• Ouvertures | Frédéric Lordon
    https://blog.mondediplo.net/ouvertures

    ... Or voilà : le capitalisme n’est pas « sport ». Que sa proposition soit merdique pour la majorité de la population, le cas échéant pour la planète ou l’univers entier, il s’en contre-tape : c’est la sienne, et ça lui semble une raison tout à fait suffisante pour la maintenir. Envers et contre tout s’il le faut. En conséquence, il regroupera ses forces pour écrabouiller tout ce qui montrera quelque chance de s’y opposer — et qui ne serait pas prêt à se défendre avec les moyens adéquats. Inutile de dire que toute proposition communiste, quelle que soit sa variante, fera l’objet de la plus grande attention, et d’un traitement spécial, quand bien même elle rallierait une vaste majorité électorale.

    Voilà donc la seule hypothèse raisonnable dont il faut partir : le capitalisme ne cohabitera pas avec ce qui peut le nier victorieusement, ni ne contemplera passivement sa progressive sortie de la scène de l’histoire. Nous nous trouvons donc à devoir distinguer deux formes de la transition : la « petite » et la « grande ». La « petite » est une transition depuis le capitalisme, la « grande » hors et contre. La « petite » transition croit pouvoir commencer au-dedans, s’y installer comme un germe qui va croître par son dynamisme spontané, pour finir par emporter le morceau. C’est typiquement ce qu’envisage Bookchin quand il imagine d’abord des ilots municipalistes isolés, puis qui vont pousser des synapses et former une série d’archipels, lesquels par croissance continue finiront par percoler à l’échelle de l’ensemble — et ça sera gagné ! C’est, formellement parlant, la même dynamique que Bernard Friot a en tête, réglée dans son cas par l’unique paramètre du taux de cotisation sociale que, par victoires successives, on va graduellement pousser — et à 100 %, ce sera fait.

    Là-contre, l’hypothèse raisonnable dit ceci : rien de tout ça n’arrivera. De transition, il n’y aura que la « grande », ou pas de transition du tout. Bien sûr il est de la prime importance de nous activer déjà de l’intérieur pour faire notre pelote : vertu préparatrice des vacuoles de possible qui, dès maintenant, se donnent vie localement. Mais en sachant qu’à un moment, c’est en passant par le dehors qu’il faudra renverser tout le dedans — à l’intérieur duquel, en fait, il y a trop peu de possible. Le grand possible, c’est le dehors : c’est ça l’idée en matière de transition...

    • Pas encore lu l’article de Lordon, mais pour mémoire, le point de vue de Bookchin :

      Ce que Bookchin nommait « vider l’État » mérite alors toute notre attention : une insurrection frontale, estimait-il, est condamnée à l’échec au regard des effectifs répressifs en présence. Il faut donc, par le patient processus communaliste, saper « matériellement et moralement » l’ensemble des institutions étatiques afin, le jour venu, de provoquer sa chute « sans trop de difficultés ». « Que le peuple dispose ou non du pouvoir repose finalement sur la question de savoir s’il dispose d’armes », assurait Bookchin, liant ainsi, fidèle à son inspiration grecque, la démocratie populaire à l’autodéfense. En 1995, dans From urbanization to cities, il en précisait les contours : « [U]ne garde civile composée de patrouilles tournantes, à des fins de police, et des contingents militaires bien entraînés pour répondre aux menaces extérieures. »

      https://www.revue-ballast.fr/le-moment-communaliste

      #écologie_sociale #écologie_politique #communalisme

    • Pour l’instant, historiquement, les expériences d’autonomie (matérielle ET politique) existantes n’ont toujours pu se faire que parce que la population de tout un territoire donné avait des armes et a pris le contrôle de ce territoire : zapatistes, Rojava, Espagne 36… Sans accès pérenne à la terre, en s’assurant de ne pouvoir en être chassé, et donc en ayant le temps de mettre en place une vie différente, peu de choses possibles… Tierra y libertad…

      Sinon ça fait les ZAD : des cailloux contre des chars, ça tient quelques temps tant que l’État décide pas d’envoyer les chars, et une fois ce choix entériné, c’est fini.

      Évidemment la stratégie ne peut être la même partout suivant la géographie et la situation (les zapatistes ont mis 20 ans entiers à préparer le soulèvement en cachette, et ont pu défendre un territoire car montagneux, par ex). C’est forcément totalement différent en France de 2020. Il ne va pas y avoir tout d’un coup une partie significative (et pour l’émancipation) de la population qui va accéder à des armes… En tout cas il faut des terres, de très nombreuses terres, pas un lopin de potager pour 10, pour avoir de l’autonomie politique (pas d’autonomie politique sans autonomie matérielle, cf l’article de Reporterre sur les quelques conflits qui ont un peu amélioré les choses, parce que les gens pouvaient vivre des mois sans leur salaire).

    • Ce qui est aussi le discours de Georges Orwell avec la constitutions de groupe de "home guards" constitués pendant la deuxième guerre mondiale pour contrer la menace d’invasion allemande.
      "En quelques semaines, un million d’hommes se portent volontaires pour former une milice populaire, la home guard. Encadrée par des officiers de réserve, elle est entraînée au maniement d’armes légères et se prépare à une possible guerre de guérilla.

      Ancien milicien antifasciste en Espagne, Orwell appelle alors les militants anticapitalistes de toutes nuances à s’engager dans la home guard. Il estime que le capitalisme britannique, au bord d’un écroulement moral, a pris un grand risque en créant cette force armée, car elle pourrait lui échapper et devenir révolutionnaire. Aussi, dans l’hebdomadaire de gauche Tribune fustige-t-il les militants communistes ou socialistes qui restent « à l’extérieur en disant : c’est du fascisme ». Pour Orwell, leur acuité politique est limitée par des culs-de-bouteille idéologiques : ils peuvent bien « répéter : “des armes pour les travailleurs”, ils sont incapables de mettre un fusil entre les mains des travailleurs ; la home guard le peut et le fait ». Et de résumer sa pensée : « Nous vivons une période étrange de l’histoire où le révolutionnaire doit être un patriote, et le patriote un révolutionnaire. »"

  • Quand des villes refusent d’être vendues à des multinationales

    Écrasées de #dettes, poussées à la #marchandisation, les villes sont sommées de se vendre aux multinationales. Mais partout dans le monde, des municipalités cherchent à se réapproprier leur #pouvoir_d’agir.

