• Guerre des prix : la grande distribution fait vaciller la filière bio _ Marina Fabre - 11 Février 2019 - Novethic *
    https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/guerre-des-prix-la-grande-distribution-fait-vaciller-la-filiere-bio-146858.

    L’appétit des géants de la grande distribution pour le bio rime aussi avec guerre des prix. C’est ce que constatent de plus en plus de fabricants et producteurs de produits bio à qui les distributeurs ont demandé de baisser leur prix lors des négociations commerciales. Une pression qui pourrait freiner le développement d’une filière encore fragile et reproduire les failles du secteur conventionnel.


    La grande distribution a demandé à près de la moitié des fabricants et producteurs bio de baisser leur prix. ©CC0

    Le bio en plein boom. Le marché des produits alimentaires issus de l’agriculture bio, a représenté, en 2017, 8,4 milliards d’euros, une croissance de 17 % par rapport à 2016. Une manne à côté de laquelle la grande distribution ne veut pas passer. Carrefour, Leclerc, Auchan, System U… Les enseignes généralistes se sont engouffrées dans la brèche. Le chiffre d’affaires de la grande distribution dans la bio dépasserait même 4,5 milliards d’euros, selon les dernières estimations du syndicat national des entreprises bio (Synabio).

    À première vue, cet attrait des mastodontes de la grande distribution est une bonne nouvelle… sauf quand il participe à la guerre des prix. « Avec l’arrivée de la grande distribution et de nouveaux fabricants, le secteur est de plus en plus concurrentiel », explique Charles Pernin, délégué général du Synabio. "Les négociations commerciales sont de plus en plus difficiles. On constate une vraie guerre des prix".

    La pression sur les prix freine le développement du bio
    28 % des entreprises bio se sont vues réclamer une baisse de tarif « avant toute discussion », rapporte l’observatoire des négociations commerciales du Synabio. Au premier round des négociations, ce sont 40 % des producteurs et fabricants bio à qui la grande distribution a demandé un effort. Et ce, malgré les avertissements émis par le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume mardi 15 janvier.

    « J’ai rencontré tout le monde (…) et je leur ai dit : si les négociations commerciales cette année se passent comme l’année dernière, c’est la fin pour beaucoup d’exploitations agricoles et pour certaines filières », a-t-il prévenu. « Quand il y a des promos où le bio est moins cher que le conventionnel, ça ne peut pas durer ».

    La loi alimentation obligeait pourtant la grande distribution à définir le prix de vente en fonction du prix de production. Mais peu de distributeurs semblent aujourd’hui appliquer cette mesure. Or cette pression sur les prix est d’autant plus néfaste sur la filière bio qu’elle freine son développement. « Le fournisseur peut encaisser un certain temps mais à un moment, il va devoir répercuter cette baisse des prix sur le producteur. C’est ce qui s’est passé avec le conventionnel », explique Charles Pernin.

    Les enseignes historiques maintenaient en bonne santé la filière
    Jusqu’ici, la filière bio était épargnée par ces pratiques commerciales abusives. Les enseignes historiques comme Biocoop, longtemps premier distributeur français de produits bio, avaient tout intérêt à ce que la filière soit en bonne santé. « La grande distribution s’intéresse à la bio parce que c’est une filière à forte croissance », glisse un spécialiste, "mais son avenir n’en dépend pas, contrairement aux enseignes spécialisées".

    Face à la concurrence, pas question pour ces enseignes de baisser les prix. Au contraire, elle mise sur la qualité. « Notre rôle est de maintenir une agriculture bio paysanne et de proximité basée sur le commerce équitable. Nous défendons une bio de cohérence, c’est notre valeur ajoutée », expliquait à Novethic Claude Gruffat, président de Biocoop, en avril dernier. C’est maintenant au consommateur de trancher.

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  • Leclerc, l’enseigne dont les prix ont le plus augmenté (sans surprise Olivier Dauvers - 7 Février 2019
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/02/07/lobservatoire-srp-10-2e-vague-leclerc-lenseigne-dont-les-prix-ont-le-
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    Il y avait une forme de logique à anticiper que l’inflation serait plus élevée dans les enseignes les plus discounts. Sans surprise, c’est le cas ! Pour à peine caricaturer, l’inflation mesurée du 5 février vs le 28 janvier est forte chez Leclerc (+ 5,1 %), inexistante chez Casino et Monoprix (– 0,2 %). Entre les deux, c’est quasiment le reflet parfait de l’indice DISTRI PRIX (voir ici), y compris pour Géant dont les prix drives sont découplés des prix hypers désormais. Conséquence logique : l’avantage-prix de Leclerc sur les majeurs fond comme neige au soleil et les écarts se resserrent. Le 1er février, sur le panier de L’Observatoire (certes réducteur mais significatif d’une tendance), il y avait 8 point d’écart entre Leclerc et Intermarché. Le 5 février, plus que 1,4 pt. Ce qui, nécessairement, va se voir, obligeant Leclerc à être plus créatif pour préserver son image-prix. 

