• La fantaisie des Dieux. #Rwanda 1994

    Une BD reportage sur le génocide des tutsis au Rwanda.

    Il n’y avait plus de mots. Juste ce silence. Épais, lourd. C’était un génocide, celui des Tutsis du Rwanda, le troisième du XXe siècle.

    Il faisait beau, il faisait chaud. Nous avions pénétré le monde du grand secret.

    Sur les collines de Bisesero, des instituteurs tuaient leurs élèves, des policiers menaient la battue. C’était la « grande moisson ».

    François Mitterrand niait « le crime des crimes ». Comment raconter ?

    http://www.arenes.fr/livre/la-fantaisie-des-dieux
    #BD #livre

    #génocide #crime_contre_l'humanité #France #François_Mitterrand #Mitterrand #silence #Opération_Turquoise #opération_humanitaire #extermination #Home_Saint-Jean #folie #organisation #déni #folie_raisonnée #Bisesero #Kibuye #Nyagurati #violence #guerre #guerre_civile #histoire

  • L’État français et le génocide des Tutsis au Rwanda

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/L-Etat-francais-et-le-genocide-des-Tutsis-au-Rwanda

    « L’État français a, par pur cynisme, choisi le camp qui lui apparaissait le plus à même de maintenir le Rwanda dans sa zone d’influence. » Raphaël Doridant et François Graner reprennent tous les éléments constitutifs de la complicité française rassemblés et analysés depuis vingt-cinq ans. Diplomatique, militaire, financière, médiatique, celle-ci remonte à la préparation du génocide, s’est poursuivie pendant et après. Idéologique même, puisque les responsables politiques et militaires français ont largement répandu la propagande hutue, la négation du génocide et celle de leur propre rôle.

    Ils reviennent sur l’histoire du pays. Avant la colonisation par l’Allemagne à partir de 1894, puis par la Belgique à partir de 1916, la société est articulée autour de groupes sociaux qui ne sont aucunement des catégories ethniques : les Hutus étaient agriculteurs, les Tutsis éleveurs et les Twas potiers. « Les Européens, imprégnés de l’idée de hiérarchie des races humaines, projettent ce paradigme sur les peuples qu’ils découvrent en pénétrant à l’intérieur du continent africain. » Les colonisateurs s’appuient sur une élite tutsie, assimilée à une « race » supérieure, pour asseoir leur domination et enseignent cette supériorité sur la base pseudo-scientifique du mythe d’un ancien peuplement hamitique éthiopien venu « civiliser » les « Nègres » de la région. Dans les années 1930, une immatriculation « éthique » est mise en place. (...)

    #Afrique #France #Rwanda #Hutus #Tutsis #génocide #archives #Mitterrand #Juvénal_Habyarimana #Interahamwe #DGSE

  • Rwanda : « On était venus empêcher la victoire de ceux qui combattaient les génocidaires » - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2018/03/15/rwanda-on-etait-venus-empecher-la-victoire-de-ceux-qui-combattaient-les-g

    Guillaume Ancel, capitaine de l’armée française en 1994, a participé à l’opération « Turquoise ». Il publie aujourd’hui un livre sur cette intervention qui, d’après son témoignage, visait à protéger le gouvernement rwandais en déroute.

    C’est un soupçon monstrueux qui ne cesse de ressurgir, depuis près de vingt-cinq ans : la France a-t-elle déclenché une opération humanitaire dans un pays d’Afrique avec comme but inavoué de sauver un gouvernement qui venait tout juste de massacrer près d’un million de personnes ? L’accusation peut paraître énorme. Elle revient pourtant régulièrement, comme un serpent de mer qui interroge, encore et encore, le rôle pour le moins ambigu de la France lors du génocide qui s’est déroulé au Rwanda en 1994.

    Cette année-là, dans ce petit pays de l’Afrique des Grands Lacs, une extermination est déclenchée contre la minorité tutsie du pays. Pour y mettre un terme, alors que la communauté internationale a vite plié bagage, il n’y aura que l’offensive d’un mouvement rebelle, le Front patriotique rwandais (FPR), formé quatre ans plus tôt par des exilés #tutsis. Contre toute attente, le #FPR fait reculer le gouvernement génocidaire. Et c’est au moment où le FPR semble proche de la victoire finale que la France décide soudain d’intervenir. Sous label « humanitaire ». Guillaume #Ancel y était. Officier intégré dans une unité de la Légion étrangère, il a participé à cette opération « #Turquoise », dont il raconte la face cachée, dans le livre qu’il publie aujourd’hui (1).

