• Macron garantit le financement de la campagne du RN ! avec notre argent !
    https://ricochets.cc/Macron-garantit-le-financement-de-la-campagne-du-RN-avec-notre-argent-9367

    Ca fait bien longtemps que le barrage contre le RN des macronistes s’est évaporé pour se transformer en collusion complète, mais cette fois c’est énorme : le gouvernement a fait pression sur des banques pour qu’elles financent la campagne du RN, et c’est l’Etat, donc l’argent public, qui garanti le prêt à Le Pen et à sa bande ! Macron garantit le financement de la campagne de Le Pen avec notre argent Le gouvernement se porterait garant du prêt pour le parti d’extrême droite condamné (...) #Les_Articles

    / #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres

  • Audio
    https://www.obsarm.info/spip.php?article483

    Retrouvez les podcasts de nos événements, les rediffusions de nos contributions à la radio et d’autres interventions pour comprendre les enjeux du contrôle démocratique des exportations d’armement et notre responsabilité, en tant que citoyen, citoyenne, dans ce domaine. #Audiovisuel

    / #Antimilitarisme, #Mouvements_de_paix_et_de_désarmement, #Guerres, #Podcast

  • Eléments de réflexion sur la droitisation de la société
    https://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article4723

    La gauche persiste à mener une « bataille culturelle » contre l’extrême droite et à dénoncer les politiques « néolibérales » plutôt que le capitalisme. Elle a aussi fréquemment tendance à associer la droitisation de la société française à l’essor du RN et à en rendre responsables les « classes populaires ». 361 juin 2026

    / Mouvements Sociaux , Politique

    #361_juin_2026
    #Mouvements_Sociaux
    #Politique

  • • Les Éditions Sans Nom
    https://www.leseditionssansnom.com/index.php/2026/05/27/694

    Trente ans après le séisme social qui a secoué la France, les Éditions Sans Nom publient « Hiver 95-96 : Un mouvement social et étudiant à Toulouse » , un ouvrage mémoriel et historique.
    Conçu comme une véritable « capsule temporelle » captant les éclats d’une révolte née il y a trois décennies, cette revue propose une plongée sensible et politique au cœur du « Toulouse noir et rouge ».
    Ã travers le prisme de l’université du Mirail, bastion d’une occupation exceptionnelle par sa longévité, l’ouvrage ressuscite cette parenthèse où le temps s’est arrêté pour la jeunesse de 95.
    L’ouvrage déploie une mosaïque documentaire et artistique qui dépasse le simple cadre de la rétrospective historique. Il fait dialoguer les analyses rigoureuses de l’historien Rémi Azémar avec les archives brutes et subversives du #fanzine étudiant Amphitamine .
    Au fil des pages, le lecteur traverse les assemblées générales bondées, revit les charges policières au Capitole et redécouvre l’effervescence culturelle d’un mouvement qui ne séparait jamais la lutte de la joie.
    Témoignages intimes, tracts d’époque et photographies inédites se conjuguent pour rendre palpable cette « politique du réel » qui a marqué toute une génération.
    Plus qu’un hommage, cette revue se veut un outil de transmission des pratiques militantes et une réflexion sur la persistance des utopies collectives. En explorant les racines de la contestation contre le plan Juppé, la revue interroge les résonances de ces luttes avec les combats sociaux d’aujourd’hui. Fidèle à l’esprit d’autonomie du mouvement, cet ouvrage collectif est un « éloge des étoiles et des #luttes_sociales », rappelant que, par-delà les résultats matériels, la lutte collective constitue en soi une victoire fondamentale sur la résignation.

    #revue_libertaire #mouvements_sociaux #histoire #Toulouse

  • TECHNOFASCISMES
    https://ricochets.cc/TECHNOFASCISMES-9226.html

    Dans LA MAISON BRÛLE #2, l’émission de radio antifasciste, décoloniale, transféministe et anticapitaliste sur RSF, on s’intéresse aux liens entre le fascisme et les nouvelles technologies. On discute de l’IA, de critique envers la technologie, des technofascistes comme Palantir, de l’extractivisme mais aussi de résistances réelles et imaginaires. #Les_Articles

    / #Audio, #Féminisme, #Mouvements_et_courants_autoritaires,_néofascistes_et_autres, #Colonialisme_-_luttes_décoloniales, #Antifascisme

    https://www.radiosaintfe.com/emissions/details/view/lamaisonbrule-2-technofacismes

  • L’UE adopte des mesures d’extrême droite type ICE contre les exilés sans papiers
    https://ricochets.cc/UE-adopte-avec-droite-des-mesures-d-extreme-droite-type-ICE-contre-les-exi

    La droite et l’extrême droite européenne marchent ensemble dans les pas du néofascisme trumpiste pour traquer les migrants réels ou supposés partout en Europe ! Diaboliser la gauche, s’hybrider avec l’extrême droite, c’est la politique de l’extrême centre et de la droite désormais. Pour y résister, des mobilisations ponctuelles lors des échéances électorales et des manifs intermittentes ne suffiront pas. Quand est-ce qu’il va y avoir des rencontres entre toutes les forces qui refusent la (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/26/europe-forteresse-deces-record-en-mediterranee-repression-des-defens

  • Muncipales : extrême centre et extrême droite s’entraident, sur fond d’énième trahison d’une bonne partie du PS
    https://ricochets.cc/Muncipales-extreme-centre-et-extreme-droite-s-entraident-sur-fond-d-enieme

    Lècher les bottes des maîtres du moment ne garantie en rien d’être épargné ou d’avoir des strapontins dans les palais du pouvoir. C’est une des leçons de la montée du fascisme dans les années trente. Une leçon que des pontes du PS semblent avoir bien oubliés..., tellement ils sont occupés à leur recherche du pouvoir et à aboyer avec les loups contre LFI. Autre leçon, l’extrême centre (ici le macronisme) finit toujours par s’allier, favoriser ou laisser faire les fascistes. Tandis que les (...) #Les_Articles

    / #Elections_locales, #Politique,_divers, #Mouvements_et_courants_autoritaires

    https://reporterre.net/Montee-de-l-extreme-droite-Rien-en-histoire-n-est-jamais-ecrit-selon-l-h
    https://contre-attaque.net/2026/03/19/il-y-a-4-ans-des-neo-nazis-executent-federico-aramburu-aucun-hommage

  • La sauvagerie policière : gangstérisme, pratique milicienne et mafieuse, hooliganisme, violences gratuites et extrêmes...
    https://ricochets.cc/La-sauvagerie-policiere-gangsterisme-pratique-milicienne-et-mafieuse-hooli

    Sous le joug d’une forme de police-milice, l’insécurité règne dans certaines rues et lors des manifestations de gauche, la brutalité arbitraire se déploie et menace. L’extrême droite n’a pas besoin d’être au pouvoir pour que des agents en uniforme appliquent ses idées et pratiques, avec l’assentiment des ministères et du régime macroniste. Nouvel épisode de sauvagerie policière en Île-de-France - Ces images montrent une situation de gangstérisme. Une pratique milicienne ou mafieuse, qui (...) #Les_Articles

    / #Violences_policières, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/17/nouvel-episode-de-sauvagerie-policiere-en-ile-de-france
    https://contre-attaque.net/2026/03/15/paris-les-gendarmes-arrachent-et-volent-une-banderole-en-hommage-aux

  • L’ICE tue encore : un réfugié birman malvoyant abandonné par la milice de Trump retrouvé mort
    https://ricochets.cc/L-ICE-tue-encore-un-refugie-birman-malvoyant-abandonne-par-la-milice-de-Tr

    Une horreur en chasse une autre de l’autre côté de l’Atlantique. Une barbarie crue et macabre : les miliciens de l’ICE ont droit de vie ou de mort sur les populations non-blanches et les opposant·es, un règne de l’arbitraire dans un régime moribond en pleine mutation fasciste. Au mois de janvier 2026, cette police politique exécutait de sang froid Alex Pretti et Renee Nicole Good, deux Justes, qui entravaient la besogne de la police anti-immigration de Trump. Les images avaient fait le (...) #Les_Articles

    / #Procès,_justice,_répression_policière_ou_judiciaire, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/03/13/jeux-videos-ou-massacres-de-masse

  • A #Crest, la liste Karcher/Mariton n’a pas débaptisé une rue au nom d’un partisan de la torture en Algérie !
    https://ricochets.cc/A-Crest-la-liste-Karcher-Mariton-n-a-pas-debaptise-une-rue-au-nom-d-un-par

    Depuis que Mr Hervé Mariton a passé le bâton de maire de Crest à Stéphanie Karcher en juillet 2024, celle qui était déjà 1re adjointe n’a rien fait pour lever la tache noire imposée le 11 novembre 2016 par l’équipe maritonienne : une rue Hélie de St Marc, un officier putschiste complice des actes de tortures et d’exécutions sommaires commis par des militaires français en Algérie aux ordres de Massu ! Ce n’est pas un détail sans importance de l’histoire ni une simple « polémique ». On (...) #Les_Articles

    / #Démocratie_locale, Crest, #Mouvements_et_courants_autoritaires

    http://www.la-croix.com/Actualite/France/A-Beziers-la-rue-Denoix-de-Saint-Marc-reveille-la-polemique-sur-l-Algerie-
    https://www.aaleme.fr/index.php/breves/2013/6907-2013-12-05-07-04-37
    https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/memoire-la-maire-de-bollene-rend-hommage-a-un-putschiste
    https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_Meurant
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/05/ce-qu-est-vraiment-riposte-laique_5976952_823448.html
    http://cerclealgerianiste2607.fr/Chapitres/NOS-ACTIONS/MEMOIRE/Article%20080614.html
    https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lie_de_Saint_Marc

  • Mort d’un fasciste à Lyon : des pyromanes fanatiques exigent la dissolution des brigades de pompiers et de canadairs !
    https://ricochets.cc/Mort-d-un-fasciste-a-Lyon-des-pyromanes-fanatiques-exigent-la-dissolution-

    Rappelons quelques évidences, tant une grosse partie de la classe politique et médiatiques semble s’être « égarée » (guillemets car le plus souvent c’est parfaitement conscient et volontaire) dans la fange. Quand l’extrême droite et ses amis, au gouvernement et ailleurs, demandent la dissolution des « antifas » et la fin de LFI, c’est un peu comme si des assassins endurcis demandaient la disparition de la justice, ou si des pyromanes fanatiques exigeaient la dissolution des brigades de (...) #Les_Articles

    / #Mouvements_et_courants_autoritaires, #anti-racisme_et_anti-validisme, #Antifascisme

    https://rebellyon.info/Organisons-nous-contre-la-manifestation-34346
    https://contre-attaque.net/2026/02/20/%e2%81%a8a-lyon-102-agressions-fascistes-recensees-depuis-2010-dans-
    https://reporterre.net/Mort-d-un-militant-d-extreme-droite-a-Lyon-les-associations-de-gauche-cr
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/%e2%81%a8quentin-deranque-est-il-mort-pour-ses-idees
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/insolite-ceux-qui-veulent-classer-les-antifascistes-comme-terroriste
    https://contre-attaque.net/2026/02/19/quand-lextreme-droite-armee-pretend-denoncer-la-violence-politique

