• « Parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs »

    Incarcéré depuis 4 mois suite au #G20 de #Hambourg, Fabio 19 ans, tient tête à la justice

    Arrêté lors des journées d’émeutes qui ont secoué le G20 de Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, Fabio est accusé de jet de projectile et de rébellion. Il est incarcéré depuis 4 mois à la prison de #Billwerder et comparaissait le 7 novembre dernier devant le #tribunal pour mineur d’Altona à Hambourg. Nous reproduisons ici la déclaration qu’il a faite ce jour-là devant ses juges et qui contient plus de vérité, de sincérité et de justesse que tous les solipsismes inconséquents de procureurs.

    Les prochaines audiences de son procès auront lieu les 27 novembre et 7 décembre prochain.

    Madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs.

    Vous, aujourd’hui, vous êtes appelés à juger un homme. Vous l’avez appelé un « criminel agressif » et « irrespectueux de la dignité humaine ». Personnellement je ne prête aucune attention aux appellations que vous m’attribuez. Moi, je suis seulement un garçon de bonne volonté.

    Avant tout je voudrais dire que probablement ces messieurs les politiciens, ces messieurs les commissaires de police et ces messieurs les magistrats pensent qu’en incarcérant et arrêtant quelques jeunes cela puisse arrêter la contestation dans les rues. Probablement ces messieurs pensent que les prisons suffisent à éteindre les voix rebelles qui s’élèvent de partout. Probablement ces messieurs pensent que la répression arrêtera notre soif de liberté, notre volonté de construire un monde meilleur.

    Et bien ces messieurs se trompent. Et c’est l’Histoire qui leur donne tort.

    Parce qu’un nombre incalculable de garçons et de filles sont passés, comme moi, devant un tribunal comme celui-ci.

    En effet aujourd’hui c’est à Hambourg, hier à Gênes et encore avant à Seattle.

    Vous, vous essayez d’empêcher la propagation des voix de la révolte qui s’élèvent partout par n’importe quel moyen « légal », par n’importe quel moyen « procédurier ».

    Quoiqu’il arrive, peu importe la décision qui sera prise par ce tribunal, elle n’aura aucune influence sur notre protestation. Il y aura encore tout autant de garçons et de filles qui, portés par les mêmes idéaux descendront dans les rues d’Europe. Se préoccupant guère de ces prisons que dans un essoufflement, vous vous efforcez de remplir de prisonniers politiques.

    Mais venons-en donc à l’essentiel, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineur.

    Venons-en donc à l’essentiel.

    Comme vous pouvez l’imaginer, je veux user de mon droit de ne pas faire de déclarations en rapport avec le fait spécifique pour lequel vous me poursuivez. Toutefois je voudrais porter l’attention sur les motivations qui poussent un jeune ouvrier d’une petite ville reculée des Pré-alpes orientales à venir à Hambourg.

    Pour manifester son propre désaccord avec le sommet du G20.

    G20. Rien que le nom a déjà en soi, quelque chose de pervers.

    Vingt hommes et femmes représentants des vingt pays les plus riches et les plus industrialisés du globe, s’asseyent autour d’une table. Ils s’asseyent tous ensemble pour décider de notre futur. Oui, j’ai bien dit ceci : le notre. Le mien, ainsi que celui de toutes les personnes assises aujourd’hui dans cette salle, tout comme celui des sept milliards de personnes qui habitent cette belle planète Terre.

    Vingt hommes décident de notre vie et de notre mort.

    Évidemment, la population n’est pas invitée à ce joli banquet. Nous, nous ne sommes que le stupide troupeau des puissants de la Terre. Spectateurs totalement soumis de ce théâtre où une poignée de personnes tiennent entre leurs mains l’humanité toute entière.

    Moi, madame la juge, j’ai beaucoup pensé avant de venir à Hambourg.

    J’ai pensé à monsieur Trump et à ses États-Unis d’Amérique qui sous le drapeau de la démocratie et de la liberté s’érigent comme les gendarmes du monde entier. J’ai pensé aux nombreux conflits déclenchés par le géant américain aux quatre coins de la planète. Du Moyen-Orient à l’Afrique. Tout ceci pour s’accaparer du contrôle de telle ou telle ressource énergétique. Peu importe si ceux qui meurent, ce sont toujours les mêmes : civils, femmes et enfants.

    J’ai pensé aussi à monsieur Poutine. Nouveau tsar de Russie, qui dans son pays viole systématiquement les droits de l’Homme et se moque de toute opposition.

    J’ai pensé aux Saoudiens et à leurs régimes fondés sur la terreur avec qui nous, les occidentaux nous faisons des affaires en or.

    J’ai pensé à Erdogan qui torture, tue et emprisonne ses opposants.

    J’ai pensé aussi à mon pays, où à coup de lois-décret chaque gouvernement supprime sans trêve les droits des étudiants et des travailleurs.

    En bref, les voici les protagonistes du somptueux banquet qui s’est tenu à Hambourg en juillet dernier. Les plus grands va-t’en-guerre et assassins que le monde contemporain connaisse.

    Avant de venir à Hambourg j’ai pensé aussi à l’inégalité qui frappe, aujourd’hui, de plein fouet notre planète. Cela me semble presque évident de répéter qu’en effet 1% de la population la plus riche du monde possède la même richesse que les 99% le plus pauvre. Cela me semble presque évident de répéter que les quatre-vingt cinq hommes les plus riches du monde possède la même richesse que 50% de la population la plus pauvre. Quatre-vingt cinq hommes contre trois milliards et demi. Ces quelques chiffres suffisent à donner une idée.

