• Macron garantit le financement de la campagne du RN ! avec notre argent !
    https://ricochets.cc/Macron-garantit-le-financement-de-la-campagne-du-RN-avec-notre-argent-9367

    Ca fait bien longtemps que le barrage contre le RN des macronistes s’est évaporé pour se transformer en collusion complète, mais cette fois c’est énorme : le gouvernement a fait pression sur des banques pour qu’elles financent la campagne du RN, et c’est l’Etat, donc l’argent public, qui garanti le prêt à Le Pen et à sa bande ! Macron garantit le financement de la campagne de Le Pen avec notre argent Le gouvernement se porterait garant du prêt pour le parti d’extrême droite condamné (...) #Les_Articles

    / #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres

  • Audio
    https://www.obsarm.info/spip.php?article483

    Retrouvez les podcasts de nos événements, les rediffusions de nos contributions à la radio et d’autres interventions pour comprendre les enjeux du contrôle démocratique des exportations d’armement et notre responsabilité, en tant que citoyen, citoyenne, dans ce domaine. #Audiovisuel

    / #Antimilitarisme, #Mouvements_de_paix_et_de_désarmement, #Guerres, #Podcast

  • Le centenaire de l’ENA, non pas l’école nationale d’administration créée en octobre 1945 et qui depuis 2022 s’intitule l’INSP pour Institut national du service public mais le centenaire de l’Étoile Nord-Africaine.
    https://histoirecoloniale.net/le-centenaire-de-letoile-nord-africaine-une-emission-introduite-p


    Intervention d’ouverture au troisième colloque du Centenaire de l’Étoile Nord-Africaine | Groupe de Réflexion sur l’Algérie (GRAL) / AlternaTV, 20 juin 2026

    L’une des originalités majeures de l’Étoile Nord-Africaine réside dans son ancrage au sein des travailleurs nord-africains installés en France.

    C’est dans les usines, les syndicats, les associations et les espaces du #mouvement_ouvrier que se forge progressivement une conscience politique nouvelle.

    Autour de Hadj Ali Abdelkader, Amar Imache, Belkacem Radjef, Messali Hadj, Mohamed Si Djilani et de nombreux autres militants issus du monde ouvrier et de l’immigration, se construit progressivement une pensée politique qui fera de l’Étoile Nord-Africaine la matrice du #mouvement_national_algérien.

    Cette influence ne s’arrête d’ailleurs pas à la naissance des grandes organisations nationalistes algériennes qui lui succèdent. Elle se retrouve également, plusieurs décennies plus tard, dans l’esprit de la Conférence de Tanger, réunie du 27 au 30 avril 1958, à laquelle participèrent des représentants du Front de Libération Nationale algérien, du parti de l’Istiqlal marocain et du Néo-Destour tunisien.

    Cette rencontre historique affirmait la solidarité des luttes de libération et exprimait l’ambition d’une coopération étroite entre les peuples d’Afrique du Nord après les indépendances. Elle portait également l’idée que les liens historiques, humains, culturels et économiques qui unissent ces peuples pouvaient constituer le fondement d’un avenir partagé.

    À bien des égards, cette réflexion prolongeait certaines intuitions déjà présentes chez les pionniers de l’Étoile Nord-Africaine, dont le nom même traduisait une volonté de penser un destin commun .

    Cent ans après sa création, l’Étoile Nord-Africaine demeure bien davantage qu’un objet de mémoire. Elle nous rappelle que l’émancipation est indissociable de l’organisation, que la citoyenneté se construit par l’engagement et que les grandes transformations historiques naissent souvent de femmes et d’hommes ordinaires qui décident de prendre part à leur destin collectif. C’est sans doute dans cette leçon de méthode, autant que dans son héritage politique, que réside l’une des plus remarquables modernités de l’Étoile Nord-Africaine.

    #histoire #immigration #Maghreb #guerre_d'Algérie #indépendances

  • #Errances_paramédicales. Une perspective féministe sur la #naturopathie

    Une copine consulte une naturopathe pour sa fibromyalgie, une collègue accompagne son père malade d’un cancer avec une plante recommandée par un praticien, une autre s’est formée dans une école quelque temps par curiosité, une quatrième essaie d’en vivre.

    Doctrine historiquement réactionnaire et mystique, la naturopathie s’épanouit aujourd’hui dans le marché du #bien-être et attire particulièrement les #femmes et #minorités_de_genre. Tentative pour injecter quelques enjeux du féminisme dans l’analyse de cette thérapeutique.

    Ce texte est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Lait de vache », qui s’intéresse au fait d’ingérer et de digérer.

    Médecines douces, naturelles, non conventionnelles, complémentaires, alternatives, bordent le système de santé publique. Femmes et minorités de genre sont particulièrement nombreuses à butiner un peu ou beaucoup parmi ces propositions thérapeutiques à portée de main, avec la conscience de chercher quelque chose dans le dos du corps médical.

    Cette #quête s’opère souvent dis­crètement. Les débriefs de couloir et d’arrière-cuisine sont des espaces de confiance féminine où ces questionnements et expériences se partagent, mais les discussions autour des #souffrances de #santé ne se jouent pas sur la place publique. Ce #silence est entretenu par le fait que les #pratiques_thérapeutiques dites naturelles se sont développées loin de la #recherche_scientifique sur la santé et font l’objet de critiques acides de la part du corps médical, qui les qualifient de charlataneries, de #fake_meds, de pratiques sectaires. Alors comment penser le recours important des femmes et des minorités de genre à ces thérapeutiques au statut incertain ?

    Revenir sur l’histoire occidentale de la naturopathie depuis une perspective féministe pourrait nous aider à mettre au jour les enjeux politiques autour de la santé des femmes et des #promesses que certaines médecines naturelles nourrissent à cet endroit.

    #Jésus-Christ et #Bouddha naturopathes

    L’histoire de la naturopathie 1 commence à la fin du XIXe siècle, alors que la #médecine_microbiologique de Pasteur, la compréhension du germe et la généralisation du principe de la #vaccination contribuent à résorber de nombreuses maladies. La prophylaxie mise en place par les États conduit à l’amélioration de l’état de santé général. Parmi les courants hygiénistes qui se développent2, certains portent une vision plus mystique. En Allemagne et en Suisse, un mouvement appelé le #Lebensreform rassemble penseurs, artistes et poètes3 autour d’un projet vitaliste de défense d’un mode de vie proche de la nature, jugé plus sain que celui de la société industrielle, et qui passe par des régimes alimentaires végétariens ou des pratiques du corps comme le #yoga. Le néologisme hellénisant naturopathie apparaît aux États-Unis dans les années 1900. Il désigne « les maux par la nature » tout en jouant avec une image : nature’s path, « le chemin de la nature ». #Benedict_Lust, chiropracteur allemand émigré aux États-Unis, le reprend pour nommer l’école qu’il fonde en 1902 à New York : l’#American_School_of_Naturopathy.

    La doctrine naturopathique essaime en Europe. Autour de praticiens réputés charismatiques, les récits de #guérisons_miraculeuses s’accumulent. En Allemagne, cette doctrine est adoptée par les instituts de #médecine_naturelle qui ouvrent depuis la fin du XIXe siècle (l’Université libre des médecines naturelles de Berlin est fondée en 1892). #Pierre-Valentin_Marchesseau l’adapte pour la France à partir des années 1940. Le « père fondateur » français affirme que « la naturopathie est l’art et la science de préserver, optimiser ou recouvrer sa santé par des moyens naturels. » Auteur prolifique (La Santé sans médicament par la naturopathie, Qu’est-ce que la naturopathie ?, Ni médecin, ni guérisseur, le naturopathe est avant tout un hygiéniste, Jésus-Christ naturopathe), il enseigne à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1980 une discipline hygiéniste fondée sur une #mystique_du_corps, tout en commercialisant une gamme d’#aliments_biologiques avec la société #Vitagerminels.

    Dans sa thèse, la sociologue Anahita Grisoni relate qu’au cours du XXe siècle, la naturopathie se développe en plusieurs courants. Plus institutionnalisée en Allemagne, elle se maintient en France comme une pratique marginale surtout présente dans les milieux ruraux. Acclimatée à la pensée New Age4 qui se développe, ses repères idéologiques et ses postures thérapeutiques montrent un goût pour l’orientalisme. Les acteur·ices de ces courants invitent un renouvellement du rapport au corps et à la santé. Récemment, iels se sont structuré·es autour d’écoles agréées, d’associations et de syndicats, et la décrivent désormais comme une médecine manuelle et prescriptive, qui fait la synthèse entre les méthodes naturelles de santé. Au sein du réseau de la naturopathie, certain·es défendent son caractère alternatif et contre-culturel, d’autres l’envi­sagent comme étant complémentaire à la médecine publique et ont obtenu qu’elle soit reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une « médecine non conventionnelle », aux côtés des médecines chinoise et ayurvédique.

    L’expression fait côtoyer toutes sortes de médecines, populaires, savantes ou autochtones, mais la naturopathie a une histoire propre, bien distincte de celle des savoirs empiriques et situés des pharmacopées traditionnelles.

    Un socle idéologique persistant

    Nombre de praticien·nes ne se réfèrent pas aux préceptes posés par les fondateurs. Iels bricolent entre plusieurs manières d’envisager le corps et la santé et entre des pratiques hétérogènes : phytothérapie 5, prescriptions alimentaires, massages, réflexologie, iridologie6.

    Que dire alors d’une thérapeutique aussi plastique dont les pratiques comprennent des références scientifiques à l’anatomie et à la nutrition, mais aussi des notions ésotériques ?

    La thérapeutique est pourtant difficile à saisir sans la situer dans l’histoire doctrinaire qui la balise et lui donne sens. Les programmes des écoles de naturopathie, labellisées par la Féna (Fédération des écoles de naturopathie), comme les présentations des praticien·nes, mentionnent systématiquement un socle idéologique : causalisme, vitalisme, humorisme, hygiénisme, holisme7. Derrière ces mots obscurs et pour certains surannés se dresse une conception du corps héritée des hygiénismes du XIXe siècle. Le corps est mu par une force vitale, principe spirituel et métabolique, qui se réalise dans un équilibre sans cesse menacé par la surcharge et l’accumulation de toxines.

    Les courants hygiénistes vitalistes du XIXe siècle sont animés par un dégoût esthétique des grandes villes, dans lesquelles arrive une population rurale appelée à travailler dans les industries périurbaines. Ces travailleur·ses mal logé·es, paupérisé·es, vulnérables aux épidémies et aux maladies professionnelles, inspirent chez les tenant·es de l’hygiénisme un sentiment de dégénérescence liée à l’urbanité. Iels en conçoivent une vision inquiète du corps, souillé au niveau intestinal comme moral par un environnement et une alimentation produites par la modernité industrielle. Il faut chercher à éviter les poisons, sinon les expurger. La Nature y est une idée forte : elle devient une source de valeurs qui stimule et oriente des programmes thérapeutiques. Maintenir son corps sain, c’est le discipliner par des moyens naturels, comme l’héliothérapie ou l’hydrothérapie8.

    Les courants hygiénistes, creusets des médecines dites naturelles, établissent un lien entre le corps et l’état de l’environnement. La façon dont ils problématisent la santé pose les bases d’une écologie corporelle qui résonne avec les menaces écologiques contemporaines de pollutions du sol et de l’air. Ces médecines s’insèrent aisément dans le très contemporain thème du retour à la terre9.

    Une capture des vulnérabilités

    L’autorité que cette doctrine donne historiquement à la nature devrait activer une alarme féministe. Selon la sociologue Colette Guillaumin, la référence à cette « grande organisatrice et régulatrice des rapports humains10 » est un vieux levier réactionnaire pour légitimer l’ordre social et sexuel. Et à raison : plusieurs des représentant·es les plus visibles et médiatisé·es de la naturopathie associent leur discipline de santé par les moyens « naturels » à un discours nettement traditionaliste, insistant sur la différence sexuelle, assignant les personnes qui y ont recours à leur rôle de genre, diffusant plus ou moins explicitement un rejet de l’homosexualité11. Relire l’émergence de cette thérapeutique à partir de ses principes mystiques et conservateurs donne des sueurs froides.

    Le recours banalisé à la nature ne vaut pas pour autant adhésion à l’idéologie réactionnaire ; il est souvent sélectif et critique. Mais un autre malaise fait son chemin. Dans le monde de la naturopathie, des parcours de reconversion et de formation jusqu’aux usager·es, les femmes sont surreprésentées. Endométriose, fibromyalgie, Covid long, dépression : les souffrances corporelles et psychiques que proposent d’adresser celleux qui exercent ont en commun de faire l’objet d’une mauvaise prise en charge médicale. Les maladies chroniques ou les problèmes gynécologiques, ces souffrances marquées des femmes et minorités de genre, sont mal diagnostiquées et soignées. Ces dysfonctionnements ne révèlent pas une négligence marginale, mais un sexisme structurel qui agit depuis les angles morts de la recherche scientifique jusqu’à la position autoritaire et infantilisante des médecins « sachants », en passant par l’organisation gestionnaire du système médical public.

    Les brochures des naturopathes et praticien·nes des médecines non conventionnelles racontent en creux la solitude, les symptômes mal identifiés ou psychologisés, l’errance médicale. Elles racontent les stress particuliers qui touchent au médicament : les trai­tements aux résultats décevants, la crainte des effets secondaires, le manque de transparence, d’information, de reconnaissance des affects et des compétences des personnes soignées. La confiance a aussi été entamée par les scandales sanitaires comme celui du Médiator12, l’escroquerie du Spasfon13, où les industries pharmaceutiques et les pouvoirs publics ont sciemment mis en danger des gens pour engranger des bénéfices à court terme. Ces brochures disent enfin les vulnérabilités historiquement produites par le milieu médical, autant de « zones d’expérience dévastées », pour reprendre l’expression utilisée par Isabelle Stengers dans son Sorcellerie capitaliste14.

    Au regard du coût des formations (12 995 euros pour la formation de quinze mois à l’Institut supérieur de naturopathie), des consultations (entre 60 et 110 euros), des probiotiques et des compléments alimentaires, de l’acquisition ou de la location de machines (osmoseur, physioscan), la surreprésentation des femmes et minorités de genre parmi les usager·es de ces médecines se traduit par une saisie directe de leurs ressources. L’enjeu est économique, mais aussi clinique. Selon la morale vitaliste dix-neuviémiste que diffusent les médecines naturelles, il ne s’agit pas exactement de prévenir ou de guérir la maladie mais de produire plus de vie. Le programme thérapeutique associé à cette idée est assez opaque : évacuer des toxines (mais que sont-elles exactement ?), dynamiser l’organisme, régénérer les cellules (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?). Dans ce rapport métaphorisé au corps, la matérialité des maladies s’estompe15. Connaître précisément leur fonctionnement biologique perd de l’intérêt ; la guérissabilité n’est pas nécessairement à l’agenda. Femmes et minorités de genre font ainsi l’expérience d’une autre errance médicale, tout aussi fragilisante, prenant les chemins de traverse enherbés des médecines douces et naturelles, ce qui retarde souvent leur prise en charge médicale.

    L’enjeu de genre autour de l’alimentation est par ailleurs exacerbé. Les médecines naturelles diffusent implicitement ou explicitement une critique de la modernité alimentaire, et avec elle, l’idée selon laquelle on s’intoxiquerait en mangeant mal, que des aliments comme le sucre seraient « meurtriers » quand d’autres prolongeraient la vie16. Le rapport à soi encouragé par ce programme thérapeutique pousse à une amélioration constante de son alimentation et de son hygiène, gage d’une aptitude à la santé et à la vitalité. Chez une population féminine historiquement sujette aux privations et à un contrôle social permanent exercé sur ce qu’elle mange, la discipline de la bonne alimentation est un pipeline menant droit à des conduites à risque, comme l’orthorexie17. C’est également majoritairement aux femmes qu’incombe la responsabilité de l’alimentation des enfants, et pour elles les injonctions sophistiquées à parfaire son alimentation peuvent déboucher sur des préoccupations sans fin. L’essor de thérapeutiques onéreuses et incertaines dans leurs effets cliniques capture ainsi les multiples vulnérabilités féminines.

    Réappropriations féministes de la santé

    Le sexisme structurel du milieu médical a fait ­l’objet d’une longue et intense lutte féministe. Celle-ci a montré comment la professionnalisation et la masculinisation de la médecine en Europe avait dépossédé les femmes de leurs savoirs et du contrôle de leur corps18.].

    Elle a pris pour objet le rapport de pouvoir, paroxystique à ­l’endroit de la gynécologie, haut lieu des violences sexistes et sexuelles et du bafouement du consentement. Pour échapper à la soumission à l’autorité du médecin sachant, des groupes sont nés aux États-Unis et en France dans les années 1970 et ont expérimenté l’autogynécologie19. L’incroyable Our Bodies, Ourselves est publié en anglais en 1971, puis traduit et adapté en France sous le titre Notre corps, nous-mêmes en 197720. Ce manuel a aidé à poser les bases d’une réappropriation féministe des questions de santé, aussi appelée self-help : connaître son corps, s’auto-examiner, se débarrasser de la honte, faire circuler la parole, comprendre et pouvoir reproduire un acte médical, avoir son mot à dire sur les procédures, etc. Des groupes locaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) au Planning familial, ces expérimentations nées dans les années 1970 ont propulsé un grand mouvement féministe d’éducation populaire en matière de santé sexuelle et de sexualité, dont les actions récentes contre les violences gynécologiques et obstétricales renouvellent la nécessité21.

