• Ce que le film Après Demain ne vous a (toujours) pas dit emmanuelwathelet - 23 Décembre 2018 - leblogduradis , Investigaction
    https://leblogduradis.com/2018/12/23/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit & https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit

    Si le film  Demain  a été un tel succès et qu’il a touché tant la société civile que les décideurs politiques et le monde marchand, pourquoi les résultats sont-ils aussi minces ? Désolé, le film  Après Demain  ne vous apportera pas de réponse, même s’il est obligé de faire un constat d’échec du bout des lèvres. Pire : le nouveau documentaire de Cyril Dion, accompagné cette fois par la journaliste environnementale Laure Noualhat, est confus, trompeur et très intéressé. Ils y confirment l’indigence de leur analyse économique et politique, mais aussi l’incapacité à se défaire de leurs œillères. La caution « autocritique » qu’aurait dû apporter Noualhat fait un « flop » qu’on ne saurait attribuer qu’à l’ (auto)censure ou à l’ignorance. Essayons de comprendre.

    Je ne vais pas faire traîner un scoop qui n’existe pas. Lorsque j’ai écrit ma première critique sur le film Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit – un article abondamment relayé et je vous en remercie ! – j’ai très précisément expliqué l’erreur originelle de Cyril Dion et Mélanie Laurent :  le fait d’occulter l’acteur le plus important de la société capitaliste, c’est-à-dire le capitaliste lui-même !  Et je vous le donne en mille, qui est à nouveau absent de ce second opus ? Bingo, le capitaliste ! Comme si le changement climatique pouvait se résoudre sans rapport de force, sans luttes et qu’il n’y avait pas, à la base de l’inaction politique, des intérêts complètement opposés.

    Les « lobbies et multinationales » ne sont évoqués dans le film qu’une seule fois et ils sont considérés comme les  causes  des dérèglements et non comme les  conséquences  du mode de production spécifique qu’est le capitalisme. Le problème ? Nous pousser à croire qu’il suffirait de réguler ces derniers pour que tout aille mieux. D’autre part, la seule fois que le terme « capitalisme » est prononcé, c’est pour en blâmer la version « triomphante », un peu comme lorsque Edwy Plenel nous assure que le capitalisme n’est pas « spontanément » démocratique. https://leblogduradis.com/2018/12/19/trois-questions-a-edwy-plenel Il suffirait de lui forcer la main, quoi… On est là dans le vocabulaire des « excès » du capitalisme qu’il faudrait juguler et dans le refus de considérer qu’un capitalisme « sans excès » n’est tout simplement pas possible. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    L’article qui suit est structuré de la façon suivante : je montre que Dion et Noualhat nient la dimension systémique du capitalisme, qu’ils occultent les victoires des capitalistes, qu’ils font croire que les capitalistes font partie de la solution et non pas du problème et, enfin, qu’ils souscrivent à la dangereuse idéologie du volontarisme, mettant tout le poids de la responsabilité sur les individus. Enfin, je reviens sur trois points essentiels à la critique : la question de la rentabilité économique des « solutions » qu’ils proposent, leur faisabilité réelle ou fantasmée et, enfin, le danger d’une approche psychologisante.

    Premier point donc, Cyril Dion et Laure Noualhat ignorent (ou feignent d’ignorer) qu’en régime de propriété privée, les acteurs économiques sont en concurrence. Pour survivre, c’est-à-dire ne pas tomber en faillite ou être rachetés, ils n’ont d’autres choix que vendre plus et diminuer leurs coûts. Deux aspects inconciliables avec le respect de l’environnement et le respect des travailleurs. J’ai détaillé précisément ces mécanismes dans une série d’articles sous forme de dialogues sur le Blog du radis. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    Il est important de noter ici que même un producteur « local » de fruits et légumes est soumis aux mêmes règles : la proximité d’une grande enseigne de distribution à côté de chez lui le place de facto en situation de concurrence. Personne ne peut se soustraire à ces lois, quelle que soit la forme juridique adoptée, coopératives comprises. Or, à ce jeu, ce sont toujours les économies d’échelle qui gagnent, autrement dit les gros acteurs économiques. Les « petits pas » font marcher ceux qui peuvent se le permettre, les « gilets jaunes » continueront à aller chez Aldi. Non par choix mais par nécessité.

    Si on veut changer ce principe, il faut en changer les règles fondamentales, celles du capitalisme.  Après Demain  reconnaît que les seules initiatives qui durent dans le temps sont celles qui ont pu intégrer des élus locaux. Bien sûr, puisqu’il y a là l’amorce d’une modification structurelle. Mais comme les élus locaux sont bien peu de choses au regard des grandes enseignes et des grandes industries, il faudrait pouvoir convaincre les élus nationaux, les parlementaires européens, voire toucher l’échelle mondiale. Là où les décisions se prennent vraiment…c’est-à-dire là où les lobbies sont sur le terrain depuis le départ ! La récente campagne « l’affaire du siècle » exprime – enfin !- publiquement que les petits pas ne peuvent suffire, mais elle fait preuve de naïveté en ne mettant pas en cause le système dans ses structures.

    https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

    Second point,  Après Demain  continue d’affirmer quant à lui que les fameux « petits pas » peuvent, de proche en proche, changer le monde, comme si, entre-temps, les capitalistes regardaient le nouveau monde advenir sans broncher. C’est évidemment complètement faux. Il ne sera pas nécessaire de lister de façon exhaustive, depuis la diffusion de  Demain,  les preuves de l’inaction environnementale – une inaction qui, dans un contexte de réchauffement, correspond à une régression puisqu’elle ne suppose pas le statu quo. Il ne sera pas non plus nécessaire de lister les régressions pures et simples. Pour autant, rappelons quand même quelques faits marquants.

    D’abord la prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne, ensuite la signature du CETA (on sait qu’en favorisant le commerce, on augmente la pollution) et enfin l’autorisation donnée par Macron pour le forage par Total en Guyane https://www.lejdd.fr/Societe/guyane-un-projet-de-mine-dor-au-coeur-dune-polemique-3707831 avec des conséquences environnementales désastreuses. Le New York Times a listé pas moins de 78 lois fédérales contre le climat https://www.nytimes.com/interactive/2017/10/05/climate/trump-environment-rules-reversed.html décidées par l’administration Trump. En France, la nouvelle loi de finance allège le barème pour les véhicules les plus polluants, https://www.alternatives-economiques.fr/malus-auto-mal-climat/00087527 alors que nous savons les marchés incapables d’anticiper sur le long terme en ce qui concerne le prix du baril (aucune chance qu’il explose pour cause de rareté). Les Britanniques autorisent à nouveau l’exploitation du gaz de schiste, https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/12/au-royaume-uni-sur-la-ligne-de-front-du-gaz-de-schiste_5353867_3234.html cette année a une nouvelle fois battu un record dans la production et la consommation de pétrole https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen et la consommation de pesticides a encore augmenté en 2017 en France. https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen On sait par ailleurs que Lafarge, GDF-Suez et leurs petits copains financent les sénateurs climato-sceptiques outre-Atlantique, http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/26/des-industriels-europeens-manoeuvrent-contre-la-loi-sur-le-cli et grâce à la London School of Economics, il est possible d’avoir une vue sur tous les litiges concernant les lois touchant au changement climatique http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/climate-change-laws-of-the-world/?fromyear=2015&toyear=2018&country=all&side_a=all&side_b=all&side_c=all&class dans le monde… Tout ça ne concerne que les derniers mois ou années. Vive les petits pas pour changer le monde !