    Ensuite, madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, avant de venir à Hambourg j’ai pensé à ma terre : à #Feltre. Le lieu où je suis né, où j’ai grandi et où je veux vivre. La citadelle médiévale qui est sertie comme une gemme dans les Pré-alpes orientales. J’ai pensé aux montagnes qui, au crépuscule, se teignent de rose. Aux magnifiques paysages que j’ai la chance de voir depuis ma fenêtre. A la beauté qui traverse ce lieu.

    Puis, j’ai pensé aux fleuves de ma belle vallée, violés par les entrepreneurs qui veulent les concessions pour y construire des centrales électriques, sans se préoccuper des dommages pour la population et pour l’écosystème.

    J’ai pensé aux #montagnes, frappées par le #tourisme_de_masse ou devenues lieu d’entraînements militaires.

    J’ai pensé à ce magnifique endroit où je vis, qui est en passe d’être bradé à des hommes d’affaires sans scrupules, exactement comme d’autres vallées à chaque coin de la planète, où la beauté est détruite au nom du #progrès.

    Dans la lignée de toutes ces pensées, j’ai donc décidé de venir manifester à Hambourg. Pour moi, venir ici était un devoir avant d’être un droit.

    J’ai trouvé cela juste de m’opposer à ces politiques scélérates qui sont en train de pousser le monde vers le gouffre.

    J’ai trouvé cela juste de me battre pour que quelque chose soit au moins un peu plus humain, digne et équitable.

    J’ai trouvé cela juste d’aller dans la rue pour répéter que la population n’est pas un troupeau et qu’elle doit être consultée dans les choix.

    Le choix de venir à Hambourg a été celui d’une prise de parti. Le choix d’être du côté de ceux qui demandent des droits et contre ceux qui veulent leurs en enlever. Le choix d’être du côté de tous les oppressés du monde et contre les oppresseurs. Le choix de combattre les puissants, grands et petits, qui utilisent le monde comme si c’était leur jouet et qui ne se soucient pas du fait que c’est toujours la population qui en fait les frais.

    J’ai fait mon choix et je n’ai pas peur s’il doit y avoir un prix à payer injustement.

    Néanmoins il y a autre chose que je voudrais vous dire, que vous me croyiez ou non : je n’aime pas la violence. Mais j’ai des idéaux et pour ceux-ci j’ai décidé de me battre.

    Je n’ai pas fini.

    Dans une époque historique où partout dans le monde s’érigent de nouvelles frontières, se déroule du nouveau fil barbelé, se dressent de nouveaux murs des Alpes à la Méditerranée, je trouve cela merveilleux que des milliers de jeunes, de chaque coin de l’Europe, soient disposés à descendre ensemble dans les rues d’une seule et même ville pour leur propre futur. Contre chaque frontière. Avec comme seule intention commune, le fait de rendre le monde meilleur par rapport à comment nous l’avons trouvé.

    Parce que madame la juge, messieurs les jurés, madame le procureur, monsieur l’assistant du tribunal pour mineurs, parce que nous ne sommes pas le troupeau de ces vingt seigneurs. Nous sommes des femmes et des hommes qui voulons avoir le droit de disposer de notre propre vie.

    Et pour cela nous combattons et nous combattrons.

    https://lundi.am/fabio-hambourg
    #résistance #justice #injustice #frontières #destruction #richesse #pauvreté #inégalités #centrales_hydroélectriques #violence

    #beau

    ping @_kg_

    • Zurück auf Los

      Der Prozess gegen den G20-Gegner Fabio V. muss wohl von vorn beginnen. Das ist ärgerlich, aber nicht zu ändern.

      Elf Prozesstage sind abgehandelt, rund ein Dutzend Zeugen gehört, unzählige Beweise gesichtet worden – und kurz vor Schluss stellt sich heraus: Es war wohl alles umsonst. Der Prozess gegen den jungen Italiener Fabio V., der sich bei einer Anti-G20-Aktion des schweren Landfriedensbruchs schuldig gemacht haben soll, droht zu platzen. Die Vorsitzende Richterin ist hochschwanger. Nun hat sie sich krankgemeldet, weitere Termine können vorerst nicht angesetzt werden. Bald wird die Frau in den Mutterschutz verabschiedet, wie es dann weitergeht, war bis Redaktionsschluss offen. Womöglich muss der Prozess unter einem anderen Richter komplett neu aufgerollt werden.

      Zurück auf Los. Hätte man das nicht verhindern können?

      Kritik gab es an der Verteidigung: Sie habe den Prozess mit immer neuen Anträgen unnötig in die Länge gezogen, um sich über die Ziellinie des Mutterschutzes zu retten. Denn die Richterin schien zu einer Verurteilung zu tendieren. Zwar nur zu einfachem, nicht zu schwerem Landfriedensbruch, aber eben nicht zu einem Freispruch. Ist also die Verteidigung schuld an diesem unbefriedigenden Ende und dem Mehraufwand, der nun droht? Mitnichten. Es ist ihr gutes Recht, Anträge zu stellen. Nicht wenigen von ihnen wurde stattgegeben.

      Aber war es nicht zu vermeiden, eine schwangere Richterin einzusetzen? Das System lässt bei der Richterauswahl wenig Spielraum. Strafprozesse ausländischer Jugendlicher werden nach Tatort vergeben. Fabio V.s Richterin ist für jenen Altonaer Ortsteil zuständig, in dem V. festgenommen wurde. Dass Richter nicht willkürlich benannt werden, schützt vor Einflussnahme.

