• « Le mouvement des gilets jaunes a permis à beaucoup d’inventer une parole politique », Laurent Jeanpierre
    https://www.liberation.fr/debats/2019/08/23/laurent-jeanpierre-le-mouvement-des-gilets-jaunes-a-permis-a-beaucoup-d-i

    Si on raisonne à l’échelle du mouvement, il faut distinguer deux moments : une phase ascendante à partir de novembre 2018, puis une phase de déclin qui débute avec la destruction des abris sur les ronds-points fin janvier 2019. Dans la première période, on observe un des effets quasi miraculeux du mouvement : des divisions très ancrées dans les imaginaires, entre « ceux qui bossent » et « ceux qui ne foutent rien », s’estompent (elles reviendront lors du déclin du mouvement).

    #Gilets_jaunes #subjectivité #reproduction

    • « In girum », de Laurent Jeanpierre : situer les « gilets jaunes » ?, Jean Birnbaum
      https://www.lemonde.fr/livres/article/2019/08/29/in-girum-de-laurent-jeanpierre-situer-les-gilets-jaunes_5504038_3260.html

      Dans un essai captivant « In girum », le professeur de science politique et intellectuel de gauche tente de cerner la « révolte des ronds-points », en se laissant ébranler par elle.

      Des « gilets jaunes » au « rond point des Gaulois », à Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme), le 15 décembre 2018. THIERRY ZOCCOLAN/AFP

      Si l’essai de Laurent Jeanpierre émeut d’emblée, c’est qu’il assume la fragilité qui donne force à ce genre : méditant le mouvement des « gilets jaunes », l’auteur « essaye » pour de bon, et proclame la nécessité d’un humble tâtonnement. Ici, la modestie requise est à la fois scientifique et politique. Laurent Jeanpierre dit en substance : comme professeur de science politique mais aussi comme intellectuel de gauche, je suis l’héritier de modèles qui menacent d’écraser la nouveauté des actions vécues sous le poids d’une spéculation vétuste ; voilà pourquoi je ne prétends pas énoncer la « vérité cachée » de la rébellion jaune, je souhaiterais simplement me « laisser ébranler » par elle.

      Cette révolte a ruiné les certitudes des docteurs en insurrection
      De fait, l’ensemble de l’ouvrage, rédigé d’une plume sensible, se déplie au conditionnel. Son auteur rappelle d’abord les traits spécifiques de cette révolte : en rupture avec les légitimités traditionnelles, apparemment privée de cohérence idéologique et de débouchés politiques, obtenant par l’émeute ce que les défilés syndicaux étaient impuissants à conquérir, elle a ruiné les certitudes des docteurs en insurrection, militants de gauche comme chercheurs en sciences sociales.

      Les uns et les autres vacillent devant les ronds-points ? Oui, parce que leur culture commune demeure ancrée dans une certaine période, celle du capitalisme fordiste. A l’époque, le mouvement ouvrier formait l’archétype de tout combat émancipateur ; l’usine se tenait au centre des ­conflits ; les syndicats comptaient ; et même la sociologie. Quiconque a lu Alain Touraine, entre autres, sait que ce monde-là est entré en crise depuis des lustres. Mais Jeanpierre montre bien que le « moment jaune » marque son cruel enterrement.

      Au point d’ouvrir un nouveau cycle de luttes ? Laurent Jeanpierre se garde de toute réponse trop assurée. Mais il suggère une hypothèse. Par-delà leur diversité générationnelle et sociale, avance-t-il, les « gilets jaunes » auraient en commun d’être des « entravés », dont la mobilité spatiale ne recoupe plus aucune mobilité sociale ; sur les ronds-points, ils et elles auraient voulu rebâtir un lieu de vie, des espaces de rencontre et de solidarité ; sans rêver de révolution anticapitaliste, les « gilets jaunes » appelleraient donc de leurs vœux « le réencastrement de l’économie dans les réseaux de solidarité effectifs, plutôt que dans le marché, et au service des individus ». Conclusion : leur action viendrait essentiellement conforter une « relocalisation de la politique », à rebours de l’élan internationaliste qui avait animé, au tournant des années 2000, la galaxie « altermondialiste ». Afin d’étayer cette hypothèse, Laurent Jeanpierre situe la révolte des ronds-points dans une constellation planétaire « d’utopies politiques locales », dont il décrit avec finesse les succès et les impasses : zadisme, mouvement des « places » grecques, kibboutzim israéliens, révolte au Chiapas, « mairies rebelles » de Catalogne…

      Cette façon de prendre recul et hauteur produit des effets ambivalents. D’une part, elle permet à Laurent Jeanpierre de signer les pages les plus passionnantes de son livre. Mais, d’autre part, elle en ­exhibe la contradiction intime, celle qu’endure tout théoricien de l’émancipation confronté à un mouvement social, et désireux de dévoiler sa signification. A l’origine de ce bref essai, on s’en souvient, il y a le refus des jugements surplombants. En cela, Laurent Jeanpierre se place dans le sillage d’une certaine pensée anarchiste : pure dissidence des âmes et des corps, la révolte se passerait d’explication.

      Psychanalyste malgré lui

      Mais on ne se refait pas. Le savant a la mémoire longue et l’esprit conquérant. Si bien qu’au fil des pages Laurent Jeanpierre prête aux révoltés des ronds-points telle ambition « inconsciente », telle intention « qui leur échappe ». Sous sa plume, on voit alors resurgir ce maudit lexique de la « vérité cachée » dont il prétendait s’affranchir. Psychanalyste malgré lui, il évoque même les « tendances conservatrices ou néofascistes qui ont traversé le mouvement ».

