• Après l’attentat de Conflans : ne pas se laisser diviser entre travailleurs ! | #editorial des bulletins d’entreprise LO
    https://www.lutte-ouvriere.org/editoriaux/apres-lattentat-de-conflans-ne-pas-se-laisser-diviser-entre-travaill

    L’assassinat d’un professeur de collège à #Conflans-Sainte-Honorine, décapité pour avoir montré des caricatures de #Charlie_Hebdo, nous plonge une fois de plus dans l’horreur. Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.

    L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

    Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

    Ils ne s’en prennent pas seulement à ce qui est enseigné à l’école. Ils veulent aussi régir la vie des musulmans et menacent qui ne suit pas le ramadan comme ils le voudraient ou qui boit de l’alcool. Ils font pression sur les musulmanes qui ne se conforment pas à leurs règles. Demain, s’ils s’enhardissent, ils s’opposeront à ceux qui écoutent de la musique ou jouent au foot. C’est ce qu’ils font dans certains pays où ils sont au pouvoir. C’est ce que l’on a vu dans les régions dominées par Daech.

    La dictature qu’ils préparent pèsera avant tout sur les classes populaires. Comme le monde occidental a ses #fascistes d’extrême droite, le monde musulman a les siens. Quand l’extrême droite identitaire utilise la peur de l’étranger, les #islamistes se servent de la religion pour dominer ce qu’ils considèrent être leur communauté.

    Les deux s’alimentent mutuellement, les deux sont des ennemis mortels des travailleurs. Et les deux sont prêts à creuser un fossé de sang et à s’imposer par la terreur. On l’a vu en Europe dans les années 1930 avec Hitler, en Algérie pendant la décennie noire des années 1990 et, récemment, en Syrie et en Irak avec Daech.

    Qu’ils viennent des rangs de l’extrême droite ou des intégristes, ceux qui prétendent limiter les libertés veulent faire de nous des moutons dociles, soumis à eux, mais aussi au patronat. Il ne s’agit pas seulement de discuter où se trouvent les limites de la #liberté_d’expression. Ce sont nos droits et nos intérêts de travailleurs qui sont menacés : la liberté de contester, de s’organiser, de revendiquer et de faire grève.

    Alors, les travailleurs doivent combattre ces deux ennemis en faisant bloc en tant que prolétaires, en s’appuyant sur leurs intérêts communs d’exploités et sur les combats qu’ils ont à mener ensemble, jour après jour.

    Comme tous les autres dirigeants politiques, Macron a appelé à l’#unité_nationale et au respect de la République. Mais derrière ces prétendues #valeurs_républicaines, il y a un ordre social contraire aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

    La société ne se délite pas seulement sous les coups de boutoir de militants réactionnaires. Ces derniers ne font qu’exploiter politiquement le désarroi et l’abandon dans lesquels la crise, le chômage de masse et la misère plongent des millions de femmes et d’hommes. Les frustrations et la haine qui en découlent renouvellent en permanence le terreau de l’#intolérance, de l’#individualisme et de la violence, surtout dans les périodes de crise.

    L’ordre social capitaliste et, plus encore, la crise créent les éléments d’un engrenage mortel. Et la politique gouvernementale, systématiquement favorable aux plus riches et à la bourgeoisie contre les travailleurs, ne fait qu’accélérer le mécanisme.

    Car, que va-t-il se passer demain ? À cause de crapules fanatisées ou embrigadées par les filières terroristes, combien y aura-t-il de contrôles au faciès, de jeunes de banlieue confrontés au racisme et à la suspicion généralisée ? À cause de terroristes sous statut de réfugiés, combien de migrants fuyant les guerres et les persécutions seront rejetés ? Seuls les travailleurs, unis par-delà les différences d’origine, de nationalité et de religion, peuvent casser cet engrenage.

    La conscience de pouvoir et de devoir, ensemble, changer la société doit guider les travailleurs, car le fanatisme religieux, le #fondamentalisme, la terreur fasciste, sortent malheureusement, comme des #bêtes_immondes, du ventre de notre société. Pour mettre fin à des actes barbares tels que le #meurtre de Conflans, c’est la société elle-même qu’il nous faudra transformer.

    #capitalisme #révolution #réaction #obscurantisme

  • Attentat de Conflans : opérations de police contre « des dizaines » de personnes
    AFP- 19/10/2020 | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/conflans-sainte-honorine-operations-police-darmanin_fr_5f8d31a7c5b62d

    (...) “Depuis ce matin, et à la suite du conseil de défense (de dimanche soir, ndlr), des opérations de police ont lieu et auront lieu dans les heures, dans les jours qui viennent”, a annoncé le ministre, précisant que ces opérations étaient “très nombreuses” et “concernent des dizaines d’individus pas en lien forcément avec l’enquête” sur l’assassinat de Samuel Paty.

    “Nous avons manifestement envie de passer un message : pas une minute de répit pour les ennemis de la République”, a ajouté Gérald Darmanin, reprenant les mots utilisés par Emmanuel Macron lors du conseil de défense.
    (...)
    “51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’État et plusieurs d’entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres”, a annoncé Gérald Darmanin.

    Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”. (...)

    • Oui ignoble cet opportunisme. Ca me fait pensé à ce gouv qui supprime l’observatoire des violences faites aux enfants pour la journée de lutte contre les violences faites aux enfants ou qui nomme Darmanin ministre comme bilan du grenelle sur la violence faite aux femmes. Ou qui laisse une centaines de mecs armés terrorisé une ville sans intervenir durant plusieurs jours. Après avoir laisser pourrir la situation les voila qui profite de la monté de l’islamophobie pour faire monter l’islamophobie.
      Il y a quelques jours sur mediapart il y avait ceci :
      Un député tire à boulets rouges sur une association de soutien aux immigrés
      https://www.mediapart.fr/journal/france/161020/un-depute-tire-boulets-rouges-sur-une-association-de-soutien-aux-immigres

      Lorsque la mission d’information « sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter » a commencé ses travaux, fin juin, son président Robin Reda (rattaché au groupe LR) promettait de « dépassionner un sujet “épidermique” ». De fait, les universitaires, associatifs et acteurs institutionnels auditionnés par les députés depuis le début de l’été ont pu s’exprimer sans entraves sur leur objet d’étude, leur conception du racisme ou leurs observations de terrain.