    Comment les élus locaux et les citoyens peuvent-ils s’opposer à la main-mise grandissante des firmes ? C’est tout l’objet d’une publication inédite, parue ce jeudi 27 février, intitulée Villes contre multinationales, éditée par Ritimo. De la privatisation de l’eau à l’essor d’Airbnb en passant par la « smart city » connectée en 5G, « les villes sont devenues un champ de bataille face au poids croissant des grandes entreprises », peut-on lire en introduction.

    La publication réunit une série d’articles rédigés par des journalistes, des militants, des élus et des chercheurs européens, membres d’Enco, un réseau de médias et d’ONG « qui se consacrent à enquêter et informer sur les entreprises multinationales et leur pouvoir ».

    Un travail qui tombe à pic, à deux semaines des élections municipales : « On espère donner des idées aux candidats et futurs élus, casser ce sentiment qu’il n’y a pas d’alternatives, pas de possibilités de s’opposer aux multinationales », explique Olivier Petitjean, membre de l’Observatoire des multinationales, joint par Reporterre. De l’Espagne au Royaume-Uni, en passant par la Tchéquie et la France, de nombreuses municipalités ont en effet cherché à se réapproprier leur pouvoir d’agir.

    Car il s’agit bien d’une reconquête démocratique. Depuis la crise financière de 2008, « la pression économique et politique sur les villes s’est considérablement accrue, soulignent les auteurs. Nombre d’entre elles se sont retrouvées écrasées de dettes, poussées à vendre des biens, privatiser des services publics, réduire leurs dépenses. » Les fonds financiers en quête de nouveaux placements profitables ont investi le secteur du tourisme et de l’immobilier, mais également celui des nouvelles technologies.

    Laia Forné, sociologue espagnole spécialiste des questions d’urbanisme, de démocratie et de communs, évoque ainsi une « marchandisation des villes » :

    La gouvernance urbaine de nos villes a été basée sur une coopération entre les secteurs public et privé qui a mené à la privatisation de biens fondamentaux comme la terre, le logement, l’eau et le patrimoine municipal, tout en créant des structures de gouvernance opaques et antidémocratiques. Le modèle de gouvernance qui a prévalu était celui de la concession public-privé, où le secteur privé engrange les bénéfices de grands projets spéculatifs tandis que le secteur public en assume les risques. »

    L’un des principaux leviers des firmes réside ainsi dans la spéculation immobilière, comme le raconte Max Carbonell, membre de l’Observatoire de la dette dans la globalisation (ODG), et militant espagnol du mouvement pour le logement. Blackstone, une des multinationales qui possèdent le plus de propriétés (ou « actifs financiers ») au monde, a acquis de nombreux bâtiments à Barcelone, notamment un immeuble dans le quartier de Raval, l’un des plus pauvres de la ville.

    « Blackstone n’y voyait qu’un actif financier sur lequel spéculer et se préparait à mettre les familles à la rue pour pouvoir le revendre – ou le relouer – à un prix bien plus élevé, écrit-il. [Pour Blackstone et d’autres sociétés du même type, le] mode opératoire commun se résume à "buy it, fix it, sell it", acheter, réparer, revendre). »

    Aujourd’hui, les villes du monde sont sommées d’entrer en compétition les unes avec les autres sur le marché international pour attirer le maximum de touristes et d’opportunités d’affaires financières et immobilières possibles (avec tous les secteurs d’activité qui leur sont liés). En d’autres termes : on vend des villes, on vend notre ville, à des investisseurs du secteur du tourisme et de l’immobilier.

    À Barcelone, une mobilisation populaire portée par le Syndicat des habitants du Raval (SHR) a finalement contraint Blackstone à négocier : en 2019, l’entreprise a fini par accepter que les familles restent et paient un loyer modéré, en partie financé par la municipalité.

    Ainsi, la publication Villes contre multinationales diffuse des exemples de luttes locales, souvent longues et difficiles, tant la puissance des firmes apparaît illimitée. En Croatie, le journaliste Igor Lasic explique comment la société Razvoj Golf, porteuse d’un projet de golf géant dans la ville touristique de Dubrovnik, a porté plainte en 2017 contre l’État auprès d’un tribunal d’arbitrage dans le cadre d’un accord de libre-échange, réclamant 500 millions d’euros de compensation pour le blocage de ses projets par un mouvement citoyen.

    À Bruxelles, le chercheur Kenneth Haar relate les manœuvres d’Airbnb auprès de la Commission européenne « pour reprendre la main » face à la contestation croissante des métropoles comme Amsterdam ou Berlin : « La Commission fait depuis lors pression sur les États membres [leur] faisant savoir que les restrictions trop strictes aux activités d’Airbnb et des autres plateformes peuvent contrevenir à la législation européenne ».
    « La "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée »

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

    Le combat des David citadins contre les Goliath multimillionnaires serait-il perdu d’avance ? « La bataille est en cours, dit Olivier Petitjean. Il existe des marges de manœuvre, mais il y a besoin que les villes créent des alliances, échangent leurs idées, fassent contre-poids aux multinationales. » Pour lui, « la transition écologique et sociale est une opportunité pour que les villes sortent de la dépendance aux multinationales. Pour réduire ses déchets, une ville peut décider de s’engager dans une démarche zéro déchet, en impliquant les citoyens, plutôt que de s’en remettre à la construction d’un nouvel incinérateur par une multinationale comme Suez. »

    De fait, les 200 pages de la publication regorgent d’initiatives portées par des villes. Hazel Sheffield, journaliste anglaise, détaille l’histoire de Preston, petite ville de 140.000 habitants dans le nord de l’Angleterre, fortement touchée par la désindustrialisation, qui « a réorienté radicalement ses achats publics pour favoriser le tissu économique et social local, plutôt que les grandes entreprises ». « Les gros contrats, par exemple pour la rénovation du marché de Preston, sont divisés en lots plus petits pour permettre aux PME de répondre aux appels d’offres, et des clauses sociales y sont attachées, comme de garantir aux travailleurs des salaires décents », raconte-t-elle. Bien que les règles européennes, d’inspiration néolibérale, ne soient pas favorables à de telles clauses, « tant que les autorités assurent une procédure équitable, elles peuvent sélectionner les fournisseurs en fonction d’une série de critères dont le prix, mais aussi la qualité, le risque, la valeur sociale et d’autres facteurs », précise la journaliste. Les achats de services, de travaux et de fournitures des villes de l’Union européenne représentent près de 2.000 milliards d’euros par an, soit environ 14 % du PIB de l’Union. « Le potentiel de transformation de ces nouvelles politiques progressistes de marchés publics est donc énorme », note aussi Olivier Hoedeman, co-fondateur du Corporate Europe Observatory.
    L’eau à Grenoble, la gestion des ordures à Naples... Autant d’exemples de remunicipalisation

    Outre les achats publics, la publication met en avant de multiples exemples de (re)municipalisation : l’eau à Paris et Grenoble, les terres agricoles à Mouans-Sartoux ou Vannes, la gestion des ordures à Naples ou la distribution d’électricité dans certaines communes espagnoles.