      Ce point est mentionné à plusieurs reprises, comme en passant. L’approfondir aurait ­permis de « se laisser ébranler » jusqu’au bout en posant les questions suivantes : est-il possible de refuser, comme Laurent Jeanpierre le fait, la disqualification globale du mouvement par ceux qui le réduisent à ces « tendances néofascistes », tout en interrogeant le sens de ces pulsions ? Alors que d’autres mobilisations, au cours des dernières décennies, avaient aussi imposé un nouveau répertoire d’action collective (happenings d’Act Up, occupations par les sans-papiers, coordinations infirmières, forums altermondialistes…), comment expliquer qu’aucune d’entre elles n’ait jamais été suspectée d’une quelconque « tendance néofasciste » ? S’il y a là une singularité, se pourrait-il que la mobilisation des « gilets jaunes », loin de s’inscrire dans l’histoire des gauches et des luttes d’émancipation, ait eu pour vocation de rompre avec la tradition du mouvement ouvrier, voire d’en finir avec elle ?

      « In girum. Les leçons politiques des ronds-points », de #Laurent_Jeanpierre, La Découverte, « Cahiers libres », 192 p., 12 €.

      #livre #révolte #insurrection #émeute #militants #capitalisme-fordiste #usine #Mouvement_ouvrier #entravés #rupture #utopies_politiques_locales #néofasciste (tendance)

    • In Girum - Les leçons politiques des ronds-points, Laurent Jeanpierre, extrait
      https://books.google.fr/books?id=uAaqDwAAQBAJ&pg=PT10&source=kp_read_button&redir_esc=y#v=onepa

      « ... la politique en trouve pas sa consistance dans les discours et n’est pas avant tout une affaire d’opinion, de revendications, de programmes. »

      #entravés #espoirs_périphériques #reproduction #communes
      @monolecte @parpaing @kaparia @cie813 @vanderling @mona @recriweb et aux autres, bien sûr.

    • Rencontre avec l’auteur ce soir vendredi 6 septembre 2019.

      « La Librairie Petite Egypte (35 Rue des Petits Carreaux, 75002 Paris, Métro Sentier) me fait l’amabilité de m’inviter à présenter l’essai que je viens de publier aux Éditions La Découverte (In Girum. Les leçons politiques des ronds-points).
      J’en présenterai quelques aspects sous forme de dialogue à partir de 19 heures. La discussion sera suivie d’un pot amical. »

  • Le mouvement ouvrier contre la “#préférence_nationale” (France, 1870-1914) | Le mensuel de #Lutte_Ouvriere
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/29/le-mouvement-ouvrier-contre-la-preference-nationale-france-1
    #nationalisme #internationalisme #lutte_de_classe #crise_sociale #crise_economique

    L’exposé ci-dessous a été présenté le 9 juin dernier à la fête de Lutte ouvrière, à Presles.

    Sommaire :
    – Une période de dépression et de mutations économiques
    – De la question sociale à la #question_nationale
    – Le #mouvement_ouvrier face aux divisions entre travailleurs
    – La bataille pour faire avancer les consciences ouvrières
    – La création de la #CGT, une étape importante

  • « Le succès des écologistes, à 13,5 % des voix, reflète en partie une plus forte mobilisation dans les milieux petits-bourgeois. Les préoccupations autour des problèmes d’environnement ont donné à EELV le terrain sur lequel se positionner. Si une partie de l’électorat petit-bourgeois, les jeunes en particulier, a voté pour eux, c’est pour certains par préoccupation écologique. Pour d’autres, ce vote incarne le même choix ou, plus exactement, le même refus de choix entre la gauche et la droite – sur lequel Macron avait basé la stratégie qui l’a porté au pouvoir –, mais en y ajoutant l’aspect du vote contre Macron. »

    #écologie

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org…/elections-europeennes-…

    – Le #parlementarisme, feuille de vigne de la domination de la bourgeoisie
    – L’#abstention des classes populaires
    #reconstruire_la_gauche… ou le #mouvement_ouvrier révolutionnaire ?

  • Éditorial des bulletins d’entreprise (LO) du 27 mai 2019 :
    Après les européennes, il faut que le camp des travailleurs se renforce
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/05/28/apres-les-europeennes-il-faut-que-le-camp-des-travailleurs-s

    Le Pen-Bardella et Macron-Loiseau se disent satisfaits des résultats du scrutin européen. Le #RN termine la course en tête, et La République en marche estime avoir limité les dégâts. Tout avait été fait pour que les électeurs pensent qu’ils n’avaient le choix qu’entre le représentant des banquiers et la millionnaire d’#extrême_droite, entre la peste et le choléra. La liste #Les_Républicains enregistre un score faible. Une grande partie des électeurs de droite votent maintenant pour cet ancien ministre de Hollande qu’est #Macron : il mène une politique antiouvrière qui les comble.

    Dans une certaine mesure, le résultat des écologistes témoigne d’une inquiétude légitime sur l’avenir de la planète. Mais, sans une remise en cause du fonctionnement de l’économie, la protection de l’environnement ne peut que buter sur les intérêts des grands groupes capitalistes. Des #Verts à Hulot, les ministres écologistes ont servi d’alibi à bien des gouvernements, plus soucieux des profits de Total et autres pollueurs que de l’environnement.

    Quant aux salariés, aux chômeurs, aux retraités des classes populaires, ils sont largement restés à l’écart du scrutin. Aux abstentionnistes, nombreux dans les communes ouvrières, il faut ajouter les travailleurs immigrés qui, bien que vivant en France et y payant des impôts, sont privés du droit de vote.

    C’est tout le système politique qui est en cause : quel que soit le parti vainqueur dans les urnes, ce sont toujours les capitalistes qui dirigent. Et c’est encore plus criant pour ce Parlement européen, dont on ne sait pas vraiment à quoi il sert.

    Lorsque l’alternance entre la droite et la gauche gouvernementale fonctionnait, cette dernière était encore, par son histoire, liée au mouvement ouvrier, ce qui attirait la sympathie des classes populaires. Mais elle a défendu les institutions, en expliquant aux travailleurs qu’ils pouvaient changer leur sort par le vote. Aujourd’hui, après des années au pouvoir, elle s’est discréditée. En France, le RN de Le Pen s’est renforcé. En Italie, en Hongrie ou en Belgique, d’autres courants politiques xénophobes, partisans de régimes autoritaires, ont également progressé, comme en témoignent les résultats du scrutin.

