• « En Inde, une révolution des basses castes est en marche », Divya Dwivedi, Shaj Mohan
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/06/14/en-inde-une-revolution-des-basses-castes-est-en-marche_6239697_3232.html

    En Inde, le Parti du peuple indien (#BJP, pour Bharatiya Janata Party) de Narendra Modi a perdu les élections législatives. Il lui manquait un grand nombre de sièges, trente-deux exactement, pour obtenir la majorité. A présent, le BJP doit se résoudre à former un gouvernement de coalition avec ses anciens adversaires, les partis régionaux qui luttent contre le système de castes. #Modi n’aura donc plus les mains libres pour opprimer les militants égalitaires dans les universités et les villages, il ne pourra plus se servir des institutions nationales pour terroriser les sikhs, les chrétiens et les musulmans. Quant à la justice et aux médias – ces derniers n’ont jusqu’à présent guère manifesté d’opposition –, ils pourront accomplir leurs missions dans des conditions plus faciles.

    Il existe aujourd’hui en Inde des courants sociaux et politiques égalitaires très puissants. Quelque temps avant les élections, le parti du Congrès national indien s’est fait l’avocat de ces courants, ce qui a mené Modi et son BJP à leur perte – les médias indiens et internationaux se sont peu étendus sur cet aspect du scrutin. Preuve flagrante de la force de cette vague égalitaire, le BJP a perdu la circonscription de Faizabad, cette cité moghole où se trouvait l’historique mosquée de Babri, érigée au XVIe siècle [symbole de la domination musulmane aux yeux des nationalistes hindous].

    C’est là, à Faizabad, il y a plusieurs dizaines d’années, que Modi a commencé sa carrière politique. Il a fait partie des principaux organisateurs du mouvement visant à détruire la mosquée pour construire à la place un temple de Ram, le dieu-roi défenseur du #système_de_castes. Le 6 décembre 1992, le Rashtriya Swayamsevak Sangh, l’organisation paramilitaire suprémaciste hindoue de la haute caste – proche parente du BJP – et diverses de ses antennes ont démoli l’édifice de Faizabad et perpétré des #pogroms contre les #musulmans, faisant des milliers de victimes dans toute l’Inde. Des dizaines d’années plus tard, le 22 janvier, Modi a finalement inauguré le temple de Ram [symbole de la domination hindoue dans cette République officiellement laïque]. Alors, Modi et les médias de la #caste supérieure, de la prétendue gauche comme de la droite, ont proclamé qu’il avait déjà remporté les élections, normalisant ce crime monumental dont les architectes restent impunis.

    Perte symbolique

    Pourtant, après avoir axé toute sa campagne sur la question du temple de Ram et de l’#islamophobie, le BJP a perdu la circonscription de Faizabad, d’une importance symbolique et historique immense, face à Awadhesh Prasad. Vétéran de la politique #dalit, c’est-à-dire de la basse caste, Prasad appartient au Parti socialiste indien (#SP, pour Samajwadi Party), qui se bat pour plus de justice sociale. Le passage de cette circonscription aux mains d’un intouchable est indéniablement historique.

    Rappelons que le BJP est créé en 1980, à partir de groupes suprémacistes de la haute caste, pour faire face à l’ascension des mouvements de lutte contre les castes. En 1980, la commission Mandal publie un rapport sur les conditions de vie des castes opprimées (qui représentent plus de 90 % de la population en Inde et appartiennent à toutes les religions, y compris l’islam) et propose des mesures de #discrimination_positive dans les institutions gouvernementales.
    Ces avancées suscitent une forte inquiétude des castes supérieures, minoritaires (elles constituent moins de 10 % de la population et font partie de toutes les religions), qui dominent les médias, les arts, l’enseignement supérieur, la justice et les affaires. Le #Parti_du_Congrès, au pouvoir depuis les années 1980, refuse de présenter le texte au Parlement.

    En 1990, au moment où le rapport est finalement déposé au Parlement, le BJP place l’islamophobie au cœur de sa politique et fabrique la notion d’hindutva (« unité hindoue »), réprimant les mouvements anticastes par la terreur. La caste supérieure, le monde académique et certains de leurs homologues internationaux acclament le BJP et cette croisade du gouvernement. En réaction à la direction prise par le Parti du Congrès et le BJP, le SP et plusieurs autres partis égalitaires des classes inférieures émergent dans les années 1980 et 1990. Ils finissent par accéder au pouvoir dans les années 1990. Dépourvus de la culture sophistiquée des élites, ils sont tournés en dérision par les médias et le monde universitaire. Malgré tout, aujourd’hui, le SP est le troisième parti au Parlement.

    Double travail

    Si les résultats électoraux du Parti du Congrès dépassent toute attente, c’est parce qu’il s’est enfin saisi des préoccupations de la population : les #inégalités socio-économiques et le système de castes – dans une certaine mesure du moins. Le manifeste quasi révolutionnaire de Rahul Gandhi et du Parti du Congrès parle le langage des mouvements égalitaires inspirés par le leader intouchable Bhimrao Ambedkar, père de la Constitution indienne : il appelle à organiser un recensement socio-économique des castes et à faire passer les basses castes, majoritaires (90 % de la population), avant les hautes castes, minoritaires (10 % de la population). Depuis cette métamorphose, plusieurs intellectuels et journalistes de gauche raillent Gandhi, et quantité de dirigeants des hautes castes ont claqué la porte du Parti du Congrès, certains pour rejoindre le BJP. Tout cela a cependant permis au Parti du Congrès de trouver un chef puissant et sage en la personne de Mallikarjun Kharge, avocat et chef syndical dalit.

    En octobre 2022, lorsque le Parti du Congrès élit son président, Kharge remporte la primaire face à Shashi Tharoor, un suprémaciste de la caste supérieure. Tharoor est notamment l’auteur de Why I Am a Hindu ? (« pourquoi je suis hindou ? », Aleph, 2018, non traduit), livre qui s’attaque à l’un des plus influents ouvrages contre les castes, Why I Am not a Hindu ? (« pourquoi ne suis-je pas hindou ? », Samya, 1996, non traduit), de l’intellectuel dalit Kancha Ilaiah Shepherd. Après sa victoire, Kharge a décidé de faire de la suppression des castes la bataille centrale de la politique indienne – dans l’indifférence affichée des médias.

    Les représentants des castes supérieures dans la sphère publique discutent de politique comme s’il s’agissait d’un débat d’idées sans réalité objective pour l’Inde. Or, les changements politiques actuels sont le fruit d’un travail acharné dans les villages et les mouvements intellectuels souterrains. Lors de ces législatives, le SP et le Parti du Congrès sont parvenus à mener à bien ce double travail. A présent, ils doivent aller plus loin.

    Le Parti du Congrès, le SP et d’autres groupes forment une opposition, certes, mais ils constituent aussi une potentielle coalition gouvernementale, qui pourrait à tout moment renverser la coalition de Modi. Une révolution des basses castes est en marche sur un plus grand nombre de terrains que jamais, une révolution menée par ceux qui ont le courage d’œuvrer pour une renaissance de l’Inde. Comme le sait bien la France, les révolutions sont multiples, et elles viennent en leur temps.

    (Traduit de l’anglais par Valentine Morizot)
    Divya Dwivedi et Shaj Mohan sont philosophes et vivent en Inde. Ils ont cosigné « Indian Philosophy, Indian Revolution. On Caste and Politics » (Hurst, 2024, non traduit)

  • Tom Lehrer - We Will All Go Together When We Go
    https://www.youtube.com/watch?v=frAEmhqdLFs


    Un peu de joie !
    Words and music by Tom Lehrer (*1928)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Tom_Lehrer

    When you attend a funeral,
    It is sad to think that sooner o’
    Later those you love will do the same for you.
    And you may have thought it tragic,
    Not to mention other adjec-
    Tives, to think of all the weeping they will do.
    But don’t you worry.
    No more ashes, no more sackcloth,
    And an armband made of black cloth
    Will some day never more adorn a sleeve:
    For if the bomb that drops on you
    Gets your friends and neighbors too,
    There’ll be nobody left behind to grieve.

    And we will all go together when we go.
    What a comforting fact that is to know.
    Universal bereavement,
    An inspiring achievement,
    Yes, we all will go together when we go.

    We will all go together when we go.
    All suffused with an incandescent glow.
    No one will have the endurance
    To collect on his insurance,
    Lloyd’s of London will be loaded when they go.

