#minalogic

  • Quand les Verts « vendent » Minatec
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1061

    Voici 12 ans, le 1er juin 2006, un millier de marcheurs s’était rassemblé pour protester contre l’inauguration de Minatec ; et au-delà, contre l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Les Verts, toujours francs et courageux, avaient tergiversé à bas bruit entre le soutien aux nanotechnologies et des vœux pieux d’ « encadrement éthique ». Ils ne sont pas les seuls. La critique des (nano)technologies n’est pas la priorité d’une gauche pour qui le salut et l’émancipation consistent au contraire à brader l’autonomie du vivant pour l’hétéronomie de l’artificiel. Les Verts grenoblois ont conquis le pouvoir municipal en 2014 et dominent depuis la cuvette - la Métro -, avec leurs alliés. En décembre 2017, ils ont vendu à cette même Métro les actions de la Ville de Grenoble dans la SEM (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_verts_vendent_minatec.pdf

  • Ah ouais... quand même !

    En lisant le billet de blog de #Jean_Luc_Mélenchon A l’école de Grenoble où il retranscrit une interview qu’il a donné au Dauphiné Libéré, j’apprends qu’il y a une affaire Eric Piolle et que Mélenchon ballaye ça d’un revers de main.

    Le Dauphiné - Au début de l’été, une polémique a touché le maire de Grenoble Eric Piolle, sur les actions qu’il détient dans une entreprise basée à Singapour et qui a des clients dans des paradis fiscaux. Qu’en avez-vous pensé ?

    « Tout le monde peut avoir des #voisins_de_paliers_peu_respectables, sans être responsable de leurs actes. Je pense juste que cette polémique a été une façon misérable de chercher à lui nuire. En ce qui me concerne, ma confiance en Eric Piolle est intacte. »

    Mais en cherchant un peu, l’affaire semble bien plus politiquement répréhensible qu’annoncé :

    Piolle et Raise Partner : les conseils du Postillon
    http://www.lepostillon.org/Piolle-et-Raise-Partner-les.html

    Une fois n’est pas coutume, Le Postillon publie un texte sur internet, entre deux numéros papier. Ce n’est pas le début d’une nouvelle mode, juste l’occasion d’apporter quelques informations supplémentaires à propos d’Éric Piolle et de Raise Partner.

    Notre dernier numéro, sorti le 26 mai 2014, révélait qu’ #Eric_Piolle était un des co-fondateurs de #Raise_Partner, une société œuvrant dans la finance. Nous ajoutions qu’il en était encore aujourd’hui actionnaire très minoritaire (moins de 0,5%), et que sa femme y travaillait toujours. Six semaines plus tard, l’UMP de l’Isère a profité de cette information, en ajoutant que Raise Partner avait des clients dans des #paradis_fiscaux, pour attaquer le maire de #Grenoble, qui s’était engagé pendant la campagne à « #boycotter les #banques qui pratiquent les paradis fiscaux ». Après plusieurs jours de polémique médiatique, on ne résiste pas à la tentation de se transformer en cabinet de conseil.

    1 - Conseil à Éric Piolle : et si vous arrêtiez de mentir ?
    Questionné sur les possibles clients de Raise Partner dans les paradis fiscaux, vous avez prétendu n’être « pas au courant » (Le Daubé, 7/07/2014). Permettez-nous de douter : ayant été actif dans la société pendant deux ans, comment auriez-vous pu ignorer que la plupart des clients de Raise Partner, sont des fonds d’investissements #Natixis, #Lyxor, #Citadel, #LODH, #TrueBeta, #Millenium ou #GLG_Partners - pour ne citer qu’eux ? Comment ignorer que toutes ces structures sont mouillées dans un tas d’histoires louches et notamment des paradis fiscaux ?