    Les luttes écoféministes, en prenant pour thème l’alimentation, la santé, l’environnement ou l’industrie nucléaire, ont aussi largement mis en cause l’association néfaste entre les femmes et la nature. Elles ont retourné cette dévalorisation conjointe pour en faire un élément critique de compréhension de nos expériences individuelles et collectives. Pour les militant·es écoféministes, le fait de « se réapproprier ce qui a été distribué du côté de la féminité22 » relève d’un essentialisme stratégique. Aucune vision idéalisée et harmonieuse des femmes dans la nature ici : les pratiques, les luttes et les écrits écoféministes montrent une mobilisation conflictuelle, instable et renégociable, critique sur les ambiguïtés qu’elle peut recouvrir.

    S’adressant à un ensemble de problématiques de santé des femmes, les médecines naturelles convoquent elles aussi l’association entre femme et nature, mais elles la font basculer sur un versant essentialiste, et non critique. Très empreintes d’une pensée de la différence sexuelle, mettant l’utérus au centre de la vie psychique et subjective des femmes, elles ravivent l’idée tenace que les femmes sont plus « naturelles » que les hommes, qu’elles sont « naturellement spécifiques » pour le dire avec les mots de la sociologue Colette Guillaumin23.
    Sorcières naturopathes et autonomie féministe

    L’antagonisme est fort entre l’histoire des luttes féministes autour de la santé et le développement historique des médecines naturelles. Pourtant en Allemagne, des femmes ont créé un regroupement de naturopathes féministes, le réseau des Frauenweise, les « femmes sages24 ». En Suisse, le Dispensaire des femmes, un centre de santé autogestionnaire autour de la santé sexuelle et reproductive ouvert entre 1978 et 1987, a très tôt mis la naturopathie en pratique. Rina Nissim, membre du Dispensaire et militante du Mouvement de libération des femmes genevois, publie en 1994 Le Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes chez la maison d’édition féministe Mamamélis. Ce manuel est une référence dans les groupes Santé-femmes25 et au-delà. Comment la naturopathie, doctrine et mystique de santé historiquement réactionnaire, aujourd’hui bien plus intégrée au marché du bien-être qu’au militantisme de la santé, a-t-elle pu croiser l’histoire du féminisme ?

    Figure centrale de cette jonction, Rina Nissim raconte cette réappropriation féministe de la naturopathie comme une façon hétérodoxe de pratiquer la doctrine sans hériter de ses aspects réactionnaires. Elle propose de redéfinir la santé des femmes en valorisant leur autonomie ; la promesse est séduisante.

    « Pour moi, ce qui est central c’est qu’on se réapproprie sa santé, qu’on ait envie de reprendre un petit peu les choses en main. Or, je prétends que la médecine par les plantes, la phytothérapie, c’est une chose que chacune peut se réapproprier, c’est du niveau de la cuisine. Si une femme ose mettre du romarin sur son plat pour le rendre plus digeste, si elle prend du bicarbonate de soude qu’elle met dans la fondue pour diminuer l’acidité de ce plat, je prétends qu’elle est à deux doigts de faire une recette populaire pour la toux de son fils et qu’il suffit de peu pour qu’elle fasse aussi une petite préparation pour elle-même. Alors, si on peut lui rendre accessible cette possibilité et en même temps l’aider à se rendre compte qu’un certain nombre de ses maladies sont liées à sa position sociale, à savoir à son oppression en tant que femme, si on arrive à lui faire prendre conscience de cela et qu’à la fois on lui donne un ou deux outils simples et efficaces, il peut se passer quelque chose de sensationnel. Et cela, c’est féministe. C’est le but de mon travail26. »

    Les luttes féministes sur la santé fabriquent des dispositions collectives : être indocile par rapport au contrôle autoritaire exercé par l’institution médicale, sentir le besoin de se réapproprier son corps, savoir qu’une connaissance empirique de soi est possible et peut aiguiller les choix de santé, avoir du goût pour l’expérimentation à plusieurs.

    La naturopathie réinventée de cette façon depuis le féminisme voudrait la placer comme un cadre qui favorise ces dispositions. Elle se définit comme une pratique empirique de soi : observer ce que ça fait de manger ceci, d’arrêter de manger cela, ce qui marche par rapport à un état, une souffrance physique ou psychique. La façon dont cette naturopathie féministe cherche à hacker sa propre doctrine réactionnaire peut être un malentendu fécond, une façon de la voler à sa propre histoire. Mais il faut mesurer le risque pris, et s’interroger honnêtement sur les bénéfices de cette confusion.

    Les positions de Rina Nissim résonnent avec ce qu’Ivan Illich appelle l’autonomie-santé, qui renvoie au fait de trouver les conditions d’une indépendance vis-à-vis du système médical et pharmaceutique industriel. Elle défend le projet d’une médecine populaire qui s’appuie sur les savoirs locaux et les relais féminins de transmission, pour bâtir une alternative à une médecine patriarcale. Savoirs et pratiques locales sont valorisées comme des viviers de pratiques alternatives supposées échapper « aux impasses et nuisances perçues dans la médecine officielle27 ».

    Ce féminisme de la santé met fondamentalement au centre la posture de santé et la responsabilité de l’usager·e. Et dans l’idée attrayante d’une santé qui passe par des comestibles et des gestes accessibles et quotidiens, la valeur que prend la nature tient à une promesse de simplicité. Or les pratiques thérapeutiques liées aux plantes et à l’alimentation sont extrêmement complexes à mettre en œuvre et à maîtriser. Plus critiquement encore, la plupart des gros enjeux de santé qui touchent les femmes et les minorités de genre, handicapées, malades chroniques, etc., ne peuvent pas être résolus par des moyens à portée de main. Tandis que la pandémie de Covid-19 a vu les femmes surexposées au risque de Covid long, les représentant·es des médecines naturelles valorisaient des solutions qui masquaient les enjeux vitaux et diffusaient des conceptions validistes et individualistes de la santé. L’éloge de l’autonomie par l’alternative peut s’articuler insidieusement à la destruction néolibérale du système de santé publique et au définancement d’associations de santé comme le Planning familial. Il fonctionne à merveille avec le marché du bien-être et la capture mercantile des vulnérabilités28.

    Une question forte demeure : quelle autonomie voulons-nous porter ? La valorisation du self-help, liant autonomie et pouvoir autour de sa propre santé, prend un sens particulier au sein des groupes Santé-femmes, qui portent une pratique féministe communautaire pensant ensemble santé individuelle et environnement sociopolitique. Le self-help réduit l’impuissance que charrient les problèmes de santé. Pour autant, il ne peut pas défaire seul l’association entre savoir et pouvoir que le corps médical monopolise et qui cimente son fonctionnement sexiste et patriarcal.

    Si les compositions politiques expérimentées dans l’autogynécologie et les groupes Santé-femmes sont un modèle d’autonomie, d’autres interprétations féministes et d’autres compositions politiques sont possibles et semblent même nécessaires. L’anthropologue mexicaine Denisse Guerrero Márquez, activiste au sein du collectif Nuestra Salud Feminista, propose de bâtir une épidémiologie féministe29 qui nous permettrait de penser les processus santé-maladie30 dans un cadre stratégique qui ne soit pas celui de l’alternative, mais celui d’une réappropriation féministe d’une science médicale pluralisée et conflictualisée. Un tel projet mettrait au centre d’autres questions : comment accéder à la littérature médicale et aux données scientifiques, nous former tout en travaillant à les mettre en perspective collectivement31 ?

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    Quelques ressources :

    « Ne plus subir le médical. Discussion avec des membres d’un groupe “Santé-femmes”, propos recueillis par Naïké Desquesnes, Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale 2016 (n° 10), Éditions de la dernière lettre, p. 180-185 ; le documentaire Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980). L’Auto-examen, un geste de santé, édité par le Centre de santé des femmes de Montréal (Éditions du remue-ménage),
    la brochure S’armer jusqu’aux lèvres à lire ici, et enfin l’ouvrage de Lucile Queré, Un corps à nous. Luttes féministes pour la réappropriation du corps, Presses de Sciences Po, 2023.

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    Notes :
    Cette histoire s’appuie sur la thèse de sociologie rédigée par Anahita Grisoni, « Sous les pavés, la terre : culte du bien-être et nouveaux métiers. La naturopathie en transformation à la conquête du marché », éditions EHESS, 2011. ↩
    Voir dans ce numéro l’entretien avec Hourya Bentouhami, « La nation est obsédée par la manière dont les gens mangent », p. 26, ainsi que Ni Dieu ni maître, ni viande ni alcool, p. 52. ↩
    Parmi eux, on peut citer Adolf Just, Louis Kuhne, Karl Wilhelm Diefenbach, Hugo Höppener ou encore Gustav Gräser, mais aussi Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie. ↩
    Courant spirituel occidental apparu dans les années 1960, le New Age est un syncrétisme entre les spiritualités et médecines orientales, intégrant des éléments du bouddhisme et des médecines savantes, essentiellement chinoises et ayurvédiques reprenant les notions de réincarnation, de karma, de chakras et d’énergie. La médecine ayurvédique, originaire d’Inde, est fondée sur la théorie selon laquelle les maladies résultent d’un déséquilibre des forces vitales (prana), et vise à rétablir l’équilibre de l’organisme. ↩
    Nom donné aux diverses pratiques de santé qui impliquent l’usage de plantes. ↩
    La réflexologie est une pratique de santé utilisant le massage de zones censées correspondre à des organes ou fonctions physiologiques. L’iridologie est le nom d’une pratique fondée sur l’observation de l’iris. ↩
    Le causalisme suppose que nos symptômes résultent d’une cause qu’il faut considérer en priorité. Le vitalisme envisage la vie comme de la matière animée d’une force vitale. L’humorisme vient de la médecine d’Hippocrate qui envisage la santé comme variant selon l’équilibre des humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, la lymphe). Les thérapies holistiques prétendent soigner en tenant compte de la « globalité de l’être humain ». ↩
    L’hydrothérapie désigne un ensemble de pratiques qui mobilisent l’eau, le bain dérivatif ou le bain de siège. L’héliothérapie prône l’exposition corporelle totale à la lumière du soleil pour guérir les maladies. ↩
    « Naturopathie et écofascisme. Quand l’extrême-droite se mêle de santé et d’environnement », Ruptures, printemps 2007. ↩
    Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, côté-femmes éditions, 1992, p.61. ↩
    On peut citer plusieurs de ces figures charismatiques à la tête de modèles économiques juteux. Irène Grosjean prône le bain de siège, l’alimentation crue, les purges, le jeûne en même temps que les thérapies de conversion, et responsabilise les femmes des violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent. Thierry Casasnovas tient des positions masculinistes hostiles aux droits reproductifs, et désinforme au sujet de la contraception et de l’avortement. Le collectif l’Extracteur mène une veille sur ces réseaux traditionalistes, voir le site du collectif . ↩
    Voir la BD Mediator – Un crime chimiquement pur d’Irène Frachon, Éric Giacometti et François Duprat. Delcourt, 2023. ↩
    Voir le livre Pilules roses de Juliette Ferry-Danini sur le Spasfon, majoritairement prescrit aux femmes sans qu’aucun résultat clinique n’ait été prouvé. ↩
    Isabelle Stengers et Philippe Pignard, La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2005. ↩
    Susan Sontag, La Maladie comme métaphore, Christian Bourgois, 2009. ↩
    Le sociologue Gilles Tétart décrit la valeur de certains aliments, comme le miel ou la gelée royale, perçus comme pouvant rendre le corps plus vivant. Voir « Consommer la nature et parfaire son corps. Les produits apicoles », Études rurales, 165-166, 2003, p. 9-31. ↩
    Trouble alimentaire caractérisé par une volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. ↩
    Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, 2014 ; Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoire des femmes et de la médecine, éd. Cambourakis, 2015 [1976 ↩
    L’autogynécologie recouvre un spectre de pratiques qui va de la gynécologie médicale – contraception, traitement de pathologies gynécologiques, dépistage du cancer du sein par l’autopalpation, avortement, traitement de la ménopause, sexualité – à la réappropriation du corps et des représentations qui y sont liées. ↩
    Un groupe féministe l’a tout récemment repris et réécrit. Notre corps, nous-mêmes, Hors d’atteinte, 2020. ↩
    Le collectif Stop-VOG anime aujourd’hui cette lutte en levant le silence autour des violences commises par le médecin Émile Daraï, officiant à l’hôpital Tenon. Leur site. ↩
    Expression utilisée par Émilie Hache, dans Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Cambourakis, 2016, p. 25. ↩
    « Du fait que les femmes sont une propriété matérielle concrète, se développe sur elles (et contre elles) un discours de la Nature. On les crédite (comme le croient certaines optimistes), on les accuse (en fait) d’être des êtres naturels, immergés dans la Nature et d’être mues par elle. Des choses vivantes, en quelque sorte. », ibid., p. 80. ↩
    À retrouver ici. ↩
    Groupe de femmes se réunissant afin de mieux connaître leur corps, prendre soin de leur santé et trouver plus d’autonomie, fabriquant ce faisant une auto-expertise collective. ↩
    Catherine Fussinger, Séverine Rey et Marilène Vuille, « S’approprier son corps et sa santé. Entretien avec Rina Nissim », Nouvelles Questions féministes, no 25, Éditions Antipodes, 2006, p. 98-116. ↩
    C’est une expression du collectif Cabrioles. Voir « L’autodéfense sanitaire. Entretien avec le collectif Cabrioles », propos recueillis par Aliènor Bertrand, Patrick Giraudoux et Arnaud Macé dans Les Temps des pandémies, Belin, 2023. ↩
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Presses universitaires de France, 2014, et Katie Thornton, « L’industrie des médecines alternatives voit dans le Covid long une opportunité commerciale », disponible ici. ↩
    Denisse Guerrero Márquez, « Approches théoriques et conceptuelles pour une épidémiologie féministe », traduction effectuée par le collectif Cabrioles, à lire ici ↩
    Expression utilisée par Denisse Guerrero Márquez. ↩
    Un grand merci au collectif Cabrioles dont je reprends ici les pistes et questions posées.

    https://www.jefklak.org/errances-paramedicales

    #santé #féminisme #médecine_non_conventionnelle #phytothérapie#massages #réflexologie #iridologie #nutrition #ésotérisme #anatomie #Fédération_des_écoles_de_naturopathie (#Féna) #causalisme #vitalisme #humorisme #hygiénisme #holisme #corps #toxines #dégénérescence #villes #urbanité #modernité #industrialisation #corps #héliothérapie #hydrothérapie #écologie_corporelle #retour_à_la_terre #vulnérabilités #nature #homophobie #sexisme #solitude #Médiator #Spasfon #industrie_pharmaceutique #probiotiques #compléments_alimentaires #sucre #hygiène #orthorexie #gynécologie #autogynécologie #self-help #Mouvement_pour_la_liberté_de_l’avortement_et_de_la_contraception (#MLAC) #planning_familial #éducation_populaire #santé_sexuelle #écoféminisme #essentialisme #Frauenweise #Dispensaire_des_femmes #Rina_Nissim #luttes_féministes #naturopathie_féministe #autonomie-santé #médecine_populaire #alternative #médecine_patriarcale #patriarcat #validisme #individualisme #autonomie #santé_publique #Denisse_Guerrero_Márquez #Nuestra_Salud_Feminista #épidémiologie_féministe

    déjà signalé ici par @lyco :
    https://seenthis.net/messages/1103951

    • #Anthroposophie et #écofascisme, par #Peter_Staudenmaier

      L’anthroposophie est la religion ésotérique fondée par #Rudolph_Steiner dont les avatars tentaculaires et pseudo-scientifiques infiltrent aussi bien le tissu institutionnel et politique de l’écologie que les milieux de l’agriculture, éducation et médecine alternatives. Son histoire est indissociable du #totalitarisme_raciste.

      Historien et écologiste social, engagé dans le mouvement anarchiste, le mouvement vert, et le mouvement coopératif aux États-Unis et en Allemagne, Peter Staudenmaier est professeur à l’université de Marquette (Wisconsin).

       » En juin 1910, Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie, commença une tournée d’exposés en Norvège par une conférence devant un public nombreux et attentif. Le cycle de conférences était intitulé « La mission des âmes nationales en relation à la mythologie germano-nordique ». Dans les conférences d’Oslo, il présenta sa théorie des « âmes de peuple » ou « nationales » (#Volksseelen en allemand, la langue natale de Steiner) et accorda une attention particulière aux questions mystérieuses de « l’#esprit_nordique ». Les « #âmes_nationales » de l’Europe du Nord et Centrale appartiennent, expliqua Steiner, aux peuples « germano-nordiques », le groupe ethnique le plus spirituellement avancé du monde, qui avait été à l’avant-garde de la plus élevée des cinq « races- racines » historiques. Cette cinquième race-racine supérieure, raconta Steiner à ses auditeurs d’Oslo, était bien sûr la race « #race_aryenne ».

