• Info sur la refonte de la #Directive_Retour et les futurs projets de réforme du #régime_d'asile_européen_commun

    info sur la prochaine étape européenne en matière de politique migratoire. Plus précisément sur la refonte de la Directive Retour qui va passer au vote en #LIBE et aussi des infos sur l’évolution du Régime d’Asile Européen Commun (#RAEC), histoire d’informer de ce vers quoi l’on tend probablement pour la prochaine législature (donc le prochain mandat).

    Dans un effort pour réformer le Régime d’Asile Européen Commun (RAEC) et tendre vers une #uniformisation du droit d’asile au niveau européen, les directives sont revues une à une depuis quelques années (Directive Accueil, Procédure, Qualification et Retour + le règlement Dublin qui est au point mort depuis 2017 à cause du Conseil Européen).
    Ces #révisions rentrent dans le cadre de l’#agenda_européen_pour_les_migrations qui a été élaboré en 2015 par la Commission sous ordre du Conseil Européen.

    Le package est en état d’avancement prochain et l’étape la plus proche semble concerner la refonte de la Directive Retour.
    Néanmoins, il y a également un nombre assez important de dispositifs prévus dont il est peut-être pas inintéressant d’évoquer dans le sillage de l’analyse sur cette Directive.

    Il y a donc deux parties dans ce mail d’info : la première sur le Régime d’Asile Européen Commun (RAEC) et ce qu’il préfigure ; la seconde sur le texte de la Directive Retour plus précisément.

    Le Régime d’Asile Européen Commun :

    Il y a de nombreux discours actuellement autour de la mise en place d’un droit d’asile "harmonisé" au niveau européen.

    C’est une obsession de Macron depuis son élection. Il a réaffirmé, lors de la restitution du Grand Débat, sa volonté d’une Europe au régime d’asile commun : "c’est aussi une Europe qui tient ses frontières, qui les protège. C’est une Europe qui a un droit d’asile refondé et commun et où la #responsabilité va avec la #solidarité."
    https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2019/04/25/conference-de-presse-grand-debat-national

    La confusion est telle que les journalistes ne semblent pas toujours comprendre si ce régime d’asile commun existe ou non.

    Sur france inter par exemple :
    "Cela fait plusieurs années que l’on parle de la mise en place d’un régime d’asile européen commun. Nous en sommes encore très loin mais plusieurs textes sont actuellement en discussion, sur les procédures, sur l’accueil, les qualifications, les réinstallations, la création d’une agence européenne pour l’asile "
    https://www.franceinter.fr/emissions/cafe-europe/cafe-europe-24-fevrier-2018

    Et non... ça ne fait pas plusieurs années qu’on en parle... ça fait plusieurs années qu’il existe !

    Historique :

    En vérité, cette tentative d’harmonisation des législations est ancienne et date à peu près du Conseil Européen de #Tampere en 1999 qui donna les premières impulsions pour la mise en place du Régime d’Asile Européen Commun avec tout ce que l’on connait maintenant à savoir par exemple, le #règlement_Dublin.
    Ici le résumé des orientations du Conseil sont claires :
    "il faut, pour les domaines distincts, mais étroitement liés, de l’#asile et des #migrations, élaborer une politique européenne commune (...) Il est convenu de travailler à la mise en place d’un régime d’asile européen commun, fondé sur l’application intégrale et globale de la Convention de Genève. (...) Ce régime devrait comporter, à court terme, une méthode claire et opérationnelle pour déterminer l’Etat responsable de l’examen d’une demande d’asile, des normes communes pour une procédure d’asile équitable et efficace, des conditions communes minimales d’#accueil des demandeurs d’asile, et le rapprochement des règles sur la reconnaissance et le contenu du statut de réfugié."
    http://www.europarl.europa.eu/summits/tam_fr.htm#a

    Vous avez ici les bases du RAEC et notamment du règlement Dublin qui vise justement à la détermination de l’#Etat_responsable de l’asile afin de lutter contre le "#shopping_de_l'asile", un """"fléau""""" qui avait déjà touché l’Europe durant les années 90 avec la crise des Balkans (en 1992, 700 000 personnes environ ont demandé l’asile en Europe, ce qui signifie par ailleurs que non... 2015 n’est pas une situation si inédite. La situation s’est stabilisée après 1993 où 500 000 personnes ont demandé l’asile, puis 300 000 dans les années qui ont suivi, mais pas au point de ne pas "forcer" les pays à réagir au niveau européen).
    https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1996_num_1198_1_2686

    Cet acte fondateur du #Conseil_de_Tampere est corroboré par plusieurs documents et on peut en trouver aussi confirmation par exemple dans le rapport sur la #politique_européenne_de_Retour (rédigé tous les trois ans) qui commence par :
    "L’Union européenne s’efforce depuis 1999 de mettre au point une approche globale sur la question des migrations, qui couvre l’#harmonisation des conditions d’admission, les droits des ressortissants de pays tiers en séjour régulier ainsi que l’élaboration de mesures juridiques et le renforcement d’une coopération pratique en matière de prévention des flux migratoires irréguliers."
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex:52014DC0199

    Bref, à partir de 1999 et donc du Conseil de Tampere, la direction est prise de mener une politique migratoire à l’échelle européenne pour renforcer le contrôle des frontières extérieures.

    Les Textes du RAEC, l’échec de l’harmonisation et les règlements qui nous attendent en conséquence :

    Le Conseil (donc les États) ordonné à Tampere et donc la Commission exécute en proposant plusieurs textes qui vont dessiner le paysage actuel du droit d’asile européen commun.

    Un ensemble de textes est donc créé et adopté :

    Le règlement Dublin succède donc à la convention de Dublin en 2003
    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8glement_Dublin_II
    Avec son frère le règlement #Eurodac qui permet la mise en oeuvre de #Dublin aussi en 2003 (logique) :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Eurodac

    #Frontex est lancé en 2004 :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_europ%C3%A9enne_pour_la_gestion_de_la_coop%C3%A9ration_op%C3%A9

    Et les directives qui constituent le coeur du Régime d’Asile Européen Commun avec le règlement Dublin sont lancées dans la foulée :

    La #Directive_Accueil en 2003 (puis réformée en 2013)
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=celex%3A32013L0033

    La #Directive_Procédure en 2005 (réformée aussi en 2013)
    https://www.easo.europa.eu/sites/default/files/public/Procedures-FR.pdf

    La #Directive_Qualification en 2004 (réformée en 2011)
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32011L0095

    La Directive Retour en 2008 (qui va être réformée maintenant)
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM%3Ajl0014

    L’ensemble de ces textes avait pour but d’harmoniser les législations nationales européennes (pour le meilleur et pour le pire d’ailleurs).
    Le problème concerne donc, non pas l’absence de législations européennes communes, mais plutôt les marges de manoeuvres des Etats dans l’interprétation des Directives et leur transposition dans les législations nationales. Cette marge de manoeuvre est telle qu’elle permet aux Etats de retenir ce qui les arrange dans tel ou tel texte, de sorte que toute tentative d’harmonisation est impossible.

    Dès lors, la diversité des procédures est toujours la norme d’un pays à l’autre ; un pays comme les Pays-Bas donne 4 ans de protection subsidiaire, tandis que la France avant la loi Asile n’en donnait qu’une ; la liste des pays sûrs n’est pas la même selon les Etats .... etc etc etc

    Les Etats ont tellement la main que finalement, on peut assez facilement conclure à l’#échec total des tentatives d’harmonisation et donc du RAEC, tant les Etats ont, du début à la fin, fait un peu près ce qu’ils voulaient avec les textes.
    (voir également Sarah Lamort : https://www.amazon.fr/Europe-terre-dasile-Sarah-Lamort/dp/2130734669)

    La Commission a elle-même très bien compris ces faiblesses.

    Exaspérée elle déclare en 2016 que malgré ses efforts pour la mise en place effective du RAEC : " il existe encore des différences notables entre les États membres dans les types de procédures utilisés, les conditions d’accueil offertes aux demandeurs, les #taux_de_reconnaissance et le type de protection octroyé aux bénéficiaires d’une protection internationale. Ces #divergences contribuent à des #mouvements_secondaires et à une course à l’asile (« #asylum_shopping »), créent des facteurs d’attraction et conduisent en définitive à une répartition inégale entre les États membres de la responsabilité d’offrir une protection à ceux qui en ont besoin.(...) Ces #disparités résultent en partie des dispositions souvent discrétionnaires qui figurent dans la version actuelle de la directive relative aux procédures d’asile et de celle relative aux conditions d’accueil." et de toutes les autres en vérité pouvons-nous ajouter...
    L’objectif est donc de "renforcer et harmoniser davantage les règles du régime d’asile européen commun, de façon à assurer une plus grande égalité de traitement dans l’ensemble de l’Union et à réduire les facteurs d’attraction injustifiés qui encouragent les départs vers l’UE" (les facteurs d’attraction étant le "shopping de l’asile")

    Et pour cela la Commission propose de transformer quasiment toutes les Directives citées plus haut en Règlement... :
    " la Commission proposera un nouveau règlement instituant une procédure d’asile commune unique dans l’Union et remplaçant la directive relative aux procédures d’asile ; un nouveau règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile remplaçant l’actuelle directive du même nom, et des modifications ciblées de la directive relative aux conditions d’accueil."
    https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2016/FR/1-2016-197-FR-F1-1.PDF

    La différence entre la Directive et le Règlement étant que justement la Directive est soumise à une interprétation des Etats dans la transposition au sein des législations nationales de la dite Directive (dont on voit qu’elle est large), tandis qu’un Règlement est contraignant et s’applique sans interprétation, ni marge de manoeuvre whatsoever à tous les Etats (comme le règlement Dublin).
    Ici par exemple, la Commission propose de changer la Directive Procédure en un Règlement, histoire par exemple, que tous les pays aient la même liste de pays d’origine sûrs une bonne fois pour toute : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:52016PC0467

    Ce processus d’abrogation des #directives pour en faire des #règlements est en cours et il est très important puisque cela signifie qu’il va falloir surveiller de très près les dispositions qui vont apparaitre dans ces nouveaux textes qui vont TOUS s’appliquer stricto sensu.
    Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle.

    Reste que les Etats pourraient s’opposer à l’imposition de textes aussi coercitifs et d’ailleurs, ils ont eux-mêmes bloqué la révision du règlement Dublin. Cela pose la question de l’Etat d’avancement.

    Etat d’avancement :
    Depuis l’annonce de la transformation des Directives en Règlements en 2016, les dossiers ne semblent pas avoir tant avancés que cela pour autant que je sache sauf concernant quelques dossiers majeurs, notamment la Directive Retour.

    Concernant la mise en place des règlements, la Commission est très vague dans sa dernière communication sur l’état d’avancement de l’agenda européen matière de migrations de mars 2019 : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=COM:2019:0126:FIN:FR:PDF
    En décembre 2017, elle disait :
    "Présentées il y a un an et demi, ces propositions en sont à des stades d’avancement différents dans le processus législatif. Certaines, comme la proposition concernant l’Agence de l’Union européenne pour l’asile et la réforme d’Eurodac, sont sur le point d’être adoptées. D’autres, à savoir le cadre de l’Union pour la réinstallation, le règlement relatif aux conditions que doivent remplir les demandeurs d’asile et la directive relative aux conditions d’accueil, progressent. En revanche, la proposition de règlement sur les procédures d’asile et, comme pierre angulaire, la proposition de révision du règlement de Dublin, nécessitent encore un travail considérable. Dans ce contexte, il convient aussi de progresser dans les travaux sur la notion de pays tiers sûr au sens de l’UE, en tenant compte des conclusions du Conseil européen de juin"
    https://ec.europa.eu/transparency/regdoc/rep/1/2017/FR/COM-2017-820-F1-FR-MAIN-PART-1.PDF

    Il y a donc fort à parier qu’en à peine 1 an et demi, les choses n’aient pas beaucoup avancées concernant les règlements.
    Bref, comme il était assez attendu, ce qui ne contraint pas totalement les Etats avancent et le reste piétine pour le moment.

    Par contre, elles avancent concernant la politique des retours et donc la Directive Retour !

    Politique des retours et externalisation de l’asile :

    Après le Conseil de Tampere en 1999, vient la "crise des migrants" en 2015, qui ne fera qu’accélérer les constatations de l’échec du RAEC.

    Le Conseil européen lance donc une réunion spéciale en avril 2015 qui annonce un changement de stratégie vers l’extérieur avec notamment un renforcement de la coopération avec les pays tiers pour le "contrôle de l’immigration". Ordre est donné à la Commission de mobiliser tous les moyens nécessaires pour mettre cette nouvelle stratégie en oeuvre.
    Ce n’est pas le lancement officiel de l’externalisation de l’Asile puisque le processus de Khartoum et de Rabat sont antérieurs et déjà lancés.
    Néanmoins, il me parait assez évident personnellement qu’un coup d’accélérateur à la stratégie d’externalisation sera donné à partir de ce Conseil qui sera entièrement tourné vers la coopération internationale :
    https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2015/04/23/special-euco-statement

    Dans le prolongement logique des décisions prises lors du Conseil d’avril 2015 et de l’orientation stratégique vers l’extérieur, le Conseil Européen lancera le Sommet de la Valette en novembre où il invitera un nombre conséquent de pays africains.
    Ainsi le Sommet de la Valette, "fut l’occasion de reconnaître que la gestion des migrations relève de la responsabilité commune des pays d’origine, de transit et de destination. L’UE et l’Afrique ont travaillé dans un esprit de partenariat afin de trouver des solutions communes aux défis d’intérêt commun."
    https://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/international-summit/2015/11/11-12

    C’est après ce Sommet que seront initiés le Fond Fiduciaire, les accords avec la Turquie, la Libye, les garde-côtes, la transformation de Frontex etc
    Bien que tout cela ait été préparé en amont.

