #détournement » allégué : environ #270_milliards d’euros par an.

  • « Holding Lemahieu » : comment le nom de notre journaliste s’est retrouvé à la tête de l’#empire de Pierre-Édouard Stérin - L’Humanité
    https://www.humanite.fr/medias/extreme-droite/holding-lemahieu-comment-le-nom-de-notre-journaliste-sest-retrouve-a-la-tet

    « Holding Lemahieu » : comment le nom de notre #journaliste s’est retrouvé à la tête de l’empire de #Pierre-Édouard_Stérin

    C’est un mouvement capitalistique resté jusqu’ici sous les radars, mais qui ressemble fort à une tentative d’intimidation, inédite à notre connaissance dans l’histoire de la presse. Un peu plus d’un an après que l’Humanité a révélé, le 19 juillet 2024, le projet #Périclès, ce plan du #milliardaire #exilé_fiscal Pierre-Édouard Stérin pour porter l’extrême droite au pouvoir, nous avons découvert que l’intéressé avait choisi de créer, cet été, au #sommet de sa pyramide de sociétés, une nouvelle « holding de tête », dotée d’un capital de 1,395 milliard d’euros, une somme provenant des actions de sa holding historique en Belgique, dénommée BAD 21.

    Jusqu’ici, rien de surprenant, sauf que l’entrepreneur ultraconservateur a décidé de donner à cette nouvelle structure un nom qui l’est beaucoup plus : la #Lemahieu #Holding, s’appropriant le patronyme de notre collègue Thomas Lemahieu

    • « L’Humanité » accuse le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin d’avoir baptisé sa holding du nom d’un de ses journalistes
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/09/12/l-humanite-accuse-le-milliardaire-conservateur-pierre-edouard-sterin-d-avoir

      Le directeur du journal, Fabien Gay, a vu dans ce nom « une provocation inacceptable, voire une tentative d’#intimidation ». Sollicité pour une réaction de M. Stérin, son fonds d’investissement, Otium Capital, a répondu : « Nous n’avons pas de commentaire à faire. »

      [Thomas Lemahieu a reçu fin août un mel de Stérin : ] « Cher Monsieur, j’ai été très sensible à la très grande attention que vous avez bien voulu porter à mes activités sur les dernières années. Je suis certain que vous apprécierez en retour le nom que j’ai donné à ma holding de tête »

      #extrême_droite #media

    • « Hommage » de Pierre-Edouard Stérin à un journaliste : « Nous refusons que nos consœurs et confrères soient ainsi ciblés »
      https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2025/09/16/hommage-de-pierre-edouard-sterin-a-un-journaliste-nous-refusons-que-nos-cons

      Le milliardaire conservateur a cru bon de nommer la holding qui abrite désormais l’essentiel de sa fortune du nom d’un journaliste de « L’Humanité » qui a enquêté sur lui. M. Stérin s’est ensuite vanté de cet « hommage », levant tout doute sur une éventuelle coïncidence.

      Depuis un an et demi, le travail d’enquête mené par Thomas Lemahieu, journaliste à l’Humanité, a été essentiel pour faire connaître les projets métapolitiques de l’homme d’affaires français Pierre-Edouard Stérin, exilé fiscal en Belgique. Ses recherches ont révélé les contours du projet Périclès (acronyme de « Patriotes, Enracinés, Résistants, Identitaires, Chrétiens, Libéraux, Européens, Souverainiste ») et permis de comprendre comment le milliardaire d’extrême droite, fondateur de Smartbox, entend peser sur la scène politique française en finançant à cette fin différentes structures le soutenant : associations, think tanks… Ce travail d’enquête constitue le genre de dévoilement d’intérêt public qu’est par essence le journalisme.

      Cet été, Pierre-Edouard Stérin a cru bon de nommer la holding qui abrite désormais l’essentiel de sa fortune du nom du journaliste, « Lemahieu holding », valorisée à 1,3 milliard d’euros et domiciliée en Belgique. Par courriel, il s’est vanté de cet « hommage » auprès du journaliste, levant tout doute sur ses intentions, et sur une éventuelle coïncidence. Il s’y montrait amusé à l’idée de voir ce journaliste contraint à écrire sur une structure financière qui porte désormais son nom.

      Alors que l’extrême droite ne cesse d’étendre son emprise sur les médias, par le biais – notamment - de rachats de titres dont les rédactions sont par la suite mises au pas, une telle démarche d’intimidation est évidemment inacceptable.
      Nous, sociétés de journalistes, souhaitons apporter tout notre soutien à Thomas Lemahieu et refusons que nos consœurs et confrères soient ainsi ciblés, personnellement, quand ils et elles ne font que leur travail.

      Les sociétés de journalistes et de personnels de :
      Arrêt sur images, Arte, BFM Business, BFM TV, Capital, Challenges, Franceinfo numérique, France 24, France 3 rédaction nationale, France télévisions rédaction nationale, Groupe Profession Santé, La Tribune, LCI, L’Humanité, Le Monde, Le Nouvel Obs, Le Télégramme, Les Echos, Le Parisien, L’Informé, Libération, Mediapart, Premières Lignes TV, Public Sénat, Radio France, Radio France Internationale, Télérama, TF1.

  • Les milliardaires ont « amassé plus de richesses » en janvier que 15 millions de travailleurs pendant un an, selon Oxfam
    https://www.liberation.fr/economie/les-milliardaires-ont-amasse-plus-de-richesses-en-janvier-que-15-millions

    Après l’adoption de la taxe sur le patrimoine des ultra-riches à l’Assemblée jeudi 20 février, l’ONG membre du mouvement #TaxTheSuperRich veut maintenir la pression sur le sujet à l’international.

    Des milliards de dollars, encore des milliards et toujours plus d’inégalités dans le monde. Oxfam publie ce lundi 24 février un nouveau chiffre choc. En janvier, les #milliardaires ont gagné 15 500 milliards de dollars (14 800 milliards d’euros). C’est 314 milliards de plus que le mois précédent, explique l’ONG qui s’appuie sur les données du classement des milliardaires du magazine économique américain Forbes. Or pour gagner cette somme, il faudrait qu’environ 15 millions de personnes (1) travaillent pendant une année entière, compare Oxfam. Et si l’on s’intéresse au revenu des travailleurs les plus modestes, l’écart est encore vertigineux : la richesse totale des 35 % les plus pauvres de la population mondiale est de 241,5 milliards de dollars. Autrement dit, moins que le gain des plus riches du monde sur le premier mois de l’année.

    « Cette explosion de richesse des milliardaires constatée en janvier 2025, conforte la trajectoire observée depuis 2020 en France et dans le monde. En France, la note de Bercy [révélée par le Monde, ndlr] qui montre que la fortune des 0,1 % les plus riches a doublé en vingt ans montre qu’il y a aujourd’hui consensus sur le constat », estime Stanislas Hannoun, responsable justice fiscale et inégalités à Oxfam France, dans le communiqué de l’ONG. Il ajoute : « Il reste maintenant au gouvernement de passer aux solutions en réformant drastiquement la fiscalité appliquée aux plus riches notamment en taxant davantage le patrimoine. »

    Alors qu’en France les députés ont adopté jeudi soir la proposition de loi des Ecologistes pour que les ultra-riches paient au moins 2 % d’impôts sur leur patrimoine, le débat sur la taxation des milliardaires se poursuit aussi à l’international. L’objectif de la communication d’Oxfam est de « donner un élan » au mouvement #TaxTheSuperRich (taxez les super riches), lancé en janvier par plus de 50 organisations internationales, dont Amnesty International, Earth4All, Fight Inequality Alliance, Greenpeace International, la Confédération syndicale internationale ou encore Patriotic Millionaires, un club de 250 fortunes américaines, présidé par Morris Pearl.

