• Les barbelés de clôtures, abandonnés par l’#Espagne mais maintenus par le #Maroc ?

    Alors que le gouvernement espagnol a annoncé vendredi qu’il abandonnera les barbelés de clôtures séparant #Ceuta et #Melilla du Maroc, ce dernier serait en train de mettre en place une nouvelle clôture autour des deux enclaves..

    Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi un plan de modernisation visant à supprimer les barbelés de clôtures séparant Ceuta et Melilla du Maroc.

    Selon le média espagnol Info Libre, cette annonce intervient sept mois après que le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, s’était prononcé contre ce dispositif. La même source rappelle que ces barbelés de clôtures causent de graves blessures aux migrants qui tentent d’accéder illégalement aux deux enclaves espagnoles.

    Le gouvernement espagnol pour des moyens « plus surs mais moins sanglants »

    « Le retrait des clôtures et leur remplacement par de nouveaux équipements avec une technologie de pointe permettra de renforcer la sécurité sans blesser » ces migrants, poursuit-on de même source. Cette opération concernera d’abord les « zones frontalières les plus vulnérables ».

    Malgré l’insistance de l’opinion publique espagnole, Grande-Marlaska n’a pas précisé en quoi son ministère rendrait les clôtures plus sûres, mais il a cité un rapport technique du gouvernement de Rajoy. Ce document, cité par les médias espagnols, avait établi que les barbelés n’étaient plus dissuasifs pour les migrants, ce qui justifie la décision de les remplacer par des moyens « plus sûrs mais moins sanglants ».

    Toutes les actions seront développées en coordination avec le Royaume du Maroc, chargé de la surveillance de l’autre côté de la frontière, a précisé le ministre. Ce dernier a indiqué aussi que les travaux commenceront cette année par l’installation d’un nouveau système de surveillance en circuit fermé.

    « L’amélioration du réseau de fibre optique ou l’extension du circuit fermé de vidéosurveillance jusqu’au territoire marocain sont également prévues, tout comme l’adaptation des zones de transit de personnes à Tarajal (Ceuta) et d’autres passages frontaliers et l’installation de dispositifs de reconnaissance faciale », poursuit le média espagnol.

    Les « concertinas » maintenus par le Maroc ?

    Avec ces actions, le gouvernement montre sa volonté de prendre « très au sérieux la sécurité des migrants et le respect des droits de l’Homme », a déclaré Grande-Marlaska. Cette mesure intervient dans le cadre d’un large plan annoncé par le gouvernement pour l’amélioration des infrastructures de sécurité de l’Espagne, conclut Info Libre.

    De son côté, le média local Ceuta Actualidad a rapporté ce samedi que le Maroc serait en train d’installer, au niveau sa frontière avec Ceuta, une clôture avec des fils barbelés concertinas. « Pour le moment, les travaux ont commencé dans la région de Finca Berrocal. La clôture, plus petite que celle des Espagnols, sera située à quelques mètres de celle-ci », précise-t-il.

    « Avec cette mesure, un migrant qui veut accéder à Ceuta devra d’abord franchir la barrière marocaine puis un deuxième obstacle. De cette manière, il sera très difficile pour un migrant de pénétrer sur le territoire espagnol sans être intercepté à mi-parcours », détaille-t-il.

    Et Ceuta Actualidad de conclure : « Désormais, les #concertinas (#fils_barbelés, ndlr) seront placées du côté marocain » de la frontière.

    https://www.yabiladi.com/articles/details/73546/barbeles-clotures-abandonnes-l-espagne-mais.html

    #murs #barbelés #barrières_frontalières #frontières #asile #migrations #réfugiés #fil_barbelé


  • Breaking: #Canada Announces That Its Border Wall Is Already Finished | The Inertia
    https://www.theinertia.com/comedy/canada-announces-border-wall-finished

    In incredible news out of Canada, officials have happily announced that the country easily finished its own border wall in the past 21 days while everyone was distracted by the U.S. government shutdown. And it was a simple solution: one of the snowiest countries in the world used its overabundance of frozen water to create a border wall spanning nearly 4,000 miles from the shores of British Columbia in the west to New Brunswick in the east. The purpose? Keep weed-puffing, hard-drinking Americans seeking better times out of the country.

    “For years, Americans have crossed our borders to bypass repressive laws and governments in their own country, simply to have a better time, be it the drinking age limit or, more recently, to smoke weed legally,” announced Canadian Prime Minister Justin Trudeau. “Well, those benefits are for our citizens.”

    #mur #etats-unis

    Editor’s Note: If you didn’t figure out this was #satire within the first few sentences, shoot us a note and we’ll send someone to hit you over the head with a frying pan immediately.


  • Israël ouvre une route avec un mur séparant le trafic israélien et palestinien
    The Times of Israël | 10 janvier 2019, 18:00
    https://fr.timesofisrael.com/israel-ouvre-une-route-avec-un-mur-separant-le-trafic-israelien-et

    Pour Israël, la nouvelle route facilitera la circulation et les liens entre Jérusalem et les implantations ; pour les Palestiniens, elle "incarne la discrimination la plus totale"

    Israël a ouvert une route en Cisjordanie jeudi matin avec une barrière physique séparant la circulation israélienne et palestinienne, la première du genre, qui suscite des accusations de racisme de la part des autorités palestiniennes.

    Le ministère israélien des Transports a déclaré que la route, y compris ses dispositions en matière de sécurité, offrait « une solution pour toutes les populations, israéliennes et palestiniennes ».


  • Près de Jérusalem, Israéliens et Palestiniens roulent séparés par un mur
    La Presse, le 10 janvier 2019
    https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201901/10/01-5210563-pres-de-jerusalem-israeliens-et-palestiniens-roulent-separes-par

    La route 4370, qui serpente sur quelques kilomètres au nord-est de Jérusalem coupée en deux par un mur surmonté d’une haute clôture, a déjà gagné le surnom de « route de l’apartheid » côté palestinien.

    #Palestine #Apartheid #Mur #Jérusalem #Cisjordanie #Occupation #BDS


  • OHNE TITEL reçoit #vincent_glowinski
    http://www.radiopanik.org/emissions/ohne-titel/ohne-titel-recoit-vincent-glowinski

    En clôture de notre série d’émissions autour du Street #art, nous reçevons Vincent Glowinski, aka #Bonom.

    Il est sans doute le street artiste le plus populaire et le plus apprécié.

    Depuis nos studios, Vincent nous emmène à la découverte de ses #fresques à travers la ville.

    L’entretien suivra un parcours cartographique à travers #Bruxelles...

    Nous prendrons le temps de discuter de ses choix de lieux et des sujets qu’il peint, des sujets d’inspiration et du contexte de création de ses oeuvres et nous tenterons de comprendre sa démarche.

    Nous lui poserons également des questions sur ses créations performatives, ses collaborations artistiques et sur certains projets en cours, comme celui sur le site des Brigittines, dans les Marolles.

    Une émission à écouter en marchant, le nez en (...)

    #exposition #street_art #mural #Bruxelles,art,exposition,fresques,street_art,mural,Bonom,vincent_glowinski
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ohne-titel/ohne-titel-recoit-vincent-glowinski_05976__1.mp3


  • USA : Le débat sur le mur éclipse d’autres problèmes à la frontière américaine Elliot Spagat et Colleen Long - Associated Press à San Diego - 5 Janvier 2019 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/544912/le-debat-sur-le-mur-eclipse-nombre-d-autres-problemes-a-la-frontiere

    À Washington, tout tourne autour du mur. À la frontière avec le Mexique, ce n’est pourtant qu’une partie de l’histoire.

    Les autorités frontalières se débattent avec des installations obsolètes mal équipées pour faire face à l’augmentation croissante du nombre de familles de migrants, ce qui entraîne le relâchement au quotidien d’immigrants dans la rue. Le système judiciaire d’immigration est tellement encombré que certains attendent des années avant que leurs affaires ne soient résolues et manquent de fonds pour des services de base comme celui d’un traducteur en personne.


    Photo : Daniel Ochoa de Olza Associated Press Une femme se promène sur le flanc mexicain de la clôture frontalière qui sépare San Diego, aux États-Unis, et Tijuana, au Mexique.

    Une augmentation du nombre d’enfants malades arrivant à la frontière pèse aussi lourdement sur les ressources en santé.

    Malgré tout, le débat à Washington a porté presque exclusivement sur les 5 milliards de dollars de financement réclamés par le président Donald Trump pour un mur. Les autres propositions en cours de discussion maintiendraient le financement du reste du département de la Sécurité intérieure aux niveaux existants.

    « Le mur est un outil. Malheureusement, même s’il est construit tout au long de la frontière, il ne résoudra pas tous les problèmes », a souligné Victor M. Manjarrez, ancien chef des patrouilles frontalières avec plus de 20 ans d’expérience, et aujourd’hui professeur à l’Université du Texas-El Paso.

    Le président Trump a laissé entendre que les migrants ne prendraient pas la peine de venir s’il parvenait à ses fins avec le mur frontalier, ce qui rendrait d’autres enjeux d’immigration moins problématiques. Des murs et des clôtures couvrent actuellement environ un tiers de la frontière — principalement construits sous le gouvernement du président George W. Bush — et M. Trump souhaite les prolonger et les fortifier. Toutefois, la sous-traitance, la conception et la construction de nouveaux systèmes de murs dotés de technologies de pointe pourraient prendre des années.

    M. Trump a rencontré vendredi les leaders du Congrès américain qui ont déclaré que le président prévenait que la paralysie budgétaire pourrait durer encore « des années ». Le président a dit plus tard qu’il envisagerait d’utiliser le pouvoir exécutif pour construire un mur à la frontière.

    « Vous pouvez appeler cela une barrière, vous pouvez appeler ça comme vous voulez », avait déclaré M. Trump un jour plus tôt, accompagné de représentants de travailleurs à la frontière. « Mais essentiellement, nous avons besoin de protection dans notre pays. Nous allons y arriver. Les gens de notre pays le veulent. »

    Dans le même temps, la Chambre a adopté un projet de loi jeudi soir visant à financer le gouvernement sans les 5 milliards souhaités par M. Trump, la nouvelle présidente démocrate Nancy Pelosi qualifiant le mur « d’immoral ».

    Des familles qui ne veulent pas échapper à la capture
    Le débat néglige d’importants goulots d’étranglement dans le système d’immigration alors que de plus en plus de familles et d’enfants voyageant seuls se présentent aux autorités pour demander l’asile, au lieu d’essayer d’échapper à la capture, comme presque tout le monde le faisait il y a quelques années. Dans certains cas, des migrants escaladent la barrière frontalière existante et recherchent des agents pour se rendre.

    L’arriéré des tribunaux d’immigration a plus que doublé pour atteindre 1,1 million de cas depuis peu avant l’entrée en fonction de M. Trump, selon Transactional Records Access Clearinghouse de l’Université de Syracuse. Les familles et les enfants comptent maintenant pour environ six sur 10 arrestations par des patrouilles frontalières, mais il n’y a qu’environ 3300 lits de détention pour les familles et le nombre d’enfants non accompagnés pris en charge par le gouvernement a considérablement augmenté sous l’administration Trump.

    Les migrants ayant traversé la frontière sont bloqués dans des cellules de détention à court terme pendant plusieurs jours et le nombre d’enfants migrants malades a atteint des sommets. Deux enfants sont morts en détention.

    En outre, le mur fera peu pour résoudre le problème des visas échus — lorsque des immigrants arrivent dans le pays légalement et y restent après l’expiration de leurs papiers. Selon les autorités, il y a eu près de 740 000 séjours prolongés après l’échéance d’un visa au cours d’une période récente de 12 mois.

    Et les agents frontaliers continuent de composer avec un nombre croissant d’enfants et de familles. Les responsables disent qu’ils interceptent environ 2000 personnes par jour, dont plus de 60 pour cent sont des enfants et des familles, une proportion plus grande que pendant plusieurs périodes sous le président Barack Obama. Ils ont relayé 451 cas à un fournisseur de soins de santé du 22 au 30 décembre, plus de la moitié des enfants.

    Des responsables « dépassés » par les événements
    David Aguilar, chef de la police des frontières de 2004 à 2010 et ancien commissaire par intérim aux douanes et à la protection des frontières, a soutenu que les agences responsables de la détention à long terme en immigration avaient besoin de fonds supplémentaires pour pouvoir intervenir immédiatement après l’interpellation à la frontière. Il dit croire que les responsables sont « dépassés » par le sort de tous les enfants et de toutes les familles traversant la frontière, ce qui est très différent de la situation des années 1990 et 2000.

    « Les données démographiques et les flux à la frontière sud sont très différents de ceux observés lors de la construction des murs d’origine… en 2006 et 2008 », a-t-il déclaré.

    M. Trump a augmenté de façon importante le nombre de juges de l’immigration, mais Ashley Tabaddor, présidente de l’Association nationale des juges de l’immigration, a fait valoir que le personnel de soutien était insuffisant. Environ une semaine avant le « shutdown » au gouvernement fédéral, on a dit aux juges que les tribunaux étaient à court d’argent pour de nombreux traducteurs en personne et que, par conséquent, ils devraient les joindre par téléphone. Une audience qui aurait généralement duré trois minutes s’étalerait sur une vingtaine de minutes.

    #murs #inefficacité #USA #Mexique #migrants #frontières #barrières_frontalières #absurdité #réalité #Etats-Unis #barack_obama #george_w_bush #donald_trump


  • Mick Mulvaney in 2015 : Trump’s views on border wall ’simplistic,’ ’absurd and almost childish’

    “The fence is an easy thing to sell politically,” #Mulvaney said. “It’s an easy thing for someone who doesn’t follow the issue very closely to say, ’oh, well that’ll just solve everything, build the fence.”

    https://edition.cnn.com/2018/12/21/politics/mulvaney-on-trump-in-2015/index.html
    source : https://twitter.com/madsen34geog/status/1080852014022709248

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    #Nancy_Pelosi: “A wall is an immorality. It’s not who we are as a nation. And this is not a wall between Mexico and the United States that the president is creating here. It’s a wall between reality and his constituents.” Via CBS.

    https://twitter.com/kylegriffin1/status/1080987215285628929

    #murs #inefficacité #symbole #symbolique #USA #Mexique #Trump #résistance #frontières #barrières_frontalières #citations #simplisme #absurdité #infantile #réalité #moralité #immoralité #Etats-Unis


  • Israël achève la construction d’une barrière de sécurité au large de la bande de Gaza
    Middle East Eye – 3 janvier 2019
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/isra-l-ach-ve-la-construction-d-une-barri-re-de-s-curit-au-large-de-l

    L’armée israélienne a presque achevé l’édification d’une barrière de 200 mètres de long constituée de blocs et de béton à la frontière avec la bande de Gaza, a rapporté la chaîne israélienne Channel 10.

