#morts_aux_frontières

  • #métaliste sur les personnes en migration décédées à la frontière entre l’#Espagne et la #France, #Pays_basque

    Historique des personnes décédées dans la région en 2021 :

    EH Bai a immédiatement réagi dans la matinée à cette « terrible nouvelle » qui « s’est répétée ces derniers mois ». Le 22 mai dernier, le corps de Yaya Karamoko, un Ivoirien de 28 ans, était retrouvé dans la Bidassoa, près de la rive espagnole. Deux mois et demi plus tard, une autre jeune migrant décédait dans le fleuve frontière. Le 8 août, Abdoulaye Koulibaly, Guinéen de 18 ans, mourrait lui aussi dans une tentative de traversée à la nage, pour éviter les contrôles policiers réguliers entre Irun et Hendaye. Enfin, le 18 avril, à Irun, un exilé erythréen s’était donné la mort.

    https://www.sudouest.fr/pyrenees-atlantiques/saint-jean-de-luz/terrible-drame-a-saint-jean-de-luz-trois-personnes-meurent-ecrasees-par-un-

    #frontières #migrations #réfugiés #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #asile #décès

  • La frontière de l’Evros, un no man’s land grec ultra-militarisé où « personne n’a accès aux migrants »

    Échaudée par l’afflux de milliers de migrants venus de Turquie via la rivière Evros à l’extrême est du pays en mars 2020, la Grèce a hautement militarisé la zone. Des exilés continuent toutefois de traverser cette frontière greco-turque sous contrôle exclusif de l’armée. Ils ne reçoivent l’aide d’aucune ONG, d’aucun habitant, interdits dans la zone.

    C’est une rivière inapprochable à l’extrême pointe de l’Union européenne. Les 500 kilomètres de cours d’eau de l’Evros, frontière naturelle qui sépare la Grèce de la Turquie sur le continent, sont, depuis des années, sous contrôle exclusif de l’armée grecque.

    En longeant la frontière, la zone est déserte et fortement boisée. Des ronces, des buissons touffus, des arbres empêchent le tout-venant de s’approcher du secteur militarisé et du cours d’eau. « Il y a des caméras partout. Faites attention, ne vous avancez pas trop », prévient Tzamalidis Stavros, le chef du village de Kastanies, dans le nord du pays, en marchant le long d’une voie ferrée - en activité - pour nous montrer la frontière. Au loin, à environ deux kilomètres de là, des barbelés se dessinent. Malgré la distance, Tzamilidis Stavros reste vigilant. « Ils ont un équipement ultra-moderne. Ils vont nous repérer très vite ».

    Cette zone interdite d’accès n’est pourtant pas désertée par les migrants. Depuis de nombreuses années, les populations sur la route de l’exil traversent l’Evros depuis les rives turques pour entrer en Union européenne. Mais la crise migratoire de mars 2020, pendant laquelle des dizaines de milliers de migrants sont arrivés en Grèce via Kastanies après l’ouverture des frontières turques, a tout aggravé.

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    En un an, la Grèce - et l’UE - ont investi des millions d’euros pour construire une forteresse frontalière : des murs de barbelés ont vu le jour le long de la rivière, des canons sonores ont été mis en place, des équipements militaires ultra-performants (drones, caméras…). Tout pour empêcher un nouvel afflux de migrants par l’Evros.

    « Nous avons aujourd’hui 850 militaires le long de l’Evros », déclare un garde-frontière de la région, en poste dans le village de Tychero. « Frontex est présent avec nous. Les barbelés posés récemment
    nous aident énormément ».

    « Black-out »

    Ces installations ont contribué à faire baisser le nombre de passages. « A Kastanies, avant, il y avait au moins cinq personnes par jour qui traversaient la frontière. Aujourd’hui, c’est fini. Presque plus personne ne passe », affirme le chef du village qui se dit « soulagé ». « La clôture a tout arrêté ». Mais à d’autres endroits, « là où il y a moins de patrouilles, moins de surveillance, moins de barbelés », des migrants continuent de passer, selon l’association Border violence, qui surveille les mouvements aux frontières européennes.

    Combien sont-ils ? La réponse semble impossible à obtenir. Les médias sont tenus à l’écart, le ministère des Affaires étrangères grec évoquant des raisons de « sécurité nationale ». Les autorités grecques ne communiquent pas, les garde-frontières déployés dans la région restent flous et renvoient la balle à leurs supérieurs hiérarchiques, et les associations sont absentes de la zone.

    C’est ce « black-out » de la zone qui inquiète les ONG. « Des migrants arrivent à venir jusqu’à Thessalonique et ils nous racontent leur traversée. Mais il faut 25 jours à pied depuis l’Evros jusqu’ici. Nous avons donc les infos avec trois semaines de retard », explique une militante de Border Violence, à Thessalonique.

    Les migrants arrêtés par les garde-frontières grecs dans la zone ne peuvent pas non plus témoigner des conditions de leur interpellation. Ils sont directement transférés dans le hotspot de Fylakio, le seul camp de la région situé à quelques km de la Turquie. Entouré de barbelés, Fylakio fait partie des sept centres fermés du pays où les migrants ne peuvent pas sortir. Et où les médias ne peuvent pas entrer.

    « J’ai traversé l’Evros il y a un mois et demi et je suis bloqué ici depuis », nous crie un jeune Syrien de 14 ans depuis le camp. « On a passé 9 jours dans la région d’Evros et nous avons été arrêtés avec un groupe de mon village, nous venons de Deir-Ezzor ». Nous n’en saurons pas plus, un militaire s’approche.
    Des milliers de pushbacks, selon les associations

    La principale préoccupation des associations comme Border violence – mais aussi du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) – restent de savoir si les droits fondamentaux des demandeurs d’asile sont respectés à la frontière de l’Evros. « Là-bas, personne n’a accès aux migrants. La politique frontalière est devenue complètement dingue ! Nous, les militants, nous n’allons même pas dans la région ! On a peur d’être arrêté et mis en prison ».

    La semaine dernière, le ministre des Migrations, Notis Mtarakis a officiellement rejeté l’instauration d’un « mécanisme de surveillance » à ses frontières, réclamé par l’ONU et la Commission européenne, déclarant que cela « portait atteinte à la souveraineté du pays ».

    Margaritis Petritzikis, à la tête du HCR dans le hotspot de Fylakio, reconnaît que ce qu’il se passe dans l’Evros est opaque. « La frontière doit être mieux surveillée », explique-t-il, en faisant référence à demi mot aux pushbacks, ces renvois illégaux entre deux Etats voisins.

    Si les autorités grecques nient les pratiquer, ces pushbacks seraient nombreux et réguliers dans cette partie du pays. « Evidemment, qu’il y a des renvois vers la Turquie », assure un ancien policier à la retraite sous couvert d’anonymat qui nous reçoit dans sa maison à moins de 5 km de la Turquie. « J’ai moi-même conduit pendant des années des bateaux pour ramener des migrants vers la Turquie à la tombée de la nuit ».

    Selon Border violence, environ 4 000 personnes ont été refoulées illégalement depuis le début de l’année. « Il y en a certainement beaucoup plus, mais de nombreuses personnes ne parlent pas. Elles ont peur ».
    38 morts dans l’Evros depuis le début de l’année

    Au-delà des refoulements illégaux, la question des violences inquiète les associations. Selon le New York Times, des centres de détention secrets, appelés « black sites », seraient présents dans la région. Sans observateurs extérieurs, la zone suscite énormément de fantasmes. « Des migrants nous ont parlé de tortures dans ces centres cachés en Grèce, de chocs électriques, de simulacres de noyades. Nous ne pouvons pas vérifier », continue la militante de Border violence.

    Et comment recenser les victimes, celles et ceux qui se sont noyés en tentant la traversée ? Sans accès à la zone, « nous ne pouvons même pas parler de morts mais de personnes disparues », déplore-t-elle. « Nous considérons qu’au bout d’un mois sans nouvelles d’un migrant dans la zone, celui-ci est présumé décédé ».

    Selon Pavlos Pavlidis, un des médecins-légistes de l’hôpital d’Alexandropoulis, le chef-lieu de la région, déjà 38 personnes sont mortes cette année.

    « Beaucoup se sont noyés dans l’Evros, d’autres sont morts d’hypothermie. Surtout l’hiver. Ils traversent la rivière, ils sont trempés. Personne n’est là pour les aider, alors ils meurent de froid. Leurs corps sont parfois trouvés 20 jours plus tard par la police et amenés à l’hôpital », explique-t-il.

    Y a-t-il des victimes non recensées ? « Peut-être », répond-t-il. Mais sans maraudes, impossible de surveiller la zone et de venir en aide à des blessés potentiels. « C’est triste de mourir ainsi », conclut-il, « loin des siens et loin de tout ».

    https://www.infomigrants.net/fr/post/35496/la-frontiere-de-levros-un-no-mans-land-grec-ultramilitarise-ou-personn
    #Evros #région_de_l'Evros #migrations #asile #réfugiés #frontières #militarisation_des_frontières
    #décès #morts #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #statistiques #chiffres #2021
    #push-backs #refoulements #Pavlos_Pavlidis #Turquie #Grèce
    #murs #barbelés #barrières_frontalières #Kastanies #clôture #surveillance #fermeture_des_frontières #Fylakio #black_sites #torture

    C’est comme un déjà-vu pour moi... une répétition de ce qui se passait en 2012, quand j’étais sur place avec Alberto...
    Dans la région de l’Evros, un mur inutile sur la frontière greco-turque (2/4)
    https://visionscarto.net/evros-mur-inutile

    • Un médecin légiste grec veut redonner une identité aux migrants morts dans l’Evros

      Médecin légiste depuis les années 2000, Pavlos Pavlidis autopsie tous les corps de migrants trouvés dans la région de l’Evros, frontalière avec la Turquie. A l’hôpital d’Alexandropoulis où il travaille, il tente de collecter un maximum d’informations sur chacun d’eux - et garde dans des classeurs tous leurs effets personnels - pour leur redonner un nom et une dignité.

      Pavlos Pavlidis fume cigarette sur cigarette. Dans son bureau de l’hôpital d’Alexandropoulis, les cendriers sont pleins et l’odeur de tabac envahit toute la pièce. Le médecin légiste d’une cinquantaine d’années, lunettes sur le nez, n’a visiblement pas l’intention d’ouvrir les fenêtres. « On fume beaucoup ici », se contente-t-il de dire. Pavlos Pavlidis parle peu mais répond de manière méthodique.

      « Je travaille ici depuis l’an 2000. C’est cette année-là que j’ai commencé à recevoir les premiers corps de migrants non-identifiés », explique-t-il, le nez rivé sur son ordinateur. Alexandropoulis est le chef-lieu de la région de l’Evros, à quelques kilomètres seulement de la frontière turque. C’est là-bas, en tentant d’entrer en Union européenne via la rivière du même nom, que les migrants prennent le plus de risques.