    Pour la sociologue Laia Forné, cette reconquête n’est possible et durable qu’à travers la mise en place d’un « municipalisme public-citoyens », alliant élus et mouvements sociaux. À Barcelone, le nouveau système qui oblige les grandes développeurs immobiliers à consacrer 30 % de leurs opérations à du logement social, en fournit un bon exemple : « Tandis que la municipalité apportait le savoir-faire technique pour rédiger une législation adaptée, les mouvements sociaux pour le logement ont mobilisé l’opinion publique et exercé une pression politique suffisante pour dépasser les logiques partisanes. » Elle parle également de « co-responsabilité », illustrée par la création du programme barcelonais de « Patrimoine citoyen », dont l’objectif est « de créer des cadres innovants associant citoyens et institutions pour gérer les ressources publiques, y compris les édifices publics, les vergers urbains, l’espace public et certains services sociaux. »

    « Les élus ne peuvent pas tout, les villes sont face à des pouvoirs puissants et riches, conclut Olivier Petitjean. Il est donc essentiel que les municipalités volontaristes soient soutenues par des mouvements sociaux. Il est aussi nécessaire que ces villes se mettent en réseau, s’allient pour peser face aux multinationales. Et surtout, il faut une bonne dose de courage. »

    https://reporterre.net/Quand-des-villes-refusent-d-etre-vendues-a-des-multinationales

    #villes #géographie_urbaine #résistance #multinationales #Barcelone #eau #Grenoble #remunicipalisation #Blackstone #Airbnb #Bruxelles #smart_cities #ville_intelligente #ubérisation #Preston #désindustrialisation #UK #Angleterre #Naples #ordures #Mouans-Sartoux #Vannes #terres #Espagne #municipalisme_public-citoyens #co-responsabilité #patrimoine_citoyen #mouvements_sociaux #réseaux #livre #ressources_pédagogiques #urban_matter

    –---

    Pour @etraces :

    Nouveau cheval de Troie des multinationales, le concept de « smart cities » a le vent en poupe. Selon Olivier Petitjean, « la "ville intelligente" n’est qu’un nouveau nom pour la ville privatisée ». Pour les entreprises comme Suez et Veolia, « la "smart city" est surtout promue comme un moyen d’intégrer la gestion des services publics locaux comme l’eau, les déchets, le transport public, le chauffage urbain, l’éclairage, la gestion des équipements, pour rendre le tout plus "efficient" ». Au-delà, ces « smart cities » sont une aubaine pour les géants du numérique et les plateformes comme Google, Uber, Amazon, Airbnb ou Deliveroo car elles permettent non seulement « une collecte massive de données sur les habitudes individuelles et les tendances urbaines, mais aussi de ce fait une capacité d’influencer la fabrique même des villes (par exemple ses flux de trafic, le développement économique de certains quartiers, etc.) sans contrôle par les élus locaux ».

  • floraisons | Podcast (2-1) : Contre la #métropolisation capitaliste (avec Isabelle Attard, Guillaume Faburel & Floréal M. Roméro)
    https://floraisons.blog/podcast2-1

    En cette période d’agitation électorale, les grandes #villes auraient, nous dit-on, les solutions face à l’effondrement du vivant. Un emploi dans un fab lab ? Un post-it bleu ou rose pour faire #démocratie ? Des fermes en aquaponie pour notre autonomie ? Des jeux olympiques face au mur climatique ? Soyons sérieux·ses. C’est sans nul doute la raison pour laquelle nous assistons, justement dans les grandes villes, à une effervescence des mobilisations, accompagnées du mot d’ordre de la radicalité.

    Or, si les causes premières de ces crises sont effectivement à trouver dans les régimes urbains d’accumulation l’efficacité de tels mouvements demeure limité. Pourquoi ? En fait, il persiste quelques croyances vives quant à la puissance #politique de la transformation sociale et écologique de et par la ville, la grande, celle en voie active de métropolisation. Et si les formes de vie imposées à chacun·e par le #néolibéralisme, métropolitain, nous maintenaient dans la réalité hégémonique du fétiche de la marchandise et de ses formes actualisées de biopouvoir ?

    Cette rencontre entre Isabelle Attard, Guillaume Faburel et Floréal M. Roméro a permis de croiser plusieurs trajectoires de pensée et d’action, depuis celles mettant en critique les régimes passionnels de l’urbain métropolisé et l’assujettissement politique qui en découle très directement, jusqu’aux perspectives ouvertes par le #municipalisme_libertaire et son écologie sociale et les expériences décentralisées de l’autonomie.

    Enregistré à la Maison de L’Écologie de Lyon le 22 janvier 2020

    https://d3ctxlq1ktw2nl.cloudfront.net/staging/2020-02-19/51172355-44100-2-0d93decd60795f6ba6541264bdcbdc1c.m4a

  • https://delivronsnous.home.blog/2019/11/25/murray-bookchin

    Je souligne l’adjectif social en matière écologique pour introduire un autre concept clef : aucun des principaux problèmes écologiques auxquels nous nous affrontons aujourd’hui ne pourra être résolu sans un changement social profond

    Portrait de Murray Bookchin, penseur libertaire de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire.

    #bookchin #murraybookchin #ecologie #changement_climatique #anarchie #anarchisme #communalisme #écologiesociale #municipalismelibertaire

  • e-inclusion, numérique éthique et économe, pouvoir d’agir : proposions de 3 priorités pour une politique publique aux municipales 2020 - Coopérations
    http://www.cooperations.infini.fr/spip.php?article11273

    Par Michel Briand

    A quelques mois des municipales 2020 voici une contribution sur les axes qui me semblent prioritaires dans une politique publique.
    – L’inclusion parce que des millions de personnes sont mis en difficulté par une dématérialisation qui en supprimant les emplois d’accueil les excluent de l’accès aux droits sociaux.
    – Un usage éthique, responsable et économe parce que dans un monde dominé par les GAFAM qui pillent nos données personnelles, poussent à la consommation. Il nous faut accompagner l’apprentissage d’un autre numérique.
    – Le pouvoir d’agir, parce qu’encourager l’expression, la transparence, la mise en réseau, la coopération, les communs favorise une transition et la transformations de l’implication dans la vie locale.

    Et ceci dans un changement de posture où les élu.e.s et services « font avec », sont « en attention aux initiatives » , « donnent à voir » dans un souci de développer la coopération ouverte et les communs.