    Israël avait annoncé le lancement des travaux en mai, affirmant que cette barrière empêcherait les combattants du Hamas d’infiltrer Israël par la mer, comme ils l’avaient fait lors de la dernière guerre en 2014. L’édifice vient s’ajouter aux barrières de sécurité existantes et à la présence navale autour de l’enclave palestinienne sous blocus.

    La barrière, qui se compose d’une clôture de surface et d’une combinaison d’un mur de béton sous-marin et de systèmes de capteurs, permet de combler une brèche dans la zone maritime peu profonde où les navires de la marine israélienne ne peuvent pas opérer.

    Le propre ministère de l’Environnement d’Israël a averti que la barrière pourrait endommager les plages israéliennes en altérant les dépôts naturels de sable transportés par la mer. (...)

    #mur


  • L’Europe au pied des #murs
    https://viaoccitanie.tv/leurope-au-pied-des-murs

    Avec Stéphane Rosière, Claire Rodier, Laetitia Sedoux entre autre, et des images intéressante de mon terrain de recherche à Melilla

    L’Europe au pied des murs

    Près de 30 ans après la chute du rideau de fer, l’UE ferme ses frontières. À travers leur documentaire, Nicolas Dupuis et Elsa Putelat interrogent la politique européenne de repli sur soi.

    Plus de 55 murs-frontières déchirent la planète, emprisonnent des populations et éloignent les hommes les uns des autres. L’Espagne, la Grèce, la Bulgarie, maintenant la Hongrie, la France à Calais, et bientôt l’Ukraine ferment leurs frontières extérieures par un mur. L’actualité migratoire a encore accéléré le rythme de construction de ces fortifications et renforcé les contrôles.

    Des centaines de milliers de caméras, de capteurs, des équipements de plus en plus coûteux et techniques, des milliers d’hommes pour surveiller, et bien sûr des milliards d’euros dépensés. Malgré tous ces murs, l’Europe voit arriver plusieurs milliers de réfugiés chaque mois. Alors pourquoi continuer à les construire ?

    #frontières #europe


  • Inside Banksy’s The Walled Off Hotel in Bethlehem - The National
    https://www.thenational.ae/arts-culture/inside-banksy-s-the-walled-off-hotel-in-bethlehem-1.804845

    ... unlike Girl with Balloon and Dismaland, Banksy appears uncharacteristically reluctant to follow through with the destruction of his Bethlehem creation. Some 21 months later, it seems to have become a permanent feature of this small city’s tourist landscape.

    Given that #Banksy is notoriously elusive, it is difficult to be sure why he has made an exception for The Walled Off Hotel. But given his well-known sympathy for the Palestinian cause, a few reasons suggest themselves. One is that, were he to abandon the hotel, it would delight the Israeli military authorities. They would love to see The Walled Off Hotel disappear – and with it, a major reason to focus on a particularly ugly aspect of Israel’s occupation. In addition, dismantling the hotel might echo rather uncomfortably Israel’s long-standing policy of clearing Palestinians off their land – invariably to free-up space for Jewish settlement.

    Israel strenuously claims the wall was built to aid security by keeping out Palestinian “terrorists”. But the wall’s path outside The Walled Off Hotel seals off Bethlehem from one of its major holy sites, Rachel’s Tomb, and has allowed Jewish religious extremists to take it over.

    A rare success story
    In sticking by the hotel, Banksy appears to have been influenced by Palestinian “#sumud”, Arabic for steadfastness, a commitment to staying put in the face of Israeli pressure and aggression. But significantly, there is a practical consideration: The Walled Off Hotel has rapidly become a rare success story in the occupied territories, boosting the struggling Palestinian economy. That has occurred in spite of Israel’s best efforts to curb tourism to Bethlehem, including by making a trip through the wall and an Israeli checkpoint a time-consuming and discomfiting experience.

    #Palestine #Mur


  • #GoFundMe raises nearly $5 million for Trump’s border wall | TheHill
    https://thehill.com/homenews/administration/422197-gofundme-raises-more-than-1-million-for-trumps-border-wall

    The fundraiser’s total continued to climb on Wednesday after the White House dropped its demand that $5 billion for Trump’s border wall be included in a government funding bill.

    #mur


  • OHNE TITEL reçoit #samuel_idmtal
    http://www.radiopanik.org/emissions/ohne-titel/ohne-titel-recoit-samuel-idmtal

    Troisème volet de notre série de quatre épisodes sur les artistes travaillant en rue.

    Nous discutons cette fois-ci avec Samuel Idmtal qui a réalisé de nombreuses #fresques dans plusieurs quartiers de Bruxelles (et d’ailleurs). La particularité de celles-ci étant le fait qu’elles sont réalisées de manière participative avec les habitants, l’occasion donc de découvrir les étapes de ce types de projets, et de demander à Samuel son ressenti par rapport à la vie des quartiers où il a travaillé.

    Il nous parlera également de son parcours atypique et de sa reconversion professionnelle, des projets réalisés à venir, de ses collaborations avec d’autres artistes, et également de son travail en atelier et en quoi les deux démarches (atelier vs. rue) influent-elles ou pas sur ses créations.

    #art_contemporain #street_art #muralisme #fresques,art_contemporain,street_art,samuel_idmtal,muralisme
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/ohne-titel/ohne-titel-recoit-samuel-idmtal_05880__1.mp3


  • Du bon usage des barbelés. Pourquoi la gauche éprouve tant de mal à admettre que les frontières tuent

    Dans une récente interview à la revue Ballast, le philosophe et économiste #Frédéric_Lordon aborde la question des #violences infligées aux migrantes et aux migrants en concluant qu’il est illusoire de lutter pour la #liberté_de_circulation. Lui plaide pour des frontières « plus intelligentes ». Au passage, il met en cause le journaliste indépendant Olivier Cyran, accusé de tenir sur le sujet des positions déraisonnables. Dans un contexte de forte mobilisation sociale et de vive confusion politique, ce dernier se saisit de cette perche pour questionner le rapport de la #gauche aux frontières et la stratégie périlleuse de sa principale composante, la #France_insoumise.

    Dans L’Homme qui n’a pas d’étoile, de King Vidor, il y a cette scène où un éleveur de bétail conseille au cow-boy solitaire joué par Kirk Douglas d’utiliser du fil de fer barbelé. En entendant ce mot, le héros se raidit, ses traits se durcissent. « Qu’est-ce qui ne va pas ? », demande l’éleveur. Et Kirk de lui répondre sèchement : « Je n’aime pas ça, ni celui qui s’en sert. »

    On repensait à cette réplique, l’autre jour, en voyant les images de soldats américains en train de dérouler sur les rives du Rio Grande des kilomètres de bobines de barbelé concertina – variante autrement plus redoutable, avec ses lames de rasoir conçues pour trancher jusqu’à l’os, que le gros barbelé à pointes inventé en 1874 par un fermier prospère de l’Illinois [1].

    C’est le même modèle qui borde la rocade menant au port de Calais, où il couronne un tentaculaire lacis de clôtures et de détecteurs à rayonnement infra-rouge. Dans le Pas-de-Calais, sa fonction consiste à stopper les saute-frontière et, s’ils insistent, à leur infliger des lacérations que les médecins sur place comparent à des blessures de guerre.

    Aux Etats-Unis, l’actuelle débauche de barbelés visait la « caravane des migrants », cette marche d’environ cinq mille personnes parties du Honduras début octobre à la recherche d’une meilleure vie dans le Premier monde. Les trimardeurs et les grandes voyageuses n’avaient pas encore atteint Mexico, à mille bornes du point frontière nord-américain le plus proche, que déjà Donald Trump dépêchait ses troupes à leur rencontre en annonçant, la bave littéralement aux lèvres, qu’elles avaient l’ordre de tirer dans le tas au premier jet de pierre – comme à Gaza, mais au Texas.

    Un spectre hante la gauche : le « No border »

    On s’est surpris à y repenser encore, par ricochets, en parcourant le très long entretien accordé à Ballast par Frédéric Lordon. Au cours de cet exercice en trois volets, consacré en sa partie centrale à valider la stratégie d’accès au pouvoir de la France insoumise, l’économiste hétérodoxe s’attaque entre autres à la question des migrantes et des migrants, en laissant entendre que les violences qu’ils et elles endurent feraient l’objet d’une attention excessive ou trop moralisante de la part d’une partie de la gauche.

    La « pensée militante » serait mieux employée à se fondre dans la « dynamique à gauche » incarnée avec prestance par Jean-Luc Mélenchon qu’à bassiner tout le monde avec nos histoires de barbelés, de duvets confisqués par la police et de centres de rétention qui débordent, puisque, souligne Lordon, « il ne devrait pas être nécessaire de dire qu’au premier chef, ce qui est insoutenable, c’est le sort objectif fait aux migrants. Car d’abord ce devrait être suffisamment évident pour qu’on n’ait pas à le dire. »

    Dans le champ de mines à fragmentation de la « vraie » gauche, la voix de Frédéric Lordon ne compte pas pour du beurre. Ses analyses sur la crise de 2008 ou sur le garrottage de la Grèce ont permis à des milliers de cancres en économie dans mon genre d’y voir plus clair sur le fonctionnement des banques, des institutions qui les gavent et des calamités qu’elles provoquent. Quand il passe à la débroussailleuse les fausses évidences du « système des prescripteurs » et raille leur « radicale incapacité de penser quoi que ce soit de différent », on boit volontiers du petit lait.

    Mais les efforts d’imagination qu’il mobilise pour concevoir des alternatives à l’ordre économique dominant ne paraissent plus de mise quand il s’agit des frontières. À rebours de la hardiesse qui l’avait conduit par exemple à appeler à la fermeture de la Bourse, Lordon prêche sur ce sujet la conservation de l’existant et sa répugnance pour les « No border », appellation qu’il s’abstient de définir, mais sous laquelle il semble ranger les quelques effronté.e.s qui, considérant la criminalité d’État instituée par les frontières, oseraient mettre en doute leur bien-fondé intrinsèque.

    Nous sommes quelques-uns en effet à considérer que les frontières physiques – non pas celles qui se volatilisent devant les capitaux et les marchandises, mais celles qui repoussent, blessent ou tuent les voyageurs sans visa au moyen d’un nombre toujours croissant de policiers, de garde-côte, de mercenaires, de fichiers d’empreintes digitales, de capteurs biométriques, de détecteurs de chaleur humaine ou de systèmes de surveillance satellitaire – ne constituent pas nécessairement l’horizon indépassable de la condition humaine, et qu’il y a lieu peut-être d’envisager leur démontage.

    Policiers à la cool et frontières intelligentes

    Chacun l’aura remarqué, ce point de vue n’occupe pas une place écrasante dans le débat public. S’il inspire un certain nombre d’actions militantes courageuses et salutaires, il ne bénéficie d’aucune espèce de visibilité dans le champ médiatique, politique ou intellectuel. En fait il n’est même jamais énoncé, encore moins discuté.

    D’où notre étonnement de voir Lordon s’en emparer brusquement pour s’efforcer de le disqualifier davantage, comme s’il y avait péril en la demeure. À ses yeux, remettre en cause la légitimité des frontières, c’est dégringoler tête en avant dans un « néant de la pensée » – le mien, en l’occurrence, puisque je me retrouve nommément visé dans ce passage.

    Les frontières, nous enseigne-t-il, ne sont pas mauvaises en soi. Elles sont, point barre. Elles peuvent d’ailleurs « prendre des formes extrêmement variées, des plus haïssables [...] jusqu’à de plus intelligentes. » Comment s’y prendre pour améliorer le QI d’une clôture ou d’une patrouille de Frontex, Lordon ne le précise pas – c’est sans doute, là aussi, « suffisamment évident pour qu’on n’ait pas à le dire ».

    On se contentera de prendre pour acquis que les frontières intelligentes font de bien belles choses, qu’elles « encouragent même circulation et installation, mais n’abandonnent pas pour autant l’idée d’une différence de principe entre intérieur et extérieur ». On est ravi de la nouvelle et on voudrait bien les connaître, ces murs de qualité qui allient gentillesse et attachement aux principes éternels.

    En quoi elle consiste au juste, la « différence de principe entre intérieur et extérieur », Lordon ne le précise pas non plus, mais on ne jurerait pas qu’elle n’ait rien à voir avec ces quinze migrants qui viennent de mourir de faim et de soif à bord d’un canot qui dérivait depuis douze jours au large des côtes libyennes. Ou avec ce sans-papiers guinéen forcé par un agent de la Police aux frontières de Beauvais de se mettre à genoux et de lui lécher ses chaussures.

    Mais attention, nous avertit le philosophe : le problème viendrait surtout de ces énergumènes qui voudraient détruire les frontières et jeter le barbelé avec l’eau du bain. « C’est de la problématisation pour “On n’est pas couché” ou pour C-News. En matière d’institutions, “pour ou contre”, c’est la pire manière de poser les questions », décrète-t-il, et là encore, c’est mézigue dont les oreilles sifflent.

    Ses remontrances font suite à une série de remarques que j’avais postées sur le réseau Twitter, puis remises en ligne ici-même, en réaction épidermique [2] à diverses prises de position sur le sujet, y compris celles, en effet, de Frédéric Lordon, détaillées précédemment sur son blog et révélatrices à mes yeux du fond de sauce mélenchonien qui englue les synapses de la gauche.

    Le différend qui nous oppose sur la question des frontières le conduit, dans un autre passage de son interview, à se demander quelles substances je consomme lorsque j’écris mes trucs. C’est une question légitime. J’avoue m’être parfois posé la même à son sujet, moins pour ses idées que pour ses tournures de phrase sophistiquées, cette fameuse « Lordon’s touch » qui procure à ses lecteurs un mélange unique de ravissement et de maux de tête. On devrait peut-être s’échanger les 06 de nos fournisseurs.

