• La Suisse a-t-elle joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones au Canada ? Céline Fontannaz/fgn
    https://www.rts.ch/info/suisse/12332224-la-suisse-atelle-joue-un-role-dans-le-scandale-des-pensionnats-autochto

    Le scandale des pensionnats autochtones au Canada soulève des questions jusque chez nous. Des religieux suisses en mission là-bas pourraient en effet être impliqués dans des conversions forcées d’enfants enlevés à leur famille, comme le soutient un historien suisse.

    A ce stade, s’il est difficile de l’affirmer avec certitude, l’historien Manuel Menrath, spécialiste des missions suisses en Amérique du nord, juge fort probable que la Suisse ait joué un rôle dans le scandale des pensionnats autochtones canadiens. 

    Pour écrire son dernier livre paru en 2016, il a en effet rencontré de nombreux indigènes canadiens étant passés par ces internats. Et plusieurs d’entre eux lui ont confié avoir été convertis au catholicisme par des missionnaires suisses.

    Histoire semblable aux Etats-Unis
    Autre indice qui laisse penser que des religieux venus de notre pays pourraient être impliqués : la même histoire s’est jouée aux Etats-Unis à la même époque, et là, elle est documentée depuis 2016.

    Une des figures majeures du volet américain s’appelle Martin Marty. En 1860, ce moine bénédictin de l’abbaye d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz, était parti dans l’Etat de l’Indiana pour fonder Saint Meinrad, une abbaye encore existante. Devenu par la suite évêque dans l’Etat du Dakota, son rôle a notamment été de convertir les enfants sioux au christianisme, comme le relate Urban Federer, lʹactuel abbé du monastère bénédictin dʹEinsiedeln.

    « Martin Marty a aussi fondé des internats où les enfants ont été enlevés à leurs parents », raconte-t-il au micro de Forum, déplorant le sort qui leur était réservé. « Le traitement des indigènes est diamétralement opposé au message des Evangiles, car on a séparé les enfants des parents. L’Eglise, à mon avis, a adopté cette attitude car elle pensait que la culture occidentale était supérieure à la culture indigène », détaille-t-il, se distanciant clairement des agissements de son confrère.

    Pour Urban Federer, qui a préfacé le livre de Manuel Menrath sur le rôle des missionnaires suisses aux Etats-Unis, la lumière doit désormais être faite. Ne serait-ce que par respect pour les descendants des victimes.

    « C’est vrai que les victimes ne vivent plus aujourd’hui, mais les conséquences sont encore là. Par exemple, des indigènes aux Etats-Unis et au Canada souffrent aujourd’hui d’alcoolisme et de pauvreté à cause de cette histoire », souligne-t-il.

    Excuses attendues de l’Eglise
    Du côté de la Conférence des évêques de Suisse, elle ne se prononce pas et renvoie aux ordres religieux. Ce sont eux qui sont partis au milieu du 19e siècle craignant pour la survie de leurs monastères, au moment où s’opposaient conservateurs et radicaux dans notre pays.

    « C’est vrai que la Conférence des évêques de Suisse n’a jamais envoyé des missionnaires aux Etats-Unis et au Canada », confirme Urban Federer.

    Quoi qu’il en soit, les indigènes canadiens espèrent des excuses de l’Eglise. Urban Federer veut croire que le pape François trouvera le moment opportun pour présenter le mea-culpa de l’Eglise, comme il l’avait fait en 2015 en Amérique du Sud, lorsqu’il avait transmis ses excuses au nom de l’Église catholique pour les « péchés » et les « blessures » infligées aux peuples autochtones lors de l’arrivée des colons européens.

    #civilisation #canada #Suisse #conquête, #confinement, #destruction #Solution_Finale #génocide #stérilisation #indiens #innuits #femmes #enfants #hommes #tuberculose #stérilisation #pensionnats #sévices #viols #meurtres #expériences_médicales #églises #prêtres #moines #pasteurs #religieuses #docteurs #capitalisme #pensionnats #extermination

  • What can fungi teach us ? | DW Documentary
    https://www.youtube.com/watch?v=PbcIQpmiZ3Y

    Fungi are true survival specialists. They can live without air and sunlight, and cope with heat and cold. Some species of fungi even emit radiation. So what lessons do fungi have for the people who study them?

    Fungi belong to some of the oldest living organisms on Earth. There are over 120 thousand known species of fungi, and it’s estimated there could be far more - over six million worldwide. And they’re everywhere - out-of-doors, and in the bodies of humans and animals.

    Some researchers believe that fungi can provide clues as to how humans can better adapt to global warming, because they’ve survived every major climate change that’s taken place over the course of millions of years. Professor Vera Meyer, of the European think tank EUROFUNG says, “We must more precisely examine and exploit the diversity of fungi.” The scientists have another objective as well: They hope to use fungi to develop innovative, organic production methods. In the not too distant future, it may be possible to “grow” fungi-based fabrics, packaging, furniture and perhaps even building materials.

    What is known as fungal biotechnology has long played a major role in the chemical and pharmaceutical industry. Yeast fungus is the primary component of bread and beer. Other fungi are used to produce enzymes to make food, detergents, paper and medicines. Life-saving penicillin is based on mold fungi, and fungal components could be used to develop the next generation of antibiotics. Yet when spores cause mysterious diseases, a fungus among us can also pose a serious health threat.

    Le fait que peu de champignons sont pathogènes pour l’espèce humaine s’explique par notre température interne, trop élevée pour la plupart des champignons. Mais le réchauffement climatique, en entraînant leur adaptation, pourrait modifier ce fait.

    #champignons #mycoses #moisissures #climat

  • Himalaya, Land of Women

    At an altitude of nearly 4,000 meters, #Sking is one of the most isolated villages in the Himalayan region of #Zanskar. In just three months, from August to October, the Zanskaris have to harvest and store all their food for the coming year. All the women-young and old alike-work nonstop, from dawn to dusk, and worry about the arrival of winter.

    Filmed from the point of view of a subjective camera by a young female ethnologist, Land of Women offers a sensitive and poetic immersion in the life of four generations of women during harvesting season. We share their rare intimacy and gradually grow attached to them.

    https://www.youtube.com/watch?v=NPic_MsN-y8

    #film #film_documentaire #film_ethnographique
    #Marianne_Chaud #montagne #Himalaya #femmes #récolte #été #moisson #Inde

  • L’indescriptible histoire des pensionnats indiens Siwel
    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

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    1859 : le jésuite Paul Durieu, installé en Colombie Britannique, prévoit d’exterminer tous les chefs indiens non chrétiens. Un modèle qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.

    1862-63  : épidémie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur évêque, John Sheepshanks, qui a inoculé le virus à des enfants amérindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premières missions protestantes chez les indiens. C’est aussi la première guerre bactériologique connue de l’histoire, et elle a permis à des chercheurs d’or de piller les terres de ces milliers d’indiens assassinés.

    1870  : la couronne anglaise donne les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.

    1873  : on établit une force armée (la police montée) qui a parmi ses attributions de refouler tous les indiens dans des réserves, et cela tout le long de la voie ferrée qui traverse le pays.

    1876  : l’Indian Act retire aux indiens le statut de citoyens. Ils ne peuvent pas voter, sont considérés comme mineurs et ne peuvent aller en justice.

    1886  : les cérémonies indiennes sont interdites.

    1889  : les écoles indiennes sont interdites, les enfants doivent aller dans pensionnats destinés aux autochtones.

    1891  : premiers décès en masse d’enfants indiens dans les pensionnats à cause de tuberculose non soignée. Le gouvernement canadien ne s’en soucie pas.

    1905  : plus d’une centaine de ces pensionnats sont actifs au Canada.

    1907  : le Dr Peter Bryce qui est médecin chef aux Affaires Indiennes, fait une étude de la santé des enfants dans ces pensionnats. Il en ressort que plus de la moitié (entre 35 et 60%) des enfants meurent à cause de tuberculose qui y est introduite délibérément par le personnel. Le DrBryce parlait d’un « crime national »[1]. En parallèle, le chef des affaires indiennes Duncan Scott, cherchait une solution finale au « problème indien », ce peuple vu par lui comme une sous race.
    C’est d’ailleurs lui qui a fait passer le rapport Bryce à la trappe. Tout cela était donc intentionnel, et le virus était introduit exprès, afin d’éradiquer les indiens.

    1910  : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux catholiques, anglicans, presbytériens et méthodistes.

    1919  : fin des examens médicaux dans les residential schools.

    1920  : tous les enfants de plus de 7 ans doivent être envoyés dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende[2]. Là, la moitié de leurs enfants mouraient.

    1925  : création de l’Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde. Elle est financée par la couronne d’Angleterre. Elle hérite de tous les pensionnats et des terres volées par les méthodistes et les presbytériens.

    1928  : loi sur la stérilisation en Alberta, qui permet de stériliser les enfants des pensionnats à leur insu sur décision d’un curé. Au moins 2.800 enfants ont ainsi été mutilés. Une loi similaire est adoptée en 1933 en Colombie Britannique. Dans les années 30, c’est le boom des pensionnats, il y en aurait environ 130 dans le pays.

    Janvier 1939  : les enfants Cowichan servent de cobayes à des expériences menées par des médecins allemands au pensionnat Kuper Island à l’ile de Vancouver. Le foyer était tenu par des catholiques allemands. Dans les années qui suivent, un futur premier ministre canadien s’est occupé de définir le génocide de manière à ce que le génocide des amérindiens ne rentre pas dans ce cadre.

    1946-1952  : des centaines de médecins nazis et SS obtiennent la nationalité canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent à peine à sortir). Et beaucoup ont mené leurs expériences dans les pensionnats d’indiens, centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron, qui a travaillé sur les projets de manipulation mentale de la CIA MK ultra et Monarch. Sur les patients, on teste l’usage de drogues, les électrochocs, la privation de sommeil, les chocs traumatiques, cela pour développer la manipulation mentale.