    #Michel_Briand #Communs #Municipalisme #Inclusion_numérique

  • Le #Commonscamp : imaginer la ville en commun !

    300 personnes ont participé au premier Commonscamp organisé à #Grenoble, du 22 au 26 août 2018, pendant l’université d’été rebelle et solidaire des mouvements sociaux et citoyens. Cette première édition abordait trois thématiques : les #communs, le #municipalisme et le #droit_à_la_ville. Ce parcours numérique vous propose de revenir sur cette expérience inédite. Découvrez des #témoignages inspirants et rejoignez-nous pour les prochaines éditions !


    https://uneseuleplanete.org/Le-Commonscamp-imaginer-la-ville-en-commun
    #webdoc #commons

  • La commune est à nous ! Comprendre le #municipalisme en 8 étapes en ligne

    Nous affirmons que la #commune appartient à ses habitants et qu’il est nécessaire de la reconquérir pour la gérer différemment (#féminisation, #collégialité, #bienveillance …). C’est ça le municipalisme !

    « La commune est à nous ! », accessible en ligne, répond à vos questions en 8 étapes pour comprendre la #radicalité_démocratique et construire une nouvelle #éthique_politique. Quelles sont les clés pour ouvrir collectivement les portes d’une #municipalité ? Quelles expériences existent déjà, quels sont leurs succès, leurs difficultés ? Quelles méthodes utiliser pour inclure les habitants ? Comment animer une #assemblée_citoyenne et parvenir à une décision portée par tous ?

    Les modules

    Au cours de 8 modules répartis sur 6 semaines vous aurez l’occasion de traiter des sujets des plus politiques aux plus pratiques :

    Module 1 : Présentation du MOOC et de son fonctionnement
    Module 2 : Qu’est-ce que le municipalisme et quelle est son histoire ?
    Module 3 : Quelles sont les étincelles qui amènent au municipalisme, le terreau favorable et les différentes stratégies de mobilisation qui en résultent ?
    Module 4 : Comment se préparer à des candidatures électorales et nouer des alliances sociales et politiques ?
    Module 5 : Sur quels principes, valeurs et processus reconstruire la confiance en la #démocratie et les institutions dans sa commune ?
    Module 6 : Que signifie organiser un système démocratique PAR, POUR et AVEC les gens ?
    Module 7 : Quelles #politiques_publiques et quels résultats pour répondre aux enjeux sociaux, écologiques et démocratiques ?
    Module 8 : Comment trouver des marges de manœuvre et des stratégies pour peser sur les échelles de décision supra locales ?

    Ces sujets seront portés par des habitants qui portent ces expériences et des spécialistes. Vous aurez la possibilité d’interagir avec eux ainsi qu’avec les participants-es lors des webinaires et des rencontres locales, et aurez à votre disposition de nombreuses ressources.

    https://la-commune-est-a-nous.commonspolis.org
    #mooc #cours
    ping @karine4 @nepthys

  • #Fearless_Cities’ Movements Plot Common Path in Serbia

    ‘Municipalist’ movements from all over Europe met in the Serbian capital last weekend to exchange ideas and plan a common strategy against deeply entrenched political structures in their home countries.

    Municipalist activists from all over Europe descended on Belgrade in Serbia at the weekend for the fifth Fearless Cities conference, an event that seeks to elevate the discussion about the role that grassroots city-based groups can play in countering entrenched political structures and the rise of the far right.

    The conference last weekend was hosted by activists from Serbia’s Let’s Not Drown Belgrade [#Ne_davimo_Beograd], which was formed in 2014 to oppose a massive development project on the riverbank of the Serbian capital.

    The global municipalist movement met for the first time at the Fearless Cities Summit in Barcelona, Spain, in June 2017, at the invitation of Barcelona En Comú, with the stated goal of “radicalizing democracy, feminizing politics and standing up to the far right”.

    In a world in which it says “fear and inequalities are being twisted into hate, the movement says it is “standing up to defend human rights, democracy and the common good”.

    “It is a good opportunity to see how both smaller and bigger European cities are doing, and how we are actually on the same page for how we want to introduce citizens to decision-making,” Radomir Lazovic, one of the founders of Ne Davimo Beograd, said.

    “We are against the privatization and commercialisation of public assets, and we want to develop cities that belong to us, as citizens,” he told BIRN.

    Besides opposing the Belgrade Waterfront, Ne Davimo Beograd has supported months of protests in the Serbian capital against the government of President Aleksandar Vucic.

    The “1of 5 million” movement launched a series of protests on December 8 last year, demanding that Vucic and his governing Serbian Progressive Party resign, as well as more media freedom and fair elections.

    At the event in Belgrade, one of the panels gathered individuals from all over the Balkans, including North Macedonia, Albania and Croatia, to discuss the rise of local movements in their respective countries, and whether these movements actually have the potential to affect real change.

    Many panelists emphasized that in their home cities, members of the public often didn’t even know that they had neighbourhood councils and could have a real say in matters affecting their cities and towns.

    “Connecting and expanding our knowledge on the practices we are interested in is important, especially at a time when we see that right-wing formations and political parties are much better organized, much better mobilized and much more present in the general media with a higher impact on the general public,” said Ivana Dragsic, from the Skopje-based organization, #Freedom_Square.

    How municipalist movements can help shape the future of European politics was the main topic of discussion in #Belgrade.

    “Municipalism” emphasises the importance of allowing cities and towns to make their own decisions on issues like affordable housing, sustainable environmental policies and transparency.

    “Political parties have a problem because they … don’t follow the real process of societies,” said Ana Méndez de Andés, a member of the organization Ahora Madrid.

    “Municipalism looks at other ways of organizing. It’s about understanding that there is a need to change institutions and open up radical democratic processes starting from a scale that is closer to the citizens,” she told BIRN.

    Speakers from groups such as OccupyGaguta in Moldova, The City is For All in Hungary and Organized Society S.O.S. in Romania also presented their views at the conference, highlighting issues like participatory democracy, evictions, and environmental campaigns.

    “I am here in the Balkans because, as a Romanian, I can learn more about the experience in Southeastern Europe than I can from Western countries,” said Adrian Dohotaru, an MP in Romania and a member of Organized Society S.O.S.

    “We have a similar experience of commodification and privatization of public goods, a neoliberal system and in order to reverse this, we need to provide better policies against corruption.”

    Environmental justice was addressed by several speakers, including members of Keep Upright, KOD, from Montenegro, and Zagreb je NAS! [Zagreb is us], from Croatia.