    Après les ordres du Conseil, la Commission s’exécute avec l’Agenda Européen en Matière de Migrations et la focale sur les retours :
    Devant la stratégie d’orientation du Conseil qui demande des réformes fortes et des actions pour transformer la politique européenne d’asile, la Commission s’exécute en mai 2015 avec l’Agenda Européen des migrations :https://ec.europa.eu/france/node/859_fr

    Cet agenda met l’emphase sur un nombre impressionnant de points, mais une large part est également réservée aux retours page 11 et 12 (puisqu’il faudrait s’assurer que les retours soient efficaces et effectifs d’après la Commission).
    https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/background-information/docs/communication_on_the_european_agenda_on_migration_fr.pdf

    Dans la foulée la Commission lance donc une réflexion sur la politique des retours qui culminera la même année en 2015 avec The Action Plan of Return.
    L’action plan partira d’un principe assez simple, si les migrants viennent, c’est parce qu’on ne les renvoie pas...
    "The European Agenda on Migration, adopted by the European Commission on 13 May 2015, highlighted that one of the incentives for irregular migration is the knowledge that the EU’s system to return irregular migrants is not sufficiently effective"
    https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX%3A52015DC0453

    Ce plan est censé résoudre ce problème.
    Mais il sera aussi un relatif échec, ce qui n’empêchera pas la Commission d’insister en lançant un nouveau plan en 2017, The Renewed Action Plan on return :
    "Despite this, the overall impact on the return track record across the European Union remained limited, showing that more resolute action is needed to bring measurable results in returning irregular migrants. "
    https://ec.europa.eu/home-affairs/sites/homeaffairs/files/what-we-do/policies/european-agenda-migration/20170302_a_more_effective_return_policy_in_the_european_union_-_a_renewed_

    Toujours dans la foulée d’une politique d’expulsion efficace, il sera discuté plus tard (en mars 2019 sur l’évaluation de l’application de l’agenda européen) de la meilleure façon d’exécuter les retours en Europe. C’est là où nous en sommes.
    Pour la mise en place d’une politique de retour efficace, il y a donc deux stratégies :

    1) renforcer les accords de réadmission avec des accords bilatéraux ou par le biais des accords de Cotonou (qui vont être révisés et qui ont beaucoup tourné autour des migrations justement...on en reparlera un jour).
    "Concernant donc "les retours et la réadmission, l’UE continue d’œuvrer à la conclusion d’accords et d’arrangements en matière de réadmission avec les pays partenaires, 23 accords et arrangements ayant été conclus jusqu’à présent. Les États membres doivent maintenant tirer pleinement parti des accords existants."
    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1496_fr.htm

    2) renforcer les procédures de retour depuis l’Europe.
    La Commission espère en conséquence que "le Parlement européen et le Conseil devraient adopter rapidement la proposition de la Commission en matière de retour, qui vise à limiter les abus et la fuite des personnes faisant l’objet d’un retour au sein de l’Union"
    http://europa.eu/rapid/press-release_IP-19-1496_fr.htm

    C’est pourquoi la Commission propose de revoir la Directive Retour.

    La Directive Retour :
    La directive retour est donc la prochaine directive sur la liste des refontes.
    Ce sera un gros sujet a priori puisque la prochaine étape c’est le vote en Commission LIBE avant donc le vote en plénière.
    L’échéance est donc proche et les discussions bien avancées.

    Un texte problématique :

    Article 6 et 16
    En gros, les problèmes qui se posent avec ce texte ont surtout à voir avec l’article 6 qui décrit une liste de 16 critères de "risque de fuites", les derniers étant particulièrement dangereux puisqu’il semblerait que "résister aux procédures de retour" ou "refuser de donner ses empreintes" peuvent représenter des risques de fuites....
    Cet élargissement des critères est à mettre en lien avec l’article 18 qui permet la détention de toutes les personnes qui représentent un risque de fuite. Avec un élargissement pareil des critères de "fuites", je crains que l’on ne se donne le droit d’enfermer tout le monde.

    Article 7
    L’article 7 oblige les Etats tiers à coopérer dans les procédures de retour.
    L’application de cet article me semblait complexe mais le Brief du Parlement sur la Directive au paragraphe "Council" (donc sur les discussions au Conseil) ajoute que les Etats réfléchissent à la possibilité de sanctions pour les pays tiers en cas de non-respect de cette obligation de coopération.
    Et à ce moment-là j’ai compris.... Ma théorie c’est qu’un chantage quelconque pourra être mis en place pour établir une pression forçant les Etats tiers à coopérer.
    Tout le problème tient sur l’amplitude des sanctions possibles. Je n’en vois pas beaucoup, sauf à menacer de rompre des accords commerciaux ou de développement.

    C’est déjà plus ou moins le cas via le Fond Fiduciaire ou les fonds d’aide au dvp puisque l’on voit parfois que l’aide au dvp dépend de la mise en place d’accords de réadmission.
    Par exemple : l’UE et l’Afghanistan ont signé un accord de réadmission en Octobre 2016 : https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/eu_afghanistan_joint_way_forward_on_migration_issues.pdf
    Et dans la foulée d’octobre, 5 milliards d’aide au dvp étaient débloqués pour la période 2016-2020 à la conférence de Bruxelles (https://eeas.europa.eu/sites/eeas/files/eu-afghanistan_march_2019.pdf).

    Avec une opération pareille, des soupçons de chantage à l’aide au dvp me paraissent tout à fait légitime.
    Cependant, ils existaient une séparation dans la forme. C’est-à-dire que même si les liens peuvent sembler évidents, les accords de réadmission n’établissaient pas directement de chantage entre l’un et l’autre. Il n’était pas écrit que des "sanctions" étaient possibles (du moins pas dans l’exemple de l’Afghanistan ni même dans l’accord de Cotonou - exception faite de ce qui concerne l’article 96 et le respect des droits—et dans aucun autre texte à ma connaissance).
    Ici le Conseil veut faire un pas de plus dans la direction d’une politique assumée de pressions via des sanctions et donc, indirectement semble-t-il, de chantage.

    Les Pays Tiers-Sûrs
    Un autre élément dangereux dans ce paragraphe sur le Conseil dans le Brief du Parlement : c’est que les Etats de leur côté réfléchissent aussi à la possibilité de renvoyer une personne dans un pays tiers considéré comme sûr qui ne soit pas le pays d’origine.
    En d’autres termes, renvoyer les soudanais par exemple, en Egypte par exemple légalement.

    Cela rejoint a priori les discussions sur la notion de pays tiers sûrs que la Commission et le Conseil continuent de vouloir développer depuis très longtemps malgré les oppositions franches des ONG (http://www.forumrefugies.org/s-informer/actualites/le-concept-de-pays-tiers-sur-une-remise-en-cause-profonde-de-l-acces-) ou même l’avis défavorable de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme en 2017 (https://www.cncdh.fr/sites/default/files/171219_avis_concept_pays_tiers_sur_5.pdf)
    On ferait ici un pas de plus au sein du creuset initié par la politique des "pays d’origine sûrs" et on s’offrirait le droit de renvoyer des personnes dans des pays qui n’auraient pas les conditions pour les accueillir dignement (tant matériellement que du point de vue du respect des droits...).

    Article 22
    L’article 22 est aussi très problématique puisque les dispositions aux frontières devraient changer :
    Les migrants en zone d’attente devraient recevoir une décision de retour simplifiée plutôt qu’une explication motivée.
    Il ne devrait plus y avoir aucune chance de départ volontaire, sauf si le migrant possède un document de voyage en cours de validité (remis aux autorités) et coopère pleinement (car s’il ne coopère pas, on l’a vu, il peut être déclaré en "tentative de fuite" ou en "fuite").
    Concernant les recours, les migrants ne disposeront que de 48 heures pour faire appel d’une décision de retour fondée sur un rejet de l’asile à la frontière, et l’effet suspensif ne s’appliquera qu’à la présentation de nouvelles conclusions importantes (type CNDA) ou qu’il n’y a pas déjà eu de contrôle juridictionnel effectif.

    Article 16
    D’ailleurs, les recours peuvent subir un changement relativement dramatique à cause de l’article 16. Selon le brief de la Commission :
    " Proposed Article 16(4) imposes a general obligation on Member States to establish ‘reasonable’ time limits. In relation to appeals lodged against return decisions adopted as a consequence of a decision rejecting an application for international protection, Member States would have to establish a time limit for lodging an appeal of a maximum of five days, but would be free to fix a shorter period."
    http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2019/637901/EPRS_BRI(2019)637901_EN.pdf
    Une manière de réduire encore plus les possibilités de recours.

    Article 13
    L’article 13 apporte aussi des changements aux refus d’entrée : " the proposal would allow Member States to impose an isolated entry ban, not accompanied by a corresponding return decision, if the irregularity of a stay is detected when the third-country national is exiting the territory of a Member State"
    http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2019/637901/EPRS_BRI(2019)637901_EN.pdf

    Néanmoins, j’ai pour le moment du mal à évaluer l’étendue de cette proposition à l’article 13 et il faudrait peut-être en discuter avec l’anafé par exemple.

    #procédure_d'asile #réforme

    Reçu par email via la mailing-list Migreurop, le 06.06.2019


  • « Prolifération » de moustiques tigre : le « spécialiste » était vendeur de répulsifs | Justine Brabant et Juliette Gramaglia
    https://www.arretsurimages.net/articles/proliferation-de-moustiques-tigre-le-specialiste-etait-vendeur-de-re

    Une flopée de titres anxiogènes sur la prolifération du moustique tigre sont parus dans la presse française depuis plus d’un mois. Derrière nombre de ces articles : la campagne efficace d’un site internet, « Vigilance moustiques »... qui est en réalité la vitrine d’une marque d’anti-moustiques. Plusieurs médias alertent pourtant, depuis 2015, sur ce mélange des genres. Source : Arrêt sur images

    • Leçon de #journalisme.

      Pourquoi cette panique soudaine des rédactions françaises, qui semble avoir débuté le 26 avril dernier ? C’est que, relève Médiacités, le 26 avril est la date à laquelle un site dénommé « Vigilance moustiques » a envoyé un communiqué de presse à des dizaines de rédactions, les alertant de nouvelles zones de « vigilance rouge » et les invitant à consulter sa « carte 2019 du moustique tigre ». La quasi-totalité des articles parus depuis la fin avril concernant le moustique tigre se basent de fait sur ce communiqué, reprenant soit la carte publiée par « Vigilance moustiques », soit une interview du président du site, Stéphane Robert.

      #moustiques


  • Los cambios se disputan en las calles
    https://www.cetri.be/Los-cambios-se-disputan-en-las

    Hace más de dos décadas, el sociólogo catalán Manuel Castells provocó un enorme impacto en los espacios académicos, políticos y comunicacionales, al publicar una imponente trilogía, “La era de la Información”, en donde exponía su teoría sobre la sociedad en red. En la introducción de su estudio Castells señala que “Internet es el tejido de nuestras vidas en este momento. No es futuro. Es presente. #Internet en un medio para todo, que interactúa con el conjunto de la sociedad y, de hecho, a pesar de ser tan (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, Amérique latine & Caraïbes, Internet, #réseaux_sociaux, Mouvements (...)

    #Amérique_latine_&_Caraïbes #Mouvements_sociaux



  • ICC submission calls for prosecution of EU over migrant deaths

    Member states should face punitive action over deaths in Mediterranean, say lawyers.

    The EU and member states should be prosecuted for the deaths of thousands of migrants who drowned in the Mediterranean fleeing Libya, according to a detailed legal submission to the international criminal court (ICC).

    The 245-page document calls for punitive action over the EU’s deterrence-based migration policy after 2014, which allegedly “intended to sacrifice the lives of migrants in distress at sea, with the sole objective of dissuading others in similar situation from seeking safe haven in Europe”.

    The indictment is aimed at the EU and the member states that played a prominent role in the refugee crisis: Italy, Germany and France.

    The stark accusation, that officials and politicians knowingly created the “world’s deadliest migration route” resulting in more than 12,000 people losing their lives, is made by experienced international lawyers.

    The two main authors of the submission are Juan Branco, who formerly worked at the ICC as well as at France’s foreign affairs ministry, and Omer Shatz, an Israeli lawyer who teaches at Sciences Po university in Paris.
    Most refugees in Libyan detention centres at risk – UN
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    The allegation of “crimes against humanity” draws partially on internal papers from Frontex, the EU organisation charged with protecting the EU’s external borders, which, the lawyers say, warned that moving from the successful Italian rescue policy of Mare Nostrum could result in a “higher number of fatalities”.

    The submission states that: “In order to stem migration flows from Libya at all costs … and in lieu of operating safe rescue and disembarkation as the law commands, the EU is orchestrating a policy of forced transfer to concentration camps-like detention facilities [in Libya] where atrocious crimes are committed.”

    The switch from Mare Nostrum to a new policy from 2014, known as Triton (named after the Greek messenger god of the sea), is identified as a crucial moment “establishing undisputed mens rea [mental intention] for the alleged offences”.

    It is claimed that the evidence in the dossier establishes criminal liability within the jurisdiction of the ICC for “causing the death of thousands of human beings per year, the refoulement [forcible return] of tens of thousands migrants attempting to flee Libya and the subsequent commission of murder, deportation, imprisonment, enslavement, torture, rape, persecution and other inhuman acts against them”.

    The Triton policy introduced the “most lethal and organised attack against civilian population the ICC had jurisdiction over in its entire history,” the legal document asserts. “European Union and Member States’ officials had foreknowledge and full awareness of the lethal consequences of their conduct.”

    The submission does not single out individual politicians or officials for specific responsibility but does quote diplomatic cables and comments from national leaders, including Angela Merkel and Emmanuel Macron.

    The office of the prosecutor at the ICC is already investigating crimes in Libya but the main focus has been on the Libyan civil war, which erupted in 2011 and led to the removal of Muammar Gaddafi. Fatou Bensouda, the ICC prosecutor, has, however, already mentioned inquiries into “alleged crimes against migrants transiting through Libya”.

    The Mare Nostrum search and rescue policy launched in October 2013, the submission says, was “in many ways hugely successful, rescuing 150,810 migrants over a 364-day period”.

    Criticism of the policy began in mid-2014 on the grounds, it is said, that it was not having a sufficient humanitarian impact and that there was a desire to move from assistance at sea to assistance on land.

    “EU officials sought to end Mare Nostrum to allegedly reduce the number of crossings and deaths,” the lawyers maintain. “However, these reasons should not be considered valid as the crossings were not reduced. And the death toll was 30-fold higher.”

    The subsequent policy, Triton, only covered an “area up to 30 nautical miles from the Italian coastline of Lampedusa, leaving around 40 nautical miles of key distress area off the coast of Libya uncovered,” the submission states. It also deployed fewer vessels.

    It is alleged EU officials “did not shy away from acknowledging that Triton was an inadequate replacement for Mare Nostrum”. An internal Frontex report from 28 August 2014, quoted by the lawyers, acknowledged that “the withdrawal of naval assets from the area, if not properly planned and announced well in advance – would likely result in a higher number of fatalities.”

    The first mass drownings cited came on 22 January and 8 February 2015, which resulted in 365 deaths nearer to the Libyan coast. It is alleged that in one case, 29 of the deaths occurred from hypothermia during the 12-hour-long transport back to the Italian island of Lampedusa. During the “black week” of 12 to 18 April 2015, the submission says, two successive shipwrecks led to the deaths of 1,200 migrants.