    Ne dites plus « prolétaires de tous les pays, unissez-vous »,
    dites « prolétaires de tous les pays, soyez gentils, restez chez vous »

    En lui répondant ici, je me plie à un exercice inconfortable. Lordon est une figure de la vie intellectuelle française, chercheur au CNRS et auteur prolifique, dont la sphère d’influence est sans commune mesure avec celle d’un journaliste précaire qui place ses piges où il peut et ne se connaît pas d’autres compétences que de faire du reportage au ras du sol. Nous ne jouons pas dans la même catégorie. Rien qu’à l’idée d’écrire à la première personne, je baille nerveusement. Mais puisque Lordon me fait l’honneur de me rabrouer avec insistance, en m’attribuant le rôle de repoussoir au service de sa démonstration, prenons cela comme un cadeau et profitons-en pour tâcher de tirer les choses au clair.

    Comme dit la chanson, « on lâche rien, on lâche rien ». Pourtant nous vivons une époque où on lâche beaucoup, au contraire, et même de plus en plus. Au cours de ces dernières années, par épluchages successifs, le périmètre de la gauche n’a cessé de se ratatiner. Quantité de références que l’on croyait l’apanage des tromblons réactionnaires ont percé son épiderme idéologique, nation, patrie, armée, police et fanion bleu-blanc-rouge n’y sont plus des cibles, mais des fétiches. « Oui, j’aime mon pays, oui, j’aime ma patrie ! Et je suis fier d’avoir ramené dans nos meetings le drapeau tricolore et la Marseillaise », proclame Jean-Luc Mélenchon [3].

    On lâche tout, on lâche tout, et c’est là que Lordon jaillit pour nous enjoindre de lâcher plus encore. L’internationalisme hérité de l’histoire du mouvement ouvrier, sans parler du rudimentaire principe de solidarité entre les abimé.e.s de ce monde, ne seraient plus que des breloques bonnes à remiser sur un napperon en dentelle. Ne dites plus « prolétaires de tous les pays, unissez-vous », dites plutôt « prolétaires de tous les pays, soyez gentils, restez chez vous ».

    À quoi s’ajoute que la question des frontières est devenue au fil de ces derniers mois un redoutable sac à embrouilles, débordant sur d’autres épineuses questions, liées notamment aux choix stratégiques de la France insoumise.

    Au point où on en est, ce n’est peut-être pas du luxe de le vider, ce sac, et de démêler un peu les désaccords, non-dits et quiproquos qui s’y sont accumulés, non par goût pour la chamaille, mais dans l’espoir d’éviter que « No border » devienne irrémédiablement un gros mot.

    Du mauvais côté de la barrière

    Pour cela, un retour sur les épisodes précédents s’impose. Fin septembre, trois médias classés plutôt à gauche – Politis, Regards et Mediapart – publient conjointement un « manifeste pour l’accueil des migrants » signé par cent cinquante « personnalités ». À partir d’un tableau succinct, pour ne pas dire sommaire, du bain de xénophobie où clapotent les décideurs politiques de France et d’Europe, leur texte se borne à affirmer que « la liberté de circulation et l’égalité des droits sociaux pour les immigrés présents dans les pays d’accueil sont des droits fondamentaux de l’humanité ». Pas de quoi se rouler par terre, mais, dans le contexte de sa parution, ce bref rappel à un principe de décence élémentaire fait l’effet d’une bulle d’oxygène.

    Il intervenait quelques jours après la décision du gouvernement Macron d’interdire à l’Aquarius, alors le dernier navire de sauvetage encore actif en Méditerranée, d’accoster en France et d’y débarquer les cinquante-huit rescapés recueillis à son bord. C’est qu’il est inconcevable, pour les start-uppers en chef de la nation, de déroger à leur politique de non-assistance aux naufragés, l’un des rares sujets sur lesquels les membres de l’Union européenne n’ont eu aucun mal à se mettre d’accord. On est déjà bien assez occupé à traquer les migrants sur notre territoire et à leur administrer un luxe inouï d’épreuves et de brutalités en tous genres pour se soucier d’en accueillir d’autres, surtout quand ils ont le mauvais goût d’être encore en vie. Le droit d’asile, dorénavant, ce sera au fond de l’eau ou dans les camps libyens.

    Deux semaines plus tôt, des hommes, des femmes et des enfants naufragés près des côtes maltaises avaient lancé un appel de détresse aux secours italiens, qui firent la sourde oreille. Plus de cent personnes seraient mortes noyées, tandis que les « garde-côte » libyens, une milice de rabatteurs opérant en sous-traitance pour l’UE, ramenaient les survivants dans les geôles de Tripoli. Externaliser la protection de nos frontières maritimes méridionales vers un pays en ruines dominé par des clans mafieux a ceci d’immensément commode que nul ne se formalisera du sort qui les attend là-bas – la faim, les viols et les tortures passeront inaperçues. Loin des yeux, loin du cœur, comme on dit.

    Quand, le 19 septembre, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) sonne une nouvelle fois l’alarme en qualifiant de « cauchemardesques » les conditions de détention dans les camps libyens, personne à Rome, Paris ou Berlin ne bronche. Un mois plus tôt, le décompte de l’Organisation mondiale pour les migrations (OMI) évaluant à dix-sept mille le nombre de morts en Méditerranée depuis 2014 – estimation basse – n’avait pas non plus soulevé d’émotions particulières.

    Opération guillemets pour les « forces de progrès »

    Entre parenthèses : à l’heure où j’écris ces lignes, on apprend que l’Aquarius, immobilisé dans le port de Marseille, ne reprendra plus la mer. Pourquoi ? Parce qu’après après avoir été privé de son pavillon panaméen sur intervention de l’Italie et avec la complicité des autres pays européens, le navire de sauvetage a échoué à se trouver un pays d’attache.

    Alors que le plus pourri des cargos poubelle peut battre pavillon sans la moindre difficulté, on s’arrange pour refuser ce droit à un bateau dont la fonction consiste à secourir des naufragés. Pestiféré, l’Aquarius, pour la seule raison qu’il sauve des vies. Que pareille obscénité se déroule sous nos yeux sans que nul ne moufte en dit long sur l’accoutumance de nos sociétés à la noyade de masse comme outil de gestion des flux migratoires.

    Dans un tel contexte, tout ce qui peut nuire aux intérêts des maîtres de la forteresse me paraît bon à prendre. Je précise, à toutes fins utiles, que je n’ai rien à vendre à Politis, Regards ou Mediapart, que les défendre n’est pas mon affaire et que, d’ailleurs, je n’ai pas non plus signé leur manifeste.

    D’abord, parce que je dispose d’autres moyens pour m’impliquer. Ensuite, parce que ces grandes pétitions par voie de presse, indexées sur la notoriété de leurs premiers signataires, se passent fort bien de mes services. Mais je me serais bien gardé de dissuader quiconque de le faire.

    On le savait bien, de toute façon, que cette initiative serait sans effet concret sur le calvaire des migrant.e.s, hors ou au sein de nos frontières – on est peut-être borné, mais pas idiot. Cela n’a pas non plus échappé aux associations qui l’ont signée, dont l’Auberge des migrants, Roya citoyenne, le Baam, Utopia 56, le Gisti, la Cimade, la Fasti, les coordinations de sans-papiers et d’autres encore.

    Si ces collectifs, dont l’existence n’est jamais mentionnée par Frédéric Lordon, ont jugé bon malgré tout de s’associer au texte, c’est probablement qu’ils lui reconnaissaient quelque utilité. Celui par exemple de faire entendre un autre son de cloche que le fracas des macronistes, vallsistes, ciottistes, lepénistes et éditorialistes. Personnellement, je cherche encore le coton-tige miracle qui m’ôtera du coin de l’oreille la voix de ce type de Valeurs Actuelles, François d’Orcival, invité permanent des « Informés » de France Info et incarnation chevrotante de la hargne migranticide, exhortant Emmanuel Macron à ne surtout pas céder au « chantage à l’émotion » des survivants de l’Aquarius. Ce genre de son, à force de tourner en boucle sur toutes les antennes, ça vous colle au pavillon comme un furoncle.

    Mais le principal intérêt du texte, du moins aux yeux des personnes engagées sur le terrain, c’est qu’il semblait offrir l’occasion aux diverses chapelles de la gauche de se retrouver sur un dénominateur commun : l’urgence de mobiliser leurs forces pour ne plus laisser les gens mourir noyés ou fracassés aux pieds de nos forteresses. De cesser de tortiller et de mettre de côté les bisbilles pour faire de cette question-là une priorité commune. Mais c’était encore trop demander.

    Au lieu de fédérer les « forces de progrès », avec guillemets de rigueur, l’initiative aboutit en fait à creuser un peu plus l’une de ses lignes de fracture les plus béantes. D’un côté, le gros de la gauche non-mélenchoniste, allant du groupuscule hamoniste jusqu’au NPA en passant par le PCF, ainsi qu’un large éventail de syndicalistes, de militantes et de responsables associatifs, tous signataires du texte ; de l’autre, la France insoumise, repliée sur son hégémonie, qui refuse de le signer et érige ce rejet en ligne officielle du parti.

    L’internationalisme, c’est has been, braillons plutôt la Marseillaise

    Pour justifier leur rebuffade, les théoriciens de la FI vont déployer un argumentaire contrasté, où la vexation de n’avoir pas été consultés par les auteurs du manifeste se mêle au reproche de ne point y voir nommément accusé Emmanuel Macron, comme si la responsabilité de ce dernier dans la situation décrite n’allait pas de soi.

    On daube aussi sur la présence parmi les signataires de Benoît Hamon, preuve putative de leurs accommodements avec les reliefs carbonisés du Parti socialiste, comme s’ils étaient encore en capacité de nuire, et comme si Mélenchon, revenu d’un PS dont il fut membre pendant trente-deux ans, était le mieux placé pour donner dans ce domaine des leçons de savoir-vivre.

    On voudrait nous enfumer qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Quand Lordon, dans son entretien, fustige longuement une opération de « retournement de veste en loucedé », d’« autoblanchiment symbolique » et d’« unanimité morale », on lui concède volontiers qu’il y a parfois des jonctions surprenantes. À preuve, la manifestation des Gilets jaunes du 1er décembre, soutenue par la France Insoumise, une partie du NPA, Attac, les cheminots de Sud-Rail, le Comité Adama et Frédéric Lordon lui-même, mais aussi par Marine Le Pen, les Patriotes et l’Action française.

    Quoi que l’on pense de cette juxtaposition insolite, on peut supposer que la présence d’un ex-hiérarque socialiste sur les Champs-Élysées ce jour-là n’aurait pas posé à Lordon un problème insurmontable. La question est donc : pourquoi serait-elle rédhibitoire dans un cas et pas dans l’autre ?

    En fait, la position de la FI est surtout d’ordre stratégique. Dans un espace politique de plus en plus imbibé de fachosphère, les stratèges du parti estiment que faire campagne sur des thèmes susceptibles de braquer une partie de l’électorat – immigration, racisme, islamophobie, sexisme, violences policières, etc – ruinerait leurs chances de victoire. Remporter des scrutins imposerait d’y aller mollo sur les sujets qui fâchent et de mettre le paquet sur le « social », entendu comme un moyen de ramener dans le bercail de la gauche les brebis égarées à l’extrême droite.

    En juin dernier, François Ruffin avait théorisé cette mission pastorale dans un article du Monde diplomatique. Racontant sa campagne électorale victorieuse de 2017 dans sa circonscription de la Somme, ravagée par la précarité et les délocalisations, il y explique que ce n’est pas avec du vinaigre que l’on attire les sympathisants de Marine Le Pen. « Maintenant, à leur chute économique et sociale il faudrait ajouter une autre condamnation : politique et morale. Qu’ils votent FN, se reconnaissent dans un parti ostracisé, et leur exclusion en sera légitimée. La double peine. »

    L’ostracisme dont serait victime le FN ne saute pas aux yeux, les chefferies éditoriales ayant plutôt tendance à lui cirer les bottillons, mais on comprend bien l’idée de la main tendue. « Le FN, je l’attaquais peu, poursuit-il. Comment des gens qui vont mal, socialement, économiquement, croiraient-ils que Mme Le Pen ou son père, qui n’ont jamais gouverné le pays, sont responsables de leurs malheurs ? Le FN se combat en ouvrant une autre voie aux colères, à l’espoir. En offrant un autre conflit que celui entre Français et immigrés [4]. »

    Quadriller serré, ratisser large

    Combattre le racisme consisterait donc à le balayer sous le tapis et à n’endosser que les revendications jugées peu ou prou lepéno-compatibles. Le cas de Ruffin démontre qu’une telle stratégie peut en effet s’avérer ponctuellement gagnante. Elle présente néanmoins un inconvénient, celui de devoir expliquer aux populations issues de l’immigration post-coloniale que leurs préoccupations particulières, liées aux diverses déclinaisons du racisme d’État, ne font pas partie des thématiques sociales retenues comme pertinentes par le parti et doivent donc être sacrifiées à la bonne cause.

    Le soutien inconditionnel et tonitruant apporté par la FI aux Gilets jaunes, et cela dès les premiers jours, quand l’imbrication de l’extrême droite dans le mouvement ne pouvait guère être ignorée, s’inscrit dans cette même hiérarchie des priorités. On ne s’offusquera pas qu’au milieu de la détresse sociale des fins de mois invivables, des Dupont-Lajoie sonnent la chasse au migrant.e.s, ou que des grandes gueules locales imposent la « baisse des charges » ou la « diminution de l’assistanat » dans le cahier de doléances du mouvement, du moment que l’occasion se présente d’aller chanter la Marseillaise avec son cœur de cible.

    Mais on ne peut durablement gagner sur les deux tableaux. Comme le suggère la récente défaite de la candidate FI à l’élection législative partielle d’Évry, dans l’ancienne circonscription de Manuel Valls, où l’abstention a atteint le niveau stratosphérique de 82 %, le message ne suscite pas forcément l’enthousiasme dans l’électorat populaire racisé. Ruffin a eu beau se rendre sur place pour instruire les habitant.e.s des HLM que leur « bulletin [était] un enjeu pour la patrie », la pêche aux voix, cette fois, n’a pas fonctionné.

    Appliquée à la question migratoire, cette stratégie périlleuse contraint la FI à marcher sur des œufs. D’un côté, elle doit tenir compte de la présence en son sein d’individus sincèrement acquis à la cause du droit d’asile, comme Danielle Obono, qui s’est âprement battue à l’Assemblée nationale contre la loi Asile et immigration, ou comme nombre de militants ici ou là. De l’autre, elle doit donner des gages aux électeurs alléchés par l’extrême droite qu’il ne saurait être question d’ouvrir les frontières comme ça à n’importe qui, pensez donc.