    Other organizations like Spasi Sofia [Save Sofia] focus on promoting good quality public transport and green public spaces in the Bulgarian capital.

    “When the local government in Sofia canceled a big tramway project for the city we said: ‘This is enough. We have to really vote for ourselves because we love the city and we have to do something about it,’” said Andrej Zografski, from Spasi Sofia.

    “We have to learn from each other because we don’t have any other allies than ourselves,” he added.

    Opportunities to learn about issues specific to Belgrade were also offered at the conference, including tours of the Belgrade Waterfront and of the Kaludjerica settlment, which is often referred to as an illegal settlement due to the number of buildings built there without permits.

    Workshops to learn about different issues facing people in Serbia, like LGBT rights and the construction of hydro-power plants against public will, were offered as well.

    One of the discussions at the Belgrade event addressed the feminization of politics within a global context.

    Speakers from Colombia, Spain, Serbia and Croatia discussed the challenges of women trying to navigate and change patriarchal political systems.

    “If we don’t have a feminization of politics, we’ll lose many voices that are important in politics and, unless we change this, it’ll be difficult for these people to participate on equal terms with others,” said Laura Roth, a member of Barcelona en Comú.

    “This means distributing responsibilities in different ways and trying to break traditional gender.

    https://balkaninsight.com/2019/06/14/fearless-cities-movements-plot-common-path-in-serbia
    #villes-refuge #Serbie #asile #migrations #réfugiés #solidarité #hospitalité #municipalisme

    Ajouté à la métaliste sur les villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

  • If mayors ruled migration : Promises and gaps

    On 8th December 2018, two days before the UN Intergovernmental Conference to Adopt the Global Compact for Safe, Orderly and Regular Migration, some 80 cities around the world convened in Marrakech for the 5th Mayoral Forum on Human Mobility, Migration and Development. The cities signed a Mayors’ Declaration, identifying common priorities in the follow up and review process of the Global Compact. On that same occasion, a new initiative called the Mayors Migration Council was launched, to support cities’ engagement in international deliberations and policies concerning refugees and migrants. A couple of months afterwards, on February 9th, 2019, the mayors of the main Spanish and Italian cities launched an alliance to oppose the ‘closed harbours’ policy of the Italian Minister of the Interior Matteo Salvini and to denounce the incapacity of the EU to address the situation appropriately.

    These are just two recent examples that show how city policies and mobilisation on migration can resonate well beyond municipal and national walls. Can cities’ international mobilisation rescue states (and the EU) from their failure in dealing with migration issues? Cities’ enthusiasts like Benjamin Barber, founder of the Global Parliament of Mayors, have no doubts about the governance capacity of city networks (CN henceforth): ‘Mayors can rule the world because cities represent a level of governance sufficiently local to demand pragmatism and efficiency in problem solving but sufficiently networked to be able to fashion cooperative solutions to the interdependent challenges they face’. Pragmatism and cooperative interaction are presented as the key assets of mayors, cities and, by extension, city networks’ mode of governing global challenges. On the basis of – the still scarce – existing research on city global mobilisation on migration-related issues and of the preliminary results of the MinMUS Project, we can identify the promises and challenges of transnational city networks for the building of a new multilevel governance of international migration.

    Is local policy more pragmatic?

    The idea that local governments must deal with the situation ‘as it is’, therefore taking distance from abstract – and presumably ineffective – ideological recipes, has underpinned the development of research on local migration policy. However, evidence is contradictory and, especially in the US, studies seem to show that pragmatic attitudes and accommodative solutions are just as likely to occur as decisions aiming at excluding migrants or simply ignoring the issue altogether. What a ‘pragmatic solution’ is cannot be easily established a priori, but will depend on policymakers’ interests, perceptions, and definitions of the situation.

    Data collected by the Cities of Refuge project on 27 transnational city networks in Europe show that the most networked cities are leaning towards the centre-left, progressive-side of the political spectrum. And even if membership usually outlasts political shifts, this might not correspond to active participation, as pointed out by research in the field of climate change mitigation. Furthermore, according to Cities of Refuge, cities that adhere to international networks have an average population of 1.5 million, meaning that they are primarily large cities. However, as noted by OECD, while nearly two-thirds of migrants settle in metropolitan and densely populated regions, asylum seekers are more spread across urban-rural areas.

    Territorial dispersal of asylum seekers reflects evidence on reception policies collected by the CeasEVAL Project. To face the sense of pressure generated by increasing inflows since 2011, national governments in both federal/regional countries (Germany, Italy and Spain) and centralised ones (Finland, Luxemburg, Greece and Bulgaria), have redistributed asylum seekers all over their territory, including small municipalities in rural and mountains areas. Even though the reaction of local populations has not necessarily been negative, CeasEVAL points out a high level of heterogeneity in the type of accommodation and quality of services provided, as well as in opportunities for effective integration. Policy learning and exchange of best practices would probably be of great interest to these ‘new immigrant destinations’; however, they often do not have the financial, human and political resources required to participate in international network activities.

    Hence, the international arena is a highly selective one, which risks excluding those – especially small – cities that might be more in need of accessing knowledge and other – mainly financial – resources in order to deal effectively with the challenges of migration and asylum. Modes of inclusion will also depend on the goals of city networks, which are extremely diverse.

    Cities as key players in the multilevel governance of migration?

    City networks gather together on a voluntary basis local authorities in order to pursue perceived collective interests or purposes. They lack authoritative power, and therefore have to rely upon horizontal coordination and mutual cooperation to carry out and implement their initiatives. As such, city networks are organisations which aim at realising quintessential multilevel governance policy processes: on the vertical dimension, they interact with institutions operating at different – local, regional, national and supra-national – territorial scales; on the horizontal dimension city networks establish new relations between cities and with non-public actors mobilised at a city level.

    To assess these hypotheses, the MInMUS project (website) has carried out an in-depth analysis of four transnational networks on migration, i.e.: the Migration and Integration Working Group of Eurocities, the European Coalition of Cities Against Racism (ECCAR), the Intercultural Cities Programme (ICC) and Welcoming America. Results show that these networks: 1) pursue different agendas and 2) are engaged in different types of policymaking processes.

    Regarding agendas, ECCAR and ICC are focused on the promotion of a specific type of local policy, i.e. anti-discrimination and interculture respectively; Eurocities seeks to represent main cities vis-á-vis the European Commission, being involved primarily in lobbying activities; whereas Welcoming America is concerned with soliciting grassroots participation and community partnerships. As for policymaking processes, Welcoming America prioritizes relations with actors such as NGOs, CSOs and private business, whereas Eurocities is more focused on relations with the European Commission and national governments. A more balanced pattern of multilevel political dynamics can be discerned in the other two cases. In particular ICC, starting from 2016, has adopted an explicit multilevel governance approach aimed at promoting cooperation and coordination both on the vertical, i.e. between different levels of government, and on the horizontal, i.e. with non-public actors, dimensions of policy-making.

