• Derrière le « modèle » économique allemand, des milliers de précaires
    https://www.mediapart.fr/journal/international/040817/derriere-le-modele-economique-allemand-des-milliers-de-precaires

    À #Bochum, le #chômage de longue durée touche la moitié des chômeurs. © AP Douze ans après la mise en place des réformes « Hartz », l’économie allemande affiche certes le plus bas taux de chômage de la zone euro. Mais elle compte aussi une proportion croissante d’emplois à temps partiel et sous-payés. Reportage à Bochum, dans la #Ruhr, où la désindustrialisation se conjugue à la dérégulation.

    #International #Allemagne #economie #Hartz_IV #mini-jobs #précarité

  • Des entreprises allemandes s’arrangent pour payer des salaires de misère illégaux Solidaire - Susan Bonath (junge Welt) - 14 Février 2017
    http://solidaire.org/articles/des-entreprises-allemandes-s-arrangent-pour-payer-des-salaires-de-misere-

    Le secrétaire d’État à la Lutte contre la fraude fiscale Philippe De Backer (OpenVLD) veut davantage de flexi-jobs. Il a également démantelé l’Inspection sociale. Les mini-jobs et des contrôles très affaiblis forment un cocktail dangereux : c’est ce que montre la situation en Allemagne. Dans ce pays, des millions de travailleurs ne gagnent même pas le salaire minimum, les entreprises falsifiant les heures de travail comptabilisées, explique le journal allemand Junge Welt. Est-ce vraiment la direction que doit prendre la Belgique ?

    En Allemagne, malgré l’instauration du salaire minimum, la situation de millions de gens ayant un mini-job ne s’est pas du tout améliorée. Quand il s’agit de contourner le salaire minimum, de nombreuses entreprises se montrent bien plus inventives que ce qu’on aurait pu imaginer. En Allemagne, en 2015, près de la moitié des gens ayant un mini-job ont dû se contenter in fine d’un salaire horaire brut au-dessous de 8,50 euros. Une personne sur cinq ayant un mini-job perçoit même moins de 5,50 euros de l’heure. Tel est le constat d’une étude réalisée par le Wirtschafts- und Sozialwissenschaftliche Institut (WSI, Institut d’économie et de sciences sociales, qui collabore étroitement avec les syndicats) et présentée au début de ce mois de février.


    Le salaire minimum n’a donc apporté qu’une amélioration minime à la situation des gens ayant un mini-job, constatent les auteurs de l’étude, Toralf Pusch en Hartmut Seifert. Avant l’instauration du salaire minimum en 2014, environ 60 % des gens ayant un emploi précaire gagnaient moins de 8,50 euros per heure. Une demi-année après l’entrée en application effective du salaire minimum, c’était toujours le cas pour 44 % de ces travailleurs. La plus grande partie d’entre eux touchait maximum 7,50 euros.

    Les victimes du système sont en majorité des femmes
    « Les salaires horaires extrêmement bas sont certes devenus plus rares, mais il sont loin d’avoir disparu », précisent les chercheurs, qui mettent par ailleurs en garde : « Le non-respect de la loi sur le salaire minimum commence à faire partie du système des conditions de travail problématiques qui sont très souvent la caractéristique des mini-jobs. » Des études précédentes avaient déjà montré que les personnes travaillant dans un mini-job n’étaient souvent pas payées en cas de maladie ou quand elles prenaient leurs congés, alors même qu’elles y ont légalement droit.

    Pour les auteurs, le résultat de cette étude indique donc qu’ « il ne suffit pas d’instaurer légalement un salaire minimum ». Selon eux, il faudrait que des contrôles soient appliqués dans tout le pays. Mais ceux-ci ne résoudront pas à eux seuls le problème de la pauvreté due aux bas revenus. « Le salaire minimum est désormais fixé à 8,84 euros, ce qui est toujours au-dessous du seuil de bas salaire d’environ 9,50 euros », soulignent les chercheurs. Le vice-président du groupe de Die Linke (la gauche) au Parlement fédéral allemand, Klaus Ernst, a parlé de tromperie qui devait enfin être sanctionnée. Ernst a insisté sur le fait que ce sont le plus souvent des femmes qui sont victimes de ce système et il a déclaré qu’il était « intolérable que ce modèle d’exploitation soit en plus encore subsidié par l’État par des primes sociales supplémentaires ».

    Se taire de peur de perdre son travail
    L’étude n’explique pas de manière précise comment le salaire minimum est contourné, alors que les entreprises sont légalement tenues de comptabiliser le temps de travail de manière correcte. Mais un des auteurs de l’étude, Toralf Pusch, déclare dans une interview à Junge Welt que « l’on s’y prend clairement de manière très créative. Dans la pratique, cela a souvent l’air correct sur papier, mais le temps de travail effectivement presté est en réalité bien supérieur à ce qui est mentionné ». Les travailleurs pourraient dénoncer ce fait, mais ils se taisent par peur de perdre leur travail.