    En réalité, il y a un abîme séparant l’augmentation réelle de la conscience du changement climatique chez les citoyens du monde, et l’absence de décisions réelles, influentes. Et pour cause ! Les décisions nécessaires, comme je le répète inlassablement, obligeraient à revoir l’ensemble du système de production capitaliste. Comme ceux qui font les lois sont aussi ceux qui en profitent, aucune chance que cela change.

    Troisième point, et non des moindres.  Après Demain  essaie même de nous faire croire que les acteurs économiques capitalistes font partie de la solution et pas du problème ! Ils parlent de « changer les entreprises de l’intérieur » et donnent une véritable tribune à Emmanuel Faber, PDG de Danone. Dans un émouvant (sarcasme) extrait de discours, celui-ci avance sans sourciller que leur objectif est de « servir la souveraineté alimentaire des populations ». Heu, en fait, non. Le but de Danone est de faire du profit. Pas de répondre exactement à une demande. Sinon, on ne jetterait pas autant de bouffe, on ne nous droguerait pas au sucre, etc. Selon le film pourtant, même les grosses multinationales comme Danone peuvent devenir « responsables », au sens écologique et social du terme. Danone sera (au futur, quand même) labellisé Bcorp en 2020 et sa filiale US l’est déjà. Alors, preuve que j’exagère ?

    Moi, c’est le genre d’info qui m’interpelle, et du coup je vais voir de plus près. B Corporation est un organisme privé de certification. Pour être certifié, il faut rencontrer une série de critères sociaux et environnementaux. D’accord, mais lesquels ? C’est là que ça se complique, parce que selon la taille de votre entreprise et votre secteur d’activité, les exigences seront différentes. Une espèce de certification à la carte, dont le processus est éminemment opaque et le résultat par conséquent impossible à juger. De plus, le label s’obtient sur base de ce que vous déclarez et personne a priori ne viendra vérifier. Enfin, on sait que la plupart des grandes multinationales ont d’innombrables filiales et travaillent avec des fournisseurs qui, eux, ne sont pas susceptibles d’être certifiés. Facile du coup de rejeter la responsabilité au cas où un scandale devait éclater. J’appelle ça de l’enfumage…

    Quatrième point, le documentaire  Après Demain  joue la carte de la culpabilisation des individus. La parole est donnée à Anne Hidalgo, maire de Paris, et Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, lequel affirme qu’il n’y a pas non plus « un million de gens qui descendent dans la rue pour demander de manger bio ». Alors qu’évidemment, quand il s’agit du foot, tout le monde est sur les Champs-Élysées ! Que dire ? D’abord que c’est faux. La marche pour le climat à Bruxelles le 2 décembre 2018 a réuni 75000 personnes. Le chiffre est à peine croyable pour la petite capitale belge. Résultat ? Deux jours plus tard, à la Cop24, le premier ministre belge Charles Michel se faisait remplacer par la ministre du développement durable Marie-Christine Marghem laquelle y rejetait deux directives pour le climat. https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_climat-le-face-a-face-entre-m-c-marghem-et-juliette-boulet-de-la-coaliti

    Les individus, eux, se mobilisent. C’est au niveau institutionnel, et donc structurel, que ça coince, comme expliqué plus haut. Mais il n’empêche que c’est une habitude : si le changement climatique n’est pas combattu à sa juste valeur, c’est la faute aux gens qui n’en font pas assez, comme l’expliquait sans rire Élise Lucet au JTerre de quelques joyeux Youtubeurs. On est dans la veine du discours volontariste https://leblogduradis.com/2018/09/18/354 voulant que le chômeur porte la responsabilité de ne pas avoir de travail, que le bonheur dépend de son développement personnel ou qu’il appartient à chacun de faire attention à ses données personnelles.

    Ce n’est pas tout. Comme je l’expliquais déjà dans mon article sur le film  Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , l’immense hypocrisie de Cyril Dion est de faire croire que, parce que des alternatives existent, elles seraient accessibles à tous. Or, il est maintenant évident qu’acheter équitable, bio, respectueux des animaux et des personnes, c’est payer plus cher. Par exemple,  Après Demain  évoque une école Montessori. Magnifique, d’autant qu’on y paie en proportion de ses revenus…c’est-à-dire entre 150 et 400€/mois, soit entre 10 et 28 fois plus cher qu’une année de licence à la fac https://www.campusfrance.org/fr/cout-etudes-superieures-france-frais-inscription ! Et de passer vite à autre chose comme si c’était normal, comme si le premier « gilet jaune » venu pouvait se le payer.

    Le film évoque aussi des potagers sur des toits plats de bâtiments de la Poste. Le PDG, Philippe Wahl, y est tout sourire mais tout le monde « oublie » de nous dire que les postiers motivés sont bénévoles et que la responsabilité leur revient de tout mettre en place et de gérer. On n’appelle pas ça du travail gratuit ?

    D’autant qu’il n’est pas étonnant que Cyril Dion et Laure Noualhat se focalisent tant sur la nourriture, le secteur où il est le plus facile de « penser local ». Alors on est obligé de faire des petits arrangements avec la vérité, mine de rien, pour les autres secteurs économiques. Par exemple en ce qui concerne l’énergie éolienne. Bien sûr, on passe sous silence le coût environnemental de leur fabrication et de leur acheminement, mais surtout on s’efforce de taire que jamais l’éolien ne pourra satisfaire nos besoins énergétiques actuels, comme le répète régulièrement Jean-Marc Jancovici. Sinon, il faudrait remettre en question le principe même de croissance, consubstantiel au capitalisme.
    https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

    Grâce à Arrêts sur images https://www.arretsurimages.net/articles/les-six-peches-du-film-apres-demain , on découvre d’autres éléments bien nauséabonds. Ainsi, les mérites d’Enercoop, une coopérative de production d’électricité verte, sont vantés dans le docu…mais sans dire qu’elle est partenaire de Kaizen, une revue fondée par Cyril Dion himself. Le conflit d’intérêts ne s’arrête pas là puisque Pocheco, une entreprise dont la publicité est faite dans  Demain  mais aussi dans  Après Demain , est un actionnaire important de la même revue ! L’histoire de cette dernière entreprise est d’ailleurs un cas d’école. En effet, depuis la diffusion du film  Demain , Emmanuel Druon, le directeur prônant un « management alternatif », est rattrapé par des accusations lui reprochant d’être harcelant et tyrannique. http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/914-exclusif-pocheco-lettre-verte-non-recommande Entre-temps, le marché du papier s’est écroulé, la boîte n’était plus rentable, elle a licencié en masse et a effectué un glissement de l’industrie vers la consultance, pour donner des conseils à L’Oréal et à…Danone ! Chassez la rentabilité financière par la porte, elle reviendra par la fenêtre.

    Et puisqu’il faut bien remplacer par quelque chose les considérations matérielles concrètes qu’il est trop difficile de tordre à son avantage, Dion et Noualhat s’embarquent dans des considérations psychologisantes. Peu importe la vérité, tant qu’on raconte une belle histoire qui donne envie d’y croire (sic). What ? Au chapitre des belles histoires racontées par de beaux conteurs, on aura au moins cette fois échappé à Pierre Rabhi (qui avait lui aussi reçu Emmanuel Faber, PDG de Danone…). Pourtant, Cyril Dion, qui aime placer ses amis comme on vient de le voir, avait cofondé avec Rabhi le mouvement des Colibris. Faut croire qu’ils ont été tous deux légèrement échaudés par le dossier que Jean-Baptiste Malet a consacré au « paysan » dans l’édition d’août 2018 du Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Qu’importe, les premières « stars » venues feront l’affaire, comme l’écrivain à succès Harari, recommandé par Zuckerberg, Obama et Gates. On comprendra qu’il ne représente pas un gros risque pour le capitalisme. On retrouve une énième fois Rob Hopkins, grand prêtre du mouvement dit de la Transition, qui continue de faire semblant de croire à une « révolution tout en douceur » en dépit de l’évidence (argumentée) et Nicolas Hulot qui, au moment du tournage n’avait pas encore démissionné. Oui, ça la fout mal au moment de la diffusion, on perd un peu de son pouvoir de persuasion quand on a reconnu entre-temps sa plus parfaite impuissance, même avec le pouvoir qui était le sien. Last but not least, la parole est donnée à plusieurs reprises à Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Son credo ? Le business au service de la résolution des problèmes… Sauf que le microcrédit ne sort personne de la misère, qu’il est inaccessible aux plus pauvres, https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise qu’il masque le rapport de causalité faisant que certains sont obligés d’y souscrire https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise , etc. Bref, on est loin d’une idée révolutionnaire.

