• Contre un Goncourt misogyne : le Femina, un prix tour à tour militant, volcanique et collabo
    https://www.franceculture.fr/litterature/prix-femina

    Nous sommes en 1904 et le jury du prix Goncourt, créé l’année précédente, s’apprête à décerner son deuxième prix. Avec son roman La conquête de Jérusalem, l’orientaliste Myriam Harry est jugée favorite. Lorsque les dix jurés attribuent finalement le prix à Léon Frapié pour son roman La Maternelle, la déconvenue est grande. Entre stupéfaction et indignation, les réactions ne tardent pas à se faire entendre.

    Vingt-deux femmes de lettres, présidées par la poétesse Anna de Noailles, se réunissent et décident d’instituer un prix pour revendiquer leur légitimité littéraire. Le 28 janvier 1905, elles remettent rétrospectivement le prix à Myriam Harry, acte de rébellion contre la misogynie des “dix du Goncourt”. Pour Sylvie Ducas, il s’agit clairement d’une revendication placée dans le registre du genre :

    Les femmes de lettres revendiquent leur droit d’entrée dans les sphères de légitimation littéraire et trouvent précisément dans le Goncourt le contre-modèle idéal avec lequel elles entendent rivaliser.

    “Pas de jupons chez nous !”, l’exclamation de Joris-Karls Huysmans dès les débuts du prix Goncourt donne à elle seule la température de l’époque. Une vingtaine d’années plus tard, la pilule n’est toujours pas passée, et certains journalistes ne reculent pas devant les métaphores animalières et autres dénigrements pour critiquer ce jury féminin. Dans sa thèse de doctorat consacrée aux prix Goncourt et Femina, Sylvie Ducas a analysé la virulence de la presse de l’époque. Ces mots publiés dans L’Humanité en 1925 en donnent un parfait exemple, le journaliste allant jusqu’à comparer le jury du Femina au "tribunal des pintades" :

    Il est un spectacle qui dépasse en horreur comique la réunion Goncourt, c’est l’assemblée de poules qui décerne le prix Femina - Vie Heureuse. Quelques femmes plus ou moins de lettres ont coutume de couvrir de fleurs, chaque année, l’écrivain assez heureux pour émouvoir leur épaisse sensibilité [...] Le ridicule des duchesses de lettres qui fut de tout temps notoire n’avait pas encore réalisé ce prodige : s’instituer en jury littéraire ! Ce doit être un bien beau tableau de moeurs, ce salon où ces Corine [sic] sans talent défendent chacun [sic] leur protégé et exaltent la gloire du romancier qui a su le mieux chatouiller leurs petites passions [...] Petits cris, piaillements, ces mots prennent toute leur valeur quand on a vu la photographie de ce grotesque comité, l’image de ces lourdes quadragénaires crevant de vanité sous leurs perles et dans leur graisse molle ; tout le sinistre d’un salon du monde uni au comique (un comique qui ne fait pas rire), au ridicule de bas bleus ratés et croulants [...] [au] snobisme du tribunal des pintades.


  • Brésil : vague d’agressions homophobes et contre les électeurs de gauche
    https://www.bastamag.net/Bresil-vague-d-agressions-contre-les-electeurs-de-gauche-et-les-personnes

    Tué de douze coups de couteau dans un café pour avoir déclaré qu’il avait voté pour le candidat de gauche. C’est le soir du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 7 octobre, que Romoaldo Rosário da Costa, 63 ans, activiste culturel de Salvador, dans le nord-est du pays, a perdu la vie. L’auteur du crime, de 36 ans, confesse à la police avoir une motivation #Politique : il est partisan du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. Après que le sexagénaire ait déclaré avoir voté pour le (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, Politique, #Amériques


  • Le #Prix_Nobel de la #paix 2018 a été décerné à #Denis_Mukwege et #Nadia_Murad, pour dénoncer les victimes de #violences_sexuelles.

    J’étais surpris que l’on récompense un homme pour son action en faveur des femmes, et une femme comme simple victime, mais comme beaucoup se sont réjoui ici de la récompense de Denis Mukwege, je n’ai rien dit.
    https://seenthis.net/messages/726904
    https://seenthis.net/messages/726918

    Et puis on apprend que Nadia Murad ne cesse de prendre Israël comme exemple et comme soutien.
    https://seenthis.net/messages/727264
    https://seenthis.net/messages/727820

    Alors on se rappelle des calculs géopolitiques du comité Nobel et on réalise que pour dénoncer les victimes de violences sexuelles, on ne prend que des cas de violences perpétrées par des Noirs et des Arabes, ce qui permet d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs comme Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh...

    #racisme

    • on ne prend que des cas de violences perpétrées par des Noirs et des Arabes, ce qui permet d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs comme Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh...

      @sinehebdo Depuis l’affaire Weinstein il n’y a pas une semaine sans que les médias occidentaux ne parlent des violences sexuelles perpétrés dans ces même pays occidentaux par des hommes blancs (l’affaire Polanski reprise aussi très régulièrement et actions contre Cantat ) alors que par ailleurs, absolument rien dans les médias sur les viols en RDC (juste quelques travaux universitaires sur le viol comme arme de guerre) et tu parles d’invisibiliser les violences faites aux femmes par de riches hommes blancs ?

    • Depuis un an, ces violences-là, perpétrées par des mecs (ajoutons Claude Lanzmann, tiens) qui jouissent d’un statut social élevé et maltraitent les femmes qui leur sont plus ou moins proches, a donné un autre visage aux violences alors que le patriarcat s’acharnait à dire que le viol, c’est dans de sombres allées par des inconnus ou les violences conjugales, des ouvriers alcooliques. Ça nous change et c’est important, de dire que les femmes sont plus en danger chez elles que dans un parking mal éclairé ! Je pense que c’est un moment, qu’il est utile mais qu’en effet il faudra remettre le projecteur sur tous les autres types de violences. Un papier récent signale la prévalence du suicide pour les femmes indiennes, @odilon tu nous rappelles le viol comme arme de guerre (y’a pas qu’en Bosnie). Essayons de n’oublier personne ! Et ma pensée du jour va aux femmes, en Amérique latine ou du Nord, qui sont privées de la liberté d’avorter et qui subissent plus que les autres le backlash conservateur, voire fasciste, du continent.

      Et le Alain, on est quelques-unes à l’avoir bloqué parce qu’il ne prend pas tes pincettes, @sinehebdo, pour donner son avis. Il a gentiment éclairé de son ignorance les questions que les féministes d’ici ont bien documentées et discutées, avec l’intelligence dont vous pouvez admirer un exemple ici et sans jamais bouger sa couille d’un millimètre devant les arguments de meufs féministes. L’exemple du macho de merde qui prolifère sur Twitter (mais qui, je l’espère, trouve ici contradiction et portes closes, et pas que des femmes qu’il prend de haut).

    • @odilon , désolé, je ne parlais pas (et je ne voulais pas) d’invisibiliser les victimes racisées (Nafissatou Diallo en sait quelque chose, mais aussi les enfants violés par les soldats de l’armée française en Centrafrique), mais de la tentative d’invisibiliser les #grands_hommes prédateurs sexuels occidentaux, et de perpétuer l’idée qu’il n’y a que les Noirs et les Arabes qui sont violents et sexistes (là bas comme ici).

      En d’autres termes, je ne conteste pas à Denis Mukwege d’avoir mérité son prix, mais vu qu’il y avait une troisième place sur le podium, une organisation comme #metoo qui dénonce le sexisme aux Etats-Unis (par exemple) aurait peut-être pu partager ce prix...

    • Brave Alain, pourquoi as-tu besoin de corriger tout le monde, de ne jamais céder d’un pouce, de te présenter comme le super féministe qui apporte ses lumières et le spectacle de sa méritante position anti-sexiste chaque fois qu’il est question de féminisme alors que tu ne connais rien ou si peu sur le sujet et que tu n’accordes aucun crédit à une femme dans une conversation ? Pourquoi ce besoin de remettre ton ordre chaque fois qu’il te semble menacé ?

      Un début de réponse ici : http://blog.ecologie-politique.eu/post/Un-profeminisme-toxique.

      #misandrie et si ça te fait plaisir, d’imaginer que je n’ai aucun ami ou amant sur ce réseau (ah ah !), que je hais les hommes et que #misogynie s’écrit avec deux y...

    • Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Brett Kavanaugh

      Ce sont tous des hommes blancs en position de pouvoir (politique, économique, prestige) qui ont fait violence à des femmes et ont été défendus avec plus ou moins de mauvaise foi. Parmi ces violences, il y a des viols, des abus sur mineures, des violences conjugales... Mais toujours il y a eu le dénigrement des victimes, le déni des faits ou de leur gravité, etc.

      Marie Trintignant, elle avait mauvais caractère, ce n’est qu’un accident, il ne faut pas voir une intention de faire mal. Dans le refus de voir un grand type costaud se mettre sur la gueule avec une femme petite et nier la responsabilité de cette exploitation de sa vulnérabilité physique, il y a un air connu avec les autres cas de violences.

      Les Espagnol·es parlent de violence de genre pour ces violences que les hommes font aux femmes parce qu’elles sont femmes, parce qu’ils croient pouvoir les violer, les frapper, etc. Violences qu’ils ne feraient pas à d’autres hommes. Par exemple, les hommes sont plus menacés dans la rue par la violence d’inconnus alors que les femmes sont plus menacées par la violence de leurs proches. Cette violence a un caractère genré et c’était l’objet du post avant qu’Alain vienne expliquer la vie à tout le monde...

    • Question : qui auriez-vous récompensé comme personnalité ou organisation symbolique de la lutte contre les violences faites aux femmes en occident ?

      Harvey Weinstein, Woody Allen, Roman Polanski, Donald Trump, Bertrand Cantat, Dominique Strauss Kahn, Luc Besson, Claude Lanzmann, Brett Kavanaugh... et j’en oublie un : Jean-Claude Arnault !

      (...) la légitimité même de l’académie suédoise qui est en cause et sa gestion d’une crise historique, qui a débuté en novembre 2017, en plein mouvement #metoo. Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles. Un Français, Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur d’un lieu d’expositions culturelles dans la capitale du royaume. Un audit, mené par un cabinet d’avocats, a depuis révélé que l’académie lui versait de généreuses subventions. Le parquet financier a ouvert une enquête.

      Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an
      Anne-Françoise Hivert, Le Monde, le 4 mai 2018
      https://abonnes.lemonde.fr/livres/article/2018/05/04/l-academie-suedoise-ne-decernera-pas-de-prix-nobel-de-litterature-en ?

      A la place, le prix nobel alternatif de littérature a été décerné à la Guadeloupéenne Maryse Condé :

      Maryse Condé remporte le Nobel « alternatif » de littérature
      La Libre Belgique, le 12 octobre 2018
      https://seenthis.net/messages/728549


  • PROSTITUTION : jamais assez jeunes – Révolution Féministe
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2018/09/09/prostitution-jamais-assez-jeunes

    Le discours qu’on a maintenant, c’est que la prostitution, c’est inoffensif, et que la pornographie, c’est cool. C’est définitivement de la propagande créée par les hommes qui trafiquent les femmes et les filles et les vendent aux clients contre leur volonté.

    Plus tard, j’ai été vendue à des hommes qui recherchaient spécifiquement des filles très jeunes mais durant ma première année en prostitution, c’était essentiellement des clients « opportunistes » : ils auraient violé n’importe quelle fille ou femme—pourvu qu’ils puissent l’avoir à un bon prix. Je ne me rappelle pas qu’aucun homme ait fait demi-tour à cause de mon âge, peut-être ça s’est produit quand je n’étais pas là, quand ils donnaient l’argent aux proxénètes, mais aucun homme n’a changé d’avis quand il a vu que j’étais très jeune. Au contraire, pas mal d’hommes étaient très excités quand ils découvraient mon très jeune âge, je pourrais plutôt décrire l’expression de leur visage comme « agréablement surprise ».

    Oui, je dirais que la plupart ou même tous sont des consommateurs réguliers de pornographie, et que la pornographie est directement liée à la haine des femmes qu’il faut ressentir pour acheter des femmes pour du sexe.