    1956  : un survivant de la Lincoln Royal Canadian Air Base à Calgary (Alberta) dit qu’un médecin qui avait un tatouage SS a torturé des enfants à mort, dont des enfants indiens amenés par les policiers du RMMP (la police montée canadienne royale), venant des pensionnats catholiques. Des survivants des bases militaires de Suffield en Alberta, de Nanaimo en Colombie Britannique, de l’hôpital psychiatrique Lakehead en Ontario évoquent des faits similaires.


    1962 – 1971  : des milliers d’enfants indiens sont enlevés à leurs familles dans le cadre du programme « sixties scoop » qui aurait concerné officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d’adoptions forcées aux Etats-Unis ressemble beaucoup à « Sixties Scoop », ces rafles d’enfants qui pourraient n’avoir été qu’un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont été dissimulées.

    1970  : suite à des révoltes, le gouvernement cède l’éducation des enfants indiens aux communautés indiennes, petit à petit. En 1972, les affaires indiennes ordonnent la destruction de tous les dossiers personnels des indiens, y compris l’origine et les documents de propriété. En 1975, la majorité des pensionnats étaient sortis de l’orbite des catholiques. Pourtant, les abus ont continué dans de nombreux établissements passés aux autochtones, à savoir des écoles maternelles. Le dernier pensionnat ferme en 1996.

    1980  : suite à la pression des indiens, le gouvernement établit une assemblée fantoche de chefs non élus, qui ne cherche pas à enquêter sur les abus commis contre les indiens, ni à demander la souveraineté du peuple indien.

    1986  : l’église unie du Canada demande "pardon". Mais elle ne veut pas indemniser ses victimes.

    1989  : Nora Bernard, qui a survécu au pensionnat de New Brunswick, démarre les poursuites contre l’église catholique canadienne et le gouvernement. Elle a été assassinée en décembre 2007[3], juste avant les « excuses » du gouvernement pour les pensionnats. Nora Bernard a quand-même été à l’origine de la plus grosse ‘class action’ du Canada, représentant 79.000 survivants[4].

    1993 – 1995  : des indiens parlent publiquement de meurtres d’enfants à l’école St Andrews de Port Alberni, qui était gérée par l’Eglise catholique du Canada. C’est là qu’officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tombé sur une transaction foncière entre le gouvernement et l’église qui achetait, concernant des terres volées aux indiens. Annett est renvoyé à la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d’enfants battus à mort dans un autre pensionnat.

    1996 – 1998  : Annett rend publics des centaines de témoignages rapportant des crimes dans les pensionnats. A partir de là, il a plein d’ennuis (divorce, procès…). Des procès intentés par des survivants suivent malgré tout. Des indemnités commencent à tomber pour les 86.000 survivants, écœurés de voir qu’on tente d’acheter leur mémoire. Et des millions de dollars de subventions diverses et variées pleuvent sur les réserves indiennes. Mais l’argent a été très mal réparti, et souvent accaparé par les chefs tribaux et autres administrations.

    2000  : comme 10.000 survivants avaient porté plainte, l’église du Canada a demandé au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d’assumer la responsabilité première pour les crimes commis dans les pensionnats. De nombreux tribunaux refuseront d’ailleurs aux indiens le droit de poursuivre l’Eglise.

    2002  : l’Eglise mène une campagne de propagande pour dire qu’elle sera ruinée si elle doit assumer les conséquences des poursuites. Du coup, le gouvernement a pris l’entière responsabilité des crimes, y compris les compensations financières.

    2005  : des survivants désignent à Annett des lieux de sépultures de masse, autrement dit des charniers, proches d’anciens pensionnats de Colombie Britannique. On monte alors « Friends and relatives of the disappeared » (amis et proches des disparus). Le film Unrepentant est réalisé à partir des travaux d’Annett.

    2007  : le gouvernement met en place une commission de réconciliation et de vérité, qui refuse de dédommager plus de la moitié des survivants.

    Juin 2008  : sous la pression, le gouvernement « s’excuse » pour les crimes, tout en cherchant à les minimiser. Il n’est toujours pas question de faire payer l’Eglise.

    2009  : un témoin de meurtre d’enfant, Johnny “Bingo” Dawson, est assassiné par la police, qui l’avait menacé au cas où il parlait.

    2010  : les contacts entre les survivants de l’Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il apparaît clairement que Ratzinger, le pape, a œuvré toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.

    2012  : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la « réconciliation » et de la « vérité », les actions en Justice vont démarrer sérieusement. Au passage, précisons que les survivants des résidential school conchient littéralement la « Truth and reconciliation commission » qui tente de les enfumer depuis quelques années déjà, à grands coups de subventions. Et aujourd’hui, on ne connait toujours pas le nombre d’enfants qui sont passés dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 à 200.000 enfants.


    2. Le génocide

    On peut parler de génocide par bien des aspects. Notamment parce qu’on retrouve dans celui des indiens du Canada les trois phases habituelles : conquête, confinement, destruction. Mais celui des indiens a duré longtemps et a fonctionné par vagues successives, sous le couvert de la religion et de l’éducation. Les survivants parlent de camps de concentration chrétiens.

    En 1910, la plupart de la centaine de pensionnats (les residential school) dans lesquels sont envoyés les enfants indiens du Canada est dans le giron de l’Eglise catholique romaine. Ces pensionnats étaient de véritables mouroirs, où le taux de décès était encore pire que dans les camps de concentration nazis : d’après les chiffres disponibles, il apparaît que plus de la moitié des enfants y mouraient chaque année, et cela durant un bon demi siècle (contre 15 à 20% par an dans les camps de concentration). Duncan Scott l’a écrit en 1910 : les décès massifs de ces enfants indiens dans les pensionnats sont « en accord avec la politique du ministère, qui est orientée vers la Solution Finale du problème Indien ».

    Et cette Solution Finale a été assez efficace : entre 1900 et 1960, le taux de mortalité des enfants indiens de ces pensionnats oscillait entre 40 et 60% par an. Pendant soixante ans, ce taux est resté le même, malgré les « progrès de la médecine » et la fertilité des terres sur lesquelles étaient installées ces « écoles ». Bien sûr, l’Etat a tout fait pour dissimuler cette réalité. Quelques années plus tard, ce concept de « Solution Finale » a été repris par les Nazis.
    De plus, de 1920 à 1930, en plein cœur du massacre, les inspections médicales ont carrément été suspendues dans les pensionnats. Au total, entre 1890 et 1996, ce sont de 50 à 100.000 enfants qui sont morts dans ces endroits lugubres.

    Et puis, il y a eu cette politique de stérilisation[5]. Des centres de stérilisation ont existé, dans lesquels les jeunes gens étaient drogués et stérilisés, surtout s’ils n’étaient pas chrétiens. Mais tous les registres concernant ces stérilisations ont été détruits à partir de 1995, quand l’enquête de l’Etat a démarré. Les garçons étaient parfois mis devant des rayons X intensifs afin d’être rendus stériles, ou bien on leur faisait boire des poisons.

    Et quand les bébés, souvent le fruit de viols par les pasteurs et compagnie, naissaient quand-même, on les tuait.


    Toutefois, ce processus de stérilisation n’a pas pris fin avec les écoles résidentielles. Royce White Calf, un ancien Lakhota qui a été juge au Tribunal concernant ces pensionnats en juin 1998 à Vancouver, estime qu’entre un tiers et la moitié de toutes les femmes aborigènes du Canada Ouest et de l’Alaska ont été stérilisées par des méthodes intrusives physiques ou chimiques autour de 1980.

    Le taux de stérilisations chimiques administrées sous couvert de vaccins parmi les indigènes a en fait augmenté depuis cette époque, particulièrement dans le tiers monde, sous des programmes relativement secrets conduits par l’OMS et les Nations Unies. Même après 1980, les stérilisations ont continué, mais de manière plus cachée encore.

    Aujourd’hui, on « vaccine ». Mais dans le vaccin, il n’y a parfois que du produit stérilisant. Annett explique « En 2004, on a découvert que l’Organisation Mondiale de la Santé a administré pendant des années des substances stérilisantes en même temps que les vaccins contre la grippe et la polio, aux femmes indigènes des Philippines et de nombreux pays d’Afrique. De la même façon, plus de 40.000 hommes et femmes Inuits ont été rendus infertiles par le Département de la Santé des USA (US Health Department) entre 1986 et 1993 après qu’on leur ait administré un sérum nommé Heptavax, une drogue de stérilisation interdite dans la plupart des pays du monde ».

    Accessoirement, la définition du génocide, révisée par le canadien Raphael Lemkin, a fini par insister sur la notion d’intention : pas de génocide si l’intention de faire un génocide n’est pas clairement prouvée. Ce qui permettait à celui des indiens de passer à la trappe de l’histoire. Même la dernière loi concernant le crime de génocide passée en 2000 au canada interdit toute poursuite contre l’Etat canadien si le génocide imputé date d’avant 2000. Si bien qu’avant 2000, le génocide était légal au Canada, comme sous le IIIe Reich.
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    Source : https://www.siwel.info/le-canada-demande-pardon-aux-peuples-autochtones-lindescriptible-histoire-de

    Notes
    [1] En fait, Bryce n’a parlé de crime national dans un rapport publié après sa retraite, en 1922.