    Le film  Après Demain  est une fable bourrée de conflits d’intérêts, d’inexactitudes, de faux enthousiasme et d’ignorance politico-économique. Cyril Dion et sa comparse faussement critique Laure Noualhat ont même le culot de terminer par un extrait du discours de Martin Luther King pour montrer la puissance des histoires, la force des rêves. Au même titre que Jean-Baptiste Malet a révélé que, dans la légende du colibri relayée abondamment par Rabhi, le petit oiseau finalement meurt d’épuisement, nous devrions peut-être rappeler à Cyril Dion que Luther King a été assassiné et que le racisme envers les afro-américains est toujours féroce. Permettez-moi d’avoir des rêves plus positifs…pour après  Après Demain .

    https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo&t=838s

    #demain #aprés_demian #Cyril_Dion # laure_noualhat #enfumage #occultation #capitalisme #changement_climatique #lobbies #multinationale #volontarisme #local #Gilets_Jaunes #glyphosate #ue #union_européenne #CETA #pollution #petits_pas emmanuel_faber, PDG de #Danone #Bcorp #B_Corporatio #certification #enfumage #anne_hidalgo #nicolas_hulot #marie-christine_marghem #Élise_Lucet #JTerre #Montessori #GiletsJaunes #La_Poste #philippe_wah #travail_gratuit énergie_éolienne #éolien #enercoop #kaizen #conflit_d_intérêts #pocheco #emmanuel_druon #pierre_rabhi #colibris #rob_hopkins #transition #muhammad_yunus #microcrédit #fable #ignorance #Martin_Luther_King


  • Plus de 65.000 élèves français sont scolarisés dans une école alternative (Europe 1)
    http://www.europe1.fr/societe/plus-de-65000-eleves-francais-sont-scolarises-dans-une-ecole-alternative-337

    Il existe actuellement 605 écoles primaires et 563 collèges/lycées hors contrat, selon des chiffres du ministère de l’Education nationale […]. Au total, 61.515 élèves français étaient scolarisés cette année dans ces écoles dites « alternatives », contre 56.000 l’an dernier. « Il se crée une centaine de structures par an depuis trois ans » […].

    Les établissements et associations privées hors contrat ne bénéficient d’aucune aide de l’Etat, mais ils sont libres d’enseigner comme ils le veulent. Seule obligation : à 16 ans, leurs élèves doivent avoir le même niveau […] que les autres.

    […] 93 de ces établissements alternatifs créés en 2016 (soit 43% des créations) sont des écoles « Montessori » […]. 29% des écoles créées développent des pédagogies alternatives du même type, à l’instar des écoles « Freinet » ou « Steiner-Waldorf ». Seules 28% des créations concernent des écoles de type « confessionnel » (catholiques, juives et musulmanes) ou spécialisées, comme le réseau Espérance banlieue.

    Aujourd’hui, il suffit, pour ouvrir une école primaire privée par exemple, d’être bachelier, âgé d’au moins 21 ans, de disposer de locaux et de faire une déclaration en mairie. La municipalité et l’Etat peuvent ensuite effectuer des contrôles a posteriori pour vérifier que l’école respecte ses engagements en matière de formation des élèves.

    Pédagogies alternatives : à la recherche d’une autre école (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/pedagogies-alternatives-a-la-recherche-d-une-autre-ecole-30-06-2017-70993

    #éducation #pédagogies_alternatives #écoles_différentes #écoles_hors_contrat #écoles_privées

    Le débat : les établissements alternatifs sont-ils un gage de réussite pour les élèves ? (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/le-debat-les-etablissements-alternatifs-sont-ils-un-gage-de-reussite-pour

    Les méthodes d’éducation alternatives et les établissements qui les transmettent se multiplient en France. Sont-elles pour autant une assurance de réussite pour les enfants qui les suivent ? Débat avec deux experts de l’éducation.
    […]
    Oui, pour Marie-Hélène Place : « Je crois que le système de Jules Ferry ne correspond plus aux attentes d’aujourd’hui. Il avait été conçu pour répondre à des besoins économiques, former des jeunes à des métiers, avec un professeur qui détient la connaissance et la transmet aux élèves. Beaucoup de pédagogies alternatives proposent plutôt d’accompagner l’enfant dans ce qu’il est, pour accéder à l’autonomie, la connaissance, la culture. Tous les enfants ont besoin d’être respectés dans ce qu’ils sont. Quand on est heureux de faire ce qu’on fait, on est plus concentré et on va beaucoup plus loin. »
    Non, pour Didier Pleux : « Ce que proposent la plupart de ces établissements hors contrat n’a rien de nouveau. C’est même souvent de la poudre aux yeux. Et si l’on prend l’exemple de la pédagogie Montessori, il faut savoir qu’elle a déjà été intégrée en partie à l’enseignement public, essentiellement dans les classes de maternelle. […] Nous parlons quand même d’une méthode qui date de 1906, créée pour des enfants déshérités de Rome, abusés, battus, malmenés. Même s’il y a dans cette pédagogie de bonnes choses, elle peut s’avérer inadaptée. A l’heure où les enfants que l’on voit passer dans nos cabinets ont surtout des problèmes avec la discipline, l’encadrement, la contrainte, il est par exemple curieux de leur proposer un modèle horizontal, dans lequel ils peuvent à peu près tout choisir. […] De mon point de vue, c’est un schéma qui convient essentiellement aux enfants très anxieux, de milieux défavorisés. Tout le contraire en fait de la plupart des élèves que l’on retrouve dans ces établissements. Derrière tout cela, il y a évidemment un juteux business […].

    Pédagogie alternative : « Donner aux enfants la joie d’apprendre », selon un papa (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/societe/pedagogie-alternative-donner-aux-enfants-la-joie-d-apprendre-selon-un-pap

    Sur son site, l’école précise admettre les enfants « de toute couleur, nationalité et origine ethnique ». Elle est pourtant loin d’être accessible à tous. La scolarité est facturée entre 8 300 euros et 12 500 euros par an, selon l’âge.
    […]
    Tout est à la carte : chacun fait à peu près ce qu’il veut quand il le veut, en utilisant le matériel conçu par Maria Montessori au siècle dernier : du célèbre boulier pour apprendre à compter aux « lettres rugueuses » — en papier de verre collées sur des planchettes — pour découvrir la lecture.
    […]
    Enfants regroupés par tranches d’âge (2-3 ans, 3-6 ans et 6-9 ans), absence de notes, emplois du temps souples... Les différences avec l’enseignement classique sont multiples. Au point que Delphine appréhende le retour de son fils à une scolarité classique (en CM2).