    Surtout, ce que vous ne pouvez pas méconnaître, c’est que vos actions dans Raise Partners sont maintenant dans une société domiciliée dans un paradis fiscal : Singapour. Selon le « traité d’apport de titres » que nous nous sommes procurés, vos actions appartiennent, depuis le 30 novembre 2012, à Raise Partner Pte Ltd, qui est une « société de droit singapourien dont l’adresse de correspondance se situe 70 Anson Road – 12-02 Hub Synergy Point – Singapore 079905 – SINGAPOUR, imatriculée auprès du Companies Act (Cap.50) de Singapour ». En tant qu’actionnaire, nous espérons pour vous que vous avez été « au courant » de cette « délocalisation ».

    Arrêtez donc cette ridicule défense d’esquive : admettez simplement que vous auriez dû depuis longtemps lâcher vos actions de Raise Partner. Il n’y a rien d’autre à dire, juste à joindre le geste à la parole.

    2 - Conseil aux amis d’Eric Piolle : et si vous arrêtiez de le défendre bêtement ?
    Depuis lundi, vous, « camarades » d’Éric Piolle - simples sympathisants ou militants d’ #ELLV ou du #parti_de_gauche – n’avez pas cessé de le défendre, en employant diverses tactiques et arguments plus ou moins ridicules (du style « bientôt l’UMP nous attaquera parce qu’on mange des bonbons #Haribo au conseil municipal »).
    Chers gauchistes, il n’y a rien à défendre dans Raise Partner : des entreprises comme elles devraient être vos ennemies, ni plus, ni moins. Ses clients, les fonds d’investissements cités ci-dessus, regroupent les pires requins de la finance. Le patron actuel de Raise Partner Pte Ltd est un certain #Gilbert_Gagnaire, une caricature de #capitaliste installé à Singapour pour se faire plus de fric et qui est parvenu à revendre sa précédente société à l’agence de notation #Moody’s.
    Arrêtez de croire les bobards de Piolle, qui prétend que Raise Partner ne fait qu’ « introduire de la #régulation dans les opérations financières ». En réalité, jamais il n’est question de « régulation » dans les statuts de Raise Partner. On y apprend par contre que « la société a pour objets, en France et dans tous les pays (…) de réaliser tous conseils, études et assistance en stratégie financière (...) ». En résumé, Raise Partner vend ses services à des fonds d’investissements pour les aider à faire plus d’argent. Business as usual. Il n’y a rien à défendre là-dedans, juste des arguments de plus pour se battre pour la fermeture immédiate de toutes les places boursières. Quant à la fausse naïveté de Piolle, qui prétend qu’il s’est engagé dans Raise Partner pour « changer le système de l’intérieur », j’espère qu’elle vous fait doucement rigoler. En quoi les 9000 actions du maire de Grenoble dans Raise Partner ont-t-elles fait bouger le système, même d’un iota ?
    Bien entendu, contrairement à ce que claironne l’UMP, « l’affaire Piolle » n’a rien à voir avec l’affaire Cahuzac : Piolle n’a a priori rien fait d’illégal. Participer à une société qui a des clients dans des paradis fiscaux, c’est malheureusement trop courant. Mais posséder des actions dans Raise Partner, même 0,5 %, ce n’est pas comme « aller manger une fois au Mac Do », comme se défend l’édile. C’est un choix politique.
    Au lieu de le défendre, vous devriez plutôt questionner votre mentor : pourquoi as-tu gardé ses actions, alors que tu ambitionnais d’être maire de Grenoble ? Pas très stratégique, non ? T’es con ou quoi ?

    3 - Conseil à l’ #UMP et au #PS : et si vous arrêtiez de faire les malins ?
    C’est vrai que vous nous avez bien fait rire : que les ténors de l’UMP et du PS se mettent à attaquer un adversaire politique sur le thème des paradis fiscaux, c’est un peu comme si Staline s’était indigné de l’état des prisons en France. C’est d’autant plus drôle quand on sait qu’ #Alain_Carignon, le cerveau récidiviste de l’UMP de l’Isère, habite au Maroc, qui est selon Le Nouvel Obs (23/08/2013) « un paradis fiscal pour les retraités », et que #Jérôme_Safar, le leader maximo du PS grenoblois, a bossé pour #Bouygues, qui sait également trouver ailleurs qu’en France des fiscalités avantageuses.

