• Serge Joncour, romancier : « Depuis 2026, l’été n’a plus rien de léger, quelque chose a changé. L’été nous a été volé »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/01/serge-joncour-romancier-depuis-2026-l-ete-n-a-plus-rien-de-leger-quelque-cho

    En temps normal, une telle grisaille un 26 juillet, un jour frisquet de plein été, ce devrait être une journée foutue, une journée ratée, un crève-cœur pour qui avait prévu d’aller à la plage ou au bord d’une rivière. Mais, aujourd’hui, ce mauvais temps se vit comme un don du ciel, un pur bienfait où tout le monde souffle, enfin les corps respirent. La journée pourrie devient la journée bénie. D’autant qu’on le sait tous, la météo l’a dit, dès demain ça repart, les cartes repasseront au rouge dans presque tous les départements, une fois de plus on dépassera 40 °C, on battra tous les records de la semaine d’avant.

    [...]

    Pour 2026, on s’est tous trouvé un job d’été, tous le même : survivre. Quel que soit l’âge ou notre rang dans le règne animal, l’été ne propose qu’une seule activité : tenir. Parce que tout autour de nous des aînés meurent de chaud dans leurs appartements bouilloires, des forêts partent en fumée, des rivières s’assèchent et des terres se fissurent. En plus de ça, dans ce qu’il reste d’eau les noyés se comptent par centaines, presque 1 000 noyades à ce jour et près de 300 qui y sont restés. On fait déjà les comptes alors que l’été n’en est qu’à son premier mois.

    https://justpaste.it/dtsgb

    Alors ? Encore heureux qu’on va vers l’été ?

    #climat #canicules #été #fraîcheur

  • #Violences à l’#école : un questionnaire pour « briser le #silence » rendu facultatif pour le #privé_sous_contrat | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/240726/violences-l-ecole-un-questionnaire-pour-briser-le-silence-rendu-facultatif

    Au détour d’une toute petite phrase, le #ministère de l’éducation nationale foule aux pieds une bonne partie de ses résolutions post-affaire Bétharram. Censé libérer la parole des élèves victimes de violences en milieu scolaire, le questionnaire « Brisons le silence », qui entrera en vigueur à la rentrée 2026-2027, sera obligatoire pour les établissements publics, mais restera facultatif pour le privé sous contrat.

    Une décision en totale contradiction avec le #décret du 13 mai 2026 qui systématise son utilisation (deux fois par an pour les internes ; pour l’ensemble des élèves après chaque sortie scolaire impliquant une nuitée) et dans lequel rien n’indique que le privé pourrait y échapper.

    Le 30 juin, surpris par ce revirement, la députée macroniste Violette Spillebout et le député insoumis Paul Vannier s’en sont ému·es dans un mail adressé au ministère de l’éducation nationale.

    Dans le document que Mediapart a pu consulter, la rapporteuse et le rapporteur de la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire disent leur inquiétude quant aux conséquences possibles de ce « traitement différencié », susceptible, selon ces élu·es, de « fragiliser le dispositif ». Sans réponse à ce jour.

  • 30 000 morts en cinq jours : en #Inde, le coût humain exorbitant des #canicules
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/18/30-000-morts-en-cinq-jours-en-inde-le-cout-humain-exorbitant-des-canicules_6

    Le pays le plus peuplé au monde est aussi l’un des plus exposé aux chaleurs humides extrêmes. Une étude vient de calculer pour la première fois la surmortalité liée aux chaleurs extrêmes en Inde, de plus en plus fréquentes.

    On ignorait jusqu’à présent le coût humain des vagues de #chaleur en Inde, le pays le plus peuplé au monde, avec 1,4 milliard d’habitants. Le gouvernement indien ne livre quasiment aucune donnée fiable dans nombre de domaines, en particulier dans celui de la santé. Une étude scientifique de l’India Energy and Climate Center de l’université de Californie à Berkeley aux Etats-Unis, publiée dans la revue Frontiers in Environmental Health, vient de calculer, pour la première fois, la mortalité liée aux canicules, définies en Inde lorsque les températures franchissent les 40 °C dans les plaines, 37 °C dans les régions côtières et 30 °C en montagne. Une seule journée de chaleur extrême en Inde entraîne 3 400 décès excédentaires. Cinq jours de canicule se soldent par 30 000 morts.

    #ministère_du_futur #ksr

  • Ces derniers jours sur les réseaux sociaux, ça donne l’impression d’être dans #Ministère_du_Futur ; #KSR, où la foule s’impatiente et désigne, au moins en propos écrits, les responsables de la situation. On va voir si ça se confirme, et si ça provoque des actions directes. Ou si l’apathie va retomber, au point que les nabots pro-milliardaires et pro-capitalistes en arrivent à se faire élire partout où il y a trop d’écologauchistoterroristes qui râlent contre les horreurs du capitalisme (Colombie, Bolivie, Slovénie, Grande Bretagne, France...)

  • Le ministère des Armées va renouveler son contrat avec Microsoft
    https://www.journaldunet.com/cybersecurite/1550633-le-ministere-des-armees-va-renouveler-son-contrat-avec-microso

    Les récents appels du pieds gouvernementaux en faveur de la #souveraineté #numérique n’y feront rien. Le #ministère des #Armées s’apprête à passer une nouvelle commande des solutions #Microsoft. Initialement prévue à la fin du mois de mai 2026, la signature du contrat avec l’Union des groupements d’achats publics (#Ugap), qui sert d’intermédiaire dans la fourniture des solutions Microsoft, a été reportée d’un mois. Elle aura lieu fin juin, selon trois connaisseurs du dossier. « C’est certain que le contrat va être signé, il n’y a aucun doute », insiste l’un d’eux.

  • Révélations sur Sainte-Soline : on a identifié le gendarme qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.liberation.fr/societe/police-justice/revelations-sur-sainte-soline-on-a-identifie-le-gendarme-qui-a-failli-tue

    150 heures de vidéo, trois mois d’investigation… Alors que la #justice a classé sans suite l’enquête sur le tir interdit qui a grièvement blessé un militant écologiste le 25 mars 2023 lors d’un rassemblement contre une mégabassine, « Libération » et « Mediapart » ont remonté les traces du projectile, parti d’un véhicule blindé.

    C’est une enquête qui, à la fin de l’année 2025, a été #classée_sans_suite, sans suspect, sans réponse. Quel gendarme a gravement blessé à la tête Serge Duteuil-Graziani, le 25 mars 2023, lors de la manifestation écologiste contre la #mégabassine de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ? En mettant fin aux investigations, le procureur de la République de Rennes estimait qu’un doute existait. Pour répondre à cette question, Libération et Mediapart ont plongé dans les milliers de vidéos captées par les gendarmes, les journalistes et les manifestants. Cette analyse visuelle et audio révèle que le seul tir compatible avec la blessure du militant a été effectué par la tourelle d’un véhicule blindé de la gendarmerie, à environ 60 mètres. Un tir tendu de grenade lacrymogène qui a percuté à pleine vitesse le crâne de Serge Duteuil-Graziani, guide de montagne de 32 ans. Par ailleurs, un fichier vidéo crucial pour voir les instants qui précèdent et suivent ce tir n’avait pas été récupéré par la justice avant que l’affaire soit classée.

    https://justpaste.it/lm9jm

    seul un extrait est disponible hors paywall
    https://www.youtube.com/shorts/0l9JhxT5-xE

    edit
    Sainte-Soline : révélations sur le tir tendu qui a failli tuer Serge Duteuil-Graziani
    https://www.mediapart.fr/journal/france/260526/sainte-soline-revelations-sur-le-tir-tendu-qui-failli-tuer-serge-duteuil-g

    Par l’intermédiaire de leur avocate, Chloé Chalot, les quatre blessé·es ont déposé plainte avec constitution de partie civile afin qu’un juge d’instruction soit désigné, ce qui n’avait jamais été fait les concernant. En parallèle, le procureur avait déjà ouvert une information judiciaire pour faire la lumière sur d’autres « tirs tendus » de gendarmes visibles sur des images révélées par Mediapart et Libération en novembre 2025, avec l’objectif de retrouver d’éventuelles victimes qui ne se seraient jamais fait connaître.

    #police #gendarmerie #violences_policières #MDO #parquet #ministère_de_l'intérieur

  • Suicide de #Caroline_Grandjean : l’enquête conclut à une « défaillance institutionnelle » dans la mort de l’#institutrice, cible de propos #lesbophobes
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/02/06/suicide-de-caroline-grandjean-paccoud-l-enquete-administrative-conclut-a-une

    Le #ministère de l’#éducation rapporte que l’enquête a relevé « des décisions administratives vécues comme des injustices ». L’enseignante, qui a mis fin à ses jours en septembre, était directrice d’une école primaire dans le Cantal.

