• Arrêté pour vol par des vigiles chez Auchan La Trinité, il décède le soir même Gregory Leclerc - 20 Octobre 2018 - Nice Matin
    https://www.nicematin.com/faits-divers/arrete-pour-vol-par-des-vigiles-chez-auchan-la-trinite-il-decede-le-soir-

    Le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, a tenu une conférence de presse ce samedi midi au palais de justice de Nice. Un jeune homme de 21 ans est décédé vendredi soir à l’hôpital Pasteur 2 après avoir été arrêté pour vol par des vigiles privés du supermarché Auchan de la Trinité dans l’après-midi.

    Vendredi, un jeune homme de 21 ans originaire de Drap a été interpellé au supermarché Auchan La Trinité. Il venait de transvaser de l’alcool d’une bouteille dans une autre. Les vigiles, qui ont aperçu la scène sur la vidéo surveillance l’interpellent à 16h46.

    A l’arrivée des gendarmes, quinze minutes plus tard, le jeune homme est à terre, entouré de quatre vigiles, "dans un état de santé très dégradé" selon le procureur de la République. Les gendarmes appelleront les pompiers.

    Il décédera le soir même vers 21 heures aux urgences de l’hôpital Pasteur 2 de Nice. Une enquête a été ouverte pour "crime flagrant, homicide flagrant permettant de mettre en oeuvre tous les moyens possibles et imaginables", selon le procureur de la République de Nice.

    Il laisse ouverte toutes les hypothèses, mais « exige toute la vérité sur cette affaire ».

    "Une fois les faits de vol observés, la sécurité du magasin a été alertée. L’individu a été appréhendé par deux vigiles au passage des caisses dans des circonstances absolument normales", indique le procureur, se référant aux images de vidéo surveillance analysées depuis.

    Via les caméras, également installées dans les locaux de sécurité de l’hypermarché, les enquêteurs ont constaté que le jeune homme a soudain eu "un comportement particulièrement violent dont il sera recherché s’il résulte d’une crise d’épilepsie ou des circonstances liées à l’interpellation".

    Selon le procureur de la République, le jeune homme avait connu des précédents épileptiques.

    Le décès
    Après avoir été admis, le jeune homme a fait un premier arrêt cardio respiratoire à son arrivée aux urgences.

    Il a pu être réanimé mais un deuxième arrêt lui a été fatal vers 21 heures. Sa famille était présente hier soir à l’hôpital.

    La victime
    Selon le procureur de la République, il s’agit d’un jeune de 21 ans originaire de Drap, mais ayant déménagé à Saint-André-de-la-Roche. Il est "défavorablement connu des services de gendarmerie pour des faits de vol, de violences et de consommation de stupéfiants".

    Les premiers examens
    Selon le procureur de la République, le corps de la victime a été examiné ce matin mais sera autopsié dans les jours qui viennent. "Ce que j’ai de la part du médecin légiste, c’est que le corps présente des traces d’appréhension, peut-être même de fractures et sans doute un oedème cérébral."

    Toujours selon le procureur qui a interrogé les médecins, l’oedème pourrait résulter d’une crise d’épilepsie. Pas plus d’explications en revanche pour l’instant sur les fractures. Seul un examen plus approfondi - l’autopsie - permettra d’en connaître les causes.

    L’enquête
    Elle est confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie de Nice. "Une dizaine d’enquêteurs sont engagés, avec une montée en puissance si nécessaire. La police technique et scientifique est mise à contribution. Aucune hypothèse n’est écartée de façon à ce que la lumière soit faite", commente le colonel Boualam, de la compagnie de gendarmerie des Alpes-Maritimes.

    Il dit être en contact "étroit et transparent" avec la famille depuis vendredi soir. Le procureur insiste sur le fait que toutes les pistes sont étudiées.

    La vidéo surveillance est toujours en cours d’exploitation et les vigiles sont actuellement entendus.

    Le procureur rappelle que le jeune homme n’est pas mort dans le supermarché mais à l’hôpital et indique donc que tout son parcours sera étudié depuis l’hypermarché jusqu’à son admission.

    "Cela va être une enquête très difficile", prévient le procureur de la République.

    #auchan #décès #violence #mort #Nice #Décathlon, #Oosterdam-Pimkie, #Acadie #Maison-Familiale #Kiabi #Happychic ( #Jules, #Brice ), HTM Group ( #Boulanger etc ...), #Agapes ( #Flunch ...), #Cultura , #Mobivia ( #Norauto ), #Mulliez 


  • Trappes : l’incroyable accident du travail dans les entrepôts d’Auchan devant la justice Julien Constant - 5 Novembre 2018 - le parisien
    http://www.leparisien.fr/yvelines-78/trappes-l-incroyable-accident-du-travail-dans-les-entrepots-d-auchan-deva

    La victime, un ouvrier âgé d’une cinquantaine d’années, avait été blessée par une pièce en métal à la suite d’un malheureux concours de circonstances.
    C’est un accident du travail excessivement rare qui aurait pu être évité. Dominique et Jean-Luc, 50 et 56 ans, respectivement représentants légaux d’Auchan logistique et de XPO Logistics, comparaissaient ce lundi devant le tribunal correctionnel de Versailles. Ils étaient poursuivis pour ne pas avoir mis en œuvre les conditions de travail sûres permettant d’éviter un incroyable accident du travail, qui s’est soldé, le 28 octobre 2015 à Trappes, par une très grave blessure causée à l’un des salariés de cet entrepôt, lui occasionnant deux mois d’incapacité totale de travail.

    Un incroyable concours de circonstances
    Ce jour-là vers 12 h 30, rue Roger-Hennequin, un camion sort d’un local de la plate-forme logistique d’Auchan. Le poids lourd chargé de curer les canalisations roule sur une pièce métallique en forme de T. Elle crève le pneu du camion, rebondit sur un chariot élévateur avant de pénétrer dans la poitrine de Claude qui passait à ce moment-là. « J’ai entendu une explosion et senti un choc et un souffle sur moi », raconte l’ouvrier lors la procédure. Cet homme, âgé d’une cinquantaine d’années, souffre d’une fracture des côtes et du rein et de traumatisme à la rate. « J’ai repris le boulot au mois de mai et je n’ai heureusement pas eu de séquelle », confie-t-il à la barre.

    La pièce en cause servait aux salariés à déclencher l’ouverture d’une porte automatique dotée d’un système magnétique qui détecte les métaux des engins. « C’est une mauvaise pratique qui était devenue une habitude sur le site », précise la présidente du tribunal. L’enquête conclut que cette pièce n’aurait jamais dû être là. Mais aussi que le camion n’aurait pas dû entrer sur le site sans faire preuve de plus grandes précautions. Et en plus, contrairement aux premiers passages de la journée, lors du dernier, le conducteur n’était pas accompagné d’un guide.

    Délibéré le 17 décembre
    Jean-Luc, dirigeant d’XPO à Trappes, n’assume pas la responsabilité de cet accident. « Je n’étais pas sur le site. J’étais en congé. Je n’ai signé aucun plan de prévention, mais je n’ai jamais validé la présence d’un camion dans ce lieu de stockage, explique cet homme. Quant à la pièce métallique, elle était posée par des collaborateurs pour aller sous l’auvent. Je l’avais retirée à plusieurs reprises. L’idée était de rendre hermétique cette partie du site. »

    Dominique est le directeur d’Auchan logistique, qui détient le bail de cette plate-forme partagée avec XPO. Sa société assure la maintenance et le curage des canalisations. « On est désolé de l’accident. Heureusement que cela s’est bien terminé, déclare le directeur. Mais Auchan n’est pas responsable, parce que nous avons pris toutes les précautions. »

    Le procureur, estimant que les risques n’avaient pas été suffisamment évalués et traités par les deux sociétés, a requis des peines de 8 000 et 5 000 € d’amende avec sursis contre les deux dirigeants. En ce qui concerne les deux entreprises, il a demandé des amendes de 50 000 € pour chacune d’elles. La décision a été mise en délibéré au 17 décembre.

    #mulliez #auchan #esclavage #travail


  • L’exploitation c’est chic !
    http://labrique.net/index.php/thematiques/lutte-des-classes/1028-l-exploitation-c-est-chic

    Happychic est une entreprise de mode française qui appartient à la famille Mulliez et ne fait pas dans la dentelle : elle fait dans « le look qui vous ressemble ». Elle englobe les trois marques Jules, Brice ou Bizzbee. Neuf ans après sa création, l’heure de la rationalisation massive a sonné pour cette multinationale de la fripe.

    #En_vedette #Lutte_des_classes


  • Bisbrouille chez les Mulliez sur fond de projets immobiliers * Nicolas Keszei - 26 octobre 2018 - Les Echos
    https://www.lecho.be/entreprises/immobilier/bisbrouille-chez-les-mulliez-sur-fond-de-projets-immobiliers/10063735.html

    Trois membres de la famille Mulliez (du nom du fondateur d’Auchan) ne s’entendent pas sur la stratégie à suivre dans leur société immobilière. Un médiateur devrait être désigné par le tribunal de commerce francophone de Bruxelles pour tenter de mettre tout le monde au diapason. Les actionnaires ont dû mettre sur pied un plan d’affaires pour tenter de sortir de l’ornière. Des projets vont être arrêtés. Deux des trois membres de la famille Mulliez ont émis des lettres de confort.

    La bataille sourdait depuis quelques années déjà, mais les éclats de voix et autres claquements de portes n’étaient jamais arrivés aux oreilles des juges. Cette fois, certains membres de la famille Mulliez – du nom du fondateur du groupe Auchan ont dû se tourner vers le tribunal de commerce francophone de Bruxelles pour régler leur différend.

    De quoi s’agit-il ?
    Too’Gezer attaque les sociétés Ganemede, Nechincatillon, Vizzion Participations (VP), Taksim et Vizzion Europe. Soit. Quand on lit entre les lignes – ou que l’on regarde qui s’abrite derrière ces sociétés – on se rend compte qu’il s’agit essentiellement d’une bagarre familiale de haut vol. Too’Gezer est la société de Patrick Mulliez, l’un des frères de Gérard, fondateur d’Auchan. Il attaque Ganemede, société de son frère Jean (décédé cette semaine) et Nechincatillon, société de son cousin Gonzague. Il a également cité en justice les sociétés Vizzion Participations, Taksim et Vizzion Europe.

    Médiateur demandé
    Jean-François Germain, le conseil de Vizzion Participations, a indiqué, en accord avec les autres parties, que « la société Too’Gezer, dirigée par Patrick Mulliez, a des griefs à formuler sur la façon dont la société (Vizzion Participations) organise sa gouvernance. Le différend porte sur les modalités de la gouvernance », nous a expliqué l’avocat qui précise que Too’Gezer veut que des solutions soient mises en place via la désignation d’un administrateur provisoire ou via un commun accord.

    Lors d’une audience qui s’est tenue il y a quelques jours devant le tribunal de commerce francophone de Bruxelles, les différentes parties présentes à la barre se sont entendues pour demander au juge de désigner un médiateur chargé de mettre de l’ordre dans la société. Selon la demande des parties, c’est l’avocat Philippe Van Roost (Alterys) qui devrait être désigné pour effectuer cette mission.

