• Malgré leurs trésors, les musées berlinois peinent à séduire
    https://information.tv5monde.com/culture/malgre-leurs-tresors-les-musees-berlinois-peinent-seduire-3680


    Johann Peter Hasenclever : Das Lesekabinett (1843)

    Plutôt que de faire la queue devant les musées chers de Londres, Madrid et Paris venez à Berlin, c’est le meilleur endroit pour profiter de moments intimes avec les tableaux classiques. Les neolibéraux font tout pour faire venir les fouiles, mais l’effort ne réussit pas pour le moment. Il faut profiter du moment présent car on est en train de modifier la structure des musées afin de les aligner avec les besoins du tourisme de masses. Dans un an ou deux le calme dans les grandes galeries aura fait place au brouhaha ignoble qui envahit les oreilles de chaque visiteur du louvre qui s’approche de la salle de la Joconde.

    Malgré des trésors inestimables et des rénovations pharaoniques, les musées de Berlin restent nettement à la traîne de ceux de Londres, Paris ou New York. Un fossé que la crise sanitaire risque de creuser encore davantage.

    A deux pas de la bouillonnante Potsdamer Platz, la Gemäldegalerie semble plongée dans une profonde léthargie.

    Pas de file d’attente aux caisses, salles d’exposition assoupies voire désertes dans ce bâtiment qui renferme pourtant l’une des plus grandes collections mondiales de peintures avec des chefs-d’oeuvre du Caravage, de Rembrandt ou de Vermeer.

    Un désamour qui affecte de longue date cette galerie mais aussi de nombreux autres musées de Berlin, même si la pandémie de Covid-19 qui la prive de ses touristes depuis près de quatre mois l’a encore accentué.

    Caspar David Friedrich : Der Mönch am Meer (1808–1810)

    À Berlin, la crise sanitaire augmente la fracture entre le public et ses musées
    https://fr.news.yahoo.com/%C3%A0-berlin-crise-sanitaire-augmente-111542250.html?guccounter=1

    À deux pas de la bouillonnante Potsdamer Platz, la Gemäldegalerie semble plongée dans une profonde léthargie. Pas de file d’attente aux caisses, salles d’exposition assoupies voire désertes dans ce bâtiment qui renferme pourtant l’une des plus grandes collections mondiales de peintures avec des chefs-d’oeuvre du Caravage, de Rembrandt ou de Vermeer.

    À Berlin, la crise sanitaire augmente la fracture entre le public et ses musées
    https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/a-berlin-la-crise-sanitaire-augmente-la-fracture-entre-le-public-et-ses

    Malgré leurs trésors inestimables, les musées berlinois sont à la traîne par rapport à leurs confrères londoniens, new yorkais et parisiens. Un écart qui risque de s’accentuer avec la crise sanitaire.

    #Berlin #art #tourisme

    • Jahreskarte der Staatlichen Museen zu Berlin - Staatliche Museen zu Berlin
      https://www.smb.museum/besuch-planen/jahreskarte
       ;-)

      CLASSIC 50 EURO / ermäßigt 25 EURO

      Der Klassiker unter den Jahreskarten für alle, die ihre Lieblingswerke in den ständigen Ausstellungen gerne häufiger besuchen.

      Die Jahreskarte CLASSIC ist gültig für den Besuch aller Dauerausstellungen der Staatlichen Museen zu Berlin während der gesamten Öffnungszeit.

      Um Wartezeiten zu vermeiden, können für das Pergamonmuseum online und telefonisch vorab kostenlose Zeittickets zu den oben genannten Zeiten gebucht werden.

      Le prix pour un an de visites illimitées dans tous les musées d’état est imbattable. Pour les expos exceptionnelles il faudrait choisir une autre formule. La collection Berggrün avec plein de Picassos est comprise dans l’offre :-)

      La liste des musées et collections
      https://www.smb.museum/museen-einrichtungen/alles-auf-einen-blick

  • Comment organiser les musées pour répondre aux attentes de publics toujours plus divers et nombreux ? Quelques éléments de réponse pour penser le service au public à partir du British Museum et du Louvre #musées #public #culture

    https://sms.hypotheses.org/25360

    Quel service public pour les institutions muséales ?
    Comment organiser les musées pour répondre aux attentes de publics toujours plus nombreux ? En France et en Grande-Bretagne, les réponses apportées à cette question ont évolué dans le temps et reflètent une vision différente du service public et du travail qui y est associé. Comparer le Louvre et le British Museum permet alors de détailler les engagements, l’organisation et les évolutions des politiques publiques muséales.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’introduction du public dans l’administration muséale relève des politiques culturelles, alors que dans d’autres administrations, comme celle des PTT, l’usager ou le client est introduit pour des raisons managériales afin d’accroitre la productivité. La logique gestionnaire, notamment celle des ressources humaines et la connaissance de ce qu’est un corps de fonctionnaire, est réduite au musée. Entre 1946 et 1981, en France et en Grande-Bretagne, deux hommes donnent une impulsion décisive au développement des musées. Tous deux entendent répondre aux besoins de nouveaux publics par une action de l’État : l’économiste hétérodoxe et haut fonctionnaire John Maynard Keynes et l’écrivain et homme politique gaulliste André Malraux. Se met en place progressivement une politique volontariste de démocratisation culturelle et d’élargissement des publics des musées. Paradoxalement, dans les deux pays, l’augmentation du nombre des visiteurs n’incite l’État ni à revoir le volume et la répartition de ses emplois, ni à transformer l’organisation du travail au musée (...)

  • Démarrage aujourd’hui de l’expo De Funès à la Cinémathèque. Alors un petit #shameless_autopromo : avec Mosquito on a développé un écran interactif pour l’expo.

    Ça fait partie des 3-4 chouettes développements qu’on avait terminés et qu’on devrait livrer pour des expositions qui allaient ouvrir quasiment la semaine du confinement

    Et pour de Funès, comme pour Pompéi, malgré la réouverture des expos, ce n’est toujours pas idéal, puisque pour l’instant il n’est pas possible de toucher les écrans. Donc à la place on a installé des boucles vidéos qui « jouent » à la place du visiteur (en attendant une période plus propice).

    L’interface est baptisée « La machine à mimiques » : il s’agit de 24 courts extraits de De Funès, « renfrogné », « colérique », « anxieux », « exaspéré »… « extatique », « modeste », « étonné », « attendri »… que l’on déclenche simplement avec des gros boutons répartis en « Bonne humeur / Mauvaise humeur » avec un gros slider pour passer de l’un à l’autre.

    Est-ce que c’est du #SPIP ? Bien sûr que c’est du SPIP.

    L’originalité, ici, c’est que c’est affiché grâce à un player BrightSign connecté à un écran tactile vertical. C’est une direction qu’on essaie de développer, parce que ça permet de proposer des supports moins chers qu’un PC complet pour faire tourner des médias HTML/CSS/JS, et c’est extrêmement facile à configurer : on met une carte SD dans le player et ça tourne tout seul (avec un PC sous Windows, créer un mode kiosque robuste, c’est casse-pied). Pour les clients, ça abaisse considérablement le prix du matériel.

    • Ah mais c’est pas mal, ça !

      Je viens d’essayer à la maison : ça fonctionne très bien avec un de mes vieux stylets à bout mou (je pense un Belkin, donc un peu cher), et pas du tout avec un autre (Bic 2 en 1), très bien avec un très ancien FiftyThree.

      Faudrait trouver le modèle qui va bien et qui coûte 50 centimes sur le Web. Parce prêter des modèles à 5 euros pièce, c’est un peu extravagant. Mais à 50 centimes le truc, c’est beaucoup plus jouable.

