• Écologie ou/et économie, la culture et ses sponsors. Des échanges polémiques, parus en août dans la revue Terrestres, qui questionnent le moment qui est le nôtre, ainsi que la place de « la culture » — et de l’amitié — au sein de celui-ci.

    Quelle culture voulons-nous nourrir ? par Isabelle Fremeaux et John Jordan

    https://www.terrestres.org/2020/08/04/quelle-culture-voulons-nous-nourrir

    Lettre ouverte sur l’amitié et appel à déserter le forum Agir Pour Le Vivant, ayant lieu à Arles du lundi 24 août au dimanche 30 août.

    [... Nous vous écrivons en amis, pas en ennemis. Nombre de vos idées et de vos écrits nous ont souvent servi d’ancrage dans les tempêtes qui se déchaînent en cette époque vacillante. Nous avons rencontré certain-e-s d’entre vous, avec qui nous avons partagé notre passion pour la protection du vivant. Plusieurs nous ont rendu visite sur la zad (Zone à défendre) de Notre-Dame-de-Landes, apportant votre soutien à la lutte victorieuse contre un aéroport climaticide. Nous avons croisé d’autres d’entre vous lors de festivals et de forums où nous présentions nos travaux respectifs. Nous partageons la même maison d’édition avec d’autres encore, et nous avons hâte de rencontrer en personne celles et ceux dont les chemins n’ont pas encore croisé les nôtres. Mais malheureusement, cela ne se produira pas en ce mois d’août, dans la chaleur estivale de la ville d’Arles, lors du forum Agir pour le vivant, car nous n’y viendrons pas. Cette lettre ouverte Quelle culture voulons-nous nourrir ? vous invite à vous aussi incarner ce refus, afin qu’il devienne une désertion collective. L’amitié implique toujours des choix et des conséquences et cette lettre ouverte traite de l’art de choisir de bonnes relations.

    2020 nous a propulsé-e-s dans une bataille d’imaginaires aux proportions rarement connues dans l’histoire : La vie ou l’économie d’abord ? Retour à la normale ou non ? C’est une bataille où non seulement les façons dont nous percevons la vie et coexistons avec elle sont plus que jamais en jeu, mais où une grande partie du vivant pourrait être confrontée à une précarité extrême, à des expulsions et à une extinction massive dans les prochaines décennies. Dans toute bataille, il est impératif de choisir ses ami-e-s et l’événement Agir Pour le Vivant nous semble emblématique de ce type de choix. Le programme paraît irrésistible, toutes les bonnes questions sont posées, avec les bons mots et les bons imaginaires. Pourtant, cet événement est soutenu par des alliés profondément problématiques pour quiconque se soucie du vivant : la plupart des « partenaires » (un terme qui se rapporte autant à nos amours qu’à ceux avec qui nous faisons affaire, un terme bien plus chaleureux que « sponsors »…) font partie de la logique délétère qui ne cesse de traiter le vivant comme n’ayant de valeur que si celle-ci peut être calculée comme une marchandise ou un service au sein du marché.

    Cette logique est celle de l’extractivisme5, des enclosures6, de l’externalisation et de l’extra-territorialité. En somme, c’est la logique même du capitalisme, le contraire de la logique des Communs qui, elle, est la forme de vie que nous nous efforçons de développer et que nous partageons probablement avec la plupart d’entre vous.

    Comme nous l’a proposé Donna Haraway, l’une des clés de cette période de déconstruction du système consiste à générer des « parentés dépareillées » ( make kin ). Il faut nous rappeler qu’il ne s’agit pas seulement de reconstruire nos rapports avec les mondes « plus qu’humains », mais aussi de choisir en toute conscience avec qui nous lions des amitiés dans la lutte pour que la vie continue à vivre et prospérer malgré la guerre que lui mène l’économie. [...]

    « Nous sommes plus que jamais confrontés à la sensibilité et à la fragilité de la Terre » claironne l’élégant site web éco-pop d’Agir pour le Vivant, (www.agirpourlevivant.fr), un forum qui « entend présenter des solutions, oser des expérimentations et contribuer à l’écriture de nouveaux récits… » en vue d’ « une nouvelle conscience en faveur de la biodiversité ». L’événement, qui doit durer une semaine, est organisé par Actes Sud, l’une des plus grandes maisons d’édition francophones. Sa directrice, Françoise Nyssen, est devenue célèbre pour avoir été nommée en 2018 Ministre de la Culture par un banquier devenu Président (Emmanuel Macron) et avoir dû démissionner peu de temps après à cause de « l’affaire de la mezzanine ».

    En faisant défiler la page d’accueil du site jusqu’en bas, après la liste d’illustres intellectuel-le-s et artistes, on découvre 26 logos de « partenaires ». Parmi ces logos, il y a ceux d’institutions financées par des fonds publics (Office du tourisme d’Arles, Parcs Naturels Régionaux de France), ceux de media libéraux (Libération, Kombini), ceux d’entreprises semi-publiques (Banques des Territoires ou Compagnie National du Rhône)… Les autres logos sont ceux de multinationales privées telles que BNP Paribas ou du cabinet de gestion financière Mirova. Le logo du forum est une sorte d’hybride inter-espèces arbre-humain, qui court à perdre haleine, pour, nous semble-t-il, fuir cet événement et la toxicité de ses entreprises partenaires.

    La meilleure manière de comprendre ces partenariats n’est pas tant de les voir comme des entités qui soutiennent le forum mais plutôt l’inverse : c’est le forum qui rend crédible leur mensonge selon lequel elles se soucient de toute autre chose que de faire des profits, en détruisant des vies humaines et non-humaines si nécessaire. Il ne s’agit pas d’argent propre ou sale, mais d’une toute autre monnaie d’échange : la confiance et la valeur qu’on lui accorde.

    Quel trouble voulons-nous habiter ? Réponse à Isabelle Fremeaux et John Jordan - Baptiste Morizot, Estelle Zhong Mengual
    https://www.terrestres.org/2020/08/12/quel-trouble-voulons-nous-habiter-reponse-a-isabelle-fremeaux-et-john-jo

    Votre lettre est magnifique, parce qu’animée par les passions politiques les plus généreuses. Vous auriez pu dire : « Monstres, quel monde pérennisez-vous en ne boycottant pas ce festival ! ». Vous dites : « Quelle culture voulons-nous nourrir ? », et bien sûr, on nourrit, on favorise toujours en contre, mais ce n’est déjà plus le même monde qu’on ouvre, ni la même tonalité de relations. On ne retrouve pas non plus dans votre lettre les sophismes par glissement si courants dans les textes bassement polémiques1. Ce qui est convaincant, c’est que ce n’est pas une critique abstraite et vague du « système » qui vouerait tout contact avec de l’argent aux gémonies : dans votre analyse précise, ce n’est pas le fait que BNP Paribas soit une banque qui rend tout ça condamnable, mais le fait documenté qu’elle soit le plus grand investisseur européen dans les énergies fossiles. Ces pratiques sont objectivement contradictoires avec le mot d’ordre du festival. Cela mérite vraiment attention, cette affaire.

    Quelle lettre revigorante, quelle belle discorde qui nous force à penser, dans un événement qui aurait pu être feutré et tristement consensuel ! Pour tout ça, merci.

    L’AMITIÉ

    Néanmoins, nous ne boycotterons pas ce festival. La première raison, d’abord, pour ne pas parer ce message des faux atours de la pure rationalité idéologique : c’est l’amitié. Pour plusieurs d’entre nous, c’est notre éditeur qui organise ce festival, il y joue un rôle central, or c’est lui qui nous permet de produire des effets par l’écriture, et c’est aussi là que nous nous sentons utiles à la cause. Or, chez cet éditeur et sa nébuleuse d’auteurs, nombre d’entre eux sont devenus des amis, et ce sont ces amis qui nous ont invités. Ils nous ont invités à parler avec des amis, qui défendent des projets forts et des idées radicales que nous défendons aussi. Donc, par loyauté tranquille envers cette nébuleuse d’amis, nous refusons de répondre au problème réel que vous pointez (le risque de participer au greenwashing de BNP Paribas) par un boycott symbolique, à notre sens sans effectivité. Le boycott n’est pas la seule réponse possible à ce trouble, voici notre ligne.

    Nous confessons ce faisant la faiblesse de faire passer nos amitiés réelles, de vivant à vivant, avant les gestes abstraits et définitifs contre des ennemis de principe, ce qui fait de nous de piètres Saint-Just, entre autres impuissances.

    Et oui, ce faisant, il faut habiter dans le trouble de cette phrase si juste de votre lettre : « Les amis de nos amis ne sont pas toujours nos amis ».

    LA LIMITE DU BOYCOTT

    Votre lettre ouvre un débat, parce qu’il ne s’agit pas d’une leçon de morale, mais d’une réflexion de stratégie politique. Parlons donc stratégie.

    Cinq questions en marchant à celles et ceux qui ont décidé de rester à Agir pour le vivant , par Isabelle Fremeaux et John Jordan
    https://www.terrestres.org/2020/08/23/cinq-questions-en-marchant-a-celles-et-ceux-qui-ont-decide-de-rester-a-a

    Commençons par la célébration et la joie. La joie que les mots aient mené à l’action comme cela devrait toujours être le cas. Cette action c’est le retrait d’un des sponsors d’ Agir pour le Vivant qui a dû se retirer et a ainsi libéré le forum d’un de ses liens toxiques. Le logo de BNP Paribas a été retiré du site et son argent va apparemment être restitué. “Nous tenons à les remercier ici pour leur engagement en faveur du vivant” dit la page du site du forum couverte de logos. Pour BNP Paribas, cet “engagement pour le vivant” aurait coûté 20 000 euros ( c’est à dire 7,4 % du budget total de 270 000 euros du festival, comme nous l’a appris l’article du journal local l’Arlésienne sur cette controverse2). Pour une entreprise dont les revenus s’élèvent à 44,6 milliards d’euros et les bénéfices à 8,17 milliards en 2019, un tel investissement est une goutte d’eau dans l’océan, mais leur recul est significatif. Ce qui est tout aussi significatif pour nous, c’est que leur personnel ne sera pas présent au forum, ni dans les présentations publiques, ni dans les “ateliers de travail” à huis clos réunissant PDG et stratèges des financeurs, tels que L’empreinte naturelle des entreprises (non accessible au public, même ceux qui auront déboursé 50 euros pour leur pass d’entrée, et non visible sur le site web d’Agir pour le vivant).

