• A qui profite la #mort ?

    Longtemps, l’#économie des #funérailles a relevé d’un #monopole communale. Ce n’est que dans les années 1990 que le #marché_de_la_mort s’est libéralisé en #France. Aujourd’hui, plus de 4000 prestataires funéraires se partagent un marché estimé à 2,5 milliards d’euros dans le pays. D’après un étude de l’UFC-Que-Choisir mené en 2019, le #prix total des #obsèques pour une #inhumation, hors caveau et concession, s’élève en moyenne à 3 815 euros.

    Pour parler de ce #business pas comme les autres, Le Chantier reçoit Pascale Trompette, sociologue, directrice de recherche au CNRS, au sein du laboratoire PACTE, et autrice du livre “Le marché des défunts” paru aux Presses de Sciences Po en 2009.

    https://lechantier.radio/infos/a-qui-profite-la-mort
    #libéralisation

  • Counterfeit Capitalism: Why a Monopolized Economy Leads to Inflation and Shortages - by Matt Stoller - BIG by Matt Stoller
    https://mattstoller.substack.com/p/counterfeit-capitalism-why-a-monopolized

    American commerce, law, finance, and politics is organized around producing bottlenecks, not relieving them. And that means when there’s a supply shock, we increasingly can’t take care of ourselves.

    The scariest part of this whole saga is not that a bunch of malevolent monopolists run our economy, inducing shortages for profit. Indeed, these shortages are not intentional, any more than the financial crash of 2008 was intentional. Most of what is happening is unintended. Bad actors aren’t steering the ship. They are just making sure that no one else can, even when it’s headed for the rocks.

    #monopole #pénurie #cherté #états-unis

  • Google, entreprise malfaisante | Étienne Gernelle
    https://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/gernelle-google-entreprise-malfaisante-21-07-2021-2436385_782.php

    Ce journal, chers lecteurs, n’est pas, vous le savez, un bureau de propagande anticapitaliste ou altermondialiste. Mais quand notre business est à son tour victime d’une entreprise, nous sortons le couteau, et le mettons entre les dents. Source : L’édito à deux balles

    • Haha j’adore.

      Ce journal, chers lecteurs, n’est pas, vous le savez, un bureau de propagande anticapitaliste ou altermondialiste. On y préfère souvent Tocqueville à Marx, et Aron à Sartre. Précisément. Parmi les grands penseurs libéraux se trouve le génial Frédéric Bastiat. Celui-ci a écrit un petit opus intitulé Physiologie de la spoliation. Il en recense quatre formes principales : la guerre, l’esclavage, la théocratie et… le monopole.

      Lors de notre rendez-vous avec Google, en septembre dernier, nous nous sommes permis, pour voir, d’en citer quelques passages, que vous connaissez peut-être, car nous nous y référons régulièrement. Celui-ci, notamment : le monopole, selon Bastiat, consiste à « faire intervenir la force dans le débat, et par suite, d’altérer la juste proportion entre le service reçu et le service rendu ». Et Bastiat d’ajouter - et nous avec - que « le monopole aussi fait passer la richesse d’une poche à l’autre ; mais il s’en perd beaucoup dans le trajet ». Cela s’appelle une rente.

      Sourires jaunes chez nos « négociateurs » de Google, qui ne sont pas là pour philosopher sur le juste échange ou le libéralisme selon David Ricardo, celui de la valeur-travail, mais pour exécuter un plan de marche établi en Californie.

      #droits_voisins #monopole #presse

  • Opinion | Google Is Dominating This Hidden Market With No Rules - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2021/06/21/opinion/google-monopoly-regulation-antitrust.html

    Last month, Gary Gensler, chairman of the Securities and Exchange Commission, asked Congress to consider the idea of regulating cryptocurrency exchanges the way the federal government has long regulated stock exchanges. While his comments drew fresh attention to the unregulated markets for cryptocurrency, they reminded me of another long unregulated exchange marketplace: the market for digital advertising.

    Each time you click on a website or an app, in the milliseconds it takes for it to load, the empty ad space on the page is auctioned off through specialized trading venues called ad exchanges. Alphabet Inc., which owns Google, operates the largest of these venues. It works “just like a stock exchange,” as Google explains, complete with brokers mediating transactions between sellers and buyers. Today, the billions of daily transactions on advertising exchanges owned by tech companies rival the number of trades happening on Wall Street.

    To protect the public and promote fair competition in stock market transactions, Congress created the Securities and Exchange Commission and vested the agency with the power to issue rules and manage conflicts of interest between the exchanges, brokers and other industry players.

    These problems took root more than a decade ago when Google made a bid for DoubleClick, the popular service that helps websites sell ad space. Federal regulators approved the purchase. But they did so without requiring that Google separate the DoubleClick division helping publishers sell on exchanges from the division helping advertisers buy ad space, or from the division operating an exchange, which Google later dubbed AdX.

    Could Google operate an exchange while acting in the best interests of both the websites and advertisers — in other words, both the seller and the buyer — all at once?

    An increasing share of advertising dollars is also winding up in the hands of Google properties. In 2007, about 35 percent of the ad revenue that Google made came from selling space on sites across the internet, sites which trust the company to be an honest broker. But the share going to Google sites has increased almost every year since. In 2020, Google booked about $146 billion in ad revenue; more than 84 percent of that amount went toward space on Google properties like search and YouTube. One possible result: Consumers see more ads on YouTube and more paywalls online.

    The consequence of all this: Websites, apps and advertisers providing consumers with everything from news, games and consumer goods make less money selling ads and have to fork over more money to exchanges and other intermediaries.

    #Google #Publicité #Antitrust #Monopole #Vectorialisme

  • Une contestation non violente est-elle suffisante ?

    Günther Anders

    https://lavoiedujaguar.net/Une-contestation-non-violente-est-elle-suffisante

    Le niveau prérévolutionnaire de notre lutte contre les préparatifs de l’anéantissement total, celui qui ne consistait qu’en actes factices, sentimentaux et symboliques, appartient désormais au passé. Aller au-delà de ce niveau de violence — ou plutôt de non-violence — est certes en contradiction avec tous les principes et tabous auxquels nous n’avons cessé ou, du moins, je n’ai cessé pour ma part de me tenir depuis la Première Guerre mondiale et que je considérais même à vrai dire comme inviolables ; cela me met d’ailleurs dans un état que je n’ai aucune envie de décrire.

