• L’OEIL DU CYCLONE-215 > Comme un poisson sans bicyclette
    https://vimeo.com/31140474

    COMME UN POISSON SANS BICYCLETTE, 1998
    Réalisation : Anais Prosaic
    Assistante de réal : Vanessa Lefebvre
    Documentation : Liliane Zekri
    Paint-box : Victoria Poynder
    Production éxécutive : Prospective Image/ Gérard Poitou
    Avec la participation du CNAP, Vidéothèque de Paris et CNC
    Production : Prospective Image/ Canal+

    Réal cyclonesque : Vincent Hachet/Jerôme Lefdup
    Assistant réal : Christophe Istier
    Chargée de production : christine Escudié
    Texte : Sybille Deluxe
    Phrase de fin : ma mère c’est une femme, une vraie

    #féminisme #misogynie


  • Il y en a qui n’ont pas encore vu la vidéo où la députée états-unienne Alexandria Ocasio-Cortez danse ? :-) Si c’est le cas, la voici, et demandez-vous pourquoi ce clip banal de promotion d’une université états-unienne fait autant d’histoire chez les trumpistes et la droite du parti démocrate...

    https://www.youtube.com/watch?v=Qj2Xald7NYQ

    La réponse d’AOC (Alexandria Ocasio-Cortez) :

    https://twitter.com/AOC/status/1081234130841600000

    #misogynie #légitimité #politique #danse


  • L’apprentissage en cuisine pour une fille « c’est comme un viol » - Témoignage d’une rescapée d’un univers machiste et impitoyable - Food & Sens
    http://foodandsens.com/non-classe/lapprentissage-en-cuisine-pour-une-fille-cest-comme-un-viol-temoignage-

    Dans ce huis clos de mecs, les «  mains au cul  » sont légion et les remarques machistes fusent  : «  Tu suces, toi  ?  », «  tu as un joli petit cul, on doit être bien dedans  ». Quand elle se plaint, la bande de muscles dédramatise  : «  Le prends pas comme ça, c’est pour rigoler.  » Elle s’accroche mais finit par ne plus pouvoir retenir ses larmes. Quand elle ose enfin parler du problème à ses formateurs, elle se prend le boomerang. «  Cela n’est pas la première fois que cela t’arrive, il faut te remettre en question  », s’entend-elle dire. Coupable. Pas victime. Elle s’accroche à son rêve, bataille pour changer de stage. Le directeur finit par appeler le cuisinier harceleur. «  Mais les deux se marrent au téléphone. Je les entends. Celui qui était en train de me sauver de cet enfer était dans le déni de ma situation. Je me sentais totalement illégitime dans ma requête  », raconte la jeune femme qui tait tout et sombre alors dans une profonde dépression. Au fond du trou, Laetitia, fille de parents mélomanes, n’a plus pour perspective que le chant triste du désespoir.

    #travail #formation #exploitation #violence #patriarcat #domination


  • Parution en février du livre de Stéphanie de Vanssay, « Manuel d’auto-défense contre le harcèlement en ligne ». L’auteure, malheureusement, sait de quoi elle parle, ayant été fréquemment victime de #harcèlement sur Twitter et ailleurs. Sans surprise, les trolls s’attaquaient à son physique, la menaçaient de viol…

    http://www.2vanssay.fr/situationsmotivantes/?p=6266

    #misogynie #DompterLesTrolls


  • Nous sommes le 2 janvier 2019. Sans surprise, déjà des #violences_de_genre. Mais aussi des articles sur ces violences en 🇪🇸 Pas des "faits divers" qui tiennent en un paragraphe. En l’occurrence : 2 pages, 817 mots, 3941 caractères.

    "Une femme battue et séquestrée 12 heures par son mari à Madrid"
    Voilà ce que l’on apprend :
    L’homme de 41 ans a été arrêté par la police pour avoir "brutalement" agressé sa compagne de 45 ans et l’avoir maintenue enfermée 12h au domicile conjugal (porte parole de la police)

    L’homme, qui avait des antécédents de violence de genre, a été remis en liberté. Des mesures d’éloignement ont été prises. Un bracelet électronique lui a été posé. La femme a été hospitalisée. La journaliste pourrait s’arrêter là, après-tout. Mais non.

    Car en Espagne, on ne met pas les cas de violence de genre dans la rubrique des chiens écrasés. La journaliste va donc tenter de nous expliquer ce qui s’est passé, croisant les témoignages des forces de l’ordre qui sont intervenues, des pompiers et de la victime

    Nulle part, on ne lira le témoignage d’un voisin ou d’une voisine, et le désormais célèbre : "On ne comprend pas. C’était vraiment un mec bien". Car ces témoignages n’ont absolument aucune valeur et n’apportent rien
    Les journalistes espagnol.e.s l’ont bien compris.

    Selon la police, intervenue sur les lieux, "après plusieurs heures, la victime a pu s’échapper avec ses 2 enfants, mineurs, témoins de l’agression" Une police qui rajoute les # suivants : #ViolencedeGenre #PasUneEnMoins*


    https://twitter.com/policiademadrid/status/1080385348428066817

    #NiUnaMenos, "Pas une en moins", c’est une façon plutôt intelligente de rappeler que "pas une de plus" n’est pas adéquat, puisque si une femme est tuée sous les coups de son conjoint ou ex conjoint, ça fait une femme de moins sur terre. Eh oui. Habile. Hashtag très utilisé ici.

    La police a rapporté à la journaliste que l’arrestation s’est produite le 30 décembre dernier (l’article date du 2 janvier) Une amie de la victime a appelé les forces de l’ordre, après avoir reçu des WhatsApp expliquant qu’elle avait été battue, qu’elle était séquestrée...

    .. et qu’elle craignait pour sa vie La police a donc envoyé une patrouille puis a prévenu les pompiers pour leur dire qu’ils allaient devoir intervenir en défonçant la porte derrière laquelle la femme était retenue contre sa volonté

    Les pompiers n’ont finalement pas eu à intervenir : une patrouille de police municipale est tombée nez à nez avec la victime qui descendait les escaliers, en pleurant, avec les deux enfants. Elle était parvenue à s’échapper

    Les agents ont tenté de parler avec la victime mais à ce moment-là, "elle était encore en état de choc" et ne pouvait prononcer un mot.
    Elle avait des blessures aux mains, aux jambes et aux lèvres, selon la police.

    Plus tard, elle a expliqué que son compagnon l’avait frappée avec un balai en aluminium jusqu’à ce qu’il se casse, qu’il lui avait sauté dessus x fois, genoux joints, alors qu’elle était au sol, mis des coups de pied et des coups de poings "Les enfants y ont assisté" selon police

    Elle a ensuite indiqué aux policiers que son agresseur avait commencé à la frapper à 1h du matin (il a été arrêté à 13h45), qu’il l’avait séquestrée dans la chambre puis qu’elle avait réussi à sortir avec les 2 enfants bien des heures plus tard, pendant qu’il était aux toilettes

    Les agents de police sont montés à l’étage L’homme leur a ouvert et s’est laisser arrêter Accusé de "mauvais traitements et blessures dans le cadre conjugal", il est passé devant un juge "spécialisé dans les violence de genre" Et là, vous allez me dire : kesako ? Je vous réponds.

    En 2004, un système de justice spécialisé a été mis en place

    Explications dans ce reportage que j’ai réalisé pour @FRANCE24 / @ActuElles @_51percent
    https://www.youtube.com/watch?v=9N7mZNQBAnw

    Cela n’est évidemment pas suffisant (voir mon article ici : https://www.france24.com/fr/20181123-focus-espagne-justice-violences-femmes-conjugales-justice-protect)

    Les magistrats qui traitent des violences commises contre les femmes ne sont pas assez formés. C’est la vice-présidente du tribunal constitutionnel elle-même qui le dit", explique @PepaBueno, que j’ai interviewée pour ce reportage : https://play.cadenaser.com/audio/001RD010000005280629

    Pour exercer dans les tribunaux spécialisés, il suffit en effet de suivre une formation de dix jours, en sus de la forma° initiale. Ce qui interroge en Espagne, où les incidents qui embarrassent le pouvoir judiciaire s’accumulent. En octobre, une vidéo a défrayé la chronique.

    On y voyait un juge spécialisé dans les violences faites aux femmes insulter une présumée victime en son absence, juste après son audition. Après l’avoir traitée de "fille de pute" notamment, le juge a fait quelques commentaires à l’attention de ses collègues : "Vous allez voir la tête qu’elle va tirer quand elle s’apercevra qu’elle devra confier ses enfants au père". Depuis, la justice s’est saisie de l’affaire.

    https://cadenaser.com/ser/2018/10/03/sociedad/1538581619_584708.html

    On en revient donc au cas d’agression dont je vous parlais au début : L’homme est donc passé devant la juge spécialisée qui était de garde ce jour-là. Après avoir recueilli son témoignage, elle a décidé de le laisser en liberté provisoire +ordre protection +bracelet électronique.

    Je ne suis pas juge, je n’ai donc pas à commenter cette décision de justice. Nombre d’internautes, en revanche, ont fait savoir leur mécontentement, en commentant les articles de @el_pais et de @elmundoes notamment : On peut lire ici :

    Trad : "La juge n’a pas estimé que c’était suffisamment grave pour l’envoyer en prison, il est donc libre. Il la séquestre 12h et la frappe devant des mineurs mais ça n’est pas grave, il n’y a aucun risque. Bon. Jusqu’à ce qu’il la tue, pas besoin de prendre des mesures donc."

    La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes, par toutes celles et ceux engagé.e.s dans ce combat. Du côté des médias, un travail d’autocritique a été fait pour n’oublier aucune victime.

    e vais terminer par des chiffres : En Espagne, en 2018, 47 femmes ont été tuées par leur (ex)conjoint Chiffre le + bas depuis 15 ans :
    https://www.elmundo.es/espana/2018/12/31/5c2a03f021efa0c25a8b45f4.html
    En France, en 2018 ? 130 en novembre 2018

    https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/26/violences-conjugales-109-femmes-tuees-par-leur-conjoint-ou-ex-compagnon-en-2

    On est d’accord : les chiffres ne disent pas tout (ou, au contraire, on peut leur faire dire ce qu’on veut) mais cela donne une idée Rajouter aux 130 femmes tuées : 16 hommes tués par leur compagne ou ex-conjointe 25 enfants tués dans le cadre de violences conjugales

    @MarleneSchiappa et @CCastaner précisent : « En incluant les suicides et les homicides de victimes collatérales, le nombre total de décès résultant de ces violences [conjugales] s’élève à 247 personnes » Nous, médias, devons arrêter d’en parler comme de simples faits-divers

    https://twitter.com/MelinaHuet/status/1080568498030555136
    #Espagne #femmes #violence #journalisme #presse #médias #justice #statistiques #chiffres #féminicide #meurtres #violences_conjugales #violences_domestiques

    • La #loi espagnole de lutte contre les violences de genre (2004) n’est pas jugée efficace pour éradiquer les violences contre les femmes

      Les violences de genre c’est pas les violences contre les femmes, l’expression elle même est une invisibilisation de ces violences et de leur spécificité.
      Ce matin Titiou Lecoque annonce qu’elle passe la main pour le décompte des femmes assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Elle mentionne que ce décompte est loin de prendre en compte toutes les victimes de la violence de ces hommes. Les femmes tuées par un homme car elles se sont refusées à eux, les femmes poussées au suicide par les violences infligées par un homme, les femmes qui ont survecu avec une vie détruite, une visage brulé à l’acide, lacéré au cutter, leurs enfants assassinés par un père...

      https://www.liberation.fr/france/2019/01/03/meurtres-conjugaux-deux-ans-de-recensement-plus-de-200-femmes-tuees-et-ta

      Autre phrase fausse : tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Nous devrions la rayer de nos formules toutes faites. Ces femmes ne meurent pas sous les coups. Elles sont tuées. Parfois elles sont battues à mort, mais pas toujours. Outre que cette phrase passe sous silence l’intention meurtrière, elle invisibilise l’étendue du phénomène en ne prenant pas en compte les survivantes. La réalité c’est que presque tous les jours, en France, un homme tente de tuer sa compagne ou ex-compagne. Voici un aperçu, sur les derniers mois de 2018 de ce qu’on ne verra pas dans le décompte.

