• European Border and Coast Guard: Agreement reached on operational cooperation with Montenegro

    Commissioner for Migration, Home Affairs and Citizenship Dimitris Avramopoulos and Minister of the Interior of Montenegro Mevludin Nuhodžić, initialled a status agreement that will allow European Border and Coast Guard teams to be deployed in Montenegro.

    Once the agreement enters into force, the European Border and Coast Guard Agency will be able to assist Montenegro in border management and carry out joint operations with Montenegro, in particular in the event of a sudden change in migratory flows.

    Today’s agreement is the fifth agreed with a partner country in the Western Balkans, marking yet another step towards the full operationalisation of the Agency.

    https://ec.europa.eu/home-affairs/news/european-border-coast-guard-agreement-reached-operational-cooperation-mont

    #Frontex #Monténégro #frontières #contrôles_frontaliers #partenariat #accord
    ping @isskein


  • #Monténégro : Tito a fait son grand retour à « #Titograd »

    Le Monténégro a ressorti des placards une statue en bronze du maréchal Tito. De taille réelle, elle trône désormais en plein cœur de la capitale #Podgorica. La ville a porté le nom de Titograd de 1946 à 1992. Ce choix d’honorer l’#antifascisme et le père fondateur de la #Yougoslavie socialiste prend le contrepied des pays voisins, qui tentent d’effacer le souvenir de l’État commun.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Montenegro-Tito-Podgorica

    #Tito #Le_retour_de_Tito #mémoire #monument #ex-Yougoslavie #Yougonostalgie


  • #métaliste (qui va être un grand chantier, car il y a plein d’information sur seenthis, qu’il faudrait réorganiser) sur :
    #externalisation #contrôles_frontaliers #frontières #migrations #réfugiés

    Des liens vers des articles généraux sur l’externalisation des frontières de la part de l’ #UE (#EU) :
    https://seenthis.net/messages/569305
    https://seenthis.net/messages/390549
    https://seenthis.net/messages/320101

    Ici une tentative (très mal réussie, car évidement, la divergence entre pratiques et les discours à un moment donné, ça se voit !) de l’UE de faire une brochure pour déconstruire les mythes autour de la migration...
    La question de l’externalisation y est abordée dans différentes parties de la brochure :
    https://seenthis.net/messages/765967


  • L’#industrie_du_tabac manœuvre pour tracer les #cigarettes

    Du 8 au 10 octobre, s’est tenue à Genève la première réunion du Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac. Le texte exige des États la mise en place d’un système de #traçabilité indépendant des industriels, accusés par le passé d’alimenter la #contrebande. Mais en coulisses, les cigarettiers manœuvrent pour jouer un rôle, allant jusqu’à recruter d’anciens policiers français.



    https://www.mediapart.fr/journal/france/111018/l-industrie-du-tabac-manoeuvre-pour-tracer-les-cigarettes
    #tabac #OMS #lobby #Codentify #Sicpa #Burkina_Faso #Montenegro_Connection #Sicpatrace #Philip_Morris_International #Inexto #Impala #British_American_Tobacco #Philippe_Chatelain #PMI_Impact #Marlboro #Luis_Moreno_Ocampo #Jürgen_Storbeck #Europol #Alain_Juillet #Association_de_lutte_contre_le_commerce_illicite #ALCCI #Hervé_Pierre #Dominique_Lapprand #Tracfin #Bercy #Pierre_Moscovici

    Un article de @marty et photos @albertocampiphoto de @wereport


  • La jeune femme serbe enfermée au 127bis avec son bébé n’avait pas assez d’argent
    https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-jeune-femme-serbe-enfermee-au-127bis-avec-son-bebe-n-avait-pas-assez-

    La touriste serbe arrivée à #Bruxelles la semaine dernière avec son bébé de 9 mois n’a pas pu entrer dans le pays en raison d’un manque d’argent. Elle a été enfermée une journée au centre #127bis de #Steenokkerzeel et a encore dû attendre quatre jours avant de pouvoir rentrer chez elle, affirme le site d’information Apache https://www.apache.be/2018/09/26/servische-toeriste-met-baby-in-gesloten-centrum-omdat-ze-te-weinig-geld-bijha . L’information a été confirmée par Geert De Vulder, porte-parole de l’Office des étrangers, tout en précisant qu’il s’agissait d’une procédure standard.


    La manière d’agir des services belges n’a pas été appréciée en Serbie, ni au Monténégro, d’où la Serbe avait pris un vol le 16 septembre vers Bruxelles, pour un séjour de cinq jours chez son frère qui réside aux Pays-Bas.

    Au contrôle des frontières, il s’est avéré que la jeune femme ne répondait pas à l’une des conditions d’entrée, celle de posséder suffisamment d’argent sur soi. La loi fixe cette somme à 45 euros par jour lorsqu’on est en visite dans la famille ou chez des amis. La femme avait 300 euros, soit 20 euros par jour pour elle-même et son bébé. Apache signale que le revenu mensuel moyen en Serbie oscille entre 400 et 450 euros. « Nous n’avons fait que suivre la loi », poursuit M. De Vulder. « Cette femme aurait dû mieux préparer son voyage ».

    C’est pour cette raison qu’il a été décidé d’emmener cette personne au centre fermé 127bis. Le lendemain, elle a été transférée en centre ouvert où elle a pu recevoir la visite de son frère. Finalement, elle n’a pu prendre le chemin du retour que le jeudi 20 septembre. Lors de ce vol retour, elle a dû donner son passeport et a été escortée par des agents de police.

    #Belgique #Bruxelles #Serbie #Monténégro #tourisme dans l’#union_européenne #UE #Femme #enfant

    • My god.

      La « femme »

      La loi fixe à 45 euros par jour la somme minimale lorsqu’on est en visite dans la famille ou chez des amis. La femme avait 300 euros, soit 20 euros par jour pour elle-même et son bébé. Apache signale que le revenu mensuel moyen en Serbie oscille entre 400 et 450 euros. « Nous n’avons fait que suivre la loi », poursuit M. De Vulder. « Cette femme aurait dû mieux préparer son voyage .

      La « serbe »

      La manière d’agir des services belges n’a pas été appréciée en Serbie, ni au Monténégro, d’où la Serbe avait pris un vol le 16 septembre vers Bruxelles, pour un séjour de cinq jours chez son frère qui réside aux Pays-Bas.


  • Albania Cannot “Adopt” Asylum Seekers from Italy

    Over the weekend, the Albanian government announced that it would “adopt” 20 of the 150 Eritrean asylum seekers that had been blocked for a week in the Italian port of Catania by far-right deputy prime minister Matteo Salvini. The refugees were only allowed to leave the ship after the Italian court started proceedings against him.

    The Italian Ombudsman Mauro Palma, claimed that migrants were “de facto deprived of freedom without any legal basis or judicial oversight” and that Salvini and the Italian government had potentially violated the European Convention for the Protection of Human Rights, the Italian Constitution, the Geneva Convention, as well as the Italian Criminal Code and Code of Navigation.

    The acceptance of Albania’s offer to take over 20 asylum seekers may yet be another violation, because Albania is a “third country” and not part of the common EU asylum system, the Dublin Convention.

    In an interview with Italian newspaper La Repubblica, Lorenzo Trucco, director of the Association for the Juridical Study of Immigration (ASGI), called the Albanian “solution” a “theater of the absurd”:
    Here we are outside any legal context. Albania is not in the European Union, so we are talking about a relocation to a third country that does not have everything that is foreseen by the common European asylum system. It means that we are not sure that they have the requisites required for the recognition of protection. So a transfer to this country can only take place if the migrants agree, never against their will. In that case it would be a forced removal.

    And then there is the issue of choice. How will anyone selected to go to Albania be selected? It is a theater of the absurd, an attack on the asylum system. Fortunately, there was the intervention of the judiciary.

    Transferring Eritrean refugees from Italy to Albania against their will or after they applied for asylum in Italy (for which they had the right as soon as they disembarked the ship) is a breach of EU law. The Albanian government has given Salvini a pretext for doing so, while also showing how little it understands of how the rule of law works.

    https://exit.al/en/2018/08/27/albania-cannot-adopt-asylum-seekers-from-italy
    #externalisation #asile #migrations #réfugiés #Italie #Albanie

    Cette tentative d’externaliser les procédures en Albanie a été pensée pour les réfugiés à bord de la #Diciotti, navire bloqué pendant des jours et des jours en mer car le gouvernement italien a bloqué l’accès sur son territoire.
    Malheureusement, je n’ai pas trop suivi ce dernier épisode, car j’étais loin et pas toujours connectée.
    Il y a tout de même de la documentation ici, qui traite du cas Diciotti, mais pas de la tentative d’externalisation en Albanie :
    https://seenthis.net/messages/717803

    cc @isskein @reka

    • L’Italie a demandé au #Monténégro d’accepter des réfugiés du Diciotti

      30 août - 11h30 : « L’Italie a contacté le ministère des Affaires étrangères, lui demandant d’accueillir certains réfugiés du Diciotti », a confirmé le porte-parole du gouvernement monténégrin, Srđan Kusovac. Ces derniers, principalement d’origine africaine, sont bloqués depuis dix jours dans le port de Catane, en Sicile. L’Albanie doit accueillir 20 d’entre eux.

      Vu sur le site du Courrier des Balkans, dernières info, pas de URL propre, malheureusement.

    • Montenegro to Host Some Migrants From Italy

      Montenegrin on Thursday announced that it will take in up to five people from a ship full of migrants that was stranded off the coast of Italy for days.

      The government of Montenegro has said it will receive up to five refugees and migrants who disembarked at a port in Sicily after the Italian authorities kept them on the ship for days.

      “The Government, having acknowledged the principles of humanity and solidarity with people in need as a traditional value of Montenegrin society, confirmed many times in our history, decided that Montenegro should accept up to five migrants from the Diciotto,” the government said on its Twitter account on Thursday evening.

      Montenegro confirmed on August 30 that it had been approached by Italy and asked to take in a number of migrants and refugees, to help end a 10-day standoff with the ship docked off the Italian coast at Catania.

      Podgorica said then it was still mulling whether to take the mostly African-origin migrants and refugees, but had not yet taken a stance.

      “Unanimously, the Government of Montenegro confirms its commitment to the European value system and affirms human dignity,” it said on Twitter on Thursday.

      http://www.balkaninsight.com/en/article/montenegro-to-receive-up-to-five-migrants-from-italy-09-06-2018


  • Threatening wilderness, dams fuel protests in the Balkans

    For almost a year, a clutch of Bosnian women has kept watch over a wooden bridge to disrupt the march of hydropower - part of a Balkan-wide protest against the damming of Europe’s wild rivers.

    From Albania to Slovenia, critics fear the proposed run of dams will destroy their majestic landscape, steal their water and extinguish species unique to the Balkans.

    So the village women stake out the bridge around the clock, listening out for the telltale sounds of diggers on the move.

    “We are always here, during the day, at night, always,” said Hata Hurem, a 31-year-old housewife, in the shadow of the towering mountains that dominate the Balkan landscape.

    Clustered by a creek on the edge of the village of Kruscica, about 40 miles north west of Sarajevo, the local women have taken turns to stand firm, blocking trucks and scrapers from accessing the construction sites of two small plants.

    Investment in renewable energy is growing worldwide as countries rush to meet goals set by the Paris Agreement on climate change. But from China to South America, dams cause controversy for flooding fragile ecosystems and displacing local communities.

    Plans to build almost 3,000 hydropower plants were underway across the Balkans in 2017, about 10 percent of them in Bosnia, according to a study by consultancy Fluvius.

    Authorities and investors say boosting hydropower is key to reducing regional dependency on coal and to falling in line with European Union energy policies as Western Balkan states move toward integration with the bloc.

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    The energy ministry of the Federation of Bosnia and Herzegovina, one of Bosnia’s two autonomous regions, where Kruscica is located, did not respond to a request for comment.

    The government of Bosnia’s other region, Republika Srpska, said building dams was easier and cheaper than shifting toward other power sources.

    “The Republic of Srpska has comparative advantages in its unused hydro potential and considers it quite justified to achieve the goals set by the EU by exploiting its unused hydropower,” said energy ministry spokeswoman Zorana Kisic.
    DAMS AND PICKETS

    Yet, critics say the “dam tsunami” - a term coined by anti-hydropower activists - endangers Europe’s last wild rivers, which flow free.

    If rivers stop running freely, they say dozens of species, from the Danube Salmon to the Balkan Lynx, are at risk.

    About a third of the planned dam projects are in protected areas, including some in national parks, according to the 2017 study, commissioned by campaign groups RiverWatch and Euronatur.

    Most plants are small, producing as little as up to 1 MW each - roughly enough to power about 750 homes - but their combined impact is large as activists say they would cut fish migration routes and damage their habitat.

    “Three thousand hydropower plants ... will destroy these rivers,” said Viktor Bjelić, of the Center for Environment (CZZS), a Bosnian environmental group.

    “Many of the species depending on these ecosystem will disappear or will be extremely endangered.”

    Some local communities fear displacement and lost access to water they’ve long used for drinking, fishing and farming.

    In Kruscica, protesters say water would be diverted through pipelines, leaving the creek empty and sinking hopes for a revival of nature tourism that attracted hikers, hunters and fishing enthusiasts before war intervened in the 1990s.

    “(The river) means everything to us, it’s the life of the community,” said Kruscica’s mayor Tahira Tibold, speaking outside the barren wooden hut used as base by demonstrators.

    Locals first heard about the plants when construction workers showed up last year, added the 65-year-old.

    Women have led protests since fronting a picket to shield men during a confrontation with police last year, said Tibold.

    Campaigners have taken their plight to court, alleging irregularities in the approval process, and works have stalled. But demonstrators keep patrolling around the clock, said Bjelić of CZZS, as it is not known when or how the case will end.
    SHADES OF GREEN

    The protest was backed by U.S. clothing company Patagonia as part of a wider campaign to preserve Balkan rivers and dissuade international banks from investing in hydropower.