      Si cette cosmologie particulière semble étrangement similaire aux mythes teutons de Himmler et Hitler, la ressemblance n’est pas fortuite. L’anthroposophie et le national socialisme ont tous deux des racines profondes dans la confluence des nationalismes, populismes de droite, romantismes proto-environnementalistes, et #spiritualismes_ésotériques qui caractérisaient une grande partie de la culture allemande et autrichienne à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le lien entre la pseudo-religion stratifiée racialement et la montée des nazis va bien au-delà de simples parallèles philosophiques. L’anthroposophie a eu une influence concrète sur l’« aile verte » du #fascisme allemand. En outre, la politique réelle de Steiner et de ses disciples a toujours montré une ligne profondément réactionnaire.

      Pourquoi l’anthroposophie, en dépit de ses éléments racistes évidents et son passé de compromission, continue-t-elle à jouir d’une réputation progressiste, tolérante, éclairée et écologique ? Les détails des enseignements de Steiner ne sont pas bien connus en dehors du mouvement anthroposophique, et dans ce mouvement la longue histoire de l’implication idéologique dans le fascisme est en général refoulée ou carrément niée. De plus, de nombreux anthroposophes ont individuellement gagné du respect pour leur travail dans l’éducation alternative, dans l’agriculture biologique, et dans le mouvement écologiste. Néanmoins, il est regrettable que la collaboration anthroposophique avec une racine spécifiquement “écologiste” du fascisme persiste au XXIe siècle.

      Les groupes anthroposophiques organisés sont souvent mieux connus à travers leur vaste réseau d’institutions publiques. Les plus populaires d’entre elles sont probablement le mouvement des #écoles_Waldorf, avec des centaines d’écoles dans le monde, suivi par le mouvement d’#agriculture_biodynamique, qui est particulièrement actif en Allemagne et aux États-Unis. D’autres entreprises anthroposophiques bien connues comprennent les produits cosmétiques et pharmaceutiques #Weleda et le label #Demeter pour les produits alimentaires sains. La communauté nouvel-âge de #Findhorn en Écosse possède aussi une forte composante anthroposophique. Les anthroposophes ont joué un rôle important dans le développement des #Verts allemands et l’ancien ministre de l’intérieur allemand, #Otto_Schilly, un des plus importants fondateurs des Verts, est un anthroposophe.

      Compte tenu de cette vaste visibilité publique, il est peut-être surprenant que les fondements idéologiques de l’anthroposophie ne soient pas mieux connus. Les anthroposophes eux-mêmes, cependant, considèrent leur doctrine hautement ésotérique comme une « #science_occulte » propre à une élite éclairée spirituellement. Le nom même d’anthroposophie suggère à beaucoup d’étrangers une orientation humaniste. Mais l’anthroposophie est à bien des égards une vision du monde anti-humaniste, et des humanistes comme Theodor Adorno et Ernst Bloch s’y sont opposés dès le début. Son rejet de la raison au profit de l’expérience mystique, sa subordination des actions humaines à des forces surnaturelles, et son modèle complètement hiérarchisé du développement spirituel, tout cela montre que l’anthroposophie est contraire aux valeurs humanistes. »

      https://www.ccmm.asso.fr/anthroposophie-et-ecofascisme-par-peter-staudenmaier
      #ésotérisme #racisme #humanisme

      Le texte téléchargeable en pdf :
      https://jf.bizzart.biz/ArticlesPDF/PS_EcofascismeV2.pdf

  • #lasuite.coop : #Interview d’une coopérative qui veut (elle aussi !) dégoogliser internet
    https://framablog.org/2026/06/16/la-suite-coop-interview-cooperative-qui-veut-degoogliser-internet

    Ce n’est pas tous les jours qu’on a de belles perspectives à partager. Alors ne boudons pas notre plaisir ! En mars dernier, nous vous partagions un (long) article sur La suite numérique de l’État, les critiques qui en étaient faites, … Lire la suite­­

    #CHATONS #Dans_notre_archipel #Enjeux_du_numérique #Interviews #Mouvement_libriste #cooperative #lasuite.coop #SCIC #societariat

  • Eléments de réflexion sur la droitisation de la société
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4723

    La gauche persiste à mener une « bataille culturelle » contre l’extrême droite et à dénoncer les politiques « néolibérales » plutôt que le capitalisme. Elle a aussi fréquemment tendance à associer la droitisation de la société française à l’essor du RN et à en rendre responsables les « classes populaires ». 361 juin 2026

    / Mouvements Sociaux , Politique

    #361_juin_2026
    #Mouvements_Sociaux
    #Politique

  • • Les Éditions Sans Nom
    https://www.leseditionssansnom.com/index.php/2026/05/27/694

    Trente ans après le séisme social qui a secoué la France, les Éditions Sans Nom publient « Hiver 95-96 : Un mouvement social et étudiant à Toulouse » , un ouvrage mémoriel et historique.
    Conçu comme une véritable « capsule temporelle » captant les éclats d’une révolte née il y a trois décennies, cette revue propose une plongée sensible et politique au cœur du « Toulouse noir et rouge ».
    Ã travers le prisme de l’université du Mirail, bastion d’une occupation exceptionnelle par sa longévité, l’ouvrage ressuscite cette parenthèse où le temps s’est arrêté pour la jeunesse de 95.
    L’ouvrage déploie une mosaïque documentaire et artistique qui dépasse le simple cadre de la rétrospective historique. Il fait dialoguer les analyses rigoureuses de l’historien Rémi Azémar avec les archives brutes et subversives du #fanzine étudiant Amphitamine .
    Au fil des pages, le lecteur traverse les assemblées générales bondées, revit les charges policières au Capitole et redécouvre l’effervescence culturelle d’un mouvement qui ne séparait jamais la lutte de la joie.
    Témoignages intimes, tracts d’époque et photographies inédites se conjuguent pour rendre palpable cette « politique du réel » qui a marqué toute une génération.
    Plus qu’un hommage, cette revue se veut un outil de transmission des pratiques militantes et une réflexion sur la persistance des utopies collectives. En explorant les racines de la contestation contre le plan Juppé, la revue interroge les résonances de ces luttes avec les combats sociaux d’aujourd’hui. Fidèle à l’esprit d’autonomie du mouvement, cet ouvrage collectif est un « éloge des étoiles et des #luttes_sociales », rappelant que, par-delà les résultats matériels, la lutte collective constitue en soi une victoire fondamentale sur la résignation.

    #revue_libertaire #mouvements_sociaux #histoire #Toulouse

  • TECHNOFASCISMES
    https://ricochets.cc/TECHNOFASCISMES-9226.html

    Dans LA MAISON BRÛLE #2, l’émission de radio antifasciste, décoloniale, transféministe et anticapitaliste sur RSF, on s’intéresse aux liens entre le fascisme et les nouvelles technologies. On discute de l’IA, de critique envers la technologie, des technofascistes comme Palantir, de l’extractivisme mais aussi de résistances réelles et imaginaires. #Les_Articles

    / #Audio, #Féminisme, #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres, #Colonialisme_-_luttes_décoloniales, #Antifascisme

    https://www.radiosaintfe.com/emissions/details/view/lamaisonbrule-2-technofacismes

  • „Ich bin für die Vier-Stunden-Woche und mehr Gehalt“ : Berliner Rapperin Ikkimel tritt vor Tausenden auf Linken-Fest auf
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/ich-bin-fur-die-vier-stunden-woche-und-mehr-gehalt-berliner-rapperin-ik

    Bonne nouvelle : la star du.moment de la jeunesse apolitique soutient le parti de gauche Die Linke . Si tout va bien elle sera maire adjointe de la capitale allemande en octobre ;-)
    Sans rire, Miss "Thank You Bomber Harris" Anne Helm poursuit sa carrière au sein du parti Die Linke , alors Ickimel y augmenterait considérablement la moyenne du poids de matière grise par camarade.

    Keta und Krawall
    https://www.youtube.com/watch?v=RiFfJ-mPBTg

    1.5.2026 vin Lisa Röther, Ingo Salmen - Der Abend des 1. Mai gehört in Kreuzberg normalerweise den Revolutionären. Ausgerechnet die Linke kommt ihnen in diesem Jahr in die Quere.

    Tausende Fans, 20 Minuten Musik – und eine tiefe Verneigung zum Abgang. Während die radikalen und anarchistischen Linken mit der revolutionären Demonstration am 1. Mai durch Kreuzberg ziehen, setzt die Berliner Linke bei ihrem Fest auf dem Mariannenplatz, nur wenige Hundert Meter entfernt, einen anderen Ton. Zeitgleich zur Weltrevolution tritt Rapperin Ikkimel auf – und zieht ähnlich viele Leute wie der Umsturzprotest an.

    Mariannenplatz Kreuzberg, 1. Mai 2026, Konzert Rapperin Ikkimel bei Fest der Linke
    Seid ihr auch alle da? Der Mariannenplatz ist voll, als das Konzert der Berliner Rapperin ansteht. Foto Lisa Röther

    Klare Ansagen gibt es am Freitagabend auch von der 28-jährigen Tempelhoferin. „Niemand von uns arbeitet heute – und das ist auch gut so“, ruft sie der Menge zu. „Ich bin für die Vier-Stunden-Woche und mehr Gehalt. Und ich find es wichtig, dass wir dafür kämpfen.“

    Dann stellt sie sich vor: „Manche nennen mich die Abtreibungsrapperin. Und das finde ich okay so.“ Genug der Worte. „Für den nächsten Track brauchen wir einen Moshpit“, sagt Ikkimel – und die gesamte Menge fängt zu ihrem Lied „Bikini grell“ an zu springen.

    Der Auftritt des Berliner Stars war lange geheim gehalten worden. Am Donnerstagabend hatte Ikkimel dann ihr Kommen angekündigt. Um 19.15 Uhr sollte es losgehen, hieß es. Doch ein bisschen hängt der Zeitplan an diesem Freitag.

    Minutenlang skandiert die Menge am Mariannenplatz „Ikkimel“. Zuerst tritt jedoch Elif Eralp, Spitzenkandidatin der Linke für die Berlin-Wahl im Herbst, auf die Bühne. „Wir werden dafür sorgen, dass das Rote Rathaus endlich wirklich rot wird. Wir wollen Millionäre belasten, um Millionen von Menschen zu entlasten“, sagt sie.

    Mariannenplatz Kreuzberg 1. Mai 2026 Auftritt Rapperin Ikkimel bei Fest der Linke „Danke, Berlin!“ Nach 20 Minuten verabschiedet sich Ikkimel imagegemäß. Foto Lisa Röther

    Ikkimels Auftritt verzögert sich, weil Männer auf umliegende Dächer geklettert sind. Die Menge ruft: „Sperrt die Männer weg.“ Mit einer Viertelstunde Verzögerung geht es los. Ein paar Botschaften, ein paar Lieder, dann verabschiedet sich Ikkimel wieder, indem sie einen tiefen Blick in ihren Ausschnitt zulässt. Ihr letzter Gruß: „Danke, Berlin!“

    Keta und Krawall

    von Ickimel und Barré

    Intro: Ikkimel

    (Ah, ah)

    [Hook: Ikkimel]
    Keta und Krawall, meine Nase ist wund
    Titten sind prall und mein Arsch ist rund
    Das beste Pferd im Stall und ich mache mich dumm
    Wir sind so wie Captain Morgan, weil wir machen rum (Uh, uh)
    [Part 1: Ikkimel]
    Ich bin in Friedrichshain und baller’ mir ein Bierchen rein
    Fotzenpower im Jogger, Ikkimel der Staubsauger
    Nächster Halt: Damenklo, Dickerchen, was glotzt du so?
    Ich leg’ sie überlang, dafür steh’ ich mit mei’m Nam’n
    Wie es in den Wald schallt, schallt’s auch wieder raus (Wouh)
    Ich bin vielleicht eingebildet, aber seh’ gut aus
    Ich bin das Komplettpaket, einfach Traumfrau
    Sprich mich einmal an und ich mach’ dich zu mei’m Wauwau (Ah, ah)

    [Hook: Ikkimel]
    Keta und Krawall, meine Nase ist wund (Ha)
    Titten sind prall und mein Arsch ist rund
    Das beste Pferd im Stall und ich mache mich dumm (Wouh)
    Wir sind so wie Captain Morgan, weil wir machen rum
    Keta und Krawall, meine Nase ist wund (Ha)
    Titten sind prall und mein Arsch ist rund (Wouh)
    Das beste Pferd im Stall und ich mache mich dumm (Wouh)
    Wir sind so wie Captain Morgan, weil wir machen rum

    [Part 2: Ikkimel]
    Es gibt kein Limit, weil ich bin es
    French Nails, gut rasiert und ’ne sexy Stimme
    Ich bin gut bewaffnet, jetzt wird einer verhaftet
    Ich hab’ gehört, im Nordatlantik liegt noch eine Kapsel
    Ich will mich schlaumachen, morgen wieder blau machen
    Ein paar Kurze und danach eine aufhacken
    Sehr viel reden, aber sehr wenig aussagen (Oh)
    Morgen wieder ausschlafen und dann wieder rausmachen (Ha-ha, ha)
    [Hook: Ikkimel]
    Keta und Krawall, meine Nase ist wund (Okay)
    Titten sind prall und mein Arsch ist rund (Wouh)
    Das beste Pferd im Stall und ich mache mich dumm
    Wir sind so wie Captain Morgan, weil wir machen rum
    Keta und Krawall, meine Nase ist wund
    Titten sind prall und mein Arsch ist rund
    Das beste Pferd im Stall und ich mache mich dumm (Ah, ah)
    Wir sind so wie Captain Morgan, weil wir machen rum

    2026 Anne Helm
    https://www.linksfraktion.berlin/abgeordnete/anne-helm

    Fraktionsvorsitzende

    Sprecherin für Aufarbeitungspolitik, Medienpolitik und Antifaschistische Politik

    Mitglied im Ausschuss Inneres, Sicherheit und Ordnung
    Mitglied im Ausschuss für Bundes- und Europaangelegenheiten, Medien
    Stellvertretendes Mitglied der G-10 Kommission
    Stellvertretendes Mitglied im Parlamentarischen Gremium Berlin-Brandenburg
    Mitglied der Enquete-Kommission „Für gesellschaftlichen Zusammenhalt, gegen Antisemitismus, Rassismus, Muslimfeindlichkeit und jede Form von Diskriminierung“

    Über die Landesliste gewählt
    Zur Person:

    Ich wurde am 1986 in Rostock geboren und bin in Neukölln aufgewachsen, wo ich 2006 mein Abitur absolvierte. Seitdem arbeite ich als Synchronschauspielerin. Von 2009 bis 2014 war ich Mitglied der Piratenpartei, für die ich Bundessprecherin für Asyl- und Migrationspolitik war. 2011 bis 2016 war ich Bezirksverordnete in Neukölln. Seit Januar 2016 bin ich Mitglied der Partei Die Linke. In den letzten Jahren habe ich solidarisch Geflüchtete in Berlin begleitet, die für Selbstbestimmung und ihre Grundrechte streiten. Nur durch konsequent antirassistische Politik können wir Erfolge rechter Demagog:innen verhindern. Seit Oktober 2016 bin ich Mitglied des Abgeordnetenhauses und seit 2021 Vorsitzende der Linksfraktion Berlin

    22.2.2014 Piratinnen feiern Bomber Harris
    https://taz.de/Dresdener-Bombergate/!5048076

    #Belin #manifestation #politique #Die_Linke #gauche #mouvement_ouvrier #syndicalisme #journée_internationale_des_travailleurs #musique #rap #party

  • Mehrere zehntausend Menschen demonstrieren in Berlin & Brandenburg am Tag der Arbeit
    https://berlin-brandenburg.dgb.de/presse/++co++3bfceb4e-4541-11f1-af17-711d14f5f505

    La journée internationale des travailleurs à Berlin n’a eu lieu que sur sites d’information des syndicats régionaux. Les journalistes professionnels allemands se sont exclusivement intéressés à la manifestatiion révioutionnaire et la grande fête populaire apolitique. Pourtant le nombre de participants aux manifestations syndicales a été comparable à celle des révolutionnaires et fêtards. Cette année la manifestation nationale du DGB a eu lieu à Bielefeld, ville connue pour le producteur de gélatine Oetker et l’expression « Bielefeld n’existe pas ».

    Bref, en 3226 la journée internationale des travailleurs à Berlin a eu lieu dans la rue mais a été ignorée par les médias y compris le Neues Deutschland pourtant l’ancien organe du parti socialiste unifié SED.

