• Je crois que je viens de trouver l’un de mes nouveaux endroits préférés à #Montpellier : le Musée des moulages de l’Université Paul Valéry (c’est pas très loin de chez moi, chouette !) :
    https://www.univ-montp3.fr/fr/node/44

    Aujourd’hui mes petits avaient grève à l’école, alors j’en ai profité pour les emmener visiter le (seul) musée de Montpellier ouvert uniquement pendant les horaires scolaires : le musée de moulages. C’est une belle collection de moulages en plâtre de statues classiques (essentiellement grecques), beaucoup de vedettes du genre qu’on voit normalement dans les grands musées d’Europe. Les plâtres datent de la fin du XIXe siècle, ils avaient une vocation pédagogique (d’où leur présence dans l’université), et d’après le monsieur à l’entrée, c’était assez banal à l’époque.

    Entrée gratuite pour les enfants, 3 euros pour les adultes. Ça vaut le coup. J’ai même été surpris : les petits (7 ans) ont adoré. Comme à chaque fois, on avait amené les carnets pour dessiner ce qu’on veut (dans la position qu’on veut – c’est important, d’avoir le droit de se vautrer dans la position qu’on veut, pour dessiner dans un musée), mais on est restés pas loin de deux heures, alors que l’endroit n’est pas immense, et les petits ne voulaient plus partir.

    En arrivant, cri du cœur de mes deux gamins, amusés et enthousiastes : « oh, on voit leurs fesses ! ». Alors effectivement, il vaut mieux prévenir : faut pas avoir peur des quéquettes en plâtre, parce c’est un peu la spécialité de la maison.

    Et c’est extrêmement calme. C’est trop le bonheur tellement c’est calme. Tu déambules entre les statues, ou tu empruntes un tabouret et tu dessines, en tout cas t’es peinard de chez peinard. Même à la bibliothèque municipale c’est pas aussi tranquille.

    Le seul reproche, en dehors des horaires : il n’y a pas d’abonnement au trimestre ou à l’année, comme au musée Fabre, alors que c’est un endroit idéal pour s’entraîner au dessin académique. Alors si tu veux y aller régulièrement, faudra payer l’entrée à chaque fois (après, c’est pas super cher non plus).



  • À #Montpellier, je viens de découvrir Le Vieux Biclou, atelier associatif d’autorépartion de vélos :
    http://www.vieuxbiclou.org

    – 2 ateliers participatifs et solidaires pour l’autoréparation de vélos (et autres objets roulants !), l’un aux Beaux-Arts, l’autre sur le campus de la Fac des Sciences.
    – Des cours, dispensés par un pro, pour s’initier à la mécanique cycle ou apprendre à rouler en ville.
    – La vente de vélos d’occasion, restaurés ou en l’état.
    – Le gravage Bicycode et des conseils contre le vol
    – Une aide pour un projet vélo personnel (voyage…)

    Deux adresses : une aux Beaux-Arts, une à la fac de sciences (chic, c’est près de chez moi).


  • Les #contrats en or d’un #garde_du_corps de #Macron à la #fac de lettres de #Montpellier - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111218/les-contrats-en-or-d-un-garde-du-corps-de-macron-la-fac-de-lettres-de-mont
    #benalla_2
    #paul_va

    L’entreprise de #sécurité APS Sud a facturé pour plus de 260 000 euros à l’université #Montpellier_3. Un ancien garde du corps de Macron travaille dans cette entreprise, dont le devis a été transmis à la direction de l’université par une responsable de LREM. APS Sud a obtenu le marché sans appel d’offres ni mise en concurrence, alors qu’une autre entreprise était déjà sous contrat avec l’université.

    L’entreprise APS Sud a commencé sa mission sur le campus de l’université #Paul_Valéry le 13 avril, dans un contexte de forte tension sociale. Deux jours plus tôt, un groupe de manifestants opposés à la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (loi #ORE) avait attaqué la salle des serveurs de l’université afin d’empêcher la tenue des examens en ligne.
    D’où la volonté de la présidence de l’établissement de multiplier les postes d’agents de sécurité présents sur le campus en grève. Mais, plutôt que de prendre des renforts chez Prosegur, le prestataire habituel de l’université, qui a remporté le marché de sécurisation de l’établissement, l’université s’est tournée vers une autre société de sécurité, APS Sud, une petite structure basée à Narbonne, à une centaine de kilomètres de là.

    « Kader a pensé qu’ils allaient lui filer un vrai poste après », croit savoir Bouzbiba. Mais une fois l’élection passée, Rahmouni n’a pourtant pas trouvé de point de chute chez En Marche !, à l’Élysée ou dans un ministère. Selon le patron d’APS Sud, le jeune homme s’est quand même constitué un réseau local. « En étant présent sur les meetings de Macron, Kader a pu taper dans l’œil des gens d’En Marche ! dans l’Hérault », explique Moustapha Bouzbiba.

