• Municipales à Tours : la victoire dérisoire du candidat écologiste - La Rotative
    https://larotative.info/la-victoire-en-trompe-l-oeil-du-3862.html

    L’enthousiasme des partisans de la liste Pour Demain Tours, qui a remporté le second tour de l’élection municipale le dimanche 28 juin, apparaît en parfait décalage avec le résultat enregistré.

    À première vue, avec 54,94% des voix exprimées, Emmanuel Denis et ses colistièr·es emportent une nette victoire face à l’équipe LR-LREM emmenée par le maire sortant Christophe Bouchet. En fait, c’est une victoire dérisoire qu’a remportée la liste menée par EELV et le PS : avec 14 476 voix, Pour Demain Tours engrange 2 922 voix de moins que la liste menée par l’ancien maire PS Jean Germain lors de sa défaite en 2014. Après 18 ans de mandat et une mise en examen pour complicité passive de prise illégale d’intérêt et détournement de fonds public, Germain avait donc mieux mobilisé que Denis. Difficile d’y voir le signe d’un quelconque « élan », comme semblent l’analyser certain·es militant·es [1].

    Ces 14 476 voix qui donnent la victoire à Pour Demain Tours représentent seulement 18,17% des électeur·ices inscrit·es sur les listes. C’est l’équivalent du score réalisé en 2014 par la liste de droite emmenée par Serge Babary : dans le cadre de la triangulaire qui l’opposait à Jean Germain et au candidat FN, Babary avait recueilli le vote des 18,4% des inscrit·es. Si l’abstention a largement progressé (26 348 voix exprimées au second tour en 2020 contre 41 744 en 2014), la pandémie de Covid-19 peut difficilement être considérée comme seule responsable du désintérêt massif exprimé par les habitant·es de la ville pour ce scrutin. On peut sans trop de risque avancer l’hypothèse que cette abstention est également liée à la médiocrité de l’offre partisane, et à l’incapacité des candidat·es à s’adresser à la population.

    Maigre victoire d’une écologie politique qui se droitise

    #élections_municipales #Verts #abstention

    • À Paris, madame 17%. Les Parisiens ont été généreux avec Hidalgo CAC40. Ses 48,49 % des voix, c’est 162 219 voix au 1er tour puis 224 790 voix, sur 1 332 282 inscrits pour 2 187 526 habitants, soit entre 12% (1er tour) et 16,87% des électeurs.

      En proportion des inscrits, exemples
      Doucet (Lyon) : 19,1 %
      Aubry (Lille) : 12,4 %
      Hurmic (Bordeaux) : 17,5 %
      Moudenc (Toulouse) : 22,8 %
      Estrosi (Nice) : 15,8%

      Je n’ai trouvé nulle part des résultats électoraux d’ensemble qui indiquent la proportion de votants rapportée à l’ensemble du corps électoral, n’ai pas cherché d’évaluation d’une non inscription sur les listes électorales qui doit être très variable selon les localités, ni non plus d’étude qui pointe la disproportion selon les localités entre le corps électoral et les personnes en âge de voter (non inscrits et étrangers).

      Sous couvert de « vague verte », l’institution politique réputée la plus proche des administrée est - elle aussi - mal en point.

      #villes #municipalités

    • À Marseille une abstention record inégalement répartie (de 40 à 89%)
      https://marsactu.fr/a-marseille-une-abstention-record-inegalement-repartie

      Le second tour des municipales à Marseille n’a pas été l’occasion d’un retour aux urnes avec environ 100 000 votants de moins qu’en 2014. Les écarts territoriaux se sont confirmés et même accentués, entre des secteurs nord faiblement mobilisés et un sud disputé. Difficile cependant d’en tirer des enseignements sur la victoire du Printemps marseillais.

  • Covid-19: imigrantes acusam Centro de Saúde das Caldas da Rainha de não atribuir número de utente | Coronavírus | PÚBLICO
    #Covid-19#migrant#migration#Portugal#sante#municipalite#service

    https://www.publico.pt/2020/04/08/local/noticia/covid19-imigrantes-acusam-centro-saude-caldas-rainha-nao-atribuir-numero-ute

    Em causa estão, “no mínimo, cerca de 50 pessoas” com processos a correr no Serviço de Estrangeiros e Fronteiras (SEF) e que ao abrigo do Despacho 3863-B/2020, publicado em 27 de Março, deveriam ter “direito pleno aos serviços de Saúde”, sublinhou o imigrante.

  • #Amap et #confinement

    Le mouvement des Amap a obtenu l’autorisation de la #préfecture de la région pour poursuivre les #livraisons des Amap ! (toute l’info est sur
    notre site : http://reseauisere.amap-aura.org).

    Nous incitons les Amap à se rapprocher de leurs municipalités, des
    services de gendarmerie ou de police afin de leur transmettre
    l’autorisation de la préfecture et d’expliquer l’importance de maintenir
    les livraisons.

    Pour les Amap de Grenoble : comme vous êtes une dizaine d’Amap à
    Grenoble, j’ai envoyé un mail au Maire de #Grenoble pour l’informer de
    cette #autorisation. Une Amap m’a aussi informé qu’elle avait contacté la #municipalité et qu’il avait eu un accord oral pour poursuivre les
    livraisons et que la municipalité se bat pour que les livraisons soient
    maintenues.

    Des maires de commune reçoivent même de Préfecture un courrier stipulant qu’ils devaient étudier les moyens alternatifs aux #marchés notamment les ventes de #paniers en AMAP !

    Merci de bien lire ce qui suit :
    – Paysan.ne.s : pour les livraisons, une seule personne se déplace, avec
    son autorisation professionnelle. Les consignes du Ministère sont
    claires : il s’agit du ou de la paysan.ne et non d’un.e salarié.e qui
    doit effectuer la livraison.
    – Si des livraisons devaient être effectuées par les amapien.ne.s
    (déconseillé !) : si des amapien.ne.s doivent se rendre à la ferme pour
    préparer les paniers / récupérer des produits et les ramener sur le lieu
    de distribution, il faut tenter une autorisation par l’AMAP. Il est
    important que la décision soit prise collectivement, et qu’en cas de
    contrôle qui tournerait « mal », l’ensemble des amapien.ne.s portent la
    responsabilité de l’amende, et non juste la ou les deux personnes ayant
    fait le déplacement.

    Enfin, les marchés devant fermés, il y a peut être des #paysans du réseau qui souhaitent livrer leur #surplus de production dans d’autres Amap, qui n’auraient éventuellement pas de #partenariat actuellement sur cette production : envoyez nous l’info par retour de mail. Nous diffuserons vos propositions de partenariat.