    [2] Cette obligation vient probablement du fait qu’autrement, les enfants s’échappaient dès qu’ils le pouvaient pour retourner dans leurs villages.
    [3] On a d’abord dit qu’elle était morte de causes naturelles, avant d’accuser son petit fils, qui a été envoyé en prison.
    [4] Le Canada a réglé les poursuites en 2005 pour 5 milliards de dollars.
    [5] Mais la stérilisation des populations indiennes a également lieu aux Etats Unis, au Perou et en Asie. Cela, ce sont les faits connus et prouvés. Sommes-nous certains qu’on n’est pas victimes du même processus en Europe, où certaines études montrent qu’un tiers des hommes sont stériles dans certains pays. On a appris aussi que des indiens guatémaltèques ont été contaminés avec des maladies comme la syphilis pour ensuite rentrer chez eux et permettre de voir comment évolue la maladie.
    [6] Sur une liste de 250.000 décès depuis le XIXe siècle, ce qui laisse penser que plus de 200.000 enfants sont passés dans ces pensionnats.
    [7] Cela a été confirmé par des recherches dans les archives militaires, effectuées par le sergent Gasseau du National Investigation Service de l’armée en 1994. Bizarrement, ce militaire a ensuite nié tout ce qu’il avait dit auparavant. Sara a même été menacée de poursuites par le gouvernement, afin de la dissuader de demander réparation. Aujourd’hui, elle et son mari doivent vivre cachés et sont harcelés par le gouvernement.
    [8] Deux juges de la cour suprême de la Province avaient été un peu embêtés pour avoir violé des enfants indiens, mais finalement ce sont ceux qui les avaient poursuivis qui ont été détruits.
    [9] Les toutes premières disparitions remontaient 1978, mais la gendarmerie n’a commencé à enquêter qu’en 1999.
    [10] Ce fut le cas par exemple pour Danielle Larue, disparue à 25 ans début 2003. Il a fallu plus de six mois pour que la police s’interroge. Ses ancêtres étaient des chefs héréditaires de la tribu Neskonlith, chassés par l’Etat. Son père a été dans les pensionnats où il a été maltraité, et il été parmi les premiers à signer le recours collectif contre l’Etat. Mais, il est devenu alcoolique et délinquant. La grand-mère paternelle de Danielle a été assassinée quand son père était encore bébé. Danielle, son frère et sa sœur ont donc été placés et séparés très jeunes, car leur père alcoolique était violent. La mère est partie, mais il était déjà trop tard pour récupérer ses enfants. Les trois enfants ont été violés et maltraités dans ces centres, si bien que Danielle a fini par les enlever pour les protéger, alors qu’elle avait seulement 10 ans. Peu après, de retour en foyer, Danielle a commencé à se prostituer pour avoir un peu d’argent. Puis elle est tombée dans l’héroïne, de même que sa jeune sœur. A ce moment, Danielle n’avait pas 18 ans. Les choses se sont sérieusement gâtées quand Danielle a commencé à aller chercher de la drogue dans la banlieue pauvre de Downtown Eastside à Vancouver. Là d’où viennent beaucoup de disparues. Quant à leur frère, il affichait déjà plus de 18 condamnations à 19 ans.
    [11] Un serial killer a qui on a imputé quelques unes des disparitions du highway 16, mais il ne serait certainement pas le seul à avoir sévi dans le coin même si on le soupçonne d’une soixantaine de disparitions. Arrêté en 2002, il vient d’une famille de dingues, et ses frères Steve, Dave et Willie ne sont pas en reste. Mais là encore, l’enquête est des plus poussives : pas mal de témoins ont vu des flics amener des victimes dans la ferme familiale de 17 ha, semble-t-il, et il travaillait, semble-t-il encore, avec beaucoup de monde. Ajoutons aussi que Pickton tuait déjà des prostituées dans les années 90 – 2000, mais bien sûr la police ne l’a pas arrêté.
    Source AFP & Wikisrik / Canada : le massacre du peuple indien passe par la destruction et l’exploitation de leurs enfants

    #civilisation #canada #conquête, #confinement, #destruction #Solution_Finale #génocide #stérilisation #indiens #innuits #femmes #enfants #hommes #vaccins #polio #Heptavax #tuberculose #stérilisation #pensionnats #sévices #viols #meurtres #expériences_médicales #églises #prêtres #moines #pasteurs #religieuses #docteurs #capitalisme #pensionnats #extermination

    • Deux églises catholiques brûlées sur des terres autochtones en Colombie-Britannique

      Deux églises catholiques installées dans des territoires autochtones de Colombie-Britannique ont été détruites dans la nuit de dimanche à lundi lors d’incendies « suspects », a annoncé lundi 21 juin la police fédérale canadienne, qui a lancé une enquête.
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      Ces deux incendies interviennent quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone géré par l’Église catholique à Kamloops, dans cette province de l’Ouest canadien. Cette découverte a relancé les appels au pape et à l’Église à présenter des excuses pour les abus et violences dont ont souffert les élèves de ces pensionnats, où ils étaient enrôlés de force pour être assimilés à la culture dominante.
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      Source : https://www.lefigaro.fr/international/deux-eglises-catholiques-brulees-sur-des-terres-autochtones-en-colombie-bri

  • Est-il vrai que les clients des terrasses des restaurants et bars ne pourront pas aller aux toilettes à l’ouverture, le 19 mai ? – Libération
    https://www.liberation.fr/checknews/est-il-vrai-que-les-clients-des-terrasses-des-restaurants-et-bars-ne-pour

    Suite la publication de notre article, un lecteur nous a signalé avoir entendu cette affirmation sur la chaîne Cnews dans la bouche des présentateurs Pascal Praud et Laurence Ferrari. Effectivement ce 11 mai, dans l’émission L’heure des pros, Pascal Praud a dit : « Vous vous rendez compte, que les restaurants... Interdiction d’entrer dans les restaurants, les toilettes sont fermées ! (...) On n’aura pas le droit d’aller au restaurant. C’est écrit hein ! Moi j’invente rien ». Peu avant 18 heures, sa collègue Laurence Ferrari a réaffirmé en annonçant les sujets des débats de son émission : « Enfin le déconfinement pour les nuls. Les terrasses des restaurants ne pourront rouvrir qu’à moitié à partir du 19 mai, et avec pour les clients une interdiction d’aller aux toilettes à l’intérieur. Sans oublier les remontées mécaniques des stations de skis qui pourront elles rouvrir à partir du 30 juin. L’administration française dans toute sa splendeur. »

    #moi_je_n’invente_rien

  • French monks locked down with 2.8 tonnes of cheese pray for buyers | Cheese | The Guardian
    http://www.theguardian.com/food/2021/mar/26/french-monks-locked-down-tonnes-cheese-pray-buyers-online
    https://i.guim.co.uk/img/media/4f961594f3da378c6d12a6bb5bb95c9241629cef/0_1446_3871_2321/master/3871.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    A French monastery in the heart of Burgundy has launched an emergency online sale to get rid of thousands of its artisanal cheeses, which are languishing in its cellars as Covid-19 keeps buyers away.

    The Cîteaux Abbey, just south of Dijon, birthplace of the Cistercian Catholic order, usually sells its raw-milk, semi-soft discs only to restaurants or visitors to its on-site shop. But a drop in demand since the coronavirus crisis erupted last year has left the abbey’s 19 Trappist monks with 4,000 cheeses too many, a 2.8-tonne problem.

  • People Are Touting Their Covid Vaccines in Their Tinder Bios | Washingtonian (DC)
    https://www.washingtonian.com/2021/02/09/people-washingtonians-promoting-their-covid-vaccine-on-dating-apps-ti

    Y’a un truc qui m’étonne : les vaccins, même aux US sont réservés aux personnes âgées. N’y aurait-il des lacunes dans l’affaire, et des jeunes gens bien portants, mais aisés, ne pourraient-ils pas profiter de vaccins ? Certes, on parle ici de professions « à risque », comme les pompier. Mais si la mention d’une vaccination se répand sur les sites de rencontre, cela veut certainement dire qu’on est au delà de professions spécifiées...

    Goodbye guy-with-a-fish photos, hello vaccinated first responders!
    Written by Ellen O’Brien
    | Published on February 9, 2021

    In pre-Covid times, dropping an impressive line into your dating app profile required creativity, interesting personal experiences, and humor. But these days, it only requires three words and two doses—”I am vaccinated.”

    Yep, slipped in between jokes about 5-in-1 body wash, commentary on Scrubs, and odes to home cooking, DC people on Tinder, Bumble, and Hinge are promoting their immunization status to potential matches.

    “<COVID Vaccinated>,” reads the bio of a local firefighter.

    A doctor’s bio features a photo of him in PPE and the line, “Resident in Emergency Medicine (vaccinated!)”

    A postdoctoral research fellow says he’s bored of the pandemic, “let’s do [something] fun together. #vaccinated.”

    A 20-year-old who we can only assume works in the pharmaceutical industry (other interpretations of “I sell drugs legally” are welcome) drops it in the first line of his bio: “got the vaccine :).”

    This guy decided to brag about the m.o. on Twitter:

    getting the vaccine has made me the most powerful man on DC dating apps

    — jack (@jackinthe202) January 29, 2021

    Since the first Covid-19 vaccine doses were given in December, the number of people across the country mentioning the words “vaccine” or “vaccinated” in their Bumble profiles has steadily increased, a spokesperson for the company told me in an email.

    She didn’t have specific data for the District. But here’s what I can tell you, after swiping through hundreds of profiles of straight men in and around the District. I never spotted a photo of someone actually receiving the vaccine, nor did I see any photos of someone’s personal vaccination cards. But the guys who are crowing about it have jobs that match up with those prioritized for vaccination by the District—doctors, firefighters, and public health workers.

    #Vaccination #Sites_rencontre #Bio_Tinder #Moi_Moi_Moi

  • RSA pour les moins de 25 ans : pas la « bonne solution » selon Bruno Le Maire
    https://www.sortiraparis.com/actualites/coronavirus/articles/240916-rsa-pour-les-moins-de-25-ans-pas-la-bonne-solution-selon-bruno-

    [Sur] l’élargissement de l’allocation du RSA aux tranches d’âges plus jeunes (dès que l’on a atteint la majorité), le ministre répond que l’on "construit sa vie par l’emploi que vous trouvez, par l’engagement que vous avez dans votre profession, c’est ça qui vous fait grandir" explique Le Maire. Selon lui, quand on "a 18 ans, ce qu’on veut, c’est un travail", insistant que le fait que les jeunes de moins de 25 ans veulent "une rémunération de son travail, pas une allocation" .