  • La fascisation en France intéresse moins les médias mainstream que des faits similaires aux USA
    https://ricochets.cc/La-fascisation-en-France-interesse-moins-les-medias-mainstream-que-des-fai

    Les milices ICE aux USA ont particulièrement attirées l’attention avec leurs meutres et brutalités, mais en France on observe des pratiques policières racistes dictées par le régime qui vont dans la même direction. Chroniques de la fascisation française Les médias des milliardaires font mine de s’inquiéter de la montée du fascisme aux USA, et leurs chroniqueurs pleurent des larmes de crocodile sur le racisme décomplexé qui s’y exprime. C’est bien, mais il faudrait aussi regarder ce (...) #Les_Articles

    / #Violences_policières, Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    https://contre-attaque.net/2026/02/11/a-nantes-silence-on-rafle

  • Une entreprise réactionnaire affiliée à l’extrême droite de Sterin fait de l’éducation à le sexualité dans des établissements scolaires de Rhône-Alpes
    https://ricochets.cc/Une-entreprise-reactionnaire-affiliee-a-l-extreme-droite-de-Sterin-fait-de

    Quand extrême-droite et ultra-conservatisme catholique agissent de concert, pour investir des établissements scolaires de leurs vues réactionnaires sur la sexualité et les relations, avec l’argente et le soutien de la région Rhône-Alpes de Wauquiez/Pannekoucke. En quelque sorte, cette entreprise, Lift, financée par le milliardaire trumpiste Stérin, « remplace » les CSS et planning familiaux désubventionnés par la droite... Comme l’Etat-capitalisme, l’extrême droite et les conservateurs (...) #Les_Articles

    / #Mouvements_et_courants_autoritaires

    https://www.mediapart.fr/journal/france/031025/un-organisme-d-education-la-sexualite-finance-par-sterin-place-ses-pions-l

  • [Brochure] Pour une critique communiste de la révolution bolivarienne
    https://ricochets.cc/Brochure-Pour-une-critique-communiste-de-la-revolution-bolivarienne-8967.h

    L’année 2026 commence en fanfare ! #Les_Articles

    / #Livres,_revues, Révoltes, insurrections, débordements..., Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires, #Guerres, #Luttes_sociales, #International

    #Révoltes,_insurrections,_débordements... #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...
    http://www.autistici.org/tridnivalka/wp-content/uploads/Pour-une-critique-communiste-PDF-FRENCH.pdf

  • Coup d’état militaire des USA au Venezuela, vers la suprématie néofasciste sur toute l’Amérique latine ?
    https://ricochets.cc/Coup-d-etat-militaire-des-USA-au-Venezuela-vers-la-suprematie-neofasciste-

    Derrière les paravents très élimés de « démocratie » et de « droit international » à géométrie variable, on sait bien que règnent partout en réalité la loi du plus fort et du plus riche, de l’armée et des milliardaires. La brutalité, la guerre militaire/économique pour les ressources sont la loi fondamentale de l’Etat-capitalisme quels que soient les clans au pouvoir. Le trumpisme et l’armée US surpuissante l’ont démontré crument une fois de plus par ce coup d’Etat militaire au Venezuela. (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires, #Guerres, Colonialisme - luttes (...)

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature... #Colonialisme_-_luttes_décoloniales
    https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/coup-detat-en-amerique-latine-les-methodes-de-limperialisme-am
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/01/04/venezuela-emmanuel-macron-prend-acte-de-la-fin-de-la-dictature-et-ulcere-la-
    https://contre-attaque.net/2026/01/03/les-usa-attaquent-le-venezuela

  • Greece a testing ground for smart surveillance technologies

    Europe is rapidly building an AI-ready smart-border regime — bankrolled by the EU, pushed by Germany and tested in Greece. Defense and security firms are among the biggest winners. Much of it is unfolding under the radar, with safeguards for people on the move lagging behind.

    Border guards patrolling Greece’s frontier with North Macedonia to prevent irregular crossings have long relied on an unusual early-warning system: the storks nesting on a bridge over the Axios River. When the birds suddenly scatter, officers know someone is likely moving in the bushes below – usually migrants trying to slip out of Greece and head toward Northern Europe. Soon, their role will be obsolete.

    Smart border technology, cameras and drones, will take their place – tireless, unblinking, and financed by Brussels. Greece plans to extend the high-tech surveillance model it built along the Evros land border with Turkey – designed to stop asylum seekers entering the European Union – to its northern frontier. The aim this time is to seal the exit routes used for secondary movement toward Western Europe.

    What is being planned here is part of a broader shift driven by Berlin, Brussels and Athens: Germany wants fewer arrivals, the EU is funding new technologies, and Greece has become the test bed for Europe’s AI-enabled border regime.

    This cross-border investigation by Solomon, Die Tageszeitung (Germany), SWI Swissinfo (Switzerland) and Inkstick Media (US) took us to eight countries – including on-the-ground reporting in seven – and involved interviews with more than two dozen officials, insiders and frontline officers. We also reviewed hundreds of pages of public and internal documents, freedom-of-information request responses, procurement records and technical documentation. Taken together, the findings show how Europe is rapidly building a smart border system, who profits from it, and what risks it creates. Among the key findings:

    - How Brussels’ efforts to seal the Balkan route, combined with Berlin’s demand to curb onward movement to Germany, are driving the expansion of Greece’s new border architecture;

    – Previously unpublished details about Greece’s plan to replicate the “Evros model” – the high-tech fence-and-sensor system along the Turkish land border – at its northern borders with North Macedonia and Albania;

    - How E-Surveillance, the EU-funded program backing Greece’s new automated border monitoring, reflects a wider European trend: powerful systems advancing with vague data rules and thin public oversight;

    - How defense giants, security firms, university labs and research institutions, backed by an influential Brussels lobby, profit from a new ecosystem of EU-funded border projects.

    Drones and AI at the border

    Last September, senior EU border officials attended an internal meeting to be briefed on innovation at the headquarters of Frontex, the EU border agency, in Warsaw. According to participants, a Frontex-tested drone surveillance network was presented. It featured vertical-take-off (V-BAT) drones hovering along the Bulgarian-Turkish border, transmitting real-time video to a command hub where the system alerted the police about migrant-crossing attempts and “criminal activities.”

    One of the contractors is Shield AI. The California-based company is run by a former Navy SEAL, Brandon Tseng. Tseng claimed that the 60-day pilot in Bulgaria – a country which, like Greece, is accused of systematically violating asylum seeker rights – significantly reduced irregular border crossings and crime, citing Bulgarian officials. Shield AI declined to answer questions about the system, its deployment, costs, or data use. Frontex confirmed in a written response that the pilot demonstrated a prevention effect “contributing to a visible reduction or temporary stop of criminal activities,” adding that the deployment had “comprehensive fundamental-rights safeguards” and that the preventive effect was “an indirect outcome.”

    Such pilots illustrate the agency’s strategy for deploying “next-generation European border surveillance capabilities” across the EU’s external frontiers – and how pilots can be hard to distinguish from operational deployments.

    Frontex has also created an internal AI Hub and an AI Roundtable to identify which of the agency’s AI systems could be classified as “high-risk” under the EU AI Act. According to the regulation, systems used in migration, asylum and border control management “affect persons who are often in particularly vulnerable positions” and should, “in no circumstances,” be used either to circumvent asylum seeker rights such as through surveillance-assisted pushbacks, in which people located with the help of drones and sensors are forced back across the border before they can apply for international protection.

    Frontex stated that it “does not operate or deploy high-risk AI systems.” Greece’s Hellenic Coast Guard also said it “does not operate artificial-intelligence systems” and that all procurements include data-protection clauses — even as it acknowledged using EU-provided “electronic platforms which have an AI mechanism.” The Coast Guard declined to specify which platforms it uses, citing the confidential nature of this information and the need to protect operations.

    The choice of words is not accidental, as authorities prefer to talk about “algorithms,” “automation” or “innovation,” says Dr. Niovi Vavoula, an Associate Professor and Chair in Cyber Policy at the University of Luxembourg. “They hide behind broader words to avoid scrutiny and to keep systems upgradeable without relabelling them as AI.”

    The European Commission has said that, contrary to deployed systems, research pilots remain outside the full legal framework — a distinction that Vavoula calls increasingly untenable. Pilots at live borders now closely resemble operations, yet are still shielded from full transparency, data protection impact assessments and public scrutiny. In her view, once such systems are tested on real people in uncontrolled, active operations (as in the Bulgaria pilot), “we are past the purely testing research phase” and any research exceptions “shouldn’t be applicable”.

    The Evros Model Goes North

    Such concerns are often dismissed at a time when migration has been reframed as a security threat across Europe. “Everything to do with borders is being more and more exempt from democratic oversight, accountability, transparency,” said Bram Vranken, a researcher at Corporate Europe Observatory, a Brussels-based watchdog tracking tech and defense lobbying.

    This new narrative is evident in the replication of the “Evros model” — the high-tech fence-and-sensor system Greece installed along its border with Turkey to spot and stop irregular migration, equipped with long-range cameras, thermal sensors, drones, and central command hubs.

    Under the EU’s €35.4 million“E-Surveillance” program, Greece is bringing the Evros system to its northern borders.

    Meeting minutes and technical and other documents reviewed for this investigation detail plans for Mobile Incident-Management Centers: 4×4 vehicles with thermal cameras, drones, and encrypted communications systems, operating alongside new fixed surveillance sites and feeding real-time alerts to regional and national command centers.

    Internal documents describe these units as “essential” for monitoring blind spots where “no other advanced electronic or automated surveillance systems” exist.

    Tender documents reviewed by our team include broad secrecy clauses and stiff penalties for disclosure – standard, officials say, for national security contracts. But the same documents are thin on key safeguards: for example, daytime footage has a 15-day deletion limit, but no such explicit rule exists for thermal images. Encryption and auditing requirements are exhaustive, while privacy and data protections for people caught in the system are not.

    Dr. Vavoula calls this a “second black box”: technical opacity layered with legal omissions.

    In Evros, the system has proven effective in deterring asylum seekers from reaching EU soil, according to Greek and EU officials, as shown in a previous Solomon investigation. Which is why Evros is now more of a blueprint than a test site: the same technology used to keep migrants out of Europe will be used to keep them inside Greece, limiting movement toward the Balkans and beyond.