      Octobre : un homme de 32 ans a agressé en plein centre commercial son ancienne petite amie, il l’a défigurée à coups de cutter. Un homme de 63 ans a poignardé avec un tournevis son ancienne compagne, 53 ans. Elle doit sa survie au manteau au cuir qu’elle portait. Un homme de 19 ans a tenté de brûler vive sa compagne qui venait de le quitter. Un homme de 38 ans tente d’étrangler sa compagne et la frappe à coups de marteau avant de prévenir les secours.

      Novembre : une femme de 72 ans a passé la nuit retranchée dans une pièce de sa maison après avoir annoncé à son compagnon qu’elle souhaitait le quitter. Le Raid est intervenu, l’homme s’est suicidé avec son fusil de chasse. Un homme de 78 ans a tiré sur son épouse de 54 ans. Une femme de 58 ans est frappée par son mari, 59 ans. Prévenue, la police arrive mais le couple affirme que tout va bien. Une heure plus tard, nouvel appel. La femme a réussi à se réfugier chez des voisins mais son mari s’est muni d’une bouteille de gaz et menace de tout faire sauter. « Vous allez tous crever avec moi ». La police a réussi à le maîtriser, il est en garde à vue pour tentative d’homicide, menaces de mort et violences conjugales.

      Décembre : une femme de 33 ans est poignardée à huit reprises, dont plusieurs fois à la gorge, par son compagnon. Un homme de 36 ans a frappé sa compagne à coups de marteau sur le crâne. Elle a réussi à se réfugier chez des voisins. L’homme a ensuite mis le feu à l’appartement avant de se suicider. Un homme a tenté de tuer son épouse et leurs deux enfants en les étranglant. Un homme de 25 ans a poignardé sa compagne, 26 ans, et leur fille de trois ans. La femme a été touchée aux poumons et la petite aux jambes. Elles ne sont plus en danger. Un homme de 44 ans a poignardé à sept reprises sa compagne, 33 ans. Son pronostic vital est toujours engagé.

      Il ne s’agit pas ici de violences conjugales mais bel et bien de tentatives d’homicide. Si on ne parle que d’une femme tuée tous les trois jours, c’est uniquement parce que le taux de réussite n’est pas de 100%.

      Sont également exclues de ce décompte celles qui ont été tuées à cause de ce que l’on nomme hideusement des « drames du dépit amoureux ». Tuées parce qu’elles avaient refusé les avances d’un homme.

      Ne peuvent évidemment pas être incluses celles qui se sont suicidées. En février 2017, une femme erre dans la rue, elle est recueillie par un pompier auquel elle explique que son mari la viole, la torture, la prostitue de force. Le mari est arrêté, il est toujours en détention, la victime s’est suicidée en juin dernier. En novembre, c’est Mandy, 21 ans, qui s’est suicidée. Le mois précédent, son petit ami l’avait séquestrée et passée à tabac, dans une séquence cauchemardesque de plusieurs jours, au point qu’elle s’était jetée par la fenêtre pour tenter de s’échapper.
      La folie prend la forme de notre société

      Tous les trois jours, en France, un homme parvient à tuer sa compagne ou ex-compagne. Malgré les plaintes qu’elles ont déposées, malgré les dispositifs d’aide, malgré les précautions de l’entourage. Malgré nous. Ce chiffre n’a rien d’une fatalité. Il peut augmenter ou diminuer. Cela dépend de notre vigilance, du bon fonctionnement des institutions policières et judiciaires, et du financement des associations qui font un énorme travail malgré leur épuisement.

      Quand on pose un regard de néophyte sur ces histoires, on peut se demander quelle proportion relève du psychiatrique. L’institution judiciaire est chargée de trancher cette question, et elle conclut assez rarement à la folie. De toute façon, comme je l’ai déjà écrit, la folie n’est pas exempte des constructions sociales. La folie prend la forme de notre société, et dans une société sexiste où les femmes, leurs corps, leurs vies, sont toujours soumises au contrôle, dans une société où elles n’ont pas encore acquis leur droit réel à exister en tant que telles, la folie des hommes reflète les processus de domination sous-jacents qui font nos implicites sociaux. Elle cristallise le sexisme ordinaire comme un précipité chimique et le transforme en son point le plus extrême : le droit de vie et de mort.

      #violence_masculine #misogynie #sexisme_d’état #injustice


  • Ancient civilization in #Iran recognized transgender people 3,000 years ago, study suggests Haaretz.Com
    http://www.haaretz.com/misc/article-print-page/.premium.MAGAZINE-ancient-civilization-in-iran-recognized-transgender-peopl

    The study rattles the assumptions archaeologists make about sex and gender in ancient civilizations, and also highlights that many non-western societies – past or present – have a non-binary view of gender.

    #histoire #genre

    • L’Iran contemporain « aurorise » des hommes à devenir des femmes pour des raisons homophobes. Le transgenrisme est parfaitement compatible avec les cultures ultra misogyne et très rétrogrades, ca n’est absolument pas un signe de progressisme. On retrouve ce type de coutume en Indes qui traite les femmes plus mal que les betes, mais l’article en parle comme si faire des eunuques pour que les hommes puissent les baisé sans se croire gay etait super progressiste et que Trump devait en tiré des leçons !

      Le sois disant 3eme sexe ( qui est en fait des hommes déguisé en femmes à 99% du temps) sert à normalisé la prostitution d’hommes pour des hommes et surtout des hommes jeunes, ca ressemble à des résidus de la pédérastie grec. Les Feminelli dont parle l’article est aussi dans ce contexte. Faire comme si c’était des progressistes alors que la transition (et mutilation sexuelle qui va avec) sont imposées aux gay sous la menace de peine de mort (c’est le cas pour l’Iran contemporain). Ce que l’article ne mentionne pas car il s’interesse pas à la réalité et instrumentalise les gay iraniens pour le lobby des autogynophiles occidentaux.

      Le texte mentionne qu’il y aurait 20% de femmes dans ces catégories de « trans » mais bien sur jamais un mot sur elles et vu les critères sexistes pour faire ces sois disants « 3eme sexe » n’importe quelle femme guerrière, ou femme armée sera traité de trans par ces idéologues.

      #misogynie #homophobie #prostitution #invisibilisation


  • (20+) Jack l’Eventreur, viscéralement misogyne - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2016/08/19/jack-l-eventreur-visceralement-misogyne_1473479

    En 2015, de nombreux habitants de l’East End ont très mal vécu l’érection d’un musée entièrement consacré à l’œuvre de Jack l’Eventreur - en l’occurrence le massacre, à l’automne 1888, de cinq prostituées et le vol de certains de leurs organes. Surtout qu’à l’origine, l’homme derrière le projet, Mark Palmer-Edgecumbe, ancien chef de la diversité chez Google, avait promis qu’on érigerait là « le premier musée dédié aux femmes » du Royaume-Uni - ce qui devait théoriquement inclure l’histoire des premières suffragettes. Cela doit être de l’humour anglais : en lieu et place de cartels sur des militantes féministes, les Londoniens se sont retrouvés avec des mannequins ensanglantés sur le sol, un large couteau, de l’hémoglobine factice, des ambiances brumeuses qui rappellent le fog local, ainsi que des répliques de missives écrites à l’encre rouge sang, alors même que la majorité des lettres attribuées à Jack l’Eventreur sont, rappelons-le, de notoires fumisteries écrites par des rigolos pathologiques en mal d’attention médiatique (déjà). Bref, le tout ressemble à un mauvais épisode de Faites entrer l’accusé, mais sans Christophe Hondelatte qui relève son col de manteau à la fin. Résumons ainsi cette mascarade ironico-sexiste : à un musée célébrant les femmes et leurs combats politiques, on a préféré ouvrir un lieu mettant en scène les forfaits d’un meurtrier en série, qui les tuait précisément parce qu’elles étaient des femmes.
    Un « folklore » macabre et navrant

    Cette grotesque histoire démontre une fois de plus que Jack l’Eventreur est, depuis son apparition sur les registres de Scotland Yard, l’objet d’une inépuisable fascination macabre en Angleterre - en témoignent les objets qu’on peut acquérir à la boutique de souvenirs du « musée » : tee-shirt blanc avec silhouette en haut-de-forme et traces de sang, sifflet estampillé « Jack the Ripper » (pour prévenir la police ?). Imaginerait-on, en France, l’ouverture d’un musée « Emile Louis », avec une réplique grandeur nature de son car de ramassage scolaire ?

    Les crimes de Jack l’Eventreur étaient-ils misogynes ? Indéniablement. C’est même l’une des seules choses dont on soit à peu près sûr. Les cinq victimes canoniques sont des femmes, toutes des prostituées ; certains de leurs organes sexuels, comme l’utérus ou le vagin, ont été prélevés par le tueur. C’est pourtant l’élément qui est le moins mis en avant dans la foultitude de publications qu’experts en criminologie et autre « ripperologues » autoproclamés publient chaque année dans toutes les maisons d’édition de la planète. On préfère se concentrer sur « l’enquête », pourtant lacunaire, mais surtout sur les théories autour de l’identité du meurtrier, alimentant ainsi la machine à fantasmes. Ne serait-il pas un barbier juif de Whitechapel (suspect idéal : Aaron Kosminski, qu’un Anglais richissime du nom de Russell Edwards a cru récemment confondre à l’aide de son ADN, ayant acheté pour une somme faramineuse un châle censément attribué à l’une de ses victimes) ? Le prince Albert Victor de Galles, petit-fils de la reine Victoria ? Le chef du département d’enquêtes criminelles de Scotland Yard ? Ou, mieux, le peintre impressionniste Walter Sickert, qui - attention, preuve à l’horizon - peignait des prostituées dans leur chambre, qui tiraient la gueule ? La polardeuse Patricia Cornwell a passé des années à zigzaguer sur cette piste, déboursant 6 millions de dollars (soit 5,3 millions d’euros) en achats de toiles et analyses ADN, et en a tiré en 2002 un pavé de 800 pages aussi indigeste qu’une tourte à la viande (tant qu’on y est, pourquoi ne pas accuser Egon Schiele ou Otto Dix ?). Lewis Carroll a été, lui aussi, suspecté un temps, par deux ou trois zozos pressés de pouvoir clamer « J’ai trouvé ».

