• COMMENT L’ÉTAT JETTE LES MINEURS ÉTRANGERS À LA RUE

    Enquête sur le #Demie, ce dispositif de la mairie de #Paris, géré par la #Croix-Rouge, dont le but est d’évaluer la #minorité des jeunes étrangers. Nous avons exposé comment fonctionne l’#évaluation, en y infiltrant un journaliste, et essayé de comprendre pourquoi autant de mineurs se retrouvent à la rue dans la capitale.

    https://www.youtube.com/watch?v=49Rn8s3YXk0&feature=youtu.be


    #âge #asile #migrations #réfugiés #France #SDF #sans-abris #MNA #mineurs_non_accompagnés #vidéo

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  • La rentrée scolaire des oubliés dans le #camion-école de l’#Aset_93

    Si la majorité des enfants ont pu faire leur rentrée scolaire le 2 septembre dernier, tous n’ont pas eu cette chance. En effet, aujourd’hui en France, on estime que près de 100 000 enfants sont encore privés de ce droit à l’éducation. Enfants des bidonvilles, de squats ou des hôtels sociaux, mineurs isolés étrangers ou enfants « du voyage ». Ce sont les oubliés de la rentrée scolaire. Pour lutter contre cette inégalité, des associations tentent de les remettre sur le chemin de l’école. Aset 93 est l’une d’entre elles. Grâce à son camion-école, qui sillonne le département de #Seine-Saint-Denis, elle propose aux enfants déscolarisés une mission temporaire d’enseignement. Lucie Bouteloup a pu assister à leur rentrée. C’était mardi dernier aux portes de Paris.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/19769/la-rentree-scolaire-des-oublies-dans-le-camion-ecole-de-l-aset-93

    #déscolarisation #asile #migrations #réfugiés #MNA #mineurs_non_accompagnés #France #école #droit_à_l'école

  • Au Sahel, le calvaire des enfants dits «djihadistes»
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220919/au-sahel-le-calvaire-des-enfants-dits-djihadistes

    De nombreux mineurs font indirectement les frais de la lutte antiterroriste menée par les États de la zone sahélienne avec le soutien des pays occidentaux. Au Nigeria, notamment, l’armée détient, selon HRW, des milliers d’enfants dans des conditions inhumaines en raison de leur appartenance présumée à Boko Haram. Au Tchad, au Mali et au Niger, ils ne seraient pas violentés, mais sont traités comme des adultes.

    #International #mineurs,_Sahel,_Tchad,_Mali,_Nigeria,_Boko_Haram,_Djihad

  • Majeur ou mineur ? D’un département à l’autre, la #roulette_russe pour les jeunes migrants

    Ils étaient pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, hébergés et en voie d’intégration. Mais en changeant de département, une formalité en théorie, un nombre croissant de mineurs isolés étrangers ont été réexaminés et déclarés majeurs. Le début d’une fulgurante descente aux enfers.

    Casquette verte, visage juvénile, Lassana* a le regard qui se perd en repensant à la convocation du département des Yvelines, il y a quelques mois : « On m’a dit de venir avec mes bagages, j’ai compris tout de suite que c’était fini. »

    Le Malien, arrivé quelques semaines plus tôt à Paris, y avait été déterminé mineur. Il a ensuite, comme cela arrive pour des milliers de mineurs non accompagnés (MNA), été confié à un autre département pour être pris en charge.

    Une fois dans les Yvelines, Lassana est convoqué à la préfecture pour une réévaluation. Lui jure avoir 16 ans, être passé par l’Espagne. Mais ses empreintes l’identifient comme un majeur contrôlé en Italie.

    Le couperet tombe aussitôt : sa prise en charge s’achève. Il se retrouve à la rue où il dort désormais sous une tente, près des campements de migrants du nord-est parisien.

    Ces réexamens, rarissimes il y a quelques mois encore, explosent ces dernières semaines, concomitamment à l’application progressive depuis fin janvier du décret ouvrant l’utilisation du fichier biométrique. Ce dernier permet, par exemple, aux préfectures de comparer les empreintes avec celles du fichier Visabio des visas et des ressortissants étrangers.

    Si les réévaluations sont légales, elles doivent rester exceptionnelles et se limiter aux cas où « la première évaluation est manifestement insuffisante », rappelle le ministère de la Justice.

    Or, dénoncent associations et défenseurs des droits fondamentaux, nombre de départements exploitent à l’excès cette zone grise pour évincer des MNA d’une prise en charge évaluée à 2 milliards d’euros par an.
    « Complètement fou »

    « Certains départements réexaminent systématiquement, ce qui n’est pas normal », peste Corinne Torre, responsable France chez Médecins sans frontières, qui a ouvert un centre dédié aux MNA en Seine-Saint-Denis.

    Pour elle, ces jeunes se retrouvent dans des « situations kafkaïennes » après des évaluations lors desquelles « on fait tout pour prouver leur majorité ». C’est pourquoi l’ONG propose une assistance juridique qui a permis à 55 % des MNA suivis de retrouver leur minorité après recours devant le juge des enfants. Plusieurs centaines de saisines sont en cours, précise Corinne Torre.

    Le recours au fichier biométrique pose par ailleurs un problème fondamental : « Visabio peut contenir des jeunes vraiment mineurs mais qui se sont déclarés majeurs pour obtenir leur visa » dans le pays d’origine, soupire Dominique Versini, adjointe à la maire de Paris en charge des questions migratoires.

    Paris, comme plusieurs autres départements, a décidé de ne pas appliquer ce décret pour des questions morales, souligne-t-elle. « Certains départements vont contester l’évaluation qui a pourtant été validée par le parquet de Paris. C’est complètement fou. »

    Une situation tellement « ubuesque » que Perrine Goulet, rapporteuse d’une mission d’information sur l’aide sociale à l’enfance, a demandé une nouvelle mission. « Le problème », fulmine la députée LREM de la Nièvre, « c’est qu’on a une évaluation complètement différente d’un département à l’autre. Certains départements ont même mis en place des cellules qui ne s’occupent que des réexamens des MNA ».

    La conséquence, rapporte-t-elle, « c’est une chute des déclarations de minorité ».

    S’il n’existe aucune statistique publique sur les réexamens chez les 41.000 MNA, leur changement de département, lui, dépend d’une « clé de répartition » établie par le ministère de la Justice et fondée principalement sur des critères démographiques. Ainsi, pour l’année 2019, la Creuse doit en accueillir 0,14 %, les Yvelines 2,63 %.
    « Guide de bonnes pratiques »

    C’est justement vers Versailles que Djibril* a été renvoyé le 10 janvier après avoir été reconnu mineur fin 2018 à Tours. Deux semaines après son arrivée dans les Yvelines, le jeune Guinéen se soumet à un test osseux, procédé controversé auquel certains juges ont toujours recours.

    Le verdict tombe le 18 février, alors qu’il regagnait sa chambre : « Le gérant de l’hôtel m’a dit : +Désolé, ta prise en charge est terminée+ », se souvient le Guinéen, qui affirme avoir 16 ans.

    Recueilli par le Secours Catholique, Djibril a saisi le juge et n’a pas connu la rue, mais en a perdu le sommeil : « Ce jour-là j’ai pleuré toute la nuit. Je ne peux pas l’accepter, ça fait partie de mon identité ! ».

    La Direction de la protection judiciaire de la jeunesse reconnaît avoir connaissance des difficultés et affirme que, d’ici la fin de l’année, « un guide de bonnes pratiques » sera publié afin de « réduire les contestations d’évaluations ».

    Pas du goût de l’Assemblée des départements (ADF), qui estime que la gestion des jeunes étrangers « est une mission régalienne » et qu’il revient à l’Etat d’en assumer la charge. « Ce n’est pas le métier des départements de contrôler les papiers » ni d’évaluer la minorité, y affirme-t-on.

    De retour d’une distribution alimentaire, Lassana, dont la mésaventure s’est ébruitée jusqu’au Mali, a reçu un message de sa mère, avant de s’engouffrer dans sa tente : « Reste en France. Ce qu’il y a ici est pire que la galère que tu vis là-bas ».
    *Le prénom a été changé

    https://www.lepoint.fr/societe/majeur-ou-mineur-d-un-departement-a-l-autre-la-roulette-russe-pour-les-jeune
    #âge #arbitraire #enfants #enfance #mineurs #majeurs #inégalités #France #MNA #mineurs_non_accompagnés
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  • Unaccompanied minors, symbols of a policy of mistreatment

    Young foreign nationals continue to arrive unaccompanied in France and for some, recognition of their minority status can be an arduous process. Médecins Sans Frontières has released a report, Unaccompanied minors: symbols of a policy of mistreatment, based on our experience with vulnerable adolescents at our day centre in Paris. While the full report is available for download in French, the executive summary has been translated into English and is available below.
    Executive summary

    More and more young foreign nationals continue to arrive unaccompanied in France. The majority are from Mali, Guinea, Côte d’Ivoire or Afghanistan. In 2017, the Ministry of Justice’s Unaccompanied Minors Department put their number at 14,908, up from 8,054 the previous year.

    For some adolescents, obtaining recognition of their minority status can be a long and gruelling process. As minors with no family in France, they have to turn to France’s départements to be placed in the care of Child Protection services.

    Increasingly often, Départements refuse to take responsibility for these young people whose minority they dispute, forcing them to sleep rough with access to neither child nor adult reception centres. “Neither nors”, i.e. neither minors nor adults, has become a fitting label for these youngsters.

    Young people can initiate court proceedings to obtain recognition as minors and the protection this status affords them, but the process is lengthy and complex. For the thousands of adolescents finding themselves in this situation, the legal process for securing access to accommodation and health care is a veritable obstacle course.

    In the name of the principle of the best interests of the child, the law requires France to protect such young people and provide them accommodation, health care and education until such time as the process is concluded. However, this is far from the case.

    In December 2017, prompted by the distress and vulnerability of these young people, Médecins Sans Frontières (MSF) opened a programme in north Paris suburb Pantin to offer them a comprehensive range of support services ─ nursing care, mental health support and social and legal assistance. The figures presented in our report are derived from the assistance provided to 787 minors from when the programme first opened on 5 December 2017 to 31 December 2018.

    Unaccompanied and extremely vulnerable minors

    They may have encountered violence in their countries of origin (war, armed conflict, domestic violence), during their journeys (kidnapping, arbitrary detention, torture, traumatising sea crossings, death of a friend or relative), or in the environment young people in distress face when they get to France (forced to sleep rough in inhumane and degrading conditions, psychological trauma caused by the unremitting scepticism they are subjected to when recounting their journeys, to name but a few).

    Eighty-seven per cent of the young people interviewed by the MSF nursing team said they had experienced violence, torture or abuse during their journeys.

    Young people attending minority assessments in France are given no access to medical check-ups, vaccinations or screening services.

    Only those recognised as minors after assessments and placed in the care of Child Protection Services are given access to medical care provided by universal health protection. Young unaccompanied foreign nationals not recognised as minors can only claim State Medical Assistance, which is reserved solely for undocumented adults. Obtaining entitlement of their rights is an uphill struggle for young people who often sleep rough and therefore cannot produce proof of a fixed address.

    Thirty-four per cent of the patients who attended MSF’s mental health unit were suffering from psychotraumatic stress disorders requiring immediate treatment.

    The medical care available to young unaccompanied foreigners is arbitrary and varies from one health facility to the next ─ sometimes they’re treated as minors, and others as adults.

    Fifty-one per cent of the adolescents assisted by MSF were sleeping rough at the time of their first visit to the centre.