      « Depuis le début de l’année, 38 corps sont arrivés à l’hôpital dans mon service, 34 étaient des hommes et 4 étaient des femmes », continue le légiste. « Beaucoup de ces personnes traversent l’Evros en hiver. L’eau monte, les courants sont forts, il y a énormément de branchages. Ils se noient », résume-t-il sobrement. « L’année dernière, ce sont 36 corps qui ont été amenés ici. Les chiffres de 2021 peuvent donc encore augmenter. L’hiver n’a même pas commencé. »

      Des corps retrouvés 20 jours après leur mort

      Au fond de la pièce, sur un grand écran, des corps de migrants défilent. Ils sont en état de décomposition avancé. Les regards se détournent rapidement. Pavlos Pavlidis s’excuse. Les corps abîmés sont son quotidien.

      « Je prends tout en photo. C’est mon métier. En ce qui concerne les migrants, les cadavres sont particulièrement détériorés parce qu’ils sont parfois retrouvés 20 jours après leur mort », explique-t-il. Densément boisée, la région de l’Evros, sous contrôle de l’armée, est désertée par les habitants. Sans civils dans les parages, « on ne retrouve pas tout de suite les victimes ». Et puis, il y a les noyés. « L’eau abîme tout. Elle déforme les visages très vite ».

      Tous les corps non-identifiés retrouvés à la frontière ou dans la région sont amenés dans le service de Pavlos Pavlidis. « Le protocole est toujours le même : la police m’appelle quand elle trouve un corps et envoie le cadavre à l’hôpital. Nous ne travaillons pas seuls, nous collaborons avec les autorités. Nous échangeons des données pour l’enquête : premières constatations, présence de documents sur le cadavre, heure de la découverte… »

      Les causes de décès de la plupart des corps qui finissent sous son scalpel sont souvent les mêmes : la noyade, donc, mais aussi l’hypothermie et les accidents de la route. « Ceux qui arrivent à faire la traversée de l’Evros en ressortent trempés. Ils se perdent ensuite dans les montagnes alentours. Ils se cachent des forces de l’ordre. Ils meurent de froid ».
      Cicatrices, tatouages…

      Sur sa table d’autopsie, Pavlos sait que le visage qu’il regarde n’a plus rien à voir avec la personne de son vivant. « Alors je photographie des éléments spécifiques, des cicatrices, des tatouages... » Le légiste répertorie tout ; les montres, les colliers, les portables, les bagues... « Je n’ai rien, je ne sais pas qui ils sont, d’où ils viennent. Ces indices ne leur rendent pas un nom mais les rendent unique. »

      Mettant peu d’affect dans son travail – « Je fais ce que j’ai à faire., c’est mon métier » – Pavlos Pavlidis cache sous sa froideur une impressionnante humanité. Loin de simplement autopsier des corps, le médecin s’acharne à vouloir leur rendre une identité.

      Il garde les cadavres plus longtemps que nécessaire : entre 6 mois et un an. « Cela donne du temps aux familles pour se manifester », explique-t-il. « Ils doivent chercher le disparu, trouver des indices et arriver jusqu’à Alexandropoulis. Je leur donne ce temps-là ». En ce moment, 25 corps patientent dans un conteneur réfrigéré de l’hôpital.

      Chaque semaine, il reçoit des mails de familles désespérées. Il prend le temps de répondre à chacun d’eux. « Docteur, je cherche mon frère qui s’est sûrement noyé dans l’Evros, le 22 aout 2021. Vous m’avez dit le 7 septembre qu’un seul corps avait été retrouvé. Y en a-t-il d’autres depuis ? », peut-on lire sur le mail de l’un d’eux, envoyé le 3 octobre. « Je vous remercie infiniment et vous supplie de m’aider à retrouver mon frère pour que nous puissions l’enterrer dignement ».

      « Je n’ai pas de données sur les corps retrouvés côté turc »

      Dans le meilleur des scénario, Pavlos Pavlidis obtient un nom. « Je peux rendre le corps à une famille ». Mais ce cas de figure reste rare.

      Qu’importe, à chaque corps, la même procédure s’enclenche : il stocke de l’ADN, classe chaque objet dans des enveloppes rangées dans des dossiers, selon un protocole précis. Il note chaque élément retrouvé dans un registre, recense tous les morts et actualise ses chiffres.

      Le médecin regrette le manque de coopération avec les autorités turques. « Je n’ai pas de chiffres précis puisque je n’ai pas le décompte des cadavres trouvés de l’autre côte de la frontière. Je n’ai que ceux trouvés du côté grec. Combien sont morts sur l’autre rive ? Je ne le saurai pas », déplore-t-il. Ces 20 dernières années, le médecin légiste dit avoir autopsié 500 personnes.

      Les corps non-identifiés et non réclamés sont envoyés dans un cimetière de migrants anonymes, dans un petit village à 50 km de là. Perdu dans les collines, il compte environ 200 tombes, toutes marquées d’une pierre blanche.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/35534/un-medecin-legiste-grec-veut-redonner-une-identite-aux-migrants-morts-

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      Portrait de @albertocampiphoto de Pavlos Pavlidis accompagné de mon texte pour @vivre (c’était 2012) :

      Pavlos Pavlidis | Médecin et gardien des morts

      Pavlos Pavlidis nous accueille dans son bureau, au sous-sol de l’hôpital d’Alexandroupoli. Sa jeune assistante, Valeria, est également présente pour l’aider dans la traduction anglaise. Pavlidis est calme. Sa voix est rauque, modelée par la fumée de cigarettes.

      Il s’occupe de trouver la cause de la mort des personnes vivant dans la région de l’Evros, mais également de donner une identité aux cadavres de migrants récupérés dans le fleuve. Une cinquantaine par année, il nous avoue. Déjà 24 depuis le début de l’année, dont un dixième ont un nom et un prénom.

      Après seulement 2 minutes d’entretien, Pavlidis nous demande si on veut regarder les photos des cadavres. Il dit que c’est important que nous les voyions, pour que nous nous rendions compte de l’état dans lequel le corps se trouve. Il allume son vieil ordinateur et nous montre les photos. Il les fait défiler. Les cadavres se succèdent et nous comprenons vite les raisons de faire systématiquement une analyse ADN.

      Pavlidis, en nous montrant les images, nous informe sur la cause de la mort : « Cette dame s’est noyée », dit-il. « Cette dame est morte d’hypothermie ». Ceux qui meurent d’hypothermie sont plus facilement identifiables : « Cet homme était d’Erythrée et on a retrouvé son nom grâce à ses habits et à son visage ». Le visage était reconnaissable, le froid l’ayant conservé presque intact.

      « Celle-ci, c’est une femme noire ». Elle s’est noyée après l’hiver. Pavlidis ne peut en dire de plus. Nous voyons sur la photo qu’elle porte un bracelet. Nous lui posons des questions, sur ce bracelet. Alors il ouvre un tiroir. Il y a des enveloppes, sur les enveloppes la date écrite à la main de la découverte du corps et des détails qui pourraient être important pour donner à ce corps une identité. Dans les enveloppes, il y les objets personnels. Il n’y a que ces objets qui restent intacts. Le corps, lui, subit le passage du temps.

      Pavlidis nous montre ensuite un grigri. C’est un homme qui le portait. Il restera dans l’enveloppe encore longtemps ; jusqu’à ce qu’un cousin, une mère, un ami vienne frapper à la porte de Pavlidis pour dire que c’est peut-être le grigri de son cousin, de son fils, de son ami. Et alors l’ADN servira à effacer les doutes.

      Les cadavres, quand personne ne les réclame, restent dans les réfrigérateurs de l’hôpital pendant 3 mois. Puis, ils sont amenés dans le cimetière musulman du village de Sidiro, où un mufti s’occupe de les enterrer. Ils sont tous là, les corps sans nom, sur une colline proche du village. Ils sont 400, pour l’instant. 450, l’année prochaine. Le mufti prie pour eux, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. La distinction est difficile à faire et le fait de les enterrer tous au même endroit permet à Pavlidis de savoir où ils sont. Et là, au moins, il y a quelqu’un qui s’occupe d’eux. Si un jour, la famille vient frapper à la porte du médecin, il saura où est le corps et, ensemble, ils pourront au moins lui donner un nom. Et le restituer à sa famille.

      https://asile.ch/2012/11/09/gardien-des-morts-dans-le-sous-sol-de-lhopital-dalexandropouli

      #identification #Pavlos_Pavlidis

  • Cérémonie d’écoute païenne

    wi watt’heure #37 se fait l’écho du mouvement des théâtres occupés au printemps 2021 en France, en zoomant sur un théâtre, le Théâtre Molière de Sète, et sur une des actions proposées par son collectif d’occupation, le collectif #Occupy_Molière. L’action choisie est la #lecture_publique de la liste des 44.764 réfugié·es décédé·es sur la route pour rejoindre l’Europe. Cette liste est régulièrement mise à jour par l’association #UNITED_Against_Refugee_Deaths.

    Une lecture publique a eu lieu le 26 juin à #Sète, dans le parc Simone Veil.
    Nous avons choisi pour #wi_watt’heure de donner à entendre la première année, qui liste les réfugié·es décédé·es de mai 2021 à mai 2020. Ces noms et prénoms, ainsi que les raisons du décès, ont été relus et enregistrés le 16 septembre, dans le studio Les Ombres d’Ondes, à l’occasion de cette publication.

    L’action est définie comme une « #cérémonie_d’écoute_païenne ». Il s’agit d’un #rituel pour #nommer, faire résonner et ainsi sortir de l’oubli ces personnes qui restent toujours sous le seuil du visible et de l’audible. Ce geste de #deuil est vocalisé près de la mer méditerranée – cette frontière liquide et fluide, mais inaccessible, entre Europe et Afrique – et donné à entendre pour convoquer une #écoute_collective.

    Dans la continuité, le collectif Occupy Molière souhaite proposer à d’autres collectifs de différentes villes en Europe de le rejoindre dans une action plus large qui serait de relire cette liste, le même jour, partout dans le continent.

    https://revue-et-corrigee.net/?v=wwh&PHPSESSID=4da3fb130d85b5fda05d6f9a07ea1b7b

    Pour écouter la cérémonie :
    https://soundcloud.com/user-903371861-530658408/wi-wattheure-37

    #liste #mourir_aux_frontières #performance #lecture #morts_aux_frontières #commémoration #asile #migrations #réfugiés
    #audio #son

    ping @karine4 @isskein

  • Poland : 4 people found dead on border with Belarus

    Four were found dead on the Poland-Belarus border, three Iraqi men in Poland and one Iraqi woman in Belarus. The Polish prime minister spoke of “dramatic events and Belarusian provocations.”

    Polish officials said Sunday the bodies of three men, believed to be Iraqi nationals, were found on the Polish side of the Poland-Belarus border while Belarusian authorities announced an Iraqi woman was found within a meter of the border.

    The Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki said on Facebook that he was in contact with the interior minister as well as the head of the border guards. Morawiecki said links between these “dramatic events and Belarusian provocations” would be investigated.

    Poland’s border guards said on Twitter they are opening an investigation into the deaths.

    State of emergency on Poland-Belarus border

    EU member-states Poland, Lithuania and Latvia, which border Belarus, have come under increasing pressure as Belarusian strongman Alexander Lukashenko has opened a backdoor route for migrants into the EU.

    Poland, Lithuania and Latvia have labeled the recent influx of migrants a “hybrid attack” carried out by Belarusian President Alexander Lukashenko with the aim of destabilizing Europe and the EU.