    Mais lorsqu’un des maîtres du monde croit pouvoir amuser son auditoire, comme c’est arrivé il y a peu, en annonçant avec un grand sourire qu’il va donner l’ordre de bombarder l’URSS, et que son public, en entendant cette sinistre plaisanterie, se prend comme un seul homme d’affection pour lui, il est de notre devoir d’adopter un comportement nouveau et de nous interdire dorénavant toute politesse et toute retenue : car il n’y a pas de danger plus sérieux que l’absence de sérieux chez les tout-puissants.

    Rester aujourd’hui mesuré et civilisé serait non seulement faire preuve de nonchalance mais ce serait aussi une marque de lâcheté, cela reviendrait à trahir les générations futures. Contre les monstres menaçants qui, tandis que les forêts disparaissent, s’élèvent dans le ciel pour, demain, faire de la terre un enfer, une « résistance non violente » n’a aucun effet ; ce n’est ni par des discours ou des prières, ni par des grèves de la faim et moins encore par des flatteries que nous les chasserons. (...)

    #Günther_Anders #non-violence #anéantissement #maîtres_du_monde #lâcheté #monstres #morale #armes #tuer #tabou #effroi #douleur #détermination

  • Du danger des monopoles
    https://laviedesidees.fr/Philippon-The-Great-Reversal.html

    À propos de : Thomas Philippon, The Great Reversal. How America gave up on free markets, Harvard University Press. Grâce à une démonstration implacable, Thomas Philippon jette une lumière crue sur l’accroissement du pouvoir des monopoles aux #États-Unis et ses conséquences néfastes sur les prix et l’investissement. L’analyse pourrait être prolongée en recourant à d’autres disciplines que l’économie.

    #Économie #monopole
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210125_hautcoeur.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210125_hautcoeur.docx

  • Du danger des monopoles
    https://laviedesidees.fr/Du-danger-des-monopoles.html

    À propos de : Thomas Philippon, The Great Reversal. How America gave up on free markets, Harvard University Press. Grâce à une démonstration implacable, Thomas Philippon jette une lumière crue sur l’accroissement du pouvoir des monopoles aux #États-Unis et ses conséquences néfastes sur les prix et l’investissement. L’analyse pourrait être prolongée en recourant à d’autres disciplines que l’économie.

    #Économie #monopole
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210125_hautcoeur.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210125_hautcoeur.docx

  • ‘Competition Is for Losers’ : How Peter Thiel Helped Facebook Embrace Monopoly
    https://onezero.medium.com/competition-is-for-losers-how-peter-thiel-helped-facebook-embrace-mo

    The roots of Big Tech’s antitrust problem can be found in his bestselling 2014 business book, ‘Zero to One’ “Only one thing can allow a business to transcend the daily brute struggle for survival,” Peter Thiel wrote in his bestselling 2014 book, Zero to One. That one thing, Thiel stated outright, is “monopoly profits.” In the book, which was embraced as a business bible in Silicon Valley and beyond, Thiel made the case for monopoly as the ultimate goal of capitalism. Indeed, “monopoly is the (...)

    #Palantir #Facebook #domination

  • 🇱🇧 Lebanese News and Updates sur Twitter :

    “The Egyptian state delivered 125 tons of glass (6 mm) today to the Ministry of Industry. Egypt will also soon send marble, aluminum, and flour.

    Why not cement although Egypt has in abundant amounts and cheaper? Because of the cement #cartel in Lebanon refused (Joumblat and co)” /

    Twitter
    https://twitter.com/UpdatesLebanese/status/1299357107897147393

    🇱🇧 Lebanese News and Updates sur Twitter :

    “Joumblat to block the cement aid promised the army to give them about 2,000 tons soon. He sent them only 205 until now.

    Same goes with fuel and oil. When Iraq sent fuel, the cartels went nuts and are still furious how their monopoly was broken.” /

    Twitter
    https://twitter.com/UpdatesLebanese/status/1299357112519331840

    #Liban #criminels

  • Spotify, The Apple App Store & Why PWAs Rule
    https://love2dev.com/pwa/spotify-apple-appstore

    Comment Apple décourage au maximum le développement des PWAs...
    ...et pourquoi c’est un combat d’arrière-garde perdu d’avance !
    (et avant tout une histoire de GROS sous)

    The more I discuss the merits of progressive web applications over native apps with clients and potential clients I have formulated a simple way to determine if you should develop and ship a mobile app:
    “Does your app help sell iPhones or generate significant store revenue for Apple?”
    If your answer is yes then you should think about developing an app. Otherwise a progressive web app is probably your better choice.

    We also know that consumers are tired of mobile apps. Today no one downloads apps anymore. Sure there are app downloads, but by and large the fad has ended. Most app downloads are to new phones, ‘restoring’ a user’s existing apps.
    [...]
    Right now there are many large brands taking that journey. Uber, Lyft, Twitter and others are in the process of moving to a progressive web app solution. Most have PWAs with feature parity to their native apps. They typically have moved to a PWA as the client code base and use a hybrid wrapper like Cordova to put the solution in the store.

    Blocking updates is another major aspect of Spotify’s complaints. I know they are not alone, I talk to app owners all the time that express frustration with long update cycles and rejections. It is a trail of frustration for many.
    On the web, you find a bug, fix it and deploy an update as fast as you can. That could literally be a couple of minutes to just under an hour if you have your ducks in a row, and it is not a major bug of course.
    I know some sites update 1500 or more times a day. Try that with your native app.
    [...]
    Good luck doing that with Apple in the way. Developers I speak with tell me they expect 2-4 weeks before bug deployments are actually released in the store.