    Mon père et moi avons organisé un plan pour que je puisse m’échapper de chez elle et vivre avec lui. Il ne savait pas que j’étais victime de trafic ni que j’avais été victime de violences sexuelles avant d’être trafiquée. J’avais très peur de le lui dire parce que je craignais qu’il ne me repousse, comme on m’avait laissé tomber quand j’avais demandé de l’aide à d’autres personnes. Ma mère m’avait traitée de « salope qui veut attirer l’attention » une des fois où je lui avais demandé de m’aider. Le « victim blaming » a été un problème pour moi quand j’ai voulu échapper à la prostitution.

    #prostitution #misogynie #pédoviol


  • Pourquoi il va falloir bannir la notion de « Mary-Sue » du monde de l’écriture – Miroslava Zetkin
    https://miroslavazetkin.wordpress.com/2018/08/13/pourquoi-il-va-falloir-bannir-la-notion-de-mary-sue-du-mo

    C’est en 1973 que le terme est né après que Paula Smith ait écrit une parodie de Star Trek dans laquelle son personnage, le lieutenant Mary-Sue, plus jeune lieutenant de Starfleet à seulement 15 ans et demi, se veut une caricature des personnages trop idéalisés dans les fanfictions de Star Trek. Mary-Sue est alors un personnage extraordinaire et complètement caricatural sans lequel l’univers ne peut tout simplement pas fonctionner. Aujourd’hui, la notion est bien plus générale et est appliquée à de très nombreux personnages féminins dès lors que ceux-ci sont un minimum développés et mis en avant : il suffit parfois qu’une femme soit jugée « trop forte » pour qu’elle soit qualifiée de Mary-Sue et cela peu importe toute la complexité que l’auteur·rice aura pu apporter à son personnage.

    Camille Bacon-Smith a écrit que la peur de créer une Mary-Sue restreignait et même contraignait au silence certain·e·s auteur·rice·s souhaitant créer des personnages féminins forts et indépendants. Pour elle, les Mary Sue sont responsables du manque de personnages féminins compétents, crédibles et auxquels il est possible de s’identifier.

    Mais le terme de Mary-Sue pose deux problèmes : d’une part, il n’a pas réellement d’équivalent masculin puisque dans les faits, le terme de Gary-Stu n’est presque pas utilisé – et si l’on tape Gary-Stu dans son navigateur le premier résultat est la page Wikipédia de Mary-Sue – et d’autre part, il est fondamentalement sexiste. À partir du moment où la notion de Mary-Sue a été transformée pour désigner n’importe quel personne féminin qui sorte des stéréotypes de genre normalement assignés aux femmes, à partir du moment où la peur de la Mary-Sue empêche certain·e·s auteur·rice·s d’écrire, à partir du moment où elle empêche de créer de bons personnages féminins, de vraies héroïnes, à partir du moment où elle sert à disqualifier les femmes, comme autrices et/ou comme personnages, à partir de là, je crois qu’il est de notre responsabilité de bannir ce terme à tout jamais.

    #littérature #femmes #misogynie


    • #viol #culture_du_viol #sexisme #violences_sexuelles #androcentrisme #misogynie #fraternité #haine

      L’historien remet en cause la réelle importance de Mai 68 du point de vue de la libération sexuelle. Il s’appuie sur les archives du COPES pour montrer que cette liberté existait déjà pour les garçons, y compris en matière de pratiques homosexuelles. Lorsqu’elles avaient lieu, ces dernières ne renvoyaient pas forcément à une identité d’homme « gay », n’impliquaient pas automatiquement que le garçon se considère comme un « homosexuel ». L’assignation à une norme hétérosexuel/homosexuel n’était à l’époque déjà pas incontournable (les travaux de Régis Révenin semblent en cela s’inscrire dans une vision très foucaldienne, cf. Histoire de la Sexualité de Michel Foucault).

      Révenin R., 2015, Une histoire des garçons et des filles. Amour, genre et sexualité dans la France d’après-guerre, Paris : Éditions vendémiaires, Paris.

      La construction d’une virilité « entre pairs » était en revanche la norme, virilité dont les preuves étaient à fournir aux autres garçons. Les archives étudiées par Régis Révenin montrent l’existence de viols collectifs et l’absence totale de culpabilité pour les uns, ainsi que le renversement de cette culpabilité du côté de ces filles, traitées de « salopes ». La « libération sexuelle » des années 1968 était presque un argument que les garçons utilisaient pour draguer et coucher. Tout en portant un regard extrêmement normatif sur les filles qui devaient être bonnes ménagères, fidèles (l’infidélité était une qualité virile), bonnes épouses en tous points de vue y compris au lit… Le regard porté par les hommes sur les femmes était réprobateur et s’inscrivait dans une assignation de genre binaire, les filles étaient pour eux soit maman, soit « putain ».

      C’est assez interessant pour comprendre ce que les hommes veulent dire avec le mot #amour


  • #Julia_Long : La pornographie est plus que de simples fantasmes sexuels. C’est de la violence culturelle.
    http://tradfem.wordpress.com/2018/08/23/la-pornographie-est-plus-que-de-simples-fantasmes-sexuels-cest-de

    On n’a pas besoin d’être très au fait de la théorie culturelle pour saisir la signification sociale d’images de femmes pénétrées de manière répétée par tous les orifices pendant qu’on les traite de «  salopes  », de «  chiennes  » et de «  putes  ». On doit toutefois réfléchir au-delà de la rhétorique du «  libre choix  », de «  l’autonomisation  » et de la «  liberté d’expression  », invariablement utilisée par les porte-parole de cette industrie pour justifier de tels contenus. Cette rhétorique tente de détourner l’attention de la nature de la pornographie généralisée et de dépeindre celles et ceux qui s’opposent à ses méfaits comme étant des censeures, des conservatrices et, bien sûr – insulte traditionnelle – des «  frustrées  ». Toutefois l’examen des contenus de la pornographie généralisée révèle que ces arguments ne sont rien de plus qu’une défense d’intérêts lucratifs.

    En premier lieu, la pornographie habituelle consiste en actes de violence directe contre les femmes, sanctionnés par la société. Ce qui serait considéré comme des violences sexuelles et de la brutalité dans d’autres contextes devient la norme dans la pornographie, comme en témoignent des survivantes. Cependant, la pornographie ne fonctionne pas simplement comme un domaine où des violences directes sont autorisées et routinières. Elle constitue également une forme de ce que le sociologue norvégien Johan Galtung appelle la «  violence culturelle  ». Exercée dans les récits qu’une culture se raconte – dans ses textes, ses images – c’est «  un aspect de la sphère symbolique qui peut servir à justifier ou légitimer la violence directe ou structurelle  ». Une des choses que la pornographie fait extrêmement efficacement est de fournir un flot ininterrompu de récits de femmes traitées comme des objets, violées ou sur lesquelles on «  agit  ».

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : http://www.washingtonpost.com/news/in-theory/wp/2016/05/27/pornography-is-more-than-just-sexual-fantasy-its-cultural-violence/?noredirect=on

    Julia Long, Ph. D., enseigne la sociologie à l’Université Anglia Ruskin, à Cambridge. Elle est militante, féministe et autrice du livre Anti-Porn : The Resurgence of Anti-Pornography Feminism [Anti-Porno : La résurgence du féminisme anti-pornographie].


    #Pornographie #violences_sexuelles #viol #meurtre #misogynie #violence_culturelle


  • Oise : subvention annulée pour la fête qui célèbre la pureté des jeunes filles
    http://www.leparisien.fr/salency-60400/salency-la-mairie-annule-la-subvention-accordee-a-la-fete-de-la-rosiere-2

    « J’ai reçu 150 mails en deux jours, des messages qui m’ont blessé, relate Hervé Delplanque, maire (SE) de Salency. Je suis impliqué dans cette polémique sans en être l’organisateur. » Initialement prévu mi-septembre, le conseil municipal de Salency s’est réuni ce mercredi soir et a voté à l’unanimité l’annulation de la subvention de 1 800 € accordée en mars à la fête de la Rosière.

    Une nouvelle délibération doit être prise prochainement pour décider définitivement de l’avenir de cette manifestation qui, en 2019, entendait mettre à l’honneur « la réputation vertueuse » des jeunes filles.

    Mais depuis l’annonce du retour de cette fête née à Salency au Ve siècle, les réactions hostiles se sont multipliées. Des associations et collectifs féministes ont fustigé une « fête révoltante », « rétrograde et insultante ». « Tout le contraire », ne cesse de se défendre Bertrand Tribout, qui n’a pas souhaité commenter la décision des élus ce mercredi.

    Sur Internet, 37 000 signatures contre l’événement

    Avant le vote ce mercredi soir, l’opposition s’est surtout jouée sur Internet, à grand renfort de pétition et contre pétition. Ce mercredi, celle lancée par la Confrérie de Saint-Médard, qui réclame « le maintien de la tradition et du patrimoine du village » totalisait près de 600 signataires. Loin des 37 000 signatures recueillies par ses opposants.

    Une mobilisation qui a pris de court la municipalité salencienne, qui craint notamment « la venue massive de mouvements féministes et anticléricaux ». Le village s’est en effet soudainement retrouvé au centre de l’attention médiatique. La fête, qui n’a plus été organisée depuis 1987, a été évoquée par la BBC, la radio publique britannique, ou encore La Vanguardia, un des principaux quotidiens espagnols.
    En attente d’un avis du ministère de l’Intérieur

    Reste à savoir aujourd’hui si la fête verra tout de même le jour dans un an. Ghyslain Chatel, le sous-préfet de l’arrondissement de Compiègne-Noyon reste très réservé : « Il y a aujourd’hui une opposition qui risque de créer des troubles à l’ordre public, explique-t-il. Mais d’ici un an, on a le temps de voir venir. »

    La préfecture a récemment saisi la Direction des libertés publiques et des affaires juridiques, rattachée au ministère de l’Intérieur. Il s’agit désormais pour elle de « faire une analyse juridique des événements ». Un avis consultatif qui permettra de se prononcer ultérieurement sur l’annulation, ou non, de la fête.

    #misogynie #sexisme #catholicisme #culture_du_viol #vierge #slut_shaming #féminisme #hommage

    Dans le même esprit de « rendre hommage aux lâfâme » :
    L’élection de Miss Cagole fait son retour à Marseille.