    Multilevel governance, far from being the essence of city networking initiatives, is only one possible mode of policymaking interactions and it is not even the most relevant one. City networks may well find it more convenient or appropriate to pursue other types of policy interactions, centred on a vertical dimension as in the case of Eurocities or on the horizontal dimension as in that of Welcoming America. Multilevel governance seems easier to pursue in the case of networks that are already established as multilevel organisations. This is the case of ECCAR, launched by Unesco in 2004, and of ICC, officially started in 2008 as a joint initiative of the Council of Europe and the European Commission. Patterns of relations and modes of policymaking seem to reflect to a large extent the genesis of city networks and their distinctive policy agenda.

    Getting back to our initial question: Can cities’ international mobilisation rescue states (and the EU) from their failure in dealing with migration issues? While one cannot deny the key role played by cities in the managing of migration crises as well as in supporting integration and community cohesion more generally, city networks’ skewed membership that consists mainly of larger and politically progressive cities should make us cautious about their impact on improving migrants’ living conditions at a grassroots level. Furthermore, evidence suggests that the initiative of supranational institutions ‘from above’ has played a key role in favouring cities’ collaboration around specific policy issues such as interculture and anti-discrimination. Indeed, cities and their networks represent a new actor in the multilevel political dynamics around migration; yet whether and to what extent they will be effective in promoting collaborative multilevel governance relations and influencing national government and EU agendas on migration remains to be seen.

    https://blogs.eui.eu/migrationpolicycentre/mayors-ruled-migration-promises-gaps
    #municipalisme #migrations #villes #collectivités_locales #asile #migrations #réfugiés #gouvernance

    Ajouté à la métaliste sur les #villes-refuge :
    https://seenthis.net/messages/759145

    ping @karine4

    • « Presque tous les problèmes écologiques sont des problèmes sociaux », expliqua-t-il ainsi dans son essai Remaking Society. L’espèce humaine n’est pas l’ennemi : la minorité possédante en son sein, si ; les outils technologiques ne sont pas un danger : ne pas les mettre au service de l’autonomie populaire, si4. Le municipalisme libertaire — ou communalisme — entendit donc répondre à cette double exigence sociale et environnementale.
      Mettre en place les municipalités

      En 1998, l’essayiste Janet Biehl publia, avec l’aval de Bookchin, le manifeste Le Municipalisme libertaire : une « solution de rechange » au système capitaliste, oppresseur de la Terre et de l’immense majorité de ses habitants, humains ou non. Autorisons-nous, à des fins pédagogiques, ce périlleux saut dans l’avenir : à quoi ressemblerait la prochaine révolution ?

      Il s’agira, au commencement, de fonder un petit groupe municipaliste sur son lieu de vie. Une fois structuré, politiquement mûr et humainement soudé, il devra s’élargir et s’adresser aux habitants du quartier/bourg/village/arrondissement puis de la ville (partitionnée, à terme, en diverses municipalités selon sa superficie5) afin de devenir une force politique. Ce groupe — adossé à un règlement et prenant graduellement la forme d’un mouvement — optera pour un nom simple à mémoriser et affichera une identité politique accessible au tout-venant ; il s’agira de convaincre les citoyens alentours sur la base de deux ou trois points essentiels : les enjeux de proximité (vie quotidienne et travail), la démocratie directe et l’écologie.

  • Chroniques françaises , par Toni Negri
    14 Décembre 2018

    Nous proposons ici la traduction d’une contribution rédigée par Antonio Negri au lendemain du discours d’Emmanuel Macron du 10 décembre dernier. Il s’agit d’un texte d’analyse (...) qui avance (...) des pistes de lecture intéressantes, notamment pour ce qui est des clivages classe/peuple, de l’impossibilité de médiation et de l’épuisement de la gouvernance, mais aussi de la question de la socialisation du salaire et de l’enjeu de la prolifération des foyers des luttes.

    http://www.platenqmil.com/blog/2018/12/14/chroniques-francaises

    #giletsjaunes #fédéralisme #municipalisme #macron #salaire #salaire_social #classe #peuple #multitude #médiation #représentativité #néolibéralisme #Macron #giletsjaunes #gilets_jaunes #Negri

    • Commentaire d’une camarade #intermittente : "Si Toni Negri lisait la page de la #CIP IDF, il aurait su le soir même qu’il n’y a pas d’augmentation du #SMIC et que la « prime d’activité », comme son nom l’indique, est idéologiquement très marquée (les pauvres sont des fainéants, etc)."

    • « Pas de coup de pouce, mais un revenu en hausse » dans L’iMmonde est incomplet mais pas que
      https://seenthis.net/messages/743277
      Si d’autres ont vu mieux...

      Negri, il plane grave sur le SMIC (entre autre chose), comme tous ceux qui oublient que le SMIC mensuel n’est plus le salaire minimum effectif, qu’il a été remplacé pour des millions d’actives et actifs par un SMIC horaire un temps de travail annualisé.
      En revanche lorsqu’il intègre la #prime_d'activité -aussi marquée soit-elle par le travaillisme- au #salaire social, il vise juste et à un endroit tout à fait négligé par l’analyse sociale (un aveuglement pallié par la nostalgie du CNR). Il y a pas de lecture possible de l’évolution des #droits_sociaux (au dela de l’emploi) sans partir du fait que cette prime finance en même temps (si si) des emplois et employeurs et la reproduction de la forme de travail, que c’est un rapport politique, pas juste une diversion conjoncturelle ou une anomalie à résorber. Comment fonctionne cette #individualisation du salaire social ? Quel mixte d’intégration (au modèle d’emploi, précaire et mal payé et/ou à la figure du cas’sos ; le rouage ou le déchet, telle est l’alternative offerte), de coercition (aiguillon de la faim, inséreurs, proprio, #dette) et de #punition (désocialisation, culpabilité, contrôle) présente-t-elle ?
      Je ne sais pas si ça se lit sur le site de la cip, mais on y trouve de nombreux papiers sur la nécessité de ne pas en rester à la #cotisation_sociale gagée sur la durée d’emploi et les salaires pour financer un #droit_au_chômage). On peut tout savoir du #salaire_social si on s’en tient à l’imaginaire des idéologues de la gauche formol (tel Friot qui exclue du salaire social le RSA, le minimum vieillesse, les bourses et tout droit financé par l’#impôt...), on peut continuer de se poser des questions comme certains secteurs syndicaux tout en ayant de moins en moins de prise au conflit capital travail, et puis on peut aller chercher des réponses chez les #Gilets_jaunes, dans la #grève_sociale expérimentale en cours... Les réponses de l’État sont à tout le moins un élément à prendre en compte dans un programme d’#enquête. Tout comme la réforme un instant reporté du droit aux chômage où les #chômeurs en activité à temps réduit seront en première ligne : diminuer les #allocations_chômage versée de 1,3 milliard est leur projet.