    Oh, we will all fry together when we fry.
    We’ll be french fried potatoes by and by.
    There will be no more misery
    When the world is our rotizerie,
    · Yes, we all will fry together when we fry.

    Down by the old maelstrom,
    There’ll be a storm before the calm.

    ’ And we will all bake together when we bake.
    There’ll be nobody present at the wake.
    With complete participation
    In that grand incineration,
    Nearly three billion hunks of well-done steak.

    Oh, we will all char together when we char.
    And let there be no moaning of the bar.
    Just sing out a Te Deum
    When you see that I.C.B.M.,
    And the party will be “come as you are”.

    Oh, we will all burn together when we burn.
    · There’ll be no need to stand and wait your turn.
    When it’s time for the fallout
    And Saint Peter calls us all out,
    We’ll just drop our agendas and adjourn.

    You will all go directly to your respective Valhallas.
    Go directly, do not pass Go,
    Do not collect two hundred dolla’s.

    And we will all go together when we go.
    Ev’ry Hottenhot and ev’ry Eskimo.
    When the air becomes uranious,
    We will all go simultaneous.
    Yes, we all will go together
    When we all go together,
    Yes. we all will go together when we go.

    Notes pour piano
    https://tomlehrersongs.com/wp-content/uploads/2019/02/we-will-all-go-together-when-we-go-music.pdf

    Source : https://tomlehrersongs.com/we-will-all-go-together-when-we-go

    DISCLAIMER STATEMENT
    I, Tom Lehrer, individually and as trustee of the Tom Lehrer Trust 2007, hereby grant the following permissions:
    All copyrights to lyrics or music written or composed by me have been permanently and irrevocably relinquished, and therefore such songs are now in the public domain. All of my songs that have never been copyrighted, having been available for free for so long, are now also in the public domain. In other words, I have abandoned, surrendered and disclaimed all right, title and interest in and to my work and have injected any and all copyrights into the public domain.
    The permission granted includes all lyrics which I have written to music by others, although the music to such parodies, if copyrighted by their composers, are of course not included without permission of their copyright owners. The translated songs on this website may be found on YouTube in their original languages.
    Performing and recording rights to all of my songs are included in this permission. Translation rights are also included.
    In particular, permission is hereby granted to anyone to set any of these lyrics to their own music, or to set any of this music to their own lyrics, and to publish or perform their parodies or distortions of these songs without payment or fear of legal action.
    Some recording, movie, and television rights to songs written by me are merely licensed non-exclusively by me to recording, movie, or TV companies. All such rights are now released herewith and therefore do not require any permission from me or from Maelstrom Music, which is merely me in another hat, nor from the recording, movie, or TV companies involved.
    In short, I no longer retain any rights to any of my songs.
    So help yourselves, and don’t send me any money.
    NOTICE:

    THIS WEBSITE WILL BE SHUT DOWN AT SOME DATE IN THE NOT TOO DISTANT FUTURE, SO IF YOU WANT TO DOWNLOAD ANYTHING, DON’T WAIT TOO LONG.
    Tom Lehrer
    November 26, 2022

    #musique #humour

  • A la rencontre (14)

    Les musicien nes de jazz sont souvent parti·es à la rencontre d’autres musicien-ne-s et de leurs instruments à travers le monde. Ces dialogues fructueux soulignent combien l’idée même de frontières musicales est artificielle.
    Au hasard de ré-écoutes récentes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/09/a-la-rencontre-14

    #musique #jazz

  • #Muzungu à la #cpi

    Le cadre de ce livre est la #Cour_pénale_internationale (CPI).

    En ce lieu où s’invente la justice internationale pénale du XXIe siècle, que peuvent faire l’#art ou la #poésie ? Ressaisir des matériaux et des situations, et les traiter à partir de leurs propres outils et dispositifs, pour tenter d’en faire émerger d’autres types de #savoirs, latents, et non exploités.
    Ce livre rend compte d’une expérience déployée à la CPI entre 2016 et 2022 par #Franck_Leibovici et #Julien_Seroussi au moyen d’#oeuvres-outils, à la fois œuvres d’art et outils pour professionnels. En plongeant dans le #procès de deux chefs de milice accusés de #crimes_de_guerre et de #crimes_contre_l’humanité dans l’Est de la #République_Démocratique_du_Congo, les auteurs montrent comment, à chaque étape du procès ou dans chaque département de la CPI, l’art et la poésie peuvent s’immiscer – non pour alléger ou égayer par un « supplément d’âme » des crimes trop lourds à porter, mais pour ouvrir des espaces de représentation, susciter de nouvelles questions, permettre aux juges mêmes de nouvelles actions.

    L’art et la poésie comme instruments d’action, au même titre que le droit et les sciences sociales. En ce sens, ce livre est une méditation sur ce que peuvent l’art et la poésie aujourd’hui. L’ouvrage se construit comme une visite guidée de la CPI et des œuvres-outils conçues pour l’occasion, à travers des photographies, des schémas, des modes d’emploi, mais aussi des contributions de membres de la CPI. Il décrit des zones aveugles des pratiques juridiques, et les propositions que portent ces oeuvres-outils. Aucune compétence juridique ni artistique n’est toutefois requise pour cette visite guidée.

    Franck Leibovici est artiste et poète. Julien Seroussi est agrégé de sciences sociales et docteur en sociologie, il a été analyste aux Chambres à la CPI, puis au Pôle « Crimes de masse » du Tribunal judiciaire de Paris.

    https://beauxartsparis.fr/fr/pagesimple/muzungu-la-cpi

    #justice_transformatrice #justice_transformative

    ping @reka @karine4

  • Docteure Eliane Galiba : « Une fois le clitoris coupé, les hommes pensent que leur épouse n’ira pas les tromper »

    On estime à 200 millions de femmes excisées dans le monde au nom de l’islam et de coutumes ancestrales. Ces mutilées du patriarcat vivent en Indonésie, en Egypte, au Soudan, en Guinée, en Iraq, au Yémen… Certaines en meurent, d’autres pâtissent d’infections à répétition ou ont des rapports sexuels extrêmement douloureux. Ces pratiques mortifères ne seraient plus d’actualité en France depuis quelques années mais continuent de l’être lorsque les jeunes filles passent leurs vacances dans le pays d’origine de leurs parents. En France, cette violation des droits humains est passible d’une peine allant de 10 à 20 ans que cette mutilation soit commise à l’étranger ou en France si la victime est française ou résidente habituelle en France (Article 222-16-2 du code pénal) et de 150.000 € d’amende. Dans les faits, la loi est rarement appliquée.

    https://www.50-50magazine.fr/2024/06/04/docteure-eliane-galiba-une-fois-le-clitoris-coupe-les-hommes-pensent-q
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2020/08/17/les-mutilations-genitales-feminines-une-violation-des-droits-des-femmes/#comment-61155

    #feminisme #mutilation

  • Hier pour aujourd’hui, les années 2000 (12)

    La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».
    Quelques disques enregistrés dans les années 2000, au hasard de ré-écoutes récentes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/05/hier-pour-aujourdhui-les-annees-2000-12

    #musique #jazz

  • Pédagogie et écologie sociale ?
    https://ecologiesocialeetcommunalisme.org/2024/06/05/pedagogie-et-ecologie-sociale

    Articuler pédagogie et écologie et social. « L’homme et son milieu s’influencent mutuellement et ne peuvent être étudiés l’un sans l’autre. » E. Reclus, géographe, anarchiste Tous les Maquis est une association d’éducation populaire politique et de pédagogie sociale qui intervient dans le Val de Marne. Nous organisons des ateliers éducatifs en direction d’enfants et de familles, […]

    #Prémices_à_l'autonomie_et_au_communalisme #[VF] #Floréal_Romero #Murray_Bookchin


    https://2.gravatar.com/avatar/2e86edb6869ad618f52242644383e9665082817a44ce419d4c36880090934335?s=96&d=

  • La mutinerie du Paoli
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-pieds-sur-terre/la-mutinerie-du-paoli-3492317

    En 2005, la Société nationale maritime Corse-Méditerranée est au bord de la faillite et le gouvernement décide de la privatiser. Les marins se mettent alors en grève, montent à bord du navire fleuron de la société, le “Pascal Paoli” et le détournent vers la Corse.

    Tin tin tin !