    Face à cela, certains ont l’ambition de #reconstruire_la_gauche, de revenir au gouvernement pour gérer les affaires des capitalistes, comme l’ont fait Hollande et d’autres.

    Ce n’est pas ainsi qu’on peut s’opposer à l’extrême droite et à sa politique réactionnaire. Ce qu’il faut reconstruire, ce n’est pas la gauche de gouvernement, c’est un parti ouvrier, défendant réellement les intérêts du monde du travail.

    Les capitalistes mènent une guerre sociale. La politique de Macron depuis deux ans, dans la continuité de Sarkozy et de Hollande, en est l’expression. Et d’autres attaques sont à venir, contre les retraites ou contre les chômeurs. Aussi, #le_camp_des_travailleurs n’est pas une formule. Avant d’être un choix politique conscient, c’est une réalité sociale. Et, pour défendre ses intérêts, ce camp doit mener la lutte de classe.

    Pour modestes que soient les résultats de #Lutte_Ouvrière, soit 176 433 voix, ils confirment la présence d’un courant politique qui maintient la tradition révolutionnaire du #mouvement_ouvrier, l’#internationalisme face à la montée du #nationalisme et de la xénophobie. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe, est essentiel en cette période d’offensive de la classe capitaliste. Il est indispensable de construire un parti représentant vraiment les intérêts des travailleurs, et qui ne soit pas prêt à les brader pour quelques strapontins ministériels.

    La société est aujourd’hui ravagée par la crise économique et la misère. Elle est sous la menace de guerres et de catastrophes écologiques. L’avidité de la bourgeoisie, la classe qui dirige le monde, la rend incapable de répondre aux problèmes qui se posent à l’humanité. Le fonctionnement du capitalisme exige qu’il renforce et perpétue l’exploitation et l’oppression du prolétariat. Tôt ou tard, cette oppression provoquera des révoltes. C’est à travers celles-ci que la classe ouvrière pourra mettre fin à la domination du grand capital.

    Le monde du travail en aurait la force. Mais il lui manque la conscience de ses formidables capacités. Cette conscience, un parti ayant pour objectif de mener la révolution sociale, un parti communiste révolutionnaire, doit l’incarner. L’avenir du monde du travail et, au-delà, de toute l’humanité en dépend.

  • L’école, ou la jeunesse rangée derrière le drapeau de la bourgeoisie

    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2019/04/21/lecole-de-jules-ferry-nos-jours-la-jeunesse-rangee-derriere- (Lutte de classe n°199 - mai 2019) #education #education_nationale #nationalisme #propagande #mensuelLO

    – L’#école de #Jules_Ferry  : la nation à la place de Dieu
    – Le #mouvement_ouvrier socialiste et l’école de la république
    – L’école «  tricolore  » toujours
    – Comprendre le monde… pour le changer

  • https://offensivesonore.blogspot.com/2019/02/emission-du-15-fevrier-2018.html

    La révolte des Gilets Jaunes (partie 3)

    Emission du 15 février 2018, enregistrement fait avec lieux Commun le 6 février débats à propos des "Gilets Jaunes". Alors que le mouvement continue inéluctablement, plusieurs éléments change la donne ; les listes estampillés « Gilets Jaunes » et les « assemblées d’assemblées » (comme à Commercy) qui semblent être chacune détaché de la base. D’un autre coté les samedi de manifestation semblent s’enfoncer dans l’impasse de la violence alors que la répression n’a jamais été aussi forte.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #mouvement_ouvrier #gilets_jaunes #banlieues #ruralité #mouvement_social #gauchisme #violences #gauches #ric #commercy #empire

  • https://offensivesonore.blogspot.com/2018/12/la-revolte-des-gilets-jaunes-partie-2.html

    La révolte des Gilets Jaunes (partie 2)

    Emission du 21 décembre 2018, enregistrement fait avec lieux Commun le 19 décembre débats à propos des « Gilets Jaunes ». Quel est l’état du mouvement aujourd’hui ? Quel impact sur le mouvement aurons la violence, l’attentat islamiste à Stasbourg et la mobilisation des policiers. Pourquoi le « RIC » est mis en avant ? Qu’en penser ? Quel seront les suites du mouvement ?

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #mouvement_ouvrier #gilets_jaunes #banlieues #ruralité #mouvement_social #voiture #écologie #convergences #gauches #ric

  • http://offensivesonore.blogspot.com/2018/12/la-revoltes-des-gilets-jaunes.html

    La révolte des Gilets Jaunes
    Emission du 7 décembre 2018, enregistrement fait avec lieux Commun le 5 décembre débats à propos des "Gilets Jaunes". 1) Ecologie/Ruralité 2) Nature du mouvement 3) Perspectives et craintes. " Il est absurde de vouloir affirmer des vérités définitives sur un mouvement en cours, une vague aussi ample, mouvante, hétéroclite et atypique que celle des « gilets jaunes ». Mais on peut essayer de dégager quelques points de repères, éléments de réflexions, sources d’inquiétude et interrogations tout comme on peut, il faut, formuler ce que nous souhaitons pour l’avenir en prenant garde à ne pas plaquer notre projet politique propre, la démocratie directe, sur un mouvement admirablement vivant et fondamentalement indéterminé."

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #mouvement_ouvrier #gilets_jaunes #banlieues #ruralité #mouvement_social #voiture #écologie #convergences #gauches

  • « Pour Macron, les classes populaires n’existent pas » - Libération
    https://www.liberation.fr/france/2018/12/02/pour-macron-les-classes-populaires-n-existent-pas_1695585

    Il y a un fait nouveau, c’est Internet…
    Le #mouvement_ouvrier a beaucoup fait pour discipliner les luttes sociales. Mais aujourd’hui, en effet, il y a en parallèle une crise de la #représentation_syndicale et une montée en puissance des médias et d’Internet qui permettent de coordonner le mouvement. Il y a une sorte de démocratisation de l’image, on le voit bien avec ces manifestants ou ces casseurs en train de se filmer. Cela n’a jamais existé de cette façon-là.

