#morgue

  • La corde du diable

    « La corde du diable » est le nom du barbelé, ce fil de fer inventé à la fin du XIXe siècle aux États-Unis qui emprisonne les hommes et les bêtes, de la prairie à la prison, de la base militaire à la frontière. C’est à travers ce prisme que Sophie Bruneau approche l’épineuse question de la #surveillance et du #contrôle. Un essai documentaire exigeant, à la force plastique stupéfiante qui présente une poignante réflexion sur la gestion politique de l’espace.

    « La corde du diable », c’est le nom donné par ses détracteurs au barbelé, ce fil de fer inventé à la fin du XIXe siècle aux États-Unis. Le film s’ancre dans les grands espaces américains et leurs kilomètres de clôture, comme si la trame narrative se dévidait en miroir de ces millions d’épissures acérées derrière lesquelles lorgnent les têtes de bétail. Point de départ : Omaha, dans le Nebraska, entre foire aux bestiaux, bottes rutilantes et Stetson poussiéreux. Claquements de fouet et musique bluegrass en fond sonore. De la prairie à la prison, de la base militaire à la frontière, la corde du diable emprisonne les hommes et les bêtes. C’est à travers le prisme de cet objet universel que Sophie Bruneau – coréalisatrice du remarquable documentaire Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés, sur la souffrance au travail – aborde l’épineuse question de la surveillance et du contrôle.

    https://www.arte.tv/fr/videos/057390-000-A/la-corde-du-diable

    #film #film_documentaire
    #barbelé #clôture #USA #Etats-Unis #fil_barbelé #élevage #prison #armée #objets #identification #frontières #Mexique #Tohono_O'odham #Baboquivari #migrations #mourir_dans_le_désert #morts #décès #morgue

  • #Covid-19 : la #patinoire de #Grenoble pourrait être réquisitionnée pour accueillir des #cercueils

    C’est une #hypothèse envisagée par la préfecture en cas de hausse massive du nombre de décès liés à l’#épidémie.

    La rumeur s’intensifiait ces derniers jours selon laquelle les Pompes Funèbres Intercommunales (PFI) seraient littéralement saturées par le nombre de décès liés au Covid-19, au point que la patinoire Pôle Sud de Grenoble serait déjà le théâtre morbide et glacial d’un alignement de cercueils.

    Pour l’instant, bien qu’à flux tendu face à une situation inédite, les PFI ont pu s’organiser pour continuer d’assurer leur mission au sein du centre funéraire mais la préfecture de l’Isère envisage effectivement la possible réquisition de plusieurs endroits de l’agglomération, tels que la patinoire, qui pourraient permettre d’accueillir des cercueils dans la dignité et le respect qui sont dus aux défunts, tout en assurant leur conservation avant leur inhumation ou leur crémation.

    « Nous travaillons avec tous les acteurs concernés pour pouvoir anticiper toutes les situations », a indiqué Denis Bruel, directeur de cabinet du préfet. « Si la crise sanitaire devait s’intensifier et provoquer une augmentation massive du nombre de décès à laquelle les pompes funèbres générales ou les pompes funèbres intercommunales (PFI) ne pourraient pas faire face, nous pourrions effectivement envisager ce type de réquisition. Mais ce n’est encore qu’une hypothèse à laquelle nous espérons ne pas avoir recours. Quoi qu‘il en soit, si une décision devait être prise dans ce sens, nous communiquerions immédiatement et les familles en deuil seraient évidemment les premières informées ».

    https://www.ledauphine.com/sante/2020/11/05/covid-19-la-patinoire-de-grenoble-pourrait-etre-requisitionnee-pour-accu
    #requisition #cadavres #coronavirus

  • « Le confinement allégé ne sera pas suffisant pour casser rapidement la courbe épidémique »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/05/william-dab-il-faut-des-maintenant-travailler-a-eviter-un-troisieme-confinem
    William Dab, médecin, épidémiologiste, professeur émérite au CNAM, a été directeur général de la santé de 2003 à 2005. Il analyse la stratégie de lutte contre l’épidémie de Covid-19. Propos recueillis par Pascale Santi.

    Les écoles, collèges et lycées ont rouvert lundi 2 novembre, qu’en pensez-vous ?

    La situation n’est pas simple. Le retour à l’école est une bonne décision du point de vue éducatif. Mais du strict point de vue de l’épidémie, il vaudrait mieux les fermer pour réduire la circulation virale. C’est un choix politique, un arbitrage entre l’impératif pédagogique et l’impératif sanitaire.

    Fermer les écoles, surtout durant le premier semestre, accentue les inégalités. Or, on sait que l’épidémie touche plus les populations les plus précaires. En ce moment, on ne cherche pas la bonne solution, on cherche la moins mauvaise.

    Quel est le rôle des enfants dans la circulation virale ?

    Les enfants semblent moins contaminés et moins contagieux. Les adolescents aussi, mais ils ont plus de contacts sociaux. A l’instar des jeunes adultes, ils sont le plus souvent asymptomatiques. Cependant, il faut être prudent avec les études disponibles. Elles ne sont pour la plupart pas françaises, et elles ont été réalisées au moment où la circulation virale était moins forte qu’aujourd’hui, et à des moments où des écoles pouvaient être fermées.

    Vous avez estimé que les enfants devraient porter un masque à la maison, pour quelles raisons ?

    Cette position a suscité beaucoup de réactions. La représentation dominante est qu’il n’y a pas de problème à la maison, où on a le sentiment d’être protégé. Ce n’est pas vrai. Ma position n’est pas le port du masque systématique à la maison. Ce qu’il faut, c’est inciter les familles à évaluer le risque. Actuellement, la circulation du virus est intense et il faut éviter d’être malade. Le temps médical et le temps soignant, déjà diminué, va se réduire tout au long du mois de novembre. Dans ce contexte, les enfants peuvent ramener le virus à la maison sans le savoir et contaminer leurs proches.