    Poland and Lithuania are building razor wire fences and increasing border patrols. Both have declared a state of emergency along the border areas in an effort to halt, but more likely will only stymie migrant flows.

    One week ago, Poland declared a state of emergency along the border, barring any non-residents of the area access to the border zone. It was the first time such measures were imposed since the communism period in Poland ended in 1989.

    Soaring numbers of migrants crossing from the east

    Anna Michalska, a spokeswoman for the Polish border guards, said there were over 3,800 attempts at illegal crossings from Belarus in September and over 320 just on Saturday alone.

    Michalska told Polish media of a separate incident on Saturday where eight migrants, three women and five men, were stuck in the swamps near Poland’s border with Belarus.

    That group was rescued by the joint efforts of Poland’s border guards, police, firefighters, military and airborne ambulance service.
    Lukashenko retaliates for sanctions

    Western governments slapped sanctions on the government of Alexander Lukashenko for a brutal crackdown on civil society following last year’s disputed election that brought hundreds of thousands out into the streets in protest.

    EU officials and German Chancellor Angela Merkel have condemned this latest crisis brought on by a leader described as Europe’s last dictator.

    https://www.dw.com/en/poland-4-people-found-dead-on-border-with-belarus/a-59234536
    #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #Pologne #Biélorussie #frontières

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    voir aussi :
    La #Pologne érigera une clôture en barbelés à sa frontière avec le #Bélarus
    https://seenthis.net/messages/927137

  • Militarisation of the Evros border is not a new thing, it’s between Greece and Turkey after all. 12 km of land border used to have a minefield. This is at a cemetery in Alexandroupolis. It’s not a vacant plot but a grave for dozens of unidentified migrant mine victims from 1990s.


    https://twitter.com/vvlaakkonen/status/1436561164423634946

    #Evros #Grèce #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #asile #migrations #histoire #réfugiés #frontières #mines_antipersonnel #cimetière #Alexandroupolis #fosse_commune #militarisation_des_frontières
    #Ville_Laakkonen

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    En 2012, quand @albertocampiphoto et moi étions dans la région, nous avons visité le cimetière de #Sidirò où les victimes du passage frontaliers (à partir des années 2010, soit une fois le terrain déminé) ont été enterrées :


    https://visionscarto.net/evros-mur-inutile
    et
    https://journals.openedition.org/espacepolitique/2675

  • Ce soir je ne jouerai pas Antigone de #Roger_Lombardot par Coralie Russier
    https://www.youtube.com/watch?v=0j853n8mubo


    #théâtre #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #frontières

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    Ce soir je ne jouerai pas Antigone

    Ce soir je ne jouerai pas Antigone… Ce sont les premiers mots que la comédienne adresse au public, l’invitant respectueusement à quitter la salle. Ce soir, elle ne peut tenir son rôle, elle n’en a pas la force. Elle vient d’être frappée par une #tragédie : son frère s’est noyé en portant secours à des migrants échoués sur les côtes de l’île grecque de #Lesbos. Son corps n’a pas été retrouvé. Elle évoque Polynice, le frère d’Antigone. De même que le personnage de Sophocle, son frère à elle n’aura pas de sépulture. Insensiblement, elle se met à raconter l’histoire du défunt : sa fiancée tuée lors d’un attentat, l’abandon de ses études pour se mettre au service des plus fragiles… les témoignages qu’il a recueillis à propos des violences faites aux femmes, aux enfants, dans les zones de conflits et ailleurs… son indignation face à l’indifférence, au rejet de l’autre… sa révolte à l’égard de nombreux responsables qu’il accuse de lâcheté. Et puis, à la suite, elle nous délivre sa propre parole. Une parole de femme… libre, forte, déterminée… Elle ne joue pas Antigone, elle est Antigone.


    https://www.leslibraires.fr/livre/15477153-ce-soir-je-ne-jouerai-pas-antigone-roger-lombardot-le-solitair

    #naufrage #noyade

  • Guía para Familias Víctimas de la Frontera

    La Guía tiene como principal objetivo ayudar a todas esas familias a iniciar y facilitar las labores de búsqueda de las víctimas de las fronteras, ofreciéndoles distintas estrategias para sortear las dificultades con las que se irán encontrando a lo largo de todo el proceso; desde la denuncia hasta la repatriación de los cadáveres.

    Destacamos lo doloroso y complicado que ha sido, en muchas ocasiones, poder arrojar algo de luz a la desesperación de las familias. Obtener información ha sido una labor ardua y complicada, pero esperamos que todo el resultado de nuestra investigación se traduzca en el reconocimiento de las familias como víctimas de las fronteras y en un señalamiento explícito al sistema que permite que esta sea la terrible realidad de miles de personas.

    https://caminandofronteras.org/guia-para-familias-victimas-de-la-frontera

    https://www.youtube.com/watch?v=boDe-1-mjDc&feature=youtu.be

    #caminando_fronteras
    #guide #morts_aux_frontières #frontières #celleux_qui_restent #ceux_qui_restent #mourir_aux_frontières #morts #décès #familles #migrations #asile #réfugiés

  • #Mitsotakis blasts use of migrants as pawns to pressure the EU

    Prime Minister #Kyriakos_Mitsotakis on Friday decried the use of migrants and refugees as “geopolitical pawns to put pressure on the European Union.”

    Mitsotakis referred to efforts made by Turkey, in March 2020, and the recent surge of migrants reaching Spain’s African territories.

    Mitsotakis made this statement in a meeting with #Frontex Executive Director #Fabrice_Leggeri. Also present at the meeting were the Minister for Asylum ad Migration Policy Notis Mitarakis, Chief of the Greek Armed Forces Staff Konstantinos Floros and the heads of Police and the Coast Guard, as well as the head of the Prime Minister’s Diplomatic Office.

    Mitsotakis said that thanks to Frontex’s assistance, migrant flows dropped by 80% in 2020 and a further 72% so far in 2021.

    https://www.ekathimerini.com/news/1161528/mitsotakis-blasts-use-of-migrants-as-pawns-to-pressure-the-eu

    Et cette vidéo insupportable... une suite d’hypocrisie et mensonges :
    https://www.youtube.com/watch?v=o5-_StRXLpw

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #UE #Union_européenne #collaboration #coopération #frontières #passeurs #protection_des_frontières #fermeture_des_frontières #criminalisation_de_la_migration #hypocrisie #mensonge #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #renvois #expulsions #accord_UE-Turquie #déclaration #reconnaissance #réadmission #Turquie

    ping @karine4 @isskein

  • #Sortir_du_noir

    Sortir du noir est conçu par les créatrices #Mary_Jimenez et #Bénédicte_Liénard, le travail engage une réflexion pointue et sensible sur la réalité des flux migratoires et notamment par le prisme de la question du #devoir_de_sépulture. La présentation de Sortir du noir aura lieu dans un espace où le spectateur sera proche de l’acteur, en l’incluant dans la scénographie créant ainsi une forme de voyage. La scénographe Sabine Theunissen travaillera à inclure les spectateurs dans une réflexion intime sur la question de #sépulture, le sol jonché de sable, des projections de mer sur les murs, etc. pour s’immerger pleinement dans l’univers sensible et puissant des deux créatrices.

    La présentation comportera un échantillon des #récits récoltés en Tunisie ainsi que d’autres nombreux #témoignages récoltés par les deux porteuses du projet. Le spectacle sera volontairement court afin de porter au mieux l’intensité du propos, créant une situation intime sans créer de malaise. La notion d’une interaction entre image, son, performance vivante sera au service du propos délicat du devoir de sépulture. Le spectacle croisera images et récits pour porter au mieux cette réflexion. Le plateau de théâtre devenant le lieu de la parole des oubliés.

    https://theatredeliege.be/evenement/sortir-du-noir

    #migrations #asile #réfugiés #morts #décès #art #spectacle #art_et_politiques #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières

    –-> je signale ici pour archivage

    ping @isskein @karine4

  • Revealed: 2,000 refugee deaths linked to illegal EU pushbacks

    A Guardian analysis finds EU countries used brutal tactics to stop nearly 40,000 asylum seekers crossing borders

    EU member states have used illegal operations to push back at least 40,000 asylum seekers from Europe’s borders during the pandemic, methods being linked to the death of more than 2,000 people, the Guardian can reveal.

    In one of the biggest mass expulsions in decades, European countries, supported by EU’s border agency #Frontex, has systematically pushed back refugees, including children fleeing from wars, in their thousands, using illegal tactics ranging from assault to brutality during detention or transportation.

    The Guardian’s analysis is based on reports released by UN agencies, combined with a database of incidents collected by non-governmental organisations. According to charities, with the onset of Covid-19, the regularity and brutality of pushback practices has grown.

    “Recent reports suggest an increase of deaths of migrants attempting to reach Europe and, at the same time, an increase of the collaboration between EU countries with non-EU countries such as Libya, which has led to the failure of several rescue operations,’’ said one of Italy’s leading human rights and immigration experts, Fulvio Vassallo Paleologo, professor of asylum law at the University of Palermo. ‘’In this context, deaths at sea since the beginning of the pandemic are directly or indirectly linked to the EU approach aimed at closing all doors to Europe and the increasing externalisation of migration control to countries such as Libya.’’

    The findings come as the EU’s anti-fraud watchdog, Olaf, has launched an investigation into Frontex (https://www.euronews.com/2021/01/20/eu-migration-chief-urges-frontex-to-clarify-pushback-allegations) over allegations of harassment, misconduct and unlawful operations aimed at stopping asylum seekers from reaching EU shores.

    According to the International Organization for Migration (https://migration.iom.int/europe?type=arrivals), in 2020 almost 100,000 immigrants arrived in Europe by sea and by land compared with nearly 130,000 in 2019 and 190,000 in 2017.

    Since January 2020, despite the drop in numbers, Italy, Malta, Greece, Croatia and Spain have accelerated their hardline migration agenda. Since the introduction of partial or complete border closures to halt the outbreak of coronavirus, these countries have paid non-EU states and enlisted private vessels to intercept boats in distress at sea and push back passengers into detention centres. There have been repeated reports of people being beaten, robbed, stripped naked at frontiers or left at sea.

    In 2020 Croatia, whose police patrol the EU’s longest external border, have intensified systemic violence and pushbacks of migrants to Bosnia. The Danish Refugee Council (DRC) recorded nearly 18,000 migrants pushed back by Croatia since the start of the pandemic. Over the last year and a half, the Guardian has collected testimonies of migrants who have allegedly been whipped, robbed, sexually abused and stripped naked (https://www.theguardian.com/global-development/2020/oct/21/croatian-police-accused-of-sickening-assaults-on-migrants-on-balkans-tr) by members of the Croatian police. Some migrants said they were spray-painted with red crosses on their heads by officers who said the treatment was the “cure against coronavirus” (https://www.theguardian.com/global-development/2020/may/28/they-made-crosses-on-our-heads-refugees-report-abuse-by-croatian-police).

    According to an annual report released on Tuesday by the Border Violence Monitoring Network (BVMN) (https://www.borderviolence.eu/annual-torture-report-2020), a coalition of 13 NGOs documenting illegal pushbacks in the western Balkans, abuse and disproportionate force was present in nearly 90% of testimonies in 2020 collected from Croatia, a 10% increase on 2019.