    For the most part, legally-recognised organisations, such as socio-medical centres, health centres for people in difficulty and entities that provide addresses, are unable to cope with demand, and their staff do not have the necessary training to be able to assist such a specific, and particularly vulnerable, population. And, when serious illness is diagnosed, obtaining a referral to specialist services can be problematic. The lack of effective coordination of the care pathway can result in a denial of care.
    An inadequate system for protecting unaccompanied minors

    Minority assessments conducted by départements are not standardised at national level and numbers vary substantially from one to another. The requirement to provide unconditional, immediate temporary accommodation for a minimum of five days during the assessment process is often unmet, which condemns vulnerable young people to sleeping on the streets.

    Interviews are often conducted hastily (in the case of 40 per cent of the young people, they lasted less than 30 minutes) and sometimes without the presence of an interpreter. Assessments can be rejected on the grounds that a young person “clearly looks like an adult” (10 per cent of the young people).

    Any at-risk minor can go to court to obtain protection, and in the case of unaccompanied minors, this protection means being placed in the care of Child Protection Services. But for unaccompanied youngsters who understand neither the French language nor the intricacies of the legal system, going to court is a complex process necessitating the assistance of an association.

    It can take a long time, and some young people, who in the interim have neither accommodation nor protection, give up along the way. Additionally, a lack of identity documents can be a barrier to the legal process, with some judges ruling they have no jurisdiction to hear the cases of minors not in the possession of identity documents (11 per cent of rulings).

    Nevertheless, recourse to the courts is essential to protect young people départements refuse ─ wrongly ─ to place in the care of Child Protection Services. In a clear illustration of the shortcomings of the assessment process, 55 per cent of the young people MSF assisted were placed in the care of Child Protection Services, and half of those who applied to the courts benefited from a temporary placement order that enabled them to be provided accommodation while awaiting the court’s decision.

    Identity documents are essential to corroborating the age of unaccompanied minors. However, judges and officers conducting assessments often cast doubt on their authenticity and call on the national fraud agency to analyse them. Its conclusions are not always reliable because of insufficient knowledge of the laws and practices of the countries that issued them.

    https://www.msf.org/unaccompanied-minors-symbols-policy-mistreatment-france-migration
    #rapport #MNA #mineurs_non_accompagnés #Paris #France
    ping @karine4 @isskein

  • Διαμαρτυρία ανηλίκων στη Μόρια

    Oλοένα και αυξάνεται η πίεση στο καζάνι της Μόριας. Μόλις μία μέρα μετά την αναχώρηση σχεδόν 1.500 προσφύγων από το ΚΥΤ, μια μίνι εξέγερση των ανήλικων εγκλωβισμένων ήρθε να υπενθυμίσει ότι η κατάσταση συνεχίζει να είναι απελπιστική. Και θα συνεχίσει, όσο σε έναν χώρο που είναι φτιαγμένος για 3.000 ανθρώπους στοιβάζονται αυτή τη στιγμή πάνω από 9.400 ψυχές, εκ των οποίων οι 750 είναι ανήλικοι.

    Μερίδα αυτών των ανηλίκων και ειδικότερα των νεοεισερχομένων ήταν αυτή που ξεκίνησε τη χθεσινή διαμαρτυρία, ζητώντας την άμεση αναχώρησή τους από τη Λέσβο ή έστω τη μεταφορά τους σε ξενοδοχεία, αφού από τη μέρα που πάτησαν το πόδι τους στο ΚΥΤ είναι υποχρεωμένοι να ζουν όλοι μαζί στοιβαγμένοι σε μια μεγάλη σκηνή που έχει στηθεί στον χώρο της Πρώτης Υποδοχής και η οποία μέχρι πρόσφατα έπαιζε τον ρόλο της ρεσεψιόν για όλους τους νεοαφιχθέντες, αλλά πλέον έχει μετατραπεί σε χώρο προσωρινής διαμονής ανηλίκων, έως ότου δοθεί κάποια λύση.

    Η ένταση ξεκίνησε το μεσημέρι της Τετάρτης, όταν ομάδα ανηλίκων έσπασε την πόρτα της σκηνής και ορισμένοι επιχείρησαν να βάλουν φωτιά σε κάδους απορριμμάτων. Παράλληλα, άλλη ομάδα από τους 300 ανήλικους που βρίσκονται στην τέντα κινήθηκε προς την έξοδο και μπλόκαρε τον δρόμο έξω από την πύλη, φωνάζοντας συνθήματα όπως Athens-Athens και Hotel-Hotel, θέλοντας έτσι να κάνουν κατανοητά τα αιτήματά τους.

    Σύντομα, στον χώρο επενέβη η Αστυνομία, που απώθησε με δακρυγόνα τους ανήλικους, και όταν η κατάσταση ηρέμησε ξεκίνησαν κάποιες διαπραγματεύσεις μεταξύ των δύο πλευρών, χωρίς να καταγραφούν μέχρι αυτή την ώρα συλλήψεις ή τραυματισμοί.

    Παρών στη Μόρια κατά τη διάρκεια των επεισοδίων ήταν και ο ύπατος αρμοστής της UNHR, Φίλιπ Λεκλέρκ, που έφθασε στη Μυτιλήνη προκειμένου να έχει προσωπική εικόνα της κατάστασης που έχει δημιουργηθεί, αλλά και για να συμμετάσχει σε σύσκεψη όλων των δημάρχων του Βορείου Αιγαίου που πραγματοποιήθηκε υπό τον νέο περιφερειάρχη, Κώστα Μουτζούρη.
    Ακροδεξιά λογική Μουτζούρη και δημάρχων

    Σε αυτήν, κυριολεκτικά επικράτησε η ακροδεξιά λογική, με τους συμμετέχοντες να καταλήγουν σε ένα πλαίσιο που βρίθει ξενοφοβικών και ρατσιστικών στερεοτύπων. Στην τετράωρη σύσκεψη -και με τη συμμετοχή των περιφερειακών διευθυντών Αστυνομίας και Λιμενικού-, οι δήμαρχοι με τον περιφερειάρχη κατέληξαν ομόφωνα σε ένα κείμενο με αιτήματα που θα αποσταλεί στο υπουργείο Προστασίας του Πολίτη, όπου θα ζητούν την εφαρμογή όσων υποσχόταν προεκλογικά η Ν.Δ. Αναλυτικά οι αυτοδιοικητικοί ζητούν :

    ● Να μη δημιουργηθεί καμία νέα δομή για πρόσφυγες και μετανάστες στα νησιά της περιφέρειας.

    ● Την άμεση μεταφορά των υφισταμένων δομών εκτός των αστικών ιστών και την οριστική διακοπή λειτουργίας των ΚΥΤ της Σάμου, της Μόριας και της ΒΙΑΛ στη Χίο.

    ● Την αναλογική διασπορά των προσφύγων στο σύνολο της χώρας, με άμεση αποσυμφόρηση των νησιών και μαζικές επιστροφές στην Τουρκία, στο πλαίσιο της κοινής δήλωσης Ε.Ε. – Τουρκίας, ώστε η σημερινή αναλογία του 1:7 (μετανάστες προς γηγενείς) των νησιών να μειωθεί στο 1:170 της ηπειρωτικής χώρας.

    ● Την άμεση και πλήρη αποζημίωση των κατοίκων που έχουν υποστεί καταπάτηση και ζημιές στο φυτικό και ζωικό κεφάλαιο από τους πρόσφυγες και μετανάστες.

    ● Την άμεση καταγραφή και τον έλεγχο των ΜΚΟ που δραστηριοποιούνται στην περιφέρεια.

    ● Την αποτελεσματική φύλαξη των θαλάσσιων συνόρων και την άμεση υλοποίηση των προεκλογικών δεσμεύσεων της κυβέρνησης και των πρόσφατων αποφάσεων του ΚΥΣΕΑ.

    ● Τη στήριξη των εμπλεκόμενων δημόσιων υπηρεσιών και πρωτίστως του Λιμενικού Σώματος, της ΕΛ.ΑΣ. και των ενόπλων δυνάμεων για την καθοριστική συμβολή τους στην αντιμετώπιση του προβλήματος και την απαίτηση για άμεση ενίσχυσή τους με προσωπικό και μέσα.


    https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/209598_diamartyria-anilikon-sti-moria

    Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, reçu le 05.09.2019 :

    Le reportage du quotidien grec Efimerida tôn Syntaktôn donne plus des précisions sur les incidents qui ont éclaté hier mercredi au hot-spot de Moria à Lesbos. Il s’agissait d’une mini-révolte des mineurs bloqués sur l’île, qui demandaient d’être transférés à Athènes ou du moins d’être logés à l’hôtel. Même après le transfert 1.500 personnes au continent, il y a actuellement à Moria 9.400 personnes dont 750 mineurs pour une capacité d’accueil de 3.000. Les mineurs qui arrivent depuis quelques jours sont entassés dans une grande #tente qui servait jusqu’à maintenant de lieu de Premier Accueil, une sorte de réception-desk pour tous les arrivants, qui s’est transformé en gîte provisoire pour 300 mineurs. Hier,vers midi, un groupe de mineurs ont cassé la porte de la tente et ont essayé de mettre le feu à des poubelles, tandis qu’un deuxième groupe de mineurs avait bloqué la route vers la porte du camp en criant Athens-Athens et Hotel-Hotel, faisant ainsi comprendre qu’ils réclament leur transfert à Athènes ou à défaut à des chambres d’hôtel. La police est intervenue en lançant de gaz lacrymogènes, et une fois le calme répandu ; des pourparlers se sont engagés avec les deux groupes. Il n’y a pas eu ni arrestations ni blessés.

    En même temps la situation est encore plus désespérante au hot-spot de Samos où pour une capacité d’accueil de 648 personnes y sont actuellement entassées presque 5.000 dans des conditions de vie inimaginables. Voir le tableau édité par le Ministère de Protection du Citoyen (alias de l’Ordre Public) (https://infocrisis.gov.gr/5869/national-situational-picture-regarding-the-islands-at-eastern-aegean-sea-4-9-2019/?lang=en)

    #Moria #Lesbos #Lesvos #migrations #asile #réfugiés #camps_de_réfugiés #Grèce #hotspot #révolte #résistance #mineurs #MNA #enfants #enfance #violence

    • Διαμαρτυρία εκατοντάδων ανηλίκων για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης στη Μόρια

      Ένταση επικράτησε το μεσημέρι της Τετάρτης στο Κέντρο Υποδοχής και Ταυτοποίησης Προσφύγων στην Μόρια, καθώς περίπου 300 ανήλικοι πρόσφυγες και μετανάστες διαμαρτυρήθηκαν για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης στο κέντρο, που έχουν γίνει ακόμα χειρότερες τις τελευταίες μέρες λόγω της άφιξης εκατοντάδων νέων ανθρώπων.

      Όπως αναφέρουν πληροφορίες της ιστοσελίδας stonisi.gr, περίπου 300 ανήλικοι πρόσφυγες και μετανάστες προχώρησαν σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από το κέντρο της Μόριας, θέλοντας να διαμαρτυρηθούν για τις απάνθρωπες συνθήκες διαβίωσης.

      Οι ίδιες πληροφορίες αναφέρουν ότι πάρθηκε απόφαση να εκκενωθεί η πτέρυγα των ανηλίκων ενώ έγινε και περιορισμένη χρήση χημικών από την αστυνομία. Σημειώνεται ότι τη Δευτέρα έφτασαν στο νησί εκατοντάδες άνθρωποι, που πλέον κατευθύνθηκαν σε δομές της Βόρειας Ελλάδας, όπου είναι ήδη αδύνατη η στέγαση περισσότερων ανθρώπων.

      https://thepressproject.gr/diamartyria-ekatontadon-anilikon-gia-tis-apanthropes-synthikes-diavi

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      Avec ce commentaire de Vicky Skoumbi (05.09.2019) :

      Des centaines de mineurs protestent contre les conditions de vie inhumaines en Moria
      La tension a monté d’un cran mercredi à midi au centre de réception et d’identification des réfugiés de Moria. Environ 300 réfugiés et immigrants ont protesté contre les conditions de vie inhumaines dans le centre, qui se sont encore aggravées ces derniers jours avec l’arrivée de centaines de personnes.