    #syndicalisme #Corse #service_public #bateau #piraterie #mutinerie #SNCM #audio #radio #France_Culture

    • https://www.youtube.com/watch?v=yRsDfUcbEW8&t=20s

      Quanti morti possiamo accettare
      Tra i civili nella striscia di Gaza
      Quante armi possiamo inviare
      Per colpire chi non ha più casa

      Quanti Stati dovranno dichiarare
      Dell’ONU membro la Palestina
      Prima che si possa fermare
      Il genocidio la carneficina

      Quanti medici dovranno fuggire
      Abbandonando malati e feriti
      Quanti reporter dovranno morire
      Bersaglio di droni mirati
      Quanti reporter dovranno morire
      Bersaglio di droni mirati

      Quanti ostaggi saranno il pretesto
      Per negare il cessate il fuoco
      Quanti crimini in questo contesto
      Qual è il limite il limite è ignoto
      Quanti crimini in questo contesto
      Qual è il limite il limite è ignoto

      Quanti giovani in questi due anni
      Arruolati in Russia e Ucraina
      Quanti sono deceduti colpiti
      Per un missile o per una mina
      Quanto vale un metro di terra
      Sulla quale seminare del grano
      Quanto aiuto per fare la guerra
      Chiede a tutti il governo ucraino

      Quanti paesi in questa Alleanza
      Che tutti quanti chiamano Nato
      Quante armi e quanta finanza
      Metton veti ad un negoziato
      Quante armi e quanta finanza
      Metton veti ad un negoziato

      Quanti accenni di usare l’atomica
      La Russia lo ha già minacciato

      Dove usarle e di quale potenza
      Qual è il limite il limite è ignoto
      Dove usarle e di quale potenza
      Qual è il limite il limite è ignoto

      Quanti gradi di temperatura
      questo pianeta potrà sopportare
      quante angosce e quanta paura
      per un futuro che sembra svanire

      Quanti animali e quanta natura
      Queste guerre fan terra bruciata
      Quanti impegni e quanta impostura
      quanto cinismo la promessa è mancata
      Quanti allarmi ha lanciato la scienza
      Oltre il limite non c’è ritorno
      Quante bugie e quanta arroganza
      Oltre il danno c’è pure lo scorno
      Quante bugie e quanta arroganza
      Oltre il danno c’è pure lo scorno

      Quanto ancora possiamo salvare
      Della bellezza di questo creato
      Qual è il limite da non superare
      Qual è il limite il limite è noto
      qual è il limite da non superare
      Qual è il limite il limite è noto

      #Palestine #guerre #Israël #Gaza #génocide #Ukraine #armes #commerce_d'armes #musique_et_politique #chanson #musique #cessez-le-feu

  • Feux et folies du Duke

    Alain Pailler réédite en le transformant « Ko-Ko » sous titré « Duke Ellington en son chef-d’œuvre » pour rendre compte du processus créatif qui peut, parfois, échapper à son auteur. Une thématique qui n’est pas propre au jazz mais le jazz, par l’attention au moment, peut réussir une œuvre universelle impossible à refaire.

    Alain Pailler : Ko-Ko. Duke Ellington en son chef-d’œuvre
    « Duke at his Very Best, the Jimmy Blanton – Billy Strayhorn – Ben Webster Sessions, Legendary Works 1940-1942 »

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/06/02/feux-et-folies-du-duke

    #musique #jazz

    • https://www.youtube.com/watch?v=fDdQO5lv4Ro&t=3s

      No one puts their children on a boat,
      Unless the water is safer than the land.
      Not so hard to grasp, not so hard to understand.
      But it’s easier to sit and read this shit
      In the paper, and call it news,
      like, “Oh, Prince George, he’s so sweet,
      and 18 grand on a present’s fine
      even if the other two year olds don’t have enough to eat...”

      It’s easier to blame
      The people hiding in the hold of a plane,
      And not consider what they left
      That was worse than almost certain death.

      It’s easier to stick with what we learned:
      That our own good luck is something that we earned.
      And that their kids don’t deserve as much as yours,
      ’Cause yours were smart enough to be born on these shores.

      And it’s easier to keep up the pretence,
      That the way to solve displacement is to build another fence.

      It’s easier to say “I’m sorry,
      but she shouldn’t have been on that lorry”
      It’s easier to blame
      the dead if you don’t find out their name,
      It’s easier to stick with what we learned:
      That our own good luck was something that we earned.

      And what’s with the way they want to live?
      And give their children a hope in hell?
      What’s with them having degrees and families?
      It’s almost like they’re human as well.

      But at least our leaders are on form,
      ’Cause it’s always good to describe downtrodden people
      As a swarm...

      It’s easier to be on the wrong side of history,
      It’s easier to blame than be ashamed.
      It’s easier to stick with what we learned:
      That our own good luck was something that we earned.
      But no one puts their children on a boat
      Unless the water is safer than the land.

      #migrations #chanson #musique #musique_et_politique #Ruth_Mundy

  • NETANYAHU : PORTRAIT D’UN #CRIMINEL DE GUERRE (PARTIE 1 & 2) - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=B4rnWE0C3ns

    À lui seul et depuis plus de 15 ans, Benjamin Netanyahu incarne l’extrême droitisation d’une société israélienne de plus en plus sclérosée. À travers un portrait inédit dont on diffuse ici la deuxième partie en plus de la première sortie quelques semaines plus tôt, Blast vous propose de découvrir qui est l’homme qui règne sur l’État hébreu. De son enfance aux #États-Unis, élevé par un père admirateur de #Mussolini, à l’offensive destructrice lancée sur #Gaza en passant par les accords d’Oslo, les idées de Netanyahu sont petit à petit devenues majoritaires dans le pays. #Mensonges historiques, #apartheid, crimes de guerre et accusations de #génocide à l’encontre des Palestiniens.

    • Les nouveaux habits pro-israéliens de l’extrême droite européenne, Gilles Paris
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/05/31/les-nouveaux-habits-pro-israeliens-de-l-extreme-droite-europeenne_6236510_32

      Si, officiellement, la diplomatie israélienne n’entretient pas de relations avec de nombreux partis européens d’extrême droite, ces derniers s’affirment comme soutien inconditionnel à l’Etat hébreu.

      Le constat en dit autant sur l’évolution d’une partie significative des pays membres de l’Union européenne que sur ce que devient Israël : l’extrême droite s’y affirme comme le soutien le plus inconditionnel de l’Etat hébreu, une évolution que le carnage perpétré à Gaza après les massacres de civils israéliens par le Hamas n’a pas remise en cause.

      Aux Pays-Bas, le Parti pour la liberté, la formation de Geert Wilders, a réussi à insérer dans le contrat de coalition conclu le 15 mai avec trois autres partis l’« examen » du déménagement de l’ambassade néerlandaise en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, en rupture totale avec la position européenne selon laquelle le statut de Jérusalem doit être tranché par la négociation.

      Santiago Abascal, chef du parti d’extrême droite espagnol Vox, a exprimé de son côté son opposition à la reconnaissance par son pays de l’Etat de #Palestine, le 28 mai, en rencontrant à Jérusalem le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui y est farouchement opposé. Le même jour, la tête de liste pour les élections européennes du parti d’extrême droite français Reconquête !, Marion Maréchal, a estimé que reconnaître un tel Etat à présent reviendrait à créer « un Etat islamiste, avec tous les dangers que cela peut représenter pour Israël et pour l’Occident en général ».

      Ere révolue

      Longtemps, un cordon sanitaire a tenu à distance Israël de formations dont les racines pouvaient remonter aux heures sombres de la seconde guerre mondiale et de la Shoah. Le bilan de la neuvième législature du Parlement européen dressé par l’European Coalition for Israel, un groupe d’influence fondé en 2004, dit combien cette ère est révolue. Les vingt partis dont les votes ont été les plus favorables à Israël appartiennent tous à l’extrême droite et aux eurosceptiques, principalement au groupe des Conservateurs et réformistes européens. Le trio de tête est composé de Vox, d’une formation tchèque et des Démocrates de Suède.

      Un ensemble de circonstances expliquent l’effritement de cette digue. Après avoir été longtemps groupusculaires, les formations d’extrême droite ont considéré qu’un changement radical de discours sur #Israël pouvait faire sauter un verrou électoral dans leur quête du pouvoir. Cela a été notamment le cas pour les Démocrates de Suède, qui ont triomphé aux législatives de 2022, et dont des membres fondateurs avaient milité quatre décennies plus tôt dans les rangs du Parti du Reich nordique, un groupuscule néonazi.