    Après la présidentielle, M. Rahmouni a travaillé pour la députée LREM de la 3e circonscription de l’Hérault Coralie Dubost. En mai 2018, lors de la visite à Montpellier de la ministre des sports de l’époque Laura Flessel, l’ancien garde du corps d’Emmanuel Macron est présent, équipé d’une oreillette. En quelle qualité ? Coralie Dubost ne nous a pas répondu.

    Quatre jours plus tard, un étudiant, une enseignante et une syndicaliste convoquent la presse sur le parvis de l’amphi A. « Ils sont venus pointer du doigt les violences policières dont ils ont fait l’objet samedi dernier lors de la manifestation interluttes. Mais aussi interpeller l’opinion sur la présence d’agents de sécurité qui seraient, selon eux, envoyés par le président de l’université, Patrick Gilli : “Ils sont avec des chiens et déjà plusieurs altercations ont eu lieu avec des étudiants et des personnels”  », rapporte Le Midi-Libre.

    Facturée 17 300 euros, la première mission d’APS, du 13 au 17 avril, a été la première d’une longue série. Selon nos calculs, l’entreprise a touché plus de 260 000 euros depuis qu’elle a été recrutée par l’université Paul-Valéry : autour de 230 000 euros au printemps 2018, mais aussi 30 000 euros pour les quelques jours de mobilisation sociale depuis la rentrée.

    « Face à ce type de situation exceptionnelle, les dégradations et violences ayant atteint un niveau sans précédent, la société Proségur, détentrice du marché et présente depuis le début du conflit, n’a pu répondre aux multiples sollicitations dues aux blocages répétés compte tenu de la surface à maîtriser sur les campus route de Mende (10 hectares) et Saint-Charles »

    Interrogé par Mediapart, un de ses dirigeants assure pourtant ne pas avoir été sollicité pour des prestations complémentaires au printemps 2018. « Nous n’avons pas reçu de demande pour cette mission-là. On a vu ça [l’arrivée d’une nouvelle entreprise – ndlr] directement par le biais des médias et des réseaux sociaux », indique-t-il. Relancée par Mediapart, la présidence de l’université n’a pas répondu à cette déclaration.

    Le Snesup rappelait alors que, selon les termes de l’article L613-2 du code de la #sécurité intérieure, il « est interdit aux agents des sociétés privées de surveillance et de gardiennage de s’immiscer, à quelque moment et sous quelque forme que ce soit, dans le déroulement d’un #conflit_du_travail ou d’événements s’y rapportant ».



  • À #Montpellier ce matin, charge de CRS et gaz lacrymogène contre nos enfants :
    https://www.midilibre.fr/2018/12/06/lycees-bloques-au-lycee-georges-clemenceau-la-cdi-charge-les-eleves,500276

    Au lycée Clemenceau, la situation est très tendue. Policiers et motards bloquent l’avenue. La compagnie départementale d’intervention a chargé. Des gaz lacrymogènes ont été répandus.

    (Je dis « nos enfants » par généralité, mes enfants à moi ne sont pas encore lycéen·nes. Mais j’aimerais bien que, quand il·les le seront, il·les ne seront pas éborgné·es pour avoir participé à une manifestation.)

    • Alors que Macron « appelle à l’aide face au risque de violence » (titre de Une de L’Immonde sur le net), la mobilisation lycéenne a deux défauts, elle est une extension potententiellement incontrôlable de la #composition des luttes en cours et est en mesure de réduire drastiquement la xénophobie (latente ou explicite) d’une part de la dynamique en cours. Donc niet.

      Yvelines : 146 interpellations devant un lycée de Mantes-la-Jolie après des incidents (police) #AFP

      via @paris

      En frapper un pour en terroriser mille (et ses parents avec), telle est la politique du gouvernement avant ce samedi 8 décembre. Pas sûr que ça marche.
      #enfance #lycéens #police

    • Ce qui fait dire à @Mélusine sur l’oiseau bleu :

      Je comprends pas pourquoi les lycéens blessés ne sont pas un scandale national, pourquoi tout le monde ne fait pas sa une dessus et pourquoi ce n’est pas le sujet principal de conversation partout.

    • Le premier ministre a eu des mots ciselés au sujet de ce qu’ils attendaient de tous, en parlant à l’Assemblée : de ne pas en rajouter au risque d’être tenus comptables de ce qui arrive. En off, je pense que les menaces sont beaucoup plus franches et décomplexées. Il y a quelques articles sur la façon dont les médias traditionnels ne relaient que le strict minimum de ce qu’il se passe.
      https://www.arretsurimages.net/articles/a-la-tele-deux-regimes-pour-les-videos-de-violences

      Interviewé dans le cadre d’un sujet sur le maintien de l’ordre pour le 20H de France 2, ce mercredi 5 décembre, le journaliste David Dufresne a constaté que ses propos critiques ""sont passés à la trappe", « explique-t-il à ASI.  »""Pendant l’interview, j’ai expliqué que la tradition française du maintien de l’ordre, établie en gros après mai 68 et qui consiste à dissuader, à tenir à distance les manifestants, semblait avoir volé en éclats ces 15 derniers jours, avec les Gilets jaunes comme avec les lycéens. Il y a une militarisation de la pratique, qui débouche sur de graves blessures (voir ici ou ici). Mais ils n’ont gardé que mon propos sur les casseurs qui ne sont pas nécessairement des casseurs professionnels mais aussi des Gilets jaunes en colère. Et quand je leur ai demandé pourquoi ils ne passaient pas les vidéos de violences policières dans les JT, on m’a répondu par un silence poli ." Poli, et révélateur.