    Plusieurs éléments sont à prendre en compte. Vivre dans un grand appartement chacun ayant sa chambre ou à cinq dans 50 mètres carrés, ce n’est pas le même risque. De même, s’il y a dans la famille des gens à risque élevé de complications. Dans ce cas-là, les enfants et les adolescents doivent se considérer contagieux jusqu’à preuve du contraire. Quoi qu’il en soit, il faut être irréprochable sur l’hygiène des mains et veiller à une aération régulière. Il faut aussi réfléchir aux repas, être vigilant sur les ustensiles, les surfaces, etc.

    Le masque à la maison est-il acceptable ? C’est à chaque famille de décider, c’est un choix délicat entre le besoin affectif et le besoin sanitaire. Rappelons que les personnes fragiles ne sont pas que les personnes les plus âgées ; 40 % des personnes actuellement en réanimation ont moins de 65 ans et 90 % des personnes en réanimation ont des facteurs de risque, qui, outre l’âge, sont le surpoids, le diabète et les antécédents cardiovasculaires ou pulmonaires.

    Pensez-vous que ce confinement allégé sera suffisant ?

    Suffisant pour casser rapidement la courbe épidémique, non. Les mesures prises ne peuvent donner des effets que deux semaines après leur instauration. Je serais étonné que l’on parvienne fin novembre à 5 000 contaminations par jour, objectif fixé par le président Macron. Je l’espère, mais obtenir ce résultat alors que les écoles sont ouvertes semble une gageure. Je m’attends plutôt à ce que ce confinement dure jusqu’au mois de janvier.

    Au printemps, un confinement strict a démarré le 17 mars, l’épidémie n’a cessé de gagner du terrain jusqu’au 7 avril. Mais c’était différent, car nous n’avions ni masques, ni gel, ni tests et le taux de reproduction effectif du virus, le « R », était de 3, le nombre de personnes hospitalisées doublait tous les trois jours.

    Depuis la mi-août, nous avons une croissance exponentielle, avec un doublement des cas tous les quatorze jours. Au début du mois de septembre, 5 000 cas de contaminations étaient recensés chaque jour, ce qui a conduit à environ 100 000 contaminations quotidiennes aujourd’hui. C’est le grand piège d’un modèle exponentiel à latence longue, pendant longtemps on a l’impression que c’est maîtrisable et à un moment donné, lorsqu’on passe de 20 000 à 40 000 cas, on perd le contrôle de la pandémie, même avec un taux de reproduction « R » de l’ordre de 1,3 (c’est-à-dire que 10 personnes en contaminent en moyenne 13 autres).

    Qu’est-ce qui a failli ?

    Comme l’a dit le maréchal Foch, les défaites s’expliquent souvent par deux mots : trop tard. Au printemps, nous avons payé la faiblesse de notre préparation face aux pandémies. Les commissions d’enquête parlementaires sont en train d’investiguer cela. Cet automne, nous avions les tests, les masques et le gel hydroalcoolique. Mais nous n’aurions pas dû nous trouver dans cette situation si on avait agi résolument dès la fin août.

    Lors du déconfinement, en mai, les vannes n’ont pas été ouvertes d’un seul coup, mais progressivement. En revanche, fin août, alors que la circulation virale et le nombre de personnes infectées étaient repartis à la hausse, les écoles ont été ouvertes, puis les universités, et on a demandé aux salariés de revenir dans les entreprises, tout cela en même temps, sans stratégie sur l’utilisation des tests, sur l’isolement. Dès lors, le scénario actuel était écrit.

    Que fallait-il faire ?

    L’isolement est la pièce maîtresse de la lutte contre l’épidémie. Ce n’est pas nouveau. On le sait depuis Robert Koch et sa gestion d’une épidémie de fièvre typhoïde. Cela fait des mois que plusieurs instances le recommandent, mais le mot « isoler » a disparu du discours officiel.
    Il ne suffit pas de dire « restez chez vous ». Le dispositif des hôtels avait été évoqué mais n’a jamais fonctionné. Pour cela, il faut mettre en place un accompagnement sur le terrain, personne par personne. Il ne suffit pas non plus de faire 1 million de tests par semaine. Leur usage doit poursuivre un objectif prioritaire qui est de repérer les malades contagieux et de les isoler.

    On s’attendait le 15 septembre à ce que le premier ministre, Jean Castex, annonce des mesures de ralentissement de la circulation virale, mais il s’est contenté de recommandations. Encore une fois, c’est le problème d’un modèle exponentiel avec un temps de doublement des cas qui est long. Il faut prendre des décisions fortes alors qu’il y a encore peu de cas. Le conseil scientifique l’a dit, mais ce n’est pas facile politiquement.

    A-t-on manqué de pédagogie en France ?

    Oui, je le crois. Les gens ont un sentiment d’incohérence, on ne peut pas acheter des livres mais des cigarettes, pourquoi ? Par ailleurs, les incertitudes ne sont pas suffisamment expliquées : mutations, durée de l’immunité, etc.

    Dans ces situations, la confiance sociale est une question absolument clé. Pour l’obtenir, les décisions doivent s’appuyer sur une évaluation scientifique du risque, ce qui veut dire notamment connaître la contribution des différentes sources de contaminations, ce que l’on pourrait faire sur des échantillons, par des enquêtes téléphoniques et chez les personnes admises à l’hôpital. On nous dit que la plupart des contaminations sont dans le cercle familial. Je ne sais pas où sont les données à l’appui de cette affirmation.

    Les dégâts sociaux, économiques et sanitaires liés au confinement ne seront-ils pas supérieurs aux dégâts sanitaires du Covid-19 ?

    Oui c’est possible. J’ai évoqué cela dans vos colonnes dès le mois d’avril. C’est pour cela que la réactivité de la prévention est fondamentale. Si on agit vite et tôt, on limite l’impact sanitaire et l’impact économique. Plus généralement, la question qui se pose à nos sociétés est celle d’un arbitrage entre le court et le long terme. Pour sauver des vies maintenant, faut-il fragiliser les générations futures ? Si notre santé publique était efficace, on n’aurait pas à se poser cette question.

    Etes-vous pessimiste ?

    Par nature, je suis optimiste, mais à court terme, cela va être douloureux. L’optimisme serait que l’on se mette dès maintenant à préparer le déconfinement et de faire ce qu’il faut pour éviter un troisième confinement au printemps, ce qu’évoque le conseil scientifique. Ce serait socialement trop destructeur, on sent déjà le désarroi et la lassitude.