    Voir aussi : le site dédié de Spotify : https://timetoplayfair.com

    #PWA #apple #monopole #AppStore

  • Voilà ce que ca donne quand tu as un accident dans une de ces nouvelles bagnoles électriques ...
    https://seenthis.net/messages/869726

    Ce n’est pas drôle pour les pompiers quand ils sont dans l’impossibilité d’éteindre le feu d’une batterie qui brûle suite à l’impact d’un accident. Après ils doivent submerger la voiture dans de l’eau pendant des heures pour être sûr que le feu est bien éteint.

    C’est déjà un progrès. Il y a quelques mois encore une épave de Tesla trainait pendant des semaines avant que l’assurance de son propriétaire trouve un spécialiste autrichien capable de récupére l’épave et de traiter les matieres dont est composé un véhicule électrique.

    – Pour le dire clairement : ce n’est pas mieux quand ton réservoir avec 50 litres d’essence prend feu. Ce fait divers montre bien pourquoi il faut en finr avec les voitures individuelles et mettre en place des systèmes de transport publiques partout et à des prix abordables. Ce n’est pas avec les bagnoles à batterie qu’on resoudra nos problèmes de transport.

  • COVID-19 : Sommes-nous à nouveau induits en erreur par les entreprises pharmaceutiques ?
    https://www.investigaction.net/fr/covid-19-sommes-nous-a-nouveau-induits-en-erreur-par-big-pharma

    En mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré que l’épidémie de COVID-19 était une pandémie. Ce n’est pas une première foi. Dans un passé récent, l’OMS avait annoncé en juin 2009 que le H1N1 – connu aussi sous le nom de grippe porcine – était aussi une pandémie. Entre ces deux pandémies, de nombreux faits ont été négligés et il convient d’y revenir.


     
    Après l’épidémie de H5N1 (la grippe aviaire) et au début de celle de H1N1, les entreprises pharmaceutiques transnationales se sont lancées dans une compétition féroce pour fournir des traitements en l’absence de vaccins.

    Entre 2005 et 2009, l’antiviral oseltamivir, commercialisé par Roche sous le nom de Tamiflu, a réussi à être reconnu comme le médicament de choix pour la prévention et le traitement par plusieurs organismes internationaux tels que l’OMS, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis d’Amérique et l’Agence européenne des médicaments.

    A cette époque, afin de préparer une “éventuelle opération de confinement”, l’OMS a reçu de Roche un don de trois millions de traitements d’oseltamivir destinés à constituer une réserve, selon le rapport du Comité d’examen du fonctionnement du Règlement sanitaire international (2005) en relation avec la pandémie de 2009 (H1N1) 2009, publié par l’OMS.

    L’OMS a encouragé les pays à introduire des plans de confinement rapide dans leurs mécanismes nationaux de préparation aux pandémies de grippe, selon le même rapport. En outre, l’OMS a élaboré dans le même but un “protocole de confinement rapide” reposant essentiellement sur l’oseltamivir.

    Comme il fallait s’y attendre, sous l’effet d’une panique globale de grande ampleur, Roche a reçu des commandes venues de pays du monde entier, notamment de l’Égypte. Des recherches ultérieures et la littérature révèlent que les décisions d’achat reposaient sur des essais cliniques financés par Roche, dont les résultats, selon les experts, étaient limités et incomplets, surtout en ce qui concerne l’efficacité et les effets secondaires du Tamiflu, dont certains se sont par la suite révélés dangereux.

    En outre, certaines informations fausses laissaient prévoir une flambée incontrôlable de l’infection. Une étude Cochrane a révélé que les bénéfices de l’oseltamivir étaient faibles en ce qui concerne la diminution des symptômes, car ce médicament ne réduisait leur durée que d’une demi-journée tout au plus.

    Les auteurs de cette étude, qui se sont arrangés pour obtenir les rapports complets des recherches cliniques originales, ont également pu se faire une idée plus claire des effets secondaires de l’oseltamivir. A la fin, l’étude Cochrane a posé la question de savoir si la constitution de réserves d’oseltamivir était justifiée.

    On peut voir ce qui précède sous un autre angle.
    Les entreprises pharmaceutiques font en général pression sur les gouvernements lors de telles crises. Durant la pandémie de H1N1, la méthode adoptée par Roche a consisté essentiellement à persuader les gouvernements de signer des conventions d’achat de Tamiflu car, à l’époque, les premiers arrivés étaient les premiers servis.

    Il est à relever que ces négociations ont eu lieu dans un contexte de tension mondiale et de compétition inavouée entre les pays pour se procurer le traitement le plus vite possible à une même et unique source.

    Une telle situation démontre la gravité des pratiques monopolistiques du marché pharmaceutique mondial. La probabilité de voir se répéter ce scénario est d’autant plus grande que les pays continuent à négocier l’accès aux médicaments sur un marché monopolistique, comme le prouve l’achat par les États-Unis à Gilead Sciences de tout le stock existant de remdesivir et les conventions d’achat préalables de vaccins potentiels par plusieurs pays européens.

    A l’époque, les ventes d’oseltamivir avaient dépassé les 18 milliards de dollars étasuniens, payés pour moitié par les gouvernements. Les États-Unis ont par exemple dépensé plus de 1,5 milliard de dollars pour constituer des stocks d’oseltamivir, en se fondant sur les recommandations du CDC, alors que le Royaume-Uni a dépensé pour sa part 770 millions de dollars étasuniens pour ce même médicament entre 2006 et 2014.

    Aucune donnée officielle n’est disponible concernant la somme totale dépensée par l’Égypte pour acheter de l’oseltamivir. Quelques informations ont cependant fait état d’un accord entre le ministère de la santé et Roche pour la livraison de 2 500 kg de l’ingrédient pharmaceutique actif de ce médicament, à fabriquer par une succursale de la faîtière pharmaceutique, dont le président a estimé la valeur à environ 100 millions de livres égyptiennes.

    L’OMS est une organisation intergouvernementale qui doit, à ce titre, rendre des comptes à ses États membres. En 2010, ces États membres ont évalué les performances de l’OMS qui avait déclaré que la grippe H1N1 était une pandémie. Cette décision avait suscité les réserves de la communauté scientifique internationale et des milieux politiques, qui estimaient qu’elle avait été prématurée, provoquant une confusion mondiale et coûtant des millions de dollars aux budgets des pays.