      Selon des informations du site Internet stonisi.gr , quelque 300 réfugiés et migrants mineurs se sont rassemblés hors du centre de la Moria, dans le but de protester contre ces conditions de vie inhumaines.

      La même source d’’information indique qu’une décision a été prise d’évacuer l’aile des mineurs tandis que la police a fait un usage moderé de gaz chimiques. Il est à noter que lundi, des centaines de personnes sont arrivées sur l’île, se dirigeant maintenant vers des structures situées dans le nord de la Grèce, où il est déjà impossible d’accueillir plus de personnes.

  • France : Des enfants migrants privés de protection
    Human Rights Watch

    Le rapport de 80 pages, intitulé « ‘Ça dépend de leur humeur’ : Traitement des enfants migrants non accompagnés dans les Hautes-#Alpes », montre que les évaluateurs, dont le travail consiste à certifier la minorité d’un enfant, c’est-à-dire qu’il a moins de 18 ans, ne se conforment pas aux normes internationales. Human Rights Watch a constaté que les évaluateurs utilisent diverses justifications pour refuser d’octroyer une protection aux enfants, telles que des erreurs minimes de dates, une réticence à aborder dans le détail des expériences particulièrement traumatisantes, des objectifs de vie jugées irréalistes, ou encore le fait d’avoir travaillé dans le pays d’origine ou au cours du parcours migratoire.



    Vidéo https://www.hrw.org/fr/news/2019/09/05/france-des-enfants-migrants-prives-de-protection
    et rapport https://www.hrw.org/fr/report/2019/09/05/ca-depend-de-leur-humeur/traitement-des-enfants-migrants-non-accompagnes-dans-les
    #mineurs #MNA #frontière #refoulement #France #Italie #âge #réfugiés #asile #migrations #frontière_sud-alpine

    ping @cdb_77 @cede @isskein

    • Hautes-Alpes : HRW pointe des violations des droits des enfants migrants

      L’ONG Human Rights Watch publie ce jeudi 5 septembre un rapport sur la situation des mineurs migrants non accompagnés dans le département des #Hautes-Alpes, à la frontière franco-italienne. Basé sur une enquête auprès d’une soixantaine d’enfants et adolescents, essentiellement originaires de l’Afrique de l’Ouest, ce rapport dénonce de multiples violations aussi bien du droit français que des normes internationales de protection des #droits_des_enfants.

      Ils ont entre 15 et 18 ans. Victimes d’abus dans leurs pays d’origine, ils ont traversé la Méditerranée pour chercher refuge en Europe. Mal accueillis en Italie, ils tentent de passer en France, au risque d’être refoulés par la police aux frontières.

      « D’après ce que les enfants que nous avons interviewé nous ont raconté, quand il y a des renvois, ils sont souvent arbitraires et reposent souvent sur le bon vouloir d’un ou des agents. La conséquence, c’est que de nombreux enfants -pour éviter une interpellation- passent la frontière à travers la montagne dans des conditions extrêmement difficiles », explique Bénédicte Jeannerod de Human Rights Watch (HRW).

      Et quand ils arrivent à passer en France, ils ne sont pas au bout de leurs obstacles. La reconnaissance de la #minorité leur est souvent refusée. « Les procédures, telles qu’elles sont mises en oeuvre dans le département des Hautes-Alpes, sont extrêmement défectueuses, souligne encore Bénédicte Jeannerod. Par exemple, dans son entretien d’évaluation, l’enfant va être accusé de mentir ; ou alors il va donner beaucoup de détails sur son parcours et on va lui dire que c’est un signe de (sa) majorité... Tous les éléments donnés par l’enfant sont retournés contre lui et aboutissent à des rejets de minorité #arbitraire. »

      Human Rights Watch rappelle que la France a l’obligation de protéger tout migrant mineur et de lui assurer l’accès à l’hébergement, à l’éducation et à la santé.

      Les personnes aidant les migrants également ciblées

      HRW dénonce aussi le harcèlement policier à l’encontre des bénévoles humanitaires qui participent aux opérations de recherches et de sauvetages des migrants en montagne. « Ce ne sont pas des associations en particulier, ce sont vraiment les personnes qui mènent ce travail d’assistance et de secours en montagne et qui subissent des contrôles d’identité injustifiés, qui sont poursuivies par la justice ou alors qui vont voir leur véhicule fouillé de manière abusive », poursuit Bénédicte Jeannerod.

      Ce sont des #pratiques_policières qui dissuadent ces opérations qui peuvent être des opérations vitales et qui s’opposent à la dernière décision du Conseil constitutionnel qui considère « qu’une aide apportée à des migrants, même en situation irrégulière, ne peut pas être criminalisée ou sanctionnée tant que cette aide s’effectue dans un objectif humanitaire et qu’elle ne bénéficie pas de contrepartie. »

      Le Conseil constitutionnel a consacré l’an passé la valeur constitutionnelle du « principe de fraternité » en réponse précisément à une requête de plusieurs associations et particuliers dont Cédric Herrou, un agriculteur devenu le symbole de la défense des migrants de la vallée de la Roya (Alpes Maritimes), l’un des principaux points de passage des migrants arrivés en Europe par l’Italie.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/19312/hautes-alpes-hrw-pointe-des-violations-des-droits-des-enfants-migrants

      https://www.youtube.com/watch?v=lVQjCoUTzPs


      #frontières #enfants #enfance #PAF #solidarité #délit_de_solidarité #maraudes_solidaires

      Le rapport en pdf:
      https://www.hrw.org/sites/default/files/report_pdf/france0919fr_web.pdf

    • Les militants promigrants dans les Hautes-Alpes harcelés par la police, selon HRW

      Contrôles d’identité, contraventions pour un prétexte fallacieux… Human Rights Watch déplore, dans un rapport, les manœuvres des forces de l’ordre pour « entraver les activités humanitaires ».

      « #Harcèlement » et « #intimidation », tels sont les outils de la police française pour « entraver les activités humanitaires » des militants venant en aide aux migrants à la frontière franco-italienne, affirme, dans un rapport publié jeudi 5 septembre, l’organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW).

      La publication, qui intervient une semaine après la condamnation de trois dirigeants de l’organisation d’extrême droite Génération identitaire pour une opération menée dans cette même région en 2018, documente également les refoulements de « mineurs non accompagnés » vers l’Italie.

      Lors de leurs maraudes, les bénévoles et militants associatifs sont régulièrement ciblés par des contrôles d’identité « abusifs », souligne le rapport, qui se focalise sur la situation dans les Hautes-Alpes.

      « Dans de nombreux cas, la police semble recourir à ces procédures de façon sélective, à des fins d’intimidation et de harcèlement ou pour entraver les activités humanitaires », poursuit l’ONG de défense des droits humains qui réclame une enquête sur ces pratiques. L’objectif, « c’est de leur mettre des bâtons dans les roues » et de « gêner leurs actions », résume pour l’Agence France-Presse (AFP) Bénédicte Jeannerod, directrice France chez HRW.
      « Le délit de solidarité continue d’être utilisé »

      « Systématiquement, lorsqu’on part en maraude à Montgenèvre [commune limitrophe de l’Italie], il y a des contrôles (…), souvent plusieurs fois dans la soirée », raconte un bénévole cité dans le rapport, qui porte sur une enquête menée entre janvier et juillet 2019.

      Contraventions pour un balai d’essuie-glace défectueux, une absence d’autocollant signalant des pneus cloutés… « Le délit de solidarité continue d’être utilisé », déplore Mme Jeannerod.

      Même si le pic de la crise migratoire est passé, en matière de flux, « la pression sur les militants continue de s’accentuer », confirme Laure Palun, codirectrice de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui a publié en début d’année un rapport sur la situation à la frontière franco-italienne.

      Légalement, l’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers en France est passible d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. En juillet 2018, le Conseil constitutionnel a jugé qu’un acte « humanitaire » ne pouvait pas faire l’objet de sanctions, sauf s’il est effectué dans le cadre d’une aide à l’entrée sur le territoire.

      Malgré cette décision, des poursuites continuent d’être engagées contre des personnes soutenant des migrants, déplore encore Human Rights Watch.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/09/05/les-militants-pro-migrants-dans-les-hautes-alpes-harceles-par-la-police-selo
      #mineurs_non_accompagnés

  • Opinion | Fermer l’Etoile ? Pour le remplacer par quoi ?
    https://asile.ch/2019/09/03/opinion-fermer-letoile-pour-le-remplacer-par-quoi

    « L’idéal consisterait à éviter une trop grande concentration de jeunes dans un même lieu et de privilégier des plus petits foyers pouvant accueillir au maximum 40-50 jeunes », expliquait en mars 2017 déjà le Conseil d’État genevois dans le cadre du 3e rapport d’une « Task force » interdépartementale sur l’accueil des RMNA à Genève. Très critique sur […]

  • À #Grenoble, le quotidien de Moussa, mineur non accompagné

    Ils s’appellent Aliou, Mohammed, Moussa, Ahmed, Fodé… À Grenoble, ils sont plus de 2 000 jeunes, d’origine africaine, à se déclarer mineurs et isolés, mais tous ne sont pas reconnus comme tels par le Département.

    Ces “MNA” (“mineurs non accompagnés”) affrontent le #quotidien sans promesse d’avenir, accompagnés par le tissu associatif grenoblois.

    Sans celui-ci, ils seraient encore plus nombreux à la rue, privés de soins et de nourriture. Nous avons suivi le quotidien d’un de ces jeunes, désemparé par tant de difficultés, mais guidé par son désir d’être scolarisé.

    15 février 2019 - La rencontre

    14h10 : Moussa est assis, les bras enlacés, la tête reposant contre le mur. Emmitouflé dans son anorak rouge des jours de pluie, le jeune homme a le regard perdu. Parfois il s’échappe complètement. Mais il répond, avec un grand sourire, à tous les “bonjour” lancés par les bénévoles, au premier étage des locaux du Secours Catholique à Grenoble.

    Son regard croise le mien – assise sur la table d’en face –, sans sourire. Repart et puis revient. Un sourire. J’engage le dialogue : « Ça va, aujourd’hui ? – Ça va. Mais j’ai la migraine. » Moussa semble connaître tout le monde. Il serre des mains, échange des salutations dans une autre langue avec de jeunes hommes originaires d’Afrique. Il reste assis pendant que d’autres s’agitent, se servent du thé et du café ; c’est le rituel de la permanence de l’association le vendredi après-midi.

    « Tu viens souvent ici ? – Depuis environ deux mois. » Depuis le 26 décembre 2018, très exactement. J’apprends qu’il est guinéen. Contrairement à beaucoup d’autres jeunes venus chercher un logement pour le soir même avec l’aide des bénévoles, Moussa aspire surtout à prendre un moment de calme, dans ce lieu où il a des repères.

    Il fait partie des “chanceux” à disposer d’un point de chute pour plusieurs semaines : un gymnase a été ouvert pour la trêve hivernale quelques jours plus tôt, à Échirolles, grande agglomération de la banlieue grenobloise. La rencontre est brève, Moussa n’est décidément pas bien aujourd’hui. Je souhaite le revoir. « On s’appelle, je te donne mon numéro », conclut-il, mettant fin à la conversation.