    Les femmes semblent être les grandes absentes de cette histoire, qui les concerne pourtant au premier chef. Sophie Herfort est une « ripperologue » française. Elle a publié un ouvrage sur le sujet, Jack l’Eventreur démasqué, où elle dévoile « son » suspect : un policier de Scotland Yard du nom de Melville Macnaghten. Elle explique avoir peu abordé la question de la misogynie du tueur dans son livre, notamment parce que l’éditeur « préférait que je me concentre sur l’enquête ». Elle reconnaît pourtant que le contexte, dans cette affaire, est loin d’être une simple toile de fond : en 1888, les mutilations féminines étaient courantes à Londres. Les hystérectomies étaient un moyen de contrôler les naissances. Et on pratiquait volontiers l’excision, pour prévenir les femmes de cette maladie censément féminine qu’était l’hystérie ou pour les « soulager » de règles douloureuses. Dépression ? Langueur ? Appétit sexuel jugé démesuré ? Une seule réponse : l’ablation du clitoris.
    L’effrayante sexualité des femmes

    Sophie Herfort évoque le cas du docteur Isaac Baker Brown. Cofondateur du prestigieux Saint Mary’s Hospital (où les journalistes ont récemment fait le pied de grue lors des naissances de George et de Charlotte de Cambridge), ce chirurgien opérait à tour de bras les femmes de la haute bourgeoisie dans sa clinique privée, la London Surgical Home. Il y pratiquait avec enthousiasme l’ablation des ovaires, ainsi que l’hystérectomie. En 1866, il publie un livre où il prône la pratique de l’excision « préventive », afin de lutter contre les dangers de la masturbation. Il y explique avoir excisé une femme « malade » (en vérité, elle avait demandé le divorce à son mari, la loi l’y autorisant depuis 1857). Il décrit : « Il y avait la preuve d’une excitation périphérique [entendre masturbation, ndlr]. J’ai pratiqué mon opération comme à l’accoutumée et ma patiente s’est bien remise. Elle est devenue ensuite à tous égards une bonne épouse. » Il a également pratiqué l’ablation du clitoris sur une jeune femme de 20 ans car « elle ne répondait pas aux aspirations de sa mère, envoyait des cartes de visite à des hommes, et passait beaucoup de temps à lire ». Notons qu’en France, en 1882, le docteur Démétrius Zambaco, chef de clinique à la faculté de médecine de Paris, venait de décrire avec force détails, dans la revue scientifique l’Encéphale, comment il avait brûlé au fer rouge le clitoris de deux petites filles de 6 et 10 ans pour leur passer l’envie de se masturber.

    La sexualité des femmes terrorisait l’Albion de la reine Victoria, où l’on conseillait aux jeunes épouses effrayées par les futurs assauts du mari de « fermer les yeux et penser à l’Angleterre ». Les héroïnes de fiction du XIXe siècle avec un passé sexuel, celles des romans de Dickens par exemple, comme Nancy la prostituée d’Oliver Twist, mouraient immanquablement dans d’atroces souffrances. Tout cela n’empêchait pas (au contraire) Londres d’être un lupanar géant, propice aux trafics en tout genre : en 1885, un journaliste de la Pall Mall Gazette dévoila, dans un impressionnant reportage, un monumental trafic d’enfants, dans lequel les élites victoriennes étaient impliquées, ce qui poussa le législateur à relever l’âge de la majorité sexuelle à 16 ans (elle était fixée auparavant à 13). Londres était surnommé « the whoreshop of the world » (« le bordel du monde ») : en 1888, dans le simple quartier de Whitechapel, qui ne compte que quelques rues, Scotland Yard avait évalué le nombre de prostituées à 1 200. Les victimes furent faciles à trouver pour le tueur : elles étaient pauvres, alcooliques, sans famille, sans toit, à la merci des hommes qui sollicitaient leurs faveurs pour quelques shillings, vivant la nuit dans des quartiers mal famés et sans éclairage public.
    Un retour de bâton patriarcal

    Et pourtant, aussi, à l’époque de Jack l’Eventreur, l’on réforme - timidement - le divorce (en 1857) ; le médecin anglais Joseph Mortimer Granville invente le vibromasseur (en 1883) ; l’on pose enfin la question de l’égalité entre garçons et filles dans l’accès à l’éducation (en 1870) ; et puis celle de leur droit de vote (en 1867, avec John Stuart Mill). Dans son livre The Age of Sexcrime, l’historienne Jane Caputi interprète les meurtres de l’Eventreur comme une sorte de « backlash » misogyne, un retour de bâton anti-femmes, une résurgence de l’ordre patriarcal face à une condition féminine qui, très lentement, avance vers le chemin de l’émancipation. Les victimes massacrées sont les boucs émissaires, dit-elle, d’une société en train de changer, inéluctablement. D’où l’intense médiatisation des crimes, aussi atroces que spectaculaires. Le corps de la prostituée, considéré de son vivant comme un simple bien de consommation et désormais réduit en charpie, est, à sa mort, exposé au regard forcément horrifié du public. D’abord le cadavre est trouvé dans la rue. Puis il est photographié, et ces images sont abondamment diffusées par la presse - qui se délecte d’informer ses lecteurs de certains détails insoutenables, comme les intestins de Mary Jane Kelly, la cinquième victime de l’Eventreur, déposés par le tueur sur sa table de nuit. On peut encore contempler aujourd’hui, en un simple clic sur Wikipédia, les clichés mortuaires de Mary Jane Kelly, Annie Chapman, Catherine Eddowes, Elizabeth Stride, Mary Ann Nichols. On frissonne, on s’inquiète, on s’affole, et puis les crimes s’arrêtent, la vie reprend.

    Dans leur ouvrage Sex Crimes in History (1963), les historiens Robert E. L. Masters et Eduard Lea avaient évoqué une « infestation », entre 1885 et 1895, de ce type de criminels s’attaquant à des femmes dans le monde entier, avec sensiblement le même mode opératoire. L’Encyclopédie des serial killers, de Michael Newton (1999), en recense plusieurs : l’Eventreur de Moscou (1885), une affaire jamais élucidée, où plusieurs prostituées ont été éventrées ; l’Eventreur du Texas (1885, lire ci-contre) qui, lui, tuait des prostituées noires ; l’Eventreur du Nicaragua (1889) ; « Jack the Strangler » qui tuait des prostituées à Denver, dans le Colorado, en 1894 ; et en France, Joseph Vacher (« l’Eventreur du Sud-Est ») qui a sévi de 1894 à 1897, au gré de ses mortels vagabondages, non pas sur des prostituées, mais sur des jeunes femmes et des bergers isolés.

    Jack l’Eventreur est peut-être le premier serial killer « moderne », utilisant la presse à grand tirage pour médiatiser ses actes, se riant de la population effrayée, jouant à cache-cache avec Scotland Yard ; mais, avant tout, et c’est l’irréfutable point commun qu’on peut lui trouver avec la liste des tueurs énoncée plus haut : il haïssait les femmes, dont l’émancipation était pourtant, bien malgré lui, en marche.

    Bibliographie :

    The Age of Sexcrime, de Jane Caputi, UW Press (2000).

    Jack l’Eventreur démasqué, l’enquête définitive, de Sophie Herfort, éd. Points (2008), 320 pp., 7 €.

    Jack l’Eventreur démasqué, de Russell Edwards, éd. de l’Archipel (2016), 21 €.

    A Comparison of 19th Century and Current Attitudes to Female Sexuality, de John Studd, paru dans la revue Gynecological Endocrinology (2007).

    Pucelles à vendre, Londres 1885, de William Thomas Stead, éd. Alma (2013), 292 pp., 16 €.

    Vacher l’Eventreur , de Régis Descott, Grasset (2016), 288 pp., 19 €.

    #historicisation #excision #violence_masculine #misogynie #backlash #féminicide #violence_médicale #hystérie

    • @simplicissimus super désespérant, quand à la photo d’illustration d’une femme à terre la jupe relevée, ça permet à libé un double racolage de raclures de journalistes : montrer l’entrejambe d’une femme et se #divertir avec les crimes de ce tueur mysogine.

    • L’article est interessant pour l’histoire d’un certain nombre de violences faites aux femmes à cette époque en citant quelques noms de #grand_homme et sur le fait qu’il pointe la misogynie des crimes. Pour l’illustration je ne l’ai pas remise, je suis d’accord avec toi @touti et c’est vrai que le titre est un peu macabre mais je trouve que la mention de la misogynie est pertinente car c’est plutot de ca que parle le texte. Vicéralement misogyne ca me choque pas mais j’ai un gout prononcé pour le morbide.



  • Table-ronde Averroès. 1 - Ce que les textes fondateurs disent des relations entre les sexes
    https://www.youtube.com/watch?v=8bMB_0cyYHU


    je l’écoute présentement les 47 premières minutes sont très dispensables. Ca veux pas dire que c’est interessant à partir de 47mins, c’est juste que j’en était là. Après écoute complète c’est des culs bénis des trois religion de la bible qui vendent leur mauvaise soupe.
    Table-ronde Averroès. 2 - Ces imaginaires de la sexualité et de la virilité qui gouvernent nos sociétés
    https://www.youtube.com/watch?v=ekdPXnok7-o

    La seconde partie est plus interessante. Moins de religieux et plus de Geneviève Fraisse
    #religions #sexisme #patriarcat

    • https://www.youtube.com/watch?time_continue=4656&v=pjZr7YMJQJA


      Troisième partie ce matin, discutions sur le voile avec un macho bien grossier qui se prend pour un progressiste (Mohamed Kerrou) et qui explique qu’il y a des avancées de genre puisque le premier bordel hallal à ouvert en Arabie saoudite et qui explique plus tard qu’il y a deux type de voile, le premier que portent selon lui la très grande majorité des femmes musulmanes est comme un petit chapeau qui montre plus qu’il ne cache et il est un objet de mode et qui est formidable et l’autre je sais pas parce que j’étais trop colère pour écouter la suite mais j’imagine que l’autre c’est celui qui le fait pas bander et qui est pas à la mode mais que heureusement peu de femme portent selon lui.

      A part ca la plus part des intervenantes sont dans un aveuglement assez frappant, et la discutions est très pauvre sans nuances tout en déclarant etre nuancée. Le voile c’est la liberté dit Ghania Mouffok car sans lui les femmes seraient enfermés chez elles et en plus c’est formidable car même voilées les femmes restent à la mode ! Elle dit aussi que c’est un progrès par rapport à ce qui se faisait avant, mais pour le avant on saura pas de quand elle parle car il se trouve que les générations précédentes avaient abandonnées le voile.

      Leïla Tauil fait un petit historique des féminisme du sud de la mediteranée au début. Elle veux montré que le féminisme est une émanation populaire et originaire des pays concernés et non une importation de l’occident comment veulent le faire croire les medias, politiques, religieux et masculinistes divers et variés.

      Il y a seulement Zeynep Direk qui rappelle que maintenant en Turquie son refus de porté le voile lui vaut une interdiction de donner des cours et que le voile est devenu une obligation imposé par les hommes car si leur épouse n’est pas voilée leurs frères leur refuse un emploi à eux.

    • La dernière partie
      Genres et sexualités entre rêves et cauchemars
      https://www.youtube.com/watch?v=-I-Be5C4NOo

      Je relève l’histoire du calife Hackim raconté par Mohamed Kacimi, qui au XIeme siècle a fait interdire aux cordonniers de fabriquer des chaussures pour les femmes. Les cordonniers qui enfreignaient cette loi était punis de 80 coups de fouets.
      Je pense qu’il doit s’agir de Al Hakim bi Amr Allah
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Hakim_bi-Amr_Allah
      Mohamed Kacimi est la seule personne qui ose dire que la raison d’être des religions est la discrimination des femmes.

      #misogynie


  • The New Authoritarians Are Waging War on Women

    Donald Trump’s ideological cousins around the world want to reverse the feminist gains of recent decades.
    Peter Beinart
    January/February 2019 Issue

    https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2019/01/authoritarian-sexism-trump-duterte/576382

    The problem with both American-born story lines is that authoritarian nationalism is rising in a diverse set of countries. Some are mired in recession; others are booming. Some are consumed by fears of immigration; others are not. But besides their hostility to liberal democracy, the right-wing autocrats taking power across the world share one big thing, which often goes unrecognized in the U.S.: They all want to subordinate women.