    Banks and multilateral investors including the European Investment Bank (EIB), the European Bank for Reconstruction and Development (EBRD) and the World Bank’s International Finance Corporation (IFC), fund hundreds of projects, according to a 2018 study by Bankwatch, a financial watchdog.

    “It’s a waste of money and a moral travesty that some of the world’s largest financial institutions have embraced this out-dated and exploitative technology,” Patagonia founder Yvon Chouinard said in a statement in April.

    The World Bank, EBRD and EIB said their investments have to comply with environmental and social standards, which EBRD and EIB said they were strengthening.

    EBRD said it also improved its assessment process and pulled out of some projects near protected areas.

    “Hydropower is an important source of renewable energy for Western Balkans,” said EBRD’s spokeswoman Svitlana Pyrkalo.

    Bosnia gets 40 percent of its electricity from hydropower, the rest from coal-fired power plants. It plans to increase the share of renewables to 43 percent by 2020, under a target agreed with the EU.

    Dams are generally considered more reliable than wind and solar plants as they are less dependent on weather conditions.

    But that could change with global warming if droughts and floods grow more common, said Doug Vine, a senior fellow at the Center for Climate and Energy Solutions, a U.S.-based think tank.

    Last year a long drought lowered water levels across the Western Balkans, hitting hydropower output and driving up prices.

    Campaigners say Balkan states should focus on solar and wind power as they involve less building works and cost less.

    “Just because it doesn’t emit CO2 it doesn’t mean it’s good,” said Ulrich Eichelmann, head of RiverWatch.

    “Is like saying (that) … smoking is healthy because it doesn’t affect the liver”.

    https://www.reuters.com/article/us-bosnia-environment-dams/threatening-wilderness-dams-fuel-protests-in-the-balkans-idUSKCN1J0007
    #barrages_hydroélectriques #eau #énergie #Balkans #Bosnie #résistance #manifestations #faune #wildlife

    Je commence ici une compilation avec des articles d’archive pour l’instant...
    cc @albertocampiphoto

    • Dans les Balkans, un « tsunami de barrages » déferle sur les écosystèmes

      Portée par une image verte et des financements européens, l’énergie hydroélectrique connaît de multiples projets dans les Balkans. Au grand dam des populations locales concernées et au détriment d’écosystèmes encore préservés.

      « Ne touchez pas à la #Valbona ! » « Laissez les fleuves libres ! » Le soleil automnal à peine levé, les cris et les slogans d’une trentaine de manifestants résonnent jusqu’aux plus hauts sommets des « Alpes albanaises ». Coincée entre les montagnes du #Monténégro et du #Kosovo, la vallée de la Valbona a longtemps été l’une des régions les plus isolées d’Europe. Les eaux cristallines de sa rivière et le fragile écosystème qui l’entoure attirent depuis quelques années des milliers de personnes en quête de nature sauvage.

      « Les barrages vont détruire les rares sources de revenus des habitants. Sans le tourisme, comment peut-on gagner sa vie dans une région si délaissée ? » Après avoir travaillé une quinzaine d’années à l’étranger, Ardian Selimaj est revenu investir dans le pays de ses ancêtres. Ses petits chalets en bois se fondent dans la végétation alpine. Mais, à quelques dizaines de mètres seulement, les bétonnières sont à l’œuvre. Malgré l’opposition bruyante des habitants et des militants écologistes, le lit de la rivière est déjà défiguré. « Si la Valbona est bétonnée, ce ne sera plus un parc national mais une zone industrielle », se désole Ardian Selimaj, la larme à l’œil.

      Les barrages qui se construisent aux confins albanais sont loin d’être des cas uniques. « Les Balkans sont l’un des points chauds de la construction des centrales hydroélectriques. Près de 3.000 y sont prévus ou déjà en construction ! » Militant écologiste viennois, Ulrich Eichelmann se bat depuis près de trente ans pour la protection des rivières d’Europe. Son ONG, RiverWatch, est en première ligne contre les 2.796 centrales qu’elle a recensées dans le sud-est du continent. De la Slovénie à la Grèce, rares sont les rivières épargnées par ce « tsunami de barrages ».
      Un désastre environnemental qui se fait souvent avec le soutien du contribuable européen

      « Les raisons de l’explosion du nombre de ces projets sont multiples, commente Ulrich. La corruption, la mauvaise compréhension des enjeux climatiques, les intérêts financiers qu’y trouvent les banques et les institutions financières, l’extrême faiblesse de l’application des lois... » Dans des sociétés malmenées par la corruption, les investisseurs ont peu de mal à faire valoir leurs intérêts auprès des dirigeants. Ceux-ci s’empressent de leur dérouler le tapis rouge. Et sont peu enclins à appliquer leur propre législation environnementale : 37 % des barrages envisagés le sont au cœur de zones protégées.

      Parc national ou zone Natura 2000, des points chauds de la biodiversité mondiale sont ainsi menacés. Un désastre environnemental qui se fait souvent avec le soutien du contribuable européen. « En 2015, nous avons constaté que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avait financé 21 projets dans des zones protégées ou valorisées au niveau international », commente Igor Vejnovic, de l’ONG Bankwatch-CEE. Alors que l’Union européenne (UE) promeut officiellement les normes environnementales dans la région, on retrouve ses deux grandes banques de développement derrière plusieurs constructions de centrales. Igor Vejnovic dénonce « un soutien à des projets qui ne seraient pas autorisés par la législation européenne en vigueur ».

      Un soutien financier qui est d’ailleurs difficile à établir. « Leur nombre est probablement encore plus élevé, assure Igor Vejnovic, car la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Berd financent ces centrales par des intermédiaires régionaux et les deux banques refusent systématiquement d’identifier les porteurs des projets en invoquant la confidentialité du client. » Des clients qui font souvent peu de cas des obligations légales. Selon Bankwatch-CEE, de nombreuses études d’impact environnemental ont été bâclées ou falsifiées. Des irrégularités parfois si caricaturales qu’elles ont conduit les deux banques européennes à suspendre, quand même, leurs prêts à d’importants projets dans le parc national de Mavrovo, en Macédoine. Ses forêts abritent l’une des espèces les plus menacées au monde, le lynx des Balkans.

      Grâce à une géographie montagneuse et à une histoire récente relativement épargnée par les phases destructrices de l’industrialisation, les rivières des Balkans offrent encore des paysages spectaculaires et une nature sauvage. Leurs eaux cristallines et préservées abritent près de 69 espèces de poissons endémiques de la région, dont le fameux saumon du Danube, en danger d’extinction. Une expédition de quelques jours sur la Vjosa, le « cœur bleu de l’Europe », a ainsi permis la découverte d’une espèce de plécoptères et d’un poisson encore inconnus de la science. Un trésor biologique méconnu dont les jours sont pourtant comptés. Malgré leurs conséquences catastrophiques, les petits barrages de moins de 1 MW se multiplient : ceux-ci ne nécessitent généralement aucune étude d’impact environnemental.
      La détermination des populations locales a fait reculer plusieurs barrages

      Louée pour son caractère « renouvelable », l’hydraulique représente 10 % du parc électrique français et près de 17 % de l’électricité produite sur la planète. Bénéficiant de la relative conversion du secteur énergétique au développement dit « durable », les barrages sont en pleine expansion à travers le globe. Les industriels de l’eau n’hésitent pas à le répéter : l’énergie hydraulique, « solution d’avenir », n’émet ni gaz à effet de serre ni pollution. Ces affirmations sont pourtant contredites par de récentes études. Peu relayées dans les grands médias, celles-ci démontrent que les pollutions causées par l’énergie hydraulique auraient été largement sous-estimées. Dans certaines régions du monde, les grandes retenues d’eau artificielles généreraient d’importantes productions de méthane (CH4), dont le pouvoir de réchauffement est 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

      « L’hydroélectricité est l’une des pires formes de production d’énergie pour la nature, s’emporte Ulrich. Ce n’est pas parce qu’il n’émet pas de CO2 que c’est une énergie renouvelable. » Le militant écologiste s’indigne des conséquences de ces constructions qui transforment des fleuves libres en lacs artificiels. « La nature et les espèces détruites ne sont pas renouvelables. Quand une rivière est bétonnée, la qualité de l’eau baisse, le niveau des eaux souterraines en aval du barrage chute alors que la côte, elle, est menacée par l’érosion en raison de la diminution de l’apport en sédiments. »

      Les discours positifs des industriels tombent en tout cas à pic pour les dirigeants des Balkans, qui espèrent ainsi tempérer les oppositions à ces centaines de constructions. La diversification énergétique recherchée a pourtant peu de chances de profiter à des populations locales qui verront leur environnement quotidien transformé à jamais. « Si les promoteurs investissent parfois dans les infrastructures locales, cela a une valeur marginale par rapport aux dommages causés au patrimoine naturel et à la qualité de l’eau, explique Igor Vejnovic. L’hydroélectricité est d’ailleurs vulnérable aux périodes de sécheresse, qui sont de plus en plus fréquentes. » Les centrales dites « au fil de l’eau » prévues dans les Balkans risquent de laisser bien souvent les rivières à sec.

      Malgré les problèmes politiques et sociaux qui frappent les pays de la région, les mobilisations s’amplifient. La détermination des populations locales à défendre leurs rivières a même fait reculer plusieurs barrages. En Bosnie, où les habitants ont occupé le chantier de la Fojnička pendant près de 325 jours, plusieurs constructions ont été arrêtées. À Tirana, le tribunal administratif a donné raison aux militants et interrompu les travaux de l’un des plus importants barrages prévus sur la Vjosa. Après s’être retirée du projet sur la Ombla, en Croatie, la Berd a suspendu le versement des 65 millions d’euros promis pour les gros barrages du parc Mavrovo, en Macédoine, et a récemment commencé à privilégier des projets liés à l’énergie solaire. Cette vague de succès suffira-t-elle à contrer le tsunami annoncé ?


      https://reporterre.net/Dans-les-Balkans-un-tsunami-de-barrages-deferle-sur-les-ecosystemes
      #hydroélectricité #extractivisme

    • Balkan hydropower projects soar by 300% putting wildlife at risk, research shows
      More than a third of about 2,800 planned new dams are in protected areas, threatening rivers and biodiversity.

      Hydropower constructions have rocketed by 300% across the western Balkans in the last two years, according to a new analysis, sparking fears of disappearing mountain rivers and biodiversity loss.

      About 2,800 new dams are now in the pipeline across a zone stretching from Slovenia to Greece, 37% of which are set to be built in protected areas such as national parks or Natura 2000 sites.

      Heavy machinery is already channelling new water flows at 187 construction sites, compared to just 61 in 2015, according to the research by Fluvius, a consultancy for UN and EU-backed projects.

      Ulrich Eichelmann, the director of the RiverWatch NGO, which commissioned the paper, said that the small-scale nature of most projects – often in mountainous terrain – was, counterintuitively, having a disastrous impact on nature.

      “They divert water through pipelines away from the river and leave behind empty channels where rivers had been,” he told the Guardian. “It is a catastrophe for local people and for the environment. For many species of fish and insects like dragonflies and stoneflies, it is the end.”

      One stonefly species, Isoperla vjosae, was only discovered on Albania’s iconic Vjosa river this year, during an expedition by 25 scientists which also found an unnamed fish previously unknown to science. Like the Danube salmon and the Prespa trout, it is already thought to be at risk from what Eichelmann calls “a dam tsunami”.

      The scientists’ report described the Vjosa as a remarkably unique and dynamic eco-haven for scores of aquatic species that have disappeared across Europe. “The majority of these viable communities are expected to irrecoverably go extinct as a result of the projected hydropower dams,” it said.

      However, Damian Gjiknuri, Albania’s energy minister, told the Guardian that two planned megadams on the Vjosa would allow “the passage of fish via fish bypass or fish lanes”.

      “These designs have been based on the best environmental practices that are being applied today for minimising the effects of high dams on the circulation of aquatic faunas,” he said.

      Gjiknuri disputed the new report’s findings on the basis that only two “high dams” were being built in Albania, while most others were “run-of-the-river hydropower”.

      These generate less than 10MW of energy and so require no environmental impact assessments, conservationists say. But their small scale often precludes budgets for mitigation measures and allows arrays of turbines to be placed at intervals along waterways, causing what WWF calls “severe cumulative impacts”.

      Beyond aquatic life, the dam boom may also be threatening humans too.

      Since 2012, property conflicts between big energy companies and small farmers have led to one murder and an attempted murder, according to an EU-funded study. The paper logged three work-related deaths, and dozens of arrests linked to Albania’s wave of hydropower projects.

      Albania is a regional hotspot with 81 dams under construction but Serbia, Macedonia, and Bosnia and Herzegovina are also installing 71 hydro plants, and Serbia has a further 800 projects on the drawing board.