    Cette victoire n’est pas isolée. En effet, ces dernières années, nombre d’institutions culturelles se sont libérées de tels financeurs toxiques. Rien qu’au Royaume-Uni, la Tate Gallery et la Royal Shakespeare Company se sont débarrassées du sponsoring de British Petroleum, le Science Museum, le National Theatre et la National Gallery ont mis fin à leur relation avec Shell, le festival de science d’Édimbourg a rompu ses liens avec ExxonMobil et Total. Aux Pays-Bas, le musée d’art néerlandais Mauritshuis, le musée des sciences et de la culture Museon et, le musée Van Gogh d’Amsterdam, n’accepteront plus le financement de Shell.

    Bien sûr, aucune de ces institutions n’a fait tout cela volontairement, elles ont changé de politique et ont lâché leurs amis grâce aux inconfortables lettres qui leur ont été écrites, et surtout parce que des gens ont incarné leurs idées et mis leur corps en jeu, souvent par des protestations et perturbations pleines de créativité et de beauté3. Nombre de ces corps désobéissants étaient des artistes, des intellectuel-le-s et des chercheur-euse-s qui, en entrant en conflit avec ces institutions, mordaient la main qui les nourrit. Mais il-le-s ont décidé que leur capital culturel comptait moins que la perpétuation d’une culture de résistance contre ceux qui, comme l’écrit Donna Haraway, “greenwash les exterminateurs4“.

    L’autre chose qui nous réjouit, c’est que certains participants ont choisi de déserter, dont l’écrivain afro-européen Dénètem Touam Bona et le jardinier Gilles Clément. Nous parlons ici de joie, pas en tant que “satisfaction des choses comme elles sont”, ainsi que le dit Silvia Federici, mais comme “le fait de ressentir la puissance et les capacités grandir en soi et chez celles et ceux qui nous entourent. C’est un ressenti, une passion, qui naît d’un processus de transformation et d’évolution … vous ressentez que vous avez le pouvoir de changer et vous vous sentez changer à travers ce que vous faites, ensemble, avec d’autres gens. Ce n’est pas une façon d’acquiescer à ce qui existe.”5. Pour nous, cette capacité à transformer nos vies et les mondes dans lesquelles elles se déploient est au coeur de la résistance collective et de la construction de formes de culture et de vie qui affirment le vivant.

    Dans leur lettre ouverte Quel trouble voulons-nous habiter ? , une autre des conditions que Baptiste Morizot, Estelle Zhong Mengual et leurs amis (dont Rob Hopkins, Cyril Dion, Nancy Huston et Vinciane Despret) ont posées aux organisateurs du festival afin de ne pas déserter, était que tous les logos des entreprises soient retirés des supports de communication du forum. Nous écrivons cette réponse près d’une semaine plus tard, et non seulement les logos sont toujours présents sur le site, mais ils sont maintenant au nombre de 33, alors qu’il n’y en avait que 26 lorsque la première lettre a été écrite. Ce qui est surprenant et quelque peu absurde, c’est qu’alors qu’une banque est partie, une autre est entrée : le Crédit du Nord, qui est entièrement détenu par la Société Générale, de loin le plus grand bailleur de fonds du gaz de schiste nord-américain (depuis la signature de l’accord de Paris en décembre 2015, plus de 11 milliards d’euros ont été injectés dans cette industrie mortifère. Quelle est la différence entre la Société Générale et BNP Paribas ?

    Nous ne voulons ennuyer personne avec une autre cartographie de sponsors vénéneux. Mais pour changer une chose, il faut connaître la texture de cette chose. Il nous semble que nous devons être à l’écoute et profondément sensibles aux détails spécifiques des situations et des relations particulières dans lesquelles nous sommes impliqué-e-s. Une telle compréhension située nous permet d’avancer en fonction de ce qui est requis à ce moment-là. Pour nous, c’est la clé de l’éthique. Nous ne nous intéressons pas à ces vieilles formes de radicalisme rigide qui tentent de contrôler les choses, mais nous nous efforçons de renforcer nos capacités à rester réactif-ve-s face aux situations changeantes et à ouvrir des espaces communs qui favorisent la transformation mutuelle. L’objectif est de nous sentir plus vivant-e-s ensemble.

    Nous ne ressentons certainement pas de joie lorsque nous voyons que toutes les autres entreprises restent et que les nouveaux logos comprennent Faber et Novel – une entreprise de “talent et technologie” comptant Total parmi ses clients ; la Fondation Yves Rocher, qui expose ses travailleur-euse-s sous payé-e-s aux pesticides et a récemment licencié 132 travailleuses turques parce qu’elles avaient rejoint un syndicat ; et enfin, les grands pollueurs d’espace public et d’imaginaires, la plus grande entreprise de publicité urbaine du monde – JC Decaux.

    BNP Paribas est-il ici l’arbre qui cache la forêt ?

    #Écologie #économie #greenwashing #capitalocène #culture #sponsors

    • ... ces dernières années, nombre d’institutions culturelles se sont libérées de tels financeurs toxiques. Rien qu’au Royaume-Uni, la Tate Gallery et la Royal Shakespeare Company se sont débarrassées du sponsoring de British Petroleum, le Science Museum, le National Theatre et la National Gallery ont mis fin à leur relation avec Shell, le festival de science d’Édimbourg a rompu ses liens avec ExxonMobil et Total. Aux Pays-Bas, le musée d’art néerlandais Mauritshuis, le musée des sciences et de la culture Museon et, le musée Van Gogh d’Amsterdam, n’accepteront plus le financement de Shell.

      Une tentative de forcing du dimanche pour attirer l’attention sur ce débat de qualitay.

      #musées #sponsoring #prise_de_parti

    • La meilleure manière de comprendre ces partenariats n’est pas tant de les voir comme des entités qui soutiennent le forum mais plutôt l’inverse : c’est le forum qui rend crédible leur mensonge selon lequel elles se soucient de toute autre chose que de faire des profits, en détruisant des vies humaines et non-humaines si nécessaire.

  • Comment organiser les musées pour répondre aux attentes de publics toujours plus divers et nombreux ? Quelques éléments de réponse pour penser le service au public à partir du British Museum et du Louvre #musées #public #culture

    https://sms.hypotheses.org/25360

    Quel service public pour les institutions muséales ?
    Comment organiser les musées pour répondre aux attentes de publics toujours plus nombreux ? En France et en Grande-Bretagne, les réponses apportées à cette question ont évolué dans le temps et reflètent une vision différente du service public et du travail qui y est associé. Comparer le Louvre et le British Museum permet alors de détailler les engagements, l’organisation et les évolutions des politiques publiques muséales.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’introduction du public dans l’administration muséale relève des politiques culturelles, alors que dans d’autres administrations, comme celle des PTT, l’usager ou le client est introduit pour des raisons managériales afin d’accroitre la productivité. La logique gestionnaire, notamment celle des ressources humaines et la connaissance de ce qu’est un corps de fonctionnaire, est réduite au musée. Entre 1946 et 1981, en France et en Grande-Bretagne, deux hommes donnent une impulsion décisive au développement des musées. Tous deux entendent répondre aux besoins de nouveaux publics par une action de l’État : l’économiste hétérodoxe et haut fonctionnaire John Maynard Keynes et l’écrivain et homme politique gaulliste André Malraux. Se met en place progressivement une politique volontariste de démocratisation culturelle et d’élargissement des publics des musées. Paradoxalement, dans les deux pays, l’augmentation du nombre des visiteurs n’incite l’État ni à revoir le volume et la répartition de ses emplois, ni à transformer l’organisation du travail au musée (...)

  • Menschliche Überreste aus ehemaligen Kolonien

    https://m.tagesspiegel.de/berlin/menschliche-ueberreste-aus-ehemaligen-kolonien-stiftungschef-parzinger-schaedel-haetten-nie-hierhergebracht-werden-duerfen/25569372.html

    Intensiv untersuchten Berliner Forscher fast 1200 Schädel aus illegalen Grabentnahmen einer ehemaligen Kolonie. Nun sollen sie zurück in ihre Herkunftsländer.

    Die Stiftung Preußischer Kulturbesitz hat die Herkunft von knapp 1200 menschlichen Schädeln aus der ehemaligen Kolonie Deutsch-Ostafrika erforscht. Die Schädel gehören zu den anthropologischen Sammlungen, die die Stiftung 2011 von der Charité - den Berliner Universitätskliniken - übernommen hatte.