    To understand global Trumpism, argues Valerie M. Hudson, a political scientist at Texas A&M, it’s vital to remember that for most of human history, leaders and their male subjects forged a social contract: “Men agreed to be ruled by other men in return for all men ruling over women.” This political hierarchy appeared natural—as natural as adults ruling children—because it mirrored the hierarchy of the home. Thus, for millennia, men, and many women, have associated male dominance with political legitimacy. Women’s empowerment ruptures this order. “Youths oppress My people, and women rule over them,” laments Isaiah in the Hebrew Bible. “My people, your leaders mislead you.”

    Because male dominance is deeply linked to political legitimacy, many revolutionaries and counterrevolutionaries have used the specter of women’s power to discredit the regime they sought to overthrow. Then, once in power themselves, they have validated their authority by reducing women’s rights.

    Commentators sometimes describe Trump’s alliance with the Christian right as incongruous given his libertine history. But whatever their differences when it comes to the proper behavior of men, Trump and his evangelical backers are united by a common desire to constrain the behavior of women. That alliance was consecrated during Brett Kavanaugh’s Supreme Court confirmation hearings, when Republicans raged against Judiciary Committee Democrats for supposedly degrading the Senate by orchestrating a public hearing for Christine Blasey Ford, who had accused Kavanaugh of sexual assault.

    Like Trump, Bolsonaro linked this counterrevolution to a counterrevolution against uppity women. When, as a legislator, he voted to impeach Brazil’s first female president, Dilma Rousseff—who had been tortured by Brazil’s military rulers in the early 1970s—he dedicated the vote to one of that regime’s most infamous torturers. In 2015, he told a Brazilian congresswoman, “I would not rape you, because you are not worthy of it.” Crowds at Bolsonaro rallies chanted that they would feed dog food to feminists. And, like Trump, Bolsonaro has intense support from his country’s growing population of evangelicals, who appreciate his fervent opposition to abortion and gay rights.

    In the Philippines, Duterte didn’t have an economic or corruption crisis to help him delegitimize the political order. (...) Also like Bolsonaro, Duterte has threatened violence against women. In 2017, he informed Filipino soldiers that because he had declared martial law on the island of Mindanao, they could each rape up to three women with impunity. In 2018, he told soldiers to shoot female rebels “in the vagina,” because that would render them “useless.”

    Duterte’s anti-feminist crusade—like Trump’s and Bolsonaro’s—has also featured the ritualized humiliation of powerful women. When Senator Leila de Lima demanded an investigation into Duterte’s drug war, he vowed to “make her cry.” The government then detained de Lima on drug-trafficking charges and leaked evidence supposedly proving, in Duterte’s words, that she was “screwing her driver” like she was “screwing the nation.” A congressman who would later become Duterte’s spokesman joked that de Lima wanted to be detained at an army base “because there are many men there.” Not even Duterte’s female vice president, Leni Robredo—a member of a rival political party—has escaped his taunts. At a public event in 2016, he noted gleefully that the skirts she wore to cabinet meetings were “shorter than usual.”

    One can see parallels in Italy, whose deputy prime minister, Matteo Salvini, a Steve Bannon ally noted for his authoritarian tendencies, in 2016 compared the female president of the lower house of parliament to an inflated sex doll. The Italian government is promoting a law that critics say would eliminate child support, and a government spokesperson said forthcoming legislation would prosecute women who accuse their husbands of domestic violence if the husbands are not convicted.

    Not all of the new authoritarians are this flamboyant. But they all link the new political order they seek to create to a more subordinate and traditional role for women. Orbán, who has accused his predecessors of permitting immigrants and Roma to undermine Hungary’s identity, has proposed “a comprehensive agreement with Hungarian women” to bear more children. He promotes debt-free education for women, but only if they have at least three children.

    For its part, Poland’s autocratic government has run ads urging Poles to “breed like rabbits” and banned over-the-counter access to the morning-after pill. In late 2017, after Polish women protested draconian new restrictions on abortion, the government raided the offices of women’s groups.

    #guerre_aux_femmes #patriarcat #autoritarisme #extrême_droite
    #USA #Philippines #Brésil #Pologne #Italie #Hongrie
    Et appels au #viol comme punition envers les femmes, @mad_meg.


  • Harcèlement des femmes sur Twitter : Amnesty enfonce le clou
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/12/18/harcelement-des-femmes-sur-twitter-amnesty-enfonce-le-clou_5399413_4408996.h

    Une « patrouille des trolls » : c’est ce qu’Amnesty International a mis en place pour analyser le harcèlement des #femmes sur Twitter. Elle a rassemblé plus de 6 500 bénévoles, issus de 150 pays, chargés d’analyser 288 000 tweets envoyés à 778 femmes en 2017. Le résultat de leur travail vient d’être publié mardi 18 décembre. Avec un constat accablant selon l’ONG : « Nous avons les données permettant de corroborer ce que les femmes nous disent depuis longtemps – Twitter est un espace où le #racisme, la #misogynie et l’#homophobie prospèrent sans entrave. » [...]

    Les femmes de couleur sont particulièrement ciblées : elles ont « 34 % de risque en plus d’être mentionnées dans ces tweets que les femmes blanches ». Parmi elles, ce sont les femmes noires qui sont le plus touchées (84 % de risque de plus que les femmes blanches), avec « un tweet sur dix » reçu étant problématique – contre un sur quinze pour les femmes blanches. « L’échec de Twitter à sévir contre ce phénomène signifie qu’il contribue à faire taire des voix déjà marginalisées », écrit Milena Marin, responsable de la recherche chez Amnesty, dans un communiqué. Et si les femmes d’origine hispanique reçoivent quantitativement moins de tweets problématiques que les femmes blanches, les messages reçus sont plus à même de contenir des #menaces de violences physiques.

    #impunité #troll_patrol #twitter
    https://decoders.amnesty.org/projects/troll-patrol/findings


    • Ce n’est cependant pas le seul sujet de controverse puisque, dans le programme de cette journée, deux conférences portaient des intitulés extrêmement douteux : “Ces prétendues violences obstétricales : les enjeux juridiques” et “Comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels”.

      http://m.cheekmagazine.fr/wtf/cngof-femmes-juments-polemique

      https://twitter.com/osezlefeminisme/status/1070989604805857282/photo/1

      Il semble que les conférences aient été renommées mais pas annulées. La seconde « comment se prémunir des plaintes pour attouchements sexuels » est une conférence de Nisan lui même. Le fait qu’il parle d’attouchements est deja Le signe d’un déni. Attouchement n’est pas un terme juridique on ne peu pas porter plainte pour attouchement mais pour agression sexuel.

      #violence_médicale #animalisation #deshumanisation #humour #culture_du_viol #sexisme #misogynie

    • Je reste stupéfaite que cette grosse merde de #Nisand ait été gardé à son poste par ses pairs, qu’ils et elles ne se rendent toujours pas compte que ce personnage les dessert me glace.
      Par leur silence, ils et elles contribuent à l’œuvre de destruction des femmes soutenue par cette ordure, c’est juste inconcevable.
      #réification #défécation_de_nisan
      Je note également ici pour que d’autres femmes qui feraient des recherches sur #Yves_Aubard_gynécologue_au_CHU_de_Limoges sachent à quoi s’en tenir.

      #CNGOF

    • Ce que je veux dire, c’est que ce malfaisant est toujours président du CNGOF, d’ailleurs c’est avec ce titre qu’il présente les excuses du « Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français » concernant cette affaire qu’il nomme « une diapositive … sortie de son contexte »

      07 décembre 2018
      A propos d’une citation moyenâgeuse inappropriée
      Intervention officielle du Président du CNGOF du 7 décembre 2018

      Chers Amis et Collègues,
      Lors de la présentation de la Recommandation pour la pratique clinique Protection périnéale hier après-midi dans cette salle, une diapositive citant un texte ancien de 999 a choqué de nombreuses personnes. Sortie de son contexte, elle peut faire croire que celui qui l’a présentée en valide le sens, ce qui n’est pas le cas.

      Quoi qu’il en soit, je souhaite très officiellement dire au nom du CNGOF que toute notre profession est arc-boutée sur la défense des femmes, de leur santé et de leur dignité. Je prie donc tous ceux qui ont pu être choqués par l’affichage inapproprié de cette phrase moyenâgeuse d’accepter les excuses du CNGOF qui, bien sûr, regrette cet acte déplacé.

      Nous sommes navrés, nous qui sommes réunis pour améliorer nos pratiques professionnelles, de ce qui -à tout le moins- est considéré par nous comme une atteinte à l’image des femmes.

      Professeur Israël Nisand

    • Quelques informations supplémentaires sur ce médecin qui signe la diapositive et se fout complètement du #droit_des_patientes à leurs #données_médicales #données_sensibles et #données_personnelles puisqu’il s’est créé un fichage perso et une base de données complète des femmes soignées dans son service. Base à laquelle il se vante d’avoir donné accès à plus de 372 utilisateurs.
      #la_cnil_mais_pour_quoi_faire ?

      « Chaque intervenant doit pouvoir entrer dans la base ce qu’il a fait. Ça commence par le médecin en passant par la secrétaire, la sage-femme, l’infirmière, l’aide soignante, bref tout le service. Pour vous donner une idée, j’ai à ce jour donné 372 codes d’accès, il y a donc 372 utilisateurs de ma base de données », explique le Pr Aubard. Il ajoute : « Au fil des années, j’ai tout développé, …

      https://www.filemaker.com/fr/solutions/customers/stories/aubard.html

      « En ce qui concerne la structure de la base FileMaker, on trouve le noyau de la base qui est le dossier administratif de la patiente et dans lequel on retrouve ses coordonnées, ses informations d’état civil et familiales, ainsi que ses antécédents médicaux et chirurgicaux », explique le professeur Aubard.

      … alternatives au fichage ? nein.

      Aujourd’hui, grâce à FileMaker, l’intégralité du dossier médical d’une patiente est informatisé, il n’y a plus du tout de papier dans le service. La base de données est conséquente puisqu’elle compte environ 35 000 patientes.

      #bétail #technobéat #médecine

    • Hallucinant, je croyait que le croisement des infos était interdit et que le dossier médical était confidentiel.
      Donc ce mec file l’adresse et les données perso de 35000 femmes à « tout le service ».


  • Et le « bloomer » libéra le corps des sportives - Libération
    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    Au XIXe siècle, la militante féministe Amelia Bloomer affronte les moqueries lorsqu’elle encourage le port d’une tenue révolutionnaire : le « bloomer », une culotte bouffante qui deviendra un vêtement sportif accompagnant l’essor de la bicyclette.

    Chaque samedi avec RétroNews, le site de presse de la BNF, retour sur un épisode de l’histoire du sport tel que l’a raconté la presse française. Aujourd’hui, comment un vêtement a permis l’émancipation sportive des femmes.

    Au milieu du XIXe siècle, un nouveau vêtement féminin fait son apparition : le bloomer, un pantalon court surmonté d’une jupe, qui donnera les shorts-culottes aujourd’hui portés par diverses sportives, en athlétisme, au volley ou au tennis. Il tient son nom de la militante féministe Amelia Bloomer qui en fut la plus grande avocate, dès 1851. Mais faire accepter ce vêtement dans les sociétés corsetées du XIXe ne fut pas sans obstacles, comme le racontent les journaux de l’époque.

    Le Constitutionnel du 2 octobre 1851 fait ainsi état d’une soirée de présentation à Londres du « nouveau costume américain pour dames » plutôt mouvementée : « Jusqu’à l’arrivée des bloomers en costume, on ne saurait décrire le désordre ni rapporter le feu roulant des plaisanteries. » Organisée par une certaine Mme Dexter, la présentation de ces bloomers n’aura pas lieu face aux railleries du public pourtant venu en nombre.