      Gjiknuri said the Albanian government was committed to declaring a national park on a portion of the Vjosa upstream from the planned 50m-high Kalivaçi dam, preventing further hydro construction there.


      https://www.theguardian.com/environment/2017/nov/27/balkan-hydropower-projects-soar-by-300-putting-wildlife-at-risk-researc
      https://www.theguardian.com/environment/2017/nov/27/balkan-hydropower-projects-soar-by-300-putting-wildlife-at-risk-researc
      signalé par @odilon il y a quelques temps:
      https://seenthis.net/messages/648548

    • Serbie : mobilisation citoyenne contre les centrales hydroélectriques dans la #Stara_planina

      L’État serbe a donné le feu vert aux investisseurs pour la construction de 58 centrales hydroélectriques sur plusieurs rivières dans la Stara planina. S’étalant à l’est de la Serbie, ce massif montagneux constitue la frontière naturelle entre la Serbie et la Bulgarie et continue jusqu’à la mer Noire. Cette zone protégée est l’une des plus grandes réserves naturelles de Serbie.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Serbie-mobilisation-citoyenne-contre-les-centrales-hydroelectriqu


  • #métaliste sur la « #nouvelle_route_des_Balkans », soit l’après-2015 (probablement à compléter) :

    1. Les nouvelles routes des Balkans... qui passent au nord (#Bulgarie, #Roumanie, #Hongrie, #Autriche) et au sud (#Grèce, #Albanie, #Monténégro, #Bosnie, #Croatie, #Slovénie, #Autriche) par rapport l’ « originale », celle de l’automne 2015 :

    2. Description de cette nouvelle route et news :
    https://seenthis.net/messages/669257

    3. #Bosnie, nouveau pays de transit (route du nord) ?
    https://seenthis.net/messages/639454
    3a. sur la fermeture des #frontières entre #Bosnie et #Croatie
    https://seenthis.net/messages/702915

    4. #Bulgarie, nouveau pays de transit (route du sud) ?
    https://seenthis.net/messages/609387
    https://seenthis.net/messages/575032
    https://seenthis.net/messages/554021

    5. Frontière entre la #Serbie et la #Croatie :
    https://seenthis.net/messages/766249
    #violence #violent_borders

    6. sur les #morts sur cette route :
    https://seenthis.net/messages/714897
    #décès #mourir_dans_la_forteresse_europe

    #route_des_Balkans

    cc @isskein @reka


  • Come il Montenegro si prepara a un’emergenza che non c’è

    La percezione di un’emergenza migranti percorre come una febbre i Balcani, ma in nessun paese assume sembianze surreali come nel piccolo Montenegro, dove si lavora alacremente per affrontare arrivi di massa che almeno per ora non sono ancora avvenuti. Christian Elia ha incontrato per noi i protagonisti dell’accoglienza, i rifugiati che ci sono per ora, e i giornalisti sotto minaccia che si occupano anche di immigrazione.

    Negli ultimi due mesi il governo di Podgorica ha prima dichiarato di valutare la costruzione di un muro al confine con l’Albania, le cui forze dell’ordine lascerebbero passare una quota crescente e preoccupante di migranti rifiutandone il respingimento. Pochi giorni dopo, l’esecutivo montenegrino ha discusso di un’adesione a Frontex, l’agenzia delle frontiere europee. Posizioni pubbliche premiate dal governo ungherese, pronto a donare a Podgorica il filo spinato necessario a mettere in “sicurezza” almeno 25 chilometri del proprio confine meridionale.


    https://openmigration.org/analisi/come-il-montenegro-si-prepara-a-unemergenza-che-non-ce

    #frontières #murs #Albanie #Monténégro #Frontex #asile #migrations #réfugiés #route_des_balkans

    • Albania, l’umanità che resta sulla rotta balcanica

      Sarà perché il ricordo di quando si era costretti a partire è ancora forte, o perché il paese ha vissuto in prima linea la guerra in Kosovo, ma sui migranti l’Albania non soffre le pressioni dell’opinione pubblica. Se ne parla poco e l’aiuto è tanto, come a Scutari: prima erano i kosovari, ora sono gli afgani e i siriani ad essere assistiti. Le stesse storie, gli stessi incubi e lo stesso bisogno di un giaciglio in cui dormire. Con Christian Elia torniamo sulla rotta balcanica in un reportage a cavallo tra Albania e Montenegro.

      “A volte puoi solo immaginare come ci si possa sentire. Ecco, ricordo in particolare la storia di una signora siriana. Ancora oggi, pensando a lei, ho i brividi. Con i suoi due piccoli figli, a piedi, tentava di passare in Montenegro, nella zona del triplo confine, con Albania e Kosovo. È una zona impervia, boscosa, non aveva più denaro per pagare una guida. Avrà fatto tutto quel che poteva, ma è stata morsa da una vipera. Era terrorizzata, ha iniziato a urlare, come i suoi bambini, che probabilmente neanche capivano bene la dimensione della tragedia. Se non ci fossero stati due ragazzi algerini, a loro volta a piedi, sulla stessa rotta, sarebbe morta là. Lasciando i piccoli da soli. Ecco, uno dei due, nonostante la paura di essere scoperto e respinto, è accorso, salvandole la vita e portandola indietro insieme ai bambini.”

      In Albania, rispetto ai popoli in cammino, c’è un clima molto differente che nel resto della regione e dell’Europa. E’ come se, per l’assenza sostanziale del tema nel conflitto politico, si riuscisse a mantenere quella ragionevole, lucida, umanità che è naturale quando si parla di esseri umani senza il filtro della speculazione politica.

      Per le strade di Tirana, attorno ai due centri di permanenza temporanea, è anche difficile vederli. Tanto che le loro storie restano impresse nella memoria, vengono ricordate, le storie hanno ancora volti, non sono ancora diventate numeri.

      La sede della Caritas, a Tirana, è in Rruga Don Bosco. La storia della Caritas, in Albania, è parallela a quella contemporanea del Paese delle Aquile. C’era al tempo del crollo del regime di Hoxha, c’era durante la guerra civile, che gli albanesi ricordano come ‘anarchia’, c’è oggi, che l’Albania è cambiata tanto, che i migranti arrivano e non partono – quasi – più. Al massimo, da tutto il mondo, tornano. O se partono, possono farlo legalmente.

      Nel caos del traffico cittadino e della vita frenetica dei bar, dei centri commerciali e dei negozi, il centro della Caritas è come un luogo sospeso, dove la vita albanese rallenta. Ariela Mitri è la responsabile per il settore del traffico di esseri umani e delle migrazioni, preparata e accogliente. A luglio 2018, con il sostegno della comunità internazionale, ha collaborato a un rapporto che fotografa la situazione di quello che è un paese di transito per eccellenza. Dalla Grecia alla Croazia e alla Slovenia, lungo la Balkan Route che non è mai davvero chiusa, al di là del racconto dei media. Le persone transitano, via Montenegro, via Kosovo, via Serbia, vengono respinte e si trovano intrappolate, spesso in Bosnia – Erzegovina.

      Il rapporto studia il periodo 2012 – 2017, ma è dal 2009 che i flussi di passaggio (perché solo di questo si tratta) iniziano a salire, in parallelo alla chiusura via via più ferrea di tutte le altre rotte d’accesso all’Europa.

      L’Albania ha aderito alla Convenzione di Ginevra del 1951 e il suo quadro normativo si sta adattando all’acquis europeo. La legge 121/2014 prevede che entro e non oltre quindici giorni dalla presentazione della domanda di protezione internazionale lo stato albanese deve informare il richiedente circa i suoi diritti. Secondo l’ultimo report pubblicato dalla Commissione nel 2017 hanno presentato domanda di asilo in Albania 309 persone, dato in leggera crescita rispetto all’anno prima. Le domande vengono registrate dalle autorità di frontiera, dopodiché passano al Direttorato per l’asilo politico e la cittadinanza. C’è opzione di ricorso, se ne ricordano solo tre.

      Il fronte di ingresso è l’Albania meridionale, quello di uscita è l’Albania settentrionale. Chi non prova la strada – impervia – del Kosovo, si concentra nella zona di Scutari. Ed è proprio là che Cristian, responsabile Caritas a in città, si occupa di molti di loro. “Le storie sono tante, c’è una coppia di fratellini afgani che aspettano la madre, oramai in Svezia, per il ricongiungimento familiare, ma la storia più triste è stata di sicuro quella di una bimba afgana che ha subito l’amputazione del piede per il freddo. Come si fa a dimenticare?”. Cristian racconta, mentre si avvicina al posto di frontiera di Han i Hotit, uno dei tre punti di passaggio dall’Albania al Montenegro. Le colline tutto attorno sono basse. “Capita di vederli camminare, proprio là, sulla cresta”, indica Kristian.

      Un sentiero parte tra due case di questa zona a maggioranza cattolica. Un croce su un cancello aiuta a partecipare all’idea di una mappatura simbolica dei luoghi. Due cani abbaiano all’impazzata, un gregge di pecore bruca pigramente ai margini del sentiero che si inerpica fino a scollinare dall’altra parte.

      Proprio su quella zona c’è la parrocchia di padre Adrian. Faccia da duro, crocefisso al petto. E dietro l’apparenza tanta umanità. “Mi capitava di arrivare qui e trovare, all’alba, donne e bambini, famiglie intere, che dormivano in giardino. Come si può essere indifferenti. Aprivo la sagrestia, che ha una minima struttura attrezzata per passare la notte. Questo è un piccolo paesino, un villaggio, sulla strada per il Montenegro, è ovvio che non si può fare molto. La comunità è accogliente, le donne del villaggio mi aiutano portando cibo e coperte, ma non è questa la soluzione. Le persone passano e bisogna fare qualcosa, non si possono lasciare all’addiaccio né si può pensare che questi ripari di fortuna siano la soluzione”.

      Sono almeno cinque, l’anno scorso, i casi di taxisti arrestati perché portavano (dietro lauto pagamento) i migranti verso il confine. Molti passavano da questa strada, quelli con meno mezzi tentano la fortuna a piedi.

      Il posto di confine, dalla parte del Montenegro, ha ancora l’arco di cemento d’ispirazione socialista. Dalla parte albanese, un caffè con vetrate domina il panorama mozzafiato del lago di Scutari, che durante gli anni duri del regime di Hoxha alcuni temerari provarono a passare a nuoto, in fuga verso quella Jugoslavia che era più libera, ma che spesso li rimandava indietro esponendo loro e le loro famiglie alla vendetta del regime di Tirana. Solo che all’epoca, la stampa e la politica europee, li raccontava come eroi e martiri della libertà. Un mondo a memoria selettiva. Padre Adrian, invece, ha la memoria delle persone. “Anche io sono migrato, quando qui è diventato un inferno durante gli anni della caduta del regime e dell’anarchia. Come posso voltarmi dall’altra parte?”. E a ricordarlo, ogni giorno, quel tempo, sono i cartelli che recitano “Respinti Schengen”, con azzeccagarbugli che spesso finiscono per spillare un sacco di soldi agli albanesi che non possono avere il visto Ue, senza ottenere il risultato promesso.

      I migranti, spesso, seguono il binario che – come una cicatrice del tempo – corre sulla cresta della collina al fianco del confine e porta in Montenegro.

      Tirana e Podgorica, al netto di polemiche che in Montenegro hanno portato addirittura a parlare di costruire un muro, nella realtà della politica hanno stipulato accordi più pragmatici: hanno annunciato l’apertura di un nuovo valico, moderno, che permetta di blindare quelli vetusti esistenti.

      L’Albania, dal punto di vista dei migranti, non ha pressioni dell’opinione pubblica. Se ne parla poco, ma l’esecutivo albanese non è affatto a digiuno di politica. Molti ricorderanno, cinque mesi orsono, la mano tesa del primo ministro albanese Edi Rama al governo italiano. La nave Diciotti era al largo delle coste italiane, vittima del braccio di ferro tra il ministro degli Interni italiano, Matteo Salvini, e l’Unione Europea, colpevole – secondo la vulgata di Roma – di non condividere le quote degli sbarchi. Bene, le cose sono andate diversamente, come ha scritto e dimostrato Nicola Pedrazzi su Osservatorio Balcani Caucaso.

      “Primo: diversamente da quanto si è detto e scritto, nessuna delle persone scese dalla nave Diciotti la notte tra il 25 e il 26 agosto 2018 è mai arrivata sul suolo albanese. Secondo: diversamente da quanto si è detto e scritto, né il governo italiano né il governo albanese hanno mai lavorato al trasferimento in Albania di una quota di quello sbarco”, racconta Pedrazzi.
      I motivi sono diversi, ma di base, in fondo, solo se una delle persone soccorse in mare avesse espressamente chiesto di essere portata in Albania questo poteva accadere.

      “Stando alla legge 121/2014, entro e non oltre quindici giorni dalla presentazione della domanda di protezione internazionale lo stato albanese deve informare il richiedente circa i suoi diritti; da quanto ho potuto constatare la fragilità del sistema albanese non risiede nelle norme, ma eventualmente nello stato delle istituzioni deputate al processo della domanda di asilo, che secondo l’Ue hanno margine di miglioramento”, spiega Pedrazzi nel suo articolo.

      La procedura di ingresso nell’Unione Europea è una posta in gioco che val bene un po’ di propaganda, soprattutto in un paese che ha numeri così bassi da potersi permettere ancora di giocare.

      Già in passato, l’Albania si è resa disponibile a operazioni simili. Prima con l’operazione di ricollocamento dei militanti del Mujahedeen El-Khalq (MEK), oppositori del regime iraniano per anni ospitati dal regime di Saddam in chiave anti-Teheran e divenuti scomodi nell’Iraq filo-iraniano del post invasione Usa del 2003.
      Prima, invece, era stato il caso di ex detenuti di Guantanamo, risultati innocenti dopo anni di una carcerazione drammatica, ma che non potevano tornare nel paese d’origine.

      Operazioni a basso costo di pressione interna e ad alto ritorno di affidabilità esterna.

      Nel mezzo delle piccole e delle grandi cose, come sempre, restano le persone. Alla porte di Scutari, come fosse un villaggio vacanze in cima a un bosco bellissimo, che domina la vista del lago, c’è un posto sicuro. Lo ha allestito la Caritas, negli anni Novanta. E a custodirlo c’è ancora lui, Medi, grandi occhi azzurri, qualche ruga, e mani grandi.