    For years, Greece resisted EU pressure to bolster checks at its northern exits. After a scathing 2021 Schengen evaluation, the EU demanded upgrades. The new system is expected to be fully operational in 2027. Police sources briefed on the plans say the system will automate what once depended on human observation: a crossing detected on thermal camera, auto-tracked by drone, and relayed to a rapid-response unit.
    Ample funding and political pressure

    Greece’s northern frontier has long served as a quiet exit route for people trying to reach Western Europe via the Balkan corridor, and Greek policy was to tolerate the movement to a degree, seeing it as a way to ease pressure inside the country.

    Greece’s new rush to secure those exits is partly driven by German pressure, according to Greek migration and security officials involved in the deliberations. Berlin has taken one of Europe’s hardest lines on migration, tightening asylum rules and insisting on tougher border controls across the bloc.

    When Germany’s new chancellor, Friedrich Merz, met Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis in May 2025, the message was blunt: “Secondary migration from Greece to Germany must decrease. Returns must increase.” Germany received over 25,000 asylum applications in 2024 from people already recognized as refugees in Greece.

    Asked by this investigation whether the German Interior Ministry could confirm that it was putting pressure on Greece, the official line was: “The Federal Government supports measures that contribute to an effective protection of the EU’s external borders and the fight against inhumane smuggling.”

    A senior Greek official summed up the dynamics: “Brussels wants results. Berlin wants fewer arrivals. Athens delivers both – it is that simple.” The political pressure is palpable, driven by the fact that migration remains one of the top voter concerns across much of Europe.
    Smart border winners

    The EU money at stake is vast. For 2021-2027, Greece has over €1.5 billion in EU Home Affairs funding at its disposal. Greece’s border allocation (BMVI) is the largest in the EU. Its Home Affairs package is second only to Germany’s.

    Our investigation found that much of it is earmarked for surveillance and automation:

    – a unified maritime surveillance system using radars, cameras and patrol vessels;

    - new surveillance equipment;

    - encrypted police communications in border zones;

    - offshore patrol vessels with Vertical Take-Off and Landing (VTOL) drones;

    - €100 million to extend and equip the Evros fence.

    Greek officials say one of the goals is full coverage of the land border with Turkey through a mix of personnel and high-tech detection systems. Some 2,000 border guards are currently deployed there, assisted “by technology, equipment, the fence, which is an important means of deterrence,” said Michalis Chrisochoidis, Greece’s civil protection minister.

    Spending on high-tech deterrence dwarfs investment in search and rescue or services for asylum seekers. A Solomon investigation found that just €600,000 (or 0,07 percent) of total EU border management funding to Greece was earmarked for search and rescue. In October 2025 the Greek Migration Ministry decided to cut spending and benefits for asylum related services by a hefty 30 percent.

    Across the EU, member states plan to spend less than 0.04 percent of their border funds on assistance and protection for people on the move, funnelling nearly all resources into infrastructure and surveillance.
    A corporate windfall

    Defense and security companies are major beneficiaries of Europe’s border-security boom.

    Shield AI, the US company behind the Bulgaria pilot, sells its V-BAT drones not only to Greece but also to the Netherlands and the US Coast Guard and Navy.

    Israeli defense giants, long embedded in Europe’s border-security market, are also deeply involved. Israel’s Aerospace Industries (IAI) and Elbit Systems – the country’s biggest defense company – provide Heron and Hermes drones to Frontex and Greece, including for the monitoring of vessels departing Libya for Crete.

    In 2023, IAI acquired Greece’s Intracom Defense (IDE), embedding Israeli industry inside Greece’s defense ecosystem. Other Israeli companies — including Aeronautics and Rafael — supply UAVs, sensors and analytics to Greek and EU missions. Earlier investigations have documented the reach of Israeli-made surveillance tools in Europe’s border systems and in Greek refugee camps, with companies tied to Israel’s defense sector providing key software and hardware.

    Greek firms profit too. Construction giant GEK Terna helped extend the Evros fence; Space Hellas led a multi-million expansion of the Automated Border Surveillance System in Evros; And companies like ESA Security and Byte delivered the “smart” camp monitoring systems (Centaur and Hyperion).

    Behind the contracts is a powerful lobbying network in Brussels. A web of interlocking associations – including ASD (representing Europe’s aerospace, security and defense industries); EOS (the security-industry association); and ECSO (set up in 2016 as the European Commission’s cybersecurity public-private partner) – pushes for a tech-first agenda and more public money for security R&D. Industry figures often rotate across associations advising the Commission.
    The Great Tech Bazaar

    At a major defense expo in Athens last spring, the future of Europe’s border control was on full display: radar-fusion platforms, AI powered camera networks, “heat maps” predicting migration flows. Startups pitched tools that blur the line between civil and military tech – a trend encouraged by EU policy. Even the European Commission had a booth. Its Joint Research Centre is heavily involved in, among other things, migration-route forecasts.

    The line between civilian and military tech is increasingly blurred. Programs like the EU Defense Innovation Scheme bring start-ups, companies, research centers and universities into defense and policing supply chains, creating a pipeline where tools built for commercial use are quickly turned into surveillance products.

    One example is ROBORDER, an EU-funded project to build a “fully-functional autonomous border surveillance system.” Its consortium spanned major research institutions — including the center for Research and Technology Hellas, the University of Athens and a German R&D behemoth (the Fraunhofer Society) — as well as NATO and Greece’s Defense Ministry. The project’s results then fed into REACTION, the EU-funded AI border surveillance program coordinated by Greece’s Migration Ministry. Due by the end of 2025, it promises an “automated picture” of Greek land and sea borders for early warning and response.

    Beyond winning contracts, the real prize, according to experts, is data. Dr. Vavoula said migration has become “a primary testing ground” for harvesting mass amounts of personal data that can be used to train AI models predicting movements or “riskiness” — with huge potential for bias.
    EU “set on” AI

    The EU sets the technological direction, funds it, and expects member states to align. Greece has become one of the most enthusiastic adopters.

    The EU’s Integrated Border Management Strategy is backed by the €6.7 billion BMVI fund (2021–27), while Horizon Europe adds hundreds of millions for security and border-tech research.

    Greece is building its own AI-powered surveillance hub, THORAX – a nearly €49 million system fusing radar, drone, and sensor data from the army, police and coast guard, using machine learning to flag and deal with threats.

    In 2025, the Commission proposed tripling overall home-affairs funding to €81 billion for 2028–2034, including €15.4 billion for border management, €12 billion for migration and €11.9 billion for Frontex. One of the explicit goals is to “fully digitalise border control management” and modernise law-enforcement capacities.

    Lobbying has played a key role: Companies like Airbus, Thales, Leonardo and Indra lobbied for a unified security market and then won many of the resulting contracts.

    “The EU is set on the idea of imposing AI in border management,” said Theofanis Papadopoulos, head of Greece’s Managing Authority for Migration and Home Affairs Funds. “They make these calls, fully oriented toward AI and e-surveillance. They provide funding, launch calls with this very specific orientation and this gives reason for the Member States to move towards this direction.”

    Minutes from a meeting of the committee that oversees how Greece uses EU migration and home-affairs funds confirm it: a Hellenic Police official described an integrated surveillance system as “a requirement of the European Commission” for closing the northwest route and curbing secondary migration.

    Similar tools are already being tested outside the EU — including in Britain, where a Home Office pilot using facial-age estimation algorithms on asylum seekers, uncovered through freedom-of-information requests, has raised concerns about bias and reliability and the checkered track record of some of the companies involved.
    The Human Cost

    Hans Leijtens, the executive director of Frontex, has said cutting-edge technologies can “sav[e] lives that otherwise may have been lost.” The Commission has argued they will enhance efficiency while respecting fundamental rights.

    But on the ground, the record is troubling. In June 2023, an overcrowded fishing vessel carrying hundreds of migrants from Libya sank inside Greece’s search and rescue zone. The deadliest shipwreck in the Mediterranean in recent history unfolded in plain view of Europe’s surveillance systems — not for lack of sensors or aircraft, but amid what critics describe as a failure of political will. In a written response, the Hellenic Coast Guard insisted its primary mission is the protection of life at sea, noting that its crews have rescued more than 268,000 people in over 6,500 incidents.

    Rights groups warn that “technology contributes to the growing trend of human rights violations at borders,” and that drones and cameras frequently support pushbacks and abuse. “These tools are not trained to show compassion,” Dr. Vavoula cautions. At the border, she added, the rationale is deterrence, not protection.

    Safeguards remain minimal. Tender files for Greece’s E-surveillance program this investigation reviewed are detailed on technical requirements but vague on oversight, data retention, or remedies.

    Insiders described the paperwork involved in data protection impact assessments as box-ticking exercises.

    In 2024, Greece’s Data Protection Authority issued a record fine on the country’s Migration Ministry for deploying two EU-funded camp surveillance systems without proper safeguards – violations first exposed by Solomon journalists.

    Other EU projects show similar weaknesses. Nestor, a “next generation” pre-frontier surveillance system detecting movements well before people reach the EU’s borders, relied heavily on self-assessment, with an ethics board made up mostly of consortium members, according to documents reviewed for this investigation. The European Commission said that the project was evaluated by independent experts through the European Research Executive Agency.

    Stergios Aidinlis, associate professor of AI law at the University of Durham, argues that ethics and legal oversight in such programs can be “too formalistic” and warns about the potential conflicts of interest when governments or companies are the ones doing the oversight, as in the case of NESTOR, where the Athens-based, state-affiliated Center for Security Studies heads the ethics advisory board. The center declined to comment.

    From Warsaw’s conference rooms to the Evros riverbanks the same trend appears: systems are expanding faster than the safeguards meant to govern them. Across Europe, billions in public money are flowing into an increasingly automated border infrastructure. Oversight and projections, officials and experts acknowledge, have not kept pace.

    https://wearesolomon.com/mag/format/investigation/greece-a-testing-ground-for-smart-surveillance-technologies
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  • What Is Political Violence ?

    Pundits and politicians conceal the truth: it’s all around us, perpetrated by our political system itself.

    After Charlie Kirk was killed, commentators immediately condemned the act as “political violence.” Editorial boards and late-night shows wrung their hands about America’s overheated climate, warning that unless we “bring down the temperature,” democracy itself might begin to unravel—as if it has not already. The Trump administration and its allies condemned Kirk’s killing as an exceptional form of violence requiring an authoritarian crackdown on an amorphous “radical left” that they claim is responsible while conspicuously ignoring another near-simultaneous school shooting in Colorado. This joined over one hundred school shootings already perpetrated in the United States in 2025 alone, coming just months after Democratic lawmakers in Minnesota were targeted and shot by a far-right gunman—an event with which self-proclaimed “law and order president” Trump recently claimed to be unfamiliar.

    The selective and enforced outrage over Kirk’s murder reflects a fundamental truth: violence is never judged only on the basis of lives lost or individuals harmed. It is judged—and narrated—according to whether it sustains or threatens a particular social order. What counts as “violence,” and what counts as “order,” are always political determinations made by those in power. The fact that so many Democratic politicians and influential liberal commentators have rushed to parrot the Trump administration, without the slightest hesitation about the uses to which Kirk’s posthumous and state-sponsored sanctification is being put, underscores how little they grasp—or how insistently they deny—this most basic political truth. By uncritically accepting the Trump regime’s definition of “violence,” many Democrats are actively legitimizing and deepening the very authoritarian order they claim to oppose.