    1.5.2025 DGB Bezirk Berlin-Brandenburg - PM 16/2026

    „Erst unsere Jobs, dann eure Profite!“
    Mehrere zehntausend Menschen demonstrieren in Berlin & Brandenburg am Tag der Arbeit

    Berlin/Potsdam, 1. Mai 2026 – Am heutigen Tag der Arbeit, 1. Mai 2026, beteiligten sich heute 39.800 Gewerkschafterinnen und Gewerkschafter an mehr als 15 Orten in Berlin und Brandenburg an Demonstrationen und Kundgebungen des Deutschen Gewerkschaftsbundes. In Berlin gingen 12.000 Menschen auf die Straße. Unter dem Motto „Erst unsere Jobs, dann eure Profite“ demonstrierten sie gegen Stellenabbau, Sozialkürzungen und Angriffe auf Beschäftigtenrechte.

    In vielen Branchen verstärken derzeit die energie- und geopolitischen Krisen die Effekte der wirtschafts- und strukturpolitischen Versäumnisse der vergangenen Jahre auf Konjunktur und Arbeitsmarkt. Gleichzeitig gehen die aktuellen Reformdebatten in Teilen von Politik und Wirtschaft zulasten von Beschäftigten und ihrer hart erkämpften Rechte. Dagegen richtete sich heute lauter Protest der Demonstrierenden.

    Katja Karger, Vorsitzende des Deutschen Gewerkschaftsbundes Berlin-Brandenburg, unterstrich in ihrer Rede auf der Mai-Kundgebung in Berlin: „Angriffe auf den 8-Stunden-Tag, Rentenkürzungen, Arbeitsplatzabbau: Wir Beschäftigte zahlen nicht die Zeche für Versäumnisse der Politik und Fehlentscheidungen der Wirtschaft. Millionen unbezahlte Überstunden, in denen Kolleg*innen die Gewinne der Konzerne erarbeitet haben, sprechen eine deutliche Sprache: In Deutschland wird mehr als genug gearbeitet! Doch viel zu häufig wird diese Arbeit nicht fair bezahlt. Schluss mit Tarifflucht, Lohndumping und miesen Arbeitsbedingungen! Dafür müssen unsere Landesregierungen und auch die Bundesregierung wirksame Rahmenbedingungen schaffen. Wer öffentliche Aufträge und Fördermittel will, muss Tarif zahlen – ab dem ersten Euro Auftragswert.“

    Robert Feiger, Bundesvorsitzender der IG BAU, unterstrich dies ebenfalls in seiner Rede und kritisierte zudem die Dauerdebatten über den gesetzlichen Mindestlohn: „Das ist eine absolute Untergrenze der Entlohnung! Viel zu viele Menschen schuften für zu wenig Geld, hängen in prekären Jobs und endlosen Subunternehmerketten fest.“ Beschäftigte würden gegeneinander ausgespielt, um Löhne zu drücken. Feiger stellte klar: „Wir lassen uns nicht spalten nach Herkunft, Pass oder Religion. Wir sagen: gleiche Arbeit, gleicher Lohn!“ Genauso müsse das Versprechen der gesetzlichen Rente gelten: „Wer von den Menschen verlangt, bis 67 oder länger zu arbeiten, hat keine Ahnung von der Realität. Über 40 Jahre Arbeit auf dem Bau, das ist ein Knochenjob! Wer die gesetzliche Rente kleinredet, stellt die Lebensleistung von Millionen Beschäftigten in Frage – auch das lassen wir nicht zu. Hört endlich auf, Politik über die Köpfe der Menschen hinweg zu machen.“ Zudem sprach Feiger über das Problem explodierender Mieten: „Wohnen ist kein Luxus, Wohnen ist ein Grundrecht. 33 Euro Kaltmiete an der Seestraße in Berlin-Wedding, das ist eigentlich eine Straftat.“ Feiger machte sich stark für einen wirksamen Mietendeckel, mehr bezahlbaren Wohnungsneubau und mehr Gemeinnützigkeit.“

    Jan Willem Goudriaan, Generalsekretär des Europäischen Gewerkschaftsverbands für den öffentlichen Dienst (EGÖD), kritisierte in seiner Rede in Berlin die teils massiven Kürzungen in den öffentlichen Haushalten in vielen Ländern Europas: „Der öffentliche Dienst ist in Not. In ganz Europa stehen die Beschäftigten auf – für höhere Löhne, mehr Personal und öffentliche Investitionen. Zu Recht, denn wer eine prosperierende Wirtschaft und eine demokratische und gerechte Gesellschaft will, braucht dafür einen starken öffentlichen Dienst und eine verlässliche Daseinsvorsorge. In Zeiten wirtschaftlicher Krisen sind Sparmaßnahmen in öffentlichen Haushalten kein smarter Zug. Die Regierungen müssen investieren und dafür ihre Einnahmen stärken. Dafür sollten wir endlich gemeinsam in Europa die Finanzierung unseres Gemeinwesens gerecht organisieren: Wer große Vermögen besitzt und in Krisen hohe Gewinne macht, muss deutlich mehr beitragen als Menschen mit kleinen und mittleren Einkommen. Wir brauchen deshalb eine Vermögensteuer – europäisch koordiniert und ohne Schlupflöcher. Krisengewinner müssen wir konsequent zur Kasse bitten: mit einer Finanztransaktionssteuer, die kurzfristige Spekulationsgewinne eindämmt, und einer Übergewinnsteuer, damit sich Konzerne nicht in Krisen auf unsere Kosten bereichern können. Wir brauchen gerechte öffentliche Finanzen für die Gestaltung einer gerechten Gesellschaft.“

    #Allemagne #manifestation #politique #mouvement_ouvrier #syndicalisme #journée_internationale_des_travailleurs #DGB

  • 01.05.2026: 360.000 Menschen für gute Arbeit und Sozialstaat auf der Straße | ver.di
    https://www.verdi.de/politik-gesellschaft/1-mai-2026-360000-menschen-fuer-gute-arbeit-und-sozialstaat-strasse

    Wernekes Rede in Bielefeld
    Weitere Stimmen
    ver.di-Vorsitzender zum Sozialstaat
    ver.di am 1. Mai 2026 — Rückblick
    Motto 1. Mai 2026
    Was ist der 1. Mai?
    Der 1. Mai 2025
    1. Mai ein Feiertag?
    Geschichte des 1. Mai

    Mehr als 360.000 Menschen haben am 1. Mai 2026 bundesweit für gute Arbeit, sichere Arbeitsplätze und soziale Sicherheit demonstriert. Der ver.di-Vorsitzende Frank Werneke sprach in Bielefeld — und machte unmissverständlich klar: Der 1. Mai als Feiertag steht nicht zur Disposition. „Denn der 1. Mai – das ist unser Tag, und es bleibt unser Tag!“

    Plakatmotiv vom DGB zum 1. Mai 2026

    Der 1. Mai 2026 stand nicht nur im Zeichen von Jobsicherheit, sondern auch im Zeichen wachsender Angriffe auf den Sozialstaat. Seit Monaten wird er als zu teuer, zu groß oder nicht mehr finanzierbar dargestellt. Rechte wie Lohnfortzahlung, Arbeitszeitbegrenzung oder soziale Absicherung stehen erneut zur Disposition.

    Das Motto „Erst unsere Jobs, dann eure Profite“ bringt die Prioritäten auf den Punkt: Beschäftigte sollen nicht länger die Folgen von Krisen und Rendite-Interessen tragen. Bevor Gewinne gesichert werden, müssen Arbeitsplätze, gute Arbeitsbedingungen und soziale Sicherheit im Mittelpunkt stehen. Genau dafür steht der Sozialstaat.

    Doch genau er wird zunehmend infrage gestellt. Während Unternehmen weiter Profite erwirtschaften, werden Einschnitte bei sozialen Leistungen und Rechten diskutiert – oft unter dem Vorwand von „Wettbewerbsfähigkeit“. Diese Erzählung lenkt ab: Nicht der Sozialstaat ist das Problem, sondern eine wachsende Ungleichverteilung von Vermögen und eine Politik, die soziale Sicherheit zur Verhandlungsmasse macht.

    Der 1. Mai ist deshalb auch ein Tag der Verteidigung: für gute Arbeit und für einen starken Sozialstaat. Welche Argumente hinter diesen Angriffen stehen – und warum sie nicht tragen – haben wir unter folgendem Link zusammengestellt:

    Stabil bleiben – sozial gestalten

    1. Mai 2026: Wernekes Rede in Bielefeld — die wichtigsten Botschaften

    Der ver.di-Vorsitzende Frank Werneke nutzte die Kundgebung in Bielefeld für eine scharfe Abrechnung mit dem geplanten Sozialabbau, den Angriffen auf Arbeitnehmerrechte – und einer bemerkenswerten Provokation aus der Union.

    Zum Angriff auf den 8-Stunden-Tag sagte er: „Das Arbeitszeitgesetz ist unverzichtbar für den Gesundheitsschutz. Wir nehmen den geplanten Angriff der Bundesregierung auf gesicherte Arbeitszeiten daher nicht einfach so hin. Mit Macht für die Acht!“ Laut Koalitionsvertrag soll der 8-Stunden-Tag abgeschafft und durch eine wöchentliche Höchstgrenze ersetzt werden. Die Folge: Unternehmen könnten Beschäftigte zu bis zu 13 Stunden Arbeit am Tag zwingen. „Das ist ein Rezept, um die Gesundheit von Millionen Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmern zu ruinieren.“ Der 8-Stunden-Tag sei eine der großen Errungenschaften der Arbeiterbewegung — einst gemeinsam mit der SPD erkämpft.

    Zur GKV-Reform: Die in dieser Woche vom Kabinett beschlossene Gesundheitsreform habe „eine deutliche Schlagseite zu Lasten der Versicherten und der Beschäftigten im Gesundheitswesen“. Zuzahlungen für Medikamente steigen, Kassenleistungen werden eingeschränkt, das Pflegebudget gedeckelt. Was technisch klinge, heiße in der Praxis: In Kliniken führe jede Lohnsteigerung zum Streichen von Personal. Viele Häuser hingen bereits am seidenen Faden. „Das werden jetzt ziemlich muntere Wochen werden“, kündigte Werneke an — und rief den gesamten DGB auf, gemeinsam für ein gutes Gesundheitssystem zu streiten.

    Zur Rentendebatte: Bundeskanzler Merz habe deutlich gemacht, wohin die Reise gehen solle: Die gesetzliche Rente solle künftig „allenfalls noch eine Basisabsicherung“ sein. Für die Hälfte der Menschen in Deutschland — im Osten für drei Viertel — sei sie jedoch die einzige Absicherung im Alter. „Wer die gesetzliche Rente zu einer reinen Basisabsicherung demontiert, der verordnet Altersarmut per Gesetz. Und das akzeptieren wir nicht.“ ver.di fordert: kein Absenken des Rentenniveaus, betriebliche Altersvorsorge für alle mit verpflichtenden Arbeitgeberbeiträgen, keine Anhebung der Altersgrenze. „Hände weg von unserer Rente – und: Länger arbeiten, nicht mit uns!“

    Und dann der Paukenschlag zum 1. Mai selbst: Die Union hatte im Koalitionsausschuss eingebracht, den 1. Mai als Feiertag zu streichen. Wernekes Antwort war eindeutig: „Die deutsche Gewerkschaftsbewegung war am 1. Mai schon auf der Straße, da haben die Konservativen in diesem Land noch Bismarck und dem Kaiser gehuldigt. Menschen – unsere Kolleginnen und Kollegen – sind gestorben für den 1. Mai als Tag der Arbeit. Niemals lassen wir uns den 1. Mai einfach wegnehmen.“

    Es kann nicht richtig sein, dass in Zeiten der Krise zuerst daran gedacht wird, wie man diejenigen drangsaliert, bei denen es am wenigsten zu holen gibt.

    — Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender, 1. Mai 2026, Bielefeld

    Weitere Stimmen vom 1. Mai 2026

    ver.di-Vize Behle und Kocsis: „Wir lassen uns das nicht gefallen“

    Auch die beiden stellvertretenden ver.di-Vorsitzenden sandten klare Botschaften vom 1. Mai.

    Christine Behle sprach in Köln auf dem Heumarkt: „Wir lassen uns den Abbau von Sozialstaatsleistungen nicht gefallen. Was geändert werden muss, ist die ungerechte Verteilung in diesem Land. Dafür stehen wir hier heute ein.“

    Andrea Kocsis war in Unna und richtete sich per Videobotschaft an die Belegschaften: „Wir können es nicht weiter denen nehmen, die eh schon wenig haben, und denen geben, die viel zu viel haben. Hier sind alle motiviert und werden mobilisiert, diese Angriffe auf den Sozialstaat abzuwehren.“
    DGB-Vorsitzende Fahimi und Vorstandsmitglied Piel: Beschäftigte sind nicht das Problem

    DGB-Vorsitzende Yasmin Fahimi sprach bei der Hauptkundgebung in Nürnberg. Sie wandte sich gegen die Versuche, Beschäftigte zum Sündenbock der Krise zu machen: „Gute Arbeit, sichere Arbeitsplätze und soziale Sicherheit müssen immer Vorrang haben vor kurzfristigen Renditeinteressen. Wir sind nicht das Problem, sondern die Voraussetzung zur Lösung!“

    Zur geplanten Abschaffung des 8-Stunden-Tags sagte Fahimi: „Wer das Arbeitszeitgesetz schleift, macht Arbeit nicht produktiver, sondern nur ungesünder und unsicherer.“

    DGB-Vorstandsmitglied Anja Piel widersprach in Rostock der Behauptung, der Sozialstaat sei zu teuer: „Der Sozialstaat, für den ihr täglich einzahlt, ist kein Luxus. Der Sozialstaat ist bezahlbar. Notwendig ist eine gerechtere Besteuerung sehr großer Vermögen und hoher Erbschaften.“

    Werneke zum Generalangriff auf den Sozialstaat

    Der ver.di-Vorsitzende Frank Werneke hatte anlässlich des Tags der Arbeit bereits zuvor die Bundesregierung scharf kritisiert. „Wir erleben in diesen Wochen den traurigen Höhepunkt eines Generalangriffs auf den Sozialstaat“, sagte Werneke. Beschäftigte müssten um ihre Löhne bangen, Rentnerinnen und Rentner um ihre Altersbezüge, gesetzlich Versicherte um ihre Gesundheitsversorgung.

    Stattdessen müssten die Stärksten der Gesellschaft – insbesondere diejenigen, die immer höhere Vermögen anhäufen – an der Bewältigung der Krisenfolgen angemessen beteiligt werden. „Bei den Reichsten in Deutschland geht es nicht darum, ob sie morgen noch die Miete zahlen oder sich einen Urlaub leisten können. Daher sind sie zuallererst gefragt, wenn dasjenige Land in eine Krise gerät, das ihren Erfolg durch soziale Stabilität, staatliche Infrastruktur und den Fleiß der Beschäftigten überhaupt erst ermöglicht hat.“
    Steuerreform statt Kürzungen: ver.di fordert Umverteilung

    ver.di fordert eine Steuerreform zugunsten kleiner und mittlerer Einkommen – ausgeglichen durch eine Erhöhung des Spitzensteuersatzes, eine wirksame Besteuerung großer Erbschaften sowie die Wiedereinführung der Vermögenssteuer, die in Deutschland seit fast 30 Jahren nicht mehr erhoben wird.

    „Mehreinnahmen durch Steuern von Beziehern hoher Einkommen und Vermögenden zum Tabu zu erklären, ist ein schlechter Trick, um ausgerechnet die Stärksten zu schonen“, so der ver.di-Vorsitzende.

    Wie dringend verlässliche Steuereinnahmen sind, zeigt die Lage der Kommunen: Bei einem jährlichen Fehlbetrag von mehr als 30 Milliarden Euro seien die geplanten Finanzhilfen von bis zu einer Milliarde Euro pro Jahr kaum mehr als ein Tropfen auf den heißen Stein. „Ausgerechnet dort, wo der Staat für die Menschen erlebbar ist, wird er gegen die Wand gefahren“, mahnt Werneke.
    Rente: Das Problem ist nicht der Beitragssatz – sondern Altersarmut

    Auch in der Rentendebatte setzt ver.di klare Akzente. Der Beitragssatz sei trotz alternder Bevölkerung so niedrig wie zuletzt vor drei Jahrzehnten, die staatlichen Rentenausgaben im Verhältnis zur Wirtschaftsleistung gesunken – nicht gestiegen. „Das Problem ist, dass zu viele Renten viel zu gering sind“, sagt Werneke.

    Wer jahrzehntelang gearbeitet habe, dürfe nicht in die Altersarmut rutschen. ver.di fordert spürbare Rentensteigerungen, finanziert durch eine breitere Einnahmebasis, steigende Bruttolöhne und höhere staatliche Zuschüsse. Ergänzend dazu brauche es eine flächendeckende betriebliche Altersversorgung für wirklich alle Beschäftigten. Die Gewerkschaften im DGB haben eine alternative Rentenkommission eingerichtet, die im Juni ihre Vorschläge vorlegen wird.

    Statt Angst vor Altersarmut brauchen wir die verlässliche Zuversicht auf ein Altwerden in Würde.

    — Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender
    Neues Sozialstaatsbündnis: 20 Millionen Menschen, eine Botschaft

    Kürzlich haben sich 14 große zivilgesellschaftliche Organisationen – von Gewerkschaften über Sozialverbände bis hin zu Diakonie und Mieterbund – zu einem neuen Sozialstaatsbündnis zusammengeschlossen. Die Mitgliedsorganisationen repräsentieren insgesamt 20 Millionen Menschen in Deutschland. Ihre gemeinsame Botschaft: Der Sozialstaat ist essenziell für sozialen Frieden, wirtschaftliche Teilhabe und demokratische Stabilität – und er ist finanzierbar.

    Der Sozialstaat in Deutschland ist nicht die Ursache der Krise – sondern die Antwort darauf.

    — Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender

    ver.di am 1. Mai 2026 — Rückblick

    Frank Werneke sprach in Bielefeld, Andrea Kocsis in Unna, Christine Behle in Köln und Rebecca Liebig in Freiburg. Die zentrale DGB-Kundgebung fand in Nürnberg statt — mit DGB-Vorsitzender Yasmin Fahimi. Bundesweit beteiligten sich mehr als 360.000 Menschen an den Veranstaltungen.

    Wie lautete das Motto zum 1. Mai 2026?

    Erst unsere Jobs, dann eure Profite - unter diesem Motto haben der Deutsche Gewerkschaftsbund (DGB) und seine Mitgliedsgewerkschaften, darunter auch ver.di, 2026 ihre Mai-Kundgebungen gestellt.

    Seite zwei Jahren erlebt Deutschland eine Wirtschaftskrise, die zehntausende Jobs kostet, nicht nur in der Industrie. Schließungen von Produktionsstandorten liegen nicht an denen, die Tag für Tag ihre Arbeit machen. Doch viele Arbeitgeber drucken sich vor der Verantwortung. Mit jedem neuen Tag kommt es zu Angriffen auf hart erkämpfte Rechte der Beschäftigten, aus Wirtschaft und Politik. Ob es um den Acht-Stunden-Tag geht, um Lohnfortzahlung, das Recht auf Teilzeit oder soziale Sicherheit, immer wieder wird suggeriert, die Beschäftigten arbeiten zu wenig und die Löhne seien zu hoch.

    Die Gewerkschaften stehen auf und kämpfen: Für jeden einzelnen Arbeitsplatz, für Gute Arbeit und für soziale Schutzrechte. Nicht nur am 1. Mai.

    Was ist der 1. Mai?

    Der 1. Mai ist der Tag der Arbeit, der Tag, den im Jahr 1890 Millionen arbeitender Menschen in Europa und den USA zum ersten Mal gleichzeitig begingen. Bis heute ist die Tradition gewachsen.

    ver.di vor Ort

    Rückblick auf den 1. Mai 2025

    Bei besten Wetter ging es am 1. Mai 2025nicht nur für Gewerkschafter*innen raus auf die Straßen und Plätze. Nach Angaben des Deutschen Gewerkschaftsbundes (DGB) nahmen bundesweit rund 310.000 Menschen an insgesamt 420 Veranstaltungen teil.

    In Ingolstadt forderte der ver.di-Vorsitzende Frank Werneke eine aktive Industrie- und Dienstleistungspolitik. Sie solle zu mehr Investitionen in Deutschland führen. „Europa muss als Binnenmarkt gestärkt werden", sagt der ver.di-Chef. Er stellt klar, was Deutschland und Europa nicht brauchen: Eine Politik, wie der amerikanische Präsident Donald Trump sie betreibe. Deshalb seien die Gewerkschaften wachsam, wenn unter dem Deckmantel angeblichen Bürokratieabbaus und der vermeintlichen Stärkung der Wettbewerbsfähigkeit der Sozialstaat und Schutzrechte angegriffen würden.
    Unerträgliche Belastung

    Als aktuelles Beispiel aus Deutschland nannte die stellvertretende ver.di-Vorsitzende Andrea Kocsis in Berlin die geplante Änderung des Arbeitszeitgesetzes. CDU, CSU und SPD haben im Koalitionsvertrag vereinbart, die derzeit geltende Beschränkung auf acht Arbeitsstunden am Tag – in Ausnahmefällen zehn Stunden – aufzuheben. Stattdessen soll nur die Ruhezeit von elf Stunden erhalten bleiben. „Damit werden 13 Stunden Arbeit am Stück möglich und rechtlich zulässig. Abertausende Beschäftigte im Handel, in der Paketzustellung, der Logistik, der Pflege und in vielen anderen Bereichen werden massiv unter Druck gesetzt. Die Belastung wird unerträglich“, warnte Kocsis, die im ver.di-Bundesvorstand auch für Postdienste, Speditionen und Logistik zuständig ist.

    Kritisch sieht ver.di auch die Pläne zum Lieferkettengesetz: Viele Organisationen – Menschenrechtler, Kirchen, Sozialverbände und Gewerkschaften – hätten jahrelang für Verbesserungen zugunsten der Menschen gekämpft. „Jetzt soll alles angehalten und auf den Sankt-Nimmerleinstag verschoben werden“, sagte der ver.di-Vorsitzende Frank Werneke: „Wir sagen klar ‚Nein‘ zu diesen Plänen der künftigen Bundesregierung.“
    Mindestlohn auf 15 Euro erhöhen

    Beim Thema Mindestlohn gebe es eine eindeutige Erwartung an die künftige Koalition: „Wenn die Arbeitgeber in der Mindestlohnkommission die überfällige Erhöhung ablehnen, dann ist Schwarz/Rot an der Reihe, die 15 Euro stattdessen gesetzlich zu regeln“, erklärte Werneke.

    „Widersprüchlich und teilweise eindeutig falsch“ seien die Signale der Pollitik in der Einwanderungs- und Migrationspolitik. Zwar bekenne sich Deutschland zu qualifizierter Einwanderung, aber setze praktisch auf Abschreckung statt auf eine Willkommenskultur. „Unsere Position ist eindeutig. Das Grundrecht auf Asyl muss erhalten bleiben. Deutschland ist ein Einwanderungsland“, betonte Werneke auch mit Blick auf die AfD.
    Kampf gegen die AfD aufnehmen

    Diese Partei spalte gezielt die Gesellschaft, hetze gegen Migrant*innen sowie Andersdenke und wolle die Reichsten noch reicher machen. Gleichzeitig versuchten die AfD und andere rechte Kräfte auch in den Betrieben Fuß zu fassen – etwa bei den Betriebsratswahlen im kommenden Jahr: „Ich kann für die DGB-Gewerkschaften sagen – diesen Kampf nehmen wir auf, und wir werden ihn gewinnen“, sagte Werneke.
    Grundwerte verteidigen

    Von der neuen Bundesregierung erwartet Werneke eine aktive und koordinierte Politik zur Verteidigung der demokratischen Grundwerte – Freiheit, Vielfalt und Gerechtigkeit. Dies sei auch vor dem Hintergrund des US-Handelskriegs und einer wachsenden Gefahr durch innen- und außenpolitische Krisen unerlässlich. „Eine Welt, die auf dem Recht des Stärkeren basiert, stiftet keinen Frieden“, sagte Werneke in Ingolstadt.

    Ist der 1. Mai ein Feiertag?

    Der 1. Mai ist bundesweit ein gesetzlicher Feiertag.

    Die Geschichte des 1. Mai als Tag der Arbeit

    Welche Themen die Gewerkschaften im Laufe der Geschichte im 1. Mai in den Mittelpunkt gestellt haben und was sie alles dabei erreicht haben, das zeigt die nachfolgende Bilanz.

    „Es ist schon eine eigene Sache um den Weltfeiertag des Proletariats, um die Feier des 1. Mai. Ein Fest ist er, aber eins, das immer mit schweren Opfern bezahlt wurde, das Aussperrungen brachte und Blut fließen sah.“ Dies Fazit zog 1926 die „Gewerkschaft“, das Organ des Verbandes der Gemeinde- und Staatsarbeiter. Und dies war keine Übertreibung.

    Im Jahre 1890 begingen erstmals Millionen arbeitender Menschen in mehreren europäischen Ländern und in den USA gleichzeitig den „Weltfeiertag der Arbeit“. Sie folgten damit einem Beschluss des Internationalen Arbeiterkongresses von Paris 1889. Dort war zu einer „großen internationalen Manifestation“ für den 1. Mai 1890 aufgerufen worden. Im Mittelpunkt stand die Forderung, „den Arbeitstag auf acht Stunden festzusetzen“.
    Plakat 1. Mai 1946

    1946 kann der 1. Mai erstmals wieder frei gefeiert werden: Gewerkschaftsplakat
    Gewerkschaftsplakat

    Der 1. Mai 1890 war von den Delegierten des Kongresses auserkoren worden, da der Amerikanische Arbeiterbund (American Federation of Labor) für diesen Termin bereits „eine solche Kundgebung“ beschlossen hatte. Für die amerikanische Arbeiterschaft war der 1. Mai ein wichtiges Datum. Traditionell wurden an diesem auch als „Moving Day“ bekannten Tag neue Arbeitsbedingungen ausgehandelt. Zudem hatten schon am 1. Mai 1886 in den Vereinigten Staaten Hunderttausende die Arbeit niedergelegt, um den Achtstundentag durchzusetzen. In Chicago war es dabei zu erbitterten Auseinandersetzungen gekommen, bei denen es mehrere Tote gab, darunter auch Polizisten. Sieben Arbeiterführer wurden daraufhin in einem fragwürdigen Indizienprozess zum Tode verurteilt. Vier von ihnen starben am Galgen.
    1. Mai-Plakat 1897

    Illustration von Walter Crane zur Maifeier 1897
    Erste Maifeier 1890 war allgemein, aber nicht einheitlich

    Diese Ereignisse beeinflussten die Entscheidung, den 1. Mai zum internationalen Kampf- und Feiertag der Arbeiter zu proklamieren. Nur wie er begangen werden sollte, ob durch eine allgemeine Arbeitsruhe oder Demonstrationen nach Arbeitsschluss, blieb den einzelnen Ländern überlassen. In Deutschland wurde darüber kontrovers diskutiert.

    Die sozialdemokratische Reichstagsfraktion warnte vor einer allgemeinen Arbeitsruhe. Mit den Reichstagswahlen am 20. Februar 1890 war sie zu einer starken Kraft im Parlament geworden, obgleich noch das berüchtigte „Sozialistengesetz“, das „Gesetz gegen die gemeingefährlichen Bestrebungen der Sozialdemokratie“ von 1878 galt. Sie fürchtete um die „Früchte des Sieges“, sollte es am 1. Mai zur allgemeinen Arbeitsruhe kommen. Daher schlug sie vor, nur dort, „wo immer man eine Arbeitsruhe am 1. Mai ohne Konflikte erwirken kann, da möge es geschehen“.

    „Die erste deutsche Maifeier war zwar allgemein, aber sie war nicht einheitlich“, resümierte nach dem 1. Mai 1890 August Bebel, Vorsitzender der SPD. So waren in vielen Orten Arbeiterinnen und Arbeiter abends zusammengekommen, um den 1. Mai 1890 mit Versammlungen und Festen zu feiern. Etwa 100.000, vor allem in Hamburg und Berlin, hatten die Arbeit niedergelegt.
    Plakat zum 1. Mai 1907

    Alle Räder stehen still ..., Maipostkarte 1907
    Langer Streit um Arbeitsruhe am 1. Mai

    In Hamburg konterten die Unternehmer mit Massenaussperrung und Maßregelungen. Bis in den September zogen sich die Auseinandersetzungen. Viele erhielten die Arbeit erst zurück, nachdem sie aus ihrer Gewerkschaft ausgetreten waren. Die Mitgliederzahl der Hamburger Gewerkschaften ging um fast zwei Drittel zurück auf knapp 12.000.

    Auch in den folgenden Jahren reagierten Unternehmer mit Aussperrung und Entlassung. Der Stempel im Arbeitsbuch „Entlassen am 2. Mai“ war für viele Arbeiterinnen und Arbeiter die Folge des Engagements. Mit diesem „Kainsmerkmal“ gelang es nur schwer, eine neue Beschäftigung zu finden. Dennoch gewann die Idee einer Maifeier immer mehr Anhänger.

    Die Frage der Arbeitsruhe am 1. Mai blieb lange Zeit Streitpunkt in der deutschen Arbeiterbewegung. Angesichts des wirtschaftlichen Aufschwungs in den neunziger Jahren des 19. Jahrhunderts betonte die SPD den Gedanken einer allgemeinen Arbeitsruhe. So heißt es m einem Beschluss des Parteitages von Gotha 1896: „Als würdigste Feier des 1. Mai betrachtet die Partei die allgemeine Arbeitsruhe.“

    Vorsichtiger in diesem Punkt verhielten sich die Gewerkschaften. Sie hatten die Ausgesperrten finanziell zu unterstützen, was für viele der noch jungen Verbände kaum möglich war. So beschlossen beispielsweise die im Handel- und Transportgewerbe beschäftigten Hilfsarbeiter, spezielle Maimarken für diejenigen herauszugeben, die am 1. Mai zur Arbeit gingen. Dazu stellten sie fest: „Die Maimarke im Mitgliedsbuch jedes einzelnen organisierten Kollegen sei der zielbewusste Ausdruck seines Solidaritätsgefühls und sein Stolz, in würdiger Weise zur erhebenden Feier des 1. Mai beigetragen zu haben.“
    Postkarte zum 1. Mai 1919

    Freiheit und Recht für alle: Maipostkarte 1919
    Seit 1919 allgemeiner Feiertag in Deutschland

    Mit dem Ende des Kaiserreiches schien für die arbeitenden Menschen ein besseres Zeitalter zu beginnen: Der Achtstundentag wurde vereinbart und die Gewerkschaften „als berufene Vertretung der Arbeiterschaft anerkannt“. Zudem beschloss die Weimarer Nationalversammlung, den 1. Mai 1919 zum allgemeinen Feiertag zu erklären.

    Das Erstarken der reaktionären Kräfte in der Weimarer Republik verhinderte jedoch eine reichseinheitliche Regelung für den 1. Mai. Den Ländern blieb es überlassen, die Feiertagsregelung festzulegen.

    Wirtschaftskrise, Massenarbeitslosigkeit und politische Straßenkämpfe bildeten den Hintergrund der Maifeiern Ende der zwanziger Jahre. Aus Furcht vor Ausschreitungen verbot der sozialdemokratische Polizeipräsident von Berlin, Karl Zörgiebel, Demonstrationen am 1. Mai 1929. Die KPD widersetzte sich, organisierte Kundgebungen. Die Polizei griff überhart durch: Sie setzte Gummiknüppel gegen Demonstranten ein, machte massiv von Schusswaffen Gebrauch. Gesamtbilanz des „Blutmai“: 33 Tote und fast 200 Verletzte, darunter auch Unbeteiligte.
    Abbildung Zeitungsausschnitt

    Hakenkreuz statt Friedenssymbol
    2. Mai 1933: SS und SA stürmen die Gewerkschaftshäuser

    Die Nationalsozialisten, Ende Januar 1933 an die Macht gekommen, funktionierten den 1. Mai zum bezahlten „Nationalen Feiertag des deutschen Volkes“ um. Am 1. Mai 1933 inszenierten sie in Berlin ein gigantisches Massenspektakel. Bereits einen Tag später stürmten SS und SA die Gewerkschaftshäuser und zerschlugen die freien Gewerkschaften. Auch in den folgenden Jahren der Nazi-Diktatur wurde die Maifeier missbraucht: Unter dem Motto „Freut euch des Lebens“ sollten befohlene Aufmärsche aller „Volksgenossen“ die Idee des Klassenfriedens symbolisieren.

    Der Gedanke, den 1. Mai in seiner ursprünglichen Form zu feiern, ließ sich jedoch nicht zerstören. Er lebte in kleinen Gruppen weiter, die sich unter großen Gefahren in Ausflugslokalen oder im Wald zu illegalen Kundgebungen trafen. Selbst in den Konzentrations- und Vernichtungslagern der nationalsozialistischen Schreckensherrschaft war der Maigedanke nicht totzukriegen.

    1946: Erstmals wieder freie Maifeiern nach dem Krieg

    Knapp ein Jahr nach dem Ende des Zweiten Weltkrieges, im April 1946, bestätigte der alliierte Kontrollrat den 1. Mai als Feiertag. Nun konnten zum 1. Mai wieder freie Maifeiern stattfinden. Noch waren die alliierten Siegermächte allerdings skeptisch, erlaubten bei den Demonstrationen und Kundgebungen keine Fahnen und Spruchbänder. Für die Teilnehmerinnen und Teilnehmer war es jedoch, wie ein Zeitzeuge berichtet, „ein erhebendes Gefühl, dass wir uns nach der faschistischen Tyrannei wieder frei bewegen konnten“.

    Bei der ersten Maifeier nach dem Kriege konzentrierten die Gewerkschaften ihre Forderungen auf Probleme des täglichen Lebens: Verpflegung, Obdach, Kleidung. In den Jahren danach rückten die Parolen „Frieden in Freiheit und soziale Gerechtigkeit“ in den Vordergrund der Maikundgebungen. Fragen eines geordneten Wiederaufbaus der Städte sowie der Wiedervereinigung standen dabei ganz oben an.

