• Ce que le film Après Demain ne vous a (toujours) pas dit emmanuelwathelet - 23 Décembre 2018 - leblogduradis , Investigaction
    https://leblogduradis.com/2018/12/23/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit & https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-apres-demain-ne-vous-a-toujours-pas-dit

    Si le film  Demain  a été un tel succès et qu’il a touché tant la société civile que les décideurs politiques et le monde marchand, pourquoi les résultats sont-ils aussi minces ? Désolé, le film  Après Demain  ne vous apportera pas de réponse, même s’il est obligé de faire un constat d’échec du bout des lèvres. Pire : le nouveau documentaire de Cyril Dion, accompagné cette fois par la journaliste environnementale Laure Noualhat, est confus, trompeur et très intéressé. Ils y confirment l’indigence de leur analyse économique et politique, mais aussi l’incapacité à se défaire de leurs œillères. La caution « autocritique » qu’aurait dû apporter Noualhat fait un « flop » qu’on ne saurait attribuer qu’à l’ (auto)censure ou à l’ignorance. Essayons de comprendre.

    Je ne vais pas faire traîner un scoop qui n’existe pas. Lorsque j’ai écrit ma première critique sur le film Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit – un article abondamment relayé et je vous en remercie ! – j’ai très précisément expliqué l’erreur originelle de Cyril Dion et Mélanie Laurent :  le fait d’occulter l’acteur le plus important de la société capitaliste, c’est-à-dire le capitaliste lui-même !  Et je vous le donne en mille, qui est à nouveau absent de ce second opus ? Bingo, le capitaliste ! Comme si le changement climatique pouvait se résoudre sans rapport de force, sans luttes et qu’il n’y avait pas, à la base de l’inaction politique, des intérêts complètement opposés.

    Les « lobbies et multinationales » ne sont évoqués dans le film qu’une seule fois et ils sont considérés comme les  causes  des dérèglements et non comme les  conséquences  du mode de production spécifique qu’est le capitalisme. Le problème ? Nous pousser à croire qu’il suffirait de réguler ces derniers pour que tout aille mieux. D’autre part, la seule fois que le terme « capitalisme » est prononcé, c’est pour en blâmer la version « triomphante », un peu comme lorsque Edwy Plenel nous assure que le capitalisme n’est pas « spontanément » démocratique. https://leblogduradis.com/2018/12/19/trois-questions-a-edwy-plenel Il suffirait de lui forcer la main, quoi… On est là dans le vocabulaire des « excès » du capitalisme qu’il faudrait juguler et dans le refus de considérer qu’un capitalisme « sans excès » n’est tout simplement pas possible. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    L’article qui suit est structuré de la façon suivante : je montre que Dion et Noualhat nient la dimension systémique du capitalisme, qu’ils occultent les victoires des capitalistes, qu’ils font croire que les capitalistes font partie de la solution et non pas du problème et, enfin, qu’ils souscrivent à la dangereuse idéologie du volontarisme, mettant tout le poids de la responsabilité sur les individus. Enfin, je reviens sur trois points essentiels à la critique : la question de la rentabilité économique des « solutions » qu’ils proposent, leur faisabilité réelle ou fantasmée et, enfin, le danger d’une approche psychologisante.

    Premier point donc, Cyril Dion et Laure Noualhat ignorent (ou feignent d’ignorer) qu’en régime de propriété privée, les acteurs économiques sont en concurrence. Pour survivre, c’est-à-dire ne pas tomber en faillite ou être rachetés, ils n’ont d’autres choix que vendre plus et diminuer leurs coûts. Deux aspects inconciliables avec le respect de l’environnement et le respect des travailleurs. J’ai détaillé précisément ces mécanismes dans une série d’articles sous forme de dialogues sur le Blog du radis. https://leblogduradis.com/2018/01/02/comprendre-les-fusions-dentreprises-partie-1

    Il est important de noter ici que même un producteur « local » de fruits et légumes est soumis aux mêmes règles : la proximité d’une grande enseigne de distribution à côté de chez lui le place de facto en situation de concurrence. Personne ne peut se soustraire à ces lois, quelle que soit la forme juridique adoptée, coopératives comprises. Or, à ce jeu, ce sont toujours les économies d’échelle qui gagnent, autrement dit les gros acteurs économiques. Les « petits pas » font marcher ceux qui peuvent se le permettre, les « gilets jaunes » continueront à aller chez Aldi. Non par choix mais par nécessité.