    „Wir haben die Schädel zunächst gereinigt und konservatorisch behandelt. Sie waren davor absolut unangemessen, sogar feucht gelagert, teilweise mit Schimmel befallen“, schilderte der Präsident der Stiftung Preußischer Kulturbesitz, Hermann Parzinger, der Deutschen Presse-Agentur in Berlin. „Dann haben wir uns daran gemacht, die Herkunft dieser 1200 Schädel in einem Pilotprojekt aufzuarbeiten mit dem klaren Ziel der Repatriierung, also der Rückgabe.“

    Mit Abschluss der Forschungsarbeit ist die Herkunft geklärt. „Von den knapp 1200 untersuchten Schädeln sind etwa 900 aus Ruanda, circa 250 aus Tansania und dann noch gut 30 aus Kenia, einige wenige konnten wir nicht zuordnen“, sagte Parzinger. „Also stammen etwa 98 Prozent aus der ehemaligen Kolonie Deutsch-Ostafrika.“ An den Schädeln aus Kenia sei zu sehen, dass auch über die Grenzen der deutschen Kolonien hinaus gesammelt worden sei. „Die Sammlung entstand durch ein weltumspannendes Netzwerk.“

    An dem von der Gerda Henkel Stiftung geförderte Projekt waren aufseiten der Stiftung ein Archäologe, eine Anthropologin, ein Ethnologe und eine Museologin beteiligt. „Dazu kam ein Team mit Wissenschaftlern aus Ruanda“, berichtete Parzinger.

    Die Provenienzforschung habe in diesem Fall nicht primär dazu gedient, festzustellen ob etwas legal oder illegal hier ist. „Unter moralischen Gesichtspunkten hätten diese Schädel nie hierhergebracht werden dürfen.“ Es seien keine jahrtausendealten Skelette, die durch archäologische Ausgrabungen hierhergekommen seien, „sondern man hat Friedhöfe, Grabfelder der im späten 19. und frühen 20. Jahrhundert lebenden Gemeinschaften geöffnet oder öffnen lassen und die Überreste einfach entnommen - natürlich ohne Genehmigung der Gemeinschaften.“

    Nach Angaben Parzingers ist damit erstmals ein so großer Bestand von menschlichen Überresten (Human Remains) aufgearbeitet worden. Dies werde nun umfassend dokumentiert. „Es gehört dazu, dass wir all das, was wir darüber wissen, zusammenstellen, und alles mit diesen Informationen an die Länder zurückgeben wollen.“
    Nun geht es um die Modalitäten der Rückgaben

    Mit dem Projekt wurde für die Wissenschaftler auch deutlich, wie unterschiedlich je nach Region und Stammesgebiet die Grabriten waren. „In einem Gebiet etwa wurden keine Gräberfriedhöfe angelegt, sondern die Verstorbenen wurden in Höhlen gelegt“, sagte Parzinger. „Wenn ein Sammler so einen Ort, wo über Jahrzehnte, vielleicht Jahrhunderte Tote abgelegt wurden, geplündert hat, hatte er natürlich in kurzer Zeit einen großen Bestand. Das erklärt Schwerpunkte in der Sammlung.“

    Nun geht es um die Modalitäten der Rückgaben. „Wir sind im Gespräch mit den Botschaften aller drei betroffenen Länder. Gemeinsam müssen wir nun überlegen, wie weiter damit umgegangen wird, was die nächsten Schritte sind“, sagte Parzinger. Vom Stiftungsrat hat er bereits freie Hand bekommen für die Repatriierung in Absprache mit der Bundesregierung.

    #musées #colonialisme #Allemagne #Ruanda #Tanzanie #anthropologie #racisme #histoire

  • Les musées de Paris numérisent plus de 100 000 œuvres de leurs collections
    https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/les-musees-de-paris-numerisent-plus-de-100-000-oeuvres-de-leurs-collections/98615?origin=newsletter

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    Paris Musées regroupe depuis 2013 l’ensemble des musées de la ville de Paris et œuvre pour la gestion d’une politique culturelle globale. Il a annoncé la mise à disposition en libre accès de plus de 100 000 reproductions numériques des œuvres conservées dans les collections de ses différents musées.

    Paris Musées franchit ainsi une étape de plus dans le développement de sa politique numérique et renforce son action en faveur de l’accès à l’art et à la culture envers le plus grand nombre.

    L’ensemble des productions proposées est mise à disposition sur le portail de collections de Paris Musées ou via des applications dédiées en Open Content, c’est-à-dire disponibles gratuitement et sans restriction. Toutes bénéficiant de la licence reconnue internationalement Créative Commons Zero (CCØ), il est ainsi possible de les réutiliser sans restriction technique, juridique ou financière, que ce soit pour un usage commercial ou non.

    Joint à cette politique de libre accès, Paris Musées entend également poursuivre son rôle de médiation de l’art en sensibilisant tout internaute souhaitant se procurer une œuvre à la bonne pratique d’utilisation des images.

    Ainsi chaque reproduction téléchargée sera accompagnée d’un fichier comprenant une charte explicative des Creative Commons, ainsi que la notice de l’œuvre. Paris Musées invitant par là-même tout un chacun à non seulement citer sa source, mais à le faire en bonne connaissance de cause.

    Les œuvres libres de droit sont mises à disposition dans un format haute définition (3000 pixels). Quant à celles n’étant pas encore tombées dans le domaine public, elles ne sont visibles qu’en tant qu’illustrations sur le site, en basse définition.

    Déjà utilisée par d’autres musées dans le monde, à l’instar du Rijksmuseum à Amsterdam ou du Metropolitan Museum à New York, la licence CCØ est pour la première fois adoptée par une institution muséale en France.

    Avec cette ouverture sur le numérique Paris Musées entend ainsi contribuer à valoriser à la connaissance des collections municipales tant en France qu’à l’étranger en accroissant leur visibilité.

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    Entreprise en partenariat avec Wikimedia France, acteur associatif engagé dans le partage de la connaissance, cette initiative vient compléter l’offre numérique de Paris Musées comme impression 3D, le GigaPixel ou le portail des collections.

    #Musées #Licence_CC0 Creative_commons #Domaine_public #Paris

  • Le « naming », un piège à Louvre Texte Nicolas Cori Photo Denis Allard/Réa Édité par François Meurisse - 6 Aout 2019 - Les Jours

    Le musée s’est embourbé dans un contrat de mécénat avec la généreuse famille Sackler, accusée d’avoir créé la crise des opioïdes aux États-Unis.

    Prenez La Joconde, son sourire mystérieux et ses millions de visiteurs annuels. Imaginez maintenant des hordes d’activistes dénoncer régulièrement devant elle la complicité du Louvre face à l’une des plus grandes crises sanitaires qu’ait connues les États-Unis.
    Un tel scénario a dû donner des cauchemars à la direction du musée parisien. Le 1er juillet dernier, une poignée de militants emmenés par la photographe américaine Nan Goldin, les pieds dans l’eau et des banderoles à la main, ont manifesté devant la pyramide du Louvre afin de demander à ce que l’aile Sackler des antiquités orientales soit débaptisée. La famille Sackler est propriétaire du groupe pharmaceutique Purdue Pharma, accusé d’avoir incité les médecins américains à prescrire à tout va depuis le début des années 2000 de l’Oxycontin, un analgésique contenant de l’opium, créant ainsi la plus grosse épidémie d’overdoses médicamenteuses jamais vue outre-Atlantique. Eh bien, quelques semaines après ce modeste happening, la direction du Louvre a décidé d’effacer en toute discrétion le nom de Sackler de ses salles, tout en adoptant une communication très alambiquée.

    Interrogé le 16 juillet sur RTL, Jean-Luc Martinez, le président du Louvre, a ainsi affirmé qu’il n’avait pas à « débaptiser ces salles » car elles ne portaient « plus le nom de Sackler » depuis des années, étant donné que le « nommage » des salles – datant des années 1990 – ne durait que « vingt ans ». Une information que, visiblement, seul l’intéressé possédait : pourquoi une manifestation quinze jours auparavant sinon ? Cet épisode est révélateur de la gêne de la direction du Louvre, mais aussi des problèmes éthiques pesant sur l’une des contreparties (lire l’épisode 2, « Les riches jouent aux gros dons ») les plus contestables du mécénat : le « naming » ou « nommage » d’espaces pour remercier un donateur particulièrement généreux. Permettre qu’une entreprise ou une personne fortunée donne son nom à un bout de musée, c’est prendre le risque de voir la réputation de l’établissement mise à mal si le mécène ne s’avère pas sans reproches. Et qui est sans tache ? Le récit du mécénat Sackler au Louvre permet de s’en rendre compte..

    Overdoses
    En 2015, le nombre d’overdoses mortelles dues à des médicaments opioïdes a atteint le chiffre de 33 000 contre 4 000 en 1994, avant l’introduction de l’Oxycontin. Ce médicament était à l’origine destiné à soulager les malades du cancer mais la firme Purdue Pharma a développé une politique marketing très agressive, convaincant les médecins de prescrire ce médicament à tous les publics. . . . . . . .

    La suite, payante sur : https://lesjours.fr/obsessions/mecenes-mecenat/ep5-louvre-sackler

    #art #musée #mécénat #culture #peinture #musées #exposition #mémoire #merci #france #opioides #sackler #Oxycontin #big_pharma #drogues #opiacés #addiction #drogue #pharma #santé_publique #overdose #opioids #Louvre #naming

    • Le discours de Nan Goldin
      « Je suis ici aujourd’hui pour demander à ce que le Louvre retire le nom “Sackler”. Il y a douze salles dans le département des antiquités orientales qui ont le nom “Sackler”. Les Sackler possèdent un groupe pharmaceutique qui a déchaîné la plus grande crise de santé publique aux États-Unis. Les gens meurent à cause d’eux. (…) 1,7 million de personnes sont dépendantes. »

  • Inclusif et polyphonique : la nouvelle définition du musée proposée par l’ICOM Didier Rykner - 2 août 2019 - La Tribune de l’Art
    https://www.latribunedelart.com/inclusif-et-polyphonique-la-nouvelle-definition-du-musee-proposee-p

    « Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. »
Simple, claire, et correspondant à la réalité. Voilà ce qu’est actuellement la définition d’un musée par l’ICOM, organisation non gouvernementale dont l’objectif principal est « d’établir des normes professionnelles et éthiques pour les activités des musées ». Le Conseil International des Musées (International Council of Museums) « formule des recommandations sur des questions liées au patrimoine culturel, promeut le renforcement des capacités professionnelles et fait progresser la connaissance dans le domaine » et il « est le porte-parole des professionnels des musées sur la scène internationale et sensibilise le grand public à la culture par le biais de réseaux mondiaux et de programmes de coopération ».