    « L’inégalité croissante et extrême menace tout ce qui nous est cher : nos démocraties, nos économies, notre planète et notre société au sens large. Dans notre monde de plus en plus connecté, il s’agit d’un problème mondial qui exige des solutions mondiales. C’est pourquoi mon groupe, Patriotic Millionaires, est fier de s’associer à plus de 50 organisations internationales pour appeler les dirigeants du G20 à respecter leur engagement à coopérer pour taxer plus efficacement les super-riches » pris en juillet 2024, déclare-t-il selon des propos repris dans le communiqué. Depuis cette promesse, Oxfam calcule que la richesse des milliardaires a augmenté de 1 100 milliards de dollars.

    Dans le détail, #TaxTheSuperRich demande aux gouvernements du G20 d’« aboutir à un accord mondial pour taxer les super-riches à des taux suffisamment élevés pour réduire les inégalités, ainsi que des mécanismes pour mettre fin à l’évasion fiscale », « investir les milliards de dollars collectés dans la lutte contre la pauvreté, les crises climatiques et environnementales et l’élimination des inégalités extrêmes » et « approuver et soutenir activement la Convention fiscale des Nations unies en tant que plateforme inclusive pour la coopération fiscale mondiale ». A quelle échéance ? « Avant qu’il ne soit tard. »

    (1) Le revenu moyen mondial est d’environ 21 000 dollars par personne par an, selon Oxfam qui dit s’appuyer la base de données sur les inégalités dans le monde World Inequality Data Base et l’ONG.

    #riches #richesse

  • #Multinationales et #inégalités multiples : nouveau #rapport

    Depuis 2020, les cinq hommes les plus riches du monde ont doublé leur fortune tandis que, dans le même temps, la richesse cumulée de 5 milliards de personnes a baissé. C’est ce que révèle le nouveau rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales.

    Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir dans près de 10 ans la fortune d’un multimilliardaire franchir pour la première fois le cap de 1000 milliards de dollars alors qu’il faudra encore 230 ans pour éradiquer la pauvreté.

    Malgré les crises successives, les milliardaires prospèrent. Pourquoi ? Car ils achètent le pouvoir politique et économique.
    Inégalités mondiales : les chiffres-clés

    #Monde

    - La fortune des 5 hommes les plus #riches a grimpé de 114 % depuis 2020.
    – La #fortune des #milliardaires a augmenté de 3 300 milliards de dollars depuis 2020, à une vitesse 3 fois plus rapide que celle de l’inflation.
    - Les 1 % les plus riches possèdent 48 % de tous les actifs financiers mondiaux.
    - Les pays riches du Nord détiennent 69 % des richesses mondiales et accueillent 74 % des richesses des milliardaires alors qu’ils n’abritent que 21 % de la population mondiale.
    - Au rythme actuel, il faudrait plus de deux siècles pour mettre fin à la pauvreté, mais dans à peine 10 ans nous pourrions voir pour la première fois la fortune d’un multimilliardaire franchir le cap des 1 000 milliards de dollars. Avoir 1 000 milliards, c’est comme gagner plus d’un million d’euros par jour depuis la naissance de Jésus-Christ.
    - Sept des dix plus grandes entreprises mondiales sont dirigées par un·e milliardaire.
    - 148 grandes entreprises ont réalisé 1800 milliards de dollars de bénéfices cumulés – soit 52 % de plus en moyenne sur les 3 dernières années – et distribué d’énormes dividendes à de riches actionnaires tandis que des centaines de millions de personnes ont été confrontées à des réductions de salaires réels.

    #France

    - Les quatre milliardaires français les plus riches et leurs familles – la famille Arnault, la famille Bettencourt Meyers, Gérard et Alain Wertheimer – ont vu leur fortune augmenter de 87 % depuis 2020. Dans le même temps, la richesse cumulée de 90% des Français a baissé.
    – Sur cette même période, les 42 milliardaires français ont gagné 230 milliards d’euros, autant que pour faire un chèque de 3 400 euros pour chaque Français-e.
    – Les 1 % les plus riches détiennent 36 % du patrimoine financier total en France alors que plus de 80% des Français ne déclarent posséder ni assurance-vie, ni actions directement.
    - 11 des plus grandes entreprises françaises ont réalisé 101 milliards de dollars de bénéfices entre juin 2022 et juin 2023, soit une augmentation de 57% par rapport à la période 2018-2021.
    - L’héritière Françoise Bettencourt est devenue la première femme milliardaire à voir sa fortune atteindre les 100 milliards d’euros.

    Grandes entreprises, médias : comment les milliardaires achètent le pouvoir

    Depuis 2020, l’accroissement de la fortune des milliardaires et l’accumulation de profits des multinationales sont intrinsèquement liés.

    A l’heure où l’élite économique se réunit à Davos, le rapport « Multinationales et inégalités multiples » révèle notamment que sept des dix plus grandes entreprises mondiales ont un·e PDG milliardaire ou un·e milliardaire comme actionnaire principal·e.

    Les grandes entreprises ont un pouvoir démesuré et sont une machine à fabriquer des inégalités. Salaires qui augmentent moins que la rémunération des PDG, bénéfices majoritairement utilisés pour rémunérer les actionnaires, optimisation fiscale : les milliardaires veillent avant tout à ce que les multinationales contribuent à leur propre enrichissement, au détriment du reste de la population.

    Ils utilisent par ailleurs leur richesse pour asseoir et conforter leur influence politique, en particulier via leur emprise sur les médias et leurs relations avec les hautes sphères de l’Etat.
    En France aussi, les milliardaires s’enrichissent et la pauvreté s’intensifie

    Les 4 milliardaires français les plus riches (Bernard Arnault et sa famille, Françoise Bettencourt Meyers et sa famille ainsi que Gérard Wertheimer et Alain Wertheimer) ont vu leur fortune augmenter de 87% depuis 2020.

    Sur la même période, les 42 milliardaires français ont gagné 230 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un chèque de 3 400 euros pour chaque Français·e. Alors que les Français et Françaises subissent l’inflation de plein fouet et sont confronté·e·s à une véritable crise du pouvoir d’achat, l’enrichissement continu des ultra-riches fracture la société.

    Comme dans le reste du monde, l’omniprésence des milliardaires dans les mondes économique, politique et médiatique, est indéniable. En tête de proue : Bernard Arnault, à la tête de l’empire du luxe LVMH et de certains des plus grands médias français comme Les Échos ou Le Parisien, mais aussi le milliardaire Vincent Bolloré, qui fait des médias dont il est actionnaire principal une arme au service de l’extrême droite.

    Les recommandations d’Oxfam

    Oxfam appelle les États à réduire rapidement et radicalement le fossé entre les ultra-riches et le reste de la société grâce notamment aux mesures suivantes :
    Augmenter les impôts sur les ultra-riches

    Oxfam estime qu’un impôt sur la fortune pour les multimillionnaires et les milliardaires du monde entier pourrait rapporter 1 800 milliards de dollars par an.

    Plus précisément, Oxfam France formule une série de recommandations fiscales qui permettraient de dégager 88 milliards d’euros par an, tout en préservant le pouvoir d’achat de 70% des Français, dont :

    - Un impôt sur la fortune climatique pour les multimillionnaires et les milliardaires : Il s’agit de taxer, d’une part, le niveau de patrimoine (la taille de la fortune), et d’autre part, la quantité de CO2 qu’il contient (son impact sur le climat).

    Réguler les multinationales

    – Encadrer la part des bénéfices versés aux actionnaires
    - Conditionner les aides publiques aux entreprises aux investissements dans la transition
    - Imposer un écart de rémunération de 1 à 20 entre le salaire du dirigeant et le salaire médian de l’entreprise.

    https://www.oxfamfrance.org/rapports/multinationales-et-inegalites-multiples
    #Oxfam #richesse #chiffres #statistiques

  • L’apocalypse de Donald Trump selon Peter Thiel | Le Grand Continent, via Jean-Marc Adolphe, https://www.leshumanites-media.com
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/10/lapocalypse-de-donald-trump-selon-peter-thiel

    Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, #Peter_Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau : « des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ».

    Nous le commentons ligne à ligne.

    Il disait voici déjà plus de vingt ans : « Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles ». Au moins, c’est clair…, Jean_Marc Adolphe.