    • JM Blanquer, à tous les professeurs de collèges et lycées :

      Mesdames et messieurs les Professeurs,
      Notre pays est confronté à une situation exceptionnelle.
      Au cours des jours derniers et dans certains de nos territoires, des violences particulièrement intenses sont apparues dans des cortèges composés en partie de lycéens.
      Dans ce contexte, la protection des personnes et la sécurité des établissements doivent être notre première priorité.
      C’est pourquoi, au regard du degré de violence qui émaille certaines manifestations, il est indispensable d’appeler à la sérénité, au calme et au respect des personnes et des biens. C’est une exigence démocratique au cœur de notre école.
      Dans ces circonstances, j’en appelle à la responsabilité de chacun et à un discours de sérénité adressé aux élèves. Ce message a également vocation à être partagé avec les familles pour qu’elles soient pleinement conscientes des risques que courent leurs enfants en se joignant à des attroupements qui ne sont ni organisés ni encadrés. Appeler des élèves à se mêler aux désordres urbains revient à leur faire courir un danger grave.
      Pour faire face à cette situation, vous pouvez compter sur l’institution tout entière et en particulier sur les équipes de direction, qui sont à vos côtés pour protéger les élèves et l’ensemble des personnels.
      Nous avons confiance dans l’avenir de notre jeunesse. Je vous remercie donc de contribuer à l’apaisement dont nos lycéens ont besoin pour se construire et réussir.
      En transmettant connaissances et valeurs à tous les élèves, les professeurs sont au cœur de la République. Aussi, je tiens à vous assurer de mon profond soutien pour l’accomplissement de votre mission.
      Avec toute ma confiance,
      Jean-Michel BLANQUER

      J’espère qu’il a également envoyé un appel à la sérénité et au calme aux forces de l’ordre.

    • Violences sur lycéens : les tirs de flashball font de nombreux blessés - Rapports de Force
      https://rapportsdeforce.fr/classes-en-lutte/violences-sur-lyceens-les-tirs-de-flashball-font-de-nombreux-blesses

      Sur les ondes de France-info, le ministre Jean-Michel Blanquer a évoqué ce matin un mouvement « d’une violence jamais vue », indiquant que quatre lycéens « se sont blessés assez grièvement », dédouanant ainsi l’action des forces de police. Depuis vendredi 30 novembre, plusieurs dizaines de milliers de jeunes descendent dans la rue contre la politique du gouvernement en matière d’éducation. Le nombre de jeunes blessés par des tirs de flashball est particulièrement élevé.

    • Blanquer s’appuie sur un fait réel pour servir son mensonge, il y a au moins un (ou une) lycéen(e) qui a été brulé par un retour de flamme (info vue je ne sais plus où), mais les blessés, mutilés dus à la police sont bien plus nombreux, mais les images de l’ arrestations de 147 lycéens à Mantes-la-Jolie, à genoux mains sur la tête montrent à l’envie, sans même aller chercher celles des très nombreux actes de répression violentes et ultra violentes des lycéens qui ont été diffusées hors des mass media que les policiers ont bien compris à quel point ce régime aux abois est prêt à aller, avec la menace d’interventions de blindés de la gendarmerie à Paris ce samedi, qui fait suite à la présence de snipper(s ?) samedi dernier dans un dispositif ou même la « prestigieuse » BRI était mobilisée :
      https://twitter.com/Obs_Violences/status/1070768467907919872

    • Warning signs...

      Une chose est sûre, l’« acte IV » du mouvement des « gilets jaunes » peut être un tournant si Paris s’embrase à nouveau. « S’il y a dix morts ce week-end, il n’est pas sûr qu’on puisse garder le ministre de l’Intérieur » , glisse un proche du chef de l’État. La perspective d’un remaniement nettement plus large commence à circuler de façon insistante. Au point de changer de premier ministre ? « Dans le meilleur des cas, il faudra un nouveau gouvernement avant les élections européennes. Dans le pire, avant Noël », lâche un macroniste du premier cercle.

      http://www.lefigaro.fr/politique/2018/12/05/01002-20181205ARTFIG00383-gilets-jaunes-macron-annule-la-hausse-des-taxes-e

      La #menace a pris corps contre les lycéens, mutilables à merci, et la voilà plus explicite encore au détour d’un bla bla politique...

    • Ce matin, j’ai été insulté, poussé, frappé, gazé. J’ai dû, avec mes collègues, former une chaîne humaine pour protéger les #élèves de mon #lycée, en panique et complètement déboussolés. Contre qui ?
      La Police Nationale.