    Cette définition nous semble parfaite. Mais, comme le dit sans rire https://icom.museum/fr/news/the-challenge-of-revising-the-museum-definition Jette Sandahl, présidente du comité permanent de l’ICOM : « elle ne parle pas le langage du XXIe siècle » ! Celle-ci ajoute, de manière à ce qu’il n’y ait plus aucun doute sur l’origine de l’affaire, que « la définition du musée doit donc être historicisée, contextualisée, dénaturalisée et décolonialisée ».

    Voilà la nouvelle définition du musée tel que cette dame et quelques autres à l’ICOM voudraient imposer et inclure dans les statuts de l’organisation par un vote lors d’une assemblée générale extraordinaire qui aura lieu à Kyoto le 7 septembre 2019. Nous avons été nombreux à croire à une plaisanterie, mais il n’en est hélas rien : « Les musées sont des lieux de démocratisation inclusifs et polyphoniques, dédiés au dialogue critique sur les passés et les futurs. Reconnaissant et abordant les conflits et les défis du présent, ils sont les dépositaires d’artefacts et de spécimens pour la société. Ils sauvegardent des mémoires diverses pour les générations futures et garantissent l’égalité des droits et l’égalité d’accès au patrimoine pour tous les peuples.


    Les musées n’ont pas de but lucratif. Ils sont participatifs et transparents, et travaillent en collaboration active avec et pour diverses communautés afin de collecter, préserver, étudier, interpréter, exposer, et améliorer les compréhensions du monde, dans le but de contribuer à la dignité humaine et à la justice sociale, à l’égalité mondiale et au bien-être planétaire. »

    Est-il vraiment nécessaire d’analyser un tel #verbiage qui regroupe tout ce qu’une certaine #intelligentsia pseudo progressiste nous sert à longueur de temps ? Rien ne nous est épargné. Ni les mots « #inclusifs » et « #participatifs » - ou même quelques nouveaux mots qu’on voit déjà promis à un brillant avenir, comme des lieux « #polyphoniques » - ni les bons sentiments : « dignité humaine », « justice sociale », « égalité mondiale », et même « bien-être planétaire » ! On croirait presque un discours de Miss France, et on s’étonne que les musées ne soient pas dédiés aussi à la paix dans le monde… Il n’y a plus d’acquisitions, il y a une « #collecte », qui n’a pas le même sens. On collecte des spécimens (le terme est d’ailleurs employés dans la nouvelle définition) alors qu’on collectionne des œuvres. Ce dernier terme, dont « #patrimoine matériel » consistait un assez bon équivalent dans l’ancienne définition n’est évidemment pas utilisé. Il n’y a plus, avec des « #spécimens », que des « #artefacts ». Il est extraordinaire d’apprendre que les musées sont dédiés au « #dialogue critique sur les passés et les futurs ». Il va donc falloir, si l’on comprend bien, faire « dialoguer » - là encore un terme que nos nouveaux penseurs adorent, on fait « dialoguer » tout avec tout - les artefacts et les spécimens du passé avec ceux de l’avenir, ce qui va impliquer une nouvelle discipline pour le concours des conservateurs : la voyance. Les musées sont « participatifs », on l’a déjà vu mais ils doivent aussi être « transparents » sans que ce terme peu précis soit jamais défini. On s’interroge aussi sur « participatif ». Les visiteurs seront-ils amenés à compléter les tableaux ? Qui sont ces « diverses communautés » avec qui les musées doivent « travailler en collaboration active » ? On aurait aimé plus de précision.

    Il semble que cette nouvelle définition vienne de l’étranger, même si certains en France lui ont bien préparé le terrain. Qu’on se rappelle le rapport sur le Musée du XXIe siècle ( https://www.latribunedelart.com/rapport-sur-les-musees-du-xxie-siecle ) commandé par le ministère de la Culture. On est bien, avec ce texte de l’ICOM, dans la même idéologie. 


    Heureusement, le comité national d’ICOM France a réagi très rapidement à l’annonce de cette nouvelle définition ( https://www.icom-musees.fr/actualites/projet-de-nouvelle-definition-du-musee-proposee-par-icom ) en s’en étonnant, et en rappelant que le rapport préparatoire à cette décision avait des « conclusions mettant en cause de manière idéologique l’#histoire et la conception actuelle des musées européens ». Il constate que « La définition proposée (dans la version française) s’éloigne singulièrement de cette position par sa tonalité politique et elle met au second plan certains termes relatifs aux missions essentielles qui caractérisent toujours les métiers des musées. » Remarquons que la version anglaise est exactement identique.


    Le comité français va donc demander à ce que le vote de ce projet soit « reporté à une assemblée générale convoquée dans des délais compatibles avec un travail de réflexion dans les pays membres et les comités internationaux. »

    On voit donc se profiler un véritable bras de fer entre certains membres de l’#ICOM et l’#ICOM_France dont nous ne savons pas exactement aujourd’hui quel est le rapport de force. Souhaitons que ce dernier et bien au delà tous les conservateurs et professionnels de musées français fassent entendre bien haut leur voix pour refuser cette définition orwellienne. L’ICOM est, comme on le lit sur la page d’accueil de son site, « la seule organisation internationale dans le domaine des #musées ». Son importance est telle qu’on ne peut le laisser aux mains d’apprentis sorciers.

    Didier Rykner

    #idéologie #bhl #participation #transparence #Musée #Musées

  • Opinion | When Your Money Is So Tainted Museums Don’t Want It - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/16/opinion/sunday/met-sackler.html

    “Gifts that are not in the public interest.” It is a pregnant, important phrase. Coming on the heels of similar decisions by the Tate Modern in London and the Solomon R. Guggenheim Museum in New York, the spurning of Oxy-cash seems to reflect a growing awareness that gifts to the arts and other good causes are not only a way for ultra-wealthy people to scrub their consciences and reputations. Philanthropy can also be central to purchasing the immunity needed to profiteer at the expense of the common welfare.

    Perhaps accepting tainted money in such cases isn’t just giving people a pass. Perhaps it is enabling misconduct against the public.

    This was the startling assertion made by New York State in its civil complaint, filed in March, against members of the Sackler family and others involved in the opioid crisis. It accused defendants of seeking to “profiteer from the plague they knew would be unleashed.” And the lawsuit explicitly linked Sackler do-gooding with Sackler harm-doing: “Ultimately, the Sacklers used their ill-gotten wealth to cover up their misconduct with a philanthropic campaign intending to whitewash their decades-long success in profiting at New Yorkers’ expense.”

    “No amount of charity in spending such fortunes can compensate in any way for the misconduct in acquiring them,” Theodore Roosevelt said after John D. Rockefeller proposed starting a foundation in 1909. It was not a lonely thought at the time.

    But in the decades since, not least because of the amount of philanthropic coin that has been spent (can it still be called bribing when millions are the recipients?), touching all corners of our cultural life, attitudes have changed. And, as I found in spending the last few years reporting on nonprofits and foundations, a deeply complicit silence took hold: It was understood that you don’t challenge people on how they make their money, how they pay their taxes (or don’t), what continuing deeds they may be engaged in — so long as they “give back.”

    #Opioides #Sackler #Musées #Philanthropie

  • The Met Will Turn Down Sackler Money Amid Fury Over the Opioid Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/15/arts/design/met-museum-sackler-opioids.html

    The Metropolitan Museum of Art said on Wednesday that it would stop accepting gifts from members of the Sackler family linked to the maker of OxyContin, severing ties between one of the world’s most prestigious museums and one of its most prolific philanthropic dynasties.

    The decision was months in the making, and followed steps by other museums, including the Tate Modern in London and the Solomon R. Guggenheim Museum in New York, to distance themselves from the family behind Purdue Pharma. On Wednesday, the American Museum of Natural History said that it, too, had ceased taking Sackler donations.

    The moves reflect the growing outrage over the role the Sacklers may have played in the opioid crisis, as well as an energized activist movement that is starting to force museums to reckon with where some of their money comes from.

    “The museum takes a position of gratitude and respect to those who support us, but on occasion, we feel it’s necessary to step away from gifts that are not in the public interest, or in our institution’s interest,” said Daniel H. Weiss, the president of the Met. “That is what we’re doing here.”

    “There really aren’t that many people who are giving to art and giving to museums, in fact it’s a very small club,” said Tom Eccles, the executive director of the Center for Curatorial Studies at Bard College. “So we have to be a little careful what we wish for here.”

    There is also the difficult question of where to draw a line. What sort of behavior is inexcusable?

    “We are not a partisan organization, we are not a political organization, so we don’t have a litmus test for whom we take gifts from based on policies or politics,” said Mr. Weiss of the Met. “If there are people who want to support us, for the most part we are delighted.”

    “We would only not accept gifts from people if it in some way challenges or is counter to the core mission of the institution, in exceptional cases,” he added. “The OxyContin crisis in this country is a legitimate and full-blown crisis.”

    Three brothers, Arthur, Mortimer and Raymond Sackler, bought a small company called Purdue Frederick in 1952 and transformed it into the pharmaceutical giant it is today. In 1996, Purdue Pharma put the opioid painkiller OxyContin on the market, fundamentally altering the company’s fortunes.