    #covid-19 #prévention #santé_publique

  • Allemagne : de nouveaux foyers de contamination mis au jour
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/allemagne-de-nouveaux-foyers-de-contamination-mis-au-jour_4013205.html

    Un nouveau foyer de contamination de Covid-19 a été découvert, mercredi 17 juin, dans un abattoir en Allemagne. En duplex sur place, le journaliste François Beaudonnet évoque "une contamination très virulente à Gütersloh, un gigantesque abattoir du nord-ouest du pays, qui produit à lui seul 20% de la viande de toute l’Allemagne". "Il a dû être fermé en urgence après que 660 ouvriers ont été testés positifs. Les écoles qui se trouvent aux alentours de l’abattoir ont été fermées jusqu’à septembre”, ajoute-t-il.

    • hier soir à 19h, on en était à 730. Et, surprise !…
      ce sont des Bulgares et des Roumains.

      Les héritiers, à 50/50, en profitent pour régler leurs comptes

      Corona in Gütersloh : Tönnies-Lüge ! Kantinen-Video zeigt extreme Zustände - und entstand viel später | Welt
      https://www.merkur.de/welt/corona-toennies-guetersloh-deutschland-weissenfels-fleisch-zahlen-video-rheda

      Update, 12.35 Uhr: Robert Tönnies, Mitinhaber und Sohn des verstorbenen Gründers Bernd Tönnies, hat den Rücktritt seines Onkels Clemens Tönnies gefordert. In einem Brief wirft Robert Tönnies der Geschäftsleitung und dem Beirat des Konzerns vor, unverantwortlich gehandelt und das Unternehmen sowie die Bevölkerung gefährdet zu haben.

      Beide Parteien halten je 50 Prozent an dem Unternehmen und streiten seit Jahren um die Führung und Strategie des Konzerns. Robert Tönnies wirft der Geschäftsleitung und dem kontrollierenden Beirat vor, seit 2017 geltende Unternehmensleitsätze zur Abschaffung von Werkverträgen nicht umzusetzen. Seine Hinweise und Vorstöße seien stets abgeblockt worden, heißt es in dem Brief.

      Dass gerade in Schlachtbetrieben die Infektionszahlen weit überdurchschnittlich hoch sind, ist ganz sicher auch dem System der Werkverträge geschuldet; es zwingt viele Arbeiterinnen und Arbeiter in unzumutbare Wohnverhältnisse, die mit einem hohen Ansteckungsrisiko verbunden sind und nur wenig Schutzmöglichkeiten bieten, wenn einmal eine Infektion auftritt“, schreibt Robert Tönnies.

      Update, 17.18 Uhr: Armin Laschet, CDU-Ministerpräsident von Nordrhein-Westfalen, hat mit einer Aussage zum Corona-Massenausbruch beim Unternehmen Tönnies einen Eklat provoziert.

      Auf die Frage, was der Corona-Ausbruch bei Tönnies über die Lockerungen aussage, antwortete er am Mittwoch: „Das sagt darüber überhaupt nichts aus, weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind und da der Virus herkommt. Das wird überall passieren.“ Zudem verwies Laschet auf die Unterbringung und Arbeitsbedingungen in Betrieben.

    • Mehr als 1.300 Infizierte in deutscher Tönnies-Fleischfabrik bekannt | 2020-06-21

      https://www.derstandard.at/story/2000118216326/toennies-mitarbeiter-womoeglich-vor-quarantaene-heimgereist

      Eine Reihe von Mitarbeitern – viele stammen aus Rumänien und Polen – dürfte inzwischen in die Heimat zurückgekehrt sein, um die sich abzeichnende Quarantäne zu vermeiden

      Die Zahl der Corona-Infizierten in der Tönnies-Fleischfabrik in Rheda-Wiedenbrück ist auf 1.331 gestiegen. Die Reihentestungen auf dem Gelände der Firma sind am Samstag abgeschlossen worden. Insgesamt sollen 6.139 Tests durchgeführt worden sein, 5.899 Befunde lägen bereits vor.

      In den vier Krankenhäusern im Landkreis Gütersloh werden derzeit 21 Covid-19-Patienten stationär behandelt. Davon liegen sechs Personen auf der Intensivstation, zwei von ihnen müssen beatmet werden. Fünf der sechs sind nach Angaben des Kreises Tönnies-Beschäftigte.

      Lockdown möglich

      Der nordrhein-westfälische Ministerpräsident Armin Laschet schließt einen Lockdown für die Region Gütersloh weiter nicht aus, nachdem das Corona-Virus dort in einem Schlachthof der Firma Tönnies ausgebrochen ist. Noch sei das Virus-Geschehen lokalisierbar, betont Laschet. „Wir haben explodierende Zahlen, die eng mit der Fleischindustrie verbunden sind“, sagt er. Die Mitarbeiter müssten nun in Quarantäne bleiben. Gesundheitsminister Karl-Josef Laumann mahnte erneut verschärfte Regeln für die Fleischindustrie an, um den Arbeitsschutz zu verbessern.

      Der Kreis Gütersloh hat unterdessen Hinweise, dass Beschäftigte vor der Quarantäne für sämtliche Tönnies-Mitarbeiter abgereist sind. „Wir haben vermehrte Mobilität wahrgenommen“, beruft sich eine Kreissprecherin auf Informationen von Bürgerinnen und Bürgern. „Eine Handhabe, das zu unterbinden, hatten wir zu der Zeit nicht.“

      Insgesamt 6.500 Mitarbeiter aus 87 Nationen

      Am Standort Rheda-Wiedenbrück, dem größten Schlachtereibetrieb Deutschlands, sind nach Unternehmensangaben rund 6.500 Menschen tätig. Rund die Hälfte aller Beschäftigten in der gesamten Tönnies-Unternehmensgruppe arbeiten nach Angaben eines Sprechers über Subunternehmen für Tönnies. Insgesamt seien Menschen aus 87 Nationen für Tönnies tätig. Die mit Abstand größten Gruppen kämen aus Rumänien und Polen. Rund ein Drittel der Beschäftigten mit ausländischer Nationalität lebe mit ihren Familien in Deutschland.