    • Sinon on me dit que la Cinémathèque va certainement remettre en place la version interactive. Et sinon on me parle aussi de films anti-bactériens (je ne sais pas trop ce que c’est), qu’on va tester demain.

    • Je vais voir ça vendredi prochain à 14h, j’ai eu l’immense honneur de pouvoir acheter mon billet au guichet et pas en ligne. Maintenant qu’on sait que le virus se propage sur les aérosols, on va peut-être mettre tous nos efforts sur le port du masque et arrêter la psychose sur les surfaces ?

      PS : Sinon, je m’en fous un peu, de pouvoir décider moi-même quelle tête faire faire à #Louis_de_Funès mais j’avoue qu’une fonction aléatoire m’agrée plus qu’un défilement dans l’ordre et une boucle qui ne change jamais. Ça me titillerait plus l’impatience.
      #exposition #musée #muséographie

  • On vient de livrer, avec Diala, le site Fabre dans mon canapé :
    https://fabre.montpellier3m.fr

    On est particulièrement enthousiastes, parce que c’est un beau bébé, un concept qu’on trouve intéressant (une plateforme de musée hors-les-murs), et on espère que ça va marquer notre installation professionnelle dans la région, puisque c’est un site pour le musée de Montpellier (et qu’on a fondé notre boîte, https://23forward.com, à Montpellier… #shameless_autopromo)

    L’idée est née, évidemment, pendant le confinement, quand les musées ont tenté de continuer à faire vivre leurs collections sur le Web, mais avec des solutions très décevantes : soit des trucs balancés sur Facebook, soit en refilant leurs collections à Google Arts & Culture.

    Comme l’a fait remarquer Diala, le British Museum a un énorme site sous Drupal, parce que Drupal-c’est-bon-mangez-en, mais pour valoriser leurs collections, ils t’envoient sur Google Arts & Culture. De « notre » côté (#SPIP), notre client du Musées des Arts décoratifs (désormais nommé MAD Paris) a pu valoriser des visites virtuelles, beaucoup de contenus, pendant le confinement, – et vous savez pourquoi ? – parce que tout est sous SPIP et que depuis des années ils ont énormément de choses sympas pour présenter leurs collections dans leur site.

    Alors j’ai eu l’idée de monter une démonstration d’une plateforme, sous SPIP, qui permettrait de valoriser des contenus en ligne, rapide à déployer, et qui évidemment constituerait toujours un excellent support à la fin du confinement.

    J’ai donc monté une démonstration, que j’ai fait circuler, basée essentiellement sur trois formats :

    1. des « accrochages virtuels », qui respectent les dimensions relatives des œuvres, et même leurs emplacements dans les salles :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Galerie-des-Colonnes-103

    Notez le petit personnage (qui change à chaque chargement) qui permet d’indiquer l’échelle des tableaux dans la salle. (Il y a quelques easter eggs cachés, là…)

    C’est un outil très pratique, parce qu’il permet de créer un « accrochage » rapidement, sans nécessiter des outils lourds à mettre en place. Il suffit d’avoir les cartels des œuvres, idéalement avec leurs dimensions, pour que ça se fabrique automatiquement.

    2. mes fameux “longforms”, qui permettent de créer des présentations évoquant les magazines papier, qui donnent vraiment envie de lire des textes longs, et qui s’adaptent à plein de types de contenus différents, et mêmes à des ambiances graphiques différentes :

    https://fabre.montpellier3m.fr/L-histoire-de-la-collection-italienne
    https://fabre.montpellier3m.fr/Art-et-anatomie
    https://fabre.montpellier3m.fr/Soulages-a-Montpellier
    https://fabre.montpellier3m.fr/Le-Realisme

    Ça permet même de reproduire des fiches pédagogiques autour des paysages et des émotions, avec des maquettes assez particulières :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Paysage-etat-d-ame

    3. des vidéos, présentées en plein écran pour que ce soit un peu spectaculaire :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Vincent-Bioules

    Le dernier concept de l’outil étant de tout rendre accessible sur une unique longue page d’accueil, parce qu’on ne prévoyait pas de faire un monstre en une ou deux semaines…

    –----

    Avec cette démo, j’ai commencé à montrer ça à différents contacts. Tout le monde très enthousiaste, mais tout le monde avait trop d’incertitudes (est-ce que le confinement va durer ? est-ce que la priorité c’est de mettre des sous dans l’internet alors qu’on n’a même pas de masques…). Vous voyez l’idée…

    Et finalement c’est le Musée Fabre, avec qui on a déjà un excellent contact (tu penses bien, mes enfants sont les vedettes des lieux, ils squattent l’endroit dès qu’il pleut), qui a décidé de monter un site sur ce modèle. Et entretemps, le musée a rouvert.

    Du coup, j’ai encore enrichi la plateforme par rapport à ce qu’on fait prévu initialement.

    1. des audioguides. Comme j’ai réussi à aspirer l’intégralité de la base de données du musée, j’ai récupéré les fichiers MP3 des audioguides associés aux œuvres. On a donc décidé de faciliter l’utilisation du nouveau site comme support alternatif aux audioguides prêtés par le musée. Les gens qui craindraient d’emprunter du matériel pour raison sanitaire peuvent ainsi utiliser leur smartphone pour visiter le musée. On a du coup monté une page dédiée, qui ne présente que les éléments qui servent de support de visite en salle :
    https://fabre.montpellier3m.fr/audioguide

    2. tout… Comme j’ai tout aspiré, du coup ça n’était pas (tellement) plus compliqué de proposer l’intégralité des salles du musée. Une cinquantaine de salles, plus de 800 œuvres…

    Et voilà, finalement, c’est un peu un monstre quand même…

    3. une frise chronologique. Puisqu’on a toutes les œuvres, et qu’elles sont datées, pourquoi ne pas faire une belle frise chronologique ?

    Et donc c’est du SPIP, et ce qui est marrant, c’est que la maquette est en pur CSS. Le scroll horizontal passe par Javascript, mais la maquette compliquée des petites cases est calculée côté serveur, et l’affichage se fait sans une ligne de JS.

    4. automatiser les scrolls infinis. J’en ai profité pour me développer un javascript personnel qui fabrique et gère tout automatiquement les scrolls horizontaux infinis, éventuellement avec des flèches de navigation gauche/droite, et une barre de scroll en dessous, que j’utilise à de nombreux endroits du site (dont les accrochages virtuels et la frise chronologique). Dans mon code, il suffit que j’attribue la classe .loop_auto à un élément pour qu’il se transforme en scroll infini.

    5. Et cerise sur le gâteau : des visites virtuelles avec des panoramiques 360, avec des cartels interactifs, une navigation de salle en salle, directement dans SPIP :
    https://fabre.montpellier3m.fr/Salle-1-2

    qui se gère dans l’espace privé de SPIP (avec des glisser-déposer pour définir les zones) :

    6. Vignette automatiques pour les PDF. Les fichiers PDF insérés dans les articles ont leur vignette calculée automatiquement par le serveur (et c’est bien pratique…).