    In April, the Guardian revealed how a woman from Afghanistan was allegedly sexually abused (https://www.theguardian.com/global-development/2021/apr/07/croatian-border-police-accused-of-sexually-assaulting-afghan-migrant) and held at knifepoint by a Croatian border police officer during a search of migrants on the border with Bosnia.

    “Despite the European Commission’s engagement with Croatian authorities in recent months, we have seen virtually no progress, neither on investigations of the actual reports, nor on the development of independent border monitoring mechanisms,” said Nicola Bay, DRC country director for Bosnia. “Every single pushback represents a violation of international and EU law – whether it involves violence or not.”

    Since January 2020, Greece has pushed back about 6,230 asylum seekers from its shores, according to data from BVMN. The report stated that in 89% of the pushbacks, “BVMN has observed the disproportionate and excessive use of force. This alarming number shows that the use of force in an abusive, and therefore illicit, way has become a normality […]

    “Extremely cruel examples of police violence documented in 2020 included prolonged excessive beatings (often on naked bodies), water immersion, the physical abuse of women and children, the use of metal rods to inflict injury.”

    In testimonies, people described how their hands were tied to the bars of cells and helmets put on their heads before beatings to avoid visible bruising.

    A lawsuit filed against the Greek state in April at the European court of human rights (https://www.theguardian.com/world/2021/apr/26/greece-accused-of-shocking-pushback-against-refugees-at-sea) accused Athens of abandoning dozens of migrants in life rafts at sea, after some had been beaten. The case claims that Greek patrol boats towed migrants back to Turkish waters and abandoned them at sea without food, water, lifejackets or any means to call for help.

    BVMN said: “Whether it be using the Covid-19 pandemic and the national lockdown to serve as a cover for pushbacks, fashioning open-air prisons, or preventing boats from entering Greek waters by firing warning shots toward boats, the evidence indicates the persistent refusal to uphold democratic values, human rights and international and European law.”

    According to UNHCR data, since the start of the pandemic, Libyan authorities – with Italian support since 2017, when Rome ceded responsibility (https://www.theguardian.com/world/2018/jul/23/mother-and-child-drown-after-being-abandoned-off-libya-says-ngo) for overseeing Mediterranean rescue operations to Libya – intercepted and pushed back to Tripoli about 15,500 asylum seekers. The controversial strategy has caused the forced return of thousands to Libyan detention centres where, according to first hand reports, they face torture. Hundreds have drowned when neither Libya nor Italy intervened.

    “In 2020 this practice continued, with an increasingly important role being played by Frontex planes, sighting boats at sea and communicating their position to the Libyan coastguard,” said Matteo de Bellis, migration researcher at Amnesty International. “So, while Italy at some point even used the pandemic as an excuse to declare that its ports were not safe for the disembarkation of people rescued at sea, it had no problem with the Libyan coastguard returning people to Tripoli. Even when this was under shelling or when hundreds were forcibly disappeared immediately after disembarkation.”

    In April, Italy and Libya were accused of deliberately ignoring a mayday call (https://www.theguardian.com/global-development/2021/apr/25/a-mayday-call-a-dash-across-the-ocean-and-130-souls-lost-at-sea) from a migrant boat in distress in Libyan waters, as waves reached six metres. A few hours later, an NGO rescue boat discovered dozens of bodies (https://www.theguardian.com/global-development/2021/apr/25/a-mayday-call-a-dash-across-the-ocean-and-130-souls-lost-at-sea) floating in the waves. That day 130 migrants were lost at sea.

    In April, in a joint investigation with the Italian Rai News and the newspaper Domani, the Guardian saw documents from Italian prosecutors detailing conversations between two commanders of the Libyan coastguard and an Italian coastguard officer in Rome. The transcripts appeared to expose the non-responsive behaviour (https://www.theguardian.com/world/2021/apr/16/wiretaps-migrant-boats-italy-libya-coastguard-mediterranean) of the Libyan officers and their struggling to answer the distress calls which resulted in hundreds of deaths. At least five NGO boats remain blocked in Italian ports as authorities claim administrative reasons for holding them.

    “Push- and pull-back operations have become routine, as have forms of maritime abandonment where hundreds were left to drown,’’ said a spokesperson at Alarm Phone, a hotline service for migrants in distress at sea. ‘’We have documented so many shipwrecks that were never officially accounted for, and so we know that the real death toll is much higher. In many of the cases, European coastguards have refused to respond – they rather chose to let people drown or to intercept them back to the place they had risked their lives to escape from. Even if all European authorities try to reject responsibility, we know that the mass dying is a direct result of both their actions and inactions. These deaths are on Europe.’’

    Malta, which declared its ports closed early last year, citing the pandemic, has continued to push back hundreds of migrants using two strategies: enlisting private vessels to intercept asylum seekers and force them back to Libya or turning them away with directions to Italy (https://www.theguardian.com/global-development/2020/may/20/we-give-you-30-minutes-malta-turns-migrant-boat-away-with-directions-to).

    “Between 2014 and 2017, Malta was able to count on Italy to take responsibility for coordinating rescues and allowing disembarkations,” said De Bellis. “But when Italy and the EU withdrew their ships from the central Mediterranean, to leave it in Libya’s hands, they left Malta more exposed. In response, from early 2020 the Maltese government used tactics to avoid assisting refugees and migrants in danger at sea, including arranging unlawful pushbacks to Libya by private fishing boats, diverting boats rather than rescuing them, illegally detaining hundreds of people on ill-equipped ferries off Malta’s waters, and signing a new agreement with Libya to prevent people from reaching Malta.”

    Last May, a series of voice messages obtained by the Guardian (https://www.theguardian.com/global-development/2020/may/19/exclusive-12-die-as-malta-uses-private-ships-to-push-migrants-back-to-l) confirmed the Maltese government’s strategy to use private vessels, acting at the behest of its armed forces, to intercept crossings and return refugees to Libyan detention centres.

    In February 2020, the European court of human rights was accused of “completely ignoring the reality” after it ruled Spain did not violate the prohibition of collective expulsion (https://www.theguardian.com/world/2020/feb/13/european-court-under-fire-backing-spain-express-deportations), as asylum applications could be made at the official border crossing point. Relying on this judgment, Spain’s constitutional court upheld “border rejections” provided certain safeguards apply.

    Last week, the bodies of 24 migrants from sub-Saharan Africa were found by Spain’s maritime rescue (https://apnews.com/article/atlantic-ocean-canary-islands-coronavirus-pandemic-africa-migration-5ab68371. They are believed to have died of dehydration while attempting to reach the Canary Islands. In 2020, according to the UNHCR, 788 migrants died trying to reach Spain (https://data2.unhcr.org/en/country/esp).

    Frontex said they couldn’t comment on the total figures without knowing the details of each case, but said various authorities took action to respond to the dinghy that sunk off the coast of Libya (https://www.theguardian.com/global-development/2021/apr/25/a-mayday-call-a-dash-across-the-ocean-and-130-souls-lost-at-sea) in April, resulting in the deaths of 130 people.

    “The Italian rescue centre asked Frontex to fly over the area. It’s easy to forget, but the central Mediterranean is massive and it’s not easy or fast to get from one place to another, especially in poor weather. After reaching the area where the boat was suspected to be, they located it after some time and alerted all of the Maritime Rescue and Coordination Centres (MRCCs) in the area. They also issued a mayday call to all boats in the area (Ocean Viking was too far away to receive it).”

    He said the Italian MRCC, asked by the Libyan MRCC, dispatched three merchant vessels in the area to assist. Poor weather made this difficult. “In the meantime, the Frontex plane was running out of fuel and had to return to base. Another plane took off the next morning when the weather allowed, again with the same worries about the safety of the crew.

    “All authorities, certainly Frontex, did all that was humanly possible under the circumstances.”

    He added that, according to media reports, there was a Libyan coast guard vessel in the area, but it was engaged in another rescue operation.

    https://www.theguardian.com/global-development/2021/may/05/revealed-2000-refugee-deaths-linked-to-eu-pushbacks

    #push-backs #refoulements #push-back #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #décès #morts #asile #migrations #réfugiés #frontières #responsabilité #Croatie #viols #Grèce #Italie #Libye

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  • Numéro 387 : Disparu en #Méditerranée

    En 2015, près de mille migrants disparaissent dans un naufrage en Méditerranée. Depuis, une équipe de chercheurs tente de retrouver leur identité. Un documentaire pudique et fort aux confins de l’indicible.

    C’est la tragédie la plus meurtrière en Méditerranée depuis la Seconde Guerre mondiale. Le 18 avril 2015, un bateau fantôme convoyant entre 800 et 1100 migrants coule au large des côtes libyennes. Très peu d’entre eux survivent. Qui étaient les disparus, d’où venaient-ils ? Comment leur redonner une identité et honorer leur mémoire ? Très vite, le gouvernement italien de Matteo Renzi prend la décision inédite de renflouer l’épave pour identifier les victimes. À Milan, l’anthropologue légiste Cristina Cattaneo travaille sur les 528 corps retrouvés et mène la plus vaste opération d’identification jamais entreprise en Méditerranée. En Afrique, José Pablo Baraybar, pour le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), rencontre les familles des disparus pour obtenir le plus d’informations ante mortem possibles, et recueillir leur ADN qui permettra à Cristina Cattaneo de croiser les résultats. En Sicile, la chercheuse Georgia Mirto arpente les cimetières à la recherche des tombes des disparus...

    https://www.youtube.com/watch?v=c9Qy5dIZJuI

    #mourir_en_mer #identification #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #migrations #asile #réfugiés #naufrage #identification #épave #Cristina_Cattaneo #restes #médecine_légale #justice #droits_humains #Giorgia_Mirto #cimetières #cimetière #Sicile #Italie #pacte_migratoire #pacte_de_Marrakech #cadavres #traçabilité #enterrement #coopération_internationale #celleux_qui_restent #celles_qui_restent #ceux_qui_restent #dignité #survivants #mer_Méditerranée #vidéo

    –-

    Ils utilisent hélas les statistiques des morts de l’OIM au lieu d’utiliser celles de United :

    « L’OIM rapporte que la route de l’immigration la plus meurtrière au monde est la route de la Méditerranée centrale (...) L’agence explique que malgré la baisse du nombre de morts, la proportion de décès, rapportée aux tentatives de traversée, a augmenté en 2019 par rapport aux années précédentes. Signe peut-être que les embarcations qui partent sont plus précaires et que les personnes et les passeurs prennent plus de risques. » Ils donnent ensuite le chiffre d’un 1/100, ratio morts/départs.
    –-> embarcations plus précaires et plus de prise de risque ne sont pas une fatalité mais une conséquence des politiques migratoires restrictives et meurtrières de l’UE et ses Etats membres.

  • In the Sonoran Desert, #GIS Helps to Map Migrant Deaths

    GIS technology lends insight into why some undocumented migrants perish while crossing international borders.

    Last year geographer #Sam_Chambers published an unusual map of the Sonoran Desert. He wasn’t interested in marking roads, mountains, and cities. Instead, the University of Arizona researcher wanted to show the distance a young male can walk in various regions of the desert before the high temperature and physical exertion put him at risk of dying from heat exposure or hyperthermia.