    Ce qu’il est important de relever à propos de la lutte contre la COVID-19 est qu’il n’y a pas de “nouveau” médicament qui ait été expérimenté contre le virus. Ceux qui font l’objet d’études sont connus ou sont déjà sur le marché. Les essais auxquels ils sont soumis visent à démontrer qu’ils ont un effet spécifique contre le virus SARS-CoV-2 qui provoque la COVID-19.

    Ce repositionnement ou cette réorientation de médicaments existants constitue une pratique courante dans la recherche en cas de flambées épidémiques soudaines. En outre, qui plus est, la recherche et le développement pharmaceutiques ne produisent plus de substances pharmaceutiques “nouvelles”, se contentant le plus souvent d’améliorer des produits existants ou de leur ouvrir des indications supplémentaires.

    Les essais cliniques menés par l’OMS ont débuté avec quatre propositions de traitement, pour la plupart fort coûteux. Trois mois après le début déclaré de la pandémie, la compétition s’est réduite à deux médicaments : le remdesivir, produit par Gilead Sciences, et le favipiravir, produit par FUJIFILM Toyama Chemical, sous le nom commercial d’Avigan, dont il a été rapporté plus tard qu’il n’avait pas montré d’effet convaincant dans certains essais contre le coronavirus, ce qui a repoussé son approbation jusqu’à la fin des essais.

    En mars dernier, avec l’épidémie de COVID-19, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a décidé d’accorder au remdesivir le “statut de médicament orphelin”, qui assure normalement à l’entreprise productrice toute une série de droits exclusifs en plus des droits de propriété intellectuelle.
    Cette décision a été accueillie avec surprise et scepticisme dans les milieux spécialisés du monde entier, en raison de sa teneur et de son calendrier.

    Selon les définitions qu’en donnent tant l’OMS que le droit étasunien, les maladies orphelines sont celles qui affectent un petit nombre d’individus d’une manière qui n’incite pas à la mise au point de médicaments pour les traiter, ce qui justifie aussi le prix potentiellement élevé de leur traitement.

    La COVID-19, déclarée pandémie, est tout le contraire d’une maladie orpheline et la désignation comme “médicament orphelin” révèle l’intention de l’entreprise de maximaliser les ventes et les bénéfices du remdesivir une fois que la FDA l’a approuvé.
    Avec l’augmentation du nombre de cas diagnostiqués aux États-Unis d’Amérique, des pressions croissantes ont conduit Gilead Sciences à retirer sa désignation de médicament orphelin. Quelques semaines plus tard, le remdesivir a été approuvé par la FDA pour utilisation en cas d’urgence sur des patients atteints de COVID-19, à la suite de quoi l’entreprise a fait un don de 1,5 millions de traitements au gouvernement étasunien.

    A la mi-avril, les médias ont rapporté que le gouvernement égyptien avait convenu avec FUJIFILM Toyama Chemical d’utiliser le favipiravir (Avigan) pour le traitement de la COVID-19 en Égypte. Cet accord ne s’est jamais matérialisé, car quelques semaines plus tard le ministre de la santé a annoncé que l’Égypte participerait à l’essai clinique du remdesivir coordonné par l’OMS.

    Entretemps, l’entreprise égyptienne Eva Pharma a signé un accord de licence volontaire non-exclusif avec Gilead pour la fabrication de remdesivir destiné à être distribué dans 127 pays. Actuellement, l’approvisionnement en Égypte et limité à l’aide aux patients hospitalisés en quarantaine.
    Une préoccupation croissante a commencé à se manifester sur le plan mondial face à la précipitation avec laquelle on a compté sur le remdesivir avant que son efficacité soit démontrée, d’autant plus que les résultats des essais publiés montrent qu’il n’y a aucun bénéfice thérapeutique ayant la moindre signification statistique.

    Des demandes de brevet ont été déposées pour le remdesivir dans de nombreux pays et certaines ont déjà été accordées. Le bureau des brevets égyptien a rejeté la demande pour le remdesivir en 2017 pour des raisons techniques, mais la décision finale reste en suspens car le demandeur a fait appel.

    Gilead a récemment fixé le prix du traitement par le remdesivir (6 flacons) à 3 120 dollars étasuniens pour les privés et à 2 340 dollars pour les régimes d’assurance nationaux aux États-Unis d’Amérique. Le prix de ce médicament est exorbitant et ne peut être justifié ni par les coûts de recherche et de développement, car il ne s’agit pas d’un nouveau composé, qui n’a donc pas été breveté dans plusieurs pays.

    Par ailleurs, la recherche a démontré que le coût de production du remdesivir pourrait ne pas dépasser 5,58 dollars par traitement. D’ailleurs, l’entreprise pharmaceutique indienne Cipla a annoncé qu’elle produirait une version générique du remdesivir au prix d’environ 400 dollars étasuniens.

    A la lumière des taux élevés d’incidence et de mortalité de la COVID-19, ainsi que des pressions exercées sur les gouvernements pour qu’ils prennent des mesures destinées à protéger leurs peuples, on assiste à une compétition entre les entreprises pharmaceutiques pour préserver leurs parts d’un marché mondial lucratif.

    Cette compétition se manifeste par des tentatives d’enrôler de grandes quantités de patients dans des essais cliniques hâtivement menés pour faire la démonstration de résultats favorables, ou défavorables, à un médicament donné, pour signer des conventions d’achat préalables avec des gouvernements, comme c’est le cas actuellement entre Gilead et le gouvernement étasunien, et pour chercher à faire enregistrer les brevets dans le plus grand nombre de pays possible afin d’y obtenir des droits exclusifs, notamment la possibilité de vendre le médicament au prix le plus élevé possible.