    7. Easter egg en page d’accueil. L’image du haut de page, qui illustre « Fabre dans mon canapé », ce n’est pas qu’une image : les tableaux sont choisis aléatoirement toutes les cinq minutes, ils sont cliquables, et c’est même un scroll horizontal infini…

    8. Easter egg : la page d’erreur 404. Jarnicoton ! Elle est trop cool… Le fond est un tableau différent à chaque fois, choisi aléatoirement dans les collections du musée. Et à chaque rechargement de page, tu auras droit à un juron différent… (Du coup je me demande si ce n’est pas ma page préférée du site…)
    https://fabre.montpellier3m.fr/dfgdfg

    • Non, pas que amour de l’art : certes initialement la démo était déjà très complète, mais ensuite ce qu’on livre à Fabre c’est devenu un vrai boulot. Mais de manière assez amusante, ce que je détaille dans la seconde partie, ajouté après qu’on a signé avec Fabre (audioguides, aspiration de la base complète, panoramiques 360°…), c’est plus ou moins en bonus, parce que je me suis rendu compte que je pouvais le faire, et que dans la logique « PoC », c’est aussi bien de faire un peu étalage de ce que la plateforme peut produire en très peu de temps.

    • @vazy : Proof of Concept. C’est une démo, normalement très préliminaire, pour tester le fait que ton idée est réalisable et que ça vaut le coup de continuer à la développer. Là on était déjà nettement plus avancé que pour un « PoC », j’avais en fait un outil complet et fonctionnel.

      C’est largement la difficulté de mon boulot : comme je fais du « sur mesure », on répond à des demandes des clients, et c’est dans ces demandes qu’il faut qu’on arrive à proposer des choses originales et rigolotes, mais en réponse à une demande déjà écrite noir sur blanc par le client (avec parfois quelqu’un qui a déjà totalement délimité ce que le client attend dans la rédaction du cahier des charges). Tu ne peux jamais pousser tes propres concepts au bout dans ces conditions.

      Et donc, de temps en temps, j’ai besoin (ou envie) de monter une démonstration complète d’un nouvel outil, ou d’une nouvelle manière d’assembler mes outils, pour en faire une démonstration complète. Parce qu’il n’y a en gros que comme ça que je peux tenter de convaincre quelqu’un de me l’acheter (avec ses variantes et adaptations, mais sur la base de ce concept).

      Par exemple il y a quelques années, je me suis développé plusieurs outils pour réaliser des « longforms » dans SPIP. Et quand j’expliquais, personne ne voyait l’intérêt, ni à quoi ça ressemblerait. Surtout que je ne voulais pas faire les trucs à la mode du moment, avec plein de parallaxes, parce que je n’aimais pas ça du tout (ça fait vomir). Bref une semaine je me suis pris un article de Wikipedia sur la NASA, et j’en ai fait un {très long} longform avec d’énormes images. Le côté PoC : l’outil fonctionne, on voit que l’usage est pertinent (on a envie de lire un truc très long, parce que c’est beau et rythmé), je teste les aspects techniques (les images responsive recadrées différemment selon les écrans par exemple). Et quand tu montres au client, il se dit « ah oui, j’ai très envie de ça ».

  • Le musée relève de la culture et du patrimoine. La marque appartient au champ du commerce. Bien qu’improbable, leur rencontre a pourtant eu lieu… #culture #patrimoine #musée #commerce

    https://sms.hypotheses.org/12936

    Le musée et la marque répondent à deux anciennes préoccupations des sociétés relevant de deux mondes différents et de deux philosophies difficilement compatibles, la culture pour l’un, le commerce pour l’autre.

    Le musée est structuré autour de ses collections et de ses missions premières : conserver et montrer. Des dispositifs juridiques de droit public organisent cette logique d’intérêt général, notamment autour de mesures interdisant la vente des objets composant les collections publiques (principe d’inaliénabilité). Par ailleurs, en France, le musée est porteur d’une identité forte forgée par l’histoire, en particulier en raison de son origine révolutionnaire et de valeurs puissantes traduites en termes de service public, au premier rang desquelles on peut pointer l’universalisme qui se traduit entre autres par l’accès de tous aux objets conservés et montrés. De sorte qu’il est longtemps resté éloigné des considérations économiques et financières pour relever du seul domaine des institutions sans but lucratif (...)

  • #Ernesto_Ricou : « Mon sentiment profond, c’est qu’on dérange à #Lausanne »

    Depuis le 1er janvier 2016 et le #déménagement forcé du centre interculturel #Casa_Mundo, le #Musée_de_l’immigration_de_Lausanne vit entre quatre murs derrière une petite porte en bois défraîchi d’une arrière-cour de l’avenue Tivoli.

    En ce matin d’hiver 2016, Ernesto Ricou reçoit à l’heure du café, dans ce musée qu’il dirige depuis 18 ans. La poignée de main ferme, le visage rayonnant et la moustache frétillante, cette figure lausannoise entame chaleureusement la conversation, comme à son habitude. Aujourd’hui plus qu’hier, il semble apaisé, heureux, soulagé. Dès mon arrivée, il me présente Alexandre, celui par qui la lumière jaillira d’ici peu dans ce petit cocon dédié à l’immigration. Alexandre est électricien. Un énième bienfaiteur pour le musée, dont Ernesto dira qu’il « fait déjà partie de la famille ». Grâce à Alexandre, même si la lumière extérieure peine à percer à travers les rideaux les jours de beaux temps, le maître des lieux pourra enfin mettre dans la lumière les centaines d’oeuvres disséminées dans ce bric-à-brac rempli d’humanité. « Il y aura des prises un peu partout, des lampes, des néons, sans oublier deux chauffages d’appoint », ajoute Ernesto avec passion.

    Aujourd’hui Alexandre, et demain ? Ce matin-là, Ernesto Ricou ne sait pas de quoi demain sera fait, mais il parvient désormais à croire en un avenir meilleur pour son musée : « Je ne pouvais pas tout arrêter, pas maintenant, pas avec tout ce qu’il se passe en ce moment avec les immigrés. » Le ton a radicalement changé par rapport à nos premières rencontres. Lui qui rêve toujours de locaux spacieux pour accueillir les personnes dans le besoin, d’étagères remplies de livres qui formeraient « un labyrinthe symbolisant les difficultés des migrants », d’un jardin avec des bancs disposées en cercle pour former une sorte de place de village, se recroqueville pour l’heure derrière cette porte en bois chancelante d’un bleu azur en attendant un signe.

    31 décembre 2015. Pour la plupart d’entre nous, cette date est synonyme de repas gargantuesque, verres qui trinquent et meilleurs voeux. Pour Ernesto, le 31 décembre 2015 restera toujours ce jour où il a rendu les clés de son centre associatif et interculturel sis au 14 avenue de Tivoli à Lausanne. Ce soir-là, une porte se ferme sur presque vingt années de partages, de rencontres et d’histoires humaines. Une clé, une poignée de main, et au revoir monsieur Ricou. Fin de l’histoire. Lui qui se démène pour les autres depuis tant d’années termine 2015 seul, par un état des lieux chargé d’émotion. Un long moment, alors que le gérant neuchâtelois échange avec les nouveaux locataires des lieux, Ernesto reste seul, en retrait, le regard dans le vide, perdu dans ses pensées : « Le gérant était très gentil et avenant. Il m’a demandé « ça va Ernesto ? ». Je ne savais pas quoi lui répondre sur le moment. » Ernesto « va ». Ni bien, ni mal. Il sent juste que ce lieu qu’il a tant apprécié malgré la froideur de ses murs blancs lui échappe définitivement. Après tant de semaines à tout vider et tout nettoyer, parfois accompagné mais le plus souvent seul, un chapitre de sa vie se referme, sur lequel il ne manque toutefois pas d’humour : « Ils me connaissent bien maintenant dans les déchetteries ! J’ai même sympathisé avec un agent de service équatorien grâce à mes allées et venues. On ne se refait pas vous savez ! » Combien de trajets faits pour débarrasser le plancher ? Une bonne dizaine sûrement, sans compter tout ce qu’Emmaüs a emporté et les quelques objets achetés par des visiteurs pour quelques dizaines de francs qui finiront dans la tirelire du musée, sans doute pour payer la maigre facture d’électricité. « J’ai tenté une négociation sur le loyer comme un dernier baroud d’honneur, mais mes demandes auprès de la gérance ont toutes été refusées. Le prix du mètre carré dans ce quartier est assez cher, et il y a 120m2, ça vaut beaucoup d’argent. Je ne sais pas ce qu’ils veulent en faire car l’endroit est vétuste. Il y a besoin de travaux, il n’y a pas de chauffage. Ici, nous avons tenu presque vingt ans sans chauffage, vous vous rendez compte ? »