    C’est le point commun entre l’élection d’Emmanuel Macron et le mouvement des « #gilets_jaunes ». Il était un outsider, extérieur aux partis politiques, il a gagné les élections en utilisant lui-même les réseaux sociaux. Ceux-ci, et les médias qui relaient l’actualité en continu, donnent de nouveaux moyens pour réactiver la #démocratie directe, ce qui nous ramène à une époque antérieure au mouvement ouvrier structuré.

    Même Georges Clemenceau, référence de Macron, a été haï par le peuple quand il a violemment réprimé la révolte viticole en 1907

  • 10.11.2018 : Eine Vernunftehe (Tageszeitung junge Welt)
    https://www.jungewelt.de/artikel/343322.novemberrevolution-eine-vernunftehe.html

    Après leur chute originelle en 1914 les social-démocrates allemands en 1918 récoltent les fruits empoisonnées que leur tendent les industriels.

    En proposant le poste de président à Friedrich Ebert et en acceptant l’accord sur la cogestion des usines les industriels lient les socialistes SPD au sort de l’industrie allemande. Les lois issues de l’accord garantissent des postes et salaires à un nombre important de syndicalistes et fonctionnaires social-démocrates. Le système de cogestion constitue la base du contrat social dans l’Allemagne capitaliste sauf pendant l’interlude nazi entre 1933 et 1945.

    Cent ans plus tard l’accord historique est menacé par la politique néolibérale qui cherche à se débarasser des conventions collectives et des représentants d’employés prévus par la loi. La disparition de l’electorat SPD prive ses fonctionnnaires et les syndicats des troupes indispensables pour la défense des structures qui constituent l’essence de la Sozialpartnerschaft . Nous entrons dans une phase de luttes des classes moins organisées et plus violentes en coséquence.

    Bereits sechs Tage nachdem Reichskanzler Max von Baden die Abdankung des Kaisers verkündet hatte, handelten Gewerkschaften und Industriekapitäne den Achtstundentag aus. Am 15. November 1918 vereinbarten der Ruhrindustrielle Hugo Stinnes und der Vorsitzende der Generalkommission der Gewerkschaften Deutschlands, Carl Legien, quasi im Handumdrehen die Erfüllung einer Kernforderung der Arbeiterbewegung. Dafür hatten zuvor die Gewerkschaften und politische Parteien mehr als fünfzig Jahre vergeblich gekämpft. Wenige Tage später erhielt das Stinnes-Legien-Abkommen qua Regierungsdekret Gesetzesrang. So schnell ist die Erfolgsstory vom Auftakt der deutschen Sozialpartnerschaft erzählt, und sie kann in mal mehr, mal weniger elaborierter Form in Festschriften und Verlautbarungen von Gewerkschaften oder Sozialdemokraten zum 100. Jahrestag der Revolution von 1918/19 nachgelesen werden.
    Opfersinn der Arbeiterklasse

    In Wahrheit wurde die Sozialpartnerschaft in Deutschland schon zwei Jahre zuvor besiegelt. In den Verhandlungen um das Gesetz über den vaterländischen Hilfsdienst, das am 5. Dezember 1916 erlassen wurde, konnten Sozialdemokraten und Sozialliberale durchsetzen, dass in Betrieben mit mehr als 50 Beschäftigten Arbeiter- und Angestelltenausschüsse gebildet wurden. Damit war die bisherige Herr-im-Haus-Stellung der Industriekapitäne stark beschnitten, denn diese wurden dazu verpflichtet, ihrer Belegschaft Auskunft über Lohn- und Beschäftigungsfragen sowie über die Lage des Betriebs zu geben. Legien deutete das Kriegsgesetz im Correspondenzblatt der Generalkommission der Gewerkschaften Deutschlands am 9. Dezember als Erfolg der Arbeiter und deren Anstrengungen im Kriege: »Der Hilfsdienst verlangt weitgehende Opfer von allen, nicht zum wenigsten auch Verzicht auf wichtige Rechte. Dem freien Arbeitsvertrag, der Freizügigkeit sind Schranken gesetzt. Das neue Gesetz bringt aber nicht bloß Pflichten für die Arbeiterschaft, sondern es ist (…) gelungen, die Rechte der Arbeiter und Angestellten in Formen, die für die Interessenvertretung während des Krieges ausreichend sind, sicherzustellen (…) In dem Existenzkampf, den Deutschland um sein Bestehen und seine Zukunft führt, hat sich die Wahrheit glänzend durchgerungen, dass die Arbeiterklasse der bedeutsamste Teil des Volksganzen ist, ohne deren Opfersinn der geregelte Aufbau der Kriegswirtschaft nicht möglich wäre.«

    Diese Zugeständnisse konnten die Oberste Heeresleitung (OHL) und die Regierung ohne Sorge machen, denn die Gewerkschaften und die Sozialdemokratische Partei hatten sich schon 1914, als das deutsche Kaiserreich der Welt den Krieg erklärte, als »vernünftig« erwiesen und erklärt, nun sei die Stunde gekommen, das Vaterland zu verteidigen. Mehr noch, es war für den deutschen Imperialismus, der seit Anbeginn des Krieges mit großer Arbeitskraftfluktuation zu kämpfen hatte, elementar, einen Ansprechpartner im Betrieb zu haben, der dabei half, die Arbeitskraft zu mobilisieren.