    « On ne fait pas ça pour se moquer. A aucun moment ce n’est péjoratif. Au contraire, même : c’est un hommage ! »

    https://www.20minutes.fr/insolite/2324127-20180822-video-election-miss-cagole-fait-grand-retour-marseille-id


  • #Astroterf : Le coucou dans le nid
    https://tradfem.wordpress.com/2018/08/21/le-coucou-dans-le-nid


    Quelle situation tragique et tout à fait inutile  ; les choses n’ont jamais été comme cela auparavant. Les transfemmes et les femmes étaient autrefois les plus grandes alliées. Nous respections et appuyons nos droits et nos sécurités mutuelles. Nous nous sommes battues côte à côte dans la même équipe contre l’ennemi commun : une masculinité toxique. Les transfemmes n’ont jamais tenté de s’approprier la condition féminine. Les deux camps savaient que nos vies, nos difficultés, nos expériences et notre biologie étaient différentes. Mais cela n’avait pas d’importance  ; les transfemmes étaient accueillies dans le club en tant que membres honoraires et nous nous côtoyions en harmonie.
    Tout cela se passait avant, à l’époque où nous connaissions le véritable sens du mot «  trans  ». Étaient transsexuelles les personnes ayant subi un traitement médical et une chirurgie afin de vivre socialement comme le sexe opposé. Mais aujourd’hui, le nouveau dada de la politique identitaire a permis à la communauté trans d’être envahie et subvertie par des travestis, des fétichistes, des autogynéphiles, des hommes aux fantasmes lesbiens imbibés de pornographie, et toutes sortes d’hommes se disant non conformistes au genre qui aiment les paillettes et le rouge à lèvres et se qualifient de «  non binaire  »… Ils se retrouvent tous sous le «  parapluie trans  ». Trans signifie maintenant n’importe quoi, c’est-à-dire que ça ne veut plus rien dire du tout.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://astroterf.wordpress.com/2018/07/16/the-cuckoo-in-the-lgbt-nest

    #identité_de_genre #féminisme #trans #misogynie

    • Au cours des derniers mois, j’ai vu des lesbiennes vilipendées et agressées – pour avoir tenté de définir leurs propres frontières sexuelles – et qualifiées de nazis pour avoir osé suggérer que leur sexualité n’incluait pas d’organes masculins. J’ai lu des articles dont vous auriez pu jurer qu’il s’agissait de parodies où l’on décrivait comment les lesbiennes devaient apprendre à aimer les «  bites de fille  » (girl dick) [ 2]. L’un d’eux, publié sur le site Autostraddle [ 3], prétend même instruire les lesbiennes sur la façon de stimuler un pénis en érection et de pratiquer la fellation. Il y a une vidéo sur YouTube dans laquelle une transfemme plus âgée encourage une «  babydyke  » [bébégouine] (c’est leur expression) qui rit nerveusement au fait d’avoir des rapports sexuels avec des «  dames trans  » (trans ladies) [ 4]. Le tristement célèbre Riley J Dennis affiche sur YouTube des vidéos pour dire aux lesbiennes que le rejet du pénis fait d’elle des «  transphobes  », et il assimile à une forme de racisme le fait d’avoir une «  préférence génitale  » en matière de fréquentations [ 5].

      girldickCe qui me met vraiment mal à l’aise, c’est que la plupart de ces articles et vidéos s’adressent aux jeunes. Je ne peux pas imaginer l’effet qu’ils doivent avoir sur les jeunes lesbiennes qui commencent tout juste à comprendre et à explorer leur sexualité. On fait honte aux adolescentes qui affirment leurs limites sexuelles… ?

      La conviction que les femmes doivent placer les hommes au centre de leur sexualité est la quintessence du privilège masculin. Cependant, je pense qu’il y a une autre raison très évidente derrière cette insistance continue et agressive que le lesbianisme doit inclure les hommes physiques  ; en effet, si des lesbiennes sont autorisées à refuser le pénis, nous devons alors reconnaître que le pénis n’est pas féminin. Et cela est une hérésie qui ne peut rester impunie.

      Il y a seulement quelques années, j’ignorais totalement ces enjeux et je n’avais aucune idée que la société fonçait tout droit vers un sombre et profond terrier, le «  GENRE  ». Maintenant, je suis tout à fait consciente du débat et de plus en plus inquiète de la façon dont les femmes (la classe des personnes ayant des organes reproducteurs féminins) sont en pratique effacées. Si, comme le gouvernement britannique a l’intention de le faire avec son projet d’autodéclaration de l’identité de genre, tout homme peut être une femme en s’identifiant simplement comme tel (mais il faut dire le mot magique  !), alors le mot «  femme  » perd toute signification. Et si nous n’avons plus de mot pour désigner notre sexe biologique, alors nous perdons toute possibilité de contester l’oppression et la discrimination qui y sont inhérentes.

      Ne vous y méprenez pas : il s’agit bel et bien d’une chasse aux sorcières, version 21e siècle. Une femme a des opinions qui vous déplaisent  ? Il existe maintenant un moyen puissant et très efficace de la réduire au silence, de lui imposer terreur et soumission. Ces nouveaux transactivistes constituent un groupe de pression hargneux, menaçant et tout-puissant, et les femmes doivent soit en être complètement sidérées (comme le sont clairement certaines), soit faire face aux conséquences très graves de leur non-conformité. En comparaison à eux, l’inquisiteur étasunien Joseph McCarthy n’était qu’un amateur.

      Kathleen Stock faceLa semaine dernière encore, une universitaire lesbienne respectée a dû subir un torrent d’insultes, et son poste a été ouvertement menacé pour avoir osé émettre des opinions parfaitement anodines au sujet de la réalité du sexe biologique. Ça se passe partout, tout le temps. Les femmes sont dénoncées, intimidées, leur adresse personnelle est divulguée, leur emploi et leur famille menacés, leurs conférences sont boycottées, leurs assemblées perturbées

      Les règles sont claires : toute référence à la biologie féminine comme étant inhérente au statut de femme est déclarée «  transphobe  », toute remise en question du mantra selon lequel «  les transfemmes sont des femmes  » fait de vous un ou une fasciste, tout refus de croire que des pénis peuvent être féminins vous vaudra assurément de lourdes conséquences. Celles que l’on qualifie de «  TERF  » sont les nouvelles sorcières.

      Très peu de soi-disant transfemmes ont l’intention de subir le moindre traitement médical ou la moindre altération physique. Ce sont des hommes biologiques, dotés d’un système reproducteur entièrement fonctionnel et d’organes génitaux masculins. Ce seraient des femmes simplement parce qu’ils disent en être. Il y en a même, comme Alex Drummond, qui affichent une barbe fournie. Bien sûr, cette dérive nuit énormément à la position et l’intégrité des véritables transsexuelles

      Ces «  transfemmes  » nouveau genre ne sont plus aux côtés des femmes dans la lutte contre la domination patriarcale  ; au contraire, ILS INCARNENT AUJOURD’HUI CETTE DOMINATION. Ils sont déterminés à effacer et s’approprier la féminité. Ils exigent l’accès à tous nos services, espaces, organisations et possibilités, et menacent de déchaîner l’enfer si l’on ne cède pas à leurs prétentions.

      Ils manipulent également le langage en fonction de leur programme politique, dictant aux femmes que nous ne devons pas faire référence à notre biologie comme spécifiquement féminine. Nous ne serions plus des femmes, mais devrions maintenant nous désigner comme des «  porteuses d’utérus  » ou des «  menstruatrices  ». Nous ne devrions plus parler de «  femmes enceintes  » ou d’«  allaitement au sein  », mais bien de «  personnes enceintes  » et «  d’allaitement de poitrine  ». Les femmes devraient prétendre que les règles, la grossesse, l’avortement, la fausse couche, l’accouchement, l’allaitement, la ménopause, etc. ne sont pas des expériences spécifiquement féminines.

      Vous remarquerez qu’il est rarement fait mention dans ce discours des transhommes (qui demeurent biologiquement féminines). On ne voit jamais d’exigence adressée aux hommes pour les accueillir dans la condition masculine, pour leur céder leurs espaces, leurs rôles, leur pouvoir, leur autorité et leurs possibilités. Les hommes demeurent des hommes, sans être rebaptisés «  porteurs de testicules  » ou «  propriétaires de prostate  ». Quant aux établissements réservés aux hommes, ils restent exactement cela  ; ils ne sont ouverts à personne d’autre qu’aux hommes biologiques.

      les femmes sont toujours vues et traitées comme des femmes, quelle que soit leur prétendue «  identité de genre  ». Alors que les hommes disposent maintenant d’une carte maîtresse à utiliser en toute impunité au moment où ils choisissent de «  s’identifier comme femme  ». Ce mouvement incarne la plus complète misogynie, mais il le fait sous la bannière arc-en-ciel de l’«  inclusivité  ».

      Les lesbiennes sont étiquetées «  fétichistes du vagin  » si elles osent définir leurs frontières sexuelles pour exclure le pénis. Mais la réalité est que le sexe biologique est réel. Il existe des différences discernables et importantes entre les sexes biologiques, dont la plus évidente est l’anatomie et la capacité de reproduction. Et cela a de l’importance. Une importance énorme.

      Inquisition Gibet de femmes

      Il y a des millénaires que la classe des personnes ayant une vulve, un utérus, etc. (appelons-les les FEMMES…) sont opprimées, discriminées, subjuguées, assassinées, violées, maltraitées, agressées, défigurées, retenues, écrasées et terrorisées par la classe de personnes ayant un pénis, des testicules, etc. (appelons-les les HOMMES…) Et pourquoi  ? En raison de cette chose même dont nous sommes censées faire semblant qu’elle n’existe pas ou est sans valeur : notre sexe biologique.

      Si nous prétendons maintenant que les gays peuvent et devraient être amenés ou en quelque sorte «  éduqués  » à se mettre en quête de relations sexuelles avec des personnes ayant un vagin, en quoi cela diffère-t-il des épouvantables thérapies de conversion qui leur ont longtemps été imposées  ? Si nous prétendons maintenant que les lesbiennes peuvent et doivent être amenées ou en quelque sorte «  éduquées  » à chercher des relations sexuelles avec des personnes ayant un pénis, en quoi cela diffère-t-il du «  viol correctif  » qui leur est encore si souvent infligé  ?

      Liens vers
      https://www.youtube.com/watch?v=2X-PgHSZh6U


      qui mélange un peu un a priori sur les personnes trans ("would you date a trans person?) et une sexualité qui se porte exclusivement sur un sexe (je ne sais pas comment le dire mais oui, au final ça veut dire qu’une lesbienne qui ne veut pas coucher avec une personne qui a un pénis fait de la discrimination à l’entrée de sa chatte... dangereux !)

      https://medium.com/@transphilosophr/what-is-girldick-9363515e0bfd
      qui explique qu’un pénis de femme trans est plus doux en bouche après transition mais que c’est quand même un pénis de femme au naturel, avant tout changement hormonal (‘Personally, I am attracted to the constructivist position’) et ça sent l’injonction à sucer

      https://www.autostraddle.com/how-to-have-trans-woman-lesbian-sex-with-a-penis-414839
      ‘The default model of pleasuring a penis involves an up-and-down motion, whether with hands or a mouth or other types of penetration.’
      “The tip of the penis is extremely sensitive, and a good strategy is to spend a lot of time there. Try using your tongue on the underside of the tip. Try moving your tongue in circles or figure eights around the tip. Try putting your mouth around the tip with your tongue cupping the bottom of it. Now suck.”
      ‘When my prostate is stimulated this way, I don’t feel like I have a penis anymore.’
      Le meilleur moyen de ne pas se rappeler qu’on a un pénis, c’est peut-être la chirurgie...
      La personne qui a écrit ça propose aussi de mater des films de cul (mais féministes) pour voir comment on fait et ne voit pas le problème, de poser des injonctions pareilles. Un mec noir qui écrit sur son blog ‘Now suck’ se fait trasher mais une personne trans, respect.

      Why are women who discuss gender getting bomb threats? | Coffee House
      https://blogs.spectator.co.uk/2018/06/why-are-women-who-discuss-gender-getting-bomb-threats

      In Britain in 2018, women trying to hold public meetings to talk about politics and the law are being subjected to intimidation and threats. The police are investigating a bomb threat against one of those meetings. Yet politicians and large sections of the media are silent. Would that be the case if any other group or community were subject to such threats and intimidation? Why aren’t politicians, of all parties, shouting from the rooftops about this?

      It’s not as if they don’t know or don’t care. Since I started writing about the gender debate in February, I’ve lost count of the number of MPs and other political people (of all parties and ranks, from policy advisers to Cabinet ministers) who have privately told me they are worried about the nature of this debate and worried about the implications of policy. Yet almost all of those people have also said they are not willing to talk about this publicly, for fear of the criticism and vitriol they believe they would face from people who believe the interests of transgender people are best served by shouting down questions with allegations of transphobia and bigotry.

      Trans-identified male, Tara Wolf, convicted of assault after Hyde Park attack
      https://www.feministcurrent.com/2018/04/27/trans-identified-male-tara-wolf-charged-assault-hyde-park-attack

      Earlier this month, Tara Wolf (also known as Tara Flik Wood), a trans-identified male, stood trial for striking 60-year-old Maria MacLachlan three times in Hyde Park on September 13th 2017, where women had gathered to attend a meeting called “We Need to Talk About Gender” at a yet-to-be-disclosed location. Wolf was found guilty of “assault by beating,” more commonly known as “battery.”