    On compte sur vous pour la suite !
    L’équipe du Réseau des Amap 38

    #courses #agriculture #coronavirus

    Reçu par mail de mon amap, le 25.03.2020

    • Les Amap, îlots de #lien_social dans l’océan du confinement

      Les fermetures de points de vente se multiplient du fait de la crise sanitaire. Les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) se réorganisent pour respecter les mesures d’hygiène lors des distributions. Et doivent s’affirmer auprès des autorités, qui se désintéressent d’elles.

      Bagnolet (Seine-Saint-Denis)

      C’est une belle fin de journée à Bagnolet. Les derniers rayons de soleil illuminent le jardin partagé de la Plage arrière, où Boris décharge ses caisses de légumes. Ce maraîcher installé à Saint-Augustin (Seine-et-Marne) vient, comme tous les lundis, livrer l’Amap locale.

      Depuis cinq ans, Boris fournit aux adhérents des paniers hebdomadaires de produits frais et locaux. En échange, les amapiens s’engagent à payer un prix fixe pour une période donnée, afin de garantir au producteur une juste rémunération même en cas de problème de santé, d’aléa climatique, ou de période de crise. Or, depuis quelques jours, la crise est bien là. La pandémie de Covid-19 frappe de plein fouet le monde.

      « Au niveau de la production, le coronavirus ne change rien pour moi », dit Boris. Il a gardé le même rythme de travail et accorde seulement une attention encore plus particulière aux règles d’hygiène. En revanche, ses modalités de distribution ont bien changé. Jusqu’ici, chaque lundi, les légumes étaient disposés en vrac sur de grandes tables et les amapiens pouvaient prendre le temps de se servir en discutant. Mais, depuis l’annonce du confinement le 15 mars, la structure a dû s’adapter. Désormais, Boris doit emballer lui-même les trente paniers dans de grands sacs. « Les amapiens entrent un par un, ils prennent leur panier et repartent, résume le maraîcher. C’est tout le contraire de ce qu’on fait d’habitude, c’est le moins convivial possible. »

      « Je viens surtout dans l’idée de soutenir un réseau pendant la crise »

      Les adhérents jouent le jeu sans rechigner. Sur le sol, à l’extérieur du jardin partagé, des repères bleus délimitent les distances de sécurité à respecter. Chaque amapien arrive à l’heure demandée (les distributeurs du jour — gantés et masqués — ont dû improviser et répartir les familles dans des créneaux horaires par ordre alphabétique) et s’écarte des autres. Pour cette deuxième distribution depuis l’annonce du confinement, l’heure n’est pas aux bises et aux embrassades. Les clients se saluent d’un sourire, récupèrent leur panier et filent aussi vite qu’ils sont arrivés. « On discutera une prochaine fois ! » lance en s’éloignant Christelle, une amapienne au visage couvert d’un foulard.

      Parmi les adhérents, les sentiments divergent. « À part pour acheter du papier toilette, j’ai à peine besoin d’aller dans un magasin, sourit Nadia à travers son masque, en supervisant la distribution d’œufs. À l’Amap, nous recevrons les laitages la semaine prochaine, ensuite ce sera le poulet. Je me sens privilégiée, je me dis que j’ai fait le bon choix [en rejoignant l’Amap]. » Quelques mètres plus loin, Émilien range son panier de légumes dans son sac à dos. « Ça semble plus sécurisant de venir ici, en plein air et en petit comité, plutôt qu’en supermarché », juge-t-il. D’un pas vif, Sébastien quitte rapidement le jardin partagé. « Honnêtement, oui, je me suis demandé si j’allais venir aujourd’hui, admet-il. On est en confinement, donc chaque sortie comporte un risque. La question, c’est de savoir si le jeu en vaut la chandelle… Je viens surtout dans l’idée de soutenir un réseau pendant la crise. »

      C’est grâce aux engagements des amapiens de toute la France que certains producteurs vont pouvoir garder une rémunération, ne dépendant pas de l’ouverture des marchés ou des conditions d’approvisionnement en supermarché. « C’est important pour nous de maintenir les distributions parce que ça prouve qu’on est un vrai modèle », dit Yseult, maraîchère associée à Boris.
      Les Amap se sentent souvent oubliées par les pouvoirs publics

      Les Amap essaient de continuer tant bien que mal leur activité dans toute la France, mais les structures se sentent souvent oubliées par les pouvoirs publics. L’arrêté du 15 mars précisait que, pendant la période de crise, certains établissements pouvaient continuer à recevoir du public, comme les supérettes, les supermarchés, les commerces d’alimentation générale… Les Amap n’étaient pas citées. Alors l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture a précisé que « les marchés sont par principe ouverts. Les Amap peuvent être assimilées à des marchés alimentaires et à ce titre peuvent être autorisées ». Dans toute la France, plusieurs d’entre elles avaient également reçu une autorisation écrite de la part de leur mairie ou de leur préfecture.

      Toutefois, le 23 mars, Édouard Philippe a créé une vive inquiétude au sein de ces structures en annonçant la fermeture des marchés, couverts ou non. « Le problème est qu’on n’entre dans aucune case puisqu’on n’est pas des commerces, on n’est pas des marchés, on n’est pas des magasins, donc c’est un peu compliqué pour nous de savoir où se positionner et de savoir à chaque fois qu’il y a un nouvel arrêté si on est concernés ou pas, explique Mathilde Szalecki, du réseau Amap Île-de-France, au lendemain de la déclaration du Premier ministre. On n’a rien à voir avec des marchés, il n’y a pas d’échange d’argent, les clients sont des adhérents et pas des inconnus, et il y a des mesures hyper strictes qui sont prises dans chaque Amap. »

      Les Amap, les réseaux régionaux, le Miramap (Mouvement interrégional des Amap) et la Confédération paysanne ont alors sollicité à nouveau les mairies, les préfectures, la Driaaf (direction régionale interdépartementale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt), le ministère de l’Agriculture… Plusieurs préfectures ont d’ores et déjà confirmé leur autorisation de distribution et l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture indique sans détour que les Amap peuvent rester ouvertes. « Ce sont des points de livraison, peut-on lire sur son site internet. Elles peuvent se tenir, au même titre que les points de vente à la ferme ou les drive fermiers en respectant les mesures barrière. » Mais à l’heure actuelle, elles ne sont toujours pas citées nommément dans les décrets officiels.