    Als die deutschen Schwerindustriellen in den Oktobertagen 1918 von der OHL erfuhren, dass mit einem siegreichen Ausgang des Krieges nicht mehr zu rechnen sei, erwiesen sie sich als geschmeidig genug und besaßen vor allem den richtigen Riecher, als sie beschlossen, »auf seiten der Arbeiterschaft starke Bundesgenossen« (siehe unten) zu suchen. Die fanden sie in der Gewerkschaftsführung. Am 20. Oktober verhandelten in Berlin die Kapitalgewaltigen Walther Rathenau, Carl Friedrich von Siemens, Anton von Rieppel und Ernst von Borsig mit einer Gruppe Gewerkschaftsführer rund um Legien. Im Ruhrgebiet war zwei Tage zuvor der Zechenverband, vertreten z. B. von Hugo Stinnes, Emil Kirdorf und Alfred Hugenberg, mit Funktionären der Bergarbeitergewerkschaften auf Tuchfühlung gegangen. Nicht alle waren glücklich über diese Verhandlungen, das zeigt die Reaktion eines Arbeiters, dem der Gewerkschaftsführer Otto Hue von den Verhandlungen mit Stinnes und Co. berichtet hatte. »Mit Stinnes? Bist du verrückt? Der wird aufgehangen!«
    Angst vor der Revolution
    Revolutionsabo

    Die Industriellen trieb vor allem die Angst vor Enteignungen und vor anarchischen Zuständen nach dem verlorenen Krieg zu Konzessionen, und so ergriffen sie die Gelegenheit wie der Ertrinkende den Rettungsring. In Carl Legien hatten sie nicht nur einen Partner, der seine vaterländische Gesinnung mehrfach unter Beweis gestellt hatte, sondern auch einen »Realpolitiker«, der in den Kämpfen der Parteilinken einen »Radikalismus« erblickte, den er seinen »Lebtag nicht ertragen« habe können, wie er schon 1915 ausgeführt hatte, und der sich auch im praktischen Kampf gegen die linken Sozialdemokraten verdient gemacht hatte.

    Als die Revolution, inspiriert von den Vorgängen in Russland und ausgelöst durch die Meuterei in Wilhelmshaven und Kiel, die Reichshauptstadt erreichte, waren die Verhandlungen zwischen Gewerkschaften und Industriellen schon weit fortgeschritten und konnten am 14. November schließlich, noch bevor den Akteuren das Heft des Handelns aus den Händen glitt, zu einem günstigen Ende geführt werden, so dass Hugo Stinnes zufrieden resümierte, die Gewerkschaften »werden ihre sozialistischen Ideen jetzt nicht aufgeben, aber praktisch keinen Gebrauch davon machen«.

    Das Abkommen folgte, bei allen Neuerungen, die es mit sich brachte, der alten Logik der Bismarckschen Sozialgesetzgebung. Die Maßnahmen sollten einer drohenden Radikalisierung der deutschen Arbeiterbewegung die Grundlage entziehen. Die große Stunde der Gewerkschaften schlug also in dem Moment, in dem sie sich als die gemäßigte Alternative zu einer Rätebewegung und einem revolutionären Umsturz (wie in Russland) präsentieren konnten. Wo die Arbeiter mit sozialpolitischen Maßnahmen nicht vom Revolutionskurs abgebracht werden konnten, half Gewalt. Der Januaraufstand und einige Räterepubliken wurden von Freikorps niedergemacht, unter anderem finanziert von Hugo Stinnes, dem Stammvater der Sozialpartnerschaft.

    Getrieben von den Klassenkämpfen, schlossen Kapital und Gewerkschaften eine Vernunftehe. So sollte der revolutionären Bewegung das Rückgrat gebrochen werden. Die beiden »Eheleute« wurden zu »Sozialpartnern« auf 100 Jahre gemacht.

    #Allemagne #histoire #mouvement_ouvrier #révolution

  • http://offensivesonore.blogspot.com/2018/11/emma-goldman-vivre-ma-vie.html

    Emma Goldman - Vivre ma vie

    Emission du 23 novembre 2018, enregistrement fait à la libraire Quilombo, qui organisait un débat à l’occasion de la traduction intégrale de son autobiographie magistrale « Vivre ma vie. Une anarchiste au temps des révolutions » (L’échappée) avec Laure Batier et Jacqueline Reuss, les deux traductrices. Née en 1869 dans l’Empire russe, Emma Goldman s’exile aux États-Unis à 16 ans. Pauvreté, exploitation et désillusions l’y attendent. Elle plonge alors à corps perdu dans le chaudron politique et intellectuel. Activiste et conférencière anarchiste aussi célèbre que redoutée, elle sillonne au gré des luttes une Amérique en pleine ébullition. Expulsée en 1919 vers la Russie, accueillie chaleureusement par Lénine, elle découvre une réalité qu’elle ne cessera de dénoncer avec courage tout en poursuivant son inlassable combat pour l’émancipation.

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #Emma_Goldman #anarchisme #anarchiste #iww #féminisme #histoire #mouvement_ouvrier #antimilitarisme #féministe

  • Une révolution à ne pas oublier
    2018 : centenaire de la République des conseils en Allemagne

    Par Paul Mattick Jr

    http://jefklak.org/une-revolution-a-ne-pas-oublier

    À présent que sont terminées les commémorations en grandes et funestes pompes pour le centenaire de la boucherie de 14-18, on lira ici un autre souvenir, plus engageant. Car à la toute fin de cette guerre des puissances européennes commence une autre histoire, celle de la Novemberrevolution en Allemagne. Dès octobre 1918, les mutineries s’enchaînent, notamment chez les matelots qui refusent de continuer les massacres qu’on leur ordonne. Des soldats, paysan·nes et ouvrier·es se réunissent alors autour de structures de décision autonomes de tout pouvoir extérieur et s’auto-organisent en conseils – le tout en activant la grève générale. La monarchie et la bourgeoisie sont attaquées, la République socialiste de Bavière est proclamée… Mais laissons Paul Mattick Jr nous raconter cette histoire : sans en tirer de leçons définitives, et sans comparer l’incomparable, son éclairage donne un peu plus de prise et d’outils face aux crises politiques que nous vivons aujourd’hui.

    Traduction de l’anglais (États-Unis) par Émilien Bernard

    Texte original : « A Revolution to Remember », Commune , no 1 – Automne 2018.

    Commune est un site web et un magazine papier semestriel qui vient de se créer, pour le plaisir de tout·es nos lecteurs et lectrices anglophones. Longue vie !

    Paul Mattick Jr est auteur d’essais et responsable de « Field Notes », pages politiques du journal The Brooklyn Rail à New York.