    C’est là que la figure du « No border » se révèle d’une irrésistible utilité. Pour se sortir de la position délicate où les place l’initiative de Politis-Regards-Mediapart, Jean-Luc Mélenchon et ses amis vont accuser ses initiateurs de vouloir démolir les frontières, ce patrimoine-de-l’humanité-que-nous-chérissons-tant. Un passage dans le manifeste va leur en fournir l’occasion : « Il est illusoire de penser que l’on va pouvoir contenir et a fortiori interrompre les flux migratoires. À vouloir le faire, on finit toujours par être contraint au pire. La régulation devient contrôle policier accru, la frontière se fait mur. »

    On pourrait pinailler sur sa formulation, mais le constat est juste. N’importe quel exilé à la rue vous le confirmera : l’État a beau lui construire des barrières électrifiées, le traquer avec un détecteur à battements cardiaques ou l’empêcher à coups de tonfa de se poser sur un bout de trottoir, tant qu’il respire il continuera de se glisser par un trou de souris. Les frontières tuent, mutilent, séparent, mais elles ne dissuadent pas les candidats au voyage de tenter leur chance. Pour prétendre le contraire, il faut vraiment ne rien connaître au sujet.

    Toute la misère du monde dans la tête

    Mais, sur son blog, Jean-Luc Mélenchon s’indigne : affirmer qu’elles n’ont pas l’efficacité qu’on leur attribue « revient à dire que les frontières ne sont plus assumées. Ce n’est pas du tout notre point de vue. Nous croyons au bon usage des frontières. »

    La suite est de toute beauté : « Notre rapport aux frontière n’est pas idéologique. Il est concret dans un monde où celles-ci n’ont cessé d’exister que pour le capital et les riches et où nous avons l’intention de les rétablir contre eux. Disons-le clairement, nous ne sommes pas d’accord pour signer à propos d’immigration un manifeste “no border”, ni frontière ni nation. Nombre de nos amis les plus chers qui ont signé ce texte disent à présent n’avoir pas repéré cette phrase que les rédactions “no border” ont su placer. »

    Il faut relire ce passage lentement pour en apprécier le numéro de patinage artistique : invoquer la lutte contre « le capital et les riches » pour justifier le maintien d’un dispositif qui sert surtout à stopper les pauvres.

    Par souci de conférer un semblant de logique à cette acrobatie, on assimilera ensuite les initiateurs du manifeste, décrits par ailleurs comme vendus à la macronie (ou, variante, à l’oligarchie), à des anarchistes échevelés qui planquent de la dynamite dans leurs tiroirs. Edwy Plenel, patron de Mediapart et ancien comparse moustachu d’Alain Minc et de Jean-Marie Colombani à la tête du Monde, et qui sur le tard en a surpris plus d’un par ses prises de positions plutôt dignes, mais pas farouchement révolutionnaires pour autant, a dû s’en sentir tout ragaillardi. François Ruffin n’a pas fait tant de politesses quand il a déclaré sur France Info le 13 septembre : « On ne peut pas dire qu’on va accueillir tous les migrants, ce n’est pas possible. »

    Voilà encore le genre de fausse évidence que, pour paraphraser Chomsky, on met trois secondes à balancer et une demie heure à démonter. D’abord, c’est qui, « tous les migrants » ? Faut-il entendre : tous les migrants du monde et de la galaxie ? Tous ceux qui se noient à nos portes ? Tous ceux qui n’en sont pas encore mais qui, dans un coin de leur tête, caressent l’idée qu’un de ces jours ils iraient bien eux aussi faire un petit tour sur les Champs-Élysées ? Croit-il que la planète entière attend dans les starting-blocks de se précipiter en France, sa « patrie », comme il l’appelle ? Sur invitation de qui, de ces hérétiques « No border » qui auraient squatté l’Élysée ? Et que veut dire « on ne peut pas », si l’on s’abstient de préciser tout ce que l’on peut, et tout ce que l’on doit ?

    Mais les esprits ont déjà été si bien préparés en amont pour recevoir ce genre de poncif épongé à gauche comme à droite – à commencer par le fameux « on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » de Michel Rocard – que nulle objection ou demande de précision ne lui a été opposée, en tout cas par le préposé de France Info. L’« unanimisme moral » qui inquiète tant Frédéric Lordon ne triomphe pas toujours, apparemment.

    http://lmsi.net/Du-bon-usage-des-barbeles
    #violence #border_violence #frontières #mourir_aux_frontières #frontières_intelligentes #smart_borders #murs #ouverture_des_frontières #fermeture_des_frontières #barrières_frontalières #migrations #asile #réfugiés



  • Avakov: Ukraine’s wall along Russian border nearly half complete

    Ukraine has built almost half of its 2,300-kilometer wall on the border with Russia, Interior Minister Arsen Avakov said on Nov. 24 during his visit to the border checkpoint in Kharkiv Oblast.

    “The project has been extended until 2021,” Avakov said. “The budget plan for the 2019 allocates Hr 400 million ($14.4 million) for it. But the head of the Border Guard Service hopes to receive additional funds.”

    The Kharkiv section of the Ukrainian-Russian wall has been almost completed with only 20 kilometers left, according to Avakov. The works will continue on the border sections in Sumy and Luhansk oblasts. It includes fortifications with a barbed wire fence, two-meter deep anti-tank trenches, 17-meter-high watchtowers, 40 border checkpoints as well as equipment with motion sensors, border security closed-circuit television (CCTV) and alarm systems.

    Overall, 47 percent of the 2,300-kilometer wall has been built, the minister said.

    In addition, starting from January, Ukraine has launched the biometric control system for Russian passport holders at all border-crossing checkpoints.

    Former Prime Minister Arseniy Yatsenyuk, who is running for president in the upcoming March presidential elections, joined Avakov on the trip to the border in Kharkiv Oblast on Nov. 24.

    The ambitious project known as the European Wall was announced by then-Prime Minister Yatsenyuk in 2014 in the wake of the Russian military intervention in the Donbas. Ukraine lost control over parts of Luhansk and Donetsk oblasts and 400 kilometers that border with Russia. The wall was designed to protect Ukraine from further attacks on its territory as well as to stop illegal flow of weapons from Russia.

    In the aftermath of the EuroMaidan Revolution that drove pro-Russian President Viktor Yanukovych from power on Feb. 22, 2014, Kremlin incited mass anti-government demonstrations in eastern Ukraine and occupied Crimean peninsula. In Donetsk and Luhansk, protesters “declared independence” from Ukraine which escalated into an armed conflict between Ukrainian forces and Kremlin-backed forces. In April 2014, pro-Russian protesters took over the Kharkiv administration and “declared independence from Ukraine” but the Ukrainian government managed to retain control over the region.

    The construction of the wall, however, halted due to lack of funding and a corruption scandal.

    In 2015-2017, the Border Guard Serviced received Hr 800 mln ($28.8 million) — less than a quarter of the total cost of the project estimated at over Hr 4 billion ($147.6 million).

    In November 2017, the National Anti-Corruption Bureau arrested eight people on embezzlement charges. NABU detectives found that the officials of the Border Guard Service in cahoots with local contractors had siphoned off Hr 16.68 million ($600,800) from the Project Wall funds.


    https://www.kyivpost.com/ukraine-politics/interior-minister-ukraines-wall-along-russian-border-nearly-half-complete.

    #Ukraine #Russie #murs #frontières #barrières_frontalières


  • PRE-ORDER: Build the Wall (#MAGA building blocks toy)

    We are pleased to announce the launch of a brand new line of toys: MAGA building blocks! This set comes with more than 100 pieces including President Trump in a MAGA hard hat!

    A mob of 10,000 Central American migrants is marching through Mexico and heading toward El Paso, Texas. Mexican border agents attempted to stop them at the Mexican border, but to no avail.

    We understand why they want to flee Honduras and live and work in America. After all, we are the greatest nation on earth.

    In the interest of national security, however, we cannot allow just anyone and everyone to cross our borders. While there are good people attempting to enter our nation, there are also gangs, criminals, and terrorists. Everyone who wants to enter our country must enter legally for the safety of all.

    The wall must be built. The wall will keep America safe and strong. Only then will we be able to help those in need.

    We are pleased to announce the launch of a brand new line of toys: MAGA building blocks! This toy makes a great Christmas gift for your kids and grandkids!

    101 Pieces
    Includes President Trump figurine w/ a MAGA hard hat!


    https://keepandbear.com/products/build-the-wall
    #légo #enfants #enfance #jeu #jeux #murs #frontières #barrières_frontalières #fermeture_des_frontières


  • Arizona border residents speak out against Donald Trump’s deployment of troops

    Residents from Arizona borderland towns gathered Thursday outside the Arizona State Capitol to denounce President Donald Trump’s deployment of at least 5,200 U.S. troops to the U.S.-Mexico border.

    The group of about a dozen traveled to Phoenix to hold the event on the Arizona State Capitol lawn. The press conference took place as a caravan of migrants seeking asylum continues to move north through Mexico toward the United States.

    “The U.S. government response to asylum seekers has turned to military confrontation,” said Amy Juan, a member of the Tohono O’odham Nation, who spoke at the event on the Arizona State Capitol lawn.

    “We demand an end to the rhetoric of dehumanization and the full protection of human rights for all migrants and refugees in our borderlands.”

    Juan and her group said many refugees confronted by military at the border will circumvent them by way of “dangerous foot crossings through remote areas.”

    “Already this year, hundreds of remains of migrants and refugees have been recovered in U.S. deserts,” Juan said. “As front-line border communities, we witness and respond to this tragedy firsthand.”

    While she spoke at a lectern, others held a sign saying, “Troops out now. Our communities are not war zones.”

    As the press conference unfolded, the Trump administration announced a plan to cut back immigrants’ ability to request asylum in the United States.

    Those from Arizona borderland towns are also concerned that border communities, such as Ajo, the Tohono O’odham Nation, Arivaca and others, may see an increased military presence.

    “I didn’t spend two years in Vietnam to be stopped every time I come and go in my own community,” said Dan Kelly, who lives in Arivaca, an unincorporated community in Pima County, 11 miles north of the U.S.-Mexico border.

    A major daily hiccup

    Many border-community residents complain the current law enforcement presence, absent the new U.S. troops, creates a major hiccup in everyday life.

    “Residents of Arivaca, Ajo, the Tohono O’odham Nation, they are surrounded on all sides by checkpoints. They are surrounded on all sides by border patrol stations. Every time they go to the grocery store, they pass a border patrol vehicle,” said Billy Peard, an attorney for ACLU Arizona.

    Juan says she gets anxiety from these checkpoints because she has been stopped and forced to get out of her car while federal agents and a dog search for signs of drugs or human smuggling.

    Juan calls the fear of these type of situations “checkpoint trauma.”

    “It’s really based upon their suspicions,” she said of authorities at checkpoints. “Even though we are not doing anything wrong, there’s still that fear.”

    Many of those speaking at Thursday’s event accused the federal government of racial profiling, targeting Latino and tribal members. They said they are often subjected to prolonged questioning, searches, and at times, harassment.

    “A lot of people can sway this as a political thing,” Juan said. “But, ultimately, it’s about our quality of life.”


    https://eu.azcentral.com/story/news/politics/border-issues/2018/11/08/arizona-border-residents-speak-out-against-trumps-troop-deployment/1934976002
    #murs #barrières_frontalières #résistance #asile #migrations #réfugiés #frontières #USA #Etats-Unis

    • In South Texas, the Catholic Church vs. Trump’s Border Wall
      A charismatic priest and the local diocese hope to save a 120-year-old chapel near the Rio Grande.

      Around the Texas border town of Mission, Father Roy Snipes is known for his love of Lone Star beer, a propensity to swear freely and the menagerie of rescue dogs he’s rarely seen without. At 73, Father Roy, as he’s universally known, stays busy. He says around five masses a week at Our Lady of Guadalupe Church in downtown Mission, and fields endless requests to preside over weddings and funerals. Lately, he’s taken on a side gig: a face of the resistance to Trump’s “big, beautiful” border wall.

      “It’ll be ugly as hell,” said Snipes. “And besides that, it’s a sick symbol, a countervalue. We don’t believe in hiding behind Neanderthal walls.”

      For Snipes, Trump’s wall is no abstraction. It’s set to steal something dear from him. Snipes is the priest in charge of the La Lomita chapel, a humble sandstone church that has stood for 120 years just a few hundred yards from the Rio Grande, at the southern outskirts of Mission. Inside its walls, votive candles burn, and guestbooks fill up with Spanish and English messages left by worshippers.

      Snipes belongs to the Oblates of Mary Immaculate, the congregation of priests that built the chapel in 1899. Nearly 40 years ago, he took his final vows at La Lomita, which was named for a nearby hillock. At sunset, he said, he often piles a couple canines into his van and drives the gravel levee road that leads to the chapel, where he prays and walks the dogs. Local residents worship at La Lomita every day, and as a state historical landmark, it draws tourists from around Texas. For Snipes, the diminutive sanctuary serves as a call to humility. “We come from a long line of hospitable, humble and kind people, and La Lomita is a reminder of that,” he said. “It’s the chapel of the people.”

      If Trump has his way, the people’s chapel will soon languish on the wrong side of a 30-foot border wall, or be destroyed entirely. Already, Border Patrol agents hover day and night at the entrance to the 8-acre La Lomita property, but Snipes thinks a wall would be another matter. Even if the chapel survives, and even if it remains accessible via an electronic gate in the wall, he thinks almost all use of the chapel would end. To prevent that, the Roman Catholic Diocese of Brownsville, which owns La Lomita, is fighting in court to keep federal agents off the land — but it’s a Hail Mary effort. Border residents have tried, and failed, to halt the wall before.

      Here’s what the La Lomita stretch of wall would look like: As in other parts of Hidalgo County, the structure would be built on an existing earthen river levee. First, federal contractors working for Customs and Border Protection (CBP) and the U.S. Army Corps of Engineers would cut away the levee’s sloped south half and replace it with a sheer concrete wall, about 15 feet high, then top the wall with 18-foot steel bollards. In total, the levee wall and metal fencing would reach more than three stories high. Longtime border activist Scott Nicol has called the proposed structure a “concrete and steel monstrosity.”

      And it doesn’t end there. The contractors would also clear a 150-foot “enforcement zone” to the south, a barren strip of land for patrol roads, sensors, camera towers and flood lights. Because La Lomita stands well within 150 feet of the existing levee, activists fear the historic structure could be razed. In an October online question-and-answer session, CBP responded vaguely: “It has not yet been decided how the La Lomita chapel will be accommodated.” The agency declined to answer questions for this story.