      « Il y a un énorme afflux en ce moment vers les Amap et les circuits courts »

      « Les Amap sont un épiphénomène pour les pouvoirs publics », estime Mathilde Szalecki. Pourtant, d’après Miramap, on en compte plus de 2.000 en France, avec plus de 250.000 adhérents. « Elles ont toujours été des lieux vus comme alternatifs, peut-être un petit peu marginaux », juge Katell Auguié, amapienne à Vigneux-de-Bretagne (Loire-Atlantique). Dans son association aussi, il a fallu s’adapter en quelques jours. Les distributions de paniers ne se font plus dans une zone d’activités de la ville (qui a fermé ses portes) mais chez une éleveuse de brebis adhérente. « On a dû déménager en urgence, raconte-t-elle. Aujourd’hui, l’Amap ressemble surtout à un drive ! »

      Partout en France, les associations doivent s’organiser, quitte à reporter une ou deux distributions, le temps de s’ajuster. « On a aménagé tous les lieux de distribution, affirme Évelyne Boulongne, porte-parole du Miramap. C’était un peu compliqué parce que certains étaient dans des [MJC|Maisons des jeunes et de la culture], par exemple, ou des locaux municipaux qui ont fermé. Mais nos légumes poussent, nos poules continuent à pondre, il ne faut pas que nos paysans perdent leur production. Et on a besoin de manger ! Nous allons continuer les distributions. »

      « Il y a un énorme afflux en ce moment vers les Amap et les circuits courts, témoigne Florent, paysan installé à Pussay (Essonne). En ce moment, on reçoit trois à quatre coups de fil par jour de gens qui veulent nous rejoindre, alors que d’habitude, c’était plutôt un par mois. Les Français se posent de plus en plus de questions sur leur consommation, leur mode de vie. »

      Face à ces prises de conscience de plus en plus nombreuses, le Miramap « appelle donc les pouvoirs publics français et européens à garantir que l’argent public débloqué dans le cadre de cette crise se focalisera essentiellement sur la construction d’un nouveau monde en soutenant des solutions durables : la relocalisation de l’alimentation, l’installation paysanne, la démocratie locale au niveau des communes avec des conseils citoyens de l’alimentation, l’accès à une nourriture saine pour tous ».

      Au-delà des aspects alimentaires et économiques, les Amap constituent un réel maintien de lien social. À Bagnolet, une femme vivant seule ne cache pas son émotion en apercevant ses voisins, même espacés les uns des autres. « Ça me fait plaisir de vous voir, dit-elle. Je me sens un peu seule chez moi. » « Beaucoup d’amapiens nous envoient des courriels pour nous dire que la distribution est leur seul moment d’égaiement, de joie dans leur semaine, dit le maraîcher Florent. Parce que c’est le seul moment où ils retrouvent un sens à ce qui se passe dans leur vie. »

      https://reporterre.net/Les-Amap-ilots-de-lien-social-dans-l-ocean-du-confinement

  • À #Saillans, la #démocratie_participative nourrit la #transition_écologique
    https://reporterre.net/A-Saillans-la-democratie-participative-nourrit-la-transition-ecologique

    Voilà six ans que Saillans, village drômois, expérimente les joies — et les frustrations — de la démocratie participative. #Électricité_verte, épiceries bio, #urbanisme réduit, compost collectif... Ce mode de décision citoyen a permis de mettre l’écologie au centre des préoccupations.

    #commande_publique #conflits #aménagement #agriculture #cuisine_collective

  • Être maire, «  la plus compliquée et la plus belle des fonctions  » | Revue Projet
    https://www.revue-projet.com/articles/2020-02-careme-etre-maire-la-plus-compliquee-et-la-plus-belle-des-fonctions/10473
    Longtemps maire de #Grande-Synthe (Hauts-de-France), Damien Carême est aujourd’hui député européen. Évoquer ce changement d’échelle, c’est interroger la capacité d’agir de nos élus et parler du vrai pouvoir des maires…

    Personne n’est venu se plaindre que nous en faisions trop pour les migrants, parce que nous portons un projet de justice sociale pour la ville et cela se sait.

    #municipalité

  • Le #campement sauvage près de la gare de #Grenoble sur le point d’être démantelé

    #Lionel_Beffre, le préfet de l’#Isère a annoncé ce mardi 19 novembre l’#évacuation imminente du campement de migrants situé entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno. Une annonce intervenue lors de la présentation du dispositif mis en place dans le cadre du plan d’#hébergement_d’urgence hivernal. D’après Droit au logement, l’expulsion est imminente et aura lieu dès ce jeudi matin à 7 h 30.

    Alors qu’il présentait le plan d’hébergement d’urgence hivernal 2019-2020, Lionel Beffre, le préfet de l’Isère a annoncé le prochain démantèlement du camp de migrants situé sous l’estacade entre la gare de Grenoble et le quartier Saint-Bruno.


    Ce campement, déjà plusieurs fois évacué, notamment au mois de juin, abrite sous des tentes plusieurs dizaines de personnes, dont des enfants. Leurs profils ? Des demandeurs d’asile et des migrants, arrivés pour la plupart des Balkans, n’ayant pas encore fait de demande administrative d’asile.

    En toile de fond, un nouveau duel à fleurets mouchetés entre le représentant de l’État et la #Ville_de_Grenoble. La #municipalité demandant au préfet « de respecter les compétences de l’État et de la loi pour mettre toutes les personnes à l’abri à Grenoble […] pour que personne ne reste dans le plus grand dénuement après l’évacuation […] », rapporte le Dauphiné libéré.

    « Les services de l’État seront mobilisés pour procéder à l’évacuation »

    « Nous serons amenés prochainement à prendre nos responsabilités parce que ce campement devient dangereux à bien des égards », a ainsi prévenu Lionel Beffre. « Des immondices en tous genres, des braséros de fortune dans lesquels sont brûlés du bois, des cartons... Sans oublier la production de fumées incommodantes », liste le haut fonctionnaire. De surcroît, ajoute-t-il, « il y a parmi les occupants des passeurs, voire des dealers. Mais aussi et surtout la présence d’enfants dans une situation préoccupante ».

    Devant l’état sanitaire déplorable du campement, Corinne Torre. cheffe de mission à Médecins sans frontières (MSF) venue à Grenoble le visiter, avait rappelé à l’État ses responsabilités. Pour mémoire, Eric Piolle avait signé, en avril dernier avec treize autres édiles, une lettre adressée au gouvernement dénonçant les conditions d’accueil des migrants.