    As well as drownings, the forced return of an estimated 40,000 refugees allegedly left them at risk of “executions, torture and other systematic rights abuses” in militia-controlled camps in Libya.

    “European Union officials were fully aware of the treatment of the migrants by the Libyan Coastguard and the fact that migrants would be taken ... to an unsafe port in Libya, where they would face immediate detention in the detention centers, a form of unlawful imprisonment in which murder, sexual assault, torture and other crimes were known by the European Union agents and officials to be common,” the submission states.

    Overall, EU migration policies caused the deaths of “thousands civilians per year in the past five years and produced about 40,000 victims of crimes within the jurisdiction of the court in the past three years”, the report states.

    The submission will be handed in to the ICC on Monday 3 June.

    An EU spokesperson said the union could not comment on “non-existing” legal actions but added: “Our priority has always been and will continue to be protecting lives and ensuring humane and dignified treatment of everyone throughout the migratory routes. It’s a task where no single actor can ensure decisive change alone.

    “All our action is based on international and European law. The European Union dialogue with Libyan authorities focuses on the respect for human rights of migrants and refugees, on promoting the work of UNHCR and IOM on the ground, and on pushing for the development of alternatives to detention, such as the setting up of safe spaces, to end the systematic and arbitrary detention system of migrants and refugees in Libya.

    “Search and Rescue operations in the Mediterranean need to follow international law, and responsibility depends on where they take place. EU operations cannot enter Libya waters, they operate in international waters. SAR operations in Libyan territorial waters are Libyan responsibility.”

    The spokesperson added that the EU has “pushed Libyan authorities to put in place mechanisms improving the treatment of the migrants rescued by the Libyan Coast Guard.”

    https://www.theguardian.com/law/2019/jun/03/icc-submission-calls-for-prosecution-of-eu-over-migrant-deaths
    #justice #décès #CPI #mourir_en_mer #CPI #cour_pénale_internationale

    ping @reka @isskein @karine4

    Ajouté à la métaliste sur les sauvetages en Méditerranée :
    https://seenthis.net/messages/706177

    • L’Union Européenne devra-t-elle un jour répondre de « crimes contre l’Humanité » devant la Cour Pénale Internationale ?

      #Crimes_contre_l'humanité, et #responsabilité dans la mort de 14 000 migrants en 5 années : voilà ce dont il est question dans cette enquête menée par plusieurs avocats internationaux spécialisés dans les Droits de l’homme, déposée aujourd’hui à la CPI de la Haye, et qui pourrait donc donner lieu à des #poursuites contre des responsables actuels des institutions européennes.

      La démarche fait l’objet d’articles coordonnés ce matin aussi bien dans le Spiegel Allemand (https://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlinge-in-libyen-rechtsanwaelte-zeigen-eu-in-den-haag-an-a-1270301.htm), The Washington Post aux Etats-Unis (https://www.spiegel.de/politik/ausland/fluechtlinge-in-libyen-rechtsanwaelte-zeigen-eu-in-den-haag-an-a-1270301.htm), El Pais en Espagne (https://elpais.com/internacional/2019/06/02/actualidad/1559497654_560556.html), The Guardian en Grande-Bretagne, et le Monde, cet après-midi en France... bref, ce qui se fait de plus retentissant dans la presse mondiale.

      Les auteurs de ce #plaidoyer, parmi lesquels on retrouve le français #Juan_Branco ou l’israélien #Omer_Shatz, affirment que Bruxelles, Paris, Berlin et Rome ont pris des décisions qui ont mené directement, et en connaissance de cause, à la mort de milliers de personnes. En #Méditerrannée, bien sûr, mais aussi en #Libye, où la politique migratoire concertée des 28 est accusée d’avoir « cautionné l’existence de centres de détention, de lieux de tortures, et d’une politique de la terreur, du viol et de l’esclavagisme généralisé » contre ceux qui traversaient la Libye pour tenter ensuite de rejoindre l’Europe.

      Aucun dirigeant européen n’est directement nommé par ce réquisitoire, mais le rapport des avocats cite des discours entre autres d’#Emmanuel_Macron, d’#Angela_Merkel. Il évoque aussi, selon The Guardian, des alertes qui auraient été clairement formulées, en interne par l’agence #Frontex en particulier, sur le fait que le changement de politique européenne en 2014 en Méditerranée « allait conduire à une augmentation des décès en mer ». C’est ce qui s’est passé : 2014, c’est l’année-bascule, celle où le plan Mare Nostrum qui consistait à organiser les secours en mer autour de l’Italie, a été remplacé par ce partenariat UE-Libye qui, selon les auteurs de l’enquête, a ouvert la voix aux exactions que l’on sait, et qui ont été documentées par Der Spiegel dans son reportage publié début mai, et titré « Libye : l’enfer sur terre ».

      A présent, dit Juan Branco dans The Washington Post (et dans ce style qui lui vaut tant d’ennemis en France), c’est aux procureurs de la CPI de dire « s’ils oseront ou non » remonter aux sommet des responsabilités européennes. J’en terminerai pour ma part sur les doutes de cet expert en droit européen cité par El Pais et qui « ne prédit pas un grand succès devant la Cour » à cette action.

      https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presse-internationale/la-revue-de-presse-internationale-emission-du-lundi-03-juin-2019
      #UE #Europe #EU #droits_humains

    • Submission to ICC condemns EU for ‘crimes against humanity’

      EU Commission migration spokesperson Natasha Bertaud gave an official statement regarding a recently submitted 245-page document to the International Criminal Court by human rights lawyers Juan Branco and Omer Shatz on June 3, 2019. The case claimed the EU and its member states should face punitive action for Libyan migrant deaths in the Mediterranean. The EU says these deaths are not a result of EU camps, rather the dangerous and cruel routes on which smugglers take immigrants. Bertaud said the EU’s track record on saving lives “has been our top priority, and we have been working relentlessly to this end.” Bertaud said an increase in EU operations in the Mediterranean have resulted in a decrease in deaths in the past 4 years. The accusation claims that EU member states created the “world’s deadliest migration route,” which has led to more than 12,000 migrant deaths since its inception. Branco and Shatz wrote that the forcible return of migrants to Libyan camps and the “subsequent commission of murder, deportation, imprisonment, enslavement, torture, rape, persecution and other inhuman acts against them,” are the grounds for this indictment. Angela Merkel and Emmanuel Macron were named specifically as those knowingly supporting these refugee camps, which the lawyers explicitly condemned in their report. The EU intends to maintain its presence on the Libyan coast and aims to create safer alternatives to detention centers.

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=28&v=AMGaKDNxcDg


  • « Le succès des écologistes, à 13,5 % des voix, reflète en partie une plus forte mobilisation dans les milieux petits-bourgeois. Les préoccupations autour des problèmes d’environnement ont donné à EELV le terrain sur lequel se positionner. Si une partie de l’électorat petit-bourgeois, les jeunes en particulier, a voté pour eux, c’est pour certains par préoccupation écologique. Pour d’autres, ce vote incarne le même choix ou, plus exactement, le même refus de choix entre la gauche et la droite – sur lequel Macron avait basé la stratégie qui l’a porté au pouvoir –, mais en y ajoutant l’aspect du vote contre Macron. »

    #écologie

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org…/elections-europeennes-…

    – Le #parlementarisme, feuille de vigne de la domination de la bourgeoisie
    – L’#abstention des classes populaires
    #reconstruire_la_gauche… ou le #mouvement_ouvrier révolutionnaire ?


  • De la prison avec sursis pour un dessinateur qui a repris Tintin
    https://www.numerama.com/pop-culture/521709-de-la-prison-avec-sursis-pour-un-dessinateur-qui-a-repris-tintin.ht

    La sélection hebdomadaire des dérives provoquées par la propriété intellectuelle est sortie, préparée par Lionel Maurel et Thomas Fourmeux, spécialistes de la question du copyright. Cette semaine, le Copyright Madness revient sur la SNCF et une association anti-pub qui se battent pour l’utilisation du mot « oui », la peine de prison avec sursis infligée à un artiste pour avoir dessiné Tintin ou encore une bataille entre vrai-faux inventeur du Bitcoin. Bonne lecture et à la semaine prochaine ! Copyright (...)

    #SNCF #Wikimedia #Wikipedia #copyright #Moulinsart

    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/05/tintin.jpg



    • 08.09.2018
      Ventimiglia: migrante travolto da un treno in località La Mortola. E’ vivo. Soccorsi in atto e traffico ferroviario bloccato

      Torna improvvisamente d’attualità la questione migranti a Ventimiglia. Dopo i due che ieri si sono arrampicati nelle rocce di ponte San Luigi, oggi un altro, cercando di varcare il confine è stato travolto da un treno Thello, in località #La_Mortola


      http://www.sanremonews.it/2018/09/08/leggi-notizia/argomenti/cronaca/articolo/ventimiglia-migrante-travolto-da-un-treno-in-localita-la-mortola-e-vivo-

    • 05.12.2018
      Ventimiglia: nuova tragedia dell’immigrazione, giovane rimane folgorato sul tetto di un treno diretto in Francia

      Il migrante si era sistemato sul tetto di un convoglio con la speranza di poter attraversare il confine. Ora è ricoverato in gravissime condizioni al centro grandi ustionati di Pisa.
      Ventimiglia: nuova tragedia dell’immigrazione, giovane rimane folgorato sul tetto di un treno diretto in Francia

      Un altro tentativo di passare il confine di Ventimiglia si è trasformato in tragedia. E’ accaduto ieri sera poco prima della mezzanotte, nei pressi della stazione ferroviaria della città frontaliera.

      Un giovane, del quale al momento non si conoscono le generalità e nemmeno la nazionalità, è salito sul tetto di un treno diretto in Francia ed è entrato in contatto con i cavi dell’alta tensione che alimentano i convogli, rimanendo folgorato.

      E’ subito scattato l’allarme e, sul posto è intervenuto il personale medico del 118, i Vigili del Fuoco, un’ambulanza e gli agenti della Polizia Ferroviaria. Il traffico ferroviario è stato anche momentaneamente sospeso per consentire i soccorsi del giovane immigrato.

      Le cure dei medici sono andate avanti per diversi minuti ed il giovane è sopravvissuto. Le sue condizioni, secondo i primi riscontri medici, sono gravissime ma è stato comunque deciso il trasporto immediato al centro grandi ustionati di Pisa, dove è arrivato in nottata.

      http://www.sanremonews.it/2018/12/05/mobile/leggi-notizia/argomenti/cronaca/articolo/ventimiglia-nuova-tragedia-dellimmigrazione-giovane-rimane-folgorato-sul

    • 07.10.2016
      Frontière italienne : une jeune migrante meurt sur l’autoroute A8

      Une jeune fille faisant partie d’un groupe de migrants qui tentaient de gagner la France depuis Vintimille en Italie est morte percutée par un poids-lourds sur l’autoroute A8 à la frontière franco-italienne. La victime est une Erythréenne de 17 ans, selon le site italien Riviera24.it, qui diffuse des images de l’intervention des secours après l’accident.

      « La victime est une femme à ma connaissance. Quatre autres personnes, des femmes, ont été hospitalisées en état de choc à Bordighera mais ne sont pas blessées », a indiqué la police italienne de Vintimille. Le drame s’est produit « au niveau du tunnel de la Giraude, côté italien, un poids-lourd a percuté un migrant », a-t-on précisé au centre opérationnel de la gendarmerie de Nice.

      Ils prennent tous les risques

      Début septembre, un jeune Africain avait été retrouvé mort sous un viaduc autoroutier près de Menton, dans le même secteur, et une enquête a été ouverte pour déterminer s’il a pu se tuer après avoir paniqué à la vue d’une patrouille de gendarmes et enjambé la glissière de sécurité.

      Vintimille est un cul-de-sac pour les migrants africains en route pour la France. L’Italie, notamment l’ONG catholique Caritas et la Croix-Rouge, continuent d’apporter une aide humanitaire. Les opérations de police se multiplient aussi.

      Les migrants prennent des risques importants pour gagner l’Hexagone, par la montagne, l’autoroute ou le train tout en tentant d’échapper aux contrôles. Plus de 24 000 migrants ont été interpellés depuis janvier dans les Alpes-Maritimes, selon le dernier décompte de la préfecture fin septembre.

      http://www.leparisien.fr/faits-divers/frontiere-italienne-une-jeune-migrante-meurt-sur-l-autoroute-a8-07-10-201

    • C’était 1995...
      #Sospel : un mort, le Gisti seul coupable

      Traverser une frontière pour demander l’asile politique peut, aux termes de la convention de Genève, se faire sans titre de circulation ni de séjour. Ce n’est cependant pas sans risque. Un enfant l’a appris à ses dépens, en 1995 : il est mort sous les balles d’un policier. Accident ? Bavure ? Le policier a été acquitté. Le Gisti, qui avait dénoncé les excès de la surveillance aux frontières, a, lui, été condamné.
      Coups de feu mortels sur des demandeurs d’asile

      Il faisait beau sans doute, et la nuit devait être étoilée sur les Alpes quand, le 20 août 1995 vers 3h30 du matin, quarante-deux Tziganes du Monténégro (l’autre composante, avec la Serbie, de la République fédérale de Yougoslavie), dont dix-huit mineurs, franchissent la frontière franco-italienne dans quatre véhicules.

      Échappés d’une guerre que les accords de Dayton gèleront seulement dans quelques mois, enfin à l’abri de la ségrégation et des mauvais traitements qui frappent les Tziganes dans leur pays, peut-être goûtaient-ils les charmes d’une paisible nuit estivale de montagne. En faction sur le bord de la petite route sinueuse, près du col de Brouis, à une dizaine de kilomètres de l’Italie, deux policiers de la Direction centrale du contrôle de l’immigration et de la lutte contre l’emploi clandestin (Diccilec, ex-Police de l’air et des frontières) veillent. Les deux premiers véhicules des Tziganes — un Combi Volkswagen immatriculé aux Pays-Bas suivi d’une Passat immatriculée en ex-Yougoslavie — défilent devant les policiers sans s’arrêter. Le sous-brigadier Christian Carenco tire alors trois coups de son fusil à pompe sur l’arrière de la voiture. L’enquête établira qu’il fait feu « à environ 1,80 mètre de la Passat ». Une balle en caoutchouc d’abord, puis deux balles Brennecke utilisées pour la chasse aux sangliers. Ça doit encore sentir la poudre quand les deux derniers véhicules du convoi passent à leur tour sans être interceptés.