      Two dozen individuals — mostly men with masks on, some in full combat gear — accompanied Wolf to court. Many were wearing the all black uniform of Antifa, replete with bandanas and sunglasses. Most were recognized by a member of our group as belonging to Class War, an anarchist organization that Wolf is also a member of. Others were members of Sisters Uncut, a group originally formed (ironically) to fight cuts to domestic violence services but that now focuses its energy on protesting and trying to shut down meetings women have been organizing, of late, to discuss gender identity legislation and women’s sex-based rights. Many of those present on the first day of the trial had also been at the original Hyde Park incident where MacLachlan was attacked.

      Voilà...

    • On est devant un truc assez grave : violences contre féministes, injonctions à sucer des bites (les qui ont la peau douce après transition hormonale et les autres), refus de la non-mixité de la part d’un groupe minorisé. Tout ça serait le fait d’hommes cis, ce serait monstrueux. Mais là, c’est le fait de femmes trans (mais pas que, aussi d’hommes que vous pourriez identifier comme tels mais qui dans le secret de leur intimité sont ci ou ça et entretiennent une fascination qui les regarde pour la gent féminine) dont il faut accepter les injonctions au motif de qui est le groupe le plus malheureux qui a des droits sur les autres... Je ne suis pas d’accord avec plein de meufs essentialistes qui sont en désaccord sur ça pour des raisons que je ne partage pas toutes mais rien ne justifie la violence, l’intimidation et de forcer une minorité à ouvrir ses rangs.

      J’ai vu plein de gens bien céder au chantage, à l’effet de mode et ouvrir leur porte à n’importe quoi (et y compris un loup dans la bergerie, un barbu-couillu qui drague des femmes dans un accueil de femmes battues, ce qui est plus qu’inapproprié, c’est une violence et qui m’a choquée, inquiétée et finalement poussée à rompre avec toutes les féministes à la mode ou qui ne pensent pas par elles-mêmes et qui ne savent rien trouver entre l’auto-définition et le vagin 100 % bio). Ouaip, c’est grave et c’est pas complètement étranger au fait que je ne trouve pas d’éditeur ! C’est pas l’esprit du temps, de parler de classes sociales, on préfère les trucs liquides et la définition individuelle.


  • Sinéad O’Connor fut parmi les premières à oser dénoncer la pédophilie dans l’Église catholique | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/166118/pedophilie-eglise-catholique-excuses-sinead-oconnor

    Dix ans avant que l’Amérique ne découvre l’horreur des scandales pédophiles au sein de son Église Catholique, elle humiliait la chanteuse et ruinait sa carrière pour avoir voulu les dénoncer.

    #catholicisme #culture_du_viol #misogynie #Magdalene_laundry #pedoviol #déni


  • Des transsexuelles contestent l’autodéclaration sexuelle et la misogynie des transactivistes - par TRANSSEXUAL VOICES MATTER
    http://tradfem.wordpress.com/2018/08/19/des-transsexuelles-contestent-lautodeclaration-sexuelle-et-la-mis

    Nous représentons un groupe croissant de ‘femmes transsexuelles’ qui cherchons à susciter d’autres voix pouvant enrichir des débats continus sur l’autodéclaration sexuelle sans recourir à des propos diffamatoires ou péjoratifs.

    Nous nous objectons à l’effacement de l’identité ‘transsexuelle’ au profit de termes plus ambigus et expressionnistes comme ‘transgenre’. Nous rejetons l’idée que le mot ‘transsexuel’ est un terme désuet et archaïque. C’est un terme correct pour désigner les personnes qui, comme nous, ont reçu un diagnostic médical et complété une transition.

    Nous ne nous opposons aucunement au droit personnel d’exprimer sa variance de genre, mais cela ne doit se faire ni au détriment des droits et libertés des femmes ni en sacrifiant nos protections juridiques et nos droits spécifiques.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.facebook.com/tsvoices
    #transgenre #transsexuelle #femme #misogynie

    • Nous appelons à l’arrêt immédiat des conduites de harcèlement, de menaces, d’intimidation, de misogynie et de violence adressées aux femmes qui ont exprimé des préoccupations à propos de l’autoidentification sexuelle.

      Nous nous objectons au manque de respect des transactivistes pour les besoins spécifiques des jeunes filles, des mères, des lesbiennes et d’autres groupes exclusivement féminins, à leur création active de statistiques inexactes et d’une propagande de l’idéologie trans auprès d’enfants.

      Important et rassurant !


  • A qui profite le sale ? | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/benjamine-weill2/blog/150818/qui-profite-le-sale

    Alors que la France a célébré la victoire de son équipe de football, supposée représenter son ouverture et sa diversité, les débats entre ceux qui revendiquent la dimension cathartique de la vulgarité des slogans dans les stades et ceux qui déplorent cette culture de masse comme étant avilissante, ont fait rage. Sauf qu’au-delà du bien-fondé ou non de l’amour du football, n’est-ce pas surtout la question de la bienséance qui s’y niche ? Ce fameux « bon goût à la française » si précieux à « notre » culture, mais que personne ne saurait finalement définir ? Ce qui est sûr, c’est que le mauvais goût, le vulgaire, le sale doivent être bannis de ce qui « représente la France », en tout cas en surface.

    L’image donnée au monde se veut lisse, diverse, ouverte, politiquement correcte. Mais entre les relents racistes qui entourent les institutions qui mènent le jeu footballistique et les révélations d’agressions sexuelles dans les fans zones, difficile de faire la part des choses entre ce qui est sale et ce qui ne l’est pas. Les affres des supporters peinent à être mis en exergue afin de ne pas gâcher la fête. L’image de cohésion et d’amour collectif que l’on cherche à traduire et la question des origines des joueurs restent tabous. Bref, le vulgaire, le sale, le mauvais goût semblent plus facile à dénoncer quand ils ne touchent pas à la grandeur de la France.

    video

    Souvent, voire systématiquement, pointée du doigt dans le rap français, la vulgarité semble se cantonner à ce domaine. Quand Médine souhaite faire le Bataclan, l’insurrection vient des défenseurs de l’ordre moral qui y voient blasphème républicain et mauvais goût. Quand il est question que Damso chante l’hymne des Diables Rouges, le peuple se soulève contre cette « erreur de casting » vu la vulgarité du bonhomme. Pourtant, l’hymne de l’union Belge a été confiée à Grand Jojo, comme le précise Mekolo Biligui, blogueuse et journaliste rap pour le magazine iHH, chroniqueuse radio dans le VRF Show sur Radio Campus Paris, dans le Toho-Bohu sur Radio VL, qui dit dans Tiens c’est la belle vie « ma nourrice était négresse, c’était une noire avec des tresses quand je prenais le sein j’aimais ça, ça goûtait le chocolat ». A croire que le racisme ouvertement exprimé vaut mieux que la régression au stade anal et que l’humour à caractère sexuel ne vaut qu’à condition d’être cantonné au sport. Dans le cadre de cette communion nationale, les dérives sont socialement acceptables (tant racistes que sexistes), mais dans le rap tout est suspect. L’un et l’autre relève pourtant des mêmes mécanismes : la catharsis, la sublimation, le dépassement de soi pour rejoindre le collectif, le sentiment d’appartenance.

    Un texte en fait très puritain qui valide l’équation sexe = saleté et vulgarité. Il réussit aussi le tour de force de faire passé les agressions sexuelles infligées aux femmes pour un simple problème d’hygiène. L’activation de l’argument de la « catharsis » ou « la sublimation » est unilatérale comme d’habitude, puisque on ne catharsis que les machos porteurs de couilles. C’est un peu comme de mettre en valeur l’aspect cathartique pour les blancs racistes de chants qui légitimeraient et inciterait au lynchage des noirs.

    #misogynie #hygiène #puritanisme #catharsis #sexisme #rap #foot #virilité #culture_du_viol


  • Les copines du #patriarcat – Egalitaria
    https://egalitaria.fr/2018/06/09/les-copines-du-patriarcat

    Qu’est-ce qui justifie alors, de nos jours, la pérennisation d’un système patriarcal archaïque ? A quoi donc est due la soumission consentie de certaines femmes ?

    Plusieurs raisons peuvent ici être soulevées :

    La peur, en premier lieu. Primaire. Instinctive. Ce n’est pas forcément une peur consciente, mais la personne opprimée sait au fond d’elle-même qu’en se rangeant du côté de l’oppresseur, du discours dominant, elle se protège de contingences qui pourraient lui être défavorables (= être a minima méprisée, rabaissée, déconsidérée, et a maxima courir le risque d’être exhortée au silence, battue, agressée, violée). La complicité avec l’oppresseur est un mécanisme de protection classique.
    L’intériorisation du système sexiste. C’est le même mécanisme psychologique qui se retrouve chez les individus membres d’une secte : endoctrinement (dans le cas qui nous intéresse, il commence dès la naissance et s’en trouve donc d’autant plus fort), contrôle de la pensée, pressions, et, dans certains cas, mise sous dépendance. Tout en effet concourt, dès notre naissance, à nous persuader que le primat du masculin sur le féminin est une donnée naturelle. Ce sont les représentations sociales et culturelles, les normes de genre, les codes sociaux, l’éducation genrée, la pop culture, les attitudes individuelles et collectives. Ces femmes ont intériorisé non pas nécessairement leur supposée infériorité, mais le fait qu’il existe des caractéristiques propres à chaque sexe, et donc un rôle prédéfini pour les femmes et les hommes. Exemple : les hommes sont naturellement plus violents et ont des besoins sexuels pulsionnels, les femmes ont une inclination naturelle pour le care et la sphère privée, etc. Si vous lisez ce blog, vous êtes probablement déjà sensibilisé-e au féminisme. Mais rappelez vous que cela n’a probablement pas toujours été le cas. Peut-être avez-vous déjà eu, avant de vous renseigner sur le sujet et de voir votre structure de pensée se modifier lentement, des pensées, des idées, des convictions sexistes. Peut-être pensiez-vous que certaines femmes victimes de viol l’ont bien cherché. Peut-être pensiez-vous que les hommes sont naturellement plus autoritaires, plus courageux, plus ambitieux que les femmes. Peut-être trouviez-vous normal le fait que les femmes soient en charge de la majorité des tâches ménagères. C’était, à l’époque, votre vérité. Votre réalité. Celle dans laquelle vous aviez grandi. Et puis, un jour, vous avez ouvert les yeux. Pour les femmes sexistes, en revanche, la prise de conscience n’a jamais eu lieu, pour des raisons qui n’appartiennent qu’à elle et leur histoire.
    La volonté, consciente ou inconsciente, de se protéger du système patriarcal. Les femmes sexistes savent qu’en se montrant complices de ce système, elles assurent leurs arrières, et seront plus à même de recevoir des « récompenses » de la part des hommes. Cette récompense peut être le simple fait de ne pas être importunée par eux, ou bien simplement d’être considérée avec respect (ce qui ne va pas de soi, l’élément féminin étant socialement dévalorisé voire méprisé), mais elle peut aussi résider dans l’octroi d’une protection matérielle et financière. Les femmes étant discriminées sur le marché du travail et ayant généralement des salaires moindres, cette stratégie est on ne peut plus rationnelle.
    La frustration et la jalousie, sentiments malheureusement naturels. Certaines femmes ayant vécu des oppressions particulièrement difficiles peuvent transmettre, par résignation et frustration, la mécanique d’un système inégalitaire à leurs propres enfants. Parce qu’elles veulent que leurs propres filles expérimentent ce qu’elles-mêmes ont vécu, parce qu’elles refusent que d’autres femmes vivent plus facilement qu’elles-mêmes n’ont vécu, ou accèdent à des privilèges qui leur ont été refusés toute leur vie. Parce qu’il s’agit d’un « juste retour des choses ».
    Enfin, le sexisme des femmes peut également s’expliquer par leur refus de prendre conscience de la stigmatisation dont elles font l’objet. Là encore, il s’agit d’un mécanisme de protection classique et rationnel : on ferme les yeux pour ne pas voir une réalité qui nous dérange. Qui a envie de regarder en face sa propre infériorité sociale ? Qui a envie de se considérer comme une personne opprimée ? Par orgueil et confort mental, les copines du patriarcat préfèrent croire qu’elles vivent dans un monde égalitaire, ce qui leur permet ensuite de disqualifier le féminisme contemporain (« c’est devenu n’importe quoi ; elles exagèrent ; elles se victimisent ; il y a des luttes plus importantes »).