    A 18 ans, Le Maire intégrait une classe prépa. Il passe par l’ENA et finit ses études à 29 ans, sans s’être trop précipité vers l’emploi. Et pour cause, il est le fils d’un dirigeant de Total et a intégré l’ENS à 20 ans. Il touchait donc un salaire de fonctionnaire de plus de 1500€. Sortir d’ENS/ENA cela fait des années de cotisations retraite, contrairement aux autres années d’études et à celles de RSA ou d’autres formes de chômage non indemnisé.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Le_Maire

    #ministre #RSA #revenu #droits_sociaux #jeunes #travail #emploi #apprentissage

  • Semer le trouble. #Soulèvements, #subversions, #refuges

    On étouffe. La situation n’est pas tenable. Nous courons à la catastrophe. L’effet de sidération paralyse les velléités d’action. Ce contre quoi nous avons des raisons de nous insurger semble se fondre dans un même mouvement global, une lame de fond irrépressible. Quels moyens possédons-nous pour semer le trouble dans la mécanique des rapports de domination ? Ce numéro fait appel à notre expérience collective des techniques de lutte et enquête sur les foyers de résistance qui s’élaborent et opposent aux gouvernementalités de nouvelles priorités, d’autres perspectives. Les collectifs travaillent leurs outils autant que leurs convictions ; ils suspendent le temps, par adaptation ou détournement de choses et de dispositifs. Comment la « mésentente », qui vient troubler l’idylle consensuelle de la politique, se trouve-t-elle instruite et équipée par les gestes et les instruments propres aux mouvements de lutte ?
    Ce numéro est élaboré dans le contexte de la mobilisation contre des réformes qui mettent en danger la vitalité de l’enseignement supérieur et de la recherche. Par cette matérialisation, en revue, d’un désaccord têtu, Techniques&Culture propose un répertoire non exhaustif des actions qui sèment et cultivent le trouble.

    https://journals.openedition.org/tc/14102

    Sommaire :

    Annabel Vallard, Sandrine Ruhlmann et Gil Bartholeyns
    Faire lutte

    Matthieu Duperrex et Mikaëla Le Meur
    Matières à friction et techniques de lutte [Texte intégral]
    –—
    Voies du #soulèvement

    François Jarrige
    #Sabotage, un essai d’archéologie au xixe siècle

    Maxime Boidy
    Qu’est-ce qu’un #bloc en politique ?

    Violaine Chevrier
    Occuper et marquer l’#espace. Des « #cortèges_de_tête » aux #Gilets_jaunes à #Marseille

    –—
    Fragments de lutte

    Başak Ertür
    La #barricade

    Lucille Gallardo
    Simuler et politiser la mort : le #die-in

    Claire Richard
    Les #Young_Lords et l’offensive des #poubelles

    Thomas Billet, Leny Dourado et Agnès Jeanjean
    La #colère des #blouses_blanches

    Sandra Revolon
    #Game_of_Thrones

    Magdalena Inés Pérez Balbi
    « Que le pays soit leur prison ». Les #escraches contre les génocidaires en #Argentine

    Yann Philippe Tastevin
    Le pneu au piquet

    –—

    #Arts de la subversion

    Catherine Flood
    #Disobedient_Objects. Exposition indisciplinée

    Umberto Cao
    « Résistances électriques » Le mouvement “Luz y Fuerza del Pueblo” au #Chiapas (Mexique)

    Lucie Dupré
    Faire lutte de tout arbre

    Thomas Golsenne
    Politiques de la #craftification

    –—

    Fragments de lutte

    Zoé Carle
    Affiche-action ! La longue histoire des luttes contre le #logement_indigne à Marseille

    Élisabeth Lebovici
    « Je suis… Et vous… »

    Jean-Paul Fourmentraux
    La #sous-veillance, Paolo Cirio

    Nicolas Nova et Félicien Goguey
    Le #black_fax et ses dérivés

    Pierre-Olivier Dittmar
    Du mur de post-it à l’ex-voto. Les signes publics des #émotions_politiques

    Mikaëla Le Meur
    À cause de #Macron. La #désobéissance en kit

    Georges Favraud
    Du #conflit public à la force des intériorités. Stratégies taoïstes de la lutte

    –—

    Refuges et pratiques réparatrices

    Perrine Poupin
    Prendre soin des manifestants. Les #street-medics dans le mouvement des Gilets jaunes

    Joanne Clavel et Camille Noûs
    #Planetary_Dance d’#Anna_Halprin. Étoile d’une constellation kinesthésique et écologique

    Madeleine Sallustio
    #Moissons conviviales. Chercher l’#autonomie en #collectif_néo-paysan

    Raphaële Bertho et Jürgen Nefzger
    Jürgen Nefzger, activiste visuel sur le terrain de la tradition paysagère

    –---
    Fragments de lutte
    Sandrine Ruhlmann
    Composer pour résister ou exister en #Mongolie

    Sébastien Galliot
    Plein le dos. Un réseau militant de chair et de papier

    Soheil Hajmirbaba et Le consortium Où Atterrir ?
    S’orienter dans la description de nos terrains de vie

    Irène Hirt et Caroline Desbiens
    Exister sur la mappemonde. Cartographies autochtones

    Edgar Tasia
    Le #Gamarada. Dispositif de #résilience, incubateur de #résistance

    Florent Grouazel
    Les subsistances

    #revue #résistance #lutte #luttes

    ping @karine4 @isskein

    • Techniques & Culture 74. Semer le trouble

      Si la situation n’est pas tenable, et si nous courons à la catastrophe, comment lutter contre la marche des choses ? Quels outils, quels moyens possédons-nous pour semer le trouble dans la mécanique des rapports de domination ? Ce numéro fait appel à notre expérience collective des formes de lutte, enquêtant sur les foyers de résistance, même circonscrits, même temporaires, qui s’élaborent et opposent aux gouvernementalités de nouvelles priorités, d’autres perspectives.

      https://www.youtube.com/watch?v=es7Yxc1KKQI&feature=youtu.be

  • VIDAL - #COVID-19 : les #mesures_barrières préviennent-elles l’apparition de symptômes en cas d’infection ? - Actualités
    https://www.vidal.fr/actualites/25460/covid_19_les_mesures_barrieres_previennent_elles_l_apparition_de_symptomes_en_

    Un article, publié dans Clinical Infectious Diseases, confirme l’effet protecteur de la distanciation physique et du port du masque vis-à-vis de la transmission du SARS-CoV-2, et apporte de l’eau au moulin de l’hypothèse d’un lien entre la charge infectieuse et la sévérité de la COVID-19.

    [...]

    Les résultats montrent que ces mesures barrières ne protègent pas complètement de l’infection, mais qu’elles ont néanmoins un effet protecteur significatif et qu’elles semblent, par ailleurs, prévenir l’apparition de formes symptomatiques chez les personnes infectées.

    Si ces données venaient à être confirmées par d’autres études, le respect systématique des mesures barrières (dont le port du masque) pourrait suffire à prévenir l’engorgement des services hospitaliers en cas de deuxième vague, simplifiant ainsi considérablement la gestion de la pandémie de COVID-19.

    [...]

    Pour rappel, lors d’une COVID-19, la réaction immunitaire innée varie selon la charge infectante (plus exactement la #MOI ou multiplicité d’infection, soit le ratio « particules infectantes/cellules cibles »). Une faible MOI de #SARS-CoV-2 stimule fortement et rapidement la production d’#interférons de type 1 et 3 par l’épithélium nasal. En revanche, une forte MOI déclenche une inhibition de cette réponse pendant 24 à 48 h (sans pour autant bloquer complètement la réaction immunitaire). Cela a été observé en culture cellulaire, chez le furet et chez l’homme.

    De plus, une étude Inserm/AP-HP récemment publiée dans Science et menée sur 50 patients a montré que les patients présentant des formes sévères ou très sévères de COVID-19 avaient une faible production d’#interféron bêta et une absence de production d’interféron alpha au début de la maladie.

    Enfin, le fait que la charge infectieuse puisse conditionner l’évolution et la gravité de l’infection n’est pas nouvelle. Dans le contexte des coronavirus humains, elle a été montrée lors d’infections expérimentales par 229E chez des volontaires sains.

    En conclusion, il est à espérer que, dans un contexte de #ras-le-bol, voire de refus, croissant des mesures barrières et du port systématique du masque, d’autres travaux viendront confirmer les résultats de cette étude suisse.
    Parvenir à prouver de manière définitive que ces mesures, et en particulier le port du masque, empêchent l’apparition de formes graves changerait complètement la donne en termes de gestion de la pandémie, et ce sans attendre un hypothétique vaccin. Sous réserve de convaincre la grande majorité des populations…

    Pour aller plus loin
    L’étude suisse sur les effets des mesures barrières
    Bielecki M, Züst R, Siegrist D et al. Social distancing alters the clinical course of COVID-19 in young adults : A comparative cohort study. Clinical Infectious Diseases, 29 juin 2020.

    L’étude sur la réaction immunitaire innée dans la COVID-19
    Blanco-Melo D, Nilsson-Payant BE, Liu WC et al. Imbalanced Host Response to SARS-CoV-2 Drives Development of COVID-19. Cell. 2020 May 28 ; 181(5) : 1036–1045.

    L’étude sur le profil immunitaire des personnes atteintes de formes sévères de COVID-19
    Hadjadj J, Yatim N, Barnabei L et al. Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients. Science, 13 juillet 2020.

    Les études sur la réinfection expérimentale par 229E
    Callow KA. Effect of specific humoral immunity and some non-specific factors on resistance of volunteers to respiratory coronavirus infection. J Hyg (Lond). 1985 Aug ;95(1):173-89.

  • Harcèlement à Ubisoft : la joueuse professionnelle Stéphanie Harvey témoigne | Radio-Canada.ca
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1720894/ubisoft-harcelement-sexuel-industrie-jeu-video-stephanie-harvey

    La première affaire d’ampleur dans le secteur remonte au « gamergate » en 2014 – nom donné à une affaire de cyberharcèlement de la développeuse américaine de jeux vidéo Zoë Quinn, avant la déferlante #MoiAussi en 2017.