    • Réaction de « Cas d’école » sur sa page FB :

      Aujourd’hui, beaucoup vont se réjouir de cette nouvelle, voir le verre à moitié plein. Pas moi. Il n’y a rien qui va dans la communication du ministère, comme d’habitude. Regardons ça dans les détails.
      « Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l’enseignante que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents », nous dit le ministère. Un sentiment, vraiment ? Non, nul sentiment ici, mais une réalité, basée sur des faits. La tentative de minimiser la responsabilité de la hiérarchie en insufflant l’idée que le manque de soutien n’était qu’un sentiment pas forcément prouvé est absolument abject.
      Poursuivons. Le rapport pointe « des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s’agissant du refus d’attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité ». Non. Les décisions ne sont pas vécues comme des injustices, elles sont profondément injustes, intrinsèquement, objectivement. Nul besoin de la focale de Caroline pour l’admettre.
      Le ministère explique ensuite que, « bien que cette bonification n’était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d’une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin à ce moment-là ». Pas mathématiquement nécessaire ? Fondé sur une lecture stricte des règlements ? Il s’agit tout simplement là d’un mensonge. Caroline avait des droits et ces droits n’ont pas été respectés. Elle aurait dû obtenir cette bonification de points et elle aurait dû pouvoir quitter son école. Cela a été refusé comme une vengeance à l’encontre de celle qui avait osé parler et qui avait le malheur de souffrir dans sa chair. Elle avait naguère refusé de partir ? Elle allait désormais pourrir dans son école, alors même que sa situation était parfaitement connue de tous.
      Enfin, le ministère prétend qu’il va « renforcer la formation de ses cadres à la gestion des situations de détresse psychologique ». Ah bon ? Mais… ne devait-il pas déjà le faire après l’affaire Jean Willot ? Après Christine Renon ? Pourquoi est-ce que ce dossier n’avance pas ? Pourquoi les mêmes mots après chaque drame ? Tout simplement parce qu’il ne s’agit-là que de beaux discours destinés à calmer la masse, afin d’oublier que les violences sont systémiques dans l’éducation nationale et qu’elles font partie d’une politique de management toxique. Et nul besoin d’être devin pour savoir que rien ne sera fait.
      Mais, ce n’est pas tout. Comme souvent dans les communications du ministère, le plus intéressant réside dans ce qui est volontairement éludé du débat. Ainsi, on peut noter qu’il n’y a :
      – Rien sur les agissements de l’inspectrice ou de la Directrice académique. Rien sur la promotion de la première par la seconde.
      – Rien sur la plainte de l’éducation nationale contre la bande dessinée sur Caroline.
      – Rien sur les vexations constantes, les remarques répétées, les allusions, tout ce qui constitue un harcèlement de l’institution à son encontre, tout ce qui l’a conduite dans le gouffre.
      – Rien sur l’éventualité de réparer la faute commise. Christine n’attend rien de ce côté, bien sûr, car son combat n’est qu’une lutte pour la vérité. Mais, quand il y a faute, il y a réparation. Et la justice devra se pencher là-dessus le moment venu.
      Cette vieille tactique d’admettre à demi-mots une faute pour en faire oublier une dizaine d’autres n’est pas nouvelle. C’est même un sport national que l’institution maîtrise parfaitement. L’abjection cache l’ignominie comme l’arbre cache la forêt.
      J’ai moi-même été interrogé longuement par la commission d’enquête. Les deux inspecteurs étaient sincèrement touchés par l’affaire, mais je les ai malgré tout prévenus que leur travail ne mènerait pas à grand-chose et que l’institution finirait par se défausser. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, dans l’attente du rapport complet et de ce que pourra découvrir la justice.
      L’éducation nationale est comme à son habitude indigne. Mais peu importe, le combat continue et on ne lâchera rien.

  • « Le Désespéré » : comment le célèbre autoportrait de Gustave Courbet a été vendu au Qatar dans la plus grande discrétion
    Publié le 17/12/2025 22:15
    https://www.franceinfo.fr/culture/arts-expos/le-desespere-comment-le-celebre-autoportrait-de-gustave-courbet-a-ete-ven

    C’est une affaire qui secoue le monde de l’art et elle concerne un tableau des plus connus : « Le Désespéré », chef-d’oeuvre de Gustave Courbet, n’est plus français. Le tableau appartient désormais au Qatar. Il a été vendu dans la plus grande discrétion, au grand dam des défenseurs du patrimoine. (...)

  • Nicolas Cadène - Une enquête sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur | Facebook
    https://www.facebook.com/nicolas.cadene/posts/pfbid077wyw3SNouvJ8wJFET8VPadMKGkYh7hrmUHDaoZCwAZzuHnmdfuS4V79BCybCUxkl

    Une enquête sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur est non seulement possible, mais nécessaire. Elle est indispensable pour comprendre, prévenir et protéger. MAIS l’enquête diffusée cette semaine par le ministère n’est pas acceptable. Pourquoi ?

    👉 Parce qu’elle interroge les personnels sur leurs opinions politiques, géopolitiques ou idéologiques : sympathie pour la Palestine, Israël, jugements sur les partis politiques, etc.
    Un employeur public n’a pas le droit de sonder les opinions de ses agents, même anonymement (d’autant, qu’en l’espèce, l’anonymat n’est pas total). C’est un principe fondamental de neutralité et de liberté d’opinion.

    👉 Parce qu’elle mélange tout : actes antisémites, opinions sur Israël, représentations des Juifs, positionnement politique et même soutien à la cause palestinienne (le soutien à la cause palestinienne n’est absolument pas constitutif d’antisémitisme)…
    Scientifiquement, cela brouille complètement l’objet de l’étude et entretient des confusions graves.

    👉 Parce qu’elle associe, dans les mêmes tableaux, le soutien à la cause palestinienne et l’antisémitisme.
    C’est une confusion conceptuelle majeure, qui risque de délégitimer des opinions politiques parfaitement légales et même légitimes.

    👉 Parce qu’elle est diffusée par voie hiérarchique, ce qui place les personnels dans une position ambiguë : répondre à des questions sensibles sous l’autorité de leur employeur.

    👉 Parce qu’elle transite par un lien Google, entreprise américaine, alors que l’on traite de données sensibles, au mépris de la souveraineté numérique et des bonnes pratiques RGPD.

    👉 Parce que ce n’est pas une enquête institutionnelle neutre, mais un sondage d’opinion classique plaqué sur un objectif ministériel, avec un risque évident de lectures politiques.

    👉 Enfin, parce que ce type de questionnaire risque d’alimenter des clivages, au lieu de renforcer la protection nécessaire des étudiants et personnels juifs, qui doit être l’enjeu central.

    Enquêter sur l’antisémitisme ? Oui, absolument.

    Mais à condition de respecter :
    – la neutralité de l’État,
    – la liberté d’opinion des agents,
    – une méthodologie rigoureuse,
    – une protection stricte des données,
    – et une focalisation claire sur les actes, faits, expériences et mécanismes réels.
    Ce n’est pas le cas ici (ce qu’ont relevé plusieurs universitaires).
    Et c’est précisément pour cela qu’il faut le dire.
    Enquête accessible ici, pour vous faire votre propre avis... :
    https://drive.google.com/file/d/1Mp_2qJ9dl4ZyveKH62LkFk6491EkYq2I/view

    • REFUSONS LE PROJET D’ENQUÊTE NATIONALE SUR L’ANTISÉMITISME DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE
      https://www.ldh-france.org/le-projet-denquete-nationale-sur-lantisemitisme-dans-lenseignement-super

      (...) L’examen, tant de la méthodologie d’enquête que du questionnaire prévu, semble comporter de graves dangers.

      Utiliser un recensement (tous les personnels sollicités par leur hiérarchie pour répondre à un questionnaire, ainsi que toutes les étudiantes et tous les étudiants par leurs établissements) n’est pas une opération courante et ne semble pas avoir fait l’objet des déclarations nécessaire auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ou d’une étude d’impact relative à la protection des données (article 35 du règlement général de protection des données – RGPD).

      Le processus d’enquête retenu semble loin de garantir l’anonymisation et donc la protection des personnes répondantes. Il contient au contraire des questions dont le rapprochement est propre à permettre l’identification de chaque répondante et répondant.

      Le recours à un lien de redirection Google, une entreprise soumise à la juridiction américaine, interroge sur sa compatibilité aux règles fixées par le RGPD.

      La transmission du questionnaire par la voie hiérarchique place les personnels dans une situation ambiguë au regard de leur lien de subordination. Il ne peut y avoir de consentement libre et éclairé à répondre à des questions aussi sensibles dans un tel cadre.

      Des questions dites sensibles vont être posées. Or, il n’appartient pas à l’Etat de collecter des données sur les opinions religieuses ou politiques des agents publics. La liberté d’opinion est un principe constitutionnel garanti. Le ministère ne peut, sans enfreindre les dispositions de la loi de 1983 sur le statut des fonctionnaires, ni solliciter, ni traiter de telles données, même sous couvert d’anonymat. Le détail des informations collectées (par université, par UFR, etc.) inquiète sur l’usage qui pourrait en être fait.