    Quelques jours plus tard, nous nous retrouvons dans la rue Sergent-Bobillot, où est situé le Secours Catholique. Je rencontre Moussa tel que je le verrai souvent par la suite : souriant, l’air malicieux, les mains dans les poches, l’allure vigoureuse du haut de son 1m90.

    Il explique qu’il marche beaucoup dans la ville. « Je suis même allé là, tu vois ? » Le bras tendu, il désigne la Bastille, lieu touristique par excellence de la capitale des Alpes, qui domine la ville. « J’y suis allé à pied, pas dans les bulles, ça fait trop peur !

    À Grenoble, ils sont nombreux, comme lui, à tuer le temps. L’expression "MNA", mineur non accompagné, a remplacé en mars 2016 celle de “mineur isolé étranger”, sous l’impulsion du garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, afin d’être en adéquation avec la directive européenne qui met l’accent sur la protection de l’enfance plutôt que sur le pays d’origine. En effet, les mineurs étrangers ne sont pas soumis aux règles de séjour des étrangers mais relèvent de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), qui est une compétence départementale. Dans l’Isère, le nombre de jeunes se déclarant mineurs et isolés s’élèverait à 2 200 fin 2018, un chiffre multiplié par dix en trois ans. « L’Isère est un département très, très impacté. C’est le plus touché de la région Auvergne-Rhône-Alpes avec la métropole de Lyon. Il se situe juste après le Grand Paris », précise Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du conseil départemental en charge des affaires familiales et de la protection de l’enfance. Les raisons en sont difficiles à cerner : elles sont géographiques, liées à des réseaux de passeurs ou aux différentes communautés qui s’y rejoignent… 93 % des MNA arrivant à Grenoble sont originaires d’Afrique, dont 82 % de Guinée, du Mali et de Côte d’Ivoire (la moyenne nationale étant établie à 71 % de MNA originaires d’Afrique).

    18 février 2019 – Raconter son parcours

    Un écouteur dans l’oreille, Moussa est en grande discussion. Nous nous sommes donné rendez-vous à la gare de Grenoble. Dans le hall, il a trouvé du wifi pour appeler son cousin, à New York. Ce dernier a également quitté la Guinée, il y a quelques années. À la gare, les voyageurs peuvent croiser des jeunes en petits groupes.

    Plus pour longtemps. « Hier, la police nous a demandé de sortir du hall, on n’a plus le droit de rester si on n’a pas de ticket de transport », annonce Moussa. Dans le hall, une inscription fraîche sur le sol interdit en effet désormais de s’asseoir sur les sièges “sans titre de transport”.

    Le regard du jeune homme se perd à nouveau, son visage si souriant d’ordinaire s’assombrit : « J’ai dormi deux nuits ici à mon arrivée à Grenoble », confie-t-il. Puis sans prévenir, à l’entrée de la gare, au milieu de la foule, Moussa se livre : « Je ne regrette pas d’être venu, mais c’est trop de soucis. Chaque jour, tu t’inquiètes d’où tu vas dormir, tu cherches de quoi manger. C’est ça, la France ? Je suis venu ici en pensant que je pourrais aller à l’école. »

    Chaque jour, tu t’inquiètes d’où tu vas dormir, tu cherches de quoi manger. C’est ça, la France ?

    Lorsque nous nous retrouvons, nous marchons. Et Moussa me raconte des bribes de sa vie. Il a quitté la Guinée début 2018 ; il dit avoir 16 ans et 10 mois. Son périple l’a conduit au Maroc où il a vécu « plusieurs mois d’enfer » dont il ne veut jamais parler.

    Il y reste jusqu’au jour où un passeur l’avertit qu’il partira pour l’Espagne dans la nuit : « On est monté sur un Zodiac à 1 heure du matin. On était tellement nombreux. À 7 heures, on a eu des difficultés, le moteur était gâté. J’ai cru qu’on allait mourir, j’ai toujours eu très peur de la mer. Je ne l’avais jamais touchée pour de vrai et là, on était coincé en plein milieu de la mer Méditerranée. »

    Les mots s’entrechoquent avec le son de la vidéo qu’il a enregistrée avec son téléphone à l’arrivée des secours espagnols : « Ça me fait pleurer de revoir ça. Quand je pense à la souffrance que j’ai vécue pour me retrouver aujourd’hui comme ça, forcément ça me fait pleurer. »

    “Comme ça”, c’est-à-dire sans visibilité d’avenir, errant. Après l’Espagne en novembre 2018, puis Bayonne, Bordeaux, il arrive à Grenoble le 26 décembre. « Au hasard, j’ai pris le premier train qui partait à la gare de Bordeaux. » Le jeune homme donne ces détails sans hésiter ; cette histoire, il l’a déjà racontée à beaucoup d’inconnus, évaluateurs, bénévoles…

    Il passe ses deux premières nuits à la gare et le 28 décembre, un homme s’arrête devant lui pour l’emmener à la Cité administrative, où se trouve la Direction départementale de la cohésion sociale de l’Isère, de l’autre côté de la ville : « C’était un bénévole d’une association, il m’a dit que j’allais être évalué, et je ne savais pas ce que ça voulait dire. »

    Pile ou face : l’évaluation de la #minorité

    L’évaluation de la minorité est un passage obligé pour les mineurs non accompagnés. Depuis le 15 octobre 2018, à Grenoble, cette tâche revient à six évaluateurs embauchés par le Département. Ils doivent déterminer six points majeurs : l’état civil du jeune, ses conditions de vie dans le pays d’origine, la composition de sa famille, les motifs de son départ, son parcours migratoire, ses conditions de vie en France et enfin, ses projets sur le territoire.

    Si la minorité est confirmée, le jeune est placé en foyer ou en famille d’accueil et orienté vers un parcours scolaire jusqu’à sa majorité. Ceux qui ne sont pas “confirmés mineurs” peuvent engager un recours devant le juge des enfants et ne font l’objet d’aucune prise en charge de la part du Département .

    30 % des jeunes évalués sont reconnus mineurs par le Département, et les autres, les 70 % restants, sont remis à la rue le soir même.

    C’est le cas de Moussa. Le 28 décembre 2018, il était reçu à la Cité administrative pour être évalué : « J’étais épuisé par le voyage et les nuits dehors, se souvient-il. Une femme m’a posé plein de questions, sans que je comprenne pourquoi ! C’était comme un interrogatoire de police. » Le jour même, dans l’après-midi, il se voit remettre un papier qui stipule qu’il n’est pas confirmé mineur. Le jeune homme certifie pourtant être né le 30 avril 2002. « On m’a dit : tu n’as pas l’âge que tu prétends. Je n’ai rien compris. »

    Si un arrêté du 17 novembre 2016 fixe une “trame” à suivre pour les évaluateurs afin de mener l’entretien, la procédure est critiquée par les associations grenobloises (il en est de même au niveau national). « Le constat est que 30 % des jeunes [évalués] sont reconnus mineurs par le Département, et les autres, les 70 % restants, sont remis à la rue le soir même », témoigne Stéphane Dezalay, coresponsable du groupe local de la Cimade. Malgré la “trame” officielle, les procédures d’évaluation varient selon le département ; le taux de reconnaissance oscille ainsi entre 9 % et 100 %. « Ces chiffres sont la preuve que chaque pratique d’évaluation diffère d’un département à un autre ; certains utilisent des critères très stricts et vont refuser plus de jeunes, de manière arbitraire », constate Angélique Giannini, coordinatrice de l’association Médecins du monde qui reçoit beaucoup de jeunes.

    « Quand je suis sorti de mon entretien, des bénévoles m’ont emmené directement au Secours Catholique. Depuis, je suis entre ses mains pour survivre, tous les jours… », murmure Moussa avec reconnaissance, un jour où nous prenons une pause sur un banc public.

    À Grenoble, plusieurs associations assurent donc le quotidien de plusieurs centaines de jeunes sur le territoire : la Cimade, le Secours Catholique, Médecins du monde et des associations locales comme Migrants en Isère, l’Amicale du Nid (pour la prévention de la prostitution), 3Amies (pour la scolarisation), l’Arepi (pour le logement)...

    Marie-Noël est depuis plus de vingt ans travailleuse sociale et animatrice au Secours Catholique. C’est elle notamment qui, tous les vendredis après-midi, aide les jeunes à trouver un logement pour la nuit : « Le vendredi soir, c’est la galère car certains foyers ferment le week-end. On doit donc leur trouver une solution pour trois nuits, alors on appelle le 115. Sinon, on fait jouer notre réseau de familles d’accueil aux alentours de Grenoble. »

    UN DÉNI DE PROTECTION
    Depuis 2016, des enjeux politiques et un climat de suspicion croissant se font jour envers les mineurs étrangers sollicitant une protection, ce qui aboutit à une dégradation de la prise en charge de ces jeunes.
    Ces dernières années, les équipes locales du Secours Catholique constatent une défaillance croissante des départements, responsables de l’Aide sociale à l’enfance, qui montrent des réticences à remplir leur mission de protection et d’accompagnement des mineurs non accompagnés (MNA). Dans un contexte de bras de fer entre le gouvernement et les conseils départementaux sur les questions budgétaires, les jeunes étrangers sont un moyen de pression politique, déplore Franck Ozouf, en charge du sujet au Secours Catholique. « Pour ne pas assumer pleinement leur prise en charge, les départements affirment que ce sont des migrants avant d’être des enfants, et que ce n’est donc pas du ressort de la politique de l’enfance mais de la politique migratoire gérée, elle, par l’État. »
    L’obligation d’accueil provisoire d’urgence, impliquant une prise en charge matérielle, éducative et sanitaire du jeune le temps que sa situation (minorité, dangerosité de son environnement) soit évaluée, est de moins en moins respectée. Dans certains départements, comme l’Isère, cette mise à l’abri provisoire n’existe plus ; dans d’autres, elle est réduite au strict minimum sous la forme d’un hébergement précaire.
    Lorsque le jeune est reconnu mineur, il arrive que des conseils départementaux, à l’instar de celui des Bouches-du-Rhône, refusent d’exécuter la prise en charge demandée par le juge des enfants. Enfin, de plus en plus de départements créent des dispositifs dérogatoires pour les MNA, sortant ces derniers du droit commun de la protection de l’enfance au profit d’une prise en charge au rabais. Pour le Secours Catholique, il faut cesser de considérer ces jeunes comme des “migrants à contrôler”, mais réaffirmer leur nécessaire protection au titre des droits de l’enfant afin d’assurer un accueil et une prise en charge adaptés à leur situation de vulnérabilité.

    25 février 2019 : Enfin l’école !

    Moussa est en retard. Il arrive en trombe sur un vélo, son grand sourire aux lèvres. « Bonjour Moussa et bienvenue ! » Régine ne lui tient pas rigueur de son retard et fait avec lui le tour du propriétaire : un étage d’immeuble aménagé en salles de classe dans le quartier Saint-Bruno, quartier populaire de Grenoble.

    Elle est la directrice de l’association 3Amies, créée il y a presque deux ans pour offrir un accompagnement scolaire aux mineurs non accompagnés ayant introduit un recours. Moussa et Régine s’installent dans le bureau de celle-ci.

    Le jeune Guinéen lui raconte son périple. Régine apprend qu’il a quitté l’école il y a plusieurs années, mais estime que son niveau de français est très bon. « Tu as un niveau de sixième par rapport au programme français, mais peut-être as-tu beaucoup plus de connaissances, tu as appris plein d’autres choses ailleurs ! » déclare-t-elle.

    La directrice lui explique le projet de 3Amies : “Accueil, aide et accompagnement”. Moussa ne semble pas tout comprendre mais il est de bonne volonté. Après une heure d’entretien, le jeune homme repart avec un rendez-vous pour le lundi suivant, afin de passer une petite évaluation de niveau, à l’issue de laquelle il sera intégré à un groupe pour aller en cours tous les jours.