    Ernesto en fera d’ailleurs le constat lorsqu’il apprendra que d’un locataire à un autre, d’une main à une autre, rien qu’en donnant une clé, l’atelier avait vu son loyer mensuel bondir de plus de 500.-. « Nous ne pouvions plus payer le loyer de 1’200.- tous les mois. Il nous prenait presque toujours les deux tiers des sommes qu’on recevait chaque mois. En août, nous n’avions déjà plus d’argent, plus un centime dans les caisses », explique-t-il. L’homme à l’allure de druide n’avait donc aucune chance de demeurer entre ces murs devenus un manque à gagner trop important pour la riche propriétaire genevoise des lieux.

    Qu’une gérance souhaite récupérer un bien locatif, soit. Mais quid de l’attitude de la ville de Lausanne et du canton de Vaud ? « La ville de Lausanne, avec tout mes remerciements, nous a aidés en assurant le loyer de la salle d’activité jusqu’au 31 décembre 2015, mais mon sentiment profond, c’est qu’on dérange à Lausanne. J’ai l’impression que le Musée de l’immigration n’entre pas dans les plans de la municipalité lausannoise, et le chantier du nouveau musée cantonal des Beaux-Arts intéresse plus le canton et la ville que nos activités. Le Mudac et l’Elysée sont les grandes occupations des services culturels, pas le Musée de l’immigration. C’est comme ça. Notre musée, sur ce plan, il fait tache. Nous ne sommes pas intéressants pour eux. Les autres musées lausannois rapportent plus de prestige à la commune et à l’Etat que notre musée. On prête plus vite un million à un client d’une banque que 10’000.- à quelqu’un de “normal“ qui veut s’acheter une voiture ! C’est comme ça. Je remercie sincèrement l’Etat pour ce qu’ils ont fait pour nous dans le passé », confessait-il avant de se lancer dans son déménagement puis d’ajouter : « Je ne veux pas entrer dans une polémique sur ce dossier, car les services de la ville nous ont fait économiser des milliers de francs et que nous sommes une maison de paix et d’harmonie. On est en décalage avec le fonctionnement du BCI (Bureau cantonal pour l’intégration des étrangers et la prévention du racisme) et du BLI (Bureau lausannois pour les immigrés). Ils nous ont aidés au compte-gouttes, mais même avec ce très peu, nous faisions des miracles. Nous n’avons jamais eu autant d’activités depuis deux ans. »

    Dans les faits, le Musée de l’immigration et sa structure Casa Mundo ont organisé 32 événements sur l’année 2014 et prit part, notamment, à la Nuit des Musées de Lausanne et de Pully ces trois dernières années, pour un bilan qui dépassait les attentes du maître des lieux : « Le bilan de la Nuit des Musées 2015 a été très positif, puisque nous avons accueilli un nombre record de 440 visiteurs sur la journée (contre 212 en 2014 et 300 en 2013, et une moyenne annuelle des 700 visiteurs sur 100 jours d’ouverture à l’année, ndla).

    Après avoir connu des périodes difficiles début 2016, Ernesto Ricou s’est pris à croire de nouveau aux miracles, lui l’homme de foi : « Ma vie, c’est un apostolat. Je me rends compte maintenant que je suis un grand-père, que depuis 42 ans j’ai accumulé des compétences qui me permettent d’avoir le courage de dire cela. Il faut une grande dose de détermination, d’amour du prochain et de bonté pour venir ici depuis 18 ans avec des conditions de travail difficiles, sans structure réelle ni secrétariat, ni ligne téléphonique fixe, avec une photocopieuse qui marche au ralenti et sans chauffage ! »

    Encouragé et reboosté par la nouvelle génération qu’il voit s’investir dans cette cause migratoire, le descendant de Huguenots reprend finalement du poil de la bête. « Un jour, l’une de nos directrices à Casa Mundo, Rosemarie Andrey, me dit que sa fille et trois de ses amies voulaient monter une association humanitaire et qu’elles souhaitaient absolument que cette association soit lancée officiellement dans nos locaux. » Lassé et usé, Ernesto hésite, prend le temps de réfléchir et d’écouter son corps. Physiquement, cette période l’a fatigué, mais un brin de force est toujours là, « cette force qu’ont les Portugais du nord comme moi, cette force granitique ! », lâche t’il en en bombant le torse avec son sourire malicieux. Séduit par le projet des jeunes Vaudoises, il décide donc de relever un nouveau défi, comme un dernier tour de piste. Le lancement de cette nouvelle structure associative, baptisée Individuals United, a donc eu lieu le 11 décembre 2015 à l’Atelier Casa Mundo. A force de travail, d’acharnement et d’entraide comme à chaque fois que quelque chose se passe dans ces murs.

    « Ces filles sont complètement folles, tellement folles ! C’est sans doute l’innocence qui les perd ! » Il en rigolerait presque. « Voir cette soirée de lancement ici, c’était presque irréel ! » Pour que tout devienne bien réel, Aurélia Fischer et ses amies mettent les petits plats dans les grands : « Une des filles travaillait à la communication du Lausanne Hockey Club, et c’est comme ça que le club s’est retrouvé impliqué dans cette aventure folle. Ils ont apporté des tables, des sièges en cuir, monté un bar, mis des guirlandes lumineuses, fait venir un traiteur libanais. Il y avait même des filles du club en uniforme pour accueillir les gens ! » Les filles parviennent à tout cacher, tout décorer, pour que les objets entassés dans chaque recoin de la salle et attendant leur voyage à la déchetterie n’importunent pas les invités. L’espace d’une soirée, tout disparait comme par enchantement et l’atelier d’artistes insalubre et non chauffé devient un véritable carré VIP, laissant le moustachu au grand coeur sans voix. « C’était tout simplement féérique, » dira-t-il avec des étoiles plein les yeux. Résultat : près de 4’000 francs collectés. Dans les mois qui viennent, Ernesto suivra de très près l’aventure d’Individuals United, et nul besoin de lui poser la question, il est certain qu’il les aidera du mieux qu’il pourra le moment venu. Toujours avec l’humilité qui le caractérise tant, cette humilité qui va de paire avec une envie de repartir de l’avant et de relancer des projets qu’il avait enterré.

    « Ces derniers mois ont été difficiles. J’ai contacté tout le monde pour essayer de sauver le centre interculturel : l’UNESCO, l’ONU, quelques consulats et ambassades, des responsables municipaux, cantonaux….C’était très dur, car je gardais l’espoir de trouver encore une petite aide. Nous allons donc resté dans la précarité, exactement comme les migrants que nous accueillons ici. » Malgré cette instabilité, Ernesto l’assure, les hommes et les femmes du Musée de l’immigration continueront leur mission jusqu’à ce que les autorités en ait « ras-le-bol » et ferment les locaux. « Par la nature de notre travail, nous sommes plus que jamais dans l’actualité, alors nous allons garder cela tant que nous le pouvons, comme nous le pouvons, avec toutes nos forces et qui sait ? Un miracle peut se passer, quelqu’un peut se dire « c’est le moment d’aider cette équipe ! » »

    https://sept.club/ernesto-ricou-mon-sentiment-profond-cest-quon-derange
    #Suisse #migrations #musée #mémoire

  • When Memory is Confined : Politics of Commemoration on #Avenida_26, Bogotá

    After more than five decades of conflict, the Colombian capital, Bogotá, is undergoing processes not just of regeneration, but also of commemoration. The decision to create spaces of memory along one particular road in the city, Avenida 26, has highlighted the stark differences between neighborhoods on either side of its congested lanes—and runs the risk of reinforcing existing segregation.