      Und warum kann sich nicht ein neuer Richter auf Basis der bereits erhobenen Beweise einarbeiten und dann urteilen? In Strafprozessen gilt die Prämisse: Alle Beweise müssen unmittelbar gewürdigt werden, damit nichts verfälscht wird.

      Das alles ist aufwendig. Es macht das abrupte Ende dieses Prozesses zum Ärgernis. Aber es ist notwendig und richtig.

      https://www.zeit.de/2018/10/g-20-prozess-gegner-fabio-v-neubeginn

      G-20-Prozess gegen Fabio V. geplatzt

      Hamburg. Der Prozess gegen den italienischen G-20-Gegner Fabio V. vor dem Amtsgericht Hamburg-Altona ist geplatzt. Am 3. ­April hat das Gericht die Aussetzung des Verfahrens beschlossen, teilten die Verteidiger von Fabio V., Gabriele Heinecke und Arne Timmermann, am Dienstag gegenüber junge Welt mit. Damit sei »endgültig, dass das Verfahren neu aufgerollt werden muss«. Ende Februar war der Prozess wegen Schwangerschaft der Richterin unterbrochen worden. Fabio V. war am 7. Juli 2017 bei einer Demonstration im Industriegebiet Rondenbarg festgenommen worden, saß viereinhalb Monate in Untersuchungshaft. Ihm wird keine konkrete Tat vorgeworfen, sondern nur die Anwesenheit bei der Demo. Fabio V. ist nach Italien zurückgekehrt. Einen Hinweis des Gerichts, ob und wann das Verfahren neu beginnen kann, gebe es nicht, teilten seine Anwälte mit.

      https://www.jungewelt.de/artikel/330548.g-20-prozess-gegen-fabio-v-geplatzt.html


  • Politis | Erri de Luca “Porter secours n’est pas un choix mais un devoir”
    https://asile.ch/2018/05/25/politis-erri-de-luca-porter-secours-nest-pas-un-choix-mais-un-devoir

    Selon Erri De Luca, quand la fraternité est illégale, il faut désobéir. L’écrivain italien a lancé un appel en soutien aux « trois de Briançon », une Italienne et deux Suisses qui encourent dix ans de prison pour avoir aidé des migrants à passer la frontière. Dans cet entretien de la revue Politis, il évoque […]


  • Balayer et effacer : une nouvelle appli photo gomme les pylônes des remontées mécaniques

    Bonne nouvelle pour les amateurs d’activités de plein air : l’#appli « #ClearAlps » sera prête pour le début de la saison de randonnée. Son objectif : améliorer les photos de montagne.


    http://www.cipra.org/fr/nouveautes/balayer-et-effacer-une-nouvelle-appli-photo-gomme-les-pylones-des-remontees-m
    #in/visibilité #paysage #représentations #photographie #manipulation #imaginaire #Alpes #montagnes #app #géographie_culturelle

    Les Alpes comme elles sont, ce ne sont pas les Alpes comme on les rêvent et comme on se les représentent... du coup, en un clic on efface ce qui est en décalage entre rêve/représentation et #réalité.

    @franz42 —> à mettre en lien avec le travail de #piero_Zanini, #Armin_Linke #Renato_Rinaldi, et notamment le film #Alpi :

    Alpi is the result of seven years of research on contemporary perceptions of the landscape of the Alps, juxtaposing places and situations across all eight bordering nations and spanning the territories of four languages. In the film, the Alps are encountered like an island that is connected to various global transformations. We undertook many journeys in the alpine region, which, ironically, led us as far as Dubai. The film shows the Alps as a key location, owing to its delicacy and environmental importance, where one can observe and study the complexity of social, economic, and political relationships. In the Europe of today, the Alps are a hotbed for modernity and its illusions.

    http://www.arminlinke.com/alpi

    Pour voir la bande-annonce :
    https://vimeo.com/21761195

    cc @albertocampiphoto @philippe_de_jonckheere


  • #Une_autre_montagne

    Sur les terres de Turquie, un dicton dit « Si un de tes yeux pleure, l’autre ne peut rire ».

    A l’est, le #Bakur, le Kurdistan de Turquie. A l’est, ce sont les couvre-feux, les blocus, les occupations de l’armée turque. C’est une #paix qu’on espère et qui n’arrive jamais. Ce sont des femmes dans les #montagnes, qui se lèvent, qui font face, quitte a prendre les armes.

    Burcu et Sinem vivent a #Istanbul avec cet oeil qui pleure. Elles vont rencontrer Ergül dans un petit village de la région de la Mer Noire, qui a participé aux luttes révolutionnaires de la fin des années 70 étouffées par le coup d’état militaire de 80.

    Le temps d’échanger leurs expériences d’organisation de femmes et du çay. Les époques se mêlent et c’est toujours la #guerre, la #répression et une #violence au quotidien contre laquelle elles se soulèvent. Kurdes, mères, féministes. Il y a de la résistance et de la solidarité dans leurs mots, dans leurs pas, dans leurs cris, dans les rythmes qu’elles tapent sur leurs « erbane » (percussions) contre le #nationalisme, la guerre, le #patriarcat.


    http://www.kedistan.net/2017/03/26/documentaire-une-autre-montagne
    Ici la bande annonce :
    https://vimeo.com/209661727

    #femmes #résistance #Kurdistan #Turquie #histoire #film #documentaire #témoignage #montagne #féminisme #luttes


  • The Earth2014 grids offer topography data with global coverage at 1 arc-minute (about 1.8 km) spatial resolution and may be suitable for applications such as global gravity modelling, particularly forward modelling, geo-visualisation (Fig. 1) and geophysical studies.