    Si on veut changer ce principe, il faut en changer les règles fondamentales, celles du capitalisme.  Après Demain  reconnaît que les seules initiatives qui durent dans le temps sont celles qui ont pu intégrer des élus locaux. Bien sûr, puisqu’il y a là l’amorce d’une modification structurelle. Mais comme les élus locaux sont bien peu de choses au regard des grandes enseignes et des grandes industries, il faudrait pouvoir convaincre les élus nationaux, les parlementaires européens, voire toucher l’échelle mondiale. Là où les décisions se prennent vraiment…c’est-à-dire là où les lobbies sont sur le terrain depuis le départ ! La récente campagne « l’affaire du siècle » exprime – enfin !- publiquement que les petits pas ne peuvent suffire, mais elle fait preuve de naïveté en ne mettant pas en cause le système dans ses structures.

    https://www.youtube.com/watch?v=SISSUVzzn5U

    Second point,  Après Demain  continue d’affirmer quant à lui que les fameux « petits pas » peuvent, de proche en proche, changer le monde, comme si, entre-temps, les capitalistes regardaient le nouveau monde advenir sans broncher. C’est évidemment complètement faux. Il ne sera pas nécessaire de lister de façon exhaustive, depuis la diffusion de  Demain,  les preuves de l’inaction environnementale – une inaction qui, dans un contexte de réchauffement, correspond à une régression puisqu’elle ne suppose pas le statu quo. Il ne sera pas non plus nécessaire de lister les régressions pures et simples. Pour autant, rappelons quand même quelques faits marquants.

    D’abord la prolongation pour cinq ans de l’autorisation du glyphosate dans l’Union européenne, ensuite la signature du CETA (on sait qu’en favorisant le commerce, on augmente la pollution) et enfin l’autorisation donnée par Macron pour le forage par Total en Guyane https://www.lejdd.fr/Societe/guyane-un-projet-de-mine-dor-au-coeur-dune-polemique-3707831 avec des conséquences environnementales désastreuses. Le New York Times a listé pas moins de 78 lois fédérales contre le climat https://www.nytimes.com/interactive/2017/10/05/climate/trump-environment-rules-reversed.html décidées par l’administration Trump. En France, la nouvelle loi de finance allège le barème pour les véhicules les plus polluants, https://www.alternatives-economiques.fr/malus-auto-mal-climat/00087527 alors que nous savons les marchés incapables d’anticiper sur le long terme en ce qui concerne le prix du baril (aucune chance qu’il explose pour cause de rareté). Les Britanniques autorisent à nouveau l’exploitation du gaz de schiste, https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/12/au-royaume-uni-sur-la-ligne-de-front-du-gaz-de-schiste_5353867_3234.html cette année a une nouvelle fois battu un record dans la production et la consommation de pétrole https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen et la consommation de pesticides a encore augmenté en 2017 en France. https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/presidentielle/donald-trump/petrole-les-records-de-production-et-de-consommation-d-or-noir-explosen On sait par ailleurs que Lafarge, GDF-Suez et leurs petits copains financent les sénateurs climato-sceptiques outre-Atlantique, http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/10/26/des-industriels-europeens-manoeuvrent-contre-la-loi-sur-le-cli et grâce à la London School of Economics, il est possible d’avoir une vue sur tous les litiges concernant les lois touchant au changement climatique http://www.lse.ac.uk/GranthamInstitute/climate-change-laws-of-the-world/?fromyear=2015&toyear=2018&country=all&side_a=all&side_b=all&side_c=all&class dans le monde… Tout ça ne concerne que les derniers mois ou années. Vive les petits pas pour changer le monde !

    En réalité, il y a un abîme séparant l’augmentation réelle de la conscience du changement climatique chez les citoyens du monde, et l’absence de décisions réelles, influentes. Et pour cause ! Les décisions nécessaires, comme je le répète inlassablement, obligeraient à revoir l’ensemble du système de production capitaliste. Comme ceux qui font les lois sont aussi ceux qui en profitent, aucune chance que cela change.

    Troisième point, et non des moindres.  Après Demain  essaie même de nous faire croire que les acteurs économiques capitalistes font partie de la solution et pas du problème ! Ils parlent de « changer les entreprises de l’intérieur » et donnent une véritable tribune à Emmanuel Faber, PDG de Danone. Dans un émouvant (sarcasme) extrait de discours, celui-ci avance sans sourciller que leur objectif est de « servir la souveraineté alimentaire des populations ». Heu, en fait, non. Le but de Danone est de faire du profit. Pas de répondre exactement à une demande. Sinon, on ne jetterait pas autant de bouffe, on ne nous droguerait pas au sucre, etc. Selon le film pourtant, même les grosses multinationales comme Danone peuvent devenir « responsables », au sens écologique et social du terme. Danone sera (au futur, quand même) labellisé Bcorp en 2020 et sa filiale US l’est déjà. Alors, preuve que j’exagère ?