    « J’ai fait savoir au maire de Grenoble, puisque le pouvoir de police lui appartient, qu’il pouvait prendre un arrêté pour mettre un terme à cette situation et mettre ces personnes à l’abri », déclare Lionel Beffre. Une décision dont il pense « qu’elle ne viendra pas » et qu’en conséquence, « les services de l’État procéderont à l’évacuation ».

    Par ailleurs, le préfet assure qu’il prendra « des mesures empêchant que d’autres personnes en difficulté se réinstallent sur le site ». De quoi rappeler, dans un autre registre, les dix-neuf blocs rocheux destinés à dissuader « les passeurs et les locataires d’emplacements » installés par la mairie de Grenoble au mois de juillet dernier.

    « Nous ne reconduisons pas assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés »

    Pourquoi des demandeurs d’asile se retrouvent-ils dans ce genre ce campement ? « Parce que nous n’avons pas assez de places d’hébergement et n’arrivons pas à reconduire assez vite à la frontière les demandeurs d’asile déboutés ». Si c’était le cas, « ces derniers n’occuperaient pas des places indument, pérennisant ainsi au fil du temps leur situation », explique le préfet.

    « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où le droit d’asile est très clairement dévoyé », lance Lionel Beffre. Qui s’en explique. « Une partie non négligeable des ces demandeurs d’asile sont originaires des Balkans. Or, dans ces pays-là, même si ça a été le cas dans le passé, il n’y a plus de dictatures, persécutions ou oppressions qui sont le fondement du droit d’asile », expose le préfet.

    Pour le haut fonctionnaire, les chances qu’ont donc leurs ressortissant d’obtenir le sésame du droit d’asile est très minime, « de l’ordre de 10 à 15 % ». Pour les autres, « notre devoir c’est de les accueillir dans des lieux spécialisés », conclut le préfet. Notamment pour les accompagner dans la constitution de leur dossier de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

    Si aucune date n’a été officiellement annoncée pour l’expulsion, elle aura lieu ce jeudi 21 novembre au matin selon Droit au logement. Qui déplore qu’« au moins un tiers des familles, si ce n’est plus, ne seront pas relogées, et laissées dans le froid, sans tente ni lieu ou s’installer, après un tri humain effectué par l’État. » Le Dal appelle ainsi à un rassemblement en solidarité à 7 h 30 en face du camp, côté Saint-Bruno.

    https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/268584
    #SDF #sans-abrisme #sans-abri #démantèlement #destruction #campement_sauvage #préfecture #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #déboutés #expulsions #renvois

    ping @karine4 @albertocampiphoto

  • La commune est à nous ! Comprendre le #municipalisme en 8 étapes en ligne

    Nous affirmons que la #commune appartient à ses habitants et qu’il est nécessaire de la reconquérir pour la gérer différemment (#féminisation, #collégialité, #bienveillance …). C’est ça le municipalisme !

    « La commune est à nous ! », accessible en ligne, répond à vos questions en 8 étapes pour comprendre la #radicalité_démocratique et construire une nouvelle #éthique_politique. Quelles sont les clés pour ouvrir collectivement les portes d’une #municipalité ? Quelles expériences existent déjà, quels sont leurs succès, leurs difficultés ? Quelles méthodes utiliser pour inclure les habitants ? Comment animer une #assemblée_citoyenne et parvenir à une décision portée par tous ?

    Les modules

    Au cours de 8 modules répartis sur 6 semaines vous aurez l’occasion de traiter des sujets des plus politiques aux plus pratiques :

    Module 1 : Présentation du MOOC et de son fonctionnement
    Module 2 : Qu’est-ce que le municipalisme et quelle est son histoire ?
    Module 3 : Quelles sont les étincelles qui amènent au municipalisme, le terreau favorable et les différentes stratégies de mobilisation qui en résultent ?
    Module 4 : Comment se préparer à des candidatures électorales et nouer des alliances sociales et politiques ?
    Module 5 : Sur quels principes, valeurs et processus reconstruire la confiance en la #démocratie et les institutions dans sa commune ?
    Module 6 : Que signifie organiser un système démocratique PAR, POUR et AVEC les gens ?
    Module 7 : Quelles #politiques_publiques et quels résultats pour répondre aux enjeux sociaux, écologiques et démocratiques ?
    Module 8 : Comment trouver des marges de manœuvre et des stratégies pour peser sur les échelles de décision supra locales ?

    Ces sujets seront portés par des habitants qui portent ces expériences et des spécialistes. Vous aurez la possibilité d’interagir avec eux ainsi qu’avec les participants-es lors des webinaires et des rencontres locales, et aurez à votre disposition de nombreuses ressources.

    https://la-commune-est-a-nous.commonspolis.org
    #mooc #cours
    ping @karine4 @nepthys

  • Treize maires interpellent le gouvernement : « La rue n’est pas un lieu pour vivre »

    Face à la situation des réfugiés et demandeurs d’asile en France, qui se retrouvent souvent à la rue faute de places d’hébergement disponibles, treize maires, de bords politiques variés, en appellent aux ministres de l’Intérieur et du Logement.
    Un sur deux. C’est, d’après le directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité, Florent Gueguen, le nombre de demandeurs d’asile hébergés dans le dispositif national d’accueil. Les autres ? S’ils ne trouvent personne pour les loger, ils se retrouvent à la rue, qui dans une tente d’un campement de fortune, qui sous une bretelle de périphérique, qui dans un squat…

    Pour les municipalités, la situation est complexe : elles sont au quotidien en première ligne, or l’hébergement d’urgence comme la politique de l’asile ne relèvent pas des compétences communales, mais de celles de l’Etat. Donc de financements sur lesquels les édiles locaux n’ont pas la main. « On est mobilisés tous les jours. Les villes sont volontaires mais on manque de moyens », résume Emmanuel Carroz, adjoint au maire de Grenoble.

    La maire de Paris, Anne Hidalgo, qui accuse le gouvernement de « déni de réalité » depuis plusieurs semaines déjà, juge que « le dispositif mis en place par l’Etat ne marche pas. Il est trop rigide parce qu’il ne considère pas que l’accueil doit être inconditionnel ». Avec douze autres maires, de droite comme de gauche, la socialiste a donc écrit aux ministres de l’Intérieur et du Logement, estimant ne pas pouvoir « accepter plus longtemps cette situation indigne de nos valeurs et de la tradition humaniste de notre pays ».