    « Ce qui m’attriste, c’est que c’est la troisième vague, et c’est quasiment le retour à la case départ », regrette-t-elle, déplorant que, chaque fois, les coupables soient montrés du doigt sans que les comportements changent, selon elle.

    En 2013, cette féministe et militante a cofondé Missclicks, une communauté en ligne qui visait à soutenir les femmes du secteur.

    Pour elle, à Ubisoft comme dans le milieu des jeux vidéo en général, il faut « travailler sur la culture de la compagnie », par exemple en multipliant les formations sur les préjugés sexistes ou en recrutant plus de femmes dans ce milieu encore très largement masculin.

    Elle espère que l’affaire Ubisoft permettra une prise de conscience du problème par les ressources humaines de grandes sociétés du secteur.

    À l’époque où elle travaillait à Ubisoft Montréal, l’ancienne conceptrice de jeux indique n’avoir même pas pensé à saisir les ressources humaines du dossier. « Il y avait zéro confidentialité aux ressources humaines à Ubisoft ».

    « J’espère que ce n’est que le début, qu’on va mettre en place des ressources, des systèmes à Montréal, que les femmes vont se sentir plus respectées. »

    #Gamergate #Jeux_vidéo #Harcèlement #Sexisme

  • « En amour, nous sommes devenus des machines évaluatives » - Eva Illouz 
    https://www.liberation.fr/debats/2020/02/13/en-amour-nous-sommes-devenus-des-machines-evaluatives_1778305

    Dans son dernier essai, « la Fin de l’amour », la sociologue Eva Illouz décrypte la marchandisation de nos relations les plus intimes. Nous aurions échangé la liberté contre l’instabilité.

    Comment le capitalisme agit-il sur les relations amoureuses ? Tel est le terrain de jeu d’Eva Illouz, directrice d’études à l’EHESS depuis près de vingt ans. Dans son dernier essai, la Fin de l’amour. Enquête sur un désarroi contemporain (Seuil, 2020), la chercheuse se penche sur ces moments où l’on cesse d’aimer. Une enquête sociologique sur ces fins de partie qui révèle qu’en matière d’amour la liberté s’exerce surtout par un non-choix, aux dépens de l’autre.

    Votre livre s’intitule la Fin de l’amour, une thèse très définitive, non ?

    L’amour est pour moi une façon de comprendre plus généralement la modernité. Il ne s’agit pas bien sûr de la fin de l’amour en tant qu’idée et que représentation. Le livre s’intéresse au décalage entre la croyance et la représentation romantique de l’amour d’une part et aux pratiques amoureuses dans lesquelles j’observe une certaine décomposition de l’amour en tant qu’émotion qui était perçue sur le mode religieux comme transcendantale. La forme stable de l’amour est devenue un problème sociologique, un problème à nous-mêmes, une question que nous traitons à l’infini. Il y a dans ce titre une sorte de diagnostic de civilisation : le concept de non-amour qualifie le mieux l’état des rapports intimes aujourd’hui. Durkheim parlait d’« anomie » pour qualifier la façon dont les liens sociaux se défont. La rupture des liens intimes, potentiels ou réels, est aujourd’hui productive, c’est-à-dire liée à l’usage des réseaux sociaux, de la technologie et de la consommation. Cette anomie génère une grande activité sociale et économique. Avec les réseaux sociaux, les sites de rencontres et les applications tels que Tinder, les moyens de chercher l’amour, sont démultipliés, mais deviennent vite le lieu d’expression de différences entre les sexes et les genres. Plus qu’un manque de désir, je vois dans cette non-sociabilité l’affirmation d’une position de pouvoir. Dans une relation, la personne la plus détachée est toujours celle qui détient le pouvoir. La confiance a été définie par un économiste comme la capacité de se rendre le premier vulnérable. Ce sont les mécanismes sociaux permettant que quelqu’un se rende vulnérable le premier qui font de plus en plus défaut.

    Si les relations prennent fin, le couple demeure le modèle social dominant…

    Absolument mais le chemin pour y arriver a changé. Et cela n’a rien d’anecdotique. L’institutionnalisation de la sexualité d’une nuit génère des changements profonds dans les parcours biographiques, et dans l’outillage mental et psychologique dont les acteurs doivent être munis. On a échangé la liberté pour l’instabilité généralisée. L’incertitude préside à la formation des liens, elle est aussi à l’œuvre dans les liens eux-mêmes. J’examine dans ce livre l’incertitude comme problème et mécanisme social. Elle touche nos sentiments mais aussi ceux d’autrui et génère de la souffrance. On a souvent pensé la souffrance amoureuse comme relevant du domaine du psychologique, pour moi, il s’agit d’une expérience sociale qui touche notamment les femmes mais aussi les hommes comme le montre le phénomène des Incel, les célibataires involontaires dont Houellebecq parlait déjà dans son livre Extension du domaine de la lutte. Ils sont les laissés- pour-compte de ce nouveau marché néolibéral de la sexualité.

    Comment expliquer cette décomposition de ces liens ?

    Le désamour est le résultat de forces sociologiques plus générales. Elle est d’abord une conséquence de la libération sexuelle au tournant des années 60 et 70. Le féminisme et la libération sexuelle ont eu pour effet de rendre légitime la sexualisation des rapports, la séparation entre émotions et sexualité. Mon idée est périlleuse dans une époque qui fait de la liberté une valeur suprême, mais j’ai voulu travailler sur les pathologies de la liberté, analyser comment cette valeur devient institutionnalisée dans des technologies et organisations capitalistes et transforme le moi et les liens de l’intérieur. Ce sont les hommes qui tirent leur épingle du jeu de cette libération sexuelle parce que le capital sexuel qui se traduit par l’accumulation des relations sexuelles est devenu un attribut de la masculinité contemporaine alors qu’elle est en contradiction avec une certaine forme de l’identité féminine qui peut être de l’ordre du soin, tournée davantage vers l’affectif et le relationnel. L’institutionnalisation de la sexualité a pour effet de déstructurer toutes les normes, les rituels ou les règles avec lesquels les gens se rencontraient et créaient du lien.

    L’essor du capitalisme va jouer aussi un rôle essentiel, notamment les industries scopiques qui vont extraire une plus-value phénoménale du corps des femmes et qui vont marchandiser comme jamais dans l’histoire le corps sexualisé des femmes. Le sujet sexuel contemporain est un sujet économique. La sexualité est devenue économique.

    La libération sexuelle aurait selon vous profité davantage aux hommes, des sociologues ont pourtant montré que certaines femmes sont très heureuses des relations éphémères…

    Dire qu’on prend du plaisir à la sexualité ne veut pas dire qu’on ne souffre pas des conditions générales de l’hétérosexualité contemporaine. Mon livre est une ethnographique critique de l’hétérosexualité, il s’agit de comprendre l’interaction entre liberté et inégalités, davantage à l’œuvre dans les couples hétérosexuels que dans les couples homosexuels, et sans doute plus vraie pour la génération baby-boom que pour les « millennials ». L’expérience sociale que je décris est éminemment ambivalente, la libération sexuelle a été une source de plaisir, de pouvoir et d’autonomie pour les femmes mais génère aussi de la souffrance sociale qu’il convient de théoriser.

    Le choix multiple de partenaires via les applications de rencontres n’est-il pas une cause spécifique de ce désordre affectif ?

    Tinder est une forme sociale qui s’inscrit dans l’histoire de la libération sexuelle en levant les barrières sociales et morales sur la sexualité. Nous pouvons désormais avoir des relations sexuelles avec tout le monde. Or, la mécanique du désir s’accommode mieux de la rareté. De plus, nous sommes devenus des machines évaluatives : on approche les autres moins sur le mode épiphanique de l’amour et davantage comme l’effet d’une évaluation et d’un choix sur le mode de la consommation. On recherche sur les sites de rencontres une adéquation des goûts qui, loin de faciliter les relations, les empoisonnent. Plus on rencontre des personnes, plus on prend conscience de ce qui leur manque. Tout ce processus s’inscrit dans une nouvelle phase de l’individualisme où le moi s’affirme précisément par ce qu’il rejette.

    #Eva_Illouz #hétérosexualité #non-amour #relation #relation_de_pouvoir #pathologies_de_la_liberté #moi

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • Le secret découvert de l’encre bleue des moines copistes
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/le-secret-decouvert-de-l-encre-bleue-de-moines-copistes/100377 ?

    Pendant des siècles, le folium a servi à colorer des scènes de la bible. Avec l’indigo il était l’une des principales sources d’encre bleue pour les manuscrits médiévaux. Ces encres étaient utilisées sur tout le continent, trempées dans de petits rectangles de lin, puis expédiées dans des ateliers à travers l’Europe. Elles étaient alors utilisées à des fins diverses, des livres aux vêtements.

    Cependant avec l’apparition de l’imprimerie et le déclin inévitable des manuscrits la méthode d’extraction originale du folium est tombée dans l’oubli. Alors que l’on savait depuis longtemps que la Chrozophora tinctoria était à la source de l’encre, la façon dont le folium était synthétisé à l’époque échappait à la science moderne.

    S’appuyant principalement sur un guide de fabrication des peintures du XVe siècle, une équipe de chercheurs portugais a réussi à ressusciter le procédé. L’équipe s’est aventurée dans la ville méridionale de Monsaraz pour récolter les fruits conformément aux instructions du manuscrit. Et s’est attelée à une récolte à main des baies en question, pour valider ses théories.

    L’étude se trouve là : https://advances.sciencemag.org/content/6/16/eaaz7772

    #moines_copistes #folium

  • Dix femmes tuées par année- Les visages de la violence conjugale
    https://www.ledevoir.com/societe/573480/dix-femmes-tuees-par-annee

    Au Québec, le quart des crimes contre la personne sont commis dans un contexte de violence conjugale. Pourtant, c’est encore un véritable parcours de combattantes pour les femmes de prouver qu’elles en sont réellement victimes. Le Devoir dressera dans les prochains jours un portrait de la violence conjugale au Québec à travers une série de reportages que vous pourrez lire dès aujourd’hui dans le cahier Perspectives.