  • Women may have to quit jobs to fill care roles #post-Brexit, report warns

    A dossier drawn up by ministers says they may have to plug a gap in EU care workers, but critics slam it as “remarkable misogyny”.

    Women may have to give up work to look after elderly relatives unless EU care workers are given priority after Brexit, it has been reported.

    The Daily Telegraph says that is the assessment made in a 37-page dossier drawn up by ministers on the impact of Britain leaving the EU.

    The document allegedly warns that growing numbers of people, “especially women”, could be forced to quit their jobs to give “informal care” to parents and grandparents.

    Under the “worst case scenario”, women living in Britain would likely plug the hole of 6,000 fewer doctors, 12,000 fewer nurses and 28,000 fewer care staff within five years.

    This is because “greater numbers undertake informal care”, the report says.

    It warns: "Considering rising life expectancy, population structural changes as well as increases in the number of people living with one or more long-term conditions, there are significant demand implications for the health and social care workforce.

    "Unless we ensure such demand is met, there is a wider risk to labour market participation more generally, especially when considering increasing social care needs.

    “If we fail to meet social care needs adequately we are likely to see a decrease in labour market participation levels, especially among women, as greater numbers undertake informal care.”

    https://news.sky.com/story/women-may-have-to-quit-jobs-to-fill-care-roles-post-brexit-report-warns-11
    #brexit #xénophobie #migrations #femmes #féminisme #misogynie #patriarcat

    Avec ce commentaire sur FB, posté par @isskein :

    Sara Farris « Wait a second?! Wasn’t the case that migrants are taking British people’s jobs? So now that migrant care workers might not be coming to the UK after Brexit, shouldn’t we see thousands of British women finally working as carers? Yes, sure, but for free! And after they give up their paid jobs apparently. The bullshit of migrants as economic threat here in full display! »

    #hypocrisie #UK #Angleterre


  • A Paris, Anne Hidalgo hésite sur sa stratégie face à Emmanuel Macron -
    (bel exemple de la misogynie appliqué à une femme au pouvoir)
    https://www.mediapart.fr/journal/france/050818/paris-anne-hidalgo-hesite-sur-sa-strategie-face-emmanuel-macron

    Parmi les nombreux reproches qui lui sont faits, figure la gestion de l’espace public. « On n’est pas bons là-dessus », confirme un élu de la majorité. « On a des progrès à faire », nuance le sénateur PS Rémi Féraud, ancien maire du Xe arrondissement, qui avait dirigé la campagne d’Anne Hidalgo en 2014. « Les Parisiens ont le sentiment d’une dégradation de leur espace public. Il faut reprendre le contrôle dessus », affirme de son côté Gaspard Gantzer. Entre la multiplication des rats – que la crue de la Seine de 2016 a fait remonter à la surface –, la recrudescence des « actes d’incivilité », la végétalisation des pieds d’arbre transformés par endroits en dépotoirs – 800 ont finalement été retirés –, les poubelles débordant de détritus, « les Parisiens considèrent globalement que la ville est plus sale », indique un proche.

    « Anne Hidalgo est dans les grands trucs, mais dès qu’il s’agit de concret, il n’y a plus personne », glisse Benjamin Griveaux. Accaparée par la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024, l’édile a eu pendant plusieurs mois un agenda très international qui, aux dires mêmes des élus de sa majorité, a donné le sentiment qu’elle était loin des Parisiens et de leurs préoccupations quotidiennes. À ces difficultés s’est ajoutée une liste de « déconvenues » dont ses détracteurs se sont rapidement emparés, dessinant au fur et à mesure le portrait d’une maire à l’« autoritarisme excessif » et à la « gestion calamiteuse ».

    En l’espace de quelques mois, le « Hidalgo bashing » a infusé dans tous les cercles parisiens. Méprisée sous l’ère Delanöe, traitée de « concierge » pendant la campagne de 2014, Anne Hidalgo a, selon ceux qui la connaissent depuis longtemps, « une revanche à prendre ». « C’était très difficile pour elle d’exister dans l’ombre de Bertrand Delanoë, explique un ancien cadre de la Ville. La nécessité de tuer le père couvait depuis assez longtemps. Son erreur a été d’incarner elle-même l’autoritarisme , sans laisser son dernier directeur de cabinet [Raphaël Chambon, récemment remplacé par Frédéric Lénica – ndlr] le soin de s’en charger. »

    Rapidement, s’est installée l’image d’une femme « trop autoritaire » et « qui n’a pas une capacité d’écoute infinie (!!!!! irait on reprocher un truc pareil à un homme politique !?) ». « Sa méthode de gouvernance est trop verticale. Elle donne parfois l’impression d’avoir toujours raison et il lui arrive de faire preuve de dogmatisme dans la prise de décision (qu’est ce qu’on aurait entendu si sa gouvernance était horizontale et avoir parfois toujours raison c’est ridicule, c’est soit l’un soit l’autre) », indique le député « UDI, Agir et Indépendants » et conseiller de Paris, Pierre-Yves Bournazel, qui refuse cependant de participer au « Hidalgo bashing » (quelle hypocrisie, se souvenir de la trou-du-culsserie de ce Pierre-Yves Bournazel) . « J’ai des divergences claires sur sa gouvernance, mais je respecte sa personne et la fonction qu’elle occupe, dit-il. C’est une combattante. »

    Les attaques ad hominem, bien souvent teintées de misogynie crasse, ont atteint de tels sommets de violence que même ceux qui les ont proférées à l’époque ont depuis calmé de jeu. Dans l’opposition, mais aussi au sein de la majorité, beaucoup se sont agacés de voir la maire de Paris expliquer qu’on s’en prenait à elle uniquement parce qu’elle est une femme. « Le procès en sexisme est vrai, mais il reste minoritaire, confie l’un de ses proches. Par ailleurs, ce n’est pas à elle de le porter (Mais bien sur que si c’est à elle de le porter et tout·es citoyen·nes avec elle, quel est ce "proche" ennemi qui parle ? Encore Pierre-Yves Bournazel ? ) . Le mettre en avant comme elle fait, c’est aussi renforcer les critiques sur son incapacité à se remettre en question. »

    C’est magique, si elle relève la misogynie elle perd et si elle la relève pas elle perd aussi.

    #misogynie #femmes #politique #alliés #autoritarisme
    On notera la récurrence du mot autoritaire. Un peu plus loin on lui reproche au contraire d’être trop « souple » !

    « L’héritage d’organisation préfectorale est puissant ici, explique le premier adjoint, Bruno Julliard. Le fonctionnement est assez pyramidal, les éventuels conflits sont structurels. » Cette mécanique complexe nécessite un pilotage au cordeau, à l’image de celui qu’avait instauré en son temps Bertrand Delanoë, souvent décrit comme bien plus « technique » et « méthodique » que sa successeure. « Anne Hidalgo est assez souple. Certains le vivent comme un bordel quotidien et c’est vrai », glisse un autre élu de la majorité. D’autant que s’ajoute à ce mille-feuilles un certain nombre de conseillers dits « spéciaux » ou « stratégiques », qui savent rassurer quand il le faut l’édile, mais sont rarement de bon conseil.

    En fait non seulement Hidalgo est une femme qui gouverne mais elle s’oppose au kiki de tous les kikis :

    De Bernard Cazeneuve à Gérard Collomb, Anne Hidalgo n’a eu de cesse, au cours de son mandat, de mettre la pression aux ministres de l’intérieur sur les questions migratoires, jusqu’à engager avec le dernier d’entre eux une guerre ouverte sur les modalités d’évacuation des campements de migrants dans le nord-est de la capitale. « Collomb va être obligé de plier [sur la part de prise en charge par l’État – ndlr], car la situation n’est plus tenable pour des raisons d’ordre public », lance Ian Brossat.

    « il y a eu une rupture de confiance », explique un acteur du dossier. « Anne Hidalgo est très perméable à l’effet de cliquet, poursuit-il. Quand elle considère que la confiance est rompue, c’est fini. Elle a un caractère entier. C’est une qualité humaine, mais une faiblesse en politique. Elle ne peut excommunier les gens de cette façon. »
    (L’excommunication est une prérogative masculine ainsi que le carractère entier. Les femmes n’étant que des moitiés , des compléments probablement. )

    Plusieurs élus de la majorité le confirment : l’édile « a ses têtes ». « Tout dépend de la relation conjoncturelle qu’elle entretient avec les personnes. Ça manque de rationalité », dit l’un d’eux. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, Anne Hidalgo a pris soin d’atténuer son propos, tout en continuant à s’opposer à certaines décisions de l’exécutif. Ce fut le cas sur les mesures d’économie en matière de logement social – en octobre 2017, elle avait adressé une lettre aux locataires du parc HLM de la capitale pour les dénoncer. Ce fut encore le cas sur la question de l’Aquarius. « Le président de la République se dit très proeuropéen mais, sur la question des réfugiés, la France n’est pas au rendez-vous de son histoire », avait-elle déclaré au JDD, fin juin.

    (Les remarques entre parenthèse sont de moi.)

    Je relève aussi que toutes ces personnes qui crachent sur Hidalgo dans cet article sont des hommes à l’exception de la conseillère FI de Paris Danielle Simonnet qui est seule à ne pas faire d’attaque personnelle et finalement cible les communistes complices des liberaux alors que le collègue Jérôme de FI remet le curseur sur le coté « fasciné » de la maire de Paris. Tous ces hommes, quant ils parlent de la maire, qu’ils soient ses alliés ou ses ennemis, on voie pas la différence entre eux. Pour l’absence de femmes citées pour cracher sur Hidalgo, les femmes ont l’air d’avoir été oubliés par les deux autrice de ce texte. Car j’ai quant même souvenir que Pécresse ne s’est pas abstenu de ce coté.

    La conseillère FI de Paris Danielle Simonnet estime pour sa part qu’il est déjà trop tard. « La logique libérale a pris le dessus, dit-elle. Il y a un glissement de terrain vers la droite et à chaque fois les cocos se couchent. » « Anne Hidalgo est tiraillée entre sa culture de vieille gauche plurielle et son envie d’emboîter le pas aux macronistes, dont elle partage la fascination pour le privé, persuadée que le progrès s’y trouve », ajoute son collègue EELV, Jérôme Gleizes.

    @mona ca pourrait peut être te servir c’est une belle anthologie de #fraternité contre une femme au pouvoir.


    • #misogynie et #sexisme y compris pour l’article de la rotative qui relève le fait que l’auteur·e du texte soit une femme et trouve cela plus grave. Comme si les femmes n’étaient pas potentiellement aussi connes que les autres, comme si les femmes devaient être exemplaire pour avoir le droit à l’expression, comme si le sexisme venant des femmes était pire et plus grave que celui venant d’hommes.
      La rotative & la nouvelle république c’est juste les deux faces du meme sexisme, haineux ou condescendant, mais au fond la condescendance me semble plus nocives.


  • #Kathleen_Stock : Ce que je crois (et ne crois pas) à propos du sexe et du genre
    https://tradfem.wordpress.com/2018/07/22/ce-que-je-crois-et-ne-crois-pas-a-propos-du-sexe-et-du-genre

    On me demande aussi, plus généralement, ce que veut dire être une femme selon moi. Je suis assez certaine que ce n’est pas un sentiment subjectif, ou un ensemble de préférences et de comportements «  féminisés  ». Je n’ai pas particulièrement l’impression d’être une femme, et la plupart de mes préférences et de mes comportements ne sont absolument pas féminisés. Je suis néanmoins une femme. Pour le reste, j’y réfléchis encore. Je regrette beaucoup le caractère restreint des choix offerts par la littérature savante. Les philosophes qui, dans d’autres contextes, sont très créatifs dans leur théorisation de questions ontologiques tendent dans ce domaine à énoncer dogmatiquement des mantras plutôt simplistes, sans doute en partie par crainte des critiques. (De fait, il n’est pas clair que tout autre type d’assertion serait publiée.)