    Il remonte sur son vélo, comme grandi : « Je suis trop content. M’éduquer, c’est mon seul objectif, pour parler et écrire très bien. J’ai encore du chemin à faire. » Il pourra rester dans le dispositif jusqu’à la décision de justice.

    « Courage, mon frère. » Moussa pose la main sur l’épaule de Fodé. Derrière lui, l’hôtel de police où son ami guinéen a rendez-vous à 14 heures. Passage obligé où la Police de l’air et des frontières (PAF) vérifie les papiers d’identité de chaque MNA, ce service est le seul habilité à authentifier l’extrait de naissance lorsqu’il y en a un, une pièce utile ensuite pour le juge des enfants. Les jeunes sont normalement convoqués une fois, la PAF devant contrôler les papiers qu’ils possèdent et faire une prise d’empreintes. « Vas-y et je t’attends là », dit Moussa à Fodé.

    Depuis quelques semaines, tous deux sont inséparables. Ils s’épaulent au quotidien. « Fodé m’a accompagné dans mes démarches, à mon arrivée au Secours Catholique. Tous les jeunes ne font pas ça, il y a beaucoup de méfiance. Alors, après, on ne s’est plus quittés, relate Moussa. Dans la vie, il faut marcher avec quelqu’un avec qui vous vous comprenez. » Peut-être parce qu’ils viennent tous deux de Guinée forestière, qu’ils ont connu le Maroc, le Zodiac, l’arrivée difficile en France.

    J’ai laissé ma vie à Dieu, en fait, depuis que je suis ici. Que faire d’autre ?

    Moussa s’assoit sur un banc. Le chant des oiseaux et la chaleur du printemps naissant n’apportent pas de répit au jeune homme. Il souffle, fort, et s’assombrit en regardant des photos sur son smartphone, qu’il sort rarement. Sur le fond d’écran : « Ma maman, que j’ai perdue », soupire-t-il. Au bout de quelques secondes, il lâche : « Voilà, ça fait un an que je n’ai pas vu ma famille, je ne donne pas de nouvelles. Je n’y pense pas, quand tu as faim tu ne penses à rien d’autre. » Moussa invoque Dieu. « J’ai laissé ma vie à Dieu, en fait, depuis que je suis ici. Que faire d’autre ? »

    eux semaines plus tard, Fodé sera fixé sur son sort, convoqué devant le juge pour enfant. « Depuis mon arrivée, le 13 octobre (2018), j’attends ce moment », dit-il. Moussa observe que lui va devoir encore attendre longtemps, car il est arrivé deux mois après Fodé.

    Ce dernier ne se réjouit pas pour autant : « Je ne comprends même plus ce que je fais ici. Je n’ose pas appeler ma maman pour lui raconter ce que je vis ici. » À demi-mot, on comprend que sa présence ici est un choix familial qu’il ne peut pas décevoir…
    « invisibles »

    En marchant, les deux jeunes hommes devisent. Moussa fait référence à la difficulté d’être Africain en France. Il tente de comprendre ce qu’est le racisme et rit d’anecdotes sur ces Français qui se retournent sur leur passage dans les rues. « Même si les gens nous remarquent, on reste invisibles pour eux ».

    Fodé propose d’aller à la bibliothèque, pour se changer les idées. Ils repartiront avec le “Discours sur le colonialisme” d’Aimé Césaire, “De la traite et de l’esclavage des Noirs” d’Abbé Henri Grégoire, et “La fin des colonies françaises » de Bernard Droz...

    1er avril 2019 : Retour à la case départ ?

    Lundi, 7 heures du matin. La fin de la trêve hivernale sonne. Les résidents du gymnase Pablo-Picasso, dont Moussa, sont priés de quitter les lieux immédiatement par des vigiles et policiers municipaux de la ville d’Échirolles.

    Le gymnase est fermé à clef rapidement, malgré la promesse de l’élue à l’action sociale que le lieu serait ouvert durant une semaine supplémentaire. Des militants du droit au logement sont présents, outrés par l’action plutôt brutale. « On m’avait prévenu que ça risquait de se passer comme ça », observe Moussa. « Je suis parti vite, avec mes affaires. »

    Sur les 40 personnes, 15 se retrouveront à la rue dans les jours qui suivront. De retour à Grenoble, Moussa est redirigé le jour même vers un foyer situé à 10 km du centre-ville de Grenoble, épaulé par le Secours Catholique. Cinq jours de répit mais beaucoup de transports : « Je dois prendre deux bus et beaucoup marcher, c’est dans la montagne ! » Sur les flancs du massif de la Chartreuse, exactement.

    Tandis que le périple continue pour Moussa, Fodé reçoit une bonne nouvelle. Trois jours plus tôt, il a été confirmé mineur par le juge des enfants. Il sera bientôt scolarisé dans un lycée professionnel grenoblois. Beaucoup de changements, mais toujours cette amitié : « Malgré les choses qui changent, Moussa et moi on se voit tous les jours », dit-il. Et cela va de soi. Ils font route ensemble, maintenant.

    https://www.secours-catholique.org/actualites/a-grenoble-le-quotidien-de-moussa-mineur-non-accompagne
    #MNA #mineurs_non_accompagnés #asile #migrations #réfugiés #âge #école #scolarisation #France #témoignage

  • UNHCR shocked at death of Afghan boy on #Lesvos; urges transfer of unaccompanied children to safe shelters

    UNHCR, the UN Refugee Agency, is deeply saddened by news that a 15-year-old Afghan boy was killed and two other teenage boys injured after a fight broke out last night at the Moria reception centre on the Greek island of Lesvos. Despite the prompt actions by authorities and medical personnel, the boy was pronounced dead at Vostaneio Hospital in Mytilene, the main port town on Lesvos. The two other boys were admitted at the hospital where one required life-saving surgery. A fourth teenager, also from Afghanistan, was arrested by police in connection with the violence.

    The safe area at the Moria Reception and Identification Centre, RIC, hosts nearly 70 unaccompanied children, but more than 500 other boys and girls are staying in various parts of the overcrowded facility without a guardian and exposed to exploitation and abuse. Some of them are accommodated with unknown adults.

    “I was shocked to hear about the boy’s death”, said UNHCR Representative in Greece, Philippe Leclerc. “Moria is not the place for children who are alone and have faced profound trauma from events at home and the hardship of their flight. They need special care in dedicated shelters. The Greek government must take urgent measures to ensure that these children are transferred to a safe place and to end the overcrowding we see on Lesvos and other islands,” he said, adding that UNHCR stands ready to support by all means necessary.

    Frustration and tensions can easily boil over in Moria RIC which now hosts over 8,500 refugees and migrants – four times its capacity. Access to services such as health and psychological support are limited while security is woefully insufficient for the number of people. Unaccompanied children especially can face unsafe conditions for months while waiting for an authorized transfer to appropriate shelter. Their prolonged stay in such difficult conditions further affects their psychology and well-being.

    Nearly 2,000 refugees and migrants arrived by sea to Greece between 12 and 18 August, bringing the number of entries this year to 21,947. Some 22,700 people, including nearly 1,000 unaccompanied and separated children, are now staying on the Greek Aegean islands, the highest number in three years.

    https://www.unhcr.org/gr/en/12705-unhcr-shocked-at-death-of-afghan-boy-on-lesvos-urges-transfer-of-unacco

    #MNA #mineurs #enfants #enfance #Moria #décès #mort #asile #migrations #réfugiés #Grèce #camps_de_réfugiés #Lesbos #bagarre #dispute #surpopulation

    • Cet article du HCR, m’a fait pensé à la #forme_camps telle qu’elle est illustrée dans l’article... j’ai partagé cette réflexion avec mes collègues du comité scientifique du Centre du patrimoine arménien de Valence.

      Je la reproduis ici :

      Je vous avais parlé du film documentaire « #Refugistan » (https://seenthis.net/messages/502311), que beaucoup d’entre vous ont vu.

      Je vous disais, lors de la dernière réunion, qu’une des choses qui m’avait le plus frappé dans ce film, c’est ce rapprochement géographique du « camp de réfugié tel que l’on se l’imagine avec des #tentes blanches avec estampillons HCR »... cet #idéal-type de #camp on le voit dans le film avant tout en Afrique centrale, puis dans les pays d’Afrique du Nord et puis, à la fin... en Macédoine. Chez nous, donc.

      J’ai repensé à cela, ce matin, en voyant cette triste nouvelle annoncée par le HCR du décès d’un jeune dans le camps de Moria à Lesbos suite à une bagarre entre jeunes qui a lieu dans le camp.

      Regardez l’image qui accompagne l’article :

      Des tentes blanches avec l’estampillons « UNHCR »... en Grèce, encore plus proche, en Grèce, pays de l’Union européenne...

      Des pensées... que je voulais partager avec vous.

      #altérité #cpa_camps #altérisation

      ping @reka @isskein @karine4

    • Greek refugee camp unable to house new arrivals

      Authorities on the Greek island of Lesvos say they can’t house more newly arrived migrants at a perpetually overcrowded refugee camp that now is 400 percent overcapacity.

      Two officials told AP the Moria camp has a population of 12,000 and no way to accommodate additional occupants.

      The officials say newcomers are sleeping in the open or in tents outside the camp, which was built to hold 3,000 refugees.

      Some were taken to a small transit camp run by the United Nations’ refugee agency on the north coast of Lesvos.

      The island authorities said at least 410 migrants coming in boats from Turkey reached Lesvos on Friday.

      The officials asked not to be identified pending official announcements about the camp.

      http://www.ekathimerini.com/244771/article/ekathimerini/news/greek-refugee-camp-unable-to-house-new-arrivals

  • La #CNPT publie son #rapport sur l’accompagnement des #rapatriements sous contrainte par la voie aérienne

    Dans son rapport publié aujourd’hui, la Commission nationale de prévention de la torture (CNPT) présente les #recommandations relatives aux 33 transferts par la #police et aux 47 #rapatriements_sous_contrainte par la voie aérienne qu’elle a accompagnés entre avril 2018 et mars 2019. La Commission juge satisafaisant l’évolution en matière d’entravement préventif, mais estime inadéquates certaines pratiques policières qui persistent. Finalement, la Commission dresse un bilan général de la #détention_administrative de mineurs et présente ses principales conclusions.

    Pratiques policières jugées inadéquates

    Alors même que la Commission accueille favorablement les améliorations s’agissant notamment du recours à l’entravement préventif lors du transport et de l’organisation au sol, elle continue à observer des pratiques policières qu’elle juge problématiques, en particulier le port de la cagoule et l’utilisation de la chaise roulante. Dans son rapport, elle rappelle aux autorités de renoncer par principe à toute forme de contrainte, et de limiter une application aux cas qui présentent un danger imminent pour leur propre sécurité ou celle d’autrui. Par ailleurs, elle juge particulièrement préoccupant les entravements observés en présence d’enfants.