    « Chaque fois que j’entends qu’une femme a été tuée par son ex, je me dis que ça aurait pu être moi. » Cette phrase, toutes les victimes rencontrées par Le Devoir l’ont prononcée pratiquement sur le même ton. C’est que les femmes sont les principales victimes de la violence conjugale.

    De 2013 à 2017, ce sont 47 Québécoises qui ont été tuées par leur conjoint, ex-conjoint ou « ami intime », rapporte le ministère de la Sécurité publique. Elles sont 136 à avoir survécu à une tentative de meurtre durant cette même période. Quant aux hommes, 4 ont été tués et 30 ont été victimes d’une tentative de meurtre.

    À l’inverse du mouvement de dénonciation #MoiAussi pour les agressions sexuelles, les intervenantes auprès des femmes violentées par leur conjoint ne constatent pas de réveil collectif.

    ...

    Constante augmentation

    Si le nombre de meurtres s’est maintenu autour de 10 par année, le nombre d’infractions commises dans un contexte de violence conjugale est en constante augmentation. Les récentes données du ministère ne précisent toutefois pas la proportion par sexe.

    Ce que l’on sait, c’est qu’en 2015, les femmes représentaient 78 % des victimes des actes violents perpétrés par leur conjoint. Par rapport aux enlèvements, elles représentaient 100 % des victimes. Dans des proportions tout aussi considérables, elles étaient 97 % des victimes d’agressions sexuelles, 97 % des victimes de séquestration, 88 % des victimes de voies de fait de niveau 3 et 87 % des victimes de harcèlement.

    Le taux d’infractions commises dans un contexte conjugal à l’égard de victimes âgées de 12 à 17 ans a augmenté de 21,9 % de 2008 à 2015, selon les données policières.

    La prévalence de la violence conjugale est beaucoup plus élevée chez les femmes autochtones. Selon une enquête de Statistique Canada menée en 2014, 10 % des femmes autochtones ont dit avoir subi de la violence physique ou sexuelle provenant d’un conjoint ou d’un ex-conjoint au cours des cinq dernières années. Cette proportion était de 3 % chez les femmes non autochtones.

  • Romain Goupil, mollir à 60 ans - Par Laura Raim | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/romain-goupil-mollir-a-60-ans

    #expert_de_plateau #revolution_&_retraite

    MOLLIR À 60 ANS

    "Dans la vie, #Romain_Goupil est #cinéaste. Son film le plus célèbre, Mourir à trente ans (1982), raconte les désillusions du militantisme en retraçant le parcours de son ancien camarade Michel Recanati, responsable du service d’ordre de la Ligue communiste révolutionnaire, qui s’est suicidé en 1978. Depuis, il a réalisé une vingtaine de films de tous genres, parmi lesquels La traversée, un road-trip tourné avec son ami Daniel Cohn-Bendit, 50 ans après Mai 68, pour aller voir si la France « est #moisie ». Une scène cocasse dans un café avec leur ami « Emmanuel », accessoirement président de la République, marquera les esprits.

    [...]

    Le réalisateur n’est évidemment pas le seul à être passé « du Col Mao au #Rotary », pour reprendre le titre de la « Lettre ouverte » de Guy Hocquenghem, qui dénonçait dès 1986 la trajectoire de ses amis contestataires #maoïstes ou #trotskistes - de Serge July à Alain Finkielkraut en passant par BHL et Jack Lang - lesquels abandonnèrent rapidement la révolution pour faire carrière dans les médias ou la politique. Mais Goupil va plus loin. Il est l’un des rares supporters français de l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Même Bernard Henri Lévy prend alors la peine de se distinguer de la ferveur va-t-en-guerre de son ami, avec qui il partageait pourtant une passion commune pour la résistance bosniaque.

    [...]

    Sa plus-value, c’est que sur certains sujets dit « sociétaux », celui qui aime à se définir comme « libéral libertaire » est resté fidèle aux valeurs de sa jeunesse, et il lui revient souvent de camper le rôle de « gauchiste » sur le plateau de 24 H Pujadas. Ainsi explique-t-il en novembre qu’il faut « régulariser la consommation de #drogue », face à une Julie Graziani consternée.

    [...]

    « Je ne supporte plus de voir un militant politique. C’est comme les anciens alcooliques, je suis devenu intolérant »

    #ben_couillon !

  • Existe-t-il une solution pour Haïti ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/existe-t-il-une-solution-pour-haiti


    Novembre 2019. Cela fait maintenant plusieurs semaines qu’Haïti est plongé dans une révolte générale qui ne fait que s’amplifier. Situation humanitaire préoccupante, crise politique, contestation sociale ; la population haïtienne est en colère et réclame le départ de son président Jovenel Moïse, élu en 2017. D’après l’ONU, les manifestations de ces dernières semaines ont fait plus de 40 morts, la police a tiré à balles réelles dans les cortèges. Jusqu’où le pays va-t-il s’enfoncer - peut-il sortir de la crise ?

    #haïti #précarité #économie #moisejovenel #corruption

  • É.-U. : près de 1700 #prêtres et membres du #clergé #criminels sous le radar
    https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201910/06/01-5244286-e-u-pres-de-1700-pretres-et-membres-du-clerge-criminels-sous-le-

    Ces prêtres, diacres, #moines et laïcs enseignent maintenant les mathématiques au collège. Ils conseillent les survivants d’agression sexuelle. Ils travaillent en tant qu’infirmiers et font du #bénévolat dans des organisations à but non lucratif visant à aider les enfants à risque. Ils habitent à côté des terrains de jeux et des crèches. Ils adoptent et s’occupent d’#enfants.

    Et depuis qu’ils ont quitté l’église, des dizaines de ces personnes ont commis des #crimes, dont des agressions sexuelles et des crimes reliés à la possession de pornographie juvénile, selon l’enquête de l’Associated Press.

  • Les filles du camping
    http://namok.be/blog/?post/2019/09/26/Les-filles-du-camping

    La voiture s’arrête et nous découvrons le camping. Papa et maman se sont relayés au volant de la voiture pour nous amener à bon port. Le camping a l’air sympa, il y a une plaine de jeux et une piscine naturelle. J’espère qu’elle ne sera pas trop froide.

    J’ai 14 ans. J’espère que je me ferai des amis et puis, tant qu’à faire, j’espère qu’il y aura des filles de mon âge.

    L’année dernière, dans notre camping du Jura, je trouvais la petite hollandaise de l’emplacement d’à côté très sympa… et très jolie. Il a fallu attendre la fin des vacances avant que l’on finnisse par s’embrasser. Un premier amour de vacances dont je vais me souvenir. Les hollandaises ne sont pas comme les françaises. Elles sont beaucoup plus jolies. Je découvrirai plus tard qu’il n’y a aucun lien entre la nationnalité et la beauté mais (...)

    #Moi #inutile

  • #Meagan_Tyler : Le féminisme radical d’Andrea Dworkin : plus pertinent que jamais
    https://tradfem.wordpress.com/2019/09/02/le-feminisme-radical-dandrea-dworkin-plus-pertinent-que-jamais

    Avec le retour du féminisme à l’avant-scène, il ne devrait pas être surprenant de voir le nom d’Andrea Dworkin refaire surface dans le discours. Et pourtant ça l’est.

    Le mouvement #MoiAussi et la violence masculine envers les femmes font les manchettes internationales. La misogynie à l’égard des Noires et les points d’intersections du racisme et du sexisme sont des sujets d’actualité dans la culture populaire. La nature patriarcale de l’autoritarisme de droite inquiète les analystes politiques. Il est donc tout à fait logique que le travail de Dworkin soit considéré comme particulièrement approprié, puisqu’elle a passé la plus grande partie de sa vie à combattre le patriarcat suprématiste et capitaliste blanc.

    Mais la vision du changement révolutionnaire que Dworkin a défendue avec tant de passion a été en grande partie ridiculisée de son vivant – y compris par d’autres féministes, généralement libérales ou libertaires. Et, aujourd’hui, alors que l’on évite l’analyse féministe radicale dans les universités et que les militantes féministes radicales sont de plus en plus chassées des tribunes et des manifestations, il est étonnant de voir le travail d’une penseuse féministe radicale aussi importante être revisité de façon relativement positive.