      Le traitement réservé à la présidente honoraire du Gisti, le 24 septembre dernier, est d’autant plus surprenant qu’il est sans précédent. Prise à partie par le président de la mission, qui a sèchement mis en cause son association, Danièle Lochak, professeure émérite de droit public à l’université de Nanterre et âgée de 74 ans, a passé l’essentiel de l’audition à se défendre.

      Dans un courrier daté du 12 octobre et rendu public jeudi, la présidente du Gisti Vanina Rochiccioli a alerté le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, et les 21 membres de la mission d’information sur « les dérapages » de Robin Reda et « la violence » de ses propos.

      « Par son comportement, le président a clairement outrepassé ses prérogatives, dévoyé sa fonction et dénaturé cette audition […]. Il l’a utilisée comme une tribune pour afficher des positions partisanes, en agressant la personne auditionnée, non sans proférer une série d’erreurs grossières et de contre-vérités. » Vanina Rochiccioli indique n’avoir reçu aucune réponse à ce jour.

      Que s’est-il passé lors de cette audition ? Robin Reda s’est d’abord dit « choqué » par le propos liminaire de Danièle Lochak, dans lequel l’universitaire et militante évoquait notamment « l’obsession du risque migratoire » et les discriminations systémiques que subissent les étrangers.

      Le président de la mission parlementaire s’est ensuite lancé dans une longue critique de la marche des sans-papiers qui doit se dérouler ce samedi, avec le soutien d’une centaine de collectifs et d’associations, dont le Gisti. « La démocratie a ceci de beau qu’elle permet d’entendre des organisations qui appellent ouvertement à enfreindre la loi », a-t-il affirmé calmement, ajoutant que « si on est sans-papiers et que l’on défile ouvertement sans se faire arrêter, on viole la loi mais en plus, l’État est trop faible pour vous interpeller ».

      Alors que Danièle Lochak tentait de faire valoir son point de vue, rappelant que « même la droite la plus dure a toujours laissé défiler les sans-papiers » qui demandent leur régularisation, le président de la mission parlementaire a reproché au Gisti de « défiler allègrement avec des mouvements proches des Indigènes de la République » (le PIR faisant partie des organisations soutenant la marche). Puis, interrogatif :

      « Considérez-vous que la France soit toujours coloniale et qu’il faudrait lui imposer une forme de démarche vengeresse qui remettrait en cause la République elle-même ? […] Vous-même l’avez dit : vous n’êtes pas forcément à l’aise, sur certains points, avec l’idée républicaine. »

      Quelques secondes plus tard, le député explique : « Je me suis demandé, en vous écoutant, si nous ne devrions pas intituler notre mission “mission d’information sur l’émergence d’une forme d’antiracisme dangereux en ce qu’il antagonise les positions des uns et des autres et qu’il menace l’ordre républicain”. »

      Ces reproches n’ont pris fin que quand la rapporteure de la mission, Caroline Abadie (LREM), a pris la parole pour « sortir de cette discussion passionnée, d’un côté comme de l’autre ». Contactée par Mediapart ce vendredi, Caroline Abadie n’a pas donné suite avant la publication de cet article. De même que la troisième et dernière députée physiquement présente ce jour-là, Michèle Victory (PS).

      Vanina Rochiccioli, la présidente du Gisti, regrette que les parlementaires ne s’emparent pas du sujet. « Au-delà de la manière dont le Gisti est attaqué, qui est assez grotesque, je m’étonne que, selon Robin Reda, les sans-papiers n’aient même pas le droit de revendiquer. Il faudrait qu’ils soient totalement invisibles, qu’ils se terrent ? C’est quand même une première. Parmi les gens qui marchent, beaucoup ont vocation à obtenir un titre de séjour. »

      Une fois la lettre du Gisti publiée, jeudi après-midi, Robin Reda a assumé sa position dans un tweet répondant à l’association : « Merci par ce courrier de prouver une nouvelle fois votre dangerosité menaçante pour notre pays et notre cohésion nationale. Le Gisti comme tous les mouvements qui s’associent aux indigénistes aux mouvances anti-flics et/ou pro islamogauchisme sont insupportables à la République. »

      L’audition complète de Danièle Lochak, disponible en vidéo, fait l’objet d’une retranscription écrite publiée sur le site de l’Assemblée nationale. « Comme je n’ai pas assisté à cette audition, je n’ai pas de commentaire à faire », a éludé Alexandra Valetta Ardisson (LREM), tout en confirmant avoir pris connaissance du compte-rendu.

      Après lecture, la députée Fiona Lazaar (LREM) estime « qu’il s’agit là plus d’un débat politique que d’une audition ». « La richesse de cette mission est précisément d’entendre des acteurs de différentes compétences, sensibilités et expertises pour en restituer un rapport étayé, et toutes les auditions s’étaient jusque-là déroulées en toute sérénité. Je crois qu’il y a quelques erreurs d’appréciation de la part du président de la mission. Le Gisti est dans son bon droit lorsqu’il défend certaines libertés fondamentales, j’espère que cela sera stipulé dans le rapport. »

      « Robin Reda sort de son rôle de président », estime de son côté Sabine Rubin (LFI), qui pointe une « dérive ». « Il n’est pas là pour donner son opinion, ni pour agresser ou remettre en cause les personnes auditionnées. Dans son introduction, il dit qu’il est là pour trouver des réponses. Eh bien, il n’a qu’à écouter et réinterroger ses propres préjugés. » La députée déplore que son collègue « s’en prenne aux sans-papiers, qui ont travaillé pendant tout le confinement », et ajoute qu’elle-même compte participer à la marche ce samedi.

      Depuis la mise en place de la commission, Robin Reda a plusieurs fois laissé transparaître ses opinions, par des allusions répétées à « la concurrence mémorielle » ou à « l’ethnicisation de la société française », qui menaceraient « l’universalisme ». Il n’était toutefois jamais allé jusqu’à invectiver l’un de ses invités. Après les députés qui claquent la porte parce qu’une syndicaliste porte le voile, après la commission d’enquête qui refuse d’entendre certaines voix critiques sur le maintien de l’ordre, l’espace de débat à l’Assemblée nationale paraît bien étriqué.

    • Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui “manifestement impliquée” et dont “un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République”. Elle “touche des aides d’État, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’État”.

      Le #CCIF ?! Dont la principale mission est de recenser, dénoncer les actes islamophobes et l’#islamophobie d’Etat, et tenter parfois d’obtenir réparation ?! C’est sûr que sa dissolution résoudra beaucoup de problèmes... pour les fachos et le gouvernement...

      Elle a bon dos la République, pour en profiter pour éliminer toute contestation...

    • Ce matin, mon père  : « Tu as vu les profs qui ne respectent pas les règles et se réunissent à plusieurs milliers  ?
      -- 🤔… mais ce sont les vacances et où…
      -- Dans la rue  !
      -- Mais, papa, ils font une manifestation  !
      -- Oui, mais moi, je dois mettre en masque dans la rue  !
      -- Mais ça fait des mois que je te dis d’arrêter de regarder cette merde de BFMTV  !!!  »

      Je débriefe mon père chaque foutu jour depuis le début du covid et paf, un coup de BFMTV et il rechute aussi sec  !

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Début octobre, il avait accompagné au collège où exerçait Samuel Paty le père d’une élève pour demander le renvoi de l’enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mohammed à ses élèves.

      Se présentant comme « membre du Conseil des imams de France », il avait aussi diffusé il y a quelques jours sur Youtube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur, en le qualifiant de « voyou ».

      « Né en 1959 au Maroc, devenu Français après son mariage avec une convertie qui milite avec lui, l’homme est un vieux briscard de l’islamisme. Il est fiché S, inscrit au FSPRT [le fichier des radicalisés] et sa carrière d’extrémiste est impressionnante : imam autoproclamé, responsable d’une librairie islamique, activiste antisioniste aux franges de l’antisémitisme.

      Il appel au renvoi, pas au meurtre, c’est son droit, non ? Imam, libraire, antisioniste : jusqu’ici rien d’illégal ?

      « Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu », insiste-t-elle, « ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ».

      C’est quoi ce délire ? Une « source proche du gouvernement » ?! Qui, dans ses rêves les plus fous, imagine installer la charia en France ?! Qui en revanche instaure la guerre civile avec des lois sur un supposé séparatisme musulman ?

      La France, État raciste et islamophobe ? Difficile de trancher, mais le doute est permis...

    • La France est raciste, donc « islamophobe » , puisque faut bien utiliser ces catégories qui valident « l’insécurité culturelle », chère aux Camus (Renaud) et aux « printemps républicains » (Valls revient parce que Laurent Bouvet est dans les têtes), et le prof en question a été recadré par l’inspection (pas de vagues !) avant de se faire égorger par une ordure littéralement exécuté par la police dans la foulée et l’élève qui a lancé l’histoire a menti à son père (elle n’était pas au cours qu’elle évoqué) et lui même islamiste a été ravi de se saisir de ce bobard concoté à son usage et Sefrioui est un fasciste qui avec son groupe, Forsane Alizza, avait manifesté avec le FN et le GUD (mais sans l’ex Action française Darmanin).

      Conflans : Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste aux racines de l’engrenage
      https://www.liberation.fr/france/2020/10/17/conflans-abdelhakim-sefrioui-un-militant-islamiste-aux-racines-de-l-engre

      Son groupe, Forsane Alizza, manifestait en 2011 « contre la christianophobie » au prétexte d’une pièce de théâtre :
      Face à face tendu entre les forces de l’ordre et 200 à 300 manifestants d’extrême droite catholique
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/face-a-face-tendu-entre-les-forces-de-l-ordre-et-200-a-300-manifestants-d-ex

      @sinehebdo que par désintérêt ou méconnaissance tu nommes « fête du travail », le Premier mai est une chose - il est possible d’ignorer l’histoire des luttes ouvrières, de pas savoir que le terme de « fête du travail » est celui choisi à dessein par le maréchal Pétain pour sanctifier le travail (comme la création de la « fête des mères » sacralise la famille et la subordination des femmes), même si c’est bien embêtant de gommer que le Premier mai célèbre en fait les luttes des travailleurs, mais puisque tu t’intéresse davantage semble-t-il à la Palestine ou au racisme, c’est pour le moins étonnant que tu ne voie pas que certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers (et pas seulement musulmans).

    • Ouh la, tu mélanges plein de choses et plein de posts.

      Si j’ai relié le Premier mai à la fête du travail, c’était pour célébrer, avec @mad_meg la lutte contre le travail, ou pour la paresse qui est un rêve partagé par de nombreu.ses travailleu.ses...
      https://seenthis.net/messages/881052

      Il est possible que « certaines proclamations d’antisionisme ne sont qu’un faux-nez de fachos et d’antisémites divers », mais dans ce cas, il faut dénoncer leur antisémitisme, pas leur antisionisme.

      Merci de m’éclairer sur ce triste personnage que semble être Sefrioui, mais là encore, dénonçons-le pour ce qu’il mérite, pas parce qu’il tente de porter plainte (donc légalement) contre un prof, plainte qui de toutes façons n’aurait pas abouti, ou parce qu’il est antisioniste...

    • Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : plusieurs opérations en cours contre la mouvance islamiste
      La Croix, le 19 octobre 2020
      https://www.la-croix.com/France/Attentat-Conflans-Sainte-Honorine-plusieurs-operations-cours-contre-mouvan

      Des opérations de police ont été lancées contre « des dizaines d’individus » qui n’ont pas un « lien forcément avec l’enquête mais à qui nous avons envie de faire passer un message », a déclaré Gérald Darmanin ce matin.

      Peut-être innocents, mais condamnés par l’Etat quand même

    • Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.
      [...]
      L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’#islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du #racisme et de l’#islamophobie.

      Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les #musulmans.

      https://seenthis.net/messages/881840

    • Je ne veux pas particulièrement défendre Mr. Sefrioui que je ne connais pas, mais je ne vois rien de répréhensible ici ? :

      Un mec qui vient faire pression sur un prof alors que lui même n’a pas d’enfants dans ce collège, tu ne vois pas le problème ? Il n’a même pas le droit de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ce serait un cureton, il y aurait des réactions bien plus virulentes (à gauche) et je ne crois pas qu’ici quelqu’un s’aventurerait à dire « je ne vois pas où est le problème ».

      Darmanin est un problème mais l’islamisme aussi, faut pas être naïf non plus.

    • Le plus important (après le fait de ne pas assassiner un être humain) est de ne pas faire justice soi même, même quand on est en colère, et donc de choisir la voie judiciaire, y compris, pourquoi pas, de venir au collège (sans arme) et de se plaindre, non ?

    • Mais d’où est-ce que ce mec aurait une quelconque légitimité à venir emmerder un enseignant ? C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève (mais dans ce cas il y a un cadre donné pour rencontrer un enseignant).

    • Donc, entre En marche (slogan pétainiste), l’ex Action française de fraiche date Darmanin, les fafs islamistes et les identitaires et FN français qu’on ne vienne pas dire « je ne connais pas bien Damien Rieu mais je vois pas ce qu’il y a de répréhensible à s’installer sur le toit des mosquées pour défendre l’occident chrétien »

      En 2009, les deux proches de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon et Axel Loustau, étaient présents dans le cortège du Collectif Cheick Yassine... fondé par Abdelhakim Sefrioui (celui qui a mené campagne contre Samuel Paty)

      #islamistes : À propos d’Abdelhakim Sefrioui et du collectif Cheikh Yassine
      https://lahorde.samizdat.net/2020/10/20/a-propos-dabdelhakim-sefrioui-et-du-collectif-cheikh-yassine

      Voici quelques éléments sur celui qu’on soupçonne d’avoir mené campagne contre Samuel Paty, l’enseignant décapité dans les Yvelines le week-end dernier, en particulier sur ses fréquentations antisémites.

      Il y aurait beaucoup à dire sur la pertinence des caricatures publiées par Charlie hebdo et sur la façon dont la liberté d’expression peut être abordée en classe, mais rien ne peut évidemment ni justifier ni excuser le meurtre qui s’est déroulé samedi à Conflans-Sainte-Honorine. Bien que l’on sache par avance comment cette agression mortelle va être instrumentalisée, en particulier dans les rangs des islamophobes médiatiques et politiques, pour tirer à boulets rouges sur les réfugiés et sur les musulmans en général, ce meurtre montre aussi à quoi peut aboutir l’activisme politique de personnalités islamistes.

      #Dieudonné (aussi)

    • C’est pas un moulin un établissement scolaire, il n’a même pas à y foutre les pieds, à part s’il est parent d’élève

      Tout à fait. Mais je croyais qu’il accompagnait un parent d’élève.

      Cela dit, je ne suis pas là pour défendre ce mec, juste dire que si on doit le poursuivre en justice, il ne faudrait quand même pas créer des lois spéciales juste pour lui...

    • Je ne savais pas que les parents d’élève pouvaient se faire accompagner par un gus de leur choix pour s’imposer auprès d’un prof... Donc oui je suis à peu près certain que ce genre de choses est répréhensible (qu’on trouve ça compréhensible ou normal est effectivement une autre affaire).

  • Après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine | Communiqué de LO
    https://www.lutte-ouvriere.org/communiques/apres-lattentat-de-conflans-sainte-honorine-152266.html

    Un fanatique de 18 ans, influencé par les fascistes du monde musulman (appelés islamistes) vient de tuer un professeur qui avait montré les caricatures de Charlie Hebdo. À cause de ces crapules qui veulent nous imposer leur ordre moral, les musulmans vont être montrés du doigt. Nous diviser, c’est leur but ultime. Ils s’alimentent les uns les autres. On a vu d’autres fascistes attaquer des mosquées. Ils n’ont qu’un but : nous imposer leur domination et pour cela ils veulent nous diviser par religion ou par nation.

    Nous, travailleurs, sommes et resterons des frères pour changer ce monde où ce sont de plus en plus les barbares qui s’expriment pour le moment.

    Ali Kaya, Lutte ouvrière – Conflans-Ste-Honorine

    Tweet de Nathalie Arthaud | 16 octobre 2020

    Je suis bouleversée d’apprendre l’assassinat d’un collègue d’histoire-géographie à Conflans parce qu’il avait montré à ses élèves les caricatures de Charlie. Je suis bouleversée de voir qu’à 18 ans, on peut sombrer dans le fanatisme de l’intégrisme islamiste et déterminée à combattre tout amalgame.

    #islamisme #intégrisme #fascisme #musulman #amalgame

    • La seule chose à laquelle elle pense c’est que les musulmans « vont être montrés du doigt ».
      Elle n’a rien entendu, elle n’a rien à citer, mais la seule chose qui la préoccupe c’est son fantasme de défense « des musulmans » à tout prix.
      Pire, elle dit « nous diviser ».
      Mais qui est ce « nous » ?
      Sûrement pas les dessinateurs et journalistes de Charlie hebdo, les familles des assassinés par des islamistes (musulmans, le saviez-vous ?), les juifs, de l’hyper cacher, de l’école de Toulouse, des veilles dames jetées par la fenêtre.
      Non, « nous » c’est les membres de la secte LO, qui s’y connaissent en sectarisme.
      #Ecoeurant

    • @perline, le sectarisme de LO n’empêche pas cette organisation d’avoir parfois raison. Par exemple en parlant de « fascistes du monde musulman ».
      Par ailleurs, les propos que tu attribues à Nathalie Arthaud (dont un touit est cité) sont ceux présents dans le communiqué de LO, signé Ali Kaya. Il me semble que le « nous » en question désigne plutôt « la classe ouvrière », ou, en étant infidèle au lexique d’origine, les ouvriers, les salariés, voire, « le peuple », en tout cas par LO (qui doit certainement débattre par ailleurs de comment se démerder pour ne pas être coincé entre « les fascistes du monde musulman », l’affaiblissement - euphémisme - de « la classe ouvrière » et la réaction et le racisme).