    Au milieu de la crise actuelle, dont les répercussions économiques et sociales au niveau mondial sont sans précédent, il est préoccupant d’assister au retour du scénario H1N1. Les gouvernements se lancent une fois de plus dans des “achats de panique” et accumulent de manière irrationnelle des stocks de médicaments, dont aucun n’a fait la preuve de son efficacité contre la COVID-19. Ne tire-t-on vraiment aucun enseignement du passé récent ?
    #H5N1 #grippe_aviaire #H1N1 #vaccins #oseltamivir #argent #santé #gros_sous #capitalisme #big_pharma #laboratoires_pharmacetiques #Roche #Tamiflu #OMS #CDC #Egypte #experts #monopole #Gilead #Agence_européenne_des_médicaments #confinement #pandémies #pandémie #grippe #remdesivir #SARS-CoV-2 #covid-19 #coronavirus #favipiravir #FUJIFILM #Avigan #FDA #médicament_orphelin #maladie_orpheline #Eva_Pharma #thérapie #brevets #recherche #Cipla #marché #panique

  • Why the Super-Rich Keep Getting Richer
    https://tribunemag.co.uk/2020/07/why-the-super-rich-keep-getting-richer

    Those on the right-wing of politics argue that extreme wealth is a function of hard work, creativity and innovation that benefits society. But wealth and income inequality have increased dramatically in most advanced economies in recent years. The richest of the rich are much wealthier today than they were several decades ago, but it is not clear that they are working any harder.

    Productivity has not risen alongside inequality in recent years. In fact, in the US and the UK productivity has flatlined since the financial crisis – and in the US it has been declining since the turn of the century.

    There is another explanation for the huge profits of the world’s largest corporations, and the huge fortunes of the super-rich. Not higher productivity. Not simply globalisation. But rising global market power.

    Many of the world’s largest tech companies have become global oligopolies, and domestic monopolies. Globalisation has played a role here, of course – many domestic firms simply can’t compete with global multinationals. But these firms also use their relative size to push down wages, avoid taxes and gouge their suppliers, as well as lobbying governments to provide them with preferential treatment.

    #monopole #concentration #richesses

  • Trump Administration Waived #Coronavirus Price Protections
    https://theintercept.com/2020/07/01/coronavirus-treatment-drug-contracts-trump

    [#remdesivir] which was developed with at least $79 million in federal funding, will cost private insurers $520 for a single vial, hundreds of times its production cost, which researchers at the University of Liverpool have estimated at 93 cents per dose.

    [...]

    ... given its low production cost, Gilead could #profit from remdesivir even if it was priced at just $1 a day, according to an analysis by Public Citizen. Instead the drug, which was rolled out with the help of the Trump administration, will cost insurers between $3,120 for a five-day course of treatment and $5,720 for a 10-day course.

    #pharma #états-unis

  • Les #brevets versus la #pandémie by Joseph E. Stiglitz, Arjun Jayadev and Achal Prabhala - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/covid19-drugs-and-vaccine-demand-patent-reform-by-joseph-e-stigli

    Dans sa riposte contre la pandémie, la communauté scientifique mondiale démontre une volonté remarquable de partager ses connaissances sur les traitements potentiels, de coordonner les essais cliniques, de développer de nouveaux modèles de manière transparente, et de publier ses découvertes sans délai. Dans ce nouveau climat de coopération, nous pourrions facilement avoir tendance à oublier que les sociétés pharmaceutiques commerciales privatisent et verrouillent des connaissances qui devraient être communes, et cela depuis des dizaines d’années, en exerçant un contrôle sur un certain nombre de médicaments vitaux, au moyen de brevets injustifiés, inutiles ou secondaires, ainsi qu’en faisant pression contre l’approbation et la production de génériques.

    En pleine pandémie de COVID-19, il devient douloureusement évident que cette monopolisation s’opère au prix de vies humaines. Le contrôle monopolistique sur les technologies utilisées pour dépister le virus entrave le déploiement rapide d’un plus grand nombre de kits de test, de même que les 441 brevets de la marque 3M mentionnant « respirateur » ou « N95 » compliquent la possibilité pour de nouveaux producteurs de fabriquer des masques de catégorie médicale à grande échelle. Pire encore, plusieurs brevets sont actuellement en vigueur dans la majeure partie du monde concernant trois des traitements les plus prometteurs contre le COVID-19 – remdesivir, favipiravir, et lopinavir/ritonavir. D’ores et déjà, ces brevets font obstacle à la concurrence, menaçant à la fois l’abordabilité et l’approvisionnement de nouveaux médicaments.

    Nous devons aujourd’hui faire un choix entre deux futurs. Premier scénario, nous poursuivons comme à l’habitude, et nous nous en remettons aux grandes sociétés pharmaceutiques, en espérant qu’un potentiel traitement contre le #COVID-19 satisfera aux essais cliniques, et que d’autres technologies de détection, de test et de protection seront proposées. Dans cet avenir-là, les brevets conféreront aux fournisseurs monopolistiques un contrôle sur la plupart de ces innovations. Ces fournisseurs fixeront des prix élevés, ce qui conduira en aval à un rationnement des soins. Sans intervention publique forte, nous ne pourrons que déplorer le nombre de morts, en particulier dans les pays en voie de développement.

    Le même problème existera pour tout #vaccin potentiel contre le COVID-19. Car à la différence du vaccin de Jonas Salk contre la polio, qui a été immédiatement mis à disposition gratuitement, la plupart des vaccins aujourd’hui commercialisés sont brevetés. Le PCV13, par exemple, actuel vaccin à plusieurs souches contre la pneumonie, qui est administré aux nouveau-nés, coûte plusieurs centaines de dollars, puisqu’il appartient au #monopole de Pfizer. Et bien que Gavi, l’Alliance du vaccin, subventionne une partie des coûts de ce vaccin dans les pays en voie de développement, de nombreuses personnes ne peuvent se le payer. En Inde, plus de 100 000 décès évitables chez les jeunes enfants atteints de pneumonie sont constatés chaque année, pendant que le vaccin rapporte environ 5 milliards $ de chiffre d’affaires annuel à #Pfizer.

    Autre futur possible, nous reconnaîtrions que le système actuel – qui permet aux #monopoles privés de tirer profit de connaissances largement issues d’institutions publiques – est absolument inacceptable. Comme le proclament depuis de nombreuses années les experts et défenseurs de la #santé_publique, les monopoles tuent, en empêchant l’accès à des médicaments vitaux qui auraient été disponibles si un autre système existait – comme celui qui facilite chaque année la production d’un vaccin contre la grippe.