    Autre enseignement de la vague 2 : l’application des nouveaux prix est toujours en cours. En effet, le niveau d’inflation progresse encore d’une journée sur l’autre. Preuve que certains magasins “descendent” vraiment progressivement les prix “SRP + 10″. Et à ceux qui voudraient des “cas”, en voici. Par exemple ce Leclerc (parmi d’autres) qui, hier soir mercredi, proposait toujours le Ricard à… 18,22 €, soit très exactement à “SRP 0″. Et, en guise d’absurdité, le prix était accompagné d’une remise différée de 10 %. Ben tiens…

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    http://a-p-c-t.fr/dauvers/fichiers/20190207_5c5bbacc055a9.pdf

    #inflation #distribution #grande_distribution #super_marché #hyper_marché #auchan #carrefour #leclerc #monoprix #super_u #géant


  • Premiers résultats de L’Observatoire “SRP + 10″ Le Web grande conso - 4 Février 2019 - Olivier Dauvers
    https://www.olivierdauvers.fr/2019/02/04/premiers-resultats-de-lobservatoire-srp-10

    Le volet “prix” de la loi EGA est entré officiellement en application vendredi avec le dispositif SRP + 10. En clair, tous les produits doivent désormais intégrer une marge minimale de 10 %. Un dispositif par principe inflationniste puisque, selon les enseignes, de quelques centaines à quelques milliers d’articles (jusqu’à près de 3 000 dans certains Leclerc) étaient jusque là vendus avec une marge inférieure à 10 %. Quel est le niveau d’inflation ? A quelle vitesse les nouveaux prix sont-ils déployés ? Quelles seront, au final, les principales enseignes concernées ? Autant de questions (et d’autres) auxquelles L’Observatoire “SRP+10″ mis en place par A3 Distrib, Linéaires et Editions Dauvers va répondre. Plusieurs semaines durant, vous retrouverez ici (et sur le site de Linéaires) les différentes livraisons de L’Observatoire. 

    Premier volet aujourd’hui : les nouveaux prix “EGA” ont-ils été immédiatement répercutés, dès vendredi 1er février ? Pour le mesurer, 25 produits plus que bataillés dont nous avons mesuré les prix dans près de 5 000 points de vente (drive) le 28 décembre, le 28 janvier, le 1er février et le 2 février. Des produits dont, avec mes camarades de Linéaires, nous avions une bonne vision du niveau des marges (donc du SRP), ce qui permet de suivre les nouveaux prix… 

    Enseignement principal : l’application des nouveaux prix “EGA” est quand même davantage progressive qu’immédiate, alors que, sur le papier, elle devrait être instantanée. Pour preuve : le 1er février, sur les 25 produits de l’échantillon, la hausse n’atteignait que 1,6 %, alors qu’elle doublait le lendemain pour atteindre 3,8 %. Sur 8 produits, l’inflation dépasse même 4 % : + 6 % pour Ricard, + 5 % pour Nescafé, Nutella, Président, Lindt, etc. Des niveaux loin d’être indolores. 

    Autre démonstration de la progressivité de l’application des nouveaux prix : dans nombre de cas, les magasins n’avaient toujours pas modifié leurs étiquettes samedi. Tel ce Super U où le Ricard est toujours affiché à 17,95 € (voir ici), ce Carrefour Contact avec le PET de Coca-Cola 1,25 l à 1,22 € (ici), ce Match où le même Coca-Cola est à 1,35 € (ici) ou ce Leclerc et son Nutella 400 g à 1,77 € (ici). Au-delà de ces anecdotes, des cas plus frappants encore : dans 20 % des points de vente étudiés, le bocal de 200 g de Nescafé Spécial Filtre est toujours affiché 5,70 € ou moins, ce qui est en deçà du niveau SRP+10. Quant à l’emblématique Ricard, samedi, plus de 500 drives le proposaient encore à moins de 19 € alors que le prix EGA le positionne au-delà de 20 €. 
    Pour télécharger la première vague de L’Observatoire A3 Distrib / Linéaires / Ed. Dauvers, c’est ici : http://a-p-c-t.fr/dauvers/fichiers/20190203_5c570ec35f353.pdf

    #inflation #distribution #grande_distribution #super_marché #hyper_marché #auchan #carrefour #leclerc #monoprix #super_u #géant . . .


  • Le déclin inéluctable des grandes surfaces _ Alexandre Mirlicourtois - 17 Décembre 2018 - XERFI Canal
    https://www.xerficanal.com/economie/emission/Alexandre-Mirlicourtois-Le-declin-ineluctable-des-grandes-surfaces_37466

    Conséquence sur le commerce du mouvement des gilets jaunes, le e-commerce a fait un nouveau bond en avant. A l’opposé, c’est la chute pour la grande distribution, plus précisément pour les hypers et les supermarchés en région situés en périphérie des petites villes ou des villes moyennes. Ce destin croisé, c’est l’image à peine déformante d’une tendance de fond : les hypers et les supermarchés ne sont plus totalement en phase avec les attentes des consommateurs, les technologies et de ce qu’est devenue la concurrence.

    https://www.youtube.com/watch?v=T6pUo7bQuCc


    
De prime abord cela ne se voit pas dans l’évolution du nombre de magasins : à plus de 8 400 unités, jamais le maillage du territoire n’a été aussi dense, avec un parc en hausse de 19% sur un peu moins de 10 ans. Autant dire que la majorité des Français dispose d’une, ou plusieurs, grandes surfaces à proximité de leur lieu de vie. Le nombre de m² a suivi, en hausse de près de 20% sur la période pour un total approchant les 20 millions de m², un record. Cette bonne santé apparente de l’offre n’est pourtant rien d’autre que le symptôme d’une lutte sans merci aux parts de marché, une fuite en avant avec à la clé un recul du chiffre d’affaires par magasin, une érosion de la rentabilité et finalement un affaiblissement général. Il faut d’abord partir de ce constat : la demande traditionnelle adressée à la grande distribution s’épuise structurellement.