    Détention administrative de mineurs

    La Commission a procédé à un receuil au niveau de tous les cantons suisses relatif à la situation des mineurs migrants ayant fait l’objet d’une #mesure_de_contrainte en application du droit des étrangers entre 2017 et 2018 et présente une analyse de la pratique cantonale à la lumière des normes internationales et nationales pertinentes. La Commission relève positivement que sept cantons renoncent à toute forme de détention ou de placement de mineurs étrangers et salue par ailleurs que trois cantons (Argovie, Valais et Zurich) aient pris des mesures visant à renoncer à toute forme de détention administrative de mineurs à la suite du rapport publié en juin 2018 par la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N). En revanche, elle juge problématique au regard du respect des droits de l’enfant que des mineurs aient été détenus durant la période examinée, dans certains cas pour des durées de séjour particulièrement longues dans des établissements qu’elle juge inadéquats pour accueillir des mineurs. Elle recommande aux autorités de renoncer à la détention administrative de mineurs accompagnés ou non-accompagnés, et de privilégier des mesures alternatives respectueuses de l’intérêt supérieur de l’enfant et de l’unité familiale.

    https://www.nkvf.admin.ch/nkvf/fr/home/publikationen/newsarchiv/2019/2019-07-04.html
    #renvois #vol_spécial #expulsions #Suisse #migrations #réfugiés #déboutés #mineurs #rétention #rétention_de_mineurs

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    Quelques extraits sélectionné par un ami/ancien collègue :

    ping @i_s_

  • Témoignage | “Depuis que nous ne sommes plus à l’Étoile, ça va mieux psychologiquement”
    https://asile.ch/2019/08/12/temoignage-depuis-que-nous-ne-sommes-plus-a-letoile-ca-va-mieux-psychologiquem

    Le 29 mars 2019, un jeune homme de 18 ans, Ali Reza, originaire d’Afghanistan, se suicidait au foyer de l’Étoile, à Genève. Une mort qui a suscité une grande vague d’émotion, tant au sein de la communauté afghane qu’auprès de toutes celles et tous ceux qui accompagnent les requérants mineurs non accompagnés (RMNA) et jeunes […]

  • Jurisprudence | Déterminer l’âge d’un jeune, des procédures claires, des enjeux considérables. Prouver sa minorité, une loterie ?
    https://asile.ch/2019/08/05/jurisprudence-determiner-lage-dun-jeune-des-procedures-claires-des-enjeux-cons

    Alors qu’une solide jurisprudence existe sur la procédure à mettre en œuvre pour établir l’âge d’un jeune qui se déclare mineur, les auditeurs du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) s’écartent régulièrement des principes à suivre lorsqu’ils rendent des décisions. Les conséquences pour le jeune et l’issue de sa procédure peuvent être considérables. Les juges du […]

  • Non, les jeunes ne sont pas de plus en plus violents ! Dix idées reçues sur la délinquance des mineurs
    https://www.bastamag.net/jeunes-violents-delinquance-justice-mineurs

    Les « jeunes délinquants » seraient plus violents, moins punis que leurs aînés. La #Justice serait à leur égard indulgente, lente, inefficace. Autant de préjugés non confirmés par les faits. Alors que la ministre Nicole Belloubet envisage de réformer par ordonnance la justice des enfants – donc sans débat parlementaire – voici dix idées reçues démontées par des professionnels du secteur. Ce texte est issu du guide « Idées fausses sur la justice des mineurs : déminons le terrain ! 10 réponses pour en finir (...) #Décrypter

    / #Discriminations, Justice

  • Violences sexuelles : « La parole s’est libérée »

    La nouvelle directrice du Centre LAVI, Muriel Golay, fait le bilan de l’année 2018. Même si les obstacles restent nombreux, toujours plus de victimes d’agressions trouvent le courage de dénoncer la situation.

    Le bilan est préoccupant. Le nombre de demandes d’aide auprès du Centre genevois de consultations de la Loi fédérale sur l’aide aux victimes d’infractions (LAVI) a augmenté de 23% en 2018. La hausse la plus importante, de 30%, concerne les infractions contre l’intégrité sexuelle. L’association, créée en 1994, a pour mission d’offrir une aide juridique et psychologique gratuite aux personnes ayant subi une infraction pénale qui a atteint leur intégrité physique, psychique ou sexuelle.

    Depuis le 1er avril, Muriel Golay est la nouvelle directrice du Centre genevois. Passionnée par les politiques publiques de justice sociale, elle a travaillé pendant plus de dix ans à la tête du bureau de promotion de l’égalité entre femmes et hommes. Elle analyse le rapport d’activité du Centre LAVI pour Le Courrier.

    Vous avez travaillé au bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes. En quoi la perspective de genre est-elle pertinente pour le centre LAVI ?

    Muriel Golay : Dans 72% des cas, ce sont des femmes qui font appel à nos services, majoritairement dans le cadre de #violences_conjugales. Ensuite, la perspective de genre est fondamentale pour comprendre la manière dont les institutions vont apporter leur aide. Par exemple, il y a vingt ans, la catégorie « des hommes victimes de violence conjugale » était inexistante. Cette nouvelle catégorie génère le besoin de structures spécialisées.

    Comment expliquer l’augmentation des demandes de consultation ?

    Le Centre enregistre une hausse des demandes d’aide presque chaque année. En 2018, on constate une explosion qui suit l’augmentation des infractions dénoncées par la police genevoise. Premier facteur : la collaboration avec la #police qui dirige systématiquement les #victimes vers le Centre LAVI. Après vingt-cinq ans d’existence, notre expertise est aussi mieux connue. Nous sommes ancrés dans le réseau institutionnel, avec l’Hospice général, Solidarité femmes et les Hôpitaux universitaires de Genève, qui dirigent les personnes vers nous. Enfin, le mouvement #MeToo doit être pris en compte. La parole s’est libérée et les victimes savent que leur cas n’est pas isolé. La mobilisation historique de la grève du 14 juin confirme d’ailleurs une réelle évolution de la société sur ces questions.

    Les victimes osent donc plus facilement dénoncer ?

    Oui. Mais sur le terrain nous constatons que les personnes ont toujours un grand sentiment de honte. Dans la majorité des cas de violences contre l’#intégrité_sexuelle, l’auteur est connu. Ce qui rend la démarche extrêmement difficile.

    Les #agressions_sexuelles sur personnes mineures sont également en augmentation (35 cas en 2017 contre 81 cas en 2018)…

    La dynamique du mouvement #MeToo peut ici aussi expliquer le nombre d’adultes qui souhaitent dénoncer un abus vécu pendant l’enfance. Il n’est jamais trop tard pour se reconstruire. Même s’il y a prescription sur le plan pénal, nous pouvons les aider, par exemple en prenant en charge un soutien psychologique. La victime peut même être indemnisée, selon les spécificités du dossier.

    Pour les agressions sexuelles sur les enfants, le Service de protection des mineurs (SPMI) prendra les mesures nécessaires. Nous accompagnons souvent les parents, qui sont des proches au sens de la LAVI.

    Des mesures de préventions ont-elles été adoptées ?

    Une nouvelle brochure, « Abus sexuel sur personnes mineur-e-s » est disponible sur le site. Elle vise à apporter toutes les informations pour aider les victimes d’agressions sexuelles, qu’elles soient majeures ou mineures. Le document liste des définitions juridiques et donne des conseils pour réagir face à l’enfant qui révèle l’abus. Un glossaire ainsi qu’un répertoire d’adresses utiles ont été annexés. Le document est destiné aux proches ainsi qu’au professionnel-le-s. Il pourrait faire l’objet d’une adaptation dans les prochaines années pour que les enfants ou les jeunes puissent être directement informés. Par ailleurs, d’ici à 2020, le Centre mettra en place des formations sur la LAVI qui seront destinées aux professionnel-le-s des champs juridique et médico-social.

    Sur le plan de la prise en charge, notre permanence téléphonique est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 17h. Les entretiens sont gratuits et confidentiels. La situation financière de la victime n’est jamais un obstacle.


    https://lecourrier.ch/2019/07/03/violences-sexuelles-la-parole-sest-liberee
    #Suisse #Genève #violences_sexuelles #dénonciations #justice #impunité (fin de l’impunité ?) #mineurs #enfants #enfance #violences_domestiques

  • EASO | La situation de l’asile dans l’UE en 2018
    https://asile.ch/2019/06/25/easo-la-situation-de-lasile-dans-lue-en-2018

    Le rapport annuel de l’EASO sur la situation en matière d’asile dans l’Union européenne en 2018 offre une vue d’ensemble complète des évolutions dans le domaine de la protection internationale à l’échelle européenne et au niveau des régimes d’asile nationaux. À partir d’un large éventail de sources, le rapport examine les principales tendances statistiques et […]

  • #Samos (Grecia): violenze e abusi sui minori nell’hotspot dell’isola

    Subiscono abusi fisici, psicologici, emotivi e vivono in container con adulti che non sono i loro genitori, quando dovrebbero andare in case famiglia. Succede ai minori non accompagnati nell’hotspot di Samos, Grecia. Lo denunciano l’ong Still I Rise e il libro di Nicolò Govoni.

    https://www.osservatoriodiritti.it/2019/06/20/samos-grecia-campo-profughi
    #Grèce #hotspot #abus #mineurs #enfants #enfance #île #violence

  • European Court Condemns Greece’s Migrant Kid Lockups

    Fresh Ruling Calls for End to Harmful Detention of Lone Migrant Children.
    This week, the European Court of Human Rights ruled for the second time in four months against Greece’s abusive practice of locking up unaccompanied migrant and asylum-seeking children in police cells under the so-called “protective custody” regime.

    The problem seems to be getting worse. As of May 31, 123 unaccompanied children were still detained in police station cells or immigrant detention centers across the country. That’s 43 more kids than were being detained at the end of March, just as the court first ruled against the practice.

    Human Rights Watch has found that detained children are forced to live in unsanitary conditions, often alongside adults they do not know, and can be abused and ill-treated by police. Detention can also have serious long-term impacts, including anxiety, depression, post-traumatic stress disorder, memory loss, and harm to children’s development.

    To make things worse, because they are in detention, these kids – who may have suffered horrific experiences while escaping from war zones – are often unable to receive medical treatment, psychological counselling, or legal aid. Few even know why they’re detained or how long they will be behind bars.

    The latest ruling concerns five unaccompanied children from Afghanistan, aged between 14 and 17, who first applied to the European Court in 2016. The court ruled that the detention in police stations of three of the children violated their right to liberty, and that conditions there exposed them to degrading treatment. The court also held that the authorities had not done all that could reasonably be expected of them to provide for and protect four of the children, who had lived for a month in the makeshift Idomeni refugee camp in an environment unsuitable for adolescents.

    The Greek government should respond to the ruling by immediately transferring all kids now in police custody to open and safe accommodation. Greece should also work to increase its shelter capacity, find alternatives to detention, and implement a comprehensive foster family system introduced in 2018, which would also benefit Greek children.

    Unaccompanied kids in Greece should not have to spend another day locked up in filthy police cells.


    https://www.hrw.org/news/2019/06/15/european-court-condemns-greeces-migrant-kid-lockups

    #CEDH #condamnation #Grèce #enfants #enfance #réfugiés #migrations #asile #rétention #détention_administrative #MNA #mineurs_non_accompagnés

  • Attention, erreur : 1600 et non 16’000 (v. plus bas !)

    16,000 children missing from Dutch asylum shelters : report

    Over 16 thousand children disappeared from asylum centers in the Netherlands over the past 4.5 years, NRC reports based on figures from the central agency for the reception of asylum seekers #COA and #Nidos, the organization that has custody of all unaccompanied foreign minors in the Netherlands. These kids left the asylum centers and their current whereabouts are unknown, the newspaper writes.

    According to the two organizations, some of the missing children left to join family or friends in Germany, Belgium or France. But there are also signals that missing child asylum seekers end up in situations where they are exploited. Nidos and the COA told NRC that it is “always worrying” when a child disappears from a shelter. “Every child is one too many”, Nidos director Tim Verstegen said to the newspaper.

    The largest group of missing child asylum seekers come from Morocco, 325, followed by 190 children from Algeria, 167 from Afghanistan, and 114 each from Syria and Eritrea. The first three countries are considered “safe”, which means that asylum seekers from there stand little chance of getting refugee status in the Netherlands. But asylum seekers from Syria and Eritrea are almost always given a residency permit.