      Nach Angaben der Kreissprecherin hat der Leiter des Krisenstabs, Thomas Kuhlbusch, im Zusammenhang mit den Abreisen bereits Kontakt zu den Botschaften der Herkunftsländer aufgenommen und sie darüber informiert. Einige Botschaften hätten sich auch selbst gemeldet.

      Mehrere Mehrfamilienhäuser unter Quarantäne

      Ein wichtiges Thema bleibt die Einhaltung der Quarantäne durch die infizierten Mitarbeiter. Nach positiven Corona-Tests bei zahlreichen Tönnies-Mitarbeitern hatte die Stadt Verl (sie liegt ebenfalls im Landkreis Gütersloh) am Samstag in einem Stadtteil eine Quarantänezone eingerichtet. Mehrere Mehrfamilienhäuser, in denen Werkvertragsarbeiter der Firma Tönnies untergebracht sind, wurden unter Quarantäne gestellt. Der gesamte Bereich wurde mit Bauzäunen abgeriegelt. In den betroffenen Häusern leben in drei Straßenzügen insgesamt knapp 670 Menschen.

      [...]

      "R"-Faktor über 2

      Der Virus-Reproduktionsfaktor „R“ in Deutschland ist nach Angaben des Robert-Koch-Instituts weiter deutlich über den kritischen Wert angestiegen. Der „4-Tage-R“ werde nun auf 2,88 geschätzt, der „7-Tage-R“ auf 2,03, teilte das Institut am Sonntagabend in seinem täglichen Lagebericht mit. Das sei vor allem auf lokal begrenzte Ausbrüche unter anderem auf einem Schlachthof in Gütersloh zurückzuführen.

      Ziel ist ein Wert von unter 1, weil damit die Zahl der Infizierten rechnerisch sinkt. Das ist auch mit Blick auf die Frage wichtig, ob Lockerungen ausgeweitet oder wieder zurückgenommen werden müssten. (red, Reuters, 21.6.2020)

    • Das Tönnies-Desaster | 2020-06-20
      https://www.sueddeutsche.de/politik/toennies-coronavirus-schlachthof-1.4942588

      [...]

      Der Krisenstab, das ist zumindest die Version von Kuhlbusch, bat die Werksleitung um eine komplette Liste. Sie kam wohl am Freitag um die Mittagszeit. Doch es fehlte ein Drittel. Was folgte, war „gutes Zureden“, das aber zu nichts führte. „Irgendwann sagt man so: Feierabend“, poltert Kuhlbusch. Man habe sich die nötigen Befugnisse gesichert, den Werkschutz mitgenommen und sei in die Verwaltung eingedrungen. Um 1.30 Uhr in der Nacht fanden Kuhlbuschs Mitarbeiter in den vorhandenen Unterlagen schließlich die gesuchten Adressen.

      Ein seltsamer Vorgang. Warum fehlten die Adressen? Waren sie nicht zu finden, oder wollte man sie nicht hergeben? Handelte es sich bei den Betroffenen überhaupt um festangestellte Mitarbeiter, oder nicht vielmehr um jene mobilen Fleischhauer-Truppen, die an mehreren Orten in Nordrhein-Westfalen gleichzeitig arbeiten und eher verstreut wohnen?

      Allerdings könnte der ostentative Zorn der Behörden auch dazu dienen, eigene Versäumnisse zu übertünchen. Schließlich ist seit Langem bekannt, welch zweifelhafte Umstände in Deutschlands großen Schlachthöfen herrschen: Arbeiter, überwiegend aus Rumänien und Polen, die von Subsubunternehmen beschäftigt werden, Billigstlöhne erhalten und in Massenunterkünften hausen.

      [...]

      ... die fehlenden Adressen. Von den Mitarbeitern seien sie vorhanden gewesen und übermittelt worden. Von allen anderen, also jenen, die bei externen „Dienstleistern“ beschäftigt sind, habe man sie nicht speichern dürfen. Aus Datenschutzgründen. So stehe es auch in den „Werksverträgen“.

      Die Dienstleister gaben die Daten also nicht her. Man habe mit dem Katastrophenstab zusammengesessen, in einer „sehr produktiven Zusammenkunft“ am Abend, man habe „sachlich“ gesprochen und laufend „Updates“ geliefert. Es fehlten aber noch immer Daten. Tönnies bat dann offenbar um eine Verordnung, um Druck auf die Subunternehmer auszuüben. Diese habe erst am Samstagmorgen vorgelegen, danach habe man die restlichen Adressen übermittelt.

      [...]

      perdre du temps, ou gangner du temps ... ?

      C’est pas mal bizarre ... le comportement des deux parties donne l’impression d’une tactique délibérée de retardement, dans laquelle les autorités se laissent tromper ou jouent le jeu avec complicité.

    • System #Tönnies und die NRW-Schlafwandler

      https://www.heise.de/tp/features/System-Toennies-und-die-NRW-Schlafwandler-4790290.html

      [...]

      Es ist kaum zu glauben, wenn man liest, wie Gereon Schulze Althoff, Leiter des Pandemiestabs bei Tönnies, jetzt die niedrigen Temperaturen in der Produktion und die Heimreisen der Beschäftigten an den langen Wochenenden zu Pfingsten und Fronleichnam als „mögliche Faktoren“ für die Ausbreitung des Coronavirus anführte. Von Verantwortung keine Spur; die Temperaturen im Fleischbetrieb sind schuld und, wie dumm, die langen Wochenenden. Schlecht gelaufen.
      „… weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind“

      NRW-Ministerpräsident Armin Laschet (CDU), zu Tönnies und den akuten Lockerungen befragt, gibt den Bescheidwisser: „Das sagt (…) überhaupt nichts aus, weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind und da der Virus herkommt. (...) Das hat nichts mit Lockerungen zu tun, sondern mit der Unterbringung von Menschen in Unterkünften und Arbeitsbedingungen in Betrieben.“ Das Beispiel zeige, „wie schnell“ sich ein Virus verbreite, „wenn Abstände nicht eingehalten werden, wenn Unterkünfte nicht in Ordnung sind (…).“

      Eine Aneinanderreihung von Lappalien, angereichert mit Ressentiments. Das „Beispiel“ zeigt neben christdemokratischen Defiziten, was das Menschenbild und hier vor allem Osteuropa angeht, vor allem eines: Dass hier alle geschlafen haben, die etwas hätten tun können; an vorderster Front die Bescheidwisser in Staatsuniform. Jetzt haben wir den Salat: Über 1000 vermeidbare Fälle.