    #témoignage #Montessori

    Une première école alternative ouvre ses portes dans le Gers (Le Journal du Gers)
    https://lejournaldugers.fr/article/22166-une-premiere-ecole-alternative-ouvre-ses-portes-dans-le-gers

    #territoires #ruralité

    Ces écoles survendent des "recettes" mais qu’en est-il des principes pointés par les recherches ?
    https://seenthis.net/messages/672299


  • [E4] La #pédagogie Alvarez et Montessori à la solde du #néolibéralisme ?… et autres critiques… – Hacking social
    https://www.hacking-social.com/2017/10/23/e4-la-pedagogie-alvarez-et-montessori-a-la-solde-du-neoliberalisme-e

    De quelles caractéristiques ont besoin les intérêts économiques ? D’individus internes allégeants (on explique dans ce dossier), parce qu’ils sont parfaitement obéissants tout en se croyant parfaitement libres, refusent de mettre en cause ou ne voient pas la responsabilité de l’autorité ou les structures sociales dans les problèmes (c’est de la faute des autres individus), ce qui entraîne une absence de solidarité, un chacun pour soi, une course au statut qui définit la réussite de sa vie, etc.

    L’expérience menée à Gennevilliers renforce en effet l’internalité des enfants : ne serait-ce parce qu’ils sont guidés pour faire leur propre choix, encouragés dans leurs autodéfis, leur individualité est poussée à être construite, petit à petit, ils savent conjuguer avec la liberté. Cependant, ils semblent ne pas être allégeants

    @heautontimoroumenos


  • L’Institut Montaigne et l’éducation : une influence hissée au sommet (La lettre de l’éducation n°920)
    http://www.lalettredeleducation.fr/-921-no921-.html

    Association loi de 1901 financée exclusivement par des contributions privées, l’Institut Montaigne affiche un budget annuel de 3,8 millions d’euros.
    […]
    En fait, l’orientation de l’Institut Montaigne, comme celle de l’association Agir pour l’école, dont il est un des « partenaires », se définit aussi par ses silences. A l’exception de Maria Montessori, aucune mention dans sa production - même pour les réfuter - des courants pédagogiques. La sociologie de l’éducation, à de rares exceptions près, y est supplantée par les études de l’OCDE. Seule la psychologie cognitive et une référence constante aux neuro­sciences y ont droit de cité.
    […]
    En termes de méthodes, même tendance à la monoculture , avec la promotion des programmes « Parler » et « Parler bambin », […] une approche tout à fait respectée, mettant l’accent simultanément sur le déchiffrage, la phonologie et la compréhension des textes, mais qui est présentée en ignorant toutes les autres et en assurant qu’elle permettrait de « réduire l’échec scolaire par deux par rapport aux classes témoins », un résultat autoévalué par ses promoteurs et fortement relativisée depuis par une étude indépendante.

    #éducation #think_tank #lobby #Institut_Montaigne #Laurent_Bigorgne #Agir_pour_l'école #Montessori #OCDE #neurosciences #psychologie_cognitive


  • Céline Alvarez, une #pédagogie « business compatible »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/270517/celine-alvarez-une-pedagogie-business-compatible

    Crieur-6 L’expérience menée par Céline Alvarez durant trois ans dans une #école primaire d’une banlieue populaire de Paris s’est faite sur la base d’un cocktail inédit de méthode #Montessori et de neurosciences. L’enthousiasme suscité par son best-seller, Les Lois naturelles de l’enfant, tient au caractère spectaculaire des résultats affichés. Mais, à regarder de plus près ce projet soutenu alors par Jean-Michel Blanquer, aujourd’hui ministre de l’éducation nationale, tout est loin d’être aussi rose. Une enquête de #La_Revue_du_Crieur.

    #Culture-Idées #Céline_Alverez


  • Montessori : fer de lance de la #marchandisation du service public d’#éducation | Le Club de Mediapart
    https://blogs.mediapart.fr/paul-devin/blog/160317/montessori-fer-de-lance-de-la-marchandisation-du-service-public-dedu

    Le reste du comité directeur (Jean-Michel Blanquer, Nicolas Froissard, Olivier Brault, entre autres) confirme que le projet Éclore est l’instrument d’un groupe de pression dont les intentions habituelles sont claires : développer des alternatives aux services publics sur un modèle d’entrepreneuriat social mais dans les perspectives de créer les conditions nécessaires à la #libéralisation du marché scolaire. Et cela pas tant en développant des écoles privées qu’en ouvrant des marchés privés au sein du service public.

    #école

    • Débat très complexe… à la fois parce que Montessori (entre autre mais surtout Montessori) sert de distinction bourgeoise, pécuniairement et culturellement, et de distinction « scientifique », et dans le même temps l’EN est quand même super bloquée niveau autre manière de faire, et aussi Montessori n’avait pas grand chose à voir avec ces saloperies à la base… (et encore aussi, on peut faire du matériel DIY, pas 100% agréé, et ça reste quand même utile et moins pourri que plein de choses qu’on voit en classe) (et encore encore, la toute première chose, avant le matériel, c’est une disposition de la classe, des règles différentes qui n’obligent pas à rester à assis 80% de la journée, de l’entre-aide, etc…)

      #école #enfants #Montessori
      @heautontimoroumenos aussi tiens


  • Public Montessori
    http://www.public-montessori.fr

    Paradoxalement, alors que Maria Montessori avait au départ ouvert une école pour les enfants d’un quartier pauvre de Rome, les écoles Montessori d’aujourd’hui sont devenues très chères. Il s’en ouvre régulièrement et les parents doivent débourser entre 5000 et 8500 euros pour une année de scolarité !

    Nous voulons offrir gratuitement une pédagogie Montessori de qualité au plus grand nombre. Et par là, ouvrir une voie pour lutter efficacement contre l’échec scolaire et le déterminisme social.

    Nous avons relevé 4 freins au développement de la pédagogie Montessori dans l’Education Nationale :

    1 - Une formation coûteuse et non prise en charge par l’Etat.
    Il faut compter environ 8500euros pour une formation délivrée par l’ISMM (institut français privé, seul agréé par l’AMI). Et plusieurs mois de formation hors temps scolaire. Il y a tout de même un certain nombre d’enseignants qui font ce sacrifice, conscients des enjeux.

    2 - L’acquisition d’un matériel spécifique et coûteux qui représente au moins 10 000€ pour une classe de maternelle. Les crédits municipaux attribués à chaque classe sont en moyenne de 500€ par an. Il faudrait donc 20 ans à un enseignant pour réunir tout le matériel nécessaire sans aucun achat de consommable ! Et tout ce matériel resterait dans l’école en cas de mutation…

    3 - La communauté éducative est très peu informée des propositions pédagogiques de Maria Montessori.

    4 - Les éducateurs Montessori ou enseignants sensibles à la pédagogie Montessori sont souvent isolés.

    #éducation #école_maternelle #Montessori #école_publique #ressources


  • « J’ai sauvé l’école de mon village grâce à la méthode Montessori »
    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/08/26/j-ai-sauve-l-ecole-de-mon-village-grace-a-la-methode-montessori_4988536_4497


    Effectivement, l’idée première n’était pas de développer une méthode pour donner un avantage supplémentaire aux gosses de riches…

    Montessori dans une école publique, c’est une première en France !




  • “L’#école fait totalement fausse route” | Doolittle
    http://www.doolittle.fr/lecole-fait-totalement-fausse-route

    Quelles ont été les réactions des parents ?

    Ils étaient sceptiques au départ. Je leur ai dit : “Laissez-moi 3 mois.” Après quelques semaines, ils commençaient à changer d’avis et étaient très émus en observant les transformations chez leurs enfants. Ceux-ci n’ont pas seulement progressé sur le plan scolaire, c’est toute leur personnalité qui s’est transformée, à l’école comme à la maison. Ils sont devenus calmes, autonomes, curieux, épanouis, généreux. Au final, c’est ce qui a le plus touché les parents, le changement surprenant de caractère de leurs enfants. Ils en témoignent d’ailleurs sur le blog.