    Depuis que vous avez quitté l’armée en 2005, et même encore récemment, vous avez souvent témoigné sur l’opération Turquoise. Pourquoi publier encore un livre aujourd’hui ?
    Pour empêcher que le silence ne devienne amnésie, et sur les conseils d’un historien, Stéphane #Audoin–Rouzeau, qui m’a aidé à écrire ce livre. C’est le témoignage écrit cette fois-ci, de ce que j’ai vécu, ce que j’ai vu. En nous envoyant là-bas, personne ne nous a briefés avant le départ. On ne savait rien. C’est totalement inédit dans les pratiques de l’armée. Et ce n’est qu’en arrivant sur place qu’on a compris : en guise « d’action #humanitaire », on était d’abord venus pour stopper le FPR, donc empêcher la victoire de ceux qui combattaient les génocidaires. Qu’on a tenté de remettre au pouvoir, puis qu’on a aidé à fuir, avant de les réarmer de l’autre côté de la frontière au Zaïre [aujourd’hui république démocratique du Congo, ndlr]. C’est comme si à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le corps expéditionnaire français avait été envoyé aux côtés des nazis pour stopper, par exemple, l’avancée des troupes russes. En aidant les nazis à se réarmer, faute d’avoir pu finalement les réinstaller au pouvoir. L’opération Turquoise a été menée « au nom de la France ». Mais vingt-quatre ans plus tard, on refuse toujours d’en ouvrir les #archives. Pour quelle raison, si ce n’était qu’une simple opération humanitaire ?

    Au sein de l’armée il y a d’autres témoignages qui contredisent le vôtre…
    En réalité, il y a surtout très peu de témoignages. Beaucoup se taisent car il existe une culture du silence dans l’armée française, qu’on ne retrouve pas d’ailleurs chez les Anglo-Saxons. Il y a pourtant cet ancien officier du GIGN qui a raconté l’horreur d’avoir compris qu’il avait formé des troupes qui commettront ensuite le génocide. Parmi les anciens de Turquoise, certains, en revanche, répètent la parole officielle, par peur d’être mis en cause. Mais il y a aussi cet ancien commandant de marine qui, lui, explique clairement qu’il était là pour aider ceux qui commettent les massacres ! J’ai également des camarades qui avaient écrit au ministre de la Défense, à l’époque de l’opération, pour dénoncer le réarmement des troupes génocidaires en déroute. Ils se sont fait tacler.

    Mais pour quelle raison la France se serait-elle fourvoyée dans ce bain de sang ?
    Aucun responsable ne s’est réveillé un matin, en se disant « tiens je vais aider ceux qui commettent un #génocide ». Mais il y a eu une part d’aveuglement, dans le cercle étroit autour du président François #Mitterrand. Quand le génocide commence, la France vient de passer quatre ans aux côtés du régime rwandais. Sur place on a vu le fichage des Tutsis, on a su pour l’entraînement des miliciens, les premiers pogroms, simple répétition du « grand soir ». Et on n’a pas réagi. En revanche dès le début du génocide, des divergences apparaissent au sein même des services de renseignements : la #DGSE pointe tout de suite la responsabilité du pouvoir en place dans l’organisation de massacres et conseille de s’en dissocier. Puis, la direction du renseignement militaire va contredire cette analyse, tenter de détourner l’attention sur la responsabilité du FPR dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal #Habyarimana [attentat du 6 avril 1994, considéré comme l’événement déclencheur du génocide] avec une photo de missiles qui avait tout d’une manip.

    Or quand l’avion du président Habyarimana est abattu, après des mois de tensions, ce dernier venait justement d’accepter de partager le pouvoir avec le FPR. Au fait, pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé la boîte noire ? L’un des premiers sur les lieux du crash, c’est un officier français : Grégoire de Saint Quentin. Mais quand je l’ai rencontré et que je lui ai demandé ce qu’était devenue la boîte noire, il s’est brusquement refermé comme une huître. Il n’est pas en cause, on lui a ordonné de se taire.