  • Vie de Murray Bookchin

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Vie-de-Murray-Bookchin

    Janet Biehl
    Écologie ou catastrophe. La vie de Murray Bookchin

    Murray Bookchin (1921-2006), militant écologiste américain, théoricien de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire adopté et appliqué depuis quelques années au Kurdistan syrien, est peu connu en France. Janet Biehl, collaboratrice et compagne de ses dernières années, fidèle à sa promesse, retrace sa vie tout en présentant son importante œuvre théorique.

    Elle raconte comment sa grand-mère maternelle, militante russe du Partage noir, de la redistribution des terres avant de fuir les pogroms et de se réfugier à New York en 1913 avec son mari et leurs enfants, l’influença très tôt par ses récits et lui transmit la tradition révolutionnaire russe. En août 1927, après l’exécution de Sacco et Vanzetti elle lui dira : « Voilà ce que le capitalisme fait aux hommes ! N’oublie jamais ! » (...)

    #Murray_Bookchin #Janet_Biehl #écologie_sociale #anarchisme #États-Unis #Rachel_Carson #municipalisme_libertaire #Rojava #confédéralisme_démocratique #Pinar_Selek

  • Bookchin : #écologie radicale et #municipalisme libertaire
    https://www.revue-ballast.fr/bookchin-ecologie-radicale-et-municipalisme-libertaire

    Murray Bookchin, né en 1921 et décédé en 2006, est très peu connu et très peu traduit en France. Cette amnésie est d’autant plus surprenante que ses travaux furent précurseurs dans des domaines qui occupent aujourd’hui le premier plan de toute réflexion politique : la question du lien entre le capitalisme et l’environnement ; celle de la démocratie directe décentralisée. Sur ces deux thèmes, Bookchin a ouvert des pistes parfaitement intempestives, au sens nietzschéen : d’une inaltérable actualité. Fondateur de l’écologie sociale radicale d’un côté, théoricien du municipalisme libertaire de l’autre, il fut un anarchiste viscéral, soucieux de ne jamais céder devant les tendances nihilistes plus portées sur le mysticisme du retour à la nature que sur la transformation de la Cité. Revisiter ce parcours intellectuel dans le siècle, c’est aussi mesurer la force d’inertie de nos sociétés, leur incapacité à prendre en considération l’urgence écologique et le déficit démocratique autrement qu’en y répondant par l’adaptation de la novlangue néolibérale — verdissement de la finance et autre greenwashing d’un réel qui s’obstine pourtant à aller… mal. Mais surtout, Bookchin offre des pistes positives pour penser le monde à venir, sans renoncement au politique ni naïveté spontanéiste. L’auteure brosse ici à grands traits le portrait d’un homme libre et de son combat pour « résister avec des idées même lorsque les événements inhibent temporairement la capacité à agir¹ ».

    #écologie_sociale

  • Municipalisme radical : le futur que nous méritons
    https://archive.org/details/MunicipalismeRadicalFuturMerit

    Article de Debbie Bookchin traduit par Lougar Raynmarth pour Kedistan et paru le 24 octobre 2017: http://www.kedistan.net/2017/10/24/debbie-bookchin-municipalisme-radical “Seule une confédération globale de villes rebelles peut nous sortir de la spirale mortifère du néolibéralisme, vers une ....This item has files of the following types: Apple Lossless Audio, Archive BitTorrent, Columbia Peaks, JPEG, JPEG Thumb, Metadata, Ogg Vorbis, PNG, VBR MP3

    #audio/opensource_audio #municipalisme,_politique,_societe
    https://archive.org/download/MunicipalismeRadicalFuturMerit/format=VBR+MP3&ignore=x.mp3

  • Rojava • Les Kurdes entre utopie et guerres-Kedistan
    http://www.kedistan.net/2017/06/30/rojava-kurdes-entre-utopie-guerres

    @Ad Nauseam - Un article paru le 30 juin sur Orient XXI et signé Jean-Michel Morel, en écho aux éditions récentes de l’ouvrage de Pierre Bance et celui, collectif, mené sous la direction de Stephen Bouquin, Mireille Court et Chris Den Hond, à propos du confédéralisme démocratique kurde et au delà. Un autre futur pour (...)

    #Kedistan / #Mediarezo

  • Le plaidoyer du maire de Valparaiso en faveur du « municipalisme » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130617/le-plaidoyer-du-maire-de-valparaiso-en-faveur-du-municipalisme

    Son nom est encore peu connu en Europe, mais sa victoire, le 23 octobre 2016, a marqué les esprits en Amérique latine. Jorge Sharp, 32 ans, est devenu ce jour-là maire de Valparaiso, la deuxième ville du Chili, porté par une plateforme citoyenne qui s’est engagée à « récupérer la ville avec des mains propres ». Alors que les municipales d’octobre avaient été marquées par une large victoire de la droite, infligeant un désaveu à la présidente socialiste Michelle Bachelet, Sharp fut la seule surprise à gauche. « Nous avons été capables de sortir de la zone de confort de la gauche traditionnelle, pour parler à d’autres secteurs de la population », assure-t-il aujourd’hui pour expliquer son écrasante victoire, avec 54 % des voix

    #Municipalisme

  • A Barcelone, une alliance des villes contre les nouveaux monstres politiques | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130617/barcelone-une-alliance-des-villes-contre-les-nouveaux-monstres-politiques?

    Les récits de Portland ou de Belo Horizonte ne sont que deux toutes petites pièces d’un grand puzzle qui s’est assemblé à Barcelone en fin de semaine. Des représentants de plus de 150 villes dans le monde, de Vancouver à Philadelphie, de Valparaiso à Naples, y ont participé, tous animés de la même conviction : c’est par le municipalisme qu’il est aujourd’hui possible de construire des alternatives, pour le dire vite, au capitalisme financier et aux droites extrêmes. « Alors que les États échouent à répondre aux principaux défis internationaux, nous devons être, depuis les villes, une alternative », a lancé Ada Colau vendredi soir, en ouverture du sommet, devant un millier de personnes réunies sur l’une des places de la vieille ville. Si les États se révèlent « très lents et bureaucratiques, rongés par une concurrence les uns envers les autres qui les paralysent », à l’inverse, les villes « travaillent en réseaux », de manière souple, pour répondre aux urgences, a-t-elle poursuivi. Lors d’un échange avec la maire de Madrid Manuela Carmena, elle a plaidé pour une « alliance internationale des villes », sur des thématiques précises, comme l’accueil des migrants, ou la lutte contre le réchauffement climatique (voir la vidéo ci-dessous).