      Le Rassemblement national a fait le même calcul en France, en prenant ses distances avec l’#antisémitisme de Jean-Marie Le Pen comme avec les positions de membres de l’organisation étudiante Groupe Union Défense (GUD), alors proches de Marine Le Pen, qui scandaient en leur temps « Deauville, Sentier, territoires occupés » ou « A Paris comme à Gaza, Intifada ». La rupture, le 21 mai, avec son allié Alternative pour l’Allemagne (AfD), après les propos relativisant le nazisme tenus par l’un de ses responsables, en découle également.

      Mouvement transatlantique des nationaux-conservateurs

      Cette évolution a été facilitée par un discours anti-islam assumé par la plupart des formations d’extrême droite européennes, à commencer par celle de Geert Wilders ou du Suédois Jimmie Akesson. Dans les discours de cette extrême droite, le bouc émissaire #musulman a remplacé le bouc émissaire juif, sur fond d’attentats djihadistes et d’#immigration en provenance du Proche et du Moyen-Orient, ou de l’Afrique subsaharienne. Le 28 mai, Marion Maréchal a inscrit la question israélo-palestinienne dans une vision du monde inspirée de la thèse controversée du « choc des civilisations » de Samuel Huntington.

      Alors que l’extrême droite pèse également de plus en plus sur la politique israélienne, une figure incarne cette convergence inédite : celle du théoricien politique Yoram Hazony. Né en Israël, diplômé des universités américaines de Princeton et Rutgers, ce dernier est passé par la colonie d’Eli, installée au cœur de la Cisjordanie, et a collaboré avec Benyamin Nétanyahou à l’occasion de l’édition d’un livre publié avant la première expérience comme premier ministre de ce dernier, en 1996.

      Auteur du best-seller conservateur Les Vertus du nationalisme (dont la traduction française a été préfacée par l’avocat Gilles-William Goldnadel), #Yoram_Hazony est une figure tutélaire du mouvement transatlantique des nationaux-conservateurs mis en évidence par l’historienne Maya Kandel. Son meilleur appui en #Europe est un autre allié indéfectible du premier ministre israélien, son homologue hongrois, Viktor Orban. Les deux hommes ont en partage la même conception illibérale de l’exercice du pouvoir, notamment la même défiance vis-à-vis des contre-pouvoirs.

      Officiellement, compte tenu d’un passé évoqué avec constance, la diplomatie israélienne n’entretient pas de relations avec de nombreux partis d’#extrême_droite européens. Dans les faits, cette position est ouvertement remise en cause par des élus liés à la mosaïque ultranationaliste israélienne et au #sionisme religieux qui se font les défenseurs d’une alliance entre nationaux-populistes.

      Eli Cohen, ministre des affaires étrangères de Benyamin Nétanyahou en 2023, a ainsi milité pour des liens avec l’Alliance pour l’Unité des Roumains, qui a relativisé la Shoah. Mais rien ne dit mieux ce virage israélien que la présence à Madrid, le 18 mai, à un rassemblement des extrêmes droites européennes, d’un ministre israélien, Amichai Chikli, ancien membre de la formation d’extrême droite Yamina, chargé de la diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme. L’occasion de la première rencontre, informelle, de Marine Le Pen, présente à ce rassemblement, avec un membre d’un gouvernement israélien qui espère pouvoir compter sur cette extrême droite pour défendre ses intérêts à Bruxelles.

      #nationalisme #racisme #fascisme

  • Zucchero negli alimenti. Per #Nestlé i bambini non sono tutti uguali

    Secondo un’analisi della Ong Public Eye gli alimenti per bambini e neonati venduti dalla multinazionale svizzera in Africa, Asia e America Latina contengono più zuccheri rispetto alle loro controparti commercializzate nei mercati europei. Un doppio standard che porta a un “aumento esplosivo dell’obesità e spinge i bambini a sviluppare una preferenza per i prodotti zuccherati che durerà tutta la vita”.

    Due dei prodotti alimentari per l’infanzia più venduti da Nestlé nei Paesi a medio o basso reddito contengono, a differenza delle loro controparti reperibili in Europa e in Svizzera, dosi elevate di zuccheri aggiunti. Sono i risultati di un’indagine svolta dalla Ong svizzera Public Eye con la collaborazione dell’International baby food action network (Ibfan), rete di organizzazioni per la salute infantile. “Chiediamo all’azienda di porre fine a questo ingiustificabile e dannoso doppio standard che porta a un aumento esplosivo dell’obesità e spinge i bambini a sviluppare una preferenza per i prodotti zuccherati che durerà tutta la vita”, denuncia la coalizione.

    A cinquant’anni dallo scandalo sulla promozione di prodotti per l’infanzia nei Paesi a basso reddito che ha coinvolto Nestlé, il gigante svizzero afferma di aver imparato dal passato e proclama il suo “impegno incrollabile” nella “commercializzazione responsabile” dei sostituti del latte materno. Attualmente l’azienda controlla il 20% del mercato degli alimenti per l’infanzia, per un valore di circa 70 miliardi di dollari.

    I due prodotti di punta nei Paesi a medio e basso reddito al centro dell’inchiesta sono Cerelac, una linea di cereali per l’infanzia, e Nido, un tipo di latte in polvere. Secondo dati esclusivi ottenuti da Euromonitor, una società di analisi di mercato specializzata nell’industria alimentare, il loro valore di vendita è stato superiore a 2,5 miliardi di dollari nel 2022. “Nelle proprie comunicazioni o tramite terzi, Nestlé promuove Cerelac e Nido come marchi il cui obiettivo è aiutare i bambini a ‘vivere una vita più sana’. Fortificati con vitamine, minerali e altri micronutrienti, secondo la multinazionale questi prodotti sono adatti alle esigenze dei neonati e dei bambini piccoli e contribuiscono a rafforzare la loro crescita, il loro sistema immunitario e il loro sviluppo cognitivo -si legge nella ricerca-. Ma questi cereali e latti in polvere offrono davvero ‘la migliore nutrizione’, come sostiene Nestlé? È quello che abbiamo cercato di scoprire concentrandoci su uno dei principali ‘pericoli pubblici’ quando si parla di alimentazione: lo zucchero”.

    L’indagine ha svelato una differenza importante e non giustificata tra la quantità di zucchero addizionato in questi prodotti nei diversi Paesi in cui sono venduti. Se gli alimenti per l’infanzia distribuiti in Svizzera e nel mercato europeo non contengono zuccheri aggiunti, quelli disponibili nei Paesi a medio e basso reddito ne hanno invece in quantità elevata, nonostante siano indicati come adatti a bambini dai sei mesi d’età. Su un totale di 115 prodotti della linea Cerelac venduti nei mercati di Africa, Asia e America Latina, il 94% (108) presentano zuccheri aggiunti. Inoltre, per 67 di questi alimenti è stato possibile determinarne il valore esatto, tramite etichetta o analisi di laboratorio.

    Si è scoperto quindi che in India, dove le vendite hanno superato i 250 milioni di dollari nel 2022, tutti i cereali per bambini Cerelac contengono zuccheri aggiunti, in media quasi tre grammi per porzione. La stessa situazione prevale in Sudafrica, il principale mercato per Nestlé in Africa, dove ogni alimento esaminato di questa linea ha quattro o più grammi di zuccheri aggiunti per porzione. In Brasile, il secondo mercato mondiale con un fatturato di circa 150 milioni di dollari nel 2022, tre quarti dei cereali per bambini di questa linea contengono zuccheri addizionali, in media tre grammi a porzione.

    “È un fatto preoccupante -ha fatto notare Rodrigo Vianna, epidemiologo e professore presso il dipartimento di Nutrizione dell’Università federale di Paraíba nel Brasile Nord-orientale, commentando i risultati della ricerca-, lo zucchero non dovrebbe essere aggiunto agli alimenti dedicati ai neonati e ai bambini piccoli perché non è necessario e crea una forte dipendenza. I bambini si abituano al sapore dolce e iniziano a cercare altri alimenti dolci, innescando un ciclo negativo che aumenta il rischio di disturbi legati all’alimentazione nella vita adulta, tra cui l’obesità e altre malattie croniche non trasmissibili come il diabete o l’ipertensione”.

    Una tendenza che, anche se in forma ridotta, si ritrova in Nido, il più popolare dei latti per la crescita. Secondo Euromonitor, nel 2022 le vendite globali dei prodotti Nido per bambini da uno a tre anni avrebbero superato quota un miliardo di dollari. Su 29 confezioni esaminate ben 21 contenevano zuccheri aggiunti, i valori più alti sono stati riscontrati a Panama (5,3 grammi) e in Nicaragua (4,7 grammi).