    Am 1. Mai 1955 verkündete der Deutsche Gewerkschaftsbund (DGB) sein erstes Aktionsprogramm. Hauptforderungen waren: kürzere Arbeitszeit, höhere Löhne und Gehälter, größere soziale Sicherheit, gesicherte Mitbestimmung, verbesserter Arbeitsschutz. „Samstags gehört Vati mir“ lautete die Maiparole 1956. Doch auch die Einheit Deutschlands blieb Thema: „Wiedervereinigung: ohne Gewalt – doch bald“, hieß die Losung 1957.

    In der DDR entwickelten sich die Maifeiern zu Militärparaden, mit denen die Wehrfähigkeit und -bereitschaft des „ersten deutschen Arbeiter- und Bauernstaates“ vorgerührt werden sollten.
    Eine Parole mit Zukunft: Maiplakat 1956

    Eine Parole mit Zukunft: Maiplakat 1956
    Maiparolen – Spiegel gesellschaftspolitischer Entwicklungen

    In den sechziger Jahren des 20. Jahrhunderts wandten sich die Demonstranten am 1. Mai gegen die geplanten Notstandsgesetze: „Die Grundrechte sichern“ (1963). Mit Beginn der Wirtschaftskrise und bei steigender Arbeitslosigkeit in den siebziger Jahren wurde eine alte Forderung wieder aktuell: „Recht auf Arbeit“ (1978). In den achtziger Jahren lautete das Leitmotiv Vollbeschäftigung: „Arbeit für alle“ (1982).

    Im Jahr der deutschen Einheit 1990 feierten die deutschen Gewerkschaften 100 Jahre 1. Mai. Vergangenheit und Zukunft wurden verknüpft: „Solidarität sichert unsere Zukunft“. Die Losung zum 1. Mai 1991, der ersten gemeinsamen Maifeier im vereinten Deutschland, lautete: „Soziale Einheit in Frieden und Freiheit“. In den folgenden Jahren rückte die Forderung nach sozialer Gerechtigkeit in den Vordergrund: „Deine Stimme für Arbeit und soziale Gerechtigkeit“ (1998). „Wer, wenn nicht wir?“ – Mit diesem Slogan sollten im Jahre 2000 die klassischen Kompetenzen der Gewerkschaften herausgestellt und ihre Zukunftsorientierung deutlich werden.

    Die Würde des Menschen zu achten, ihn nicht zu einem Kostenfaktor zu degradieren, war Zielrichtung der Maiparole 2005. Hieran knüpft der Slogan für 2006 an: „Deine Würde ist unser Maß“.
    Gute Arbeit muss drin sein

    1. Mai 2008
    Ein Leben in Würde ist für viele Menschen keine Selbstverständlichkeit mehr.

    Im Aufruf heißt es: „Ein Leben in Würde ist für viele Menschen keine Selbstverständlichkeit mehr. Millionen von Menschen sind dauerhaft arbeitslos. Weitere Millionen arbeiten Vollzeit zu Armutslöhnen. Dazu kommt die zunehmende Angst vor Arbeitslosigkeit und das drohende Abrutschen in Hartz IV. Die angekündigte weitere Verschlechterung des Kündigungsschutzes verschärft diese Situation noch. Auf der anderen Seite explodieren die Firmengewinne und Managergehälter. Selbst profitable Unternehmen entlassen Tausende von Beschäftigte. Der Deutsche Gewerkschaftsbund sagt: So geht es nicht weiter. Wir treten ein für existenzsichernde Einkommen durch Tarifvertrag und Mindestlöhne, für eine gerechte Teilhabe der Beschäftigten am Wohlstand.“

    Übersicht über alle Maiparolen und Plakate zum 1. Mai des DGB seit 1950

    #Allemagne #manifestation #politique #mouvement_ouvrier #syndicalisme #journée_internationale_des_travailleurs

  • 1. Mai in Berlin für Wegner „großer Erfolg“: Polizei zählt 70.000 Menschen bei Demos und 87 Festnahmen
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/1-mai-in-berlin-fur-wegner-grosser-erfolg-polizei-zahlt-70000-menschen-

    2.5.2026 von Cristina Marina, Ingo Salmen - In ihrer Bilanz spricht die Berliner Polizei von einem „weitestgehend störungsfreien Maifeiertag“. Die Menschenmassen auf den Straßen waren jedoch eine Herausforderung – etwa für Rettungskräfte.

    87 vorübergehende Festnahmen, 121 Ermittlungsverfahren und 15 verletzte Einsatzkräfte: Das ist die Bilanz der Berliner Polizei zum 1. Mai. Dennoch sprach die Behörde am Samstag in ihrer Bilanz von einem „weitestgehend störungsfreien Maifeiertag“.

    Das erklärt sich durch die schieren Massen an Menschen, die am Freitag über das gesamte Stadtgebiet verteilt in Berlin unter freiem Himmel feierten und demonstrierten. Den Angaben zufolge gab es berlinweit mehr als 90 Versammlungen, an denen insgesamt über 70.000 Menschen vom frühen Morgen bis in die späte Nacht teilnahmen. Nicht mitgezählt sind jene, die unorganisiert in den Straßen feierten.

    Zum Vergleich: Im vergangenen Jahr gab es am Maifeiertag 73 vorläufige Festnahmen. Auch damals verliefen die Versammlungen weitgehend gewaltfrei.
    Am Ende der „revolutionären“ Demo wurde es hektisch

    Etwas kleiner als 2025 fiel in diesem Jahr die „revolutionäre“ Demo am Abend durch Kreuzberg und Neukölln aus. Zu Spitzenzeiten nahmen daran einer Schätzung der Polizei zufolge bis zu 11.000 Menschen teil. Während die Demonstranten vom Oranienplatz zum Südstern durch Kreuzberg zogen, wurden verschiedene Formen von Pyrotechnik sowie Nebeltöpfe und Leuchtfackeln gezündet.

    Am Rio-Reiser-Platz flankierte die Polizei den besonders radikalen Kern, den sogenannten schwarzen Block. Dabei wurden Einsatzkräfte unter anderem mit Flaschen beworfen.

    Während die Polizei den Aufzug ansonsten als „störungsarm“ bezeichnete, wurde es nach Ende der Demonstration am Südstern hektisch. Eine Einsatzkraft der Polizei wurde bei einer Attacke an der Schulter verletzt und in ein Krankenhaus gebracht. Insgesamt gab es bei der Demonstration 18 Festnahmen und 28 Ermittlungsverfahren, darunter wegen des Verwendens von Kennzeichen verfassungswidriger und terroristischer Organisationen, des tätlichen Angriffs auf Vollzugsbeamte und Landfriedensbruchs.

    Wegner: „Der 1. Mai in Berlin war friedlich“

    Der Regierende Bürgermeister Kai Wegner (CDU) zog eine positive Bilanz des Tages. „Der 1. Mai in Berlin war friedlich“, postete Wegner auf der Plattform X. „Das ist auch ein großer Erfolg der besonnenen und konsequenten Planung und Vorbereitung unserer Berliner Polizei und Feuerwehr. Ich danke allen Einsatzkräften, die im Dienst waren!“

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    Von einem „weitgehend friedlichen“ 1. Mai sprach Innensenatorin Iris Spranger (SPD). „Berlin hat gezeigt, dass Versammlungsfreiheit und Sicherheit gleichermaßen gewährleistet werden können“, betonte die Senatorin. Zehntausende Berlinerinnen, Berliner und Gäste der Stadt hätten den 1. Mai friedlich und verantwortungsvoll gefeiert. „Gleichzeitig gilt aber: Wer Gewalt ausübt oder Einsatzkräfte angreift, überschreitet klare Grenzen. Straftaten werden konsequent verfolgt und rechtsstaatlich geahndet.“

    Sprangers Dank galt den 5300 eingesetzten Polizistinnen, von denen etwa 2000 aus anderen Bundesländern und von der Bundespolizei kamen.

    01.05.2026 Zufrieden mit dem Verlauf des Tages: Berlins Regierender Bürgermeister Kai Wegner (CDU) sowie (hinten von links) Innensenatorin Iris Spranger (SPD), Polizeipräsidentin Barbara Slowik Meisel und Feuerwehrchef Karsten Homrighausen am 1. Mai bei einer Pressekonferenz in der Feuerwache Kreuzberg. © dpa/Sebastian Gollnow

    Polizeipräsidentin Barbara Slowik Meisel zeigte sich ebenfalls zufrieden. „Unsere über Jahrzehnte immer weiter fortentwickelte und ausdifferenzierte Strategie der Deeskalation hat sich erneut bewährt“, ließ sie sich in der Mitteilung ihrer Behörde zitieren. „Zurückhaltung, wenn es uns nicht braucht, enge Begleitung, wenn Straftaten drohen, konsequentes Eingreifen, wenn Straftaten begangen werden.“

    Die Gewerkschaft der Polizei (GdP) zog hingegen ein gemischtes Fazit. Zwar sei der Tag über weite Strecken gewaltfrei verlaufen, am Ende hätten jedoch Demonstranten aus dem linksautonomen Spektrum Polizisten mit Gegenständen beworfen. Deshalb könne man „weiterhin nicht von einem friedlichen Tag sprechen“, teilte die GdP mit. Insgesamt gehe die Entwicklung weiter in die richtige Richtung, die Polizei habe „jegliches Gewaltpotenzial in den Griff bekommen“.

    Feuerwehr: Von Menschenmassen versperrte Wege erschwerten Arbeit

    Die Berliner Feuerwehr registrierte in diesem Jahr keine Angriffe auf Einsatzkräfte. Allerdings wurde ein Rettungswagen auf dem Weg in ein Krankenhaus beschmiert, wie die Feuerwehr mitteilte.

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    Von Freitagfrüh bis Samstagmorgen rückten die Kräfte den Angaben zufolge insgesamt zu 2050 Einsätzen in den Bereichen Rettungsdienst, technische Hilfeleistung und Brandbekämpfung aus. Besonders belastet war der Rettungsdienst: 1657 Einsätze mussten die Teams bewältigen. Das waren etwa 250 bis 300 mehr als üblich, sagte ein Sprecher dem Tagesspiegel.

    Vor allem wegen Zehntausender feiernder Menschen und viel Alkohol waren die Sanitäter am 1. Mai im Dauereinsatz. Die Menschen brauchten Hilfe, weil sie zu viel getrunken hatten – oder aufgrund von Drogenkonsum. Aber auch Dehydrierung, die Enge sowie Verletzungen im Gedränge, etwa weil Menschen stürzten und sich an Glasscherben schnitten, spielten eine Rolle, wie der Feuerwehrsprecher erläuterte. Generell komme es in der Menschenmenge regelmäßig zu Fällen von Kreislaufproblemen, manche Menschen fühlten sich außerdem schnell bedrängt.

    Am Abend häuften sich in Kreuzberg die Einsätze. Die großen Menschenmengen auf der Straße und dadurch versperrte Zufahrtswege erschwerten die Hilfeleistung. „Zum einen mussten wir mit unseren großen Fahrzeugen durchkommen“, erklärte der Sprecher, „und zum anderen die Menschen, die uns gerufen hatten, erst mal finden.“

    Um die Lage besser zu bewältigen, verlegten die Rettungskräfte die Einsatzmittel auf eine nahegelegene Feuerwache. Zudem richteten Feuerwehr und Polizei am Görlitzer Park zwei Verletztensammelstellen ein, um die medizinische Hilfe zu bündeln. Gegen zwei Uhr in der Nacht entspannte sich die Lage deutlich.

    02.05.2026, Berlin: Mitarbeiter der Berliner Stadtreinigung (BSR) sammeln im Görlitzer Park in den frühen Morgenstunden am Tag nach dem 01. Mai Altglas ein. Foto: Carsten Koall/dpa

    Unterdessen war die Berliner Stadtreinigung seit dem frühen Samstagmorgen im Einsatz, um die großen Mengen Müll zu beseitigen. Mit Sonderschichten und viel Personal wurden die von Scherben und Glassplittern bedeckten Straßen zwischen Oranienplatz und Schlesischem Tor abgefahren. Bereits in den Vorjahren hatte die Stadtreinigung BSR in Sonderschichten nach dem 1. Mai mehr als hundert Kubikmeter Müll eingesammelt.

    Große Müllhaufen gab es in diesem Jahr vor allem auch im Görlitzer Park, aber ebenso im Mauerpark, im Treptower Park und im Volkspark Friedrichshain. Die BSR will später die Menge an Müll konkreter benennen. In früheren Jahren wurden mehr als 100 Kubikmeter eingesammelt.

    02.05.2026, Berlin: Eine Kehrmaschine der Berliner Stadtreinigung (BSR) kippt vor dem Görlitzer Park in den frühen Morgenstunden am Tag nach dem 01. Mai die Wege überwiegend Glasflaschen ab. Foto: Carsten Koall/dpa
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    02.05.2026, Berlin: Mitarbeiter sammeln überwiegen Glasflaschen-Müll in den frühen Morgenstunden am Tag nach dem 1. Mai. Foto: Carsten Koall/dpa

    Per Greifarm werden die Flaschen verladen. © dpa/Carsten Koall

    Ein offizielles Straßenfest gibt es am 1. Mai in Kreuzberg schon seit Jahren nicht mehr. Die Anwohner hatten zu sehr unter Lärm, Müll und sonstigen Hinterlassenschaften der feiernden jungen Menschen gelitten. Allerdings ziehen trotzdem Zehntausende jedes Jahr an dem Feiertag ab mittags in den Stadtteil. Viele kommen mit den S-Bahnen und Zügen aus den Randbezirken und aus Brandenburg, sodass der Andrang größer ist denn je.

    Zahllose Spätis und Kneipen verkaufen Getränke meist in Glasflaschen. Früher hatte sich das von den Grünen geführte Bezirksamt noch bemüht, Glasflaschen zu verbieten und den Getränkeausschank nur in Bechern zu genehmigen – davon ist aber schon länger nicht mehr die Rede. Als Folge sind am späten Abend ganze Straßenzüge voll mit den Resten der Flaschen.

    Voll war es auch diesmal: Wegen der Massen an Menschen war der Görlitzer Park am Abend des 1. Mai vorübergehend geschlossen worden. Der Park wurde zwar nicht geräumt, aber die Menschen durften nicht mehr hineingehen. Ein Verlassen des Parks war jederzeit möglich. Mit der Maßnahme wolle man Platz für Rettungskräfte machen, wenn diese benötigt würden.

    Wegen der Menschenmassen in Kreuzberg waren auch die umliegenden Straßen für Autos gesperrt. Mehrere U-Bahnhöfe wurden geschlossen, die Züge hielten dort nicht mehr. Voller Menschen war auch der Mariannenplatz, als dort am Abend die Berliner Rapperin Ikkimel beim 1.-Mai-Fest der Linken auftrat. (mit dpa)

    #Berlin #manifestation #politique #mouvement_ouvrier #journée_internationale_des_travailleurs

  • 1. Mai in Berlin-Kreuzberg – revolutionär und hedonistisch
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1199419.maifeiern-und-maikaempfe-mai-in-berlin-kreuzberg-n-revolutionaer-


    »Nein zum Krieg« - Revolutionäre 1. Mai Demonstration in Berlin-Kreuzberg Foto: dpa/Sebastian Gollnow

    2.5.2026 von David Rojas Kienzle - 30 000 demonstrieren am 1. Mai in Berlin gegen Militarisierung und Sozialkürzungen. Gleichzeitig wird gefeiert. Die Partys kommen der Demonstration in die Quere.

    Am 1. Mai prallen 2026 zwei Kreuzbergs aufeinander. Da ist zum einen das rebellische Kreuzberg. Nachdem die »Revolutionäre 1. Mai Demonstration« in den zwei Jahren zuvor durch Neukölln gezogen war, startet sie dieses Jahr am Oranienplatz in Berlin-Kreuzberg. Schon bevor die Demonstration startet, kommen mehrere Tausend Menschen zur Auftaktkundgebung mit Konzert. »Die Zeiten scheinen hoffnungslos«, sagt ein Redner angesichts von zunehmender Militarisierung und gleichzeitigen Sozialkürzungen von der Bühne. »Wir sehen aber auch, wie krass gerade der Widerstand wächst.«

    Im Laufe des Abends werden sich schätzungsweise 30 000 Menschen an der Demonstration beteiligen. Thematischer Schwerpunkt sind dieses Jahr Militarisierung und Aufrüstung. Nach den Konzerten halten Redner*innen der acht organisierten Demonstrationsblöcke noch auf dem Oranienplatz ihre Auftaktreden. Wiederkehrendes Thema ist die Fabrik des Rüstungskonzerns Rheinmetall in Wedding. »Wer verteidigt eigentlich die 160 000 Kinder, die in Berlin in Armut aufwachsen?«, fragt eine Rednerin. »Bestimmt nicht ihre Artilleriemunition.«

    Gegen 19.15 Uhr läuft die Demonstration nach langem Warten los. Im antimilitaristischen Block, der die Demo anführt, rufen die Demonstrant*innen mit roten Halstüchern »Klasse gegen Klasse, Krieg dem Krieg, Kampf dem Kapital bis der Frieden siegt«. Dabei müssen sie sich ihren Weg durch das andere Kreuzberg bahnen. Auf der Oranienstraße werden überall Getränke ausgeschenkt. Vor einem Restaurant jubelt eine Traube an Menschen einem DJ zu, der Techno spielt. Als die Demo näher kommt, wird die Musik abgestellt. Die Leute, die vorher dem DJ-Pult und ihren Getränken zugewandt waren, jubeln jetzt der Demo zu. Der Frontblock unter einem Banner, auf dem »Nein zum Krieg« steht, ruft: »Heute ist kein Feiertag, heute ist Kampftag.« Es riecht nach Erbrochenem.