    On the resulting map, red and purple correspond with cooler, mountainous terrain. Yellow and white, which dominate the image, indicate a remote, hot valley. It’s here where migrants seeking to cross between Mexico and the United States are at greatest risk of dying from the desert’s relentless sun.

    Chambers’ map relies on geographical information system (GIS) modeling, a digital technology that allows geographers to perform spatial, data-driven analysis of landscapes. Chambers’ chosen topic represents a burgeoning effort to use GIS to understand the risk undocumented migrants face while crossing international borders, according to Jonathan Cinnamon, a geographer at Ryerson University in Toronto. According to Chambers’ analysis, migrants began crossing through hotter, more rugged parts of the desert after the U.S. government increased the number of Border Patrol agents and installed new surveillance technologies, including underground motion sensors and radar-equipped watchtowers.

    The Sonoran covers roughly 100,000 square miles in Arizona, California, and Mexico, and includes major cities such as Phoenix and Tucson, as well as vast swathes of empty public and private lands. The effort to funnel migrants into this desert began in 1994 under the Clinton administration. That’s when the wave of increased migration that had started in the 1980s prompted the U.S. government to embrace the policy of “prevention through deterrence.” The idea was that would-be migrants from Mexico and Central America would be deterred from illegally crossing the U.S. border if their routes were too treacherous. With this goal in mind, Border Patrol erected new infrastructure and stepped up enforcement in border cities like Tijuana and El Paso, leaving the harsh unpopulated borderlands as the only option.

    In an email to Undark, John Mennell, a public affairs specialist with U.S. Customs and Border Protection (CBP) — the agency that oversees Border Patrol — in Arizona, said that people crossing the border illegally are at risk from the predations of smugglers and criminal organizations, who, he says, encourage migrants to ride on train tops or to shelter in packed houses with limited food and water. Mennell says the agency has installed rescue beacons in the desert, which migrants can use to call for help. According to CBP, Border Patrol rescued roughly 5,000 migrants on the Southwest border from October 2019 through September 2020.

    Yet according to data compiled by the nonprofit group Humane Borders, the prevention through deterrence approach has failed to stop migrants from attempting the border crossing. “There continues to be a shift in migration into more remote and difficult areas,” said Geoff Boyce, a geographer at Earlham College in Indiana, and one of Chambers’ collaborators. Migrants have a much higher chance of dying in the desert today than they did 15 years ago, he said, and the numbers continue to rise, from 220 deaths per 100,000 apprehensions in 2016 to 318 deaths per 100,000 apprehensions in 2020. Last year, 227 migrants died in the Pima County Medical Examiner’s jurisdiction, in southern Arizona, although activists say that the number is likely much higher because of the way bodies disappear in the desert.

    Chambers and Boyce source mortality data from the Pima County Medical Examiner’s Office. They have gotten information on migrant activity from No More Deaths, one of many humanitarian groups in the Tucson area that maintains desert water and supply stations for migrants. No More Deaths, which supports the decriminalization of undocumented migration, has set up supplies in the mountains and other hard-to-reach areas. Humane Borders also maintains stations in areas accessible by car. These organizations maintain meticulous records — the raw data that launched Chambers’ and Boyce’s first desert mapping collaboration.

    On a cool November morning, Rebecca Fowler, administrative manager with Humane Borders, climbed into a truck armed with a list of 53 water stations. She was joined by two volunteers who chatted on the street next to a truck bed bearing yards of hoses and 55-gallon blue barrels that the organization purchases at a discount from soda companies.

    Fowler was leading the Friday morning water run to seven stations off State Route 286, which runs south from Tucson to an isolated border town called Sasabe. Each week, Fowler and her volunteers check to be sure that the water is potable and plentiful. They change out dirty barrels and make notes of any vandalism. (In the past, some of the group’s barrels have been found with bullet holes or with the spigots ripped off.)

    Among other data points, Fowler and her team gather data on water usage, footprints, and clothes found near their sites. Using the county’s medical examiner data, they have also created an interactive map of migrant deaths. A search of their website reveals a spread of red dots on the Southwestern United States, so many between Phoenix and Tucson that the map turns black. The organization has charted more than 3,000 deaths in the past two decades.

    In her years in the desert, Fowler has noticed the same kind of changes pointed to in Boyce’s and Chambers’ research. “Migrants have been increasingly funneled into more desolate, unforgiving areas,” she said.

    GIS modeling, which is broadly defined as any technique that allows cartographers to spatially analyze data and landscapes, has evolved alongside computers. The U.S. military was an early developer and adopter of this technology, using it to understand terrain and plan operations. In those early days, few activists or academics possessed the skills or the access needed to use GIS, said Cinnamon. But in the last decade, more universities have embraced GIS as part of their curricula and the technology has become more readily available.

    Now, the kind of GIS modeling employed by Chambers, who uses ArcGIS and QGIS software, is commonplace in archaeology and landscape design. It allows modelers to understand how factors like terrain, weather, and manmade features influence the way people move through a given physical environment.

    An architect might employ GIS technology to decide where to put sidewalks on a college campus, for example. Chambers used these techniques to study elk migration during his doctoral studies at the University of Arizona. But after Boyce connected him to No More Deaths, he started using his skills to study human migration.

    No More Deaths tracks data at their water stations, too — including acts of vandalism, which they asked Boyce and Chambers to assist in analyzing via GIS. That report, released in 2018, spatially examines the time of year and location of the vandalism and uses its results to postulate that Border Patrol agents are primarily responsible, while acknowledging that rogue actors, such as hunters and members of militia groups, may contribute as well. (CBP did not respond to Undark’s questions on water station vandalism.)

    When Boyce and Chambers finished analyzing the information, they asked themselves: What else could this data reveal? Previous attempts to understand the desert’s hostility had relied on the prevalence of human remains or statistics on capture by Border Patrol agents, but both of those are imperfect measures.

    “It’s very hard to get any type of reliable, robust information about undocumented migration, particularly in remote desert areas,” said Boyce. “The people who are involved, their behavior is not being methodically recorded by any state actor.”

    Most of the water stations on Fowler’s route were set back from the highway, off bumpy roads where mesquite scraped the truck. By 11 a.m., heavy-bellied clouds had rolled in and the temperature was in the 80s and rising. The fingers of saguaro cacti pointed at the sky and at the Quinlan Mountains jutting over the horizon; on the other side lay the Tohono O’odham Nation. Fowler says Border Patrol’s policies increasingly shunt migrants into treacherous lands within the reservation.

    Humane Borders’ water barrels are marked by long poles capped by tattered blue flags, fluttering above the brush. Each barrel features a combination lock, preventing vandals from opening the barrel and pouring anything inside. Each is also marked by a Virgin of Guadalupe sticker, a symbol for migrants passing through the desert.

    At each stop, Fowler and that day’s volunteers, Lauren Kilpatrick and Isaiah Ortiz, pulled off the lock and checked the water for particulates and pH levels. They picked up nearby trash and kept an eye out for footprints. At the third station, the water harbored visible black dots — an early sign of algae — so the group dumped all 55 gallons and set up a new barrel. At a later station, Fowler found a spigot that had been wrenched off and flung among the mesquite. Later still, the group came upon a barrel full of decaying, abandoned backpacks.

    This was the third water run for Kilpatrick and Ortiz, a couple from Nevada now living in Arizona. Kilpatrick had read books and listened to podcasts about the borderlands, and Ortiz had wanted to get involved because the crisis felt personal to him — some of his family are immigrants, some of his friends and their relatives undocumented.

    “I just think about their journey — some of them are from Central America and Mexico,” he said. “Their lives were in real danger coming through areas like this.”

    GIS modeling simplifies this complex landscape into a grid. To analyze the grid, Chambers uses a standard modeling software; so far, he has published five papers with Boyce about the desert. For the first they worked on together, the team took No More Deaths’ data on visits to water sites from 2012 to 2015 and looked at changes in water usage at each site. Once they’d determined which routes had fallen out of favor and which had risen in popularity, they looked at whether those newer routes were more treacherous, using a ruggedness index that Chambers developed with his colleagues by looking at the slope and jaggedness of terrain, along with vegetation cover and temperature. They concluded that official United States policy is increasingly shunting migrants into more rugged areas.

    From CBP’s perspective, “Walking through remote inhospitable terrain is only one of many dangers illegal immigrants face during their dangerous journey into the United States,” said Mennell. And installing new technology and increased patrol on popular migration routes is actually a good thing, he says, because it contributes to the goal of securing the border against smugglers shepherding in so-called “illegal immigrants.”

    In another paper, Chambers studied whether migrants took new routes to avoid increased surveillance, and whether those new routes put them at higher risk of heat exposure and hyperthermia. To map out which areas were toughest to cross — as measured by caloric expenditure — Chambers factored in such variables as slope, terrain, and average human weight and walking speed, borrowing both military and archaeological formulas to measure the energy expenditures of different routes. He used viewshed analysis, which tells a mapmaker which areas are visible from a certain point — say, from a surveillance tower — and, using his slope calculations and the formulae, compared the energy costs of walking within sight of the towers versus staying out of sight.

    Chambers tested his findings against the maps of recovered human remains in the area before and after increased surveillance. To map risk of heat exposure, Chambers used formulae from sports medicine professionals, military physicians, and physiologists, and charted them onto the desert. And he found, just as with the ruggedness index, that people are taking longer, more intense routes to avoid the towers. Now they need more calories to survive the desert, and they’re at higher risk of dying from heat.

    Caloric expenditure studies had been done before in other contexts, said Chambers. But until this map, no one had ever created a detailed spatial representation of locations where the landscape and high temperatures are deadliest for the human body.

    GIS mapping is also being used to track migration into Europe. Lorenzo Pezzani, a lecturer in forensic architecture at Goldsmiths, University of London, works with artists, scientists, NGOs, and politicians to map what they see as human rights violations in the Mediterranean Sea.

    Compared with the group conducting research in Arizona, Pezzani and his team are at a distinct disadvantage. If a body drops into the sea, it’s unlikely to be recovered. There’s just not as much data to study, says Pezzani. So he and his team study discrete disasters, and then they extrapolate from there.

    Pezzani disseminates his group’s work through a project called Forensic Oceanography, a collaborative research effort consisting of maps, visualizations, and reports, which has appeared in art museums. In 2018, information gathered through their visualizations was submitted to the European Court of Human Rights as evidence showing the Italian government’s role in migrant drowning deaths.

    The goal is to make migrant deaths in the Mediterranean more visible and to challenge the governmental narrative that, like the deaths in the Sonoran, these deaths are unavoidable and faultless. Deaths from shipwrecks, for example, are generally blamed on the criminal networks of human traffickers, said Pezzani. He wants to show that the conditions that draw migrants into dangerous waters are the result of “specific political decisions that have been taken by southern European states and by the European Union.”

    Pezzani, Chambers, and Boyce all intend for their work to foster discussion about government policy on immigration and borderlands. Boyce, for one, wants the U.S. government to rethink its policy of “prevention through deterrence” and to demilitarize the border. He believes the current policy is doomed to fail and is inhumane because it does not tackle the underlying issues that cause people to try to migrate in the first place. Ryan Burns, a visiting scholar at University of California, Berkeley, said he wants to see more research like this. “We need more scientists who are saying, ‘We can produce knowledge that is sound, that is actionable, that has a very well-established rigor to it, but is also politically motivated,’” Burns said.