      “Alcune famiglie siriane son partite ieri”, racconta, mentre percorre i sentieri tra i bungalow di legno. “Qui mettiamo i singoli, qui mettiamo le famiglie.” Il posto è pulito, confortevole. Guardando i letti rifatti e i bagni puliti si può solo immaginare il sollievo di chi si concede un momento di riposo. Qui vengono smistati e alloggiati quelli fermati in transito, alcuni dei quali – nonostante le brochure che gli vengono consegnate dalla polizia – non chiedono asilo, o se lo chiedono devono attendere nei piccoli centri di Tirana, che sono due. La Caritas alloggia, rifocilla e organizza il transfer dei richiedenti asilo. Ed è come un guardarsi allo specchio. “È nato tutto ai tempi della guerra in Kosovo”, racconta Medi. “Lavoravo già qui, allora, e ricordo le famiglie in fuga dalla guerra. Per me non fa alcuna differenza: sono le stesse storie, gli stessi incubi. E tutti hanno bisogno di un giaciglio per la notte”.

      https://openmigration.org/analisi/albania-lumanita-che-resta-sulla-rotta-balcanica
      #solidarité


  • Balkan: Kosovo unterzeichnet Grenzabkommen mit Montenegro (http://...
    https://diasp.eu/p/6898931

    Balkan: Kosovo unterzeichnet Grenzabkommen mit Montenegro

    Trotz Tränengasattacken im Plenarsaal hat das kosovarische Parlament ein Grenzabkommen unterzeichnet. Es gilt als Voraussetzung für eine visafreie Einreise in die EU.

    #ausland #grenzabkommen #balkan #kosovo #montenegro #tränengasattacken #plenarsaal #parlament #voraussetzung #einreise #news #bot #rss


  • Croatian media report new ‘Balkan route’

    Croatian media have reported the emergence of a new ’Balkan route’ used by migrants to reach western Europe without passing through Macedonia and Serbia.

    Middle Eastern migrants have opened up a new ’Balkan route’ in their attempt to find a better life in western Europe after the traditional route through Macedonia and Serbia was closed. This is according to a report by Zagreb newspaper Jutarnji list.

    From Greece, the new route takes them through Albania, Montenegro, Bosnia Herzegovina, Croatia and Slovenia.

    http://www.infomigrants.net/en/post/7522/croatian-media-report-new-balkan-route?ref=tw
    #parcours_migratoires #route_migratoire #Balkans #ex-Yougoslavie #route_des_balkans #Albanie #Monténégro #Bosnie #Croatie #Slovénie #migrations #asile #réfugiés

    • Bosnia and the new Balkan Route: increased arrivals strain the country’s resources

      Over the past few months, the number of refugees and asylum seekers arriving to Bosnia has steadily increased. Border closures – both political and physical – in other Balkan states have pushed greater numbers of people to travel through Bosnia, in their attempt to reach the European Union.

      In 2017, authorities registered 755 people; this year, in January and February alone, 520 people arrived. The trend has continued into March; and in the coming weeks another 1000 people are expected to arrive from Serbia and Montenegro. Resources are already strained, as the small country struggles to meet the needs of the new arrivals.

      https://helprefugees.org/bosnia-new-balkan-route

    • Le Monténégro, nouveau pays de transit sur la route des migrants et des réfugiés

      Ils arrivent d’#Albanie et veulent passer en #Bosnie-Herzégovine, étape suivante sur la longue route menant vers l’Europe occidentale, mais des milliers de réfugiés sont ballotés, rejetés d’une frontière à l’autre. Parmi eux, de nombreuses familles, des femmes et des enfants. Au Monténégro, la solidarité des citoyens supplée les carences de l’État. Reportage.

      Au mois de février, Sabina Talović a vu un groupe de jeunes hommes arriver à la gare routière de Pljevlja, dans le nord du Monténégro. En s’approchant, elle a vite compris qu’il s’agissait de réfugiés syriens qui, après avoir traversé la Turquie, la Grèce et l’Albanie, se dirigeaient vers la Bosnie-Herzégovine en espérant rejoindre l’Europe occidentale. Elle les a conduits au local de son organisation féministe, Bona Fide, pour leur donner à manger, des vêtements, des chaussures, un endroit pour se reposer, des soins médicaux. Depuis la fin du mois d’avril, 389 personnes ont trouvé un refuge temporaire auprès de Bona Fide. L’organisation travaille d’une manière indépendante, mais qu’après quatre mois de bénévolat, Sabina veut faire appel aux dons pour pouvoir nourrir ces migrants. Elle ajoute que le nombre de migrants au Monténégro est en augmentation constante et qu’il faut s’attendre à un été difficile.

      Au cours des trois premiers mois de l’année 2018, 458 demandes d’asiles ont été enregistrées au Monténégro, plus que la totalité des demandes pour l’année 2016 et plus de la moitié des 849 demandes enregistrées pour toute l’année 2017. Il est peu vraisemblable que ceux qui demandent l’asile au Monténégro veuillent y rester, parce le pays offre rarement une telle protection. En 2017, sur 800 demandes, seules sept personnes ont reçu un statut de protection et une seule a obtenu le statut de réfugié. Cette année, personne n’a encore reçu de réponse positive. Il suffit néanmoins de déposer une demande pour avoir le droit de séjourner à titre provisoire dans le pays. C’est un rude défi pour le Monténégro de loger tous ces gens arrivés depuis le mois d’août 2017, explique Milanka Baković, cadre du ministère de l’Intérieur. Les capacités d’accueil du pays sont largement dépassées. Selon les sources du ministère, un camp d’accueil devrait bientôt ouvrir à la frontière avec l’Albanie.

      “Nous prenons un taxi pour passer les frontières. Ensuite, nous marchons. Quand nous arrivons dans un nouveau pays, nous demandons de l’aide à la Croix Rouge.”

      Ali a quitté la Syrie il y a trois mois avec sa femme et ses enfants mineurs. Ils vivent maintenant à Spuž, dans un centre pour demandeurs d’asile établi en 2015. Avant d’arriver au Monténégro, la famille a traversé quatre pays et elle est bien décidée à poursuivre sa route jusqu’en Allemagne, pour rejoindre d’autres membres de leur famille. « Nous prenons un taxi pour passer les frontières. Ensuite, nous marchons. Quand nous arrivons dans un nouveau pays, nous demandons de l’aide à la Croix Rouge ou à qui peut pour trouver un endroit où nous pouvons rester quelques jours… Nous avons peur de ce qui peut nous arriver sur la route mais nous sommes optimistes et, si Dieu le veut, nous atteindrons notre but. »

      Comme tant d’autres avant eux, Ali et sa famille ont traversé la Grèce. Certains ont franchi la frontière entre l’Albanie et le Monténégro en camionnette en payant 250 euros des passeurs. Les autres ont emprunté une route de montagnes sinueuse et des chemins de traverse difficiles avant de traverser la frontière et de redescendre jusqu’à la route de Tuzi, sur les bords du lac de Skadar. Là, il y a une mosquée où les voyageurs peuvent passer la nuit. Certains poursuivent leur route et tentent de traverser les frontières de la Bosnie-Herzégovine, en évitant de se faire enregistrer.

      S’ils sont appréhendés par la police, les migrants et réfugiés peuvent demander l’asile et le Monténégro, comme n’importe quel autre pays, est obligé d’accueillir dans des conditions correctes et en sécurité tous les demandeurs jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise sur leur requête. Dejan Andrić, chef du service des migrations illégales auprès de la police des frontières, pense que la police monténégrine a réussi à enregistrer toutes les personnes entrées sur le territoire. « Ils restent ici quelques jours, font une demande d’asile et peuvent circuler librement dans le pays », précise-t-il. Toutefois des experts contestent que tous les migrants traversant le pays puissent être enregistrés, ce qui veut dire qu’il est difficile d’établir le nombre exact de personnes traversant le Monténégro. La mission locale du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR) se méfie également des chiffres officiels, et souligne « qu’on peut s’attendre à ce qu’un certain nombre de personnes traversent le Monténégro sans aucun enregistrement ».

      Repoussés d’un pays à l’autre

      Z. vient du Moyen-Orient, et il a entamé son voyage voici cinq ans. Il a passé beaucoup de temps en Grèce, mais il a décidé de poursuivre sa route vers l’Europe du nord. Pour le moment, il vit au centre d’hébergement de Spuž, qui peut recevoir 80 personnes, ce qui est bien insuffisant pour accueillir tous les demandeurs d’asile. Z. a essayé de passer du Monténégro en Bosnie-Herzégovine et en Croatie mais, comme beaucoup, il a été repoussé par la police. Selon la Déclaration universelle des droits humains, chaque individu a pourtant le droit de demander l’asile dans un autre pays. Chaque pays doit mettre en place des instruments pour garantir ce droit d’asile, les procédures étant laissées à la discrétion de chaque Etat. Cependant, les accords de réadmission signés entre Etats voisins donnent la possibilité de renvoyer les gens d’un pays à l’autre.

      Dejan Andrić affirme néanmoins que beaucoup de migrants arrivent au Monténégro sans document prouvant qu’ils proviennent d’Albanie. « Dans quelques cas, nous avons des preuves mais la plupart du temps, nous ne pouvons pas les renvoyer en Albanie, et même quand nous avons des preuves de leur passage en Albanie, les autorités de ce pays ne répondent pas de manière positive à nos demandes. » Ceux qui sont repoussés en tentant de traverser la frontière de Bosnie-Herzégovine finissent par échouer à Spuž, mais plus souvent dans la prison de la ville qu’au centre d’accueil. « Si les réfugiés sont pris à traverser la frontière, ils sont ramenés au Monténégro selon l’accord de réadmission. Nous notifions alors au Bureau pour l’asile que cette personne a illégalement essayé de quitter le territoire du Monténégro », explique Dejan Andrić.

      Selon la loi, en tel cas, les autorités monténégrines sont dans l’obligation de verbaliser les personnes pour franchissement illégal de la frontière. Cela se termine devant le Tribunal, qui inflige une amende d’au moins 200 euros. Comme les gens n’ont pas d’argent pour payer l’amende, ils sont expédiés pour trois ou quatre jours dans la prison de Spuž, où les conditions sont très mauvaises. Des Algériens qui se sont retrouvés en prison affirment qu’on ne leur a donné ni lit, ni draps. En dépit de ces accusations portées par plusieurs demandeurs d’asile, le bureau monténégrin du HCR réfute toutes les accusations de mauvais traitements. « Le HCR rend visite à ces gens et les invite à déposer une demande d’asile pour obtenir de l’aide, jamais nous n’avons eu de plainte concernant la façon dont ils étaient traités. »

      Néanmoins, un grand nombre de personnes qui veulent poursuivre leur route parviennent à gagner la Bosnie-Herzégovine. La route la plus fréquentée passe entre les villes de Nikšić et Trebinje. Du 1er janvier au 31 mars, la police a intercepté 92 personnes qui avaient pénétré dans la zone frontalière orientale en provenant du Monténégro, alors que 595 personnes ont été empêchées d’entrer en Bosnie par la frontière sud du pays. Des Monténégrins affirment avoir vu des gens qui marchaient vers la frontière durant les mois d’hiver, cherchant à se protéger du froid dans des maisons abandonnées. La police des frontières de Bosnie-Herzégovine explique que depuis le début de l’année 2018, les familles, les femmes et les enfants sont de plus en plus nombreux à pénétrer dans le pays, alors qu’auparavant, il s’agissait principalement de jeunes hommes célibataires.

      Violences sur les frontières croates

      Farbut Farmani vient d’Iran, il que son ami a tenté à cinq ou six reprises de franchir la frontière de la Bosnie-Herzégovine, et lui-même deux fois. « Une fois en Bosnie, j’ai contacté le bureau du HCR. Ils m’ont dit qu’ils allaient m’aider. J’étais épuisé parce que j’avais marché 55 kms dans les bois et la neige, c’était très dur. Le HCR de Sarajevo a promis qu’il allait s’occuper de nous et nous emmener à Sarajevo. Au lieu de cela, la police est venue et nous a renvoyé au Monténégro ». Parmi les personnes interpelées, beaucoup viennent du Moyen Orient et de zones touchées par la guerre, mais aussi d’Albanie, du Kosovo ou encore de Turquie.

      La police des frontières de Croatie affirme qu’elle fait son devoir conformément à l’accord avec l’accord passé entre les gouvernements de Croatie et du Monténégro. Pourtant, depuis l’été dernier, les frontières monténégrino-croates ont été le théâtre de scènes de violences. Des volontaires ont rapporté, documents à l’appui, des scènes similaires à celles que l’on observe aux frontières serbo-croates ou serbo-hongroises, alors que personne n’a encore fait état de violences à la frontière serbo-monténégrine.

      La frontière croate n’est d’ailleurs pas la seule à se fermer. En février, l’Albanie a signé un accord avec Frontex, l’agence européenne pour la protection des frontières, qui doit entrer en vigueur au mois de juin. L’accord prévoit l’arrivée de policiers européens, des formation et de l’équipement supplémentaire pour la police locale, afin de mieux protéger les frontières. Pour sa part, le gouvernement hongrois a annoncé qu’il allait offrir au Monténégro des fils de fer barbelés afin de protéger 25 kilomètres de frontière – on ne sait pas encore quel segment de la frontière sera ainsi renforcé. Selon le contrat, le fil de fer sera considéré comme un don, exempté de frais de douanes et de taxes, et la Hongrie enverra des experts pour l’installer.

      Pratiquement aucun migrant n’imagine son avenir dans les Balkans, mais si les frontières se ferment, ils risquent d’être bloqués, et pourraient connaître le même sort que les réfugiés du Kosovo qui sont venus au Monténégro pendant les bombardements de l’OTAN en 1999. D’ailleurs, beaucoup de Roms, d’Egyptiens ou d’Ashkali du Kosovo vivent toujours à Podgorica, souvent dans des conditions abominables comme à Vrela Ribnička, près de la décharge de la ville. L’été risque de voir beaucoup de réfugiés affluer dans les Balkans. Il est donc urgent de créer des moyens d’accueil dignes de ce nom.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Migrants-le-trou-noir-des-Balkans

    • Cittadini di Bosnia Erzegovina: solidali coi migranti

      La nuova ondata di migranti che passano dalla Bosnia Erzegovina per poter raggiungere l’UE ha trovato riluttanti e impreparate le autorità ma non la gente. I bosniaco-erzegovesi, memori del loro calvario, si sono subito prodigati in gesti di aiuto


      https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Cittadini-di-Bosnia-Erzegovina-solidali-coi-migranti-188155
      #solidarité

    • La Bosnie-Herzégovine s’indigne des réfugiés iraniens qui arrivent de Serbie

      Les autorités de Sarajevo ne cachent pas leur colère. Depuis que Belgrade autorise l’entrée des Iraniens sur son sol sans visas, ceux-ci sont de plus en plus nombreux à passer illégalement par la Bosnie-Herzégovine pour tenter de rejoindre l’Union européenne.