      #enquête_politique #fichage

    • Antisémitisme : les présidents d’université s’opposent à la diffusion d’un sondage commandé par le ministère de l’enseignement supérieur
      https://www.lemonde.fr/campus/article/2025/11/25/antisemitisme-les-presidents-d-universite-s-opposent-a-la-diffusion-d-un-son

      Quelle sera la portée d’une enquête sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur si les présidents d’université se refusent à la relayer ? Selon les informations du Monde, l’association France Universités a informé le #ministère_de_l’enseignement_supérieur, dans un courrier lundi 24 novembre, qu’au vu d’« un certain nombre de problèmes dans sa conception et les questions posées », elle ne cautionnerait pas le sondage de 44 pages établi par l’IFOP censé permettre de « quantifier le phénomène ».

      Certaines questions ont suscité l’émoi dans la communauté universitaire, « y compris auprès des responsables administratifs et juridiques des établissements [quant au] respect du RGPD [le règlement général sur la protection des données, et à la] neutralité de l’Etat », relève France Universités. Depuis le 18 novembre, les enseignants-chercheurs et personnels administratifs de l’enseignement supérieur sont invités par le ministère à répondre à ce sondage qui les conduit à se prononcer notamment sur le conflit israélo-palestinien, mais aussi à indiquer leur appartenance ou leur proximité avec un parti politique ainsi que leur religion éventuelle.

      « Cette enquête repose sur une méthodologie scientifique et des questions élaborées par les chercheurs du #Cevipof », le centre de recherches politiques de #Sciences_Po, a répondu le ministère dans un communiqué lundi, soir. « La participation est facultative et le choix de la diffuser et d’y répondre est naturellement laissé à l’entière discrétion des établissements et de leurs personnels », poursuit-il, tout en précisant que « le Cevipof garantit la confidentialité absolue de l’ensemble des données recueillies qui seront hébergées sur des serveurs hautement sécurisés ».

      « Aucune crédibilité »

      L’enquête, pour l’heure hébergée sur le cloud de Google, comprend deux volets, l’un à destination des #étudiants et l’autre du personnel. Les résultats seront exploités par deux chercheurs, experts en statistiques et analyses de données et des attitudes et comportements politiques au Cevipof dans le cadre d’un programme de recherche qu’avait annoncé le ministre Philippe Baptiste, le 29 avril.

      Après des questions sur l’antisémitisme à l’#université et en général, on interroge l’opinion des sondés sur l’image d’Israël et les responsabilités du conflit israélo-palestinien : « Selon vous, qui porte la plus grande responsabilité dans la poursuite du conflit israélo-palestinien : Avant tout les Israéliens ? Avant tout les Palestiniens ? Autant les uns que les autres ? », ou encore « Quand vous pensez à la situation d’Israël, de laquelle des deux opinions suivantes êtes-vous le plus proche : “Israël est un pays puissant qui mène une politique agressive vis-à-vis de ses voisins” ou “Israël est un petit pays qui se défend contre des pays voisins, dont certains souhaitent le détruire” ? »

      En fin de questionnaire, chaque répondant doit compléter son âge, son genre, sa fonction professionnelle, le type d’établissement et l’académie où il exerce, le plus haut diplôme détenu, le code postal de son lieu de résidence, mais aussi son appartenance ou sa proximité avec un parti politique ainsi que sa religion éventuelle.

      Largement diffusé sur les réseaux sociaux depuis le 22 novembre, ce questionnaire peut en conséquence être complété par quiconque a connaissance de son lien, qu’il appartienne ou non à l’enseignement supérieur.

      « Je pensais être dans un établissement d’un ministère laïque où mes opinions personnelles, tant philosophique, politique, religieuse, n’avaient pas lieu d’être, ce à quoi je me suis toujours tenu, commente le professeur émérite à l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse Gilles Motet. Je ne comprends pas l’intérêt que peut porter le ministère à mes opinions sur ces sujets, d’autant plus que, sans identification du répondant, pléthore de personnes hors enseignement supérieur vont interférer sur les résultats. Aucune crédibilité ne pourra donc être apportée à l’opinion qui sera dite générale. »

      Le professeur des universités se dit aussi « sidéré » par le fait que certaines questions présupposent « une acceptation de faits comme hypothèse » et que d’autres questions « imposent une réponse dans une liste proposée » en l’absence du choix de réponse « sans opinion ». De plus, au cours du sondage, il est impossible de revenir en arrière et aucune confirmation des réponses n’est demandée en fin de questionnaire.

      « Nous vous demandons de la retirer »

      Interrogé, le Cevipof affirme au Monde que la méthodologie utilisée pour cette enquête est « classique ». « Toutes les garanties ont été mises en place pour préserver l’anonymat des répondants » de sorte que « ni le ministère ni le centre de recherche ne disposeront des données individuelles ainsi recueillies par l’IFOP ». Les répondants sont par ailleurs « volontaires », et le lien de ce questionnaire auto-administré en ligne est « entièrement géré par l’IFOP », ajoute-t-on.
      Pour le collectif d’universitaires RogueESR, « l’envoi d’un questionnaire politique à des agents du service public est une première : il viole le principe de neutralité institutionnelle ». Il souligne le risque de réidentification des répondants par le #croisement_de_variables.

      « Etant donné tous les problèmes que soulève cette enquête, nous vous demandons instamment de la retirer », ont écrit, dans une lettre au ministre, lundi, le Snesup, SUD-Education, la Ligue des droits de l’homme, l’Association pour la #liberté_académique, la Coordination antifasciste pour l’affirmation des libertés académiques et pédagogiques, l’Observatoire des atteintes à la liberté académique et Stand Up For Science. Ils rappellent que la loi du 13 juillet 1990 contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie prévoit que chaque année, la Commission nationale consultative des droits de l’homme remet un rapport sur la lutte contre le racisme.

      Interrogée, la direction de l’#IFOP n’avait pas encore donné suite lundi soir à la sollicitation du Monde.

  • Chez #France_Travail, #Frontex promet « de la #chasse » de migrants pour recruter

    Lors d’une visioconférence début septembre, un ex-officier de Frontex a voulu rendre le #métier de #garde-frontières attractif pour les « jeunes hommes ». Pour en recruter 500 d’ici janvier 2026, l’agence a baissé le niveau d’études requis au bac.

    « Je sais que parmi les candidats, il y a pas mal de #jeunes_hommes qui sont comme je l’étais quand j’avais leur âge, 20-25 ans, qui [ont] envie de faire de la police, de l’#action, de la chasse, etc. » L’homme qui s’exprime en ces termes est le commandant de police, #Dominique_Bott. Jusqu’au 1er septembre, il était officier de liaison pour la France auprès de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex. Le 4 septembre, il a participé avec sa remplaçante à une réunion d’information en visioconférence de France Travail sur le recrutement de garde-frontières en Europe, accompagné de deux employées de l’agence pour l’emploi. Elle a été organisée avec Défense Mobilité, le service des transitions professionnelles du ministère des Armées.

    StreetPress s’est procuré un enregistrement vidéo de cette réunion, où 170 demandeurs d’emploi ont pu apprécier la présentation du métier chez Frontex par le haut gradé :

    « Il faut savoir que le garde-frontière peut être amené, même beaucoup, à faire des patrouilles dans la zone frontalière. Il peut être amené à interpeller des gens qui passent des frontières […] de manière illégale et qui essaient d’échapper au contrôle. »

    Interrogé sur la « chasse » comme argument d’attractivité, l’agence France Travail s’est désolidarisée des propos du commandant Bott qui ont « pu heurter certains participants ».

    « L’animateur de la réunion a essayé de faire comprendre son activité peu connue auprès d’un public pouvant en avoir une perception parfois approximative. Nous regrettons sincèrement l’expression empruntée qui était clairement inappropriée et en avons informé le recruteur. »

    Recrutement massif

    Frontex s’est associée à France Travail pour attirer de nouveaux candidats alors qu’elle vise l’embauche de 500 nouveaux garde-frontières en Europe d’ici janvier 2026. En 2024, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a annoncé au Parlement européen que les effectifs de l’organisme passeraient de 2.500 garde-frontières et gardes-côtes à 10.000 en 2027, puis 30.000 les années suivantes.

    En plus d’un salaire de 3.500 à 4.000 euros net par mois et de nombreuses aides sociales — Frontex est l’agence la plus riche de l’Union européenne —, l’officier de police explique que le niveau d’études requis a été « réévalué » cette année pour passer d’un bac+3 au baccalauréat.

    L’agence cherche en priorité des recrues françaises, ainsi que allemandes et néerlandaises, car ces nationalités seraient trop peu présentes au sein des effectifs, et des femmes, « largement sous-représentées », selon lui. Pourtant, c’est uniquement aux candidats masculins qu’il s’est adressé lorsqu’il a évoqué l’opportunité de « chasse » que comporte le poste.