    Il va lui falloir du courage et de la patience. D’après nos informations, quand on évoque des problèmes de bonne gouvernance, il faut surtout lire qu’il y a des (sérieuses) divergences d’opinions entre les actionnaires de Vizzion Participations issus du clan Mulliez. D’après les chiffres tirés du dernier bilan déposé par Vizzion Participations auprès de la Banque Nationale de Belgique (BNB), les actionnaires familiaux de VP sont Bosslord (35,14%, une société grand-ducale dont les deux frères et le cousin sont actionnaires), Ganemede (18,38%), Nechincatillon (10,48%), Patrick Mulliez (6,67%) et Gonzague Mulliez (5,97%). Au fil des ans, entre les parties, des divergences de vue quant aux investissements à faire dans la société sont intervenues. Vizzion Participations, une société créée à l’origine par l’architecte Sefik Birkije (qui est sorti du groupe il y a quelques années) est le holding de Vizzion Europe, une société qui développe toute une série de projets immobiliers à l’international.

    Gouffre financier
    Rapidement, l’affaire s’est révélée être un gouffre financier sans fond et les membres de la famille n’ont pas réussi à s’entendre sur les façons de résoudre le différend : certains voulaient en sortir à tout prix tandis que d’autres voulaient continuer à investir ; des divergences auxquelles il faut ajouter les visions souvent divergentes de différents actionnaires minoritaires, à l’image de Richard Bossant (4,06% de VP) qui a investi 11 millions d’euros dans l’aventure.

    Une plongée dans les derniers comptes de VP et particulièrement dans le rapport de gestion rédigé par le conseil d’administration donne une idée de l’étendue de la tâche du médiateur. Au cours de l’année 2017, le conseil et l’assemblée générale de VP ont mis au point un plan d’affaires qui prévoit l’arrêt de différents projets immobiliers en cours développement. Ce plan d’affaires a fait apparaître des besoins de trésorerie de 17,1 millions d’euros pour la période 2018-2019.

    On y apprend également que deux des trois actionnaires de référence (Ganemede et Nechincatillon) ont émis des lettres de confort afin de permettre à la société de poursuivre ses activités. « Il y a lieu de relever que suite à l’adoption du plan d’affaires en 2017 et à l’émission de lettres de confort signées respectivement par Ganemede Belgium et par Nechincatillon, les comptes clôturés au 31 décembre 2016 ont pu être approuvés en continuité le 8 janvier 2018 », peut-on lire dans le rapport de gestion. On l’aura compris, la société bénéficie du soutien de deux de ses actionnaires de référence.

    Les comptes eux-mêmes ne sont que le reflet inquiétant de la situation actuelle de l’entreprise. Les fonds propres sont négatifs à hauteur de 39 millions et sont la contraction du capital souscrit de 133 millions et de la perte reportée de 184 millions. Si l’on veut éviter la faillite, il va falloir recapitaliser Vizzion Participations dans les meilleurs délais

    POST SCRIPTUM
    Différences de vues au sein de Vizzion
    La vie de Vizzion Participations, une société au sein de laquelle on retrouve différents membres de la famille Mulliez, est tout sauf un long fleuve tranquille. Créée en 2008 par l’architecte Sefik Birkye, la société s’est retrouvée dix ans plus tard au cœur d’un conflit entre ses actionnaires minoritaires et ses actionnaires venus de la famille Mulliez, du nom du fondateur du groupe Auchan.

    Au fil des ans, les Mulliez ont toujours soutenu Vizzion Participations, allant jusqu’à y injecter plus de 600 millions d’euros, le tout afin d’assurer le développement de projets immobiliers à l’international. Les choses ont commencé à se gâter autour d’un projet immobilier à Istanbul poussant un actionnaire minoritaire, Richard Bossant, à intenter une action devant le tribunal de commerce afin d’obtenir la désignation d’administrateurs provisoires.

    Parallèlement à cela, Jean, Patrick et Gonzague Mulliez avaient décidé de transférer la plupart des projets immobiliers vers Bosslord, une société grand-ducale dont ils étaient tous les trois actionnaires. Finalement, quelques actionnaires familiaux avaient décidé de remettre au pot de Vizzion avant que les choses ne se gâtent à nouveau et ne débouchent sur la mise en place d’un plan d’affaires qui tente de défendre le maintien de l’activité. Depuis, bon nombre de projets ont été arrêtés ou vendus.

    #mulliez #immochan #immobilier_commercial #centres_commerciaux #europacity


  • Les Jeunes Insoumis·es

    Les InsoumisJeunes perquisitionnent AUCHAN_France contre l’évasion fiscale !

    Grosse action des @InsoumisJeunes dans un Auchan à Aubervilliers pour dénoncer la fraude fiscale 2 camarades sont au commissariat, la répression des militants politiques continue... Partagez !

    Source : partagé par Duc de Saint-Frippon https://twitter.com/InsoumisJeunes/status/1056222407059562496

    #mulliez #auchan #oney #crédit #usuriers #usure #banque #banques #finance #finacement #lobbying #lobby #lobbies #multinationales


  • Un sculpteur hitlérien débarque à Roubaix Ce 20 Octobre 2018 au musée La piscine
    http://labrique.net/index.php/thematiques/histoires-du-bocal/1024-un-sculpteur-hitlerien-debarque-a-roubaix
    https://seenthis.net/messages/729692

    Comment célébrer un artiste pro-nazi en toute discrétion ? Voilà le défi du Musée de La Piscine et de la ville de Roubaix qui s’apprêtent à inaugurer la reconstitution de l’atelier d’Henri Bouchard le 20 octobre 2018 dans sa toute nouvelle extension. Sculpteur Vichyste officiel, militant de la politique culturelle du Reich, il se proposait « d’assainir les Beaux-arts » contre le complot d’une « organisation occulte et internationale de marchands ».


    Le musée roubaisien La Piscine[1] _inaugure son extension à 8 millions d’euros afin d’y reconstituer l’atelier parisien d’Henri Bouchard. Vous n’y couperez pas. L’évènement sera couvert par le Journal des Arts, France Culture fête la réouverture avec une semaine spéciale à Roubaix, La Voix du Nord et France 3 _ se préparent à l’évènement. Mais personne pour évoquer le passé de l’artiste. Car il y a un hic : comment célébrer un artiste antisémite qui chantait les louanges de la politique culturelle hitlérienne sans passer soi-même pour un antisémite ?

    Le Hic
    Henri Bouchard (1875-1960) fut un artiste raciste, antisémite, membre du Groupe bien-nommé « Collaboration », une organisation d’intellectuels militant pour un européisme nationaliste et autoritaire. À la fin de l’année 1941, Bouchard part en goguette en compagnie d’autres artistes[2] français pour l’Allemagne nazie, à dix kilomètres du camp de Buchenwald, et quatre ans après l’exposition Art dégénéré à Munich ; terme inventé par le régime nazi pour interdire l’art moderne à la faveur d’un « art héroïque ». À son retour, Bouchard publie dans la revue {L’illustration} (7 fév. 1942) un éloge de « la vie presque féerique que le gouvernement du Reich sait faire à ses artistes ». Au moment même où le gouvernement de Vichy interne les premiers juifs (déc. 1941) et organise le premier convoi vers un camp de la mort (27 mars 1942).

    Henri Bouchard est membre de la Corporation des arts graphiques et plastiques chargée « d’encadrer les artistes » et leurs « bonnes mœurs » considérées comme « insuffisamment rigides ».[3] Ce comité ne se borne pas à définir l’artiste et l’œuvre d’art dans des discussions mondaines interminables, il impose aux marchand.e.s l’aryanisation des galeries tenues par des juif.ve.s[4]. Dans une note écrite de la main d’Henri Bouchard adressée au ministre de l’éducation Abel Bonnard[5], le sculpteur propose d’« assainir les #Beaux-Arts » en sapant l’influence d’une « organisation occulte et internationale de marchands »[6]. Entendez par là : les juif.ve.s et les Francs.Maçon.ne.s. Donc, Bouchard participe activement à la réalisation en France du modèle « féerique » qu’était selon lui la politique culturelle allemande. Il fut même membre du comité d’honneur de l’exposition du sculpteur officiel nazi #Arno_Brecker à Paris en 1942.

    Noyer le poison collaborationniste
    Il est une chose d’organiser une exposition temporaire avec des artistes collaborationnistes dans une perspective historique et critique. Il en est une autre de sanctifier et patrimonialiser un artiste par la reconstitution de son atelier. Après-guerre, il est reconnu #collabo par le Front national des arts présidé par Picasso. Comment alors la com’ officielle de La Piscine va-t-elle louvoyer ? Et ce, l’année de la mort de Claude Lanzmann et de la panthéonisation de Simone Veil ?

    La recette est simple : détourner le regard du visiteur et du journaliste. Garnissez d’ateliers à destination du jeune public. Montez en neige « le rôle fondamental » du Groupe de Roubaix, groupe informel d’artistes du Nord des années 1946 à 1970 miraculeusement entrés dans l’histoire de l’art local. Incorporez trois expositions temporaires. Pour la couleur : Di Rosa et son art modeste – « musée des Roubaisiens » oblige. Pour le piquant, L’Homme au mouton de Pablo Picasso, « réalisé dans l’émotion ressentie par Picasso après l’exposition Arno Breker organisée à Paris par le gouvernement de Vichy en 1942 ». Puis versez une larme de mémoire aux victimes avec Alberto Giacometti, « Portrait d’un héros  » de la Résistance, à savoir Henri Rol-Tanguy. Enfin, incorporez la purée obtenue d’un émincé d’Henri Bouchard préalablement paré. Il sera fondu dans le reste.

    De cette façon il ne reste plus qu’à insister sur la forme des œuvres bouchardiennes, plutôt que sur le fond[7]. Selon le directeur du musée Bruno Gaudichon, l’atelier de Bouchard est « un atelier intact et vivant où l’on trouve encore les outils. » Il serait « le seul atelier complet de cette génération »[8]. dont il faudrait conserver gestes et techniques. Mais rien de tout cela n’est vrai. Non seulement à la période d’Henri Bouchard, les techniques sont bien plus variées et ne se bornent pas à sa pratique académique. Surtout, ce savoir faire n’a pas disparu. L’atelier est tout au plus représentatif d’une conception classique de la sculpture, tout comme l’est déjà la collection du musée, réunie par la bourgeoisie locale à une autre époque.