    Sebbene la multinazionale si sia affrettata a sottolineare che questi prodotti sono senza saccarosio aggiunto, essi contengono zucchero addizionale sotto forma di miele. Tuttavia, secondo l’Oms entrambe le sostanze non dovrebbero essere inserite negli alimenti per bambini. Ed è, paradossalmente, proprio la stessa Nestlé a spiegarlo con precisione in un quiz educativo sul sito web dedicato a Nido in Sudafrica: “sostituire il saccarosio con il miele non ha ‘alcun beneficio scientifico per la salute’, in quanto entrambi possono contribuire ‘all’aumento di peso ed eventualmente all’obesità’”.

    Eppure, il colosso svizzero sta promuovendo questi alimenti attraverso un’aggressiva campagna di marketing sia con mezzi “tradizionali”, come cartelloni e spot televisivi, sia tramite campagne sui social media e influencer. Dove, come già accennato, questi prodotti vengono presentati come salutari e benefici per lo sviluppo del bambino. “Spesso le indicazioni sulla salute dei produttori non sono supportate dalla scienza. Se un prodotto farmaceutico volesse affermare di migliorare lo sviluppo cerebrale dei bambini o la loro crescita -ha detto Nigel Rollins, ricercatore presso il dipartimento di Salute materna, neonatale, infantile e dell’adolescenza all’Oms-, dovrebbe superare standard di evidenza molto elevati. Ma trattandosi di un alimento, non è necessario effettuare questi test“.

    Nestlé non ha risposto a domande specifiche ma ha dichiarato a Public Eye e all’Ibfan di aver “ridotto dell’11% la quantità totale di zuccheri aggiunti nel proprio portafoglio di cereali per l’infanzia in tutto il mondo” negli ultimi dieci anni e che “diminuirà ulteriormente il livello di zuccheri senza compromettere la qualità, la sicurezza e il gusto”. La multinazionale ha inoltre comunicato che starebbe eliminando gradualmente il saccarosio e lo sciroppo di glucosio dai suoi “latti per la crescita” Nido a livello globale. L’azienda ha ribadito, inoltre, che i suoi prodotti sono “pienamente conformi” alle leggi locali e al Codex alimentarius. Quest’ultimo è un elenco di norme e standard alimentari internazionali che, sempre secondo Rollins, sono stati pesantemente influenzati dalle lobby dello zucchero e dell’alimentazione, rendendo le linee guida per i cibi per l’infanzia non allineate alle raccomandazioni dell’Oms. “Le raccomandazioni dell’Organizzazione mondiale della sanità sono indipendenti da qualsiasi influenza dell’industria -ha dichiarato Rollins-. Al Codex, invece, le lobby sono attive e influenti: l’industria dello zucchero, quella degli alimenti per l’infanzia e altri rappresentanti del settore alimentare sono spesso presenti nelle stanze in cui vengono prese le decisioni”.

    https://altreconomia.it/zucchero-negli-alimenti-per-nestle-i-bambini-non-sono-tutti-uguali
    #sucre #industrie_alimentaire #enfants #enfance #inégalités #double_standard #Cerelac #Nido #lait_en_poudre #multinationales

    • How Nestlé gets children hooked on sugar in lower-income countries

      Nestlé’s leading baby-food brands, promoted in low- and middle-income countries as healthy and key to supporting young children’s development, contain high levels of added sugar. In Switzerland, where Nestlé is headquartered, such products are sold with no added sugar. These are the main findings of a new investigation by Public Eye and the International Baby Food Action Network (IBFAN), which shed light on Nestlé’s hypocrisy and the deceptive marketing strategies deployed by the Swiss food giant.

      https://stories.publiceye.ch/nestle-babies

  • Bombes, grenades, torpilles… Où se trouvent les #munitions explosives ou toxiques enfouies dans les #fonds_marins français ?

    Franceinfo publie un #recensement inédit des #décharges d’explosifs immergées, en collaboration avec les équipes de l’émission « Vert de rage » diffusée sur France 5.

    Les deux guerres mondiales ont laissé derrière elles des centaines de tonnes de #munitions chimiques et conventionnelles (#bombes, #grenades, #torpilles) inutilisées. Dès 1920, le gouvernement français s’est servi de la mer comme d’une #poubelle pour se délester à moindre coût de ces #armes toxiques et dangereuses. Mais où se trouvent exactement ces décharges à munitions ? Dans un nouveau numéro, diffusé lundi 27 mai sur France 5, l’émission « Vert de rage » tente de reconstituer le plus précisément possible les emplacements de ces décharges, mais aussi la présence avérée de munitions ou de mines dans des épaves.

    Cet inventaire, non exhaustif, permet de donner une idée de l’ampleur des immersions, qu’elles soient volontaires ou non. Pour ce faire, les données ont été collectées à partir de plusieurs sources : cartes maritimes du service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom), archives de presse, rapports de la Commission Oslo-Paris. Cette convention internationale définit les modalités de la coopération pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est.

    Certaines de ces zones sont bien identifiées et protégées par des interdictions de plongée, de baignade ou de navigation, établies par les préfectures maritimes et indiquées sur les cartes maritimes. Mais, en l’absence d’un recensement précis, d’autres zones restent accessibles au public, pouvant présenter un danger pour les pêcheurs et les plongeurs.

    Une pratique qui a eu cours jusqu’en 2002

    Dès les années 1920, trois méthodes de déversement en mer étaient utilisées pour se débarrasser des munitions : le sabordage des navires pour les faire couler ; le pétardage, qui consistait à enterrer des munitions pour les faire exploser (ce fut notamment le cas en baie de Somme) ; et l’immersion des munitions, par avion, sous-marin ou bateau, dans des endroits plus ou moins profonds, et peu fréquentés par les bateaux, comme la fosse du cap Levi (près de Cherbourg) ou celle des Casquets (au nord de Guernesey). C’est cette technique qui était la plus répandue. « A partir de 1998, la Marine a réduit substantiellement les volumes concernés. A cette période, le volume annuel de matière explosive était inférieur à 10 tonnes par an », explique la préfecture maritime, qui assure que les dernières opérations ont eu lieu quatre ans plus tard, en 2002.

    « On les balançait dans des zones qui n’étaient pas chalutées, pas travaillées par les pêcheurs. A l’époque, on pensait qu’elles allaient rester là, puis disparaître au fil du temps. » (Bertrand Sciboz, chasseur de mines)

    Le #pétardage, lui, fut pratiqué jusqu’au 30 avril 1997, jour de l’accident mortel du navire La Fidèle, relaté par France Bleu. Ce bateau de la Marine nationale avait pour mission d’immerger 1 450 grenades conventionnelles (représentant 600 kg d’explosifs) au large de Cherbourg. Les circonstances exactes restent floues, mais certaines grenades auraient explosé avant d’être immergées, tuant cinq personnes et en blessant dix-sept autres. Mais, selon Bertrand Sciboz, plongeur sous-marin français spécialisé dans le renflouement d’épaves, bien que le nombre de munitions immergées volontairement soit important, « la majorité des munitions présentes dans le milieu sous-marin est située dans des navires de guerre bombardés et naufragés ».

    « Un problème insoluble »

    Ces immersions font aujourd’hui courir deux risques majeurs pour la #biodiversité : les #explosions_sous-marines, qui font l’effet d’un tremblement de terre pour les poissons, et l’érosion des gaines en métal protégeant les munitions, qui provoque la fuite de substances toxiques. Dans le cas des #munitions_chimiques, le #gaz_moutarde finit ainsi par se diffuser dans les fonds marins, infectant les mollusques, les algues, les poissons, et par conséquent l’ensemble de la #chaîne_alimentaire. Aujourd’hui est une période critique puisque les scientifiques estiment qu’il faut 80 à 100 ans pour qu’une munition finisse par s’abîmer.

    La #dissémination de ces composants toxiques dans l’environnement sous-marin crée aussi une réaction chimique qui mène à l’#hypoxie, un taux d’oxygène insuffisant dans l’eau, étouffant au passage les organismes vivants, selon plusieurs études menées en mer Méditerranée et en mer Baltique, connue pour être la plus grande zone d’immersions du monde. « Le problème, c’est qu’aujourd’hui, nous n’avons pas de solution technique pour récupérer ces munitions chimiques », explique Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris.