      Qui provoquait les étudiants en passant, fenêtre ouverte : « Retourne chez toi ». « Nique ta mère », « T’es le prochain » en imitant une mitraillette.
      Qui frappaient sur leurs boucliers, comme s’ils étaient les spartiates des temps modernes.

      Qui ont percuté avec leur véhicule un élève et notre proviseur-adjointe.
      Qui ont embarqué trois élèves « #pour_l'exemple ».
      Qui ont tiré au #flashball/lacrymo sans aucune sommation ni raison, et qui ont blessé un jeune au bras.

      Ce soir, je découvre les images des autres bahuts en France.
      La même chose. Partout.

      Je suis fatigué et écœuré.
      #StopViolences appellent les députés de la majorité ? Mais reprenez le contrôle de vos forces de l’ordre, qu’elles arrêtent leur violence !

      On commémore aujourd’hui les 32 ans de la mort de #MalikOussekine : n’avons-nous donc rien appris de ces tristes évènements ?

      https://twitter.com/YohOmbriel/status/1070772788640796672

    • C’est #apocalyptique, au sens premier de dévoilement, révélation.

      Révélation, au premier rang, de la #médiocrité du chef de bande ayant perdu les pédales – même les quelques macroniens qui restent encore en ont bien pris conscience – absolument pas à la hauteur de l’événement. Médiocrité des sbires, à la recherche de victimes expiatoires, prêts à tout pour ne pas être dans la fournée des sacrifiés.

      Remake néo-libéral de La Chute ?

      Le roi est nu.

      Les commanditaires s’aperçoivent que la brillante cavale sur laquelle ils ont misé n’est qu’un tocard. Faudra-t-il aussi sacrifier la marionnette pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être ? L’absence de rechange ne laisse plus beaucoup d’autre sortie envisageable que la fuite en avant dans un renforcement de l’autoritarisme, un durcissement de la répression et la mobilisation de tout l’arsenal mis en place pour « lutter contre le terrorisme ». Mais QUI pour mener tout ça ?

    • Cette image, et les 700 gardes à vues de lycéens, c’est un cocktail molotov balancé au milieu d’une situation sociale qui est déjà un baril d’essence à très haut indice d’octane. Dans moins de 3 jours le gouvernement va se retrouver non plus avec 200 mais avec 2000 lycées bloqués


      https://twitter.com/GaspardGlanz/status/1070813554184470528

      La #vidéo ici (entre autres) :
      https://twitter.com/T_Bouhafs/status/1070775086137966592

      Un tweet de l’AFP (compte AFP factuel) qui confirme la véracité des images :

      Vous êtes nombreux à nous interroger sur la véracité de ses images. Elles ont bien été tournées aujourd’hui après des incidents près du #lycée #Saint-Exupéry à #Mantes-la-Jolie, en région parisienne

      https://twitter.com/AfpFactuel/status/1070781218734661632

      #violences_policières

    • Les images des gamins à genoux, il semble assez clair que c’est filmé par un CRS, ou au moins que les CRS ne sont absolument pas gênés d’être filmés à ce moment. L’aspect « démonstration de force » est donc évident et totalement assumé.

    • Ma fille est en seconde dans un lycée à Toulouse, où la situation s’est tendue brutalement mardi. En cause : la réaction des flics aux petits blocages du lundi.

      En gros, ce qui était prévu, c’est manif et blocage des lycées lundi puis retour à la normale : il y a beaucoup d’évaluations et d’examens en ce moment, les gamins sont quand même un peu investis dans leurs études → d’ailleurs, s’ils ne l’étaient pas, la vétusté du lycée (pas franchement rénové depuis sa construction en 1963), les classes de 35, Parcoursup et les frais d’inscription multipliés par 10 ou 15, ils s’en battraient les steaks.

      Bref, les lundi, une partie des élèves du lycée décident de bloquer l’entrée et direct, ils sont font gazés par les CRS. Il y en avait tellement que ça a envahi toute la cité scolaire (2000 élèves, quand même), incommodant tous ceux qui avaient choisi de suivre les cours qui continuaient à l’intérieur.

      C’est à cause de cela que la mouvement a été reconduit le lendemain, avec décision de durcir le blocus. Le lycée de ma fille est celui des quartiers. Le lundi, celui qui a craqué et mis la zone, c’est le lycée à côté, du bon côté de la rocade, plutôt neuf et très bien équipé où vont les gosses des classes moyennes. Les gamins ont envahis les rues autour et du coup, le préfet a demandé à la compagnie de transport de la ville de tout arrêter, partout. Le prétexte était la sécurité, mais j’ai bien vu sur les réseaux que ça a surtout servi à énerver la population contre ses propres gamins.