    
En partant de la répartition du chiffre d’affaires des grandes surfaces, il est possible de calculer un « proxy » de la demande qui leur est adressée en partant de l’évolution de la consommation des ménages par grands postes. Très forte au milieu des années 60, date de l’apparition des premiers hypermarchés, elle reste vigoureuse au cours des années 70 même si elle perd en intensité. Après une parenthèse ente 2000 et 2008, la tendance est à nouveau au ralentissement. Ce n’est pas une surprise, c’est en partie la loi d’Engel qui joue et qui veut que la part de revenu consacrée à l’alimentaire diminue au fur et à mesure que le niveau de vie s’élève. C’est vrai pour l’alimentaire (cœur de métier des grandes surfaces) et par extension de toute une série de biens dits « inférieurs » qui correspondent aux besoins indispensables à la vie courante comme l’habillement Il y a ensuite l’impact du passage du primo équipement à celui du renouvellement dans l’électroménager et l’électronique grand public.

    
Enfin, la pression démographique liée à l’évolution même de la population française s’est réduite au fil du temps. A cet affaiblissement de la demande s’ajoutent des évolutions sociétales. La réduction de la taille des ménages, des familles rend moins nécessaire d’effectuer de « grosses courses ». Les interrogations du consommateur sur la qualité des produits alimentaires, notamment vendus en grande surfaces, sont également un frein même si sondages après sondages, c’est bien le prix qui reste de loin le principal déterminant du choix dans l’alimentaire. En plus de l’affaiblissement de leur demande, les grandes surfaces vont subir une double attaque, principalement dans le non-alimentaire.

    
Au début des années 2000, c’est la montée de la concurrence des réseaux spécialisés et pour la première fois depuis 40 ans de conquête, les supers et hypers perdent des parts de marchés, près de deux points de cédés entre 1999 et 2005. Puis, c’est à partir de 2010 le boum du e-commerce avec l’arrivée de concurrents, des pure players qui ne cessent de prendre de l’importance. D’abord cantonné au non-alimentaire, l’offensive sur l’alimentaire est en marche. Finalement, c’est le cœur même du business model qui est remis en question. Ce modèle repose d’abord sur une consommation de masse en accélération. Même si les marges sont réduites, les volumes sont là. Ce n’est plus le cas. C’est ensuite le jeu des décalages financiers entre délais de paiement fournisseurs, longs, et des clients qui paient cash et donc l’apparition d’une ressource en fond de roulement dont le rendement dépend de l’évolution des taux d’intérêt. Or concernant, les délais de paiement, l’un des objectifs de loi de modernisation sur l’économie de 2008 a été de les raccourcir. Quant aux taux d’intérêt, ils sont nuls ou presque depuis plus de 5 ans.

    
Et enfin, c’est une implantation en périphérie, où le coût du foncier est faible, alors même que les citadins, en quête d’immédiateté privilégient de plus en plus les achats de proximité. Bref, harcelé de tous les côtés, le concept originel de tout le monde et de toutes choses sous le même toit de l’hyper et supermarché va continuer de s’épuiser.

     #consommation #grande_distribution #hypermarché #supermarché #hypermarchés #alimentation #auchan #carrefour #Casino #Intermarché #Leclerc #monoprix #géant #lidl #aldi #mulliez #économie #France #pollution #exploitation #pauvreté #e-commerce #ecommerce #commerce #capitalisme #villes #drive

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      Côté pile, l’hypermarché demeure le circuit le plus fréquenté : 91 % des Français s’y rendent (vs 83 % pour le super, 68 % pour les SDMP ou encore 39 % pour la proximité). Côté face, le trafic est en baisse régulière. 2018 ne fait que le confirmer. Seuls échappent au marasme les « petits hypers » de moins de 5 000 m2 dont la fréquentation mesurée par Nielsen progresse de 0,4 %.

      Pour les plus grandes unités, la chute du trafic est violente : – 2,6 % en moyenne pour les hypers de plus de 11 000 m2. Les plus grandes surfaces sont à la fois victimes du désamour des clients pour les magasins XXL, du transfert du off-line vers le on-line pour le non-alimentaire mais également de l’agressivité des supermarchés, à la fois par le choix alimentaire (souvent proche des hypers) et les prix (Intermarché est par exemple 4 à 5 % moins cher qu’Auchan).