    Moi, c’est le genre d’info qui m’interpelle, et du coup je vais voir de plus près. B Corporation est un organisme privé de certification. Pour être certifié, il faut rencontrer une série de critères sociaux et environnementaux. D’accord, mais lesquels ? C’est là que ça se complique, parce que selon la taille de votre entreprise et votre secteur d’activité, les exigences seront différentes. Une espèce de certification à la carte, dont le processus est éminemment opaque et le résultat par conséquent impossible à juger. De plus, le label s’obtient sur base de ce que vous déclarez et personne a priori ne viendra vérifier. Enfin, on sait que la plupart des grandes multinationales ont d’innombrables filiales et travaillent avec des fournisseurs qui, eux, ne sont pas susceptibles d’être certifiés. Facile du coup de rejeter la responsabilité au cas où un scandale devait éclater. J’appelle ça de l’enfumage…

    Quatrième point, le documentaire  Après Demain  joue la carte de la culpabilisation des individus. La parole est donnée à Anne Hidalgo, maire de Paris, et Nicolas Hulot, ancien ministre de la transition écologique, lequel affirme qu’il n’y a pas non plus « un million de gens qui descendent dans la rue pour demander de manger bio ». Alors qu’évidemment, quand il s’agit du foot, tout le monde est sur les Champs-Élysées ! Que dire ? D’abord que c’est faux. La marche pour le climat à Bruxelles le 2 décembre 2018 a réuni 75000 personnes. Le chiffre est à peine croyable pour la petite capitale belge. Résultat ? Deux jours plus tard, à la Cop24, le premier ministre belge Charles Michel se faisait remplacer par la ministre du développement durable Marie-Christine Marghem laquelle y rejetait deux directives pour le climat. https://www.rtbf.be/info/dossier/la-prem1ere-soir-prem1ere/detail_climat-le-face-a-face-entre-m-c-marghem-et-juliette-boulet-de-la-coaliti

    Les individus, eux, se mobilisent. C’est au niveau institutionnel, et donc structurel, que ça coince, comme expliqué plus haut. Mais il n’empêche que c’est une habitude : si le changement climatique n’est pas combattu à sa juste valeur, c’est la faute aux gens qui n’en font pas assez, comme l’expliquait sans rire Élise Lucet au JTerre de quelques joyeux Youtubeurs. On est dans la veine du discours volontariste https://leblogduradis.com/2018/09/18/354 voulant que le chômeur porte la responsabilité de ne pas avoir de travail, que le bonheur dépend de son développement personnel ou qu’il appartient à chacun de faire attention à ses données personnelles.

    Ce n’est pas tout. Comme je l’expliquais déjà dans mon article sur le film  Demain https://www.investigaction.net/fr/ce-que-le-film-demain-ne-vous-a-pas-dit , l’immense hypocrisie de Cyril Dion est de faire croire que, parce que des alternatives existent, elles seraient accessibles à tous. Or, il est maintenant évident qu’acheter équitable, bio, respectueux des animaux et des personnes, c’est payer plus cher. Par exemple,  Après Demain  évoque une école Montessori. Magnifique, d’autant qu’on y paie en proportion de ses revenus…c’est-à-dire entre 150 et 400€/mois, soit entre 10 et 28 fois plus cher qu’une année de licence à la fac https://www.campusfrance.org/fr/cout-etudes-superieures-france-frais-inscription ! Et de passer vite à autre chose comme si c’était normal, comme si le premier « gilet jaune » venu pouvait se le payer.

    Le film évoque aussi des potagers sur des toits plats de bâtiments de la Poste. Le PDG, Philippe Wahl, y est tout sourire mais tout le monde « oublie » de nous dire que les postiers motivés sont bénévoles et que la responsabilité leur revient de tout mettre en place et de gérer. On n’appelle pas ça du travail gratuit ?