  • So starb eine Partei - Romanfragment - Jura Soyfer - 1934
    http://gutenberg.spiegel.de/buch/die-ordnung-schuf-der-liebe-gott-6483/6

    Wenngleich Karrierist, hatte Dreher sich bisher um die Fragen von »Glück haben«, »Pech haben« wenig gekümmert. Er betrachtete seinen Aufstieg als historische und damit gerechtfertigte Notwendigkeit: Wie anders könne der Machtzuwachs des Proletariats sich äußern als dadurch, daß es seine besten Söhne die Sprossenleiter des Staates hinaufklimmen lasse? Und, was das Wettklettern selbst betraf, hatte es in diesem Lande weit weniger den Charakter eines Hasardspiels als etwa in der französischen Demokratie. Listenwahlrecht, Zweiparteiensystem, strenge Parteidisziplin – das hieß in diesem Fall: sich langsam hinaufdienen müssen. Nur wer eine genügende Weile auf Bürostühlen gesessen war, hatte sich durchgesetzt und durchgewetzt. Für Eigenbrötler und Renegaten war nichts zu holen. (Auch schon darum nicht, weil die Bourgeoisie hier so arm war, daß sie kaum die eigenen Korruptionisten zu sättigen vermochte.) Das System der Glückssterne verlief in geregelten Bahnen. Kometen waren rar.

    Daß Dreher 1924, getragen von einem ungeheuren Aufschwung der Wahlstimmen (damals fehlten, so schrieb Otto Bauer, nur 300+000 zur Einführung der klassenlosen Gesellschaft in Österreich), als Vierziger ins Parlament gelangt war, galt schon als staunenswert. Doch, einmal arriviert, war man unter solchen Umständen heroben derart gut geborgen, daß auch ihm nicht annähernd der Gedanke kam, er könne je wieder hinunterpurzeln. Und da sein Aufstieg zwar hurtig, aber normgemäß erfolgt war, vermißte auch er in seiner Stellung keineswegs das gesunde Bewußtsein: Ich habe lange genug selbstlos dem Proletariat gedient – jetzt darf ich mit Recht die Früchte ernten. Ja, seine Verbundenheit mit der Klasse war zweifellos stark. Auf jeder der zurückgelegten Stufen, bis zur untersten hinab, besaß er eine Schar dort zurückgelassener, meist neidloser Freunde. Ihm war wohl in den Kommissionen des Parlaments; stattete er aber dem Betrieb einen Besuch ab, so fand er sich dort ebenso zu Hause. Nicht einen Moment lang empfand er einen leeren Raum zwischen sich und den 700+000. Er fühlte sich als Proletarier und war stolz darauf.

    Sozialdemokratische Arbeiterpartei Deutschösterreichs (SDAPDÖ)
    https://de.wikipedia.org/wiki/Sozialdemokratische_Partei_%C3%96sterreichs#1920%E2%80%931934:_Von_der

    Nach dem 4. März 1933 nutzte die christlichsoziale Dollfuß-Regierung die von ihr so genannte Selbstausschaltung des Parlaments, um mit Notgesetzen autoritär weiter zu regieren. Die politischen Rechte wurden sukzessive eingeschränkt, u. a. war der traditionelle Maiaufmarsch der Sozialdemokraten auf der Ringstraße am 1. Mai 1933 verboten worden. Die Sozialdemokraten reagierten darauf paralysiert: Es fehlte eine klare Strategie, wie man den antidemokratischen Tendenzen Dollfuß’ begegnen könnte.

    Als Dollfuß den nun verbotenen paramilitärischen Schutzbund in Oberösterreich entwaffnen wollte, kam es am 12. Februar 1934 in Linz zu einer bewaffneten Auseinandersetzung, der zum Februaraufstand von Teilen der SDAP führte. Am selben Tag wurde Bürgermeister Karl Seitz in Wien von Polizei aus dem Rathaus entfernt und die Sozialdemokratische Partei verboten.[25] Der Aufstand wurde von Gendarmerie, Polizei, Bundesheer und Heimwehren bis zum 14. Februar niedergeschlagen.

    An den Februarkämpfen beteiligte sich bei weitem nicht die gesamte österreichische Sozialdemokratie; sie war darauf nicht vorbereitet. Der Aufstand ging auch nicht von der Parteizentrale aus, sie wurde davon überrascht. Die bewaffneten Auseinandersetzungen zwischen dem Republikanischen Schutzbund einerseits und Polizei und Bundesheer andererseits fanden nur punktuell statt. In anderen Stadt- und Landesteilen sah man nichts davon. Deshalb war die Bekämpfung des „Februaraufstandes“ für die Regierung kein großes Problem.

    #Autriche #histoire #mouvement_ouvrier #social-démocratie #fascisme

  • Petit-fils d’esclaves, Charles Denby (1907-1983) passe son enfance sur une plantation de coton de l’Alabama avant d’aller chercher du travail dans les usines automobiles de Detroit, dans le Michigan, où il deviendra un militant syndical pugnace. Sur la plantation, la grand-mère raconte ses souvenirs du temps de l’esclavage, les métayers noirs se défendent comme ils le peuvent contre les exactions des propriétaires blancs, et les jeunes partent vers le Nord où ils espèrent échapper au racisme et à l’exploitation. Mais dans les usines du Nord, les Afro-Américains sont relégués aux postes les plus durs, les moins qualifiés et les plus mal payés — et les dirigeants syndicaux les incitent surtout à prendre patience. Alors Denby apprend à se battre. En pleine Seconde Guerre mondiale, il organise une grève sauvage dans son atelier, ce qui lui vaut d’être repéré par des militants communistes et trotskistes locaux. Les années 1943 à 1951 sont des années d’apprentissage syndical et politique — et de confrontation directe aux multiples formes du racisme à l’usine et dans les groupes politiques.