      Au petit matin, le médecin de Sospel, petite commune des environs, avertit la gendarmerie qu’on lui a amené un enfant ensanglanté. Il est mort de ses blessures. Todor Bogdanovic avait sept ans. Il dormait à l’arrière de la voiture visée.

      Sans un mot de regret, le préfet explique aussitôt que « le département [des Alpes-Maritimes] est un lieu de passage très fréquenté par les clandestins. Depuis le début de l’année, les policiers ont arrêté 120 passeurs, alors que 8 664 personnes en situation irrégulière, toutes nationalités confondues, ont été reconduites à la frontière ». Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes policiers. Ce que confirme le ministre de la justice de l’époque, Jacques Toubon, pour lequel le tir au fusil à pompe sur les Tziganes est « un travail qui a été fait par les policiers normalement ». Todor Bogdanovic a eu ce qu’il méritait.

      Tel n’est pas l’avis du Gisti. Au risque calculé de troubler la quiétude estivale, il ne peut tolérer que la mort du petit Todor passe inaperçue.

      Dès le 21 août, il publie un communiqué dans lequel il observe qu’à en croire les pouvoirs publics, « il paraît presque normal d’ouvrir le feu sur toute voiture qui ne s’arrêterait pas à l’occasion d’un contrôle ». « Assisterions-nous, en cette circonstance, s’interroge le Gisti, à l’éclosion d’une nouvelle pratique administrative autorisant parfois la DICCILEC et la police en général à abattre les étrangers supposés clandestins quand il ne se prêtent pas docilement à leur interpellation ? »

      Après avoir dénoncé les « trésors d’imagination » dépensés, de façon générale, par les douaniers, les policiers et les préfectures « pour éviter d’enregistrer les demandes d’asile présentées par des arrivants démunis de papiers » et observé que « la France compte moins de 20 000 exilés d’ex-Yougoslavie sur son territoire, alors que l’Allemagne en accueille plus de 350 000 », le Gisti se demande, pour finir : « La France ne fait-elle pas le jeu du gouvernement serbe en plaçant des snippers [sic] sur la route de leur exil ? ».

      Dans les heures qui suivent le drame, les Tziganes de Sospel manifestent la volonté de demander l’asile à la France.

      Ceci n’empêche pas l’administration de notifier des arrêtés de reconduite à la frontière (APRF) aux dix-huit adultes du groupe en invitant simplement l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) à examiner en urgence leur requête du statut de réfugié. Avec complaisance, l’Office se met au travail.

      Avant même d’avoir communiqué sa décision aux intéressés, le directeur de l’OFPRA fait savoir au tribunal administratif de Nice, qui s’en prévaut le 24 août pour refuser d’annuler les APRF, que les demandes d’asile seront rejetées, notamment parce que les Tziganes ne sont pas bosniaques mais serbes et que le Sandzac — leur région d’origine — ne serait pas affecté par la guerre. La belle affaire !

      Le Gisti n’a pas beaucoup de mal à retrouver un document tout frais (31 janvier 1995) du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), selon lequel « la situation des Musulmans du Sandzak n’a cessé de se détériorer au cours des six derniers mois [...]. Des rapports font état de torture », précise-t-il, avant de conclure que « le HCR continue de penser que l’éligibilité des demandeurs d’asile originaires du Kosovo et du Sandzak doit être évaluée au cas par cas » et qu’il y a « impérative nécessité » à procéder à « un examen très attentif des demandes individuelles au cours d’une procédure complète et équitable ».

      L’OFPRA n’en a que faire, pas plus que d’autres rapports, articles et témoignages édifiants que le Gisti se procure en quelques heures de recherches [1]. Les demandes d’asile sont rejetées, et les Tziganes refoulés en Italie. Le 26 août, le Gisti s’insurge contre cette exécution administrative dans un communique intitulé « Tous les dés étaient pipés », tandis que l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFÉ) constate « Un mort et dix-huit reconduits à la frontière : la dérive de la politique d’immigration ».

      De toute évidence, nous avons eu raison trop tôt puisque, le 2 juin 1997, le Conseil d’état annulera à la fois les APRF pour excès de pouvoir et le jugement du tribunal administratif de Nice.

      Sur le plan pénal, après une enquête menée par l’Inspection générale de la police nationale, le parquet a ouvert une information judiciaire qui a abouti, dès le 21 août 1995, à la mise en examen de Christian Carenco pour « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

      Juste après les faits, le procureur de la République adjoint de Nice avait déclaré : « on ne peut pas accréditer la thèse de la légitime défense sans réserve. Il y a présomption d’utilisation d’une arme à feu dans des conditions qui peuvent paraître anormales... D’après les premiers éléments de l’enquête de l’IGPN, il semble qu’il y a eu des coups de feu intempestifs ».

      Mais, six mois plus tard, le juge d’instruction conclut à un non-lieu. Saisie en appel, la chambre d’accusation d’Aix-en-Provence renvoie, quant à elle, le 18 décembre 1997, le policier devant la cour d’assises des Alpes-Maritimes, tout en déclarant irrecevables les constitutions de parties civiles de la Cimade, de France Terre d’asile, de la Ligue des droits de l’homme et du Gisti, qui entendaient ainsi éviter l’enterrement de l’affaire [2].

      Christian Carenco s’étant pourvu en cassation contre son renvoi devant la cour d’assises, les associations ont également formé un pourvoi. Ces pourvois ont été rejetés par la Cour de cassation et l’affaire a été renvoyée devant la Cour d’assises.
      Plainte pour diffamation contre le Gisti

      Quant au Gisti, dont des extraits du communiqué ont été repris par l’Agence France Presse, il est poursuivi en diffamation. Le ministre de l’intérieur a, en effet, déposé plainte, le 5 septembre 1995, contre la présidente, responsable ès-qualités, pour diffamation publique envers une administration publique, estimant que les propos reproduits par l’AFP contiennent des allégations portant atteinte à l’honneur et à la considération de la police nationale.

      L’affaire vient devant la 17e Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, le 2 mai 1997. Henri Leclerc assure la défense de Danièle Lochak. Alfred Grosser est cité comme témoin.

      L’audience est l’occasion de refaire le procès de Sospel, mais aussi, de façon plus inattendue, d’entendre célébrer les louanges du Gisti, y compris par le représentant du ministère public, qui rend hommage au travail accompli par l’association, utile et nécessaire car civique, et qui reconnaît sa légitimité à intervenir dans cette histoire dramatique qu’on ne peut pas considérer comme un incident sans gravité.

      Le jugement reprend à son compte ces éloges : « le Gisti mène, pour la défense des droits de l’homme, une action salutaire et reconnue par tous et le soutien que cette association apporte particulièrement aux travailleurs immigrés et aux réfugiés est d’autant plus méritoire qu’il s’effectue, de nos jours, dans un climat politique et social difficile ».

      Le tribunal n’en estime pas moins que le délit de diffamation est constitué — par l’emploi des termes « purification ethnique » et « snipper » — et condamne la présidente du Gisti à 5 000 F d’amende.

      Les arguments de la défense n’ont donc pas été entendus. Ils consistaient, pour l’essentiel, à soutenir :

      que la police n’était mise en cause qu’indirectement par le communiqué, en tant qu’instrument d’une politique gouvernementale critiquable, de sorte que ses membres ne pouvaient se sentir diffamés ;

      que le caractère particulièrement dramatique et révoltant de l’affaire justifiait, de la part d’une organisation qui défend les droits de l’homme et entend alerter l’opinion publique lorsqu’ils sont violés, une expression particulièrement véhémente de son indignation ;

      que les poursuites reposaient sur un texte dont on pouvait se demander s’il était conforme à l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme qui n’admet de limites à la liberté d’expression que lorsque celles-ci sont nécessaires, dans une société démocratique, à la protection de la sécurité nationale, à la défense de l’ordre, ou à la réputation d’autrui.

      L’affaire est venue en appel devant la 11e Chambre des appels correctionnels en novembre 1997. La cour a confirmé le jugement de première instance mais a considéré « qu’eu égard aux circonstances de l’espèce il convient de faire une application particulièrement modérée de la loi » : elle a donc condamné la présidente du Gisti à 1 000 F d’amende avec sursis.

      https://www.gisti.org/spip.php?article3477

    • Ventimiglia, cadavere recuperato in mare vicino al porto: è di un migrante

      Ventimiglia. Il corpo senza vita di un migrante, probabilmente di origine nordafricana, è stato recuperato ieri pomeriggio dalla Capitaneria di Porto sulla parte esterna della diga foranea del costruendo porto di Ventimiglia. Il cadavere si trovava incagliato tra gli scogli a circa 3 metri di profondità.

      Il migrante, di cui al momento non si conosce ancora l’identità, sarebbe morto annegato, probabilmente dopo una caduta dalla diga. Al momento è esclusa l’ipotesi di morte violenta. Sulla base di una prima ispezione del corpo, compiuta ieri dal medico legale, il pm ha infatti liberato la salma, ritenendo più probabile che il migrante sia scivolato in acqua accidentalmente.

      A dare l’allarme è stato il bagnino di un vicino stabilimento balneare che, a bordo di una piccola imbarcazione, ha avvistato il corpo sul fondale intorno alle 13 di ieri e avvertito la capitaneria. Quando il cadavere è stato recuperato, era ancora in rigor mortis: segno che il decesso era avvenuto da poco tempo. La vittima indossava ancora i vestiti, ma non aveva documenti. Il corpo si trova ora all’obitorio di Bordighera.

      https://www.riviera24.it/2018/09/ventimiglia-cadavere-recuperato-in-mare-vicino-al-porto-e-di-un-migrante-5


  • GM fungus rapidly kills 99% of malaria mosquitoes, study suggests - BBC News
    https://www.bbc.com/news/health-48464510

    Un champignon pour tuer les moustiques vecteurs du paludisme - Top #Santé
    https://www.topsante.com/medecine/sante-et-voyage/paludisme/un-champignon-pour-tuer-les-moustiques-vecteurs-du-paludisme-632089

    Les chercheurs de l’université du Maryland, aux États-Unis, ont identifié un #champignon appelé Metarhizium pingshaense, qui infecte naturellement les #moustiques qui propagent le #paludisme. Dans un essai mené au Burkina Faso, ce champignon génétiquement modifié a fait disparaître 99% des populations de moustiques en 45 jours.

    Pour renforcer les pouvoirs de ce champignon, les chercheurs se sont tournés vers une toxine trouvée dans le venin d’une espèce d’araignée australienne. Ils ont génétiquement modifié le champignon pour qu’il fabrique cette toxine à l’intérieur du moustique.

    #ogm


  • Le numéro 1, un très beau numéro de la revue
    #Nunatak , Revue d’histoires, cultures et #luttes des #montagnes...

    Sommaire :

    Une sensation d’étouffement/Aux frontières de l’Iran et de l’Irak/Pâturages et Uniformes/La Banda Baudissard/
    À ceux qui ne sont responsables de rien/Des plantes dans l’illégalité/Conga no va !/Mundatur culpa labore

    La revue est disponible en pdf en ligne (https://revuenunatak.noblogs.org/numeros), voici l’adresse URL pour télécharger le numéro 1 :
    https://revuenunatak.noblogs.org/files/2017/03/Nunatak1HiverPrintemps2017.pdf

    Je mettrai ci-dessous des mots-clés et citations des articles...


  • Parution de la brochure n°24bis : « Le mouvement des gilets jaunes », seconde partie
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?976-quatrieme-de-couverture-no24bis

    Ce texte fait partie de la brochure n°24bis « Le mouvement des gilets jaunes » — seconde partie Chantiers de l’auto-organisation et clôtures idéologiques #Brochures Elle est en vente pour 3 € dans nos librairies. Les achats permettent notre auto-financement et constitue un soutien aux librairies indépendantes (vous pouvez également nous aider à la diffusion). Elle sera intégralement téléchargeable dans la rubrique brochures Sommaire : Retirer les crocs au parti-journaliste (Tract) Analyse d’un (...)

    Brochures

    / #Lieux_Communs, #Politique, Gilets jaunes (2018-2019), #Insurrectionnalisme, #Gauchisme, #Article, #Assemblée, #Autogestion, #Démocratie_directe, #Émeutes, #Mouvements_sociaux, #Institutionnalisation, (...)

    #Gilets_jaunes_2018-2019_ #Récupération


  • Modi Won Power, Not the Battle of Ideas
    https://www.cetri.be/Modi-Won-Power-Not-the-Battle-of

    The Hindu nationalists were victorious. What does that say about India ? Prime Minister Narendra Modi of India has led his Hindu nationalist Bharatiya Janata Party to a major victory in the country’s general elections, winning more than 300 of the 543 parliamentary seats and five more years to run the country. This is an impressive achievement, but how has Mr. Modi been able to do it ? And why has the Indian National Congress, the old national party, been restricted to a mere 52 seats ? In (...)

    #Le_Sud_en_mouvement

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Inde, #Election, #Mouvements_réactionnaires, #Revendications_identitaires, Other (...)

    #Other_news


  • Counter-mapping: cartography that lets the powerless speak | Science | The Guardian
    https://www.theguardian.com/science/blog/2018/mar/06/counter-mapping-cartography-that-lets-the-powerless-speak

    Sara is a 32-year-old mother of four from Honduras. After leaving her children in the care of relatives, she travelled across three state borders on her way to the US, where she hoped to find work and send money home to her family. She was kidnapped in Mexico and held captive for three months, and was finally released when her family paid a ransom of $190.

    Her story is not uncommon. The UN estimates that there are 258 million migrants in the world. In Mexico alone, 1,600 migrants are thought to be kidnapped every month. What is unusual is that Sara’s story has been documented in a recent academic paper that includes a map of her journey that she herself drew. Her map appears alongside four others – also drawn by migrants. These maps include legends and scales not found on orthodox maps – unnamed river crossings, locations of kidnapping and places of refuge such as a “casa de emigrante” where officials cannot enter. Since 2011, such shelters have been identified by Mexican law as “spaces of exception”.

    #cartographie_radicale #contre_cartographie #cartographie_participative #cartoexperiment


  • Message de @isskein :
    procès de Scott Warren - délit de solidarité aux USA

    29 mai premier jour du procès de #Scott_Warren, membre du groupe #No_More_Deaths qui aide les migrants perdus dans le désert d’Arizona, arrêté le 17 janvier 2018
    il est accusé de « complot criminel de transport et d’hébergement de migrants illégaux » pour avoir hébergé deux migrants dans une grange. Il risque 20 ans de prison.