    « Le tyran : c’est la mode »

    « Encore les bloomers ! », titre le Constitutionnel quelques jours plus tard. A l’occasion d’un nouveau défilé, « les dispositions avaient été prises pour que l’ordre ne fût point troublé », précise le journal. Une Américaine de 26 ans vient présenter ces tenues : « Huit dames accoutrées d’une manière assez bizarre entrent dans la salle. […] Il est impossible au public de garder plus longtemps son sérieux. » Une nouvelle fois, les bloomers ne sont pas pris au sérieux, alors que l’Américaine se lance dans une plaidoirie féministe pour ce nouveau vêtement : « Les dames américaines ont réfléchi qu’il y avait un autre esclavage à abolir, esclavage contre lequel la religion, la morale, la loi sont impuissantes. Vous avez déjà nommé le tyran : c’est la mode. […] La toilette actuelle des dames exerce sur elles une torture physique, spirituelle et morale. » Puis, l’oratrice fait applaudir Amelia Jenks Bloomer, « l’auteur de cette innovation ».

    A cette époque, l’idée du bloomer apparaît tellement saugrenue à certains qu’une pièce comique, les Blooméristes ou la Réforme des jupes*, est mise en scène au Théâtre du Vaudeville, comme le raconte le Siècle, le 2 février 1982. Pour le journaliste du Siècle, Amelia Bloomer est même une « excentrique insulaire qui a attaché son nom à l’idée la plus saugrenue qui ait pu poindre dans une cervelle humaine, celle de masculiniser les femmes par le costume d’abord, par les habitudes ensuite ». Dans les Blooméristes ou la Réforme des Jupes, l’héroïne, Mlle Césarine, « a été élevée à la façon bloomerienne ; elle fume comme un Turc, tire le pistolet comme Lepage, manie le fleuret comme le professeur italien Raimondi ».

    Répression du bloomer

    Finalement, c’est en Californie que le bloomer se démocratise d’abord, fin XIXe : dans le Petit Parisien du 24 janvier 1898, on raconte ainsi qu’il « s’est fondé à San Francisco un club de jeunes femmes et de jeunes filles qui ont décidé d’adopter d’une façon permanente le port de la culotte bouffante américaine ». Ces centaines de « miss appartenant aux meilleures familles » s’exercent par ailleurs « à tous les sports athlétiques généralement réservés au sexe fort. La course à pied, le canotage, le cricket, le football n’ont plus de secret pour elles. […] Ajouterons-nous que ces dames font beaucoup d’équitation et montent à cheval comme les hommes, – à califourchon… N’est-ce pas un peu cavalier tout de même ? »

    Le bloomer est adopté massivement par les femmes cyclistes. Le journal parisien Gil Blas relate un fait divers survenu à Washington et lié au port du bloomer, « objet de réprobation des puritains aux Etats-Unis ». « Une maîtresse correction infligée à deux dames de Washington par le mari de l’une d’elles, M. Redman » : aperçue à bicyclette vêtue d’un bloomer dans les rues de la capitale américaine, Mme Redman reçut des « coups de cravache » de son mari, tandis que son amie se voit administrer une paire de claques. L’auteur de ces violences fut exempté de l’amende de 50 francs qu’il encourait. Pire : « Il a été hautement félicité par le juge, comme ayant bien mérité de la société en s’élevant publiquement contre une coutume déplorable. Ce magistrat a même exprimé le regret de ne pouvoir appliquer l’amende à Mme Redman pour la corriger de la mauvaise habitude de s’habiller en homme. »

    A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »

    « La femme nous a pris la culotte ! »

    Le débat sur les femmes cyclistes et leur accoutrement traversera l’Atlantique : en France, le docteur Léon Petit donne une conférence pour évoquer les bienfaits de la bicyclette pour les femmes. Elle est retranscrite dans la Presse du 19 janvier 1896 : « Mères, fillettes, grands-mères, enfants, petites bourgeoises, grandes dames, accourez au sport nouveau ! » Lui aussi voit dans le vêtement qui accompagne la pratique un mélange des genres, tout en s’en accommodant : « Le costume rationnel ? La culotte, emblème de l’égalité avec l’homme, la culotte ; symbole de la force et du pouvoir, la culotte depuis si longtemps désirée et enfin conquise ! Ah ! messieurs, c’est un coup terrible porté à notre prestige ! La femme nous a pris la culotte, et il faut bien reconnaître qu’elle la porte mieux que nous ! »

    Suite et fin de l’histoire. Un siècle et quelques plus tard, les débats sur le vêtement sportif féminin ne se sont pas arrêtés, bien au contraire. Pour preuve : la polémique, fin août, autour de la combinaison noire de Serena Williams lors du dernier Roland-Garros, jugée trop excentrique, et qui a entraîné la mise en place d’un « code vestimentaire », effectif à l’occasion des prochains Internationaux de France.

    https://www.liberation.fr/sports/2018/12/08/et-le-bloomer-libera-le-corps-des-sportives_1696434

    #femmes #sexisme #mode #culotte #misogynie #histoire

    * texte complet de la pièce : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62636114.texteImage

    • Fiche Wikipédia sur Amélia Bloomer
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Amelia_Bloomer

      Histoire du port du pantalon par les femmes
      https://lemundemfinue2013.wordpress.com/2013/11/29/le-port-du-pantalon

      C’est en Perse que l’on voit les premiers pantalons féminins. Jusqu’au XVIIIème siècle les femmes ont essayé de l’adopter mais sans succès. Souvent les gouvernements leur en ont interdit l’usage, surtout pour les femmes qui travaillent. Dans certaines entreprises, les employées en contact avec la clientèle n’ont pas le droit de porter le pantalon. Par exemple les hôtesses de l’air d’Air France devaient porter des jupes jusqu’en 2005, signe d’élégance.

      –-----
      Bloomers – A Fashion Revolution
      http://www.victoriana.com/bloomer-costume

      No description of 19th century women’s fashions would be complete without some mention of the notorious lady, Amelia Jenks Bloomer, who had the courage to attempt to introduce reform in the conventional dress for women. It is said that the first man who carried an umbrella was mobbed through the streets of London because of its oddity; therefore, it is not surprising that the first woman who took on “pantalettes” as part of her public dress became at once the object of vulgar curiosity and idle gossip.


      Hand-colored lithograph of the music cover for the “Bloomer Waltz, (costume for summer)” published in 1851 showing a woman in the notorious bloomer costume walking along a path in a wooded area.

      Amelia Bloomer was an American women’s rights advocate who proclaimed her strong views regarding reform in feminine attire in her publication The Lily. In 1849 she took up the idea, previously originated by Mrs. Elizabeth Smith Miller, of wearing a short skirt and loose trousers gathered round the ankles.


      A Currier & Ives rendition of the bloomer costume, c1851.

      Reportedly, Elizabeth Smith Miller began wearing the outfit of Turkish pantaloons and a knee length skirt after seeing this type of clothing on a trip to Europe. This design was an attempt to preserve a Victorian woman’s modesty while providing freedom of movement in household activities. The name of “bloomers” gradually became popularly attached to any divided skirt or knickerbocker dress for women because of Amelia Bloomer’s strong advocacy.

      Clipping of Elizabeth Cady Stanton (left) wearing the controversial bloomer costume in 1851. Stanton’s cousin Elizabeth Smith Miller introduced the outfit and editor Amelia Bloomer publicized its healthful and liberating benefits in her newspaper The Lily.

      The costume that Bloomer advocated was sometimes referred to as the Camilla, consisting of short skirts reaching just below the knees, and long pantalettes. The bloomer costume was popular for some time by most of the leaders in the women’s rights movement.


      Glass negative portrait photograph circa 1855-1865.


      bloomer costume

      The bloomer outfit was changed numerous times but eventually discarded because of the amount of attention given to its criticism in the press. Nevertheless, the name “bloomers” survived in women’s fashion as a generic term for Turkish-style pantaloons, divided skirts, and for the knickerbockers worn by women when riding bicycles in the 1890s.

      #pantalon #bloomer #femmes #mode #histoire #historicisation

      Amelia Bloomer
      https://lacasavictoriana.com/2010/08/12/amelia-bloomer

      Aunque hoy en día muchos sólo recuerdan a Amelia Bloomer como la creadora de una moda revolucionaria en su época, los bloomers – conocidos en español como pantalones bombachos -, Bloomer fue también una incansable defensora de los derechos de la mujer en una sociedad para la que una mujer era sólo el pilar de la familia, y trataba de dejar en un segundo plano sus facetas culturales, creativas, políticas o trabajadoras.

      Merece la pena conocer un poco más sobre esta sobresaliente mujer, que no sólo luchó por las mujeres desde un punto de vista social, sino que incluso intentó cambiar la rígida moda victoriana por prendas más cómodas y apropiadas para las diferentes actividades a las que la mujer se estaba incorporando.


      La activista por los derechos de las mujeres, Amelia Jenks Bloomer nació en Homer, New York en 1818. Cuando tenía 22 años se casó con el abogado norteamericano Dexter Bloomer, quien la animó a defender sus ideas a través de su periódico The Seneca Falls Courier y a colaborar activamente en la defensa del sufragio femenino y los derechos de las mujeres a través de oranizaciones femeninas del área de Seneca Falls, llegando a participar en la famosa Seneca Falls Convention en 1848 (esta convención paso a la posteridad por ser la primera en la que se defendieron los derechos de la mujer en todos los ámbitos sociales y de la que salió el documento Declaration of Sentiments, donde se recogían los puntos fundamentales acordados en esa reunión)

      En Enero de 1849, animada por Elizabeth Cady Stanton y Susan B. Anthony – otras defensores de los derechos de la mujer, comenzó a publicar su propio periódico The Lily, una publicación completamente dedicada a la mujer y a sus intereses y desde donde intentaba enfocar los temas femeninos – educación, disciplina, moda y sufragio – desde un punto de vista reformista, reclamando un papel más destacable e igualitario de la mujer en la sociedad.

      En 1850. a través de su periódico, presentó un nuevo estilo de vestuario para las mujeres “activas” inspirado en los trajes tradicionales turcos. La presentación de sus pantalones para mujeres provocaron una oleada de indignación entre la sociedad e insultos de la prensa – de hecho existe la expresión “making a bloomer “ que podría traducirse como meter la pata, cuyo origen fue la presentación de los citados pantalones y que toma el apellido de Amelia como parte de la expresión.

      Estos pantalones eran como unas enaguas largas, flojas y ligeramente hinchadas que se estrechaban en el tobillo; sobre ellas iba una falda más corta que las habituales faldas victorianas. Aunque el diseño desde el punto de vista estético puede resultar discutible, lo cierto es que resultaban cómodos y fueron la antesala de los pantalones para uso femenino.

      Fueron muchas las mujeres que se atrevieron a usarlos, a pesar de ser ridiculizadas y de las burlas que tuvieron que soportar; algunas los usaban por el convencimiento de que representaban un avance para la comodidad de las mujeres lejos del encorsetamiento que imponía la moda victoriana; otras lo hicieron por reivindicación, usando los “bloomers” como un símbolo de la igualdad de derechos de la mujer.

      Pero fueron las feministas las primeras en dejar de usarlos, ya que pensaron que los bloomers estaban desviando la atención de sus reivindicaciones y tenían miedo no ser tomadas en serio por sus ideas.