    Un remarquable témoignage sur la vie et les luttes des prolétaires afro-américains au vingtième siècle.
    #mouvement_ouvrier #syndicalisme #ségrégation #esclavage #éditions #autobiographie
    http://www.pleinchant.fr/titres/Voixdenbas/Denby.html
    http://www.pleinchant.fr/index.html
    Plein Chant
    imprimeur-éditeur
    35, route de Condé
    16120 BASSAC

  • The Proletarian Dream and the Resurgence of Political Emotions - De Gruyter Conversations

    https://blog.degruyter.com/proletarian-dream-resurgence-political-emotions

    The proletarian dream, emerging out of late nineteenth and early twentieth century German culture, offers an important historical perspective on the powerful but little understood role of emotions in politics and social movements today.

    #mouvement_ouvrier #Prolétariat #histoire #géographie_émotionnelle

  • #Nantes / #Saint-Nazaire : Histoire de luttes ouvrières de l’été 1955
    https://paris-luttes.info/histoires-de-l-ete-1955-8762

    Extraits des écrits de Nicolas Faucier, ouvrier mécanicien anarcho-syndicaliste Nazairien contributeur au journal Le Libertaire, retranscrits par des militant-e-s de Saint-Nazaire.

    En 1955, les chantiers de l’Atlantique groupent sous une seule direction plus de 10 000 ouvriers et employés. Ceux-ci avaient calculé que, tandis que l’indice des salaires était passé de 100 à 548 (de 1946 à 1955), celui des dividendes avait bondi de 100 à 3502.

    En tombant sur cet article de @paris #luttes, j’me suis dit que j’avais envie de voir d’autres sources aussi mais que là tout de suite j’avais pas le temps alors je pose quelques liens chopés vites faits... pour mémoire !

    Les Grèves de l’été 1955 à Saint-Nazaire et Nantes
    https://hirsutefanzine.wordpress.com/2015/03/11/les-greves-de-lete-1955-a-saint-nazaire-et-nantes

    Révolte ouvrière à Saint-Nazaire en 1955
    http://www.zones-subversives.com/2016/07/revolte-ouvriere-a-saint-nazaire-en-1955.html

    Entrer en rébellion : la grève de Saint-Nazaire en 1955 dans le témoignage de Louis Oury
    https://chrhc.revues.org/3923 (livre en ligne)

    Le mouvement ouvrier en Bretagne. Essai bibliographique [note bibliographique]
    http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1995_num_102_3_3835 (livre en ligne)

    #mémoire | #salariat | #précariat | #grève | {prolétariat | #histoire | #manifestation | #révolte | #mouvement_ouvrier | #occupation

  • http://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/local/cache-gd2/f5/d070a9112c1ac199c891f845611d94.jpg?1506509640
    [Nantes / Saint-Nazaire] Histoire de luttes ouvrières de l’été 1955

    Extraits des écrits de Nicolas Faucier, ouvrier mécanicien anarcho-syndicaliste Nazairien contributeur au journal Le Libertaire, retranscrits par des militant-e-s de Saint-Nazaire.

    En 1955, les chantiers de l’Atlantique groupent sous une seule direction plus de 10 000 ouvriers et employés. Ceux-ci avaient calculé que, tandis que l’indice des salaires était passé de 100 à 548 (de 1946 à 1955), celui des dividendes avait bondi de 100 à 3502.

    http://paris-luttes.info/histoires-de-l-ete-1955-8762
    #grève #prolétariat #histoire #mémoires_sociales #mouvement_ouvrier

    Les prolos est un témoignage d’apprentissage comme il en existe des romans. On y suit un très jeune apprenti, issu du monde agricole des régions rurales de la Loire, pour qui le passage par la condition ouvrière est une étape dans un parcours de promotion sociale. C’est à #Saint-Nazaire, dans les chantiers navals, que le chaudronnier se rapproche d’une classe ouvrière nullement enchantée, dans une progression dramatique qui culmine avec la grande grève de 1955. Le monde des Prolos, immédiatement postérieur à la reconstruction, est celui de la guerre froide, d’écarts et d’affrontements sociaux qu’on peine aujourd’hui à se représenter. C’est un monde presque entièrement disparu, qui a inspiré à Louis Oury un des classiques majeurs du témoignage ouvrier.

    https://agone.org/memoiressociales/lesprolos

  • BALLAST | Vive la Première Internationale !
    http://www.revue-ballast.fr/vive-la-premiere-internationale

    Pour les gens qui connaissent mal ce sujet, pouvez-vous déjà resituer les principales tendances qui cohabitent au sein de la Première Internationale ?

    Il y a, au départ, l’impulsion des trade-unionistes anglais — le plus important mouvement syndical du XIXe siècle, qui préconise une forme de synchronisation à l’échelle européenne pour contrer la mise en concurrence des ouvriers dans un moment d’accélération de la mondialisation capitaliste. Ils ne sont pas les plus révolutionnaires, mais les plus organisés : leurs dirigeants se nourrissent souvent d’une pensée positiviste. Il y a les ouvriers français, qualifiés souvent de proudhoniens — mais qui ne sont pas seulement réductibles à cette seule influence : ils puisent également chez les utopistes (pensons à Fourier) —, qui cherchent à ce moment de libéralisation du Second Empire des nouvelles voies d’organisation de la classe ouvrière, tant par les élections (Manifeste des soixante) que par la constitution de corporations syndicales. Il y a la présence des « communistes » allemands, notamment parmi les exilés à Londres, dont Marx, bien sûr. En périphérie, on constate l’intérêt de tout un tas de proscrits démocrates qui grenouillent à Londres, et participent aux débats initiaux dans l’espoir d’y défendre leur cause particulière. Schématiquement, on peut distinguer deux axes principaux dans le projet initial de l’Internationale : la solidarité entre les travailleurs ; la fraternité entre les peuples.