    Bogotá, Colombia, is a socially divided city in a post-conflict country marked by clashing spatial and cultural cleavages. Over the last 20 years, institutional investments have concentrated on the renewal of the city center in order to boost Bogotá’s image. At the same time, the end of the Colombian conflict has led to the proliferation of a politics of memory in the city. The politics of memory, driven by the pedagogical imperative of “never again” (Bilbija and Payne 2011), expose the difficult task of imagining spaces as contemplative and as sites of reconciliation through their portrayal of past events in the conflict (Jelin 2002).

    The street known as Avenida 26 (Figure 1)—at the center of my four-months-long fieldwork—is a key space for analysis of the city’s regeneration programs and politics of memory. The case of Avenida 26 demonstrates the tensions between urban development and memory-making. It reveals how institution-led production of “spaces of memory” (Huyssen 2003), as cultural spaces dedicated to commemoration and remembrance, also play a crucial role in the process of gentrification and the exclusionary dynamics in the city. Sites of national memory on Avenida 26 reflect strategic plans to build a protective barrier from urban violence and conflicts for the city’s middle class while at the same time further marginalizing low-income residents. These are the same residents who are often most directly touched by the conflict and for whom the politics of memory are officially dedicated.

    Segregated memory, between two Avenidas

    “That [a museum] is like for kids who are studying […], it’s not for everyone, for example, for me […] why should I go to a museum, what for? All these museums, what for? […] For me, my museums are my flowers,” said Catalina, a flower seller, in a half-sarcastic, half-bitter tone. [1]

    Catalina is referring to the future National Museum of Memory of Colombia, which is slated to open in 2021 as a space for reflection over the Colombian conflict. [2] The museum will be built on Avenida 26, where Catalina’s flower stand is located. As she speaks, her voice almost fades into the roar of traffic. The street is one of Bogotá’s main thoroughfares. It is nearly 14 kilometers (8.7 miles) long and as wide as a highway. It is one of the most congested streets in the city (Figure 2).

    Avenida 26 is central to Bogotá’s politics of memory. In 2012, the Center for Memory, Peace and Reconciliation, or CMPyR (Centro de Memoria, Paz y Reconciliación; Figure 3), opened next to the city’s central cemetery, where florists and candle sellers have their stands. Public art on the street [3] portrays the Colombian conflict. In 2014, the municipality renamed the section of Avenida 26 that hosts these cultural initiatives Eje de la Paz y la Memoria, or “Axis of Peace and Memory.” In 2016, a new park, Parque del Renacimiento (“Park of the Rebirth”), was opened.

    As a highly congested major thoroughfare, Avenida 26 does not correspond to conventional spaces of memory. Many institutional representatives define it as an empty space or a “blank slate.”

    “It’s like a corridor: when you cross it in some way you are inhabiting a place that is not a place where one would stop to contemplate […] that is to say it is a non-place,” a member of IDARTES (a body which promotes public art initiatives on the streets of Bogotá) said.

    The imaginary of Avenida 26 as a non-place among public officials reveals their uncomfortable awareness that Avenida 26 is an extremely segregated—and at times violent—place. The renamed section of the avenue—the “Eje de la Paz y la Memoria”—divides two very distinct neighborhoods: the middle-income neighborhood of Teusaquillo on one side, and the deprived and extremely precarious neighborhood of Santa Fe on the other. It would seem that the urban violence that characterizes the avenue would make it unsuitable for commemorative practices, yet officials have focused significant public resources in creating cultural institutions of public memory along this route.

    “The side that is in Teusaquillo is cool, I have friends working with screen printing, who have a cultural center, there is the graffiti […]. In front of the cemetery [on the Santa Fe side], it’s very ugly, people steal and at night there are many homeless people […], I really prefer not to be there,” said Santiago, a skater and graffiti artist, capturing the geographical imagination of the street as a divided space.

    In this context, the siting of the CMPyR and the future Museum of Memory, as well as ancillary museum initiatives, on Avenida 26 is not unintentional or strictly about memory. They represent selective investments on one side of the street in the middle-class neighborhood of Teusaquillo, and not on the Santa Fe side. The siting of these projects on Avenida 26 is not due to the relevance of this place for commemorative purposes, but instead acts as a revitalization strategy that encloses the more economically viable neighborhood through cultural projects as a means of shielding this neighborhood from the poverty and urban violence on the other side of Avenida 26. A member of the current CMPyR administration mentioned this selective use of the street when sharing his unease over being located to what he perceives as the “wrong” side of the street: “We work looking at that side [pointing to the Teusaquillo side], or we go to the mayor’s office, but we don’t go over there [the Santa Fe side]. […] One is always between two parallel worlds. Let’s say that, among ourselves, we know that on the other [Santa Fe] side there is the jungle.”

    In this scenario, Avenida 26 acts as a true frontier between two neighborhoods that memory professionals deem to be incompatible. Indeed, cultural actors and memory professionals seem to identify two different Avenidas: one apt to welcome initiatives and spaces of memory; the other inaccessible due to urban violence.
    Enclosed spaces, incompatible languages

    The consequences of this enclosure are detrimental to the low-income communities on the Santa Fe side of the street. Gates and security guards around the CMPyR contribute to a significant securitization of this area. Candle and flower sellers on the Santa Fe side, who work informally, face increased policing, disrupting their business and limiting their ability to develop a regular clientele.

    The marginalization and exclusion of these residents is even more evident symbolically. Interviewees on the Santa Fe side of the street are mostly uninformed of the activities of politics of memory—for example, they often confuse the CMPyR with a monument. They are also limited by a linguistic barrier. For example, memory, a common word in public art projects (Figure 4) and part of the title of the CMPyR—is an unfamiliar concept to many of these residents. The vocabulary employed by memory professionals reinforces a social and symbolic barrier among actors sharing the same space. This, in turn, contributes to the general indifference of many people in Santa Fe toward spaces of memory, and often results in explicit opposition to politics of memory on the street.

    A kiosk owner near the Parque del Renacimiento expressed her rejection of the politics of memory through her concerns about the present and her children’s future, “I’m not interested in who is buried there, why he died, why it’s called memory […] I want my children to be well, [I want to know] what time my daughter gets home, because if she is late then what happened to her? […] How can I be interested in this bullshit?”

    Avenida 26 is not a blank slate. It is a “lived space” made of uses and practices that politics of memory dismiss (Lefebvre 1974; de Certeau 1990). These regeneration plans ignore residents’ use of space and relation to memory by relying on cultural tools and a language that excludes them from participation. Avenida 26 highlights the necessity to think of spaces of memory as urban spaces whose function extends beyond their commemorative role (Till 2012). This case demonstrates how the appropriation or rejection of spaces of memory is dependent on urban dynamics—social inequalities, spatial segregation, and access to resources—influencing both the appropriation of spaces of memory and the possibility that a sense of belonging among local actors may flourish (Palermo and Ponzini 2014).