    Dieses andere, hedonistische Kreuzberg ist schon lange am Feiern. Schon nachmittags sind überall im Kiez kleinere Techno-Partys. Es geht nicht um Krieg und Frieden, sondern um Aperol Spritz und Bier. Die größte Party findet aber wohl im Görlitzer Park statt. »Rave against the Zaun« haben dort um 12 Uhr zu einem Protest-Konzert eingeladen. Auch verschiedene Redner*innen, von der Berliner Linke-Vorsitzenden Kerstin Wolter bis hin zum International Women Space, einer Gruppe geflüchteter Frauen, waren angekündigt. Im und um den Park werden aus Kühlboxen »Eiskalte Getränke« angepriesen. Der Görlitzer Park ist so voll, dass die Polizei schon um 16 Uhr den Eingang an der Skalitzer Straße sperrt. »Bitte verteilt euch auf die anderen Zugänge«, gibt eine Polizistin immer wieder per Lautsprecher durch und wünscht »einen schönen 1. Mai«. Als der Frontblock der Demonstration gegen 20 Uhr den Park erreicht, ist er längst wegen Überfüllung geschlossen.

    Im Vorfeld der Demonstration war die größte Sorge der Polizei der umstrittene Zaun um den Park. Dieser wurde gebaut, um die Grünfläche über Nacht abschließen zu können. Seit er fertiggestellt wurde, wird er immer wieder sabotiert. Auf einem Plakat, das zur Demonstration mobilisierte, war ein Bolzenschneider abgebildet. Die polizeiliche Lösung für diese drohende Gefahr: Zwei temporäre Zäune, um den dauerhaften Görli-Zaun entlang der Demonstrationsroute zu schützen – eine Reihe hüfthoher Absperrgitter und davor zur Wiener Straße hin ein mit Planen verhängter Bauzaun.

    Für lange Zeit kommt ein großer Teil der Demonstration aber nicht einmal so weit. Während die Spitze der Demonstration schon zwei Kilometer gelaufen ist, sind die hinteren Blöcke noch nicht einmal vom Oranienplatz losgelaufen. Zum einen ist die Demonstration riesig. Zum anderen blockieren in der Oranienstraße Feiernde den Weg. RAPK, eine Berliner Rap-Crew, hat auf sozialen Medien ein Spontankonzert angekündigt. In direkter Nähe, am Mariannenplatz, hat die Linkspartei die Rapperin Ikkimel für ihr Straßenfest gewinnen können. Auf der Oranienstraße ist kein Durchkommen. Erst gegen 22 Uhr können die letzten beiden Blöcke, der Antifa- und der antiautoritäre Block, die Engstelle passieren.

    Die Stimmung ist aber trotzdem gut. Im Frontblock werden unentwegt Parolen gerufen und zwei Kilometer weiter hinten, im unfreiwillig gestoppten Antifa-Block, sorgt dazu Pyrotechnik für Stimmung. »Hoch die internationale Solidarität«, ruft die zu großen Teilen vermummte Menge. Die Spaltung der Demonstration ist aber nicht von Dauer. Nach langem Warten können gegen 22.30 Uhr die von der Feiermeute blockierten Blöcke aufschließen und es geht weiter.

    Die Polizei, sonst der dominierende Akteur am 1. Mai in Berlin, hält sich erstaunlich zurück. Im vorderen Teil der Demonstration ist sie nur in Form von Kontaktbeamten mit gelben Westen zu sehen. Nur kurz, nachdem ein rechter Streamer eine Bierdusche bekommt und daraufhin eine Person umtritt, greift ein Dutzend Beamt*innen ein. Innerhalb weniger Minuten sind sie aber wieder verschwunden.

    Anders sieht es im hinteren Teil der Demonstration aus. Den Teil der Demonstration, in dem vor allem Palästina-Fahnen zu sehen sind, begleitet die Polizei im Spalier wie auch den Antifa- und den antiautoritären Block. Am Ende der Demonstration, am Südstern, kommt es dann doch noch zu Rangeleien und einigen Festnahmen. Die Polizei teilt am Samstag mit, dass im Kontext der Demonstration insgesamt 18 Personen festgenommen worden seien. Darüber hinaus seien 28 Ermittlungsverfahren eingeleitet worden.

    »Kreuzberg hat den Hedonismus wohl genauso in der DNA wie Rebellion« Micha Jochim, Sprecher antimilitaristischer Block

    Das Demonstrationsbündnis wertet den Revolutionären 1. Mai 2026 in einer Pressemitteilung nach der Demonstration als »vollen Erfolg«. »Es ist uns
    gelungen einen Rahmen zu schaffen, in dem die Wut und der Zorn von über
    30 000 Menschen Ausdruck finden konnte«, so Bündnissprecherin Rosa Hikmet. Man habe ein »unübersehbares Zeichen« gesetzt, dass es noch Widerstand gegen die herrschende Politik gebe. »Die Kreuzberger Straßen waren am zeitigen Abend so voll mit Feiernden und Demonstrierenden, dass die Ordner*innen stellenweise Probleme hatten, die Demo zusammenzuhalten.« Der Sprecher des antimilitaristischen Blocks, Micha Jochim, sagt zu »nd«: »Kreuzberg hat den Hedonismus wohl genauso in der DNA wie Rebellion.«

    #Berlin #manifestation #politique #mouvement_ouvrier #journée_internationale_des_travailleurs

  • Sarah Schulman, autrice et militante : « Chez Act Up, on ne pouvait pas se permettre d’avoir des débats théoriques » | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/280426/sarah-schulman-autrice-et-militante-chez-act-ne-pouvait-pas-se-permettre-d

    #Manifester sous la pluie devant des bâtiments gouvernementaux fermés et rester planté·es là, à écouter des gens nous répéter ce qu’on sait déjà, ça ne marche pas. Ça gaspille l’énergie des gens. Il y a beaucoup d’exemples d’idées créatives d’#Act_Up qui ont su captiver l’imagination du public. Il ne fallait pas avoir peur de perturber une messe à la cathédrale, par exemple, lorsque le pape ou le cardinal s’en prenaient aux personnes atteintes du sida. Vous devez croire que votre vie est importante et que vous avez le droit de #résister.

    ...

    Beaucoup d’initiatives ont échoué, bien sûr. Il fallait être fort, pour participer à Act Up, car c’était très éprouvant émotionnellement. Des gens criaient, hurlaient, tombaient malades et mouraient. Le #sida est une terrible maladie, le temps pressait, c’était une urgence. On ne pouvait pas se permettre d’avoir des #débats_théoriques. Je pense que beaucoup de gens perdent du temps dans les mouvements sociaux parce qu’ils ne ressentent pas cette urgence.

    ...

    Tout d’abord, il s’agit d’un #mouvement de personnes profondément opprimées. Quand le sida a été identifié pour la première fois par la science en 1981, les hommes homosexuels étaient une communauté très méprisée. Ces personnes étaient privées de droits et souffraient d’un mal terrible, sans remède. Pourtant, elles se sont unies et ont forcé la société à changer contre son gré. Et elles y sont parvenues en restant toujours très #intelligentes, #ouvertes et #créatives.

    • Ouha, tu as l’air de pas te sentir bien dans l’assimilation Allemagne = les allemands. Donc critique de l’Allemagne = critique de tous ses habitants. Relatif au génocide commis par Israel, mais aussi de tout ce qui va autour.

      L’Allemagne s’est faite la défenseuse de la création de l’état d’Israël, en réparation d’holocauste. C’est critiquable, mais ca peut s’entendre, mais surtout, c’est fait. Défaire serait un carnage.

      Mais que l’Allemagne continue sur sa lancée, à soutenir son enfant délictueux et qu’à chaque passage en garde à vue, elle pardonne tout. Ca, c’est pas pardonnable.

      Après, quelle part de responsabilité a chaque allemand individuellement dans cela ?
      Au départ aucun, le jour du soutien officiel, le jour de la vente d’arme, le jour de l’application d’une demande israélienne sur le sol allemand (interdiction de ci ou ça)... le jour même, aucun à part celui ou celle qui l’endosse. Mais 2 semaines plus tard, 1 mois plus tard, de plus en plus... Faut agir à un moment. Même à petite échelle.

    • La quasi totalité des Allemands a été impliquée dans la guerre d’exterminatio des sous-peuples slaves et juif, même si’il a fallu d’abord inventer le peuple juif pour ou l’exterminer ou le conduire à la gloire de peuple élu qui a le droit d’en exterminer d’autres.

      Bref à l’exeption des petits enfants de quelques milliers de résistants dont la plupart ont émigré ailleurs nous sommes entourés de descendants de meurtriers et leurs collaborateurs qui sont en train d’emprunter le même itinéraire comme leurs grand parents, arrière grand parents etc. depuis deux cents ans voire plus longtemps

      Voilà la petite échelle.

      Heureusement on a quelques immigrés intelligents qui ne sont pas victimes du même patrimoine traumatisant.

      Pourtant je tiens beaucoup aux définitions du tribunal de Nuremberg qui a mis les fondations du droit international que Trump et d’autres sont en train de démanteler. On y décrit qui sont les cibles de la justice. Ce sont toujours les individus et institutions, jamais des entités abstraites comme la nation ou le peuple.

      A côté de l’immeuble de mon père les soldats soviétiques ont érigé une pancarte avec l’inscription :
      Les Hitlers ne sont que de passage, le peuple allemand demeure .
      Staline
      Pour une fois il faut lui donner raison.

      Ce qui compte actuellement c’est de préparer les structures qui permettront aux réfractaires des guerres programmées à survivre les persécutions qu’on est en train de tester. Nous nous rapprochons d’un nouveau 39-45 cette fois sous un masque démocratique. Nos élites veulent la guerre et ne le cachent pas.

  • L’UE adopte des mesures d’extrême droite type ICE contre les exilés sans papiers
    https://ricochets.cc/UE-adopte-avec-droite-des-mesures-d-extreme-droite-type-ICE-contre-les-exi

    La droite et l’extrême droite européenne marchent ensemble dans les pas du néofascisme trumpiste pour traquer les migrants réels ou supposés partout en Europe ! Diaboliser la gauche, s’hybrider avec l’extrême droite, c’est la politique de l’extrême centre et de la droite désormais. Pour y résister, des mobilisations ponctuelles lors des échéances électorales et des manifs intermittentes ne suffiront pas. Quand est-ce qu’il va y avoir des rencontres entre toutes les forces qui refusent la (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/26/europe-forteresse-deces-record-en-mediterranee-repression-des-defens

  • Muncipales : extrême centre et extrême droite s’entraident, sur fond d’énième trahison d’une bonne partie du PS
    https://ricochets.cc/Muncipales-extreme-centre-et-extreme-droite-s-entraident-sur-fond-d-enieme

    Lècher les bottes des maîtres du moment ne garantie en rien d’être épargné ou d’avoir des strapontins dans les palais du pouvoir. C’est une des leçons de la montée du fascisme dans les années trente. Une leçon que des pontes du PS semblent avoir bien oubliés..., tellement ils sont occupés à leur recherche du pouvoir et à aboyer avec les loups contre LFI. Autre leçon, l’extrême centre (ici le macronisme) finit toujours par s’allier, favoriser ou laisser faire les fascistes. Tandis que les (...) #Les_Articles

    / #Elections_locales, #Politique,_divers, #Mouvements_et_courants_autoritaires

    https://reporterre.net/Montee-de-l-extreme-droite-Rien-en-histoire-n-est-jamais-ecrit-selon-l-h
    https://contre-attaque.net/2026/03/19/il-y-a-4-ans-des-neo-nazis-executent-federico-aramburu-aucun-hommage

  • La sauvagerie policière : gangstérisme, pratique milicienne et mafieuse, hooliganisme, violences gratuites et extrêmes...
    https://ricochets.cc/La-sauvagerie-policiere-gangsterisme-pratique-milicienne-et-mafieuse-hooli

    Sous le joug d’une forme de police-milice, l’insécurité règne dans certaines rues et lors des manifestations de gauche, la brutalité arbitraire se déploie et menace. L’extrême droite n’a pas besoin d’être au pouvoir pour que des agents en uniforme appliquent ses idées et pratiques, avec l’assentiment des ministères et du régime macroniste. Nouvel épisode de sauvagerie policière en Île-de-France - Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui (...) #Les_Articles

    / #Violences_policières, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/17/nouvel-episode-de-sauvagerie-policiere-en-ile-de-france
    https://contre-attaque.net/2026/03/15/paris-les-gendarmes-arrachent-et-volent-une-banderole-en-hommage-aux

  • L’ICE tue encore : un réfugié birman malvoyant abandonné par la milice de Trump retrouvé mort
    https://ricochets.cc/L-ICE-tue-encore-un-refugie-birman-malvoyant-abandonne-par-la-milice-de-Tr

    Une horreur en chasse une autre de l’autre côté de l’Atlantique. Une barbarie crue et macabre : les miliciens de l’ICE ont droit de vie ou de mort sur les populations non-blanches et les opposant·es, un règne de l’arbitraire dans un régime moribond en pleine mutation fasciste. Au mois de janvier 2026, cette police politique exécutait de sang froid Alex Pretti et Renee Nicole Good, deux Justes, qui entravaient la besogne de la police anti-immigration de Trump. Les images avaient fait le (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/13/jeux-videos-ou-massacres-de-masse

  • « Splann ! » porte #plainte après la découverte de collages malveillants à connotation nationaliste et d’extrême droite sur le bâtiment abritant ses bureaux
    https://splann.org/plainte-collages-mouvement-patriotes-bretons

    Lundi 2 mars, la porte de #Ti_ar_Vro Gwengamp, la maison des associations qui héberge nos bureaux, a été recouverte par des autocollants siglés d’un mystérieux « #mouvement_des_patriotes_bretons ». D’autres rédactions, dont celle du Poher, ont également été visées. Soucieux de la sécurité de ses journalistes et de la nécessité de ne jamais céder face aux pressions, Splann ! a déposé plainte après cet acte malveillant. L’article « Splann ! » porte plainte après la découverte de collages malveillants à connotation nationaliste et d’extrême droite sur le bâtiment abritant ses bureaux est apparu en premier sur Splann ! | ONG d’enquêtes journalistiques en Bretagne.

    #La_vie_de_« Splann !_ » #carhaix #Côtes_d'Armor #erwan_chartier #extrême_droite #Guingamp #intimidations #le_poher #liberté_de_la_presse #menaces
    https://splann.org/wp-content/uploads/2026/03/260310-Le-Poher-videosurveillance-collage-autocollants-Mouvement-des-patriot

  • Friedenskampf – amtlich bestätigt
    https://www.unsere-zeit.de/friedenskampf-amtlich-bestaetigt-4812148

    Die Monatszeitschrift der FDJ in der DDR mobilisierte im Mai 1950 für den Frieden und legte sich dabei mit US-Außenminister Dean Acheson an : „Über 500.000 mal 10 Unterschriften und 1.000 Friedensversammlungen bis zum Deutschlandtreffen. Mr. Acheson, sie verlieren !“ (Foto : Archiv IROKK)

    Depuis la fondation de l’état capitaliste allemand Bundesrepublik Deutschland les communistes sont le seul groupe politique allemand qui n’a jamais cessé d"agir contre la militarisation du pays et pour la paix.

    L’état les a persécuté, assassiné et interdit le parti communiste. Une camarade raconte comment se passait la résistance contre la création d’une armée sous contrôle des profiteurs de la dernière guerre .Son récit fait comprendre que la liberté politique promise par la constitunion ouest-allemande est transformée en mensonge par les forces armées des capitalistes au pouvoir.

    27.2.2026 von rno Neubauer - Vor 75 Jahren gab es in der Bundesrepublik massive Auseinandersetzungen um die Frage, ob Westdeutschland nach der Befreiung von Faschismus und Militarismus wieder eine Armee haben sollte. Die Befürworter der Wiederbewaffnung malten den russischen Teufel aus der So­wjet­union an die Wand. Viele von ihnen waren verbunden mit den Konzernherren, die an beiden Weltkriegen verdient hatten. Doch das Volk wehrte sich. Eine von ihnen war Hilde Wagner, geboren am 8. März 1924. Als junge Frau kämpfte die Kommunistin gegen die Remilitarisierung. Der hier dokumentierte Bericht ist Teil eines von Arno Neubauer geführten Interviews, das von der DKP Karlsruhe veröffentlicht wurde. Wir haben den Text gekürzt und redaktionell bearbeitet.