      This month, Congressional Democrats and Trump are feuding over further funding for the wall, but the administration already has the money it needs to build through La Lomita: $641 million was appropriated in March for 33 miles of wall in the Rio Grande Valley. In October, the Department of Homeland security also invoked its anti-terrorism authority to waive a raft of pesky environmental and historic preservation regulations for a portion of that mileage, including La Lomita’s segment. No contract has been awarded for the stretch that would endanger the chapel yet, so there’s no certain start date, but CBP plans to start construction elsewhere in Hidalgo County as soon as February.

      Unlike in Arizona and California, the land along the Rio Grande — Texas’ riverine border — is almost entirely owned by a collection of farmers, hobbyist ranchers, entrepreneurs and deeply rooted Hispanic families who can truly say the border crossed them. Ninety-five percent of Texas borderland is private. That includes #La_Lomita, whose owner, the diocese in #Brownsville, has decided to fight back.

      Multiple times this year, court filings show, federal agents pressed the diocese to let them access the property so they could survey it, a necessary step before using eminent domain to take land for the wall. But the diocese has repeatedly said “no,” forcing the government to file a lawsuit in October seeking access to the property. The diocese shot back with a public statement, declaring that “church property should not be used for the purposes of building a border wall” and calling the wall “a sign contrary to the Church’s mission.”

      The diocese is also challenging the government in court. In a pair of recent court filings responding to the lawsuit, the diocese argues that federal agents should not be allowed to enter its property, much less construct the border wall, because doing so would violate both federal law and the First Amendment. It’s a legalistic version of Snipes’ claim that the wall would deter worshippers.

      “The wall would have a chilling effect on people going there and using the chapel, so in fact, it’s infringing or denying them their right to freedom of religion,” said David Garza, the Brownsville attorney representing the diocese. “We also don’t believe the government has a compelling interest to put the wall there; if they wanted to put technology or sensors, that might be a different story.”

      It’s a long-shot challenge, to be sure. Bush and Obama already built 110 miles of wall in Texas between 2008 and 2010, over the protests of numerous landowners. But this may be the first time anyone’s challenged the border wall on freedom-of-religion grounds. “I’ve been looking for the needle in the haystack, but a case of this nature, I’m not aware of,” Garza said. A hearing in the case is set for early January.

      When I visited the Mission area in November, Father Snipes insisted that we conduct our interview out on the Rio Grande at sunset. Two of his dogs joined us in the motorboat.

      As we dawdled upriver, watching the sky bleed from to red to purple, Snipes told me the story behind something I’d seen earlier that day: a trio of wooden crosses protruding from the ground between La Lomita and the levee. There, he said, he’d buried a llama and a pair of donkeys, animals who’d participated in Palm Sunday processions from his downtown church to La Lomita, reenactments of Christ’s entry into Jerusalem. The animals had carried Jesus. So close to the levee, the gravesites would likely be destroyed during wall construction.

      As the day’s last light faded, Snipes turned wistful. “I thought the government was supposed to protect our freedom to promote goodness and truth and beauty,” he lamented. “Even if they won’t promote it themselves.”

      https://www.texasobserver.org/in-south-texas-the-catholic-church-vs-trumps-border-wall
      #Eglise #Eglise_catholique


  • Trump border wall construction underway in #Chihuahuita in Downtown #El_Paso

    Construction of the border wall in the Chihuahuita neighborhood of Downtown El Paso continued Wednesday beneath the Stanton Street International Bridge. The U.S. Border Patrol announced Friday that the new wall would replace existing fencing south of Downtown El Paso and that construction would begin Saturday as part of President Donald Trump’s executive order authorizing construction of the U.S.-Mexico border wall.
    The wall starts in Chihuahuita and continues east for four miles. Chihuahuita is El Paso’s oldest neighborhood, with about 100 people currently living in the area. The southern boundary of the neighborhood is the border fence separating El Paso from #Juárez.

    The existing fence will be removed, and an 18-foot-high steel bollard wall will be constructed in its place. The construction project is expected to be completed in late April. The estimated cost for the project is $22 million.


    https://eu.elpasotimes.com/story/news/2018/09/26/trump-border-wall-construction-underway-downtown-el-paso-texas/1437573002
    #murs #barrières_frontalières #frontières #mexique #usa #Etats-Unis

    • Border Wall Gate Construction Begins Friday

      Construction of several border wall #gates along the Rio Grande Valley border is set to begin Friday.

      U.S. Customs and Border Protection and the Army Corps of Engineers awarded a contract to #Gideon_Contracting LLC in early October.

      The agencies approved over $3.5 million for the San Antonio-based company, which is set to install the first seven border wall gates and includes options for four additional gates.


      http://www.krgv.com/story/39562919/border-wall-gate-construction-begins-friday

    • TPWD: Border wall will be built on #Bentsen State Park property in Mission

      The Texas Parks and Wildlife Department has confirmed the border wall will be built on #Bentsen_State_Park property in Mission.

      The department wrote several letters to Customs and Border Protection on their concerns on the border wall, even suggesting an alternative design.

      According to Josh Havens, spokesperson for Texas Parks and Wildlife he says since the federal government has federal domain over the park, construction will go as planned.

      Bentsen State Park is considered to be one of the top bird watching destinations in Texas.

      “At first, we came for three or four days. Last year, we came for seven and this time we are coming for eight days,” said Charles Allen, who has been visiting the park for several years now.

      Allen says the border wall would be a setback for the park.

      “It would really be a disaster for the plants and the butterflies and for people who come to visit,” stated Allen.

      CBP announced the construction of the border wall on the IBWC levee earlier this month.

      The levee stretches through Mission and lies on park property.

      “The federal government has confirmed with us that the initial six miles, I believe, of the construction of the wall is going to go across the levee that is at Bentsen Rio Grande Valley State Park,” said Havens.

      According to Havens, the construction will split the park into two, separating the main visitor center from the rest of the park.

      CBP plans to clear out 150 feet south of the levee for the construction, according to Havens.

      “The native plants here have some purpose either a butterfly or several butterflies, or moths or some other birds or other larger animals,” said Allen.

      Havens says they are aware of the ecological importance the vegetation of the park has and is planning to work with CBP on minimizing the vegetation loss.

      Still park visitors feel there should be something else done to protect the park.

      “I hate to see them tear this park in half can there be other way to be done? I’m sure there are options,” mentioned Larry McGuire, a winter Texan who visits the park.

      According to Havens, it is way too early to tell if the park will close after the construction of the border wall.

      They will have to gauge visitation after construction to determine that.


      https://valleycentral.com/news/local/tpwd-border-wall-will-be-built-on-bentsen-state-park-property-in-miss


  • Vie de Murray Bookchin

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Vie-de-Murray-Bookchin

    Janet Biehl
    Écologie ou catastrophe. La vie de Murray Bookchin

    Murray Bookchin (1921-2006), militant écologiste américain, théoricien de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire adopté et appliqué depuis quelques années au Kurdistan syrien, est peu connu en France. Janet Biehl, collaboratrice et compagne de ses dernières années, fidèle à sa promesse, retrace sa vie tout en présentant son importante œuvre théorique.

    Elle raconte comment sa grand-mère maternelle, militante russe du Partage noir, de la redistribution des terres avant de fuir les pogroms et de se réfugier à New York en 1913 avec son mari et leurs enfants, l’influença très tôt par ses récits et lui transmit la tradition révolutionnaire russe. En août 1927, après l’exécution de Sacco et Vanzetti elle lui dira : « Voilà ce que le capitalisme fait aux hommes ! N’oublie jamais ! » (...)

    #Murray_Bookchin #Janet_Biehl #écologie_sociale #anarchisme #États-Unis #Rachel_Carson #municipalisme_libertaire #Rojava #confédéralisme_démocratique #Pinar_Selek


  • Tear Down Walls, Those Manifestations Of Superficial Thinking – OpEd – Eurasia Review
    https://www.eurasiareview.com/31102018-tear-down-walls-those-manifestations-of-superficial-thinking

    By Jonathan Power*

    At first I was a bit surprised to find that the English admonition, “Good fences makes for good neighbours” exists in many other languages. I shouldn’t have been taken aback. A moment’s reflection should have told me that fences and walls to divide off peoples have been going on for millennia.

    There’s nothing in particular new about the fence between the U.S. and Mexico, the Cold War wall between East and West Germany or the one between Israel and the Palestinian West Bank. Look at the Great Wall of China.

    The Mexicans have a joke about the planned wall to replace the fence. “It’s not built to keep Mexicans out of the U.S.; it’s built to keep Donald Trump out of Mexico!”

    #murs #frontières


  • 5200 troops. 23 apprehensions. In. ONE. Year.

    In fiscal 2018, the average Border Patrol agent apprehended 23 migrants. All year.

    9 of them would’ve been kids and family members, leaving 14 single adults, all year. One per agent, every 26 days.

    And now, at great expense, 5,200 active-duty soldiers are headed to the border.

    75% less migrants since 2000. Nearly 5X more Border Patrol agents since 1992. The buildup has happened already, and the migrant flow has ebbed. Adding soldiers is unnecessary.

    https://twitter.com/adam_wola/status/1057063320770002944

    #murs #efficacité #inefficacité #USA #Etats-Unis #statistiques #frontières #barrières_frontalières #contrôles_frontaliers #militarisation_des_frontières #statistiques #chiffres
    ping @reka


  • Marseille : le mur de la honte

    Comme ultime réponse à la contestation populaire contre son projet piloté par la #Soleam, société d’aménagement, la mairie de Marseille monte un mur de béton entre les habitants et #La_Plaine, pour la « réaménager » par l’agence #APS. Marseille prend ainsi le visage du Mexique, de Belfast, de Gaza, ou de Berlin en 1961.


    https://blogs.mediapart.fr/671095/blog/301018/marseille-le-mur-de-la-honte
    #murs #Marseille #séparation #division #barrières #villes #urban_matter #France #ville_divisée #divided_cities #frontières #frontières_urbaines #murs_intra-urbains

    • Le mur du mépris - La Plaine 2018

      Berlin ? Belfast ? Mexique ? Gaza ? Non, aujourd’hui c’est à la Plaine que la mairie et les flics, main dans la main, ont décidé d’ériger un gigantesque mur de béton pour tenter d’écraser toujours plus le quartier. Retour en photo et en vidéo sur le musellement de la place...

      (Petite mise au point : un certain nombre de lecteur/lectrices ont souligné que la comparaison avec les murs de Gaza, Berlin etc. était peut-être un peu abusive ou malencontreuse. Effectivement, les réalités des murs érigés en Palestine, à la frontière Etats-Unis-Mexique, ou par le passé à Berlin, sont toutes autres. A la Plaine, point de miradors, de contrôles d’identité et de militaires. L’intention n’était pas de mettre sur un même niveau ces réalités totalement différentes, mais simplement de souligner les comparaisons qui sont sur toutes les lèvres des habitant.e.s du quartier, aussi approximatives soient-elles...)

      Tout le monde s’y attendait, mais personne n’osait y croire. Gérard Chenoz tient ses promesses : quand il veut éradiquer les quartiers populaires, et bien il met tout en oeuvre pour y parvenir. Histoires de pouvoir et de pognon, c’est certain. Mépris de classe assurément.

      Et là où le gentrifieur en chef tient aussi ses promesses, c’est dans son goût prononcé pour la manipulation. Il a quand même trouvé moyen de jouer la victime dans la presse, et tenter de renverser médiatiquement la vapeur. Selon ses atermoiements, s’il est nécessaire d’installer ce mur de la honte, c’est à cause de la révolte des habitant.e.s et usager.e.s de la Plaine. Si ce mur coûte près de 400000 euros de plus aux 20 millions déjà faramineux du projet, c’est à cause de la plèbe qui exprime sa colère. Et, pirouette finale, s’il y a 400000 euros à débourser en plus, ce sera bien à la charge des contribuables, et ce, à cause, évidemment, du peuple de la Plaine opposé aux travaux. La boucle est bouclée : l’exorbitant coût des travaux est directement imputable aux plainard.e.s ! Roublard le Gérard, non ?

      Mais ça n’est pas un problème pour lui, ni pour la mairie. Leur mur de mépris, ils le posent. Ils semblent insinuer que, désormais, le quartier est à eux... Pourtant, rien n’est fini. Le quartier ne veut pas de leur aménagement à coup de matraque, de mur et de béton. Le quartier se battra jusqu’au bout pour arrêter ce chantier dont personne ne veut.

      Voici un excellent retour par Primitivi sur le début de l’installation du mur lundi 29 octobre, et sur la conférence de presse qui l’a précédé :
      https://vimeo.com/297967292


      https://mars-infos.org/le-mur-du-mepris-la-plaine-2018-3468
      #gentrification

    • Et à #Bure... les murs ont tombé... c’est ce qui est rappelé sur les réseaux sociaux concernant le mur de Marseille :

      En fait on a déjà vu ce type de murs à Bois Lejuc (#Bure) il y a deux ans ... et les murs étaient tombés

      https://twitter.com/ADecroissance/status/1057396390014390272

      Les murs tombent dans le #Bois_Lejuc !

      Aujourd’hui, près de 500 personnes, jeunes, moins jeunes, militant-e-s de tous les horizons, habitant-e-s, agriculteurs, ont réinvesti le Bois Lejuc et procédé à sa remise en état dans une atmosphère festive et déterminée. Plusieurs centaines de mètres de pans de mur illégalement érigés ont été abattus, d’autres redécorés, des arbrisseaux plantés. Quelques plants de légumes plantés lors de l’occupation de la forêt du 19 juin au 7 juillet, rescapés de la reprise de la forêt par l’Andra, ont même été repiqués.
      deco190Militant-e-s récemment mobilisé-e-s et opposant-e-s de la première heure se sont retrouvé-e-s à l’ombre des arbres libérés pour pique-niquer et refaire le monde sur les ruines du mur. Avec la chute de ce mur, ce n’est pas seulement un symbole de la violence et du passage en force de l’Andra qui est tombé ; c’est aussi la chape de plomb de la fatalité et de la résignation qui s’est fissurée.

      down2Cette fronde populaire est une saine et légitime défense face au rouleau compresseur de l’Andra, prête à tout pour imposer CIGÉO (emploi de vigiles surarmés, mépris des lois, mépris des décisions de justice). Les centaines de personnes arrivées dans le bois ont pu constater l’ampleur des dégâts infligés à la forêt : coupes dans des futaies de jeunes arbres, nouvelles et larges saignées dans les taillis… Certains indices laissent d’ailleurs penser que l’Andra a poursuivi ce défrichement illégal même après la décision de justice du 1er août. Nous attendons avec impatience les échéances juridiques à venir.