    D’autant qu’il n’est pas étonnant que Cyril Dion et Laure Noualhat se focalisent tant sur la nourriture, le secteur où il est le plus facile de « penser local ». Alors on est obligé de faire des petits arrangements avec la vérité, mine de rien, pour les autres secteurs économiques. Par exemple en ce qui concerne l’énergie éolienne. Bien sûr, on passe sous silence le coût environnemental de leur fabrication et de leur acheminement, mais surtout on s’efforce de taire que jamais l’éolien ne pourra satisfaire nos besoins énergétiques actuels, comme le répète régulièrement Jean-Marc Jancovici. Sinon, il faudrait remettre en question le principe même de croissance, consubstantiel au capitalisme.
    https://www.youtube.com/watch?v=1aCHN6dytVY

    Grâce à Arrêts sur images https://www.arretsurimages.net/articles/les-six-peches-du-film-apres-demain , on découvre d’autres éléments bien nauséabonds. Ainsi, les mérites d’Enercoop, une coopérative de production d’électricité verte, sont vantés dans le docu…mais sans dire qu’elle est partenaire de Kaizen, une revue fondée par Cyril Dion himself. Le conflit d’intérêts ne s’arrête pas là puisque Pocheco, une entreprise dont la publicité est faite dans  Demain  mais aussi dans  Après Demain , est un actionnaire important de la même revue ! L’histoire de cette dernière entreprise est d’ailleurs un cas d’école. En effet, depuis la diffusion du film  Demain , Emmanuel Druon, le directeur prônant un « management alternatif », est rattrapé par des accusations lui reprochant d’être harcelant et tyrannique. http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/914-exclusif-pocheco-lettre-verte-non-recommande Entre-temps, le marché du papier s’est écroulé, la boîte n’était plus rentable, elle a licencié en masse et a effectué un glissement de l’industrie vers la consultance, pour donner des conseils à L’Oréal et à…Danone ! Chassez la rentabilité financière par la porte, elle reviendra par la fenêtre.

    Et puisqu’il faut bien remplacer par quelque chose les considérations matérielles concrètes qu’il est trop difficile de tordre à son avantage, Dion et Noualhat s’embarquent dans des considérations psychologisantes. Peu importe la vérité, tant qu’on raconte une belle histoire qui donne envie d’y croire (sic). What ? Au chapitre des belles histoires racontées par de beaux conteurs, on aura au moins cette fois échappé à Pierre Rabhi (qui avait lui aussi reçu Emmanuel Faber, PDG de Danone…). Pourtant, Cyril Dion, qui aime placer ses amis comme on vient de le voir, avait cofondé avec Rabhi le mouvement des Colibris. Faut croire qu’ils ont été tous deux légèrement échaudés par le dossier que Jean-Baptiste Malet a consacré au « paysan » dans l’édition d’août 2018 du Monde diplomatique. https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    Qu’importe, les premières « stars » venues feront l’affaire, comme l’écrivain à succès Harari, recommandé par Zuckerberg, Obama et Gates. On comprendra qu’il ne représente pas un gros risque pour le capitalisme. On retrouve une énième fois Rob Hopkins, grand prêtre du mouvement dit de la Transition, qui continue de faire semblant de croire à une « révolution tout en douceur » en dépit de l’évidence (argumentée) et Nicolas Hulot qui, au moment du tournage n’avait pas encore démissionné. Oui, ça la fout mal au moment de la diffusion, on perd un peu de son pouvoir de persuasion quand on a reconnu entre-temps sa plus parfaite impuissance, même avec le pouvoir qui était le sien. Last but not least, la parole est donnée à plusieurs reprises à Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres » qui avait reçu le prix Nobel de la paix en 2006. Son credo ? Le business au service de la résolution des problèmes… Sauf que le microcrédit ne sort personne de la misère, qu’il est inaccessible aux plus pauvres, https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise qu’il masque le rapport de causalité faisant que certains sont obligés d’y souscrire https://www.investigaction.net/fr/Microcredit-et-auto-entreprise , etc. Bref, on est loin d’une idée révolutionnaire.

    Le film  Après Demain  est une fable bourrée de conflits d’intérêts, d’inexactitudes, de faux enthousiasme et d’ignorance politico-économique. Cyril Dion et sa comparse faussement critique Laure Noualhat ont même le culot de terminer par un extrait du discours de Martin Luther King pour montrer la puissance des histoires, la force des rêves. Au même titre que Jean-Baptiste Malet a révélé que, dans la légende du colibri relayée abondamment par Rabhi, le petit oiseau finalement meurt d’épuisement, nous devrions peut-être rappeler à Cyril Dion que Luther King a été assassiné et que le racisme envers les afro-américains est toujours féroce. Permettez-moi d’avoir des rêves plus positifs…pour après  Après Demain .