    Cinnamon said that GIS, by its nature, tends to involve approaching a project with a viewpoint already in mind. “If the U.S. government decided to do the same study, they might approach it from a very different perspective,” he said. As long as the authors are overt about their viewpoints, Cinnamon sees no issue.

    Burns, however, did sound one cautionary note. By drawing attention to illegal crossings, he said, researchers “could be endangering people who are taking these paths.” In other words, making a crisis more visible can be politically powerful, but it can also have unintended consequences.

    Before their last water station visit, the group from Humane Borders drove into Sasabe. A helicopter chopped overhead, probably surveilling for migrants, Fowler said. Border Patrol vehicles roamed the streets, as they do throughout this part of the country.

    Once, Fowler said, a 12-foot wall spread for miles across the mountains here. In recent months, it’s been replaced by the U.S. government’s latest effort to stop migrants from venturing into the desert: a 30-footer, made of steel slats, undulating through the town and across the mountains in either direction. It’s yet another factor to consider when mapping the Sonoran and envisioning how its natural and manmade obstacles will shape its migration routes.

    “There’s so much speculation” about what will happen to migrants because of this wall, said Fowler. She suspects they will cross through the Tohono O’odham Nation, where there’s no wall. But they won’t have access to water dropped by Humane Borders. “What I worry about, obviously, is more people dying,” said Fowler. She’s certain the migrants “will continue to come.”

    Chambers and Boyce plan to keep making maps. They recently published a paper showing the stress that internal border checkpoints place on migrants crossing the desert, the latest step in their quest to create empirical evidence for the increasing treacherousness of the border.

    “It’s an important thing for people to know,” said Boyce.

    https://undark.org/2021/03/31/mapping-migrant-deaths-sonoran-desert
    #SIG #désert_du_Sonora #asile #migrations #frontières #morts_aux_frontières #décès #morts #USA #Mexique #Etats-Unis #cartographie #visualisation #contre-cartographie

    ping @reka

    • Developing a geospatial measure of change in core temperature for migrating persons in the Mexico-U.S. border region

      Although heat exposure is the leading cause of mortality for undocumented immigrants attempting to traverse the Mexico-U.S. border, there has been little work in quantifying risk. Therefore, our study aims to develop a methodology projecting increase in core temperature over time and space for migrants in Southern #Arizona using spatial analysis and remote sensing in combination with the heat balance equation—adapting physiological formulae to a multi-step geospatial model using local climate conditions, terrain, and body specifics. We sought to quantitatively compare the results by demographic categories of age and sex and qualitatively compare them to known terrestrial conditions and prior studies of those conditions. We demonstrated a more detailed measure of risk for migrants than those used most recently: energy expenditure and terrain ruggedness. Our study not only gives a better understanding of the ‘#funnel_effect’ mechanisms, but also provides an opportunity for relief and rescue operations.

      https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1877584520300411
      #risques #risque #analyse_spatiale

  • Afghanistan investigates reports Iran guards forced migrants into river

    Afghanistan is investigating reports Afghan migrants drowned after being tortured and pushed into a river by Iranian border guards.

    The migrants were caught trying to enter Iran illegally from the western Herat province on Friday, according to local media.

    The migrants were beaten and forced to jump into a river by Iranian border guards, the reports said. Some of them are said to have died.

    Iran has dismissed the allegation.

    A foreign ministry spokesman said the incident took place on Afghan territory, not Iranian, and security guards denied any involvement.

    The number involved in the incident is unconfirmed but officials said dozens of migrants crossed the border, and at least seven people died with more still missing.

    A search party has been sent to retrieve the bodies of migrants from the river.
    The Afghan Human Rights Commission (AHRC) said local officials told it “Iranian security forces arrested a number of Afghan migrants seeking work who wanted to enter Iran”.

    “They were made to cross the Harirud river [at the Afghan-Iranian border], as a result a number of them drowned and some survived,” it added.

    Shir Agha, a migrant who witnessed the incident, told Reuters the Iranian guards “warned us that if we do not throw ourselves into the water, we will be shot”.

    Another Afghan migrant, Shah Wali, alleged that the Iranian guards “beat us, then made us do hard work”.

    “They then took us by minibus near to the river, and when we got there, they threw us into the river,” he added.

    About three million Afghans live in Iran, including refugees and wage labourers. Hundreds of Afghans cross into Iran every day to find work.

    There was a mass exodus of migrants returning to Afghanistan after the coronavirus outbreak in Iran, which has recorded almost 100,000 cases of the disease to date. Many are suspected to have brought coronavirus back across the border with them.

    But as Iran seeks to ease restrictions, Afghan migrants in search of work are crossing the country’s border in greater numbers again.

    Afghan officials have expressed concern over the incident in Herat province, risking a diplomatic row at a time of already strained relations over the coronavirus pandemic.

    In a tweet to Iranian officials, Herat’s governor Sayed Wahid Qatali wrote: “Our people are not just some names you threw into the river. One day we will settle accounts.”

    https://www.bbc.com/news/amp/world-asia-52523048?__twitter_impression=true
    #Iran #frontières #rivière #Herat #Iran #hostile_environment #weaponization #enviornnement_hostile #migrations #asile #réfugiés #décès #morts #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières

    • Afghanistan Probes Reports Iranian Guards Forced Migrants Into River

      Afghan officials were hunting on Sunday for Afghan migrants in a river bordering Iran after reports that Iranian border guards tortured dozens and threw them into the water to keep them out of Iran.

      Authorities in western Herat province said they retrieved 12 bodies from the Harirud river and at least eight other people were missing.

      The incident could trigger a diplomatic crisis between Iran and Afghanistan at a time when the coronavirus pandemic has seen an exodus of Afghan migrants from Iran, with many testing positive. Up to 2,000 Afghans cross the border from Iran, a coronavirus hotspot, into Herat each day.

      Afghanistan’s foreign ministry said on Saturday an inquiry had been launched. A senior official in the presidential palace in Kabul said initial assessments suggested at least 70 Afghans trying to enter Iran from Herat were beaten and pushed into the Harirud river on Saturday.

      Abbas Mousavi, a spokesman for Iran’s foreign ministry, said the “incident” took place on Afghan soil.

      “Border guards of the Islamic Republic of Iran denied the occurrence of any events related to this on the soil of our country,” he said in a statement on Sunday.

      Abdul Ghani Noori, governor of Herat’s Gulran district, said dozens of Afghan migrant workers were thrown into the river by members of the Iranian army.

      “Iranian armymen used shovels and gunshots to injure Afghan workers and threw them in water,” Noori told Reuters, adding that some of the injured workers were being treated in a hospital.

      Doctors at Herat District Hospital said they had received the bodies of Afghan migrants.

      “So far, five bodies have been transferred to the hospital. Of these bodies, it’s clear that four died due to drowning,” said Aref Jalali, head of the hospital. He added that two injured men were brought to the hospital on Sunday evening.

      The Taliban militant group, fighting to oust the Afghan government, said Iran should launch an investigation into the killings and “strictly punish the perpetrators”.

      “We have learnt that 57 Afghans on their way to the Islamic Republic of Iran for work were initially tortured by Iranian border guards and 23 of them later brutally martyred,” the Taliban said in a statement.

      Noor Mohammad said he was one of the Afghans caught by Iranian border guards as they were trying to cross into Iran in search of work.

      “After being tortured, the Iranian soldiers threw all of us in the Harirud river,” Mohammad told Reuters.

      Shir Agha, who said he also survived the violence, said at least 23 people thrown into the river were dead.

      Afghan officials that it was not the first time that Afghans had been killed by Iranian police guarding the 920-km (520-mile) border.

      As of Sunday, at least 541 coronavirus-infected people in Afghanistan were from Herat province, which recorded 13 deaths, with the majority of cases Afghan returnees from Iran, said Rafiq Shirzad, a health ministry spokesman in Herat.

      https://www.nytimes.com/reuters/2020/05/03/world/middleeast/03reuters-afghanistan-iran-migrants.html?searchResultPosition=3
      #noyade #torture #gardes-frontière #Harirud #armée

    • Afghanistan probes report Iran guards forced migrants into river

      Survivors say at least 23 of 57 people thrown by Iranian border guards into Harirud River drowned.

      Afghanistan has begun retrieving bodies of Afghan migrants from a river in a western province after reports that Iranian border guards tortured and threw Afghans into the river to prevent their entry into Iran.

      Afghanistan’s foreign ministry in a statement on Saturday said an inquiry had been launched and a senior official in the presidential palace in Kabul said initial assessments suggested that at least 70 Afghans who were trying to enter Iran from bordering Herat province were beaten and pushed into Harirud River.

      The Harirud River basin is shared by Afghanistan, Iran and Turkmenistan.

      Doctors at Herat District Hospital said they had received the bodies of Afghan migrants, some of whom had drowned.

      “So far, five bodies have been transferred to the hospital, of these bodies, its clear that four died due to drowning,” said Aref Jalali, head of Herat District Hospital.

      The Iranian consulate in Herat denied the allegations of torture and subsequent drowning of dozens of Afghan migrant workers by border police.

      “Iranian border guards have not arrested any Afghan citizens,” the consulate said in a statement on Saturday.

      Noor Mohammad said he was one of 57 Afghan citizens who were caught by Iranian border guards on Saturday as they tried to cross into Iran in search of work from Gulran District of Herat.

      “After being tortured, the Iranian soldiers threw all of us in the Harirud river,” Mohammad told Reuters News Agency.

      Shir Agha, who said he also survived the violence, said at least 23 of the 57 people thrown by Iranian soldiers into the river had died.

      “Iranian soldiers warned us that if we do not throw ourselves into the water, we will be shot,” said Agha.
      ’We will settle accounts’

      Local Afghan officials said it was not the first time Afghans had been tortured and killed by Iranian police guarding the 920km (520 mile) long border.

      Herat Governor Sayed Wahid Qatali in a tweet to Iranian officials said: “Our people are not just some names you threw into the river. One day we will settle accounts.”

      The incident could trigger a diplomatic crisis between Iran and Afghanistan at a time when the coronavirus pandemic has seen a mass exodus of Afghan migrants from Iran with many testing positive for COVID-19.

      Up to 2,000 Afghans daily cross the border from Iran, a global coronavirus hotspot, into Herat.

      As of Sunday, at least 541 infected people are from Herat province, which recorded 13 deaths, with the majority of positive cases found among Afghan returnees from Iran, said Rafiq Shirzad, a health ministry spokesman in Herat.

      https://www.aljazeera.com/news/2020/05/afghanistan-probes-report-iran-guards-forced-migrants-river-2005030926238

  • The other sad news arriving from Serbia concerns the boat which capsized on the Danube, on the Serbian-Romanian border. The boat was carrying 16 migrants from various countries and was piloted by 2 people-smugglers. Two persons drowned after the capsizing, eight were declared missing, and eight were saved.

    Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.04.2020

    PREVRNUO SE ČAMAC NA DUNAVU Na rumunskoj granici poginuo Srbin, za osmoro se traga

    Jedna osoba je poginula, a osam osoba se vode kao nestale nakon što se na Dunavu, na granici sa Srbijom i Rumunijom prevrnuo čamac.

    Prema izjavi rumunske policije, čamac se prevrnuo u noći između četvrtka i petka, nakon što su migranti napustili Srbiju, i to kada su putnici ustali, jer je voda počela da prodire u plovilo, prenosi “lavanguardia”.

    Šesnaest migranata iz raznih zemalja i dvojica osumnjičena za trafiking, srpske nacionalnosti, bili su na tom čamcu, kako prenose rumunski mediji.

    Spaseni su četvorica Sirijaca, dvojica Iračana, Jermen, Palestinac i Srbin, pre nego što je otkriveno da je jedan od putnika, takođe iz Sriije, mrtav.

    https://www.blic.rs/vesti/hronika/prevrnuo-se-camac-na-dunavu-na-rumunskoj-granici-poginuo-srbin-za-osmoro-se-traga/k5p50m0

    #décès #morts #mourir_aux_frontières #Balkans #asile #migrations #réfugiés #morts_aux_frontières #Danube #Serbie #Roumanie #fleuve #rivière

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    Autres articles de presse sur l’événement:
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/sprecena-tragedija-vatrogasci-spasli-pecarose-kod-trstenika-prevrnuo-se-camac/hz555b9
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/tragedija-na-dunavu-iz-reke-izvucena-tela-dve-zene-jos-se-traga-za-cetiri-utopljenika/nns59sn
    https://www.blic.rs/vesti/hronika/prevrnuo-se-camac-na-dunavu-utopilo-se-sest-osoba-od-kojih-dvoje-dece/035t7zx

    ping @isskein

    • Un muerto y 8 desaparecidos tras naufragar barca con refugiados en el Danubio

      Una persona ha muerto y otras ocho están desaparecidas tras naufragar una barca con refugiados en el tramo del río Danubio que bordea las fronteras de Rumanía y Serbia.

      Según explicó la Policía de Frontera rumana en un comunicado, la embarcación había salido de Serbia y volcó en la noche del jueves al viernes, al ponerse en pie los pasajeros en el momento en que empezó a entrar agua.

      En la embarcación viajaban 16 migrantes provenientes de diversos países y dos presuntos traficantes de personas de nacionalidad serbia, informó el canal de noticias rumano Realitatea Plus.

      La policía rumana logró rescatar con vida a nueve náufragos (cuatro sirios, dos iraquíes, un yemení, un palestino y un serbio) antes de hallar sin vida el cuerpo del fallecido, un ciudadano sirio.

      Las autoridades rumanas siguen buscando a las otras ocho personas desaparecidas.

      https://www.lavanguardia.com/politica/20200417/48573869745/un-muerto-y-8-desaparecidos-tras-naufragar-barca-con-refugiados-en-el-

  • #Grenoble : plusieurs dizaines de personnes manifestent #contre_les_frontières (VIDÉO)

    À l’appel de plusieurs associations une manifestation se déroule actuellement à Grenoble contre « les frontières, les États impérialistes, et leur politique raciste ». Une manifestation qui se déroule dans le cadre de la journée de commémoration (6 février) des #morts_aux_frontières. Le #6_février_2014, une quinzaine de personnes avaient été tuées alors qu’elles tentaient d’entrer en Europe par la mer à Sebta, colonie espagnole au Maroc. Ce jour-là, indique le communiqué des organisateurs de la manifestation, « 15 personnes étaient mortes noyées, refoulées par la Guardia Civil. »

    https://www.ledauphine.com/social/2020/02/08/isere-grenoble-plusieurs-dizaines-de-personnes-manifestent-contre-les-fr
    #résistance #frontières #manifestation #ouverture_des_frontières #morts_aux_frontières #commémoration #asile #migrations #réfugiés
    #6_février_2020 #mémoire #Ceuta #morts #décès #mémoire

    Commentaire de @karine4 :

    la vidéo est pas super et on était plus de 300 mais bon, ils en ont parlé...

  • Seis años del asesinato impune de 15 inmigrantes en la playa del #Tarajal

    Hoy hace 6 años del asesinato de 15 inmigrantes que trataban de llegar a España por la playa del Tarajal en Ceuta. Fueron recibidos por la Guardia Civil con pelotas de goma y botes de humo cuando aún estaban en el mar y murieron ahogados. El caso fue archivado por “falta de pruebas”. Seis años de impunidad.

    La madrugada del 6 de febrero de 2014 unos 200 inmigrantes se disponían a cruzar la frontera entre Marruecos y España saltando la valla que separa a los dos países a la altura de Ceuta en la Playa del Tarajal. Un grupo trata de pasar la frontera a nado, bordeando un espigón que separa ambos territorios. No son más de 30 metros hasta la playa ceutí del Tarajal. En ese momento comienza la tragedia. Varios agentes de la Guardia Civil les disparan pelotas de goma y gases lacrimógenos cuando aún están en el agua, lo que termina provocando que 15 hombres mueran ahogados según las cifras oficiales. Además 23 fueron expulsados mediante lo que se conoce como “#devoluciones_en_caliente”.

    Durante estos seis años, a pesar de la presión y reclamo por parte de distintas ONG, asociaciones de inmigrantes y otros colectivos por esclarecer lo ocurrido todavía no se ha dirimido la responsabilidad de las muertes de estos inmigrantes y la causa ha sido archivada por “falta de pruebas”.

    En el momento de lo sucedido el Gobierno de Rajoy se negó inicialmente a reconocer que la Guardia Civil había disparado pelotas de goma. Primero, el Cuerpo difundió un vídeo editado para enmascarar su responsabilidad. Pero pronto se descubrió la verdad. A los pocos días un vídeo verdadero salió a la luz. Arrancó una investigación, pero el Partido Popular, en ese momento en el gobierno, vetó la comisión encargada de esclarecer los hechos y censuró la información sobre lo ocurrido en Ceuta.

    A pesar de que un año después 16 Guardia Civiles fueron imputados por homicidio imprudente y citados a declarar en octubre de 2015, se terminó archivando la causa por primera vez de manera provisional argumentando que no había pruebas suficientes y que no lograron contactar con testimonios.

    Las ONG que se han dedicado a seguir el caso como Caminando Fronteras, la Coordinadora de Barrios o la Comisión Española de Ayuda al Refugiado (CEAR) −estas dos últimas personadas como acusación particular en el caso− no han encontrado más que obstáculos durante estos años por parte del Estado. El último, en agosto de 2019 cuando se reabrió la causa, pero terminó archivándose por segunda vez en un proceso en el que ni tan siquiera se tomó declaración a dos de los supervivientes. La ONG Caminando Fronteras había recogido previamente los testimonios de los supervivientes del Tarajal en un informe, pero este fue desestimado por la Justicia.

    La denuncia de todos estos colectivos es clara: no se trata únicamente de un caso de negligencia policial, sino que responde a una lógica de Estado de control migratorio, de ahí el veto claro a la investigación. Hablar del Tarajal es hablar de la política del Estado hacia los inmigrantes, una política que excede al gobierno de aquel entonces y que es criminal con aquellos que tratan de llegar a Europa.

    En 2017 vio la luz el documental Desmontando la impunidad de la frontera sur, un documental de los mismos directores de Ciutat morta (2013) que desglosa el caso tomando testimonios de supervivientes y activistas de asociaciones que buscaron desmontar la versión del gobierno y la Guardia civil apoyada por los medios de comunicación. En el documental también aparecen cargos del Estado y representantes de las fuerzas de seguridad que dejan ver el discurso y políticas xenófobas del Estado y sus garantes.

    https://www.youtube.com/watch?v=81MQN-6IaFM&feature=emb_logo

    El PSOE, en aquel momento en la oposición, no pasó de las críticas a la “gestión” del PP sobre el caso. Sin embargo, cuando se reabrió la causa en el verano de 2019, el PSOE recién llegado al gobierno en funciones no hizo ni una mención sobre el mismo. Algo que nadie esperaba ya que los gobiernos del PSOE han implementado gran parte de las medidas xenófobas del Estado español contra los inmigrantes, empezando por la creación de los CIEs -que ahora continúa con la creación del CIE de Algeciras- la utilización de concertinas en las vallas y las restrictivas leyes de extranjería, políticas que Pedro Sánchez no estaba dispuesto a cambiar. Ni tampoco se propone hacerlo sus socios de Unidas Podemos en e “gobierno progresista”.

    Los hechos de Tarajal no fueron una “tragedia” como sostuvo la prensa, sino un verdadero asesinato de 15 inmigrantes indefensos por parte de la Guardia Civil. Un crimen social que forma parte de una ofensiva imperialista y racista, de políticas fronterizas cada vez más restrictivas, que día a día llevan a la muerte a miles de personas intentando cruzar el mar o las alambradas.

    Oumar, Larios, Joseph, Armand, Daouda, Ibrahim, Ousman, Nana, Jeannot, Yves, Samba, Youssouf y todos los demás que aún siguen sin identificar, Presentes!

    http://www.izquierdadiario.es/Seis-anos-del-asesinato-impune-de-15-inmigrantes-en-la-playa-del-Tar
    #Ceuta #Espagne #Maroc #frontières #massacre #film #film_documentaire #décès #morts #impunité #assassinat #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #6_février_2014 #refoulement #push-back

    Plus sur Tarajal sur seenthis:
    https://seenthis.net/tag/tarajal

    ping @reka

  • #métaliste autour de la situation des exilés dans les Hautes-Alpes

    Le fil de discussion initié en avril 2018 (mais avec des liens plus anciens car il s’agit déjà d’une recomposition de liens) est en train de devenir beaucoup trop long, comme @_kg_ l’a bien mentionné dans un récent message (https://seenthis.net/messages/733643).

    –-------

    Les différents fils de discussion, en ordre chronologique :

    1. La première compilation (composée de plus de 300 messages) :
    https://seenthis.net/messages/688734

    2. Et la suite de la liste —> je vous invite à compléter celle-ci désormais :
    https://seenthis.net/messages/733720

    3. Suite de la suite ici , à partir du moment dans lequel des membres de #génération_identitaire ont été mis en garde à vue :
    https://seenthis.net/messages/756096

    –---

    Le reste de la chronologie ci-dessous, dans ce fil de discussion, par périodes.

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    Ci-dessous aussi, d’autres fils de discussions qui ont été commencés par moi ou par d’autres sur la région, sans alimentation du fil « chronologique »...
    Le procès des 7 de Briançon par exemple (https://seenthis.net/messages/734863) ou les morts aux frontières alpines, avec aussi les morts dans les Hautes-Alpes (https://seenthis.net/messages/758646)...