    http://www.iapg.bgu.tum.de/9321785--~iapg~forschung~Topographie~Earth2014.html

    #datasource #océans #montagnes #topographie #cartographie


  • Rural Albania, the bet of those who stay

    Wild, untamed mountains, poverty, and massive depopulation. In the villages of northern Albania, some resist the temptation to escape to the city and hope for a new beginning, made of sustainable rural development and alternative tourism. Our report


    https://www.balcanicaucaso.org/eng/Areas/Albania/Rural-Albania-the-bet-of-those-who-stay-184918

    #Albanie #dépopulation #ceux_qui_restent #exode_rural #tourisme #alternatives #résistance #montagnes


  • Montagnes et montagnards des Suds dans la mondialisation touristique : imaginaires et pratiques
    Isabelle Sacareau
    Montagnes et montagnards des Suds dans la mondialisation touristique : imaginaires et pratiques [Texte intégral]
    Mountains and Mountain Dwellers of the Global South and the Globalisation of Tourism : Imaginaries and Practices [Texte intégral | traduction]
    Etienne Jacquemet
    Pourquoi vient-on voir l’#Everest ? Représentations collectives et pratiques touristiques dans la région du #Khumbu [Texte intégral]
    Why Do People Come to See Mount Everest ? Collective Representations and Tourism Practices in the Khumbu Region [Texte intégral | traduction]
    Lucie Dejouhanet
    Le tourisme dans les montagnes du centre du #Kérala (#Inde du Sud) : à la croisée des regards posés sur les populations forestières [Texte intégral]
    Tourism in the Mountains of Central Kerala (South India) : at the Crossroads of Attitudes Towards Forest Populations [Texte intégral | traduction]
    Evelyne Gauché
    Mise en tourisme d’un village shui dans la province montagneuse du #Guizhou (sud de la #Chine) : imaginaires et instrumentalisation politique du paysage [Texte intégral]
    Tourismification of a Shui Village in the Mountainous Province of Guizhou (South China) : Imaginaries and the Use of Landscape for Political Ends [Texte intégral | traduction]


    https://journals.openedition.org/rga/3827
    #revue #montagnes #montagnards #tourisme


  • Wispernet
    http://www.wispernet.co.za/?page_id=1249

    A network was built covering some 40 000km² in the Southern and Eastern Cape and the Little and Great Karoo. Repeaters were installed on various mountains, some only accessible by helicopter.
     
    In 2007 Wispernet was born to take technology into the Broadband Wireless Internet sphere. Although a new concept, the principal remained the same with the transmitting and receiving of signals.

    #cccp #montagnes #internet #Afrique_du_Sud



  • Les 10 plus grosses multinationales au monde pèsent davantage, financièrement, que 180 États - Observatoire des multinationales
    http://multinationales.org/Les-10-plus-grosses-multinationales-au-monde-pesent-davantage-finan

    Il s’avère ainsi que les 10 principales entreprises mondiales (Walmart, Apple, des géants du pétrole comme Shell, Sinopec, China National Petroleum, BP et Exxon ou de l’automobile comme Toyota et Volkswagen, et l’entreprise d’électricité chinoise State Grid) sont plus riches que les 180 pays les plus « pauvres » de la planète ensemble (parmi lesquels l’Irlande, Israël, l’Indonésie et l’Afrique du Sud...). Sur les 100 premières entités économiques au niveau mondial, 67 sont des multinationales (dont les français Total, Axa, BNP Paribas et Société générale), contre seulement 63 il y a un an seulement. Sur les 200 premières, 153 sont des entreprises. Walmart, première entreprise mondiale, pèse davantage financièrement que l’Espagne, l’Australie ou les Pays-Bas [1].

    • Le triomphe des pornographes est une victoire du pouvoir sur la justice, de la cruauté sur l’empathie, et des profits sur les droits humains. Je pourrais faire cet énoncé à propos de #Walmart ou de #McDonalds et les progressistes en conviendraient avec enthousiasme. Nous comprenons toutes et tous que Walmart détruit les économies locales, dans un processus d’appauvrissement implacable des communautés partout aux États-Unis, qui est maintenant presque achevé. Cette entreprise dépend aussi de conditions de quasi #esclavage pour les travailleuses et travailleurs chinois qui produisent les #montagnes_de_merde à vil prix que vend Walmart. En bout de ligne, le modèle de #croissance sans fin du #capitalisme est en train de détruire le monde. Pas une personne de gauche ne prétend que les merdes produites par Walmart équivalent à la liberté. Personne ne défend Walmart en disant que son personnel, américain ou chinois, choisit d’y travailler. Les gauchistes comprennent que les gens font ce qu’ils doivent faire pour survivre, que n’importe quel emploi est meilleur que le chômage, et que le travail au salaire minimum sans prestations sociales est un motif de révolution, pas une défense de ces conditions. Il en est de même chez McDonalds. Personne ne défend ce que McDonalds fait aux animaux, à la terre, aux travailleuses et aux travailleurs, à la santé et à la communauté humaine ; personne ne souligne que les personnes qui s’épuisent debout devant des bacs de graisse bouillante ont consenti à transpirer toute la journée ou que les éleveuses et éleveurs de porcs ont volontairement signé des contrats qui assurent à peine leur survie. La question en jeu n’est pas leur consentement, mais bien les impacts sociaux de l’injustice et de la hiérarchie, la façon dont les entreprises sont essentiellement des #armes_de_destruction_massive. Mettre l’accent sur le seul moment du choix individuel ne nous mènerait nulle part...