    #É-U #libertariens #Palentir #fascisme #eschatologie #idéologue

    • Cette inauguration de la deuxième présidence Trump n’a rien à voir avec la précédente. Texte de Quentin Rodiguez (reçu par mel)

      Oubliez Trump. C’est un fou dangereux bien sûr. Et depuis 2016, immense différence, il a transformé le Parti républicain en mouvement authentiquement fasciste – les principaux historiens américains du fascisme le disent désormais (notamment Timothy Snyder et Robert Paxton, pour les plus célèbres).

      Mais avec cette nouvelle présidence Trump, nous assistons surtout à un pacte entre ce nouveau mouvement fasciste et la majeure partie de la #classe_capitaliste des #milliardaires propriétaires de l’#économie_numérique. Je ne veux pas tout ramener aux années 30, Trump n’est pas Hitler, on ne sort pas d’une guerre mondiale, etc. soyons clairs. Mais il y a un phénomène précis des années 30 qui se reproduit presque à l’identique aujourd’hui, c’est ce ralliement stratégique de la grande bourgeoisie industrielle allemande qui, face au risque de prise de pouvoir de la gauche socialiste et communiste qui menaçait sérieusement ses intérêts, choisit de parier sur le parti nazi, en le finançant massivement, et en mettant les #médias qu’elle contrôle au service de leur propagande électorale.

      Tant que la grande bourgeoisie peut garantir ses intérêts en s’accomodant d’un système démocratique, ça ne pose pas de problème. Mais si ce même système démocratique menace réellement leur position dominante, alors invariablement, ils sacrifient la démocratie sur l’autel du capitalisme. C’est ce que le principal penseur libertarien adulé de la nouvelle bourgeoise de l’économie numérique, Friedrich Hayek, expliquait posément en 1981, commentant son soutien au régime fasciste d’Augusto Pinochet : "Personnellement je préfère un dictateur libéral plutôt qu’un gouvernement démocratique manquant de libéralisme."

      Nous venons d’assister trait pour trait au même mouvement d’allégeance envers le mouvement trumpiste que les industriels allemands des années 30. Sur la photo du premier rang des invités d’honneur de la cérémonie, on voit ici #Elon_Musk, bien sûr, le véritable numéro 2 de l’administration Trump, qu’on ne présente plus, et à sa gauche #Jeff_Bezos, le PDG d’Amazon, et #Mark_Zuckerberg, le patron de Facebook. Les trois personnes les plus riches des États-Unis. Mais ils sont loin d’être les seuls : un mouvement profond s’est enclenché. On peut citer aussi #David_Sacks, autre capitaliste milliardaire de la Silicon Valley, qui vient d’être nommé par Trump en charge d’une politique de développement des cryptoactifs (#Bitcoin et cie), et à la tête du conseil du président pour la science et la technologie.

      L’administration Biden, sans être d’obédience socialiste, a voulu renouer avec une vieille tradition américaine "keynésienne-progressiste", disparue du paysage politique depuis Reagan, consistant à taxer fortement les plus riches, à soumettre les entreprises de taille critique pour l’économie à un contrôle étatique fort, et à démanteler les plus gros groupes monopolistiques considérés comme une menace pour la démocratie. Biden a donc rompu avec la politique de copinage avec la finance et la "Silicon Valley" cultivée par les Démocrates depuis Bill Clinton. Il a validé des accords internationaux sur une imposition mondiale minimale des multinationales, il a soumis les géants d’internet à un contrôle réel de son administration, a encouragé la syndicalisation dans ces entreprises (notamment chez Amazon et Tesla), et a engagé des procédures judiciaires très importantes contre ces entreprises, en exhumant les #lois_anti-trust du début du XXe siècle qui autorisent la justice américaine à démanteler des grandes entreprises lorsqu’elles sont devenues monopolistiques, en les vendant à la découpe. C’est notamment le sort qui était officiellement recherché contre #Google, avec une poursuite engagée par les procureurs de 50 États, ce qui faisait trembler toute la Silicon Valley.

      Je ne suis pas en train de dire que Biden était anticapitaliste, pas le moins du monde, mais enfin il a considéré que le poids et l’autonomie d’action acquises par les géants de l’économie numérique étaient arrivées à un stade critique pour la démocratie américaine, et s’est ouvertement attaqué à leur domination, distandant les liens antérieurs entre ladite "Silicon Valley" et le Parti démocrate. En social-libéral conséquent, il pensait certainement qu’un équilibre devait (et pouvait) être maintenu dans le système capitaliste pour qu’il continue à avancer de pair avec un système démocratique. C’est ce point précis qui explique la rupture de cette classe capitaliste avec les leaders démocrates (au sens premier du terme), pour prêter allégeance collectivement à un leader fasciste. Plutôt un dictateur libéral qu’un démocrate voulant brider le libéralisme économique, pour paraphraser Hayek.

      Là où Trump a été habile politiquement, c’est qu’au cours de la campagne, il n’a pas tendu les bras à ces milliardaires. Il aurait pu dire "Qu’est-ce que ces Démocrates sont ingrats avec vous, moi je serai reconnaissant si vous me soutenez !" Pas le moins du monde. Il a continué à s’en servir comme épouvantail politique pour ses électeurs, en les pointant du doigt comme des agents au service du parti démocrate et du "virus woke", insistant sur le libéralisme culturel qui unissait ces capitalistes californiens au Parti démocrate jusqu’à la présidence Biden. Durant toute l’année 2024, les Jeff Bezos, les Mark Zuckerberg et consorts, se sont retrouvés conspués de toutes parts – pour des raisons différentes. Pris entre le marteau et l’enclume, ils ont été mis sous une pression inédite. C’est pourquoi le retournement est si spectaculaire : quand les deux camps veulent ton scalp, tu as intérêt à t’aligner franchement avec l’un des deux camps, et de préférence celui qui pourra l’emporter, car rester pris entre les deux feux est ce qu’il y a de pire. On l’a vu dans la théâtralisation guignolesque de Zuckerberg, jurant la main sur le cœur qu’il était devenu un conservateur sincère, un vrai bonhomme macho anti-diversité, anti-inclusion, contrairement au portrait que la campagne Trump faisait de lui. C’était en fait contre son gré, forcé par le méchant Biden, qu’il défendait les valeurs opposées il y a encore 3 mois 🤡 Le zèle des transfuges, qui doivent donner des gages à leur nouvelle famille de la solidité de leur fidélité, à défaut de pouvoir convaincre sur la sincérité de leurs convictions. De façon moins pathétique, mais plus significative, Jeff Bezos avait signalé son ralliement en novembre, en censurant la publication d’un éditorial du Washington Post (le quotidien centriste n° 1 du pays), dont il est propriétaire, qui devait appeler à voter contre Trump. Un autre milliardaire de la "tech" californienne, Patrick Soon-Shiong, a fait de même au Los Angeles Times. Le LA Times est le "plus à gauche" des grands quotidiens du pays. Lorsque Soon-Shiong rachète le journal en 2018, il est encore connu pour être un soutien du Parti démocrate, et un donateur important de la campagne d’Hillary Clinton contre Trump. En novembre dernier, en censurant l’éditorial contre Trump, il licencie par la même occasion l’ensemble du comité de rédaction, et annonce que le journal fera désormais "plus de place" aux "opinions conservatrices".