    Finally, the role played by the imperative of “never again” in gentrification and displacement is far from being an exclusively Colombian phenomenon. Across the globe, cities are increasingly taking a stance over episodes of the past at a national scale and publicly displaying it for collective engagement (as in post-apartheid Johannesburg, or in post-9/11 New York, among others). Academic and policymaking literature needs to deepen our understanding of the intricacy of these dynamics and the problematic cultural undertakings in such processes. If remembering is indeed a right as well as a duty, “walking down memory lane” should represent an exercise of citizenship and not the rationalization of social and spatial segregation.

    https://www.metropolitiques.eu/When-Memory-is-Confined-Politics-of-Commemoration-on-Avenida-26-Bogo

    #mémoire #Bogotá #Colombie #commémoration #mémoriel #divided_city #villes #géographie_urbaine #ségrégation #post-conflict #réconciliation #never_again #plus_jamais_ça #violence_urbaine #National_Museum_of_Memory_of_Colombia (CMPyR) #musée #contested_city #guerre_civile #non-lieu #Teusaquillo #Santa_Fe #violence_urbaine #art #frontières_urbaines #fractures_urbaines #gentrification #citoyenneté

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    Toponymie :

    In 2014, the municipality renamed the section of Avenida 26 that hosts these cultural initiatives #Eje_de_la_Paz_y_la_Memoria, or “Axis of Peace and Memory.” In 2016, a new park, #Parque_del_Renacimiento (“Park of the Rebirth”), was opened.

    #toponymie_politique

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    • 1. La frontiera siamo noi

      Quando abbiamo iniziato la riflessione attorno al tema dei confini e delle frontiere eravamo consapevoli della complessità, delle contraddizioni e dell’attualità dell’argomento della mostra. Aggiornavamo i documenti da esporre con un occhio a quanto succedeva nel mondo rispetto alle frontiere.

      Alla notizia della diffusione del COVID-19 nei territori asiatici, abbiamo incluso l’argomento, pensando alle frontiere che si chiudono e si modificano. L’estendersi di un virus sconosciuto subito ci fa sentire al di qua o al di là di un confine che separa, bloccati negli spostamenti, portatori di contagio da non diffondere, chiusi e preoccupati dentro “le mura” di un continente, un paese, una città, nella propria abitazione o addirittura nel proprio corpo. Non eravamo però consapevoli che questa pandemia avrebbe trasformato le frontiere in un argomento–chiave, universalmente condiviso e presente in ogni conversazione. Riaffiora un immaginario che affonda le radici nella storia dei muri e delle separazioni e individua l’importanza dei contatti sociali quando si annullano le attività e i momenti d’incontro. Il virus, che si diffonde ovunque, oltre ogni frontiera, mette in discussione alcune nostre certezze e la nostra libertà nel varcare i confini. Le frontiere divengono luogo di interminabili confronti: fin dove arrivano? Tenerle aperte o chiuderle? Chi lasciar passare? Chi respingere?

      Ci fanno riflettere sull’importanza del nostro essere individui sociali, sulla relazione indispensabile con i nostri simili, e anche ­– al di là dei muri – sulle fragilità umane, le responsabilità condivise e la consapevolezza della necessità di agire insieme.

      https://www.mevm.ch/diari-dal-confine/la-frontiera-siamo-noi

    • 2. I limiti delle carte

      Viviamo in un’epoca in cui le mappe sono onnipresenti. Dai siti internet agli schermi degli smartphone, quasi ovunque possiamo identificare la nostra posizione geografica ed esplorare virtualmente il territorio per pianificare un viaggio, raggiungere il luogo di un appuntamento, calcolare una distanza.

      Nel corso della storia i limiti dell’ecumene si sono progressivamente estesi. Nell’Età degli imperi i progressi scientifici e tecnici hanno trasformato la cartografia in un potente strumento politico e di affermazione delle identità nazionali. In epoca più recente l’avvento della fotogrammetria, lo sviluppo di nuovi metodi di calcolo e la rivoluzione digitale hanno fornito ulteriori stimoli alla rappresentazione cartografica, consentendo di tracciare limiti e itinerari sempre più precisi e accurati nello spazio geografico, offrendo nuove modalità di fruizione ma anche mezzi di controllo e vigilanza più efficaci. I settori più diversi, dall’economia al web, hanno conosciuto una “svolta geografica”. Il mondo è oggi disponibile e la produzione dello spazio diventa un fenomeno di massa.

      Grazie alla cartografia e ai mezzi di trasporto e di comunicazione possiamo considerare la Terra come la nostra casa e sentirci cittadini del mondo, con i vantaggi e gli svantaggi di questa nuova condizione. All’inizio del 2020 attraverso mappe costantemente aggiornate abbiamo assistito con apprensione all’evoluzione del contagio di COVID-19. Di fronte a questa nuova sfida imposta dalla globalizzazione gli Stati – sempre più fortezze – devono chiudere le porte e condurre una battaglia quotidiana contro un nemico invisibile. I confini, compresi quelli interni, tornano ad essere presidiati e l’ecumene torna a contrarsi. In questo contesto nuovo e drammatico la geografia delle migrazioni non fa più notizia e le tragedie che si consumano altrove appaiono distanti. Rimane la geografia delle differenze.
      Sono, del resto, i limiti della condizione umana: una realtà che sfugge a ogni possibile rappresentazione.


      https://www.mevm.ch/diari-dal-confine/i-limiti-delle-carte
      #cartographie #Italie

  • Smithsonian Releases 2.8 Million Images Into Public Domain | At the Smithsonian | Smithsonian Magazine
    https://www.smithsonianmag.com/smithsonian-institution/smithsonian-releases-28-million-images-public-domain-180974263

    ulture connoisseurs, rejoice: The Smithsonian Institution is inviting the world to engage with its vast repository of resources like never before.

    For the first time in its 174-year history, the Smithsonian has released 2.8 million high-resolution two- and three-dimensional images from across its collections onto an open access online platform for patrons to peruse and download free of charge.

    #musée #images #open_access

  • Menschliche Überreste aus ehemaligen Kolonien

    https://m.tagesspiegel.de/berlin/menschliche-ueberreste-aus-ehemaligen-kolonien-stiftungschef-parzinger-schaedel-haetten-nie-hierhergebracht-werden-duerfen/25569372.html

    Intensiv untersuchten Berliner Forscher fast 1200 Schädel aus illegalen Grabentnahmen einer ehemaligen Kolonie. Nun sollen sie zurück in ihre Herkunftsländer.

    Die Stiftung Preußischer Kulturbesitz hat die Herkunft von knapp 1200 menschlichen Schädeln aus der ehemaligen Kolonie Deutsch-Ostafrika erforscht. Die Schädel gehören zu den anthropologischen Sammlungen, die die Stiftung 2011 von der Charité - den Berliner Universitätskliniken - übernommen hatte.

    „Wir haben die Schädel zunächst gereinigt und konservatorisch behandelt. Sie waren davor absolut unangemessen, sogar feucht gelagert, teilweise mit Schimmel befallen“, schilderte der Präsident der Stiftung Preußischer Kulturbesitz, Hermann Parzinger, der Deutschen Presse-Agentur in Berlin. „Dann haben wir uns daran gemacht, die Herkunft dieser 1200 Schädel in einem Pilotprojekt aufzuarbeiten mit dem klaren Ziel der Repatriierung, also der Rückgabe.“

    Mit Abschluss der Forschungsarbeit ist die Herkunft geklärt. „Von den knapp 1200 untersuchten Schädeln sind etwa 900 aus Ruanda, circa 250 aus Tansania und dann noch gut 30 aus Kenia, einige wenige konnten wir nicht zuordnen“, sagte Parzinger. „Also stammen etwa 98 Prozent aus der ehemaligen Kolonie Deutsch-Ostafrika.“ An den Schädeln aus Kenia sei zu sehen, dass auch über die Grenzen der deutschen Kolonien hinaus gesammelt worden sei. „Die Sammlung entstand durch ein weltumspannendes Netzwerk.“

    An dem von der Gerda Henkel Stiftung geförderte Projekt waren aufseiten der Stiftung ein Archäologe, eine Anthropologin, ein Ethnologe und eine Museologin beteiligt. „Dazu kam ein Team mit Wissenschaftlern aus Ruanda“, berichtete Parzinger.