    Cadre idyllique et #chasse_à_l’homme

    Le contrat de cinq ans, renouvelable une fois, commence par une année de formation à Varsovie, en Pologne, où se trouve le siège de Frontex. Le commandant Dominique Bott tient à rassurer les intéressés sur la météo polonaise : « Le climat n’est pas très différent de ce qu’on peut connaître dans l’Est de la France. » Surtout, il explique que si un agent a été affecté « dans un coin isolé » — comme à la frontière entre le Monténégro et la Serbie — il aura de grandes chances d’être redéployé deux ans plus tard pour un poste « un peu plus idyllique », comme les îles grecques ou la Sicile, en Italie.

    Sa successeure, Alexandra Bouthier Lefebvre, prend le relai pour expliquer qu’une journée type de garde-frontières consiste principalement à vérifier le « statut légitime de voyageur qui est autorisé à passer une frontière », autrement dit la validité de ses documents. C’est à ce moment, au bout de plus d’une heure de réunion, que Dominique Bott prend à nouveau la parole pour intervenir et pimenter la présentation du métier avec son versant d’action « non négligeable ».

    Au mot « chasse », la commandante de police Alexandra Bouthier Lefebvre lui fait signe de la main et de la tête de s’arrêter. Au milieu de sa phrase, il lui répond en riant : « Elle me fait signe ! », sans prendre en compte son alerte. Le policier conclut en promettant :

    « Pour ceux qui pensent que leur métier sera simplement de rester à une frontière et de contrôler les passeports, pas forcément, il y a les deux pour les plus jeunes qui ont envie d’un peu plus d’action. »

    Plainte pour complicité de crime contre l’humanité

    Un argument d’autant plus problématique que les garde-frontières sont armés, comme le confirme le commandant de police pendant la réunion France Travail, et que l’agence européenne a déjà été accusée de comportements illégaux.

    Fabrice Leggeri, l’ancien directeur de Frontex de 2015 à 2022, également cadre du Rassemblement national, est visé par une plainte pour complicité de crime contre l’humanité. La justice se penche sur sa participation au refoulement d’embarcations de migrants par les autorités grecques vers la Turquie, appelés en anglais des « pushbacks ». Un rapport a prouvé que Frontex cautionnait ces pratiques, contraires à la convention de Genève, qui se font parfois avec moult violences.

    StreetPress a tenté d’entrer en contact avec le commandant Dominique Bott, sans succès. Le policier a depuis rejoint l’Inspection générale de la police nationale, à Metz (57). Cette fois pour faire la « chasse » aux violences policières.

    Interrogée sur les propos tenus par Dominique Bott, l’agence européenne Frontex n’a pas souhaité répondre.

    https://www.streetpress.com/sujet/1758532916-france-travail-frontex-chasse-migrants-recruter-unioneuropen
    #chasse_aux_migrants #recrutement #travail

    ping @karine4

    • France Travail offre une tribune à Frontex pour de la « chasse » aux migrant·es
      https://www.gisti.org/article7591

      Début septembre, France Travail a organisé une réunion d’information avec l’agence européenne Frontex, dont le contenu a récemment été révélé par StreetPress. L’un des représentants de l’agence y a présenté le métier de #garde-frontière comme une activité de « chasse », vantée auprès de « jeunes hommes » en quête d’action.

      Ces propos ne relèvent pas d’un simple dérapage. Ils s’inscrivent dans un discours désormais banalisé qui déshumanise les personnes migrantes, les réduit à des cibles et promeut une vision viriliste de la force et du contrôle. Que ce registre soit employé par Frontex [1], déjà accusée à de multiples reprises de violations des droits humains (#pushbacks illégaux, violences aux #frontières), n’étonne guère. Mais qu’il trouve une tribune au sein de France Travail, service public censé accompagner toutes les personnes qui résident sur le territoire vers l’emploi – y compris les personnes migrantes, est particulièrement alarmant.

      Cette dérive n’est pas isolée. Aux États-Unis, l’agence ICE (Immigration and Customs Enforcement) recrute massivement pour mettre en œuvre les expulsions promises par Donald Trump. Certes, les propos tenus lors de la réunion hébergée par France Travail n’ont pas atteint le degré outrancier des campagnes américaines, qui appellent ouvertement les futures recrues à expulser les « criminels et prédateurs » qui auraient « envahi » les États-Unis. Mais les points communs sont frappants : un recrutement massif au détriment de la formation (Frontex a abaissé son niveau d’études requis de bac +3 au baccalauréat, ICE a réduit ses formations de cinq à deux mois) ; le ciblage d’anciens militaires, recyclés dans le contrôle armé des migrations (la réunion France Travail était organisée avec Défense Mobilité, le service de reconversion du #ministère_des_Armées) ; et plus largement, la banalisation de la #violence_aux_frontières, présentée comme un défi exaltant.

      Si France Travail a condamné les propos tenus lors de cette réunion, Frontex, elle, n’a rien désavoué.

      Nous dénonçons la normalisation d’un vocabulaire et de pratiques contraires aux droits humains. Les frontières ne sont pas des terrains de chasse.

    • France Travail offre une tribune à Frontex pour de la « chasse » aux migrant·es

      Début septembre, France Travail a organisé une réunion d’information avec l’agence européenne Frontex, dont le contenu a récemment été révélé par StreetPress. L’un des représentants de l’agence y a présenté le métier de garde-frontière comme une activité de « chasse », vantée auprès de « jeunes hommes » en quête d’action.

      Ces propos ne relèvent pas d’un simple dérapage. Ils s’inscrivent dans un discours désormais banalisé qui déshumanise les personnes migrantes, les réduit à des cibles et promeut une vision viriliste de la force et du contrôle. Que ce registre soit employé par Frontex [1], déjà accusée à de multiples reprises de violations des droits humains (pushbacks illégaux, violences aux frontières), n’étonne guère. Mais qu’il trouve une tribune au sein de France Travail, service public censé accompagner toutes les personnes qui résident sur le territoire vers l’emploi – y compris les personnes migrantes, est particulièrement alarmant.

      Cette dérive n’est pas isolée. Aux États-Unis, l’agence ICE (Immigration and Customs Enforcement) recrute massivement pour mettre en œuvre les expulsions promises par Donald Trump. Certes, les propos tenus lors de la réunion hébergée par France Travail n’ont pas atteint le degré outrancier des campagnes américaines, qui appellent ouvertement les futures recrues à expulser les « criminels et prédateurs » qui auraient « envahi » les États-Unis. Mais les points communs sont frappants : un recrutement massif au détriment de la formation (Frontex a abaissé son niveau d’études requis de bac +3 au baccalauréat, ICE a réduit ses formations de cinq à deux mois) ; le ciblage d’anciens militaires, recyclés dans le contrôle armé des migrations (la réunion France Travail était organisée avec Défense Mobilité, le service de reconversion du ministère des Armées) ; et plus largement, la banalisation de la violence aux frontières, présentée comme un défi exaltant.

      Si France Travail a condamné les propos tenus lors de cette réunion, Frontex, elle, n’a rien désavoué.

      Nous dénonçons la normalisation d’un vocabulaire et de pratiques contraires aux droits humains. Les frontières ne sont pas des terrains de chasse.

      https://www.gisti.org/spip.php?article7591

  • Collège Stanislas « blanchi » : les inspecteurs confirment sous serment l’intervention de la numéro deux du ministère
    https://www.mediapart.fr/journal/france/210525/college-stanislas-blanchi-les-inspecteurs-confirment-sous-serment-l-interv

    Devant la commission parlementaire consacrée aux violences à l’école, quatre membres de l’inspection générale ont reconnu que Caroline Pascal, directrice générale de l’enseignement scolaire, était bien intervenue pour réécrire la lettre concluant le rapport sur le prestigieux établissement catholique.

    C’est bien la cheffe de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) d’alors, Caroline Pascal, qui a réécrit la lettre de transmission du rapport sur Stanislas, rendue au ministre de l’époque, Gabriel Attal. Caroline Pascal est aujourd’hui directrice générale de l’enseignement scolaire, soit la numéro deux du ministère de l’éducation nationale.

  • Extrême droite : l’autorisation de défilé du 10 mai en question
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2025/05/13/extreme-droite-l-autorisation-de-defile-du-10-mai-en-question_6605842_823448

    Dans un rare œcuménisme. responsables politiques et personnalités publiques, allant de la gauche jusqu’au Rassemblement national (#RN), se sont relayés depuis ce week-end pour s’offusquer que la marche ait été autorisée. « Que fait Bruno Retailleau ? » fait mine de se demander sur X, la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier, tandis que Marine Le Pen « appelle le gouvernement à agir. » (...)

    « Le préfet a très mal défendu l’interdiction », regrette Marion Ogier du Syndicat des avocats de France, et conseil des contre-manifestants qui organisaient un « village antifasciste » le même jour, place du Panthéon. « Il a été sur le bon terrain mais n’a pas apporté les éléments suffisants », ajoute-t-elle.
    [...]