      „Das Vertrauen, das wir in die Firma Tönnies setzen, ist gleich null. Das muss ich so deutlich sagen“, sagte der Leiter des Krisenstabes, zugleich Fachbereichsleiter Gesundheit beim Kreis Gütersloh, Thomas Kuhlbusch, am Samstag. Kuhlbusch berichtet, dass Tönnies bis Freitag Listen der Beschäftigten geliefert habe, in denen 30 Prozent der Adressen gefehlt hätten. Bei Anfragen habe die Firma „immer zögerlich reagiert“.
      Ein Versagens-Muster

      NRW macht gerade vor, wie es nicht geht! Die Gefährdungslage schöngeredet, Preparedness vergessen, Untätigkeit und Krisenmanagementfehler sorgen für aufflammenden Corona-Stress, vor allem aber bleibt hier der Bevölkerungsschutz auf der Strecke. Die amtliche Aufgabenerfüllung und das auf der Strecke gebliebene Gesundheits- und Ordnungsrecht offenbaren hier peinliche und vermeidbare Versäumnisse und Fahrlässigkeiten. Zu den Hausaufgaben hätte auch eine dringend notwendige, wirklich konsequente Einbeziehung privatwirtschaftlicher Unternehmen in die Krisenbewältigung gehört; auch die erfolgt erneut zu spät.

      Richtigerweise hätte man in der zur Verfügung stehenden Zeit entsprechende Regelungen erarbeiten können und müssen. Nach den Vorfällen bei Westfleisch gingen Wochen ins Land. Das heißt: Die Wissensquellen waren vorhanden. Am schlimmsten trifft es aber mal wieder die ohnehin Gelackmeierten. Ja genau, „die Osteuropäer“. Der neue Corona-Hotspot in Deutschland, die Tönnies-Fleischproduktion in Rheda-Wiedenbrück, ist eine Schande. Mit allem, was der Schlamassel hier an Verdruss zutage fördert. ||

      #irresponsabilité #enfumage #enchevêtrement_des_interêts #morgue #inhumanité #NRW (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

  • Inhumation des morts lié à la Covid-19 : L’appel de la Brigade des Sapeurs-pompiers à la population
    https://www.seneweb.com/news/Societe/inhumation-des-morts-lie-a-la-covid-19-l_n_319164.html

    Les éléments des sapeurs-pompiers rencontrent des difficultés depuis quelque temps lors de l’inhumation des victimes décédées de coronavirus. Ce fut le cas à Malika et à Diamaguène Sicap-Mbao, où les populations se sont opposées à l’enterrement de deux dépouilles. Elles ont saccagé les ambulances de la Croix-Rouge et des sapeurs-pompiers. À travers un communiqué, la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers rassure. Selon elle, « toutes les dispositions sont prises pour que ces corps ne présentent aucun danger, ni pour elles, ni pour ces personnels chargés de cette noble tâche. Les dépouilles provenant de l’étranger sont placées dans un cercueil étanche normalisé et celles d’ici ont fait l’objet d’un traitement sécurisé au niveau des morgues », renseigne le communiqué

    #covid-19#migrant#migration#Sénégal#inhumation#corps#décès#morgue#dépouilles#santé#stigmatisation#cercueil

  • Coronavirus : à Mayotte, des dépouilles à risque - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2020/05/15/coronavirus-a-mayotte-des-depouilles-a-risque_1788460

    Pour Christian Patrimonio, l’avocat qui représente la STPM, ses clients auraient subi « une exposition médicalement avérée au risque de contamination ». Le certificat de décès énonçait qu’il n’y avait « pas lieu de mise en bière immédiate », comme l’exigent pourtant les mesures nationales en cette période d’épidémie. Il a fallu un second document pour que la nécessité d’un cercueil hermétique soit reconnue afin d’acheminer le corps en métropole, où la défunte souhaitait être enterrée. Les plaignants ont déposé une requête contre l’agence régionale de santé (ARS) et le préfet de Mayotte, qui n’auraient pas pris les mesures adaptées. Le département, en zone rouge, est le seul de France à être encore soumis au confinement de sa population. Le tribunal administratif ayant rejeté la requête, le Conseil d’Etat a été saisi en appel.

    #Covid-19#France#Mayotte#métropole#décès#morgue#confinement#épidémie#corps#inhumation#circulation#migrant#migration#santé

  • #Coronavirus: Israel’s spy agency Mossad admits to stealing face masks

    https://english.alaraby.co.uk/english/news/2020/4/14/israel-stole-face-masks-amid-global-coronavirus-ppe-shortage

    A Mossad official made the revelation during an interview with Israeli media.

    The intelligence agency has and will use all means to procure necessary equipment during the pandemic, according to Ilana Dayan, host of Channel 12’s “Fact”.

    Mossad is currently involved in efforts to procure supplies ranging from face masks to the mechanical ventilators required to keep some Covid-19 patients alive.

    When asked whether those efforts have included theft, the head of the intelligence agency’s technology division, identified by “Fact” only as H., affirmed: “We stole, but only a little.”

    “The citizens of Israel will have no shortage,” he said according to Haaretz. “In the world in general there will be a great shortage. People are dying because of a lack of equipment. In Israel people won’t go without.”

    H. did not elaborate further on what methods the Mossad has used to procure medical equipment.

    [...]

    Mossad’s role in confronting the coronavirus crisis came to light last month when the agency’s director, Yossi Cohen, quarantined himself following close contact with Israeli Health Minister Yaakov Litzman, who had tested positive for Covid-19.

    [...]