    Die Provenienzforschung habe in diesem Fall nicht primär dazu gedient, festzustellen ob etwas legal oder illegal hier ist. „Unter moralischen Gesichtspunkten hätten diese Schädel nie hierhergebracht werden dürfen.“ Es seien keine jahrtausendealten Skelette, die durch archäologische Ausgrabungen hierhergekommen seien, „sondern man hat Friedhöfe, Grabfelder der im späten 19. und frühen 20. Jahrhundert lebenden Gemeinschaften geöffnet oder öffnen lassen und die Überreste einfach entnommen - natürlich ohne Genehmigung der Gemeinschaften.“

    Nach Angaben Parzingers ist damit erstmals ein so großer Bestand von menschlichen Überresten (Human Remains) aufgearbeitet worden. Dies werde nun umfassend dokumentiert. „Es gehört dazu, dass wir all das, was wir darüber wissen, zusammenstellen, und alles mit diesen Informationen an die Länder zurückgeben wollen.“
    Nun geht es um die Modalitäten der Rückgaben

    Mit dem Projekt wurde für die Wissenschaftler auch deutlich, wie unterschiedlich je nach Region und Stammesgebiet die Grabriten waren. „In einem Gebiet etwa wurden keine Gräberfriedhöfe angelegt, sondern die Verstorbenen wurden in Höhlen gelegt“, sagte Parzinger. „Wenn ein Sammler so einen Ort, wo über Jahrzehnte, vielleicht Jahrhunderte Tote abgelegt wurden, geplündert hat, hatte er natürlich in kurzer Zeit einen großen Bestand. Das erklärt Schwerpunkte in der Sammlung.“

    Nun geht es um die Modalitäten der Rückgaben. „Wir sind im Gespräch mit den Botschaften aller drei betroffenen Länder. Gemeinsam müssen wir nun überlegen, wie weiter damit umgegangen wird, was die nächsten Schritte sind“, sagte Parzinger. Vom Stiftungsrat hat er bereits freie Hand bekommen für die Repatriierung in Absprache mit der Bundesregierung.

    #musées #colonialisme #Allemagne #Ruanda #Tanzanie #anthropologie #racisme #histoire

  • Totems et Tabous

    Un imposant palais, le Musée Royal de l’Afrique Centrale à Bruxelles. Rénové, il devient aujourd’hui l’Africa Museum ! Une voix venue d’Afrique hante les lieux... Elle nous raconte les origines coloniales de ce musée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’ouverture à la restitution de cet héritage. Une restitution vers des Musées en République démocratique du Congo, au Sénégal,... C’est le temps de la réconciliation avec le passé...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55083_1
    #film #film_documentaire
    #Belgique #Musée_Royal_de_l'Afrique_centrale #Congo_Kinshasa #musée #Léopold_II #stéréotypes #colonisation #appropriation #colonialisme #restitution #histoire_coloniale #mémoire #imaginaire #peur #spoliation #objet #décolonisation #sauvagerie #exposition_universelle (1897) #zoo_humain #travail_forcé #Congo_belge #symbole #nationalisme #récit_national #clichés #domination #masque #culture #identité_culturelle #Zaïre #Mobutu

    #géographie_culturelle

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  • De l’intime, les «beaux moments» d’Hervé Guibert
    http://liminaire.fr/entre-les-lignes/article/de-l-intime-les-beaux-moments-d-herve-guibert

    Hervé Guibert commence une collaboration au journal Le Monde qui publiera ses chroniques sur l’actualité photographique et culturelle, entre 1977 et 1985. L’Image fantôme, son essai sur la #Photographie, qui prolonge cette réflexion sur la photographie comme fait d’écriture, est paru aux Éditions de Minuit en 1981. La photographie d’Hervé Guibert ne documente pas, elle recrée, elle réinvente l’instant avec un noir et blanc qui déréalise ce qui est saisi, comme l’écrivain l’écrit dans son recueil (...) #Entre_les_lignes / #Art, #Écriture, #Livre, Photographie, #Portrait, #Regard, #Quotidien, #Paris, #Musée, #Paysage, #Bonheur, #Temps, #Corps, (...)

    #Travail
    http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-L%E2%80%99Image_fant%C3%B4me-1665-1-1-0-1.html
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Guibert
    http://www.lesdoucheslagalerie.com/fr/expositions/presentation/93/de-l-intime
    http://www.lesdoucheslagalerie.com

  • De l’histoire ancienne ? Comment aborder le Kulturkampf de la droite dans les lieux de mémoire et les musées

    En Allemagne, une brochure explique comment réagir aux attaques de l’AfD notamment lors de visites guidées dans les musées…
    n.b. : la notion de Kulturkampf (combat culturel) qualifiait le conflit entre Bismarck et l’Eglise catholique.

    GESCHICHTSPOLITIK ALS TEIL DES KULTURKAMPFES VON RECHTS
    Mit dem rasanten Erstarken der Alternative für Deutschland (AfD) und dem allgemeinen Rechtsruck in der Gesellschaft geraten auch Gedenkstätten und Museen gegenwärtig verstärkt unter politischen Druck von rechts. Regelmäßig melden sich in NS- und DDR-Ge-denkstätten sowie in historischen Museen über das Bundespresseamt Gruppen der AfD für Führungen an. Immer wieder sind Mit-arbeiter_innen in Gedenkstätten mit rechts-extremen und rechtspopulistischen Besucher_in-nen konfrontiert, die nationalsozialistische Verbrechen verharmlosen oder sogar leugnen oder die heutige BRD mit der DDR gleichsetzen. Wiederholt störten oder instrumentalisierten Rechtsextreme und Rechtspopulist_innen zu-dem Gedenkveranstaltungen und inszenierten dies anschließend öffentlichkeitswirksam im Internet. Insbesondere die AfD bemüht sich gegenwärtig darum, ihren politischen Ein-fluss auf die Kulturpolitik und auf Kulturein-richtungen – und damit auch explizit auf die Gedenkstätten und Museen – zu erhöhen. In diesem Zusammenhang mehren sich parlamen-tarische Anfragen und Anträge der Partei, in denen sie beispielsweise die Restitution von ge-raubten Kulturgütern, die sich im Besitz deut-scher Museen befinden, in Zweifel zieht oder die Streichung von Subventionen für NS-Ge-denkstätten fordert.

    https://www.mbr-berlin.de/wp-content/uploads/2020/02/200113_MBR_Brosch%C3%BCre_Gedenkst%C3%A4tten_online.pdf

    trouvé ici : https://www.heise.de/tp/features/Kulturkampf-von-rechts-4657804.html

    #Allemagne #mémoire #musée #nazisme #extrême-droite #Afd

  • Le musée invisible
    http://www.laviedesidees.fr/Vincent-Antonin-Lepinay-Art-Memories-Curating-Hermitage.html

    À propos : Vincent Antonin Lépinay, Art of Memories. Curating at the Hermitage, New York, Columbia University Press, 2019.. Dispositif de visibilité, le #musée repose pourtant sur un ensemble de tâches invisibles. L’ouvrage de V.A. Lépinay prend le musée de l’Ermitage comme terrain d’enquête et donne à voir le #travail scientifique effectué sur les collections, de leur constitution à leur présentation au public.