      Conséquence : 2018 va se solder par une baisse des ventes en hypers. De janvier à octobre, selon Nielsen, le chiffre d’affaires tous produits est en recul de 1,6 % dans les grandes unités. Comme il s’agit d’évolution à magasins globalement comparables, l’effet sur la rentabilité sera violent. Auchan et Carrefour seraient ainsi sur leur étiage historique.

      Pire : 2019 ne fera qu’empirer la situation. . . . . .

      Source : https://www.olivierdauvers.fr/2018/12/18/deja-malade-lhyper-sera-la-1ere-victime-des-ega

    • Le commentaire de PJULIEN, sur l’article d’Olivier Dauvers, bonne description des conditions de travail dans la grande distribution.

      Et c’est reparti ! En voilà une nouvelle couche ! la grand’messe française de l’hyper malade !
      Toujours les mêmes mots pour illustrer les mêmes maux !
      Argument Question 1 : A qui appartiennent à 95 % les Hypers en France !
      Réponse 1 : Aux grands distributeurs français ayant de “grosse société” = Carrefour, Auchan, Casino, les petites sociétés propriétaires d’hypers sont marginales –

      Argument Question 2 :
      Quelles sociétés parlent tout le temps de #Digital ?
      Quelles sociétés ont le plus de personnels salariés qui ont plus de 45 ans en age et plus de 10 Ans d’ancienneté ?
      Quelles sociétés ont le plus de contraintes sociales avec des syndicats bien Organisés ?
      Réponse Argument 2 : Les Mémes = Carrefour, Auchan, Casino …

      Conclusion :
      Quelles société gémissent depuis 8 Ans en “déshabillant” les Hypermarchés les rendant à la limite de l’impopularité, en stressant continuellement le personnel, en ne communicant plus en proximité, et en se “foutant” du Client avec de Grands concepts novateurs sans intérêt pour la masse de clientèle ( = des bornes, écrans digitaux qui n’intéressent et ne sont utilisés que par 0,2 Client sur 100 ?

      — les mémes = Carrefour, Auchan, Casino qui n’ont pas eu d’autres idées pour se “débarrasser” de salariés qu’ils jugent “vieillissants” donc plus performants …

      NON les Hypers ne sont pas malades, juste contaminés par une “élite perverse” contaminée par une certaine nullité qui squatte la France et qui suivant certains gilets jaunes risqueraient forts la guillotine avec les futurs Hypers IKEA, GRAND FRAIS, LECLERC, dont les plus grands magasins ne sont pas malades et deviendront vite hypers….

      Ces gens M Dauvers n’ont rien découverts, rien inventés, méme le plus basique = “Quand on veut abattre son chien on lui donne la gale” c’est très basique et très …. courant chez les “héritiers” incompétents –

      Quand à EGA elle ne ruinera en rien les Hypers (sauf pour les pervers !) car en lieu et place de promotions devenues “vulgaires et communes” il suffit de remettre l’Hyper en Ambiance de vente, par le soucis de la Proximité, du Plaisir Shopping, et par l’ingéniosité-événement commercial = juste une solution de communication !
      Pour faire simple rendre à l’Hyper son attractivité en fonction de son environnement et de sa cible Humaine ….

      Cordialement,
      PJULIEN / Consultant Expert GD depuis 40 Ans -


  • Rendement : l’hyper s’enfonce dans la crise #décroissance Olivier Dauvers - 15 Novembre 2018 - Le web grande conso
    https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/15/rendement-lhyper-senfonce-dans-la-crise

    Aucun doute sur la tendance, ni même sur son ampleur… 2018 sera la 4e année consécutive de baisse des rendements du format hypermarché. D’un côté, les surfaces progressent toujours (+ 1,2 %, principalement sous l’effet de supermarchés qui s’agrandissent) et, de l’autre, les chiffres d’affaires tous produits reculent : en moyenne de 1,2 %, en raison du reflux du non-al (– 4 % environ).

    Pis : la situation se dégrade et démontre son caractère quasi-inéluctable. Car le déclin du non-al est durable, concurrence du e-commerce oblige. Ce qui pose, en parallèle, le problème du modèle économique du format. Depuis toujours, le rendement est la base de ce modèle : le volume généré par mètre carré permet le discount, lequel assure le volume. Et ainsi de suite. 

    L’effritement du rendement remet ce fragile équilibre en question. Et impose aux enseignes l’ajustement des surfaces. C’est même le bon sens qui le commande : si le CATP recule durablement (la probabilité est forte), alors les surfaces commerciales doivent accompagner le mouvement. Casino l’a compris le premier (parce que le plus fragile). Carrefour aussi. Désormais, Cora le reconnaît : tous les hypers de plus de 11 500 m2 devraient voir leur surface réduite. Quant à Auchan, jusqu’il y a peu encore, les dirigeants du groupe faisaient toujours mine de ne pas comprendre la question lorsqu’ils étaient interrogés…

    Au-delà, c’est l’ensemble des grandes surfaces alimentaires qui sont concernées. Même si la situation s’est améliorée à court terme, les supermarchés sont également menacés. En cause pour ce format très majoritairement alimentaire : la fragmentation de la consommation, conduisant les clients à multiplier les lieux d’achat.