    « Nombreux sont ceux qui en viennent à penser qu’il faut passer par d’autres formes d’actions et d’organisations politiques. »
    En 1868, Bakounine se rapproche de l’AIT en rompant avec la Ligue pour la paix, qu’il juge trop bourgeoise. Il va constituer un réseau parallèle et aura rapidement une grande influence sur certaines sections de l’Internationale, notamment parmi les internationaux suisses, italiens ou espagnols. Le programme particulier de l’Alliance se caractérise par la mise en avant de l’athéisme, le rejet de l’État ou encore l’égalité entre les sexes — ce qui explique qu’on pourra parler d’une tendance anarchiste, ou plutôt anti-autoritaire, même si ceux-là se disent alors « socialistes révolutionnaires » ou « collectivistes anti-autoritaires ».

    Nous parlions tout à l’heure des différents courants présents en son sein. De quelle façon les retrouvent-on dans la Commune ?

    « Le massacre des communards glace le mouvement ouvrier français pendant une décennie, mais aussi, plus largement, l’ensemble des mouvements européens. »
    Comme le note Jacques Rougerie, l’AIT est une force potentielle dans la Commune — plusieurs dizaines de milliers d’affiliés —, mais une faiblesse organisatrice… L’AIT n’a aucun rôle dans le 18 mars : c’est la foule parisienne qui déclenche l’insurrection. Les grands organisateurs de la fédération parisienne de l’Internationale, comme Varlin ou Theisz, sont des participants acharnés à la Commune, mais ils vont agir à titre individuel : ils sont à la garde nationale, aux comités d’arrondissements, dans les clubs… Un tiers des communards répertoriés sont membres de l’AIT, mais ils n’agissent pas spécialement en tant que tels.

    Parmi les courants, on distingue les blanquistes, qui ont afflué dans l’Internationale après septembre 1870, pensant qu’elle pourrait être un outil pour précipiter les choses, puis les collectivistes, et quelques proudhoniens — il y a aussi des « proudhoniens obtus », comme Tolain et Fribourg, qui se déclarent contre la Commune et se séparent de l’AIT. Grosso modo, les premiers préconisent la constitution d’un Comité de salut public, durant la Commune, tandis que les socialistes refusent l’aventure et la dictature — on leur reprochera d’ailleurs parfois la faiblesse de leur légalisme. On retrouve les internationaux aux postes économiques et sociaux de la Commune, on leur doit la principale influence sur le caractère social de cette dernière. Parallèlement, le Conseil général de Londres et les correspondants de Marx à Paris, Seraillier, Frankel, déplorent le manque de structure et de discipline de l’AIT parisienne, qui s’éparpille à la moindre commotion politique. Ce défaut d’organisation apparaît pour eux comme une des leçons de l’échec de la Commune.

    #histoire #mouvement_ouvrier #socialisme #Internationale

  • Retour de l’usine : le territoire, l’architecture, les ouvriers et le capital
    Pier Vittorio Aureli

    Comment penser aujourd’hui sous un même registre les luttes à Notre Dame des Landes, les grèves à Amazon, IKEA, les révoltes urbaines, ou encore les grèves parmi les travailleurs de Uber ? Dans ce texte, Vittorio Aureli propose d’analyser ces mouvements à travers l’histoire longue de la métropole capitaliste, son architecture, et le concept opéraïste de l’usine sociale. Faisant résonner Tronti avec Tafuri, l’auteur trace une généalogie des dispositifs de pouvoir de la ville moderne depuis la Renaissance et la révolte des Ciompi. Il éclaire ainsi combien les résistances à l’emprise du capital engendrent de nouveaux maillages territoriaux et de nouveaux processus disciplinaires, de l’urbanisme florentin post-médiéval à la logistique moderne.

    http://revueperiode.net/retour-de-lusine-le-territoire-larchitecture-les-ouvriers-et-le-capita

    #mouvement_ouvrier #usine #classe_ouvrière #travail_matériel #travail_immatériel #marxisme #opéraïsme #Tronti #architecture

  • 5 questions à … Claude Pennetier ou la feinte du Maitron !
    http://enenvor.fr/eeo_actu/5_questions_a/5_questions_a_claude_pennetier_ou_la_feinte_du_maitron.html

    5 questions à Claude Pennetier ou la feinte du Maitron !

    Les lecteurs d’En Envor connaissent l’outil de travail de référence qu’est le Maitron, gigantesque dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social, entreprise éditoriale et historiographique unique. A l’occasion de la sortie de l’ultime volume couvrant la période 1940-1968, nous avons souhaité faire le point avec son directeur, l’historien Claude Pennetier.

    Vous vous apprêtez à publier l’ultime tome du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier pour la période 1940-1968. C’est la fin d’un cycle pour le Maitron ?

    Le tome 12 (Te-Z) marque la fin de la période 1940-1968. C’est une grande satisfaction d’avoir franchi les obstacles pour aboutir à ce résultat dans un monde ou l’édition est frileuse. C’est aussi l’aboutissement provisoire de la grande série de 56 volumes français, un monument dédié au mouvement ouvrier et social, à ses 166 000 militants. Ils le méritent bien. Ceux-ci ne sont qu’une écume des millions d’acteurs de ce grand mouvement social des sociétés industrielles. C’est la finalisation d’un grand projet conçu par Jean Maitron, introducteur de l’histoire ouvrière à l’Université, projet que j’ai accompagné puis porté pendant 45 ans. Mais il y a de la jeune relève. Paul Boulland (co-directeur du Maitron), Julien Lucchini, François Prigent, Marie-Cécile Bouju ... sont des auteurs plein d’avenir.

    #classe_ouvrières #luttes_ouvrières #ouvriers #mouvement_ouvrier

  • 1976: The fight for useful work at Lucas Aerospace
    http://libcom.org/history/1976-the-fight-for-useful-work-at-lucas-aerospace

    In the 1970s workers at the Lucas Aerospace Company in Britain set out to defeat the bosses plans to axe jobs. They produced their own alternative “Corporate Plan” for the company’s future. In doing so they attacked some of the underlying priorities of capitalism. Their proposals were radical, arguing for an end to the wasteful production of military goods and for people’s needs to be put before the owners’ profits.

    cf. http://seenthis.net/messages/501513

    #armement #mouvement_ouvrier #histoire #Royaume-Uni