      Así, el bloomerismo – termino acuñado en la época para denominar esta moda – fue perdiendo adeptos, pero sorprendentemente volvió para convertirse en todo un fenómeno representante de lo moderno, en 1890, con la llegada de la “fiebre de la bicicleta”, ya que era mucho más cómodo montar en bici con bloomers y no con faldas. Eso sí, su renacer trajo consigo alguna variación estética, como un tejido más adecuado, como el tweed, y la supresión de la falda superpuesta.

      Después del revuelo causado por los revolucionarios pantalones, Amelia y su marido se mudaron a Ohio, donde él publicó Western Home Visitor y ella vendió su The Lily. Un par de años después se mudaron a Iowa; pero en ambos lugares y a pesar de no tener ya su propia publicación Amelia Bloomer siguió participando activamente a favor de los derechos de la mujer y colaborando con grupos y asociaciones sufragistas. Murió el 31 de Diciembre de 1894 en Council Bluffs, Iowa.

    • J’avais pas joint l’image d’illustration que fournis libé et qui contiens une autre manifestation de la continuité de la misogynie


      Sur la droite de l’image
      « Le trottin de modiste ne pourra plus se troussé hélas ! »
      qui rappel le « troussage de domestique » et « droit d’importuné » dans lequel nous croupissons toujours.
      #culture_du_viol #humour

      Ca rappel l’importance du pantalon pour les femmes, c’est pour elle une protection contre le viol et les agressions sexuelles et ceci interdit par les hommes et les femmes de droite.

    • Je note ce paragraphe sur le #vélo et l’entrave faite aux #femmes de pratiquer la #bicyclette.

      A Chicago, la répression va loin également : le port du bloomer est interdit. La bicyclette est partout aux Etats-Unis, comme le relate la Petite Gironde du 16 juin 1895 : « Rien ne manque à la gloire de la bicyclette en Amérique, pas même la persécution ! […] Ce projet est ainsi rédigé : […] il sera illégal pour toute personne de sexe féminin […] de se promener ou d’essayer de se promener en bicycle ou de se montrer dans les rues, avenues ou voies publiques habillée ou déguisée en costume à jupe courte, vulgairement connu sous le nom de bloomers. » « Il est clair qu’interdire à une femme la culotte et le jupon court pour aller à bicyclette cela équivaut à lui interdire la bicyclette », conclut le journal : « On ne peut songer pédaler avec une robe à traîne. »


  • Anxiolytiques, antidépresseurs... Sept étudiants sages-femmes sur 10 sont dépressifs - Le Figaro Etudiant

    Gestes violents ou déplacés, remarques rabaissantes et humiliantes portant sur le sexe, le physique ou le statut des étudiants (leurs connaissances et compétences) seraient monnaie courante.

    Tout écrit au masculin comme il est de règle dans ce pays misogyne.

    https://etudiant.lefigaro.fr/article/anxiolytiques-antidepresseurs-sept-etudiants-sages-femmes-sur-10-s

    Elle ajoute que les conditions d’évaluation des stagiaires sont largement responsables de leur anxiété. « Les étudiants ont une pression considérable, ils sont sans cesse évalués, et l’urgence en continu exige des réactions rapides. La moindre erreur peut occasionner une remise en cause de toute leur orientation de la part de leur hiérarchie ».
    Maltraitance en stages

    « Parfois, j’ai la sensation en stage que comme je suis étudiante je ne suis pas humaine, il ne faut surtout pas se mélanger avec moi », confie une autre élève. Les étudiants sont nombreux à dénoncer le manque de considération au sein des équipes médicales. Et 61% d’entre eux se disent maltraités. Gestes violents ou déplacés, remarques rabaissantes et humiliantes portant sur le sexe, le physique ou le statut des étudiants (leurs connaissances et compétences) seraient monnaie courante.

    « Il manque un réel soutien psychologique dans notre formation », témoigne une jeune apprentie sage-femme, déclarant que « c’est inquiétant et pesant dans la vie quotidienne ». La jeune femme avoue consommer des anxiolytiques. L’ANESF suggère de créer un statut de maître de stage pour les sages-femmes volontaires, et une formation pédagogique pour encadrer les étudiants. L’association propose également une plateforme d’évaluation de ces tuteurs. Des enseignements portant sur le savoir être, relation aux patients ou aux professionnels de santé, pourrait également être envisagée pour prévenir le malaise des étudiants. L’ANESF propose d’instaurer des exercices de simulation en santé et jeux de rôle.

    Julie Kerbat ajoute que certaines écoles ont créé des bilans de stage collectifs (plus rarement individuels), encadrés par des psychologues ou des sages-femmes enseignants. « Malheureusent, peu de choses ont vraiment changé, regrette-t-elle. On observe les mêmes problématiques et les mêmes revendications depuis des années. » Celles-ci persistent dans le monde professionel, où les sages-femmes déplorent le « manque de considération de leur hiérarchie et de la société », constate la présidente de l’ANESF.

    #travail #misogynie #discrimination #sage-femmes #femmes #sexisme


  • Egyptian actress faces trial for wearing see-through dress | News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/2018/12/egyptian-actress-faces-trial-wearing-dress-181201185915110.html

    Pensez-y pour vos prochaines vacances en #Egypte...

    An Egyptian actress is set to face trial next month for wearing a see-through dress at the Cairo film festival that showed her legs, a judicial source said on Saturday.

    Rania Youssef appeared at the closing session on Thursday of the event wearing a black lacy dress that exposed what some commentators described as a swimsuit beneath it.

    This prompted two lawyers to lodge a case against her accusing the actress of “inciting debauchery”, a charge that could land her in jail for up to five years if she is convicted, the source said.


  • Psychanalyse arnaque en parlant de la Théorie sexuelle -
    https://www.youtube.com/watch?v=NlBDrjbw1ws


    Comment la psychanalyse légitime et organise les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants.
    Extrait choisi :

    Le père pédophile est un bon père aimant, il reconnait le droit de son enfant à la jouissance....

    #la_gerbe
    #misogynie #psychanalyse #sexisme #culture_du_viol #escroquerie #phallocentrisme #pedocriminalité #lacan


  • The curious case of Harriet Moore, alias John Murphy – All Things Georgian
    https://georgianera.wordpress.com/2018/11/22/the-curious-case-of-harriet-moore-alias-john-murphy

    Harriet was born in Sligo, Ireland in the early 1800s. Her mother died in 1816, leaving her an orphan. It is reported in one account that she was put out to service, in another, simply that being orphaned, she put on her brothers’ clothes and, dressed as a boy, changed her name to John Murphy (her mother’s maiden name) as she feared travelling alone as a female and set off to seek employment.

    Her first job was as a cabin boy during which time she accidentally fell overboard, and fearful of being discovered she escaped to shore and ran away. She then took employment as a footboy to a Rev. Mr Duke where she remained for a year, during which time one of the maids, assuming Harriet was a boy, fell in love with her. The maid told her employer that she had discovered John was really a woman. Upon questioning, Harriet swore that the maid was mistaken and that he was a male but Harriet/John had no option but to move on.

    She sailed on board a ship to Liverpool and assisted a Mr Lowther with driving his cattle to Leicester. Having travelled as far as Shardlow, Derbyshire she left Lowther and took up employment at the Navigation Inn, Shardlow, working for a Mr Clarke. After only a couple of months, still masquerading as a man, she was beaten up by one of the other servants for being Irish.
    Shardlow Hall
    Shardlow Hall

    Harriet then moved on and worked as a groom to James Sutton Esq. at Shardlow Hall. This was a good position, and all went well until there was some sort of altercation and Harriet left under a cloud.

    During her time in Shardlow, Harriet gained employment at the local salt works and lodged in the nearby village of Aston-on-Trent, with a Mrs Jane Lacey who had a daughter, Matilda (born 1808). Matilda found herself pregnant by the village butcher, a married man, but she was also in love in love with John aka Harriet.
    A Derbyshire Landscape by William Turner of Oxford.
    A Derbyshire Landscape by William Turner of Oxford. © The Trustees of the British Museum

    Somehow, Mrs Lacey discovered that John was actually Harriet – blackmail began. Mrs Lacey told Harriet that if it was discovered that he was a she, she would be transported. Mrs Lacey arranged for Matilda’s child to be raised as if the child were John’s and that John should marry Matilda.

    In a state of distress at the prospect of marriage, Harriet sought employment just over the border in Nottinghamshire. At Chilwell, near Beeston, just 8 miles away, she worked for a bricklayer and first learnt to carry the hod, which she was very successful at since she had become accustomed to doing manual work. She was well-respected by her master and fellow workmen. This peace was shattered when Matilda’s mother wrote a letter to the master, saying that John had abandoned Matilda. The employer, a moral man dismissed John.
    Bricklayer’s labourer, c.1820
    Bricklayer’s labourer, c.1820

    Worried about being discovered, Harriet agreed to Mrs Lacey’s demands and married Matilda at the parish church at Aston-on-Trent on 25th August 1823. John didn’t find it easy trying to maintain a wife, child and Matilda’s mother and began to seek work away from home and this often drew the attention of the parish officers towards him, until eventually, he left.

    John went on to meet a woman who became his confidante, and upon telling her the story, she procured for him suitable female clothing and Harriet divorced herself from her matrimonial troubles. Harriet was described as short, stout, good-looking and stated to be in her twentieth year but was perhaps somewhat older.
    Image of Harriet engraved from a painting held by a Mr Oakley via UCD Special Collections on Twitter.
    Image of Harriet engraved from a painting held by a Mr Oakley via UCD Special Collections on Twitter.

    It is interesting to note that another child, Mary was born in 1826, with no father’s name being given, the child being described as a bastard.

    Then a son, George, who was baptised in the north of the county at Hayfield, 19th August 1827, this time both parents, John and Matilda Murphy were named. We’re not totally certain that this was their child though.

    The 1827 baptism is doubly curious because, prior to that date, John had become Harriet again and married John Gardiner, a widowed silk weaver at Derby on 17th October 1825.

    In April 1830, Matilda married again too, under her maiden name, but only a few months in February 1831, an entry appears in the burial register for Aston for a Matilda Browne, so it’s relatively safe to assume that she died. Interestingly, a couple of weeks later a baby, Jane Browne, aged just 6 months was also buried, so presumably, this was their daughter.

    As to what became of Harriet and her husband we have no idea, they seem to have vanished into thin air. Perhaps after all the publicity, it’s hardly surprising?

    #femmes #transgenre #misogynie



  • 64 % des femmes journalistes ont déjà été cyberharcelées
    https://www.numerama.com/politique/442418-64-des-femmes-journalistes-ont-deja-ete-cyberharcelees.html

    Un rapport de la fédération internationale des journalistes dévoile l’ampleur du cyberharcèlement sexiste que subissent les femmes journalistes. À deux jours de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles, qui aura lieu le 25 novembre, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) publie un rapport. Y sont dévoilé les premiers résultats d’une enquête menée à propos du cyberharcèlement des femmes journalistes dans le monde. 64 % de celles qui ont (...)

    #harcèlement #journalisme

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/11/femme-ordinateur.jpg


  • Toutes les femmes victimes de violences psychologiques doivent être protégées
    La Cimade
    https://blogs.mediapart.fr/la-cimade/blog/231118/toutes-les-femmes-victimes-de-violences-psychologiques-doivent-etre-

    Madame L est allée au commissariat pour porter plainte contre son mari. Elle décrit l’emprise et l’isolement dans lesquels il l’a plongée. D’après le policier elle n’est pas réellement victime : son conjoint ne la frappe pas et elle n’a pas de preuve. Il n’enregistre qu’une main courante. Suite à une saisine du procureur, Madame L est auditionnée puis reçue aux unités médico-judiciaires. Le psychiatre évalue les violences psychologiques à 10 jours d’incapacité totale de travail.

    Dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, La Cimade rappelle qu’une personne victime de violences a le droit de porter plainte, d’être entendue et d’être reçue aux unités médico-judiciaires.
    Quand la préfecture refuse un titre de séjour au mépris des violences subies

    La préfecture a refusé de renouveler le titre de séjour de Madame B considérant qu’elle n’était pas victime de violences conjugales. Elle a pourtant indiqué à la police être victime de violences psychologiques et séquestrée chez elle. Il faudra attendre deux ans la décision de la cour administrative pour qu’elle puisse finalement bénéficier du renouvellement de sa carte de séjour sur le fondement des violences conjugales.

    Dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, La Cimade rappelle que dans la loi, les « violences conjugales » ne se limitent pas limiter aux seules violences physiques.
    Les préfectures et les preuves abusives demandées

    L’agent au guichet prévient Madame D qu’en raison d’un trop grand nombre de femmes se disant victimes pour avoir un titre de séjour, la préfecture n’agira que sur présentation d’une ordonnance de protection ou d’une condamnation pénale du conjoint. Madame D attend depuis plus de 12 mois que la préfecture reconnaisse que la rupture de la vie commune est due aux violences et renouvelle le titre.

    Dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, La Cimade exige de mettre fin à la suspicion généralisée des préfectures. La protection passe aussi par la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour.
    La nécessaire formation des préfectures, de la police et de la gendarmerie

    Extraits d’une procédure : « À la suite de la plainte que vous avez déposée le 19 mai 2017, dans laquelle vous dénonciez des faits de viol et de violences… J’ai été conduit à classer sans suite cette procédure. En effet, le mis en cause a été entendu et conteste les faits dénoncés… Ce classement ne signifie pas que vous n’avez été victime d’aucun fait, mais qu’en l’état, les éléments recueillis ne permettent pas de justifier des poursuites pénales… »

    Dans le cadre de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, La Cimade demande que les plaintes pour des infractions liées aux violences soient mieux traitées et rappelle la nécessité de formation des préfectures, de la police et de la gendarmerie.

    La Cimade a fait des appels dans les commissariats et gendarmeries de 22 départements de métropole et d’outre-mer les 13 et 14 novembre 2018.

    Résultat : dans 84% des cas, une personne victime de violences conjugales peut porter plainte. Mais dans 20% des réponses, c’est plus compliqué s’il n’y a pas de coups car il s’agit « simplement » de violences psychologiques. 15% proposent de faire plutôt une main courante ou verront sur place en fonction de la situation. 3 commissariats ont d’ailleurs indiqué que les violences psychologiques ne constituaient pas une infraction pénale. Selon le code de procédure pénale, la police judiciaire est pourtant « tenue de recevoir les plaintes déposées par les victimes d’infractions à la loi pénale ».

    Si 70 policiers et gendarmes ont indiqué qu’il n’était pas nécessaire de voir un médecin avant, 37 expliquent que c’est obligatoire pour porter plainte et 15 agents conseillent d’aller voir un médecin en expliquant que « c’est mieux pour le dossier ». La loi française n’exige pourtant pas de venir déposer plainte muni préalablement d’un certificat médical.

    Si 59% estiment qu’une personne étrangère peut porter plainte, les personnes hésitent lorsque la personne victime de violences est sans papier. 16 agents de police indiquent qu’il y a des risques à venir porter plainte et 7 autres policiers ou gendarmes expliquent que la personne sera interpellée et expulsée.

    20% des commissariats et gendarmeries contactés semblent avoir une bonne maîtrise du sujet et orientent les victimes correctement.

    #police #misogynie #racisme #violophilie #acab


  • La Suicida punita - Bizzarro Bazar
    http://bizzarrobazar.com/2016/10/25/la-suicida-punita

    Padova, 1863.

    Una mattina, sotto un cielo color cenere, una giovane ragazza saltò nelle acque fangose del fiume che scorreva proprio dietro all’ospedale cittadino. Non conosciamo il suo nome, soltanto che lavorava come cucitrice, che aveva diciotto anni, e che il suo suicidio era con tutta probabilità dovuto a una delusione d’amore.
    Un triste ma anonimo episodio, uno di quelli che la Storia è incline a dimenticare – se non fosse accaduto, per così dire, nel posto e nel momento “giusti”.

    La città di Padova era sede di una delle più antiche Università della storia, ed era riconosciuta anche come la culla dell’anatomia. Fra gli altri, vi avevano insegnato medicina il grande Vesalio, Morgagni e Falloppio; nel 1595 Girolamo Fabrici d’Acquapendente vi aveva fatto costruire il primo teatro anatomico stabile, all’interno del Palazzo del Bo.
    Nel 1863, la cattedra di Anatomia Patologica era occupata da Lodovico Brunetti (1813-1899), il quale, come molti anatomisti del tempo, aveva messo a punto un suo personale metodo per preservare gli esemplari anatomici: la tannizzazione. Il processo consisteva nell’essiccare i campioni e iniettarli poi con acido tannico; si trattava di una procedura lunga e difficile (e come tale non avrà infatti molta fortuna dopo di lui), ma nonostante ciò dava risultati qualitativamente straordinari. Ho avuto l’opportunità di saggiare la consistenza di alcuni suoi preparati, e ancora oggi mantengono meglio di altri le dimensioni naturali, l’elasticità e la morbidezza dei tessuti originari.
    Ma torniamo alla nostra storia.

    Quando Brunetti seppe del suicidio della giovane, chiese che gli fosse portato il corpo, per i suoi esperimenti.
    Per prima cosa realizzò un calco in gesso del volto e della parte superiore del busto. Poi rimosse tutta la pelle dalla testa e dal collo, facendo particolare attenzione a preservare la bella chioma dorata della ragazza. Si accinse infine a trattare la pelle, sgrassandola con etere solforico e fissandola con la formula di acido tannico di sua invenzione. Una volta salvata la pelle dalla putrefazione, la stese sul calco in gesso che riproduceva i tratti somatici della giovane donna, e aggiunse alla sua creazione occhi in vetro e orecchie di gesso.

    Ma qualcosa non andava.
    L’anatomista si accorse che in diversi punti la pelle era lacerata. Erano gli strappi lasciati dagli uncini, usati dagli uomini per trascinare il corpo fuori dall’acqua, sull’argine del fiume.
    Brunetti, che evidentemente doveva essere un perfezionista, ricorse allora a un’ingegnosa trovata per mascherare quei segni.

    Piantò dei rametti vicino al busto e vi attorcigliò attorno dei serpenti tannizzati, posizionando attentamente i rettili come se stessero divorando il viso della ragazza. Fece colare un po’ di cera rossa per simulare degli spruzzi di sangue, ed ecco fatto: una perfetta allegoria della punizione riservata all’Inferno a coloro che avevano commesso il peccato mortale del suicidio.

    Chiamò questa sua composizione La suicida punita.

    Se questo fosse quanto, Brunetti potrebbe sembrare una sorta di psicopatico, e il suo lavoro sarebbe inaccettabile e spaventoso, sotto qualsiasi prospettiva etica.
    Ma la storia non finisce qui.
    Dopo aver completato il suo capolavoro, la prima cosa che fece Brunetti fu mostrarlo ai genitori della ragazza.
    E qui le cose prendono una piega davvero inaspettata.
    Perché i genitori della morta, invece di essere scioccati e orripilati, gli presentarono i loro complimenti per la precisione mostrata nel riprodurre le fattezze della loro figliola.
    “Sono riuscito a conservare la sua fisionomia tanto perfettamente – annotava orgoglioso Brunetti – che tutti hanno potuto riconoscerla”.

    Ma aspettate, c’è di più.
    Quattro anni più tardi, apriva a Parigi l’Esposizione Universale, e Brunetti chiese all’Università di assegnargli dei fondi per portare la sua Suicida punita in Francia. Ci aspetteremmo qualche tipo di imbarazzo da parte dell’Accademia, e invece non vi furono problemi a finanziare il viaggio a Parigi.
    All’Esposizione Universale migliaia di spettatori, provenienti da tutto il mondo per ammirare le ultime innovazioni tecnologiche e scientifiche, videro la Suicida punita. Cosa pensate che successe a Brunetti allora? Il suo lavoro causò forse uno scandalo, venne forse criticato o esecrato?
    Non proprio. Vinse il Grand Prix per le Arti e i Mestieri.

    Se a questo punto avvertite una leggera vertigine, be’, probabilmente fate bene.
    Considerando questa sconcertante storia, rimaniamo con due opzioni soltanto: o tutti nel mondo intero, Brunetti incluso, erano palesemente pazzi; oppure dev’esserci un enorme scarto di percezione fra il nostro sguardo sulla morte e quello della gente dell’epoca.
    Mi colpisce sempre come non ci sia bisogno di allontanarsi troppo sull’asse temporale per provare questo tipo di vertigine: gli eventi di cui parliamo risalgono a meno di 150 anni fa, eppure fatichiamo a capire come ragionavano i nostri bis-bisnonni.
    Certo, gli antropologi ci ricordano che la rimozione culturale della morte e la medicalizzazione del cadavere sono processi avvenuti in tempi relativamente recenti, cominciati all’incirca a inizio Novecento. Ma finché non ci troviamo faccia a faccia con un “oggetto” difficile come questo, non riusciamo veramente ad afferrare la distanza abissale che ci separa dai nostri antenati, l’intensità di questo cambiamento di sensibilità.
    La Suicida punita è, in questo senso, un complesso e meraviglioso indizio di come i confini culturali e i tabù possano variare nell’arco di un brevissimo periodo di tempo.
    Perfetto esempio di intersezione fra arte (che incontri o meno il nostro gusto moderno), anatomia (serviva in fin dei conti a illustrare una tecnica conservativa) e sacro (in quanto allegoria dell’Aldilà), è uno dei reperti più impegnativi tra i molti ancora visibili nel Museo “Morgagni” di Anatomia Patologica di Padova.

    Il volto anonimo di questa giovane ragazza, fissato per sempre in un’agonia tormentata nella sua teca di vetro, non può non suscitare una risposta emotiva fortissima. Ci forza a considerare molte essenziali questioni relative al nostro passato, al nostro stesso rapporto con la morte, al modo in cui intendiamo trattare i nostri morti in futuro, all’etica dell’esposizione museale di resti umani, e via dicendo.
    Proprio in virtù della ricchezza e fecondità dei dilemmi che pone, mi piace pensare che la sua morte non sia stata del tutto vana.

    #misogynie #anatomie #suicide


  • Tutto quello che sapete sull’imene è falso - Il Post
    https://www.ilpost.it/2018/11/09/false-credenze-imene

    «Si lacera alla prima penetrazione», «durante il primo rapporto sessuale causa un sanguinamento», «la presenza dell’imene è garanzia di verginità»: chi lo dice, non sa di cosa parla
    “L’imene si lacera alla prima penetrazione”, “l’imene causa un sanguinamento durante il primo rapporto sessuale”, “la presenza dell’imene è garanzia di verginità”: sono solo alcune delle false credenze che circolano intorno a questa parte del corpo femminile sulla quale (anche dal punto di vista anatomico) moltissime donne e moltissimi uomini hanno idee piuttosto vaghe. Sapere come è fatto un imene non solo è importante di per sé, ma smonta una serie di luoghi comuni che hanno represso o preteso di controllare la sessualità femminile per secoli.

    L’imene è fatto così
    La parola “imene” deriva dal greco “hymén”, che vuol dire “pelle, membrana”, ma che è anche il nome del dio che nella mitologia greco-romana presiedeva alle nozze.