    https://www.youtube.com/watch?v=OPLt-yd0jQo&t=838s

    #demain #aprés_demian #Cyril_Dion # laure_noualhat #enfumage #occultation #capitalisme #changement_climatique #lobbies #multinationale #volontarisme #local #Gilets_Jaunes #glyphosate #ue #union_européenne #CETA #pollution #petits_pas emmanuel_faber, PDG de #Danone #Bcorp #B_Corporatio #certification #enfumage #anne_hidalgo #nicolas_hulot #marie-christine_marghem #Élise_Lucet #JTerre #Montessori #GiletsJaunes #La_Poste #philippe_wah #travail_gratuit énergie_éolienne #éolien #enercoop #kaizen #conflit_d_intérêts #pocheco #emmanuel_druon #pierre_rabhi #colibris #rob_hopkins #transition #muhammad_yunus #microcrédit #fable #ignorance #Martin_Luther_King


  • Muhammad al-Qiq loses ability to walk amid ongoing hunger strike
    Feb. 24, 2017 3:52 P.M. (Updated: Feb. 24, 2017 7:49 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=775644

    BETHLEHEM (Ma’an) — Palestinian hunger striker Muhammad al-Qiq has lost his ability to walk due to extreme exhaustion after at least 18 days without food, his lawyer reported on Friday.

    Khalid Zabarqa said that al-Qiq was on a wheelchair during a recent visit to Israel’s Ramla prison hospital where the hunger striker is being kept after Israeli authorities transferred al-Qiq from Israel’s Jalama prison due to the deterioration of his health.

    Zabarqa noted that al-Qiq was suffering from constant coughing, weight loss, and a perpetual headache. He has also refused to undergo any medical checkups related to his hunger strike.

    Zabarqa added that the doctors said that al-Qiq could be suffering from uveitis in his left eye, while highlighting that the health of al-Qiq has been consistently worsening each day.

    #Muhammad_al-Qiq


  • The Rumble in the Jungle
    http://africasacountry.com/2016/06/the-rumble-in-the-jungle

    Some of the most indelible images of #Muhammad_Ali come from his 1974 trip to the Congo. He was the feted guest of dictator Mobutu Sese Seko  — who renamed the country Zaire in 1971 — for the spectacular “Rumble in the Jungle” title bout with heavyweight champion George Foreman. The fight exemplified Ali’s boxing smarts. […]

    #SPORTS #identity_politics #Obituary #pan-Africanism #Racial_Nationalism


  • Detention of Palestinian circus performer extended despite international outcry
    June 13, 2016 6:10 P.M. (Updated: June 13, 2016 11:00 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?id=771865

    Muhammad Faisal Abu Sakha (Photo: Power FM)

    BETHLEHEM (Ma’an) — Israeli authorities on Monday decided to extend the administrative detention of a 23-year-old Palestinian circus performer, in spite of widespread outcry from activists and rights groups around the world demanding his release.

    Israeli authorities ruled to extend Muhammad Faisal Abu Sakha’s remand for another six months from June 13 until Dec. 12, in addition to the six months he has already served in administrative detention — Israel’s controversial policy of internment without trial or charge.

    According to prisoner’s rights group Addameer, a confirmation hearing for the ruling is scheduled for June 15, during which a military judge may confirm, limit, or cancel the administrative detention order.

    In a statement released by the Palestinian Circus School, where Abu Sakha worked, they said that neither they, nor Abu Sakha’s family or lawyer have received any reason or information regarding his detention — as is customary for administrative detainees that are held by Israel under undisclosed evidence for indefinitely renewable periods of three or six months.

    Their statement referred to the Israeli occupation as “a system that knows no humanity,” whose only goal is “to break the spirit of an entire nation.”

    #Muhammad_Faisal_Abu_Sakha

    • Israël prolonge de six mois la détention sans inculpation d’un artiste de cirque palestinien
      14 juin 2016 - Communiqué d’Amnesty International
      http://www.plateforme-palestine.org/Israel-prolonge-de-six-mois-la-detention-sans-inculpation-d-un

      Mohammed Faisal Abu Sakha, 23 ans, artiste et professeur au sein de l’École du Cirque Palestinienne, a été arrêté le 14 décembre 2015 alors qu’il passait un checkpoint pour se rendre à Ramallah. Il a été placé en détention administrative, sans aucune raison. Le 13 juin 2016, sa détention a été renouvelée, toujours sans inculpation. Amnesty International réagit par un communiqué.

      13 juin 2016

      L’armée israélienne a prolongé de six mois la détention d’un artiste de cirque palestinien, Mohammad Faisal Abu Sakha, qui est détenu sans inculpation depuis son arrestation en décembre 2015 ; cette affaire illustre le fait que les autorités recourent à la détention administrative de façon arbitraire et à des fins répressives, a déclaré Amnesty International.

      Mohammad Abu Sakha dispense à l’École de cirque de Palestine, à Beir Zeit, près de Ramallah, un enseignement spécialisé aux enfants ayant des difficultés d’apprentissage.