    #éducation


  • L’école bilingue Montessori à Paris, la nouvelle maternelle des enfants du CAC40 (LeFigaro.fr)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/16/01016-20150916ARTFIG00133-l-ecole-bilingue-montessori-a-paris-la-nouvelle-m

    Plus question d’attendre l’entrée au collège ou même en primaire pour intégrer les meilleurs établissements. Dans les hautes sphères parisiennes sur lesquelles ont enquêté les deux journalistes Aurore Gorius et Anne-Noémie Dorion* l’âpre compétition scolaire se joue dès l’école maternelle. Dans le top 5 des établissements prisés figure la célèbre Ecole alsacienne, l’école Jeanine-Manuel, l’Ecole internationale bilingue… Mais aussi la Bilingual Montessori school of Paris, même si les méthodes Montessori ont longtemps eu la réputation d’être baba-cool.

    #éducation #école_maternelle #privé #inégalités #ghetto_de_riches #Montessori #entre_soi #dévoiement_pédagogique #sélection #entretien_d'entrée_en_maternelle #peau_du_cul


  • Rentrée scolaire : la pédagogue qui voulait révolutionner le système éducatif français
    http://www.bastamag.net/Rentree-scolaire-l-institutrice-qui-voulait-revolutionner-le-systeme-educa

    Des enfants épanouis et solidaires, qui commencent à lire, multiplier ou diviser dès la maternelle. Ce sont les résultats étonnants d’une expérimentation menée entre 2011 et 2014 dans une classe de Gennevilliers, en banlieue parisienne, en zone prioritaire d’enseignement. Pendant trois ans, Céline Alvarez a tenté de mettre en pratique dans une école publique les principes de la pédagogue Maria Montessori, enrichis avec les neurosciences et la linguistique française. Un bouleversement des pratiques (...)

    #Inventer

    / #Entretiens, #Education, #Education_populaire, #Alternatives_concrètes, #Services_publics, A la (...)


  • Pédagogie Montessori. Penser différemment, ça s’apprend - LeTemps.ch

    http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3063e86e-f282-11e4-bb1f-074820583190/P%C3%A9dagogie_Montessori._Penser_diff%C3%A9remment_%C3%A7a_sapprend

    Au hit-parade des champions de l’innovation, les ex-élèves de Montessori cartonnent. Illusion d’optique ? Effet de mode ? Point : l’école de la non-compétition favorise bel et bien la créativité et l’autonomie

    L’école officielle ne prépare pas les nouvelles générations à affronter la deuxième révolution industrielle, qui est numérique. Ses champions sont issus des pédagogies alternatives, celles qui favorisent la créativité, l’autonomie, la pensée en dehors des clous. Avec une mention spéciale pour Montessori : les créateurs de Google Larry Page et Sergueï Brin, celui d’Amazon Jeff Bezos et celui de Wikipedia Jimmy Wales, sans parler de Will Wright, créateur des Sims, sont tous issus d’écoles appliquant la méthode élaborée il y a un siècle par la pionnière italienne.

    #école #pédagogie #montessori


  • La Première Guerre mondiale à l’école : et si on relisait Montessori ? (Journal d’un prof d’histoire)
    http://blogs.rue89.nouvelobs.com/journal.histoire/2014/11/09/la-premiere-guerre-mondiale-lecole-et-si-relisait-montessori-

    Quand d’aucuns – comme c’est le cas pour une certaine école historique qui dispose d’une forte visibilité en matière de commémoration – se contentent d’explications simplistes aux meurtres de masse de la Première Guerre mondiale, d’autres y voient la marque d’une déstructuration de la personnalité par une éducation brutale : si des millions de jeunes ont été sacrifiés sur les champs de bataille, ce n’est pas, contrairement à ce que prétendent « les détrousseurs de cadavres et imposteurs », parce qu’ils y ont librement consenti – a-t-on envie de mourir à 20 ans ? – mais parce que, dans leur enfance, ils ont été éduqués par des principes qui ne leur ont pas permis de grandir en harmonie avec le monde.
    […]
    Ces conceptions éducatives, qui dépassent très largement le cadre étroit de l’école, y ramènent néanmoins mais conduisent Maria Montessori à une vigoureuse remise en cause du système scolaire de son époque… qui, à vrai dire, ne semble pas fondamentalement différent du nôtre :

    « Qu’apprend l’enfant à l’école ? A ne pas aider les autres, à ne pas souffler à ses camarades la réponse qu’ils ne connaissent pas et à ne se préoccuper que de deux choses : en fin d’année, être admis dans la classe supérieure et obtenir des prix qui lui vaudront ses victoires dans la compétition avec ses camarades. »
    […]
    Une critique qui, à peu de choses près, vaut également pour aujourd’hui et qui laisse dubitatif sur la capacité d’adaptation de l’école, alors que cette dernière n’a jamais cessé d’être en butte, précisément, à de bruyantes campagnes d’opinion visant à restreindre encore plus son rôle éducatif pour la cantonner à de tristes rudiments (qualifiés, sans rire, de « fondamentaux ») bien incapables de préparer les enfants à leur vie d’adulte.
    […]
    Et si, comme l’écrit encore Maria Montessori, « la responsabilité d’établir une paix durable incombe aux éducateurs », elle serait sans doute bien affligée de voir, un siècle plus tard, ces cortèges d’enfants rassemblés devant les monuments aux morts, encadrés de médaillés, d’anciens des guerres coloniales, de politiciens qui n’ont quand même rien d’éducateurs.

    #éducation #montessori #guerre_14_18 #commémoration #11_novembre

    • Qu’apprend l’enfant à l’école ? A ne pas aider les autres, à ne pas souffler à ses camarades la réponse qu’ils ne connaissent pas et à ne se préoccuper que de deux choses : en fin d’année, être admis dans la classe supérieure et obtenir des prix qui lui vaudront ses victoires dans la compétition avec ses camarades.

      Mais non, aujourd’hui ça a évolué ! (oh zut je vais être cynique) L’enfant doit aussi se préoccuper d’une troisième chose : apprécier d’être sous contrôle constant, vidéosurveillance dans la cour et aux abords, carte d’achat des livres, police en classe, biométrie à la cantine, relevé électronique pour les notes et l’orientation automatisée et harcèlement par mail et téléphone des parents pour qu’ils étendent ce contrôle.

      #violence_sociale #apprentissage_à_la_soumission


  • Peut-on apprendre à être autonome ? (universcience.tv)
    http://www.universcience.tv/video-peut-on-apprendre-a-etre-autonome--1796.html

    Tourné à l’école Montessori « Le petit d’homme » à Paris, le film expose les fondements de la pédagogie de Maria Montessori : personne à part entière, l’enfant a tout en lui pour se construire. Le rôle de l’éducateur est celui d’un accompagnateur qui va l’aider à grandir tout seul...