    Georges Sorel, writing in 1908, gave a very different account of violence in his classic, Reflections on Violence. Violence is not simply an act, he argued, but a myth: a story through which societies interpret force, project meaning onto it, and either mobilize or demobilize political communities around it. A strike is not just a withdrawal of labor; it is a myth of collective uprising. A riot is not just chaos in the streets; it is a myth of insubordination that terrifies elites and inspires the oppressed. Violence matters less for its immediate effects than for the imaginative horizons it opens or closes. “Myths are not a descriptions of things,” Sorel writes, “but expressions of a will to act.”

    For Sorel, the work of such myths was above all to enable the working class’s development of a story for its own emancipation. “Men who are participating in great social movements always picture their coming action in the form of images of battle in which their cause is certain to triumph,” he reflects, and that picture that in turn motivates action arises out of the myths that support it. But, as is particularly salient in our age of billionaire-controlled media that saturates nearly every aspect of our lives, political elites, too, make intensive use of myths around events like Kirk’s killing in order to shore up their authority and power. At stake is not only the working class’s capacity to articulate its own interests but also the ability of any subordinated group—immigrants, women, racial and sexual minorities, colonized people—to generate counter-myths that contest their subjection. Myths of violence compete against one another either to build or to fracture solidarities, to enable or short-circuit shared struggle against oppression and exploitation across social differences.

    Walter Benjamin sharpened this insight in his 1921 essay “Critique of Violence.” For Benjamin, a Jewish intellectual who would later take his own life as he anticipated deportation to a Nazi concentration camp, law itself is founded in violence—a primal conquest that inaugurates legal order. Once founded, law preserves itself through violence: police power, punishment, coercion. “Lawmaking is powermaking, assumption of power, and to that extent an immediate manifestation of violence,” Benjamin writes, while “law-preserving violence” maintains a given power structure. What liberal societies call “peace” or “law and order,” then, is not the absence of violence but its routinization. Whether or not one shares Benjamin’s implicit vision—that in an ethical social order, law itself might wither away—he makes a crucial observation. Violence does not disappear when order is established; it becomes diffuse or even invisible through its law-preserving functions, no matter how unjust, arbitrary, and cruel the law may be.

    If Sorel shows how violence becomes myth, and Benjamin shows how law conceals and perpetrates violence, Sigmund Freud helps explain why people cling so tightly to the most fundamental myth of every ruling order: that the operation of the law is always just. Psychoanalytically, the distinction between “order” and “violence” can function as a collective defense. It reassures us that our world—and the symbolic authority through which it coheres—is stable, that our aggression is justified, and that the cruelties carried out in the name of the law, in our name, are not really cruelties at all. In Freud’s terms, civilization builds and sustains itself through the repression and redirection of aggression. “Civilization . . . obtains mastery over the individual’s dangerous desire for aggression,” he writes, “by weakening it, disarming it, and setting up an agency within him to watch over it, like a garrison in a conquered city.” To identify as civilized requires that this aggressiveness be dissimulated or concealed.

    The most pervasive means for doing so is projection onto an excluded other. “It is always possible to bind together a considerable number of people in love,” Freud wrote just three years before Adolf Hitler became chancellor of Germany, “so long as there are other people left over to receive the manifestations of their aggressiveness.” The demonized other is marked for retribution through which one’s own mythical identity is stabilized and maintained. This is the elementary structure behind racisms, nationalisms, and xenophobias of all stripes, including the white Christian nationalism that Kirk represented and propagated so successfully. Aggression, in this form, is not repressed so much as dissimulated, conceived as the righteous reaction of civilization to an existential threat.

    But a similar process can be seen even among those who recoil from such cruel and explicit othering. Many people come to be deeply invested in condemning the disruptive act that threatens to upend order—whether it be Kirk’s killing or a protest in the streets—even as they eagerly accept the far greater violence that structures their daily lives. In this case, what is repressed is the violence of order itself; what is disavowed is our own entanglement with it and ethical responsibility to confront it. What cannot be acknowledged, because it is too incriminating or compromising to one’s identification with order, is projected outward onto the system itself. In this scheme, “political violence” can only be what threatens this system, not what the system itself does.

    Prominent reactions to Kirk’s killing appear to be operating in precisely this way, dwarfing the national reaction to the assassination of sitting Democratic lawmaker Melissa Hortman in June. From the White House to every single medium of mainstream media, it is Kirk’s death that has been narrated as singular proof that political rhetoric has gone “too far,” that democracy is collapsing under extremism, and that only “civility” can save us. The bipartisan vigils that followed—replete with solemn calls for unity, a unanimous Senate vote to make Kirk’s birthday a “National Day of Remembrance for Charlie Kirk,” and a bipartisan House vote to honor Kirk’s “life and legacy” as “a courageous American patriot”—were less acts of mourning than rituals of political stabilization, gestures designed to shore up the legitimacy of the current order. Melissa Hortman didn’t get an executive order from the president “honoring” her “memory,” a congressionally approved day of remembrance, or a New York Times column from Ezra Klein proclaiming that she was “doing politics the right way.” This across-the-aisle mythmaking turns Kirk into a martyr and the far right into a respectable vehicle of reasonable disagreement while erasing the virulence of their rhetoric and the far greater violence that Kirk himself championed.

    The flip side of this exceptionalizing is to further erase and excuse the slow and less spectacular violence of American political life itself. When ICE agents raid homes, when Medicaid is stripped from millions, and when unhoused populations are criminalized by Trump or Democrats like Gavin Newsom, both politicians and media speak of “policy,” not “violence.” The deportation bus, the eviction notice, the denied hospital bed, the forced pregnancy enforced by an abortion ban: all vanish into the myth of law and order. It is only when someone disrupts that order—whether through protest, resistance, or, in an extreme example, an attack on a public figure—that the act appears as “violence,” a breach of the civic peace and deserving of unequivocal condemnation and universal opposition. Sorel shows how such disruption becomes mythologized. Benjamin explains why the state insists on this distinction: its legitimacy depends on hiding the violence it does in its supposedly normal operation.

    As is evident throughout U.S. history, the state has always depended on myths of violence to secure order and delegitimize dissent. After Reconstruction, white elites across the South fashioned the figure of the violent Black man to justify the terrorism of the Ku Klux Klan, the stripping of Black voting rights, the imposition of Jim Crow, and the eventual development of our still-growing, intensely racist U.S. policing system. The issue at play has never been about actual violence committed by Black communities; it was and remains about rendering Black freedom itself a threat to “order.”

    The same logic animated the Red Scares of the twentieth century. Strikes, union drives, and antiracist organizing were routinely narrated as outbreaks of dangerous disorder requiring repression. COINTELPRO made this aim explicit, labeling groups from the Black Panthers to ministers like Martin Luther King Jr. as violent extremists whose mere organizing justified state surveillance, infiltration, and assassination. More recently, the bipartisan War on Terror inaugurated by George W. Bush, aggressively extended by Barack Obama, and now redoubled and repurposed under Trump, continues this tradition. The attacks of September 11 were turned into a narrative of perpetual looming threat that provided cover for torture, indefinite detention, mass surveillance, drone warfare with repeated mass murders of foreign civilians, and two decades of occupation abroad—all acts of overwhelming state violence that have never properly been counted as “violence” in official U.S. discourse.

    Instead, violence is projected onto fantasies of Muslims and Palestinians, Latino immigrants, antifascist protesters, drag queens, trans people, or anyone said to belong to the infinitely fungible category of the “terrorist”—the term of choice in J. D. Vance’s and Stephen Miller’s vows to exact vengeance in Kirk’s name. In each case, what is condemned as “violence” is not what kills or inflicts harm. It is what threatens oligarchic control or challenges national mythologies upon which established order depends. The Kirk episode belongs to this lineage, where righteous outrage secures authoritarian stability by allowing for the transfiguration of all resistance into violence and violence into order.

    King saw the same dynamic in his own time. In “Letter from Birmingham Jail,” he famously chastised white moderates who are “more devoted to order than to justice.” They prefer “a negative peace, which is the absence of tension, to a positive peace, which is the presence of justice,” he wrote. For King, as for Sorel and Benjamin, the problem was never simply violence’s existence. It was that social myths and legal categories transfigured the daily brutality of racial segregation and public abandonment of the poor into “order” while casting the struggle against them as disruptive violence. Unlike Sorel or Benjamin, King rooted his vision in nonviolence as a moral and strategic imperative. Simply suppressing conflict without addressing injustice, King argued, entrenches violence and makes future unrest inevitable.

    We can see this double standard as well in the case of the killing of UnitedHealthcare’s CEO last December. The act was instantly condemned as horrific, unacceptable violence, implicitly in contrast to the supposedly acceptable violence of the U.S. health care system. The official myth that crystallized around the event exhibited the same logic of all defenses of the liberal order in conditions of injustice: the executive became a symbol of violated order, while the industry he represented, which systematically denies lifesaving care to thousands of people every year to maximize profits, only briefly flickered into public view before vanishing again into our taken-for-granted national condition. The point is not that the killing was morally permissible. It is that one kind of violence gets portrayed as unequivocally wrong while another, far more frequent and banal kind gets condoned as simply a policy disagreement—not a form of “political violence” at all.

    The stakes of these myths are not abstract. In response to Kirk’s death, Trump announced that he would designate “antifa”—an amorphous label for loosely affiliated antifascist protesters—as a “major terrorist organization.” There is, of course, no centralized antifa to designate: no leaders, no offices, no membership lists, no budgets. The closest the administration ever comes to naming a specific target is when it refers to George Soros—an antisemitic trope evidently designed to distract from the far right’s vast network of funders, including Charles and David Koch, Richard Uihlein, and the late Bernard Marcus (the latter two among the donors to Turning Point USA, the organization that Kirk founded). The vagueness is precisely the point. By naming “antifa” as a terrorist threat, Trump invents a useful specter and authorizes the state to decide at will who counts as an enemy. Any protester, labor organizer, or anti-genocide activist can suddenly be branded a terrorist and criminalized accordingly.

    This is how the myth of political violence works: the far right elevates isolated, disruptive acts—whether Kirk’s killing or a protest that turns confrontational—into proof of radical chaos threatening the nation while simultaneously obscuring the far greater structural violence carried out daily through policy, policing, deportation, or war. To declare “antifa” a terrorist organization is not to name an entity that exists but to invent a mythological enemy whose supposed violence justifies the state’s own.