    • Évidemment - Colporteur a raison -, quand LO dit "nous", c’est de la classe ouvrière dont il est question. Curieux que cette évidence ne se soit pas imposée d’emblée à Parline. Curieux également, que Perline trouve à redire d’une position qui, à mon sens, est bien la seule à avoir en telles circonstances : en distinguant les militants intégristes - à combattre sans concession - des musulmans - dont la liberté de culte, de pensée, de croyance est à défendre ; en évitant à tout prix que les travailleur tombent dans le piège mortifère des amalgames (entre terroristes et musulmans, terroristes et maghébins, terroristes et arabes, terroristes et immigrés, entre terroristes et migrants…) qui vont exactement dans le sens recherché par les terroristes ; en mettant en garde les travailleurs, à tout prix, contre tous ceux qui, en leur sein, déverse leur haine raciste répugnante contre les musulmans.

      Quant à parler de « secte » lorsqu’il est question d’évoquer LO, ce n’est jamais très glorieux. Le parti bolchevik aussi n’était pas non plus épargné de reproches de sectarisme, notamment lorsque Lénine veillait à ce que le parti ne cède en rien à l’opportunisme. Aujourd’hui les réformistes de tout poil voudraient que les révolutionnaires, dont la tâche est de transmettre la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier, s’effacent derrière des organisations qui sont non seulement étrangères à cette tradition, mais qui sont résolument opposées à ses combats. Plus préoccupant, notre refus de suivre la meute qui s’emploie perpétuellement à confondre gauche et intérêts de classe des travailleurs nous vaut l’accusation de sectarisme, non seulement des réformismes et de journalistes ignorants, mais aussi d’une partie de l’extrême-gauche qui sait pourtant que les mots ont un sens.

      Colporteur, tu dis que LO doit certainement « débattre par ailleurs de comment se démerder pour ne pas être coincé entre « les fascistes du monde musulman », l’affaiblissement - euphémisme - de « la classe ouvrière » et la réaction et le racisme) ». Je partage ta description de la situation, mais notre position est arrêtée depuis longtemps sur ce point. Aujourd’hui, c’est vrai, la classe ouvrière a pris un retard dramatique face à la bourgeoisie. Si bien que l’intensification de la lutte de classe dans les entreprises comme les mesures antiouvrières des gouvernements ont trouvé une classe ouvrière désarmée sur le plan politique et sur le plan moral. Or, cette absence de la classe ouvrière sur la scène politique, avec ses propres perspectives pour l’avenir de la société, se répercutera d’autant plus gravement sur la société qu’elle seule, par sa place dans l’économie, a le pouvoir d’exproprier cette classe et d’empêcher son système de précipiter l’humanité entière dans une barbarie sans retour. Elle seule a le pouvoir, en se mobilisant, d’imposer d’autres perspectives et de créer les conditions qui stopperont la montée du nationalisme, du racisme, du sexisme, de l’homophonie, etc.

      Il n’est pas écrit que cela arrivera, il nous parait en revanche évident qu’il n’existe pas d’autres solutions. C’est pourquoi nous militons depuis toujours pour que la classe ouvrière, lors des prochaines explosions sociales, possède les idées et les outils pour mener la lutte jusqu’à l’expropriation de la bourgeoisie. C’est de cela dont tout dépend et il n’y a malheureusement pas de raccourcis pour y arriver.

  • #Marlène_Schiappa, le #fémonationalisme et nous

    Juillet 2020. Dans le cadre d’« opérations de reconquête républicaine », Marlène Schiappa en appelle au « bon sens », entendre : « Si la maison de votre voisin s’effondre, vous l’accueillez. Mais s’il se met à tabasser votre sœur, vous le virez ! » C’est en ces termes qu’elle se félicite de la mise en place, par ses soins, de la #double_peine pour les étrangers coupables de violences sexistes et sexuelles. Accusée de promouvoir le fémonationalisme — c’est-à-dire un féminisme qui instrumentalise les #droits_des_femmes à des fins nationalistes et identitaires —, la porte-voix du gouvernement Macron a répondu n’avoir « aucune leçon de féminisme à recevoir de qui que ce soit ». Plus qu’une participation à la présente polémique, la sociologue et écrivaine Kaoutar Harchi entend ici, en guise de prolongement, rappeler la nécessité de déployer, face aux menées libérales et xénophobes, « un féminisme antiraciste et anticapitaliste ».

    À peine nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, en charge de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes et de la Lutte contre les discriminations, a revêtu les habits neufs — au vrai, pas tant que cela — de la nouvelle fonction politique qui lui incombe. Ces nouvelles attributions ne vont pas sans rappeler d’anciennes prises de position. Se voulant féministes, celles-ci plaidaient, en 2017, tant pour l’instauration d’un congé maternité non indexé au statut professionnel des mères que pour la verbalisation des insultes sexistes proférées au sein de l’espace public. L’alliance, hier comme aujourd’hui, d’un déploiement de dispositifs sécuritaires visant au contrôle des conduites masculines, d’une part, et d’une rhétorique de la protection des femmes contre les violences sexistes et sexuelles, d’autre part, est loin d’être une disposition circonstancielle. Elle peut même relever d’un projet féministe de type carcéro-punitif : déployé au cœur de l’État, il en a pris le pli au point de confier aux institutions de la force — policière et pénitentiaire — le monopole de la gestion protectrice des femmes.