    L’imene è una membrana che circonda o ricopre in parte l’apertura esterna della vagina e che “separa” il vestibolo della vagina (lo spazio compreso tra le piccole labbra) dalla vagina stessa. Non sembra avere una funzione fisiologica specifica, non si trova in profondità e si presenta come una specie di piega, rivestita all’interno da un epitelio simile a quello vaginale e all’esterno da una sottile epidermide: tra questi due strati si trova un tessuto ricco di fibre elastiche, vasi e terminazioni nervose.

    (Immagine dal sito Deutsche Hebammen Zeitschrift)

    L’imene, come ogni altra parte del corpo, cambia nel tempo (solitamente si atrofizza con l’età) e può avere consistenze e forme diverse da donna a donna: può anche non esserci, può essere più o meno elastico e più o meno spesso, può essere rosa o biancastro, può essere semilunare, anulare, bilabiato, può presentare uno o più fori o non presentarne affatto. Quando l’imene ricopre l’intera apertura vaginale può essere un problema, risolvibile comunque con un piccolo intervento che permetta al sangue mestruale di defluire.

    Dall’imene alla “corona vaginale”
    Nel 2009 RFSU, un’associazione svedese che si occupa di educazione sessuale, aveva proposto di abbandonare la parola “imene” a favore di “corona vaginale”, perché il termine “imene” coincide ormai con un concetto infondato che lo considera come una specie di barriera alla penetrazione. La proposta dell’associazione era stata accolta dallo Språkrådet, l’Istituto svedese per la salvaguardia e lo studio della lingua, e dunque l’espressione “corona vaginale” – che aiuta a demolire una serie di miti intorno a quella parte del corpo femminile – è diventata ufficialmente parte della lingua svedese.

    Un’operazione linguistica simile è stata fatta in Norvegia nel 2017 quando il più importante dizionario del paese, dopo alcune discussioni con medici, ostetriche e femministe, ha deciso di sostituire la parola “imene” con “ghirlanda vaginale”.

    L’imene e la-prima-volta
    Dato che l’imene non è una membrana che ottura la vagina, non è nemmeno qualcosa che si può rompere la prima volta che la vagina viene penetrata. L’imene è appunto una corona, un ripiegamento di tessuti che nella maggior parte dei casi presenta almeno un’apertura. Non può dunque essere strappato né da un pene, né da un assorbente interno, né da un dito, né da qualsiasi altra cosa.

    Quando si prova a inserire qualcosa in vagina si possono produrre delle lacerazioni del tessuto, ma la membrana – per la sua forma o per l’elevata elasticità – può non portarne alcuna traccia. La penetrazione può essere insomma del tutto irrilevante. La cosa che può variare con una penetrazione regolare è la maggiore flessibilità dell’imene, ma l’imene non smette di esistere né scompare dopo la prima penetrazione. Non è nemmeno provato che l’imene si possa modificare o lacerare facendo sport o andando a cavallo (altro luogo comune) perché non è comunque una membrana così fragile da esplodere come un palloncino. Diversi studi hanno infine dimostrato che le lesioni all’imene (che possono essere causate anche da un parto) guariscono rapidamente, senza lasciare traccia.

    La prima volta che l’imene viene sollecitato per lasciare entrare un pene (o qualsiasi altra cosa) può provocare un sanguinamento, ma sono pochissime le donne che sanguinano e questo è dovuto alla rigidità della corona vaginale o alla sua forma. La prima volta, infine, che l’imene viene sollecitato può essere doloroso, ma di solito la fonte principale del dolore non ha a che fare con l’imene. Il più delle volte le lesioni causano comunque solo un lieve bruciore e il dolore ha a che fare con la poca lubrificazione. Il dolore che si può provare durante il primo rapporto penetrativo può essere legato al fatto di contrarre i muscoli della vagina, per l’agitazione.

    A che cosa serve sapere come è fatto?
    Sapere come è fatto un imene smonta una serie di luoghi comuni che hanno represso e preteso di controllare la sessualità femminile per secoli: innanzitutto quello sulla verginità, legato alla concezione dell’imene come fosse una specie di “sigillo di garanzia”. Parlando di imene, infatti, i dizionari o i manuali legano spesso la sua descrizione anatomica alla questione della verginità, che però non ha molto a che fare con la medicina o con l’anatomia e che, piuttosto, è una costruzione sociale e culturale. Wikipedia riporta che «la vagina di una donna vergine non può essere penetrata senza passare attraverso l’imene»; l’enciclopedia Treccani scrive che l’imene «è intatto nella donna vergine»; e in uno dei trattati di anatomia più diffusi nelle facoltà di medicina in Italia, il cosiddetto “Balboni” (dal cognome di uno dei suoi autori), si dice che l’orifizio vaginale «nelle donne vergini è ristretto dall’imene».

    Anche nel senso comune, e fin dall’antichità, l’imene è stato associato alla verginità e di conseguenza, con un passaggio automatico, alla purezza o all’innocenza di una donna: ed è stato utilizzato per reprimere, controllare, giudicare e umiliare le donne nel corso della storia, per perpetuare miti e pregiudizi sulla sua sessualità e per mantenere salde le strutture del patriarcato. Basti pensare ai test sulla verginità praticati ancora oggi in alcuni paesi, per controllare con due dita che l’imene di una donna – e dunque la sua moralità o reputazione – siano intatte. O basti pensare all’usanza diffusa fino a qualche decennio fa anche in Italia di esporre alla finestra il lenzuolo della prima notte di nozze per mostrare, con la macchia di sangue, la verginità pre-nuziale di una donna e dunque la sua “virtù”.

    Volendo per un momento restare dentro al circolo paradossale e sessista del binomio imene-verginità, si può affermare con certezza che lo stato dell’imene non è comunque un fattore conclusivo dello stato di verginità. La verginità, poi, è un concetto costruito socialmente e culturalmente: non è misurabile o verificabile a livello anatomico guardando gli organi sessuali. Dunque è impossibile sapere se qualcuna sia stata penetrata o no guardando il suo imene.

    Va poi notato che la cosiddetta “perdita della verginità” è stata ed è tuttora legata all’idea di un rapporto vaginale penetrativo ed etero-normato (un uomo che penetra una donna, la donna che “perde” o “concede” qualcosa). Ma ci sono anche altre pratiche sessuali, non tutte presuppongono la presenza di un’altra persona e non tutte presuppongono pratiche vaginali; e più in generale, nessuno e nessuna dovrebbe essere definita per la propria storia sessuale, che comunque non viene raccontata dall’imene.

    #hymen #virginité #misogynie #domination_masculine #hétérosexualité #vocabulaire #guirlande_vaginale

    • L’article me viens de @sharazde j’avais oublié de le mentionné. C’est elle qu’il faut remercié en fait.

      Le mot « vierge » est une horreur, il implique que la sexualité est une salissure irrémédiable. Je déteste le concept de vierge.
      C’est aussi hallucinant de voire à quel point le sexe féminin est une fiction rempli d’organes fantaisie complétement inventés par des anatomistes retors. Entre l’hymen qui sert à dissimulé la brutalité des hommes, le point G qui n’existe pas, le clito qui apparait et disparait selon les périodes et les coup de lame, l’uterus qui se décroche et se balade jusqu’à nos tête, nos trompes affublés du nom d’un affreux bonhomme, sans oublié de rendre sexuels des organes qui n’en sont pas : les mamelles. Tout ca c’est n’importe quoi !

      Ca me donne envie de faire une anatomie aussi idiote et sadique pour les hommes. Je vais mettre ca sur ma liste de choses à faire. #mégèrisme


  • Olympe de Gouges, une femme dérangeante - entretien avec l’éditrice de ses oeuvres complètes - Féministes en tous genres
    http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2018/11/11/olympe-de-gouges-une-femme-derangeante-entretien-avec-l-edit-608197.html

    Beaumarchais n’a pas apprécié qu’Olympe prétende donner une suite au Mariage de Figaro et écrive Le Mariage inattendu de Chérubin. Il a prétendu qu’elle faisait écrire ses textes par ses amants.

    #olympe_de_gouges #femmes #historicisation #misogynie #histoire #invisibilisation #grand_homme


  • Contre un Goncourt misogyne : le Femina, un prix tour à tour militant, volcanique et collabo
    https://www.franceculture.fr/litterature/prix-femina

    Nous sommes en 1904 et le jury du prix Goncourt, créé l’année précédente, s’apprête à décerner son deuxième prix. Avec son roman La conquête de Jérusalem, l’orientaliste Myriam Harry est jugée favorite. Lorsque les dix jurés attribuent finalement le prix à Léon Frapié pour son roman La Maternelle, la déconvenue est grande. Entre stupéfaction et indignation, les réactions ne tardent pas à se faire entendre.

    Vingt-deux femmes de lettres, présidées par la poétesse Anna de Noailles, se réunissent et décident d’instituer un prix pour revendiquer leur légitimité littéraire. Le 28 janvier 1905, elles remettent rétrospectivement le prix à Myriam Harry, acte de rébellion contre la misogynie des “dix du Goncourt”. Pour Sylvie Ducas, il s’agit clairement d’une revendication placée dans le registre du genre :

    Les femmes de lettres revendiquent leur droit d’entrée dans les sphères de légitimation littéraire et trouvent précisément dans le Goncourt le contre-modèle idéal avec lequel elles entendent rivaliser.

    “Pas de jupons chez nous !”, l’exclamation de Joris-Karls Huysmans dès les débuts du prix Goncourt donne à elle seule la température de l’époque. Une vingtaine d’années plus tard, la pilule n’est toujours pas passée, et certains journalistes ne reculent pas devant les métaphores animalières et autres dénigrements pour critiquer ce jury féminin. Dans sa thèse de doctorat consacrée aux prix Goncourt et Femina, Sylvie Ducas a analysé la virulence de la presse de l’époque. Ces mots publiés dans L’Humanité en 1925 en donnent un parfait exemple, le journaliste allant jusqu’à comparer le jury du Femina au "tribunal des pintades" :

    Il est un spectacle qui dépasse en horreur comique la réunion Goncourt, c’est l’assemblée de poules qui décerne le prix Femina - Vie Heureuse. Quelques femmes plus ou moins de lettres ont coutume de couvrir de fleurs, chaque année, l’écrivain assez heureux pour émouvoir leur épaisse sensibilité [...] Le ridicule des duchesses de lettres qui fut de tout temps notoire n’avait pas encore réalisé ce prodige : s’instituer en jury littéraire ! Ce doit être un bien beau tableau de moeurs, ce salon où ces Corine [sic] sans talent défendent chacun [sic] leur protégé et exaltent la gloire du romancier qui a su le mieux chatouiller leurs petites passions [...] Petits cris, piaillements, ces mots prennent toute leur valeur quand on a vu la photographie de ce grotesque comité, l’image de ces lourdes quadragénaires crevant de vanité sous leurs perles et dans leur graisse molle ; tout le sinistre d’un salon du monde uni au comique (un comique qui ne fait pas rire), au ridicule de bas bleus ratés et croulants [...] [au] snobisme du tribunal des pintades.


  • Brésil : vague d’agressions homophobes et contre les électeurs de gauche
    https://www.bastamag.net/Bresil-vague-d-agressions-contre-les-electeurs-de-gauche-et-les-personnes

    Tué de douze coups de couteau dans un café pour avoir déclaré qu’il avait voté pour le candidat de gauche. C’est le soir du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, le 7 octobre, que Romoaldo Rosário da Costa, 63 ans, activiste culturel de Salvador, dans le nord-est du pays, a perdu la vie. L’auteur du crime, de 36 ans, confesse à la police avoir une motivation #Politique : il est partisan du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. Après que le sexagénaire ait déclaré avoir voté pour le (...)

    En bref

    / #Droites_extrêmes, Politique, #Amériques