    This tactic has been especially salient during Trump’s second term. His administration has overseen massive Medicaid disenrollments, expanded ICE to unprecedented levels and authorized its agents to enact violence with near-total impunity, destroyed USAID, deployed troops against U.S. residents, ordered—in violation of international law—repeated bombings of Venezuelan boats in summary executions of supposed “narcoterrorists” without provision of evidence to even pretend to justify such acts, and—like Joe Biden before him—given a green light to Israeli genocide in Gaza and ethnic cleansing in the West Bank, where the label “terrorist” is deployed to license the systematic murder of children and the destruction of an entire people. These are acts of immense violence, with death counts almost certain to be in the hundreds of thousands, and likely millions globally.

    While competing mythologizations of violence are nothing new, those operating today are increasingly monopolized by politicians and journalists who—in their devotion to political balance, regardless of the fascist norms they accept along the way—are complicit with it. When Kirk was killed, only that act was held up as proof that “political violence” threatens democracy and that “violence has no place in this country.” For the right, Kirk becomes proof that conservatives are under siege and that the repression they are leading, styled as self-defense, must intensify. For many liberals, hostility toward the prevailing order becomes suspect, while civility and restraint are deemed the only respectable path to saving democracy. Both myths point in the same direction—back toward order, the acceptance and normalization of systemic violence as the price of stability.

    The stories we tell about violence matter immensely. When targeted, interpersonal attacks are the only acts identified as political violence, state and market violence vanish from view. The powerful kill with impunity while vulnerable populations are persecuted simply for speaking out against injustice. Political violence includes the lone gunman, yes. But it also includes the congressperson and bureaucrat who sign off on Medicaid cuts that will kill thousands. It includes the ICE officer who rips a child from her mother. It includes the president who deploys troops against civilians or signs off on yet another shipment of arms to enable genocide abroad. And it includes the corporate executive who designs insurance policies that deny lifesaving care working hand-in-hand with the politicians who allow such practices.

    In this regard, it is unsurprising that historians, social scientists, and independent journalists—and now even comedians—are high on the list of the Trump administration’s declared enemies: they all work to undermine the ruling class’s myths by exposing their hypocrisy and incoherence. When a virulent figure like Kirk is canonized as a truth-telling patriot and emblem of democratic virtue while his critics are denounced as violent extremists, we are gaslit on a massive scale; the field of political meaning-making narrows until only submission to an authoritarian order appears reasonable. Counter-myths work to widen that field, calling our attention not to the martyrs of white supremacist empire but to its victims, not to those who uphold an oppressive order but to those who are its targets. Every refusal of the dominant myth, however spectacular or mundane, tells a different story: neither law nor order are necessarily right; violence is not always what the state says it is; and justice is not reducible to the preservation of a false peace.

    If we want a democracy worth defending, we must insist upon identifying and opposing political violence everywhere it appears. To condemn it only selectively and conveniently is to align oneself with the far greater violence of our time. True peace will not come from denying where the high temperature of our political order is coming from. Nor will it come from specious appeals to civility or rational debate, as if support for fascism is built on reason and respect rather than resentment and rage. It instead requires identifying, confronting, and dismantling the ubiquitous political violence that our present order is designed to conceal. In other words, it will come from naming violence honestly and building the power—and the myths—that make justice imaginable and achievable.

    https://www.bostonreview.net/articles/what-is-political-violence
    #violence #violence_politique #Charlie_Kirk #ordre_social #ordre #Georges_Sorel #mythe #classe_ouvrière #mouvements_sociaux #Walter_Benjamin #loi #ordre_légal #pouvoir #paix #Sigmund_Freud #désordre #résistance #double_standard #injustice #ordre_libéral #antifa #extrême_droite #violence_structurelle
    #à_lire

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  • #Frontex, agent intouchable du #renseignement_migratoire

    L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, est devenue, en vingt ans [1], le bras armé des politiques sécuritaires de l’Union européenne (UE) et de ses États membres. Initialement créée pour coordonner le contrôle des #frontières, organiser les #expulsions et produire des « #analyses_de_risques » des mouvements de populations, Frontex a élargi son champ d’intervention bien au-delà des questions migratoires.

    Nonobstant des enquêtes institutionnelles et journalistiques ayant démontré que ses officiers s’étaient rendus coupables de graves #violations_de_droits, tout semble organisé pour que la responsabilité de l’agence Frontex ne soit ni engagée ni reconnue. En sus de ses traditionnelles activités de #surveillance et de #contrôle des frontières prévues dans le règlement (UE) 2019/1896, l’agence tentaculaire dotée de moyens exponentiels est devenue tout à la fois agent du renseignement, négociateur, influenceur et membre d’un réseau de dissuasion violente, que rien ni personne ne semble pouvoir arrêter.

    Produire de l’information, qu’importe sa véracité

    Comme pour tout bon agent du renseignement, recueillir et exploiter des informations relevant de la vie privée est un axe essentiel du travail de Frontex. Elle collecte ces #données par le biais des États membres, d’agences européennes et d’organisations partenaires, mais aussi dans le cadre de ses propres opérations (maritimes, aériennes, terrestres). Elle est présente aux #frontières_maritimes (Méditerranée centrale et Manche), ainsi qu’aux #frontières_terrestres et aériennes de plusieurs pays (#Albanie, #Géorgie, #Monténégro, #Serbie, #Macédoine_du_Nord, #Moldavie, #Ukraine). Elle a progressivement élargi ses activités vers la zone #pré-frontière de l’UE et ouvert des bureaux #satellites temporaires dans des pays tiers du voisinage méridional et en #Afrique_de_l’Ouest [2].

    Quantité d’informations sont susceptibles d’être enregistrées : certaines sont générales, telles les routes migratoires empruntées, les dates de franchissement de frontière, les listes de passagers ou le pays de provenance ; d’autres, plus spécifiques, sont relatives aux #données_biographiques, aux incidents au cours d’opérations, jusqu’au lieu où se cachent les personnes au moment du contrôle. Les données recueillies nourrissent divers fichiers, parmi lesquels celui d’#Eurosur, instrument de surveillance et d’échange d’informations entre Frontex et les États membres, ou le #Joint_Operation_Reporting_Application (#Jora). Elles donnent aussi – et surtout – lieu à la production de #rapports_analytiques, avec une photographie de la situation aux frontières, supposés permettre de déterminer le niveau de « #risques » de déplacements vers le continent européen.

    Le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) estime que, malgré les moyens déployés, les « analyses de risques » produites par l’agence sont fondées sur des informations peu fiables, obtenues lors d’entretiens menés sans le consentement des migrant·es ni protection de leur identité [3]. Il a également émis des réserves quant à la sécurisation des données et l’ampleur de la collecte.

    L’#opacité des activités de Frontex inquiète aussi le Médiateur européen, qui a traité plusieurs plaintes concernant l’impossibilité d’accéder à des documents et informations. Il faut préciser que l’agence est très réticente à fournir les informations demandées, y compris à ses propres contrôleurs, chargés depuis 2019 d’évaluer en permanence le respect des droits fondamentaux dans ses activités opérationnelles [4].

    Frontex reconnaît elle-même que ses chiffres comportent des #erreurs : alors qu’elle communique chaque année sur le nombre de franchissements de frontières non autorisés, elle admet qu’« il n’existe aucun dispositif permettant d’établir le nombre exact de personnes ayant franchi les frontières [5] ». Mais pour elle, il s’agit presque d’une question secondaire : selon sa directrice adjointe, Aija Kaljana, « il est essentiel de devenir une organisation axée sur le #renseignement, car les ressources humaines et techniques sont limitées [6] ». L’ambition de Frontex est donc de passer d’une agence du contrôle migratoire à un #service_de_renseignement.

    Travailler en synergie, y compris hors du champ migratoire

    L’agence, au cœur d’un vaste réseau d’échanges de données, coopère avec de nombreux services, civils ou militaires, ayant des objets aussi variés que la pêche, la lutte contre le #narcotrafic ou la #sécurité_aérienne [7]. Frontex a créé, en 2018, la #Maritime_Intelligence_Community–Risk_Analysis_Network (#MIC-RAN), soit une communauté du #renseignement_maritime et un réseau d’analyse des risques, pour collecter des données et diffuser des rapports sur les #menaces_maritimes (i.e. l’appropriation illégale des zones maritimes, les conséquences du réchauffement climatique, les « usages illégaux » de la mer). Autre illustration de la diversité de ses collaborations : l’agence négocie des accords avec des sociétés d’affrètement comme #EASP_Air, #DEA_Aviation ou #Airbus [8] qui fournissent des #aéronefs, le personnel pour les exploiter et l’infrastructure technique pour la transmission des données enregistrées, en temps réel, au siège à Varsovie [9]. Elle capte également des données depuis l’espace, car elle a conclu un contrat avec #Unseenlabs, une entreprise française spécialisée dans la surveillance maritime par radiofréquence depuis l’espace, ou se sert des satellites du programme #Copernicus d’observation de la Terre qui sont utilisés pour la sécurité, la protection civile, la gestion de l’environnement et la recherche sur le changement climatique [10].

    Engagée dans des projets de recherche et développement, l’agence finance ceux qui se focalisent sur le matériel de surveillance [11]. Elle a étroitement suivi les avancées du programme #ITFlows, un outil de prédiction des flux migratoires à partir de techniques d’analyse automatisée de données, en y contribuant activement via la fourniture d’informations récoltées dans le cadre de ses missions [12]. Dans le même registre, elle a organisé avec des garde-côtes italiens, début 2025, un atelier international intitulé Évolution des garde-côtes : l’#intelligence_artificielle et les systèmes sans pilote améliorent les opérations de recherche et de sauvetage. Vaste programme à l’heure où le recours à l’intelligence artificielle (#IA) pose de sérieuses questions éthiques [13].

    Au-delà des frontières de l’Europe, Frontex multiplie des #campagnes qui sont de véritables opérations de séduction, afin de s’assurer du concours des États tiers pour empêcher les départs depuis les pays d’origine. Ainsi est-elle à l’initiative du projet #Africa–Frontex_Intelligence_Community (#Afic) dans huit pays africains (#Côte_d’Ivoire, #Gambie, #Ghana, #Mauritanie, #Niger, #Nigeria, #Sénégal et #Togo), officiellement lancé pour « collecter et analyser des données sur la #criminalité_transfrontalière et soutenir les autorités impliquées dans la #gestion_des_frontières ». Frontex a également organisé des séances opérationnelles de #sensibilisation à la lutte contre la #fraude_documentaire et la fraude à l’identité en #Albanie, #Bosnie-Herzégovine, #Égypte, #Géorgie, #Moldavie, #Macédoine_du_Nord, #Serbie et en #Tunisie.