    The family’s role in the marketing of OxyContin, and in the opioid crisis, has come under increased scrutiny in recent years. Documents submitted this year as part of litigation by the attorney general of Massachusetts allege that members of the Sackler family directed the company’s efforts to mislead the public about the dangers of the highly addictive drug. The company has denied the allegations and said it “neither created nor caused the opioid epidemic.”

    Nan Goldin, a photographer who overcame an OxyContin addiction, has led demonstrations at institutions that receive Sackler money; in March 2018, she and her supporters dumped empty pill bottles in the Sackler Wing’s reflecting pool.

    “We commend the Met for making the ethical, moral decision to refuse future funding from the Sacklers,” a group started by Ms. Goldin, Prescription Addiction Intervention Now, or PAIN, said in a statement. “Fourteen months after staging our first protest there, we’re gratified to know that our voices have been heard.”

    The group also called for the removal of the Sackler name from buildings the family has bankrolled. Mr. Weiss said that the museum would not take the more drastic step of taking the family’s name off the wing, saying that it was not in a position to make permanent changes while litigation against the family was pending and information was still coming to light.

    The Met also said that its board had voted to codify how the museum accepts named gifts, formalizing a longstanding practice of circulating those proposals through a chain of departments. The decision on the Sacklers, Mr. Weiss said, was made by the Met leadership in consultation with the board.

    #Opioides #Sackler #Musées

  • Tate Galleries Will Refuse Sackler Money Because of Opioid Links - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/21/arts/design/tate-modern-sackler-britain-opioid-art.html

    “The Sackler family has given generously to Tate in the past, as they have to a large number of U.K. arts institutions,” a Tate statement said.

    "We do not intend to remove references to this historic philanthropy. However, in the present circumstances we do not think it right to seek or accept further donations from the Sacklers.”

    Si je comprends bien, cela veut dire qu’ils ne retireront pas le nom des Sackler des lieux déjà sponsorisés... futilités.

    Tate’s statement came two days after Britain’s National Portrait Gallery said it would not accept a long-discussed $1.3 million donation from the London-based Sackler Trust, one of the family’s charitable foundations. It said the decision was taken jointly by the gallery and Trust.

    But the Thursday announcement, affecting Tate Modern and Tate Britain in London, as well as Tate Liverpool and Tate St. Ives in Cornwall, could have a bigger impact in the art world. All these galleries are major tourist attractions as well as home to large, high-profile exhibitions.

    In an email, a spokesman for the Mortimer and Raymond Sackler family said, “We deeply sympathise with all the communities, families and individuals affected by the addiction crisis in America. The allegations made against family members in relation to this are strongly denied and will be vigorously defended in court.” He did not comment on Tate’s decision.

    Ne parlons pas du Valium, qui fut la première cause des richesse de la famille Sackler. Surtout pas. Une drogue à la fois, isn’t it ? Quinze ans plus tôt.

    “The Sackler family has been connected with the Met for more than a half century,” Mr. Weiss’s statement said. “The family is a large extended group and their support of The Met began decades before the opioid crisis.”

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Musées

  • Museums Cut Ties With Sacklers as Outrage Over Opioid Crisis Grows - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/25/arts/design/sackler-museums-donations-oxycontin.html

    In Paris, at the Louvre, lovers of Persian art knew there was only one place to go: the Sackler Wing of Oriental Antiquities. Want to find the long line for the Temple of Dendur at the Metropolitan Museum of Art? Head for the soaring, glass-walled Sackler Wing.

    For decades, the Sackler family has generously supported museums worldwide, not to mention numerous medical and educational institutions including Columbia University, where there is a Sackler Institute, and Oxford, where there is a Sackler Library.

    But now some favorite Sackler charities are reconsidering whether they want the money at all, and several have already rejected any future gifts, concluding that some family members’ ties to the opioid crisis outweighed the benefits of their six- and sometimes seven-figure checks.

    In a remarkable rebuke to one of the world’s most prominent philanthropic dynasties, the prestigious Tate museums in London and the Solomon R. Guggenheim in New York, where a Sackler sat on the board for many years, decided in the last week that they would no longer accept gifts from their longtime Sackler benefactors. Britain’s National Portrait Gallery announced it had jointly decided with the Sackler Trust to cancel a planned $1.3 million donation, and an article in The Art Newspaper disclosed that a museum in South London had returned a family donation last year.

    On Monday, as the embarrassment grew with every new announcement, a Sackler trust and a family foundation in Britain issued statements saying they would suspend further philanthropy for the moment.

    “The current press attention that these legal cases in the United States is generating has created immense pressure on the scientific, medical, educational and arts institutions here in the U.K., large and small, that I am so proud to support,” Theresa Sackler, the chair of the Sackler Trust, said in a statement. “This attention is distracting them from the important work that they do.”

    The Guggenheim’s move was perhaps the most surprising, and not just because it was the first American institution known to cut ties with its Sackler supporters.

    Mortimer D.A. Sackler, a son of Mortimer Sackler, sat on the Guggenheim’s board for nearly 20 years and the family gave the museum $9 million between 1995 and 2015, including $7 million to establish and support the Sackler Center for Arts Education.

    The Guggenheim and the Metropolitan Museum had been the scene of protests related to the Sacklers. One last month, led by the photographer Nan Goldin, who overcame an OxyContin addiction, involved dropping thousands of slips of white paper from the iconic gallery spiral into its rotunda, a reference to a court document that quoted Richard Sackler, who ran Purdue Pharma, heralding a “blizzard of prescriptions that will bury the competition.”

    Last Thursday, the Guggenheim, like other American museums, stated simply that “no contributions from the Sackler family have been received since 2015 and no additional gifts are planned.”

    But a day later, amid more articles about British museums rejecting Sackler money, the Guggenheim amended its statement: “The Guggenheim does not plan to accept any gifts.”

    #Opioides #Sackler #Philanthropie #Musées

  • Spatialités des mémoires

    Ce numéro de Géographie et cultures consacré aux spatialités des mémoires propose de poursuivre les voies ouvertes par de nombreux chercheurs appartenant à différentes disciplines des sciences sociales, et d’examiner comment la géographie contemporaine se situe dans le champ des #Memory_Studies.
    Si la mémoire, abordée dans ses dimensions individuelles et collectives, exprime d’emblée un rapport au passé, elle articule et produit conjointement de nombreuses interactions, entre soi et les autres, entre le temps et l’espace. La mémoire, plus ou moins visible et lisible, d’un passé réactivé, remodelé, nié ou instrumentalisé n’est pas sans lien avec des stratégies d’acteurs diversifiés. Qu’il s’agisse de mémoires institutionnalisées dans des #sites, #musées ou #mémoriaux, ou d’espaces dans lesquels les mémoires sont échafaudées à partir de traces, la (re)production d’#espaces_mémoriels s’organise autour d’une subtile articulation #identités/#mémoires/#territoires, laquelle rend compte d’une dialectique de l’#ancrage et de la #mobilité, fût-elle éphémère.
    Les articles de ce numéro thématique explorent différentes formes de productions (ou d’empêchement de productions) spatiales mémorielles liées aux diverses recompositions politiques, sociales et économiques qui affectent les sociétés.


    https://journals.openedition.org/gc/6318
    #mémoire #géographie

    Les articles :

    Dominique Chevalier et Anne Hertzog
    Introduction [Texte intégral]

    Laurent Aucher
    Devant le mémorial, derrière le paradoxe [Texte intégral]
    Réflexions sur les pratiques de visite au monument berlinois de la #Shoah
    In front of the memorial, behind the paradox:
    thoughts about practices of visiting the Berliner memorial of Shoah

    Thomas Zanetti
    #Matérialité et spatialité d’une mémoire meurtrie [Texte intégral]
    La reconnaissance mémorielle des #maladies_professionnelles des anciens verriers de #Givors
    Materiality and spatiality of a bruised memory: the memorial recognition of the occupational diseases of the former glassmakers of Givors

    Cécile Tardy
    Les infra-espaces des mémoires du Nord [Texte intégral]
    The infra-spacies of memories of the “Nord” region of #France

    Noémie Beltramo
    Le #territoire_minier [Texte intégral]
    Vecteur ou support de la mémoire de l’#immigration_polonaise ?
    The territory: vector or support of the Polish immigration’s memory?
    #migrants_polonais #extractivisme #mines

    André-Marie Dendievel et Dominique Chevalier
    Topos et mémoires des deux rives de La Loire amont (XVIIIe–XXe siècles) [Texte intégral]
    L’exemple de Chassenard (Allier) et Digoin (Saône-et-Loire)
    Topos and memories on both sides of the upstream section of the Loire River (XVIIIth‑XXth centuries AD): the example of #Chassenard (Allier) and Digoin (Saône-et-Loire)

    Patrick Naef
    L’escombrera de #Medellin [Texte intégral]
    Une #fosse_commune entre #reconnaissance et #oubli

    Sophie Didier
    #Droit_de_mémoire, Droit à la Ville [Texte intégral]
    Essai sur le cas sud-africain
    Right to memory, Right to the City: an essay on the South African case
    #afrique_du_sud

    Florabelle Spielmann
    Combats de bâtons de #Trinidad [Texte intégral]
    Fabrique géographique, sociale et culturelle de la mémoire
    Trinidad stick-fight: shaping memorial places through geographic, social and cultural spaces

    ping @reka @albertocampiphoto

  • Sackler family money is now unwelcome at three major museums. Will others follow? - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/entertainment/museums/two-major-museums-are-turning-down-sackler-donations-will-others-follow/2019/03/22/20aa6368-4cb9-11e9-9663-00ac73f49662_story.html

    By Philip Kennicott
    Art and architecture critic
    March 23

    When the National Portrait Gallery in London announced Tuesday that it was forgoing a grant from the Sackler family, observers could be forgiven for a certain degree of skepticism about the decision’s impact on the art world. The Sacklers, owners of the pharmaceutical behemoth Purdue Pharma, which makes OxyContin, had promised $1.3 million to support a public-engagement project. The money, no doubt, was welcome, but the amount involved was a relative pittance.