    Voici une liste de choses dont je suis par contre plus certaine. Je crois que les échanges d’ordre philosophique et éthique perdent au change si on en omet des enjeux comme ceux-ci. Les propos qui suivent ne s’adressent donc pas aux personnes déjà engagées dans le débat : celles qui adoptent la position critique du genre, ou celles qui sont «  pro-trans  » (ce qui est déjà une fausse dichotomie, au moins sur le plan théorique). Contrairement à nous, ces personnes réfléchissent déjà à tout cela. Ces phrases s’adressent plutôt à mes collègues philosophes, dans une tentative de souligner certains éléments qui semblent évidemment pertinents à tout point de vue adopté sur l’identité sexuelle ou les questions appliquées connexes.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/@kathleenstock/what-i-believe-about-sex-and-gender-and-what-i-dont-15da1cba88c6

    _Kathleen Stock enseigne la philosophie à l’Université du Sussex. Ses essais brisent un silence qu’elle déplore au sein de cette communauté concernant les enjeux associés aux revendications transgenristes. Elle subit présentement une cabale du lobby trans : piquetage de ses cours, diffamations diverses, revendication qu’elle soit congédiée, etc. On peut lire d’autres textes (ici et en cours de traduction) détaillant sa position sur le site medium.com/@kathleenstock et s’abonner à son fil Twitter : https://twitter.com/Docstockk._

    #transfemme #philosophie #LGBT #misogynie

    • #femmes
      Comment avoir du recul en toutes choses.

      [...] le vice n’a point pour mère la science,
      Et la vertu n’est pas fille de l’ignorance.

      Théodore Agrippa d’Aubigné (Baudelaire a placé cette citation en exergue des Fleurs du Mal)

    • C’est un texte très intéressant. D’abord il condamne les comportements grégaire des féministes « pro-trans » (je déteste cette expression et j’ai l’impression que l’autrice la manie aussi avec des pincettes) :
      –stigmatisation des discours autres sous prétexte de « transphobie »,
      –refus de se poser des questions et d’avancer ensemble (y compris chez les intellectuelles, sensibles à une certaine intimidation, ce qui commence à devenir inquiétant),
      –priorisation systématique des personnes trans sur les femmes cis (peut-être de la part de la presse parce que c’est plus exotique mais de la part des militantes c’est pour des raisons plus fines que dans le texte dont des vécus trans dont certains sont plus douloureux que la plupart des vécus des femmes cis, une empathie supérieure à celle que les hommes leur rendent, probablement l’envie de se montrer super open dans un contexte de ringardisation du féminisme, etc.)

      Tout ça, je l’ai vécu dans la sphère féministe où j’ai évolué et j’aimerais dire comme l’autrice : discutons-en, faisons avancer les arguments, la vindicte ne sert à rien qu’à faire briller vos ego (« je suis trop la féministe cool de la 3e vague, les autres sont des réacs intolérantes ! »).

      Les problèmes qu’elle note :

      –l’individualisation du genre

      les modifications proposées à la Loi britannique sur la reconnaissance de l’identité sexuelle permettront aux hommes biologiques d’être légalement reconnus comme des femmes sans aucune confirmation médicale ou psychologique de la part d’organismes professionnels. Ils pourront simplement «  s’autodéclarer  ». Ils seront capables de le faire sans les moindres i) intervention chirurgicale ou prise d’hormones  ; ii) modification de tenue  ; iii) période concrète et explicite de «  vie en tant que femme  »  ; la loi ne couvrira plus ces questions.

      Être femme étant un fait social, il semble compliqué qu’on puisse l’être dans son coin... On passe d’un contrôle violent des personnes trans (psychiatrisation, obligation d’opération et d’appropriation de stéréotypes de genre) à une absence de regard social (alias : fête du slip). Ne pas être perçue comme une femme dans l’espace social (parce qu’on a des caractères externes perçus comme masculins sans l’ombre d’un doute, parce qu’on s’habille comme s’habillent les hommes, etc.), c’est ne pas avoir l’expérience de vie d’une femme, c’est ne pas être une femme.

      Il y a entre les deux tout un monde plus respectueux des personnes trans et de l’intelligence de ce qui fait une femme. Par exemple : j’ai une copine pas opérée, pas psychiatrisée, qui ne passe pas super bien parce qu’elle est grande et qu’elle a la mâchoire carrée mais elle prend assez d’hormones pour ne pas avoir le menton noirci de barbe en train de repousser (et accessoirement pour ne pas pouvoir violer) et elle ne s’habille pas comme un gars, je vois donc en elle une femme parce qu’elle ne donne à personne la possibilité de voir en elle un homme et qu’elle ne profite pas du privilège masculin cis.

      Historiquement, les «  espaces réservés aux femmes  » ont été créés en présupposant que les femmes (comme on les définissait alors) étaient vulnérables à la violence des hommes biologiques (les personnes ayant un pénis, des testicules et une force largement supérieure) qui éprouvaient envers les femmes biologiques un intérêt sexuel ou autre.

      Comme je l’ai dit plein de fois, j’ai vu un bonhomme (jouant pour des raisons que j’ignore la comédie de se dire femme tout en se présentant au reste du monde comme un homme et en continuant de jouir des privilèges associés à cette position) draguer des meufs dans un espace safe comme celui-ci où il avait été reçu par complaisance envers son auto-identification. Draguer des femmes dans un espace non-mixte qui accueille des femmes victimes de violences... c’est une agression, on n’est pas en boîte de nuit et il s’est fait virer direct. Je serais les copines qui l’ont accueilli, je me poserais des questions pour la suite.

      Il semble manquer de données de qualité, issues de sources fiables, pour nous aider à comprendre comment les intérêts des femmes non trans et ceux des transfemmes pourraient ou non se concurrencer, ou interagir autrement, en termes réels.

      Ici l’autrice demande qu’on prenne la question au sérieux pour sortir du genre d’argument qui tient à une anecdote comme celle que je viens de vous raconter ;-).

      Elle parle aussi de temps de parole supérieur pour les trans et cite le fait que le Parti travailliste compte faire passer les transfemmes dans les quotas de femmes (ça tombe bien, on sait que le corps politique ne veut pas trop de femmes), que 300 femmes ont démissionné pour dire leur opposition et que cela a été l’occasion d’une super teuf organisée par la nouvelle responsable des questions qui regardent les femmes au Parti, une meuf trans de 19 ans (à qui ses trois ou quatre années de socialisation féminine doivent donner un super recul pour comprendre les problèmes auxquels sont confrontées les femmes). Julia Serrano, activiste trans, raconte que les femmes trans sont beaucoup assertives et confiantes en elles que les femmes cis (mais elle n’en tire aucune conclusion, sinon qu’à titre perso elle préfère les femmes trans), elles sont donc susceptibles de prendre beaucoup de place dans le mouvement des femmes, d’autant plus si les cis se flagellent en prétendant les dominer de leur privilège cis.

      Il existe diverses motivations pour se déclarer transfemme et vivre en tant que telle. L’une d’entre elles est ce qu’on appelle la dysphorie de genre, la sensation extrêmement forte et pénible de vivre dans le «  mauvais  » corps. (...) Un autre motif qui a longtemps été communément cité est l’«  autogynéphilie  ».

      Lien vers http://alicedreger.com/autogyn.

      Certaines de ces transfemmes se définissent comme «  lesbiennes  ». (...) Dans les communautés lesbiennes, certaines jeunes lesbiennes ressentent une pression sociale et morale à considérer les transfemmes qui ont conservé pénis et testicules comme d’éventuelles partenaires sexuelles.

      Pression sociale sur la sexualité, encore un truc super sympa !

      Je trouve que la présence disproportionnellement visible des personnes transgenres et celle de transfemmes particulièrement bruyantes dans le mouvement LGBT a pour effet de détourner de façon misogyne l’attention et les fonds des problèmes et des préoccupations des lesbiennes et des bisexuelles de la communauté.

      Avant, c’était autre chose qui détournait l’attention des problèmes des lesbiennes et des bies... Sauf qu’aujourd’hui, beaucoup d’entre elles trouvent normal de s’effacer et se flagellent d’avoir des privilèges cis (qui sont assez douteux)

      Toutes les transfemmes n’ont pas les mêmes opinions. (Je sais que cela ne devrait pas être une surprise, mais ça l’est apparemment  !).

      Le mot «  TERF  » est une insulte utilisée par les gens du «  lobby pro-trans  » pour agresser la position critique du genre. (...) Il est malheureux que cette expression soit parfois reprise de façon non critique

      Les philosophes ont un ensemble unique de compétences pour négocier ce terrain complexe. Elles et ils ne le feront pas de manière satisfaisante en partant du postulat que la position critique du genre est moralement répugnante. Ils ne le feront pas non plus s’ils ignorent largement, ou s’ils ne font que reconnaître du bout des lèvres la réalité matérielle, pour la moitié de la population humaine, créée par une transformation du concept public culturel et juridique du statut de femme.


  • Masculinité toxique : éduque-t-on nos fils à mourir par suicide ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164261/sante-mentale-suicide-hommes-masculinite-toxique-injonctions-emotions-facteurs

    Selon les dernières données sur le suicide fournies par les Centers for Disease Control and Prevention américains (CDC), 77% des 45.000 personnes qui se tuent chaque année aux États-Unis sont des hommes. De même, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les hommes meurent davantage par suicide que les femmes partout dans le monde, avec un ratio compris entre 1,5 pour 1 et 3 pour 1—ce qui en fait une majorité des plus de 800.000 personnes qui se donnent la mort chaque année. D’un point de vue mondial, les suicides comptent pour la moitié des morts masculines violentes.

    Pour des raisons évidentes, les motifs qui poussent quelqu’un à se supprimer sont compliquées à réduire à un objet d’étude. Mais si nous voulons tenter de réduire le taux de suicide, il faut savoir pourquoi il touche majoritairement des hommes.
    Dans une enquête organisée par mon association Promundo et conduite auprès de 1.500 jeunes hommes âgés de 18 à 30 ans, avec le soutien de la marque Axe, nous avons découvert que près d’un sondé sur cinq avait pensé au suicide au cours des deux semaines passées.

    Les plus sujets à ce genre de pensée sont ceux pour qui être un homme signifie montrer que l’on est fort, ne pas parler de ses problèmes et refouler ses émotions : ceux-là sont deux fois plus susceptibles d’avoir envisagé de mettre fin à leurs jours.

    Des études menées dans d’autres pays ont obtenu des résultats approchants : les hommes qui ont les idées les plus contraignantes de la masculinité présentent davantage de risques d’avoir des idées suicidaires que ceux qui ne sont pas aussi coincés dans une « virilité forcée ».

    En tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Être un homme aux États-Unis, et dans le reste du monde, signifie trop régulièrement apprendre à réprimer ses expériences émotionnelles –au point qu’en tant qu’hommes, nous ne possédons souvent même pas les mots qui permettraient d’exprimer ou de comprendre nos émotions.

    Des psychologues appellent ce phénomène l’alexithymie, soit l’incapacité à reconnaître et à communiquer ses émotions, et ont remarqué qu’il était plus courant chez les hommes que chez les femmes.

    La demande d’aide comme aveu de faiblesse

    Voici un exemple de la manière dont cela fonctionne. Dans le cadre des activités de Promundo auprès de jeunes hommes et de jeunes femmes, qui visent à interroger les idées toxiques sur la masculinité et à les remettre en question, nous proposons un atelier que nous appelons « Exprimer mes émotions ».

    Nous demandons à de jeunes hommes à qui nous présentons cinq émotions quelle est celle qu’ils ont le plus de facilité à exprimer et celle pour laquelle c’est impossible. Invariablement, les jeunes hommes disent que la colère et la joie sont les émotions les plus faciles à exprimer. L’affection, la tristesse ou la peur ? « Sûrement pas », disent-ils : de vrais hommes ne peuvent pas montrer ça.