    #hypermarché #supermarché #économie #discount #auchan #carrefour #monoprix #leclerc #casino #cora


  • Le mall est mort, vive le mall !
    https://www.demainlaville.com/mall-mort-vive-mall

    Aux États-Unis, près de 25% des centres commerciaux pourraient disparaître dans les cinq années à venir. Temples de la consommation, points de ralliement iconiques des teen movies et accélérateurs de l’étalement urbain, ces « #malls » doivent entre autre faire face à la concurrence des sites de #vente_en_ligne. De l’autre côté de l’Atlantique, le modèle français traverse les mêmes difficultés. Pourtant, déjà championne d’Europe du nombre de #centres_commerciaux par habitant, la France continue à distribuer les autorisations de construire, dans une fuite en avant inquiétante.

    #Europacity


  • Comment l’ogre Amazon digère la concurrence
    https://www.alternatives-economiques.fr/logre-amazon-digere-concurrence/00085493

    Amazon rétrécit le temps et mange la planète. Le 28 juin, il a annoncé l’achat du distributeur de médicaments en ligne PillPack et son intention de se lancer dans le secteur de la pharmacie. L’an dernier, l’ancienne petite librairie en ligne a avalé Whole Foods, la grande chaîne américaine de supermarchés bio. Soit près de 500 magasins en une bouchée. À Paris, l’ogre est en passe d’aspirer la distribution des produits Monoprix. Inutile bientôt de faire la queue à la caisse Livraison ou de naviguer sur (...)

    #Apple #Google #Walmart #WholeFoods #Amazon #domination #concurrence #Diapers.com #PillPack #Quidsi #marketing (...)

    ##Monoprix


  • Étude : la plupart des magasins perdent des clients Olivier Dauvers - 17 Juillet 2018 - www.olivierdauvers.fr
    https://www.olivierdauvers.fr/2018/07/17/etude-la-plupart-des-magasins-perdent-des-clients

    Des dépenses des ménages qui sont à l’arrêt ou presque alors que les enseignes ouvrent toujours de nouveaux magasins, la conséquence est logique : il y a, en moyenne, moins de clients par magasin. Ce qu’une étude Nielsen quantifie…

    L’an dernier, deux enseignes ont survolé toutes les autres en recrutement de nouveaux clients à nombre de magasins comparables : Aldi et Lidl. Les deux enseignes ont respectivement compté 7,9 % et 5 % de foyers acheteurs supplémentaires par magasin. Une performance qui traduit à la fois la réceptivité des clients pour cette proposition de valeur (faible choix, quasi exclusivité de MDD) et leur adhésion à l’évolution de leur expérience d’achat qui s’améliore au fil des ans.

    A l’inverse, sur les 13 enseignes étudiées par Nielsen, 9 ont vu leur clientèle s’éroder, parfois violemment comme c’est le cas des supermarchés Casino avec – 6,8 %. Le recul d’ensemble est – hélas – normal et va continuer. Les dépenses des clients, tant en volumes qu’en valeur, ne progressent plus que faiblement alors qu’il y a chaque année plus de magasins accessibles. La clientèle s’étale ! Et elle… s’éparpille, les consommateurs multipliant les circuits fréquentés (enseignes spécialisées par exemple).
    En parallèle, l’étude Nielsen permet aussi de rappeler le lien évident qui existe entre surface et attractivité. Sans surprise, Auchan est ainsi l’enseigne dont la taille de clientèle par magasin est la plus importante et… celle dont la surface moyenne des hypers est aussi la plus élevée.

    Logiquement, il existe une forme de proportionnalité entre taille de clientèle et superficie. Et ce sont finalement les écarts qui sont significatifs. Par exemple entre Carrefour et Cora : Carrefour dispose d’une surface inférieure mais d’une clientèle plus large que Cora, ce qui signe une meilleure attractivité.

    Autre exemple : Lidl. L’enseigne dispose d’une taille de clientèle proche de celle des supermarchés « classiques » mais avec une surface deux fois inférieure !

    MDD Marque De Distributeur
     #Aldi #Lidl #auchan #casino #Carrefour #Cora #géant #leclerc #monoprix #intermarché #U #leader_price #market #france #carrefour #grande_distribution #clients #grande_distribution #économie


  • Derrière le code-barres : des inégalités en chaînes Oxfam - 20 Juin 2018
    http://www.oxfamfrance.org/rapports/justice-fiscale/derriere-code-barres-des-inegalites-en-chaines

    Il y a une histoire derrière les produits que nous consommons. Dans le rapport « Derrière le code-barres : des inégalités en chaînes », Oxfam révèle comment des millions de femmes et d’hommes qui produisent la nourriture que nous consommons vivent dans la pauvreté tandis que l’industrie agro-alimentaire engrange toujours plus de bénéfices. 12 produits de consommations courantes dans plusieurs pays du monde ont été passés au crible et le constat est sans appel : le modèle économique de l’industrie agro-alimentaire alimente les inégalités et génère des souffrances humaines parmi les travailleurs. 