      http://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2016/09/09/le-triomphe-des-pornographes/#more-24773



  • Le Parc national de #Samaria (#Montagnes_Blanches, #Crète). Des gorges entre défi de la fréquentation et empilement de protections

    Cet article propose une analyse de la fréquentation touristique et des modalités de protection du #parc_national des Montagnes Blanches (ou de Samaria) en Crète (#Grèce). Situé au sud-ouest de l’île, occupant 48 km², cet espace protégé créé en 1962 connaît une grande notoriété en raison de ses #gorges difficiles d’accès et marquées par un resserrement au niveau des « Portes de fer ». Dans un contexte de difficultés socio-économiques en Grèce, mais aussi de problèmes chroniques de gestion de l’environnement dans ce pays, l’article pose la question de l’efficacité de la #gouvernance d’un #espace_protégé parcouru par 210 000 visiteurs en moyenne par an. Cette gestion s’appuie sur des financements et des dispositifs de protection empilés nationaux et européens conduisant à une « surprotection » dont les effets environnementaux semblent peu probants et qui s’apparente davantage à une #labellisation.


    http://mediterranee.revues.org/7275
    #tourisme
    signalé par @ville_en




  • Un interview intime... *#Yann_Arthus-Bertrand*

    Darius Rochebin reçoit Yann Arthus Bertrand. Dans le sillage de la Fête nationale, il présente les beautés de la #Suisse photographiées du ciel, selon une technique qu’il a éprouvée dans le...

    Arthus-Bertrand : “Je ne supportait pas l’#école et l’#autorité
    « On peut toujours réaliser ses #rêves, il faut essayer »

    Darius Rochebin : “Vous avez survolé la terre entière, le plus bel endroit c’est quoi ?”
    Arthus-Bertrand : “#Chez_moi, avec ma famille, de loin”

    “Il n’y a pas d’endroits moches, il n’y a pas de paysages moches. Mon travail c’est d’essayer d’esthétiser”
    « Etre un #écolo, c’est aimer la #vie et penser que la vie est belle. C’est de s’aimer soi-même et surtout d’aimer les autres. L’#écologie_politique est morte car elle est dans le combat, alors qu’elle devrait être plutôt dans l’#amour »
    #beauté #laideur #moche #paysage #esthétique #esthétisation

    http://www.rts.ch/video/emissions/pardonnez-moi/6042355-yann-arthus-bertrand.html

    #interview #témoignage #photographie

    “La Suisse ressemble à ce qu’on croit”, dit Arthus-Bertrand
    “Il n’y a pas de publicité en Suisse” (—> dans le sens, des panneaux publicitaires)

    Darius Rochebin : “Vous avez filmé la terre entière, et la Suisse ça ressemble à quoi ?”
    Arthus-Bertrand : “ça ressemble à la Suisse, à l’image qu’on retrouve sur les boîtes de chocolat, c’est-à-dire les #vaches, les #montagnes, les #glaciers ! Et puis les petites #fermes. On sent que ce n’es pas si facile que ça, vous voyez des #paysans qui avaient 20-30 vaches. On m’a dit ’non non , mais ils sont très aidées !” Ils sont peut-être aidés, mais n’empêche que c’est une vie difficile. "

    Minute 11 : images de glaciers et montagnes...

    L’association de Arthus-Bertrand au #Congo, #association_Badao :
    http://www.associationbadao.org
    v. dès la minute 16’ des images tournées au Congo dans l’#orphelinat
    Le film #Marie_Thérèse_et_ses_enfants :
    https://www.youtube.com/watch?v=YjgDikqDbBU

    Minute 19’10 sur le #végétarisme et les #abattoirs : “Ce qui est étonnant c’est qu’on n’arrive pas à filmer les abattoirs des élevages industriels. On ne peut pas faire entrer les caméras, ce qui montre bien qu’il y a un truc qui est gênant pour tout le monde”
    Il parle d’un #film qui l’a fait décidé à devenir végétarien, je pense que c’est celui-ci, “#Alma” :
    http://www.almathefilm.com
    Bon après, dans l’interview, quand il parle de cela... je ne sais pas... il fait des liens entre consommation de viande et production de CO2, entre démographie/croissance démographique et problèmes écologiques... il fait ses analyses d’une façon un peu trop simpliste peut-être...

    #mythe #stéréotype #chateau_de_Chillon #chutes_du_Rhin

    L’interview est intéressant, mais sur ce coup, les questions du journaliste... mah !


  • #Livre, #lecture :
    Vidosav STEVANOVIC, « La même chose »

    Ils sont onze, exilés à Paris ou survivants là-bas, perdus dans les décombres d’une ville fantôme de l’est de l’Europe. Simon est un petit garçon agile comme un chat, les yeux grands ouverts sur le souvenir des cadavres de ses parents assassinés. Sela est seule au monde, dans une ville qui n’est plus une ville, avec un bébé dans le ventre - et la faim, la soif, les balles et la mort qui l’attendent à la sortie. Mais il y a aussi le peintre aveugle, qui n’a pas toujours été aveugle, qui palpe et qui entend au fond de lui ce vide obscur, parfois tonitruant, qui l’étreint. Et le Professeur, que des rhumatismes paralysent - souvenir d’enfance et de guerre du temps où sa famille fut massacrée et jetée dans une fosse. Et le sniper, appelé « le Sixième », l’œil rivé au viseur, et qui se gave de mille-feuilles avec l’argent que lui rapportent ses crimes. Et, surtout, il y a l’écrivain, qui n’a pas de nom, qui vit dans une ville rayée des cartes et de l’Histoire et qui raconte l’horreur et la mort, la rage et le désir de vengeance.« Ici l’on ne survit que si l’on meurt. » Avec une violence rarement atteinte et une grande maîtrise littéraire, Vidosav Stevanovic raconte, après les tourbillons d’une guerre qui ont anéanti un peuple, des êtres dont il ne reste plus que des chairs béantes et des consciences torturées avec, à la bouche, un goût de mort, de vengeance et de haine.