    Les idées que nous entretenons sur la masculinité insinuent que demander de l’aide est une faiblesse ou une caractéristique féminine –voire homosexuelle. Il est non seulement mal vu, mais même considéré comme peu viril pour un homme de solliciter une aide médicale ou un moyen de soutenir sa santé mentale.

    Reconnaître ressentir de la douleur, qu’elle soit physique ou émotionnelle, c’est prendre le risque de se voir signifier par les hommes de votre entourage que vous n’êtes pas un « vrai homme ».
    ...

    Le suicide est bien plus répandu chez les hommes blancs aux États-Unis, chez cette catégorie d’hommes qui ont l’impression que le monde leur doit un boulot stable et bien rémunéré, et le respect qui va avec. Ils ont perdu leur emploi et sont dans une situation personnelle génératrice de stress, souvent un divorce ou une rupture familiale.

    Les données actuelles montrent qu’un homme en âge de travailler sur quatre à cinq –soit environ vingt millions– n’a pas d’emploi, un chiffre trois à quatre fois supérieur aux années 1950.

    Beaucoup de ces hommes ressentent ce que les sociologues et l’expert en masculinité Michael Kimmel appellent un « aggrieved entitlement », soit la sensation d’avoir été lésé dans ce qui leur revient de droit.

    #suicide #virilité #masculinités #misogynie #homophobie #male_entitlement

    • Comparer juste le nombre d’hommes et de femmes incarcérées pour des faits de #violence.
      Le suicide reste un meurtre commis sur soi-même.
      Le plus souvent l’objectif de se libérer des contraintes de la condition humaine par sa propre mort est une violence qui se répercute sur la famille et les proches. J’ai une amie dont le père est allé se suicider le jour de ses 40 ans, en quittant le repas d’anniversaire, un mois après son neveu a suivi l’exemple, laissant deux orphelins, deux ans après mon amie est décédée d’un cancer généralisé puis sa mère s’est tuée en se jetant par la fenêtre. Je reste dans une grande colère vis à vis des lâches salopards qui jouent les hommes forts en infligeant le spectacle de leur mort. C’est le fantasme de l’indispensable, le héros mort à la guerre de sa volonté qui entraine la désolation autour de lui, sauf qu’il n’y a pas de guerre, sauf qu’il n’y a plus de tragédies grecques, que des excès de pouvoir dégueulasses.


  • Affaire Alexandre #Benalla : son mariage annulé
    https://m6info.yahoo.com/info-m6-affaire-alexandre-benalla-son-mariage-annule-en-raison-de-sa-g
    https://s.yimg.com/uu/api/res/1.2/xxdySga_H6z7qhVfjKOKOA--~B/aD01MzI7dz04MDA7c209MTthcHBpZD15dGFjaHlvbg--/http://media.zenfs.com/en/homerun/feed_manager_auto_publish_494/7e61c5c5f5bcefed62ab53208e6ab491

    Alexandre Benalla devait se marier ce matin, samedi 21 juillet, à Issy-les-Moulineaux. En raison de sa garde à vue l’événement a été annulé. Une soirée était prévue dans grand restaurant privé du 16ème arrondissement de Paris où un certain nombre de personnalités étaient invitées.


  • Pourquoi les hommes pleurent-ils pour la Coupe du monde ? | Slate.fr
    https://www.slate.fr/story/164777/sport-coupe-du-monde-2018-football-hommes-pleurer-larmes-emotion

    Article assortie de son sous-titre misogyne et homophobe :

    Et pourquoi cela n’en fait pas moins des hommes.

    Les sanglots ne seraient pas les mêmes entre les hommes et les femmes, selon notre expert. « Ce ne sont pas les mêmes déclencheurs. Et les larmes ont été pendant longtemps –selon moi de Napoléon au 11-Septembre– un signe de féminité, voire d’enfantillages. Du coup, elles ont été complètement censurées. »

    Il tente de différencier deux façons de pleurer : « Chez les femmes, les larmes sont déclenchées pour les maladies, les morts, les enfants. Pour les hommes, ce sont en principe les cérémonies officielles : le 14-Juillet, des victoires dans le sport, un enterrement officiel, où les hommes ont le droit de pleurer en chœur et en public ». « Nous jouons avec nos émotions, nous faisons comme si le sort de la patrie était en jeu », rappelle l’historien du sport Paul Dietschy dans Libération.

    #sexisme #misogynie #larmes #homophobie #virilité #mâle-alphisme

    • non je l’ai pas oublié, je l’utilise pas car c’est une posture dépolitisante et individualiste. C’est pas une question de « crétinerie » ou de « bêtise » de tel ou tel homme ou femme. C’est l’expression d’un systheme d’oppression avec sa méchanique de dévalorisation de ce qui est associé aux femmes et de valorisation de ce qui est masculin. Ici on explique que les hommes pleurs comme des hommes pas comme des femmes. Et on rassure les hommes qui pleurent en leur disant qu’ils n’ont rien de feminin en eux, même si ils pleurent, ils pleurent avec virilité pour l’honneur de la patrie. Ca montre a quel point la domination masculine sait s’adapté pour que les hommes conservent leurs privileges.

    • D’autant que l’article indique que les femmes qui pleurent font des enfantillages (avec le mépris toujours actuel pour les émotions des enfants). Il ne suffit donc pas que les femmes soit un peu plus responsables quand elles souffrent et qu’elles cessent de pleurer pour un rien, il faudrait aussi qu’elles aient le statut de personne adulte (donc de mâle non pleureur), pas gagné.
      #injonctions_paradoxales

    • C’est en cela que je trouves le tag #crétins_abyssaux (oui, je complète) pertinent. Mais je comprends tes préventions @mad_meg, on est bien sur la même longueur d’onde, ce texte recycle tous les poncifs sexistes insupportables.

      Je précise : les argumentaires de cet « historien » sont d’un simplisme consternant. On est au XXIème siècle, et le monsieur te dit que les femmes sont fragiles et qu’elles pleurent pour cela et que les hommes sont patriotes et qu’ils pleurent pour cela. Et lui, il est historien à la façon de Lorànt Deutsch c’est à dire qu’il faut que ça lui donne l’impression d’émettre des choses super intelligentes mais qui ne sont que des sophismes éculés et... crétins. Quand il ne s’agit pas juste de propagande grotesque.

    • Hier soir ils rediffusaient le match de finale... j’étais éberlué en constatant que c’était bien vrai, qu’ils rediffusaient en effet le match... Il n’y aura pas eu un seul soir depuis dimanche dernier sans qu’on crétinise/monopolise le paysage audiovisuel avec ce non-sujet de la coupe du monde de foot. Et forcément, comme à chaque fois qu’on brode à l’infini sur un non-sujet, on tombe sur le pire, ... et sur le pire. Libération n’y échappe pas. Un historien à la « Redeker » peut déblatérer sans limite... Redeker, d’ailleurs, qui lui aussi, en tant que (professeur de) philosoph(i)e, bon client des journalistes milliardaires, a pu déblatérer à la télé à cette occasion, j’ai eu la malchance de zapper et de voir sa sinistre tronche et entendre ses borborygmes ineptes mais si recherchés et consensuels (parmi les patriotes qui pleurent mais n’écoutent pas forcément, à quoi bon tant qu’on est dans le même camp ?).


  • « Simplement, il faisait des enfants à sa fille »
    http://www.zite.fr/simplement-il-faisait-des-enfants-a-sa-fille

    « Un inceste ordinaire »1, Léonore Le Caisne enquête auprès des habitants d’un village de Seine-et-Marne, témoins d’un cas d’inceste perpétré pendant vingt-huit ans. Un travail qui interroge les mécanismes collectifs banalisant les viols en famille et met en évidence le lien entre inceste et domination masculine.

    Propos recueillis par Julia Burtin Zortea Illustration de Yasmine Blum Pourquoi avez-vous choisi de réaliser une recherche sur l’inceste, et plus particulièrement à travers l’histoire singulière de Lydia G. ? En France, les sciences sociales ont participé à édifier le lieu commun selon lequel puisque l’inceste serait le tabou ultime et universel des familles, il n’existerait pas, ou alors de façon marginale [voir encadré ci-dessous]. N’existant pas, il ne saurait être un objet d’étude légitime. (...)

    #entretien #Z10


  • Non, Neymar n’est pas une « pleureuse »

    Neymar et le Brésil sont éliminés de cette coupe monde par la redoutable équipe de Belgique. Mais si la star a fait principalement parler durant ce Mondial, ce n’est pas directement pour ses performances, mais pour son attitude jugée scandaleuse tant il semblait sur jouer l’épreuve de la douleur… Ce « comportement » associé aux larmes lâchées lors du match contre le Costa Rica a assigné à Neymar, l’image d’une « pleureuse ». Pourquoi lui attribuer une représentation sexuée ? Et à quelle dimension de l’histoire du sport ce fait médiatique renvoie-t-il ?
    L’éviction historique des femmes

    Pour rappel, la compétition sportive semble être un domaine où la séparation entre les sexes est la plus évidente et la plus effective. Si cette séparation repose sur l’a priori que les corps sont différents par nature et que par conséquent les performances aussi, il est dans ce cas utile de rappeler que le sport moderne s’est constituée majoritairement dans un univers composé d’hommes, et que les femmes en étaient exemptes. Les écrits de Pierre de Coubertin soutiennent d’ailleurs cette idée, puisque pour le Baron il était « impensable, impraticable, inesthétique, et incorrecte… une olympiade de femelles », les femmes ont pour rôle « de couronner les vainqueurs ». Donc, si aujourd’hui, les femmes sont deux fois moins présentes dans le sport de haut niveau, cela n’est pas dû à des critères « physiques », mais plutôt historiques et sociaux, tant l’entrée dans la sphère de l’élite sportive a été plus longue et perçue comme moins légitime. Une situation cristallisée par le fait les femmes sont encore moins nombreuses dans les sports professionnels collectifs, ceux qui justement bénéficient d’une meilleure visibilité médiatique. Cette arrivée tardive des femmes dans le sport de haut niveau ainsi que leur présence moins conséquente que celle des hommes sont le résultat de tout un processus de virilisation de la pratique sportive, qui n’a cessé de s’accentuer, notamment à travers le football.

    La virilisation des corps était déjà l’œuvre à l’apparition du sport, car comme nous le rappelle le sociologue anglais Eric Dunning, le sport moderne est à juste titre le « fief de la virilisation ». En effet, selon l’auteur de Sport et civilisation (avec Norbert Elias) l’activité sportive apparue au XIXe a été un moyen d’inculquer aux jeunes « mâles », des principes de virilité, propre à la condition des hommes de l’époque, et cela notamment afin de les préparer à des fonctions militaires et institutionnelles. De ce fait, le sport s’est, dès le début, attaché à transmettre à ses adeptes, une culture à la fois masculiniste, mais aussi dominante. Une transmission qui s’est accentuée jusqu’à aujourd’hui, par le biais de l’entraînement et des entraîneurs qui, comme le soumet la psychologue Claire Carrier, tendent à transformer les corps selon un ordre sexué bien déterminé. Et pour causse, le sport s’est donné pour tâche de façonner des identités et d’accentuer les différenciations biologiques. L’entraînement en travaillant sur le corps, sculpte celui-ci, afin qu’il présente des signes extérieurs de dureté, de puissance et de contrôle, et l’entraîneur par son discours inculque des dispositions mentales de résistance, de dépassement, et d’assurance. Soit autant de qualités correspondant à une masculinité supérieure occidentale, selon le sociologue américain Mickael Kimmel, puisqu’elles correspondent aux qualités socialement positives édifiées par classes dirigeantes.

    En un sens, le sport promeut par sa pratique une masculinité particulière se retrouvant au cœur de toutes les représentations, de telle sorte que le bon sportif est un sportif viril.