      Derrière l’arrivée au pouvoir d’un mouvement fasciste, se cache en fait un deal consistant à mettre l’État américain dans les mains d’une oligarchie capitaliste, qui a fait le deuil d’une position conciliante avec la démocratie. C’est ce que disait déjà en 2009 l’un de ces nouveaux oligarques, encore un milliardaire de la Silicon Valley, Peter Thiel. Comme Musk et la plupart de ces gens, il se disait depuis longtemps "libertarien". Aux États-Unis, cette étiquette politique permet à une partie des élites économiques de défendre le libéralisme économique tout en se prétendant "neutres" politiquement, "ni droite ni gauche". Comme le RN... ou LREM 🤷 Être libertarien aux US, c’est surtout être "pro-business", et proclamer qu’on se fout des questions de valeurs, qu’elles soient démocratiques, progressistes, religieuses, conservatrices... en soutenant un coup un Démocrate, un coup un Républicain. Dans un article intitulé "L’éducation d’un libertarien", Peter Thiel fait alors une véritable confession : comme la plupart de ses congénères libertariens, il a longtemps prétendu être fermement pro-démocratie, mais c’est fini. Et il se fixe désormais pour tâche de convaincre ses coreligionnaires qu’il faut désormais lutter contre la démocratie, activement.
      Je cite : « I still call myself “libertarian.”
      But I must confess that over the last two decades, I have changed radically on the question of how to achieve these goals. Most importantly, I no longer believe that freedom and democracy are compatible. By tracing out the development of my thinking, I hope to frame some of the challenges faced by all classical liberals today. »

      https://www.cato-unbound.org/.../education-libertarian
      (Je me désigne toujours comme un "libertarien". Mais je dois avouer avoir radicalement changé d’avis au cours des deux dernières décennies sur la façon d’atteindre cet objectif. Pour l’essentiel, je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles. En retraçant l’évolution de mes idées à ce sujet, j’espère fournir un cadre aux défis que rencontrent tous les libéraux classiques aujourd’hui.)

      S’ensuit une lamentation sur la racine du mal : le suffrage universel. Lorsqu’il fut accordé aux femmes, et aux "bénéficiaires des aides sociales" (c’est-à-dire les Noirs), ça a été le début de la fin pour les États-Unis, selon Thiel.
      Peter Thiel a joué le rôle de poisson pilote pour cette classe de milliardaires. C’est le premier à faire son "coming-out" antidémocrate, et le premier à soutenir Trump dès 2016. Musk fut le suivant, rallié par Thiel au cours du mandat de Biden. Derrière la figure publique de Musk, c’est Thiel, beaucoup plus secret et beaucoup plus #idéologue, qui a en réalité le plus de réseaux dans le camp Trump. C’est lui qui a placé #J.D._Vance comme vice-président auprès de Trump. Vance est, littéralement, un employé de Thiel. Thiel le recrute en 2016 pour diriger son fonds d’investissement personnel Mithril Capital. C’est encore lui qui le lance en politique en finançant sa première campagne électorale en 2021. C’est enfin lui qui le présente à Donald Trump, et qui convainc le candidat, avec l’aide de Musk, de le prendre comme vice-président, alors que son profil n’était électoralement pas très intéressant.

      Le deal est signé, Musk se lance à corps perdu dans la campagne pour Trump à l’instant où Vance est choisi.

      Thiel, Musk, et Sacks constituent la fraction la plus idéologisée et la plus réactionnaire de cette classe de milliardaires, dont l’essentiel suit le mouvement par pur intérêt tactique. Ils ne sont donc pas représentatifs de tout leur groupe social, mais leur activisme, désormais au cœur du pouvoir, mérite qu’on s’y attarde.

      Les trois compères font partie de ce que les médias US ont baptisé la "mafia Paypal", car ils ont noué des liens proches au lancement de #Paypal, et continuent à se rendre des services depuis, avec une stratégie d’infiltration de l’État américain (via #SpaceX pour Musk, via la société de renseignement Palantir pour Thiel). Il est intéressant de noter qu’ils ont tous trois grandi au sein de la #bourgeoisie_blanche raciste de l’#Afrique_du_Sud de l’#apartheid. (Un article très bien fait le point à ce sujet : https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-). Musk et Sacks sont nés en Afrique du Sud, Thiel est Allemand, mais a grandi là-bas car son père travaillait pour la principale mine d’uranium du pays. Le père de Musk était quant à lui déjà millionnaire, propriétaire d’une mine de diamants ; durant l’apartheid, donc autant dire qu’il était esclavagiste de profession. Tous trois ont donc baigné dans l’environnement intellectuel du Parti national afrikaner, fondé notamment par des sympathisants nazis déclarés (Hetzog), qui professaient l’inégalité des races, la pureté génétique, et le droit par onction divine à la domination des autres races.

    • Elon Musk : Peter Thiel, David Sacks et Roelof Botha, les autres sud-africains de l’équipe Trump, Jacqueline Dérens, ancienne militante contre l’apartheid, autrice.
      https://www.humanite.fr/en-debat/donald-trump/elon-musk-peter-thiel-david-sacks-et-roelof-botha-les-autres-sud-africains-

      Tous trois ont uni leurs talents pour lancer la plateforme de paiement Paypal, qui au début n’employait ni femmes, ni Noirs, reflet de leur aversion commune pour le multiculturalisme.

    • La société post-apartheid de Anton Kannemeyer & Conrad Botes, nés respectivement en 67 et 69, deux têtes pensantes de la BD underground sud-africaine, ont créé la revue de bande dessinée « Bitterkomix », alors que l’apartheid était encore en vigueur. Critique acerbe du conservatisme et du racisme.
      https://www.du9.org/entretien/anton-kannemeyer


      https://www.cornelius-boutique.com/product/le-pays-de-judas
      #bandes_dessinées

    • Quand même, on découvre maintenant l’influence de Peter Thiel qui a pourtant toujours conceptualisé à partir de Ayn Rand la philosophie fasciste des GAFAMS ?

      Maintenant qu’on est jusqu’au cou dans leur fosse à purin, que tous les médias ont trouvé formidable d’utiliser FB et consorts depuis presque 20 ans, il faudrait penser à cesser de gazouiller comme des veaux sur X et FB ?

      Ne reste qu’à rire jaune.

      Aucun d’eux ne s’est jamais caché de ses ambitions.

  • Censurée, une caricaturiste vedette du Washington Post démissionne
    https://actualitte.com/article/121246/presse/censuree-une-caricaturiste-vedette-du-washington-post-demissionne

    Ann Telnaes, caricaturiste lauréate du prix Pulitzer et collaboratrice depuis 2008 du Washington Post, a annoncé le 4 janvier 2025 sa démission. En cause : le refus du journal de publier une de ses caricatures satiriques. Elle y représentait un certain Jeff Bezos, propriétaire du média...


    (Rough de la caricature, avant les finitions)

    #Censure #Milliardaires #Médias

  • Rachat de l’ESJ par des milliardaires : une piètre vision de l’indépendance du journalisme | Fonds pour une presse libre
    https://fondspresselibre.org/rachat-de-lesj-par-des-milliardaires-une-pietre-vision-de-lindepen

    L’entreprise des #milliardaires visant à faire main basse sur l’information en #France a franchi une nouvelle étape à la mi-novembre 2024. On a en effet appris par voie de communiqué qu’une alliance de grands argentiers composé notamment de #Bernard_Arnault, #Vincent_Bolloré, #Rodolphe_Saadé, de la #famille_Dassault et de l’ancien président du #Medef #Pierre_Gattaz, avec un temps le groupe Bayard – qui s’est retiré depuis, allait racheter l’école supérieure de journalisme (#ESJ) de Paris, fondée en 1899.

    https://cej.education/les-cursus-reconnus

    #journalisme #médias

    • Dans la dernière Lettre à LuLu, 3 pages sur la holding qui a mis la main sur Ouest Torch’ . l’ASPDH [ Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste ] aaarg ! à sa tête quatre noms à retenir : David Guiraud, Fabrice Bakhouche, Bertrand Bardé et son épouse Vanessa du Merle.
      https://lalettrealulu.fr/2024/11/29/n128-129-sommaire

      Ouest France, moins de Hutin, plus de requins.

      L’historique clan Hutin poussé sur la touche, place aux requins de la finance, du pantouflage et des ministères.

      Une indépendance très opaque. L’association qui chapeaute le groupe ne lâche rien sur son fonctionnement. Et elle s’appelle comment cette asso ? L’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste. On ne rigole pas.

      Profils apôtre en paradis fiscal. Parmi les nouvelles figures de l’état-major, un grand financier, Bertrand Badré « apôtre de la finance durable », hébergé dans les paradis fiscaux. Enquête sur un profil très interessé.