    Six current or former officials with knowledge of Mossad’s counter-coronavirus operations told the NYT it had “used international contacts” to avert possible shortages of equipment and prevent Israel’s healthcare system from being overwhelmed.

    The intelligence agency had been able to procure supplies and equipment Israel’s own health ministry could not, the six people said on condition of anonymity.

    Arab media had earlier reported that Mossad had been involved in procuring thousands of coronavirus tests from countries with which Israel does not have diplomatic relations.

    #vol #voleurs #morgue #masques #impunité

    • Défunts déplacés au transpalette :Opacité et ratés : dans les coulisses de la morgue géante de Rungis, Mediapart, 25 avril 2020

      Immense plateforme logistique au sud de Paris, le hangar de Rungis a été réquisitionné le 3 avril par la préfecture du Val-de-Marne, c’est-à-dire l’État, pour faire face à la « saturation des capacités funéraires » en Île-de-France et accueillir des morts du Covid-19. D’après nos informations, cet ancien hangar voué à la destruction a déjà vu passer plus de 1 300 défunts, provenant des Ehpad pour la majorité, des hôpitaux, et pour 7 % environ des morts à domicile – un second site plus petit a depuis été ouvert à Wissous (Essonne).

      [...] Surveillé, interdit à la presse, l’accès est strictement restreint aux employés. « Pour préserver la solennité du lieu », justifie l’opérateur dans un communiqué. Solennité ou non, Rungis est devenue une boîte noire, illustration supplémentaire de la gestion opaque et précipitée de la crise pandémique, au point qu’une enquête de l’Inspection générale de l’administration (IGA, rattachée au ministère de l’intérieur) a été ouverte et qu’une série d’auditions a déjà eu lieu, d’après des informations obtenues par Mediapart.

      [...] La gestion de cette morgue a déjà suscité moult griefs depuis son ouverture : décorum inapproprié, tarifs indécents, etc. Les témoignages indignés de familles se multipliant, OGF a dû rapidement renoncer à l’application d’un forfait de prise en charge des défunts initialement facturé 159 € pour 6 jours, plus 35 € par jour au-delà. [...] [Par ailleurs] dans un courrier du 16 avril adressé aux opérateurs de pompes funèbres venant rechercher des cercueils à Rungis (que Mediapart a pu consulter), les services de la préfecture du Val-de- Marne ont procédé à un rappel à l’ordre, après avoir relevé que de « nombreux départs » de défunts avaient eu lieu « sans information préalable du gestionnaire [OGF] ».

      Des familles ont-elles raté le recueillement prévu à Rungis, le cercueil de leur proche ayant été emporté sans que l’opérateur chargé de la gestion du site n’en soit au courant ? OGF n’a pas souhaité communiquer à ce sujet. En interne, on tient à nous répondre, par contre, sur un autre sujet délicat, celui des conditions de manipulation des cercueils, placés à même le sol et surtout déplacés au transpalette. Si aucune image n’a fuité jusque-là, Mediapart a pu le vérifier. « C’est une image très violente, reconnaît-on chez OGF. Mais ça ne dure que 15 mètres, le temps de la première prise en charge et de la désinfection des cercueils. Vous imaginez la bombe sanitaire qu’on a créée à Rungis ?! »

      [...] « Ils auraient au moins pu acheter un chariot », s’agace un patron de pompes funèbres. « Nous, on l’a bien fait pour notre funérarium. C’est 700 euros par chariot, mais on le doit bien aux familles. » « Jamais je n’accepterais que ma mère soit déplacée au transpalette », s’émeut aussi un jeune chauffeur.

      #crise_sanitaire #morgue

  • Au pays des disparus

    #Taina_Tervonen remonte le fil de l’histoire d’un #migrant_anonyme, décédé à bord du chalutier clandestin qui a fait naufrage dans les eaux internationales, au large de la #Libye. Sa piste l’emmène de Milan à Catane, en passant par le #Niger et le #Sénégal. Sur sa route, elle croise des centaines de destins brisés aux portes de l’Europe, et entend le désarroi de leurs proches face à l’impossible #deuil. Une enquête, aussi bouleversante que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre temps.
    18 avril 2015. Un chalutier clandestin transportant
    800 personnes en direction de l’Italie sombre
    dans les eaux internationales, au large de la Libye.
    Au lendemain du naufrage, Matteo Renzi s’engage
    devant la presse à remonter l’épave et à donner à
    chaque victime une sépulture digne et un nom.
    Lorsque la journaliste Taina Tervonen se rend
    à la #morgue de Milan seize mois plus tard, pour
    rencontrer l’équipe en charge des identifications, elle
    découvre parmi les objets personnels des naufragés
    un téléphone Nokia jaune citron en trois morceaux
    et un bout de plastique, destiné à le protéger de l’eau.
    C’est tout ce qui reste de #PM390047, dont le #corps
    resté anonyme est enterré dans le carré des migrants
    du #cimetière de #Catane, en Sicile.
    Qui était-il ? Taina Tervonen décide de remonter
    le fil de son histoire, de Milan à Catane, en passant
    par le Niger et le Sénégal. Sur sa route, elle croise
    des dizaines de destins brisés aux portes de l’Europe,
    et entend le désarroi de leurs proches face à
    l’impossible deuil. Une enquête, aussi bouleversante
    que vertigineuse, sur un des plus gros enjeux de notre
    temps.
    Taina Tervonen est journaliste et réalisatrice.
    Elle a travaillé sur les disparus en Bosnie et en
    Méditerranée.


    https://www.fayard.fr/documents-temoignages/au-pays-des-disparus-9782213712390
    #parcours_migratoire #route_migratoire #mort #décès #livre #mourir_en_mer #migrations #réfugiés #frontières #ceux_qui_restent #anonymat #identification #celleux_qui_restent

    ping @reka @karine4 @isskein @pascaline

  • Gilles Le Gendre : « Notre erreur est d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils... »
    https://www.nouvelobs.com/politique/20181217.OBS7228/gilles-le-gendre-notre-erreur-est-d-avoir-probablement-ete-trop-intellige


    Non, non, je vous rassure, mon bon monsieur, on a parfaitement compris, justement !

