• #désarmons-les. Collectif contre les violences d’Etat

      Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

      Elle est fondamentale, parce que les #forces_de_l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la #domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

      La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la #coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de #soumission permanente. Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la #démocratie_représentative est de faire croire que les choix des #élites SONT les choix du #peuple, par le truchement du #vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

      Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la #misère_sociale (#délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard). A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la #sédition.

      Aujourd’hui et depuis la naissance du #capitalisme_d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la #bourgeoisie. Avec la #décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la #paix_sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une #force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

      Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de #surveillance et de #contrôle_des_populations sont toujours plus étendues. Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux #libertés_individuelles et à la #Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

      Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le #gaz_lacrymogène, les #flashballs et autres #lanceurs_de_balles de défense, la #Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule. Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

      Plus récemment, les méthodes proactives, la #prévention_des-risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le #renseignement et les #sanctions_administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (#assignations_à_résidences, #perquisitions, #placements_en_rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des #guerres_coloniales. L’État mène contre son peuple une #guerre_de_basse_intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’#État_d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

      L’#État_démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments. L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de #totalitarisme.

      Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

      Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la #lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale. Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

      Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

      Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale. Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les #violences_policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

      Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

      #police #maintien_de_l'ordre #colonialisme #résistance #collectif

      ping @davduf @mathieup @marty @albertocampiphoto




  • Behemoth | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048772-000-A/behemoth

    « Dieu créa la bête Béhémoth au cinquième jour, le plus grand monstre sur terre, mille montagnes produisant son fourrage... » Quelque part en Mongolie intérieure, une série d’explosions perfore la montagne souveraine. Une mine de charbon tourne à plein régime, engloutissant dans sa fureur – gerbes de feu et nuages de poussière noire – les hommes qui s’y détruisent en travaillant, et la nature. Au milieu du désastre, un Bouddha inachevé a été érigé, tribut, paraît-il, du propriétaire superstitieux de la mine au Dieu de la montagne, pour se faire pardonner la gêne occasionnée. Ici comme ailleurs en Chine, dans des paysages bouleversants de splendeur, où l’industrie n’en rugit que plus fort, un homme nu, portant un miroir sur le dos, traverse les immenses espaces foudroyés, en une mise en abyme dérisoire qui reflète les violences commises au passé, au présent et au futur.

    Un monde dépecé
    Au fil d’un voyage sidéré à travers son pays, poème lyrique d’une somptueuse beauté, filmé en 4K (ultrahaute définition), Zhao Liang, s’inspirant de la Divine comédie de Dante, dresse un portrait alarmant de la Chine de la croissance, entre enfer, purgatoire et paradis interdits. Mines et fonderies assourdissantes, chantiers arrogants, champs pétrolifères, cortège funèbre de camions et de machines... : il filme un monde dépecé par l’avidité et la soif de puissance, dont le gigantisme écrase dans un même mouvement la terre « jusqu’au plus petit vermisseau » et la fragile humanité. Un manifeste lucide qui dénonce surtout la tragique et précaire condition humaine du « peuple des travailleurs », migrants de l’intérieur et victimes exploitées, contaminées jusqu’à la mort, tandis que les survivants protestent sans bruit derrière les portraits brandis des défunts, pour témoigner de l’agonie collective en cours. Jusqu’à l’ultime étape, dans la ville fantôme d’Ordos à la propreté clinique, hérissée de tours et trouée d’avenues désertes, une construction parmi tant d’autres dans l’Empire du Milieu, mirage glaçant de l’absurdité du monde.

    #documentaire #destruction #pollution #misère_sociale #inhumanité #productivisme


  • « Hier encore on a fermé une usine, alors qu’en face on construit une prison » - Basta !
    https://www.bastamag.net/Hier-encore-on-a-ferme-une-usine-alors-qu-en-face-on-construit-une-prison

    Sorti il y a presque quinze ans, en 2003, La raison du plus fort aurait pu avoir été réalisé aujourd’hui. On ne ressort pas indemne de ce film documentaire dont le propos pourrait être résumé par la première phrase du synopsis : « Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. » Posant sa caméra de Bruxelles à Marseille, en passant par Amiens et Lyon, le réalisateur Patric Jean nous emmène d’une fermeture d’usine à une prison en passant par un tribunal et des quartiers populaires. C’est le cheminement d’un cercle infernal qui est dépeint à travers ce film que nous vous proposons en accès libre. Chronique par l’association Les Lucioles du Doc.