      De quoi rebattre la carte d’Acrimed

      OFTV, la chaîne TNT de Ouest-France ou la vie en vrai dans le poste
      https://www.ouest-france.fr/medias/television/feu-vert-pour-oftv-la-chaine-tnt-de-ouest-france-qui-mettra-en-avant-to
      un de plus pour qui le réel est derrière l’écran et non pas devant.

    • La Gérance de Sipa est constituée de trois gérants : Bertrand BADRE (gérant chargé des relations entre l’ASPDH et Sipa), Louis ÉCHELARD (gérant chargé du Pôle médias), Patrice HUTIN (gérant chargé de Sofiouest). Conformément aux nouveaux statuts, aucun des gérants de Sipa n’est membre associé de Sipa.
      https://www.ouest-france.fr/medias/ouest-france/em-ouest-france-em-une-association-une-independance-e1053c70-921a-11eb-

      Le conseil d’administration de l’association ASPDH est ainsi composé :

      Président : David GUIRAUD, ancien directeur général de groupes de presse.

      Vice-présidente : Dominique QUINIO, ancienne directrice de La Croix, Présidente d’honneur des Semaines sociales de France.

      Vice-Président : Bertrand BADRE, cogérant de Sipa, fondateur de BlueOrangeCapital.

      Trésorière : Christine BLANC PATIN, expert-comptable, présidente de la clinique de soins palliatifs de Sainte Élisabeth à Marseille.

      Secrétaire : Denis BOISSARD, cadre dirigeant dans une organisation professionnelle, ancien journaliste.

      Secrétaire : Benoit LE GOAZIOU, avocat.

      Administrateurs :

      Olivier BONSART, ancien dirigeant de titres et sites d’Information.

      Annabel DESGREES DU LOU, directrice de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement.

      Christophe HUTIN, architecte.

      François LE GOAZIOU, ancien responsable commercial d’une ligne maritime.

      Laurence MEHAIGNERIE, présidente d’un fonds d’investissement à impact.

      Gabriel PETITPONT, ingénieur d’affaires, conseil en transformation digitale.

      Anne-Marie QUEMENER, commissaire générale du SPACE.

      Marie-Trinité TOUFFET, ancienne fonctionnaire de l’administration publique territoriale, ancienne directrice d’établissements et services médicosociaux.

      Membres :

      Jeanne-Françoise HUTIN, présidente d’honneur de l’ASPDH, fondatrice et présidente de la Maison de l’Europe de Rennes et Haute Bretagne.

      Jean-François BOUTHORS, journaliste, éditeur et écrivain.

      Michel CAMDESSUS, gouverneur honoraire de la Banque de France.

      Daniel CHANDELIER, retraité.

      Marcel CLAIRET, administrateur de la Presse de la Manche et de Liberté Normandie.

      Valérie COTTEREAU, présidente d’Artefacto.

      Georges COUDRAY, président de Sofiouest.

      Thomas COVILLE, navigateur.

      Elsa DA COSTA GRANGIER, directrice générale de l’ONG Ashoka France.

      Hélène DE PENFENTENYO DE CHEFFONTAINES, retraitée.

      Antoine de TARLÉ, ancien directeur général adjoint d’Ouest France.

      Claire-Hedwige de VILLARTAY, directrice de la communication.

      Gaël DESGREES DU LOU, gérant d’une agence de communication.

      Jean-Luc DOMENACH, directeur émérite de Sciences Po.

      Yvonne DUBRUJEAUD, retraitée.

      Louis ECHELARD, cogérant de Sipa.

      Samuel ETIENNE, journaliste.

      Eric FOTTORINO, journaliste, écrivain, cofondateur de l’hebdomadaire Le 1.

      Elisabeth FOUAN, retraitée.

      Bruno FRAPPAT, journaliste, président d’honneur du groupe Bayard-Presse.

      Matthieu FUCHS, directeur général de la stratégie du groupe Sipa.

      Sophie FUCHS, consultante en management.

      Jeanne-Emmanuelle GAPSYS-HUTIN, éditorialiste, directrice de la recherche éditoriale à Ouest-France.

      Xavier GAUVAIN, membre d’associations : SNC, AGIR, Rando Autrement.

      Jean-Marie GUEHENNO, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies.

      Gonzague HUTIN, psychosociologue retraité, Ancien DG du Comité Français contre la Faim.

      Jean-Benoît HUTIN, retraité.

      Patrice HUTIN, cogérant de SIPA, Directeur général SOFIOUEST.

      Paul HUTIN, animateur à l’Association pour le Journal des Lycées, animateur pastoral et vice-Président de l’Association Ouest-France Solidarité.

      Stanislas HUTIN, retraité.

      Magdeleine HUTIN-BOUKANDOURA, retraitée.

      Pierre LAVIALLE, membre du CS INFOMER, ancien directeur de Voiles & Voiliers.

      Marie LE GOAZIOU, journaliste.

      Jacques LE GOFF, professeur émérite des Universités (Droit public).

      Jacques MARUELLE, ancien chirurgien plasticien.

      Pascal ORY, professeur émérite des universités à la Sorbonne (Paris 1), membre de l’Académie française.

      Marie-Claude PACAULT, retraitée, ancienne journaliste à Ouest-France.

      Pascal PIRIOU, entrepreneur.

      Philippe POIRIER, professeur en sciences politiques, université du Luxembourg.

      Philippe PORTIER, directeur d’études à l’École Pratique-des-Hautes-Études (Sorbonne).

      Michel RICHARD, agriculteur retraité.

      Nathalie SARTHOU LAJUS, philosophe, rédactrice en chef adjointe de la revue Études.

      Dominique SEUX, directeur délégué de la rédaction Les Échos.

      Maud STEPHAN, déléguée générale de Réalités du Dialogue Social.

      Jérôme VIGNON, président d’honneur des Semaines sociales de France, administrateur général de l’Université catholique de Lille.

      Aurélien WENGER, gérant de sociétés.

  • Meurtre de Brian Thompson : les réactions de joies de internautes
    https://www.ladn.eu/media-mutants/meurtre-de-brian-thompson-les-reactions-de-joies-de-internautes

    À la suite du meurtre de Brian Thompson, le décalage entre le sentiment de revanche des internautes et les unes indignées des médias est sidérant.

    « Nous sommes profondément attristés et choqués par la mort de notre cher ami et collègue Brian Thompson, le PDG de UnitedHealthcare. » Sur la page Facebook de la plus grande compagnie d’assurance médicale des États-Unis, un message annonce la mort brutale de son dirigeant, abattu de plusieurs balles à New York, le 4 décembre dernier. Sous ce post censé recueillir les hommages, on peut compter 50 000 réactions, dont plus de 45 000 formées avec l’émoji « Haha ». Non, les utilisateurs de Facebook ne se sont pas trompés de bouton. Ce déferlement de rires sarcastiques représente parfaitement l’humeur générale des internautes américains au lendemain de la nouvelle. Humeur que l’on pourrait traduire avec une seule expression : « Bien fait pour sa gueule ».

    #internet #milliardaires #santé #usa

    • Voila, c’est ces retours enjoués que j’évoquais. Ce sont majoritairement des extrémistes de droite, non ?
      Et c’est très surprenant, car ce type d’assassinat relève plutôt de l’action de gauche radicale (type RAF).
      Alors pour moi, soit ils sont pas au clair dans leur idéologie ces QAnon, soit les choses ont changé, soit c’est du stargazing pour qu’on ne puisse pas se réjouir à notre tour, et espérer que ca continue (mange un patron).

      Next : Richard Burke ?

    • @sandburg ça n’a pas l’air d’être spécialement des extrémistes de droite. C’est là qu’on voit que le vote est un mauvais indicateur et divise artificiellement les gens, puisqu’on a là à mes yeux une véritable réaction de classe, d’un côté comme de l’autre. Les bourgeois et leurs serviteurs médiatiques défendent leur bourgeois tandis que les prolétaires américains (ou d’autres pays aussi, vive l’internationale !) se réjouissent.