      Par la rédaction

      (Avec Radio Slobodna Evropa) - Selon le Commissaire serbe aux migrations, Vladimir Cucić, à peine quelques centaines de réfugiés en provenance d’Iran auraient « abusé » du régime sans visa introduit en août 2017 pour quitter la Serbie et tenter de rejoindre l’Europe occidentale. « Environ 9000 Iraniens sont entrés légalement en Serbie depuis le début de l’année 2018. Il n’agit donc que d’un petit pourcentage », explique-t-il à Radio Slobodna Evropa.

      Pourtant, selon le ministre bosnien de la Sécurité, le nombre d’Iraniens arrivant en Bosnie-Herzégovine a considérablement grimpé après l’abolition par Belgrade du régime des visas avec Téhéran. Le 31 mai, Dragan Mektić a mis en garde contre un nombre croissant d’arrivées clandestines d’Iraniens en Bosnie-Herzégovine via la frontière serbe, dans la région de Zvornik et de Višegrad.

      Depuis le mois de mars 2018, quatre vol hebdomadaires directs relient Téhéran et Belgrade. Pour Vladimir Cucić, la plupart des visiteurs iraniens sont des touristes à la découverte de la Serbie. « Les Iraniens figurent à la septième place des nationalités représentées dans les centres d’accueils serbes », ajoute-t-il, où sont hébergées 3270 personnes. « Nous comptons actuellement un peu moins de 400 réfugiés iraniens dans les camps d’accueil. Rien de dramatique ».

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-Herzegovine-de-plus-en-plus-de-refugies-iraniens-en-proven
      #Iran #réfugiés_iraniens

    • Bosnie : à Sarajevo, des migrants épuisés face à des bénévoles impuissants (1/4)

      Depuis plusieurs mois, des dizaines de migrants affluent chaque jour en Bosnie, petit État pauvre des Balkans. En traversant le pays, les exilés entendent gagner la Croatie tout proche, et ainsi rejoindre l’Union européenne. L’État bosnien se dit dépassé et peu armé pour répondre à ce défi migratoire. Les ONG et la société civile craignent une imminente « crise humanitaire ». InfoMigrants a rencontré de jeunes bénévoles à Sarajevo, devant la gare centrale, unique lieu de distribution de repas pour les migrants de passage dans la capitale bosnienne.


      http://www.infomigrants.net/fr/post/10148/bosnie-a-sarajevo-des-migrants-epuises-face-a-des-benevoles-impuissant

    • Réfugiés : bientôt des centres d’accueil en Bosnie-Herzégovine ?

      Au moins 5000 réfugiés sont présents en Bosnie-Herzégovine, principalement à Bihać et Velika Kladuša, dans l’ouest du pays, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Débordés, les autorités se renvoient la patate chaude, tandis que l’Union européenne songe à financer des camps d’accueil dans le pays.

      La Fédération de Bosnie-Herzégovine possède à ce jour trois centres d’accueils, à Sarajevo, Delijaš, près de Trnovo, et Salakovac, près de Mostar, mais leur capacité d’accueil est bien insuffisante pour répondre aux besoins. Pour sa part, la Republika Sprska a catégoriquement affirmé qu’elle s’opposait à l’ouverture du moindre centre sur son territoire.

      Les réfugiés se concentrent principalement dans le canton d’Una-Sava, près des frontières (fermées) de la Croatie, où rien n’est prévu pour les accueillir. Jeudi, le ministre de la Sécurité de l’État, le Serbe Dragan Mektić (SDS), a rencontré à Bihać le Premier ministre du canton, Husein Rošić, ainsi que les maires de Bihać et de Cazin, tandis que celui de Velika Kladuša a boycotté le rencontre. Aucun accord n’a pu être trouvé.

      La mairie de Velika Kladuša, où 2000 réfugiés au moins séjournent dans des conditions extrêmement précaires, s’oppose en effet à l’édification d’un centre d’accueil sur son territoire. Pour leur part, les autorités centrales envisageaient d’utiliser à cette fin les anciens bâtiments industriels du groupe Agrokomerc, mais l’Union européenne refuse également de financer un tel projet, car ce centre d’accueil se trouverait à moins de cinq kilomètres des frontières de l’Union.

      « Nous allons quand même ouvrir ce centre », a déclaré aux journalistes le ministre Mektić. « Et ce sera à l’Union européenne de décider si elle veut laisser mourir de faim les gens qui s’y trouveront ». Pour Dragan Mektić, l’objectif est que la Bosnie-Herzégovine demeure un pays de transit. « Nous ne voulons pas que la Bosnie devienne un hot spot, et les routes des migrants sont telles qu’il faut que les centres d’accueil soient près des frontières, car c’est là que les migrants se dirigent », explique-t-il.

      “Nous ne voulons pas que la Bosnie devienne un hot spot, et les routes des migrants sont telles qu’il faut que les centres d’accueil soient près des frontières.”

      Une autre option serait de loger les familles avec enfants dans l’hôtel Sedra de Cazin, mais les autorités locales s’y opposent, estimant que cela nuirait au tourisme dans la commune. Une manifestation hostile à ce projet, prévue vendredi, n’a toutefois rassemblé qu’une poignée de personnes. Les autorités municipales et cantonales de Bihać demandent l’évacuation du pensionnat où quelques 700 personnes ont trouvé un refuge provisoire, dans des conditions totalement insalubres, mais avec un repas chaud quotidien servi par la Croix-Rouge du canton. Elles réclament également la fermeture des frontières de la Bosnie-Herzégovine, qui serait, selon elles, la seule manière de dissuader les réfugiés de se diriger vers le canton dans l’espoir de passer en Croatie.

      Le président du Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, Denis Zvizdić (SDA), a lui aussi mis en garde contre tout projet « de l’Union européenne, notamment de la Croatie », de faire de la Bosnie-Herzégovine « une impasse pour les migrants ». Les réfugiés continuent néanmoins à affluer vers ce pays depuis la Serbie, et surtout depuis le Monténégro. Pour sa part, le gouvernement autrichien a annoncé l’envoi de 56 tentes en Bosnie-Herzégovine.

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Crise-des-migrants-bientot-des-centres-d-accueil-en-Bosnie-Herzeg

    • Migrants : la Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Europe

      La Bosnie refuse de devenir la sentinelle de l’Union européenne, qui ferme ses frontières aux milliers de migrants bloqués sur son territoire.

      Le ministre de la Sécurité de ce pays pauvre et fragile Dragan Mektic, a du mal à cacher son agacement face à Bruxelles.

      « Nous ne pouvons pas transformer la Bosnie en +hotspot+. Nous pouvons être uniquement un territoire de transit », a-t-il averti lors d’une visite la semaine dernière à Bihac (ouest).

      La majorité des migrants bloqués en Bosnie se regroupent dans cette commune de 65.000 habitants, proche de la Croatie, pays membre de l’UE.

      Le ministre a récemment regretté le refus de Bruxelles de financer un centre d’accueil dans une autre commune de l’ouest bosnien, Velika Kladusa. Selon lui, l’UE le juge trop proche de sa frontière et souhaite des centres plus éloignés, comme celui prévu près de Sarajevo.

      Le Premier ministre Denis Zvizdic a lui mis en garde contre tout projet « de l’Union européenne, notamment de la Croatie », de faire de la Bosnie « une impasse pour les migrants ».

      Ceux-ci « pourront entrer en Bosnie proportionnellement au nombre de sorties dans la direction de l’Europe », a-t-il encore prévenu.

      – ’Finir le voyage’ -

      Malgré des conditions de vie « très mauvaises » dans le campement de fortune où il s’est installé à Velika Kladusa, Malik, Irakien de 19 ans qui a quitté Bagdad il y a huit mois avec sa famille, n’ira pas dans un camp l’éloignant de la frontière : « Les gens ne veulent pas rester ici, ils veulent finir leur voyage. »

      Dans ce camp, chaque jour des tentes sont ajoutées sur l’ancien marché aux bestiaux où plus de 300 personnes survivent au bord d’une route poussiéreuse, à trois kilomètres d’une frontière que Malik et sa famille ont déjà tenté deux fois de franchir.

      La municipalité a installé l’eau courante, quelques robinets, mis en place un éclairage nocturne et posé quelques toilettes mobiles.

      Pour le reste, les gens se débrouillent, explique Zehida Bihorac, directrice d’une école primaire qui, avec plusieurs enseignants bénévoles, organise des ateliers pour les enfants, aide les femmes à préparer à manger.

      « C’est une situation vraiment désespérée. Personne ne mérite de vivre dans de telles conditions. Il y a maintenant beaucoup de familles avec des enfants, entre 50 et 60 enfants, dont des bébés qui ont besoin de lait, de nourriture appropriée », dit-elle.

      « Ces gens sont nourris par les habitants, mais les habitants ne pourront pas tenir encore longtemps parce qu’ils sont de plus en plus nombreux », met-elle en garde, déplorant l’absence de l’État.

      Selon le ministère de la Sécurité, plus de 7.700 migrants ont été enregistrés en Bosnie depuis le début de l’année. Plus de 3.000 seraient toujours dans le pays, la majorité à Bihac, où l’un d’eux s’est noyé dans l’Una la semaine dernière.

      Dans cette ville, 800 à 900 déjeuners sont désormais servis chaque jour dans la cité universitaire désaffectée investie par les migrants depuis plusieurs mois, selon le responsable local de la Croix Rouge Selam Midzic.

      Le bâtiment étant désormais trop petit, des tentes sont plantées dans un bosquet proche. D’autres squats sont apparus. « Le nombre de migrants augmente chaque jour », dit Selam Midzic.

      – Motif supplémentaire de zizanie -

      Le maire, Suhret Fazlic, accuse le gouvernement de l’abandonner. « Nous ne voulons pas être xénophobes, nous souhaitons aider les gens, et c’est ce qu’on fait au quotidien. Mais cette situation dépasse nos capacités », dit-il.

      La question s’est invitée dans la campagne des élections générales d’octobre, dans un pays divisé aux institutions fragiles. Le chef politique des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik, a plusieurs fois prévenu que son entité n’accueillerait pas de migrants.

      Il a même accusé des dirigeants Bosniaques (musulmans) de vouloir modifier l’équilibre démographique du pays en y faisant venir 150.000 migrants pour la plupart musulmans.

      La Bosnie est peuplée pour moitié de Bosniaques musulmans, pour un tiers de Serbes orthodoxes et pour environ 15% de Croates catholiques.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/09/migrants-la-bosnie-refuse-de-devenir-la-sentinelle-de-l-europe_1665144

    • Migrants : en Bosnie, la peur de « devenir Calais »

      De plus en plus de #réfugiés_pakistanais, afghans et syriens tentent de rejoindre l’Europe en passant par la frontière bosno-croate. Alors que les structures d’accueil manquent, cet afflux ravive des tensions dans un pays divisé en deux sur des bases ethniques.

      Le soir tombé, ils sont des dizaines à arriver par bus ou taxi. Samir Alicic, le tenancier du café Cazablanka à Izacic, un petit village situé à la frontière entre la Bosnie et la Croatie, les observe depuis trois mois faire et refaire des tentatives pour passer côté croate dans l’espoir de rejoindre l’Europe de l’Ouest. En 2017, ces voyageurs clandestins en provenance du Pakistan, de la Syrie et de l’Afghanistan étaient seulement 755 en Bosnie-Herzégovine, selon les chiffres officiels. Ils sont plus de 8 000 à la mi-juillet 2018 et leur nombre va sans doute exploser : d’après les autorités, ils pourraient être plus de 50 000 à tenter de transiter par le pays dans les prochains mois.

      Depuis le début de l’année, un nouvel itinéraire les a menés en Bosnie, un pays pauvre au relief accidenté qu’ils évitaient jusqu’ici et qui ne dispose que de deux centres d’accueil officiels, saturés, près de Sarajevo et de Mostar. Désormais, ils arrivent - chose inédite - par l’Albanie et le Monténégro. La route des Balkans par laquelle plus d’un million de migrants sont passés en 2015 et 2016 est fermée depuis mars 2016. Et les frontières entre la Serbie et la Hongrie et la Serbie et la Croatie sont devenues infranchissables.

      Catastrophe humanitaire

      Le nouvel itinéraire est ardu. D’abord, il faudrait franchir la frontière bosno-croate. Elle s’étale sur plus de 1 000 kilomètres, mais on y est facilement repérable. Plusieurs centaines de migrants auraient été renvoyés de Croatie vers la Bosnie sans même avoir pu déposer une demande d’asile. « On les voit revenir le visage tuméfié. Ils nous racontent qu’ils ont été tabassés et volés par les flics croates », raconte Alija Halilagic, un paysan dont la maison se trouve à quelques encablures de la frontière. Ici, ils essaient de passer par les champs, la forêt, la rivière ou même par une ancienne douane éloignée seulement d’une cinquantaine de mètres de l’actuelle. Pour qu’ils ne tombent pas sur les champs de mines, encore nombreux en Bosnie, la Croix-Rouge leur distribue un plan.

      Entre la Croatie et la Slovénie, la frontière est une bande étroite : la franchir sans être repéré est quasi impossible. Ce qui fait le jeu des passeurs qui demandent jusqu’à 5 000 euros pour faire l’itinéraire depuis la Bosnie, selon des sources rencontrées à Sarajevo. Parmi ces migrants bloqués en Bosnie, seuls 684 ont demandé l’asile politique depuis le début de l’année. Les Etats balkaniques restent perçus comme des pays de transit.