    #migrations #asile #réfugiés #Alpes #frontière_sud-alpine #Briançon #Mongenèvre #Hautes_Alpes #Briançonnais #Claviere #Clavière #Italie #France #frontières

    ping @_kg_ @sinehebdo @isskein

  • Counting migrants’ deaths at the border: From civil society counter-statistics to (inter)governmental recuperation

    Migrant deaths in border-zones have become a major social and political issue, especially in the euro-Mediterranean region and in the context of the refugee/migrant crisis. While media, activists and policymakers often mention precise figures regarding the number of deaths, little is known about the production of statistical data on this topic. This paper explores the politics of counting migrant deaths in Europe. This statistical activity was initiated in the nineties by civil society organizations; the purpose was to shed light on the deadly consequences of ‘Fortress Europe’ and to challenge states’ control-oriented policies. In 2013, the International Organization for Migration also started to count migrants’ deaths, yet with a different political objective: humanitarian and life-saving activities become integrated in border management and the control of borders is expected to both monitor human mobility and save migrants’ lives. IOM thus depoliticises these statistics, while at the same time imitating an activity first associated with political contestation by civil society actors. Finally, the paper explores ways in which statistics on border deaths can be re-politicised to challenge states’ immigration policies in Europe.

    https://www.imi-n.org/publications/counting-migrants2019-deaths-at-the-border-from-civil-society-counter-statist
    #statistiques #chiffres #Méditerranée #mourir_aux_frontières #décompte #asile #migrations #réfugiés #récupération #morts #décès #société_civile #IOM #OIM #dépolitisation #contre-statistiques #dépolitisation

    #Charles_Heller est un des auteurs.

    cc @reka @simplicissimus

    • Compter les morts aux frontières : des #contre-statistiques de la société civile à la récupération (inter)gouvernementale

      Cet article analyse la production de statistiques sur le phénomène des « #morts_aux_frontières » dans la région euro-méditerranéenne, dans un contexte de crise des réfugiés qui voit des milliers de migrants mourir en tentant d’atteindre l’Europe. Ce travail de documentation et de collecte de données a été réalisé, depuis le début des années 1990, par la société civile et les associations de défense des migrants, dans le but de dénoncer le coût humain des politiques européennes de contrôle des frontières. Depuis 2013 cependant, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) produit également des statistiques à ce sujet (projet Missing Migrant). L’implication d’un acteur intergouvernemental dans un champ initialement occupé par les ONG change la nature et le sens politique de ces statistiques, d’une part parce que l’OIM joue elle-même un rôle important dans les politiques de contrôle des pays occidentaux et contribue donc à alimenter les prises de risques et les décès de migrants, et d’autre part parce cette organisation a pour principe de ne jamais critiquer ses États-membres, et tente donc de dépolitiser les chiffres sur les morts aux frontières en les isolant du contexte qui conduit à ce phénomène. Cet article analyse les raisons qui poussent l’OIM à reprendre à son compte ce comptage initié par la société civile et la manière dont cette activité s’insère dans ses stratégies et ses discours. Il interroge finalement les conséquences de l’implication de l’OIM pour la société civile et la manière dont il est possible de repolitiser cette activité statistique.

      https://journals.openedition.org/remi/8732
      #Charles_Heller #Antoine_Pécoud

  • 15 Years Fortress Europe

    Interactive map of migrant and refugee deaths on the way to Europe, or trying to stay in Europe. Data compiled by themigrantsfiles.com and UNITED. Click a circle to view details.


    http://15years.morizbuesing.com
    #mourir_en_mer #asile #migrations #réfugiés #Méditerranée #cartographie #carte_interactive #visualisation #naufrages #décès #mourir_aux_frontières #localisation #Forteresse_Europe #chiffres #statistiques

    cc @reka @fil

    • Fermer les frontières tue !

      Camarades cartographes, il est de bon ton aujourd’hui de dire qu’il faudrait fermer les frontières pour se protéger du Coronavirus et ainsi sauver des vies. C’est bien vite oublier que les frontières sont elles aussi responsables de la mort de milliers d’êtres humains à traverses le Monde. Aux frontières de l’Union européenne, c’est 50 000 hommes, femmes et enfants qui y ont péri depuis le début des années 1990.

      Cette carte repose sur 3 bases de données :

      United for Intercultural Action (1993 – 1999)
      United for Intercultural Action est un réseau européen de lutte contre le nationalisme, le racisme et le fascisme et de soutien aux migrants, aux réfugiés et aux minorités. United coordonne des campagnes, organise des conférences, prend part à des projets, produit des publications et entreprend des actions de sensibilisation pour protester contre la discrimination et promouvoir notre vision commune d’une société diverse et inclusive. Dans ce cadre de leurs actions, ils publient sur des affiches ou de grandes bandes de papier déroulées dans l’espace public, la liste des migrants morts aux frontières de l’UE [voir : http://unitedagainstrefugeedeaths.eu/wp-content/uploads/2017/10/14560203_922995141178763_2129785937357597720_o.jpg]. Il s’agit donc d’une base de donnée militante qui a été longtemps la seule disponible et c’est elle qui a permis de lancer l’alerte à un moment où personne n’avait idée de l’ampleur du phénomène [voir : http://www.unitedagainstracism.org/campaigns/refugee-campaign/fortress-europe/].

      The Migrant’s file (2000 – 2013)
      The Migrant’s file est une base de donnée créée par un consortium de journalistes provenant de 15 pays européens. Leur travail à consisté à vérifier toutes les données pour tenter de donner une image juste de la mortalité à nos frontières. Surprise, ce travail a démontré que toutes les données disponibles jusqu’ici sous estimaient largement la réalité. Ce travail de recensement et de fact checking ont été abandonnés le 24 juin 2016. Il a été récompensé par plusieurs prix [voir].

      OIM (à partir de 2014)
      Le projet “Missing Migrants” de l’Organisation internationale pour les migrations recense les incidents impliquant des migrants, y compris des réfugiés et des demandeurs d’asile, qui sont morts ou ont disparu au cours du processus de migration vers une destination internationale. C’est à ce jour la base de donnée sur le sujet la plus utilisée. Elle est quotidiennement mise à jour [voir : https://www.themigrantsfiles.com/].

      Au final, cette carte est dans la lignée des différentes cartes produites depuis des années sous l’impulsion d’Olivier Clochard et Philippe Rekacewitz [voir : http://icmigrations.fr/2020/02/04/defacto-015-04/] et mises à jour abondamment notamment par le réseau Migreurop [voir : https://neocarto.hypotheses.org/1370]. Elle s’inscrit dans la continuité de ces cartes radicales destinées à alerter sur les drames qui se produisent à nos frontières. Elles sont un appel politique à l’ouverture et la démocratisation des frontières pour que toute personne, qu’elle soit riche ou pauvre, puisse circuler librement en toute sécurité.

      L’application cartographique est ici [voir : https://analytics.huma-num.fr/Nicolas.Lambert/theborderkills/]. Merci de me pardonner les quelques bugs qui subsistent encore.
      Le code source est ici [voir : https://gitlab.huma-num.fr/nlambert/theborderkills]

      https://neocarto.hypotheses.org/9586
      #morts_aux_frontières

  • #Migrant_Deaths

    Migrants have been dying in the Mediterranean since at least the 1980s but the year 2000 is considered a benchmark year when Europe really started building up border control in response to the phenomenon. In many cases these actions largely displaced the problem from one country to the next. This map plots tragic incidents of migrants and refugees who died trying to reach Europe by sea. Press play to see the accidents unfold but you can pause and look for the description of a specific event on the side bar.

    http://migrantreport.org/map/Timeline_deaths_migrants.html
    #mourir_aux_frontières #asile #migrations #statistiques #asile #migrations #morts_aux_frontières #visualisation #cartographie #Méditerranée #chiffres
    cc @reka

  • To mark International Refugee Day, UNITED is publishing an updated edition of its List of Deaths, a new website and an interactive map. We call on civil society to protest against the fatal policies of Fortress Europe that lead to the deaths of desperate people looking for safe refuge.

    http://unitedagainstrefugeedeaths.eu/map
    https://dl.dropbox.com/s/8iiz533sa68tyvf/united-map-morts-aux-frontieres-europe.png?dl=0
    http://unitedagainstrefugeedeaths.eu

    #frontières #europe #morts_aux_frontières #cartographie

  • Transnational Monitoring against the deadly Injustice at Sea

    http://www.globalpolicy.org/component/content/article/142-links-and-resources/52519-transnational-monitoring-against-the-deadly-injustice-at-sea.htm

    Alternative alarm system against EU border regime at sea

    Since the beginning of the 90s, thousands of people have tried to reach Europe clandestinely by boat, thereby contesting laws, policies and practices that attempt to limit the movement of the majority of Non-Europeans and transform them into “illegals” if they manage to reach Europe. However this act of freedom has come at heavy human cost. Over 13.000 cases of deaths at the maritime boundaries of the EU have been reported since the beginning of the 90s. Deaths and migrants’ rights violations are thus the structural product of the current border regime.

    #migrations #asile #méditerranée #mourir_en_mer #morts_aux_frontières
    Thus far, the EU as well as the states that serve as its watchdogs could avoid assuming responsibility for these deaths – it is difficult to prove who failed to act in an emergency in the open sea or who denied the right to demand asylum to migrants by pushing their boat back, for these violations happen far away from the gaze of activists and the public. Through the WatchTheMed online mapping platform, we seek to develop a powerful tool to monitor those who control migration and bring an end the impunity at sea.

  • Australian Border Deaths Database – The Border Crossing
    Observatory

    Je profite de l’info publier par Eva Ottavy pour rappeler qu’il existe ausi une base de données qui recense les « morts aux frontières » en Australie. Ce n’est pas complet, mais c’est une pièce du puzzle important.

    http://artsonline.monash.edu.au/thebordercrossingobservatory/publications/australian-border-deaths-database

    Australian Border Deaths Database

    The Australian Border Deaths Database maintains a record of all known deaths associated with Australia’s borders since 1 January 2000.

    The database was begun by Professor Sharon Pickering and Dr Leanne Weber as part of BOb’s Deaths at the Global Frontier project, culminating in the publication of the book Globalization and Borders: Death at the Global Frontier in 2011.

    The Border Crossing Observatory continues to periodically update The Australian Border Deaths Database in line with the methodology detailed in Globalization and Borders: Death at the Global Frontier.

    The most recent version (see below) records deaths at the Australian frontier for the period 1 January 2000 – October 2013, with a recorded 1,484+ border deaths.

    Download a Microsoft Excel version of the table with a history of amendments here.

    If you would like to report a border death to us please email bcrossingobservatory@gmail.com

    #australie #migrations #asile #morts_aux_frontières

  • Mapping border deaths in Australia and Europe – The Border Crossing Observatory

    Signalé par Eva Ottavy sur la liste Migreurop, cette autre vision cartographique des morts aux frontières, très intéressante.

    http://artsonline.monash.edu.au/thebordercrossingobservatory/mapping-border-deaths-in-australia-and-europe-2

    PhD Candidate Brandy Cochrane recently presented a research mapping exercise of those who have died whilst crossing borders to Australia and in Europe at the 2013 Australia and New Zealand Society of Criminology Conference in Brisbane.

    In developing her map, Brandy used BOb’s Australian Border Deaths Database and an EU equivalent from United Against Racism, to look at areas of origin and deaths at the borders of those attempting to make the perilous migration journey. She presents her findings and a discussion of the development of her map below arguing that those from certain areas are more likely to die in the borderlands than others, attributing such tragedies to border hardening tactics applied by states against these areas.

    #migrations #asile #morts_aux_frontières