    UZ: Kannst du uns etwas zur Vorgeschichte der Remilitarisierung erzählen?

    Hilde Wagner: Im Oktober 1949 wurde das Petersberger Abkommen abgeschlossen, das die enge Zusammenarbeit der Militärs der westlichen Besatzungsmächte mit der Adenauer-Regierung beinhaltete. Gegen dieses Petersberger Abkommen hatte es große Demonstrationen gegeben, an denen auch ich teilgenommen habe. Damals wohnte ich in Mannheim und war dort aktiv in der FDJ. Ich erinnere mich an eine große Demonstration in der Mannheimer Neckarstadt, die von berittener Polizei brutal zusammengeschlagen wurde. Ich habe auch an der großen bundesweiten Demonstration der FDJ auf den Petersberg und nach Bonn teilgenommen, die dort ebenfalls brutal zusammengeschlagen wurde. Wie viele andere bezog auch ich Prügel, landete auf einem Polizeiauto und im Polizeigefängnis.

    Im August 1950 überreichte Bundeskanzler Konrad Adenauer dem US-Verteidigungsminister, der damals durch die BRD reiste, ein Memorandum über einen deutschen Verteidigungsbeitrag, das er noch nicht einmal vorher dem Bundestag vorgelegt hatte. Als der damalige Innenminister und spätere Bundespräsident Gustav Heinemann das Memorandum zur Einsicht verlangte, weigerte sich Adenauer, es auszuhändigen. Heinemann trat daraufhin aus Protest zurück

    Das alles machte die Bevölkerung hellhörig und sensibel und die Volksbewegung gegen die Remilitarisierung wuchs. Es entstand die „Ohne-mich-Bewegung“, die sich später zur „Ohne-uns-Bewegung“ entwickelte und breite Kreise Westdeutschlands erfasste. Das war zunächst eine spontane Reaktion der Bevölkerung auf die Pläne der Remilitarisierung. Der Widerstand äußerte sich in verschiedenen Formen. Das waren zunächst ganz individuelle Handlungen: Kriegerwitwen, Waisen, Invaliden – Opfer des Krieges also – schrieben Protestbriefe und führten Versammlungen durch. Damals entstand die Form der Stubenversammlungen: Man traf sich im kleinen Kreis von Freunden, Bekannten und Nachbarn, um über die Remilitarisierung zu reden. Bald tauchten Plakate und Klebezettel auf mit dem Zeichen F, das war das Synonym für Frieden.

    Der Bonner Vizekanzler Franz Blücher musste damals zugeben, dass 99 Prozent der westdeutschen Bevölkerung gegen die Remilitarisierung waren. Die „Ohne-mich-Bewegung“ wuchs und nahm allmählich organisierte Formen an.

    UZ: Wie kam es zur Volksbefragung?

    Hilde Wagner: Im Januar 1951 wurde eine Versammlung mit 1.700 Teilnehmern in Essen einberufen. Diese verlangten eine Volksbefragung: „Sind Sie gegen die Remilitarisierung und für den Abschluss eines Friedensvertrages mit Deutschland noch im Jahre 1951?“

    Die Öffentlichkeit reagierte positiv auf diese Forderung. In vielen Orten begannen dafür Unterschriftensammlungen, es kam zur Gründung von Aktionsausschüssen.
    091001 Hilde Wagner - Friedenskampf – amtlich bestätigt - DKP Karlsruhe, Faschismus, Friedenskampf, Hilde Wagner, Militarismus, Remilitarisierung - Theorie & Geschichte


    Hilde Wagner

    Obwohl die Behörden der Unterschriftensammlung für eine Volksbefragung Widerstand entgegensetzten und Schwierigkeiten machten, erbrachten die ersten Erfahrungen in einigen Städten und Dörfern eine Mehrheit von 80 bis 95 Prozent gegen die Remilitarisierung. In zahlreichen Städten fanden auch große Demonstrationen gegen die Remilitarisierung statt. Es entstand ein zentrales Arbeiterkomitee, das seinen Sitz in Essen hatte und das in allen Bundesländern Arbeiterkonferenzen organisierte. Es bildete sich ein Hauptausschuss der Volksbefragung. Ihm gehörten zahlreiche Persönlichkeiten an.

    UZ: Wie reagierten die Befürworter der Wiederbewaffnung?

    Hilde Wagner: Der Umfang der Volksbewegung erschreckte die regierenden Kreise der BRD. Während die Regierung der DDR bereit war, dort eine Volksbefragung durchzuführen, stellten als erste leider die sozialdemokratischen Abgeordneten im Bundestag in Bonn den Antrag, die Volksbefragung als ungesetzlich zu erklären. Das Verbot erfolgte am 24. April 1951.
    Zuvor hatte das Ministerium für gesamtdeutsche Fragen, das von Jakob Kaiser geleitet wurde, in verschiedenen Städten und Großbetrieben Plakate anbringen lassen, auf denen folgender Text stand:

    „Wer an der kommunistischen Volksbefragung teilnimmt, gefährdet den Frieden und stellt sich in den Dienst des Bolschewismus.“

    Der Bonner Innenminister Robert Lehr drohte, Polizeiverbände gegen die Teilnehmer der Volksbefragung einzusetzen. Es blieb nicht bei der Drohung. Es gab nicht nur den „Blutsonntag“, an dem Philipp Müller ermordet wurde, es gab zahlreiche Gewaltakte gegen Demonstrationen, etwa gegen 10.000 Opfer des Faschismus, die sich in Gelsenkirchen zu einer Friedenskundgebung versammelt hatten.

    UZ: Habt ihr euch davon aufhalten lassen?

    Hilde Wagner: Ungeachtet aller dieser Schikanen wurde die Volksbefragung von April 1951 bis April 1952 durchgeführt. Acht Millionen Bürger Westdeutschlands beteiligten sich daran. Sie sagten Nein zur Remilitarisierung und zur Politik der Spaltung Deutschlands.

    Bei der Durchführung der Volksbefragung gab es die unterschiedlichsten Formen und Methoden. Es gab Abstimmungen in Versammlungen von Parteien und Organisationen, in Betriebsversammlungen, Vereinsversammlungen, Kulturveranstaltungen, Kinos und Theatern. Es gab Abstimmungen vor Betrieben und in Wohnungen.

    Ich habe damals die Volksbefragung in Mannheim mitorganisiert und durchgeführt. Morgens standen wir vor den Betrieben und verteilten Flugblätter, welchen wir Stimmzettel beigefügt hatten. Den Kolleginnen und Kollegen teilten wir mit, dass wir nach Feierabend mit Urnen vor dem Betrieb stehen und die Zettel einsammeln würden. Wir baten sie, ihren Stimmzettel schon auszufüllen und abends in die Urne zu werfen, was von bis zu 90 Prozent der Belegschaften so gemacht wurde. Oft erschien die Polizei und beschlagnahmte unsere Urnen. Wir beriefen uns dann darauf, dass die Polizei die beschlagnahmten Gegenstände bescheinigen müsse und die Polizisten waren dazu auch bereit. Sie bescheinigten uns, soundsoviele Urnen, mit soundsovielen Stimmzetteln, davon soundsoviel Ja-Stimmen und soundsoviel Nein-Stimmen, beschlagnahmt zu haben. Damit hatten wir sozusagen rasch vor Ort die amtliche Bestätigung unserer Tätigkeit. Die Bescheinigungen lieferten wir dann beim Volksbefragungsausschuss in Mannheim ab.

    Wir führten auch sehr viele Volksbefragungen bei Hausbesuchen in Wohnungen durch. Mit einem Wort: Wir waren damals Tag für Tag, Woche für Woche unermüdlich für den Frieden unterwegs.

    UZ: Welche Rolle spielte die Jugend?

    Hilde Wagner: Im Kampf gegen die Remilitarisierung spielte die Jugend eine entscheidende Rolle – sie musste gewonnen und mobilisiert werden. Dabei hatte die FDJ einen großen Anteil mit eigenständigen Aktionen und in Bündnisaktionen. Ich war im Landessekretariat Baden-Württemberg für Personalpolitik zuständig und anleitende Sekretärin für den Schwerpunkt Mannheim. Ich habe viel vor Ort gearbeitet und mich in Mannheim an fast allem beteiligt, was dort gelaufen ist.

    Zum Beispiel an den Aktionen „Ami go home“, an den Aktionen zur Unterstützung eines KPD-Antrags, die neu einzuweihende „Kurpfalz-Brücke“ „Friedensbrücke“ zu nennen, an den Aktionen zur Vorbereitung der Volksbefragung, des Deutschlandtreffens und der Weltjugendfestspiele.

    UZ: Was habt ihr konkret getan?

    Hilde Wagner: Wir hatten im Landessekretariat beschlossen, dass alle Gruppen, natürlich auch Mannheim, eine große Anzahl Losungen „Ami go home“ malen sollten. Das war nicht ganz einfach, denn wenn man beim Malen dieser Losung erwischt wurde, wanderte man ins Gefängnis. Ich diskutierte mit den Freunden in Mannheim darüber. Viele nachdenkliche Gesichter – bis sich einer meldete und selbstbewusst erklärte, er werde mit mir zusammen allein 50 Losungen anbringen.
    Gesagt, getan, los ging’s: Ein alter Koffer wurde mit Filzbuchstaben „Ami go home“ ausgestattet und mit Büchern gefüllt, damit der Stempeldruck stark genug war. Die Filzbuchstaben wurden mit roter Farbe getränkt. Dann spazierten wir – als Liebespaar getarnt – Arm in Arm durch die Straßen der Mannheimer Innenstadt. Bei Dunkelheit, versteht sich, damit man nicht gleich sehen konnte, dass überall dort, wo der Koffer abgestellt wurde – und das war oft der Fall –, eine Losung stand.

    Wir wurden übrigens bei unserem Bummel von der Polizei kontrolliert, denn mein Begleiter war der Mannheimer Polizei ein Dorn im Auge und sein gemächlicher Spaziergang war ihnen nicht geheuer. Aber im zu öffnenden Koffer lagen tatsächlich nur alte Romane und Krimis und sie konnten nichts machen. Natürlich musste der Kumpel noch in derselben Nacht für eine Zeit lang aus Mannheim verschwinden, denn bei hellem Licht am Tage war klar, was der Spaziergang bezweckt hatte.

    Bei der Brückeneinweihung hatten wir trotz starker Polizeibewachung am Neckarufer das Gras so geschnitten, dass eine Losung sichtbar wurde; und während der Festansprache durch den Mannheimer OB kam ein hübsches, selbst gebasteltes Schiff angeschwommen mit einem Transparent: „Diese Brücke soll Friedensbrücke heißen.“

    UZ: Die Regierung spitzte die Lage zu und ihr habt umso entschlossener reagiert …

    Hilde Wagner: 1950/51 ging die Adenauer-Regierung dazu über, Westdeutschland in eine Militärbasis zu verwandeln. In Brücken wurden Sprengkammern eingebaut, Straßen, ja ganze Gebiete wurden unterminiert, etwa die Schwarzwaldhochstraße und der Rhein. Wir FDJler kämpften dagegen konsequent an. Es gab viele Aktionen, in denen die Sprengkammern wieder aus den Brücken ausgebaut wurden.

    Im Sommer 1950 organisierte die FDJ zusammen mit anderen Jugendorganisationen einen großen Protestmarsch gegen die Unterminierung der Loreley. Damals fuhren wir mit Lkws (es gab noch nicht so viele Autos wie heute und Busse waren zu teuer) nach Bingen. Die Polizei und die französische Besatzungsmacht versuchten mit allen Mitteln, die Aktion zu verhindern. Man prügelte uns, schlug mit Gewehrkolben auf uns ein, verhaftete viele von uns, aber die Demonstration und Kundgebung hat stattgefunden. Oder ein weiteres Beispiel für unsere damaligen Aktionen: Im Jahr 1951 wurde die Insel Helgoland von den englischen Besatzungstruppen als Übungsgelände für Bombenabwürfe benützt. Im Februar 1951 landeten sieben junge Menschen – FDJler, Vertreter der Gewerkschaftsjugend, der Falken und der Naturfreundejugend – auf der Insel, um die Einstellung der Bombardierung zu erzwingen. Trotz Bombendrohung, trotz Verschleppung von der Insel und einem Gerichtsprozess landeten zwei Monate später 13 Jugendliche verschiedener Jugendorganisationen zum zweiten Mal auf Helgoland und im März 1952 mussten die Bombenabwürfe eingestellt werden.

    UZ: Dann wurde die FDJ verboten.

    Hilde Wagner: Wir hatten gewusst, dass das Verbot ausgesprochen würde, es traf uns nicht überraschend. Aber wir hatten uns vorgenommen, nicht so sang- und klanglos von der politischen Bühne zu verschwinden.

    Deshalb organisierten wir zum Wochenende nach dem Verbot in Baden-Württemberg eine Landeskonferenz. Sie war für Mannheim vorgesehen, dort aber nicht durchführbar, weil wir rechtzeitig erfahren hatten, dass die gesamte Bereitschaftspolizei in Mannheim in Einsatzbereitschaft versetzt worden war. Also fuhren wir mit Zügen, Pkws und Fahrrädern nicht nach Mannheim, sondern nach Karlsruhe-Durlach.

    In Durlach auf dem Lerchenberg hatten die Genossen Gerda und Otto Schneider ein Lokal. Hinter dem Lokal war ein Steinbruch und in diesem Steinbruch führten wir eine ordentliche Konferenz durch. Von Otto Schneider wurden wir mit Getränken versorgt, und nach ordnungsgemäßem Abschluss begaben wir uns in kleinen Trupps nach Durlach. Dort formierten wir uns am Fuß des Turmbergs, zogen Jacken und Pullover aus, darunter trugen wir unsere Blauhemden. Dann wurden die FDJ-Fahnen entrollt und wir demonstrierten bis zum Marktplatz Durlach. Dort lösten wir uns ordnungsgemäß auf und gingen nach Hause. Die Polizei war nicht rechtzeitig zur Stelle. Sie waren zu wenige in Durlach, das Gros befand sich in Mannheim.

    #Allemagne #RFA #histoire #armement #mouvement_pour_la_paix #communistes #résistance #répression

  • A #Crest, la liste Karcher/Mariton n’a pas débaptisé une rue au nom d’un partisan de la torture en Algérie !
    https://ricochets.cc/A-Crest-la-liste-Karcher-Mariton-n-a-pas-debaptise-une-rue-au-nom-d-un-par

    Depuis que Mr Hervé Mariton a passé le bâton de maire de Crest à Stéphanie Karcher en juillet 2024, celle qui était déjà 1re adjointe n’a rien fait pour lever la tache noire imposée le 11 novembre 2016 par l’équipe maritonienne : une rue Hélie de St Marc, un officier putschiste complice des actes de tortures et d’exécutions sommaires commis par des militaires français en Algérie aux ordres de Massu ! Ce n’est pas un détail sans importance de l’histoire ni une simple « polémique ». On (...) #Les_Articles

    / #Démocratie_locale, Crest, #Mouvements_et_courants_autoritaires

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/A-Beziers-la-rue-Denoix-de-Saint-Marc-reveille-la-polemique-sur-l-Algerie-
    https://www.aaleme.fr/index.php/breves/2013/6907-2013-12-05-07-04-37
    https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/memoire-la-maire-de-bollene-rend-hommage-a-un-putschiste
    https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_Meurant
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/05/ce-qu-est-vraiment-riposte-laique_5976952_823448.html
    http://cerclealgerianiste2607.fr/Chapitres/NOS-ACTIONS/MEMOIRE/Article%20080614.html
    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lie_de_Saint_Marc

  • Mort d’un fasciste à Lyon : des pyromanes fanatiques exigent la dissolution des brigades de pompiers et de canadairs !
    https://ricochets.cc/Mort-d-un-fasciste-a-Lyon-des-pyromanes-fanatiques-exigent-la-dissolution-

    Rappelons quelques évidences, tant une grosse partie de la classe politique et médiatiques semble s’être « égarée » (guillemets car le plus souvent c’est parfaitement conscient et volontaire) dans la fange. Quand l’extrême droite et ses amis, au gouvernement et ailleurs, demandent la dissolution des « antifas » et la fin de LFI, c’est un peu comme si des assassins endurcis demandaient la disparition de la justice, ou si des pyromanes fanatiques exigeaient la dissolution des brigades de (...) #Les_Articles

    / #Mouvements_et_courants_autoritaires, #anti-racisme_et_anti-validisme, #Antifascisme

    https://rebellyon.info/Organisons-nous-contre-la-manifestation-34346
    https://contre-attaque.net/2026/02/20/%e2%81%a8a-lyon-102-agressions-fascistes-recensees-depuis-2010-dans-
    https://reporterre.net/Mort-d-un-militant-d-extreme-droite-a-Lyon-les-associations-de-gauche-cr
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/%e2%81%a8quentin-deranque-est-il-mort-pour-ses-idees
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/insolite-ceux-qui-veulent-classer-les-antifascistes-comme-terroriste
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/quand-lextreme-droite-armee-pretend-denoncer-la-violence-politique