      Face à l’étendue des dégâts et la mauvaise foi de l’Andra, il nous semble plus qu’essentiel de continuer à défendre la forêt dans les jours et semaines à venir !


      https://vmc.camp/2016/08/14/les-murs-tombent-dans-le-bois-lejuc

    • Dans le numéro de @cqfd en kiosque actuellement

      #Urbanisme à la tronçonneuse – La Plaine emmurée > La mairie y croyait dur, à son opération table rase sur La Plaine. Et, la mort dans l’âme, le quartier s’y préparait. Une fois chassés les gens du marché, la résistance allait faiblir. Gérard Chenoz, adjoint (LR) aux Grands projets d’attractivité et maître d’œuvre des travaux de requalification de la place Jean-Jaurès, s’en était vanté auprès du site Marsactu : « Une Zad sur La Plaine ? Dans dix jours c’est fini. » Il aura finalement fallu un mois riche en surprises, et un mur de béton de 2,5 mètres de haut ceinturant l’esplanade, pour que le chantier démarre vraiment. Le Marseille populaire n’a pas dit son dernier mot.

      http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no170-en-kiosque

    • Heureusement, ces murs seront « embellis et habillés » par des « artistes, peintres urbains et graffeurs [...] dans le respect de l’identité de la place Jean Jaurès, connue pour être un lieu incontournable du street art ». Peindre en rose un mur de séparation, un crachat au visage du quartier, ne le rend pas plus agréable ni « respectueux ». Par contre, ces fameux « artistes » risquent de ne pas être très bien accueillis lorsqu’ils viendront. Devra-t-on bientôt voir des « street-artistes », héritiers de l’art vandale, protégés par la police ? Ce serait un comble.

      Pour l’anecdote, on apprend aussi que « les accès aux immeubles résidents sont maintenus » pendant la durée des travaux. C’est gentil ça, de laiser les gens rentrer chez eux.

      https://mars-infos.org/chenoz-et-la-mairie-nous-mentent-3469#nh3-3

      formulé par la Soleam :

      Mesure de sécurité aussi regrettable qu’indispensable, ces barrières deviendront un espace d’expression. Un collectif d’artistes leur donnera une note artistique. Ces peintres urbains et graffeurs travailleront à égayer le nouveau dispositif de sécurité, dans le respect de l’identité de la place Jean Jaurès, connue pour être un lieu incontournable du street art.

      http://www.soleam.net/projet/__trashed-2

      Leur rêve :

      Un positionnement géographique idéal, un port enfin dynamique et plutôt smart, des grandes entreprises qui agissent comme locomotives, des entrepreneurs qui ne restent pas indifférents aux évolutions du territoire, des startups à foison et, cerise sur le gâteau, un climat clément qui rend le business plus sympathique sous le soleil.

      «  Nous voulons nous servir du langage de la tech pour hacker les cerveaux des plus jeunes et leur donner accès à la culture.  »

      « Il faut repenser la configuration des quartiers. Tout détruire et tout reconstruire de façon différente en utilisant une situation géographique exceptionnelle . Cela doit s’accompagner d’une politique plus sociale. » Et de plaider pour un « plan Marshall urbanistique » . Mais aussi pour un centre-ville qui aurait tout intérêt à devenir piéton, gagnant ainsi des points d’attractivité supplémentaire, ne serait-ce qu’au niveau touristique.

      Qui voudrait aussi plus de bleu et de vert, « une ville propre, bien éclairée qui serait devenue le leader mondial de l’éolien flottant, qui aurait un grand port lequel aurait dépassé Miami en termes de nombre de croisiéristes. »

      https://marseille.latribune.fr/economie/2018-10-27/marseille-une-metropole-mondiale-791674.html

      Un cauchemar !

      source de l’article : #twittoland
      https://twitter.com/gerardchenoz/status/1047025687331254274
      #urbanisation #métropolisation #bétonisation

    • Marseille : lettres de la Plaine

      Alors que nous nous apprêtions à boucler l’édition de ce lundi, édition dans laquelle une lettre de la Plaine annonçait aux pouvoirs publiques que le mur de béton de 2m50 construit à la hâte pour protéger la destruction de l’une des dernières place populaire de Marseille, ne manquerait pas de tomber, nous recevons cette nouvelle missive. Le mur est donc partiellement tombé et éclaté sur le sol. Cela valait évidemment une nouvelle lettre aux élus.

      Chers Jean-Claude, Gérard & Jean-Louis,
      On voulait vous prévenir, votre mur il est malade, certaines parties ont dû être abattues.
      C’était pas sécur’.
      On a pensé à la transplantation mais c’est vrai que trois tonnes chaque morceau du mur, c’est beaucoup.
      Ceci dit, on vous trouve un peu léger.
      On a comme l’impression que vous avez du mal à estimer le poids du refus.
      C’est qu’il est bien plus lourd que votre mur.

      C’est bizarre d’être à ce point à côté de la plaque.
      De sous estimer autant.
      On vous pensait mieux renseignés, mieux entourés.
      On a pourtant tout fait pour vous aider.
      Les manifestations, les pétitions, les lettres…
      Trois mille personnes l’autre jour dans la rue.
      C’est peut-être Olivier de la préfecture, il ne sait pas compter, il doit mal vous renseigner.

      On est un peu triste pour vous parce que ça à l’air tout petit le monde dans vos têtes. Tout réduit.
      Bref, on vous sens fatigués, dépassés.
      On s’inquiète pour vous.
      D’autant qu’ici sur la place il se murmure que ça se lézarde dans les autres quartiers. D’ailleurs on fait une réunion cet après-midi avec les autres quartiers. Vous devriez venir, toute la ville sera là. Un grand conseil municipal.

      En tout cas, c’est gentil d’avoir remis l’électricité sur la place.
      On y voit mieux.

      Ici on a hâte de connaître votre prochaine idée. Le carnet de chèque, en tout cas, il doit pas mal tourner. On est rassurés de savoir la ville si riche. ça change.

      Au fait, pour le service après vente du mur, on vous donne les coordonnées :
      - Groupe PBM. 04 72 81 21 80
      97 Allée Alexandre Borodine - Bât Cèdre 2 - 69800 Saint-Priest.

      et puis celles du directeur des ventes, ça peut-être utile pour les réclamations
      Laurent ULLINO - Tél. 06 61 08 58 48
      laurent.ullino@pbm.fr »

      https://lundi.am/Marseille-lettres-de-la-Plaine-1567

    • Un quartier à cran

      Tel un orage d’été, la requalification de la place Jean-Jaurès, au cœur du quartier de La Plaine, à Marseille, s’annonce aussi incertaine que menaçante.

      À quelques jours de l’échéance, et malgré une plaquette publicitaire affirmant que tout est ficelé (on y vante sans vergogne « une démarche collective et collaborative », pour « une grande place métropolitaine, méditerranéenne, polyvalente et populaire »), tous les lots de l’appel d’offres n’ont pas encore été attribués. En revanche, des recours juridiques sont déposés au nom des forains du marché, de commerçants et de l’association La Plaine sans frontières.

      Si le cabinet APS, chargé de redessiner la place, enfume l’opinion avec des formules ronflantes promettant une « réactivation contemporaine », les premiers concernés subissent l’habituel mépris de la vieille garde municipale. Le phasage des travaux, qui aurait permis à 80 vendeurs sur 300 de cohabiter avec le chantier, est jeté aux oubliettes. Dans un courrier en date du 1er août, l’élue Marie-Louise Lota, adjointe aux Emplacements publics, annonce la « fermeture totale de la place pour des motifs de sécurité et de salubrité ». Les forains seront exilés sur huit « sites de repli », pour l’essentiel dans les quartiers Nord. Cette dispersion signerait l’arrêt de mort du marché le plus populaire de la ville.

      Autre déracinement : 87 des 191 arbres de la place devraient être arrachés. Pour endormir les consciences, l’élu Gérard Chenoz, adjoint aux Grands projets d’attractivité, et le paysagiste Jean-Louis Knidel affirment qu’ils ne seraient pas coupés, mais « transplantés ailleurs », pour « une plus grande biodiversité » !

      Consulté, un technicien forestier a démonté l’intox : une telle opération, très coûteuse, aurait dû se préparer en amont et les tilleuls adultes ont peu de chance de survivre.

      Autre fake news, la piétonisation : une voie de circulation éventrera la plus grande place de Marseille sur toute sa longueur. Pour rendre cet attentat plus sexy, les paysagistes parlent de ramblas… Aucun plan général de mobilité, aucune étude d’impact sérieuse : un effet entonnoir, ainsi que la suppression de 400 places de stationnement sans solution alternative, déporteront le chaos automobile dans les rues adjacentes.

      À des restaurateurs inquiets, Yves Moraine, maire des 6e et 8e arrondissements, a répondu avec désinvolture qu’ils seraient « bien contents de la plus-value de leurs fonds de commerce une fois le quartier réhabilité ». Il dévoile ainsi des visées spéculatives, tout en mentant éhontément : s’ils sont contraints de vendre, les commerçants le feront sur la base d’un chiffre d’affaires rendu calamiteux par trois ans de chantier.

      Autre menace : sur un espace « minéralisé », avec un « deck central » en bois où les badauds pourront « se montrer et regarder », tous les usages non encadrés et non marchands seront mal vus. Sous l’œil de 26 caméras, le carnaval indépendant, la sardinade du 1er mai, les jeux de boules ou de balle et les repas de quartier deviendront des « usages déviants ».

      Un tel équarrissage serait le point d’orgue de la reconquête d’un centre-ville trop populeux, qu’on aimerait voir basculer du côté des quartiers huppés. Sans oublier la volonté de multiplier les zones d’attractivité touristique. Preuve de l’impopularité de cette politique, les candidats de l’équipe Gaudin ont été désavoués dans les urnes, éjectés avec à peine 10 % des voix au premier tour des dernières législatives. Mais qu’importe : « Avant de prendre ma retraite, je vais nettoyer La Plaine », aurait déclaré Marie-Louise Lota.

      Plus soucieuse de réélection, la nouvelle génération LR soigne ses éléments de langage : « Je suis pour une rénovation inclusive, nous avons besoin de toutes les énergies », lance Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7e arrondissements. Ce qui ne l’empêche pas de s’attaquer au boulodrome associatif de la place Carli, après que les bouquinistes en ont été bannis. La même phobie de toute activité populaire est là encore à l’œuvre.

      Seule force de ce projet de destruction, la division de ses adversaires. Écolos et pro-vélos sont bernés par une piétonisation cosmétique. Nombre de riverains des quartiers voisins croient que tout vaudra mieux que cette place laissée à l’abandon depuis des années. Reste le fantôme d’une Zad urbaine pour sauver les arbres, le spectre d’un coup de sang des forains et la mutation de l’assemblée de La Plaine en véritable assemblée de quartier. Qui est vivant verra.


      http://cqfd-journal.org/Un-quartier-a-cran


  • https://antemonde.org

    Invitation à lire le bouquin « Bâtir aussi », publié le 9 mai 2018 dans la collection Sorcières des éditions Cambourakis et à participer ou organiser un atelier avec les auteur-es. Le cadre du livre et des ateliers :

    2011, les printemps arabes ont donné le ton à d’autres révoltes. Un mouvement mondialisé s’étend, c’est l’Haraka. Les productions industrielles, les États et toutes les hiérarchies vacillent. Des dynamiques populaires s’entrechoquent pour répondre aux nécessités de la survie et dessiner un futur habitable.

    2021, les communes libres s’épanouissent sur les ruines du système. Comment vivre avec l’héritage de l’Antémonde ? Comment faire le tri des objets et des savoirs d’une époque aux traces tenaces ? Les haraks dessinent leur quotidien en fonction de leurs ressources et de leurs rêves. Des dynamos aux rites funéraires, des lave-linge aux assemblées, ces nouvelles ’anticipation politique racontent non pas une utopie parachutée, hors-sol, mais des mondes qui se confrontent à la matière, à ce qui résiste dans les têtes, où les routines collectives bâtissent un monde qui s’espère sans dominations.

    Les ateliers de l’Antémonde sont constitués de personnes engagées dans des luttes anticapitalistes et féministes. Des ateliers de fabrication d’imaginaires enthousiastes et critiques du complexe techno-industriel. Les auteurEs, passionnéEs par la bidouille, recherchent des outils pour subvertir l’état des choses, développer des perspectives révolutionnaires et anti-autoritaires. Iels expérimentent la science-fiction à plusieurs mains pour s’extirper d’un présent verrouillé en puisant dans leurs pratiques de luttes et de vie collective. Ensemble, iels tentent de tirer les fils du présent afin de tendre une toile de futurs possibles, voire souhaitables.

    #science-fiction #livre #éducationPopulaire #féminisme #anarchisme #murrayBookchin #antemonde #atelier


  • Murray Bookchin, l’utopie anarchiste au prisme de l’écologie | Ernest London
    https://reporterre.net/Murray-Bookchin-l-utopie-anarchiste-au-prisme-de-l-ecologie

    Murray Bookchin (1921-2006) était un militant écologiste étasunien, théoricien de l’écologie sociale et du municipalisme libertaire. Janet Biehl, collaboratrice et compagne de ses dernières années, fidèle à sa promesse, retrace sa vie tout en présentant son importante œuvre théorique dans « Écologie ou Catastrophe ». Source : Reporterre

    • Le bouquin « Bâtir aussi » est selon ses auteur-es parti de discussions autour d’un ouvrage de Murray Bookchin.

      https://antemonde.org/textes/postface-batir-aussi

      À l’automne 2011, les éditions Tahin party envisagent une réédition de l’article «  Vers une technologie libératrice  », écrit par Murray Bookchin en 1965 et publié une première fois dans son recueil Pour une société écologique. Pour compléter ce texte avec des réflexions plus actuelles, nous nous penchons à quelques-unEs sur cet imaginaire qui décrit une société autogestionnaire, écologique et postcapitaliste, et sommes particulièrement touchéEs par l’enthousiasme de l’auteur pour les questions techniques. Un enthousiasme à détailler les solutions matérielles déployées par ses Communes, pour produire les nombreuses choses dont chacunE a besoin. Un enthousiasme pour décrire l’imbrication de la production agricole et artistique, du travail et de la vie, depuis la mise en place de petites usines métallurgiques… jusqu’aux microcentrales nucléaires.