    « Le municipalisme, c’est le pouvoir local. C’est l’auto-organisation. Nous voulons récupérer la souveraineté qui a été volée aux citoyens, pour proposer ensemble une nouvelle forme d’habiter dans la ville », s’est enthousiasmé de son côté le Chilien Jorge Sharp, le maire de Valparaiso. Issu des mouvements étudiants, il fut, à 32 ans, l’une des vedettes de la fin de semaine (lire son entretien à Mediapart). Seul élu français convié au rassemblement public vendredi soir, le maire de Grenoble Éric Piolle a exhorté à « collaborer davantage entre les villes, pour bousculer l’agenda » imposé par les États, avant de vanter l’interdiction de la publicité dans l’espace public mise en place dans sa ville.

    À l’initiative de la commission internationale de « Barcelone en commun » (une structure indépendante de la mairie), le sommet des « villes sans peur » avait donc pour vocation d’ouvrir grand les horizons. Comme les expériences similaires aux « mairies rebelles » espagnoles sont quasi inexistantes en Europe (à l’exception, peut-être, de la mairie de Naples), il a fallu aller chercher des soutiens ailleurs. À commencer par les États-Unis, où le « droit à la ville » structure la politique municipale depuis des décennies, et où les mouvements grassroots sont nombreux. Le maire de Berkeley, en Californie, tout comme des élus de Philadelphie, New York, Jackson (Mississippi) ou Portland, ont fait le déplacement, tous préoccupés par la manière de s’opposer depuis le local à la présidence Trump.

    #Communs #Villes #Municipalisme

  • A #Barcelone, une alliance de « villes sans peur » s’esquisse face aux replis nationaux
    https://www.mediapart.fr/journal/international/130617/barcelone-une-alliance-de-villes-sans-peur-s-esquisse-face-aux-replis-nati

    Ils veulent en finir avec la peur qui nourrit, disent-ils, les monstres politiques du moment, de #Donald_Trump à Marine Le Pen. Réunis à Barcelone, capitale de l’indignation politique depuis l’élection d’Ada Colau en 2015, des représentants de plus de 150 villes, de Vancouver à Naples, de #Belo_Horizonte à La Corogne, ont tenté de poser les bases d’une alliance inédite. Reportage sur les terres du « #municipalisme ».

    #International #Ada_Colau #Eric_Piolle #Espagne #extrême_droite #indignés #Manuela_Carmena #populisme #Portland

  • Rencontre internationale @Bastamag “Villes sans peur” - Barcelone - 9-11 juin 2017

    On June 9-11, Barcelona will host an international Conference of “Fearless Cities” [http://fearlesscities.com - https://www.facebook.com/events/293750187746228/], with participants from all over Europe and beyond. The objective of this event is to “to demonstrate the potential of towns and cities to resist hate and to spur democratic transformation across the world” and, “in the face of hate, walls and borders, build global networks of solidarity and hope among city halls and citizens.”

    Independent media have a key role to play in this, alongside local authorities, citizen groups and social movements.

    Our Fearless Cities movements are diverse in their outlook and seek to build a different new world, through concrete and positive solutions and alternatives, where spending cuts on the most vulnerable are rejected, where climate change is taken seriously, where authoritarianism and racism are rejected. Much in the same way, we need independent and fearless media outlets as a counterpoint to the toxic and divisive narratives both of far-right media outlets and of corporate media. We need to tell the stories they don’t tell, uphold the values they don’t defend, disseminate the concrete solutions and alternatives they choose to ignore or undermine.
    And just as fearless cities and municipalist movements are seeking to become more visible and reinforce each other through an international network or coalition at this Conference, independent media, which are often small and with few resources, have a lot to gain from exchanging between themselves and developing common projects. And we need to do this not only in Spain or Europe but all over the world, because the challenges, threats and opportunities are global.

    We - OpenDemocracy (UK/International), Altermédias/Basta! (France), and the “Right to Information” group of Barcelona en Comú - are inviting independent media from Europe and all over the world, as well as the journalists coming to Barcelona to cover the Fearless Cities Conference, to a

    “Fearless Media” Side-Event

    Saturday 10th of June between 4.30 and 7 pm (to be confirmed)

    At UB University building, Universitat Square

  • Le municipalisme sera internationaliste ou ne sera pas Kate Shea Baird, Enric Bárcena, Xavi Ferrer et Laura Roth Membres de Barcelona En Comú

    ... à Barcelone nous sommes en train de faire un mappage continu d’expériences municipalistes apparentées autour du monde et nous essayons de penser avec elles comment nous articuler et nous appuyer mutuellement. Grâce à ce processus nous avons développé une hypothèse qui cherche à mettre la dimension internationale au centre des débats municipaux et le municipalisme au centre des débats globaux. Et nous sommes arrivés à la conclusion que la voie à suivre est celle de travailler le municipalisme en réseau global.

    #Barcelone #Madrid #Podemos #Espagne #gauche #Ada_Colau #villes
    #Internationale #internationalisme #alternative #mouvements #municipalisme #Barcelona_En_Comú

    https://medium.com/@BComuGlobal/le-municipalisme-sera-internationaliste-ou-ne-sera-pas-46838e13c5c6

  • [O-S] Brigades internationales à Rojava

    L’émission « Offensive Sonore » est diffusée un vendredi sur deux sur Radio Libertaire de 21h à 22h30 (89,4 Mhz) en alternance avec « Les amis d’Orwel ».

    Émission du 9 décembre 2006, nous avons interviewer Sébastien qui est en lien avec les brigades internationales se battant sur le terrain contre trois ennemies le dictateur Bachar El assad, Daech et l’Etat Turc. Ils nous explique ce qu’il ce passe et pourquoi il faut soutenir cette terre.

    #Radio_Libertaire #offensive_sonore #audio #radio #rojava #Kurdistan #pkk #turquie #rojava #Syrie #daech #Abdullah_Öcalan #Öcalan #répression #municipalisme #brigades #internationales #guerre #Bachar_El_assad #YPG #Irak

    https://www.mixcloud.com/offensive_sonore/rojava