    Pour leur étude, les chercheurs ont analysé le « panel socio-économique » et le « panel marché du travail » qui rassemblent les informations du Deutsche Institut für Wirtschaftsforschung (DIW, Institut allemand de recherche économique) collectées auprès de 27 000 personnes et de l’Institut für Arbeitsmarkt- und Berufsforschung (IAB, Institut de recherche sur le marché du travail et la formation professionnelle) auprès de 13 000 personnes à propos de leurs conditions de vie et de travail. Les travailleurs ayant un mini-job pour lesquels ont été fixés en 2015 des salaires minimum plus bas au niveau sectoriel – comme les livreurs de journaux et les coiffeurs –, ont été le plus possible écartés de l’étude, expliquent les chercheurs. Les stagiaires et les chômeurs de longue durée, à qui le salaire minimum ne s’applique pas, n’ont pas non plus été pris en compte. Les travailleurs pris en compte par l’étude sont ceux pour qui le mini-job ne constitue pas un travail complémentaire mais bien l’emploi principal. Selon la Bundesagentur für Arbeit (l’agence fédérale allemande pour l’Emploi), il s’agit de près de 5 millions de personnes sur les 7,4 millions ayant un mini-job.

    #Allemagne #flexi-jobs #salaire_minimum #mini-job #conditions_de_travail #Femmes #misère #pauvreté

  • La fable du modèle allemand - AgoraVox le média citoyen
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-fable-du-modele-allemand-141266

    La fable du modèle allemand
    C’est entendu l’Allemagne est championne toutes catégories : le chômage est y très bas, sa politique énergétique est parfaite, et Angela Merkel est déjà réélue…à se demander alors à quoi servait cette élection ?

    Pourtant, si l’on veut bien croire Hans Stark, professeur à la Sorbonne, et secrétaire général du CERFA, (Comité d’Etude des Relations Franco-Allemandes), il s’agit seulement d’une belle manipulation médiatique, car la situation ne serait pas si idyllique chez nos voisins germains.

    C’est sur l’antenne de France Culture, le 20 septembre 2013, à 6h45, dans l’émission « les enjeux internationaux » que l’on pouvait écouter les réflexions pertinentes de cet expert en politique germanique. lien

    Expliquant que la chancelière ne voulait pas faire campagne, estimant que son bilan suffisait à la faire réélire les doigts dans le nez, le secrétaire du CERFA s’est appliqué à démontrer que la situation n’était pas si bonne qu’on voulait bien nous le faire croire et a brossé un tableau plus objectif que celui que l’on nous propose habituellement.

    Le principal parti d’opposition à la chancelière, le SPD, avait fait 23% lors des précédentes élections, et il est estimé aujourd’hui à la hauteur des 28%, ce qui pourrait laisser qu’il ne pourrait l’emporter, laissant une probable victoire à Merkel, estimée à 40 %, mais c’est sur le jeu des alliances que tout devrait se jouer.

    Un sondage récent faisait apparaitre que 61% des allemands s’estiment peu (ou pas) représentés par les partis traditionnels, et que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

    Un autre sondage nous apprend que 42 % des écologistes, et 20 % des socialistes sont décidés à voter pour les chrétiens démocrates, ce qui contrairement à ce qui est annoncé, aurait été de nature a faire chuter le CDU (union chrétiens démocrates), parti de la chancelière.

    De plus, à part le parti au pouvoir, tous les autres partis se retrouvent sur de mêmes préoccupations, portant sur le bas niveau à venir des retraites, la montée des prix de l’énergie, ainsi que celui des loyers, et la demande d’un salaire minimum.

    Rappelant qu’Angela Merkel n’a pas la possibilité d’agir sur le terrain économique, puisque en Allemagne, l’économie est pilotée par les grandes entreprises, Stark pose le problème différemment.

    Il explique que s’il est convenu de dire « l’Allemagne va bien », tous les allemands ne vont pas bien pour autant, puisqu’environ 15% de la population, soit tout de même plus de 12 millions de citoyens, travaillent dans un cadre très fragile, à coup de petits métiers, et s’en sortent très mal, voyant leur niveau de vie baisser dangereusement, d’autant que leurs salaires s’amenuisent. lien

    En effet, tout n’est pas si rose outre-Rhin....

    #Allemagne
    #Angela_Merkel
    Les lois « #Hartz »
    #Précarité
    #Woorking_poor
    #Défiscalisation #Charges

    #mini-jobs http://www.ifrap.org/Statistiques-des-emplois-mini-jobs-en-Allemagne,12927.html
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Vb6pksOJSfs

    France, Allemagne : pauvreté des non-travailleurs | @scoopit http://sco.lt/8q06gD

  • #Allemagne : papi et mamie bossent dur
    http://fr.myeurop.info/2013/06/11/allemagne-papi-et-mamie-bossent-dur-9958

    Quentin Bisson

    Chiffre du jour : 36,4% c’est le pourcentage de l’augmentation des seniors allemands exerçant un #mini-job entre 2003 et 2012, selon l’agence fédérale du travail. Un moyen de faire face à la précarité.

    Selon l’étude datant d’octobre dernier, le nombre de seniors de plus de 65 ans (...)

    #Société #Social #précarité #Réforme_des_retraites #retraites