    The group of children who disappear from the asylum process is likely even larger, according to NRC. The foreigners police in Rotterdam regularly find foreign minors, who are put on a taxi and sent to the reception center in Ter Apel to start their asylum procedure. But not all children actually report to the reception center, a police officer said to the newspaper. They are dropped off at the center’s door, but don’t go inside or leave again a few hours later, before being assigned a guardian.

    Earlier this year the National Rapporteur on Human Trafficking Herman Bolhaar called on the government to do more to find and protect children who disappear from asylum centers: https://nltimes.nl/2019/04/01/dutch-govt-must-protect-disappearing-child-asylum-seekers-national-rapporteu.


    https://nltimes.nl/2019/06/03/16000-children-missing-dutch-asylum-shelters-report
    #disparitions #mineurs #MNA #asile #migrations #réfugiés #mineurs_non_accompagnés #Pays-Bas #statistiques #chiffres #mineurs #enfants #enfance

    • 1.600 asielkinderen verdwenen uit de opvang

      Cijfers van COA en voogdij-organisatie Onduidelijk is waar de weggelopen asielkinderen zijn. Vooral Marokkaanse en Eritrese kinderen blijken kwetsbaar.

      Er zijn de afgelopen 4,5 jaar ruim 1.600 asielkinderen weggelopen uit opvanglocaties. De kinderen zijn „met onbekende bestemming” vertrokken en het is niet duidelijk waar ze nu verblijven. Dit blijkt uit cijfers die NRC opvroeg bij Centraal Orgaan opvang Asielzoekers (COA) en Nidos, die de voogdij heeft over alle alleenstaande minderjarige vreemdelingen in Nederland. De aantallen zijn hoger dan tot nu toe bekend, doordat de cijfers van Nidos eerder niet zijn meegerekend.

      NRC is onderdeel van het internationale journalistencollectief ‘Lost in Europe’ dat onderzoek doet naar weggelopen asielkinderen.
      Lees ook: Zorgen om verdwijnen van minderjarige asielzoekers

      Minderjarige asielzoekers die zonder ouders of volwassene naar Nederland komen krijgen een voogd toegewezen. Afhankelijk van de kans op een verblijfsvergunning worden ze ondergebracht bij COA (weinig uitzicht op een asielvergunning) en Nidos (kinderen die hier mogen blijven of in kleinschaligere woonvormen terechtkomen). Een fractie van de jonge asielzoekers komt in de beschermde opvang terecht, een plek voor (mogelijke) slachtoffers van uitbuiting, waar de kinderen extra intensieve begeleiding krijgen. Een deel van de kinderen vertrekt, volgens de organisaties, naar familie en vrienden in Duitsland, België of Frankrijk. Maar er zijn ook signalen dat ze in een uitbuitingssituatie belanden.

      Een substantieel deel van de weggelopen kinderen komt uit Marokko (325), Algerije (190), Afghanistan (167), Syrië (114) en Eritrea (114). Kinderen uit de eerste drie landen maken amper kans op een verblijfsvergunning, Eritrese en Syrische jongeren juist wel. Volgens Nidos en COA is het „altijd zorgelijk” als minderjarige kinderen uit de opvang weglopen. Tin Verstegen, directeur Nidos: „Ieder kind is er één te veel”.

      De groep kinderen die verdwijnt is vermoedelijk nog groter. De vreemdelingenpolitie Rotterdam treft regelmatig minderjarige vreemdelingen aan. De kinderen worden op de taxi naar het opvangcentrum in Ter Apel gezet, waar ze de asielprocedure starten. Maar niet alle kinderen melden zich bij de opvanglocatie in het noorden. Ze worden netjes afgeleverd voor de poort, zegt een agent, maar gaan niet naar binnen of verdwijnen na een half nachtje in de opvang, voor er contact is geweest met de voogd.
      Hoppen van opvang naar opvang

      In 2013 wezen politie, Immigratie en Naturalisatie Dienst, Nidos en COA al op problemen met Marokkaanse kinderen die van opvang naar opvang hoppen kriskras door Europa, zo blijkt uit interne mailwisselingen ingezien door NRC.
      Ook Vietnamese kinderen zijn kwetsbaar en verdwijnen uit de beschermde opvang

      In de opvang zijn ze moeilijk te handhaven en brutaal, maar soms ook verslaafd aan kalmeringsmiddel Clonazepam.

      Volgens hulpverleners van Nidos worden sommige Marokkaanse jongeren door criminelen opgehaald uit het asielzoekerscentrum om te stelen in opdracht. Zo zijn bij verschillende jongeren boodschappenlijstjes aangetroffen met daarop kleding en parfum die ze moesten stelen.

      Bij Nidos loopt momenteel een pilot dat moet voorkomen dat de Marokkaanse kinderen weglopen door te werken aan toekomstperspectief.

      61 minderjarige Eritreeërs zijn tussen 2013 en 2017 slachtoffer geworden van mensenhandel, blijkt uit de Slachtoffermonitor van eind 2018. En onderzoek van Conny Rijken , hoogleraar mensenhandel en globalisering aan de universiteit van Tilburg, wees uit dat hulpverleners schaars geklede meisjes het azc zien verlaten en moe en teruggetrokken terugkomen. De meiden bleken bovendien ineens in het bezit van een nieuwe Iphone, die ze van hun toelage niet konden betalen, en wilden altijd bereikbaar zijn. Het vermoeden: gedwongen seks.

      Hester van Bruggen, namens het Openbaar Ministerie gestationeerd in Rome om beter zicht te krijgen op internationale mensenhandel en -smokkel, zei begin mei over de Eritrese slachtoffertjes: „We missen hier echt iets verschrikkelijks.”

      https://www.nrc.nl/nieuws/2019/06/02/1600-asielkinderen-verdwenen-uit-de-opvang-a3962369

    • NRC : 1600 asielkinderen verdwenen uit opvang

      Uit opvanglocaties zijn de afgelopen 4,5 jaar ruim 1600 asielkinderen weggelopen. Van die kinderen is niet duidelijk waar ze nu verblijven. Dat blijkt uit cijfers die NRC heeft opgevraagd bij het Centraal Orgaan opvang Asielzoekers (COA) en Nidos, de organisatie die de voogdij heeft over alle alleenstaande minderjarige vreemdelingen in Nederland.

      Een deel van de kinderen vertrekt, volgens de organisaties, naar familie en vrienden in Duitsland, België of Frankrijk. Maar er zijn ook signalen dat ze in een uitbuitingssituatie belanden. Veel van de weggelopen kinderen komen uit Marokko, Algerije en Afghanistan.
      Aantallen hoger

      Kinderen uit die landen maken weinig kans op een verblijfsvergunning. Maar er verdwijnen ook veel Syrische en Eritrese kinderen die juist wel kans op een vergunning maken. Nidos-directeur Verstegen noemt in NRC ieder weggelopen kind er één te veel.

      Volgens de krant zijn de aantallen hoger dan tot nu toe bekend was, doordat de cijfers van Nidos eerder niet zijn meegerekend. Alleenstaande minderjarige asielzoekers die weinig kans hebben om hier te blijven, gaan meestal naar een asielzoekerscentrum van het COA. Kinderen die hier mogen blijven worden via Nidos geplaatst bij kleinschalige woonvormen.
      Geen idee waar ze terechtkomen

      Het is niet altijd duidelijk waarom kinderen weglopen. Jongeren van 18 lopen het risico dat ze worden vastgezet om te worden uitgezet naar hun land van herkomst, zegt jurist Martine Goeman van Defence for Children in het NOS Radio 1 Journaal. „We hebben geen idee waar ze dan terechtkomen.” Het gaat ook om landen als Afghanistan waar oorlog is.

      Tot ze 18 worden hebben jongeren recht op opvang, ongeacht de uitkomst van hun asielprocedure. Daarna geldt voor hen dezelfde procedure als voor volwassen asielzoekers.

      „Dat ze ’wel bij familie zullen zijn’ wordt ook al jaren tegen Unicef en Defence for Children gezegd, maar dat weten we gewoonweg niet. Helaas horen we vaak, bijvoorbeeld via de media, dat het niet goed gaat met deze kinderen en dat ze in uitbuitingssituaties terechtkomen.” Ook deze kinderen hebben volgens Goeman het recht om beschermd te worden.
      Europees probleem

      „Ons huidige systeem is daar ook debet aan, omdat we hen niet in goede opvang plaatsen, vaak liefdeloze opvang waar deze kinderen verblijven tot hun achttiende en dan verdwijnen ze uit angst of omdat ze geen toekomstperspectief zien in Nederland.”

      Het is niet alleen een Nederlands probleem. Europol schatte eerder al dat het om zo’n 10.000 kinderen gaat in Europa. Veel kinderen zijn niet geregistreerd. „In sommige landen, zoals Griekenland, krijgen de kinderen helemaal geen opvang. We moeten echt over de grenzen gaan kijken en niet denken dat ze wel in Zweden of Duitsland zullen zitten en dat het dan ons probleem niet meer is. We moeten hen niet alleen proberen te vinden, maar ook de opvang en bescherming geven die ze verdienen. Anders lopen ze weer weg, omdat ze geen andere mogelijkheid zien,” waarschuwt Goeman.

      https://nos.nl/artikel/2287380-nrc-1600-asielkinderen-verdwenen-uit-opvang.html

  • U.S. is using unreliable dental exams to hold teen migrants in adult detention

    The young Bangladeshi sitting in the dentist’s chair last October thought he was getting checked for diseases.

    Dental staff examined his teeth, gave him a cleaning and sent him back to the juvenile facility where he had been held for months since illegally crossing the border in July.

    But a checkup wasn’t the real purpose of the dental work. The government wanted to figure out if “I.J.,” as the young migrant has been identified, really was 16, as he said, or an adult.

    The use of dental exams to help determine the age of migrants increased sharply in the last year, one aspect of the Trump administration’s crackdown on immigration and illegal border crossings.

    The accuracy of forensic testing to help determine the age of migrants is very much a subject of the debate. And with the stakes so high, the exams are becoming another legal battleground for the government.

    Federal law prohibits the government from relying exclusively on forensic testing of bones and teeth to determine age. But a review of court records shows that in at least three cases – including I.J.’s – the government did just that, causing federal judges to later order the minors released from adult detention.

    In a case last year, a Guatemalan migrant was held in adult detention for nearly a year after a dental exam showed he was likely 18, until his attorneys fought to get his birth certificate, which proved he was 17.

    For I.J., the results had serious ramifications. Based on the development of his teeth, the analysis showed an 87.70% probability that he had turned 18.

    An immigration official reported that it was apparent to the case manager that I.J. “appeared physically older than 17 years of age,” and that he and his mother had not been able to provide a second type of identification that might prove his age.

    The next month, Immigration and Customs Enforcement agents took him away in shackles and placed him in a medium-security prison that houses immigrant detainees.

    He spent about five months in adult detention and 24 of those days in segregated custody. Whenever he spoke with an officer, he would say he was a minor — unaware for more than a month that his teeth had landed him there.

    “I came to the United States with a big dream,” I.J. said. “My dream was finished.”

    But when the Arizona-based Florence Immigrant and Refugee Rights Project took I.J.’s case to federal court, a district judge found that the Office of Refugee Resettlement’s age re-determination violated federal law and the agency’s own guidelines.

    In April, the judge ordered I.J. released back into Office of Refugee Resettlement custody, a program responsible for unaccompanied migrant children. He has since reunited with his family in New York. The Florence Project also filed another case in federal court that resulted in the government voluntarily returning a Bangladeshi minor to ORR custody and rescinding his age re-determination.

    As the government grappled with an influx of the number of families and children arriving at the border in fiscal year 2018, approvals of ORR age determination exams more than doubled.