    « Deuxième erreur, dont nous portons tous la responsabilité – moi y compris, je ne me pose pas en censeur : c’est le fait d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils, trop techniques dans les mesures de pouvoir d’achat. Nous avons saucissonné toutes les mesures favorables au pouvoir d’achat dans le temps, c’était justifié par la situation des finances publiques mais manifestement ça n’a pas été compris. »

    #morgue #mépris

    • déplorant que leur bénéfice politique ait été amoindri par un manque de pédagogie

      wahahaha

      J’expliquais dernièrement à des jeunes à quel point le traitement appliqué aux êtres humains pour les conforter dans l’#infantilisme est calqué sur la fabrication des animaux domestiques. C’est toute une éducation à la #soumission paternaliste du pouvoir qui s’instaure dès l’école maternelle. En érigeant la jeunesse comme le summum de la réussite, le pouvoir libéral aidé de la publicité évite que la population devienne adulte et prenne ses propres décisions pour rester dans l’angoisse infantile de la consommation.

      Et c’est un programme qui est sournois puisqu’il affecte même le design de notre quotidien, élimination des angles, hyper sécurisation des espaces, lieux de vies restreints, la voiture devient un jouet rond etc …

      Programme qui ne marche pas si bien finalement, merci les GJ :)

      #contrôle_social #bétail

  • Pourquoi les riches s’autorisent-ils à frauder ? | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/153600/pourquoi-les-riches-autorisent-frauder


    C’est le fondement même de la pensée de Ayn Rand et de ses adorateurs : #supériorité, #morgue, #impunité et mépris des autres. Il se sentent en pleine #légitimité pour la #fraude, celle-la même qu’ils projettent dans leurs fantasmes sur les plus pauvres (pour aussi mieux les contrôler ET leur faire porter le chapeau de leurs propres sales comportements). En gros, nous nous laissons gouverner par des gorilles immatures…

    Dan Ariely, spécialiste d’économie comportementale et professeur à l’université Duke, a étudié la délinquance des cols blancs, celle qui émane des catégories supérieures. Une de ses études montre que des cas de tricherie sont plus courants au sein des universités de la Ivy-league, qui regroupe les plus prestigieux campus nord-américains avec des droits d’inscription de 50.000 dollars l’année en moyenne, qu’au sein des universités publiques américaines, aux coûts bien plus faibles.

    Pour le co-auteur du livre C’est vraiment moi qui décide, « les personnes qui approuvent le plus les moyens illégitimes de tricher sont celles qui auraient précisément les moyens de ne pas le faire ». D’après lui, c’est parce qu’elles se sentent supérieures qu’elles légitiment, inconsciemment ou consciemment, le droit d’agir de manière déviante et immorale.

    « La délinquance des cols blancs s’explique par le sentiment d’impunité qu’auraient les fautifs. Ils ont l’impression de pouvoir faire ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ont payé pour. »

    De plus, sociologiquement, la plupart d’entre eux considèrent que « jamais personne ne pourra leur reprocher leur comportement déviant ».

  • #Enseignement #supérieur, cette si profonde #crise | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/09/20/enseignement-superieur-cette-si-profonde-crise

    Récemment, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, nous a offerts un moment de #mépris de #classe et de #morgue crasse rares au micro de France Inter. Répondant à une question sur l’#apprentissage, il a expliqué que la question ne s’était pas posée pour ses enfants parce qu’ils étaient brillants – exprimant ainsi en creux que ceux qui suivaient cette voie ne l’étaient pas. Pourtant, il faut aller au-delà de la caricature représentée par ce cher patron pour saisir la complexité de cette question de l’apprentissage. Dans cet élan d’arrogance, Monsieur Frérot sous-entendait que c’était les classes populaires qui avaient besoin de l’apprentissage et que les enfants des parfumés n’avaient pas à se salir les mains là-dedans. Sociologiquement en effet les enfants issus de milieux populaires sont largement majoritaires dans les filières d’apprentissage ante bac.

    Néanmoins, et c’est là que la question devient intéressante, l’on constate un renversement dès lors que l’on se retrouve dans l’enseignement supérieur. Quasi apanage des classes populaires avant le bac, l’apprentissage devient en effet largement diffusé au sein des classes plus aisées de la société une fois le bac obtenu. L’idée de cet apprentissage est évidemment d’aider ceux qui ne sont pas armés à entrer sur le marché de l’emploi n’ayant ni connaissances ni réseau (ce mot pudique derrière lequel se cache bien souvent du piston). Et pourtant l’on constate que c’est précisément ceux qui ont le moins besoin de l’apprentissage qui en profitent une fois le bac passé dans une forme de course au #népotisme et au piston assez abjecte. Il est donc urgent de cesser ce creusement des #inégalités.

    • APB ou l’arbre si commode
      [...]De la même manière, en se fondant sur une meilleure prise en charge de l’orientation, le gouvernement nous explique que la tension présente dans bien des filières disparaitra comme par magie.
      En réalité, croire qu’une simple refonte du site et, soyons fous, un changement de nom de la plateforme permettra de résoudre la crise profonde traversée par l’enseignement supérieur dans notre pays relève d’une ingénuité plus grande encore que de croire au père Noël. Nous expliquer que la crise actuelle rencontrée après les affectations n’est qu’un problème conjoncturel est une fable grossière tant la crise est profonde et structurelle.

      #apb #université #bac_pro #apprentissage

  • The crossing. These migrants died in anonymity, trying to cross the border from Mexico. A Texas doctor works to get them back home.

    The man had been found two nights before on the brushland of a South Texas ranch, miles from the nearest sign of civilization, which was the back of a Walmart. The Border Patrol agent who spotted him didn’t know how long the young man had been walking before he collapsed and died, and neither did Corinne Stern, the Webb County medical examiner on whose autopsy table he now lay.


    http://www.washingtonpost.com/sf/national/2016/11/19/a-texas-doctor-seeks-closure-for-migrants-who-die-crossing-the-borde
    #corps #cadavres #identification #asile #migrations #réfugiés #USA #Etats-Unis #Mexique #frontières #mourir_aux_frontières #décès

  • Corps à quai – le quotidien de l’Institut médico-légal de #Paris
    http://www.wereport.fr/articles/corps-a-quai-le-quotidien-de-linstitut-medico-legal-de-paris

    Ce papier avait été accepté pour publication par un magazine français en novembre 2015. Puis les attentats du 13 Novembre ont eu lieu… Il a été déprogrammé, pour des raisons compréhensibles. C’est pourtant un travail auquel je tiens, car il fut long à aboutir. Autorisations délicates à obtenir lorsqu’on est freelance, difficulté de pratiquer l’immersion...