    à l’été 2017 9 volontaires de No More Deaths, la plupart ne venant pas d’#Arizona, laissent des bidons d’#eau dans le désert ; ils sont accusés d’utilisation frauduleuse de véhicule et d’abandon de possessions - bref de jeter des ordures - dans une réserve fédérale, délits susceptibles d’un maximum de 6 mois
    Scott Warren a été arrêté peu après la publication d’un rapport documentant des abus de la U.S. Border Patrol.
    https://theintercept.com/2018/01/23/no-more-deaths-arizona-border-littering-charges-immigration (article de 2018 ne mentionnant alors que des peines de 5 ans)

    #désert #mourir_dans_le_désert #mourir_aux_frontières #frontières #migrations #asile #réfugiés #USA #Etats-Unis #Mexique #procès #délit_de_solidarité #solidarité

    Plus sur le groupe No More Deaths sur seenthis :
    https://seenthis.net/tag/no_more_deaths

    Et #Scott_Warren est... géographe, « college geography instructor »

    • Extending ’Zero Tolerance’ To People Who Help Migrants Along The Border

      Arrests of people for harboring, sheltering, leaving food and water or otherwise protecting migrants have been on the rise since 2017, when then-Attorney General Jeff Sessions ordered federal prosecutors to prioritize cases covered under the harboring statute.

      Scott Warren, a 36-year-old college geography instructor from Ajo, Ariz., works with a group called called No More Deaths or No Mas Muertes. The group’s volunteers leave water and food for migrants traversing the Arizona desert.

      Warren was arrested in 2017 and faces three felony counts including conspiracy to transport and harbor migrants. In its complaint, the government claims Warren was seen talking to two migrants who sheltered in Ajo. He denies being part of any sheltering plan.

      “It is scary to be intimidated like this and to be targeted but there really is no choice,” said Warren. He believes the government is violating his right to religious freedom by criminalizing his spiritual belief that mandates he help people in distress.

      “For the government, it’s kind of been an expansion of the interpretation of what it means to harbor,” he suggested.

      The stretch of desert near Ajo can be deadly. The Pima County Medical Examiner has documented 250 migrant deaths in the area since 2001. In the same time frame, thousands have died of dehydration and exposure in the Arizona borderlands.

      “It is life or death here. And a decision not to give somebody food or or water could lead to that person dying,” Warren said.

      ’Can I be compassionate?’

      Nine and half hours away by car from Ajo, in the west Texas town of Marfa, another case is unfolding that pits the government against a four-time elected city and county attorney, Teresa Todd.

      She is under investigation for human smuggling after stopping to help three migrants alongside the road at night in February, 2019.

      “I see a young man in a white shirt. He runs out toward the road where I am,” Todd recounted. She says the man was pleading for assistance. “I can’t just leave this guy on the side of the road. I have to go see if I can help.”

      The young man told Todd that his sister, 18-year-old Esmeralda, was in trouble.

      “I mean, she can hardly walk, she’s very dazed,” recalled Todd.

      The migrants took shelter in Todd’s car while she called and texted a friend who is the legal counsel for the local U.S. Border Patrol, asking for advice. Before that friend could reply, a sheriff’s deputy showed up. The deputy called in the U.S. Border Patrol.

      An agent was soon reading Todd her Miranda rights. Eight days later, a Department of Homeland Security investigator accompanied by a Texas Ranger arrived at Todd’s office with a search warrant for her cellphone. Todd says she was told she’d have the phone back in a matter of hours.

      “It makes people have to question, ’Can I be compassionate’?”

      Todd’s phone was returned 53 days later.

      The sheriff of Presidio County, Danny Dominguez, whose deputy called the Border Patrol, defended the action against Todd. He said anyone with undocumented migrants in their car risks arrest.

      A spokesman for the U.S. Attorney for the western district of Texas declined comment on Todd’s case.

      Todd is unrepentant: “I feel like I did the right thing. I don’t feel I did anything wrong.”

      Speaking by phone from the migrant detention center in Sierra Blanca, Texas, Esmeralda said of Todd, “I’m really grateful to her.” She said doctors told her she was on the brink of death by the time she got to the hospital.

      Figures confirmed to NPR by TRAC, the Transactional Records Access Clearinghouse at Syracuse University, show that in fiscal year 2018 there were more than 4,500 people federally charged for bringing in and harboring migrants. That is a more than 30% increase since 2015, with the greatest rise coming after Sessions’ order to prioritize harboring cases.

      “With these prosecutions, the government is saying, ’we’re extending our zero tolerance policy to Good Samaritans,’” said Ranjana Natarajan, director of the Civil Rights Clinic at the University of Texas School of Law. “People shouldn’t be helping migrants even if they might be at threat of death.”

      Accused of human smuggling

      Ana Adlerstein, a U.S. citizen and volunteer at a Mexican migrant shelter, has her own story to tell. Earlier this month, Adlerstein accompanied a migrant seeking asylum from Sonora, Mexico to the U.S. border crossing at Lukeville, Ariz. Adlerstein was present to observe the process. Instead, she says she was detained by Customs and Border Protection officers for several hours.

      “I was accused of human smuggling,” she stated.

      Border officials had been forewarned that a migrant seeking asylum was coming that day, accompanied by a U.S. citizen. Under current law, once a migrant steps onto U.S. soil, he or she can request asylum.

      “If that’s not how you’re supposed to seek asylum at a port of entry, how are you supposed to seek asylum in this country?” Adlerstein asked.

      U.S. Customs and Border Protection declined comment on Adlerstein’s specific claims. In an email, a CBP spokesperson added:

      “All persons entering the country, including U.S. citizens, are subject to examination and search. CBP uses diverse factors to refer individuals for selected examinations and there are instances when this process may take longer than normal. CBP is committed to ensuring the agency is able to execute its missions while protecting the human rights, civil rights, and dignity of those with whom we come in contact.”

      Adlerstein has not been charged but has received subsequent calls from a DHS investigator.

      In Texas, Teresa Todd is waiting to find out if she will be indicted for human smuggling.

      As for Scott Warren, he faces up to 20 years in prison if convicted on all three felony counts, a prospect he can’t even contemplate.

      https://www.npr.org/2019/05/28/725716169/extending-zero-tolerance-to-people-who-help-migrants-along-the-border?t=1559201
      #statistiques #chiffres

    • Scott Warren Provided Food & Water to Migrants in Arizona; He Now Faces Up to 20 Years in Prison

      An Arizona humanitarian aid volunteer goes to trial today for providing water, food, clean clothes and beds to two undocumented migrants crossing the Sonoran Desert in southern Arizona. If convicted, Scott Warren could spend up to 20 years in prison. Warren, an activist with the Tucson-based No More Deaths, is charged with three felony counts of allegedly “harboring” undocumented immigrants. For years, No More Deaths and other humanitarian aid groups in southern Arizona have left water and food in the harsh Sonoran Desert, where the temperature often reaches three digits during summer, to help refugees and migrants survive the deadly journey across the U.S. border. Warren was arrested on January 17, 2018, just hours after No More Deaths released a report detailing how U.S. Border Patrol agents had intentionally destroyed more than 3,000 gallons of water left out for migrants crossing the border. The group also published a video showing border agents dumping out jugs of water in the desert. Hours after the report was published, authorities raided the Barn, a No More Deaths aid camp in Ajo, where they found two migrants who had sought temporary refuge. We speak with Scott Warren and his fellow No More Deaths volunteer and activist Catherine Gaffney in Tucson.

      https://www.democracynow.org/2019/5/29/scott_warren_provided_food_water_to

    • Daily Trial Updates

      Day 3 – June 3, 2019

      We began the day with a powerful press conference featuring immigrant justice advocates from across the country. Patty Miller (Arivaca, AZ,) spoke on behalf of People Helping People in the Border Zone and the Rural Border Communities Coalition, followed by James Cordero and Jacqueline Arellano from Border Angeles (San Diego), Ravi Ragbir of the New Sanctuary Coalition (NYC) and Kaji Douša, Senior Pastor at The Park Avenue Christian Church in Manhattan.
      The prosecution continued to build their “case” against Scott, spending most of the day playing video recordings of the testimony given by the two undocumented Central American men–José and Kristian–who were arrested with Scott. (Note we will be using only the first names of deposed witnesses to respect privacy).
      Prosecutors attempted to erase the hardships experienced by undocumented people crossing the borderlands. One of the two witnesses, Kristian, testified that he had been traveling since October 4th, 2017 from his home in El Salvador. By the time of the arrest, he had been traveling for over three months and walking in the desert for two days. This is very different from the government narrative which claims the men were traveling for mere hours before they encountered help.
      During their journey, José and Kristian experienced the routine and deadly Border Patrol apprehension method known as chase and scatter–a practice in which Border Patrol agents pursue migrants in vehicles, on foot, or in helicopters, forcing them to scatter into the desert. In the chaos, the two men lost their belongings, including “food and two gallons of water.” The No More Deaths Abuse Documentation Working Group has provided extensive documentation of the lethal impacts of this deadly apprehension method in our report series, The Disappeared.
      José and Kristian testified that after arriving at the Barn, Scott gave them food, water, blankets and a place to rest. There was no evidence that Scott made any plans to transport them, hide them from law enforcement, or instruct them on how to evade any Border Patrol checkpoints.
      Border Patrol Forensic Phone Analyst Rogelio Velasco gave a rundown of the contents of Scott Warren’s phone–he summarized 14,000 pages of emails and texts into a one page report. One part of his analysis showed the day José and Kristian arrived at the barn, Scott called a nurse and a doctor on the No More Deaths medical team. When asked why Velasco didn’t review the myriad other emails and texts discussing Scott’s humanitarian work, he replied, “I was looking for elements of criminality. If it wasn’t relevant then I skipped it.”

      Day 2 – May 30, 2019

      We began the day with Pastor Allison Harrington of Southside Presbyterian Church sharing the poem “Imagine the Angels of Bread” by Martin Espada along with a morning prayer.
      Court opened with Border Patrol Agent John Marquez being cross-examined by the defense. He made it abundantly clear that he relied on racial profiling to determine the two men at the barn were migrants, claiming “they matched the description” of two migrants BP was looking for. However, when pressed by the defense, Agent Marquez admitted that he did not know whether they were “short, tall, fat, skinny, bearded, young, old, or even male.” He stated “In my experience, they appeared to be “Other Than Mexican.”
      Agent Marquez also stated that January 17, 2018 was the first time Border Patrol agents in Ajo set up surveillance at the Barn. This happened just hours after No More Deaths released a report called The Disappeared Part 2: Interference on Humanitarian and video of agents destroying humanitarian aid supplies.
      Second to take the stand was Border Patrol Agent Brendan Burns, who was the one who first referred to the migrants as “toncs”.
      According to Agent Burns, when he approached the Barn that day, defendant Scott Warren told him that it was private property and a humanitarian aid space. He also asked the Agents to leave the property. Burns ignored him because, according to his surveillance, “the aliens didn’t appear to be in need of humanitarian aid.” When asked by the defense whether he has any medical credentials, the agent admitted to having none.
      Five days after the arrests, a search warrant was issued for the Barn. Evidence seized included a receipt for a cherry coke, banana nut muffin and chips, a fridge note saying “bagels from flagstaff!” and a list of supplies for a camping trip.

      Day 1 – May 29, 2019

      After a moving press conference in the morning, a jury was selected of 15 people — 12 jurors and 3 alternates.
      In his opening argument this afternoon, US Attorney Nathaniel Walters claimed that “this case is not about humanitarian aid,” urging jurors to ignore the realities of death and disappearance happening in the desert surrounding Ajo, Arizona.
      The prosecution’s entire case for the charge of “conspiracy to harbor and transport” undocumented migrants appeared to hinge on the fact that two undocumented men arrived at the Barn, “and then Scott showed up” a few hours later.
      The prosecution also harped on the fact that the men had “eaten food” prior to arriving at the Barn, apparently arguing that because the two men split one burrito after walking for two days through the desert, they were not in need of food or water
      Lawyers for the defense firmly asserted in their opening arguments that this case IS about humanitarian aid, and that Scott’s actions must be understood as a part of his deep knowledge of suffering throughout the desert and commitment to working to end it. “Scott intended one thing: to provide basic human kindness in the form of humanitarian aid.”
      The government also argued that Scott was pointing out known landmarks to the two migrants. “Defendant appeared to be pointing out different features, lots of hand motions. I could not hear them but there were hand gestures, up and down, in wave motions, rolling hills, pointing to known points of interest.” However, as the defense firmly stated “orientation is just as much of a human right as is food, water, and shelter.” In the context of death and disappearance in the desert, knowing where you are can save your life.
      The government called their first witness, Border Patrol Agent John Marquez. Marquez testified to setting up surveillance on the Barn on January 17, 2018 and seeing Scott speaking with two men, who he presumed were undocumented based on “ill-fitting clothing” and the fact that they were “scanning the horizon.” No evidence was presented that Scott intended to hide or conceal anyone. Judge Collins called an end to the day before the defense’s cross-examination of Marquez.


      http://forms.nomoredeaths.org/dailytrialupdates
      #procès

      –---------

      Trial continued this afternoon with video testimony from José, the other material witness arrested with Scott, who confirmed that he and Kristian were both hungry, cold, and very tired when they arrived at the barn.

      José also described their experience of being scattered by the #BorderPatrol, and how most of the men in his group had to stop walking because they were so beat up from spending just one day in the desert.

      Chase and scatter is just one of the deadly apprehension tactics used by BP which result in increased numbers of deaths and disappearances. “Prevention through Deterrence” is the name of the overall strategy of pushing migrants deep into the desert.

      https://www.youtube.com/watch?v=J7Ux__uVfNA

      https://twitter.com/NoMoreDeaths/status/1135690665399017473

    • In Scott Warren’s No More Deaths Trial, Prosecutors Attempt to Paint a Web of Conspiracy

      For nearly a year and a half, U.S. government prosecutors in Arizona have sought to make an example out of Scott Warren. The 36-year-old geographer and border-based humanitarian aid volunteer was arrested with two undocumented migrants on January 17, 2018, and accused of providing the men with food, water, and a place to sleep over three days. A month later, a grand jury indicted him on two counts of harboring and one count of conspiracy, bringing the total amount time he could spend in prison — if convicted on all counts and sentenced to consecutive terms — to 20 years.

      Warren’s trial began in Tucson on Wednesday, marking the start of the most consequential prosecution of an American humanitarian aid provider in at least a decade. On Monday, assistant U.S. attorneys Anna Wright and Nathaniel J. Walters, who together have spearheaded an aggressive and controversial prosecutorial campaign against immigrant rights defenders in the Sonoran Desert, called their final witness to the stand.