    « Malgré les dispositifs mis en place par l’Etat et les efforts réalisés en matière de création de places d’hébergement, les besoins restent largement supérieurs à l’offre », écrivent encore Nathalie Appéré (Rennes), Martine Aubry (Lille), François Baroin (Troyes), Damien Carême (Grande-Synthe), Nicolas Florian (Bordeaux), Eric Piolle (Grenoble), Johanna Rolland (Nantes), Laurent Russier (Saint-Denis), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Roland Ries (Strasbourg), Dominique Gros (Metz), Meriem Derkaoui (Aubervilliers) et Anne Hidalgo.


    https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/1120969177735618561?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E11

    « La rue n’est pas un lieu pour vivre, c’est un lieu pour se promener », estime la première magistrate de Paris, qui peste contre la théorie de « l’appel d’air », qui voudrait qu’offrir des conditions décentes de subsistance aux demandeurs d’asile débouche sur des arrivées massives. « Quand on a ouvert la Bulle [le centre d’hébergement de la porte de la Chapelle, ndlr], explique-t-elle, les flux sont restés constants ».

    Selon Florent Guegen, il faudrait « ouvrir 40 000 places d’ici la fin du quinquennat » pour parvenir à loger tout le monde correctement. Mais aussi en finir avec le règlement de Dublin, qui veut qu’une demande d’asile soit traitée dans le premier pays européen d’arrivée, par exemple l’Italie, ou l’Espagne. Or, toutes les personnes qui débarquent dans le sud de l’Europe n’entendent pas forcément y rester, ayant parfois de la famille dans un autre pays, et se retrouvent en errance. « Seulement 13% des personnes sous statut "Dublin" sont transférées vers le pays européen instructeur de leur demande », rappelle le responsable associatif, qui appelle également à « une politique pragmatique de régularisation des personnes qui ne seront pas expulsées vers leur pays d’origine » et qui peuplent les campements indignes des grandes villes.

    Pierre Henry, directeur général de France Terre d’asile, rappelle de son côté qu’évacuer régulièrement les campements, qui se reforment tout aussi régulièrement, coûte cher. Il faut mobiliser des hébergements, des travailleurs sociaux, des policiers, des agents de nettoyage… Les « politiques d’urgence sont plus dispendieuses » que les investissements de long terme dans l’hébergement digne.

    https://www.liberation.fr/france/2019/04/24/treize-maires-interpellent-le-gouvernement-la-rue-n-est-pas-un-lieu-pour-
    #villes-refuge #asile #migrations #réfugiés #maires #municipalité #France #hébergement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #logement

    J’imagine que les treize maires sont les maires qui ont initié le réseau #ANVITA (https://seenthis.net/messages/759638), même si il n’est pas mentionné dans l’article.

    Ajouté à ici :
    https://seenthis.net/messages/759638

    ping @karine4

    • Marche de la colère
      https://www.youtube.com/watch?v=bsNJTN5HQ00

      Près de 10 000 personnes ont manifesté leur colère suite aux effondrements d’immeubles rue d’Aubagne ayant entrainé 8 morts et une gestion de la ville dirigée par la mairie de Jean-Claude Gaudin. jugée catastrophique par des habitants de plusieurs quartiers dont Noailles et la Plaine.

      Parti de la rue d’Aubagne, le cortège avec des portraits des victimes en tête a rejoint la Canebière pour ensuite rejoindre le Vieux-Port et l’Hôtel de ville. Les slogans « justice et dignité » ou « Gaudin assassin » furent des plus repris, mais aussi d’autres comme « qui sème la misère récolte la colère » ou encore « Marseille debout, soulève-toi ».

      Une fois arrivée devant la mairie, la foule commence les huées. Rapidement, les premières rangées se mettent à enlever les barrières métalliques qui forment une enceinte autour du bâtiment pendant que d’autres jettent les premiers pétards vers celui-ci et les policiers qui le gardent.

      Les CRS, qui restaient encore discrets, viennent défendre la mairie et effectuent une sortie à travers la brèche dans l’enceinte de barrières métalliques, à coups de matraques sur les quelques uns qui faisaient un sit-in, mais aussi avec des grenades de désencerclement et de gaz lacrymogène.

      Des affrontements éclatent alors aussi derrière la mairie, dans le noir, entre des groupes de jeunes et des CRS. Une fois l’espace devant la mairie repris par les policiers, les jets de pétards continuent de manière plus sporadique. Après plusieurs charges des CRS et la dispersion d’une partie des manifestants suite au gazage, les sapins de noël du Vieux-Port ont pris feu sous les hourras et le slogan « Gaudin ça sent le sapin ».

      Près de 2 heures après l’arrivée devant la mairie, les charges policières reprennent pour repousser les dernières centaines de manifestants vers la Canebière. Plusieurs manifestants sont blessés, certains saignent abondamment, notamment suite à des coups de matraque dans la tête. Les tirs de grenades de gaz lacrymo reprennent.

    • Manif de masse(s). Bal masqué contre le Mur de la Plaine, un article avec de nombreuses #vidéos auto produites sur la mobilisation en cours
      https://mars-infos.org/manif-de-masse-s-bal-masque-contre-3527
      https://mars-infos.org/home/chroot_ml/ml-marseille/ml-marseille/public_html/local/cache-vignettes/L614xH869/20millions-edab2.jpg?1542296326

      Appel aux masses contre le Mur de la Honte et le chantier de la Plaine.
      Déambulation festive offensive et masquée au départ de la sinistre Mairie de Marseille, Vieux Port, samedi 24 novembre, 16h.

      #urbanisme #logement #spéculation #luttes_sociales #luttes_urbaines

  • Dunkerque parie sur la gratuité des transports
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/06/29/dunkerque-parie-sur-la-gratuite-des-transports_5323090_3234.html

    A partir du 1er  septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise circuleront sans ticket.

    LE MONDE ECONOMIE | 29.06.2018 à 11h24 • Mis à jour le 29.06.2018 à 17h10 |
    Par Laurie Moniez (Lille, correspondance)
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    Lâcheront-ils leur voiture ? Le 1er septembre, les 200 000 habitants des 17 villes de la communauté urbaine dunkerquoise vont bénéficier des transports en commun gratuits. Terminé le ticket à 1,40 euro. Si une trentaine de communes françaises ont déjà fait ce choix (Niort, Compiègne, Gap, Porto-Vecchio…), Dunkerque devient la plus grande agglomération française à franchir le cap. En offrant la gratuité pour tous, résidents et extérieurs, la ville du Nord dépasse même à l’échelle européenne Tallinn, capitale de l’Estonie et ses 420 000 habitants, qui réserve cette gratuité à ses seuls résidents.