  • L.A. Times Owner Plans ‘Bias Meter’ Next to Coverage - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2024/12/06/business/media/la-times-owner-bias-meter.html

    Katie Robertson

    By Katie Robertson
    Dec. 6, 2024

    Dr. Patrick Soon-Shiong, the billionaire owner of The Los Angeles Times, said on Thursday that he planned to introduce a “bias meter” next to the paper’s news and opinion coverage as part of his campaign to overhaul the publication.

    Dr. Soon-Shiong, who in October quashed a planned presidential endorsement for Vice President Kamala Harris from The Los Angeles Times’s editorial board, said in an interview that aired on Scott Jennings’s podcast “Flyover Country” that he had begun to see his newspaper as “an echo chamber and not a trusted source.”

    He previously said he planned to remake the paper’s editorial board and add more conservative voices. He has asked Mr. Jennings, a CNN political commentator and a Republican strategist, to join it.

    Dr. Soon-Shiong, who bought The Times in 2018, said on the podcast that he had been working with a team to create the so-called bias meter using technology he had been building in his health care businesses.

    On news and opinion articles, “you have a bias meter so somebody could understand, as a reader, that the source of the article has some level of bias,” he explained in the interview. “And what we need to do is not have what we call confirmation bias, and then that story automatically — the reader can press a button and get both sides of that exact same story based on that story, and then give comments.”

    He said he planned to introduce the tool in January.

    Dr. Soon-Shiong’s latest comments set off immediate pushback from the L.A. Times Guild, which represents journalists at the paper.

    “Recently, the newspaper’s owner has publicly suggested his staff harbors bias, without offering evidence or examples,” the union’s leadership said in a statement on Thursday. The union said all Times staff members abided by ethics guidelines that call for “fairness, precision, transparency, vigilance against bias and an earnest search to understand all sides of an issue.”

    Harry Litman, a senior legal affairs columnist for The Los Angeles Times’s Opinion section, announced Thursday that he was resigning from the paper because of recent actions by Dr. Soon-Shiong. “I don’t want to continue to work for a paper that is appeasing Trump and facilitating his assault on democratic rule for craven reasons,” he wrote of his resignation in a post on Substack.

    “My resignation is a protest and visceral reaction against the conduct of the paper’s owner, Dr. Patrick Soon-Shiong,” he said. “Soon-Shiong has made several moves to force the paper, over the forceful objections of his staff, into a posture more sympathetic to Donald Trump.”

    A Los Angeles Times spokeswoman did not immediately respond to a request for comment.

    #Journalisme #Milliardaires #Los_Angeles_Times #Déontologie

  • Les syndicats de Bayard appellent à la grève, sur fond de craintes liées à l’« extrême droite »
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/27/les-syndicats-de-bayard-appellent-a-la-greve-sur-fond-de-craintes-liees-a-l-

    L’embauche d’Alban du Rostu comme directeur de la stratégie et du développement du groupe, ancien collaborateur du milliardaire catholique conservateur Pierre-Edouard Stérin, suscite la contestation des syndicats du groupe catholique de presse et d’édition.

    Les syndicats de Bayard, propriétaire du journal La Croix, ont appelé, mercredi 27 novembre, à faire une heure de grève jeudi, entre 14 heures et 15 heures, sur fond de crainte de voir « l’extrême droite » entrer dans ce groupe catholique de presse et d’édition. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale mardi. « D’autres formes de mobilisation vous seront alors proposées pour le jeudi 5 décembre », font savoir les syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC - CSN, CGT, SNJ) dans un tract interne.

    lls contestent d’une part le fait que Bayard figure parmi les repreneurs de l’Ecole supérieure de #journalisme (#ESJ) Paris, aux côtés de milliardaires comme Bernard Arnault, Rodolphe Saadé et l’ultraconservateur Vincent Bolloré.
    D’autre part, ces syndicats s’opposent à l’embauche d’Alban du Rostu comme directeur de la stratégie et du développement du groupe, poste nouvellement créé. Ce dernier est un ancien collaborateur du milliardaire catholique conservateur #Pierre-Edouard_Stérin, qui a échoué cette année à racheter l’hebdomadaire Marianne. « On ne veut pas de l’extrême droite à Bayard », c’est « un refus viscéral », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) une source syndicale, en pointant « le parcours » de M. Rostu.
    Alban du Rostu se défend d’avoir un « rôle éditorial ou managérial dans les journaux »
    Jusqu’à sa démission, effective en juillet, ce dernier dirigeait le Fonds du bien commun, organisation philanthropique financée par M. Stérin. Indépendamment de ses affaires, le milliardaire a lancé un projet politique baptisé Périclès, qui vise à rassembler des forces de droite et d’extrême droite. A la suite de la révélation de son arrivée à Bayard par Libération et L’Humanité, l’hypothèse que M. Rostu y ait participé inquiète ses opposants.

    (...) Bayard est détenu par la congrégation religieuse catholique des Augustins de l’Assomption. En plus de La Croix, il détient l’hebdomadaire Le Pèlerin, le mensuel Notre Temps et des titres de #presse_jeunesse comme Pomme d’Api, Astrapi, Okapi et J’aime lire (sous la marque Bayard Jeunesse), ainsi que Toboggan, Wapiti ou 1jour1actu (sous la marque Milan, sa filiale).

    #media #milliardaires #extrême_droite

    • A propos de l’ESJ (école supérieure du journalisme)

      https://actualitte.com/article/120453/presse/bayard-et-bollore-l-alliance-des-catholicismes-qui-interroge

      Sous l’impulsion de l’entrepreneur Vianney d’Alançon, l’École supérieure de journalisme (ESJ) de Paris a été récemment rachetée par un consortium composé, entre autres, de milliardaires, parmi lesquels un certain Vincent Bolloré. Dans les investisseurs liés à l’édition, on trouve également Vincent Montagne (Média-Participations) et le groupe Bayard. La CFDT Journalistes s’étonne « au plus haut point » de la participation à cette entreprise « d’un groupe humaniste », comme le dernier cité…

    • Le Groupe Bayard renonce au recrutement d’Alban du Rostu et à sa participation au rachat de l’ESJ Paris
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/12/02/le-groupe-bayard-renonce-au-recrutement-d-alban-du-rostu-et-a-sa-participati

      L’arrivée de l’ex-bras droit du milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin avait provoqué une semaine de fronde de la part des journalistes et des auteurs. Le directoire du groupe de presse et d’édition a fait savoir, lundi, qu’il faisait une croix [croacroa] sur cette embauche « dans un souci d’apaisement et d’unité ».
      Par Brice Laemle


      Des salariés du groupe Bayard manifestent devant leurs locaux à Montrouge (Hauts-de-Seine), le 26 novembre 2024. BABETH ALOY

      La crise intense secouant le Groupe Bayard depuis une semaine aura finalement eu raison de deux décisions portées par le nouveau président du directoire, François Morinière. Face aux « inquiétudes et incompréhensions » suscitées par l’annonce du recrutement d’Alban du Rostu en tant que directeur de la stratégie et du développement, lundi 25 novembre, et par la prise de participation dans le rachat de l’école de journalisme ESJ Paris, le directoire a annoncé, lundi 2 décembre, y renoncer « dans un souci d’apaisement et d’unité ».
      A travers un communiqué, le directoire – composé de François Morinière et de Dominique Greiner, journaliste et religieux de la congrégation des augustins de l’Assomption – explique avoir pris la décision de quitter le tour de table de l’ESJ Paris en revendant sa participation. Le conseil de surveillance se réunira mercredi 4 décembre pour avaliser ce choix.

      Toujours par communiqué, le directoire de Bayard (qui édite le quotidien catholique La Croix, l’hebdomadaire Le Pèlerin, le mensuel Notre temps et des titres phares de la presse jeunesse : Pomme d’api, Astrapi, Okapi, J’aime lire…) fait savoir qu’« Alban du Rostu, conscient de la situation créée par sa nomination, a proposé de renoncer à son entrée dans le groupe ». Le directoire salue « son très grand sens des responsabilités », convenant « d’un commun accord de ne pas procéder à son embauche pour mettre fin à la campagne injuste dont il était victime[euh] ».