    Comme pour conforter sa place centrale dans le réseau d’information qui surveille tout et constamment, c’est avec les services de répression, tels l’#Office_européen_de_police (#Europol) et l’#Organisation_internationale_de_police_criminelle (#Interpol), que l’agence a intensifié ses relations. Depuis 2008, Frontex signe des accords de coopération et des plans d’action conjoints avec Europol pour partager avec cette agence les informations qu’elle recueille, singulièrement via Eurosur, à des fins de lutte contre la criminalité ou le terrorisme. Sur le terrain, cette entente s’est notamment matérialisée durant des opérations relevant de la politique de sécurité et de défense commune (opérations #Sophia et #Jot_Mare en 2015). Plus surprenant : en 2024, Frontex a codirigé une opération internationale visant à lutter contre la #contrebande_de_drogue par voie maritime en fournissant un soutien technique et opérationnel [14] ; elle est aussi intervenue pour des opérations de soutien pendant les #Jeux_olympiques en France [15], pendant la compétition de l’Euro en Allemagne, ou encore durant la guerre en Ukraine... Elle outrepasse ainsi sa mission initiale et s’érige comme un organe de « super-contrôle ».

    De son côté, Interpol travaille avec l’UE et Frontex dans le domaine de la sécurisation des frontières, sous forme de collaborations techniques, de #formations et de projets de recherche communs. Frontex a élaboré un manuel de référence contenant des alertes de falsification et des cartes de contrôle rapide servant d’aides visuelles à la décision lors de la vérification de documents. Ce dispositif est désormais au cœur du système de bibliothèque électronique de documents #Frontex-Interpol (#Fields). Les #bases_de_données d’une agence de surveillance des frontières et celles d’une organisation de lutte contre la criminalité sont dès lors interconnectées.

    Une agence opaque et délétère qui influence les législations

    Plusieurs enquêtes documentées décrivent les actes illicites commis par l’agence sur ses terrains d’intervention. Il n’est plus à démontrer qu’elle s’est rendue complice ou coupable, à de nombreuses reprises, de #refoulements (#push-backs) en Grèce, pourtant interdits par le droit international. Des refoulements qui sont recensés dans sa base de données #Jora comme de simples opérations de « #prévention_de_départs [16] ». Des pratiques similaires ont été dénoncées à la frontière bulgare, où des violences ont été commises par des garde-frontières participant aux opérations de Frontex [17]. À #Chypre, de nombreux ressortissant·es syrien·nes ont été illégalement enfermé·es et d’autres ont été expulsé·es vers la Syrie, sous les yeux d’officiers de Frontex [18]. Des pratiques épinglées par l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), qui a émis des doutes sur « la capacité de l’agence FRONTEX à […] veiller au respect et à la protection des droits fondamentaux dans toutes ses activités aux frontières extérieures ».

    L’agence va jusqu’à fabriquer de fausses informations lorsqu’elle prétend sauver des vies en mer, alors qu’elle transmet la position des embarcations en détresse aux #garde-côtes_libyens, dont les comportements violents envers les personnes migrantes sont notoires [19]. Il lui arrive aussi d’interrompre la prise de vue aérienne au-dessus de la mer Méditerranée pour ne pas avoir à référer d’abandon de personnes en mer [20]. En 2023, un navire où s’entassaient près de 200 migrants au large des côtes italiennes (Crotone) ne présentait, selon le rapport d’incident de Frontex, « pas d’intérêt particulier ». La même année, Frontex a omis d’envoyer un signal de détresse lors du naufrage de l’Adriana (Pylos), provoqué par une manœuvre des garde-côtes grecs [21]. Faut-il le rappeler, alerter les secours relève pourtant d’une obligation internationale de droit maritime. La multiplication des cas de refoulements ou le silence gardé à la vue d’embarcations en détresse contribuent à abaisser les standards de protection. L’agence fait en outre croire qu’elle s’intéresse au sort des personnes expulsées, voire améliore leur situation, lorsqu’elle met en avant les effets bénéfiques qu’aurait eu le retour dans le pays d’origine [22]. La violation des #droits_fondamentaux se banalise et, dans un contexte d’impunité généralisée, est traitée en matière migratoire comme un dommage collatéral.

    Malgré ces multiples mises en cause, Frontex exerce une influence croissante sur les instances politiques et les législations européennes. Ses « analyses de risques » sont l’unique source d’information de la Commission européenne, et l’image construite d’une perpétuelle « #crise aux frontières » qu’elles donnent à voir sert à justifier l’augmentation des contrôles et des mesures sécuritaires. Depuis des années, l’agence véhicule une image négative de la migration en la présentant comme une menace dont il faudrait se protéger.

    Cette image trouve sa traduction dans les réformes législatives. L’insistance de Frontex à alerter, dans ses rapports d’activité, sur « les #mouvements_secondaires […] à grande échelle » ou sur la persistance de la #pression_migratoire a sans nul doute contribué à l’adoption, en 2024, du #pacte_européen_sur_la_migration_et_l’asile. Un pacte dans la mise en œuvre duquel Frontex détient un rôle clé, avec, notamment, les nouvelles attributions qui lui sont confiées aussi bien lors des procédures frontalières (« #filtrage ») que dans l’organisation des #expulsions. Onze États sont en train de s’équiper d’un système informatique numérisé de gestion des retours sur le modèle du #Return_Case_Management_System (#Recamas) mis au point par Frontex.

    La réforme du règlement #Eurodac ouvre une nouvelle brèche en permettant à l’agence de consulter le #répertoire_central_des_rapports_et_statistiques (#CRRS) et d’avoir accès aux #statistiques de l’agence de l’Union européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice (#EU-Lisa).

    Enfin, la #réforme en cours des directives « Facilitation » et « Retour » risque de renforcer les pouvoirs de l’agence, en augmentant – encore – son #budget et en l’autorisant à transférer à des pays tiers des données relatives à des ressortissants aux fins de #réadmission.

    Une agence peu fiable, mais intouchable

    Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 74 352 personnes ont trouvé la mort depuis 2014 en tentant de franchir les frontières [23]. En dehors du champ de la migration, l’acteur, personne physique ou morale, qui serait impliqué dans une telle hécatombe serait poursuivi et jugé, voire condamné. Malgré les preuves tangibles de la #responsabilité de Frontex, comme de l’UE et de ses États membres, dans ces drames, aucun d’entre eux n’a jamais été inquiété. Bien au contraire, la Commission européenne confirme son agenda politique basé sur la mise à l’écart des personnes exilées en donnant à l’agence un rôle de premier plan dans les politiques migratoires européennes et en proposant de tripler ses effectifs. Les États s’appuient toujours plus sur Frontex : en 2024, la #Belgique a adopté une loi pour permettre le déploiement d’officiers de l’agence sur son territoire afin de soutenir la police fédérale dans l’exécution des expulsions. Le #Royaume-Uni a signé un accord de coopération avec Frontex sur divers aspects de la gestion des frontières, comme la surveillance et l’évaluation des risques, l’échange d’informations, le renforcement des capacités et le partage d’expertise. Dans ces conditions, pourquoi l’agence intouchable s’arrêterait-elle là, même coupable du pire ? La meilleure défense étant l’attaque, la criminalisation des solidarités et la décrédibilisation de celles et ceux qui dénoncent ses actions – à l’image de la campagne Abolish Frontex accusée de « discours haineux » – sont érigées en stratégie de dissuasion. De même, celles et ceux qui pallient l’action défaillante des États, comme les ONG de sauvetage en mer, sont assimilées à des réseaux de passeurs. Une #rhétorique qui ressemble à s’y méprendre à celle des partis populistes.

    https://migreurop.org/article3472.html
    #migrations #réfugiés #directive_retour #directive_facilitation

    ping @karine4 @reka

  • Et si l’immigration était un #projet_de_société positif et accueillant ?

    Le #Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras.

    Dans un contexte mondial où l’on assiste à la montée des mouvements antidroits et des pratiques autoritaires, dont le principal « #ennemi » est les personnes migrantes, la joute oratoire sur l’immigration à laquelle nous assistons à #Québec a de quoi nous inquiéter.

    Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) nous dit en substance que l’immigration est une #menace, et qu’il y en a trop. Une partie de l’opposition surenchérit. Ce faisant, on induit la population en erreur avec toutes sortes de #chiffres douteux, faisant monter un sentiment anti-immigrant empreint de #préjugés, discriminatoire. Cela nourrit un #climat_social polarisé et délétère.

    Plusieurs commentateurs ont critiqué l’escalade du #discours_anti-immigrants entre la CAQ et le Parti québécois (PQ). Il est important de comprendre qu’il s’agit là d’un #discours qui s’inscrit dans une logique portée par les #mouvements_antidroits, dont font aussi partie les mouvances identitaires. Alors à qui profite ce discours, et à quels desseins ? Cela ressemble à une #politisation opportuniste et électoraliste de l’immigration.

    Ces jours-ci se tiennent des consultations sur la planification de l’immigration au Québec. Le gouvernement a déjà annoncé son intention de réduire considérablement le nombre d’immigrants temporaires et permanents. De nombreux intervenants seront entendus jusqu’au 30 octobre. Plusieurs représentent des secteurs économiques qui emploient des travailleuses et des travailleurs étrangers. Il y a donc fort à parier que ces intervenants plaideront l’importance de maintenir un bon niveau d’immigration, notamment temporaire, pour assurer des besoins immédiats en main-d’œuvre.

    Amnistie ne se prononce pas sur le nombre de personnes immigrantes qu’un État souhaite accueillir. Toutefois, nous rappelons que pour tout programme d’immigration, les États, dans ce cas-ci le Québec, ont l’obligation de le déployer en tout respect et en toute protection des droits de ces personnes, et en respect du #droit_international.

    Ce qui inquiète Amnistie, c’est donc la #rhétorique_négative à l’égard de l’#immigration mise de l’avant pour justifier sa réduction, la façon dont c’est fait et les effets sur les personnes concernées. Nous sommes également inquiets de la tendance privilégiant une #immigration_temporaire au détriment de l’#immigration_permanente qui s’est accentuée ces dernières années.

    La CAQ promet depuis son élection en 2018 une réduction importante du nombre de personnes immigrantes au Québec. Cependant, pour répondre aux demandes des employeurs, le gouvernement n’aura eu de cesse de faire appel à un nombre accru de migrants temporaires, grossissant ainsi le bassin d’une population vulnérable.

    Les élus — de la CAQ et du PQ, principalement — déplorent souvent la forte augmentation du nombre de résidents non permanents, laissant entendre qu’il s’agirait d’un phénomène subi par le Québec et imposé par le fédéral. Or, c’est le #Programme_des_travailleurs_étrangers_temporaires (#PTET), sur lequel Québec a le plein contrôle, qui a connu l’augmentation la plus forte depuis 2018, soit 651 %.

    Cette augmentation record montre notre dépendance à l’égard de la main-d’œuvre temporaire pour des besoins permanents dans nombre de secteurs économiques. Les #employeurs comme le gouvernement doivent donc se demander si c’est vraiment d’une immigration temporaire dont ils ont besoin et qu’ont-ils à gagner à ce que ces personnes demeurent prisonnières d’un statut précaire ? Est-il plus pratique d’avoir recours à une immigration temporaire plus malléable, et en quelque sorte jetable ? Le projet est-il de bâtir une société basée sur un #marché_du_travail à deux vitesses, où certaines personnes ne peuvent se prévaloir de tous leurs droits en raison de leur statut migratoire précaire ?