    #éducation #école_maternelle #pédagogie #éducation_nouvelle #Montessori #aide_moi_à_faire_tout_seul


  • Céline Alvarez, une institutrice révolutionnaire (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/09/04/celine-alvarez-une-instit-revolutionnaire_4481540_4415198.html

    L’ancienne enseignante a démissionné de l’éducation nationale, mais n’a pas renoncé à diffuser les outils de l’école de demain

    […]

    Et pourtant, c’est bien « l’effet d’une bombe » que l’on a pu ressentir en entrant, ce printemps, dans la classe multiniveau – mêlant petite, moyenne et grande sections – de Céline Alvarez. Pas seulement parce que les enfants savaient lire à 5 ans (parfois avant), maîtrisaient le sens des quatre opérations, comptaient jusqu’à 1 000 et même au-delà…

    Pas seulement parce que la salle colorée regorgeait d’un matériel en libre accès (« lettres rugueuses », « cabinet de géographie »…) inconnu de la plupart des écoles, vers lequel les enfants pouvaient se tourner au moment précis où ils en éprouvaient l’envie, « pour ne jamais rater la fenêtre de tir permettant d’entrer dans les savoirs », expliquait la jeune femme lors de notre première rencontre. Non, c’est surtout l’entraide, l’empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l’attention.

    […]

    « Tous ces jeunes que je trouvais intelligents mais qui n’arrivaient pas à se fondre dans le moule et qui décrochaient, ça m’indignait ! », se souvient-elle. Dans son cercle familial, aussi, cette fille d’une employée de banque et d’un ouvrier tourneur-fraiseur se forge la conviction que « l’être humain possède un potentiel inné pour penser, créer, partager… et que le système scolaire l’empêche d’émerger ».

    #éducation #école #Montessori #innovation_pédagogique #système_scolaire #neurosciences

    • Même si dans un sens, ça l’est, c’est toujours aussi fou qu’on continue d’appeler « révolutionnaire » ou « pédagogie nouvelle » des méthodes inventées il y a plus d’un siècle et qui ont fait leur preuve (tout du moins avec l’effectif humain qu’il faut et le matériel qu’il faut). Si un truc de 100 ans est nouveau, c’est dire à quel point les pédagogies courantes sont VIEILLES.

    • À noter :

      Les résultats obtenus à Gennevilliers dépendent directement de cette recherche. Ils ne sont en aucun cas garants des résultats d’écoles dites « Montessori », dont le cadre théorique et pédagogique diffère.

      Car ça s’inspire de plein plein de choses de Montessori (et d’autres) mais l’école continue la recherche scientifique, des tests réguliers de là où ça en est, etc. D’après ce que je comprends, ils sont partis d’une pédagogie précise (très nettement Montessori) mais ensuite ils ne font pas que suivre un truc tout prêt, ils continuent d’améliorer en testant ce qui marche ou pas. C’est cool !

      Bon, quand même, d’après toutes les vidéos, c’est immensément Montessori. Je reconnais tout le matériel ! :)

      et cc @sloumpy

    • Notons aussi que l’expérience se fait dans une école publique, avec à priori tout le matos payé par le service public, et pas dans un quartier de bourges avec des parents qui ont un gros capital temps/culture.

      Mais évidemment, on en a déjà parlé, l’EN paye et aide à mettre en place ce genre d’expérience qu’en tant… qu’expérience. Un îlot. Un truc à part qui n’est jamais reproduit massivement et encouragé partout.

    • Ce qui semble la distinguer des autres pédagogues et qui semble lui ouvrir les portes de l’illustre journal Le Monde c’est ses liens avec Stanislas Dehaene (neuroscientifique) et Manuela Piazza (cognitiviste et neuroscientifique).

      Il y a tout juste une semaine c’est à l’université d’été du Medef qu’on (en particulier Martine Daoust) espérait faire entrer les neurosciences dans les écoles.

      Est-ce lié ?

      http://www.medef.com/medef-universites-dete/videos/detail-videos/medeftv/lecole-de-la-reussite.html

      Conférence-débat le mercredi 27 août de 15h30 à 17h15.

      – Nouvelles expertises, nouvelles compétences, nouveaux métiers
      – Méritocratie vs égalitarisme
      – Enseignants et chefs d’entreprise partagent-ils les mêmes valeurs ?
      – Chaque année 150 000 jeunes sans qualification. Comment mettre en adéquation besoins des entreprises et offres de formation ?
      – Up to date, all life long !
      – Les ruptures technologiques au service de la formation
      – La Finlande, un exemple à suivre
      – Pourquoi le décrochage français dans les classements internationaux ?
      – Redorer le blason des ingénieurs et techniciens

      Animateur : Jean-Luc Placet, président d’IDRH

      Intervenants :

      Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne
      Martine Daoust, professeure à la faculté de pharmacie de l’Université de Picardie Jules Verne,ancienne rectrice des académies de Limoges et Poitiers
      Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
      Pr. Eric Fouache, vice-chancelier de l’Université Paris-Sorbonne Abu Dhabi
      Gérald Karsenti, PDG de Hewlett-Packard France
      Jorma Kauppinen, directeur à la Direction générale de l’enseignement de Finlande
      Denis Olivennes, président du directoire de Lagardère Active

    • Merci @gastlag pour ce complément d’informations. Dans la vidéo à la fin, elle dit d’ailleurs :

      Le cerveau humain est doté d’algorithmes puissants d’apprentissage. Comme dit Stanislas Dehaene, c’est un super ordinateur programmé pour apprendre.

      ARG. Ça donne tout de suite moins envie de la suivre. Le cerveau n’est pas « comme un ordi » mais en plus puissant. C’est un réductionnisme de certains neuro-merdes ça (pas tous heureusement).

      Moi ce qui m’intéresse c’est plutôt ça :

      Non, c’est surtout l’entraide, l’empathie, la joie, la curiosité que manifestaient ces tout-petits qui retenaient l’attention.

      Pour ce qui est du fonctionnement du cerveau, je n’arrive pas encore à ne pas être mitigé (oui ma phrase est tordue).
      Il reste encore dans cette discipline quelques gens qui tentent uniquement de comprendre ce qui se passe, et non de vouloir le changer (exemple : Catherine Vidal versus Clinatec).

    • C’est compliqué, ces histoires de neurosciences (quand je pense que j’ai fait un DEA dans un labo de sciences cognitives dans une vie précédente…).
      C’est compliqué, cette articulation entre neurosciences (parfois orientées très « dressage ») et les pédagogies « actives ».
      C’est compliqué Stanislas Dehaene et l’apprentissage de la lecture, on finirait par croire qu’il ne faut entraîner que les zones que SD voit s’allumer quand quelqu’un lit avec des électrodes sur la tête :)
      C’est compliqué de manière générale, les gens qui pensent avoir tout compris au cerveau humain, en oubliant qu’à une époque on ne jurait que par la bosse des maths.
      Même Catherine Vidal, c’est compliqué (cf. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1218933-sexe-et-cerveau-la-neurobiologiste-catherine-vidal-a-tort-).
      Bref, j’ai acheté ça :
      http://www.educavox.fr/editorial/article/les-neurosciences-au-coeur-de-la
      Faudrait que je le lise… :)

    • Haha, Peggy Sastre… hum… J’avoue immensément préférer la rigueur, la précision, et l’exhaustivité des arguments d’Odile Fillod. L’article sur Vidal se base intégralement sur Nicolas Gauvrit, dont Fillod a (re)parlé récemment :
      http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes/#part5L

      Le pseudo-scepticisme a été décrit par le sociologue Marcello Truzzi, l’un des fondateurs de la première société savante de scepticisme scientifique (ou zététique) dans les années 1970 et de sa première revue, dont il s’est ensuite démarqué en raison de qu’il percevait comme un dévoiement de la démarche sceptique. Dans un éditorial de Zetetic Scholar publié en 1987, il définit le pseudo-scepticisme comme une attitude consistant, plutôt que d’en rester à la formulation de doutes concernant la force des éléments de preuve avancés à l’appui d’une théorie (caractérisant le scepticisme véritable), à affirmer que cette théorie est fausse. Alors que le sceptique se contente d’arguer que la validité d’une théorie n’est pas démontrée par les données avancées à son crédit, le pseudo-sceptique prétend trancher le débat scientifique. Le pseudo-scepticisme de Nicolas Gauvrit a été plusieurs fois dénoncé sur http://pseudo-scepticisme.com/spip.php?page=recherche&recherche=gauvrit, et j’en donne ici un nouvel exemple. Nicolas Gauvrit tient également un blog sur la plateforme Scilogs de Pour la science hébergeant celui de Sébastien Bohler.