    Ne voir là qu’une passion pour le châtiment et l’enfermement est à la fois nécessaire et insuffisant : l’analyse des alliances réalisées ne peut se faire indépendamment d’une analyse des significations politiques symboliquement induites, ni évacuer les effets empiriques produits sur les vies des hommes et des femmes. Car, au final, de quels hommes et de quelles femmes parle Marlène Schiappa lorsqu’elle défend la mise en place de mesures de lutte contre « le séparatisme » — que le président de la République évoquait déjà, le 18 février 2020, lors de son discours à Mulhouse ? Rien de plus simple, il suffit d’écouter Schiappa s’exprimer : « Lorsqu’un étranger commet des violences sexistes ou sexuelles, il doit cesser d’être accueilli en France. » Ou : « Si vous avez quelqu’un qui se présente comme étant un imam et qui, dans une salle de réunion, ou sur YouTube, ou sur les réseaux sociaux, appelle à la lapidation des femmes parce qu’elles se parfument, il ne faut pas rester sans agir, il faut déposer plainte. Tous les voies et recours doivent pouvoir être étudiés et nous devons pouvoir étudier des manières de renforcer la législation pour réaffirmer les grands principes de la République et notre lutte contre le séparatisme. »

    Ou bien encore : « L’idée, c’est de contrer les groupes organisés de manière hostile et violente vis-à-vis de la République. Il y a des choses qui existent déjà dans la loi : on a fait fermer près de 300 lieux problématiques, débits de boissons ou écoles hors contrat, qui prêchent cet islam politique, cet islamisme et ce séparatisme. […] Et c’est une manière de protéger les musulmans qui nous alertent et nous disent que leur mosquée est prise à partie sur ces questions-là par des groupes qui s’organisent pour parler au nom de l’islam. Il faut être prudent sur les mots et les termes, et c’est pour cela qu’on finalise cette loi et qu’on la présentera à la rentrée. » Et de préciser, enfin : « Je veux être prudente dans les comparaisons qu’on fait et je ne peux pas comparer [les exemples cités plus hauts avec] le diacre qui considère que l’évêché doit être réservé aux hommes. Je ne suis pas d’accord avec lui mais il ne met pas en péril la République. Ce n’est pas la même chose de dire "nos traditions veulent cela" que de dire "j’impose mes lois et je souhaite lapider des femmes", il y a une différence de degré. »

    Bien que nous ignorions encore selon quels dispositifs précis Marlène Schiappa entend mener ce « combat culturel », sa seule manière d’en assurer la performance médiatique nous permet d’identifier sans mal la forme de coalition qui le fonde : coalition d’un argumentaire centré sur la condition sociale inégalitaire à laquelle les femmes sont contraintes, et d’un discours qui se veut à la fois explicatif et prescriptif. Un discours qui fait de la condition des femmes un phénomène imputable, non pas au régime patriarcal tel qu’il se (re)configure au gré des périodes et des espaces, mais à un segment particulier de ce régime. En amalgamant les figures incommensurablement altérisées de l’étranger, du réfugié, du migrant, du musulman, de l’Arabe, du Noir ou encore du jeune de banlieue, ce segment devient le seul qui vaudrait la peine d’être combattu. Ce phénomène rhétorique où féminisme et racisme se rencontrent, se saluent, et s’incarnent en politiques gouvernementales, en programmes éducatifs, en campagnes de prévention ou encore en répertoire d’intégration, a été qualifié de « fémonationaliste » et s’arrime à la famille étendue des nationalismes sexuels.

    Un féminisme au service de la nation

    Forgé par Sara R. Farris à travers l’ouvrage In the name of Women’s Rights — The Rise of Femonationalism, le concept de fémonationalisme décrit, selon l’autrice, « les tentatives des partis européens de droite (entre autres) d’intégrer les idéaux féministes dans des campagnes anti-immigrés et anti-Islam ». Si la critique des convergences de la rhétorique des droits des femmes et celle du chauvinisme-nationalisme a mis en évidence, et avec insistance, les processus de culturalisation des violences faites à celles-ci, Sara R. Farris a œuvré, en tant que féministe marxiste, à déplacer l’analyse vers le terrain fécond du complexe politico-économique. Ainsi a‑t-elle cherché à comprendre les motivations profondes qui tendent, sous l’effet de la surqualification sexiste des hommes non-blancs1, à opposer les intérêts de ces derniers aux femmes non-blanches et, plus encore, à les représenter publiquement comme des figures antinomiques. Et la théoricienne de s’interroger : « De nos jours, particulièrement dans le Sud de l’Europe, les migrants sont fréquemment perçus comme une réserve de main‑d’œuvre bon marché dont la présence menace les emplois et les salaires des travailleurs nationaux. Pourtant, les travailleuses migrantes et les musulmanes en particulier ne sont ni présentées ni perçues de la même manière. Pourquoi ? »

    Pour répondre à cette question, plus redoutable qu’elle n’y paraît, Sara R. Farris a porté son attention sur les secteurs économiques d’intégration des migrant·es. De là, il est apparu que les travailleuses migrantes sont principalement employées par le secteur domestique tandis que les travailleurs migrants sont distribués selon une logique bien plus diversifiée. La féminisation des mondes du travail, l’ouverture du domaine des soins au marché ainsi que la facilitation transactionnelle, organisée par l’État, de recourir à une assistance extérieure — relative, notamment, à la garde d’enfants, à l’aide aux personnes âgées ou aux personnes handicapées — ont grandement et durablement favorisé la constitution des femmes du Sud, non comme « armée de réserve » menaçante mais comme « armée régulière » entretenue permettant aux collectivités blanches de bien vivre.

    Selon l’autrice, l’une des grilles de compréhension de l’appareil justificatoire fémonationaliste tirerait sa force de cette matérialité de l’aide féminine apportée. La lutte pour la conservation de cette aide conduirait alors à représenter et à traiter les femmes non-blanches issues des migrations postcoloniales comme victimes à extirper et à sauver des mains dangereuses de leur époux, père, frère, oncle, cousin, et plus généralement de tout homme de leur groupe ethno-racial supposé ou réel. La logique néolibérale, dont on perçoit bien, ici, l’intimité structurelle qu’elle entretient avec la sexualisation/racialisation de la force de travail, viendrait dès lors infléchir les traitements — mais pas les violences — que des gouvernements de droite et de gauche porteraient sur les femmes migrantes. Inflexions d’autant plus probables et soutenues qu’elles viennent confirmer, si ce n’est créer, un effet de coïncidence avec la définition majoritaire de la figure féminine — a fortiori migrante — émancipée et légitime à vivre sur les territoires nationaux européens : soit une femme libérée de l’emprise familiale et librement présente sur le marché du travail.