    « Il est probable que le remède soit pire que le mal : manipuler des munitions érodées, qui sont depuis des dizaines d’années dans la mer, risque d’accélérer la dissémination des agents chimiques dans l’eau. » (Olivier Lepick, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique à Paris)

    Pour les munitions dites conventionnelles, plusieurs techniques existent, comme le #contre-minage, c’est-à-dire la destruction des armes avec d’autres charges explosives. Des opérations sont régulièrement menées par les préfectures maritimes, comme à Plouguerneau (Finistère) en octobre 2023. « Le contre-minage concerne principalement les mines allemandes qui étaient les plus dangereuses et les plus fréquentes », détaille Bertrand Sciboz. Dans certains cas, les munitions peuvent être « océanisées », c’est-à-dire déplacées vers une zone plus profonde, comme ce fut le cas à Nouméa en mai 2018.
    Des taux de composants d’explosifs jamais observés

    En plus de son travail de recensement, « Vert de rage » a réalisé, en partenariat avec le chercheur Aaron Beck, responsable du groupe de travail Geomar, des mesures de composants d’explosifs, tels que le #TNT et ses dérivés, dont la #toxicité est préoccupante. L’équipe a plongé à Fouras (Charente-Maritime), au-dessus d’une décharge d’explosifs recensée sur les cartes marines et interdite à la plongée, où des milliers de munitions de la Première Guerre mondiale ont été immergées par l’armée française dans les années 1920. Des prélèvements ont également été effectués dans une épave située dans la Manche, près de Courseulles (Calvados), rouverte à la plongée après avoir fait l’objet d’opérations de déminage.

    Résultat : à Fouras, les taux de #DANT, une molécule issue de la dégradation du TNT, atteignent 2 401 nanogrammes par litre (ng/L) dans l’eau. C’est le taux le plus élevé jamais observé par l’équipe de chercheurs allemands. Le TNT est potentiellement cancérigène et suspecté de nuire à la fertilité, ainsi que de provoquer des malformations génétiques. Un autre échantillon affiche 827 ng/L de tétryl, un explosif toxique utilisé dans le passé, jamais détecté auparavant par les chercheurs. Le sable de Fouras contient quant à lui jusqu’à 2 355 nanogrammes par kilo (ng/kg) de TNT brut. On y retrouve aussi des niveaux importants de cobalt, nickel, arsenic et plomb, qui dépassent les seuils de risques environnementaux.

    Même conclusion du côté de Courseulles, où les niveaux de contamination étaient similaires aux taux observés en mer Baltique, où plusieurs milliers de tonnes d’armes conventionnelles et chimiques ont été immergées. Des résidus de TNT et de ses dérivés, jusqu’à 242 ng/kg, ont aussi été retrouvés dans le sable.

    « Une question ultrasensible » pour les autorités

    A ce jour, le nombre exact de munitions immergées est difficile à estimer et aucune cartographie officielle et exhaustive n’existe, malgré la promesse du ministère de la Transition écologique d’en produire une. En décembre dernier, Patrice Vergriete, alors ministre délégué chargé du Logement, a affirmé que des travaux interministériels, « échelonnés sur plusieurs années », étaient en cours, sans préciser le calendrier. Trois ans plus tôt, Annick Billon, sénatrice centriste de la Vendée, avait posé une question similaire au gouvernement, et reçu exactement la même réponse.

    Comment expliquer la difficulté du recensement ? « Ces immersions ont été effectuées par des services différents, en métropole comme en outre-mer. L’administration est tellement complexe qu’elle ne sait pas elle-même où elle a mis ces dossiers », argue Bertrand Sciboz. « Les premières immersions ont été effectuées immédiatement après la Première Guerre mondiale, sans que ces opérations soient forcément documentées », renchérit Olivier Lepick.

    Toutes les données existantes sont donc produites par des commissions internationales comme la convention Ospar (Oslo-Paris) ou par des associations. Selon Olivier Lepick, un travail de recensement, même non exhaustif, a certainement dû être effectué par la Direction générale de l’armement (DGA) depuis le début des années 1990. « Le problème, c’est que ces données ne sont pas accessibles au public et encore moins publiées. » En effet, la France oppose le secret-défense à toute question relative au déversement d’armes en mer. Un secret-défense renforcé en 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

    « C’est une question ultrasensible : quels responsables politiques seraient prêts à reconnaître que la France a eu des comportements aussi inacceptables ?, poursuit Olivier Lepick. Ces immersions ont eu lieu à une époque où la sensibilité environnementale était très réduite, voire nulle. » De son côté, le caractère dangereux des munitions (en particulier chimiques) n’encourage pas les autorités à une diffusion d’informations trop précises sur les stocks et la localisation des armes immergées.

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/carte-visualisez-l-emplacement-des-munitions-chimiques-et-conventionnel

    #cartographie #visualisation #mer #France

  • Heinrich Böll : An der Brücke (1949)
    https://sa87031424f97a8dc.jimcontent.com/download/version/1531237226/module/9547382885/name/An%20der%20Br%C3%BCcke.pdf

    Ce texte du lauréat du prix Nobel de littérature Heinrich Böll décrit l’unique raison humaine de la revendication d’une vie sans surveillance par l’état, les institutions et du refus de d’entrer non pas dans l’étetnité mais dans les statistiques - on est des êtres humains en chair et en os, avec des émotions et une vie éphémère qui n’a rien de comparable. Mort à Google cinquante ans avant sa mise au monde comme crachat de businessman états-unien.