    #Arts #technologie #exposition
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200203_musee.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200203_musee.docx

  • Quelles propositions pour repenser les musées ? Les sciences humaines et sociales peuvent-elles contribuer à les réinventer ? Un article de Yves Winkin #musée #culture #institution #SHS

    https://sms.hypotheses.org/23105

    Tous les quatre ans, le Conseil international des musées (ICOM) se réunit dans une grande ville du monde. En septembre 2019, l’ICOM a réuni 4500 délégués de 120 pays à Kyoto, notamment pour voter une nouvelle définition du musée. Il s’agissait de moderniser la dernière définition qui, bien que datant de 2007, remontait dans ses principes aux années 60. Selon celle-ci, un musée est « une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’étude, d’éducation et de délectation ».

    Estimant que les musées doivent vivre avec leur temps et employer le langage du XXIe siècle, certains délégués ont proposé une nouvelle définition du musée. Face à celle-ci, nombre de délégations sont montées au créneau, pour des raisons de forme et de fond. De fait, cette nouvelle définition illustre bien cette formule attribuée à Francis Blanche : « un chameau, c’est un cheval dessiné par une commission d’experts ». Plus sérieusement (...)

  • Les musées de Paris numérisent plus de 100 000 œuvres de leurs collections
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/les-musees-de-paris-numerisent-plus-de-100-000-oeuvres-de-leurs-collections/98615?origin=newsletter

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    Paris Musées regroupe depuis 2013 l’ensemble des musées de la ville de Paris et œuvre pour la gestion d’une politique culturelle globale. Il a annoncé la mise à disposition en libre accès de plus de 100 000 reproductions numériques des œuvres conservées dans les collections de ses différents musées.

    Paris Musées franchit ainsi une étape de plus dans le développement de sa politique numérique et renforce son action en faveur de l’accès à l’art et à la culture envers le plus grand nombre.

    L’ensemble des productions proposées est mise à disposition sur le portail de collections de Paris Musées ou via des applications dédiées en Open Content, c’est-à-dire disponibles gratuitement et sans restriction. Toutes bénéficiant de la licence reconnue internationalement Créative Commons Zero (CCØ), il est ainsi possible de les réutiliser sans restriction technique, juridique ou financière, que ce soit pour un usage commercial ou non.

    Joint à cette politique de libre accès, Paris Musées entend également poursuivre son rôle de médiation de l’art en sensibilisant tout internaute souhaitant se procurer une œuvre à la bonne pratique d’utilisation des images.

    Ainsi chaque reproduction téléchargée sera accompagnée d’un fichier comprenant une charte explicative des Creative Commons, ainsi que la notice de l’œuvre. Paris Musées invitant par là-même tout un chacun à non seulement citer sa source, mais à le faire en bonne connaissance de cause.

    Les œuvres libres de droit sont mises à disposition dans un format haute définition (3000 pixels). Quant à celles n’étant pas encore tombées dans le domaine public, elles ne sont visibles qu’en tant qu’illustrations sur le site, en basse définition.

    Déjà utilisée par d’autres musées dans le monde, à l’instar du Rijksmuseum à Amsterdam ou du Metropolitan Museum à New York, la licence CCØ est pour la première fois adoptée par une institution muséale en France.

    Avec cette ouverture sur le numérique Paris Musées entend ainsi contribuer à valoriser à la connaissance des collections municipales tant en France qu’à l’étranger en accroissant leur visibilité.

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    Entreprise en partenariat avec Wikimedia France, acteur associatif engagé dans le partage de la connaissance, cette initiative vient compléter l’offre numérique de Paris Musées comme impression 3D, le GigaPixel ou le portail des collections.

    #Musées #Licence_CC0 Creative_commons #Domaine_public #Paris

  • Exhibition at the Getty Center in Los Angeles: #Käthe_Kollwitz: Prints, Process, Politics - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2019/12/28/koll-d28.html

    By removing the less important elements and tightening the representation of her subjects, Kollwitz, through her precise, complicated and intricate techniques, placed emphasis on what was emotionally, aesthetically and socially essential.

    Karl Liebknecht’s family asked Kollwitz to portray the assassinated socialist leader. Liebknecht was summarily executed, together with his comrade #Rosa_Luxemburg, on January 15, 1919 on the orders of the counterrevolutionary Social Democratic Party (SDP) regime of Friedrich Ebert, Philipp Scheidemann and Gustav Noske. In an entry from her diary, dated January 25, 1919, Kollwitz writes: “Around the shot-up forehead were placed red flowers, the face proud, the mouth slightly open and painfully contorted.”

    #art #musée

  • Sous la pression d’activistes, Liverpool se penche sur son passé esclavagiste - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/261219/sous-la-pression-d-activistes-liverpool-se-penche-sur-son-passe-esclavagis

    #Liverpool fut le premier port négrier européen au XVIIIe siècle, d’où sont partis plus de bateaux que l’ensemble des ports français, dont Nantes et Bordeaux. Dès 1740, Liverpool avait dépassé l’activité de ses concurrents nationaux, Londres et Bristol. Dans les années 1790 jusqu’à l’abolition du commerce d’#esclaves par le #Royaume-Uni en 1807, quelque 120 bateaux quittaient chaque année Liverpool vers l’Afrique, soit les trois quarts environ de la flotte partant d’Europe. Ils sont 1,5 million d’Africains à avoir été emmenés de force en Amérique sur des bateaux affrétés à Liverpool – un peu plus de 10 % de l’ensemble des populations esclavagisées.

    (sans parler de celleux qui ont perdu la vie dans les entrepôts infâmes des ports de la côte africaine où ielles étaient entassées avant embarquement)
    #esclavage #traite_négrière #plantation #plantationocène #musée #mémoire

  • The Whitewashing of “#WhitePeopleDoingYoga” – Mother Jones
    https://www.motherjones.com/media/2019/10/white-people-yoga-sf-asian-art-museum

    Intéressant récit du conflit entre un musée blanc (mais chut !) et un #artiste indien américain qui dans son œuvre met en lumière l’appropriation culturelle du #yoga (disparition des visages indiens, marchandisation et exotisation de leur art, etc.). Un cas d’école.
    #art #musée #racisme #blanchité

    That was it: My experience with the Asian Art Museum was an exercise in watching white people work out their identity on the back of mine. The platform they seemed to give me, it turned out, wasn’t actually for me—it was for them, a way to fashion my Brownness into something they could wear.

  • #Artemisia

    Come face-to-face with Artemisia and her paintings in the first major exhibition of her work in the UK.

    At a time when women artists were not easily accepted, Artemisia Gentileschi was exceptional. She enjoyed a long and successful career as a painter, spanning more than 40 years, and she was the first woman to gain membership to the artists’ academy – the Accademia delle Arti del Disegno – in Florence.

    Around 35 works from public and private collections around the world come together to give a selective overview of Artemisia’s career: From her training in Rome, where she learnt to paint under the guidance of her father Orazio Gentileschi, to her time in Florence, where she established herself both personally and professionally, and the last 25 years of her life, during which she set up a studio in Naples and undertook a brief trip to London.

    The exhibition features some of her best-known paintings and self portraits, as well as more recently discovered works, and gives visitors a unique chance to encounter Artemisia.

    https://www.nationalgallery.org.uk/exhibitions/artemisia
    #femmes_peintre #historicisation #art #femmes #exposition #musée