    Now another British institution and a major U.S. museum, the Guggenheim, have said no to Sackler money, which has become synonymous with a deadly and addictive drug that boosted the family fortune by billions of dollars and caused immeasurable suffering. The Tate art galleries, which include the Tate Modern and the Tate Britain in London as well as outposts in Liverpool and Cornwall, announced Thursday that it will also not accept money from the family.

    The Sacklers are mired in legal action, investigations and looming congressional inquiries about their role in marketing a drug blamed for a significant early role in an epidemic of overdose deaths that has claimed the lives of hundreds of thousands of Americans since 1997.

    Is this a trend? These moves may affect immediate plans but won’t put much of a dent in the museums’ budgets. The impact on the Sackler family’s reputation, however, will force American arts institutions to pay attention.

    The Sackler family, which includes branches with differing levels of culpability and involvement with the issue, has a long history of donating to cultural organizations. Arthur M. Sackler, who gave millions of dollars’ worth of art and $4 million for the opening of the Smithsonian’s Sackler Gallery in 1987, died long before the OxyContin scandal began. Members of the family involved with OxyContin vigorously contest the claims that Perdue Pharma was unscrupulous in the promotion of a drug, though company executives pleaded guilty to violations involving OxyContin in 2007 and the company paid more than $600 million in fines.

    A million here or there is one thing. Having a whole building named for a family with blood on its hands is another, and seeking yet more money for new projects will become even more problematic. And every institution that bears the Sackler family name, including New York’s Metropolitan Museum of Art (which has a Sackler wing) and the University Art Museum at Princeton (which has a Sackler gallery) is now faced with the distasteful proposition of forever advertising the wealth of a family that is deeply implicated in suffering, death and social anomie.

    Will any major U.S. institution that has benefited from Sackler largesse remove the family’s name?

    The National Portrait Gallery in London. (Daniel Leal-Olivas/AFP/Getty Images)
    The usual arguments against this are stretched to the breaking point. Like arguments about Koch family money, which has benefited cultural institutions but is, to many, inextricably linked to global warming and the impending collapse of the Anthropocene, the issues at stake seem, at first, to be consistency and pragmatism. The pragmatic argument is this: Cultural organizations need the money, and if they don’t take it, that money will go somewhere else. And this leads quickly to the argument from consistency. Almost all of our major cultural organizations were built up with money derived from family fortunes that are tainted — by the exploitation of workers, slavery and the lasting impacts of slavery, the depredations of colonialism and the destruction of the environment. So why should contemporary arts and cultural groups be required to set themselves a higher, or more puritanical, standard when it comes to corrupt money? And if consistency matters, should we now be parsing the morality of every dollar that built every opera house and museum a century ago?

    Both arguments are cynical. Arts organizations that engage in moral money laundering cannot make a straight-faced claim to a higher moral purpose when they seek other kinds of funding, including donations and membership dollars from the general public and support from government and foundations. But the consistency argument — that the whole system is historically wrapped up in hypocrisy about money — needs particular reconsideration in the age of rapid information flows, which create sudden, digital moral crises and epiphanies.

    [The Sacklers have donated millions to museums. But their connection to the opioid crisis is threatening that legacy.]

    Moral (or social) hazard is a funny thing. For as long as cultural institutions are in the money-laundering business, companies such as Perdue Pharma will have an incentive to take greater risks. If the taint of public health disaster can be washed away, then other companies may choose to put profits over public safety. But this kind of hazard isn’t a finely calibrated tool. It involves a lot of chance and inconsistency in how it works. That has only increased in the age of viral Twitter campaigns and rapid conflagrations of public anger fueled by new social media tools.

    Why is it that the Sackler family is in the crosshairs and not any of the other myriad wealthy people whose money was made through products that are killing us? Because it is. And that seeming randomness is built into the way we now police our billionaires. It seems haphazard, and sometimes unfair, and inefficient. Are there worse malefactors scrubbing their toxic reputations with a new hospital wing or kids literacy program? Surely. Maybe they will find their money unwelcome at some point in the future, and maybe not. The thing that matters is that the risk is there.

    [Now would be a good time for museums to think about our gun plague]

    The Arthur M. Sackler Gallery of Art in Washington. (Bill O’Leary/The Washington Post)
    Much of the Sackler family money was made off a drug that deadens the mind and reduces the human capacity for thought and feeling. There is a nice alignment between that fact and what may now, finally, be the beginnings of a new distaste about using Sackler money to promote art and cultural endeavors, which must always increase our capacities for engagement with the world. It is immensely satisfying that the artist Nan Goldin, whose work has explored the misery of drug culture, is playing a leading role in the emerging resistance to Sackler family money. (Goldin, who was considering a retrospective of her work at the National Portrait Gallery, said to the Observer: “I have told them I would not do it if they take the Sackler money.”)

    More artists should take a lead role in these conversations, to the point of usurping the usual prerogatives of boards and executive committees and ethical advisory groups to make decisions about corrupt money.

    [‘Shame on Sackler’: Anti-opioid activists call out late Smithsonian donor at his namesake museum]

    Ultimately, it is unlikely that any arts organization will manage to find a consistent policy or somehow finesse the challenge of saying all that money we accepted from gilded-age plutocrats a century ago is now clean. But we may think twice about taking money from people who are killing our planet and our people today. What matters is that sometimes lightning strikes, and there is hell to pay, and suddenly a name is blackened forever. That kind of justice may be terrifying and swift and inconsistent, but it sends a blunt message: When the world finally learns that what you have done is loathsome, it may not be possible to undo the damage through the miraculous scrubbing power of cultural detergent.

    #Opioides #Sackler #Musées #Shame

  • Gifts Tied to Opioid Sales Invite a Question : Should Museums Vet Donors ? - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/12/01/arts/design/sackler-museum-donations-oxycontin-purdue-pharma.html

    The New York Times surveyed 21 cultural organizations listed on tax forms as having received significant sums from foundations run by two Sackler brothers who led Purdue. Several, including the Guggenheim, declined to comment; others, like the Brooklyn Museum, ignored questions. None indicated that they would return donations or refuse them in the future.

    “We regularly assess our funding activities to ensure best practice,” wrote Zoë Franklin, a spokeswoman for the Victoria and Albert Museum, which was listed as receiving about $13.1 million from the Dr. Mortimer and Theresa Sackler Foundation in 2012. “The Sackler family continue to be an important and valuable donor to the V & A and we are grateful for their ongoing support.”

    De l’usage de la philanthropie comme écran de fumée

    Robert Josephson, a spokesman for the company, pointed to its efforts to stem the opioid epidemic — distributing prescription guidelines, developing abuse-deterrent painkillers and ensuring access to overdose-reversal medication — and noted that OxyContin has never had a large share of total opioid prescriptions. In an email, he added, “Many leading medical, scientific, cultural and educational institutions throughout the world have been beneficiaries of Sackler family philanthropy.”

    #Sackler #Philanthropie #Opioides #Musées

  • Vincent Van Gogh à portée de vue
    https://aris.papatheodorou.net/vincent-van-gogh-a-portee-de-vue

    Le musée Van Gogh d’Amsterdam abrite dit-on la plus grande collection d’œuvres du peintre et est, à ce titre, un rendez-vous incontournable de la cité hollandaise. Il est désormais aussi possible de découvrir, sur le site Web du musée, une collection numérique de près de 1500 des créations de Van Gogh (tableaux, dessins, esquisses) en libre accès et en libre téléchargement pour un usage non-commercial.

    #art #musées #communs #open_culture #potlatch #Van_Gogh

  • Aidé par Beyoncé et Jay-Z, le Louvre enregistre un nouveau record de fréquentation
    https://www.france24.com/fr/20190103-louvre-enregistre-frequentation-record-10-millions-visiteurs-2018

    Le nombre de visiteurs du musée du Louvre a dépassé la barre des dix millions en 2018. Parmi les raisons de cette fréquentation record, la reprise du tourisme à Paris, l’exposition Delacroix ainsi qu’un clip de Beyoncé et Jay-Z.

    Des chiffres inédits. Le musée du Louvre a battu son record de fréquentation en 2018, en accueillant quelque 10,2 millions de visiteurs, un chiffre inégalé pour un musée, a annoncé jeudi 3 janvier l’institution.

    La fréquentation du plus célèbre musée de France a ainsi augmenté de 25 % par rapport à 2017. Son précédent record date de 2012, année d’inauguration du département des arts de l’islam et des expositions autour de Léonard de Vinci et de Raphaël, avec quelque 9,7 millions de visiteurs, peut-on lire dans un communiqué.

    https://youtu.be/kbMqWXnpXcA

    #marchandisation #musées

  • #Faux #tableaux : quand les #musées d’#art et les# experts se font avoir
    https://www.franceculture.fr/peinture/faux-tableaux-quand-les-musees-dart-et-les-experts-se-font-avoir

    Enquête | Les faux tableaux prolifèrent, présents partout en France, dans les collections particulières mais aussi dans les musées. S’il est difficile aujourd’hui de copier des Picasso ou des Chagall, les faussaires en profitent pour s’attaquer à des peintres moins connus.

  • Eric Fassin : « L’#appropriation_culturelle, c’est lorsqu’un emprunt entre les cultures s’inscrit dans un contexte de #domination »

    Dans un entretien au « Monde », le sociologue Eric Fassin revient sur ce concept né dans les années 1990, au cœur de nombre de polémiques récentes.