    Die haben mir meine Beine geflickt und haben mir einen Posten gegeben, wo ich sitzen kann: ich zähle
    die Leute, die über die neue Brücke gehen. Es macht ihnen ja Spaß, sich ihre Tüchtigkeit mit Zahlen zu
    belegen, sie berauschen sich an diesem sinnlosen Nichts aus ein paar Ziffern, und den ganzen Tag,
    den ganzen Tag geht mein stummer Mund wie ein Uhrwerk, indem ich Nummer auf
    5 Nummer häufe, um ihnen abends den Triumph einer Zahl zu schenken.
    Ihre Gesichter strahlen, wenn ich ihnen das Ergebnis meiner Schicht mitteile, je höher die Zahl, um so
    mehr strahlen sie, und sie haben Grund, sich befriedigt ins Bett zu legen, denn viele Tausende gehen
    täglich über ihre neue Brücke ...
    Aber ihre Statistik stimmt nicht. Es tut mir leid, aber sie stimmt nicht. Ich bin ein unzuverlässiger
    10 Mensch, obwohl ich es verstehe, den Eindruck von Biederkeit zu erwecken. Insgeheim macht es mir
    Freude, manchmal einen zu unterschlagen und dann wieder, wenn ich Mitleid empfinde, ihnen ein paar zu
    schenken. Ihr Glück liegt in meiner Hand. Wenn ich wütend bin, wenn ich nichts zu rauchen habe, gebe ich
    nur den Durchschnitt an, manchmal unter dem Durchschnitt, und wenn mein Herz aufschlägt, wenn ich
    froh bin, lasse ich meine Großzügigkeit in einer fünfstelligen Zahl verströmen. Sie
    15 sind ja so glücklich! Sie reißen mir förmlich das Ergebnis jedes Mal aus der Hand, und ihre Augen
    leuchten auf, und sie klopfen mir auf die Schulter. Sie ahnen ja nichts! Und dann fangen sie an zu
    multiplizieren, zu dividieren, zu prozentualisieren, ich weiß nicht was. Sie rechnen aus, wieviel heute jede
    Minute über die Brücke gehen und wieviel in zehn Jahren über die Brücke gegangen sein werden. Sie
    lieben das zweite Futur, das zweite Futur ist ihre Spezialität - und doch, es tut mir leid,
    20 daß alles nicht stimmt ...
    Wenn meine kleine Geliebte über die Brücke kommt - und sie kommt zweimal am Tage -, dann bleibt mein
    Herz einfach stehen. Das unermüdliche Ticken meines Herzens setzt einfach aus, bis sie in die Allee
    eingebogen und verschwunden ist. Und alle, die in dieser Zeit passieren, verschweige ich ihnen. Diese
    zwei Minuten gehören mir, mir ganz allein, und ich lasse sie mir nicht nehmen. Und auch wenn
    25 sie abends wieder zurückkommt aus ihrer Eisdiele, wenn sie auf der anderen Seite des Gehsteiges
    meinen stummen Mund passiert, der zählen, zählen muß, dann setzt mein Herz wieder aus, und ich fange
    erst wieder an zu zählen, wenn sie nicht mehr zu sehen ist. Und alle, die das Glück haben, in diesen
    Minuten vor meinen blinden Augen zu defilieren1, gehen nicht in die Ewigkeit der Statistik ein:
    Schattenmänner und Schattenfrauen, nichtige Wesen, die im zweiten Futur der Statistik nicht mitmar-
    30 schieren werden...
    Es ist klar, daß ich sie liebe. Aber sie weiß nichts davon, und ich möchte auch nicht, daß sie es erfährt.
    Sie soll nicht ahnen, auf welche ungeheure Weise sie alle Berechnungen über den Haufen wirft, und
    ahnungslos und unschuldig soll sie mit ihren langen braunen Haaren und den zarten Füßen in ihre
    Eisdiele marschieren, und sie soll viel Trinkgeld bekommen. Ich liebe sie. Es ist ganz klar, daß
    35 ich sie liebe.
    Neulich haben sie mich kontrolliert. Der Kumpel, der auf der anderen Seite sitzt und die Autos zählen muß,
    hat mich früh genug gewarnt, und ich habe höllisch aufgepaßt. Ich habe gezählt wie verrückt, ein
    Kilometerzähler kann nicht besser zählen. Der Oberstatistiker selbst hat sich drüben auf die andere Seite
    gesteilt und hat später das Ergebnis einer Stunde mit meinem Stundenplan verglichen. Ich hatte
    1 (franz.) feierlich vorbeiziehen oder marschieren
    40 nur einen weniger als er. Meine kleine Geliebte war vorbeigekommen, und niemals im Leben werde
    ich dieses hübsche Kind ins zweite Futur transponieren2 lassen, diese meine kleine Geliebte soll nicht
    multipliziert und dividiert und in ein prozentuales Nichts verwandelt werden. Mein Herz hat mir geblutet,
    daß ich zählen mußte, ohne ihr nachsehen zu können, und dem Kumpel drüben, der die Autos zählen
    muß, bin ich sehr dankbar gewesen. Es ging ja glatt um meine Existenz.
    45 Der Oberstatistiker hat mir auf die Schulter geklopft und hat gesagt, daß ich gut bin, zuverlässig und treu.
    „Eins in der Stunde verzählt", hat er gesagt, „macht nicht viel. Wir zählen sowieso einen gewissen
    prozentualen Verschleiß hinzu. Ich werde beantragen, daß Sie zu den Pferdewagen versetzt werden."
    Pferdewagen ist natürlich die Masche. Pferdewagen ist ein Lenz3 wie nie zuvor. Pferdewagen gibt es
    50 höchstens fünfundzwanzig am Tage, und alle halbe Stunde einmal in seinem Gehirn die nächste
    Nummer fallen zu lassen, das ist ein Lenz! Pferdewagen wäre herrlich. Zwischen vier und acht dürfen
    überhaupt keine Pferdewagen über die Brücke, und ich könnte spazierengehen oder in die Eisdiele,
    könnte sie mir lange anschauen oder sie vielleicht ein Stück nach Hause bringen, meine kleine
    ungezählte Geliebte ...
    Böll, Heinrich: An der Brücke, in: Erzählungen, Kiepenheuer & Witsch, Köln 2006.
    2 (lat.) in eine andere Tonart übertragen, hier ironisch gemeint
    3 redensartlich: ein angenehmes, ruhiges Leben führen

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Heinrich_B%C3%B6ll

    #Allemagne #vie_privée #statistiques #guerre #mutilation #surveillance

  • The automated Fortress Europe : No place for human rights

    29,000 people have died in the Mediterranean over the past ten years while trying to reach the EU. You would think that the EU wanted this tragedy to stop and scientists across Europe were working feverishly on making this happen with the latest technology. The opposite is the case: With the help of so-called Artificial Intelligence, digital border walls are being raised, financed with taxpayers’ money.

    Drones, satellites, and other digital monitoring systems: For decades, the EU’s external borders have been upgraded with state-of-the-art surveillance technology to create so-called smart borders. Now, algorithms and Artificial Intelligence are increasingly adding to the wall.

    Their development is funded with millions of euros by EU research programs with names like Horizon 2020 or Horizon Europe. The funded projects read like a catalog of surveillance technologies. Instead of trying to save people from losing their lives, they put all of us in danger.

    It doesn’t come as a surprise that most initiatives are kept secret. The public learns next to nothing about them. Law enforcement and border authorities prefer not to be bothered with giving insights into their work. They try to avoid a democratic debate about the research and development of this sort of AI-driven surveillance technology.
    WE FOUND OUT ABOUT WHAT THE EU PREFERS TO KEEP OUT OF THE PUBLIC’S EYE

    When we asked for information on research projects in which such systems are being developed, we received many responses that wouldn’t give us any substantial information.

    The European Research Executive Agency (REA) is mandated by the EU Commission to fund and manage innovative projects in virtually all areas of research, including Horizon 2020. Still, the REA isn’t particularly outspoken about their research projects.

    We had tried, for example, to obtain details about the ROBORDER project‘s “methodology applied for the evaluation of the system performance” through access to information requests. At first, we were denied it in reference to the “protection of the public interest as regards public security.” The identity and affiliation of individuals involved in the ethics review process would also not be shared, to protect their “privacy and integrity.” REA also cited “commercial interests” and the protection of intellectual property as lawful grounds to refuse disclosure: “releasing this information into public domain would give the competitors of the consortium an unfair advantage, as the competitors would be able to use this sensitive commercial information in their favour.” These reasons given to us to avoid disclosure were common reactions to all the requests we sent out. But in the end, REA did provide us with information on the methodology.

    More transparency is urgently needed. ROBORDER aims at developing unmanned vehicles to patrol EU borders, capable of operating in swarms. Such capabilities would most likely be of interest to the military as well. In fact, research by AlgorithmWatch and ZDF Magazin Royale shows that in a market analysis conducted within the ROBORDER project, “military units” have been identified as potential users of the system. Documents we obtained show that members of the research team met with prospective officers of the Greek Navy to introduce the ROBORDER system.

    Military applications would exclude ROBORDER from Horizon 2020 funding, which is reserved for civilian applications. However, an EU Commission’s spokesperson said that the mere fact that a “military audience” was also chosen to disseminate the project does not “per se call into question the exclusively civilian application of the activities carried out within the framework of this project.”

    The ROBORDER project was executed as planned until its scheduled end in 2021. Its output contributed to later projects. At a national level, one is REACTION, which is funded by the EU’s Border Management and Visa Instrument and coordinated by the Greek Ministry of Immigration and Asylum. AlgorithmWatch and ZDF Magazin Royale tried to ask the Greek research center CERTH – which coordinated ROBORDER and is now working on REACTION – what results or components exactly were adopted, but we didn’t get an answer.

    Due to our persistence, we managed to obtain documents for various EU-funded projects. Some of them we received were so heavily redacted that it was impossible to get an idea what they were about. The grant agreement and the annexes to the NESTOR project contained 169 consecutive redacted pages.
    JUST ANOTHER BRICK IN THE AUTOMATED WALL

    An automated Fortress Europe would also impact everyone’s rights, since the technology it facilitates allows governments to find out everything about us.

    How do they do it, you ask? By using face recognition, for example, and by reducing your identity to your face and other measurable biometric features. Faces can be captured and analyzed by increasingly sophisticated biometric recognition systems. In the D4FLY project, they combine “2D+thermal facial, 3D facial, iris and somatotype biometrics.” In projects such as iBorderCtrl, they examine emotions and “micro-expressions,” fleeting facial expressions that last only fractions of a second, to assess whether travelers are lying to (virtual) border officials. That way, risk assessments are automatically created, which could lead to stricter security checks at EU borders.

    Such EU-funded projects are designed to digitalize, computerize, and automate human mobility. The EU envisions a future where law-abiding travelers enjoy uninterrupted freedom, while “risky” people are automatically flagged for further checks.

    As Frontex’ deputy executive director, Uku Särekanno, put it in a recent interview: „What comes next is a very serious discussion on automation. We are looking into how, in the next five to ten years, we can have more automated border crossings and a more seamless travel experience.”

    According to various scientists, this is the result of over two decades’ work, ultimately leading to total remote surveillance and thus to a perfect panoptic society, in which we are utterly dominated by such digital technologies and the underlying logic of security policy.