      « Victoire sur toute la ligne »

      Dans la foulée de ces annonces, l’intersyndicale de Bayard (CFDT, CFTC, CFE-CGC-CSN, CGT, SNJ) s’est réjouie d’une « victoire sur toute la ligne ». Si de nombreux salariés se disaient « soulagés » lundi, autant voulaient rester « vigilants » sur la suite, pas forcément rassurés par l’argumentation et les termes choisis par le directoire [tu m’étonnes].

      Le recrutement de M. du Rostu, ex-bras droit du milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin, était vu en interne comme une volonté d’orienter dans un sens conservateur la ligne du groupe, jusqu’ici tenante du #catholicisme_social. Le pedigree de M. du Rostu expliquait cette défiance. Ce dernier a participé au lancement du projet politique de M. Stérin, baptisé « Périclès », visant à mener la bataille des idées au service de valeurs identitaires, conservatrices et libérales. Cette désignation faisait suite à la décision, par le nouveau président de Bayard, de s’associer notamment à l’homme d’affaires marqué à droite Vincent Bolloré dans le rachat de l’école de journalisme ESJ Paris, une école privée non reconnue par la profession.

      Déjà, le choix de #François_Morinière pour diriger Bayard – nommé au printemps 2024, arrivé à ce poste le 1er novembre – était interprété en interne comme une volonté de rappeler les fondamentaux religieux du groupe à l’entreprise, et notamment à sa branche jeunesse, la plus rémunératrice. Cette nomination a suivi un changement à l’été 2023 à la tête de la congrégation assomptionniste, propriétaire du Groupe Bayard. L’intronisation de M. Morinière, proche du cardinal Philippe Barbarin, a d’ailleurs fait l’objet d’une messe organisée par les assomptionnistes, selon les informations recueillies par Le Monde. Un fait inhabituel, même au sein de ce groupe de presse catholique.

      A plusieurs reprises, devant les salariés du groupe, le directoire de Bayard avait tenté, mercredi et jeudi, d’éteindre l’incendie. Sans succès. Pendant les temps d’échange, MM. Morinière et Greiner avaient martelé qu’Alban du Rostu n’aurait « pas de rôle éditorial ». « On a déjà ostracisé quelqu’un, on ne peut pas se le permettre à nouveau », avaient-ils plaidé, un an après le recrutement annulé d’Antoine Daccord en qualité de directeur général de La Croix.

      L’émoi avait suscité la mobilisation de 200 à 300 salariés, manifestant, jeudi 28 novembre, devant le site de Bayard, à Montrouge (Hauts-de-Seine), pendant une heure de débrayage, avant une menace de grève début décembre. Du jamais-vu, selon plusieurs salariés, presque surpris par la vigueur de la mobilisation dans un groupe de presse qui n’a pas la culture de l’affrontement. Le même jour, à Toulouse, un autre rassemblement avait lieu devant les locaux de la filiale Milan Presse (Wapiti, 1jour1actu). La veille, lors de l’ouverture du Salon du livre jeunesse de Montreuil (Seine-Saint-Denis), une banderole_ « Chez Bayard, aucune place pour l’extrême droite » avait été déployée sur le stand de Bayard jeunesse par plusieurs salariés.

      Un texte signé par près de 300 auteurs et illustrateurs de Bayard et de Milan Presse, plaidant « pour que l’extrême droite ne mette pas la main sur Bayard », avait été envoyé, lundi 2 décembre, au directoire, au conseil de surveillance ainsi qu’au père Fabien Lejeusne, lui aussi membre de la congrégation des assomptionnistes. Vendredi 29 novembre, l’instance représentative de la rédaction de La Croix, la Copec, avait, elle aussi, adressé un courrier au conseil de surveillance du Groupe Bayard. Cette missive signalait plusieurs éléments « factuels » sur le parcours de M. du Rostu que la Copec estimait « de nature à porter atteinte à l’image du Groupe Bayard ».

      « Les missions de développement » dans l’événementiel et l’international restant « impératives » et « urgentes » pour l’entreprise de presse et d’édition, le poste de directeur du développement sera prochainement pourvu, ajoute le directoire à la fin de son communiqué. « Nous avons besoin d’un directeur de la stratégie et du développement, mais en harmonie (…) avec les valeurs socles de Bayard : humanisme, solidarité avec tous, ouverture vers l’autre, tolérance, dialogue »_, répond l’intersyndicale.

    • La presse catho visée par un raid d’extrême droite, Jean-François Julliard et Hervé Liffran
      https://www.lecanardenchaine.fr/medias/49544-la-presse-catho-visee-par-un-raid-dextreme-droite

      Les amis de Vincent Bolloré et de Pierre-Edouard Sterin espéraient jouer les agents d’influence au sein du groupe de presse. Leurs gros sabots ont ruiné – pour l’instant - leur tentative. En attendant, le président de Bayard reste en place, malgré un tweet sulfureux qui minimisait les agressions sexuelles dans l’Eglise.

      C’est la saison du blanc au sommet de Bayard qui édite, entre autres, le quotidien « La Croix » et de nombreuses publications destinées à la jeunesse ou aux retraités. Ses patrons ressortent lessivés des polémiques déclenchées par l’annonce de l’embauche d’un directeur de la stratégie venu de l’extrême droite catho (Alban du Rostu) et par la prise de participation du groupe dans une école de journalisme (l’ESJ Paris) aux côtés de Vincent Bolloré. Proprio de Bayard, la discrète congrégation des Augustins de l’Assomption a annoncé, le 2 décembre, que tout était annulé et juré qu’elle n’était qu’innocence dans cette affaire…

      Pas sûr que cela suffise à laver les bons pères de tout soupçon de connivence avec la droite de Dieu. Le nouveau président de Bayard, François Morinière, entretient les meilleurs rapports avec les chapelles les plus marquées réacs de la chrétienté. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné pour diffuser leurs thèses sur les réseaux sociaux. En témoigne un message où ce très proche du cardinal Barbarin - qu’il qualifie « d’homme pétri de Dieu » - a emboîté le pas aux ultraconservateurs quand ceux-ci ont accusé la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase)

      Bayard, pris en étau entre une direction réac et un (é)lectorat catholique qui se droitise.

  • #Médias de la #haine : objectif, #guerre_civile ?

    https://www.off-investigation.fr/medias-de-la-haine-objectif-guerre-civile

    L’équipe d’Off-investigation est heureuse de vous présenter « Médias de la haine : objectif, guerre civile ? ». Signé #Gauthier_Mesnier et #Emma_Feyzeau, cet épisode démonstrateur de notre troisième saison documentaire, qui s’intéressera cette année aux #coulisses des médias, sera diffusé en accès libre le dimanche 10 novembre à 19h sur Off investigation et sur notre chaîne Youtube.

    Vos dons ont rendu cette #enquête possible

    #Xénophobie sans limites, mépris décomplexé des #pauvres, violence outrancière et immodérée contre la gauche… Personne ne semble pouvoir arrêter le grand n’importe quoi sur les plateaux télés des milliardaires. Comment en est-on arrivé là ? Mi-octobre 2016, devant le siège de Canal +, cela fait 15 jours que les journalistes d’I-Télé, la chaîne info du groupe, sont en grève. Leurs revendications ? Pouvoir travailler en toute indépendance vis-à-vis du nouvel actionnaire du groupe, Vincent #Bolloré. Depuis quelques semaines, il veut imposer en vitrine de leur chaine d’info un animateur controversé, Jean-Marc #Morandini, alors accusé de harcèlement sexuel.

    A l’issue de cinq semaines de grève et face à l’obstination de Bolloré, les trois quarts de la rédaction quittent la chaîne. Pour faire rentrer dans le rang les derniers récalcitrants, la nouvelle direction emmenée par Serge #Nedjar, un fidèle de Bolloré, va déployer un #management_brutal et #autoritaire. Pour #Off_Investigation, des journalistes de l’époque ont accepté de témoigner de ce management par la peur. Tous ont requis l’anonymat pour évoquer des humiliations publiques, remontrances, harcèlement professionnel qu’ils estiment avoir subi. Après cette reprise en main d’I-Télé qui deviendra #CNews début 2017, toutes les chaînes d’information privées se trouvent désormais entre les mains de puissants #milliardaires, tous classés à droite, voire à l’#extrême_droite.