    La récente réévaluation du travail de Dworkin a, en partie, été motivée par la publication d’une nouvelle anthologie, intitulée Last Days at Hot Slit. On y trouve un ensemble impressionnant d’écrits recoupant l’ensemble de sa carrière, y compris mon préféré, le décapant « Je veux une trêve de 24 heures durant laquelle il n’y aura pas de viol » – une allocution adressée à un auditoire de 500 hommes :

    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi nous ne sommes pas en conflit armé avec vous ? Ce n’est pas parce qu’il y a une pénurie de couteaux de cuisine dans ce pays. C’est parce que nous croyons en votre humanité, malgré toutes les preuves du contraire.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : https://www.abc.net.au/religion/are-the-only-good-feminists-dead-feminists-learning-from-andrea/11359142
    #féminisme_radical #Andrea_Dworkin #metoo #violences_masculine #pornographie #prostitution

  • La bière : un cas d’école du #sexisme
    https://information.tv5monde.com/terriennes/la-biere-un-cas-d-ecole-du-sexisme-314846

    Une belle ironie quand on sait que la #bière est d’abord une #histoire de brasseuses, comme le rappelle la spécialiste Elisabeth Pierre : « Initialement, la fabrication de la bière, liée au pain, était réservée aux femmes. A partir du XIIIe siècle, des moines se sont mis à brasser, mais l’on trouve une majorité de femmes parmi les grandes figures historiques, telle la religieuse Hildegarde de Bingen, botaniste et première brasseuse à avoir consigné l’importance du houblon dans l’élaboration de la bière, au XIIe siècle. En Angleterre, le savoir-faire était également féminin avec les alewives, à l’origine des premiers pubs. Mais la révolution industrielle a sorti la bière de son univers rural et domestique, avant que le #marketing n’en fasse une boisson d’hommes quand les femmes n’ont pourtant jamais cessé de brasser. »

  • #économie du #moi

    #cartographie #visualisation

    Source : « Trouvé dans un ouvrage cet après midi », me dit ma collègue bibliothécaire... ce qui ne dit rien sur la source (ahi ahi ahi !). Du coup, en cherchant sur internet, voici : https://www.artistescontemporains.org/evenements_artistiques/l-organigramme-de-la-structure
    Même si ça ne me dit pas l’ouvrage dans lequel la carte a été publiée...

    ping @reka

  • 08.06.2019: Uber steht drüber (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/356328.konkurrenz-auf-der-stra%C3%9Fe-uber-steht-dr%C3%BCber.html

    90 Prozent der Berliner Taxifahrer verdingen sich weit unterhalb der Niedriglohnschwelle. US-Fahrdienstleister treibt Preise in den Keller
    Von Ralf Wurzbacher

    Foto: #Taxifahrer protestieren am 21.2.2019vor dem Bundesverkehrsministerium gegen Uber in Berlin

    Mit der von ihm beabsichtigten Liberalisierung des Beförderungsgewerbes will #Bundesverkehrsminister Andreas Scheuer (CSU) für einen »fairen« Wettbewerb auf der Straße sorgen. Wie »fair« es schon heute zugeht – ohne komplette Marktöffnung für Fahrdienstleister wie #Uber, #Moia oder #Lyft –, lässt sich am Beispiel Berlin zeigen. Nach Zahlen der #Bundesagentur_für_Arbeit (BA) verdienen 90 Prozent aller vollzeitbeschäftigten Taxifahrerinnen und -fahrer ein Entgelt unterhalb der #Niedriglohnschwelle. Diese bei zwei Dritteln des mittleren Bruttolohns angesetzte Grenze lag 2017 bundesweit bei 2.139 Euro. Wer in der Hauptstadt in Festanstellung Menschen von A nach B kutschiert, muss sich dagegen mit im Schnitt 1.338 Euro monatlich begnügen – vor Abzug von Steuern und Sozialabgaben.

    Beschafft hat sich die Daten der gewerkschaftspolitische Sprecher der Bundestagsfraktion Die Linke, Pascal Meiser. In einer junge Welt vorliegenden Auswertung warnt er eindringlich vor Scheuers Vorhaben. Damit werde das Lohndumping in der Branche weiter vorangetrieben. Wer nicht wolle, dass immer mehr Taxifahrer beim Jobcenter aufstocken, der müsse die »gemeingefährlichen Pläne stoppen«. Vor zwei Jahren hatten 2.100 oder 36 Prozent der insgesamt 5.700 »Kutscher« in Vollzeit ergänzende Hartz-IV-Leistungen bezogen. Auch sonst ist Berlin der Hotspot in Sachen Taxiprekariat. Im Bundesmittel erhalten die Fahrer 330 Euro mehr im Monat als ihre Kollegen an der Spree. Selbst in Sachsen, Sachsen-Anhalt und Brandenburg wirft der Job rund 300 Euro mehr im Monat ab.

    Eine Mitschuld an der Misere trifft auch die Berliner Landesregierung. Schon vor einem Jahr hatten die städtischen Taxiunternehmer eine Erhöhung der Beförderungstarife um circa acht Prozent pro Kilometer bei der Verkehrsverwaltung beantragt. Allerdings lässt die zuständige Senatorin, Regine Günther, mit der Umsetzung auf sich warten. Auch deshalb demonstrierten am Donnerstag zum wiederholten Male Hunderte Taxifahrer vorm Dienstsitz der parteilosen Politikerin, die auf dem Ticket von Bündnis 90/Die Grünen das Umwelt- und Verkehrsressort führt. In einer Plenarsitzung des Abgeordnetenhauses am selben Tag bezeichnete sie die Forderungen als durchaus berechtigt und verwies auf eine abgeschlossene Wirtschaftlichkeitsprüfung. Wann die fällige Verordnung über eine neue Preisstruktur fertig sein wird, ließ sie allerdings offen.

    Geballten Unmut zieht Günther vor allem durch ihre Untätigkeit beim Thema Uber auf sich. Der Share-Economy-Konzern, der in der Hauptstadt gegen Provision Mietwagenfahrten vermittelt, verstößt mit seinem Service weiterhin ungestraft gegen gesetzliche Regeln, die ihm das Beutemachen auf dem deutschen Markt bis dato noch erschweren. Seine Auftragnehmer müssen im Gegensatz zu Taxifahrern nach jeder Fahrt an ihren jeweiligen Hauptstandort zurückkehren. Allerdings fehlt es nicht nur in Berlin an den nötigen Kontrollen. In vielen Fällen würden deshalb die Vorgaben missachtet und warteten die Uber-Limousinen gut sichtbar an Taxiständen oder am Flughafen auf Kundschaft, beklagten die Demonstranten. Offenkundig sei das Landesamt für Bürger- und Ordnungsangelegenheiten unterbesetzt und könne seine Aufgaben nicht erfüllen.

    »Die Fahrer von Uber und Co. fühlen sich in Sicherheit – die Verwaltung schläft, schaut zu und unternimmt nichts. Berlin ist keine Bananenrepublik«, sagte Hermann Waldner, Vizepräsident des Bundesverbandes Taxi und Mietwagen, bei seiner Rede. Und weiter: »Wir wollen, dass Uber ganz aus der Stadt verschwindet.« Auch Leszek Nadolski, Chef der Berliner Taxiinnung, sieht für sein Gewerbe schwarz. »Wenn Uber weiter expandiert, sind die Taxis weg.« Den 8.241 Taxis in Berlin stünden mittlerweile 2.500 buchbare Mietwagen von rund 500 Anbietern gegenüber. Dazu kämen weitere über Vermittler zu buchende Mietwagen aus dem Umland und das innerstädtische BVG-Angebot »Berlkönig« mit 300 Fahrzeugen.

    Spätestens dann, wenn die Rückkehrpflicht fällt, würde das traditionelle Taxigewerbe unter dem Druck der Dumpingkonkurrenz in die Knie gehen und müssten sich die Fahrer noch billiger verkaufen, als sie es heute schon tun. Immerhin scheint sich Bundesminister Scheuer so bald nicht durchsetzen zu können, weshalb er sich genötigt sah, das Thema zum Gegenstand einer »Findungskommission« zu machen. Für die Branche taugt das nicht zur Beruhigung. Am Freitag kündigte der Bundesverband Taxi deutschlandweite Proteste für die kommenden Wochen an.

  • Volkswagen-Tochter Moia startet in Hamburg - SPIEGEL ONLINE
    https://www.spiegel.de/auto/aktuell/volkswagen-tochter-moia-startet-in-hamburg-a-1247238.html

    13.04.2019 Losfahren, ohne nachzudenken - das zeichnet laut Moia-Geschäftsführer Robert Henrich das Auto aus. „So schnell, so flexibel und komfortabel wie Autofahren“ soll Henrich zufolge Volkswagens Fahrdienst Moia sein. Am Montag startet der Service in Hamburg mit zunächst hundert elektrisch betriebenen Fahrzeugen, später sollen es bis zu tausend werden. In Hannover läuft bereits ein erster, kleinerer Test.

    Deutschlands Autohersteller Nummer eins will sich mit Moia neu erfinden. Und wird dabei die Verkehrswelt, wie wir sie kannten, ergänzen oder gar umkrempeln - zulasten des Autos, möglicherweise aber auch zu Ungunsten des öffentlichen Nahverkehrs.

    Doch wie stehen die Chancen, dass VW mit Moia den Durchmarsch schafft? Und was haben die Stadtbewohner davon? Wir erklären, wie der Dienst funktioniert - und untersuchen die einzelnen Erfolgsfaktoren, die darüber entscheiden, ob Volkswagen die Mobilität tatsächlich so entscheidend ändert.

    Ein Fahrzeug rufen: Regenschirm nicht vergessen

    Wer mit Moia von A nach B will, gibt in der App ein Ziel ein, wählt, ob er sofort, in fünf oder zehn Minuten aufbrechen möchte und bekommt eine Verbindung vorgeschlagen. Allerdings bringt der schwarz-goldene Transporter Fahrgäste nicht von ihrem Startpunkt bis zur Haustür - anders als ein Taxi.

    Die Busse fahren stattdessen Haltepunkte an, die im Stadtbild nicht markiert sind. Rund 10.000 davon hat Moia über das Stadtgebiet nördlich der Elbe verteilt. Die Hamburger Bahngesellschaft Hochbahn fährt nur 1327 Haltestellen mit ihren Bussen an. Die unsichtbaren Moia-Stopps sind bis zu 300 Meter vom jeweiligen Start und Ziel entfernt, sollen dafür aber an großen Straßen auf der Seite des Ziels liegen - und den Dienst in dieser Hinsicht fast so komfortabel wie einen Privatwagen machen.

    An welchem Haltepunkt es losgeht und wo man genau aussteigt, entscheidet der Algorithmus - abhängig vom Fahrgastaufkommen und den Buchungen der anderen Kunden. Man sollte allerdings pünktlich sein - denn auch der Moia-Bus wartet nicht.

    Fazit: Der Moia-Bus ist kein Taxi und erspart nicht den Weg zur Haltestelle - bringt Fahrgäste aber ohne Umsteigen recht nah ans Ziel. Das erleichtert den Verzicht aufs Auto, könnte aber auch ÖPNV-Fahrgäste anlocken, die umsteigefrei ans Ziel gelangen.