    La fierté de la bourgeoisie roubaisienne
    L’arrivée de l’atelier de Bouchard n’a aucune justification patrimoniale en dehors de la conservation des reliques d’une certaine classe sociale : celle d’héritiers des grandes familles industrielles textiles à la foi chrétienne chevillée au porte-monnaie. Les #sculptures de Bouchard en traduisent esthétiquement l’apologie du travail dans la soumission, l’acceptation d’un ordre social de droit divin. La représentation de ses paysans au travail, ses vendangeurs, et autres semblent incarner la parole de Saint Paul : « J’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation et je sais vivre dans l’abondance ». Les sculptures de Bouchard incarnent la théologie du grand patronat du Nord, celui-là même qui négocia avec le gouvernement de Vichy la sauvegarde de ses usines. Comme l’avoue Jacques-Yves #Mulliez, « resté fidèle au Maréchal ». Gâté par l’âge, le parent de la famille #Auchan ne cachait pas l’antisémitisme congénital de sa famille : « Quant à cette affaire d’antisémitisme, il s’agissait d’un #antisémitisme d’avant-guerre, social, de familles ».[9]

    L’Histoire a déjà rendu son verdict concernant Henri Bouchard. Comme le disait Simone Veil : « Au fond, en montrant que tous les Français avaient été des salauds, ceux qui l’ont été vraiment avaient très bonne conscience puisqu’ils l’étaient comme les autres. C’était précisément l’argument des #néo-vichystes dès le lendemain de la guerre ! » . Rejouer son procès n’a aucune pertinence aujourd’hui. Hormis, comme le fait le conservateur de La Piscine, pour faire diversion : éviter le débat sur la #politique_culturelle de la ville de Roubaix, sur les élu-es qui se sont succédé et l’ont menée depuis la décision de créer ce Musée, sur la sociologie du pouvoir local, et la servilité du milieu artistique roubaisien. C’est ce que nous appréhenderons dans un prochain épisode...

    M.R.

    [1]Pour une histoire du musée voir La Brique N°26 (mars-avril 2011) : Le musée de la Piscine : un certain goût pour Vichy.

    [2]P. Belmondo, H. Bouchard, A. Derain, C. Despiau, C. van Dongen, A. Dunoyer de Segonzac, O. Friesz, R. Legueult, R. Oudot, M. de Vlaminck, L. Lejeune.

    [3]Voir Michèle Lefrançois : Paul Landowski : l’œuvre sculptée, page 44.

    [4]« Les associations professionnelles de marchands d’art après 1945 : lobbying et modernisation à Paris et à New York », revue Le Mouvement social, Julie Verleine, 2013.

    [5]Abel Bonnard : ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse sous Vichy, engagé dans la politique de #collaboration franco-allemende dès l’été 1940. Membre d’honneur du Groupe Collaboration, il prône « une vision musclée de la #Révolution_nationale. »

    [6]H. #Bouchard, Note à #Abel_Bonnard du 20 avril 1942, Archives nationales, F17 13 368.

    [7]Pour une critique esthétique voir La brique n°28 (juillet- août 2011) : L’art de réécrire l’histoire

    [8]« Un artiste qui a flirté avec les #nazis va être mis en valeur à #Roubaix », Le Monde, 14 juin 2008.

    [9]La Voix du Nord, 7 avril 2011.


  • Macopharma Mouvaux, la galaxie Mulliez et son optimisation fiscale, et le sang
    https://www.youtube.com/watch?v=CpkGhPuDhUs

    Il y a quelques jours, nous diffusions, en vidéo le témoignage de Meryam qui travaille dans une société de la galaxie #Mulliez - #Macopharma Mouvaux : « Mulliez et la vente à l’envers de Macopharma Mouvaux ? »
    Des milliers de vues, pour cette première vidéo sur les réseaux sociaux. La presse s’est très vite emparée de l’information, tout comme une radio libre qui a diffusé le témoignage, suivie par l’analyse de BenoÎt BOUSSEMARD grand spécialiste de l’empire Mulliez. Benoît BOUSSEMARD nous explique de manière factuelle, comment les Mulliez travaillent scientifiquement à l’optimisation fiscale, leurs recherches vers des voies d’exploitation toujours plus efficace… Mais, le travailleur, la travailleuse, restent toujours très vulnérables ...

    #sang #violence #mulliez #macopharma #femmes #harcèlement #transfusion #licenciements #travail



  • Une adolescente handicapée privée de cabine d’essayage dans un magasin Pimkie Guillaume Poingt - 27 Septembre 2018 - le figaro
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/09/27/20002-20180927ARTFIG00053-une-adolescente-handicapee-privee-de-cabine-d-ess

    La cabine d’essayage normalement réservée aux personnes handicapées n’était pas disponible car des vêtements y étaient stockés. Face au refus du magasin de libérer la cabine, l’adolescente et sa mère ont finalement dû partir.

    33.000 « like », près de 60.000 partages et une avalanche de messages de soutien. Le post Facebook d’une mère de famille a suscité une vive polémique, et une grande indignation, sur les réseaux sociaux. Le week-end dernier, Sandrine se rend au centre commercial de Parly 2 (Yvelines) avec ses deux filles, Zoé et Camille. Âgée de 17 ans, Camille est handicapée et se déplace en fauteuil roulant, comme Sandrine l’explique dans son message sur Facebook.


    Tout se déroule pour le mieux jusqu’au moment où elles rentrent dans la boutique Pimkie pour choisir puis essayer des vêtements. La cabine d’essayage normalement réservée aux personnes handicapées n’est en effet pas disponible car les vendeuses y stockent des vêtements. Une vendeuse puis la responsable du magasin expliquent alors à Sandrine qu’elle peut installer sa fille dans la cabine « normale ». Un lieu pourtant totalement inadapté aux personnes à mobilité réduite..... Sandrine insiste pour installer sa fille dans la cabine réservée aux personnes handicapées mais la responsable finit par lui dire que « les cartons ne bougeraient pas ». En colère et se sentant profondément humiliée, Sandrine se résout à quitter le magasin avec ses deux filles. Dans la foulée, elle lance un appel au boycott de la marque.

    Pimkie présente ses excuses
    Face à l’ampleur de la polémique, Pimkie a réagi dans un communiqué publié lundi. « Samedi 22 septembre, un regrettable évènement est survenu dans l’un de nos magasins », explique l’enseigne. Avant de poursuivre : « Nous tenions à nous excuser auprès d’elle (NLDR : de Camille), cette situation ne reflète en aucun cas l’attention que nous souhaitons porter à nos clientes ». La marque explique également qu’elle fera « son maximum » pour que « cela reste un incident isolé ».
    D’autres précédents
    Au cours des dernières semaines, plusieurs cas de discrimination à l’encontre de personnes handicapées ont suscité des polémiques. Au mois d’août, un jeune homme handicapé avait notamment été privé de son chien d’assistance dans un supermarché Carrefour au motif que l’animal risquait de « lécher les légumes » et de « renifler les saucissons ». La loi autorise pourtant les chiens d’assistance à entrer dans les lieux publics.
    La mésaventure vécue par Camille et sa mère pose également la question de l’accessibilité des lieux publics aux personnes à mobilité réduite. Des handicapés manifestaient d’ailleurs mercredi à Paris pour dénoncer l’inaccessibilité du métro parisien : sur 303 stations, seulement 9 sont équipées pour les personnes à mobilité réduite.

    LE POST facebook Sandrine Zcs à Parly 2
    https://www.facebook.com/jesandrine/posts/10212601242046385
    Petit message d’appel à Boycott et surtout à faire passer de façon virale les amis svp# aujourd’hui comme toutes les mamans je décide d’aller faire du shopping avec mes filles, zoé et Camille. Camille est une ado de 17 ans et Camille est en fauteuil. Jusqu’ici rien d’anormal ... nous rentrons dans la boutique PIMKIE à Parly 2 (78150 Le Chesnay) mes ados choisissent des vêtements et au moment de vouloir aller en cabine. Celle réservée aux handicapés n’est pas disponible.

    Non pas car une personne valide est dedans... non !!! Mais car c’est là où les vendeuses stockent leurs vêtements.

    Je demande où ma fille peut aller et on m’indique une cabine normale. Je demande à voir la responsable qui arrive et me dit que la cabine PMR n’est pas libre et que je peux m’installer dans la cabine normale. Je lui répond qu’elle peut prendre ma place et y installer ma fille !!!

    Cette dernière n’a rien trouvé de mieux que de me répondre que les cartons ne bougeraient pas.

    Je n’ai eu le choix de quitter le magasin avec le sentiment que ma fille n’a eu aucun droit au respect, ni même qu’elle fait partie de la société. JAMAIS on l’a traitée aussi mal dans un

    commerce ! HONTEUX !
    @PIMKIE#DISCRIMINATION

    Vous pouvez également aller poster des commentaires via ce lien sur leur site directement : https://fr.custplace.com/pimkie

    Un grand merci pour Camille !

    #Mulliez #discrimination #handicap #accessibilité #Auchan, #Adeo, #Décathlon, #Oosterdam-Pimkie, #Acadie #Maison-Familiale ) #Kiabi #Happychic ( #Jules, #Brice ), HTM Group ( #Boulanger etc ...), #Agapes ( #Flunch ...), #Cultura , #Mobivia ( #Norauto )

    • A propos de boycott, pour information @bce_106

      Auchan, protégez vos salariés
      Campagne citoyenne de boycott adressée à Auchan Holding - lancée par Franck B.
      https://www.i-boycott.org/campaigns/auchan-protegez-vos-salaries
      Auchan Holding est une société française, détenant des enseignes en France et dans le reste du monde, notamment : Auchan, Auchan City, A2Pas, Simply Market, Atac, Auchandirect, Auchandrive et Chronodrive. L’enseigne Auchan City, apparue en 2011, est un nouveau concept visant à créer des hypermarchés en plein centre-ville. Fin 2013, le magasin pilote de Tourcoing (59) comptait 80 collaborateurs et environ 4 000 clients par jour. Cette campagne participative de boycott responsable a pour but d’inciter Auchan Holding à garantir des conditions de travail dignes dans sa filiale AMV Distribution (Auchan City Tourcoing) et à améliorer le dialogue social dans l’ensemble du groupe. 
      SCANDALES AUCHAN : BOYCOTTONS (Terrene Trash)

      https://www.youtube.com/watch?v=ABlxB4O3MeE


      La première campagne de boycott par un citoyen sur I-boycott.org pour dénoncer les conditions de travail à Auchan City.
      0:48 Sketch
      4:21 Harcèlement
      4:50 Renvoyée pour une erreur de caisse
      7:09 L’horreur totale : fausse couche en caisse
      13:41 Les enseignes à boycotter
      14:25 Les revendications
      16:48 Pourquoi boycotter tout le groupe Auchan Holding ?
      17:46 Le déroulement de la campagne
      18:37 L’urgence

      UN MANAGEMENT DE LA TERREUR ?
      Licenciée pour 85 centimes
      En août 2016, la presse fait connaître au grand public l’affaire d’une caissière d’Auchan City Tourcoing licenciée pour une erreur de caisse de 0,85€. La direction déclare qu’elle a «  intentionnellement fraudé ». Le syndicat CGT lance diverses actions, notamment une pétition en ligne. L’hôtesse de caisse se verra finalement réintégrée dans un autre établissement du groupe.