    Des internautes se sont empoignés sur ces deux mots tout l’été : « appropriation culturelle ». Le concept, né bien avant Twitter, connaît un regain de popularité. Dernièrement, il a été utilisé pour décrire aussi bien le look berbère de Madonna lors des MTV Video Music Awards, la dernière recette de riz jamaïcain du très médiatique chef anglais #Jamie_Oliver, ou l’absence de comédien autochtone dans la dernière pièce du dramaturge québécois #Robert_Lepage, #Kanata, portant justement sur « l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones ».

    Qu’ont en commun ces trois exemples ? Retour sur la définition et sur l’histoire de l’« appropriation culturelle » avec Eric Fassin, sociologue au laboratoire d’études de genre et de sexualité de l’université Paris-VIII et coauteur de l’ouvrage De la question sociale à la question raciale ? (La Découverte).
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    D’où vient le concept d’« appropriation culturelle » ?

    Eric Fassin : L’expression apparaît d’abord en anglais, à la fin du XXe siècle, dans le domaine artistique, pour parler de « #colonialisme_culturel ». Au début des années 1990, la critique #bell_hooks, figure importante du #Black_feminism, développe par exemple ce concept, qu’elle résume d’une métaphore : « manger l’Autre. » C’est une approche intersectionnelle, qui articule les dimensions raciale et sexuelle interprétées dans le cadre d’une exploitation capitaliste.

    Un regard « exotisant »

    Cette notion est aussi au cœur de la controverse autour de #Paris_Is_Burning, un film #documentaire de 1990 sur la culture des bals travestis à New York. Une autre critique noire, Coco Fusco, reprochait à la réalisatrice #Jennie_Livingston, une lesbienne blanche, son regard « exotisant » sur ces minorités sexuelles et raciales. Pour elle, il s’agissait d’une forme d’#appropriation_symbolique mais aussi matérielle, puisque les sujets du film se sont sentis floués, dépossédés de leur image.

    Comment définir ce concept ?

    E. F. : Ce qui définit l’appropriation culturelle, comme le montre cet exemple, ce n’est pas seulement la circulation. Après tout, l’emprunt est la règle de l’art, qui ne connaît pas de frontières. Il s’agit de #récupération quand la #circulation s’inscrit dans un contexte de #domination auquel on s’aveugle. L’enjeu n’est certes pas nouveau : l’appropriation culturelle, au sens le plus littéral, remplit nos #musées occidentaux d’objets « empruntés », et souvent pillés, en Grèce, en Afrique et ailleurs. La dimension symbolique est aujourd’hui très importante : on relit le #primitivisme_artistique d’un Picasso à la lumière de ce concept.

    Ce concept a-t-il été intégré dans le corpus intellectuel de certaines sphères militantes ?

    E. F. : Ces références théoriques ne doivent pas le faire oublier : si l’appropriation culturelle est souvent au cœur de polémiques, c’est que l’outil conceptuel est inséparablement une arme militante. Ces batailles peuvent donc se livrer sur les réseaux sociaux : l’enjeu a beau être symbolique, il n’est pas réservé aux figures intellectuelles. Beaucoup se transforment en critiques culturels en reprenant à leur compte l’expression « appropriation culturelle ».

    En quoi les polémiques nées ces derniers jours relèvent-elles de l’appropriation culturelle ?

    E. F. : Ce n’est pas la première fois que Madonna est au cœur d’une telle polémique. En 1990, avec sa chanson Vogue, elle était déjà taxée de récupération : le #voguing, musique et danse, participe en effet d’une subculture noire et hispanique de femmes trans et de gays. Non seulement l’artiste en retirait les bénéfices, mais les paroles prétendaient s’abstraire de tout contexte (« peu importe que tu sois blanc ou noir, fille ou garçon »). Aujourd’hui, son look de « #reine_berbère » est d’autant plus mal passé qu’elle est accusée d’avoir « récupéré » l’hommage à la « reine » noire Aretha Franklin pour parler… de Madonna : il s’agit bien d’appropriation.

    La controverse autour de la pièce Kanata, de Robert Lepage, n’est pas la première non plus — et ces répétitions éclairent l’intensité des réactions : son spectacle sur les chants d’esclaves avait également été accusé d’appropriation culturelle, car il faisait la part belle aux interprètes blancs. Aujourd’hui, c’est le même enjeu : alors qu’il propose une « relecture de l’histoire du Canada à travers le prisme des rapports entre Blancs et Autochtones », la distribution oublie les « autochtones » — même quand ils se rappellent au bon souvenir du metteur en scène. C’est encore un choix revendiqué : la culture artistique transcenderait les cultures « ethniques ».

    Par comparaison, l’affaire du « #riz_jamaïcain » commercialisé par Jamie Oliver, chef britannique médiatique, peut paraître mineure ; elle rappelle toutefois comment l’ethnicité peut être utilisée pour « épicer » la consommation. Bien sûr, la #nourriture aussi voyage. Reste qu’aujourd’hui cette #mondialisation marchande du symbolique devient un enjeu.

    Pourquoi ce concept fait-il autant polémique ?

    E. F. : En France, on dénonce volontiers le #communautarisme… des « autres » : le terme est curieusement réservé aux minorités, comme si le repli sur soi ne pouvait pas concerner la majorité ! C’est nier l’importance des rapports de domination qui sont à l’origine de ce clivage : on parle de culture, en oubliant qu’il s’agit aussi de pouvoir. Et c’est particulièrement vrai, justement, dans le domaine culturel.

    Songeons aux polémiques sur l’incarnation des minorités au théâtre : faut-il être arabe ou noir pour jouer les Noirs et les Arabes, comme l’exigeait déjà #Bernard-Marie_Koltès, en opposition à #Patrice_Chéreau ? Un artiste blanc peut-il donner en spectacle les corps noirs victimes de racisme, comme dans l’affaire « #Exhibit_B » ? La réponse même est un enjeu de pouvoir.

    En tout cas, l’#esthétique n’est pas extérieure à la #politique. La création artistique doit revendiquer sa liberté ; mais elle ne saurait s’autoriser d’une exception culturelle transcendant les #rapports_de_pouvoir pour s’aveugler à la sous-représentation des #femmes et des #minorités raciales. L’illusion redouble quand l’artiste, fort de ses bonnes intentions, veut parler pour (en faveur de) au risque de parler pour (à la place de).

    Le monde universitaire n’est pas épargné par ces dilemmes : comment parler des questions minoritaires, quand on occupe (comme moi) une position « majoritaire », sans parler à la place des minorités ? Avec Marta Segarra, nous avons essayé d’y faire face dans un numéro de la revue Sociétés & Représentations sur la (non-)représentation des Roms : comment ne pas redoubler l’exclusion qu’on dénonce ? Dans notre dossier, la juriste rom Anina Ciuciu l’affirme avec force : être parlé, représenté par d’autres ne suffit pas ; il est temps, proclame cette militante, de « nous représenter ». Ce n’est d’ailleurs pas si difficile à comprendre : que dirait-on si les seules représentations de la société française nous venaient d’Hollywood ?


    https://mobile.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/08/24/eric-fassin-l-appropriation-culturelle-c-est-lorsqu-un-emprunt-entre-
    #géographie_culturelle #pouvoir #culture #Madonna #exotisme #peuples_autochtones #film #musique #cuisine #intersectionnalité #Eric_Fassin

    • Cité dans l’article, ce numéro spécial d’une #revue :
      #Représentation et #non-représentation des #Roms en #Espagne et en #France

      Les populations roms ou gitanes, en France comme en Espagne, sont l’objet à la fois d’un excès et d’un défaut de représentation. D’une part, elles sont surreprésentées : si la vision romantique des Bohémiens semble passée de mode, les clichés les plus éculés de l’antitsiganisme sont abondamment recyclés par le racisme contemporain. D’autre part, les Roms sont sous-représentés en un double sens. Le sort qui leur est réservé est invisibilisé et leur parole est inaudible : ils sont parlés plus qu’ils ne parlent.

      Ce dossier porte sur la (non-) représentation, autant politique qu’artistique et médiatique, des Roms en France et en Espagne des Gitanxs (ou Gitan·e·s) ; et cela non seulement dans le contenu des articles, mais aussi dans la forme de leur écriture, souvent à la première personne, qu’il s’agisse de sociologie, d’anthropologie ou d’études littéraires, de photographie ou de littérature, ou de discours militants. Ce dossier veut donner à voir ce qui est exhibé ou masqué, affiché ou effacé, et surtout contribuer à faire entendre la voix de celles et ceux dont on parle. L’enjeu, c’est de parler de, pour et parfois avec les Gitan·e·s et les Roms, mais aussi de leur laisser la parole.

      https://www.cairn.info/revue-societes-et-representations-2018-1.htm

    • Au #Canada, la notion d’« appropriation culturelle » déchire le monde littéraire

      Tout est parti d’un éditorial dans Write, revue trimestrielle de la Writers’ Union of Canada (l’association nationale des écrivains professionnels) consacrée pour l’occasion aux auteurs autochtones du Canada, sous-représentés dans le panthéon littéraire national. Parmi les textes, l’éditorial d’un rédacteur en chef de la revue, Hal Niedzviecki, qui disait ne pas croire au concept d’« appropriation culturelle » dans les textes littéraires. Cette affirmation a suscité une polémique et une vague de fureur en ligne.