    Fahren und Fahrgefühl: Premiumbus ohne Umsteigen

    Bei der Buchung nennt die App einen verbindlichen Zeitraum für die Ankunft. Der werde immer eingehalten, versichert Moia-Geschäftsführer Henrich - „auch, wenn Kunden zusteigen“. Wie in einem Bus können andere Fahrgäste mit einem zur Route passenden Ziel während der Fahrt ein- und aussteigen. Den Premiumbus teilt man sich dann mit bis zu fünf weiteren Personen. Im Testgebiet in Hannover fahren Fahrgäste jedoch meist allein. Lediglich am Nachmittag und am Abend werden bei mehr als jeder zweiten Tour Fahrgemeinschaften gebildet. In Hamburg will Moia die Quote deutlich erhöhen.

    Trotzdem sollen die Busse Privatsphäre bieten. Sitze schirmen die Fahrgäste voneinander ab und erinnern eher an die erste Klasse des ICE als an einen klassischen Linienbus. Die Fahrer sollen defensiv fahren. Auf einer Testfahrt entpuppte sich der goldene Bus als leise und komfortabel, rumpelte jedoch wie alle Transporter etwas ruppig über Bodenwellen. An Bord gibt es Platz für Gepäck, Kindersitze und zwei Sitzplätze mit Isofix.

    Zusätzlich bieten die Busse Wlan und Lademöglichkeiten für Smartphones. Das gibt es jedoch auch in vielen Bussen der Hochbahn. Im Gegensatz zum Linienbus ist der goldene Moia-Transporter nicht für Rollstuhlfahrer geeignet. Wollen diese den Service nutzen, bringt sie die Partnerfirma Caredriver zum gleichen Preis ans Ziel.

    Fazit: Eine Fahrt im Moia-Bus ist leise, komfortabel und erstaunlich privat. WLAN und Lademöglichkeiten sind im Vergleich zum Taxi ein Pluspunkt - wie auch die vorhandenen Kindersitze. Ob der Dienst allerdings den Verkehr entlastet, bleibt sehr fraglich, solange Passagiere teilweise allein kutschiert werden.

    Preise: recht günstig - aber nicht für Paare und Gruppen

    Moia ist teurer als der ÖPNV - aber billiger als ein klassisches Taxi: Ein Kilometer mit Moia kostet rund einen Euro (Taxi Hamburg: 1,50 bis 2,45 Euro). Eine Grundgebühr gibt es nicht, bezahlt wird per App. Der Fahrpreis steht bei der Buchung fest und wird nicht verändert - auch nicht bei Staus oder Sperrungen. Bucht man für mehrere Personen, zahlt nur der erste Fahrgast den vollen Preis, der zweite und dritte deutlich weniger. Zufriedene Passagiere dürfen den Fahrern auch ein Trinkgeld geben - allerdings nur per App.

    Fazit: Der Preis passt zum angebotenen Komfort, ist aber gerade für Paare und kleine Gruppen doch recht hoch. Die Tarife sprechen dagegen, dass Moia schon zum Start ein echtes Massenverkehrsmittel wird.

    Das Geschäftsmodell: Überrumpelt Moia Taxis und ÖPNV?

    Den Stadtverkehr wird VW nur umkrempeln, wenn die Fahrgäste das Konzept lieben und Moias Geschäftsmodell zündet. Ein aus Sicht der Wolfsburger ermutigendes Zeichen: Die Konkurrenz läuft zum Teil Sturm gegen Moia. So protestierte das Hamburger Taxigewerbe bereits gegen Moia.

    Vertreter des öffentlichen Nahverkehrs machen sich dagegen wenig Sorgen, zumindest öffentlich. Für den ÖPNV sei Moia keine Konkurrenz, sagt der Vorstandsvorsitzende der Hamburger Hochbahn, Henrik Falk. Der Dienst helfe, einen „verlustfreien Verzicht aufs Auto“ zu ermöglichen. Das glaubt auch Verkehrsforscher Andreas Knie. „Um die Leute aus dem Auto zu bekommen, brauchen wir solche Alternativen. Das geht mit dem klassischen ÖPNV allein nicht, dafür brauchen wir individualisierte Angebote.“

    Behaupten muss sich Moia allerdings auch gegenüber anderen neuen Fahrdiensten wie der Bahn-Tochter Clevershuttle. Dort buchen Kunden per App einen Pkw mit Fahrer, der sie ans exakte Ziel bringt. Wie bei Moia steigen unterwegs eventuell weitere Fahrgäste zu. Fahrzeuge des Dienstes Ioki (der ebenfalls der Bahn gehört) bringen Kunden in einigen Hamburger Stadtteilen von der Haustür zu Haltestellen des ÖPNV.

    Ab wann sich das Geschäft für die VW-Tochter finanziell lohnen soll, verraten die verantwortlichen Manager nicht. „Dieses Geschäft ist für beide Konzerne, für Volkswagen mit Moia und auch für die Bahn mit Ioki, komplett neu“, sagt Verkehrsforscher Knie. Damit die Dienstleister am Ende attraktiv sind, müsse der Service vor allem „reibungslos funktionieren“.

    Fazit: Wem Moia am Ende Marktanteile abspenstig macht und wann sich der Service lohnt, ist offen und hochspannend. Hamburg ist die erste Stadt, in der Volkswagen sich mit vielen starken Konkurrenten misst.

    Moia als Arbeitgeber: Gute Fahrer sind knapp

    Mit Dumpinglöhnen gegen Taxi und ÖPNV? Das ist nicht das Ziel von Moia. Vielmehr will (und muss) das Unternehmen Fahrer ordentlich bezahlen - um überhaupt welche zu bekommen. „Fahrer sind eine sehr knappe Ressource“, sagt Moia-Geschäftsführer Ole Harms. Und mit jedem Mobilitätsdienst, der auf den Markt komme, werden mehr Fahrer gesucht. Dabei seien die Chauffeure durch ihren Fahrstil, aber auch durch den direkten Kontakt zum Kunden entscheidend für deren Zufriedenheit, so Harms.

    Die Fahrer sind bei Moia fest angestellt, der niedrigste Stundenlohn liegt bei zwölf Euro. Es gibt Zuschläge für Nacht- und Feiertagsschichten. Mittlerweile hat Moia mehr als die zum Start benötigten 300 Fahrer beisammen. Wenige Wochen vor dem Start sah das noch anders aus: „Das wird eine enge Kiste“, räumte Geschäftsführer Harms bei der ersten Präsentation ein.

    Fazit: Für Moia fahren fest angestellte Mitarbeiter, die ordentlich bezahlt werden. Damit setzt die VW-Tochter andere Akzente als Uber und Co., die vor allem in den USA durch schlechte Arbeitsbedingungen für ihre Fahrer Aufsehen erregt haben. Faire Arbeitsbedingungen und ein gutes öffentliches Ansehen sind in Deutschland aber auch Voraussetzungen, um erfolgreich zu sein.

    Die Fahrzeuge: Umgebaute E-Crafter mit 300 Kilometer Reichweite

    Die goldenen Transporter basieren auf dem VW E-Crafter, sind maximal 90 km/h schnell und haben eine Reichweite von 300 Kilometern. Die Akkus werden während des Schichtwechsels in den Betriebshöfen geladen, mit Ökostrom nach dem Standard des TÜV Nord. Durch 150kW-Schnelllader stehen nach 30 Minuten wieder 80 Prozent der Reichweite zur Verfügung.

    Dass die Wagen elektrisch fahren, hatte die Stadt Hamburg von VW gefordert. So sind sie laut Robert Henrich aber auch für das Ridesharing prädestiniert. „Wir haben hohe Laufleistungen von 100.000 Kilometern pro Jahr, da lohnen sich E-Fahrzeuge durch ihre niedrigen Betriebskosten.“

    Fazit: Abgasfrei, schnell aufgeladen und keine langen Anfahrtswege: Das Antriebskonzept verleiht den Moia-Bussen ein Alleinstellungsmerkmal, das im Wettbewerb mit der Konkurrenz hilfreich ist.

    Gesamteindruck: Sinnvolles Angebot mit einer Schwäche

    Moia überzeugt in vielen Kategorien. Die Fahrt per App zu buchen und zu bezahlen, ist einfach, die Fahrt komfortabel und auch der Preis ist in Ordnung. Gleichzeitig können Fahrgäste dank E-Antrieb, Ökostrom und fest angestellten Fahrern mit recht gutem Gewissen in den goldenen Bus einsteigen.

    Erfolgsentscheidend wird sein, dass Moia wirklich Fahrgäste mit unterschiedlichen Zielen in die Autos bekommt. Dazu braucht der Fahrdienst rasch viele Kunden - und muss beim weiteren Wachstum genügend Fahrer finden. Vielleicht haben diese vorher Taxis gelenkt?

    Kommt Moia nicht schnell ins Rollen, wird sich am Verkehr in Hamburg kaum etwas ändern. Für einen wirklich nachhaltigen Effekt wären deshalb flankierende Maßnahmen der Verwaltung nötig, erklärt Stefan Bratzel von der Fachhochschule der Wirtschaft in Bergisch Gladbach: „Damit die Menschen auf dieses Modell umsteigen, muss die Politik positive, sowie negative Anreize schaffen, das Auto stehen zu lassen. Eine Möglichkeit wäre eine City-Maut oder eine Erhöhung der Parkgebühren in der Innenstadt.“

    Zusammengefasst: Der Fahrdienst Moia könnte viele Verkehrsteilnehmer überzeugen. Komfort und Preis fügen sich in die Lücke zwischen ÖPNV und Taxi ein. Außerdem gibt es Kindersitze und ein Angebot für Menschen mit Mobilitätseinschränkungen. Fahrgäste wissen bereits bei der Buchung, wie viel die jeweilige Fahrt kostet und wann sie ungefähr ankommen - egal, wie viele andere noch zusteigen. Außerdem werden die Fahrer anders als bei Diensten wie Uber fest angestellt. Es wird spannend zu beobachten, ob Moia wirklich für weniger Verkehr auf den Straßen sorgt.

    #Verkehr #Disruption #Moia #Hamburg