      Fausse couche à son poste
      Cette même année, dans ce même Auchan City de Tourcoing, un autre scandale éclate concernant une hôtesse de caisse, « Fadila » (nom d’emprunt), âgée de 23 ans, en contrat de professionnalisation. D’après son propre témoignage, alors qu’elle est arrêtée pour raison de santé, elle découvre qu’elle est enceinte de deux mois, en informe son employeur, et demande un aménagement de son planning de travail (afin de ne pas travailler huit heures d’affilée), ainsi que la possibilité de se rendre régulièrement aux toilettes pour vomir.
      Ses demandes ne sont pas suivies d’effet. La possibilité de se rendre régulièrement aux toilettes lui est même refusée. De retour au travail, elle est contrainte de rester à son poste, et d’avaler son vomi. La jeune femme reprend le travail, victime de vertiges, de troubles de la vision... Elle est contrainte de se mettre à nouveau en arrêt. Sa supérieure lui téléphone pour lui indiquer un problème de badge, qui fait que sa présence dans l’entreprise n’a pas été comptabilisée cette semaine-là. Celle-ci ne prend aucune nouvelle de l’état de santé de « Fadila ».
      Le 21 novembre dernier, elle reprend le travail. Elle ressent des douleurs au ventre, lesquelles s’amplifient fortement au cours de l’après-midi. Elle téléphone à l’accueil pour avertir de son état et demander du paracétamol. On la renvoie de service en service, jusqu’à ce qu’elle abandonne. Alors qu’elle ne peut toujours pas quitter son poste, depuis trois heures qu’elle demande à aller aux toilettes, les clients à sa caisse remarquent sa pâleur. Elle se rend compte, en se levant, que son siège est ensanglanté. Elle a perdu son enfant.
      Elle reçoit par la suite une fiche de paie pour le mois de novembre comportant la mention « absence injustifiée ». La rémunération indiquée s’élève à environ 350 euros. Aucune mention d’accident du travail sur la fiche de paie.
      Version d’Auchan City (consultable dans les sources) : la direction d’Auchan City Tourcoing reconnaît uniquement un retard dans la déclaration de l’accident du travail, et conteste le reste du témoignage.
      Situation au 2 Février 2017 : Fadila ne perçoit toujours aucun revenu, car Auchan City n’a pas fait le nécessaire pour qu’elle soit indemnisée par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie.
      D’autres témoignages
      Le 30 décembre 2016, le site d’informations "Bondy Blog" relaie de multiples témoignages d’employés de ce même établissement exposant un « climat de terreur » avec notamment des cas de harcèlement à base d’humiliations et de remarques racistes.

      LES RAISONS DE CES DYSFONCTIONNEMENTS
      Le magasin Auchan City Tourcoing constitue un magasin expérimental pour le groupe, où y seraient notamment testées des méthodes de management différentes. L’union locale de la CGT Tourcoing dénonce également une surcharge de travail généralisée.
      D’après les comptes annuels 2015 de Auchan Holding, la société AMV Distribution (enseigne Auchan City, à Tourcoing) constitue une entité distincte à l’intérieur du groupe, directement détenue à 100% par Auchan Holding. En conséquence, les représentants du personnel de Auchan City Tourcoing se retrouvent isolés, et ne peuvent pas mener leurs actions et leurs négociations en commun avec leurs homologues des autres enseignes du groupe, que ce soient les hypermarchés Auchan, les Symply Markets, ou même le Auchan City de Coignères !

      COMMENT AGIR ?
      Le pouvoir décisionnel permettant d’accéder à toutes nos revendications se situe au niveau d’Auchan Holding qui détient notamment Auchan City Tourcoing (AMV Distribution).
      Je lance donc cette campagne participative de boycott responsable de toutes les enseignes Auchan Holding : 
      • Auchan, Auchan City, A2Pas, Auchandirect
      • Simply Market, Atac
      • Auchandrive, Chronodrive
      • Oney Bank/Banque Accord (96,88% du capital)
      • Little Extra (95%).

      REVENDICATIONS
      • Résolution de la situation pour « Fadila » (dommages-intérêts, et prise en charge CPAM d’urgence)
      • Changement radical dans l’encadrement d’Auchan City Tourcoing
      .
      • Alignement des conditions de salaire et des primes, sur celles des hypermarchés Auchan, pour les salariés des magasins Auchan City.
      • Embauches en CDI, et temps complets afin de faire face à la charge de travail excessive à Auchan City Tourcoing.
      • Obtention d’un délégué de groupe au niveau Auchan Holding pour chaque organisation syndicale présente dans les filiales (afin de permettre un meilleur dialogue social, et de donner aux représentants du personnel une meilleure visibilité sur la stratégie du groupe).
      • Assurance que l’amélioration des conditions de travail ne se fera pas au détriment de l’emploi (moratoire sur l’augmentation du nombre de caisses automatiques). *
 
 *À chaque boycottant d’évaluer l’efficacité des mesures qui seront prises, compte tenu des témoignages de harcèlement. 


  • Roubaix : les salariés d’Happychic (Brice, Bizzbee, Jules) mécontents après la présentation du plan social Q.V avec AFP - 11 Septembre 2018 - France « Régions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/roubaix/roubaix-salaries-happychic-brice-bizzbee-jules-meconten

    88 fermetures de magasins sont prévues, avec 460 suppressions de postes.

    Les organisations syndicales ont affiché mardi leur mécontentement après la présentation à Roubaix du plan social par la direction d’Happychic, qui doit conduire à la suppression de 466 emplois, https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/roubaix/plus-460-suppressions-postes-dont-centaine-roubaix-grou principalement dans les enseignes Jules et Brice.

    « On demande qu’on respecte les personnes qui sont dans ce PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr) et qu’il y ait des indemnités correctes », a déclaré Laurent Petit, délégué syndical CGT à l’issue du Comité d’entreprise (CE). 

     ?
    « On discute de la mendicité, j’ai honte, 700 euros par année d’ancienneté ! Et 17.000 euros pour des gens qui ont 20 ans dans la même boite, ce n’est même pas une année de salaire... », a renchéri Patrick Digon, délégué syndical CFDT, en larmes.

    Véronique Carnin (FO) s’est interrogée sur la mise en place d’un PSE « alors qu’il y a eu depuis trois ans près de 1.200 démissions », signe « que l’entreprise s’épure toute seule ».
    https://www.youtube.com/watch?v=j4XTyr0b_PA

    La direction d’Happychic, qui appartient à la galaxie Mulliez et qui a annoncé ce PSE mi-juillet, a rétorqué que les négociations n’étaient « qu’au démarrage » et a évoqué « un marché de la mode en pleine transformation » pour justifier la fermeture des 88 magasins. 

    « On a une structure de coûts disproportionnée par rapport au chiffre d’affaires. Il va y avoir une mutualisation des entreprises, des équipes, des organisations Jules et Brice sous un seul et même maillot », a expliqué le directeur d’Happychic, Jean-Christophe Garbino, lors d’une conférence de presse. La troisième marque d’Happychic, Bizzbe, qualifiée, elle, de « pépite », doit « prendre son autonomie », a-t-il ajouté. 

    « L’industrie de la mode ne s’est pas réinventée depuis une quarantaine d’années, on est probablement la dernière industrie à produire consciemment et volontairement plus d’offre que de demande. Ce modèle là est en train de craquer et notre objectif, humblement, est de contribuer à inventer un nouveau modèle », a-t-il dit. 

    Payer pour les erreurs de gestion

    Pour Laurent Petit, les employés « payent » aujourd’hui des erreurs de gestion des précédentes directions : « aux CE, on disait qu’il fallait stabiliser le parc de magasins » alors que les ouvertures se multipliaient. 

    Les négociations entre les syndicats et la direction entreront dans le vif du sujet le 18 septembre pour se terminer au plus tard le 17 janvier. Les premiers licenciements pourraient avoir lieu mi-février. 

    Happychic compte 734 magasins, dont 629 en France, et 3.191 employés dans l’Hexagone. Le chiffre d’affaire mondial est d’environ 673 millions d’euros TTC (chiffres de fin 2017), d’après la direction.

    #licenciements #Roubaix #Auchan, #Adeo, #Décathlon, #Oosterdam-Pimkie, #Acadie #Maison-Familiale ) #Kiabi #Happychic ( #Jules, #Brice ), HTM Group ( #Boulanger etc ...), #Agapes ( #Flunch ...), #Cultura , #Mobivia ( #Norauto ), #Mulliez 


  • * Les mulliez s’associent avec Rothschild & Co : Une prise de participation dans le projet Emmanuel Macron ?

    Oney réfléchit à des alliances pour accélérer son développement européen - Christine Lejoux - 31 Aout 2018 - AGEFI
    http://www.agefi.fr/banque-assurance/actualites/article/20180831/oney-reflechit-a-alliances-accelerer-developpement-254832

    La filiale bancaire d’Auchan envisage des partenariats industriels, commerciaux, voire capitalistiques.

    Oney est déterminée à répliquer son succès domestique à l’échelle européenne. Numéro un du paiement fractionné [règlement en trois ou quatre fois ; Ndlr] en France, avec quelque 2 millions de clients et 300 partenaires commerçants, la filiale bancaire du groupe Auchan, qui a publié ses résultats semestriels ce vendredi, entend également devenir « le leader européen » du secteur. Une expansion indispensable pour accompagner l’activité de ses partenaires, qui sont des distributeurs internationaux. Présent en Espagne depuis 2016, Oney s’est développé en Italie début 2018 et prendra pied en Belgique en septembre. L’objectif du groupe étant d’être présent dans 15 pays d’ici trois ans.


    « Notre succès dans le paiement fractionné repose sur une expérience-client extrêmement fluide et sur un système d’identification digitale très fort. Ce sont deux atouts sur lesquels nous comptons nous développer pour devenir leader en Europe » , souligne Jean-Pierre Viboud, directeur général d’Oney, qui avait acquis en 2016 FIA-NET, spécialisé dans les solutions de lutte contre la fraude dans le commerce en ligne.

    Mais Oney pourrait avoir besoin d’alliances pour réaliser ses ambitions européennes. Epaulée par la banque d’affaires Rothschild & Co, la filiale d’Auchan réfléchit à des partenariats stratégiques destinés à accélérer son développement en Europe. Des accords qui pourraient être de nature « commerciale, industrielle, voire capitalistique », indique Jean-Pierre Viboud, évoquant des partenaires « dans la banque, les paiements, l’assurance. » « Nous avons bon espoir d’avoir une orientation claire d’ici à la fin de l’année » , précise le patron d’Oney.

    Une certitude, selon ce dernier : en cas d’ouverture du capital, l’Association Familiale Mulliez, propriétaire d’une kyrielle d’enseignes comme Auchan, resterait « extrêmement présente » au sein de la gouvernance d’Oney, ce dernier gérant un point d’interaction stratégique avec les consommateurs, à savoir le paiement, moment privilégié pour collecter des données sur les clients afin de les fidéliser.

    Les candidats à des partenariats ne devraient pas manquer, à l’aune des perspectives du groupe. Oney a vu son bénéfice net bondir de 17,3% au premier semestre, sur un an, à 30,5 millions d’euros, pour un produit net bancaire en hausse de 5,6%, à 218,1 millions. « Le début du second semestre est plutôt bon, ce qui nous rend optimistes pour le reste de l’année » , indique Jean-Pierre Viboud.

    #mulliez #Rothschild #auchan #oney #crédit #usuriers #usure #banque #banques #finance #finacement #emmanuel_macron #lobbying #lobby #lobbies #influence #multinationales #europe


  • Picwic annonce la fermeture de 5 de ses magasins EM - 5 Septembre 2018 - France3 Région
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/picwic-annonce-fermeture-5-ses-magasins-1535906.html

    L’enseigne nordiste spécialisée dans la vente de jeux et jouets ferme 20% de ses magasins.