    Dans le Dunkerquois, territoire profondément lié à l’industrie, la qualité de l’air est un enjeu majeur. Près du port de Dunkerque, ArcelorMittal, considéré comme le plus gros pollueur industriel des Hauts-de-France, a rejeté pas moins de 2 930 tonnes de poussières en 2016, selon la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Un chiffre auquel il faut ajouter les 13,5 millions de tonnes de CO2 émises par le groupe sidérurgique dans le ciel dunkerquois, un triste record national.

    La Communauté urbaine de Dunkerque (CUD) a donc fait le choix politique d’un grand projet d’aménagement urbain destiné à favoriser les circulations douces et les transports en commun : le plan DK’Plus. Depuis les années 1970, le réseau actuel avait peu changé et dans le Dunkerquois moins de 5 % des déplacements se font aujourd’hui en bus, contre 66 % pour la voiture, selon une étude publiée en 2015. Avec une nouvelle flotte de bus aux couleurs vives, équipés progressivement du Wi-Fi, aux sièges rénovés, et aux horaires élargis en soirée chaque week-end, la CUD espère convaincre les Dunkerquois de laisser leur voiture au garage.

    Baisse des incivilités

    En attendant, les habitants ont subi pendant vingt-deux mois « l’un des plus gros chantiers des cinquante dernières années », explique Damien Carême, vice-président de la CUD et maire de Grande-Synthe. Le résultat, c’est un nouveau réseau permettant plus de fluidité grâce aux voies dédiées et aux feux prioritaires. « Avec les transports en commun, vous ne serez plus en retard au boulot ou au lycée », assure M. Carême. Surtout, les usagers vont découvrir des lignes plus simples à utiliser, davantage d’arrêts, une fréquence plus importante en zone dense avec de meilleures connexions entre les lignes… Désormais, 83 % de la population sera située à moins de 300 mètres d’un arrêt de bus.

    La gratuité proposée à titre expérimental uniquement le week-end depuis 2015 a permis de constater une hausse de fréquentation de 30 % le samedi et de 80 % le dimanche. « Et les incivilités ont chuté de 60 %, précise le président de la CUD et maire de Dunkerque Patrice Vergriete (divers gauche), balayant ainsi un préjugé sur la gratuité. Les chauffeurs disent qu’ils découvrent une nouvelle clientèle, qui dit bonjour. »

    Pour le financement, la CUD a fait des choix. Elle a abandonné, en 2014, le projet de son précédent président qui rêvait d’une nouvelle salle de sports et de spectacles de 8 000 places, estimée à 180 millions d’euros. « Cette Arena était inutile, indique M. Vergriete. Pour les travaux du DK’Plus, nous avons investi 60 millions d’euros et 5 millions d’euros pour les études. » Une somme financée par le VTA (versement transport additionnel), une taxe sur les entreprises du secteur qui avait été augmentée de 0,5 point en 2011 pour financer la fameuse Arena.

    « Cohésion sociale »

    En intégrant le manque à gagner de 4,5 millions d’euros sur les recettes de billets, le surcoût d’exploitation du nouveau réseau gratuit est de 8,9 millions d’euros, pour atteindre 42,9 millions d’euros. Ce montant est financé aux deux tiers par le VTA et le solde par le budget général de la CUD. Les élus promettent donc qu’il n’y aura pas de hausse des impôts.

    « Le coût de cette mesure est compensé par ses effets positifs, garantit le maire de Dunkerque. Cela permet de rendre du pouvoir d’achat, c’est favorable à l’environnement, c’est un enjeu de cohésion sociale, et ça rend les personnes plus mobiles. »

    Ce schéma pourrait-il être transposé à d’autres villes ? « Je ne suis pas là pour faire la leçon aux élus locaux, prévient M. Vergriete. C’est vrai que nous sommes regardés de près car beaucoup disaient que c’était impossible à réaliser dans des agglomérations de plus de 100 000 habitants. » Le maire de Dunkerque regrette que ce débat de société soit pollué par les « arguments fallacieux » avancés par d’autres collectivités, à commencer par le fait que ce qui est gratuit aurait moins de valeur. « Les arguments du débat en France sont assez minables », balaye-t-il avant d’annoncer que les 3 et 4 septembre se tiendront dans sa commune les premières rencontres des villes du transport gratuit. Parmi les tables rondes, chercheurs et maires de Tübingen (Allemagne), Tallinn (Estonie), Châteauroux ou Niort, reviendront sur les effets de la gratuité des transports en commun dans leurs villes. Les impacts environnementaux seront également abordés.

    #gratuité_des_transports #municipalité

    • @aude_v ça reste des arguments mainstream qui ne touche que les gens qui se focalisent dessus. On peut aussi poser la crédibilité de l’argument du « manque à gagner » tellement il est stupide.
      Reste que le nombre de collectivité qui mettent en place la gratuité des transports est en nette augmentation malgrès tous les argument d’arrière garde.

  • La fin des #communes en #France ?

    Avec la baisse des dotations pour les communes et la réforme de la #taxe_d’habitation, l’État français a-t-il décidé de sacrifier les mairies sur l’autel de l’austérité ? Échelon administratif le plus proche des habitants, elles sont vent debout. Les maires décrivent une impasse financière mettant en danger les #municipalités.


    https://www.lacite.info/politiquetxt/communes-france
    #administration #administration_française #Macron #collectivités_locales

  • San Diego is struggling with a huge hepatitis A outbreak. Is it coming to L.A.? - LA Times
    http://www.latimes.com/local/california/la-me-hepatitis-los-angeles-20170914-htmlstory.html
    http://www.trbimg.com/img-59bcaea9/turbine/la-me-hepatitis-los-angeles-20170914

    Health officials in San Diego have scrambled for months to contain an outbreak of hepatitis A — vaccinating more than 19,000 people, putting up posters at bus stations and distributing hand sanitizer and cleansing wipes.

    Despite those efforts, 16 people have died of the highly contagious virus in San Diego County and hundreds have become ill in what officials say is the nation’s second-largest outbreak of hepatitis A in decades.

    Earlier this month, San Diego officials declared a public health emergency.

    Though Los Angeles has so far escaped an outbreak, public health officials are hoping to head off a similar emergency. They say the virus could easily spread to Los Angeles because of its proximity to San Diego and the region’s large homeless population.

    C’est effrayant la quantité de sans-abris en Californie, une des régions les plus riches de la planète... et les conditions sanitaires qui se dégradent pour eux ont des conséquences sur toute la ville. Enjeu du nettoyage à l’eau de javel.