    • @monolecte Oui, je me dis ça aussi : à nouveau le choix du début de la chronologie est très marquant. Médiatiquement, les images de répression contre les jeunes semblent débuter avec les « débordements » et les voitures brûlées (ce qui, de fait, justifierait qu’on éborgne et qu’on gaze des enfants). Alors que pour les jeunes, il est assez évident que ça démarre au moins une ou deux journées plus tôt avec les gardes à vue scandaleuses de plus de 24 heures (j’ai vu mentionné 36 heures) de lycéens au motif qu’ils avaient graffé « Macron démission » sur le panneau d’affichage du lycée.

    • Un jour de plus dans la révolution citoyenne | Jean-Luc Mélenchon
      https://melenchon.fr/2018/12/07/un-jour-de-plus-dans-la-revolution-citoyenne

      À l’image des gilets jaunes, elle est fondamentalement populaire. Les lycées professionnels et les établissements des régions urbaines isolées sont en première ligne. Est-ce pour cela que la répression est si violente ? la caste des donneurs d’ordres n’a pas ses gosses dans ces établissements.

    • @biggrizzly Oui, c’est assez frappant, cette omniprésence des arguments à la Pandraud (« si les jeunes faisaient pas les cons, les flics ne seraient pas obligés de leur dessouder la gueule à grands coups matraques »).

      Ou : les fachos comme dernier rempart de la Macronie… :-))

    • @arno j’arrête pas de poster mes commentaires avant de les avoir rédigé en entier → pour revenir à la ligne sur FB, il faut faire maj+retour, alors qu’ici, ça poste !

      Bref, tout le monde a pu voir Toulouse qui brûle le mardi alors que personne n’a trop rapporté le crime originel qui a été la répression systématique des lycéens dès le départ, alors qu’il ne se passait rien. Autrement dit : on aurait voulu chauffer les esprits qu’on ne se s’y serait pas pris autrement !.

      Le mardi, l’ambiance était haineuse sur Toulouse. J’ai remarqué aussi que les gens de droite et/ou fachos étaient très présents sur les fils infos. Beaucoup proposaient de faire mal aux gosses, voire de les jeter dans la Garonne… vous voyez l’ambiance.
      Ma fille a eu le temps d’arriver à la Cité de l’espace où elle avait sortie pédagogique toute la journée, mais en fait personne n’en a profité, partout, tout le monde était collé sur les portables à se demander comment ça allait finir.

      Ce qui est remarquable, c’est que ce sont les lycées plutôt nantis qui sont partis violemment. Le plus remarquable étant celui de Blagnac, bien sûr, où rien ne s’était passé la veille.

      Les médias ont une sorte de syndrome de Néron : les images ont rapidement fait le tour du monde. Du coup, les gamins qui ont créé des groupes d’organisation du bordel sur Snapchat et Instagram s’énervaient partout.

      Sur les réseaux, l’incident de Blagnac a suscité les envolés de ceux qui souhaiteraient coller le problème sur les jeunes basanés de banlieue… du genre : « un lycée de banlieue brûle à Toulouse, suivez mon regard… ».

      Comme les agences de presse du monde entier venaient faire leurs courses sur les réseaux, j’ai passé pas mal de temps à répondre à ce genre d’insinuations en rappelant que ce lycée est dans le fief d’Airbus, qu’il est plutôt récent et très très bien doté, qu’il accueille les gosses des ingénieurs et autres classes moyennes sup de la région, voire même de l’étranger tant il est bien classé. C’est limite une vitrine.

      Bref, ça a été le bordel, mais en grande part parce que la préfecture voulait la fermeture totale du réseau, paralysant la ville, même pour les lignes qui n’étaient sur aucun point chaud.

      Le mardi soir, il y a eu le discours tout pourri du ministre (à la limite, s’il avait dit : « allez vous faire foutre ! », ça serait pieux passé), et sur les réseaux, les gosses, là, voulaient clairement en découdre. On a profité de l’accalmie du mercredi pour rapatrier la gosse (à sa demande). Faut savoir que depuis lundi matin, nous subissons aussi une grève SNCF qui fait qu’au lieu d’être à 3 heures de transports, notre fille est plutôt à 5. Elle savait ce qui était prévu pour son lycée le jeudi et on en a déduit qu’il allait fermer dans la journée… ce qui a été le cas. Le retour de flammes, il semble que c’était là.

      Sinon, hier, il y a eu une très belle convergence des lycéens et des étudiants à la fac du Mirail (Jean-Jaurès) : 3000 participants à l’AG, qui a été dissoute avant le vote. En effet, un groupe de lycéens qui souhaitaient quitter le quartier Saint-Cyprien où les manifs sont traditionnellement contenues, se faisait méchamment repousser au niveau du Pont neuf, c’est à dire à l’endroit qui marque l’entrée dans la ville bourgeoise et les centres du pouvoir réel de Toulouse. Là aussi, la cartographie serait très éclairante. Ils sont partis 3000, ils sont arrivés 1500 en renfort sur la zone d’affrontement.