      Notre travail ne s’est pas uniquement nourri de nos questions mais aussi de nos désaccords. Nos polémiques, nos imaginaires en conflit, nous ont donné l’inspiration d’une réalité tout en mouvements et en divergences. Des vies pleines de contradictions et de contrariétés, où chacunE se verrait contraintE à dépasser ses limites et à en formaliser d’autres. Notre passion pour les pratiques autogestionnaires et anti-autoritaires, notre volonté de fabriquer des consensus et de penser les rapports de force, nous ont pousséEs à imaginer des mondes où chacunE pourrait trouver des prises vers l’émancipation.

      La fiction nous a permis d’ouvrir quelques fenêtres sur des existences collectives, vastes et complexes, mais sans ériger de programme, en projetant seulement des fragments nourris de notre passion pour la bidouille.

      Cette expérience à plusieurs mains n’est qu’une esquisse, quelques épisodes. Nous espérons que notre enthousiasme sera contagieux et que d’autres voudront tirer des fils, pour que ça continue à tenir.

      #science-fiction #livre #éducationPopulaire #féminisme #anarchisme #murrayBookchin #antemonde #atelier


  • Words matter. Is it @AP style to call migrants an “army”—above a photo of mothers tending to their infants and toddlers, no less? This is not only incorrect, but it enables a racist narrative sold by this @POTUS and his supporters. Armies invade. These people are running away.


    https://twitter.com/JamilSmith/status/1054163071785037824
    #armée #terminologie #préjugés #invasion #afflux #mots #vocabulaire #migrations #réfugiés #médias #journalisme #presse

    • #Polly_Pallister-Wilkins sur la marche de migrants qui a lieu en Amérique centrale...

      Dear media reporting on the Central American migrant caravan, can you please be attentive to how you talk about it? 1/n
      People are walking, walking not pouring, flowing, or streaming. Walking. They are walking along roads, they will be tired, hungry, their feet will hurt, they will have blisters and sore joints. They are not a natural liquid phenomenon governed by the force of gravity. 2/n
      Their walking is conditioned by the infrastructures they move along like roads, the physical geographies they traverse like hills and rivers and the human controls they encounter like border controls and police checkpoints. 3/n
      All of these things are risky, they make the walk, the journey more difficult and dangerous, esepcially the police checkpoints and the border controls. These risks are the reason they are travelling as a caravan, as a large group attempting to minimise the risks of controls 4/n
      And the risks from gangs and criminals that migrants on their journeys routinely face. Their journey is a deeply embodied one, and one that is deeply conditioned both by the violence they are leaving and the violence of the journey itself. 5/n
      So media please try and reflect this in your storytelling. These people are not a river obeying gravity. They have made an active yet conditioned choice to move. When they encounter a block in their path this can be deadly. It can detain, deport, injure, rape, or kill. 6/n
      And these blockages are not boulders in a riverbed around which the river flows. These blockages, these #checkpoints, border controls or police patrols are human blockages, they are not natural. So please try and reflect the political structures of this journey. Please. End/
      Addendum: there is a long history of caravans as a form political resistance in Central America.

      https://twitter.com/PollyWilkins/status/1054267257944227840
      #marche #migrations #Honduras #Amérique_centrale #mots #vocabulaire #terminologie #média #journalisme #presse #caravane #métaphores_liquides #risque #gravité #mouvement #contrôles_frontaliers #blocages #barrières #résistance #Mexique

    • Migrants travel in groups for a simple reason: safety

      A caravan of Central American migrants traveling to through Mexico to the United States to seek asylum is about halfway through its journey.

      The caravan began on Oct. 13 in Honduras with 200 people. As it has moved through Honduras, Guatemala and now Mexico, its ranks have grown to over 7,000, according to an estimate by the International Organization of Migration.

      The migrants have been joined by representatives from humanitarian organizations like the Mexican Red Cross providing medical assistance and human rights groups that monitor the situation.

      Journalists are there, too, and their reporting has caught the attention of President Donald Trump.

      He has claimed that the caravan’s ranks probably hide Middle Eastern terrorists. Trump later acknowledged there is no evidence of this, but conservative media outlets have nevertheless spread the message.

      It is reasonable for Americans to have security concerns about immigration. But as a scholar of forced migration, I believe it’s also important to consider why migrants travel in groups: their own safety.
      Safety in numbers

      The Central Americans in the caravan, like hundreds of thousands of people who flee the region each year, are escaping extreme violence, lack of economic opportunity and growing environmental problems, including drought and floods, back home.

      Guatemala, Honduras and Mexico have some of the world’s highest murder rates. According to Doctors Without Borders, which provides medical care in crisis zones, 68 percent of the migrants and refugees it surveyed in Mexico had experienced violence. Nearly one-third of women were sexually abused.

      Whether crossing Central America, the Sahara desert or the mountains of Afghanistan, migrants are regularly extorted by criminals, militias and corrupt immigration officials who know migrants make easy targets: They carry cash but not weapons.

      Large groups increase migrants’ chance of safe passage, and they provide some sense of community and solidarity on the journey, as migrants themselves report.
      Publicizing the dangers they flee

      Large groups of migrants also attract media coverage. As journalists write about why people are on the move, they shed light on Central America’s many troubles.

      Yet headlines about huge migrant caravans may misrepresent trends at the U.S.-Mexico border, where migration is actually decreasing.

      While the number of Central American families and children seeking asylum in the U.S. has increased in the past two years, Mexican economic migrants are crossing the border at historically low levels.

      And while most migrant caravan members hope to seek asylum in the U.S., recent history shows many will stay in Mexico.

      In response to Trump’s immigration crackdown, Mexican president-elect Andrés Manuel López Obrador has promised to welcome Central American refugees — and try to keep them safe.


      https://theconversation.com/migrants-travel-in-groups-for-a-simple-reason-safety-105621

      #sécurité

    • Trump’s Caravan Hysteria Led to This

      The president and his supporters insisted that several thousand Honduran migrants were a looming menace—and the Pittsburgh gunman took that seriously.

      On Tuesday, October 16, President Donald Trump started tweeting.

      “The United States has strongly informed the President of Honduras that if the large Caravan of people heading to the U.S. is not stopped and brought back to Honduras, no more money or aid will be given to Honduras, effective immediately!”

      “We have today informed the countries of Honduras, Guatemala and El Salvador that if they allow their citizens, or others, to journey through their borders and up to the United States, with the intention of entering our country illegally, all payments made to them will STOP (END)!”

      Vice President Mike Pence also tweeted:

      “Spoke to President Hernandez of Honduras about the migrant caravan heading to the U.S. Delivered strong message from @POTUS: no more aid if caravan is not stopped. Told him U.S. will not tolerate this blatant disregard for our border & sovereignty.”

      The apparent impetus for this outrage was a segment on Fox News that morning that detailed a migrant caravan thousands of miles away in Honduras. The caravan, which began sometime in mid-October, is made up of refugees fleeing violence in their home country. Over the next few weeks, Trump did his best to turn the caravan into a national emergency. Trump falsely told his supporters that there were “criminals and unknown Middle Easterners” in the caravan, a claim that had no basis in fact and that was meant to imply that terrorists were hiding in the caravan—one falsehood placed on another. Defense Secretary James Mattis ordered more troops to the border. A Fox News host took it upon herself to ask Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen whether there was “any scenario under which if people force their way across the border they could be shot at,” to which Nielsen responded, “We do not have any intention right now to shoot at people.”

      Pence told Fox News on Friday, “What the president of Honduras told me is that the caravan was organized by leftist organizations, political activists within Honduras, and he said it was being funded by outside groups, and even from Venezuela … So the American people, I think, see through this—they understand this is not a spontaneous caravan of vulnerable people.”

      The Department of Homeland Security’s Twitter account “confirmed” that within the caravan are people who are “gang members or have significant criminal histories,” without offering evidence of any such ties. Trump sought to blame the opposition party for the caravan’s existence. “Every time you see a Caravan, or people illegally coming, or attempting to come, into our Country illegally, think of and blame the Democrats for not giving us the votes to change our pathetic Immigration Laws!” Trump tweeted on October 22. “Remember the Midterms! So unfair to those who come in legally.”

      In the right-wing fever swamps, where the president’s every word is worshipped, commenters began amplifying Trump’s exhortations with new details. Representative Matt Gaetz of Florida wondered whether George Soros—the wealthy Jewish philanthropist whom Trump and several members of the U.S. Senate blamed for the protests against Supreme Court Justice Brett Kavanaugh, and who was recently targeted with a bomb—was behind the migrant caravan. NRATV, the propaganda organ of the National Rifle Association, linked two Republican obsessions, voter fraud and immigration. Chuck Holton told NRATV’s viewers that Soros was sending the caravan to the United States so the migrants could vote: “It’s telling that a bevy of left-wing groups are partnering with a Hungarian-born billionaire and the Venezuelan government to try to influence the 2018 midterms by sending Honduran migrants north in the thousands.” On CNN, the conservative commentator Matt Schlapp pointedly asked the anchor Alisyn Camerota, “Who’s paying for the caravan? Alisyn, who’s paying for the caravan?,” before later answering his own question: “Because of the liberal judges and other people that intercede, including George Soros, we have too much chaos at our southern border.” On Laura Ingraham’s Fox News show, one guest said, “These individuals are not immigrants—these are people that are invading our country,” as another guest asserted they were seeking “the destruction of American society and culture.”

      Peter Beinart: Trump shut programs to counter violent extremists

      In the meantime, much of the mainstream press abetted Trump’s effort to make the midterm election a referendum on the caravan. Popular news podcasts devoted entire episodes to the caravan. It remained on the front pages of major media websites. It was an overwhelming topic of conversation on cable news, where Trumpists freely spread disinformation about the threat the migrants posed, while news anchors displayed exasperation over their false claims, only to invite them back on the next day’s newscast to do it all over again.

      In reality, the caravan was thousands of miles and weeks away from the U.S. border, shrinking in size, and unlikely to reach the U.S. before the election. If the migrants reach the U.S., they have the right under U.S. law to apply for asylum at a port of entry. If their claims are not accepted, they will be turned away. There is no national emergency; there is no ominous threat. There is only a group of desperate people looking for a better life, who have a right to request asylum in the United States and have no right to stay if their claims are rejected. Trump is reportedly aware that his claims about the caravan are false. An administration official told the Daily Beast simply, “It doesn’t matter if it’s 100 percent accurate … this is the play.” The “play” was to demonize vulnerable people with falsehoods in order to frighten Trump’s base to the polls.

      Nevertheless, some took the claims of the president and his allies seriously. On Saturday morning, Shabbat morning, a gunman walked into the Tree of Life synagogue in Pittsburgh and killed 11 people. The massacre capped off a week of terrorism, in which one man mailed bombs to nearly a dozen Trump critics and another killed two black people in a grocery store after failing to force his way into a black church.

      Before committing the Tree of Life massacre, the shooter, who blamed Jews for the caravan of “invaders” and who raged about it on social media, made it clear that he was furious at HIAS, founded as the Hebrew Immigrant Aid Society, a Jewish group that helps resettle refugees in the United States. He shared posts on Gab, a social-media site popular with the alt-right, expressing alarm at the sight of “massive human caravans of young men from Honduras and El Salvador invading America thru our unsecured southern border.” And then he wrote, “HIAS likes to bring invaders in that kill our people. I can’t sit by and watch my people get slaughtered. Screw your optics, I’m going in.”

      The people killed on Saturday were killed for trying to make the world a better place, as their faith exhorts them to do. The history of the Jewish people is one of displacement, statelessness, and persecution. What groups like HIAS do in helping refugees, they do with the knowledge that comes from a history of being the targets of demagogues who persecute minorities in pursuit of power.

      Ordinarily, a politician cannot be held responsible for the actions of a deranged follower. But ordinarily, politicians don’t praise supporters who have mercilessly beaten a Latino man as “very passionate.” Ordinarily, they don’t offer to pay supporters’ legal bills if they assault protesters on the other side. They don’t praise acts of violence against the media. They don’t defend neo-Nazi rioters as “fine people.” They don’t justify sending bombs to their critics by blaming the media for airing criticism. Ordinarily, there is no historic surge in anti-Semitism, much of it targeted at Jewish critics, coinciding with a politician’s rise. And ordinarily, presidents do not blatantly exploit their authority in an effort to terrify white Americans into voting for their party. For the past few decades, most American politicians, Republican and Democrat alike, have been careful not to urge their supporters to take matters into their own hands. Trump did everything he could to fan the flames, and nothing to restrain those who might take him at his word.

      Many of Trump’s defenders argue that his rhetoric is mere shtick—that his attacks, however cruel, aren’t taken 100 percent seriously by his supporters. But to make this argument is to concede that following Trump’s statements to their logical conclusion could lead to violence against his targets, and it is only because most do not take it that way that the political violence committed on Trump’s behalf is as limited as it currently is.

      The Tree of Life shooter criticized Trump for not being racist or anti-Semitic enough. But with respect to the caravan, the shooter merely followed the logic of the president and his allies: He was willing to do whatever was necessary to prevent an “invasion” of Latinos planned by perfidious Jews, a treasonous attempt to seek “the destruction of American society and culture.”

      The apparent spark for the worst anti-Semitic massacre in American history was a racist hoax inflamed by a U.S. president seeking to help his party win a midterm election. There is no political gesture, no public statement, and no alteration in rhetoric or behavior that will change this fact. The shooter might have found a different reason to act on a different day. But he chose to act on Saturday, and he apparently chose to act in response to a political fiction that the president himself chose to spread and that his followers chose to amplify.

      As for those who aided the president in his propaganda campaign, who enabled him to prey on racist fears to fabricate a national emergency, who said to themselves, “This is the play”? Every single one of them bears some responsibility for what followed. Their condemnations of anti-Semitism are meaningless. Their thoughts and prayers are worthless. Their condolences are irrelevant. They can never undo what they have done, and what they have done will never be forgotten.

      https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2018/10/caravan-lie-sparked-massacre-american-jews/574213

    • Latin American asylum seekers hit US policy “wall”

      Trump’s new restrictions mean long waits simply to register claims.

      The movement of thousands of Central American asylum seekers and migrants north from Honduras towards the southern border of the United States has precipitated threats from US President Donald Trump – ahead of next week’s midterm elections – to block the group’s entry by deploying troops to the US-Mexican border.

      Under international law the United States is obligated to allow asylum seekers to enter and file claims. However, immigration officials at the country’s southern border have for months been shifting toward legally dubious practices that restrict people’s ability to file asylum claims.