    WHAT IS IT GOOD FOR? SKIMMING THROUGH THE SURVEILLANCE CATALOGUE

    Checking people requires time and resources. Therefore, some projects aim to automatically “relieve” border officials, which means make them auxiliaries for automated systems that are falsely assumed to be more objective or reliable.

    Automated systems are supposed to detect “abnormal behavior,” increase “situation awareness,” and derive real-time information and predictions ("nowcasts") from multiple sensors attached to individuals, groups, but also freighters or other vehicles. Migration movements are to be predicted algorithmically, by analyzing Google Trends data, content on social media platforms such as Facebook and X (formerly Twitter), and “quantitative (geo-located) indicators of telephone conversations.” But such automated systems can’t replace political decisions by taking available data and leaving the decision to algorithms. The decisions have to be justified. Political decisions are also not only a byproduct of technological solutions and have to be put first.

    Risks become apparent by looking at the ITFLOWS project’s EuMigraTool. It includes “monthly predictions of asylum applications in the EU” and is supposed to “identify the potential risks of tensions between migrants and EU citizens” by providing “intuitions” on the “attitudes towards migration” in the EU using “Twitter Sentiment Analysis model data as input”. The very project’s Users Board, in which organizations such as the Red Cross and Oxfam are represented, warned in a statement against misuse, “misuse could entail closing of borders, instigating violence, and misuse for political purposes to gain support and consensus for an anti-migration policy.” The tool was developed nonetheless.

    In these EU-funded projects, people on the move are constantly portrayed as a threat to security. The FOLDOUT project explicates this core premise in all frankness: “in the last years irregular migration has dramatically increased,” therefore it was “no longer manageable with existing systems.” Law enforcement and border agencies now assume that in order to “stay one step ahead” of criminals and terrorists, automation needs to become the norm, especially in migration-related contexts.

    FRONTEX: IT’S EVERYWHERE

    A driving force in border security is also one of the main customers: Frontex. Founded in 2004, the European Border and Coast Guard Agency has played an increasingly important role in the EU’s research and innovation projects in recent years. The agency’s budget has increased by 194 percent compared to the previous budget, and by an incredible 13,200 percent in the last 20 years. But Frontex’ influence goes far beyond the money at its disposal. The agency intervened to “help,” "actively participate in," and “push forward” several Horizon 2020 projects, addressing “a wide spectrum of technological capabilities critical for border security,” including Artificial Intelligence, augmented reality, or virtual reality.

    In 2020, the agency formalized their collaboration with the EU Commission’s Directorate-General for Migration and Home Affairs (DG-HOME). It allowed Frontex to provide assistance to DG-HOME “in the areas of programming, monitoring and the uptake of projects results.” The agency is now responsible for “identifying research activities,” evaluating research proposals, and the supervision of the Horizon Europe research projects’ “operational relevance.”

    The agency therefore joined EU-funded projects trials, demonstrations, and workshops, held events involving EU-funded projects, and even created a laboratory (the Border Management Innovation Centre, BoMIC) to help implement EU-funded projects in border security. This is complemented with Frontex’s own “Research Grants Programme”, whose first call for proposals was announced in November 2022, to “bring promising ideas from the lab to real applications in border security.”
    HOW IS THIS SUPPOSED TO BECOME REALITY?

    The NESTOR project promises “an entirely functional, next-generation, comprehensive border surveillance system offering pre-frontier situational awareness beyond sea and land borders.” The system is based on optical, thermal imaging, and radio frequency spectrum analysis technologies. Such data will be “fed by an interoperable sensors network” comprised of both stationary installations and mobile manned or unmanned vehicles (that can operate underwater, on water surfaces, on the ground, or in the air). The vehicles are also capable of functioning in swarms. This allows for detecting, recognizing, classifying, and tracking “moving targets” such as persons, vessels, vehicles, or drones. A “Border Command, Control, and Coordination intelligence system” would adopt “cutting-edge Artificial Intelligence and Risk Assessment technologies”, fusing “in real-time the surveillance data in combination with analysis of web and social media data.”

    The key term here is “pre-frontier awareness.” According to the EU, “pre-frontier” refers to “the geographical area beyond the external borders which is relevant for managing the external borders through risk analysis and situational awareness.” Or, to put it bluntly: the very notion of “border” ultimately dissolves into whatever the authorities want it to mean.
    CONCLUSION: ONLY FEW BENEFIT FROM THE AUTOMATED EU FORTRESS AND YOU ARE DEFINITELY NOT ONE OF THEM.

    The list of projects could go on and on (see the box below), but you get the EU’s gist: They perceive migrants as a threat and want to better protect their borders from them by constantly improving automation and ever-increasing surveillance − far beyond existing borders. The EU conjures up the image of a migration “crisis” that we can only hope to end through technological solutions.

    This belief is extensively and increasingly affirmed and shaped by the border and coast guard community in lockstep with the surveillance and security industries, as has been well documented. But it threatens social justice, non-discrimination, fairness, and a basic respect of fundamental rights. “Ethics assessments” only scratch at the surface of the complexity of automating migration. The systems will be developed anyway, even if the assessments fundamentally question whether the systems’ use can be justified at all. Many of these projects should not have been funded in the first place, so they should not be pursued.

    https://algorithmwatch.org/en/automated-fortress-europe
    #AI #IA #intelligence_artificielle #migrations #réfugiés #contrôles_frontaliers #mur_digital #frontières_digitales #technologie #drones #satellites #frontières_intelligentes #smart_borders #Horizon_2020 #Horizon_Europe #surveillance #complexe_militaro-industriel #European_Research_Executive_Agency (#REA) #recherche #ROBORDER #REACTION #Border_Management_and_Visa_Instrument #CERTH #Grèce #NESTOR #biométrie #D4FLY #iBorderCtrl #Frontex #ITFLOWS #risques #EuMigraTool #FOLDOUT #pré-frontière

    ping @reka

  • Multiplication de l’instrument (5)

    Quelques enregistrements pour sortir des « sentiers battus » et errer dans les sonorités d’un instrument multi-présent. Des moments d’échanges ou de construction ensemble. Pour plonger dans des musiques qui ne s’épuisent pas dans une première écoute.
    Au hasard de ré-écoutes récentes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/05/26/multiplication-de-linstrument-5

    #musique #jazz

  • /e/OS Review : This Operating System Is Better Than Android. You Should Try It | WIRED
    https://www.wired.com/story/e-os-review

    Je vous dois une confidence : le créateur de /e/OS et de Murena (https://murena.com) est un ancien (excellent) étudiant de l’université de Caen. Bravo Gael. Un article entier dans Wired, chapeau.

    Google’s Android mobile operating system is open source, which means anyone can, in theory, build their own mobile operating system based on the Android Open Source Project (AOSP). Why, then, are there not many different versions of Android to choose from?

    Well, the good news is that there are a few alternatives to Android—some of them are excellent if not better than the version of Android that ships with your smartphone. But the reason there are only three or four good options highlights the fact that there is more, much more, to the mobile experience than the operating system.

    Android’s operating system is open source, but it runs device-specific drivers and Google’s various Play Services application programming interfaces (APIs) with a suite of built-in apps for basic functionality. All of this stuff is another layer atop the Android operating system, and it’s this layer that’s very difficult for other projects to reproduce. It’s not hard for projects to get the AOSP code running, but it’s difficult to create a great mobile user experience on top.

    One project that has created a great user experience on top of AOSP is /e/OS. For the past six months, I’ve used nothing else, and I am here to say that the world of Android alternatives has never been better. If you’re looking to get out of the Google box, come on in, the water’s fine.

    #Murena #Android #Gael_Duval

  • Iran : Empêchons la pendaison de Toomaj Salehi !

    Le 24 avril, ce rappeur très populaire de 33 ans a été condamné à mort en raison de ses idées.

    Dans ses textes et interviews, Toomaj SALEHI dénonce en effet les injustices, notamment contre les femmes, les jeunes et les classes populaires. Il condamne l’absence de liberté, ainsi que la sauvagerie de la répression utilisant notamment la torture. Il appelle ouvertement à soutenir les mobilisations contre la République islamique.
    Tout cela explique le déchaînement du régime contre ce symbole de la révolte de la grande majorité de la population iranienne. Toomaj a été plusieurs fois emprisonné, torturé, puis relâché sous caution. Un pas décisif vient d’être franchi avec sa condamnation à mort.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/03/13/iran-la-repression-des-manifestations-pacifiques-a-conduit-a-des-crimes-contre-lhumanite/#comment-61000

    #musique