      Là, j’ai moins d’infos, mais à priori, les CRS ont utilisé la méthode normale pour renvoyer les manifestants vers la périphérie : envoi de lacrymos, recul des manifestants, avancée des murs de boucliers sur le boulevard et les rues adjacente, visualisation, re lacrymos. Pas top, mais évite le contact, au moins.

      L’autre truc remarquable, c’est que les quartiers ne bougent pas.
      Voilà.

    • Le moment de vérité est double :
      • les macroniens sont-ils bien les héritiers des versaillais ?
      • les méthodes de maintien de l’ordre et de communication « à l’israélienne » vont-elles être appliquées par nos médias et nos forces de l’ordre, sans sourciller ?

      J’entends :
      • Vont-ils assumer les morts et les blessés, au nom de l’application à tout prix de leur programme politique minoritaire ?
      • Vont-ils assumer d’appliquer une répression et une communication « à la façon » dont les manifestations récentes à Gaza ont été réprimées et relatées ?

    • Ça marche vachement bien leur truc. Mardi ils évacuent le seul point de fixation de Montpellier (le rond-point des Prés d’Arènes), où régnait une ambiance bonne enfant, à l’écart du centre-ville ; ensuite les gaz lacrymogènes contre les lycéens qui avaient brûlé des poubelles (ouh là là…). Hier, interpellation d’une dizaine de 13-17 ans, toujours en garde à vue apparemment aujourd’hui.

      Gros succès de la répression : aujourd’hui un lycée de plus en grève. À l’instant, fermeture du Polygone (le grand centre commercial du centre-ville) par crainte de « remontées » des lycéens, et les gros bistrots de la Comédie en train de ranger leurs terrasses. La course à pied dans le centre de demain matin annulée.

      Tout ça dans une ville où, grosso modo, il n’y a pas eu aucun débordement (en dehors de quelques poubelles martyrisées).

      Grosse ambiance festive, dites-donc.

    • À Montreuil, ma cousine vient de se faire incendier sa voiture par les lycéens voisins. (ping @philippe_de_jonckheere …)

      Près de chez moi, XIVè près de Denfert-Rochereau, on se prépare à l’état de siège : la bibliothèque vient d’annoncer une fermeture exceptionnelle (ainsi que 16 autres bibliothèques municipales), les commerçants voient comment sécuriser leurs vitrines (je ne suis pas dans un des grands axes) le plus simple étant de rester fermés.

    • On m’indique qu’à Nantes, toutes les poubelles à proximité d’un lycée ont été prises pour faire un feu...
      Les bourgeois prennent la version des autorités à la lettre : il y a des casseurs, et les casseurs dilapident nos impôts, et la Police nous défend. Et ceux qui se font défigurer l’ont mérité, la preuve y-a nos poubelles qui sont volées.



  • La Révolte des vignerons de 1907 (Révolte des gueux), et l’immense manifestation du 9 juin à #Montpellier :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_des_vignerons_de_1907

    La date du 9 juin 1907, avec le gigantesque rassemblement de Montpellier va marquer l’apogée de la contestation vigneronne dans le Midi de la France. La place de la Comédie est envahie par une foule estimée entre 600 à 800 000 personnes. « En 1907, le bas Languedoc compte environ un million d’habitants. Cela signifie qu’un Languedocien sur deux manifeste. Cette mobilisation de masse dépasse d’ailleurs les courants politiques ou idéologiques, puisque l’on voit marcher côte à côte des sympathisants de la gauche socialiste et de la droite royaliste ».

    C’est la plus grande manifestation de la troisième République.

    Et dans le récit de 1905 :

    Une grande majorité de ces petits vignerons coopérants du Languedoc et du Roussillon sont de sensibilité socialiste, voire communiste (mise en commun des outils de production et des bénéfices de la vente, principe de base des caves coopératives), formant ainsi un Midi Rouge. La majorité des élus locaux, issus de communes rurales ou du milieu viticole, sont les représentants politiques de ce Midi Rouge et en ce début de xxe siècle ont fait leur le slogan de Jaurès « Dins la tina de la Republica, preparatz lo vin de la Revolucion sociala ! ».






  • La découverte de la semaine à #Montpellier : Locavorium
    http://www.locavorium.fr

    Supérette de produits circuit court, de saison, bio/fermier/tout ça, commerce équitable… Dans la zone commerciale de Saint-Jean-de-Védas (pas très loin de chez nous).

    Tu me diras que pas super-original, des magasins de produits locaux ou bio ; à Levallois, c’était le truc à la mode, y’en avait bien 5 ou 6. La surprise, là, c’est que c’est moins cher que le supermarché (la laitue à 85 centimes, contre 1 euro à Carrefour ; l’oignon doux des Cévennes à 2,90 le kilo contre 4,50 au supermarché). C’est également assez nettement moins cher que les magasins bio/fermier qu’on a vus jusqu’à présent sur Montpellier.

    Et il y a aussi pas mal de choix de viande (là, il y a des trucs assez chers, en fait, genre des saucissons de compétition…). On s’est fait un poulet, mazette.



  • Ce week-end (10-11 novembre), c’était le PAAM, Parcours d’ateliers d’artistes de #Montpellier. Rendez-vous très sympa.