    http://www.amazon.fr/La-m%C3%AAme-chose-Vidosav-Stevanovic/dp/2715219261

    3 #citations sur la #guerre, les #soldats, l’ #altérité, l’ #extermination la #vie_en_commun, les #frontières, les #murs :
    « Les soldats sont eux aussi des hommes, mais d’autres hommes, différents, les mêmes de l’extérieur, différents de l’intérieur. Ce qui tue, ce ne sont pas les fusils, les canons et les obus, ce sont les soldats »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.32.

    « Il voit cet enfant errer dans les rues qui ne sont plus des rues, cherchant une nourriture inexistante dans des maisons qui étaient autrefois des maisons, ce sont maintenant des ruines où vivent des gens affamés qui mourront bientôt »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.69.

    « La vie en commun est malgré tout indispensable. Autrement la haine n’est pas possible, la vengeance n’est pas possible. Autrement l’extermination mutuelle n’est pas possible. Si nous nous séparions, nous divisions, si nous élevions des murs entre nous, dressions des frontières et des obstacles, une trentaine de visages sur ces photographies resteraient figés, à regarder dans le vide et sans sourire, sans aucune expression, pâlis, invengés.
    Les uns sans les autres nous deviendrions des autres, et ces autres ne pourraient rien faire contre cuex-mêmes »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.139.

    Une citation sur le #masque et le #visage :
    « ’Ce n’est pas un vrai visage, dit Simon. C’est un masque que cet homme a revêtu comme on revêt un uniforme, un masque qui s’est collé à son visage. Si je lui arrachais son masque, dessous je ne trouverais rien’ »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.97.

    Une citation sur les #viols, la #guerre et les enfants nés de viols :
    « ’Chassez ce monstre de mon ventre, dit Sela. Aidez-moi à être de nouveau légère et seule ; que ma peau soit claire et propre. Pourquoi vous taisez-vous ? Si vous ne savez plus parler, sautez, agitez les bras, battez-vous, frappez ce monstre en moi pour que je sois à nouveau fraîche et belle et que ma peau soit claire et pure’ »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.99.

    3 citations sur les #montagnes :
    « ’Mon peuple est en petit nombre, il y a bien des nôtres aussi dans les plaines et dans les villes, mais nous ne reconnaissons que ceux des montagnes, ceux qui descendent pour exterminer ceux de la plaine, détruire les villes »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.119.

    « Tout est dans ma tête de même que tout l’argent est sur mon compte, tous mes tableaux sur mes murs dans le séjour, je n’ai plus besoin de rien sauf de prendre chaque après-midi le thé sur la terrasse, avec devant moi la vue sur Paris qui m’appartient comme jadis les montagnes, si ce n’est qu’il est plus beau que les montagnes »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.139.

    « Le Professeur ne sera plus ni professeur ni docteur. Ce sera un vieillard qui ne peut pas mourir, c’est en vain qu’il restera là assis à attendre la mort, il n’aura ni encre ni plume, ses deux amis ne viendront pas, la nuit, de la montagne qui se dresse vers le nord, ils ne lui enverront plus d’obus avant-coureurs. ’Revenez’, dira le Professeur. Mais personne ne viendra. ’Je veux vivre’, dira le Professeur. Mais il ne vivra pas tant qu’au nord il y aura des montagnes »
    Vidosav Stefanovic, La même chose, Mercure de France, 1999, p.164.

    #ex-Yougoslavie #exil #réfugié


  • Je viens de commencer ce #livre, ça promet...
    L’HIVER DES HOMMES

    #Lionel_DUROY

    Reclus dans la petite république ethniquement « pure » pour laquelle ils ont combattu leurs voisins croates et bosniaques, les Serbes de Bosnie sont pourtant aujourd’hui les gens les plus désespérés qui soient. Un voyage aux confins de l’Europe et une méditation sur la #guerre et l’inaptitude au bonheur.

    http://www.julliard.fr/site/l_hiver_des_hommes_&100&9782260019169.html

    #lecture #ex-Yougoslavie #enfants_de_bourreaux

    • Des citations de ce livre sur les #montagnes :

      - « Expliquez-nous pourquoi, Karadzic a choisi Pale, qui n’était alors qu’un petit village de montagne, pour installer le gouvernement des Serbes de Bosnie, plutôt qu’une ville digne de ce nom, comme Banja Luka par exemple. Que ce village de montagne soit devenu une ville, c’est incompréhensible.
      – Avant la guerre, Karadzic avait déjà des affaires, ici, à Pale. Des affaires un peu louches. Dans une entreprise de Sarajevo où il intervenait comme médecin, il avait donné des congés maladie fictive à des ouvriers, en échange de quoi les ouvriers lui avaient construit gratuitement une maison à Pale. Il avait pas mal de choses, ici, c’est pourquoi il a choisi Pale plutôt que Banja Luka »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.138

      - « Oui. Nous avons prétendument gagné la guerre, mais pendant que les Musulmans vivent tranquillement à Sarajevo dans les maisons des Serbes, nous, les vainqueurs, nous mourons de faim et froid sur notre montagne »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.144.