      « La détention arbitraire de Mohammad Abu Sakha représente un nouvel exemple du recours abusif par les autorités israéliennes à la détention administrative. Il a déjà passé plus de six mois derrière les barreaux sans inculpation ni jugement : il a été privé de toute forme de justice, a déclaré Philip Luther, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.



  • The #Uber driver and #Muhammad_Ali
    http://africasacountry.com/2016/06/the-uber-driver-and-muhammad-ali

    The Uber driver has never heard of Muhammad Ali. I am flabbergasted. I always sit in the front, even when I am alone in an Uber. It makes me feel more egalitarian. Also in Johannesburg there is the taxi drama and it would nice not to be entangled in violent fights between a dying industry and one […]

    #ESSAYS #boxing #class #History #South_Africa #Tech/Web


  • L’avocat et prisonnier palestinien Allan a été libéré par Israël | Moyen-Orient
    Publié le 04 novembre 2015
    http://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201511/04/01-4917326-lavocat-et-prisonnier-palestinien-allan-a-ete-libere-par-israel.

    Le père de Mohammed Allan, Nasser al-Din Allan, avait indiqué plus tôt à l’AFP qu’il comptait conduire son fils dans un hôpital jeudi pour lui faire passer un checkup.

    Mohammed Allan, présenté par le Djihad islamique comme l’un des siens, avait été arrêté le 6 novembre 2014 « sur la base de témoignages et d’informations selon lesquels il était en contact avec un activiste terroriste du Djihad islamique en vue de commettre des attentats de grande envergure », selon des sources sécuritaires israéliennes.

    Il avait alors été placé en détention administrative, mesure extrajudiciaire qui permet à Israël d’emprisonner des suspects sans inculpation ni procès pour une durée de six mois renouvelables indéfiniment.

    En août, il a frôlé la mort en raison d’une grève de la faim débutée deux mois plus tôt.

    Jusqu’alors quasiment inconnu, Mohammed Allan, avocat de 31 ans à Naplouse dans le nord de la Cisjordanie occupée, est devenu le visage de la lutte contre la détention administrative.

    Sa détermination à combattre ce régime d’emprisonnement avait conduit les autorités israéliennes dans une impasse politique et humanitaire. Devant son état alarmant, des comas répétés et les atteintes subies par le cerveau, la Cour suprême avait fini par suspendre sa détention administrative en août.

    Une fois tiré d’affaire, il avait de nouveau été arrêté le 16 septembre par les Israéliens et replacé en détention administrative. Il avait alors repris sa grève de la faim. Mais il avait recommencé à s’alimenter au bout de quelques jours, apparemment après avoir reçu l’assurance que sa détention administrative ne serait pas prolongée en novembre

    #Mohammed_Allan #Muhammad_Allan


  • Israël propose de libérer Allan, gréviste de la faim dans le coma, s’il accepte de partir
    AFP / 17 août 2015 17h42
    http://www.romandie.com/news/Israel-propose-de-liberer-Allan-greviste-de-la-faim-dans-le-coma-sil-accepte-de-partir/621545.rom

    (...) Les tensions se sont aggravées en Cisjordanie après la mort d’un bébé et de son père dans l’incendie commis le 31 juillet contre leur maison et attribué à des extrémistes juifs. Le sort du prisonnier Mohammed Allan, dans le coma après deux mois d’une grève de la faim longtemps passée inaperçue, accentue encore les crispations.

    Cet avocat de 31 ans qui défendait des détenus palestiniens est à présent au coeur d’une bataille juridique et politique en Israël, et d’une mobilisation qui, contrairement à l’habitude, rassemble toutes les mouvances parmi les Palestiniens : du Jihad islamique, qui le présente comme un de ses membres et a promis la fin de la trêve avec Israël s’il mourait, au Fatah du président Mahmoud Abbas, en passant par les Arabes israéliens.

    Lundi, le gouvernement israélien s’est dit prêt à le libérer s’il acceptait de partir pour un autre pays durant quatre ans. Son avocat a rejeté catégoriquement cette proposition. Mohammed Allan s’est engagé dans cette bataille avec pour but la liberté, donc nous refusons, a martelé Me Jamil al-Khatib. La Cour suprême, saisie par Me al-Khatib pour libérer son client, doit siéger à nouveau mercredi. Devant la cour, les avocats de M. Allan ont fait valoir qu’étant donné son état, il n’était un danger pour personne.