      La majorité s’est massée dans le nord-ouest du pays. Surtout à Bihac, une ville de 60 000 habitants à une dizaine de kilomètres d’Izacic, où sont concentrés 4 000 migrants. Ils sont rejoints par une cinquantaine de nouveaux arrivants chaque jour.

      Sur les hauteurs de la ville, ce jour-là à 13 heures passées, des centaines de personnes patientent sous un soleil de plomb. La distribution du repas durera deux heures et demie. Ils sont plus d’un millier à être hébergés dans cet ancien internat sans toit ni fenêtre. Le sol boueux, jonché de détritus, est inondé par endroits par l’eau de pluie. Le bâtiment désaffecté sent l’urine. Entre 15 et 40 personnes dorment dans chaque pièce, sur des matelas, des couvertures, quelques lits superposés. De grandes tentes sont installées dans un champ boisé, à côté du bâtiment. « Cet endroit n’est pas safe la nuit, raconte un migrant kurde. Il y a des bagarres, des couteaux qui circulent. La police refuse d’intervenir. » Une centaine d’enfants et une cinquantaine de femmes sont hébergés ici. Le lendemain, huit familles seront relogées dans un hôtel de la région.

      « Nous manquons de tout : de vêtements, de chaussures, de couvertures, de sacs de couchage, de tentes, de lits de camp. Chaque jour, nous courons pour aller chercher et rendre aux pompiers de la ville le camion qu’ils nous prêtent pour qu’on puisse livrer les repas », raconte le responsable de la Croix-Rouge locale, Selam Midzic. Les ONG craignent que le prochain hiver ne tourne à la catastrophe humanitaire. Pour tenter de l’éviter, le bâtiment devrait être rénové à l’automne. Les migrants pourraient être déplacés vers un centre d’accueil qui serait monté dans la région. Mais aucune ville des alentours n’en veut pour l’instant.

      L’afflux de migrants, souvent en provenance de pays musulmans, ravive des tensions. Depuis la fin de la guerre, la Bosnie est divisée sur des bases ethniques en deux entités : la République serbe de Bosnie (la Republika Srpska, RS) et la Fédération croato-musulmane. Elle est composée de trois peuples constituants : les Bosniaques musulmans (50 % de la population), les Serbes orthodoxes (30 %) et les Croates catholiques (15 %). Des migrants, le président de l’entité serbe, qui parle d’« invasion », n’en veut pas. « En Republika Srpska, nous n’avons pas d’espace pour créer des centres pour les migrants. Mais nous sommes obligés de subir leur transit. Nos organes de sécurité font leur travail de surveillance », a déclaré Milorad Dodik dans une interview au journal de référence serbe, Politika.

      Vols par effraction

      « La police de la République serbe expulse vers la Fédération tous ces gens dès qu’ils arrivent. Il y a des villes de la RS qui sont aussi frontalières avec la Croatie. Et pourtant, tout le monde vient à Bihac », s’indigne le maire de la ville, Suhret Fazlic. L’élu local estime que les institutions centrales sont trop faibles pour faire face à l’afflux de migrants. En outre, le gouvernement, via son ministère de la Sécurité, « se défausse sur les autorités locales. Et les laisse tous venir à Bihac en espérant qu’ils vont réussir à passer en Croatie. Nous avons peur de devenir Calais, d’être submergés ».

      A Izacic, les esprits sont échauffés. On reproche à des migrants de s’être introduits par effraction dans plusieurs maisons, appartenant souvent à des émigrés bosniens installés en Allemagne ou en Autriche. Ils y auraient pris des douches et volé des vêtements. Quelques dizaines d’hommes se sont organisés pour patrouiller la nuit. Des migrants auraient également menacé les chauffeurs de taxi qui les conduisaient jusqu’au village et tabassé un groupe qui descendait du bus, la semaine dernière. « Moi, ils ne m’embêtent pas. Mais ce qui me dérange, c’est qu’ils détruisent nos champs de maïs, de pommes de terre, de haricots quand ils les traversent à trente ou à cinquante. On en a besoin pour vivre. Ma mère âgée de 76 ans, elle les a plantés, ces légumes », se désole Alija Halilagic, attablé au Cazablanka. Certains habitants, comme Samir Alicic, aimeraient voir leurs voisins relativiser. « Les années précédentes, les récoltes étaient détruites par la sécheresse et la grêle. A qui pourrait-on le faire payer ? » fait mine de s’interroger le patron du bar.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/migrants-en-bosnie-la-peur-de-devenir-calais_1669607
      #réfugiés_afghans #réfugiés_syriens

    • A contre-courant, #Sarajevo affiche sa solidarité

      Quelque 600 migrants parmi les 8 000 entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale.

      La scène est devenue familière. Sur le parking de la gare de Sarajevo, ils sont environ 300 à former une longue file en cette soirée chaude de juillet. S’y garera bientôt une camionnette blanche d’où jailliront des portions des incontournables cevapcici bosniens, quelques rouleaux de viande grillée servis dans du pain rond, accompagnés d’un yaourt. Une poignée de femmes et quelques enfants se mêlent à ces jeunes hommes, venus de Syrie, d’Irak, du Pakistan ou d’Afghanistan et de passage en Bosnie sur la route vers l’Europe de l’Ouest. Environ 600 des 8 000 migrants entrés dans le pays depuis le début de l’année sont actuellement en transit dans la capitale. La majorité est bloquée dans le nord-ouest, en tentant de passer en Croatie.

      « Ici, l’accueil est différent de tous les pays par lesquels nous sommes passés. Les gens nous aident. Ils essaient de nous trouver un endroit où prendre une douche, dormir. Les flics sont corrects aussi. Ils ne nous tabassent pas », raconte un Syrien sur les routes depuis un an. Plus qu’ailleurs, dans la capitale bosnienne, les habitants tentent de redonner à ces voyageurs clandestins un peu de dignité humaine, de chaleur. « Les Sarajéviens n’ont pas oublié que certains ont été eux-mêmes des réfugiés pendant la guerre en Bosnie[1992-1995, ndlr]. Les pouvoirs publics ont mis du temps à réagir face à l’arrivée des migrants, contrairement aux habitants de Sarajevo qui ont d’emblée affiché une solidarité fantastique. Grâce à eux, une crise humanitaire a été évitée au printemps », affirme Neven Crvenkovic, porte-parole pour l’Europe du Sud-Est du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

      En avril, 250 migrants avaient mis en place un campement de fortune, quelques dizaines de tentes, dans un parc du centre touristique de Sarajevo. L’Etat qui paraissait démuni face à cette situation inédite ne leur fournissait rien. « Dès que nous avons vu venir des familles, nous nous sommes organisés. Des gens ont proposé des chambres chez eux, ont payé des locations », raconte une bénévole de Pomozi.ba, la plus importante association humanitaire de Sarajevo. L’organisation, qui ne vit que des dons des particuliers en argent ou en nature, sert actuellement un millier de repas par jour dans la capitale bosnienne et distribue vêtements et couvertures. Lors du ramadan en mai, 700 dîners avaient été servis. Des nappes blanches avaient été disposées sur le bitume du parking de la gare de Sarajevo.

      Non loin de la gare, un petit restaurant de grillades, « le Broadway », est tenu par Mirsad Suceska. Bientôt la soixantaine, cet homme discret apporte souvent des repas aux migrants. Ses clients leur en offrent aussi. Il y a quelques semaines, ils étaient quelques-uns à camper devant son établissement. Un groupe d’habitués, des cadres qui travaillent dans le quartier, en sont restés sidérés. L’un d’eux a demandé à Mirsad de donner aux migrants toute la nourriture qui restait dans sa cuisine. « Quand je les vois, je pense aux nôtres qui sont passés par là et je prends soin de ne pas les heurter, les blesser en lançant une remarque maladroite ou un mauvais regard », explique Mirsad. Dans le reste du pays, la population réserve un accueil plus mitigé à ces voyageurs.

      http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/a-contre-courant-sarajevo-affiche-sa-solidarite_1669608

    • La région de #Bihać attend une réponse des autorités de Bosnie-Herzégovine

      10 août - 17h30 : Le Premier ministre du canton d’#Una-Sava et les représentants de communes de Bihać et #Velika_Kladuša ont fixé à ce jour un ultimatum au Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine, pour qu’il trouve une solution pour le logement des réfugiés qui s’entassent dans l’ouest de la Bosnie. « Nous ne pouvons plus tolérer que la situation se poursuive au-delà de vendredi. Nous avions décidé que les réfugiés qui squattent le Pensionnat devaient être relogés dans un camp de tentes à Donja Vidovska, mais rien n’a été fait », dénonce le Premier ministre cantonal Husein Rošić.

      A ce jour, 5500 migrants et réfugiés se trouveraient dans l’ouest de la Bosnie-Herzégovine, dont 4000 dans la seule commune de Bihać, et leur nombre ne cesse de croître.


      https://www.courrierdesbalkans.fr/Bosnie-police-renforts-frontieres
      #Bihac ##Velika_Kladusa

    • EASO assesses potential support to Bosnia Herzegovina on registration, access to procedure, identification of persons with special needs and reception

      Due to an increased number of mixed migration flows in Bosnia and Herzegovina, the European Commission has been in contact with #EASO and the project partners 1 of the IPA funded Regional Programme “Regional Support to Protection-Sensitive Migration Management in the Western Balkans and Turkey” on how to best support the Bosnian ‘Action Plan to Combat Illegal Migration’ 2 within the scope of the project and possibly beyond.

      Within that framework, an assessment mission with six EASO staff from the Department for Asylum Support and Operations took place from 30 July to 3 August in Bosnia and Herzegovina. The objective of the mission was to further assess the situation in the country and discuss the scope and modalities of EASO’s support, in cooperation with #Frontex, #IOM, #UNHCR and EU Delegation.
      #OIM

      After a meeting with the Bosnian authorities, UNHCR and IOM in Sarajevo, the EASO reception team travelled throughout Bosnia to visit current and future reception facilities in #Delijas and #Usivak (Sarajevo Canton), #Salakovac (Herzegovina-Neretva Canton), #Bihac and #Velika_Kladusa (Una-Sana Canton, at the country`s western border with Croatia). The aim of the visit was to assess the conditions on the ground, the feasibility of an increase of reception capacity in Bosnia and Herzegovina and the potential for dedicated support to the Bosnian authorities by EASO on the topic of reception conditions. EASO experts met with Bosnian officials, mobile teams from IOM, field coordinators from UNHCR and various NGO partners active in reception centres.

      The reception mission visited #Hotel_Sedra near Bihac, which since the end of July has started to host families with children relocated from informal settlements (an abandoned dormitory in Bihac and an open field in Velika Kladusa) within the Una-Sana Canton. It will soon reach a capacity of 400, while the overall capacity in the country is expected to reach 3500 before winter. A former military camp in Usivak (near Sarajevo) will also start to host families with children from September onward after the necessary work and rehabilitation is completed by IOM.

      The EASO reception team is currently assessing the modalities of its intervention, which will focus on expert support based on EASO standards and indicators for reception for the capacity building and operational running of the reception facilities in Bihac (Hotel Sedra) and Ušivak.

      In parallel, the EASO experts participating in the mission focusing on registration, access to asylum procedure and identification or persons with special needs visited reception facilities in Delijas and Salakovac as well as two terrain centres of the Service for Foreigners’ Affairs, namely in Sarajevo and Pale. Meetings with the Ministry of Security’s asylum sector allowed for discussions on possible upcoming actions and capacity building support. The aim would be to increase registration and build staff capacity and expertise in these areas.

      Currently, the support provided by EASO within the current IPA project is limited to participation to regional activities on asylum and the roll-out of national training module sessions on Inclusion and Interview Techniques. This assessment mission would allow EASO to deliver more operational and tailor made capacity building and technical support to Bosnia and Herzegovina in managing migration flows. These potential additional actions would have an impact on the capacity of the country for registration, reception and referral of third-country nationals crossing the border and will complement the special measure adopted by the European Commission in August 2018. The scope and modalities of the actions are now under discussions with the relevant stakeholders and will be implemented swiftly, once agreed by the Bosnian authorities and the EU Delegation.

      https://www.easo.europa.eu/easo-assessment-potential-support-bosnia-herzegovina

      Avec cette image postée sur le compte twitter de EASO :


      https://twitter.com/EASO/status/1038804225642438656

    • No man’s land. Un reportage sulla nuova rotta balcanica

      Nel 2018 sono state circa 100.000 le persone che hanno attraversato i Balcani nel tentativo di raggiungere lo spazio Schengen. Esaurite le rotte migratorie che nel 2015 erano raccontate da tutti mass media i profughi hanno aperto nuove vie, sempre più pericolose e precarie. Il cuore nevralgico della rotta è ora la Bosnia Erzegovina. No man’s land il reportage di William Bonapace e Maria Perino lo racconta.

      Dopo la chiusura di frontiere e l’innalzamento di muri e recinti il flusso migratorio da unico e compatto si è disciolto in una serie di vie parallele e trasversali che, partendo dalla Grecia puntano in parte ancora verso la Serbia (nel tentativo questa volta di passare attraverso la Croazia), in parte verso la Bulgaria e, in altri casi, direttamente dalla Turchia imbarcandosi sul mar Nero per raggiungere la Romania. Ma oggi la via più rilevante passa attraverso l’Albania e il Montenegro per giungere in Bosnia Erzegovina e, quindi, puntare verso nord-ovest, nel cantone bosniaco di Una Sana, dove il tratto croato da dover superare, oltre il confine bosniaco, per raggiungere la Slovenia è più breve.