      - « Les oustachis ne sont pas seulement ’venus’, ils ont occupé Pale durant quatre ans.
      – Pardonnez-moi, je savais que les Allemands étaient présents dans tout le massif montagneux, autour de Sarajevo, mais je ne savais pas que les oustachis étaient à Pale précisément.
      – Ici, ce sont eux qui ont commis tous les massacres. Les Allemands et les Italiens étaient présents, dans des forteresses, mais ils étaient plutôt corrects. Il est même arrivé qu’ils interviennent pour nous défendre contre les oustachis. C’est un officier italien qui a sauvé la vie de ma mère alors qu’un groupe d’oustachis s’apprêtait à l’emmener.
      De nouveau, je songe à Malaparte, officier italien engagé au côté de la Wehrmacht, sur le front de l’Est, comme correspondant de guerre, et sauvant quelques familles juives à Jassy, en Moldavie, avec l’aide du consul d’Italie, tandis que débute le pogrome. Un instant, je suis tenté de demander à notre hôte s’il a lu Malaparte, mais il reprend, sortant soudain de sa méditation :
      – L’esprit de la guerre animait les Allemands, mais les Croates poursuivaient un objectif différent. Les Croates avaient en tête d’exterminer les Serbes. Vous comprenez cela ?
      – Je vous écoute.
      – Ils menaient à l’intérieur de la guerre une autre guerre. Une guerre indigne, criminelle.
      Puis il se tait et m’observe, comme s’il doutait encore que je puisse comprendre. Mais j’acquiesce.
      – J’avais trois ans en 1941, reprend-il, je n’ai donc aucun souvenir de mon père ni de sa disparition. Je sais que le plus âgé des quatre frères, mon oncle Jovo, a été tué dans les heures qui ont suivi l’arrivée des Oustachis. Le lendemain, ou le jour même, mon père et ses deux frères ont rejoint la Résistance dans les montagnes ».

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, pp.166-167.

      - « Le siège du parti serbe était à l’Holiday Inn de Sarajevo. Nous avons senti monter le danger. Les bérets verts musulmans étaient partout dans les rues, et nous savions que parmi eux figuraient beaucoup de criminels, des détenus qui avaient été libérés parce qu’ils connaissaient le maniement des armes. Quand les premières barricades sont apparues, Karadzic a décidé de déménager le siège du parti de Sarajevo à Pale. C’était plus sûr. Ici, nous serions entre Serbes, protégés par les montagnes et les forêts »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.172.

      « ’Je suis chez les fous furieux [des Serbes de la Republique serbe de Bosnie], Hélène, des gens qui s’imaginent nous protéger des Musulmans depuis un plateau perdu de haute montagne. Je ne leur ai pas dit que nous habitions Belleville, au-dessus d’une mosquée, et que nous ne souhaitons pas être protégés des Musulmans’ »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.178.

      - « Elle le pense, oui. Je me souviens qu’un jour elle a dit une drôle de phrase, du genre : ’Nous, les Serbes, prétendons avoir gagné la guerre, mais pendant que les Musulmans vivent tranquillement à Sarajevo, nous mourons de faim et de froid sur notre montagne »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.182.

      - "Nous sommes dans les montagnes de Romanija, remarque-t-il avec une solennité voulue et tandis qu’on entend le vent siffler sous le plancher de tôle. On dit que c’est ici qu’est née l’âme serbe aux premiers jours du monde.
      – Dans cette immense solitude.
      – Oui, confirme-t-il, la solitude est destin. Chaque fois, dans l’histoire, que nous avons cru pouvoir compter sur un ami, cet ami nous a trahi. Le dernier en date est Mitterand, votre Président. Pendant la guerre, j’étais stationné sur l’aéroport de Sarajevo et j’ai été témoin du jour où les Français ont décidé de faire alliance avec les Musulmans.

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.197.

      - « Il [Ratko] était très intelligent, très doué. Il était la fierté de l’instituteur. Nous, les montagnards, sommes plus intelligents que les gens des villes. La montagne nous oblige à être plus perspicaces pour survivre, tandis que dans la plaine ils n’ont pas besoin de développer leur intelligence, ils ont tout le confort sous la main »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.252.

      - « Si les Serbes veulent se priver de Sarajevo, ça les regarde. Qu’ils restent sur leur montagne, ou à Lukavica. Après tout, nous vivons très bien sans eux »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.347.

      #montagne #République_serbe_de_Bosnie #Republika_Srpska #guerre #conflit #Sarajevo #oustachis

    • Des citations sur la #religion et les #Musulmans :

      - "Comment avez-vous pris que la capitale de votre république, née de la guerre, soit finalement Banja Luka, plutôt que Pale, où avait siégé le gouvernement pendant les combats ?
      – Ce déménagement de la capitale de Pale à Banja Luka a été orchestré de l’extérieur pour tenter de créer une scission entre les Serbes de Bosnie. Mais la manœuvre a échoué, nous avons accepté la chose sans protester.
      – On dit tout de même que Pale serait resté favorable à Karadzic, tandis que Banja Luka soutiendrait Dodik.
      – Dodik est parvenu, avec l’aide des Américains, à chasser du pouvoir le parti de Karadzic. Je préférais Karadzic à Dodik, mais aujourd’hui je soutiens Dodik car son but est le même que le mien : protéger nos frontières contre les Musulmans. Nous, les Serbes de Bosnie, sommes aujourd’hui en première ligne contre l’Islam. Nous gardons les frontières et protégeons ainsi l’Ouest, mais l’Ouest ne nous en est aucunement reconnaissant car il n’a pas encore conscience du danger qui le menace.