    Picwic Englos et sa fameuse entrée en forme de chapeau de magicien, c’est fini ! Le magasin de jeux et jouets très connu dans la région et implanté dans la zone commerciale d’Englos-lès-Géants depuis 1977 va fermer ses portes prochainement. L’annonce a été faite ce mardi en comité d’entreprise.

    Une fermeture à haute portée symbolique. Ce magasin, qui a fêté ses 40 ans l’an dernier, était le premier de l’enseigne. Celui qui a inauguré le concept créé par Stéphane Mulliez (décédé en juin 2017), de la famille des fondateurs d’Auchan. Depuis, le groupe dont le siège est à Villeneuve d’Ascq, a grandi avant de connaître une période difficile dans les années 90. Aujourd’hui, il compte 25 magasins, https://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/au-havre-ouverture-du-25eme-magasin-picwic-au-centre-commercial-de-l dont 9 dans le Nord Pas-de-Calais et emploie 455 personnes.


     
    Le secteur du jouet en crise
    Le magasin d’Englos n’est pas le seul concerné par une fermeture prochaine : Sainte-Geneviève-des-Bois, Rennes, Gennevilliers et Sarcelles vont également arrêter leur activité. Des magasins qui n’étaient plus rentables. 48 emplois vont être supprimés, avec proposition de reclassement en interne.

    L’entreprise parle d’un plan d’un plan de transformation sur un marché du jouet en crise (Toys r’ us et La Grande Récré sont en grande difficulté en France) et en profonde mutation à cause de la concurrence d’Internet. « Les difficultés du marché du jouet s’expliquent à la fois par l’évolution des comportements d’achat et par le fait qu’il y a aujourd’hui des attentes non satisfaites, explique aux Echos Nathalie Peron-Lecors, directrice générale de Picwic. D’une part on a oublié que l’enfant était là pour jouer et d’autre part que les parents sont de plus en plus attachés à leur épanouissement ». Elle évoque quelques piste d’évolution : augmentation des démonstrations de jeu en magasin, développement des ateliers pédagogiques, sélection plus qualitative des produits et multiplication des casiers-consignes automatiques de retrait devant les magasins.

    #mulliez #englos #Sainte-Geneviève-des-Bois #Rennes #Gennevilliers #Sarcelles #centre_commercial #enfants #jouets #sexisme #jouet #exploitation #grande_distribution #économie #commerce


  • Les trousses d’Auchan ont-elles un sexe ? 18 Aout 2018 - Nord Littoral
    http://www.nordlittoral.fr/98579/article/2018-08-18/les-trousses-d-auchan-ont-elles-un-sexe

    Il existe des trousses et des agendas pour les garçons et d’autres pour les filles à Auchan Calais, une séparation qui fait causer les clients du magasin.
    « Vous pensez que si j’en achète une, un pénis va subitement pousser entre mes jambes ? » se moque une Calaisienne à propos d’une trousse aperçue dans le stand « Trousses garçon » à Auchan Calais. Le choix d’Auchan fait causer sur les réseaux sociaux.
    Pour la rentrée scolaire, le magasin calaisien a décidé de séparer certaines fournitures pour les filles, ou pour les garçons, et cela pour deux types de produits : les trousses d’une part et les agendas d’autre part.


    Ainsi si dans le rayon pour les filles, on trouve des trousses en peau de fourrure, la plupart pourraient également se retrouver dans les trousses des garçons et vice-versa. Mais à Auchan, Mickey est chez les filles quand les Pokemon se trouvent chez les garçons.

    Selon un responsable rencontré sur place, ces stands, « c’est une demande de nos clients. Quand on a commencé à mettre en place les fournitures pour la rentrée scolaire, ils n’existaient pas. Mais beaucoup de clients nous demandaient où se trouvaient certains produits pour les filles et d’autres pour les garçons, spécifiquement pour les agendas et les trousses. Nous avons donc décidé de les regrouper afin qu’ils se repèrent mieux », nous explique-t-il.

    Mais qu’est-ce qui fait qu’une trousse ou un agenda se retrouvent plutôt chez les filles ou plutôt chez les garçons ? Pour certains produits très girly, la question se pose moins, mais pour d’autres... Après avoir montré un agenda quelconque au manager, celui-ci explique : « On voit une pomme. La forme fait davantage penser à un agenda féminin », un fruit qui serait donc spécifiquement associé aux filles.

    Ces stands ne proviennent « pas d’une demande au niveau national. C’est Auchan Calais qui a décidé de procéder comme ça. Mais ça se fait aussi dans d’autres magasins de l’enseigne. Il y a des produits plus féminins et d’autres masculins. Il y a aussi des produits plus neutres qui ont pu être rangés pour combler des trous », poursuit le manager. Des produits neutres donc mais rangés sous une bannière garçon ou fille. Quelle est dès lors la pertinence d’un tel rangement ?

    Le manager d’Auchan évoque une autre raison pour expliquer ce choix. « Les courses pour la rentrée des classes sont souvent perçues comme une contrainte. Les parents ne veulent pas perdre de temps. Ils n’ont pas trop envie de chercher. Ces stands sont là pour les aider. »

    Interrogés à l’entrée du magasin, plusieurs clients ne voient pas l’intérêt de séparer les trousses ou les agendas en fonction des genre

    Corinne ne perçoit pas le gain de temps. « Au contraire le choix est encore plus compliqué », glisse-t-elle rejoint sur le sujet par Béa. « Ce type de classement, c’est un retour en arrière. On explique à nos enfants qu’ils peuvent aussi bien jouer avec des jouets pour les filles qu’avec des jouets pour les garçons. Il y a aujourd’hui plein de discours sur l’égalité homme/femme et là on vient recréer une séparation qui n’a pas lieu d’être. De plus on parle d’un gain de de temps. Mais les garçons et les filles peuvent être perdus devant cette séparation. Surtout si un garçon veut un agenda ou une trousse de fille ou l’inverse... Ils n’oseront peut-être même pas... »

    Images : https://www.olivierdauvers.fr/2018/07/21/samedi-conso-mon-carnet-retail-mais-pas-que-de-la-semaine-43

    #sexisme #auchan #centre_commercial #centres_commerciaux #les_hagards_du_Nord (#mulliez) #grande_distribution #filles #garçon


  • Friche Saint Sauveur à Lille : la guerre des mondes Bénédicte Vidaillet - 30 Juillet 2018 - Médiapart
    https://blogs.mediapart.fr/vidaillet/blog/300718/friche-saint-sauveur-lille-la-guerre-des-mondes

    Le devenir de la friche Saint Sauveur, 23 hectares au centre de Lille, fait l’objet d’une vive lutte entre la poignée d’élus qui ont « programmé » sa transformation, et des habitants et associations qui se mobilisent pour un projet alternatif. Mais la Ville reste sourde à leurs arguments. Révélant ainsi le véritable enjeu de cette lutte.

    Longtemps j’ai cru que la bataille autour de l’avenir de la friche Saint Sauveur se jouerait sur le terrain de la raison. Foutaises ! Car des chiffres, des arguments, nous en avons donné[1] : ratio désastreux des m2 d’espaces verts par habitant à Lille pour faire valoir radicalement plus de nature dans le projet, cartographies précises montrant l’effet « îlot de fraîcheur » du Belvédère et de la friche pour contester l’affirmation de leur « faible valeur patrimoniale », nombre de logements ou de bureaux inoccupés à Lille pour revoir à la baisse la programmation. Nous avons débusqué les grossières erreurs méthodologiques dans les prévisions de pollution atmosphérique, soulevé les risques de pollution de nappe phréatique et les risques sanitaires induits par le projet, montré que le principe « Eviter Réduire Compenser » n’était pas appliqué à certaines espèces protégées identifiées sur le site. Biodiversité, syndrome du manque de nature, coefficients d’albédo, alignés à la pelle.

    Mais il faut le reconnaître : la carte de la raison ne fonctionne pas. Les chiffres, ratios, études, etc., celle et ceux qui se croient légitimes à penser pour nous notre territoire, s’en foutent. Cela ne fait pas mouche car – et comment ne l’avions-nous pas compris avant ? - il ne s’agit pas de chiffres et la raison n’est qu’une façade. Il s’agit d’une façon d’habiter le monde, de le désirer, de le sentir, de l’imaginer.

    Ils nous parlent développement, valorisation, économie, programmation et m2. Ils nous parlent nombre de logements, piscine olympique, fosse de plongée de compétition, métropole européenne, attractivité du territoire. Et nous, ce territoire, nous le vivons. Nous le voulons. Nous ne le vivons et ne le voulons pas comme eux. Nous l’habitons avec nos corps, nos sens, nos souvenirs, nos sensibilités, bien plus qu’avec notre raison. Nous le relions à nos histoires, à nos mémoires, à nos rêves et à nos pas.

    Nous ne voulons pas de ce monde laid qui a poussé et continue de pousser sur toute la ceinture périphérique de Lille sous la série « #Euralille », déclinée en saison 1 puis 2 : gare tunnel balayée par les vents, casino à l’imprenable vue sur les échangeurs, hôtel de région aux centaines de fenêtres alignées qui puent la bureaucratie autant que la démesure ; tours lisses, façades glacées, auxquelles aucune aspérité de vie ne peut s’accrocher ; architecture standardisée qu’on voit à Pékin comme en front de mer à Reykjavik ; matériaux sans histoire autre que celle qui les relie à l’industrie mondialisée qui les produit ; arbustes sur tige, pied encadré, racines maîtrisées, balisant méthodiquement le parcours ; trottoirs gris, sans interstices, sans relief, où se réveille sous nos pas une vague angoisse métaphysique. Car sur ces trottoirs que l’on emprunte, dans ces quartiers que l’on traverse, nul ne se promène, nulle ne déambule, aucun flâneur.

    Nous ne voulons pas de ces « parcs » domestiqués, conçus « pour nous » par des agences de paysagistes choisies sur concours, aux plantes produites en des serres lointaines, sélectionnées par l’industrie horticole, gavées d’intrants, repiquées à tant de pieds au m2.

    Nous ne voulons pas de ces « îlots nordiques » fermés aux horizons, à la pelouse centrale privatisée, ravie au regard même des passants, poussant sur une dalle de parking sous-terrain.

    Nous ne voulons pas d’une piscine o-lym-pique, « grand équipement » à cinquante millions d’euros construit à la hâte pour servir en 2024 de « base arrière » à une compétition sportive mondiale que chacun s’empressera d’oublier sitôt son écran occupé par la performance suivante. Et encore moins d’une fosse de plongée de 40 mètres de profondeur –quasiment la hauteur de l’Arc de Triomphe -, quand Dunkerque s’enorgueillait récemment d’inaugurer la « plus grande fosse au Nord de Paris » - 20 mètres !