    D’ici là, le cas Allan devrait rester au coeur du débat. Faut-il le laisser mourir comme le réclament les extrémistes israéliens ? Faut-il le nourrir de force, comme le permet une loi adoptée fin juillet par le Parlement israélien qui vise à réintroduire une mesure abandonnée à la fin des années 1980 après le décès de deux prisonniers palestiniens, morts d’avoir été nourris de force selon les Palestiniens ? Faut-il se contenter des actuelles perfusions d’eau salée et de minéraux ? Le gouvernement israélien doit trancher en affrontant l’opposition de médecins qui invoquent l’éthique et de militants qui dénoncent une technique de torture.

    Depuis qu’il est tombé dans le coma, M. Allan n’est plus en mesure de refuser tout traitement comme il l’a fait pendant deux mois. Il est sous respiration artificielle, il a des équipements médicaux branchés sur tout le corps, il est dans un état très grave, explique à l’AFP son père Nassereddine Allan dans son village de Einabous, près de Naplouse.

    Aucun observateur médical n’a pu lui rendre visite, ni celui de la Croix-Rouge, ni celui de l’Autorité palestinienne, dit-il. Selon lui, cette interdiction a été décidée au plus haut niveau israélien. Mon fils n’est plus désormais qu’entre les mains des médecins de (l’hôpital) Barzilaï, dit-il en s’interrogeant sur ce qu’ils lui font et sur l’éventualité qu’ils le nourrissent subrepticement.

    Un médecin de l’hôpital d’Ashkélon où il se trouve a affirmé devant le tribunal qu’il ne semblait pas avoir subi de lésion irréversible, mais qu’il ne survivrait probablement pas s’il reprenait sa grève de la faim. Son état reste stable, a dit à l’AFP une porte-parole de l’hôpital Barzilaï, il y a toujours un certain nombre de problèmes et on le traite en conséquence. L’hôpital envisage de lui retirer le respirateur artificiel, a-t-elle dit.

    #Mohammad_Allan
    #Muhammad_Allan


  • Israeli forces disperse protest over hunger striker in Ashkelon
    Aug. 16, 2015 9:55 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=767080

    JERUSALEM (Ma’an) — Israeli forces on Sunday evening clashed with more than hundred Palestinian protesters calling for the release of Palestinian hunger striker Mohammad Allan near Barzilai Medical Center in the southern Israeli city of Ashkelon.

    Israeli news site Ynet reported that Israeli police arrested 10 Palestinians during the clashes, in addition to five Jewish Israelis who earlier Sunday threw stones at Palestinian protesters, damaging the car of a Palestinian journalist.

    An Israeli police spokesperson could not be reached for comment.

    Witnesses told Ma’an that dozens of Palestinian youths arrived in Ashkelon by bus bearing Palestinian flags and posters depicting Allan.

    Hanin Zoabi, a Palestinian member of the Israeli Knesset, also reportedly participated in the protest.


  • « La liberté ou la mort ! » pour Muhammad Allan
    par Killian Redden | Ma’an | 14 aout 2015
    traduction : Info-Palestine.eu
    http://www.info-palestine.net/spip.php?article15556

    (...) Au cours de sa carrière, Allan a également défendu des membres du Hamas et du Jihad islamique qui ont été détenus par les forces de l’Autorité palestinienne, a déclaré Rashdan.

    Beaucoup de ces détenus politiques sont des adversaires à la fois de l’Autorité palestinienne et d’Israël, et les critiques de l’AP ont de nombreuses fois accusé celle-ci d’emprisonner les gens pour le compte d’Israël.

    La famille d’Allan dit que l’avocat lui-même avait déjà été arrêté par l’Autorité palestinienne, une caractéristique qu’il partage avec Khader Adnan, un autre membre du Jihad islamique qui a été libéré des prisons israéliennes le mois dernier suite à une grève de la faim de 56 jours.

    La famille de Adnan a déclaré lors de sa grève de la faim, que l’Autorité palestinienne n’avait pas fait tout ce qu’elle pouvait pour obtenir sa libération.

    De même Saif, le cousin de Allan, a déclaré jeudi qu’il croyait que l’AP pourrait faire davantage.

    Il a noté que le soutien populaire à son cousin était peut-être en contradiction avec les efforts de l’AP « pour imposer le calme » dans les territoires palestiniens occupés.

    « L’esprit palestinien est en révolte » a-t-il dit, ajoutant que si son cousin meurt, « les gens vont se révolter - ce pourrait être une Intifada. »

    Seuls quelques habitants de Einabus sont partisans du Jihad islamique, et bien que son drapeau noir a été accroché devant la maison d’Allan dans le village, les drapeaux du Fatah et du Hamas flottent aussi haut un peu plus loin dans la rue.