    #Santé_publique #Nettoyage_villes #Municipalités #Sans_abris

  • Accueillir les migrants : émission spéciale en direct de #Saint-Brévin-Les-Pins

    La commune de Saint-Brévin-Les-Pins doit accueillir 70 migrants issus de la jungle de Calais dans les prochaines semaines. Aujourd’hui, Guillaume Erner et la rédaction s’installent au cœur de cette localité pour saisir, en direct, les débats que suscite cet enjeu majeur au sein de la population.

    http://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/accueillir-les-migrants-emission-speciale-en-direct-de-saint-brevin-le
    #accueil #asile #migrations #réfugiés #France #solidarité

  • http://www.lcps-lebanon.org/agendaArticle.php?id=62

    What are international best practices for governments addressing a refugee crises?

    I think we learn more from failures. Speaking about best practices is important but it is also necessary to reflect in terms of what went wrong. To be honest there have been some huge mistakes made across the world. In my experience, the most frequent error is replicating models without the ability to adapt the experience to local needs and contexts. In Southern Africa or Latin America, this was very common.
    [;;;]
    Based on my knowledge concerning refugee crises, the Lebanon experience is rather unique due to its complexities. There are similar aspects to other cases regarding targeting, within a sustainable development perspective. Also, it would be useful to look at Lebanon before the outbreak of the Syrian crisis, with its many challenges in terms of poverty, inequality, management of natural resources and public services, and transparency, among others.

    If we are discussing this more comprehensive approach, I think the experience that has been tested is Southeastern Europe, which has a number of similarities to Lebanon, including some aspects which can be models for change. These are middle-income countries where active citizenship is growing, a debate on decentralization has started, and the dynamic of sustainable local development is at the center of the political agenda.

    #Liban #réfugiés #municipalité #ONG

  • La « #garde biterroise » voulue par Ménard adoptée en #conseil_municipal
    https://www.mediapart.fr/journal/france/161215/la-garde-biterroise-voulue-par-menard-adoptee-en-conseil-municipal

    Contre l’avis de la préfecture, la municipalité de #Béziers, dirigée par #Robert_Ménard, a voté mardi soir la création d’une « garde biterroise » pour patrouiller dans la ville pendant la durée de l’état d’urgence. Préfet et syndicat de défense des policiers municipaux pourraient saisir le tribunal administratif.

    #France #Fil_d'actualités #bilan #extrême_droite #FN #Front_national #municipalités #villes

  • #Mosquée Mantes Sud, victoire sur le FN.
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/mosquee-mantes

    Après une lutte judiciaire intense, l’association des musulmans de Mantes-Sud achète officiellement le local de leur future mosquée. Un pied de nez à la municipalité FN et son maire Cyril Nauth qui n’a eu de fait depuis son élection en 2014 que d’entraver ce projet des musulmans de la ville à une mosquée digne. L’AMMS signe l’acte authentique d’achat de la nouvelle Mosquée Mantes Sud. Ce Jeudi 29 Octobre, la CAMY, Communauté d’Agglomération de Mantes en Yvelines, recevait les représentants de la (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / Mosquée, #carousel, #Ailleurs_sur_le_Web, Municipalités

    #Municipalités_
    « http://www.mosqueemantessud.fr/mosquee-mantes-sud-victoire-contre-fn »

  • Future mosquée de Mantes-la-ville : le FN ne pourra pas préempter le local de l’AMMS
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/future-mosquee

    Le maire FN de Mantes-la-Ville subit un nouveau revers judiciaire. Après avoir été contraint par le conseil d’État à mettre à disposition une salle municipale pour la fête de l’Aïd en septembre, la cour administrative d’appel de Versailles a donné raison à l’association des musulmans de Mantes-Sud (AMMS). Le bras de fer judiciaire entre le maire FN de Mantes-la-Ville et la préfecture des Yvelines s’est soldé par un nouveau revers judiciaire pour la municipalité. Cyril Nauth, qui défend coûte que coûte son (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / #Ailleurs_sur_le_Web, Municipalités

    #Municipalités_
    « http://www.saphirnews.com/Mantes-la-Ville-mosquee-contre-commissariat-la-justice-a-tranche_a21373. »

  • La mairie FN de Mantes la ville contrainte à mettre à disposition une salle municipale pour la fête de l’Aïd
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/la-mairie-fn

    Victoire pour les musulmans de Mantes-la-Ville. Le conseil d’Etat a ordonné au maire FN de leur mettre à disposition une salle pour la prière de l’Aïd-el-Kébir, demain, jeudi 24 septembre. La ville a aussi été condamnée à 2000 euros d’amendes. Article mis à jour : Le juge du Conseil d’État, saisi, par l’association des musulmans de Mantes la Ville, a ordonné, aujourd’hui au Maire FN de leur mettre à disposition la salle Jacques Brel demain pour la grande prière de la fête du sacrifice . La prière de (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / Municipalités , #Ailleurs_sur_le_Web, #carousel

    #Municipalités_
    « http://www.leparisien.fr/mantes-la-ville-78200/mantes-la-ville-pas-de-gymnase-pour-l-aid-des-musulmans-21-09-2015-511359 »

  • Pas de gymnase pour la fête de l’Aid Al Adha
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/pas-de-gymnase

    Mantes-la-Ville. Faute d’accès au gymnase Aimé-Bergeal, les musulmans de Mantes-la-Ville risquent de prier dans la petite mosquée du boulevard Salengro. Aziz El-Jaouhari, président des « Musulmans de Mantes-sud » a attaqué la décision du maire. Jeudi, pour l’Aïd-el-Kébir, les musulmans de Mantes-la-Ville n’auront droit à aucune salle de prières. Le maire (FN) de la commune n’a pas souhaité leur accorder de local municipal. L’an passé, à l’occasion de cette date importante, plusieurs centaines de fidèles (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / Municipalités , #Ailleurs_sur_le_Web, #carousel

    #Municipalités_
    « http://www.leparisien.fr/mantes-la-ville-78200/mantes-la-ville-pas-de-gymnase-pour-l-aid-des-musulmans-21-09-2015-511359 »

  • Fréjus : la mairie FN obligée d’ouvrir la mosquée pour l’Aïd
    http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/frejus-la

    La décision est tombée ce week-end, la mosquée de Fréjus ouvrira bien ces portes pour la fête de l’Aïd, le jeudi 24 septembre. Face au maire FN, David Rachline, la justice a tranchée en faveur de la liberté de cultes et de conscience. La mairie a en outre été condamnée à verser 1000 euros à l’association cultuelle. Le tribunal administratif de Toulon a ordonné à la municipalité FN de Fréjus (Var) de laisser ouvrir la mosquée de la ville le 24 septembre, jour de la fête de l’Aïd, a indiqué ce samedi Philippe (...)