      In Bosnia Erzegovina nel corso del 2018 secondo l’UNHCR sono transitati circa 22.400 migranti, 20 volte in più rispetto a quelli che transitarono nel 2017 (circa 1.166). Questi numeri, nonostante non facciano la stessa impressione di quelli del 2015, vanno rapportati alla situazione che vive il piccolo paese balcanico che “si è trovato coinvolto in una vicenda di proporzioni internazionali senza reali capacità di reagire a una tale emergenza, a causa della sua disastrata situazione economica e di una politica lacerata da contrapposizioni etnico-nazionali gestite in modo spregiudicato da parte di gruppi di potere che stanno spingendo il paese in un vortice di povertà e di disperazione, sempre più ai margini dell’Europa stessa.”

      La risposta europea è stata quella di inviare soldi (in aiuti umanitari), in una misura talmente ridotta che le tensioni interne stanno aumentando e molti profughi hanno deciso di rientrare nei campi serbi per passare l’inverno viste le precarie e drammatiche condizioni delle strutture di fortuna allestite in Bosnia Erzegovina.

      http://viedifuga.org/no-mans-land-un-reportage-sulla-nuova-rotta-balcanica

      –-> Per approfondire e leggere integralmente il reportage No man’s land si può consultare il sito (http://www.dossierimmigrazione.it/comunicati.php?tipo=schede&qc=179) di Dossier Statistico Immigrazione (IDOS).


  • SBARCHI, I DATI 2017. 120mila migranti giunti lo scorso anno in Italia

    Sono stati complessivamente poco più di 171mila nel 2017 i migranti giunti via mare sulle coste dei Paesi del Mediterraneo. Si tratta del numero più basso da quando ha avuto inizio nel 2014 il significativo flusso di ingressi via mare verso l’Europa. Il principale Paese di approdo nel Mediterraneo nel 2017 è stato l’Italia con quasi 120mila migranti sbarcati, il 70% di tutti gli arrivi via mare in Europa. Il 2015 fu invece l’anno della Grecia, che raccolse l’84% degli arrivi, mentre nel 2016 gli sbarchi sulle isole greche subirono un significativo ridimensionamento: Italia e Grecia accolsero rispettivamente 181mila (50%) e 174mila (48%) migranti. I dati emergono da un’analisi della Fondazione Ismu, Iniziative e studi sulla multietnicità di Milano.
    Il Paese del Mediterraneo che ha visto aumentare in modo rilevante gli arrivi nel 2017 è stato la Spagna, sulle cui coste sono approdati circa 21mila migranti, con un aumento del 160% rispetto al 2016. Per quanto riguarda la provenienza dei migranti arrivati via mare, tra le nazionalità dichiarate al momento dello sbarco in Italia nel 2017 hanno prevalso Nigeria, Guinea, Costa d’Avorio e Bangladesh. In Grecia sono giunti soprattutto siriani, iracheni e afghani. In Spagna, via mare e via terra, sono arrivati soprattutto migranti dal Marocco, dall’Algeria, dalla Costa d’Avorio e dalla Guinea.
    Anche nel 2017 è rimasto significativo il numero di persone che hanno perso la vita nel tentativo di raggiungere l’Europa via mare: si stimano 3.116 migranti morti o dispersi nelle acque del Mediterraneo e principalmente nella più pericolosa rotta del Mediterraneo Centrale dal Nord Africa-Libia all’Italia.

    Il quadro italiano
    Sono quasi 120mila i migranti sbarcati nel 2017 sulle coste italiane, di cui 15.731 minori stranieri non accompagnati. Rispetto all’anno precedente, quando sono stati registrati 181.436 sbarchi, v’è stato un calo del 34,2%. Le richieste d’asilo nel 2017 sono state 130mila, con un lieve aumento rispetto all’anno precedente (+5,4%); le istanze sono state presentate soprattutto da nigeriani, bangladesi, pakistani, gambiani e ivoriani. Le domande d’asilo esaminate sono state oltre 80mila, 10mila meno rispetto al 2016. Al 60% (47.839 casi) del totale richiedenti asilo non è stata riconosciuta alcuna forma di protezione. È cresciuto il numero di coloro che hanno ottenuto lo status di rifugiato, che nel 2017 ha costituito l’8,5% degli esiti, mentre si è fortemente ridimensionata la protezione sussidiaria, concessa nel 2016 a oltre 11mila migranti e nel 2017 a 5.800. Una domanda su quattro ha avuto come esito la protezione umanitaria.
    Al 31 dicembre 2017 sono stati trasferiti dall’Italia in un altro Paese UE 11.464 richiedenti protezione internazionale. I Paesi dove sono stati trasferiti sono Germania (dove è stato ricollocato il 43% dei migranti), Svezia (10,6%) e Svizzera (7,8%).

    http://www.cinformi.it/index.php/it/news_ed_eventi/archivio_news/anno_2018/sbarchi_i_dati_2017/(offset)/0/(limit)/4/(sb)/312
    #arrivées #statistiques #asile #migrations #Italie #chiffres #Méditerranée #Italie #2017

    v. aussi pour les mois/années précédents: http://seen.li/d6bt

    • Un tweet intéressant de l’#OIM / #IOM, 02.03.2018 :

      Migrant arrivals by #Mediterranean sea in Italy in 2018 are the lowest in 5 years, our @MillmanIOM says:

      https://twitter.com/UNmigration/status/969701973736947712

      La personne qui commente les chiffres dit que jamais les arrivées ont été si peu nombreuses... voici ce qu’il dit, je transcrit :

      “This is the lowest we have seen in the five years we have been compiling this data month by month with the Italian Ministry of Iterior. I can just tell you that in 2014, in the first two months almost 7700 people arrived. In 2015, in the first two months almost 7900. Over 9000 in 2016, over 13’000 in 2017. It’s pretty important I think, because Italians will vote this weekend. Immigration is a huge issue obviously, and to be able to report that arrivals are less than half of last year’s at this time and the lowest in five years I think it’s rather important. Our total for the year so far is 3’730. This week we took migrants back to #Benin, #Mali and #Niger. As I understood it we’ve done a total of 26 countries that we’ve returned from Libya this year, so I think that has had some impact on the flows to Italy.”

      (By the way, peut-être qu’un bref rappel des morts en Méditerranée et des conditions dégradantes en Libye auraient aussi été une bonne chose à rappeler... Mais mieux vaut se vanter des « #retours_volontaires » vers les pays d’origine)

      #renvois #expulsions #retour_volontaire

      cc @isskein

    • Demandes d’asile dans les États membres de l’UE - 650 000 primo-demandeurs d’asile enregistrés en 2017 - Syriens, Irakiens et Afghans demeurent les principaux demandeurs

      En 2017, 650 000 primo-demandeurs d’asile ont introduit une demande de protection internationale dans les États membres de l’Union européenne (UE), soit quasiment deux fois moins qu’en 2016, quand 1 206 500 primo-demandeurs d’asile ont été enregistrés, et à un niveau comparable à celui enregistré en 2014, avant les pics de 2015 et 2016.


      http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8754398/3-20032018-AP-FR.pdf/f7bca4e4-ab6d-40cb-ae35-1b2e9e71017c

      Les statistiques dans le document pdf d’Eurostat :
      http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/8754398/3-20032018-AP-FR.pdf/f7bca4e4-ab6d-40cb-ae35-1b2e9e71017c

    • Commissione parlamentare di inchiesta sul sistema di accoglienza, di identificazione ed espulsione, nonchè sulle condizioni di trattamento dei migranti e sulle risorse pubbliche impegnate


      #nationalités #2016 #2017


      #régions

      #hotspots:

      #MNA #mineurs_non_accompagnés

      J’ai reçu ce rapport via email, que je ne trouve pas sur internet... mais j’ai fait des copies d’écran des graphiques.

    • « Voyages du désespoir », un rapport du HCR sur les mouvements de réfugiés en Europe

      Malgré la diminution globale du nombre de réfugiés et de migrants arrivés en Europe l’année dernière, les dangers auxquels nombreux d’entre eux sont confrontés dans certaines situations ont augmenté comme l’indique un nouveau rapport du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, qui décrit l’évolution des tendances dans leurs déplacements.

      Selon le rapport « Voyages du désespoir », le nombre d’arrivées en Italie par la mer, principalement en provenance de la Libye, a considérablement diminué depuis juillet 2017. Cette tendance s’est poursuivie au cours du premier trimestre 2018, avec une baisse de 74 pour cent par rapport à l’année dernière.

      La traversée vers l’Italie s’est par contre révélée de plus en plus dangereuse et le taux de mortalité des candidats à la traversée depuis la Libye a grimpé à 1 personne sur 14 au cours du premier trimestre 2018, alors qu’il était de 1 sur 29 au cours de la même période en 2017.

      Par ailleurs, on a également observé au cours des derniers mois une détérioration très préoccupante de la santé des nouveaux arrivants en provenance de la Libye, avec un nombre plus important de personnes dans un état de grande faiblesse, amaigries et globalement en mauvais état de santé.

      Si le nombre total des traversées de la Méditerranée est resté bien en deçà de celui de 2016, le HCR a également constaté une recrudescence des arrivées en Espagne et en Grèce sur la fin de l’année 2017.

      En 2017, l’Espagne a observé une augmentation de 101 pour cent par rapport à 2016 et a recensé 28 000 nouveaux arrivants. Les premiers mois de 2018 indiquent une tendance similaire, avec une augmentation de 13 pour cent des arrivées par rapport à l’année dernière. Les Marocains et les Algériens constituent désormais les deux principales nationalités, mais les Syriens forment toujours l’essentiel des arrivées par les frontières terrestres de l’Espagne.

      En Grèce, le nombre total d’arrivées par la mer a diminué par rapport à 2016, mais on a cependant observé une recrudescence de 33 pour cent entre mai et décembre de l’année dernière, avec 24 600 arrivants par rapport à 18 300 au cours de la même période en 2016. La majorité d’entre eux étaient originaires de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan, et comprenait un grand nombre de familles avec des enfants. Les demandeurs d’asile arrivés en Grèce par la mer ont vécu de longues périodes d’attente sur les îles grecques, dans des conditions de surpeuplement difficiles.

      Le renforcement des restrictions en Hongrie a poussé de nombreux réfugiés et migrants à emprunter d’autres routes pour traverser l’Europe, indique le rapport. Ainsi, certains passent de Serbie en Roumanie tandis que d’autres passent de la Grèce en Albanie, puis au Monténégro et en Bosnie-Herzégovine pour rallier la Croatie.

      « Les voyages des réfugiés et migrants vers l’Europe et à travers celle-ci restent parsemés de dangers », a déclaré Pascale Moreau, la Directrice du bureau du HCR pour l’Europe. On estime que plus de 3 100 personnes ont perdu la vie en mer l’année dernière pendant la traversée vers l’Europe, et ce chiffre était de 5 100 en 2016. Depuis le début de l’année 2018, 501 personnes se sont ajoutées à la liste des morts ou des disparus.

      À ceux qui ont péri en mer, s’ajoutent au moins 75 autres personnes décédées le long des routes terrestres qui suivent les frontières extérieures de l’Europe ou alors qu’elles traversaient l’Europe en 2017, et les rapports sur la poursuite des refoulements sont profondément préoccupants.

      « Il est vital pour les personnes qui nécessitent une protection internationale d’avoir accès au territoire ainsi qu’à des procédures de demande d’asile rapides, justes et efficaces. Gérer ses frontières et offrir une protection aux réfugiés conformément aux obligations internationales des États ne sont pas des objectifs qui s’excluent ou sont incompatibles », a ajouté Pascale Moreau.

      Le rapport du HCR souligne également les abus et les pratiques d’extorsion que subissent les réfugiés et migrants aux mains des trafiquants, des passeurs ou des groupes armés sur les différentes routes vers l’Europe.

      Les femmes, et surtout celles qui voyagent seules, ainsi que les enfants non accompagnés sont particulièrement exposés au risque de subir des violences sexuelles et sexistes sur les routes vers l’Europe, ainsi qu’à certains endroits au sein de l’Europe.

      Plus de 17 000 d’enfants non accompagnés sont arrivés en Europe en 2017. La plupart de ces enfants sont arrivés en Italie par la mer, et 13 pour cent d’entre eux étaient des enfants voyageant seuls, une tendance similaire à celle de 2016.

      Le rapport du HCR signale toutefois des progrès encourageants quant au nombre de personnes réinstallées en Europe l’année dernière, avec une augmentation de 54 pour cent par rapport à 2016. La majorité de ces 26 400 réfugiés étaient des Syriens (84 pour cent) réinstallés depuis la Turquie, le Liban et la Jordanie. Parmi les pays européens, ce sont le Royaume-Uni, la Suède et l’Allemagne qui en ont accueilli le plus grand nombre.

      Un autre développement positif à la fin de l’année dernière a vu le HCR commencer à faciliter l’évacuation de réfugiés vulnérables de la Libye vers le Niger et de la Libye vers l’Italie.

      « Les évacuations depuis la Libye et l’augmentation des opportunités de réinstallation que nous avons observées l’année dernière sont d’excellentes nouvelles. Il subsiste toutefois des obstacles significatifs qui entravent l’accès à des voies sûres et légales, dont le regroupement familial, pour les personnes nécessitant une protection internationale, et nous appelons à une plus grande solidarité », a déclaré Pascale Moreau.

      Le rapport formule également des recommandations supplémentaires quant à la nécessité de renforcer la solidarité entre les États au sein de l’Europe ainsi qu’avec les pays de premier asile et de transit, afin d’améliorer la qualité de l’accueil — tout particulièrement l’accueil des enfants séparés et non accompagnés, et de ceux qui ont survécu à la violence sexuelle et sexiste — et de mieux protéger les enfants.

      http://www.unhcr.org/fr/news/press/2018/4/5acf30b3a/voyages-desespoir-rapport-hcr-mouvements-refugies-europe.html
      #Grèce #Italie #Espagne #mortalité #mourir_aux_frontières #décès #femmes #réinstallation #MNA #mineurs_non_accompagnés #corridors_humanitaires #desperate_journeys

      Lien vers le #rapport :
      https://data2.unhcr.org/en/documents/download/63039


      #parcours_migratoires #routes_migratoires #Albanie #Monténégro #Bosnie

    • Calo degli arrivi: continuerà?