    On commence par l’espace Saint-Ravy, où tous la cinquantaine d’artistes participants exposent chacun une œuvre, et où l’on récupère le plan des ateliers que l’on peut visiter sur la métropole.

    Pour commencer avec les enfants, chacun choisit une œuvre, et en fait un dessin (avec les enfants, on se promène avec des carnets pour dessiner). Je prends en photo et j’expédie la photo à l’artiste, dont l’email est indiqué sur le cartel. Et à chaque fois, dans l’après-midi, on reçoit une réponse très sympa d’un·e artiste, et tout le monde est content.

    Ensuite, direction les ateliers.

    On a commencé par la galerie L’AteLiées, qui regroupe des artistes et des artisans d’art :
    https://fr-fr.facebook.com/lAteLiees
    Endroit très sympa, les objets à la vente sont en général abordables. On a rencontré une jeune femme qui a expliqué comment elle sculpte le verre (j’ai perdu la carte, je ne sais pas son nom…). Ensuite nous avons vu au même endroit Jérémie Iordanoff, qui a expliqué ses peintures abstraites aux gamins :
    https://www.iordanoff.com

    Puis visite chez Mahi, en plein dans sa série « De la chute des corps », qu’il a bien expliqué aux enfants. La petite dessine maintenant des collections de corps en chute libre…
    http://mahi-euh.blogspot.com

    Dans le rue Saint-Guilhem, nous avons visité Sadif Fabari :
    http://sadikfarabi.com
    À noter la formation de cartographe de l’artiste.

    Tout pourrait aussi tenir dans une carte. Héritière d’une tradition millénaire celle des géographes arabes qui de Al-Idrissi avec le « Livre des voyages agréables dans des pays lointains » à Ibn Battuta qui nous donne à connaître l’Europe la méditerranée, l’orient et l’asie ou encore Ibn Khaldun sa géopolitique. Car la carte ne procède elle pas aussi de l’art. Tout à la fois système de signe, une sémiologie graphique opérant comme la recherche permanente de la pertinence des représentations de l’espace et des groupes sociaux qui les peuplent. Comme avec elle, Sadik FARABI retrouve dans la géographie et la cartographie qu’il épousera finalement, un indice tangible, pourquoi pas sensible, qui exprime la polysémie du tableau. La carte nourrissant le tableau et le tableau la carte en autant de symbole et de représentations qui font sens.

    Toujours à Saint-Guilhem, visite de l’atelier de Bojidarka : http://www.bojidarka.com
    Une artiste spécialisée dans les nus, avec énormément d’esquisses exécutées sur le vif. Très sympathique, les gamins ont été positivement impressionnés.

    Et pour finir, sur le chemin pour rentrer, on est passés dire bonjour à Sandra Vérine à l’atelier En traits libres. Petite expo collective du moment : Zelda Hadener a imprimé « J’ai fait un fanzine avec des textes », et chacun a illustré le fascicule à sa sauce (Mattt Konture évidemment, Tanxxx…) :
    https://www.eventbrite.fr/e/billets-exposition-jai-fait-un-fanzine-avec-des-textes-52189157174

    Bref, une belle grosse journée bien remplie. Les gamins ont plein de dessins, on a ramené des cartes postales, et maintenant les gamins prennent des poses pour se dessiner entre eux (c’est nouveau, ça).


  • #Montpellier : Dans la série « Fabre and the city », le musée Fabre fait parler les œuvres
    https://www.20minutes.fr/arts-stars/culture/2366363-20181106-montpellier-serie-fabre-and-the-city-musee-fabre-fait-par

    A l’ère de Netflix, le musée Fabre s’offre une série. Dès vendredi, l’amiral culturel montpelliérain diffusera sur Internet le feuilleton Fabre and the city, une série graphique en sept épisodes où les personnages tirés des œuvres du musée prennent vie.

    La première saison (car il y en aura une deuxième) transporte les spectateurs dans la préhistoire du musée, à la fin du XVIIIe siècle, alors qu’une Société des Beaux-Arts fait ses premiers pas à Montpellier. Accessible gratuitement sur l’application et la plate-forme dédiées, la série propose de se promener à son rythme dans l’intrigue, en balayant son doigt sur l’écran pour faire avancer les péripéties rencontrées par les protagonistes.

    Cépé, l’illustrateur montpelliérain qui a été sélectionné pour dessiner ce projet, a notamment donné vie à des bustes de Voltaire et de Rousseau, à l’Ecorché, imaginé par Jean-Antoine Houdon en 1778, au Vieillard, peint par François-Xavier Fabre en 1784 ou encore la Fillette, inspirée par une œuvre de 1725 de Jean-Baptiste Greuze.

    Le site officiel de la websérie :
    http://fabreandthecity.montpellier3m.fr

    Il y aura aussi (demain) une app de visite géolocalisée en ville, replaçant l’histoire des prémices du musée dans des lieux emblématiques.