    Les personnes migrantes travaillant au Québec dans le cadre du PTET sont précarisées en raison de leur #statut et des conditions inhérentes à leur #permis_de_travail fermé, qui les lie à un seul employeur. C’est ce qu’a confirmé l’enquête d’Amnistie internationale publiée en début d’année, qui conclut que la conception même du PTET exposait les travailleuses et travailleurs migrants à l’#exploitation et à une #discrimination systémique, ce qui place le #Canada et le Québec en situation de violation de leurs obligations internationales en matière de protection des droits de la personne.

    Lors de son passage au Canada en 2024, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage, Tomoya Obokata, avait d’ailleurs dénoncé le PTET, qui, selon lui, alimente des « formes contemporaines d’esclavage ».

    À cela, ni le gouvernement ni aucun autre parti n’a réagi ni proposé de rectifier la situation. Comme si ces personnes ne comptaient pas ou n’étaient pas des êtres humains à part entière ?

    Tous les partis semblent préférer discourir sur la « #capacité_d’accueil », chacun y allant de son chiffre « magique ». Cela fait des années que la notion de « capacité d’accueil » est utilisée pour laisser entendre une limite objective dans la société et dans l’infrastructure sociale du Québec en matière d’immigration. Les personnes migrantes sont ainsi blâmées pour les manquements des politiques gouvernementales des dernières décennies dans nos services sociaux, la crise du logement et — pourquoi pas — le déclin du français. Ce discours favorise la #discrimination, présentant l’immigration comme un défi à craindre et à contenir plutôt que comme une #richesse dont la société québécoise tire de grands bénéfices.

    Lors des consultations sur la planification de l’immigration en 2023, plusieurs intervenants, dont Amnistie internationale, ont critiqué le discours négatif entourant la notion de « capacité d’accueil » et son absence d’assise scientifique. Le professeur sociologue-démographe Victor Piché, de l’Université Laval, proposait alors de parler de « #volonté_d’accueil » : si on augmente cette dernière, on augmente notre « capacité d’accueil », disait-il en résumé.

    Le Québec a la « #capacité_d’accueillir » une vision positive de l’immigration, où chaque personne peut jouir pleinement de ses droits et contribuer à enrichir sa société d’accueil. Le Québec peut être cette nation qui sait conjuguer son désir d’affirmation tout en ouvrant les bras pour accueillir des personnes venues de tous les horizons, avec toute l’humanité qu’on lui connaît.

    https://www.ledevoir.com/opinion/idees/926868/si-immigration-etait-projet-societe-positif-accueillant
    #discours #narration #migrations #temporaire #main-d’oeuvre #travail #économie #précarisation #vulnérabilité #vulnérabilisation

    ping @karine4

  • Germany’s interior minister proposes sharing deportations among EU states

    Interior Minister #Alexander_Dobrindt has proposed that Germany could carry out deportations to Afghanistan on behalf of other EU states, amid EU talks on a new Return Regulation requiring mutual recognition of deportation orders.

    German Federal Interior Minister Alexander Dobrindt has proposed that Germany could, in future, carry out deportations to Afghanistan on behalf of other EU states. “Conversely, perhaps other countries can take over repatriations where they have negotiated better agreements on returns,” he said after discussions with his European counterparts in Luxembourg.

    At the meeting, the ministers also discussed whether EU countries should be required to recognize deportation orders issued by other member states. The issue is part of the European Commission’s proposed Return Regulation, which seeks to replace the 2008 Return Directive and is considered particularly controversial among member states.

    According to the German government, countries affected by so-called secondary migration — the onward movement of asylum seekers from the EU country of first entry to “destination states” such as Germany — fear being left with the administrative burden, costs, and legal uncertainties of deportations.

    Dobrindt emphasized that simply recognizing a return order is not enough. “Of course, there can’t be a system in which some states merely recognize that deportations may occur, while others are compelled to carry them out," he said. As a possible reform, he proposed that member states could take over deportations for others, provided they hold corresponding agreements with third countries.

    The European Commission’s latest progress report on implementing the Pact on Migration and Asylum underlines that strengthening "return and readmission cooperation with third countries” is now a key external policy priority. The EU is expanding partnerships with governments in countries of origin and transit to facilitate deportations and reduce irregular arrivals. This focus echoes Dobrindt’s position that direct negotiations with regimes such as the Taliban are necessary to ensure the return of offenders, even when diplomatic relations remain limited.
    The EU Return Regulation

    According to the European Council on Refugees and Exiles (ECRE), the Commission’s March 2025 proposal for a Return Regulation introduces a European Return Order (ERO), under which EU states will be required to recognize and enforce each other’s deportation decisions by 2027. This system effectively allows one member state to carry out deportations on behalf of another, institutionalizing the kind of burden-sharing that Dobrindt recently suggested in relation to Afghanistan.

    The proposal also establishes a legal basis for “return hubs” in third countries, expands detention powers, and limits appeal rights — measures that critics and human rights groups warn will further erode human-rights safeguards.

    In a statement published by Amnesty International — joined by more than 200 organizations — the Commission’s Return Regulation is condemned as a shift toward a “Deportation Regulation” rooted in punitive enforcement rather than protection.

    The signatories warn that the draft enables deportations to third countries with which individuals have no prior connection, permits the establishment of “return hubs” outside EU territory, significantly expands detention powers to 24 months (including for children), weakens appeal rights, and intensifies surveillance and digital monitoring. They argue such measures violate international human rights norms, risk pushing people into legal limbo, and disproportionately affect racialized groups.
    The cost of deportations

    Beyond legal and moral debates, the cost of deportations remains a major concern across the EU.

    Deportations remain one of the EU’s most expensive migration measures. According to Germany’s Bundesrechnungshof, returning one person can cost between 5,000 and 15,000 euros, depending on destination and security needs. Flights to countries such as Afghanistan or Pakistan are among the costliest, often requiring chartered aircraft, medical staff, and police escorts.

    InfoMigrants recently reported that deportees also receive cash payments ranging from 50 to 1,000 euros, depending on the federal state and financial situation, with 21.5 million euros distributed nationwide in 2023 under the REAG/GARP return assistance program — primarily to ensure deportations comply with humanitarian and legal standards.

    Supporters of tighter coordination under the European Return Regulation argue that shared procedures and data could reduce duplication and costs. While critics counter that the administrative and humanitarian obligations make large-scale returns inherently costly. The Commission’s three billion euros “Solidarity Pool”, created to help member states implement the new Pact on Migration and Asylum, may temporarily offset these expenses — but the long-term financial sustainability of the EU’s return system remains uncertain.

    Plans for ’indefinite detention’

    Dobrindt has also announced plans for “indefinite detention” for those slated for deportation, drawing criticism from his coalition partners. His rhetoric reflects a hardening tone in Germany’s migration debate. In recent weeks, he has insisted that “our country must no longer be a magnet for illegal migration — we are changing migration policy,” adding that Germany is moving from being a “brake” to a “driver” in Europe’s migration turnaround. He has further stated: “We must end the overextension of our country.”

    The proposal triggered sharp criticism from coalition partners in the Social Democratic Party (SPD) and the Greens, who warned that indefinite detention would violate the German constitution and European human rights law. SPD migration expert Helge Lindh called the idea “a breach of fundamental rights,” while Green Party MP Filiz Polat described it as “legally and morally unacceptable.”

    Dobrindt’s stance also aligns with a wider shift toward restrictive rhetoric within the governing coalition, as the government faces public frustration over housing shortages, integration challenges, and local budget strains. The Interior Ministry recorded more than 220,000 asylum applications in the first half of 2025, a year-on-year increase of over 20 percent.

    While critics accuse Dobrindt of courting right-wing sentiment ahead of next year’s regional elections, supporters within the CSU say he is responding to “the mood of the country” and restoring public trust in migration control.

    German Talks with the Taliban Are Controversial

    Germany is moving toward formalizing deportations of Afghan nationals convicted of crimes, following direct negotiations between German officials and Taliban authorities in Kabul. According to the Interior Ministry, a delegation recently held “technical talks” with Taliban representatives — the most concrete engagement between Berlin and the Islamist regime since its takeover in 2021.

    In his Bundestag speech on September 18, 2025, Dobrindt confirmed that Germany intends to continue deportations to Afghanistan: "We will ensure that these flights continuously, regularly, and properly return criminals to Afghanistan.”

    According to reports, the talks are close to producing a formal deportation agreement. The move is highly controversial, as Germany maintains no official diplomatic relations with the Taliban, whose rule has been marked by systematic violations of human and women’s rights. Critics warn that such cooperation risks legitimizing the regime and undermining international isolation efforts. Supporters, however, argue that limited engagement could allow Berlin to press for human rights guarantees and manage deportations without relying on intermediaries such as Qatar.

    Since the Taliban’s return to power, Germany has conducted two deportation flights to Afghanistan, both facilitated by Qatar, including one in July 2025 carrying 81 men convicted of serious crimes.

    https://www.infomigrants.net/en/post/67524/germanys-interior-minister-proposes-sharing-deportations-among-eu-stat
    #expulsions_communes #expulsions_conjointes #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #Afghanistan #réfugiés_afghans #Allemagne #directive_retour #mouvements_secondaires #accords_de_réadmission #European_Return_Order (#ERO) #return_hubs #coût #European_Return_Regulation #détention_administrative #rétention #détention_illimitée #talibans

    ping @karine4

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    ajouté à la métaliste sur les coûts des renvois :
    https://seenthis.net/messages/1140905

    • L’Allemagne se propose d’expulser les Afghans pour le compte d’autres pays européens

      L’Allemagne est favorable à ce principe de répartition des expulsions en fonction des accords d’expulsions conclus par les Etats membres de l’UE avec des pays tiers.

      D’après Alexander Dobrindt, le ministre allemand de l’Intérieur issu du parti conservateur CSU, l’Allemagne pourrait à l’avenir se charger des expulsions de ressortissants afghans pour le compte d’autres pays de l’Union européenne (UE). « À l’inverse, d’autres pays pourraient peut-être prendre en charge les rapatriements lorsqu’ils ont négocié de meilleurs accords en matière de retour », a-t-il déclaré après de récentes discussions avec ses homologues européens à Luxembourg.

      La question de savoir si un pays de l’UE a le devoir de reconnaître les décisions d’expulsion prises par d’autres États membres a également été débattue lors de cette réunion.

      Cette reconnaissance mutuelle fait partie des nouvelles règles en matière de retours proposées par la Commission européenne. Particulièrement controversé, ce plan vise à remplacer la directive retour de 2008.

      Selon Berlin, les pays touchés par la migration secondaire, c’est-à-dire par le déplacement des demandeurs d’asile depuis le pays par lequel ils sont entrés dans l’UE vers des pays de destination comme l’Allemagne, craignent l’ampleur de la charge administrative, des coûts et des incertitudes juridiques liés aux expulsions.