    Les organisateurs du Comité du 9 mai se retranchent, eux, derrière l’absence de trouble matériel à l’ordre public commis lors de leur manifestation annuelle. Cette année, on a même vu les militants néofascistes faire du zèle et ramasser leurs fumigènes usagés avant de quitter les lieux. « Un discours qui appelle à la haine constitue en soit un trouble à l’ordre public immatériel », remarque Me Ogier. Qui ajoute : « Une manifestation peut être interdite lorsque le message porté par les organisateurs est un message qui n’est pas couvert par liberté d’expression. »

    Des propos antisémites

    Les organisateurs ont eu beau jeu de diffuser en amont des instructions interdisant les vêtements avec « inscriptions » ou ordonnant aux participants « d’observer le silence » pendant la manifestation, des propos antisémites ont été tenus – comme Le Monde l’a constaté. A cela s’ajoutent les images révélées par Libération du dépôt de gerbe dans la cour de l’immeuble où est mort Sébastien Deyzieu, il y a 31 ans. Cérémonie réservée à une poignée de militants triés sur le volet et aux organisateurs, plusieurs d’entre eux ont effectué des #saluts_nazis, se croyant à l’abri des regards. Dans un communiqué diffusé mardi, les organisateurs attribuent ces gestes à des « militants espagnols » en raison de leur « tradition politique lors d’hommages funèbres ». Ils maintiennent que la manifestation n’a donné lieu à aucune « insulte », « débordement » ou « violence ».

    La prise de parole publique pour conclure la journée s’est, elle, transformée en un virulent appel à « l’écrasement » de leurs « ennemis », assorti d’un racisme décomplexé. Les immigrés « du Sud » ont été qualifiés de « parasites ». « Le combat engagé aujourd’hui contre nos ennemis doit se terminer par leur écrasement pour créer ce monde européen qui nous permettra de perpétuer notre héritage pour mille ans », a ponctué l’orateur dans une référence explicite au IIIe Reich, qui devait durer plus de « mille ans » d’après la propagande hitlérienne.

    Cependant [Le Monde s’inquiète un tantinet que], ni le signalement de la préfecture et ni celui du ministre de l’intérieur, ne pointe les propos tenus par les orateurs ou de la présence d’anciens membres du #GUD parmi les organisateurs.

    https://archive.ph/NKrKr

    #préfecture #ministère_de_l'intérieur #extrême_droite #néo_nazis #Retailleau

  • Bercy efface une amende de 320 millions d’euros au groupe de Vincent Bolloré, LFI dénonce un « scandale d’État »
    https://fr.news.yahoo.com/bercy-efface-une-amende-de-320-millions-deuros-au-groupe-de-vincent-b

    Des révélations qui intensifient un peu plus les critiques contre le milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Ce mercredi 26 mars, un article du Canard Enchaîné révèle un redressement fiscal de sa société Vivendi à hauteur de 2,4 milliards d’euros. L’incident aurait dû s’assortir d’une sanction fiscale de 320 millions d’euros… qui a finalement été levée par Bercy.
    Une "erreur fiscale"… totalement délibérée ?

    Le milliardaire breton est en effet accusé d’avoir commis une "erreur délibérée" en 2004. Il aurait revendu 5 milliards d’euros d’actions de Vivendi sous la forme de "titres de portefeuilles" alors qu’il s’agissait de "titres de participation". Ce qui apparaît comme un détail de langage fiscal, un simple changement de catégorie, aurait néanmoins permis au groupe Vivendi de "réduire de 800 millions d’euros ses impôts futurs", selon le Canard Enchaîné. Pour le Conseil d’Etat, Vincent Bolloré maîtrise la législation fiscale et savait parfaitement ce qu’il faisait.

    Le patron de l’empire Bolloré a donc dû s’acquitter d’une sanction. Dans un premier temps, Le Canard Enchaîné s’étonne du terme choisi par le fisc : au lieu d’une "fraude" (qui lui aurait coûté 640 millions d’euros), Vincent Bolloré s’en sort avec une "erreur délibérée" dans ses comptes. Un terme technique qui permet à l’amende d’être réévaluée à hauteur de 320 millions d’euros. Deuxième surprise : cette amende a finalement été effacée, sans que le ministère des Comptes Publics ne fournisse d’explication.
    "Une affaire bien silenciée", "Menteurs et corrompus" : les élus taxent Bercy de laxisme

    Pour des élus de gauche, et notamment LFI, la coupe est déjà pleine. Depuis la publication de ces révélations ce mercredi, l’opposition a fait savoir son exaspération sur les réseaux sociaux. "Qui a décidé à Bercy de passer l’éponge ?", s’interroge Manuel Bompard, coordinateur de LFI.

    Comme beaucoup d’autres, le député LFI de Charente René Pilato s’insurge contre le "laxisme" fiscal du gouvernement envers les plus riches : « Les menteurs et les corrompus sont au pouvoir de manière illégitime (…) Qu’ils s’en aillent toutes et tous », tandis que son confrère de LFI Antoine Léaument évoque « un scandale d’Etat ».

    • Bolloré redressé et épargné par le fisc… Canard enchaîné (26/3/25)

      Vivendi, frappé par un redressement fiscal de 2,4 milliards d’euros à la suite d’une “erreur délibérée” dans ses comptes, est exonéré de toute sanction par Bercy.

      SI LE RECORD n’est pas battu, on n’en est pas loin. Le 12 mars, le Conseil d’Etat a confirmé un redressement fiscal de 2,4 milliards infligé à Vivendi pour avoir inscrit des moins-values fictives dans ses comptes entre 2008 et 2011. Avec la circonstance aggravante qu’il s’agissait d’une « erreur délibérée ».
      Cette #faute lourde aurait dû valoir au groupe Bolloré, proprio de Vivendi, une pénalité de 320 millions d’euros, mais, même à Bercy, des miracles se produisent. Dans un arrêt injustement passé inaperçu, la #cour_administrative_d'appel_de_Paris a révélé, en décembre 2023, que « l’administration [avait] abandonné la majoration ». Les contribuables en délicatesse avec le fisc apprécieront.

      Champion en titres
      Rembobinons. L’affaire commence en 2004, quand Vivendi cède au groupe américain General Electric sa filiale Vivendi Universal Entertainment pour 8 milliards d’euros, dont 5 milliards payés en actions -actions comptabilisées en tant que « titres de 29 portefeuille ». Entre 2008 et 2011, Vivendi revend ces titres, qui ont perdu une grande partie de leur valeur. Le groupe enregistre alors une perte de 2,4 milliards d’euros, laquelle est inscrite en déficit reportable. En d’autres termes, elle diminuera d’autant les bénéfices à venir, permettant au groupe de réduire de 800 millions ses impôts futurs.

      Le fisc va détruire cette belle construction. Selon l’administration, les actions revendues à perte par Vivendi n’étaient pas des titres de portefeuille, mais de simples « titres de participation ». Or seule la première catégorie permet de déduire les pertes de ses résultats . Vivendi s’est donc trompé de catégorie, et, pour le Conseil d’Etat, c’est en toute connaissance de cause que l’entreprise a choisi la mauvaise. Compte tenu de sa « maîtrise de la législation fiscale », le groupe de Bolloré avait nécessairement « expertisé leur mode de comptabilisation » et savait qu’il ne s’agissait pas de titres de portefeuille.

      Le fisc, toutefois, s’est montré très indulgent. Le #Conseil_d'Etat n’ayant pas retenu le gros mot de « fraude » - qui aurait valu à Vivendi une pénalité d’un montant de 80 % de l’impôt économisé, soit 640 millions d’euros -, emploie le délicat euphémisme d’« #erreur_délibérée », une faute taxée à 40 % seulement de l’impôt escamoté, soit une amende de 320 millions.
      Apparemment, c’était encore trop, puisque l’administration a renoncé à cette pénalité.
      Trop sympa ! Interrogé par « Le Canard », le ministère des Comptes publics n’a pas fourni d’explication sur les raisons de ce miraculeux coup d’éponge. Pour Vivendi, rien d’anormal. La boîte a bien triché pour diminuer son impôt, mais, comme le fisc a fait foirer son coup, il n’y a pas eu de préjudice pour les finances publiques ; il n’y a donc pas matière à amende.
      La preuve qu’en matière de délinquance fiscale tout est permis ?

  • À Moscou, la fermeture du musée du Goulag prive les Russes de leur histoire - Le Quotidien de l’Art
    https://www.lequotidiendelart.com/articles/26701-%C3%A0-moscou-la-fermeture-du-mus%C3%A9e-du-goulag-prive-le


    Le musée national de l’histoire du Goulag à Moscou en 2022.
    Photo : Etienne Bouche.