      “Make no mistake, the administration is building a wall – one made of restrictionist policy rather than brick and mortar,” said Jason Boyd, policy counsel at the American Immigration Lawyers Association (AILA).

      As a result, hundreds, possibly thousands, of asylum seekers have been left waiting for extended periods of time on the Mexican side of the border in need of shelter and basic services. Firm numbers for those affected are difficult to come by because no one is counting.

      Some of those turned away explore potentially dangerous alternatives. Aid and advocacy groups as well as the Department of Homeland Security say the wait has likely pushed some to attempt to enter the United States illegally, either with smugglers or on their own via perilous desert routes.

      While some of those in the so-called “migrant caravan” are searching for economic opportunity, others are fleeing gang violence, gender-based violence, political repression or unrest – all increasingly common factors in Central America and Mexico that push people to leave their homes.
      Menacing phone calls

      When people from the migrant caravan reach the southern border of the United States, they may find themselves in a similar position to Dolores Alzuri, 47, from Michoacan, a state in central Mexico.

      In late September, she was camped out with her husband, daughter, granddaughter, and aunt on the Mexican side of the DeConcini port of entry separating the twin cities of Nogales – one in the Mexican state of Sonora, the other in the US state of Arizona.

      Alzuri and her family were waiting for their turn to claim asylum in the United States, with only a police report in hand as proof of the threats they faced back home. Camping beside them on the pedestrian walkway just outside the grated metal door leading to the United States, nine other families waited to do the same.

      Over the preceding month Alzuri had received several menacing phone calls from strangers demanding money. In Michoacan, and many other parts of Mexico where criminal gangs have a strong presence, almost anybody can receive calls like these. You don’t know who’s on the other end of the line, Alzuri explained, but you do know the consequences of not following their orders.

      “If you do not give [money] to them, they kidnap you or they kidnap your family,” Alzuri said. “They destroy you. They kill you. That is why it is so scary to be in this country.”

      Other people she knew had received similar calls. She also knew that those who didn’t pay ended up dead – pictures of their bodies posted on Facebook as a macabre warning of what happens to those who resist.

      Fearing a similar fate, Alzuri packed her bags and her family and travelled north to ask for asylum in the United States. A friend had been granted asylum about nine months ago, and she had seen on television that other people were going, too. It seemed like the only way out.

      “I had a problem,” she said, referring to the phone calls. “They asked us for money, and since we did not give them money, they threatened us.”

      Before leaving her home, Alzuri said she filed a police report. But the authorities didn’t care enough to act on it, she said. “They are not going to risk their life for mine.”
      No way out

      Despite the danger at home, Alzuri and others in similar situations face an increasingly difficult time applying for asylum in the United States. At the Nogales crossing, asylum seekers must now wait up to a month simply to be allowed to set foot inside a border office where they can register their claims, aid workers there say.

      Those waiting are stuck in territory on the Mexican side that is controlled by gangs similar to the ones many are fleeing, though local aid groups have scrambled to find space in shelters, especially for women and children, so people will be safer while they wait.

      The situation hasn’t always been like this.

      In the past, asylum seekers were almost always admitted to register their claims the same day they arrived at the border. Since May, however, there has been a marked slowdown in registration.

      US Custom and Border Protection (CBP), the federal law enforcement agency responsible for screening people as they enter the country, says delays are due to a lack of capacity and space. But asylum advocates say similar numbers have arrived in previous years without causing a delay and the real reason for the slowdown is that CBP has shifted resources away from processing asylum seekers – not just in Nogales but across the southern US border – resulting in people being forced to wait for long periods or turned away altogether.

      This is happening despite the insistence of high-ranking Trump administration officials that asylum seekers present themselves at ports of entry or face criminal prosecution for crossing the border irregularly. Such contradictory policies, asylum advocates argue, are part of a broad-based effort by the Trump administration to dramatically reduce the number of people able to seek protection in the United States.

      “Our legal understanding is that they have the legal obligation to process asylum seekers as they arrive,” said Joanna Williams, director of education and advocacy at the Kino Border Initiative (KBI), a Nogales-based NGO. “There’s no room in the law for what they are doing right now.”
      A system in crisis

      In the past decade, migration across the southern border of the United States has undergone a dramatic change. Every year since the late 1970s US Border Patrol agents apprehended close to a million or more undocumented migrants entering the country. In 2007, that number began to fall, and last year there were just over 310,000 apprehensions – the lowest number since 1971.

      At the same time, the proportion of people entering the United States from the southern border to claim asylum has increased. Ten years ago, one out of every 100 people crossing the border was seeking humanitarian protection, according to a recent report published by the Migration Policy Institute (MPI), a non-partisan think tank in Washington DC. Today that number is about one in three.

      According to Boyd of AILA, the increase is being driven by ongoing humanitarian emergencies in El Salvador, Honduras, and Guatemala, an area of Central America known as the Northern Triangle. These countries have some of the highest homicide rates in the world and are wracked by gang violence, gender-based violence, extortion, and extra-judicial killings. “Many of the individuals and families arriving at the US southern border are literally fleeing for their lives,” said Boyd.

      But the system that is supposed to provide them protection is in crisis. Beginning in 2010 the number of asylum requests lodged in the United States started to balloon, mirroring an upward trend in global displacement. Last year, 79,000 people approached the US border saying they had a credible fear of returning to their home country, compared to 9,000 at the beginning of the decade.

      The increase in credible-fear claims, as well as asylum requests made by people already in the United States, has strained the system to a “crisis point”, according to the MPI report. This has led to a backlog of around 320,000 cases in US immigration courts and people having to wait many months, if not years, to receive a hearing and a decision.
      Crackdown

      Senior officials in the Trump administration, including the president, have consistently lumped asylum seekers and economic migrants together, positing that the United States is being “invaded” by a “massive influx of illegal aliens” across the southern border, and that the asylum system is subject to “systematic abuse” by people looking to gain easy entry to the country.

      People working on the ground with asylum seekers refute this. Eduardo Garcia is a communication coordinator at SOA Watch, an organisation that monitors the humanitarian impact of US policy in Latin America. He has spent time in Nogales speaking with people waiting to claim asylum.

      “The stories of many of the people we have talked to… are stories of people fleeing gang violence, are stories of people fleeing because one of their sons was killed, because one of their sons was threatened, because one of their family members [was] raped,” he said. “They have said they cannot go back to their countries. If they are sent back they are going to be killed.”

      Still, the Trump administration’s zero-tolerance policy on immigration – responsible for the recent child-separation crisis – has also included measures that have restricted access to asylum in the United States.

      In May, Attorney General Jeff Sessions announced that the Justice Department would begin criminally prosecuting everyone who irregularly crossed the US southern border, including asylum seekers. In June, that policy was followed by a decision that the United States would no longer consider gang and sexual violence – precisely the reasons so many people flee the Northern Triangle – as legitimate grounds for asylum. Around the same time, CBP appears to have deprioritised the processing of asylum seekers at ports of entry in favour of other responsibilities, leading to the long waits and people being turned away, according to humanitarian workers and a recent report by the DHS’s Office of Inspector General.

      And even as these restrictive policies were being put in place, Trump administration officials have been encouraging asylum seekers to try. “If you’re seeking asylum, go to a port of entry,” Secretary of Homeland Security Kirstjen Nielsen said in an 18 June press conference. “You do not need to break the law of the United States to seek asylum.”

      Nogales, Mexico

      “I came here with the hope that if I asked for asylum I could be in the United States,” said Modesto, a 54-year-old from Chimaltenango, Guatemala. In mid-September he was sitting in a mess hall run a couple hundred meters from the US border run by KBI, which provides humanitarian assistance to migrants and asylum seekers.

      Modesto had already been in Nogales, Sonora for several months. Like Dolores Alzuri, he fled his home because criminal gangs had tried to extort money from him. “I worked a lot and was making a living in my country,” Modesto explained. “The problem in particular with the gangs is that they don’t let you work… If you have money they extort you. If you don’t have money they want to recruit you.” And people who don’t cooperate: “They’re dead,” he added.

      The situation Modesto found when he arrived in Nogales, Sonora was far from what he expected. For starters, there was the long wait at the border. But he also discovered that – as an adult travelling with his 18-year-old son – even once he entered the United States he would likely end up in a detention centre while his case slowly made its way through the overburdened immigration courts – a practice that has also increased under the Trump administration. “I don’t want to cross… and spend a year in prison when my family needs my help,” he said.

      Modesto is in some ways an exception, according to Williams of KBI. Many of the people arriving in Nogales, Sonora are families with children. Once in the United States they will likely be released from immigration detention with ankle monitoring bracelets to track their movements. These people often choose to wait and to claim asylum at the port of entry when there is space.

      After more than 100 people piled up to wait at the border in May, local humanitarian groups set up a system to organise and keep track of whose turn it was to submit an asylum claim to US immigration officials. They also scrambled to find spaces in shelters so people were not sleeping on the walkway over the weeks they needed to wait.

      Now, only people who are likely to enter soon are camped on the walkway. When IRIN visited, about 40 asylum seekers – mostly women and children – sat on one side of the walkway as a steady stream of people heading to the United States filtered by on the other. Some of the asylum seekers were new arrivals waiting to be taken to a shelter, while others had been sleeping there for days on thin mats waiting for their turn. Volunteers handed out clean clothing and served pasta, as a CBP agent opened and closed the metal gate leading to the United States, just a few tantalisingly short feet away.

      The slowdown of processing “leaves people stranded – in really dangerous situations sometimes – on the other side of the border, and completely violates our obligations under both domestic and international law,” said Katharina Obser, a senior policy adviser at the Women’s Refugee Commission, an NGO that advocates for women, children, and youth displaced by conflict and crisis.

      As a result, some people arrive, find out about the wait, and leave. “We’re fairly certain that those are individuals who then end up crossing the border through other means,” Williams said.

      The DHS Office of the Inspector General came to a similar conclusion, finding that the contradiction between Trump administration rhetoric and policy “may have led asylum seekers at ports of entry to attempt illegal border crossings.”
      Border-wide

      The situation in Nogales, Sonora is far from isolated, according to Boyd of the AILA. “Recent turnbacks of vulnerable asylum seekers have been documented throughout the US southern border,” he said, including at many ports of entry in Texas and California. In those states, asylum seekers have reported being stopped as they approach the border and told they cannot enter because immigration officials don’t have the capacity to process their claims.

      “Turnbacks form part of a comprehensive set of practices and policies advanced under this administration that appears aimed at shutting out asylum seekers from the United States,” Boyd continued.

      Meanwhile, people like Dolores Alzuri – and most likely some of the thousands of Central Americans who are travelling north from Honduras in the hope of claiming asylum – are left with little choice but to wait. Moving somewhere else in Mexico or returning home is not an option, said Alzuri. “The violence is the same in every state,” she said. And crossing the desert, “that’s a big danger.”

      She and her family don’t have a back-up plan. “Let’s hope that I do get [asylum], because I really do need it,” she said. “You don’t live comfortably in your own country anymore. You live in fear that something will happen to you. You can’t walk around on the streets because you feel that you’re being followed.”

      https://www.irinnews.org/news-feature/2018/10/29/latin-american-asylum-seekers-hit-us-policy-wall
      #USA #Etats-Unis #fermeture_des_frontières #Mexique

      Commentaire Emmanuel Blanchar via la mailing-list Migreurop:

      Un article intéressant car il rappelle opportunément que la « caravane des migrants » en route vers les Etats-Unis est également composée de nombreuses personnes qui souhaiteraient pouvoir déposer des demandes d’asile. Or, si la frontières Mexique-USA est loin d’être encore mûrées, un mur administratif empêche déjà que les demandes d’asile puisse être déposées et traitées dans le respect des droits des requérant.e.s.

      #mur_administratif #asile

    • No es una caravana, es un dolor que camina

      La caravana de migrantes es sólo la primera manifestación pública y masiva de la crisis humanitaria en la que vive la mayoría de la población; negada por el gobierno, por la oligarquía, embajadas, organizaciones de la sociedad civil y por algunas agencias de cooperación que le hacen comparsa a la dictadura.

      Esta crisis humanitaria es provocada por el modelo económico neoliberal impuesto a sangre y fuego, que sólo pobreza y violencia ha llevado a las comunidades, que ante la ausencia de oportunidades y ante el acoso de los grupos criminales no tienen otra alternativa que la peligrosa e incierta ruta migratoria; prefieren morir en el camino que en sus barrios y colonias.

      El infierno en que se ha convertido Honduras tiene varios responsables. En primer el lugar el imperialismo, que a través de su embajada promueve la inestabilidad política en el país con el apoyo directo al dictador, que para granjearse ese apoyo les ha entregado el país, hasta el grado del despojo y de la ignominia, como puede observarse en los foros internacionales.

      Otro responsable es el dictador, que además de la incertidumbre que genera en lo económico, en lo político y en lo social, ha profundizado y llevado al extremo las políticas neoliberales, despojando de sus recursos a comunidades enteras, para dárselas a las transnacionales, principalmente norteamericanas y canadienses.

      La oligarquía corrupta, mediocre, salvaje, inepta y rapaz también es responsable de esta crisis humanitaria, quien se ha acostumbrado a vivir del presupuesto nacional a tal grado de convertir al Estado en su patrimonio, por medio de un ejército de ocupación, de diputados y presidentes serviles y títeres, que toman las decisiones no para el pueblo, sino que para sus insaciables intereses.

      Hay otro actor importante en esta crisis y es el Ejército Nacional, fiel sirviente de los intereses imperiales y de la oligarquía, que sólo sirve para consumir una gran tajada del presupuesto nacional y más que un ejército defensor y garante de la soberanía nacional es una fuerza de ocupación; listo para asesinar, torturar y matar aquellos que se oponen al dictador, al imperio y la oligarquía.

      Desgraciadamente esta caravana la conforman los miserables, los desheredados de la tierra, los parias: “los que crían querubes para el presidio y serafines para el burdel” como dijo en su poema, Los Parias, el poeta mexicano Salvador Díaz Mirón.

      Estos miserables y desheredados no huyen de la patria, la aman, la adoran y la llevan convertida en un dolor sobre sus hombros, huyen de los verdugos y carniceros que nos gobiernan y de los otros responsables de esta crisis humanitaria. Los que huyen aman a esta tierra más que los que nos quedamos.

      https://criterio.hn/2018/10/29/no-es-una-caravana-es-un-dolor-que-camina
      #douleur