    Vous refusez d’accuser vos anciens compagnons d’armes, qui n’auraient fait qu’« obéir aux ordres », mais vous évoquez aussi ce prisonnier qui aurait été jeté d’un hélicoptère pendant l’opération Turquoise. Est-ce que l’armée n’est pas parfois hors contrôle dans ces opérations ?
    C’est un cas particulier. Une équipe qui, je pense, a disjoncté toute seule. Pour le #Rwanda, ce qui est inquiétant, c’est ce lourd silence qui continue à s’imposer, et la gravité des faits qui pourrait impliquer une complicité de génocide. Mais aujourd’hui, alors que les questions sécuritaires sont de plus en plus fortes, on est de moins en moins informé sur les opérations militaires, en #Afrique notamment. Sur le moment c’est parfois périlleux de dévoiler les détails d’une opération. Mais après coup ? Si l’opinion, les médias, ne se montrent pas plus exigeants sur ce qui est fait en notre nom à tous, c’est la démocratie qui est en péril.
    (1) Rwanda, la fin du silence (éditions les Belles Lettres), 21 euros
    Maria Malagardis

    En parlant de soupçon au début de l’interview c’est comme si Libération découvrait ce que de nombreux livres, chercheurs et témoignages n’ont cessé de répéter depuis plus de 20 ans. Ce ne sont pas des soupçons, ce sont des faits avérés mais niés par les responsables politiques français contre toute évidence. Les mots sont importants.
    #françafrique #armée

    • déjà en 2014…

      Guillaume Ancel. Hanté par Turquoise - Libération
      http://www.liberation.fr/planete/2014/07/02/guillaume-ancel-hante-par-turquoise_1055863

      Il atterrit au bord du lac Kivu, à la frontière du Rwanda et de ce qui était alors le Zaïre (devenu république démocratique du Congo). Finalement, il n’y aura pas de raid sur la capitale. « Mais nous étions bien venus pour nous battre et trouver le moyen de sauver le pouvoir en place alors en pleine débandade », souligne-t-il. Quelques jours plus tard, un deuxième ordre pour stopper la progression des rebelles sera aussi annulé in extremis. « Ce n’est qu’après cette deuxième annulation que l’opération Turquoise devient vraiment humanitaire et qu’on va être encouragés à aller sauver des rescapés », explique-t-il. Il en garde le souvenir de s’être enfin rendu utile : « Chaque vie sauvée était une victoire. »Mais au niveau politique, un certain flou demeure. « On a renoncé à sauver ouvertement le régime génocidaire mais on lui a permis de traverser la frontière. Et on lui a fourni des armes », accuse l’ex-officier qui fut le témoin direct d’une livraison d’armes, « cinq à dix camions qui ont franchi la frontière dans la seconde partie de juillet. Moi, ce jour-là, j’étais chargé de "divertir" les journalistes présents sur place. »

    • Les archives de François #Mitterrand concernant la politique menée par la France au #Rwanda au début des années 1990 représentent des milliers de pages conservées aux #Archives nationales. Elles sont une source d’information potentielle sur ce que l’État français savait et a fait avant et pendant le génocide. Mais elles ne seront pas ouvertes avant 50 ou 60 ans : en attendant, une personne privée (Dominique Bertinotti), mandatée par François Mitterrand avant sa mort, décide ou non d’autoriser leur consultation, de façon variable et arbitraire, sans qu’il soit possible de déposer un recours contre ces décisions.

    • Après avoir épuisé tous les recours en France, François Graner s’apprête à saisir ce jeudi 14 décembre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour contester la réglementation française qui permet à la mandataire de l’ancien président François Mitterrand de refuser l’accès à des archives pourtant déclassifiées. A la veille de cette saisine, le chercheur et l’association Survie lui ont symboliquement apporté à l’Institut François Mitterrand une clé géante pour ce « second verrou », avant de demander à la CEDH de l’ouvrir à sa place.

      https://survie.org/themes/genocide-des-tutsis-au-rwanda/article/le-chercheur-francois-graner-et-l-association-survie-apportent-a-la-gardienn
      #Rwanda #génocide

  • #Rwanda : Hubert #Védrine a t-il incité à réarmer le camp du génocide ? - Libération
    http://www.liberation.fr/planete/2017/06/27/rwanda-hubert-vedrine-a-t-il-incite-a-rearmer-le-camp-du-genocide_1579903

    Dans la dernière livraison du magazine XXI, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry évoque l’existence d’un document compromettant pour l’actuel président de l’Institut François Mitterrand. Un document qui se trouverait dans les archives de l’Elysée et qui relance les spéculations sur le rôle de la France pendant le #génocide de 1994 au Rwanda.