      Over three and a half days of testimony, the prosecutors presented the jury with two Border Patrol agents who arrested Warren, a third who examined his phone, and some three hours of video-taped testimony from the young migrants he was arrested with, recorded before their deportations. The arresting agents provided little information beyond the bare facts of their operation as it unfolded, while the agent who testified about phone evidence seemed to paint a more incriminating picture of a man who was not charged in the case than he did of Warren. The migrants who were held as the government’s material witnesses described Warren as a figure who was hardly present during their short time in the U.S., beyond giving them permission to eat, sleep, and drink at a property he did not own, after they showed up with nothing but the clothes on their backs.

      The conspiracy charge in particular has cast an ominous pall over Warren’s case. As a prosecutorial tool, conspiracy charges can afford government attorneys sweeping powers in criminal cases. While the U.S. attorney’s office in Arizona was secretive about the nature of its theory of conspiracy with respect to Warren following his grand jury indictment, The Intercept revealed last month that the government considered Irineo Mujica, a prominent immigrants right advocate, a co-conspirator in the case. A dual U.S.-Mexican citizen, Mujica is the head of Pueblo Sin Fronteras, an immigrant rights organization known for its role in organizing the migrant caravans that have drawn President Trump’s outrage. He also operates a migrant shelter south of Ajo, the unincorporated community where Warren lives and works.

      In opening arguments last week, Walters confirmed that the government considered Mujica a key figure in Warren’s alleged offenses. “They were in contact with Irineo Mujica,” the prosecutor told the jury, referring to 23-year-old Kristian Perez-Villanueva and 20-year-old Jose Arnaldo Sacaria-Goday, the Central American migrants, from El Salvador and Honduras, respectively, whom Warren was arrested with. Not only that, Walters said, Mujica had driven the pair to “the Barn,” a property used by humanitarian volunteers operating in the area. Warren’s relationship to Mujica was that of a “shared acquaintance,” Walters said, and cellphone evidence would show that the two were in contact before the migrants arrived at the Barn.

      Mujica declined to comment for this story and has not been charged with a crime.

      On Monday afternoon, Rogelio Velasco, a Border Patrol agent in the Tucson sector’s intelligence unit, testified about the government’s telephonic evidence, describing how his work excavating cellphones is used to support the agency’s high-priority cases, often executed by its plainclothes “Disrupt” units. “We try to look for bigger cases where more people are involved,” he testified. Warren was arrested by a Disrupt unit.

      Wright and Walters’ interest in Warren and the humanitarian groups he volunteers with, particularly the faith-based organization No More Deaths, began in 2017, when the assistant U.S. attorneys brought federal misdemeanor charges against several members of the group — Warren included — for leaving water and other humanitarian aid supplies on public lands where migrants routinely die. Velasco explained how, after Warren’s arrest, the prosecutors directed him to focus on particular date ranges and communications included in Warren’s phone and a phone carried by Perez-Villanueva.

      As the Border Patrol agent carried out the prosecutors’ request, he said he found a series of communications between Perez-Villanueva and Mujica, beginning in December 2017 and extending through January 2018, when he and Sacaria-Goday, along with Warren, were arrested in Ajo. According to Velasco’s testimony, the messages showed that when the young migrants entered the U.S. on January 14, Perez-Villanueva texted Mujica, “We’re here.” To which Mujica replied, “I’m on my way.”

      The government’s efforts to tie alleged illegal activity between Mujica and Warren appeared to begin after Warren was taken into custody. Four months after Warren was indicted, Jarrett L. Lenker, a supervisory Border Patrol agent in the Tucson sector intelligence unit, submitted a search warrant affidavit for Warren’s iPhone, first uncovered by the Arizona Daily Star and obtained by The Intercept.

      Mujica was a central figure in Lenker’s affidavit. The Border Patrol agent described “a total of 16 phone calls or WhatsApp messages” exchanged between Perez-Villanueva and Mujica in the month before his arrest. Lenker’s affidavit also revealed that, through subpoenas, law enforcement identified two phone numbers “associated with Warren’s Verizon account” following his arrest: one belonging to Warren and the other belonging to his partner.

      In his testimony Monday, Velasco said that Mujica was a contact in Warren’s phone, and that the two had communications up through January 11, six days before his arrest. Warren also sent Mujica’s contact information to another person in his phone in the summer of 2017, Velasco testified.

      Following Velasco’s testimony, the prosecution called Border Patrol agent Brendan Burns, one of the Disrupt unit members principally involved in Warren’s arrest, to the witness stand. Burns described an incident a week after Warren’s arrest, in which Mujica was pulled over at a Border Patrol checkpoint outside Ajo. He drove to the scene and observed that Mujica’s van was the same vehicle featured in a selfie Perez-Villanueva and Sacaria-Goday took after they made it to the U.S. Inside the van were a number of items associated with illegal border crossings, Burns testified, including water jugs and foreign identification cards. The same incident was also described in Lenker’s affidavit, which noted that the ID cards belonged to individuals who had been removed from the U.S. Lenker also recounted an incident the following month, in which Mujica was again stopped at the same Border Patrol checkpoint and his passenger was arrested for being in the country illegally.

      Burns acknowledged having seen the photos of Perez-Villanueva and Sacaria-Goday in Mujica’s vehicle prior to his encounter with Mujica, and his knowledge that the vehicle belonged to Mujica. He testified that he did not, however, ask Mujica about the two young migrants, nor their alleged conspiracy with Scott Warren, nor did he place him under arrest.

      In opening statements last week, defense attorney Greg Kuykendall acknowledged that Warren had been in contact with Mujica days before his arrest, and that was because Mujica had information about a dead body outside Ajo. The remains of roughly 3,000 people have been recovered in the Arizona desert since 2000, the grim consequence of a government policy that deliberately funnels migrants into the most lethal areas of the U.S.-Mexico border. Since 2014, Warren has brought together a network of humanitarian groups working to confront the loss of life in the state’s deadliest region, the so-called west desert. Those efforts have yielded a historic increase in the number of bodies and human remains accounted for in the area.

      On cross examination Monday, Kuykendall zeroed in on the evidence Velasco’s examination of Warren’s phone had uncovered. The defense attorney first established, with Velasco’s admission, that there were no communications recorded between Perez-Villanueva and Warren (Sacaria-Goday tossed his phone while the pair were in the desert). He then focused on Warren’s communications with Mujica.

      “Are you aware that Scott and Irineo are involved in humanitarian aid efforts?” Kuykendall asked.

      “I think I might’ve heard something,” Velasco replied. “But I’m not exactly sure.”

      (Warren’s humanitarian aid work was noted in both internal Border Patrol reports and news accounts before and after his arrest — he and Mujica were featured in a Pulitzer Prize-winning newspaper series in 2017 detailing their efforts to find dead and lost migrants in the desert.)

      Velasco admitted that he had no idea what Warren and Mujica discussed the week before Warren’s arrest, nor had he taken note of what Warren had Googled as soon as the pair got off the phone. Kuykendall informed the jury that those searches included information on backcountry areas south of Ajo, a news report on a humanitarian group conducting search and rescue operations in the region, and the English translation of a Spanish word for scratches. Following the Google searches, Kuykendall told the jury, Warren called Dr. Norma Price, a physician who has long provided medical advice to No More Deaths volunteers.

      Kuykendall questioned Velasco about his testimony regarding Warren’s communications with a woman named “Susannah.” Velasco admitted that he did not know who Susannah was and that he “saw nothing that directly suggested” she and Warren were communicating about criminal activity. Instead, he testified, they were messaging one another about “providing water in different areas.” Moving along, Kuykendall asked if Velasco was aware that Perez-Villanueva worked for Mujica while staying at his shelter in Mexico — a potential explanation for their repeated communications in the winter of 2017. Velasco appeared uncertain, and acknowledged that from January 10 to the afternoon of January 14, when the migrants arrived in Ajo, there were no communications between Perez-Villanueva and Mujica.

      “When he was crossing I didn’t come up with any messages,” Velasco testified.

      In opening arguments last week, Kuykendall explained how, in the days leading up to his arrest, Warren spent his time training new humanitarian volunteers, assisting sheriff’s deputies in the search for a body, and performing his duties as a new instructor at Tohono O’odham Community College, a school for residents of the Native American reservation outside Ajo. In early January 2018, five new No More Deaths volunteers had arrived in Ajo. As the local expert, it was up to Warren to show them the ropes and familiarize them with the organization’s protocols — protocols, Kuykendall said, that are intended to ensure the group’s work is “effective, responsible, and legal.”

      On Thursday, January 11, Warren was at home when Mujica called to inform him about the human remains he had heard about, Kuykendall said, noting that Warren had the experience and know-how to organize a grid search in the area. Efforts to coordinate a search were the extent of communications between Warren and Mujica, the defense attorney said. The following day, Warren took the new volunteers to a migrant shelter in Mexico, where they distributed “harm reduction” kits, consisting of chlorine to purify water, ointment for blisters, combs for removing cholla cactus spines, and lists of emergency numbers, including 911.

      “No More Deaths’ role is to reduce the harm,” Kuykendall told the jury, not to encourage people to cross a desert that has claimed thousands of lives.

      Warren spent much of the following weekend at home with the flu, Kuykendall said, coordinating rescue operations by phone and working to link up Pima County sheriff’s deputies with No More Deaths volunteers in the field. Warren’s responsibilities involved preparing new volunteers, operationally and emotionally, for the possibility of finding a dead body in the desert. On the night of Sunday, January 14, they also included making dinner for the new recruits at the Barn. Warren returned to the building with groceries that afternoon to find two young men — Perez-Villanueva and Sacaria-Goday — already inside.

      “Scott’s spooked,” Kuykendall said of Warren’s reaction.

      In the depositions played for the jury Monday, Perez-Villanueva and Sacaria-Goday described a harrowing journey through the desert that involved being chased by law enforcement and losing many of their supplies. Perez-Villanueva described fleeing problems in El Salvador and said that he had no intention to enter the U.S. until those problems cropped up in Mexico. The pair had crossed in a group of five but were quickly on their own, their companions slowed down by thorns in their feet. “Between the two of us, we made a good team,” Perez-Villanueva said. “We supported each other mutually.” The young men testified to crossing the desert and tossing their food and backpacks when they were chased by immigration agents. They eventually made it to a gas station outside Ajo, where “a gringo” drove them to second gas station in town.

      Neither of the migrants identified the man who then drove to the Barn, though Perez-Villanueva testified that the man told them not to describe his role in delivering them there, and that he honored that request. The pair let themselves in through an unlocked door. Warren arrived approximately 40 minutes later. “They tell him that they’re hungry,” Kuykendall told the jury. “They tell him that they’re thirsty. They tell him that they’re tired.”

      Warren grabbed a form No More Deaths uses to catalog medical evaluations of migrants encountered in the field, the defense attorney said. Warren, a certified wilderness first responder, found that Perez-Villanueva had blisters on his feet, a persistent cough, and signs of dehydration. Sacaria-Goday’s conditions were much the same, though he was also suffering from chest pain. In keeping with No More Deaths’ protocol, Warren called a nurse before starting dinner for the volunteers that were set to arrive — as well as their two new guests.

      “He gives food to hungry men,” Kuykendall told the jury. “They share a meal with the volunteers.”

      By phone, Dr. Price advised the two young migrants to stay off their feet for a couple days, to stay hydrated, and asked the volunteers to keep them under observation, Kuykendall told the jury. Warren came and went in the days that followed, as did other No More Deaths volunteers. “He hardly spent time there,” Sacaria-Goday testified. “I hardly spoke with him,” Perez-Villanueva said.

      On Tuesday, January 16, Warren had his first day teaching at the community college. The following day, he worked from home. A group of high school students were scheduled to visit the Barn that night. Warren pulled up to the Barn in the afternoon, Kuykendall said, as Perez-Villanueva and Sacaria-Goday were preparing to leave. The three spoke outside. Across a desert wash, two plainclothes Border Patrol agents were conducting “covert surveillance,” in the words of Walters, the government prosecutor.

      “Toncs at the barn,” agent Burns wrote in a group text, using a slang word for migrants known to reflect the sound a flashlight makes when it connects with a human skull.

      The lead agent on the arrest operation was John Marquez. In his testimony last week, Marquez’s narrative began the afternoon of Warren’s arrest, though he acknowledged doing a bit of “background research,” in Kuykendall’s words, on Warren before taking him into custody. In fact, texts messages The Intercept has previously reported upon show Marquez repeatedly communicating with local Fish and Wildlife agents about Warren’s whereabouts and No More Deaths’ humanitarian activity in the run-up to his arrest. In a report he filed after Warren was taken into custody, Marquez described him as a “recruiter” for the organization, who regularly comments publicly on immigration issues.

      Under questioning from the prosecution, Marquez highlighted hand gestures Warren allegedly made while standing outside with Perez-Villanueva and Sacaria-Goday as evidence that he was providing them directions north. Upon cross examination, however, he acknowledged that this apparently important detail was not included in his arrest report. Perez-Villanueva and Sacaria-Goday, meanwhile, both testified that Warren did not provide them directions for their journey. He never advised them to hide in the Barn, they said, and they were free to come and go as they pleased.

      Marquez and Burns descended on the Barn with backup provided by a law enforcement caravan that had mustered at a hotel down the road. Warren, Perez-Villanueva, and Sacaria-Goday were all placed under arrest. The migrants were held in government custody for several weeks before providing their testimony and being deported to their home countries.

      “There is one question in this case,” Kuykendall told the jury considering Warren’s actions in the days leading up to his arrest. “Did he intend to violate the law?” The government did not have the evidence to prove that he did, the defense attorney argued.

      “Scott intended one thing,” he said. “To provide basic human kindness in the form of humanitarian aid.”

      https://theintercept.com/2019/06/04/scott-warren-no-more-deaths-trial-conspiracy-phone

    • UN experts urge US authorities to drop charges against aid worker Scott Warren

      GENEVA (5 June 2019) – UN human rights experts* have expressed grave concerns about criminal charges brought against Scott Warren, a U.S. citizen who works for an aid organisation providing water and medical aid to migrants in the Arizona desert.

      Warren’s trial began on 29 May 2019, and if found guilty he faces up to 20 years in jail.

      “Providing humanitarian aid is not a crime. We urge the US authorities to immediately drop all charges against Scott Warren,” the experts said.