    Son père dit que la popularité de son fils va au-delà des divisions partisanes. « Il n’est pas question du Jihad islamique - il est question du peuple palestinien. »(...)

    #Muhammad_Allan


  • Nigeria’s new president #Muhammadu_Buhari – the man who jailed Fela Kuti | Music | The Guardian
    http://www.theguardian.com/music/2015/apr/01/nigerias-new-president-muhammadu-buhari-is-the-man-who-put-fela-kuti-in

    #Fela_Kuti would surely have been delighted at the first peaceful handover of power in Africa’s biggest democracy, but horrified by the return of Muhammadu Buhari as Nigeria’s new president. Fela, Nigeria’s greatest and most influential musician, was a brave and outrageous political campaigner who spent much of his life furiously attacking his country’s successive military leaders. He was arrested 200 times by different regimes, but only kept in jail for a lengthy period of time by (then) Major-General Buhari, who first came to power in a military coup in December 1983.Fela was sentenced by a military tribunal to five years’ imprisonment on what he always insisted were trumped-up currency charges, but he was released after a year and a half, following another change of military regime.

    #Nigeria



  • La représentation figurée du prophète Muhammad | Les carnets de l’Ifpo
    http://ifpo.hypotheses.org/4445
    par Vanessa Van Rettergem

    L’islam et ses pratiques, pas plus que tout autre phénomène humain, n’échappent aux mutations au fil de l’histoire. La question de la représentation figurée en général, et de celle du prophète de l’islam en particulier, a été diversement tranchée selon les périodes et les milieux. Si elle a parfois déclenché des débats animés, elle ne semble pas avoir posé un problème majeur ou permanent aux croyants musulmans ni à leurs juristes (Naef 2004). Les polémiques récentes, parmi les plus vives qu’aient connues l’histoire, sont attisées par le fait que les images qui les ont déclenchées sont des caricatures ; elles alimentent l’idée fausse et essentialiste que, « de tout temps », l’islam aurait interdit la représentation de son prophète, voire toute représentation humaine.


  • Muhammad Ali – through the eyes of the photographers who know him best

    The unforgettable

    Think of a photograph of #Muhammad_Ali besides those pictured above … I suspect there’s a good chance you thought of that wonderful shot of Ali towering over Sonny Liston in the first round of their heavyweight title fight in 1965, where Ali, visibly irate, is beckoning his opponent up from the canvas with a digger-like swing of his right arm. If not, then you doubtless know the photograph I’m talking about: it’s that famous.

    If that wasn’t the first image to spring to mind, then maybe it was the shot of him fooling around with the Beatles in his gym, pretending to land one punch that would knock the Fab Four out like dominoes, or the image of him posed serenely underwater, as if conducting a surreal training session at the foot of a swimming pool. Or maybe it was another? There are, after all, myriad unforgettable photographs of Ali in the archives.

    Ali, says Neil Leifer, the man who shot that celebrated photograph of him berating Liston, was “a gift” to anyone with a camera. “I have spent over 50 years of my life shooting photographs. I photographed everybody from the Pope to Charles Manson. But there has never been a better subject than Muhammad Ali,” he says.

    http://www.theguardian.com/sport/2014/oct/30/-sp-muhammad-ali-through-the-eyes-of-the-photographers-who-know-him-bes

    #boxe #sport #usa #photographie #photo


  • L’opposition à #Muhammad_bin_'Abdelwahhab commença dans la propre famille du réformateur : « Sulayman bin ’Abdelwahhab demanda un jour à son frère Muhammad : ’Combien sont les piliers de l’islam ?’ ’ Cinq’ répondit-il. Sulayman répliqua : ’ Non, tu en as ajouté un sixième, qui dit que ceux qui refusent de te suivre ne sont pas de vrais musulmans. Pour toi, c’est le sixieme pilier de l’islam’ » (Ibn Zaini Dahlan, historien nadjidi du XIXe siècle.)

    Pascal Ménoret : l’Arabie. Des routes de l’encens à l’ère du pétrole. (Découvertes Gallimard)

    #Saoud #wahhabisme



  • #Nigeria’s #Soldiers_of_Fortune
    http://africasacountry.com/nigerias-soldiers-of-fortune

    In his new book, Soldiers of Fortune, the historian and commentator Max Siollun argues that the years 1984–1993–a period of military rule in Nigeria–‘crafted modern Nigerian society.’ Siollun is well qualified, having published a book on oil politics in 1970s Nigeria. Here he is interviewed about the book by Anthea Gordon. In an article published in 2011 you said it was [...]

    #Ibrahim_Babangida #Muhammadu_Buhari #Olusegun_Obasanjo