    Voilà longtemps déjà que ce monde-là nous donne la #nausée. Il produit ses effets, nous pousse au bord du gouffre, et il nous faudrait encore applaudir celle et ceux qui proposent de franchir le pas supplémentaire ? Faisons dérailler ce funeste train, revendiquons le pas de côté, qui nous mène à la friche Saint Sauveur flâner parmi les herbes folles. Ceux-là, qui s’arrogent le droit de modeler notre destin, qui jouent à SimCity mais avec nos vies, y sont-ils jamais venus ? Ont-ils gravi un flanc du Belvédère pour y admirer le soleil couchant que ponctue le beffroi ? Ont-ils senti le vent qui fait frissonner au printemps les vagues de graminées sauvages ? Se sont-ils émerveillés des dizaines d’orchidées dont on n’a pas besoin de savoir qu’elles sont une « espèce protégée » pour faire le vœu, au premier regard de leurs miraculeux pétales en forme d’abeille, qu’on les verra refleurir ? Se sont-ils demandé qui nous avait légué ces arbres superbes qui faisant écran à la circulation de l’ancien périphérique transforment ce lieu en havre magique ? Ont-ils pu apprécier l’incongrue zébrure lumineuse du métro aérien le soir ? Ont-ils été saisis par la force de la vie végétale qui recouvre l’asphalte ou vient éclater le béton de la friche ? Ou par la force de ces vies humaines qui tentent, là, de perdurer aux marges ?

    Si leur agenda sans trou, leurs véhicules à chauffeur, leurs vies efficaces et climatisées, les en ont empêchés, alors, ils ne peuvent pas comprendre. Ni notre attachement à ce lieu, ni la violence de ce qu’ils nous imposent. Ils ne peuvent pas comprendre pourquoi nous nous dressons sur la route balisée de leurs projets. Nous refusons leur monde, nous ne renoncerons pas au nôtre. Nous ne pouvons que leur tendre la main et les inviter à nous suivre, et sinon, tant pis, ce sera la #guerre, la guerre des mondes.
     
    [1] Cf. à ce sujet : Contribution à l’enquête publique des associations Amis de la Terre Nord, ASPI, Entrelianes, Fête la Friche https://www.registre-numerique.fr/lille-saint-sauveur/voir-avis?avis=30546

    #Saint_Sauveur #luttes_sociales #des_grands_projets..._inutiles #Lille #martine_aubry #PS #raison #Bénédicte_Vidaillet #europacity #grand_paris #france #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #climat #centre_commercial #mulliez #Ceetrus #immobilier #grande_distribution #destruction


  • EuropaCity : « C’est le projet tout entier qui débloque » | Marie Desplechin
    https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20180730.OBS0332/europacity-c-est-le-projet-tout-entier-qui-debloque-par-marie-de

    En ces temps de feu, le « Grand Paris » n’a rien de plus pressé que de donner son feu vert à la bétonisation de 300 hectares de terres agricoles, situées au nord de l’agglomération, à proximité de l’aéroport de Roissy, pour y faire du commerce des choses, du commerce des loisirs, et du commerce de la culture. Du commerce, quoi. Il est vrai que nous manquions cruellement de magasins où nous procurer des vêtements, des objets, des entrecôtes saignantes. Et d’une piste de ski artificielle. Investisseurs et pouvoirs publics, merci ! Source : BibliObs


  • mulliez : Une place dans les grands projets parisiens Eric Treguier - 3 Juillet 2018 - chalenge

    Sur ces quatres appels d’offres, le plus gros, le plus visible aussi, c’est sans conteste le chantier de la Gare du Nord. Les Lillois du groupe #Mulliez sauront, dans quelques jours, sinon dans quelques heures, s’ils emportent le morceau face au des autres finalistes, spécialistes eux aussi de l’immobilier commercial : Apsys et Altaréa-Cogédim. Pour la foncière nordiste, c’est l’opération qui ferait basculer son modèle et fera entrer #Ceetrus dans le monde des grands de l’aménagement urbain. L’ex-Immochan deviendrait alors un animateur de lieux, et plus seulement le gestionnaire des magasins des marques du groupe (Pimckie, Norauto, Auchan, Leroy-Merlin…). Ce qu’il a été pendant 40 ans. Il s’agit d’un budget de plusieurs centaines de millions d’euros et qui vise à rénover la première gare parisienne, qui a déjà eu un coup de lifting entre 2014 et 2017, et à la préparer pour 2024, c’est à dire pour les Jeux olympiques. Avec ses architectes du cabinet Valode & Pistre, les Nordistes ont conçu une toiture végétalisée et à des innovations sur la mobilité qui pourrait, selon des spécialistes, leur permettre de décrocher le chantier...


    Derrière ce gros projet, Ceetrus devrait annoncer dans les prochains jours deux autres dossiers sur lesquels elle a été sélectionnée en short-list, avec là encore, de bonne chances d’être retenue. Il s’agit de l’ex-usine de pompage d’eau de Seine dite « Usine d’#Auteuil », dans le 16ème arrondissement, un ensemble de 3500 m² (deux halles et un bâtiment annexe) qu’il faut réhabiliter, dans le cadre de l’appel à projets «  Réinventer #Paris  », et qu’il faut densifier avec des commerces et des logements. Ceetrus est aussi finaliste sur un autre chantier : l’#Hôtel-Dieu. C’est le plus ancien hôpital de la capitale, en plein cœur de #Paris, à deux pas de Notre-Dame. Il a déjà été en partie attribué, l’an dernier, mais il reste une partie non négligeable (environ 17 000 m²) à restructurer. La présélection de Ceetrus montre sa détermination à se battre face à de nombreux concurrents pour ce projet situé dans un quartier parmi les plus prisés de la capitale. La foncière a aussi été présélectionnée, avec deux autres concurrents, pour construire trois passerelles au-dessus de la Seine, et en faire des lieux de passage et d’animation, dans le cadre de «  Reinventing Cities  »…

    Enfin, le groupe a aussi été retenu sur un dernier appel d’offre, ultra-parisien s’il en est : le déménagement des réserves du #Centre_Pompidou. Le musée national d’Art moderne (#MNAM) du Centre Pompidou, au coeur de Paris, cherche en effet 30000 mètres carrés en #Ile-de-France à l’horizon 2025 pour des espaces de stockage, d’exposition et de recherche. Car il est confronté à un problème de stockage de ses 120 000 œuvres. Et il cherche activement à pouvoir les stocker à moins de 45 minutes des tuyauteries de #Beaubourg. «  On pourrait très bien imaginer que ces réserves puissent être accueillies sur notre pôle d’exposition de 12000 m² de notre projet #EuropaCity, à #Gonnesse, dans le Val d’Oise. Nous avons ce qu’il faut pour cela...  » se plait à espérer Benoit Lheureux, directeur général de la foncière présidée par Vianney Mulliez, fils d’un cousin germain du fondateur du groupe nordiste. Il faut dire que pour le moment, son projet a été stoppé en rase campagne. En mars dernier, le tribunal de Cergy-Pontoise avait annulé la ZAC créant Europacity. Depuis, l’Etat et l’agence Grand Paris Aménagement ont fait appel, mais la candidature d’Europacity comme Réserve de Beaubourg ressemble beaucoup à un dernier espoir pour relancer ce #méga-projet de plusieurs milliards, créé il y a maintenant une dizaine d’années et financé par les chinois du groupe #Wanda et… la famille Mulliez.

    #Gare #auchan #centre_commercial #centres_commerciaux #Auchan_dégage #les_hagards_du_Nord #immobilier #carambouille


  • L’expansion d’Auchan au Sénégal terrifie les petits commerçants — et le gouvernement fait un geste envers eux Elisabeth Hu - 20 Juillet 2018 - businessinsider.fr

    http://www.businessinsider.fr/expansion-auchan-senegal-petits-commercants-gouvernement-decret

    Le groupe Auchan est la cible d’une contestation au Sénégal depuis plusieurs mois. La grogne s’est amplifiée fin juin avec la création d’un collectif intitulé « Auchan dégage », puis un appel au boycott depuis le 2 juillet.

    Contrairement à la situation de Danone au Maroc, où l’impulsion du mouvement venait des consommateurs, là Auchan est visé par les petits commerçants qui l’accusent de détruire leur activité. 

    Implanté au Sénégal depuis 2014, Auchan y exploite désormais une vingtaine de points de vente et a mis en place un plan d’investissement de 65 milliards de francs CFA (près de 100 millions d’euros).

    Le 9 décembre dernier, le directeur général d’Auchan retail Sénégal, Laurent Leclerc annonçait ses ambitions dans une interview au journal Le Soleil « pour ce qui est des quatre années à venir, nous envisageons d’atteindre 50 magasins à Dakar et dans les régions ».


    Une expansion qui réjouit les consommateurs des classes moyennes mais terrifie les petits commerçants à l’initiative de la contestation. D’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie du Sénégal, citée par l’organisation Sénégal Black Rainbow, le tissu économique sénégalais est composé presque exclusivement d’entreprises informelles (97 %), avec une surreprésentation des activités de commerce (52 %), et celles-ci ont du mal à rivaliser avec les prix compétitifs de la grande distribution.

    Pour l’Union nationale des commerçants et industriels 15.000 emplois de petits commerçants pourraient disparaître à cause d’Auchan.

    Dans une tribune, publiée le 18 juillet, sur le site dakaractu.com, le journaliste et homme politique El Malik Seck n’est pas tendre avec le petit commerce. « Les commerçants sénégalais, pour leur écrasante majorité, sont dépassés », écrit-il. « Leurs boutiques sont sales [...]. Le commerçant n’affiche jamais les prix et les change comme il veut. »

    « Auchan va rester », poursuit-il, « et j’invite tous les sénégalais à finalement même boycotter les boutiques qui n’améliorent pas le confort, la qualité et le pouvoir d’achat des consommateurs. Ce combat [contre Auchan, Ndlr.] entamé par une organisation qui n’arrive même pas à régler ses crises internes est perdu d’avance. Car l’écrasante majorité des sénégalais a choisi Auchan. »

    Face à cette situation, le gouvernement sénégalais a choisi de faire un geste envers les petits commerçants. Lors du conseil des ministres du 18 juillet, le ministre du Commerce a annoncé un futur décret pour réglementer l’implantation surfaces de vente et combler le vide juridique.

    Jusque-là, un simple registre de commerce et des formalités d’ordre fiscal suffisaient pour ouvrir un centre commercial, avec ce décret l’ouverture de surfaces commerciales de plus de 300 mètres carrés sera soumise à une autorisation préalable. Un comité composé du préfet, de la chambre de commerce, de la chambre des lois et des consommateurs sera chargé d’étudier chaque cas avant de donner son feu-vert. 

    Le ministre a annoncé également le lancement d’une concertation nationale avant la mise en place d’un cadre juridique — aujourd’hui inexistant — pour mieux organiser le secteur tout en respectant la concurrence entre tous les acteurs. 

    « L’objectif n’est pas de tuer le petit commerçant », explique le ministre Alioune Sarr cité par le journal Senenews. « Mais nous avons besoin de moderniser le circuit de distribution et de développer notre économie. »


    #Sénégal #auchan #pauvreté #super_marchés #grande_distribution #centre_commercial #mulliez #Ceetrus #Auchan_dégage #pillage


  • Leroy Merlin : en Russie, la « grogne citoyenne » fait sa première victime Victor Marakhovski - 6 Juin 2018 - Sputniknews

    Le scandale autour la directrice de communication de Leroy Merlin en Russie semble clos. Mercredi, l’enseigne a annoncé la démission de la principale protagoniste de l’affaire.

    Rappel des faits : la haute responsable de Leroy Merlin Russie avait écrit sur Facebook que des supporters de l’équipe de Russie auraient brûlé vive une jeune femme pour célébrer la victoire contre l’Espagne. Et quand les supporters stupéfaits lui ont reproché de propager un fake, cette dernière les a traités de « vata » (une insulte contre les Russes utilisée en Ukraine).