    TELECHARGER LE RAPPORT => http://www.oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/rapport_oxfam_derriere_le_codebarres.pdf

    Le système alimentaire mondial revêt des disparités de plus en plus criantes. Agriculteurs et producteurs, en France et dans le reste du monde, gagnent toujours moins depuis 20 ans, alors que la grande distribution accumule les bénéfices, dénonce l’ONG Oxfam dans une étude internationale publiée jeudi.

    "La grande distribution est devenue la gardienne du commerce alimentaire mondial", estime l’ONG, qui dénonce les "pressions continues" subies par les producteurs pour "qu’ils réduisent leurs coûts" tout en répondant "à des exigences de qualité des plus rigoureuses".


    Selon un calcul de l’ONG, les huit premières grandes surfaces du monde cotées en bourse ont réalisé quelque 1.000 milliards de dollars de vente en 2016 et près de 22 milliards de bénéfices.

    "Au lieu de réinvestir dans leurs fournisseurs, elles ont reversé la même année plus de 15 milliards de dollars de dividendes à leurs actionnaires", indique cette étude internationale, intitulée : "Derrière le code-barres, des inégalités à la chaîne".

    La puissance d’achat de la distribution qui fait baisser continuellement les prix, exacerbe le risque de violations des droits de l’homme et des droits du travail : précarisation sans limite, enfants au travail, harcèlement, sont légion dans le secteur agricole et alimentaire, souligne Oxfam.

    - 74% sur les haricots verts du Kenya
    Entre le milieu des années 1990 et celui des années 2010, le prix des haricots verts du Kenya a ainsi baissé de 74% et celui du jus d’orange brésilien de 70%.

    "Cette tendance a contribué au recul des prix payés aux paysans et producteurs qui désormais recouvrent à peine le coût de production", de plus en plus d’entre eux se voyant contraints d’abandonner leurs terres ou d’accepter des travaux précaires dans de grandes plantations, dénonce Oxfam.

    Jusqu’au paradoxe le plus "cruel" , régulièrement dénoncé par des organisations internationales comme la FAO ou les associations de commerce équitable : la faim chez les paysans et les travailleurs du secteur. Ceux-là même qui produisent la nourriture.

    En France, où le marché des produits alimentaires dépasse les 240 milliards d’euros par an, soit le plus gros marché de l’Union européenne (UE) derrière l’Allemagne, cette évolution, accompagnée de suicides de paysans, a conduit le gouvernement à proposer une loi en cours de discussion au parlement pour tenter de desserrer l’étau.

    L’objectif est de rééquilibrer le partage de la valeur entre ceux qui produisent et ceux qui vendent dans un pays où cinq centrales d’achat "ont une influence sur 90% des achats de produits alimentaires dans les enseignes de la grande distribution", _ selon Oxfam.

    Moins pour les producteurs, plus pour les supermarchés
    Au niveau mondial, l’étude illustre les disparités croissantes sur la répartition de la valeur en étudiant un panier-type contenant 12 produits allant des avocats du Pérou aux tomates du Maroc, en passant par des bananes d’Equateur, du thon en conserve de Thaïlande, du cacao de Côte d’Ivoire, café de Colombie, raisin d’Afrique du sud, haricots verts du Kenya, jus d’orange du Brésil, riz de Thaïlande, crevettes du Vietnam, ou thé d’Inde.

    Entre 1996 et 1998, les producteurs, qui touchaient en moyenne 8,8% du prix final du panier, ne recevaient plus que 6,5% vingt ans plus tard, en 2015.

    Dans le même temps, la grande distribution voyait sa part gonfler à 48,3% du prix final contre 43,5% vingt ans avant. #carrefour #Auchan #Simply_Market #Atac #Leclerc #Casino #Franprix #Leader_Price #Monoprix #Intermarché #Netto #Système_U

    Avec la croissance des discounteurs comme #Aldi Nord, Aldi Sud et #Lidl, et le rachat de #Whole_Foods en 2017 par #amazon, Oxfam craint une "ère nouvelle de réduction des coûts encore plus impitoyable" et une "accélération du nivellement par le bas des normes sociales et environnementales de la chaîne d’approvisionnement".

    Pourtant, Oxfam estime qu’il est "tout à fait possible" que les "paysans et travailleurs gagnent un revenu minimum vital".

    "Il suffirait d’investissements minimes" pour favoriser un partage plus équitable de la valeur, selon l’étude qui préconise notamment la fixation d’un prix minimum par les pouvoirs publics pour les produits agricoles de base.

    Dans les pays de vente au détail, Oxfam prône l’utilisation du droit de la #concurrence "pour démanteler la concentration de la puissance d’achat".

    #inégalités #OXFAM #pauvreté #industrie_agro-alimentaire #souffrances #Kenya #Brésil #super_marchés #hyper_marchés #grande_distribution #actionnaires #prix #code-barres #EAN13



  • http://www.racailles.info/2017/09/les-salaries-de-monoprix-caen-en-greve.html - Racaille

    Les salariés de Monoprix Caen en grève pour leurs conditions de travail
    Les affiches promotionnelles ont fait place aux banderoles revendicatives vendredi 1er septembre au magasin Monoprix du centre-ville de Caen. Et pour cause : la direction du groupe vient d’annoncer des coupes sans précédent au niveau national dans les frais de personnels. Pour vous traduire la chose, elle souhaite faire plus de bénéfices en payant moins de personnels pour faire un boulot (au moins) identique.