    Un message laconique s’affiche sur la page d’accueil de son site internet : depuis le 14 novembre, le musée national de l’histoire du Goulag est fermé. « Des violations des règles de sécurité incendie ont été identifiées. » L’interruption est officiellement temporaire, mais le contenu du site, lui, n’est déjà plus accessible. En Russie, le procédé est connu et bien compris. « En cherchant bien, on peut faire fermer n’importe quel bâtiment de conservation pour ce motif, y compris le musée du Kremlin », réagit Vladislav Staf, doctorant à la Sorbonne. Ce chercheur russe en exil, spécialiste de l’héritage du Goulag, pointe « une mesure de répression quasiment impossible à contester », prise dans un contexte qui ne laisse pas de place à l’ambiguïté. « Ce non-respect des règles de sécurité est signalé neuf ans après l’ouverture du bâtiment au public… L’explication avancée ne convainc personne. »

    Une gêne pour les autorités
    Fondé en 2001 par un ancien prisonnier des camps, le musée abrite de nombreuses archives familiales, effets personnels et photographies ayant appartenu à des victimes des répressions commises par le régime soviétique. Une relative libéralisation opérée à la mairie de Moscou lui avait permis, en 2015, de s’installer dans un vaste bâtiment entièrement réaménagé. La fermeture, une décennie plus tard, de l’unique musée d’État documentant la réalité du Goulag et la déportation des peuples d’URSS, apparaît comme le symbole amer de l’esprit du temps. « Le musée gêne avant tout les autorités fédérales qui s’emploient à ressusciter l’ancien ordre soviétique », écrit la critique d’art Irina Mak dans le journal anglophone Russia Post. À l’étranger, historiens et universitaires exilés accueillent avec consternation une décision dont la paternité reste opaque, conformément à la tradition russe.

    Le musée, pourtant, suscitait des réserves dans les milieux académiques. Les critiques se concentraient sur sa frilosité : affiliée à l’État, l’institution privilégiait une approche relativement peu contrariante à l’égard des autorités. Elle s’empêchait de nommer clairement les responsables des répressions soviétiques, tout en évacuant l’embarrassant parallèle entre le passé et le présent. Deux conditions qui semblaient permettre son existence, dans un pays où la mémoire historique est confisquée par l’État. Ses initiatives étaient en revanche indiscutablement saluées : depuis quelques années, un centre de documentation accompagnait les visiteurs désireux d’entreprendre des recherches sur leurs ancêtres. L’année dernière encore, le musée convoquait des historiens de renom à l’occasion de son forum annuel – l’enregistrement de ces échanges n’a finalement jamais été mis en ligne.

    La journaliste Ksenia Korobeïnikova, qui alimente une influente chaîne Telegram consacrée au monde de l’art, redoute « la mise à mort d’un des rares musées véritablement importants de Russie », qui entérinerait « la privation de notre droit à l’histoire ». En 2021, le Conseil de l’Europe lui avait décerné son Prix du Musée, récompensant des programmes « conçus pour exposer l’histoire et activer la mémoire, dans le but de renforcer la résilience de la société civile et sa résistance à la répression politique et à la violation des droits de l’homme, aujourd’hui et à l’avenir ».

    L’un des derniers espaces d’indépendance intellectuelle
    Au sein de l’institution, l’équipe ne se risque à aucun commentaire. « La lutte pour la survie du musée ne passera sûrement pas par une campagne médiatique, assure un ancien collaborateur en exil qui rapporte une atmosphère crépusculaire. Son acte le plus courageux est d’avoir continué son activité après l’invasion de l’Ukraine, dans des conditions épouvantables, en pensant que chaque jour pouvait être le dernier. Les visiteurs demandaient régulièrement pourquoi le musée n’avait pas encore été fermé… »

    Après la dissolution de l’ONG russe de défense des droits humains Memorial et la fermeture du Centre Sakharov, c’est l’un des derniers espaces d’indépendance intellectuelle qui disparaît de la géographie moscovite. Mais pas seulement. « _Le musée avait pris la tête du réseau régional des petits musées liés à la mémoire. Un réseau qui, de fait, se retrouve décapité », souligne Vladislav Staf. À l’évidence, cet assaut contre l’histoire n’en restera pas là : la pierre des Solovki (rocher provenant des îles où fut construit l’un des principaux camps de concentration soviétiques, ndlr), emblématique monument aux victimes de la terreur stalinienne, pourrait aussi disparaître, à en croire une déclaration officielle relayée début décembre dans la presse. Érigée en 1990 face au siège du KGB, elle n’a cessé d’être un point de ralliement de la société civile en Russie.

  • Trump instaure son #ministère_de_la_vérité

    Le limogeage de #Colleen_Shogan, directrice des #Archives nationales américaines, par Donald Trump ne relève pas d’un simple caprice. Il s’inscrit dans une #dérive plus profonde, où le #contrôle_de_l’histoire devient un outil de pouvoir, faisant écho au monde dystopique de « 1984 » de George Orwell.

    Colleen Shogan, ce nom ne vous dit peut-être rien. Elle était, jusqu’à ce vendredi 7 février 2025 la directrice des Archives nationales des Etats-Unis. Etait, puisqu’elle a été brutalement limogée par le président Donald Trump. Pour beaucoup, cette décision passera inaperçue, reléguée à une simple péripétie administrative. Pourtant, elle marque un tournant dangereux.

    Son « tort » ? Avoir accompli son devoir en exigeant que l’administration Trump leur transmette l’ensemble des documents et traces numériques de son premier mandat, y compris les messages échangés sur WhatsApp. Cette démarche, conforme aux principes fondamentaux de la démocratie américaine, avait notamment permis de révéler le scandale des documents classifiés retrouvés dans la résidence personnelle du Président à Mar-a-Lago. Sans le professionnalisme de ces archivistes, sans leur rigueur dans l’application de la loi et leur dévouement à la préservation des traces de l’administration, ces informations ne seraient jamais connues et aucune trace n’en aurait été conservée. Or, aujourd’hui, leur cheffe de file est évincée. Quelques jours seulement après le retrait de données scientifiques publiques (open data) contraires aux idées de la nouvelle administration, c’est un nouveau coup porté à l’accès à l’information libre et contextualisée.

    Les archives, un enjeu de pouvoir majeur

    Ce type d’intervention politique sur les archives n’a rien d’anodin. L’histoire regorge d’exemples où la manipulation ou la destruction d’archives a servi des régimes autoritaires. De l’Allemagne nazie à l’Union soviétique, en passant par la Révolution culturelle chinoise et le régime des Khmers rouges, les archives ont toujours représenté un enjeu de pouvoir majeur. L’accès à une information libre, fiable et contextualisée est une menace pour ceux qui cherchent à réécrire l’histoire à leur avantage.

    Les archives et archivistes sont bien loin des clichés poussiéreux dans lesquels on tente de les enfermer. Ils sont aux premières loges des transformations dans les pratiques de création et de partage de l’information, ils suivent et tentent d’anticiper les évolutions en matière de supports, de technologies et de compréhension de notre société. Ils jouent un rôle clé dans la gouvernance et la sauvegarde de la mémoire individuelle et collective, comme le rappelle la Déclaration universelle sur les archives. Les archives garantissent la transparence, la mémoire et la justice. Elles permettent à chacun d’accéder à des informations essentielles sur sa fiscalité, son état civil, ou encore sur les décisions prises par ses dirigeants en temps de crise.

    Sans elles, comment juger les responsabilités politiques dans la gestion du Covid ? Comment comprendre la destruction de stocks de masques avant la pandémie ou les liens entre gouvernements et laboratoires pharmaceutiques ? Supprimer ou falsifier des archives, c’est effacer la possibilité d’un débat éclairé, c’est priver les citoyens de leur droit à l’information.

    Le risque n’est plus théorique. Avec ce coup de force, Donald Trump ne se contente pas de contrôler le présent, il cherche à s’assurer un monopole sur l’interprétation du passé et modeler le mode de pensée future de la société américaine. « Qui contrôle le passé contrôle le futur : qui contrôle le présent contrôle le passé », écrivait George Orwell dans 1984. Cette prophétie semble aujourd’hui, plus actuelle que jamais.

    Faut-il voir dans ce licenciement un simple caprice ou le symptôme d’une dérive bien plus profonde visant à instaurer un « ministère de la vérité » ? Si nous fermons les yeux, combien de temps faudra-t-il avant que des documents disparaissent, que des traces soient altérées, que l’histoire soit remodelée selon la volonté d’une oligarchie conservatrice ?

    L’instrument d’une emprise totale sur l’information

    Le département des archives représente le cœur névralgique du « Ministère de la Vérité », tel que décrit par George Orwell dans 1984. Son contrôle permet au régime d’exercer une emprise totale sur l’information, tant passée que présente, qui est ensuite diffusée à la population. Ce système confère une crédibilité redoutable et constitue le socle de la police de la pensée et du pouvoir omniprésent de « Big Brother ». Pour que 1984 reste une fiction, pour préserver notre avenir et garantir la liberté d’accès à l’information, ainsi que pour permettre aux générations futures de se forger leur propre jugement sur nos actions, il est impératif de sauvegarder nos archives.

    Notre défense contre l’#oubli et la #manipulation

    En Europe, et particulièrement en Belgique, les archives sont trop souvent reléguées au second plan et perçues comme une dépense superflue. Pourtant, elles constituent notre meilleure défense contre l’oubli et la manipulation populiste de l’information et de l’histoire. Les démocraties doivent impérativement s’affirmer face au « nouvel ordre » mondial que Trump et son administration cherchent à imposer. L’Europe peut devenir la figure de proue de la démocratie représentative… en revalorisant ses archives et ses archivistes, gardiens de l’accès à notre mémoire collective.