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.175.

      - « Pardonnez-moi, dis-je, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris. Vous estimez avoir perdu la guerre le jour où les Musulmans ont quitté Pale ? C’est bien ça ?
      – C’est un divorce. Pensez-vous qu’un divorce soit une victoire ? Avez-vous jamais entendu une personne divorcée se réjouir et se vanter d’avoir gagné quoi que ce soit dans la rupture de son mariage ? Un divorce est un échec, mais ici les gens ne voient pas les choses comme moi, ils continuent de se féliciter d’avoir gagné la guerre, d’avoir chassé les Musulmans »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.187.

    • Des citations sur la #guerre :

      « - Parce que trois mois plus tard, reprend-il, au terme des accords de paix, les Croates ont dû nous rendre Mrkonjic Grad. Ils étaient si furieux qu’ils nou sont tout détruit avant de partir. Quand nous sommes revenus, le 4 février 1996, avec ma mère et tous les habitants qui avaient pu fuir, la ville était un champ de ruines. Toutes les maisons avaient été incendiées, et la nôtre aussi évidemment. Je n’ai pu m’empêcher de pleurer en voyant ce qu’ils avaient fait de notre ville. C’était quelque chose d’inimaginable, tout était détruit, brûlé, pillé. Ils avaient même démonté les machines des usines pour les emporter. Sur les rares maisons encore debout, ils avaient écrit : ’Maison croate’. Ils s’imaginaient donc qu’ils pourraient revenir, en dépit de ce massacre, en déptit de tout le mal qu’ils nous avaient fait »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.116

      « -C’est ça, la logique de la guerre, dit-il après un silence : même pour ceux qui ne veulent pas la faire, elle devient indispensable »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.117

      « Ici aussi, les gens ont cru qu’ils pourraient échapper à leur histoire, ils se sont aimés, ils ont eu des enfants, mais soudain ils se sont souvenus qu’ils avaient des raisons de craindre, de trembler à la vue l’un de l’autre. Ils ont été troublés, puis emportés petit à petit par la mémoire de tout le mal qu’ils se sont fait, autrefois, au temps de leurs parents, de leurs grands-parents, et bientôt ils se sont découverts ivres de haine et de peur, et alors ils n’ont plus vu d’autres issues que de recommencer à se jeter les uns contre les autres »

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.181.

      - Pavlusko Vuskovic dit aux Serbes ce qu’ils veulent entendre, il leur fait croire qu’ils se sont sauvés en chassant les Musulmans et les Croates, alors qu’en vérité ils se sont condamnés à mourir d’isolement et de chagrin

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.191.

      - "Il me semble qu’à chaque rencontre je comprends un peu mieux combien ce qu’ils vivent est effrayant. Ils ont obtenu les frontières qu’ils souhaitaient des accords de paix, mais ces frontières les condamnent à un isolement qui les précipite dans le malheur et la dépression. Néanmoins, ils sont condamnés à défendre cet isolement, ces frontières, et même à en vanter les mérites pour ceux qui ont le plus souffert de la haine des autres. Comment Pavlusko pourrait-il tenir un autre discours, lui dont ils ont tué l’enfant ? Et Slobodan Jasnic, le père de Jelica, dont la famille a été anéantie par les oustachis, que pourrait-il souhaiter de mieux pour ses enfants et petits-enfants que ces frontières ? Après toutes ces guerres, ils savent bien qu’ils ne réussiront jamais qu’à s’entretuer. Comment vont-ils survivre à cette folie ?

      Lionel Duroy, L’hiver des hommes, Editions Julliard, 2012, p.240.



  • #Chine : le #site #naturel le plus #coloré du #monde

    Des #montagnes aux #couleurs vives et éclatantes, zébrées de bleu, d’ocre et de rouge, un relief surréaliste que l’on peut visiter dans le nord de la Chine, tout près du désert de Badain Jarain.

    Il semblerait que l’on puisse trouver d’autres sites de genre dans le Shaanxi, le Zhejiang, le Qinghai ou encore dans le Guangdong.

    http://www.linternaute.com/voyage/asie/chine-le-site-naturel-le-plus-colore-du-monde.shtml

    Revue de Presse Hebdomadaire sur la Chine du 11/11/2013


  • LE DIFFUSEUR POETIQUE : Pourquoi #grimper sur les #montagnes ?
    http://lysianerakotoson.blogspot.fr/2012/08/pourquoi-grimper-sur-les-montagnes.html

    Aimer la montagne, c’est aussi aimer passionnément la matière : la lumière, les nuages, et surtout, la pierre. C’est Bachelard qui est ici convoqué. Dans l’Eau et les Rêves, il souligne à quel point la beauté ne réside pas seulement dans la forme, mais aussi dans la matière même. Et l’auteur de commenter ainsi : « L’intérêt pour la roche et ce qu’on pourrait presque appeler sa personnalité, est celui que le profane soupçonne le moins. La texture du rocher, son grain, ses structures et ses sculptures, ainsi bien sûr que ses couleurs, comptent dans la vie d’un grimpeur. »
    Victor Hugo avait déjà, dans Alpes et Pyrénées, donnait un visage aux pierres. Mais approcher la montagne oblige à passer de la contemplation à l’action : "Le travail contre la matière est une sorte de psychanalyse naturelle. Il offre des chances de guérison rapide, parce que la matière ne permet pas de nous tromper sur nos propres forces. [...] « Faire effort, c’est exister soi-même et faire exister les choses autour de soi, précisément parce qu’une volonté n’est réelle qu’à partir du moment où elle rencontre une résistance ». Bachelard