    Mais faites attention car vous êtes, cher militants de la droite et de la gauche molle, ici sur un terrain glissant : Raise Partner est une des réussites typiques du « modèle grenoblois » que vous célébrez à longueur de discours enflammés. C’est une #start-up qui a mis au point des « technologies innovantes » grâce à l’ « excellence grenobloise », qui les a brevetées, et qui les a vendues à travers le monde. C’est une société qui a touché des centaines de milliers d’euros d’argent public, des subventions de l’#Anvar et de #Minalogic, des #Crédits_Impôts_Recherche, des exonérations Ursaff, des aides remboursables d’#Oséo, on en passe et des meilleures, tout ça pour produire des logiciels, acheter des billets d’avions, des bureaux à New-York, Londres et #Singapour, bref pour une utilité sociale égale à zéro. Selon notre calcul, la société a touché - entre 2001 et 2010 - plus de deux millions d’euros d’argent public. Si on avait donné tout l’argent qu’on a donné à Raise Partner au Postillon, nous aussi on aurait pu embaucher quinze personnes pour glander.
    L’histoire de Raise Partner, c’est le modèle grenoblois. C’est tout ce qui fait saliver la ministre Geneviève Fioraso, le directeur du CEA de Grenoble Jean Therme, et les pontes de l’UMP, tout ce gaspillage d’argent public pour quelques emplois et beaucoup de profits privés. C’est une histoire qu’on vous racontera - peut-être - plus en détail dans le numéro 27 du Postillon, à paraître au mois de septembre.

    En lien :
    Elections de Grenoble : De quelle victoire Eric Piolle est-il le héros ?
    http://seenthis.net/messages/242471

    • Pour Mieux connaitre Raise Partner :

      In a Nutshell
      http://www.raisepartner.com/about-us/in-a-nutshell

      Raise Partner traces its origins to 2001 when a researcher into applied mathematics in aeronautics recognized similarities between automated flight control and financial portfolio optimization.

      In both contexts the mathematical challenges focus around a problem of robust optimization based upon partial information and approximate models. Aircraft self-navigation through heavy turbulence proves that effective decisions are possible in such an environment.

      Research into portfolio optimization and related financial metrics in a context of uncertain data and models is at the heart of Raise Partner’s business today, as is the concept of “robustness”. The firm has built a successful solutions and consulting business around this core expertise, differentiating itself from the traditional statistical based schools of financial engineering.

      Raise Partner’s clients are amply able to demonstrate the value of proactive and robust risk management, benefitting from early systemic risk detection, dynamic and extreme risk analysis and the resultant positive impact into investment decision making. The firm has worked with G10 governments, sovereign funds, hedge funds, investment banks and asset managers.

      Raise Partner solutions and consulting services include:

      – Portfolio risk/return optimisation under N constraints for ex-ante/pre-trade risk analysis and re-diversification (including drawdown minimisation)
      – Robust conditional VaR measures for cross asset class portfolios
      – Intelligent hedging overlays for illiquid portfolios and reduced hedging costs
      – Fund scanning: robust decomposition and/or replication to identify systemic risk
      – Patented bespoke correlation matrix service
      – Robust dynamic beta estimation and risk model calibration

      What we do
      http://www.raisepartner.com/about-us/mission-statement

      We provide risk analytics and robust portfolio optimizers, risk indices and actively managed indices, implementation services and research.

      We deliver to our clients a patented expertise in interdependencies modeling (global risk detection) and robust optimization (safe decisions).

      Raise Partner is serving investment managers (chief investment officer, strategist, chief economist), portfolio managers, portfolio risk analysts and risk managers within Hedge Funds, Asset Managers, Private Wealth Managers, e- Brokerage firms or Corporate & Investment banking.

      What is robust optimization?

      The following slide deck describes the major principles of robust optimization.
      http://www.raisepartner.com/rp-downloads/rp-what-we-do/Optimisation-Portefeuille-Robuste.pdf#view=fit