    #françafrique #massacre #Mitterrand #colonisation

  • #François_Fillon et le #Cabinet_Noir
    https://reflets.info/francois-fillon-et-le-cabinet-noir

    C’était l’arme fatale pour déclencher sa réhabilitation. Un « cabinet noir » à la solde du pouvoir #Politique voulait détruire la candidature de François Fillon. Ce dernier a brandi cette accusation pendant l’Emission politique de France2. Il […]

    #Canard_Enchaîné #François_Mitterrand #giscard #Mitterrand #pompidou #Sarkozy

  • AFFAIRE SANKARA, la France doit accepter la levée du secret défense sans tarder ! - Thomas Sankara
    http://thomassankara.net/affaire-sankara-france-accepter-levee-secret-defense-tarder

    Le juge d’instruction burkinabè François Yaméogo chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara vient de lancer une commission rogatoire pour demander la levée du secret défense en France.

  • Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (2)
    https://reflets.info/democratie-fissuree-chroniques-dun-mauvais-eleve-de-la-republique-2

    La ré-élection de « Tonton » contre #chirac en 1988, est un moment amusant, presque décalé. Le Pen est déjà sorti du bois depuis les Régionales de 86 et notre manière à nous, une bande de potes un peu hasardeuse, de participer à cette mascarade, se fait en couvrant tous les murs de la ville un peu […]

    #France #Politique #Société #1984 #1989 #Béruriers_noir #Juppé #Mitterrand #Négresses_vertes #Neuromancien #OMC #Punk #Robocop #Tian'anmen #URSS

  • L’#Italie autrement...

    Entre délabrement et mouvement : Il faudrait que tout change…

    Cette semaine, « Histoire Vivante » apporte un éclairage à la situation politique de l’Italie d’aujourd’hui, une situation décryptée et expliquée par de jeunes acteurs de ce pays. Madeleine Rossi journaliste suisse free-lance en Italie nous emmène à la rencontre de quatre personnalités engagées qui se battent au quotidien pour que les choses changement dans leur pays.

    Dimanche 4 septembre 2015, vous pouvez découvrir sur RTS Deux : « Berlusconi et la mafia », un documentaire d’Olivier Toscer (France/2015) :

    « La brillante carrière politique, économique et médiatique de Silvio Berlusconi a toujours comporté sa part d’ombre. Depuis ses premiers succès dans l’immobilier jusqu’à l’avènement de ses TV commerciales, des soupçons de collusion avec la mafia ont attiré l’attention de nombreux juges. »

    Voici les détails des 5 émissions proposées par la RTS dans le cadre de son programme #histoire_vivante :
    Entretien avec #Paolo_Borrometi

    Entretien avec #Paolo_Borrometi à Rome, un journaliste sicilien dʹune trentaine dʹannées, collaborateur de lʹagence de presse Agenzia giornalistica Italia (Agi) et directeur du journal en ligne quʹil a fondé, #La_Spia (http://www.laspia.it). Licencié en jurisprudence, amoureux de son île, il vit et travaille entre Rome et la Sicile. Menacé et pris pour cible par #Cosa_Nostra, il vit sous #escorte_policière depuis août 2014. Une situation quʹil nʹaime guère évoquer, si ce nʹest avec pudeur et reconnaissance pour ses agents dʹescorte. Pourtant, il faut rappeler les menaces incessantes, dont la dernière en date, il y a quelques jours : deux cocktails Molotov soigneusement disposés de part et dʹautre de lʹarrivée de gaz de son domicile.

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/7042810-l-italie-autrement-1-5.html
    #mafia

    Entretien avec Giusi Badalementi

    Rencontre à Palerme avec #Giusi_Badalementi, 32 ans, tombée dans le bain de la politique dès le lycée, cette jeune femme déterminée et pugnace se bat pour la reconnaissance du Statut sicilien : thème méconnu en dehors de lʹItalie, mais essentiel à la reconnaissance dʹune forte identité sicilienne et dʹun statut dʹ#autonomie pourtant accordé à lʹîle au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. Elle défend sa vision dʹune #politique « différente », loin des petits et grands arrangements entre privilégiés, « fils de » et autres compromissions avec la mafia. Vision dʹune #Sicile qui doit retrouver son statut dʹEtat dans lʹEtat italien, et dont la richesse et la force pourraient bien aider lʹItalie à se relever. À condition que le reste du pays cesse de mépriser ce sud soi-disant attardé...