    #santé #privé #hold-up #pharma #complicité

  • Comment la file d’attente est devenue en enjeu marketing
    https://usbeketrica.com/article/comment-la-file-d-attente-est-devenue-un-enjeu-marketing


    Personnellement, je pense que la file d’attente est consubstantielle au #capitalisme, qui dans un contexte d’inégalités exponentielles, règle à peu près tous les problèmes de #rareté de cette manière (Pôle Emploi en est le parfait exemple).
    Ce qui est cocasse quand on pense que la file d’attente était utilisée comme symbole repoussoir du soviétisme.

    Selon une étude Valtech, 70% des individus ont tendance à abandonner leurs envies de shopping face aux longues files qui envahissent les trottoirs. Ces mêmes personnes se tourneront davantage vers des boutiques en ligne (56%), à condition qu’elles proposent les retours gratuits et le remboursement immédiat. Le Covid-19 vient donc renforcer le basculement déjà amorcé du physique vers le digital. Dans un tel contexte, l’expérience en boutique - et à l’abord des boutiques - devient un enjeu vital pour le commerce physique.

    • Ça m’a fait penser qu’au bout de trois semaines je n’ai pas réussi à acheter un mixer chez Conforama avec leur système rayons vides > tu commandes sur Internet > tu viens retirer ton produit. Ça faisait deux jours que j’oubliais d’annuler ma commande suite au conseil dépité du vendeur : il est sur la machine mais je l’ai pas en dépôt, prochaine commande dans 2-3 semaines, je vous conseille d’annuler. (Je crois que Conforama a un gros problème informatique, ils sont obligés d’appeler les gens au téléphone pour gérer derrière les commandes.)

      Mais tu peux aussi acheter sur la Market Place, des vendeurs chelou qui t’enverront ce qui les arrange et tu mettras 8 mois à te faire rembourser la tablette « reconditionnée à neuf » pleine de rayures sur la coque et l’écran.

      Que la #vente_en_ligne soit une arnaque, c’est une chose. Mais c’est devenu obligatoire à cause des stratégies commerciales des enseignes avec les rayons vides (autre figure soviétique !) qui t’obligent à acheter en ligne. J’hésite vraiment à m’acheter un mixer moins cher (mais vraiment moins bien) à la droguerie du vieil Arabe sympa du quartier.

      #monopole_radical

    • Pour revenir à l’article, c’est super anxiogène de ne pas savoir combien de temps ça va prendre et si on va devoir se battre pour conserver sa place.

      Enfin, la question épineuse de la justice est traditionnellement résolue par ce que l’on appelle la file en serpentin, bien connue dans les aéroports notamment (Wendy’s, American Airlines et Citibank s’en réclament les inventeurs). Si elle n’est pas nécessairement plus rapide que plusieurs files parallèles, elle offre une certaine sérénité d’esprit : pas une seule personne arrivée après moi ne sera servie avant moi !

      J’ai attendu un jour trois heures debout dans une foule qui jouait des coudes pour un visa pour la Serbie en 2000, j’en garde un souvenir pas très charmant !

      Capture d’écran de l’application Fila Indiana, qui indique en temps réel la durée des files d’attentes des supermarchés en période de pandémie

    • Je cherche batteur-mixer-hachoir trois en un... Finalement, comme c’est bientôt mon anniv, je laisse une copine m’en offrir un et je fais comme les trois singes.

      Mais je suis super en colère contre la vente en ligne. D’abord c’est une exclusion de plus pour la minorité de gens qui n’ont qu’un smartphone (20 % environ). Et les droits des consommateurs y sont bafoués. J’ai acheté une tablette sur la Market Place (c’est des vendeurs indépendants qui versent une com au site) de Darty.com :
      –première tablette ne s’allume pas, 2 mois de négo et 10 mails, envoi de 2 chargeurs qui ne règlent pas le problème, au final autorisation de débourser 12 euros pour le renvoyer ;
      –deuxième tablette (reconditionnée à neuf) visiblement malmenée pendant longtemps, coque et écran bien rayés (reste même des gommettes sur la coque), au bout encore de 2 mois de négo et de 10 mails je peux faire compenser la valeur deux fois moindre (!) du produit reçu (mon estimation sur LeBonCoin.fr) par des accessoires, à la discrétion du vendeur.

      Je fais intervenir un médiateur de justice (il y en a un dans chaque mairie, un monsieur retraité bénévole versé en droit) qui leur propose une négo qu’heureusement ils acceptent (leur refus ne leur aurait pas été reproché devant un tribunal, c’est dire si le dispositif est efficace). Ils me proposent un énième renvoi à mes frais à 12 euros et une énième surprise. Je refuse, ils finissent par céder. Restent à ma charge 24 euros de renvois pour un produit de 140 euros (les deux produits ne correspondaient pas à mon achat, en vrai je n’aurais rien dû payer) et le vendeur me fait fuck.

      Cet éloignement entre vendeur et consommateur laisse la place à tous les abus, c’est très dur de s’en sortir. Un copain commande un truc avec 2 ans de garantie, sur la facture c’est 6 mois. Les 2 ans devaient être une hallucination visuelle. J’avais vraiment eu du nez de faire une capture d’écran lors de l’achat ("tablette reconditionnée à neuf") parce que sur la facture ils signalaient déjà la présence possible de « traces » sur l’écran. C’est une #escroquerie qui profite de l’éloignement parce que personne ne s’achèterait une tablette « reconditionnée à neuf » en mauvais état extérieur. Et que chaque renvoi coûte !

      J’en parle parce que ça m’a pourri 8 mois de ma vie, ce conflit, ce mail hebdo auquel répondre sans trop m’énerver. (Certaines fois je demandais à des ami·es de me les lire tellement ça me rendait malade.) Et parce que, comme dit Keucheyan dans Les Besoins artificiels, c’est une nouvelle victoire du capitalisme, un nouveau défaut d’encadrement de la part de la collectivité.

  • Chéri·e, j’ai dématérialisé les gosses !