      (Bohler dont elle a démontré plusieurs fois qu’il était soit peu rigoureux, soit qu’il racontait carrément n’importe quoi.)

      Sinon pour l’article de Pierre Frackowiak :

      Ce n’est pas parce que nos aïeux s’éclairaient à la bougie que nous refusons l’électricité.

      et

      Dans ce livre, il n’est donc pas question de prôner le retour ou le maintien de la bougie et de la diligence.

      Quand je lis ou entends des phrases comme ça, j’ai juste envie d’éteindre l’écran, de courir dans la montagne planter ma tente, et d’allumer une bougie en écoutant les oiseaux. :D

    • À propos des neurosciences, un article révélateur sur le Monde Diplo papier de ce mois : « Le cerveau ne pense pas tout seul »
      Un aperçu :
      http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/CLEMENT/50779

      Les progrès de l’imagerie cérébrale ont réactivé un vieux fantasme : celui de pouvoir tout expliquer par l’observation du cerveau — la pauvreté, la délinquance, l’échec scolaire… Lourde de dérives potentielles, cette illusion repose sur de fausses évidences.

    • Il y a pas mal de problématiques soulevées dans les derniers messages. Quelques pistes, rapidement :
      – Historiquement, ce qu’on appelle l’éducation nouvelle rassemble des courants très diverses voire philosophiquement incompatibles (à la racine on trouve aussi bien des rationalistes qui se réclament de la philosophie des Lumières que des héritiers d’un Romantisme nourri de spiritualité : leur seul point commun est que tout le monde se réfère à un moment ou un autre à Rousseau :) ).
      – Philosophiquement, pour prendre les 3 figures les plus connues, c’est assez contrasté. Rudolf Steiner était un philosophe spiritualiste, occultiste et penseur social qui a fondé l’anthroposophie (je vous laisse regarder). Maria Montessori était médecin, a collaboré avec la Société théosophique (je vous laisse regarder) et est partie vivre des aventures mystiques en Inde. Célestin Freinet est un instituteur nourri de laïcité, de principes émancipateurs, libertaires et autogestionnaires, qui fraya avec le PCF.
      – L’Éducation nouvelle a toujours dû faire les preuves de son efficacité (alors que l’éducation traditionnelle jamais), et ses lieux d’expérimentations ont toujours été aux deux extrêmes : l’élite (voire même sous la forme de préceptorat cf. Rousseau) ou les laisser-pour-compte dont tout le monde se fout et sur qui on peut bien expérimenter (handicapés, orphelins, délinquants, pauvres, etc.).

      Du coup, on retrouve une certaine logique historique dans le fait que les écoles Steiner/Montessori soient des établissements privés souvent chers et que des écoles Freinet ont revendiqué leur place dans l’école publique. Néanmoins, il y a aussi des établissements privés qui se réclament de la pédagogie Freinet, et les méthodes Montessori ont nourri les pratiques de nombreux enseignants de l’enseignement public en maternelle notamment.

      Par ailleurs, il me semble que les classes supérieures ne sont pas spécialement friandes de pédagogies nouvelles, au contraire on les retrouvera massivement dans des établissements très sélectifs, très traditionnels, très transmissifs, très reproducteurs (ceux qui préparent aux très grandes écoles dès la maternelle), la classe dominante reste conservatrice et réactionnaire. C’est la sous-classe supérieure des bobos qui revient en vélo de la calandreta Montessori avant de passer à l’Amap :)

      Par ailleurs, il me semble que plus qu’à un problème de démocratisation, l’enseignante s’est heurtée à la culture de l’EN incapable historiquement et structurellement de laisser vivre en son sein (i) l’expérimentation et (ii) le partage horizontal des pratiques.

    • Faute de pouvoir élargir l’expérimentation, elle a pris la lourde décision de donner sa démission. Ensuite parce que ce n’est pas pour « professer », comme elle dit, que cette jolie trentenaire a passé en candidat libre, il y a cinq ans, le concours de l’enseignement. Et elle le justifie sans s’embarrasser de fausse modestie : « C’était pour infiltrer le système et parvenir à le changer, pas pour enseigner. Je me laissais trois ans pour proposer un environnement de classe faisant l’effet d’une bombe pédagogique, explique-t-elle, trouver les bons outils permettant de révéler spontanément tout le potentiel des enfants, et réussir à les diffuser auprès des enseignants. »

      #jolie_trentenaire #sexisme


  • Freinet, Montessori, Steiner : ces écoles qui changent la vie des élèves et des profs (Basta !)
    http://www.bastamag.net/Freinet-Montessori-Steiner-ces

    Développer son autonomie et son esprit critique, apprendre à apprendre : c’est le credo des écoles alternatives. En France, 20 000 élèves expérimentent les pédagogies alternatives – Freinet, Montessori ou Steiner – dans une centaine d’établissements. Des méthodes d’apprentissage qui ont fait leurs preuves depuis plus d’un siècle, mais peinent à se diffuser dans l’Éducation Nationale. Vincent Peillon saura-t-il s’en inspirer pour son projet de refondation de l’école ? Petit tour d’horizon de ces pédagogies qui pourraient ré-enchanter l’école.
    […]
    Ces pédagogies alternatives ne sont pas similaires. « Il y a des différences pédagogiques, bien sûr, mais aussi politiques », remarque Marie-Laure Viaud. « En proposant une autre façon d’apprendre, qui permette aux enfants de développer leur esprit critique et d’agir collectivement, Freinet avait comme idée d’émanciper les classes populaires. » De nombreuses écoles Freinet (toujours publiques) sont encore aujourd’hui implantées dans des quartiers populaires. A la différence des écoles Montessori et Steiner : « Elles ont un statut d’écoles privées : seuls les enfants des classes privilégiées peuvent les fréquenter », précise l’universitaire.

    Car le prix est parfois prohibitif. En région parisienne, les parents doivent débourser environ 600 euros par mois et par enfant. En province, les tarifs sont généralement moins élevés. Il faut compter de 85 à 276 euros par mois (en fonction des revenus de la famille) à l’école Montessori de Rennes, et entre 200 et 610 euros par mois pour l’école Steiner de Vern-sur-Seiche. « Mais, au-delà de ces questions de prix, il n’y a pas cette idée d’émancipation politique chez Steiner et Montessori. On est plus sur de l’épanouissement personnel », ajoute Marie-Laure Viaud.

    #éducation #école #pédagogies_alternatives #éducation_nouvelle #freinet #montessori #steiner #public_privé

    • Plus de 400 par mois sur Bordeaux, sans la cantine.

      Ça me rend triste et super énervé ce genre de truc, alors que Maria Montessori bossait avec des jeunes de quartiers populaires. Et maintenant sa pédagogie est associée à des écoles de #bourges.

      Quand bien même l’équipe est super gentille, motivée et à fond dans la pédagogie, la sélection par l’argent fait obligatoirement que…

      #énervant #argent

    • D’autre part, après plus de 50 ans d’activités probantes, ces quelques écoles font office de niches alternatives bien séparées du reste des écoles publiques.
      [HS, bien que] Sans parler de ceux dont les enfants ont été totalement dégoutés de la musique à cause des conservatoires !