    La surprise était de taille : comment, dans une aussi grande entreprise, pouvait travailler un responsable de la communication capable de s’exprimer autant avec de « classe » devant le public ?

    Comment une employée de Leroy Merlin Russie a « brûlé vive » une femme et a perdu son emploi
    Mais les événements qui ont suivi ont été encore plus étranges. Pendant que l’employée de Leroy Merlin s’affolait (elle a supprimé la publication, l’a republiée, a menacé ses antagonistes en parlant de ses relations et de la police, a tenté de présenter la situation comme sa propre persécution et a même annoncé que ses nobles ancêtres avaient « écrit la première Constitution » de l’Empire russe — même s’il n’y avait pas de Constitution à l’époque), sa direction a visiblement réussi à « faire mariner » la situation jusqu’au scandale national.

    D’abord, elle n’a pas réagi à l’indignation des citoyens. Puis la direction a laissé entendre qu’elle « respectait l’espace personnel » de son employée et ne s’y ingérait pas. Avant d’annoncer la décision d’« écarter provisoirement » la directrice de communication de ses fonctions, et enfin qu’elle avait « démissionné de son propre gré ».

    Cette démission a eu lieu le troisième jour du scandale, quand tout « brûlait » déjà autour, quand avait commencé la campagne de boycott, quand les journalistes critiquaient l’enseigne dans des dizaines de médias et que des tonnes de plaintes avaient déjà été envoyées au bureau central en France.

    … Et cela semble être le moment le plus instructif de toute cette histoire.

    Ce n’est pas que le public a reçu une nouvelle confirmation de la présence, au sein de l’élite, d’individus qui haïssent ouvertement le public — ce n’est pas un scoop.

    Mais le fait est que dans l’élite du secteur de la communication des entreprises se trouvent des gens qui sont tellement habitués à haïr les citoyens quand ils sont entre eux qu’ils ont même oublié que c’était indécent. Des gens qui ont eu besoin de quelques jours pour comprendre simplement que leur représentante était tout à coup devenue toxique, parce que « après tout, elle n’a rien écrit de mal ». . . . . .
    La suite : https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201807061037088920-leroy-merlin-scandale-directrice-communication

    #Leroy_Merlin #Russie #Mulliez #auchan #leroy-merlin fake_news #médias #racisme #haine #guerre_aux_pauvres #Russes #riches #réseaux_sociaux #Facebook #boycott



  • Vianney Mulliez : « J’ai la certitude qu’EuropaCity se fera » Grégoire Allix - 9 Juin 2018 - le monde
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/06/09/vianney-mulliez-j-ai-la-certitude-qu-europacity-se-fera_5312175_3244.html

    Dans un entretien au « Monde », l’actionnaire du mégaprojet du Triangle de Gonesse, qui souhaite y faire venir une annexe du Centre Pompidou, répond aux critiques de ses opposants.

    Un Centre Pompidou à EuropaCity ? Le mégacomplexe de culture, de loisirs et de commerces, qui prévoit de s’implanter sur 80 hectares dans le Triangle de Gonesse (Val-d’Oise), est candidat à l’accueil d’une annexe du musée parisien. Celui-ci cherche un point de chute pour installer ses futures réserves ouvertes au public. Porté à parité par Ceetrus – ex-Immochan, la branche immobilière du groupe Auchan – et le groupe chinois Wanda, le mastodonte EuropaCity, un investissement à 3,1 milliards d’euros, pourrait offrir cet écrin.


    Le président de Ceetrus, Vianney Mulliez, a défendu son dossier, jeudi 7 juin à Beaubourg, aux côtés de la star danoise de l’architecture Bjarke Ingels, maître d’œuvre du projet. Les incertitudes qui pèsent sur l’opération restent le principal handicap de cette candidature, alors que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé en mars la création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) du Triangle de Gonesse et qu’EuropaCity continue de faire face à une vive opposition. Dans un entretien au Monde, M. Mulliez assure que le projet se fera.

    Quels sont les atouts d’EuropaCity pour attirer le Centre Pompidou ?
    L’architecture de Bjarke Ingels est un élément important pour l’emporter, mais surtout nous répondons à leurs besoins. Les réserves ouvertes du Centre Pompidou seraient situées dans la grande halle d’exposition d’EuropaCity, conçue comme une porte d’entrée de l’ensemble du site. Tous les visiteurs qui arriveront par la gare de métro du Grand Paris Express la traverseront. Cela représente 15 millions de personnes par an ! Nous avons une ambition pour les espaces d’exposition qui va au-delà du cahier des charges du Centre Pompidou et qui correspond à leur envie d’attirer de nouveaux publics.

    Etes-vous optimiste quant à votre capacité à faire venir de grands opérateurs ?
    Nous avons beaucoup de discussions et des protocoles d’accord . . . . . . .

    Le reste de l’article payant, mais après tout on en a pas besoin.

    #europacity #auchan #grand_paris #france #centre_pompidou #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #des_grands_projets..._inutiles_ #climat #centre_commercial #mulliez #Ceetrus #immobilier


  • Fortunes de France : les propriétaires d’EHPAD en bonne position
    http://www.ehpad.com/classement-challenges-fortunes-de-france-les-proprietaires-dexploitants-ehpad

    CHALLENGES vient de faire paraitre son classement des 500 plus grandes fortunes de France. Si Bernard Arnault, créateur dur groupe LVMH reste premier du classement, nous y retrouvons aussi plusieurs propriétaires d’exploitants d’EHPAD. Retour sur ce classement...

     
    Classement des propriétaires d’exploitants d’EHPAD privés en France
    99ème fortune de France : Jean François GOBERTIER de GDP Vendôme avec une fortune estimée à 530 millions d’euros. Il possède 50% du gestionnaire d’EHPAD Domus Vi, dont le chiffre d’affaires s’élève à 620 millions d’euros et 100% de GDP Vendôme et Dolcéa Création GDP Vendôme.

    119ème fortune de France : Jean-Claude MARIA d’Orpéa avec une fortune s’élevant à 435 millions d’euros. Il possède 23% d’Orpéa dont le chiffre d’affaires est de 843 millions d’euros.

    121ème fortune de France : Yves JOURNEL de Domus Vi avec une fortune de 420 millions d’euros. Il détient 30% de DomusVi, groupe ayant réalisé 620 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    317ème fortune de France : André et Pierre IMBERT, d’IGH avec une fortune estimée à 110 millions d’euros.

    424ème fortune de France : Patrick TECHENEY et Mary FOUQUET, de Colisée Patrimoine Groupe dont la fortune est égale à 85 millions d’euros. Ils possèdents 61% de Colisée dont le chiffre d’affaires s’élève à 147 millions d’euros.

    435ème fortune de France : Didier MENNECHET et Philippe PEAULIER de SGMR, dont la fortune s’élève à 75 millions d’euros.

    Quel lien avec le classement par taille des exploitants d’EHPAD ?
    Dans le classement 2012 des groupes privés d’EHPAD du mensuel des maisons de retraite, le groupe GDP Vendôme n’arrivait qu’à la douzième place, Orpéa et DomusVi occupant respectivement la première et deuxième place.

    Cependant, si l’on se réfère au classement des plus grandes fortunes de France, le plus fortuné des propriétaires d’exploitants d’EHPAD est bien Jean-François Gobertier, de GDP Vendôme. Cela montre bien que le groupe GDP Vendôme est une société solide, dont le créateur est un homme d’expérience.

    De plus, ce classement est uniquement basé sur le nombre de lits et d’établissements dont chaque gestionnaire dispose et n’est en aucun cas basé sur leur solidité financière où la qualité intrinsèque de leurs résidences. Après la fin de la fusion entre GDP Vendôme et DomusVi, ayant donné naissance au leader du marché DVD, chaque entité a retrouvé son indépendance à ceci près que le capital de DomusVi, acteur majeur du secteur, est possédé à 41% par GDP Vendôme, qui de son côté, a su demeurer un groupe 100% indépendant. Cette distinction démontre bien la performance de ce dernier et sa force sur le marché de l’EHPAD.


  • Immobilier commercial : Immochan devient Ceetrus et diversifie ses activités - 5 Juin 2018 - Le Moniteur _
    https://www.lemoniteur.fr/article/immobilier-commercial-immochan-devient-ceetrus-et-diversifie-ses-activite

    En changeant de nom, la branche immobilière du Groupe Auchan entend incarner sa transformation de filiale commerciale en « développeur immobilier mixte ». Elle compte ainsi investir d’autres activités telles que la production de logements ou encore de bureaux.


    Nouveau nom pour une nouvelle vie ? Le fameux adage pourrait s’appliquer pour Immochan, qui devient Ceetrus. « Ce nouveau nom combine à la fois le mot « city » (ville), mais aussi le mot « see » (je vois). Enfin la deuxième partie du nom fait référence à « trust » (confiance) et « us », le nous », présente Benoît Lheureux, directeur général de Ceetrus. Un changement, dévoilé ce 5 mai 2018, qui se veut le signe d’une transformation opérée en 2016 par la filiale du Groupe Auchan spécialisée dans l’immobilier.

    La foncière commerciale compte ainsi devenir un « développeur immobilier mixte ». « Il s’agit d’intervenir en réponse aux besoins des habitants et des territoires », décrypte Benoît Lheureux. « Nous voulons faire évoluer notre patrimoine, composé de 400 centres commerciaux [dont 93 en France et d’une valeur totale de 8 milliards d’euros – NDLR], en ajoutant éventuellement d’autres activités telles que le logement, le bureau, le coworking, ou encore des espaces de santé ou de culture. »

    Pour Ceetrus, le changement de nom témoigne d’une vision à horizon 2030. « Nous nous proposons d’être des acteurs pour des villes qui souhaitent remettre en cause ou questionner des anciens quartiers industriels », continue le directeur général de Ceetrus. La filiale d’Auchan, qui avec ce changement de nom a voulu prendre son indépendance vis-à-vis de la société mère, compte travailler avec d’ « autres partenaires qui sont des sachants sur les domaines du logement ou des bureaux », complète Benoît Lheureux. Sa société a pour objectif de doubler la valeur de son patrimoine d’ici 12 ans.
     

    750 millions d’euros d’investissements par an  
    Ceetrus fait ainsi partie des finalistes, avec Altarea-Cogedim et Apsys, de l’appel à projet sur la rénovation de la gare du Nord à Paris. Le lauréat de ce partenariat public privé sera connu en juillet. La filiale participe également à des appels à projets tels que Réinventer Paris, mais également Reinventing cities. « Nous nous positionnons notamment sur les « Passerelles » [un appel à projets qui comprend trois sites dans Paris et dont le but est d’améliorer le lien entre les berges de la capitale – NDLR] », complète Benoît Lheureux.

    Au total, Ceetrus prévoit 750 millions d’euros d’investissement par an sur les 4 prochaines années, soit le double d’aujourd’hui. La société travaille aussi sur l’aménagement d’un quartier de logements et de bureaux (80 000 m²) à Saint-André-Lez-Lille, dans le Nord. Elle pilote également le projet très controversé d’Europacity, au nord de Paris, qui doit accueillir un gigantesque complexe en 2024. Entre autres opérations, l’ex-Immochan prévoit, en outre, l’extension du centre commercial Auchan de Lyon Saint-Priest, pour en faire un lieu de commerce, de culture et de loisirs, complété d’un projet de ferme urbaine.