    #Racailles #Caen #Monoprix #Grève


  • Les #nanoparticules dans les #sucreries et les #gâteaux inquiètent « 60 Millions de #consommateurs »
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/08/25/les-nanoparticules-dans-les-sucreries-et-les-gateaux-inquietent-60-millions-

    Cible des tests pratiqués, l’additif #E171 – ou #dioxyde_de_titane – est composé en partie de nanoparticules. Il est utilisé dans l’industrie #agroalimentaire et #cosmétique pour blanchir et intensifier la brillance des #confiseries, des #plats préparés et même des #dentifrices [...]

    [..,]

    L’Association des fabricants de dioxyde de titane affirmait en effet en mars que cet #additif n’était « pas utilisé comme nanoparticule dans les #aliments ». Pourtant, sur dix-huit produits sucrés testés par le magazine, des nanoparticules de dioxyde de titane ont été retrouvées systématiquement, dans des proportions variées. Elles représentaient de 10 % à 100 % de l’additif présent dans ces différentes sucreries, parfois célèbres, des biscuits Napolitain de #Lu (12 %) aux gâteaux glacés #Monoprix Gourmet (100 %), en passant par les #M&M’s (20 %).

    [..,]

    D’une manière générale, la présence d’E171 apparaît clairement sur les étiquettes, mais jamais la mention nanoparticules, selon 60 Millions de consommateurs, qui rappelle pourtant qu’un règlement européen contraint théoriquement les fabricants à apposer la mention « nano » devant le nom de l’ingrédient concerné.

    [...]

    Agir pour l’#environnement, qui avait déjà alerté en juin 2016 sur cette question, juge « la persistance de cette #contamination comme un véritable #scandale qui engage la #responsabilité du gouvernement, des industriels et des distributeurs ».

    #santé


  • À Paris, les « Arabes du coin » ferment le rideau
    https://www.vice.com/fr/article/evdwya/a-paris-les-arabes-du-coin-ferment-le-rideau
    Philippe Pilliot connaît bien la profession. Délégué général de la Fédération nationale de l’épicerie, il a rencontré de nombreux épiciers en novembre dernier. Arrondissement par arrondissement, banlieue par banlieue, dans le but de rameuter le plus d’indépendants possible pour faire bloc contre des projets de lois ou des arrêtés préfectoraux. « Je constate depuis quelque temps que beaucoup d’entre eux ont vendu leur fonds de commerce à des chaînes. » (...)
    Autrefois situées en périphérie, les chaînes de supermarchés visent aujourd’hui les centres-villes. Selon les chiffres de l’APUR (Atelier Parisien d’Urbanisme), en 2010, à Paris, quelque 830 petites supérettes labellisées ont ouvert leurs portes. Serge Papin, PDG de Système U, n’a pas surfé sur la vague. Il analyse donc la disparition progressive de l’épicier indépendant avec un certain recul : « Dans les années 1980, on était sur du développement horizontal. Vous aviez la banlieue pavillonnaire, son centre avec les petits indépendants, et, à l’extérieur, les pôles commerciaux, les magasins de périphérie. On invitait les gens à aller faire leurs courses en voiture. Les chaînes ne s’intéressaient pas aux milieux urbains. Mais depuis une quinzaine d’années, on est sur un mouvement centrifuge. Les gens veulent de la proximité, tout en voulant des prix compétitifs. » Souvent mieux agencées, plus propres, compétitives sur les prix et toujours à la recherche de nouveaux concepts, les chaînes sont plus que jamais une source d’inquiétude pour le petit commerçant.
    #urbanisme #villes #commerces #changement #gentrification #franchises

    • Il y a aussi un phénomène de gentrification très puissant toujours à l’œuvre : même dans les supérettes franchisées déjà présentes depuis longtemps dans les centres-métropoles, il y a un recentrage commercial vers les classes moyennes supérieures… en effet, les classes populaires ont pratiquement disparu des centres urbains et les classes moyennes inférieures peinent à s’y maintenir.
      Ainsi, Franprix qui a longtemps été une enseigne plutôt populaire finit sa mue qui vise concrètement à bouffer des parts de marché à Monoprix.

    • Ma belle-sœur vit dans une des banlieues classes moyennes d’Atlanta. Des endroits où on ne peut que se déplacer en voiture, où il n’existe plus de commerces du tout, en dehors de Target, WallMart et ce genre de gros trucs. Elle qui était plutôt junkfood en France, elle s’est retrouvée à traverser toute la zone urbaine pour trouver des légumes. Il semble qu’elle ait été sauvée par l’implantation d’un épicier coréen dans son quartier. Mais il parait que c’est de toute manière assez cher.
      La malbouffe est la règle, là-bas, les produits frais, l’exception réservée à une élite…

    • Le manque d’eau, de nourriture de qualité, d’air... les libéraux transcrivent le mot « manque » en « rareté » et donc en « opportunité ».