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/7042688-l-italie-autrement-2-5.html

    Entretien avec Daniele Marannano

    #Daniele_Marannano est le président du comité Addiopizzo ("adieu racket" : http://www.addiopizzo.org), fondé en 2004 par une bande dʹamis palermitains indignés par le phénomène de lʹimpôt mafieux. Enfant à lʹépoque où les juges Falcone et Borsellino ont été assassinés par la mafia sicilienne (1992), il appartient à cette génération qui a grandi avec cette « saison des massacres » et qui a eu le temps de mûrir une réflexion profonde sur les moyens dʹagir et de se rebeller contre un système criminel qui asservit toute une population. La devise de lʹassociation est dʹailleurs « une peuple entier qui paie le pizzo est un peuple sans dignité ». Aujourdʹhui, #Addiopizzo aide, suit et encourage des centaines de commerçants et entrepreneurs à sortir de cette spirale…

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/7042648-l-italie-autrement-3-5.html

    Entretien avec #Fabrizio_Lelli

    Rencontre à Trani avec Fabrizio Lelli, la petite cinquantaine, professeur dʹhébreu et de littérature hébraïque à lʹuniversité de Lecce. Erudit, presque à lʹancienne, il nous livre une réflexion humaniste et non sans humour sur lʹItalie dʹaujourdʹhui, la nécessaire recherche dʹidentité dans un pays secoué par de nombreuses crises et la perte de points de repères. Avec lui, nous convoquons lʹHistoire, de Frédéric II à lʹEmpire ottoman, en passant par la littérature israélienne contemporaine et les racines hébraïques des Pouilles. Lʹensemble forme un troublant miroir de la société italienne actuelle, confrontée à lʹarrivée massive de migrants, à un modèle de société « malade » et à ses racines - les vraies - trop souvent délaissées, comme ses valeurs religieuses et identitaires.

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/7042811-l-italie-autrement-4-5.html

    Entretien avec #Olivier_Toscer

    Aujourdʹhui rencontre avec Olivier Toscer, réalisateur du documentaire « #Berlusconi et la #mafia » que vous pouvez découvrir dimanche 4 septembre 2015 sur RTS Deux.

    « Berlusconi et la mafia » :

    En novembre 2013, après une condamnation définitive pour #fraude_fiscale, #Silvio_Berlusconi était déchu de son mandat de sénateur. Sa première condamnation définitive en trente-cinq ans de carrière…Des soupçons, des enquêtes, mais pendant des années, l’homme est passé au travers de tout. Etrangement. D’un revers de main, ou par un bon mot, il a réfuté chaque accusation. Et quand il n’achetait pas les juges, il modifiait les lois. En toute #impunité. Et si l’homme le plus puissant d’Italie n’avait été que l’homme de la mafia ?

    Novembre 1985. Les Français découvrent un homme d’affaires affable et charmeur, Silvio Berlusconi. En Italie, il est le roi de la #télévision_privée. A Paris, le président socialiste François Mitterrand vient de lui confier les rênes d’une nouvelle chaîne de #télévision, La Cinq. Si les pratiques financières douteuses de Berlusconi sont déjà connues du milieu audiovisuel, #Mitterrand lui, ne soupçonne pas qu’il appuie un milliardaire financé par la mafia italienne…

    Du roi de la télé-poubelle à l’aventurier qui s’est maintenu au centre de la vie politique italienne au cours de ces vingt dernières années, le destin de Silvio Berlusconi mêle tous les ingrédients d’un thriller politique à peine croyable. Ses relations incestueuses avec la mafia, son génie de la #corruption, sa guerre incessante avec l’Etat de droit et son mépris du qu’en dira-t-on, restent inégalés encore aujourd’hui, sur le Vieux Continent…

    Ce film se propose de raconter comment l’ombre de la mafia plane au-dessus de tout le parcours de ce Cavaliere qui avait cru pouvoir devenir Imperator (orgies romaines incluses).