    #europacity #auchan #grand_paris #france #agriculture #urbanisme #triangle_de_gonesse #terres #gonesse #ecologie #des_grands_projets..._inutiles_ #climat #centre_commercial #mulliez #Ceetrus #gare #Saint-Priest #immobilier


  • La force des choses
    http://www.nova-cinema.org/prog/2018/166-lebanon-days-of-tomorrow/varia/article/la-force-des-choses

    Bernard Mulliez, 2018, BE, HD, VO FR ,92’

    Bernard Mulliez est un habitué du Nova. Issus d’une démarche artistique singulière, ses films se placent à la frontière du documentaire et de la performance. Avec « La force des choses », il s’attaque au portrait de famille, plus précisément à celui de son père, rentier d’un empire commercial à capital familial. L’exercice est donc périlleux, d’autant que son riche paternel, bien que sincère et auto-critique, n’est pas du genre à provoquer la moindre empathie auprès d’une audience qui n’est pas née comme lui « le cul dans le beurre ». Bernard se propose cependant de cerner le mode d’emploi de ce représentant du capital, et rendre visibles les forces extérieures qui le traversent. A part une brève échappée à Ostende lors d’une célébration (...)

    • A (re)-voir aussi :

      https://www.dailymotion.com/video/x77w8t

      Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles. Afin de « changer l’image de la galerie », le promoteur invite des galeristes à occuper temporairement des magasins. Au soir du vernissage, le dispositif de « revitalisation » apparaît in situ dans toute sa violence sociale. Au premier étage, les galeries d’art parées de tous les attributs de la légitimité culturelle. Au rez-de-chaussée, les cafés appelés à disparaître et leur clientèle frappée du stigmate de l’indignité. Bernard Mulliez mène des entretiens avec les différents intervenants. Du côté du monde culturel, outre les formes d’ (auto) aveuglement ou de lucidité désabusée, le racisme social des agents les plus compromis avec le promoteur laisse sans voix. La violence symbolique exercée contre ceux qui travaillent dans les bars du bas de la rotonde vient redoubler la violence économique, voire policière, décortiquées dans ce film, véritable épure des méthodes employées couramment par les promoteurs immobiliers.

      Réalisation : Bernard Mulliez. 2007. 1h30


  • Comment la grande distribution s’approprie l’image sympathique du petit producteur local
    https://www.bastamag.net/Comment-la-grande-distribution-s-approprie-l-image-sympathique-du-petit

    L’attrait du « local » n’aura pas mis longtemps à aiguiser les appétits de la grande distribution. L’argument marketing du « petit producteur », destiné à redorer l’image des supermarchés, était connu. Voici maintenant qu’apparaissent des magasins spécialisés dans les circuits courts, lancés par Auchan ou de grandes coopératives agricoles. Une sorte de « local washing ». Les véritables magasins de producteurs, en plein essor, voient leur avenir menacé par la concurrence de ces hyper-marchés dont ils essayaient (...)

    #Décrypter

    / A la une, Quelle #Agriculture pour demain ?, #Enquêtes, Agriculture, #Alimentation, #Multinationales, Alimentation et agriculture (...)

    #Quelle_agriculture_pour_demain_ ? #Alimentation_et_agriculture_biologique


  • Le calvaire d’Alice Tavares, expulsée de son logement | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/le-calvaire-dalice-tavares-expulsee-de-son-logement-655925

    Tout s’effondre en 2014. Elle se fait opérer de la thyroïde et les médecins lui détectent une bactérie qui lui ronge l’estomac. Voilà des années qu’elle prend des antibiotiques sans résultat. Peu après le diagnostic de sa maladie, elle s’aperçoit que la caisse d’allocations familiales (#CAF) ne lui verse plus l’ensemble des prestations auxquelles elle peut prétendre. À l’époque, Alice a encore la charge de cinq de ses enfants. «  Des fois, c’était 200 euros en moins, des fois 700 euros. Je ne comprenais pas ces écarts et la CAF ne m’a jamais donné d’explications.  » Sans emploi, tributaire des allocations, elle n’arrive plus à payer son propriétaire et contracte peu à peu une #dette de loyer qui s’élève aujourd’hui à 12 000 euros.

    Dès 2014, pourtant, Alice demande un #logement social auprès de la mairie de Taverny, soutenue par une assistante sociale du département. Sa demande reste lettre morte. «  J’ai pris plusieurs rendez-vous avec le CCAS, avec l’adjoint au logement. Il ne se passait rien. J’ai sollicité Madame la maire, Florence Portelli (Les Républicains – NDLR). Elle n’a jamais voulu me recevoir  », explique Alice, convaincue que son dossier est sur liste noire. Pourtant, en 2015, même les services hygiène et salubrité de Taverny établissent un constat dans l’appartement qui confirme «  la présence d’humidité importante, consécutive à une fuite d’eau dans la salle de bains  » et «  (celle) d’eau stagnante au sol qui a provoqué des dégradations importantes  ». L’état de santé d’Alice se détériore. L’assistante sociale l’incite à se faire opérer. Mais cette mère de huit enfants refuse à cause d’une possible expulsion. «  Ça pouvait arriver à tout moment. Nous avons tout fait pour repousser l’échéance. Je ne voulais pas me retrouver à l’hôpital et voir mes enfants seuls à la rue.  »

    À la mairie de Taverny, Loïc Drouin, directeur de cabinet de Florence Portelli, connaît le dossier et ne ménage guère la famille Tavares  : «  Cette dame s’est mise en difficulté toute seule. Elle a dégradé les lieux. Nous ne refusons pas de la recevoir. On ne néglige personne mais, vu sa dette de loyer, aucun office HLM ne voudrait de son dossier.  » Pourtant, ses propres services d’hygiène ont diagnostiqué un appartement en mauvais état. Connaît-il le propriétaire  ? «  Oui, on le connaît très bien  », répond-il avant de se reprendre, «  enfin, c’est un administré comme les autres  ». Alors qu’Alice Tavares a été expulsée le 31 mars 2018, ce propriétaire continue de percevoir les aides au logement. Contacté par téléphone, ce retraité vivant à Agde n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    «  Tous mes dossiers sont bloqués  !  »

    Alice a été reconnue prioritaire au titre du Dalo (droit au logement opposable) en 2017. Le préfet du Val-d’Oise a mandaté, le 11 mai dernier, le bailleur Soliha pour l’accompagner dans son relogement. Alice n’en avait pas de nouvelles, jusqu’à la semaine dernière. Au lendemain de notre appel à Soliha pour connaître l’avancée de son dossier, Alice a obtenu enfin un premier rendez-vous, fixé au mercredi 29 mai. Le début d’une solution  ? Il faut l’espérer. «  Tous mes dossiers sont bloqués  ! peste- t-elle. Je suis en procès avec la CAF, qui me doit de l’argent mais refuse de fournir le document qui le confirme depuis trois ans. Cela me permettrait de rembourser mes impayés. Je n’ai plus d’énergie pour me battre…  »

    Dans la petite chambre d’hôtel, l’entretien touche à sa fin. Alice s’effondre alors, envahie par les douleurs abdominales. Elle montre une ordonnance de son médecin de l’hôpital Saint-Joseph, à Paris, datée d’août 2017, où il atteste de la nécessité d’une opération «  à court terme  ». Sa bactérie se mue en cancer. Il faut lui enlever l’estomac. Sauf que, à tout moment, encore une fois, Alice et sa famille risquent l’expulsion. Sans logement plus pérenne, pas d’opération possible. Les

    • #Soliha

      Quand le bailleur Soliha brade ses taudis à la famille Mulliez
      _ 3 juin 2018 Par Elsa Sabado (Mediacités-Lille) _
      https://www.mediacites.fr/lille/enquete-lille/2018/06/01/quand-soliha-brade-ses-taudis-aux-mulliez

      Le bailleur associatif, spécialiste de la réhabilitation de l’habitat pour le compte de la MEL, a échappé à la faillite en 2014 en vendant une partie de son patrimoine à des acquéreurs privés. Parmi eux, la petite-fille d’Ignace #Mulliez, fondateur du mouvement à l’origine de #Soliha. *


      On sonne à la porte d’un logement de #courée, dans le quartier de la Porte des Postes. Un homme se penche à la fenêtre, puis on l’entend descendre péniblement des marches. Il nous fait grimper un petit escalier sombre, où les murs, autrefois blancs, sont maculés de traces marronnasses. Il s’asseoit sur son lit, l’échine courbée et le regard vague, alors que son chat gigote dans les granulés de litière qui s’étalent à même le sol. Seules les images de Johnny, découpées dans des magazines et collées au mur, viennent égayer cette intolérable pauvreté. « Avant, j’avais cinq pièces juste pour moi. Mais il y a six ans, le second étage a brûlé. Les experts des assurances sont venus, mais aucuns travaux n’ont jamais été faits. Je n’ai plus de salle de bain, je me lave à l’évier », explique celui qu’on appellera Mustapha. Le #locataire paye pourtant son loyer rubis sur l’ongle.

      C’est justement parce qu’il est un bon payeur qu’en 2014, le logement de Mustapha a été vendu par le PACT Métropole Nord à de nouveaux propriétaires. Le bailleur associatif, qui prend l’année suivante le nom de Soliha MN, croule sous 13 millions d’euros de dettes. Il décide de céder une partie de son patrimoine immobilier pour trouver de l’argent frais. Pas si simple. Riche de quelque 3500 logements, celui-ci est issu en majorité de l’habitat dégradé - voire indigne - de la métropole lilloise. Et il est habité par des locataires trop pauvres pour avoir accès aux #HLM classiques. Un lot de 105 logements finit par être sélectionné. La chasse au repreneur commence.

      « Nous avons d’abord proposé le lot aux autres bailleurs sociaux, qui n’étaient pas intéressés, rappelle la directrice, Agnès Demotié. Puis nous l’avons mis sur le marché par le biais d’une agence immobilière. Un premier acquéreur s’est fait connaître, mais il n’avait pas la fibre sociale. Avec les seconds, cela a fonctionné : ils avaient déjà acquis deux immeubles de logements sociaux ». C’est ainsi qu’une société privée, Derrohl, se retrouve propriétaire du lot. Une opération qualifiée par la directrice de « seule bonne idée de 2014 ».

      Ce satisfecit est loin d’être partagé. Dans un précédent article, nous avons déjà raconté comment un rapport de l’#Ancols, la police des HLM, critique une cession effectuée à un prix très en dessous du marché et, surtout, sans passer par un appel d’offres. Tolérée hier, cette soustraction à la procédure classique serait aujourd’hui illégale, car depuis janvier 2017, les associations comme Soliha sont tenues de se plier au Code des marchés publics. Il apparaît ainsi que les représentants de la #MEL- principal financeur de l’association - ont été contraints d’approuver une opération sans informations précises sur les repreneurs. Or ce que Mediacités a découvert à leur sujet . . .

      Le suite payante. On attends impatiement la sortie de La Brique, en fin de semaine.