    Le Ministre annonce dans les médias que "L’École de demain sera à distance".
    Et les milieux éducatifs autorisés de bruisser sur l’expérimentation dans les semaines à venir puis le maintien après l’épidémie de formes pédagogiques dites "hybrides" ou "mixtes" (c’est-à-dire articulant présentiel et distanciel).

    On pourrait être surpris de ces annonces et du maintien d’une ligne EdTech orthodoxe après 2 mois de confinement qui ont montré les limites du distanciel et son effet sur les décrochages scolaires de la Petite Section à la Terminale provoquant l’accélération des inégalités sociales, dans le contexte d’un système éducatif français où les effets de l’origine sociale est déjà un des plus prégnant au monde.
    Mais là n’est pas mon propos.

    Je bute sur une simple question concernant le maintien de temps en distanciel à long terme : « Où seront les gosses de 3 à 17 ans (donc) sur les temps de distanciel ? ».
    – Chez eux ? Seul·es ? Accompagné·es par des parents en télétravail mais juste pour les cols blancs alors ? Ou on confie officiellement cette mission aux femmes vu qu’elles ont assuré efficacement leur triple journée pendant le confinement ? Ou on passe aux 28h/hebdo payées 39 pour les salarié·es-parents ?
    – Dans des CRAD ? de grands Centres de Regroupement Apprenants Distanciés ? gardé·es par qui ?
    – Chez PapiMamie ? (Ah bah non avec la réforme des retraites PapiMamie seront en télétravail… ou pédaleront en tandem pour UberEats)
    – Numérisés dans le Cloud ? Mais, du coup, c’est les GAFAM qui toucheront l’Allocation de Rentrée Scolaire ?

    Si quelqu’un a compris les modalités à long terme des sessions de distanciel envisagées de la Maternelle au Collège, je veux bien qu’on m’éclaire…

    – Blanquer : L’Ecole de demain sera à distance (Le Café Pédagogique)
    http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2020/05/11052020Article637247793278211407.aspx

    #éducation #edtech

  • Marblegate besitzt jetzt 4.300 Taxikonzessionen in New York
    https://www.taxi-times.com/vermoegensverwalter-marblegate-besitzt-jetzt-4-300-der-13-500-taxikonzes

    Tempelhof-Schöneberg Ausgerechnet ein auf den Kauf notleidender Vermögenswerte spezialisiertes Unternehmen besitzt seit neuestem den größten Teil der New Yorker Taximedaillon-Kredite. Was bedeute das für die Yellow Cabs?

    Laut übereinstimmender Medienberichte besitzt die Firma „Marblegate Asset Management“ mit Sitz in Connecticut bereits rund 300 Medaillons (Taxikonzessionen) und rund 1.000 Medaillon-Darlehen, die größtenteils von Capital One Financial Corp. gekauft wurden.

    New York City hat insgesamt 13.585 Medaillons, die den Eigentümern das Recht geben, Fahrgäste auf den Strassen aufzunehmen. Diese Yellow Cabs können nicht telefonisch bestellt werden, aber arbeiten seit einigen Jahren mit ihrer eigenen App (Curb, Gett). Im Jahre 2013 wurde jedes Medaillon noch für über eine Million US-Dollar gehandelt. Aber das Aufkommen der Gig Economy und Ridehailingfirmen wie Uber und Lyft haben ihren Wert abgewertet. Jetzt kosten sie nur noch rund 200.000 US-Dollar.

    Dazu kam noch, dass bestimmte Interessen im New Yorker Taxigewerbe den Wert der Konzessionen um Jahre künstlich in die Höhe getrieben haben. Viele neue Einwanderer wurden Opfer dieser Politik. Acht Taxifahrer nahmen sich in den letzten Jahre das Leben, weil sie ihre Schulden nicht mehr bezahlen konnten. Auch ‘credit unions’, Kreditgenossenschaften die vor allem im Taxigewerbe tätig waren, wurden Opfer dieser ‘Medallionblase’.

    Die National Credit Union Administration (NCUA) bekam nach dem Zusammenbruch zahlreicher Kreditgenossenschaften in New York viele Medaillonkredite. Die NCUA gab zuletzt bekannt, dass sie den größten Teil ihres Medaillon-Kreditportfolios an Marblegate verkauft hat. Weder Marblegate noch die Bundesregulierungsbehörde gaben Einzelheiten zur genauen Größe des Verkaufs an. Die NCUA sagte, Marblegate habe das beste Angebot für die Agentur und auch für Medaillonbesitzer abgegeben. Am Ende eines 18-monatigen Prozesses waren noch zwei interessierte Käufer im Rennen gewesen.

    Angeblich hat Marblegate für die 4.300 Konzessionen 350 Millionen Dollar geboten (etwa 323 Millionen Euro). Das würde auf einen durchschnittlichen Wert von etwa 82.000 Euro deuten. Dieses Portfolio umfasst übrigens mehr als 3.000 New Yorker Taximedaillons, rund 900 Chicagoer Medaillons und rund 100 Medaillons aus anderen Städten. Auch in Chicago wurden die Medallionspreise von New Yorker Unternehmer künstlich hochgetrieben.

    Marblegate besitzt jetzt den grössten Teil der Konzessionen in New York City. Ein Marblegate-Sprecher sagte, er glaube, dass die gesamte Branche auf Taxifahrer ausgerichtet und so modifiziert werden muss, dass sie stabil genug wird, damit die Menschen als Unternehmen sich darauf verlassen können.

    Politiker sowie Befürworter von Medaillonbesitzern forderten die NCUA auf, den Verkauf an Marblegate zu verzögern, in der Hoffnung, dass New York City einen Rettungsfonds einrichten und das Problem auf diese Weise behandeln würde. Die NCUA sagte, der Deal vom Mittwoch schließe eine spätere öffentlich-private Partnerschaft nicht aus.