    Save the archives, save the world.

    https://www.lesoir.be/655205/article/2025-02-13/trump-instaure-son-ministere-de-la-verite

    #trumpisme #Donald_Trump #USA #Etats-Unis #vérité #histoire

  • Le gouvernement français annonce un nouveau plan de lutte contre les réseaux de #passeurs

    Le ministre français de l’Intérieur #Bruno_Retailleau et la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin ont annoncé, vendredi, la création d’une #cellule_de_renseignements conjointe entre les services de divers ministères pour mieux lutter contre les réseaux de passeurs. L’Intérieur évoque également le déploiement de #nouvelles_technologies pour identifier et pister ces réseaux, sans préciser, pour le moment, les moyens humains et financiers relatifs à ce nouveau plan.

    À l’occasion d’un déplacement dans les bureaux de l’#Office_de_lutte_contre_le_trafic_illicite_de_migrants (#Oltim), à Lognes, en Seine-et-Marne, vendredi 7 février, dans la matinée, les ministres de l’Intérieur #Bruno_Retailleau et des Comptes publics #Amélie_de_Montchalin ont présenté un plan de #lutte contre les réseaux de passeurs.

    L’Intérieur a affiché sa volonté de « désormais mener une lutte à 360 degrés » contre ces #réseaux_criminels. « On a des #filières qui deviennent de plus en plus violentes et dangereuses. Il faut que cette lutte change de dimension (…) pour qu’on ait plus de résultats encore et qu’on soit plus efficace », a déclaré Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse.

    « Pour la première fois, une convention va être signée entre #Tracfin [la cellule antiblanchiment du ministère de l’Économie], le #renseignement_financier et les services du #ministère_de_l'Intérieur en charge de la #lutte_contre_l'immigration_clandestine », a souligné Amélie de Montchalin, citée par l’AFP.

    Une « #cellule_d'échanges_de_renseignements » va être créée en associant ensemble les services des ministères des Armées, de l’Intérieur, et du ministère de l’Économie.

    « Un plus grand recours aux technologies »

    Parmi les mesures annoncées, il est également prévu « un plus grand recours aux technologies », comme « la lecture automatique des #plaques_d'immatriculation », la pose de balises sur les #voitures ou « les intercepteurs de #données numériques », a détaillé le ministre, toujours selon l’AFP.

    Pour l’heure, le gouvernement n’a pas donné de détails sur les moyens financiers et humains de ses ambitions.

    D’après le patron de l’Oltim, #Xavier_Delrieu, interviewé par le Figaro jeudi 6 février, « plus de 4 000 passeurs ont été interpellés » en France en 2024, dont 500 en Outre-mer. La majorité des personnes interpellées font partie d’un réseau structuré.

    Ainsi, en 2024, l’Oltim, qui compte 157 enquêteurs spécialisés épaulés par 450 policiers sur tout le territoire, a démantelé « 269 filières » criminelles, « découpées en 66 filières d’entrée sur le territoire national, 132 filières d’aide au maintien sur le territoire, le reste se répartissant entre les filières d’aide au transit et celles de traite des êtres humains ».

    Les filières sont particulièrement actives dans les secteurs du #BTP (60 % des cas), de l’#agriculture et de l’#hôtellerie - café - #restauration, selon Xavier Delrieu.

    S’agissant de l’organisation du passage dans la #Manche, le ministre de l’Intérieur a récemment annoncé des renforts sécuritaires, ainsi que la création d’un nouveau préfet délégué pour la défense et la sécurité dans les Hauts-de-France, #Vincent_Lagoguey.

    Malgré les renforcements des moyens policiers en 2024, plus de 600 traversées ont été répertoriées en 2024 pour 36 000 personnes ayant réussi à rejoindre le Royaume-Uni : soit une hausse de 24 % sur un an, selon l’Oltim.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/62726/le-gouvernement-francais-annonce-un-nouveau-plan-de-lutte-contre-les-r

    #France #technologie #migrations #frontières

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  • La #journaliste #Lavrilleux : la justice aux trousses | Au Poste, média indépendant 100% Live & Libre

    https://www.auposte.fr/la-journaliste-lavrilleux-la-justice-aux-trousses

    #secret_des_sources #Ariane_lavrilleux #secret_defense #ministère_de_la_défense #armées #lecornu #hollande #egypte #dgsi

    Elle risquait une mise en examen pour « appropriation et divulgation d’un #secret de la #défense_nationale ». 

    Dans le viseur de la justice et du ministère des Armées qui a porté plainte ? Des articles publiés en novembre 2021 par Ariane et trois autres journalistes sur Disclose au sujet d’une #opération_militaire_secrète de la #France en #Égypte, baptisée « #opération_Sirli ». Cette mission a conduit à l’#exécution_arbitraire de centaines de #civils égyptiens, le tout sur fond de vente d’armes. Comme le rappelle Disclose dans un récent communiqué, « pour sa participation à cette #enquête, notre journaliste encourt une peine de cinq ans de #prison et 75 000 euros d’amende ». Pour #Disclose, qui dénonce le détournement des moyens attribués à la lutte antiterroriste, « un nouveau cap est franchi dans les #pressions exercées contre les journalistes qui enquêtent sur des #affaires_d’État ».

    Rappelons qu’en septembre 2023, l’appartement d’Ariane Lavrilleux à Marseille avait été perquisitionné à 6 heures du matin. Neuf agents de la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure) ont alors récupéré toutes les données de ses ordinateurs, et a placé la journaliste en garde-à-vue durant … 39 heures. Ils cherchaient à identifier les sources qui lui ont permis de révéler que la France a aidé la dictature égyptienne à mener une campagne d’exécution arbitraire de civils entre 2016 à 2019.
    Avec Ariane Lavrilleux, on parlera ainsi du respect du secret des sources, sur les barbouzes qui enquêtent sur les journalistes, et parfois les intimident, mais aussi des moyens nécessaires à des enquêtes journalistiques de longue haleine, et notamment leur financement. 

    Justement, ce lundi, plus de 80 organisations de presse, dont l’ONG #Reporters_sans_frontières, les syndicats SNJ et CFDT, l’association du Prix Albert Londres et une série de médias dont StreetPress et Médiacités. demandent au gouvernement de « garantir la protection du secret des sources » Dans un courrier ouvert au Premier ministre, ainsi qu’aux ministres de la Culture, de l’Intérieur, de la Justice et des Armées, ces organismes présentent cinq propositions, élaborées par un groupe de travail constitué de journalistes et de juristes spécialistes du droit de la presse. Depuis la loi Dati, il est en effet possible de lever le secret des sources en invoquant un « impératif prépondérant d’intérêt public », qui est mal circonscrit. « Il est impératif de restreindre le champ » de cette notion, soulignent les organisations signataires. Oui, il y a urgence.

    Marc Endeweld.

  • “Loger les DALOS” – Au pied du ministère, un #campement pour le #droit_au_logement !
    https://radioparleur.net/2024/12/10/loger-les-dalos-au-pied-du-ministere-un-campement-pour-le-droit-au-log

    Depuis le 26 novembre, le #DAL (Droit au #logement) a posé son campement au pied du #ministère_du_logement et de la Rénovation urbaine, sous les bureaux de la nouvelle ministre éphémère Valérie Létard, nommée par le gouvernement Barnier aujourd’hui démissionnaire. Les banderoles jaunes aux couleurs du collectif interpellent au loin : « 1 toit […] L’article “Loger les DALOS” – Au pied du ministère, un campement pour le droit au logement ! est apparu en premier sur Radio Parleur.

    #Au_fil_des_luttes #Carousel_1 #Non_classé #Toujours_en_lutte #au_fil_des_luttes #hébergement #lutte_sociale #mobilisation #paris #propriété #squat

  • Depuis Macron, la police n’exclut plus les fonctionnaires violents

    Exclu Flagrant déni. Depuis 2018, il n’y a plus du tout d’#exclusions_disciplinaires pour les policiers violents. Brutalement, les #sanctions ont été divisées par dix. Sébastian Roché (CNRS) y voit un véritable « changement de standards ». Décryptage.

    A côté du pouvoir de #condamnation de la #justice, le ministère de l’Intérieur dispose d’un pouvoir de #sanction_disciplinaire sur les policiers. Darmanin ne cesse de clamer qu’il n’a « jamais eu la main qui tremble pour ceux qui déshonorent leur propre uniforme ». Bien loin des beaux discours, les chiffres prouvent qu’en cas de #violences, le ministre donne presque toujours l’#absolution. Analyse en un #graphique et trois leçons.

    1) Hausse de la #violence, mais baisse des sanctions

    Les #sanctions_disciplinaires internes à la #police prononcées pour #violences_illégitimes ont baissé brutalement depuis que #Macron est au pouvoir. Jusqu’en 2017, année de son élection, on compte une centaine de sanctions par an (parfois plus, parfois un peu moins). Brutalement, dès 2018, ce chiffre tombe à 20 ou 30 par an (voir également notre tableau avec les chiffres complets).