    Visionner La raison du plus fort, c’est prendre conscience du système global qu’il met en lumière, mais c’est aussi se rendre compte à quel point ces films sont rares et précieux. Dans ce documentaire, Patric Jean n’entend pas seulement montrer les conditions de logements dans les quartiers ou celles d’incarcération dans les prisons, mais avant tout lier des situations entre elles et nous rappeler pourquoi et comment elles participent à la création d’un système : de quelles manières une politique néolibérale produisant délocalisation et chômage engendre misère sociale et accroissement des tensions au sein de la population ?

    https://vimeo.com/223530190

    #documentaire


  • M. Pinçon-Charlot : « Fillon et les bourgeois sont sur une autre planète » - @SI, le 3 février 2017
    (Actualité de l’exploration spatiale )

    https://www.youtube.com/watch?v=je0kkZydof8

    A voir et écouter, le ramassis de #mauvaise_foi de la classe politique
    #grand_bourgeois #oligarchie # députés #sénateurs #Pinçon-Charlot

    Invitée d’Arrêt sur images pour donner son regard de sociologue sur le #FillonGate, la spécialiste des riches et directrice de recherche au CNRS à la retraite Monique Pinçon-Charlot a mobilisé une lecture de classe pour donner des clés de compréhension du scandale.

    Elle explique que la bourgeoisie, classe sociale qui a conscience d’elle-même et qui se mobilise pour la défense de ses intérêts, ne peut pas comprendre l’émoi provoqué par son népotisme et son accaparement des richesses. Occupant tous les postes de pouvoir, cette oligarchie serre les rangs et estime que ces comportements moralement réprouvés par la majorité des citoyens et peut-être même bientôt punis par la justice sont normaux, puisqu’ils sont habituels et permettent sa reproduction sociale.

    Rappelons que dans les Côtes-d’Armor, le fidèle lieutenant de François Fillon , convaincu de de l’honnêteté de son « ami », s’appelle Alain Cadec. Cet ancien assistant parlementaire cumule la présidence du département et un siège au Parlement européen, où il préside la commission de la pêche.


  • Des appartements insalubres à Daste - 30/03/2015 - ladepeche.fr
    http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/30/2076813-des-appartements-insalubres-a-daste.html

    « La chambre des deux enfants est condamnée à cause du froid et de l’humidité, je suis obligée de les faire dormir dans le séjour. Ils sont victimes de bronchiolites à répétition à cause de l’insalubrité. Mon mari et moi dormons dans l’autre chambre, qui est encore plus moisie », se plaint Nathalie, qui habite le Bâtiment 14 de la Cité HLM Daste, à #Empalot, depuis maintenant deux ans. « Au début, on n’avait rien vu car c’était caché par des papiers peints qui se sont décollés aujourd’hui, tout comme les plinthes en contreplaqué », ajoute la locataire, « des employés sont venus voir les dégâts mais, pour l’instant, rien n’a été fait. Ils ont juste repeint les façades sans isoler ».

    Comme Nathalie, plusieurs locataires se plaignent de logements devenus insalubres et une pétition circule dans les locaux, signée par de nombreux habitants qui réclament des travaux.

    Du côté d’#Habitat_Toulouse, l’office HLM, bailleur des logements sociaux de la Cité, on reconnaît que « 14 logements ont des problèmes d’humidités sur les 311 de la Cité, qui a bénéficié d’une réhabilitation thermique de mi-2012 à fin 2013 : ravalement des façades, isolation des planchers bas sur cave, remplacement des persiennes et des dernières menuiseries bois qui avaient survécu au changement des fenêtres après AZF. L’isolation extérieure a été refusée par l’architecte des Bâtiments de France qui souhaitait conserver l’esthétique d’origine des bâtiments ». Un souci esthétique que ne partagent guère les locataires qui préféreraient sans doute être bien chauffés et isolés plutôt que d’habiter un immeuble « vintage ».

    « Un bureau d’études vient de visiter les logements concernés et remettra son rapport d’analyse la semaine prochaine », précise-t-on chez Habitat Toulouse, « en fonction des causes identifiées, on décidera de travaux éventuels. Mais, souvent, ce type de problème vient de l’usage : VMC bouchée, manque d’aération ou de chauffage ».

    Les appartements que notre photographe a visités étaient parfaitement tenus et propres, on relevait des infiltrations d’eau sous les fenêtres et sur les murs, jusqu’au plafond.

    Ph. E.

    #Toulouse


  • Votre petite amie Facebook pour 5 dollars seulement
    http://www.numerama.com/magazine/21259-votre-petite-amie-facebook-pour-5-dollars-seulement.html

    Parce qu’à chaque demande correspond une offre, il y a désormais la possibilité de payer un service pour obtenir une petite amie sur Facebook. C’est Lâm Hua qui a repéré cette curiosité sur Twitter. Sur le site Fiverr, il est manifestement possible de louer une copine en ligne pour se créer un semblant de vie sentimentale et donner l’illusion d’avoir une relation amoureuse.

    #misère_sociale