    Dans le cas de Neymar, son manque de résistance physique aux coups qu’il a pris, l’expression de sa douleur, ainsi que les larmes versées sous le poids de la pression sont autant de signes d’un manque de virilisme, et donc d’exemplarité sportive. Il se voit attribué, ainsi, des qualificatifs féminins, puisque son comportement est jugé non-sportif, et par là même amoral socialement (tricheur, capricieux, etc.). Aussi, cet exemple montre, une fois de plus comment l’opinion a intégré cette conception de la masculinité comme ordre naturel des choses dans le sport et comment, au fond, les vertus permettant la performance et l’exploit sont associées au masculin. En définitive, selon ses détracteurs, gardiens l’ordre moral sportif, Neymar, en pleurant, en ne faisant plus face à la dureté du sport, n’apparaît plus comme un sportif et encore moins comme un « homme ».

    Cette histoire nous rappelle comment le sport et la figure idéale typique du sportif se sont constitués à travers des valeurs virilistes, mettant l’accent sur une différenciation des corps afin de légitimer une domination. Le sport étant dans une certaine mesure le miroir de notre société, saisir ce qui se joue dans les représentations masculinistes du sport, c’est en somme essayer de déconstruire les rapports de pouvoir entre les sexes mais aussi entre les classes.

    Ca viens de libé et le mec arrive à ne pas utilisé le mot misogynie.
    #misogynie #sport #mâle_alphisme #compétition #domination_masculine


  • Les nouveaux guerriers. Immersion dans un #camp_masculiniste

    Du mal à faire mâle ? Importé des États-Unis, un mouvement « masculiniste » promet de rendre aux Français leur #virilité. Des #initiations d’un week-end qui affichent complet et se déroulent dans le secret le plus total.

    Le Quatre Heures y a participé, incognito. #Jeux_de_rôle, #rites_tribaux et #naturisme : il a découvert la très étrange communauté des « nouveaux guerriers ».

    Le #Mankind_Project (#MKP) a été fondé par trois hommes en 1984, dans le Wisconsin. Un ancien GI et ingénieur, #Rich_Tosi, un psychologue, #Bill_Kauth, et un professeur d’université, #Ron_Hering (portraits ci-dessous, ndlr). Leur constat était le suivant : dans le monde moderne, les hommes ne bénéficient plus d’une initiation, ils sont mal à l’aise avec la nature, avec eux-mêmes, avec les autres. Le but est de recréer une connexion, lors de ce week-end. C’est une initiation, pas un stage, pas une thérapie.


    https://lequatreheures.com/episodes/les-nouveaux-guerriers
    #masculinité #hommes #France


  • Violences gynéco : des étriers à l’épisio, un rapport douloureux - Libération
    http://www.liberation.fr/france/2018/06/28/violences-gyneco-des-etriers-a-l-episio-un-rapport-douloureux_1662694

    Une enquête du Haut Conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes, publiée ce vendredi, met en lumière le sexisme dans le suivi gynécologique et obstétrical. Des cabinets d’examen aux plus hautes instances, les dysfonctionnements persistent.

    Présentez un spéculum vaginal à un homme. Demandez-lui de le toucher, puis de dire ce qu’il ressent. « C’est primitif, effrayant, froid », s’exclame l’air médusé l’un d’entre eux dans le documentaire Paye (pas) ton gynéco, réalisé par Nina Faure (1). L’objectif du court-métrage : mieux faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentants de la profession. Et là, on n’est pas déçu, quand un ponte affirme que « non, un toucher vaginal n’est pas invasif » ou lorsqu’un gynéco après une auscultation prend la tension (plutôt basse) de la patiente en s’exclamant : « Hé ben, je vous excite pas des masses. » Tellement délicat. Tellement vrai ? Ce docu, disponible depuis le 27 juin, tombe à pic alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (#HCE) saisi par la secrétaire d’Etat à l’Egalité publie ce vendredi un rapport intitulé : « Les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical. Des remarques aux violences, la nécessité de reconnaître, prévenir et condamner le sexisme ». Compilant des remarques faites à des parturientes - c’est-à-dire des femmes en train d’accoucher - ou patientes (du style « Vous avez mal pendant les rapports ? Mettez-y un peu du vôtre »), les 170 pages de cet état des lieux assorti de préconisations sont le fruit de neuf mois d’une enquête très attendue après la polémique qui monte depuis près de cinq ans.

    Lancé sur Twitter en 2014, le hashtag #PayeTonUtérus a fait affleurer plus de 7 000 témoignages de femmes en vingt-quatre heures. Dans la foulée, en 2015, le blog « Je n’ai pas consenti » recense une centaine de témoignages de patientes ayant subi des actes non consentis dans un cadre médical.

    Scandale, toujours cette année-là : des documents de la faculté de médecine de l’université Lyon-Sud révèlent qu’il est attendu, dans le cadre de leur formation, que les étudiants pratiquent des touchers vaginaux sur des patientes « endormies », sans leur consentement donc. Depuis, les témoignages n’ont cessé de se multiplier sur ces violences qui méritent d’être reconnues pour mieux être combattues. L’an passé, le Tumblr et la page Facebook « Paye ton gynéco » se sont créés simultanément, recensant des « témoignages de sexisme et/ou de violences gynécologiques/obstétricales ». Un pic est atteint l’été dernier lorsque la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène #Schiappa, s’insurge contre le taux exorbitant (et en fait surévalué par la secrétaire d’Etat) d’#épisiotomies pratiquées lors des accouchements : tempête sur les réseaux sociaux.

    C’est dire s’il était temps qu’une enquête au-dessus de tout soupçon fasse le point. Mette au jour toutes ces fois « où les femmes ne sont pas considérées comme des êtres pensants et vivants mais seulement comme des corps » par le monde médical, comme l’explique Margaux Collet, corapporteure de ce travail qui recommande au gouvernement de réaliser la première enquête de santé publique dédiée au suivi gynécologique. Il souligne aussi la nécessité de renforcer la formation initiale et continue des professions médicales et paramédicales en matière de bientraitrance, de respect du consentement et de dépistage des violences sexistes et sexuelles ou encore de faciliter et améliorer les procédures de signalements lorsque violence il y a eu.

    En attendant, zoom sur quelques points de ce rapport.

    Accouchement : episio, c’est toujours trop

    Le chiffre évoqué l’été dernier par Marlène Schiappa avait fait l’effet d’une bombe : 75% de taux d’épisiotomies en France ? « Foutaises ! » avaient scandé les organisations représentatives des gynécologues-obstétriciens. Selon le dernier rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médiale (Inserm), cette intervention clinique - une incision du périnée sur quelques centimètres effectuée pour agrandir la taille de l’orifice vulvaire et faciliter l’expulsion du bébé - concerne 20% des accouchements par voie basse. Ce taux atteint 34,9% pour les primipares (premier accouchement) et descend à 9,8% pour les multipares. Oui mais problème : c’est encore beaucoup trop. Car cette « routine » dite « préventive » ne diminuerait en rien les possibilités de déchirures graves et entraîne des complications non négligeables (pertes importantes de sang, infection). En 2005, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français avait même confirmé l’absence de bénéfices de cette pratique. Certaines maternités ont réduit drastiquement la pratique. C’est le cas du centre hospitalier de Besançon et son fameux 0,3% de taux d’épisiotomies, malgré sa spécialisation dans « l’accueil de grossesses pathologiques et à grands risques ». D’autres en revanche frôlent encore les 45%. Et surtout, sans prévenir en amont les premières concernées. Selon le HCE, une femme sur deux « déplore un manque (16%) ou l’absence totale d’explication (31%) sur le motif de l’épisiotomie ».

    Absence de consentement : violences ordinaires

    Refuser de poser un stérilet à une nullipare (qui n’a jamais eu d’enfant) en bonne santé. Introduire un spéculum sans informer la patiente en amont. Palper les seins sans demander l’autorisation. Imposer la position du décubitus dorsal (allongée sur le dos, les pieds dans les étriers) pour un examen gynécologique sans même proposer la position latérale (qui existe). Réaliser un frottis sur des femmes jeunes, au premier rendez-vous, sans nécessité médicale. Pratiquer une épisiotomie sans l’accord explicite de la femme qui accouche. Puis la recoudre légèrement plus serrée, de manière à rendre plus étroit le canal vaginal (le fameux « point du mari »)…

    Les témoignages recueillis par le Haut Conseil à l’égalité recouvrent une multitude de pratiques mais soulèvent une unique problématique : celle des violences ordinaires. Celle du mépris pour le consentement, aussi. Il y a bien la fameuse loi Kouchner de 2002, qui formule « qu’aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé » du patient. Mais dans les faits, la parole des femmes est trop souvent bafouée par les professionnels de santé. Mais comment leur apprendre à entendre une patiente dire « non, je ne veux pas » ? La question se pose quand on sait que, en moyenne, une femme va avoir 50 consultations gynécologiques et obstétricales au cours de sa vie (#frottis réguliers, renouvellement de #contraception, #IVG…).

    Instances : que d’hommes, que d’hommes

    Bien sûr, si les témoignages de #femmes mal traitées, mal respectées ou mal informées affluent, nul ne songerait à jeter l’opprobre sur celles et ceux qui accompagnent les patientes et parturientes. Un monde d’ailleurs largement féminin.

    Les hommes ne représentent que 2,6% des sages-femmes. Les femmes sont majoritaires (94%) au sein de la gynécologie médicale. Et depuis peu, la #gynécologie-obstétrique est exercée à 51% par des femmes. La parité est donc enfin atteinte.

    Mais c’est au-dessus, là où les impulsions doivent être données ou les sanctions prononcées (lire ci-dessous) que cela se gâte. Près de 90% des membres du Conseil national de l’Ordre des médecins sont des hommes ; ils représentent également 89% des doyens des facultés de médecine ; 74% des membres du bureau du Collège national des #gynécologues et #obstétriciens français et 100% des membres du bureau, du conseil d’administration, des présidents de comité, des présidents et secrétaires des commissions de l’Académie nationale de médecine.

    Autre fait préoccupant, en dépit de l’augmentation importante de la part des femmes dans le secteur médical, les relations entre les deux sexes demeurent empreintes de sexisme : 86% des internes de médecine (95% des femmes et 68% des hommes) déclarent avoir été exposés à du sexisme et près d’un interne sur dix déclare avoir été victime de harcèlement sexuel.

    Avertissements, suspensions, radiations : des plaintes qui se perdent

    C’est peut-être le constat le plus fâcheux relevé par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes : les violences sexistes (remarques sexistes et/ou à connotation sexuelle, harcèlements, agressions, viols) dans le suivi gynécologique et obstétrical font encore trop peu l’objet de signalements et aboutissent rarement à des sanctions ou condamnations. Qui peut s’en étonner ? L’institution a étudié les 104 plaintes portées devant la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins de 2007 à 2016. Sur l’ensemble des poursuites, seules 29% ont conduit à une radiation du professionnel de santé. Pour le reste, on parle d’avertissement, d’interdiction temporaire d’exercer (d’un mois à trois ans), voire d’absence totale de condamnation (22 %). Des chiffres qui concernent uniquement les femmes qui ont osé porter plainte.

    Et toutes les autres ? Celles qui se sont murées dans le silence ? Qui méconnaissent leur droit ? Qui redoutent l’expertise judiciaire car elle comprend un examen gynécologique ?

    Difficile d’évaluer leur nombre. Mais le HCE est clair sur un point : tant que l’Ordre des médecins et des sages-femmes organisera des réunions de conciliation entre les victimes et leur agresseur, « un nombre conséquent de plaintes ne verront jamais le jour ». Pour rappel : ce mode de médiation est formellement interdit par la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Que la France a ratifiée en 2014.

    Le petit documentaire :
    https://www.youtube.com/watch?v=fsRZ59Urc2I


    Et au détour des commentaires on apprend que Nisand donne des conférences sur la sexualité dans les collèges !!!! À l’aide !

    #santé_publique #sexisme #violences_obstétricales #violences_médicales


  • How to end misogyny in the news industry: An open letter to the international journalism community

    “We are done pandering to the egos of change-resistant influential men in the hope that our gentle lead will eventually encourage them to join us on a meander toward gender equality in the news business.”

    http://www.niemanlab.org/2018/06/how-to-end-misogyny-in-the-news-industry-an-open-letter-to-the-internatio

    #misogynie #sexisme #médias #journalisme #presse #genre