    Au cœur de la comédie du pouvoir et dans les arrière-cuisines de l’argent sale, ce film expliquera comment le milliardaire qui se prenait pour le Jésus-Christ de la politique est peut être allé trop loin dans son ambition de faire main basse sur la troisième puissance européenne. Dans son désir fou, d’affermer tout un pays à ses propres intérêts, à son bon plaisir…

    http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/7042802-l-italie-autrement-5-5.html

    cc @albertocampiphoto @wizo

    • #film :
      "Berlusconi et la mafia, scandales à l’italienne"

      En février 1986, les Français découvrent un homme d’affaires au sourire charmeur et à l’aplomb inébranlable, Silvio Berlusconi. En Italie, il est déjà le roi de la télévision privée. A Paris, le président socialiste François Mitterrand vient de lui confier les rênes d’une nouvelle chaîne de télévision qu’il espère à sa main : La Cinq. Mais à l’époque déjà, la réussite du milliardaire italien est controversée et on le soupçonne déjà d’être lié à la mafia sicilienne. Au coeur de la comédie du pouvoir et dans les arrière-cuisines de l’argent sale, ce documentaire raconte comment la protection et l’argent noir de Cosa Nostra planent sur tout le parcours de Silvio Berlusconi depuis ses débuts dans l’immobilier à Milan jusqu’à sa réussite en politique en passant par son succès dans la télévision.

      https://www.youtube.com/watch?v=eSrZ1u-9t3Y

  • Perrault, notre génial architecte : Le Nouvel Observateur
    http://pierre-jourde.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/02/28/perrault-notre-genial-architecte-556774.html?xtor=RSS

    Perrault, notre génial architecte

    Quelle joie de lire ici, sur BibliObs, un vibrant hommage à la gloire de Perrault, l’architecte de cette Bibliothèque de France, grandiose réalisation soviétique que le monde nous envie ! « Tours édifiées à la plus sérieuse gloire du savoir humain » ! Ah oui, qu’il est « génial », comme l’écrit Didier Jacob, en toute connaissance de cause, notre Perrault national ! Des génies comme ça, même dans les Carpathes, on a du mal à en trouver. On se demande pourquoi le grand homme se donne encore la peine de « répondre aux critiques dont il a été l’objet ». D’ailleurs il n’y répond pas du tout, preuve, s’il en est, que ces critiques n’ont pas de consistance. Des grincheux et des réacs qui n’aiment pas l’architecture moderne.

    Les chercheurs (ces vieux rasoirs) qui fréquentent quotidiennement le temple édifié par ce « génial architecte » ne le critiquent pas. Je le sais pour les avoir fréquentés assidûment en ces lieux pendant quelques années. Non, tous, unanimement, qu’ils soient français, italiens, belges ou autres, se contentent de souhaiter, à chaque fois qu’ils doivent aller travailler là-dedans, que M. Perrault soit pendu à une de ses mirifiques tours. Tous se contentent de le traiter de malfaiteur et d’incapable cosmique. Tous osent même penser que son machin est la pire chose qui soit arrivée à la recherche depuis cinquante ans, au moins. Mais ce sont de vieux rasoirs. On ne va quand même pas édifier une bibliothèque pour les gens qui la fréquentent. Où irait-on ? Quant aux malheureux conservateurs, obligés de vivre là-dedans tous les jours, ils ne disent rien, ou à voix basse. On est bien obligé de défendre publiquement son outil de travail.

    Mais foin de ces jérémiades. Je me propose d’illustrer par quelques observations toutes pratiques, fruit d’une longue expérience, à quel point mon distingué confrère Didier Jacob a raison d’employer le qualificatif de « génial » à propos de Perrault.

    #architecture #BNF #Mitterrand #recherche

  • "La deuxième droite" avec Jean-Pierre Garnier

    Le 10 mai 1981, François #Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la #gauche tiennent jusqu’au fameux « tournant de la rigueur » en 1983. Dès #1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partis des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent « La #deuxième_droite » pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient « #deuxième_gauche », une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du #parti_socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le #Parti_de_Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

    http://vimeo.com/64979934

  • Emplois d’avenir, le gouvernement en appelle au secteur privé - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/tout-info-tout-eco/emplois-d-avenir-le-gouvernement-en-appelle-au-secteur-prive-982473-2013-

    Après les stages Barre, en 1976, après l’interdiction du #RMI aux moins de 25 ans par le #P.S (et une assemblée nationale unanime), en 1988, nos bons maitres restent toujours prêts à organiser les conditions du dressage à la précarité des entrants dans le #salariat.

    #précarité #emploi-d'avenir #jeunes #Michel_Sapin