    Une séquence fémonationaliste historique

    Dans le contexte spécifique des politiques et législations françaises, il s’agirait alors de comprendre la manière dont la pensée de Sara R. Farris éclaire l’une des séquences contemporaines les plus fondamentales de la longue histoire fémonationaliste française, à savoir celle de l’interdiction du port du voile dans les écoles publiques, en 2004, au nom de la laïcité et de l’égalité filles-garçons. Comme le note la sociologue Christine Delphy, les arguments des féministes en faveur de l’interdiction du foulard, « formulés dès 1989 par Élisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay, Catherine Kintzler2 », ont affirmé l’exceptionnalité de la violence sexiste exercée par les hommes non-blancs, en la rejetant au-delà du cadre de la violence sexiste ordinaire. Nombre de débats publics se sont alors orientés vers le « pourquoi » de cette violence supposée plus violente que toute autre, et ont fait d’elle, lorsqu’elle est observée sur le territoire national, une violence accidentelle — c’est-à-dire importée d’un ailleurs lointain, conséquence de l’immigration d’hommes de confession musulmane, réelle ou supposée — et portant atteinte à l’intégrité de la « démocratie sexuelle ».

    L’association Ni Putes ni Soumises, par exemple, grandement centrée sur l’accompagnement de la population féminine « des quartiers », a incarné le combat contre la « barbarie » patriarcale supposée de la fraction masculine, musulmane et populaire de la société française. Un combat, mené par quelques actrices féminines racisées proches des structures du pouvoir, se voulant représentatives du pendant féminin de ladite fraction, et qui a symbolisé, à lui-seul, l’arrachement des femmes bonnes d’une religion et d’une culture mauvaises. Cela au point que la nécessité d’aider les jeunes filles en question à quitter leur « culture » en quittant leur famille, et plus encore à rompre tout lien avec elles, a progressivement été défendue par les membres de l’association et par nombre d’acteurs et d’actrices institutionnels prohibitionnistes.

    Articulant ces éléments, qui mêlent processus de racialisation (lesquels assurent la pérennité de l’ordre patriarcal) et mécanismes de sexualisation (lesquels confèrent toute sa force à l’organisation racisée), Sara R. Farris y adjoint alors ce que la sociologue Dina Bader a nommé « la dimension du gain3 » : cet intérêt structurel qui mène les gouvernements de droite et de gauche, dans une perspective conservatrice et nationaliste, à s’accaparer le discours féministe, avec la collaboration volontariste de féministes en poste, « car ils ont quelque chose à gagner ». En filigrane de cette manière d’appréhender le phénomène d’un féminisme raciste, nous retrouvons l’hypothèse développée par le philosophe marxiste Alain Badiou selon laquelle « la loi sur le foulard [serait] une loi capitaliste pure [qui] ordonnerait que la féminité soit exposée. Autrement dit, que la circulation sous paradigme marchand du corps féminin [serait] obligatoire et interdi[rait] en la matière — et chez les adolescentes, plaque sensible de l’univers subjectif entier — toute réserve ». Ainsi la logique marchande d’une transparence de la féminité occidentale s’articule aux résidus fondamentaux de la logique (néo)coloniale du dévoilement articulée.

    Dans un paradigme où les femmes racisées, en tant que telles, sont perçues comme ayant toujours quelque chose d’elles à vendre quand, au contraire, les hommes racisés sont appréhendés comme ne disposant pas de ressources pour acheter, aux premières l’accueil sous conditions — celle de ne pas porter le voile, notamment —, aux seconds le rejet inconditionnel.

    Enjeux collectifs

    La rhétorique fémonationaliste à laquelle Marlène Schiappa s’adonne allègrement depuis le ministère de l’Intérieur4 se déploie entre les soupçons d’agressions sexuelles qui pèsent sur Gérald Darmanin : mise en scène révoltante d’un pouvoir qui survisibilise la violence sexiste de certains hommes pour mieux invisibiliser celle d’autres. Cette rhétorique appelle une réponse forte, collectivement organisée. Non parce que nos hommes subiraient le racisme et qu’il faudrait, en tant que leurs femmes, les en sauver — tandis que d’autres hommes chercheraient à nous sauver de ceux-là mêmes —, mais bien parce qu’en tant que femmes de personne, nous jugeons que la lutte antiraciste et la lutte antisexiste ne sauraient être pleinement réalisées que dans cette conscience aiguë que les personnes opprimées par le racisme ne sont pas toutes des hommes non-blancs et que l’oppression patriarcale ne soumet pas uniquement des femmes blanches. Dans cette perspective, et Delphy le remarque justement, les femmes racisées sont contraintes de construire avec et sans les hommes du groupe racisé, avec et sans les femmes du groupe blanc. Ce qui pose la question cruciale des conditions de possibilité liées à la construction d’un espace politique des femmes racisées.

    Que signifie cet « avec » et ce « sans » ? Une infinité de pièges qui parsème les chemins difficiles de l’émancipation politique des membres objectivement solidaires du groupe racisé et des membres objectivement solidaires du groupe féminin — solidarité que la rhétorique fémonationaliste cherche tout bonnement à rompre définitivement en isolant femmes et hommes, en livrant les unes à la dévoration domestique et les autres à la noyade en haute mer ou à l’asphyxie. Cela ne peut ni ne doit durer car personne ne peut être dépossédé de son existence et vivre en se sachant, ainsi, destiné à la mort. Dénoncer et lutter contre la racialisation des questions sexuelles et la sexualisation de la question raciale — auxquelles Schiappa et Darmanin, comme d’autres avant eux, vont en promettant un grand avenir — implique d’affronter une question centrale : si les femmes racisées sont aptes — car construites ainsi par un ensemble de rapports sociaux — à se voir, à se reconnaître et à éprouver une forme d’empathie envers l’homme non-blanc que le racisme violente et envers la femme blanche que le patriarcat oppresse, qui des membres de ces groupes dominés se reconnaissent en elles ?