    #Articles #Société #IML #médecine_légale #morgue

  • Refugees and migrants fleeing sexual violence, abuse and exploitation in Libya

    Horrifying accounts of sexual violence, killings, torture and religious persecution collected by Amnesty International reveal the shocking range of abuses along the smuggling routes to and through Libya. The organization spoke to at least 90 refugees and migrants at reception centres in Puglia and Sicily, who had made the journey across the Mediterranean from Libya to southern Italy in the past few months, and who were abused by people smugglers, traffickers, organized criminal #gangs and armed groups.


    https://www.amnesty.org/en/latest/news/2016/07/refugees-and-migrants-fleeing-sexual-violence-abuse-and-exploitation-in-lib
    #Libye #migrations #asile #réfugiés #violence #abus #passeurs #trafiquants

  • Le croque-mort de #Lesbos : « Il n’y a même pas assez de sacs pour mettre les corps »

    L’île grecque, submergée par les milliers de noyés qui tentaient de rejoindre l’Europe, manque de moyens pour s’occuper des #dépouilles de migrants.


    http://www.liberation.fr/planete/2016/01/26/le-croque-mort-de-lesbos-il-n-y-a-meme-pas-assez-de-sacs-pour-mettre-les-
    #corps #asile #migrations #réfugiés #Grèce #mourir_en_mer #cimetière #cadavres

    • Après les tragédies, l’Europe refermée

      « Le plus dur, c’est quand tu n’arrives pas à sauver tout le monde. Quand tu plonges pour en sortir un de l’eau mais que tu vois qu’à côté un autre se noie. Quand c’est fini, tu ne te souviens pas des dix qui sont vivants mais des dix autres que tu n’as pas réussi à sauver. »Avant de s’installer avec moi à la terrasse du café, Stratos Valamios a amarré son bateau et déposé chez lui sa pêche du jour. Il ne reprendra pas la mer cette nuit de décembre. À la table d’à côté, de jeunes volontaires de l’association Refugees Rescue vident des pintes de bière en jouant à un quiz sur la Grèce.

      Stratos Valamios se souvient de la première fois qu’il a vu une barque en détresse. C’était il y a presque vingt ans, en 1996. Seulement, pendant l’été et l’automne 2015, tout a pris ici des proportions inimaginables. « Si tu ne l’as pas vécu, tu ne peux pas l’imaginer. On pouvait voir 80 barques à l’horizon, 3 000 personnes qui arrivaient pendant la même journée. C’était une situation de guerre, juste là, en bas de chez toi. Depuis mon balcon, je voyais des milliers de gens dormir là, à même le sol. Quand j’allais pêcher, je me retrouvais devant des gens en train de se noyer. On n’avait pas besoin de les chercher, on entendait leurs hurlements dans la nuit. »

      « Après les gros naufrages d’octobre 2015, la mer a rejeté des corps pendant deux semaines. Les pêcheurs m’appelaient pour que je vienne les ramasser avec mon corbillard, avec les gardes-côtes. Je les chargeais parfois par trois ou cinq en même temps. » #Alekos_Karayioryis est entrepreneur de pompes funèbres. Il a les cheveux grisonnants et le visage buriné par le soleil. « Il y avait beaucoup d’enfants dans ces bateaux. Je les trouvais sur la plage les yeux ouverts, comme s’ils cherchaient leurs parents. Ça, c’était dur. Mais c’est mon travail, je dois le faire. »
      Pourtant, Alekos Karayioryis a fini par arrêter. Après avoir ramassé 96 personnes sur les plages de l’île en octobre-novembre 2015, il n’en pouvait plus de porter les corps, de les prendre en photo, de leur mettre le bracelet d’#identification au poignet, de fouiller leurs poches, de les conduire à la #morgue. « Je ne demande pas à être payé pour ce travail, je voudrais juste qu’on me rembourse les frais. J’ai dû embaucher des gens, payer l’essence. Mais personne ne prend ses responsabilités ! »
      Dans le café de la Marina de Mytilène, Alekos Karayioryis fulmine. Il en a gros sur le cœur contre la ville, contre l’État, contre l’Europe. Contre tout ce qui est arrivé. Contre les « crétins » qui nous gouvernent, contre tous ceux qui profitent de cette affaire de migrants, contre l’Union européenne qui avait les moyens de faire venir les gens en sécurité et qui a spéculé sur leur vie. Contre toutes ces morts inutiles. Contre tous ceux qui ne l’ont jamais remercié pour le sale boulot qu’il faisait, ramasser les cadavres pour que les touristes puissent se baigner paisiblement. Il fulmine et finit par s’essouffler. « Je ne veux pas me rappeler de tout ça. Je ne voulais pas accepter l’entretien avec toi parce que je ne voulais pas me rappeler de tout ça. » Il attrape son téléphone qu’il avait posé sur la table. « J’avais plein de photos sur mon portable. Un jour, je les ai toutes effacées. Il y en a juste une que j’ai gardée, c’est celle-ci. Je n’arrive pas à l’effacer, celle-là. Je ne sais pas pourquoi. » C’est un garçon d’une dizaine d’années, échoué sur une plage de sable. Ce corps-là suit Alekos Karayioryis sur son téléphone depuis deux ans.

      https://lesjours.fr/obsessions/migrants/ep5-politique-europeene

  • In #Rafah, hospital morgues cannot hold all the bodies

    In the 24 hours after the collapse of the cease-fire, 123 civilians were killed in Rafah alone, including 30 children and 14 women, Palestinians say.


    http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.608532

    #cadavres #hôpital #morgue #Gaza #décès #morts #Palestine #Israël