    #L'œil_de_Contre-Attaques

    / #Ailleurs_sur_le_Web, Municipalités

    #Municipalités_
    « http://www.leparisien.fr/provence-alpes-cote-d-azur/frejus-la-mairie-fn-obligee-d-ouvrir-la-mosquee-pour-l-aid-19-09-2015-510 »

  • Si peu d’ouvriers dans les conseils municipaux
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=2980

    Les #ouvriers sont le plus souvent absents des conseils municipaux. Même dans les territoires ruraux où ils constituent le premier groupe d’actifs, ils y sont très peu représentés. Avant les élections municipales de mars 2014, Terrains de luttes poursuit l’exploration des conditions de la marginalisation #politique des #classes_populaires. Nous …

    #Rural_ ! #communes #Elections #mairies #municipalités #partis_politiques #professionnels_de_la_politique

  • La situation dans la ville d’Alep – Entretien avec Adam Baczko, sociologue des guerres civiles (2/3) | TEPSIS
    http://tepsis.hypotheses.org/826

    Le Régime est opposé à cette municipalité ?
    Bien sûr, c’est un organisme concurrent. Ce qui est fascinant et étonnant, c’est que sur des problèmes concrets, la mairie d’Alep côté Régime est obligée de se coordonner avec la mairie côté rebelle. L’un des problèmes typique c’est l’électricité. Le réseau électrique n’a jamais été conçu pour une ville coupée en deux et donc si vous coupez l’électricité dans une zone vous la coupez pour toute la ville. Il y a donc tout intérêt à ce que ces deux entités se coordonnent. La mairie d’Alep côté régime avait les ingénieurs et celle côté rebelle l’accès aux transformateurs. Il y a eu une coordination dont personne ne voulait parler pour remettre en état les transformateurs ce qui était de l’intérêt de tout le monde. Cela a d’ailleurs été le site d’un jeu de communication. Cela a commencé par le Régime qui tentait uniquement de couper l’électricité dans les zones rebelles mais les rebelles répondaient en coupant à leur tour l’électricité dans les zones dirigées. Quand les deux acteurs ont reconnu que soit tout le monde avait l’électricité soit personne, ils se sont mis d’accord pour reconstruire un réseau électrique minimal.

    #Alep
    #Syrie
    #électricité
    #municipalité
    #gestion_urbaine
    #service_public

  • Citoyenneté. Cinq communes optent pour un budget participatif
    La Presse de Tunisie - cinq-communes-optent-pour-un-budget-participatif | 75860 | 06122013
    http://www.lapresse.tn/06122013/75860/cinq-communes-optent-pour-un-budget-participatif.html
    Voilà qui est nouveau en #Tunisie

    « La décision que nous avons prise est souveraine et officielle », précise le maire de Gabès
    Dès janvier prochain, les #municipalités de Menzel Bourguiba, La Marsa, Kairouan, Tozeur et Gabès partageront officiellement le pouvoir avec les citoyens de leur ville, en leur accordant un montant bien précis et une rubrique d’investissement bien déterminée, dans le budget communal de 2015 pour recevoir leurs idées de projets pour leur commune, tout en s’engageant à les exécuter, annonce un communiqué publié hier par l’organisation non gouvernementale tunisienne L’Action associative.

  • RAGEMAG | Municipales : l’œil de l’extrême droite
    http://ragemag.fr/municipales-loeil-de-lextreme-droite-39289

    En effet, l’extrême droite s’accommode bien de l’inégale répartition des richesses. Il faut dire que celle-ci est peu photogénique. Comment le FN pourrait-il insérer l’offshore dans son discours ? Si l’extrême droite dénonce la corruption des élites, ce n’est pas pour s’en prendre au système qui la rend possible, mais dans l’espoir de s’installer dans ses confortables fauteuils ainsi devenus vacants. Il est plus facile de désigner une couleur de peau différente que les intérêts convergents des grandes fortunes. Car les comportements prédateurs des firmes et des rentiers consistent précisément à fabriquer de l’invisible : la fraude fiscale massive et organisée, tout comme les milliards accumulés en profit ou en dividende, sont escamotés de l’espace public. En criant haro sur les pauvres (visibles), l’extrême droite préserve les riches (invisibles). Le regard, dans son immédiateté, est bien son instrument principal. L’expérience quotidienne de la rencontre avec l’étranger – réel ou fantasmé – peut servir de matériau à l’expression de toutes les frustrations, quand la prédation capitaliste demeure dans le secret des paradis fiscaux et des chambres de compensation luxembourgeoises.

    Bien sûr, l’extrême droite a ses bons pauvres et ses mauvais riches. C’est notamment le cas depuis que le FN est sous la houlette de l’ancien chevènementiste Florian Philippot. Désormais, on s’en prend à l’oligarchie et à la « finance mondialiste ». Mais ce n’est jamais l’accumulation elle-même qui est dans le viseur. Seuls ceux d’entre les puissants qui complotent contre les nations (et contre leur homogénéité fantasmée) sont condamnés. En sous-main, les « gudards » proches de Le Pen ouvrent des comptes offshores aux barons « socialistes ». A un capital « apatride », le FN préfère un capital bien de chez nous. Mais l’essentiel de ses flèches, l’extrême droite le réserve aux plus humbles.

    Face à elle, la gauche antilibérale est désavantagée. En effet, elle ne peut qu’imparfaitement s’adosser à la perception – puisqu’elle fonde sa théorie sur des réalités peu visibles voire masquées, celles de l’existence de l’oligarchie, de la domination du secteur financier et des intérêts du capital contre ceux des peuples. Peu de lieux et d’expériences, dans le vécu de chacun d’entre nous, donnent limpidement corps à ces réalités. Ce n’est pas au guichet de la banque du village qu’est visible le réseau international qui en constitue pourtant l’indispensable soubassement. Pour la grande majorité des gens, ces forces demeurent impalpables, sans incarnation tangible dans la vie quotidienne. Les médias participent d’ailleurs à cette politique du visible (et donc de l’invisible) qui consiste à monter en épingle le fait divers et à escamoter les grands enjeux financiers structurants.

    Excellent article, vraiment

    #FN #municipalités #visible #invisible