      Le même processus est à l’œuvre pour la musique ou les films, où les libéraux font le nécessaire pour détruire les moyens de distribution en abondance que permettent dans la théorie les technologies numériques, tout cela afin de créer une rareté artificielle.

      Le temps est sans doute venu de cesser de croire que les « qui nous gouvernent » et « qui écrivent les lois » œuvrent pour le bien commun. Surtout quand tout ce qu’ils décident ne fait qu’alimenter la rareté de tout ce qui est nécessaire à la vie.


  • Publicité (à la con) et cause des femmes - Le blog de Bernard Gensane
    http://bernard-gensane.over-blog.com/2017/03/publicite-a-la-con-et-cause-des-femmes.html

    Suite à mon blog de la pub pour le beurre de Monoprix , un correspondant me suggère de m’intéresser aux pubs du fournisseur DishesGoods et ses produits de vaisselle sexistes. On trouve ces produits, entre autre, au BHV.

    #sexisme

    • Je ne savais pas que ça se faisait encore, pis, dans un lieu comme le BHV.
      Les bras m’en tombent...
      A noter que dans ce blog on voit qu’il faut des produits vaisselles différents pour les porteurs de bite et leur autres.
      Si un homme pouvait m’expliquer comment il fait la vaisselle (a priori différemment de moi, puisque porteur de la chose) ça m’intéresse...
      #sexismeordinaire

    • Monoprix ? Je recherche des informations sur le BUG organisationnel du week end dernier.

      Je ne sait pas si beaucoup de SeenThisien(e)s font leurs courses dans ces magasin, s’ils peuvent poser la question à leurs familles, leurs relations . . .

      Le week end dernier (Samedi 18 Mars 2017) c’était « l’arrivée » de la nouvelle Carte de fidélité Monoprix. « L’arrivée » entre guillemets, bien sur.

      Monoprix désactivait son ancienne carte donnant droit à réduction, afin que ses clients demandent obligatoirement la fameuse Nouvelle Carte, mais, mais il n’y avait pas de cartes.

La plupart des magasins Monoprix de France n’ayant pas reçu le stock de nouvelles cartes.

      Ceci a donc entrainé la pagaille dans la plupart des magasins Monoprix de France, et la non-réussite (parlons corporate) de la trés trés grosse opération commerciale associée.



      A la caisse, les client(e)s qui avaient fait le plein en promotions (genre 50% de réduction immédiate sur le second article) ne pouvaient pas en bénéficier. Et ils se laissaient pas faire ! C’est ça les client(e)s de beaux quartiers. Ça bloquait partout, on a frisé l’émeute.
      Ils les voulaient leur réductions immédiates à la caisse. Ils se laissent pas faire ce gens là.

      Heureusement, il y a des employé(e)s qui savent faire leur travail !

      Les caissières demandaient aux client(e)s qui avaient la nouvelle carte, d’enregistrer les achats des clients qui ne l’avaient pas (la fameuse nouvelle carte) afin que les premiers puissent bénéficier des remises immédiates.
      Entre gens bien, il se sont rendu cet aimable service, et c’était si gentiment demandé par les caissières.
      On peut se poser des questions sur les effets à long terme des liens noués entre clients, entre caissières et clients à cette occasion. _

      Un crash national de première grandeur .
      
Les chiffres d’affaires prévus pour l’opération n’ont pas été atteints.


      Pour cette erreur de la direction de Monoprix, les salarié(e)s des magasins (qui ont sauvé en grande partie cette opération commerciale) ont été sanctionnés collectivement.

      
Les primes associées à l’opération ont sauté.
      
Faut quand même pas croire au Père Noel !


      Ceci dit, à Mardi matin, les magasins semblent avoir été approvisionnés en nouvelles cartes, 5 cartons pour Marcq en Baroeul par exemple.

      

Dans les Magasin, la visite annuelle des parisiens (les cadres du siège social qui viennent une fois pas an tout critiquer) est attendue avec impatience.
      Une préparation de post-its colorés, d’accueil est en cours. 



      Il est trés probable que cet accident fasse rire, s’esclaffer grassement les équipes de management des concurrents. 
Les ptis macrons, il leur faut pas grand chose.
Ceux ci n’en retireront aucune leçon sur la pagaille entrainée par la désorganisation qu’ils installent dans leurs entreprises respectives.
      Qu’ils n’oublient pas que l’on se fera un plaisir d’informer tout le monde.

      Source : http://richessem.eklablog.com/article-248-les-resultats-d-auchan-de-carrefour-et-de-casino-pou

      #Bug #Crask #Carte_de_réduction #Monoprix

    • Pas évident… une recherche sur les mots-clés « évidents » ne fournit que le lien que tu mentionnes. Par contre, plein de site sur l’intérêt de la nouvelle carte.

      Mon quartier était truffé de Monoprix mais depuis quelque temps, l’enseigne a fortement restreint le nombre de ses points de vente. De ce que je perçois au bénéfice de Carrefour. Du coup, mes courses du week-end n’ont pas eu lieu chez Monop’

      (sinon, peut-être un billet séparé pour pas perturber ce monstrueux #à_la_con ?)