  • Tu te moques de la PQR, mais l’actualité locale à #montpellier n’a rien à envier à la grande information que vous avez à Paris. ’Agad’-moi ça :

    – on a notre Alexandre Benalla à nous : Montpellier : un gyrophare posé sur le toit de sa voiture, il se fait passer pour un policier
    https://www.midilibre.fr/2018/10/22/montpellier-un-gyrophare-pose-sur-le-toit-de-sa-voiture-il-se-fait-passer-

    – on a mai 68 aussi : Les nouveaux pavés de la Grand’Rue Jean-Moulin sont arrivés
    http://www.lagazettedemontpellier.fr/43103/les-nouveaux-paves-de-la-grandrue-jean-moulin-sont-arrives.ht

    – on a le 11 Septembre tout pareil : Montpellier : ces tours jumelles dont les ascenseurs tombent en ruine
    https://www.midilibre.fr/2018/10/24/montpellier-ces-tours-jumelles-dont-les-ascenseurs-tombent-en-ruine,474385

    – et même un ami de Mohamed Ben Salman : Montpellier : il se tue en manipulant sa tronçonneuse
    https://www.ladepeche.fr/article/2018/10/20/2892291-montpellier-il-se-tue-en-manipulant-sa-tronconneuse.html


  • Si tu es sur #Montpellier pendant ces vacances, c’est en ce moment la Bourse aux jeux de la boutique Excalibur, rue de l’Ancien Courrier. Tu peux revendre les jeux de société dont tu ne veux plus, et évidemment tu peux aller acheter des jeux d’occase.

    Tous les ans ça vaut le coup. Aujourd’hui je me suis pris une boîte de « Phantom Society », vendu 45€ neuf, trouvable pour 25€ en occasion sur le Web, et là je l’ai eu pour 10€ en état comme neuf.

    (Beaucoup de jeux de plateau pour jeunes adultes, hein, c’est la spécialité de la boutique. Mais on trouve tout de même des jeux familiaux dans le lot.)

    • Ah, et quelques jours après, une boîte de « Carcassonne », avec l’extension de base et une extension qui n’était pas indiquée sur la boîte. Depuis le temps que j’entends parler de ce jeu, je vais pouvoir essayer avec mes enfants.







    • #politologue et ami de François Bayrou selon Libération
      https://www.liberation.fr/france/2018/10/01/mort-du-politologue-antoine-sfeir-specialiste-du-monde-arabe_1682343
      René Pétillon, aussi, est mort
      https://next.liberation.fr/culture/2006/02/06/rene-petillon-dieu-est-humour_28894
      et là, je suis sûr de ne pas me tromper. Il était dessinateur et humoriste.


      Rares sont les dessinateurs qui excellent à la fois dans la caricature politique et la B.D. PETILLON est de ceux-là, notamment avec LOUP, CABU et Claire BRETECHER."PETILLON pétille"… Certes, le jeu de mots est sans doute un peu facile, mais il résume bien l’admiration portée au créateur de « L’Inspecteur Jack Palmer », sa plus célèbre série de Bandes Dessinées.
      Né en 1945 à Lesneven (Finistère), #René_PETILLON a publié ses premiers dessins d’humour, en 1967, dans « Planète ». Le succès fut immédiat et il dut très vite partager son talent entre les nombreuses revues qui le réclamaient : « Plexus », « Penthouse », « Glamour », « Le Point », « Elle », « A Suivre », « Fluide Glacial », « Métal Hurlant », « Télérama », « L’Echo des Savanes », etc…

      En 1972, il avait publié sa première B.D. dans le fameux « Pilote » de Goscinny, le créateur d’Astérix, qui avait bien raison de lui prédire un brillant avenir dans la Bande Dessinée : en un quart de siècle, PETILLON a publié 25 albums ! Un chaque année, sans compter les recueils de dessins
      humoristiques. Le Salon International de la Bande Dessinée d’Angoulême en 1989, lui décerna son Grand Prix.
      Rien ne manquait à sa gloire... Mais il manquait à celle du « Canard ». A l’Automne 1993, le « Canard Enchaîné », qui cherchait une nouvelle plume, proposa à PETILLON de rejoindre l’équipe. Avant d’accepter, il réfléchit longuement et faillit même refuser. Sa rigueur professionnelle et son honnêteté intellectuelle le conduisaient à se demander s’il était mûr pour se lancer, à presque 50 ans, dans
      l’inconfort d’une nouvelle carrière !
      Pourtant, il avait déjà une certaine expérience du dessin politique puisqu’il avait, en mai 1968, participé avec SINE au lancement de « L’Enragé » et que, en 1976, il avait crée, avec Yves GOT, les aventures du « Baron Noir ». Mais seuls les grands sont capables de remettre en question leur propre valeur…

      Sa première parution dans le « Canard » date de février 1994. Depuis, il a publié chaque semaine, entre cinq et huit dessins dont un strip qui ouvrent souvent la « Une ».

      http://lecanardenchaine.free.fr/equipe.html