      On parle d’appropriation culturelle lorsqu’un membre d’une communauté « dominante » utilise un élément d’une culture « dominée » pour en tirer un profit, artistique ou commercial. C’est ici le cas pour les autochtones du Canada, appellation sous laquelle on regroupe les Premières Nations, les Inuits et les Métis, peuples ayant subi une conquête coloniale.
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      Des polémiques, plus ou moins importantes, liées à l’appropriation culturelle ont eu lieu ces derniers mois de manière récurrente, par exemple sur l’usage par la marque Urban Outfitters de savoir-faire traditionnels des Indiens Navajos ou la commercialisation par Chanel d’un boomerang de luxe, considéré comme une insulte par certains aborigènes d’Australie.
      Le « prix de l’appropriation »

      La notion est moins usitée pour la création littéraire, où l’on parle plus volontiers « d’orientalisme » pour l’appropriation par un auteur occidental de motifs issus d’une autre culture. Mais c’est bien cette expression qu’a choisie Hal Niedzviecki dans son plaidoyer intitulé « Gagner le prix de l’appropriation ». L’éditorial n’est pas disponible en ligne mais des photos de la page imprimée circulent :

      « A mon avis, n’importe qui, n’importe où, devrait être encouragé à imaginer d’autres peuples, d’autres cultures, d’autres identités. J’irais même jusqu’à dire qu’il devrait y avoir un prix pour récompenser cela – le prix de l’appropriation, pour le meilleur livre d’un auteur qui écrit au sujet de gens qui n’ont aucun point commun, même lointain, avec lui ».

      Il y voit surtout une chance pour débarrasser la littérature canadienne de sa dominante « blanche et classes moyennes », dénonçant la crainte de « l’appropriation culturelle » comme un frein qui « décourage les écrivains de relever ce défi ».

      Le fait que cette prise de position ait été publiée dans un numéro précisément consacré aux auteurs autochtones a été perçu comme un manque de respect pour les participants. L’un des membres du comité éditorial, Nikki Reimer, s’en est pris sur son blog à un article « au mieux, irréfléchi et idiot, au pire (…) insultant pour tous les auteurs qui ont signé dans les pages de la revue ».

      « Il détruit toutes les tentatives pour donner un espace et célébrer les auteurs présents, et montre que la revue “Write” n’est pas un endroit où l’on doit se sentir accueilli en tant qu’auteur indigène ou racisé. »

      La Writers’ Union a rapidement présenté des excuses dans un communiqué. Hal Niedzviecki a lui aussi fini par s’excuser et a démissionné de son poste, qu’il occupait depuis cinq ans.
      Un débat sur la diversité dans les médias

      Son argumentaire a cependant dépassé les colonnes du magazine lorsque plusieurs journalistes ont offert de l’argent pour doter le fameux « prix ». Ken Whyte, ancien rédacteur en chef de plusieurs publications nationales, a lancé sur Twitter :

      « Je donnerai 500 dollars pour doter le prix de l’appropriation, si quelqu’un veut l’organiser. »

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      D’autres figures de la presse canadienne, comme Anne Marie Owens (rédactrice en chef du National Post), Alison Uncles (rédactrice en chef de Maclean’s Magazine), deux éditorialistes du Maclean’s et du National Post, entre autres, se sont dits prêts à faire de même. Quelques heures plus tard, une poignée d’entre eux se sont excusés, dont Anne-Marie Owens, qui a déclaré qu’elle voulait simplement défendre « la liberté d’expression ».

      Comme le débat a débordé sur les réseaux sociaux, des lecteurs anonymes s’y sont invités pour dénoncer l’attitude de ces pontes du journalisme. « Imaginez, vous êtes une personne de couleur qui étudie le journalisme, et vous voyez les trois quarts de vos potentiels futurs chefs tweeter au sujet d’un prix de l’appropriation culturelle », grince une internaute.

      Pour les journalistes issus des minorités, l’affaire a également rappelé à quel point les médias manquent de diversité. Sur Buzzfeed, Scaachi Koul écrit : « Je n’en reviens pas d’avoir à dire ça, mais personne, dans l’histoire de l’écriture littéraire, n’a jamais laissé entendre que les Blancs n’avaient pas le droit de faire le portrait d’autochtones ou de gens de couleurs, en particulier dans la fiction. Franchement, on l’encourage plutôt. » Elle poursuit :

      « S’abstenir de pratiquer l’appropriation culturelle ne vous empêche pas d’écrire de manière réfléchie sur les non blancs. Mais cela vous empêche, en revanche, de déposséder les gens de couleur, ou de prétendre que vous connaissez leurs histoires intimement. Cela vous empêche de prendre une culture qui n’a jamais été à vous – une culture qui rend la vie plus difficile pour ceux qui sont nés avec dans le Canada d’aujourd’hui à majorité blanche – et d’en tirer profit. »

      sur le même sujet Les coiffes amérindiennes dans les défilés font-elles du tort à une culture menacée ?
      « Faire son numéro »

      Helen Knott, l’une des auteurs d’origine indigène dont le travail était publié dans la revue Write a raconté sur Facebook, quelques jours après, une étrange histoire. Contactée par la radio CBC pour une interview à ce sujet, elle est transférée vers quelqu’un qui doit lui poser quelques questions avant l’antenne. Elle entend alors les journalistes se passer le téléphone en disant, selon elle :

      « Helen Knott, c’est l’une de ceux qui sont super énervés par cette histoire. »

      « Précisément, la veille, dans une autre interview, raconte Helen Knott, j’ai rigolé avec le journaliste en lui disant que, contrairement à une idée largement répandue, les autochtones ne sont pas “super énervés” en permanence. »

      Au cours de cette pré-interview, elle dit avoir eu a le sentiment grandissant qu’on lui demandait de « faire son numéro » pour alimenter un « débat-divertissement-scandale ». « Je suis quelqu’un d’heureux et mon droit à être en colère quand la situation mérite de l’être ne me définit pas en tant qu’individu », explique-t-elle.

      « C’est tout le problème de l’appropriation culturelle. Les gens utilisent notre culture pour leur propre profit mais peuvent se désintéresser ensuite de nos difficultés à faire partie de la communauté autochtone, de la politisation continuelle de nos vies, des événements et des institutions qui viennent tirer sur la corde de notre intégrité et de notre sens moral, et qui exigent que nous répondions. Aujourd’hui, j’ai refusé de faire mon numéro. »

      En 2011, les autochtones du Canada représentaient 4,3 % de la population. Ils concentrent le taux de pauvreté le plus élevé du Canada et sont les premières victimes des violences, addictions et incarcérations. En 2016, une série de suicides dans des communautés autochtones de l’Ontario et du Manitoba avaient forcé le premier ministre, Justin Trudeau, à réagir. Sa volonté affichée d’instaurer une « nouvelle relation » avec la population autochtone est critiquée par certains comme n’ayant pas été suivie d’effet.

      https://mobile.lemonde.fr/big-browser/article/2017/05/16/au-canada-la-notion-d-appropriation-culturelle-suscite-la-polemique-d

  • Ethereal underworld: exploring Helsinki’s colossal new art bunker | Art and design | The Guardian
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2018/aug/27/helsinki-amos-rex-art-museum

    In a vast expanse beneath the Finnish capital lies a soaring circus-top culture hub. Will the €50m Amos Rex art museum put the city at the forefront of Europe’s art scene?
    Oliver Wainwright

    Oliver Wainwright in Helsinki

    Mon 27 Aug 2018 08.00 BST

    Bulging white mounds rear up out of the ground in the middle of Helsinki, tapering to circular windows that point like cyclopean eyes around the square. Children scramble up the steep slopes while a skateboarder attempts to glide down one, past a couple posing for a selfie at the summit.

    This curious landscape of humps and funnels signals the arrival of Amos Rex, a €50m (£45m) art museum for the Finnish capital, which opens this week in a vast subterranean space that was once a bus station parking lot.

    “It is as if the museum didn’t quite agree to go underground,” says Asmo Jaaksi of local architecture firm JKMM, which masterminded the project, “and it’s somehow bubbling up into the square.”

    #art #musées #helsinki #finlande

  • The #Baltimore Museum Sold Art to Acquire Work by Underrepresented Artists. Here’s What It Bought—and Why It’s Only the Beginning | artnet News
    https://news.artnet.com/art-world/baltimore-deaccessioning-proceeds-1309481

    The Baltimore Museum Sold Art to Acquire Work by Underrepresented Artists. Here’s What It Bought—and Why It’s Only the Beginning

    The museum sold works by Warhol and other white male artists to fund major acquisitions by Jack Whitten, Isaac Julien, and Amy Sherald.

    Julia Halperin, June 26, 2018

    #art #peinture #musées

  • Exploring museum collections online: Some background reading
    https://lab.sciencemuseum.org.uk/exploring-museum-collections-online-some-background-reading-da
    https://cdn-images-1.medium.com/max/1200/0*lSMymVAifKTVawvD%2E

    John Stack
    Digital Director of the Science Museum Group
    Jan 23
    Exploring museum collections online: Some background reading

    In 2017 the Science Museum Group relaunched its online collection website. The website consolidated a number of existing websites publishing digitised collection material — organised by subject or area of collection — into a single presence.

    Over 282,000 objects and archival records were published and over 27,000 of these were illustrated with at least one image.

    This represents about 6% of the object collection (estimated to total 406,000 objects) and only a tiny fraction of the archival collection (estimated to be around 7 million items).

    #musées #collections_en_ligne #open_sources #archives_en_ligne

  • BBC - Culture - The rise of the post-industrial art gallery
    http://www.bbc.com/culture/story/20171121-the-rise-of-the-post-industrial-art-gallery

    Here in Berlin, Germany’s Bauhaus Archiv is throwing a farewell party. Next year this museum will close for renovation, and until then it’s presenting a display of ‘greatest hits’ from the world’s biggest Bauhaus collection. From furniture and posters to crockery and cutlery, these exquisite objects show how the Bauhaus school shaped our idea of good design.

    For most of us, the word Bauhaus conjures up a certain type of modern architecture – that stark aesthetic that spawned a million tower blocks. But the Bauhaus was much more than an architectural style – it was a new way of thinking, and a century since it was born, at the end of World War One, its ideas still set the pattern for the way we live today.

    #art #galeries #sites_industriels #musées