    • « Ce n’est plus de l’info » : enquête sur les médias des milliardaires (CNews, BFMTV,...)
      https://www.lemediatv.fr/emissions/2024/ce-nest-plus-de-linfo-enquete-sur-les-medias-des-milliardaires-cnews-bfmtv

      Le média indépendant OFF Investigation frappe fort avec son dernier documentaire intitulé « Média de haine : objectif guerre civile »... Entretien avec Gauthier Mesnier et Jean-Baptiste Rivoire

      Le média indépendant OFF Investigation frappe fort avec son dernier documentaire intitulé « Média de haine : objectif guerre civile ». Réalisé par Emma Feyzeau et Gaultier Mesnier, ce long format, véritable électrochoc journalistique, a déjà cumulé plus de 500 000 vues en seulement deux jours. Une performance qui témoigne de l’intérêt grandissant du public pour des analyses médiatiques fouillées et percutantes. Retour sur une enquête qui dénonce le rôle des médias dans la montée de la haine et la désinformation en France. Depuis mai 2017, un tournant s’est opéré dans les grandes chaînes d’information françaises. Selon Jean-Baptiste Rivoire, fondateur d’OFF Investigation, les médias contrôlés par des groupes milliardaires ont délaissé leur vocation d’information pour servir des intérêts politiques et économiques. L’objectif ? Soutenir une politique pro-business tout en stigmatisant des populations marginalisées : étrangers, immigrés, et plus récemment, les musulmans.

      Le documentaire s’attarde notamment sur CNEWS, une chaîne accusée d’avoir basculé dans une ligne éditoriale résolument xénophobe. À travers l’analyse d’une journée type de diffusion, le 18 septembre 2023 – au moment où des milliers de migrants débarquaient sur l’île de Lampedusa – le film démontre comment les discours alarmistes sont orchestrés pour focaliser l’attention sur l’immigration et en faire un problème central. Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres, résume cette stratégie en des termes cinglants : « Nous ne sommes plus dans le cadre du journalisme, nous sommes dans la négation des faits. C’est mortifère. »

  • Le secteur du #bitcoin et des #cryptoactifs se réjouit de la victoire de Donald #Trump

    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2024/11/06/le-secteur-du-bitcoin-et-des-cryptoactifs-se-rejouit-de-la-victoire-de-donal

    Parmi les mesures que le #milliardaire entend prendre une fois réélu : l’abandon de tout projet de #dollar_numérique, le limogeage de Gary Gensler (président de l’autorité des marchés financiers américaine, réputé pour ses positions strictes vis-à-vis du secteur), la constitution d’une #réserve stratégique de #bitcoins par le gouvernement américain… Mais aussi, de façon plus surprenante, faire en sorte que le « #minage » – c’est-à-dire la création sur le réseau – des bitcoins se fasse uniquement sur le sol américain. Cette dernière idée avait déclenché la perplexité, le processus de minage étant par nature décentralisé, et laissé songeurs un certain nombre d’observateurs quant à la compréhension réelle qu’a l’ancien président du fonctionnement des cryptoactifs.

    Il n’empêche. Comme pour marquer davantage l’enthousiasme du candidat républicain, la famille de Donald Trump a lancé le 15 octobre son propre projet, World Liberty Financial. Prétendant « révolutionner la finance » malgré ses contours très flous, le projet de finance décentralisée a connu un échec retentissant au moment de son lancement. Alors qu’elle ambitionnait de lever 300 millions de dollars dès les premiers jours, la plateforme a revu drastiquement à la baisse ses objectifs devant le peu d’enthousiasme des investisseurs, voire leur méfiance, fixant finalement la barre à 30 millions de dollars.

    Certains se frottent néanmoins les mains à présent que la victoire de Donald Trump semble acquise. La course au poste suprême a, ces derniers mois, entraîné dans son sillage la croissance de places de marchés prédictives, sur lesquelles il était possible de parier sur la victoire d’un des deux candidats. Sur Polymarket, la plus populaire d’entre elles, les sommes investies dans ces paris par les internautes auraient ainsi dépassé les deux milliards de dollars. Les cours affichés par la plateforme, pour certains, étaient même considérés comme plus fiables que les sondages officiels – ce à quoi l’entreprise n’a pas manqué de faire référence mercredi.

    L’un de ces capital-risqueurs du web, connu sous le pseudo de Fredi9999, a risqué particulièrement gros : celui qui se présente sous le nom de Théo et comme un trader français, a ainsi misé plus de 30 millions de dollars en cryptoactifs sur une victoire de Donald Trump. Et pourrait bien prochainement repartir avec plus du double.

  • « Un chèque de 7 000 euros pour chaque personne majeure » : La faible taxation des super-héritages va coûter 160 milliards aux Finances publiques dans les 30 prochaines années - lindependant.fr
    https://www.lindependant.fr/2024/09/17/un-cheque-de-7-000-euros-pour-chaque-personne-majeure-la-faible-taxatio

    Dans un rapport intitulé « Super-héritages : le jackpot fiscal des ultra-riches », l’organisation Oxfam dénonce la faible taxation des successions les plus élevées.

    En France, l’héritage demeure un facteur majeur de reproduction des inégalités. Selon une nouvelle étude d’Oxfam, parue ce mardi, 7 des 9 Français devenus milliardaires en 2024 sont des super-héritiers, et un quart des milliardaires du pays provient des trois mêmes familles. Alors que près de la moitié de la population n’hérite pas ou de très peu, le top 1% des héritiers d’une génération reçoit en moyenne plus de 4,2 millions d’euros net, et le top 0,1% reçoit environ 13 millions d’euros, soit 180 fois l’héritage médian.
    45%... en théorie

    En théorie, les super-héritages devraient être taxés à un taux marginal de 45% au-delà de 1,8 million d’euros, rappelle l’ONG. Cependant, il a été estimé que le top 0,1% de ces super-héritiers ne s’acquittent en moyenne que de 10% de droits de succession grâce aux diverses niches fiscales et exemptions existantes.

    Le pacte Dutreil est un exemple flagrant de niche fiscale bénéficiant aux super-héritiers, explique Oxfam. Il permet, sous conditions, d’exonérer 75% de la transmission des parts ou d’actions de certaines entreprises. Bien que le coût de cette niche fiscale soit officiellement estimé à 500 millions d’euros environ par les pouvoirs publics, le Conseil d’analyse économique chiffre plutôt son coût annuel pour les finances publiques à jusqu’à 3 milliards d’euros.

    Dans son rapport, l’organisation internationale de développement qui milite contre la pauvreté a calculé que, dans les 30 prochaines années, les 25 milliardaires français de plus de 70 ans transmettront à leurs héritiers plus de 460 milliards d’euros, sur lesquels l’État risque de perdre 160 milliards d’euros si les niches fiscales et exemptions actuelles sont maintenues. Cette somme colossale représenterait un chèque de près de 7 000 euros pour chaque personne atteignant la majorité dans les trois prochaines décennies, soit le coût moyen d’une année d’études supérieures en France, estime l’organisation.
    Fiscalité inadaptée

    Le système français de taxation des successions présente aujourd’hui de grandes disparités en fonction du lien de parenté officiel avec le donateur.

    En ligne directe (grands-parents ou parents et enfants), le taux moyen d’imposition est de 5% avec un abattement de 100 000 euros. Cependant, dès que l’on sort du premier cercle familial, les taux explosent. Par exemple, si l’héritage provient d’une tante ou d’un oncle, l’abattement chute à 7 967 euros et le taux de taxation s’envole à 55%.

    Ainsi, tandis que les super-héritages passent sous les radars de l’imposition, certaines petites transmissions payent injustement le prix fort.

    Cette situation souligne la nécessité d’une réforme fiscale plus équitable et transparente, préconise Oxfam. L’ONG appelle à une réforme ciblant les plus hauts héritages pour créer de nouvelles recettes pour l’État et financer les services publics et la transition écologique.