    Pour comprendre ces chiffres, nous avons interrogé #Sébastian_Roché, directeur de recherches au CNRS et spécialiste de la police. Il explique : « Il y a bien une rupture dans la série statistique, un décrochement. La méthode standard, c’est de chercher un élément qui aurait déclenché ce décrochement. Avec des données mensualisées, on aurait pu y voir plus clair, mais la transparence du ministère est insuffisante. Pour autant, on voit bien qu’il se passe quelque chose. En 2017 il y a une tendance à la baisse, puis une accélération de cette baisse ».

    « Or, poursuit le chercheur, sur cette même période, on constate qu’il y a une hausse de l’#usage_de_la_force et des #armes par la police. Il y a une élévation très nette du nombre de tirs de #LBD, de #grenades sur cette période, notamment pendant la crise des #Gilets_jaunes ». En effet, entre les mandats de Hollande et de Macron, le nombre de tirs de LBD a été multiplié par trois.

    Sébastian Roché analyse : « On pourrait imaginer que plus on demande à la police d’intervenir, plus il y a de confrontations, et plus y a de #fautes , ce serait logique. Or là c’est complètement l’inverse. Mon hypothèse c’est que la crise pousse les autorités à considérer que les comportements violents ne sont pas des fautes. Ces chiffres suggèrent ça ».

    2) Les « vraies » sanctions divisées par 10

    Les sanctions disciplinaires applicables aux policiers (comme à tous les fonctionnaires) sont classées en quatre groupes en fonction de leur gravité. Le premier groupe comprend les sanctions qui ne passent pas en commission de discipline et sont effacées du dossier du fonctionnaire au bout de trois ans : #blâme, #avertissement, #suspension_de_fonctions de trois jours maximum. En fait, comme l’explique Sébastian Roché, il s’agit plus de simples « #rappels_à_la_loi » (comme ceux que peuvent prononcer les procureurs devant la justice), que de vraies sanctions.

    Or, ces « rappels à la loi » constituent la majorité des sanctions prononcées en cas de violences illégitimes. Et depuis 2018, c’est presque les seules. Le ministère de l’Intérieur ne sanctionne quasiment plus ces comportements : 2,5 véritables sanctions en moyenne par an (autant dire rien), contre au moins une trentaine annuelle avant 2018. Dans le détail, depuis 2018, on compte seulement 11 exclusions temporaires (dont une seule de plus de 15 jours), 2 rétrogradations, et 1 déplacement d’office. Les 55 autres « sanctions » prononcées depuis 2018 sont des blâmes ou des avertissements.

    Sébastian Roché note la concomitance entre l’élection de Macron et la baisse du nombre de vraies sanctions. Il pointe le rôle probable de la #hiérarchie_policière : « Ce n’est certainement pas Emmanuel Macron qui a donné des instructions. Mais on peut imaginer qu’avec la crise des Gilets jaunes, le #DGPN [directeur général de la police] se dise : “c’est le mauvais moment pour prononcer des sanctions”. Les règles semblent suspendues, voire annulées. Car depuis la fin de la crise des Gilets jaunes, la baisse du nombre de sanctions se prolonge. Il y a une modification des #standards ».

    3) La justice est désormais la seule à prononcer des exclusions

    Avant 2018, des exclusions définitives pour violences étaient parfois décidées : 13 en 2011, 7 en 2016, 5 en 2016, etc. L’exclusion peut résulter soit d’une mise à la retraite d’office, soit d’une exclusion pure et simple. Depuis 2018, l’Intérieur n’exclut plus les policiers violents. Pour Sébastian Roché, « c’est un point très important car les données sont précises et claires. C’est la meilleure preuve d’un changement de standard » dans la façon du ministère de l’Intérieur de gérer le phénomène des violences.

    Qu’en est-il du côté judiciaire ? Lorsqu’elle condamne un policier, la justice peut prononcer une peine complémentaire d’interdiction d’exercer. Cette interdiction peut être temporaire, ou définitive. Dans ce dernier cas, et même dans certains cas d’interdiction temporaire, une « #radiation_des_cadres » (équivalent au licenciement pour les fonctionnaires) doit intervenir. Flagrant Déni a pu accéder aux chiffres des #peines_complémentaires du ministère de la Justice (voir Méthodo). Le constat est clair : ce dernier est bien plus sévère que l’Intérieur. Entre 2018 et 2021, la justice a prononcé 72 interdictions d’exercer (temporaires ou définitives) pour des policiers, gendarmes et autres « personnes dépositaires » violentes .

    Ainsi, le #ministère_de_l’Intérieur compte en moyenne plus de 3 « radiations des cadres » (c’est-à-dire des exclusions définitives) pour violences illégitimes par an depuis 2018. Légalement, ces radiations ne peuvent pas être décidées par le DGPN à titre de sanctions. Elles interviennent sans doute suite aux condamnations judiciaires. Contacté le 11 mai 2023, le DGPN ne nous a pas répondu. Moralité pour les victimes : n’oubliez de rappeler à la justice qui si elle ne fait pas le travail de sanction disciplinaire, ce n’est pas Darmanin qui s’en occupera…

    https://www.flagrant-deni.fr/depuis-macron-la-police-nexclut-plus-les-fonctionnaires-violents
    #macronisme #violences_policières #impunité #statistiques #France #chiffres

    aussi signalé par @colporteur ici :
    https://seenthis.net/messages/1003945

  • Le Ministère du futur
    https://www.terrestres.org/2024/07/17/le-ministere-du-futur

    Alors que la France semble plongée dans la tourmente politique, l’Inde vit une canicule mortelle. Que se passerait-il si, au gré d’une puissante et longue canicule, les conditions climatiques devenaient littéralement suffocantes ? C’est sur ce scénario effroyable que s’ouvre le #Roman d’anticipation climatique de Kim Stanley Robinson. Extrait. L’article Le Ministère du futur est apparu en premier sur Terrestres.

    #Climat #Récits

    • Le #Ministère_du_futur

      Établi en 2025, l’objectif de la nouvelle organisation était simple : plaider pour les générations à venir du monde et protéger toutes les créatures vivantes, présentes et futures. Il fut vite surnommé « le Ministère du Futur ».

      Raconté entièrement sous forme des témoignages directs de ses personnages, Le Ministère du Futur est un chef-d’œuvre de l’imaginaire, l’histoire de la façon dont le #changement_climatique nous affectera tous dans les décennies à venir.

      Le décor n’est pas un monde postapocalyptique et désolé, mais un avenir qui nous fonce dessus… et où il nous reste une petite chance de surmonter les défis extraordinaires auxquels nous devons faire face.

      https://www.bragelonne.fr/catalogue/9791028120863-le-ministere-du-futur
      #livre #Kim_Stanley_Robinson

    • Le terme n’est utilisé qu’une fois, et c’est à propos du risque de menace terroriste d’un groupe indien se réclamant de Kali. Je comprends ça comme une évocation d’un risque de guerre bactériologique.

      Whether that kind of aggressive stance would be revealed as a true national position or the posturing of a radical faction remained to be seen. It depended, some thought, on how far India’s new national government was willing to go to back up this Kali group’s threats— to in effect unleash them. War in the age of the internet, the age of the global village, the age of drones, the age of synthetic biology and artificial pandemics— this was not the same as war in the past. If they were serious, it could get ugly. In fact, if even just the Kali faction of the Indian polity was serious, it could get very ugly.

    • Le 1er mai 2020, Kim Stanley Robinson a publié un très long texte dans le New Yorker à propos du Covid :
      https://www.newyorker.com/culture/annals-of-inquiry/the-coronavirus-and-our-future

      De ce que j’en comprends (c’est très long), il explique que le Covid a montré que face à une situation de danger extrême et immédiat, nous sommes capables de « faire société » et de prendre des décisions collectives très fortes, en suivant les recommandations scientifiques. Et évidemment cela lui inspire des réflexions sur les choix de société qui s’offrent face au désastre climatique :

      What about afterward, when this crisis recedes and the larger crisis looms? If the project of civilization—including science, economics, politics, and all the rest of it—were to bring all eight billion of us into a long-term balance with Earth’s biosphere, we could do it. By contrast, when the project of civilization is to create profit—which, by definition, goes to only a few—much of what we do is actively harmful to the long-term prospects of our species. Everyone knows everything. Right now pursuing profit as the ultimate goal of all our activities will lead to a mass-extinction event. Humanity might survive, but traumatized, interrupted, angry, ashamed, sad. A science-fiction story too painful to write, too obvious. It would be better to adapt to reality.

    • Pour une raison qui m’échappe (non), KSR dans ses interventions publiques édulcore le propos de son livre, en expliquant que tout va bien mieux se passer que dans sa dystopie. Sans doute a-t-il été briefé que tout de même, ça ne se fait pas de mettre des cibles aussi visibles dans le dos des capitalistes de ce monde.

      Il oublie ce faisant que les deux dernières années ont démontré que nous étions déjà en avance sur ce que son livre imagine.