    These handful of cases where a minor was released from adult detention is almost certainly an undercount, as most migrants held in adult detention do not have legal representation and are unlikely to fight their cases.

    It is unclear how often migrants pretend to be minors and turn out to be adults. In a call with reporters earlier this year, a Customs and Border Protection official said that from April 2018 to March 25 of this year, his agents had identified more than 3,100 individuals in family units making fraudulent claims, including those who misrepresented themselves as minors.

    Unaccompanied minors are given greater protections than adults after being apprehended. The government’s standard refers migrants to adult custody if a dental exam analysis shows at least a 75% probability that they are 18 or older. But other evidence is supposed to be considered.

    Dr. David Senn, the director of the Center for Education and Research in Forensics at UT Health San Antonio, has handled more than 2,000 age cases since 1998.

    A program that Senn helped develop estimates the mean age of a person and the probability that he or she is at least 18. In addition to looking at dental X-rays, he has also looked at skeletal X-rays and analyzed bone development in the hand and wrist area.

    He handled a larger number of cases in the early 2000s, but last year he saw his caseload triple — rising to 168. There appears to be a slowdown this calendar year for Senn, one of a few dentists the government uses for these analyses.

    He said making an exact age determination is not possible.

    “We can only tell you what the statistics say,” Senn said. “I think the really important thing to note is that most people who do this work are not trying to be policemen or to be Border Patrol agents or immigration …. what we’re trying to do is help. What we’re trying to do is protect children.”

    In 2007 and again in 2008, the House Appropriations Committee called on the Department of Homeland Security to stop relying on forensic testing of bones and teeth. But it was the Trafficking Victims Protection Reauthorization Act of 2008 that declared age determinations should take into account “multiple forms of evidence, including the non-exclusive use of radiographs.”

    In a Washington state case, an X-ray analysis by Senn showed a 92.55% probability that Bilal, a Somali migrant, already had reached 18 years of age. ICE removed him from his foster home and held him in an adult detention center.

    “Not only were they trying to save themselves money, which they paid to the foster family, but they were wrecking this kid’s life,” said Matt Adams, legal director for the Northwest Immigrant Rights Project, which represented Bilal. “They were just rolling the dice.”

    In 2016, a federal judge found that the Office of Refugee Resettlement relied exclusively on the dental exam and overturned the age determination for the young Somali.

    Last year, in the case of an Eritrean migrant who said he was 17, Senn’s analysis of dental X-rays showed a 92.55% probability that he had turned 18, and provided a range of possible ages between 17.10 and 23.70.

    It was enough to prompt his removal from a juvenile facility and placement into an adult one.

    Again, a district judge found that the government had relied exclusively on the dental exam to determine his age and ordered the migrant released back into ORR custody.

    Danielle Bennett, an ICE spokeswoman, said the agency “does not track” information on such reversals.

    “We should never be used as the only method to determine age,” Senn said. “If those agencies are not following their own rules, they should have their feet held to the fire.”

    Similar concerns over medical age assessments have sprung up in other countries, including the United Kingdom and Sweden.

    The United Nations High Commissioner for Refugees’ guidance about how adolescent migrants’ ages should be analyzed says that if countries use scientific procedures to determine age, that they should allow for margins of error. Michael Bochenek, an attorney specializing in children’s rights at Human Rights Watch, said that for adolescents, the margin of error in scientific tests is “so big that it doesn’t tell you anything.”

    An influx of Bangladeshi migrants claiming to be minors has contributed to the government’s recent use of dental exams. From October through March 8, more than 150 Bangladeshis who claimed to be minors and were determined to be adults were transferred from the Office of Refugee Resettlement to ICE custody, according to the agency.

    In fiscal year 2018, Border Patrol apprehensions of Bangladeshi migrants went up 109% over the year before, rising to 1,203. Similarly, the number of Bangladeshi minors in ORR custody increased about 221% between fiscal 2017 and fiscal 2018, reaching 392.

    Ali Riaz, a professor at Illinois State University, said Bangladeshis are leaving the country for reasons including high population density, high unemployment among the young, a deteriorating political environment and the “quest for a better life.”

    In October, Myriam Hillin, an ORR federal field specialist, was told that ICE had information showing that a number of Bangladeshi migrants in their custody claiming to be underage had passports with different birth dates than on their birth certificates.

    Bochenek said it’s common for migrant children to travel with fake passports that make them appear older, because in some countries minors are more likely to be intercepted or questioned by immigration agents.

    While I.J. was able to regain status as a minor, three Bangladeshi migrants who crossed the U.S.-Mexico border illegally in the San Diego area in October 2018 are still trying to convince the government they are underage.

    Their passports didn’t match their birth certificates. Dental exams ordered by immigration officials found that each of them had about an 89% likelihood of being adults.

    “Both subjects were adamant that the passports were given to them by the ‘agent’ (smuggler), however, there is little reason to lie to any of the countries they flew into,” wrote one Border Patrol agent, describing the arrest of two of the migrants. “Also, it is extremely difficult to fake a passport, especially for no reason. I have seen [unaccompanied children] fly into each of the countries (except for Panama and Costa Rica) and pass through with no problem. This is a recent trend with Bangladeshis. They do it in order to be released from DHS custody faster.”

    During interviews, the young migrants, Shahadat, Shahriar and Tareq, told asylum officers that smugglers had given them the passports, according to records from the interviews.

    When asked why they had been given those birth dates, they said it had something to do with smugglers’ plans for their travel.

    “I don’t have that much idea,” Shahadat told an asylum officer, according to the officer’s notes in a summary-style transcript. “When I asked why, they told me that if I don’t give this [date of birth] there will be problems with travel.”

    Shahriar told the officer that the smuggler became aggressive when questioned.

    The migrants have submitted copies of birth certificates, school documents and signed statements from their parents attesting to their claimed birth dates. An online database of birth records maintained by the government of Bangladesh appears to confirm their date of birth claims.

    Shahriar also provided his parents’ birth certificates. If he were as old as immigration officials believe him to be, his mother would have been 12 years old when she had him.

    In each case, immigration officials stood by the passport dates.

    Shahadat and Shahriar are being held in Otay Mesa Detention Center. Tareq was held at the facility for months before being released on a $7,500 bond. All three are moving through the immigration system as adults, with asylum proceedings their only option to stay in the U.S..

    At least one of the migrants, Shahadat, was placed in administrative segregation, a version of solitary confinement in immigration detention, when his age came into question, according to documents provided by their attorney.

    A judge ordered him deported.

    https://www.latimes.com/local/lanow/la-me-ln-immigrant-age-migrants-ice-dental-teeth-bangladesh-20190602-story.
    #tests_osseux #os #âge #USA #Etats-Unis #mineurs #enfants #enfance #rétention #détention_administrative #dents #migrations #asile #réfugiés #USA #Etats-Unis

  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...

  • #Woody_Guthrie #Ludlow Massacre

    Refers to the violent deaths of 20 people, 11 of them children, during an attack by the #Colorado_National_Guard on a tent colony of 1,200 striking coal miners and their families in Ludlow, Colorado on April 20, 1914

    https://www.youtube.com/watch?v=XDd64suDz1A


    #résistance #histoire #massacre #musique #musique_et_politique #mineurs #extractivisme #mines #charbon #USA #Etats-Unis
    ping @sinehebdo @albertocampiphoto

    Chanson découverte dans la #BD « Une histoire populaire de l’empire américain »


    https://www.editions-delcourt.fr/serie/une-histoire-populaire-de-l-empire-americian-ned.html
    #livre

  • Child refugees in limbo for 16 months waiting to reunite with family members

    A new report by the child refugee charity Safe Passage and Greek NGO PRAKSIS has identified serious problems with the family reunification procedure for unaccompanied asylum-seeking minors arriving in Europe, exposing children to significant physical and mental harm as a result of lengthy separation from loved ones.

    The EU Dublin III Regulation sets out the family reunification rules by which asylum seekers arriving in the EU can apply to be transferred to another member state where they have family. 17,199 unaccompanied minors were recorded as having arrived in Greece between January 2016 and November 2018 and made up 37% of all arrivals in the first quarter of 2018. The report’s findings indicate that unaccompanied children arriving in Greece and applying for family reunion are waiting an average of 16 months from arrival until transfer, far exceeding the maximum of 11 months provided for in the Dublin Regulation. In some cases, children have been made to wait for over a year and a half.

    The report, based on extensive analysis of the experiences of 80 children who arrived in Greece and applied to reunite with family between December 2015 and November 2017, identified significant challenges impeding the process, among which the most striking is a lack of cooperation and information sharing between national authorities handling the children’s cases. Though the best interests of the child were prioritised in some instances, researchers found that many cases involved lengthy setbacks, unnecessary administrative hurdles and demands for proof of a family link far exceeding that required under EU law. The majority of cases first rejected on the grounds of lack of evidence were ultimately accepted, causing unnecessary and traumatic delays in children being reunited with their loved ones.

    The report concludes that delays, unjustified evidentiary requirements and a consistent failure to prioritise the best interests of the child have resulted in severe harm to many of the children’s physical and mental health. It highlights in particular the ten percent of cases where children lose faith in the process and abscond, often following a rejection despite submitting substantial and sufficient evidence.

    Speaking on the European release of the report, Safe Passage’s CEO Eleanor Harrison OBE said:

    “The Dublin III Regulation makes clear that the best interests of the child must be prioritised throughout any family reunification application. Children need to be treated as children first and then as asylum seekers. Yet in too many cases, children’s own stories are doubted and their relationship with loved ones are disbelieved. Many are subjected to invasive medical exams, questioned over the truth of their statements and some are forced to undergo DNA tests that may not actually be necessary.

    “Placing these unreasonable requirements on vulnerable, often traumatised children, only serves to further compound their distress. Whilst some instances of good practice were observed, the reality is that the system let most of these children down.”

    The report includes key recommendations for improving family reunification for children at EU and national level. These include a more creative and efficient approach to cooperation between EU Member States, which would allow more children to be reunited smoothly with their families. The report recommends a EU-wide review of guidance on establishing the proof of family connection, as well as a standardised approach for collecting and evaluating evidence.

    The report also suggests the establishment of an independent body to monitor and improve cooperation and information sharing between Member States handling family reunification applications and calls on all Member States to fully preserve and implement safeguarding principles within the Dublin III Regulation. Further recommendations include a refocus of policy-making, placing the rights of children at the heart of any future legislative reform of asylum legislation at EU and national levels.

    Speaking about his own experiences of waiting over one year for family reunification in Greece, an unaccompanied minor now reunited with his brother in the UK said:

    “I loved the weather in Greece, but it was one of the most difficult memories as I was homeless. Than safe passage found me a shelter. The waiting was unbearable, as I didn’t have any family in Greece.

    My brother and others kept telling me that they are working hard on my transfer case, but each day felt like forever. I am so glad I am here now and I love going to college. I am getting top grades in my speaking and written tests every week, but I still have to get used to this weather.”

    http://safepassage.org.uk/press_posts/child-refugees-in-limbo-for-16-months-waiting-to-reunite-with-family
    #Grèce #enfants #mineurs #regroupement_familial #attente #limbe #asile #migrations #réfugiés #rapport

  • A Tanger, avec ces mineurs qui risquent leur peau pour l’Europe
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130519/tanger-avec-ces-mineurs-qui-risquent-leur-peau-pour-l-europe

    Tous les jours, dans les ports de Tanger, de jeunes Marocains essayent de grimper dans les camions qui embarquent vers l’Europe. Des tentatives qui se répètent pendant des semaines, souvent des mois. Au prix de graves souffrances physiques et morales.

    #Reportage #mineurs_non_accompagnés,_MNA,_Maroc,_Tanger,_A_la_Une