  • La redécouverte de l’école anti-autoritaire par l’élite techno-capitaliste internationale est propulsée par l’espoir d’éduquer une génération de génies.

    How a Radical New Teaching Method Could Unleash a Generation of Geniuses | Wired Business | Wired.com
    http://www.wired.com/business/2013/10/free-thinkers/all

    Juárez Correa didn’t know it yet, but he had happened on an emerging educational philosophy, one that applies the logic of the digital age to the classroom. That logic is inexorable: Access to a world of infinite information has changed how we communicate, process information, and think. Decentralized systems have proven to be more productive and agile than rigid, top-down ones. Innovation, creativity, and independent thinking are increasingly crucial to the global economy.

    And yet the dominant model of public education is still fundamentally rooted in the industrial revolution that spawned it, when workplaces valued punctuality, regularity, attention, and silence above all else. (In 1899, William T. Harris, the US commissioner of education, celebrated the fact that US schools had developed the “appearance of a machine,” one that teaches the student “to behave in an orderly manner, to stay in his own place, and not get in the way of others.”) We don’t openly profess those values nowadays, but our educational system—which routinely tests kids on their ability to recall information and demonstrate mastery of a narrow set of skills—doubles down on the view that students are material to be processed, programmed, and quality-tested.
    ...
    The results speak for themselves: Hundreds of thousands of kids drop out of public high school every year. Of those who do graduate from high school, almost a third are “not prepared academically for first-year college courses,” according to a 2013 report from the testing service ACT.
    ...
    That’s why a new breed of educators, inspired by everything from the Internet to evolutionary psychology, neuroscience, and AI, are inventing radical new ways for children to learn, grow, and thrive. To them, knowledge isn’t a commodity that’s delivered from teacher to student but something that emerges from the students’ own curiosity-fueled exploration. Teachers provide prompts, not answers, and then they step aside so students can teach themselves and one another. They are creating ways for children to discover their passion—and uncovering a generation of geniuses in the process.
    ...
    The study found that when the subjects controlled their own observations, they exhibited more coordination between the hippocampus and other parts of the brain involved in learning and posted a 23 percent improvement in their ability to remember objects. “The bottom line is, if you’re not the one who’s controlling your learning, you’re not going to learn as well,” says lead researcher Joel Voss, now a neuroscientist at Northwestern University.

    #education #ecole #libertaire #montessori #frenet


  • Le village des enfants | Kaizen magazine
    http://kaizen-magazine.com/le_village_des_enfants
    Beau projet mais payant tant que l’éducation nationale ne soutient pas ce genre d’initiative

    Stéphanie Pillet-Ploquin : Maria Montessori (1870-1952) a été la première femme médecin italienne. Avec son regard de scientifique, elle a observé les #enfants, analysé leurs mécanismes d’acquisition et s’est aperçue qu’ils disposaient de toutes les compétences nécessaires pour se diriger eux-mêmes vers le savoir, qu’il leur suffisait pour cela d’un environnement adéquat au bon moment.

    Amour, confiance, respect, observation sont les bases de sa pédagogie. Celle-ci permet à l’enfant de développer tous ses potentiels en suivant son propre rythme et sa motivation. Le matériel didactique, en lui apportant des supports concrets, le conduit vers le savoir par l’expérimentation et nourrit son esprit absorbant. L’éducateur mettra à profit son intérêt pour une thématique particulière afin de répondre à sa curiosité sur ce sujet et l’accompagnera pour lui permettre d’apprendre par lui-même. Il n’existe ainsi pas de cours magistral, ni d’allure fixée par le groupe. On estime que répondre à une question qui n’a pas été posée risquerait d’amoindrir la curiosité naturelle. En étant réellement acteur et décideur de ses apprentissages, l’enfant vit entièrement l’expérience qu’il a choisie : elle retient alors toute son attention et il s’en souviendra durablement.

    Cédric : Comment fonctionne le Village des enfants ?

    Stéphanie : L’école est ici en classe unique. Les différences d’âge favorisent l’observation, l’entraide, les échanges et le respect mutuel, ainsi que la création de liens entre les enfants. La journée se divise entre le travail en pédagogie Montessori le matin et les ateliers l’après-midi : danse, théâtre, musique, chant, arts plastiques, bricolage et éducation bio-citoyenne (jardinage et soin des animaux). Le poulailler, par exemple, est un lieu d’apprentissage et de respect du vivant. La collecte quotidienne et la petite vente des œufs permettent de se nourrir de produits sains et d’apprendre la gestion dela monnaie. C’est un support pédagogique par lequel les maths prennent vie ! Les enfants participent à de vraies réflexions sur la protection de la planète, l’alimentation, la communication… Toujours spontanées et naturelles, leurs idées d’aujourd’hui sont certainement les solutions de demain.

    #pédagogie #éducation #apprentissage


  • Les écoles alternatives, tout un programme? (Slate.fr)
    http://www.slate.fr/story/71349/ecoles-alternatives-montessori-steiner-freiner

    Système de notation particulier, rythme adapté à l’enfant, classes multi-âges... leur mode d’enseignement se présente comme centré sur l’épanouissement des élèves.
    […]
    Leçon n°1 : l’enfant au centre de la méthode […]
    Leçon n°2 : valoriser la réussite […]
    Leçon n°3 : former au métier d’enseignant […]

    #éducation #pédagogie_alternative #Montessori #Steiner #Freinet


  • La #neuropédagogie : la gym du cerveau pour apprendre plus facilement
    http://fr.euronews.com/2013/04/30/la-neuropedagogie-la-gym-du-cerveau-pour-apprendre-plus-facilement

    Le grand défi pour les enfants de grande section maternelle est de comprendre le lien entre la forme visuelle d’une lettre, qui est traitée dans les zones visuelles (du cerveau), avec les sons correspondants, qui sont traités dans les zones auditives. Pour faciliter cette association, on rajoute le toucher de façon à améliorer cette connexion entre la forme visuelle de la lettre et le son correspondant.

    #éducation #apprentissage #neurosciences

    • Sans remettre en cause l’intérêt de l’expérience, deux remarques néanmoins :
      1/ Les neurosciences comme souvent redécouvrent des méthodes déjà connues (ce qui ne signifie pas qu’elles sont largement répandues dans le système scolaire), ainsi les « lettres en relief » sont des outils utilisés dans certaines méthodes d’apprentissage notamment me semble-t-il dans les méthodes inspirées de #Montessori.
      2/ Les neurosciences comme souvent focalisent sur un des mécanismes mis en jeu dans la lecture, ici la correspondance graphème-phonème, au risque de réduire l’apprentissage de la lecture à une compétence technique particulière. La maîtrise des correspondances grapho-phonétiques est nécessaire (donc essentielle) mais loin d’être suffisante. Notons enfin que dans le reportage les élèves travaillent sur des lettres en écriture cursive, ce qui peut surprendre, car les enfants en situation de lecture réelle seront confrontés à des supports (numériques ou physiques) où l’écriture scripte est largement majoritaire.

    • Ouais j’allais le dire, Maria Montessori n’a pas eu besoin de scanner des cerveaux pour trouver ce système.

      Les enseignants (et ceux qui enseignent aux enseignants) devraient faire plus souvent confiance à l’expérience sur le terrain qu’à la #science, même si ça finit (parfois mais loin d’être souvent) par se recouper. Question d’#autonomie « ouvrière », si j’ose dire. Ne pas dépendre de la technocratie. Mais bon, ça vaut pour plein d’autres domaines : l’agriculture notamment (où l’on redécouvre d’anciennes techniques où ne pas labourer et avoir une terre vivante pleine d’humus est mieux que de labourer en asséchant et en tuant la micro-biologie du sol).