    #Taxi #New_York #USA #Monopole #Kapitalismus

  • Springer-Verlag vor massivem Konzern-Umbau
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/springer-verlag-vor-massivem-konzern-umbau-li.76197

    Les éditions Axel-Springer-Verlag sont un spécimen idéal d’une structure impérialiste transatlantique. La transformation de son modèle d’affaires étant terminée s’annonce une restructuration qui vise à conserver ses derniers journaux en les séparant des activités rentables qui seront incorporées dans le portfolio d’un groupe étatsunien

    16.2.2020 von Kai-Hinrich Renner -
    Der Springer-Verlag steht vor radikalen Veränderungen. Der Umbau könnte zu einer Aufteilung des Konzerns führen
    Der Axel-Springer in seiner heutigen Form könnte schon bald Geschichte sein. Erst kürzlich ist der US-Finanzinvestor KKR bei Springer eingestiegen. Nach Informationen der Berliner Zeitung könnte der Konzern in zwei Teile aufgespalten werden. Ein Bereich soll die Zeitungen „Bild“ und „Welt“ betreffen, der andere die Wachstumssparte mit den digitalen Rubrikenmärkten.

    „Am Ende wird es nur noch den Unternehmensbereich Publizistik und die hoch profitablen digitalen Rubrikenmärkte geben“, sagt eine mit dem Konzernumbau vertraute Person, die wegen der Sensibilität der Materie nicht namentlich genannt werden möchte, der Berliner Zeitung: „Die publizistischen Objekte kommen in eine Stiftung, die mit KKR nichts zu tun hat. Die Rubrikenmärkte wandern in eine von den Amerikanern geführte Aktiengesellschaft mit der neugegründeten Stiftung als Juniorpartner. Die Anwälte arbeiten bereits die Verträge aus.“ Eine zweite Quelle bestätigt die Pläne. Der Springer-Verlag ließ auf Anfrage einen Sprecher erklären: „Solche Pläne gibt es nicht.“

    Der Springer-Konzern fährt aktuell ein weitreichendes Personal-Abbau-Programm. Die Springer-Aktie wird von der Börse genommen. Für Beobachter ist auch der Wechsel des langjährigen Vorstands, Andreas Wiele, zu KKR ein Hinweis auf die weitere Entwicklung. Wiele gilt als Top-Experte für den digitalen Rubrikenmarkt und hat diesen zu einem hochprofitablen Bereich entwickelt.

    Als Stiftungsvorstand für die Zeitungen sei der jetzige Vorstand Mathias Döpfner „gesetzt“, sagte eine Quelle der Berliner Zeitung. Die „Welt“ kämpft gegen hohe Verluste. Die „Bild“ musste in den vergangenen Jahren starke Auflagenverluste hinnehmen und konnte das traditionelle Anzeigengeschäft nicht im Internet substituieren.

    #Allemagne #presse #médias #Axel-Springer-Verlag #monopoles

  • Le 15 janvier 2020 Microsoft arrête la publication d’un brouteur internet développé par l’entreprise même. Google est le gagnant de la guerre des brouteurs.

    https://www.heise.de/newsticker/meldung/Alter-und-neuer-Edge-Browser-So-klappt-die-Side-by-Side-Installation-4634074.h

    Ab dem 15. Januar liefert Microsoft die neue Chromium-basierte Fassung des Edge-Browsers via Windows-10-Update-Funktion aus. Nachdem diese installiert wurde, verbleibt der „alte“ Edge zwar noch in Windows 10, lässt sich aber nicht mehr ohne weiteres aufrufen: Der Nutzer wird jeweils zur neuen Version umgeleitet.

    #internet #www #monopoles

  • The Hidden #Dangers of the Great Index Fund Takeover - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2020-01-09/the-hidden-dangers-of-the-great-index-fund-takeover

    The antitrust worries about index funds involve common ownership, when the same large investors own a big chunk of the shares in the major corporations in the same industry. Academics have long theorized that common ownership might encourage coordinated behavior among companies linked by the same set of owners. And recently researchers have made some surprising findings, including that high levels of common ownership can lead to higher prices and lower levels of investment, innovation, and output.

    Harvard Law School professor Einer Elhauge calls common ownership the greatest anti-competitive threat in the economy today. Index funds “are great for investors,” says Elhauge, “but part of the reason they’re great for investors is exactly because of the anti-competitive effects.” Elhauge says the trusts of the late 19th century that gave rise to today’s antitrust laws also involved a form of common shareholding.

    Index fund managers aren’t meeting with companies to secretly carve up markets in smoke-filled rooms. The process critics imagine is more subtle. It starts with the idea that passive funds seek only to match an index’s return and not outperform it. Thus the fund managers lack financial incentives to ensure the companies in their portfolios are competing fiercely with one another. Compare this to an active manager who holds, say, shares of Coca-Cola Co. but not PepsiCo Inc. She might want Coca-Cola to take big risks to crush Pepsi, and invest capital in new products and markets to do so. An investor who holds both, on the other hand, would prefer that Coke and Pepsi avoid price wars.

    Such going along to get along may not always be benign. A 2018 study found that, when the same institutional investors are the largest shareholders in branded drug companies and generic drugmakers, the generic companies are less likely to offer cheaper versions of the brand-name drugs. Consumers could be paying higher drug prices as a result. “The potential effects on anti-competitive conduct are really serious,” says Melissa Newham, a Ph.D. candidate at KU Leuven in Belgium and a co-author of the study. It isn’t clear whether funds are somehow pressuring management or management just knows that competing hard isn’t in the interest of their key shareholders.

    [...]

    The power of the index funds is also becoming a concern of social activists. One study found that BlackRock and Vanguard voted against at least 16 climate-related shareholder proposals in which their support would have given the measures a majority of votes. The study, conducted by the nonprofit Majority Action, looked at 41 climate change-related proposals ranging from setting greenhouse gas emission targets to disclosing environmental lobbying activity. #BlackRock and #Vanguard were less likely than their fund company peers to back the resolutions, supporting them less than 15% of the time. State Street voted in favor of climate-related resolutions more often—about 27% of the time—but still less often than its peers did. “I think the large passive managers have a real difficult decision to make,” former Vice President Al Gore told the Financial Times in December. “Do they want to continue to finance the destruction of human civilization, or not?”

    #State_Street #monopole #prix #social #climat #fonds_indiciel #placements