      Warren, 36, lives in the desert town of Ajo, Arizona, where he helped to establish the organisation No More Deaths, which provides humanitarian assistance along migration routes. For the past 10 years, he has helped migrants and asylum seekers attempting to cross the Arizona - Mexican border through the Sonora desert.

      Border Control agents arrested the human rights defender on 17 January 2018 at “the Barn”, a humanitarian shelter in the Sonora Desert, while he was providing assistance to two undocumented migrants. His arrest came hours after the release of a report from No More Deaths which documented the implication of Border Control agents in the systematic destruction of humanitarian supplies, including water stores, and denounced a pattern of harassment, intimidation and surveillance against humanitarian aid workers.

      Warren faces charges on two counts of “harboring” migrants and one count of “conspiring to transport and harbor” migrants.

      Arizona has some of the deadliest migrant corridors along the US border, accounting for more than a third of more than 7,000 border deaths recorded by US authorities over the last two decades. The actual numbers are likely to be higher, given the remains of many of those who die are not recovered.

      “The vital and legitimate humanitarian work of Scott Warren and No More Deaths upholds the right to life and prevents the deaths of migrants and asylum seekers at the US-Mexican border,” said the UN experts.

      “The prosecution of Scott Warren represents an unacceptable escalation of existing patterns criminalising migrant rights defenders along the migrant caravan routes.”

      The experts are in contact with the U.S. authorities on the issues.

      https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=24675&LangID=E

    • Judge declares mistrial in Tucson trial of aid volunteer accused of harboring migrants

      Jurors in the high-profile felony trial against Scott Warren — a humanitarian-aid volunteer charged with harboring two undocumented immigrants in southwestern Arizona — were unable to reach a verdict, prompting the judge to declare a mistrial in the case.

      U.S. District Judge Raner C. Collins brought the 12-person jury into the Tucson federal courtroom on the afternoon of June 11, after they indicated for a second time that they were deadlocked on all three charges Warren faced.

      The judge dismissed the jury after each member told him that additional time deliberating would not result in a verdict.

      Collins scheduled a status conference on the trial for July 2, when prosecutors with the U.S. Attorney’s Office in Arizona will decide whether to try Warren again before another jury.

      Prosecutors declined to comment after the judge dismissed the jury, and the U.S. Attorney’s Office in Arizona has not responded to a request for comment.

      Warren, 36, a volunteer with the group No More Deaths, faced up to 20 years in federal prison if convicted.

      He’s accused of conspiring to transport two undocumented immigrants, Kristian Perez-Villanueva and Jose Arnaldo Sacaria-Goday, and of harboring them for several days in January 2018 in Ajo, Arizona.

      Speaking to reporters outside the federal courthouse, Warren acknowledged that he’d be back in court in a month’s time to learn if the legal case against him would continue.

      But he thanked his supporters who filled the courthouse to capacity on each of the seven days of testimony.

      “But the other men arrested with me that day, Jose Sacaria-Goday and Kristian Perez-Villanueva, have not received the outpouring of support that I have,” Warren said. “I do not know how they are doing now. But I desperately hope that they are safe.”

      Warren said that the need to provide humanitarian aid to migrants crossing the desert along the U.S.-Mexico border still is “as necessary” as ever.

      He pointed out that since his arrest on Jan. 17, 2018, the remains of 88 migrants were recovered from the Ajo corridor, a remote and notoriously rugged desert wilderness in southwestern Arizona.

      Greg Kuykendall, the lead attorney in his defense team, praised volunteers, such as Warren, for using their time and resources to help migrants in need.

      He declined to answer questions about the possibility of a retrial.

      “The government put on its best case, with the full force and countless resources, and 12 jurors could not agree with that case,” Kuykendall said. “We remain devoted today in our commitment to defend Scott’s lifelong devotion to providing humanitarian aid.”
      Volunteers say border humanitarian work will continue

      The hung jury in Warren’s felony trial follows the convictions of several other No More Deaths volunteers for carrying out humanitarian aid duties along protected wilderness areas along the Arizona border.

      In January, a federal judge in Tucson convicted four volunteers of misdemeanors for entering a wildlife refuge without a permit and dropping off food and water for migrants. He sentenced them to 15 months probation, ordered them to pay a fine of $150, and banned them from the refuge.

      The following month, four other No More Deaths volunteers pleaded guilty to a civil infraction of entering a wildlife refuge without a permit, and agreed to pay $280 in fines.

      Warren is also awaiting the outcome of a separate misdemeanor case brought against him for entering protected wilderness areas without a permit.

      Page Corich-Kleim, a longtime volunteer with No More Deaths, said despite these results, their work in providing humanitarian aid will continue along southwestern Arizona.

      “This evening, we have a group of volunteers driving out to Ajo to put water out,” she said. “So throughout this whole trial, we haven’t stopped doing our work and we’re not going to stop doing our work.”

      The jury began deliberations midday on Friday, after attorneys presented their closing arguments in Tucson federal court. But after nearly 15 hours of deliberations, they were unable to reach consensus on the three felony counts against Warren.

      The jurors first notified Collins late Monday afternoon that they were unable to reach a verdict in the case. But the judge asked them to try once again on Tuesday morning.

      But after deadlocking once again on Tuesday morning, Collins thanked them and dismissed them from jury duty.

      The jurors left the courthouse without speaking to the media.
      Prosecutors said Warren conspired to harbor migrants

      During the trial, prosecutors with the U.S. Attorney’s Office in Arizona argued that the two migrants were in good health and did not need medical care when they showed up to a building known as “the Barn” on Jan. 14, 2018.

      The prosecutors argued that Warren had conspired with Irineo Mujica, a migrants-rights activist who runs a shelter in nearby Sonoyta, Mexico, to take in the two migrants and shield them from Border Patrol. They also alleged that the humanitarian aid was used as a “cover” to help them further their journey illegally into the United States.

      Agents arrested Warren, as well as Perez-Villanueva and Sacaria-Goday, during a Jan. 17, 2018, raid of the Barn, after they had set up surveillance of the area.

      Defense attorneys for Warren said he had no idea that the two men would be at the Barn when he arrived, and that he had followed the protocols No More Deaths had established to provide a medical assessment, as well as food, water, shelter and orientation to the two migrants.

      Warren’s intent was not to break the law, but rather to provide lifesaving aid, his attorneys said.

      https://eu.azcentral.com/story/news/politics/border-issues/2019/06/11/scott-warren-verdict-aiding-undocumented-immigrants-on-us-mexico-border-no-more-deaths/1387036001

    • Jurors refuse to convict activist facing 20 years for helping migrants

      Jury could not reach a verdict against Scott Daniel Warren who was arrested in 2018 for giving migrants water, food and lodging.

      A US jury could not reach a verdict on Tuesday against a border activist who, defense attorneys say, was simply being kind by providing two migrants with water, food and lodging when he was arrested in early 2018.

      Scott Daniel Warren, a 36-year-old college geography instructor, was charged with conspiracy to transport and harbor migrants in a trial that humanitarian aid groups said would have wide implications for their work. He faced up to 20 years in prison.

      Prosecutors maintained the men were not in distress and Warren conspired to transport and harbor them at a property used for providing aid to migrants in an Arizona town near the US-Mexico border.

      The case played out as humanitarian groups say they are coming under increasing scrutiny under Donald Trump’s hardline immigration policies.

      Outside the courthouse, Warren thanked his supporters and criticized the government’s efforts to crack down on the number of immigrants coming to the US.

      “Today it remains as necessary as ever for local residents and humanitarian aid volunteers to stand in solidarity with migrants and refugees, and we must also stand for our families, friends and neighbors in the very land itself most threatened by the militarization of our borderland communities,” Warren said.

      Glenn McCormick, a spokesman for the US attorney’s office in Arizona, declined to comment on whether Warren would face another trial. The judge set a 2 July status hearing for the defense and prosecution.

      Warren is one of nine members of the humanitarian aid group No More Deaths who have been charged with crimes related to their work. But he is the only one to face felony charges.

      In west Texas, a county attorney was detained earlier this year after stopping her car on a dark highway to pick up three young migrants who flagged her down. Teresa Todd was held briefly, and federal agents searched her cellphone.

      Border activists say they worry about what they see as the gradual criminalization of humanitarian action.

      Warren has said his case could set a dangerous precedent by expanding the definition of the crimes of transporting and harboring migrants to include people merely trying to help border-crossers in desperate need of water or other necessities.

      Warren and other volunteers with the No More Deaths group also were targeted this year in separate federal misdemeanor cases after leaving water, canned food and other provisions for migrants hiking through the Cabeza Prieta national wildlife refuge in southern Arizona.

      In Warren’s felony case, the defense team headed by Greg Kuykendall argued that Warren could not, in good conscience, turn away two migrants who had recently crossed the desert to enter the US.

      Jurors said on Monday that they could not reach a consensus on the charges against Warren, but a federal judge told them to keep deliberating. They were still deadlocked on Tuesday and ultimately dismissed.

      Thousands of migrants have died crossing the border since the mid-1990s, when heightened enforcement pushed migrant traffic into Arizona’s scorching deserts.

      https://www.theguardian.com/us-news/2019/jun/11/arizona-activist-migrant-water-scott-daniel-warren-verdict


  • To Stop Border Crossings, the U.S. Made the Journey Deadlier

    There is a crisis unfolding at the border — but it’s not the “criminal invasion” that Donald Trump would have you believe. Every day, migrants lost in the borderland deserts call 911 in the hopes of avoiding the gruesome fate of thousands of crossers before them.

    https://www.nytimes.com/interactive/2019/05/29/opinion/migrant-crisis.html
    #cartographie #visualisation #mourir_aux_frontières #morts #décès #frontières #migrations #USA #Mexique #Etats-Unis
    ping @reka @fil

    Et le plan #prevention_through_deterrence en carte :

    That plan, “Prevention Through Deterrence,” was implemented in 1994 under the Clinton administration.

    ça rappelle cette carte publiée sur @visionscarto :
    « Ceux qui ne sont jamais arrivés », une image du naufrage migratoire en Méditerranée


    https://visionscarto.net/ceux-qui-ne-sont-jamais-arrives

    ping @isskein @karine4


  • Éditorial des bulletins d’entreprise (LO) du 27 mai 2019 :
    Après les européennes, il faut que le camp des travailleurs se renforce
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/05/28/apres-les-europeennes-il-faut-que-le-camp-des-travailleurs-s

    Le Pen-Bardella et Macron-Loiseau se disent satisfaits des résultats du scrutin européen. Le #RN termine la course en tête, et La République en marche estime avoir limité les dégâts. Tout avait été fait pour que les électeurs pensent qu’ils n’avaient le choix qu’entre le représentant des banquiers et la millionnaire d’#extrême_droite, entre la peste et le choléra. La liste #Les_Républicains enregistre un score faible. Une grande partie des électeurs de droite votent maintenant pour cet ancien ministre de Hollande qu’est #Macron : il mène une politique antiouvrière qui les comble.

    Dans une certaine mesure, le résultat des écologistes témoigne d’une inquiétude légitime sur l’avenir de la planète. Mais, sans une remise en cause du fonctionnement de l’économie, la protection de l’environnement ne peut que buter sur les intérêts des grands groupes capitalistes. Des #Verts à Hulot, les ministres écologistes ont servi d’alibi à bien des gouvernements, plus soucieux des profits de Total et autres pollueurs que de l’environnement.

    Quant aux salariés, aux chômeurs, aux retraités des classes populaires, ils sont largement restés à l’écart du scrutin. Aux abstentionnistes, nombreux dans les communes ouvrières, il faut ajouter les travailleurs immigrés qui, bien que vivant en France et y payant des impôts, sont privés du droit de vote.

    C’est tout le système politique qui est en cause : quel que soit le parti vainqueur dans les urnes, ce sont toujours les capitalistes qui dirigent. Et c’est encore plus criant pour ce Parlement européen, dont on ne sait pas vraiment à quoi il sert.

    Lorsque l’alternance entre la droite et la gauche gouvernementale fonctionnait, cette dernière était encore, par son histoire, liée au mouvement ouvrier, ce qui attirait la sympathie des classes populaires. Mais elle a défendu les institutions, en expliquant aux travailleurs qu’ils pouvaient changer leur sort par le vote. Aujourd’hui, après des années au pouvoir, elle s’est discréditée. En France, le RN de Le Pen s’est renforcé. En Italie, en Hongrie ou en Belgique, d’autres courants politiques xénophobes, partisans de régimes autoritaires, ont également progressé, comme en témoignent les résultats du scrutin.

    Face à cela, certains ont l’ambition de #reconstruire_la_gauche, de revenir au gouvernement pour gérer les affaires des capitalistes, comme l’ont fait Hollande et d’autres.

    Ce n’est pas ainsi qu’on peut s’opposer à l’extrême droite et à sa politique réactionnaire. Ce qu’il faut reconstruire, ce n’est pas la gauche de gouvernement, c’est un parti ouvrier, défendant réellement les intérêts du monde du travail.

    Les capitalistes mènent une guerre sociale. La politique de Macron depuis deux ans, dans la continuité de Sarkozy et de Hollande, en est l’expression. Et d’autres attaques sont à venir, contre les retraites ou contre les chômeurs. Aussi, #le_camp_des_travailleurs n’est pas une formule. Avant d’être un choix politique conscient, c’est une réalité sociale. Et, pour défendre ses intérêts, ce camp doit mener la lutte de classe.

    Pour modestes que soient les résultats de #Lutte_Ouvrière, soit 176 433 voix, ils confirment la présence d’un courant politique qui maintient la tradition révolutionnaire du #mouvement_ouvrier, l’#internationalisme face à la montée du #nationalisme et de la xénophobie. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe, est essentiel en cette période d’offensive de la classe capitaliste. Il est indispensable de construire un parti représentant vraiment les intérêts des travailleurs, et qui ne soit pas prêt à les brader pour quelques strapontins ministériels.

    La société est aujourd’hui ravagée par la crise économique et la misère. Elle est sous la menace de guerres et de catastrophes écologiques. L’avidité de la bourgeoisie, la classe qui dirige le monde, la rend incapable de répondre aux problèmes qui se posent à l’humanité. Le fonctionnement du capitalisme exige qu’il renforce et perpétue l’exploitation et l’oppression du prolétariat. Tôt ou tard, cette oppression provoquera des révoltes. C’est à travers celles-ci que la classe ouvrière pourra mettre fin à la domination du grand capital.

    Le monde du travail en aurait la force. Mais il lui manque la conscience de ses formidables capacités. Cette conscience, un parti ayant pour objectif de mener la révolution sociale, un parti communiste révolutionnaire, doit l’incarner. L’avenir du monde du travail et, au-delà, de toute l’humanité en dépend.