      Nei primi quattro mesi del 2018 sono sbarcati in Italia circa 9.300 migranti, il 75% in meno rispetto allo stesso periodo del 2017. Si tratta di un trend del tutto in linea con il calo verificatosi negli ultimi sei mesi del 2017 (-75% rispetto allo stesso periodo del 2016). I dati relativi ai primi mesi dell’anno (quelli invernali) risultano tuttavia poco indicativi del livello dei flussi nei mesi successivi. Gli sbarchi iniziano a crescere solo da aprile e raggiungono un picco tra giugno e agosto, seguendo un tipico trend stagionale.

      L’andamento degli sbarchi nel mese di aprile può dunque essere considerato un primo segnale di quanti arrivi potrebbero essere registrati nel corso di tutto l’anno. Particolare attenzione meritano, al riguardo, gli avvenimenti di metà aprile, quando in quattro giorni sono sbarcate 1.500 persone.

      È comunque necessaria un’ulteriore dose di prudenza, perché ai trend stagionali si affiancano anche le decisioni e le politiche degli attori coinvolti lungo la rotta. Il 2017 lo dimostra: fino al 15 luglio dell’anno scorso gli sbarchi sulle coste italiane erano stati circa il 30% in più rispetto al 2016, e proprio da metà luglio, nel periodo dell’anno in cui solitamente si registrano più arrivi, è iniziato il calo degli sbarchi che prosegue a tutt’oggi.

      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/fact-checking-migrazioni-2018-20415

    • Calo degli arrivi: meno morti in mare?

      Il calo delle partenze ha ridotto drasticamente il numero assoluto di persone che perde la vita durante la traversata: se la frequenza delle morti in mare dei primi sette mesi dell’anno scorso fosse rimasta invariata nella restante parte del 2017, a fine anno si sarebbero registrate 4.155 morti – un livello comparabile a quello degli anni precedenti. Al contrario, se la frequenza delle morti in mare nei nove mesi successivi al calo degli sbarchi restasse costante per altri tre mesi, si registrerebbero circa 1.250 morti in un anno: una riduzione del 70%.

      L’Organizzazione mondiale per le migrazioni ha tuttavia fatto notare come, tra gennaio e marzo 2018, il già alto rischio della traversata lungo la rotta del Mediterraneo Centrale sia quasi raddoppiato rispetto allo stesso periodo dell’anno precedente (dal 3,3% al 5,8%). Ma in realtà questo aumento sembra dipendere più dalle condizioni meteorologiche invernali e da singoli casi “eccezionali” che dagli avvenimenti e dalle politiche alla base del calo degli sbarchi. Infatti, estendendo il confronto all’intero periodo del calo degli sbarchi (16 luglio 2017 - 30 aprile 2018) e confrontandolo con lo stesso periodo dell’anno precedente si nota sì un incremento, ma molto meno significativo: dal 2,6% al 3,0%.


      https://www.ispionline.it/it/pubblicazione/fact-checking-migrazioni-2018-20415
      #mortalité

    • Que cache la baisse des arrivées de personnes migrantes en méditerranée centrale ?

      Les États membres de l’Union européenne se félicitent depuis quelques mois de la baisse des arrivées sur les côtes européennes et de celle du nombre de personnes migrantes mortes ou disparues en Méditerranée. Mais que cache cette chute spectaculaire ?

      https://www.lacimade.org/cache-baisse-arrivees-de-personnes-migrantes-mediterranee-centrale
      #Méditerranée_centrale


  • Indépendances en Europe : les exemples qui inspirent les Catalans
    https://www.mediapart.fr/journal/international/251017/independances-en-europe-les-exemples-qui-inspirent-les-catalans

    Proclamer unilatéralement l’indépendance, organiser un référendum irrégulier : ce ne sont pas des pratiques exceptionnelles. De tels scénarios se sont déjà produits sur le continent européen. Même si les circonstances sont très différentes, certains de ces exemples inspirent les autorités catalanes.

    #International #Catalogne #Ecosse #Estonie #indépendance #Lettonie #Lituanie #Montenegro #Slovaquie #Slovénie


  • Kosovo : Ramush Haradinaj veut redéfinir au plus vite la frontière avec le #Monténégro

    Depuis sa signature en 2015, l’accord de délimitation de la frontière avec le Monténégro ne cesse de diviser le Kosovo. Le nouveau Premier ministre Ramush Haradinaj, qui l’a longtemps combattu quand il était dans l’opposition, a nommé une commission pour tout remettre à plat. Mais L’UE met la pression sur Pristina.

    https://www.courrierdesbalkans.fr/La-Commission-pour-la-delimitation-attend-les-directives-du-Gouve

    #frontières #disputes_territoriales #différend_territorial #Kosovo #mobile_borders #frontières_mobiles


  • #Démographie : les #Balkans à l’heure du grand exode

    Dans les montagnes des Balkans, l’émigration est une vieille tradition, déjà attestée à l’époque ottomane. Le régime socialiste yougoslave n’a guère tenté de la contrecarrer, signant dès les années 1950 des conventions migratoires avec la Turquie puis, au cours de la décennie suivante, avec l’Allemagne fédérale. L’Autriche, la Suisse, la Belgique, la France se sont également vite imposées comme des destinations privilégiées. Plutôt que de maintenir un plein emploi factice plombant les caisses de l’État, il valait mieux que cette main-d’œuvre excédentaire parte à l’étranger.

    Ces gastarbajteri – le terme allemand, Gastarbeiter, désignant les « travailleurs invités » et passé dans la langue serbo-croate pour désigner l’ensemble des émigrés – envoyaient en outre des sommes appréciables à leur famille, des apports de devises permettant de soutenir l’économie autogestionnaire du régime yougoslave.

    Après les guerres de la fin du XXe siècle et leurs flux de réfugiés, les difficultés économiques d’une interminable « transition » poussèrent à nouveau les Balkaniques au départ. Au début des années 2000, le retour à la paix et la relative embellie économique avaient pourtant permis, dans la plupart des pays de la région, la réémergence timide des classes moyennes, laminées au cours de la décennie précédente.

    Cette amorce de normalisation économique et sociale n’a guère duré. L’Europe du Sud-Est a été durement frappée dès 2008 par la crise économique qui a sonné le glas d’un modèle de croissance basé sur le couple privatisations-investissements étrangers, ces derniers n’étant jamais arrivés. En situation de quasi-faillite, tous les États de la région ont dû demander l’assistance du Fonds monétaire international (FMI) et engager des plans drastiques d’économie, taillant dans les salaires de la fonction publique, réduisant encore plus le montant déjà très faible des retraites. Dans ces conditions, alors que sont même fragilisées les solidarités familiales qui ont longtemps permis aux sociétés balkaniques de « tenir », l’exode a repris et ne cesse de s’amplifier.

    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/pe000070-demographie-les-balkans-a-l-heure-du-grand-exode-par-jean-arnault-derens-et/article
    #déclin_démographique #exode #émigration #migrations #Macédoine #Serbie #Bosnie-Herzégovine #Monténégro #Albanie #Kosovo


  • #Monténégro : un #monument à un criminel de guerre tchétnik en gage de « réconciliation » ?

    Durant la #Seconde_Guerre_mondiale, #Pavle_Đurišić, commandant de groupes #tchétniks dans le nord du Monténégro, fut directement responsable d’effroyables #massacres et du « #nettoyage_ethnique » des populations musulmanes de la vallée de la Drina. Pourtant, à Berane, des organisations serbes veulent lui ériger un monument en signe de « #réconciliation ». Le projet suscite un tollé.


    https://www.courrierdesbalkans.fr/Monument-dedie-a-Pavle-Djurisic
    #mémoire #Pavle_Durisic #WWII
    cc @albertocampiphoto



  • 200 signatures pour une « Déclaration sur une langue commune » contre le #nationalisme linguistique

    Plus de 200 linguistes, écrivains, scientifiques, militants et autres personnalités publiques de #Croatie, #Serbie, #Monténégro et #Bosnie-Herzégovine ont signé une « #Déclaration sur une langue commune », résultat de la série de conférences du projet « Langues et nationalismes ».


    https://www.courrierdesbalkans.fr/200-signatures-pour-une-Declaration-sur-une-langue-commune-contre

    #langue #Balkans #nationalisme
    cc @albertocampiphoto

    • renaissance (?) du serbo-croate

      Insister sur le petit nombre de différences existantes et écarter artificiellement les quatre variantes standards engendre toute une série de phénomènes négatifs au niveau politique, social et culturel (utilisation de la langue comme instrument de ségrégation des enfants dans certaines communautés multiethniques, « traductions » superflues dans les administrations et les médias, invention de différences là où elles n’existent pas, pressions bureaucratiques, censure et auto-censure) dans lesquels l’expression linguistique est imposée comme critère d’appartenance ethnique et nationale, et moyen de prouver sa loyauté politique.

      Le problème, c’est que ces phénomènes sont vus par certains non seulement comme positifs, mais même souhaitables.

      La ministre de la Culture croate n’est même pas d’accord sur le nom de la langue qu’elle souhaite faire disparaître définitivement puisqu’elle l’appelle le croato-serbe.


  • Géopolitique des Balkans : Pourquoi le Monténégro est-il devenu membre de l’OTAN ?
    http://vilistia.org/archives/13868

    Par Jonathan Marshall Mondialisation.ca, 07 mars 2017 Consortiumnews 28 février 2017 Région : États-Unis, Europe Thème : Guerre USA OTAN Analyses : LES BALKANS Tous les jours, le sénateur John McCain de l’Arizona promet que le Sénat américain votera pour approuver … Lire la suite →

    #BALKANS_-_GENERAL #MONTENEGRO


  • Les Balkans dans le piège de la « nouvelle guerre froide »
    https://www.mediapart.fr/journal/international/020117/les-balkans-dans-le-piege-de-la-nouvelle-guerre-froide

    Ballottés entre la #Russie, la Turquie et une Union européenne (UE) en panne de projet et de stratégie, les Balkans sont redevenus un terrain de jeu pour la confrontation des grandes puissances. Comme il y a un siècle. Dernier épisode en date : l’invraisemblable scénario du « coup d’État pro-russe » raté, en octobre dernier, au Monténégro.

    #International #europe #Milo_Đukanović #Montenegro #Otan


  • Ces affaires qui brouillent l’image du Parquet fédéral

    L’été 2016 a vu éclater une série de scandales touchant le Ministère public de la Confédération (MPC) et, particulièrement, le procureur général Michael Lauber. Les affaires « Behring », « Pitteloud » et celle dite des « mandats externes » s’ajoutent aux remous provoqués par le coup de balai au sein MPC, où pour la première fois des procureurs ont été congédiés à cause de résultats prétendument insuffisants. Le Parquet fédéral a également été secoué par le départ fracassant d’un procureur expérimenté.

    https://www.lacite.info/politiquetxt/affaires-brouillent-image-parquet-federal

    #blanchiment_d'argent #Suisse #corruption #Behring #Pitteloud #mandats_externes #Petrobras #justice #Kenya #Swiss_Infosec #confrérie_Zofingue #PricewaterhouseCoopers #PwC #criminalité_organisée #Quatur #armes #trafic_d'armes #mafia #ndrangheta #clan_Ferrazzo #Calabre #Italie #Mesoraca #ABB #Gazprom #Russie #Montecristo #cigarettes #contrebande #Monténégro #Frauenfeld #HSBC #FIFA #Joseph_Blatter #Michel_Platini #Ministère_public #Géorgie
    un article paru dans @lacite


  • Économie : les filets percés de la pêche monténégrine

    Des bateaux hors d’âge, des professionnels qui exercent sans licence, l’arrivée de dangereuses espèces invasives : le secteur de la pêche est en crise au Monténégro, alors que le petit pays pourrait tirer profit des incroyables richesses halieutiques de son littoral. Tour d’horizon de Kotor à Ulcinj.

    http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/peche-industrielle-et-nouvelles-especes-de-poissons-en-adriatique
    #pêche #Monténégro


  • Tourisme au Monténégro : deux décennies de destruction du littoral

    Un nouveau terme est récemment apparu dans le vocabulaire monténégrin : « #budvanisation », synonyme d’#urbanisation_chaotique et corrompue. Mais #Budva n’est qu’une ville côtière parmi d’autres saccagée par les appétits financiers sans scrupule des cadres du DPS, le parti au pouvoir, en charge de l’Aménagement du territoire et du Tourisme. Explications.


    http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/amenagement-du-territoire-et-corruption.html

    #tourisme #littoral #Monténégro


  • Monténégro : Le dernier jouet de l’OTAN pour provoquer la Russie
    http://vilistia.org/archives/12764

    Par Finian Cunningham — 24 novembre 2016 Etats-Unis Hégémonie Ingérence Russie UE Difficile d’avoir cette semaine un gros titre plus sensationnel que celui-ci : « Le Monténégro dit avoir déjoué le plan soutenu par la Russie de tuer le Premier ministre Djukanovic ». … Lire la suite →

    #MONTENEGRO


  • #Monténégro : enfin de l’alternance au pouvoir ?
    http://fr.myeurop.info/2016/10/14/mont-n-gro-enfin-de-l-alternance-au-pouvoir-14795

    À la veille des élections parlementaires du 16 octobre, le #Monténégro est peut-être à un tournant de sa courte existence. Indépendant depuis 10 ans, le pays dirigé depuis 25 ans par #Milo_Djukanovic aspire à un changement au pouvoir pour chasser la #corruption et la criminalité qui le rongent depuis la fin de la guerre en ex-Yougoslavie.

    Une destination paradisiaque qui pâtit d’un fort taux de criminalité

    lire la suite

    #INFO #Politique #crime #élection #fraude