      Pour Alexander Dobrindt « il ne peut évidemment pas exister de système dans lequel certains États se contentent de reconnaître que des expulsions peuvent avoir lieu, tandis que d’autres sont contraints de les mettre en œuvre ». La réforme proposée envisage donc la possibilité pour des États de prendre en charge les expulsions à la place d’autres, à condition qu’ils aient conclu des accords avec des pays tiers.

      Le dernier rapport d’étape de la Commission européenne sur la mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile souligne que le renforcement de la « coopération avec les pays tiers en matière de retour et de réadmission » est désormais une priorité clé de la politique extérieure européenne.

      L’UE cherche ainsi à élargir ses partenariats avec les gouvernements des pays d’origine et de transit afin de faciliter les expulsions et de réduire les arrivées irrégulières.

      Cette orientation fait écho à la position d’Alexander Dobrindt, selon laquelle des négociations directes avec des régimes comme celui des talibans en Afghanistan sont nécessaires pour garantir le retour des personnes condamnées par la justice, même lorsque les relations diplomatiques sont limitées.
      Le règlement européen sur le retour

      Selon le Conseil européen sur les réfugiés et les exilés (ECRE), la proposition de règlement sur le retour présentée par la Commission en mars dernier introduit une décision européenne en vertu de laquelle les États membres de l’UE seront tenus de reconnaître et d’exécuter les décisions d’expulsion des autres Etats d’ici 2027.

      Ce système permet en effet à un pays d’effectuer des expulsions pour le compte d’un autre, institutionnalisant ainsi la suggestion d’Alexander Dobrindt pour le cas de l’Afghanistan.

      La proposition est dénoncée par les ONG de défense des droits de l’homme.

      D’autant qu’elle établit également une base juridique pour la création de « centres de retour » dans des pays tiers, élargit les pouvoirs de Etats en matière de détention et limite les droits de recours.

      Dans une déclaration publiée par Amnesty International et signée par plus de 200 organisations, l’approche de Bruxelles n’est pas un règlement sur le retour mais un « règlement sur l’expulsion », fondé sur une démarche punitive plutôt que sur la protection.

      Les signataires avertissent que le projet permet des expulsions vers des pays tiers avec lesquels les personnes concernées n’ont aucun lien, autorise la création de « centres de retour » en dehors du territoire de l’UE, étend considérablement les pouvoirs de détention à 24 mois (y compris pour les enfants), affaiblit les droits de recours et intensifie la surveillance et le contrôle numérique. Ils affirment que ces mesures violent les normes internationales en matière de droits humains, risquent de plonger les personnes concernées dans un vide juridique et affectent de manière disproportionnée certains groupes ethniques.
      Le coût des expulsions

      Au-delà des débats juridiques et moraux, les expulsions restent l’une des mesures migratoires les plus coûteuses pour les pays de l’UE.

      Selon la Cour des comptes allemande (Bundesrechnungshof), l’expulsion d’une personne peut coûter entre 5 000 et 15 000 euros, selon la destination et les besoins en matière de sécurité. Les vols vers des pays comme l’Afghanistan ou le Pakistan sont parmi les plus chers, nécessitant souvent des avions affrétés, du personnel médical et des escortes policières.

      De plus, les paiements en espèce versés aux personnes expulsées, qui peuvent varier entre 50 et 1000 euros, ont représenté quelque 21,5 millions d’euros en Allemagne en 2023 dans le cadre du programme d’aide au retour REAG/GARP, essentiellement pour garantir les normes humanitaires et juridiques des renvois.

      Les partisans d’un nouveau règlement sur le retour estiment que la mutualisation des procédures et des données pourrait réduire les doublons et les coûts.

      En face, ses détracteurs affirment que les obligations administratives et humanitaires rendent les retours à grande échelle trop coûteux. Le fonds de solidarité de trois milliards d’euros créé par la Commission pour aider les États membres à mettre en œuvre le nouveau Pacte sur la migration pourrait temporairement compenser ces dépenses, mais la viabilité financière à long terme du système de retour de l’UE reste incertaine.
      Projets de « détention illimitée »

      Alexander Dobrindt a également annoncé sa volonté de permettre des « détentions illimitées » pour les personnes devant être expulsées, provoquant une salve des critiques au sein de la coalition gouvernementale réunissant son camp des conservateurs et les sociaux-démocrates.

      Son discours reflète l’hostilité à l’immigration croissance en Allemagne. Ces dernières semaines, le ministre a rappelé que l’Allemagne « ne doit plus être un aimant pour l’immigration clandestine – nous changeons notre politique migratoire », ajoutant que le pays passait du rôle de « frein » à celui de « moteur » dans le changement de cap européen en matière de migration. « Nous devons mettre fin à la surexploitation de notre pays », a surenchéri Alexander Dobrindt.

      Le gouvernement allemand est confronté à la frustration de la population face à la pénurie de logements, aux défis de l’intégration et aux contraintes budgétaires locales. Le ministère de l’Intérieur a enregistré plus de 220 000 demandes d’asile au cours du premier semestre 2025, soit une augmentation de plus de 20 % par rapport à l’année précédente.

      Reste que selon le parti social-démocrate (SPD) et les Verts, la détention illimitée violerait la Constitution allemande et la législation européenne en matière de droits de l’Homme. Helge Lindh, expert en migration du SPD, a qualifié cette idée de « violation des droits fondamentaux », tandis que Filiz Polat, députée du Parti vert, l’a décrite comme « juridiquement et moralement inacceptable ».

      Alexander Dobrindt est ainsi accusé de courtiser les électeurs d’extrême-droite à l’approche des élections régionales de l’année prochaine.

      Dans le même temps, ses partisans affirment qu’il répond à « l’état d’esprit du pays » et rétablit la confiance du public dans le contrôle migratoire.
      Les négociations entre l’Allemagne et les talibans font polémique

      L’Allemagne a mené des négociations directes avec les talibans à Kaboul. Selon le ministère de l’Intérieur, une délégation allemande a récemment tenu des « discussions techniques » avec des représentants talibans, ce qui constitue l’engagement le plus concret entre Berlin et le régime fondamentaliste islamiste depuis sa prise de pouvoir en 2021.

      Dans son discours au Parlement le 18 septembre 2025, Alexander Dobrindt a confirmé que l’Allemagne avait l’intention de poursuivre les expulsions vers l’Afghanistan : « Nous veillerons à ce que ces vols ramènent de manière continue, régulière et appropriée les criminels en Afghanistan ».

      Selon certaines informations, les négociations seraient sur le point d’aboutir à un accord officiel d’expulsion.

      Cette décision est d’autant plus controversée que l’Allemagne n’entretient aucune relation diplomatique officielle avec Kaboul, dont le nouveau régime viole systématiquement les droits humains et les droits des femmes.

      Les détracteurs de cette coopération craignent qu’elle légitime le régime taliban et compromette les efforts internationaux qui visent à l’isoler pour faire pression. Ses partisans affirment qu’un engagement limité permettrait à Berlin d’exiger des garanties en matière de droits humains et de gérer les expulsions sans avoir recours à des intermédiaires tels que le Qatar.

      Depuis le retour au pouvoir des talibans, l’Allemagne a effectué deux vols d’expulsion vers l’Afghanistan, tous deux facilités par le Qatar, dont un en juillet 2025 transportant 81 hommes condamnés pour des crimes graves.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/67665/lallemagne-se-propose-dexpulser-les-afghans-pour-le-compte-dautres-pay

  • Attentat au colis piégé visant Manuel Bompard : médias et autorités minimisent
    https://ricochets.cc/Attentat-au-colis-piege-visant-Manuel-Bompard-medias-et-autorites-minimise

    On sait bien qu’avec ce régime bourgeois radicalisé, extrémiste et antidémocratique, quand des militants de gauche bougent le petit doig même de manière symbolique et non-violente, jettent de la peinture à l’eau ou écrivent « Macronavirus » sur une pancarte ils sont traités de tout et d’écoterroristes, traqués surveillés, arrêtés, enfermés, tandis que quand l’extrême droite commet des brutalités graves, quand la FNSEA détruit des bâtiments publics ou que des membres de la gauche sont mis en (...) #Les_Articles

    / Autoritarisme, régime policier, démocrature..., #Mouvements_et_courants_autoritaires

    #Autoritarisme,_régime_policier,_démocrature...

  • #Communalisme ou électoralisme ?
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2025/09/23/communalisme-ou-electoralisme

    Contre la récupération des #Partis_politiques – ou « partis politiques de fait » – (LFi, PEPS et consorts) Introduction À l’approche des élections municipales de 2026, un phénomène étrange traverse le champ politique français : le mot « communalisme » circule désormais largement hors des cercles qui l’ont construit. Certaines formations, à l’instar de […] L’article Communalisme ou électoralisme ? est apparu en premier sur Atelier d’Écologie Sociale et Communalisme.

    #Ecologie_sociale #Elections #Electoralisme #Mouvements #Pensée_critique

  • À l’« ultragauche », un indic de police démasqué - Blast le souffle de l’info
    https://www.blast-info.fr/articles/2025/a-l-ultragauche-un-indic-de-police-demasque-S2Az3XzmReaFyzfNbb6nAg

    8 septembre dernier, deux jours avant la mobilisation sociale « Bloquons tout » : un peu partout en France, des militants radicaux peaufinent leurs actions coup de poing préparées pendant l’été. Ils s’affairent sur les boucles de messageries cryptées pour se coordonner entre eux et mettre au point les derniers détails. Confiants, ils se réjouissent de la mobilisation massive dans les assemblées générales : à leurs yeux, la chute annoncée du gouvernement sonne déjà comme une première victoire, avant même le début du combat. Et l’apparente panique du pouvoir incite à l’optimisme.

    Mais dans un petit groupe affinitaire, isolé dans son coin, l’ambiance est tout autre. Ils viennent de démasquer, parmi leurs camarades, un informateur de la DGSI (direction générale de la sécurité intérieure) (1), les services de renseignements de la police. Les dernières nuits ont été courtes, entre insomnies et interminables discussions sur la conduite à tenir. Après l’effroi, la déception, l’angoisse et la colère, vient la froide prise de conscience : la trahison est avérée. 

    L’urgence : prévenir le plus grand nombre. Le danger est clair, car la « poucave » (balance) a infiltré les mouvements contestataires radicaux depuis plus de trois ans, dénonçant nominativement des dizaines d’activistes. Ce 8 septembre, l’alerte est envoyée sur plusieurs boucles de discussion. Elle se répand comme une traînée de poudre et, dès le lendemain, des milliers de personnes sont prévenues.

    A propos de la poucave découverte
    https://2025indicparis.noblogs.org/2025/09/09/hello-world

    #police #DGSI #renseignement #infiltration #indicateur