  • En Italie, l’impossible équilibre du Mouvement Cinq Etoiles
    https://www.mediapart.fr/journal/international/250519/en-italie-l-impossible-equilibre-du-mouvement-cinq-etoiles

    Pour la clôture de sa campagne européenne, le Mouvement Cinq Étoiles défend son bilan et tente de faire passer toujours le même message : quelle que soit l’issue du scrutin, cela ne changera rien à son alliance de gouvernement avec la Ligue du Nord.

    #EUROPE #Mouvement_5_étoiles,_Ligue_du_Nord,_européennes,_Ignazio_Corrao


  • «  L’État punitif remplace progressivement l’État Social  » (Didier Fassin, L’Humanité, 16.05.19)
    https://www.humanite.fr/letat-punitif-remplace-progressivement-letat-social-672159

    L’usage excessif de la force contre un #mouvement_social est toujours un signe de faiblesse du #pouvoir, et l’#autoritarisme déployé par le gouvernement témoigne d’une perte d’autorité, laquelle suppose l’exercice de la volonté sans exercice de la #violence.
    […] Mais la dynamique a été enclenchée bien avant, en particulier avec la déclaration de l’#état_d’urgence en 2015 et le vote d’un texte introduisant les principales mesures de l’état d’urgence dans la loi ordinaire en 2017.
    […] Il y a le maintien de l’ordre lors de manifestations, comme ce à quoi on assiste tous les samedis depuis novembre dernier. Une version plus dure encore s’exprime dans la #répression de désordres qui éclatent après la mort d’une ou plusieurs personnes lors d’interactions avec la #police. Et il y a les activités dites de #sécurité_publique, qui visent essentiellement les #quartiers_populaires et leurs habitants, sur leur lieu de résidence aussi bien que dans les lieux publics, notamment les gares, sur la base d’un #profilage_racial. Elles consistent en une pression quasi quotidienne par des contrôles d’identité et de fouilles au corps, s’accompagnant de formes diverses d’#humiliation, brimades, menaces, parfois de sévices et d’interpellations.
    Alors que le maintien de l’ordre est spectaculaire et abondamment commenté dans les médias, les activités de sécurité publique demeurent presque #invisibles et rarement dénoncées, hormis lorsqu’un accident grave survient.


  • Le côté secret de l’opération canadienne contre les migrants
    Radio Canada, le 21 mai 2019
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1170403/operation-canadienne-contre-migrants-secrets-harper-trudeau

    S’associer à de présumés criminels, faire la chasse aux passeurs, fournir de l’équipement de surveillance à des régimes corrompus, voilà autant de moyens pour empêcher des migrants de faire la route jusqu’au Canada. Ce qui s’appelle officiellement la Stratégie canadienne de prévention du passage de clandestins a été lancée en 2010 par le gouvernement Harper et est maintenue depuis par le gouvernement Trudeau.

    En Guinée, le colonel Moussa Tiégboro Camara a été l’un des principaux alliés du Canada. Il y est le grand responsable de la lutte contre le trafic de drogue, la criminalité organisée et le terrorisme. « Le colonel Tiégboro Camara, c’est une personne qui nous a beaucoup aidés, mais son passé était trop lourd pour que je me sente à l’aise [avec le fait ] que le Canada travaille avec lui », affirme Robert.

    Il ne faut pas se leurrer quant au véritable but de la mission que mènent le Canada et d’autres pays étrangers, estime pour sa part François Crépeau. « L’objectif, c’est d’arrêter les migrants. On ne veut plus de migrants », soutient-il. « Tant que des passeurs font passer des migrants, il faut bloquer ça, sans tenir compte du fait que beaucoup de ces migrants sont des réfugiés qui ont besoin de passer et qui vont payer des prix de plus en plus chers, en argent, mais parfois au prix de leur vie. »

    Et les passeurs existent parce que les pays ferment leurs frontières, ajoute M. Crépeau, qui est aussi professeur de droit international à l’Université McGill, à Montréal. « On sait que l’interdiction de passer cause cette industrie. S’il n’y avait pas de blocages aux frontières, il n’y aurait pas de passeurs », explique-t-il.

    « Les systèmes de surveillance, on va les déployer sur d’autres terrains et on va surveiller des minorités, on va surveiller des opposants politiques, des journalistes, des étudiants », dénonce François Crépeau, ex-rapporteur spécial des Nations Unies.

    « Les systèmes que nous mettons en place peuvent servir à d’autres types de répression que cette répression-là. Déjà, celle-là, elle est problématique, compte tenu des violations des droits humains des migrants que ces pays commettent avec notre financement, notre soutien, notre équipement », déplore-t-il.

    "Ce qui m’indigne, c’est toujours l’hypocrisie, quelque part naturelle, des pays comme le Canada, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne", affirme M. Crépeau. "Ils décident que, au fond, on va accueillir les réfugiés qui parviennent jusqu’à nos frontières, mais on va faire tout ce qu’on peut pour les empêcher d’arriver jusqu’à la frontière. Donc, on va financer, armer, entraîner, équiper des forces de sécurité dans des pays dans lesquels il n’y a pas de garanties de droits humains." »

    #Canada #immigration #migrants #réfugiés #clandestins #passeurs #frontières #dissuasion #surveillance #Stephen_Harper #Justin_Trudeau #Moussa_Tiégboro_Camara #Guinée #Ghana #Sri_Lanka

    • Le même jour, un documentaire choc relate l’existence au Québec de 200 criminels de haut vol (400 au KKKanada).

      La faute à qui ? A cette dernière loi qui permet aux ressortissants mexicains d’entrer « sans visa » au pays de l’hiver. La pègre colombienne aurait sauté sur l’occasion pour faire de faux passeports et se ruer en nombre aux frontières du pays.

      Ahh, la presse KKKanadienne, quel cinéma !


  • Informations sur les migrants morts aux frontières alpines collectées par l’OIM.

    3 cas recensés :

    Lieux :
    #Karlovac
    #Pasjak / #Rupa
    #Žakanje

    #frontière_sud-alpine #montagne #mourir_aux_frontières #asile #migrations #réfugiés #décès #morts #frontières #Croatie #Route_des_balkans #Slovénie #Zakanje

    J’ajoute à la métaliste sur les morts à la frontière alpine :
    https://seenthis.net/messages/758646


  • Un país movilizado contra la barbarie
    https://www.cetri.be/Un-pais-movilizado-contra-la

    Las manifestaciones del 15 de mayo marcan el inicio de un ciclo de resistencia al (des)gobierno que existe actualmente. Luego de anunciar un corte del 30 por ciento del presupuesto de las Universidades Federales, una onda de rechazo a esta medida se propagó rápidamente por todo el territorio. El propio Bolsonaro viendo la antipatía que causaba esta decisión del ejecutivo, decidió llamar al Ministro de Educación, Abraham Weintraub, para solicitarle que echara pie atrás en esta resolución. Sin (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, #Mouvement_étudiant, #Brésil


    • Marocchino muore travolto dal treno

      Un uomo marocchino, dall’apparente età di 30 anni, è stato travolto e ucciso ieri sera da un treno in Alto Adige, all’altezza di Oltrisarco, mentre camminava lungo i binari.

      Si tratta di un migrante che, secondo i primi riscontri della polizia ferroviaria, sarebbe stato insieme ad un gruppetto di connazionali. Non è ancora chiaro come lo straniero sia finito sotto le ruote del treno.

      Il decesso è avvenuto sul colpo e ci sono stati una serie di ritardi dei convogli per tutta la nottata. Si tratta del quarto episodio simile nell’ultimo periodo.

      https://www.lavocedeltrentino.it/2018/01/14/marocchino-muore-travolto-dal-treno


    • Tragedia al Brennero: profugo muore folgorato sul treno merci

      Il corpo trovato dagli agenti del commissariato di Brennero sul tetto di un container fermo allo scalo merci. I poliziotti: “Siamo impotenti”
      BRENNERO. Ancora un morto sui treni dei migranti in viaggio dall’Italia verso l’Austria. Questa notte allo scalo merci del Brennero è stato trovato il corpo di un uomo folgorato da una scarica elettrica, sul tetto di un container su un carro merci.

      Il convoglio, partito da Verona, era rimasto bloccato alla stazione di Brennero, a causa del deragliamento in Austria che da qualche giorno ha interrotto la linea oltreconfine. Sono stati gli operatori del Commissariato di polizia del Brennero a trovare il corpo. Durante il controllo di alcuni carri merci poco prima di mezzanotte, hanno notato lo squarcio nel telone di un vagone, fatto da alcuni migranti per salire e scendere.

      Guardando oltre, hanno notato un cadavere sul tetto di un container sul carro a fianco. Il corpo, che non era visibile da sotto, è stato notato dagli agenti saliti sulla cabina “dirigenti in movimento”. Probabilmente, il migrante si è alzato in piedi facendo da parafulmine. Si è prodotta una scarica violentissima che lo ha ucciso sul colpo.

      La dinamica. Da quanto si è potuto ricostruire, l’uomo sarebbe salito sul tetto del container per cercare di squarciare dall’alto il telone di un vagone accanto, ed entrare per ripararasi dal freddo. Mentre era sul tetto, il treno avrebbe fatto un piccolo movimento, facendogli perdere l’equilibrio. Il migrante avrebbe quindi toccato i fili dell’alta tensione.

      Il suo corpo ha fatto da conduttore, scaricando l’energia verso terra. Dallo stato del cadavere, completamente carbonizzato, non è stato ancora possibile risalire alla nazionalità e all’identità della vittima. La salma è stata trasportata all’ospedale di Vipiteno. Molto probabilmente si tratta di un africano di circa 30 anni. In questi giorni infatti, a causa dell’incidente ferroviario in Austria, sono molti i giovani africani (una trentina) che - nonostante le temperature polari - stazionano a Brennero in attesa di passare il confine verso Nord.

      Si tratta dell’ennesima tragedia sulla linea del Brennero che vede coinvolti migranti che tentano di arrivare in Germania saltando a bordo dei carri merci.

      LE REAZIONI. In mattinata è stata diramata una nota a firma di Mario Deriu e Fulvio Coslovi, segretari provinciali dei sindacati di polizia Siulp e Coisp.

      «La morte di un uomo - si legge -, ancor più quando avviene tragicamente, suscita su ognuno di noi sentimento di pervasiva impotenza, ma quando questa è determinata da silenzi egoistici è da politiche di interesse di parte, bene, allora, siamo in qualche misura tutti responsabili. Questo per affermare che incrementare ossessivamente i controlli di polizia militarizzando la frontiera, non produce alcun risultato, se questi non sono sostenuti da precise scelte di politica europea, condivise e non unilaterali. Diversamente, per il futuro, non possiamo che presagire il ripetersi di tragedie di terra sul nostro territorio. I poliziotti, per l’ennesima volta, hanno assistito al dramma di una morte ingiusta. Toccati umanamente dalla cattiva sorte che ha colpito un uomo disperato, che cercava di realizzare il sogno di vita migliore, anche in questa occasione gli operatori hanno mostrato umanità e professionalità con la consapevolezza di non poter essere gli “armotizzatori sociali” di un fenomeno epocale».

      http://www.altoadige.it/cronaca/bolzano/tragedia-al-brennero-profugo-muore-folgorato-sul-treno-merci-1.1479811

    • Muore folgorato sul treno merci al Brennero

      Un migrante è morto nella notte su un treno merci al Brennero, salito con molta probabilità a Verona, nel suo viaggio dall’Italia verso l’Austria. L’uomo è stato folgorato da una scarica elettrica, sul tetto di un container su un carro merci. La notizia, di Alto Adige online, è stata confermata dalla polizia. Il convoglio numero 43128 verso le ore 23 era rimasto bloccato alla stazione di Brennero, a causa del deragliamento in Austria che da qualche giorno ha interrotto la linea oltreconfine.

      http://www.larena.it/territori/citt%C3%A0/muore-folgorato-sul-treno-merci-al-brennero-1.6190331


    • Ferrovia del Brennero: profugo travolto e ucciso dal treno

      La tragedia a Bolzano sud: l’uomo stava camminando con altre persone lungo i binari. E’ morto sul colpo.

      BOLZANO. Un’altra tragedia sui binari che coinvolge un migrante. Martedì sera (31 ottobre 2017) un profugo, da quanto si è potuto sapere di origine africana, è stato travolto ed ucciso da un treno mentre camminava lungo i binari della ferrovia del Brennero a Bolzano.

      L’uomo - dai primi accertamenti della polizia ferroviaria- sembra non fosse da solo, ma facesse parte di un gruppo. Violentissimo l’impatto, il poveretto è morto sul colpo.

      L’allarme è stato dato dal macchinista del convoglio. E’ il secondo incidente di questo tipo nel giro di pochi mesi a Bolzano.

      Per ore la linea del Brennero è rimasta bloccata creando forti disagi ai viaggiatori: sono state comunque previste delle corse sostitutive con i bus.

      http://www.giornaletrentino.it/cronaca/ferrovia-del-brennero-profugo-travolto-e-ucciso-dal-treno-1.1356854

    • Dal Gambia fino a Bolzano: la tragica fine di un «invisibile»

      Era originario del Gambia ed aveva appena 19 anni, il ragazzo che martedì 31 ottobre ha perso la vita sui binari della ferrovia del Brennero.

      BOLZANO. Il giovane è morto attorno alle 19.30 sui binari di Bolzano, nel tratto che corre quasi parallelo a via Achille Grandi, travolto da un treno.

      Una fine tragica per tutti, ma soprattutto per chi, per giungere fino in Italia, aveva già superato mille difficoltà, quelle rappresetante da un viaggio massacrante di mesi, che dal suo paese di origine, il Gambia, lo aveva portato fino in Libia, per poi imbarcarsi e raggiungere le coste nostrane.

      Le indagini hanno portato a scoprire che B.A., queste le iniziali della vittima, era arrivato in Italia nell’estate del 2016 e che non era registrato in alcun centro d’accoglienza, che aveva presentato richiesta di protezione internazionale e che, a Bolzano, probabilmente, era giunto da appena qualche giorno.

      Nel capoluogo è entrato a far parte di quel gruppo di «invisibili» che di notte, soprattutto, vivono gli angoli più dimenticati della città, arrivando a camminare, come accaduto, lungo i binari del trento, per raggiungere, presumibilmente in questo caso, i centri di accoglienza di Bolzano sud.

      http://www.altoadige.it/cronaca/bolzano/dal-gambia-fino-a-bolzano-la-tragica-fine-di-un-invisibile-1.1358101