    Il importe de nous acharner à pointer du doigt la moindre injustice de genre, de classe et de race, produite non seulement par l’instrumentalisation des idées féministes, mais aussi et surtout par le caractère instrumentalisable et donc antiféministe de ces mêmes idées. Cela, de nombreuses personnes qui militent l’ont dit bien des fois. Mais en matière de politique des luttes, se répéter est une manière de dialoguer avec ceux et celles qui entendraient parler de tout cela pour la première fois, comme une manière de ne pas laisser aller à l’apathie ceux et celles qui n’en ont que trop entendu parler. Il importe, aussi, de rompre avec l’idée selon laquelle les hommes racisés seraient substantiellement plus violents que les autres hommes et que les cultures des Suds seraient plus marquées par l’idéologie patriarcale que celles du Nord. Car, dans un cas comme dans un autre, nous sommes entraîné·es à répondre au « pourquoi » moralisant de cette prétendue spécificité, et non au « comment » politique de cette spécification. Cette rupture est absolument fondamentale. Elle conditionne la possibilité d’orienter la lutte, non pas contre les formes les plus monstrueuses du patriarcat — ce qui ne peut que nous conduire à entériner les formes souriantes et galantes de ce dernier — mais bien contre le patriarcat dans tous ses états5. Enfin, il importe de prendre la mesure des concurrences féroces qui ont lieu au sein des espaces du féminisme majoritaire blanc pour la conservation et/ou la conquête du monopole féministe.

    Demeurons vigilant·es quant aux potentielles formes de récupérations de la critique fémonationaliste, non pas dans une perspective révolutionnaire qui profiterait à toutes les membres de la classe des femmes, mais dans une logique de pure distinction stratégique des groupes dominants entre eux. Puisque l’oppression accable sur plusieurs fronts à la fois, nous ne pouvons que réfléchir ensemble et solidairement vers la construction d’espaces étendus. Espaces où les réflexions théoriques et les actions concrètes des femmes qui prônent un féminisme antiraciste et anticapitaliste pourront se déployer plus encore, dans la plénitude de leurs croisements.

    https://www.revue-ballast.fr/marlene-schiappa-le-femonationalisme-et-nous

    #nationalisme #violences_sexistes #violences_sexuelles #protection #châtiment #enfermement #séparatisme #étrangers #combat_culturel #altérisation #islam #musulmans #racisme #nationalismes_sexuels #nationalisme_sexuel #intersectionnalité #islamophobie #anti-réfugiés #culturalisation

    ping @cede

    –—

    Déjà signalé sur seenthis ici : https://seenthis.net/messages/870811
    Mais je mets ici le texte complet et ajoute des tags

    • In the Name of Women′s Rights. The Rise of Femonationalism

      Sara R. Farris examines the demands for women’s rights from an unlikely collection of right-wing nationalist political parties, neoliberals, and some feminist theorists and policy makers. Focusing on contemporary France, Italy, and the Netherlands, Farris labels this exploitation and co-optation of feminist themes by anti-Islam and xenophobic campaigns as “femonationalism.” She shows that by characterizing Muslim males as dangerous to western societies and as oppressors of women, and by emphasizing the need to rescue Muslim and migrant women, these groups use gender equality to justify their racist rhetoric and policies. This practice also serves an economic function. Farris analyzes how neoliberal civic integration policies and feminist groups funnel Muslim and non-western migrant women into the segregating domestic and caregiving industries, all the while claiming to promote their emancipation. In the Name of Women’s Rights documents the links between racism, feminism, and the ways in which non-western women are instrumentalized for a variety of political and economic purposes.

      https://www.dukeupress.edu/in-the-name-of-womens-rights
      #livre #Sara_Farris

  • Histoire • Xavier Bougarel : La division Handschar. Waffen SS de Bosnie - Le Courrier des Balkans
    https://www.courrierdesbalkans.fr/Histoire-o-Xavier-Bougarel-La-division-Handschar

    La 13e division SS Handschar, créée en 1943, est une troupe musulmane originaire de Bosnie-Herzégovine. Recrutée par les Allemands, elle regroupe des Bosniaques chargés de lutter contre les partisans yougoslaves. Une fois entraînés sur le territoire français, ces combattants sont déployés dans les campagnes de Bosnie et contribuent aux plus grandes violences et exactions perpétrées contres les populations civiles durant la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, un ouvrage va au-delà des clichés qui président à l’histoire de cette division.

    Xavier Bougarel, grand connaisseur des archives locales, s’intéresse aux motifs réels de la création de cette division #SS, au profil et aux motivations de ses combattants, à la vie religieuse en son sein, aux formes de son engagement contre les #partisans de #Tito, et aux raisons de sa dislocation finale. Ce faisant, il propose aussi une nouvelle lecture de la #SecondeGuerreMondiale dans les #Balkans, marquée par l’importance des enjeux matériels, la multiplicité des stratégies individuelles de survie, et les changements incessants d’alliance et d’allégeance politiques et militaires.

    Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1990, Xavier Bougarel est chercheur au CNRS. De septembre 2013 à août 2016, il a été affecté au Centre Marc Bloch à Berlin pour mener des recherches en archives sur la 13e division SS « #Handschar ».

    #musulman #france #WWII #livre

  • Rohingya, la mécanique du crime

    Des centaines de villages brûlés, des viols, des massacres et 700 000 Rohingyas qui quittent la Birmanie pour prendre le chemin de l’exil. Rapidement, l’ONU alerte la communauté internationale et dénonce un « nettoyage ethnique ». Ces événements tragiques vécus par les Rohingyas ne sont que l’achèvement d’une politique de discrimination déjà ancienne. Ce nettoyage ethnique a été prémédité et préparé il y a des années par les militaires birmans. Ce film raconte cette mécanique infernale.

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/57765_1
    https://www.youtube.com/watch?v=g2OjbDcBfPk


    #film #documentaire #film_documentaire #opération_nettoyage #armée_birmane #feu #incendie #réfugiés #2017 #Bangladesh #répression #Arakan #nettoyage_ethnique #génocide #préméditation #planification #moines #islamophobie #xénophobie #racisme #crime_contre_l'humanité #camp_de_réfugiés #camps_de_réfugiés #violence #crime #viol #Tula_Toli #massacre #Maungdaw #milices #crimes_de_guerre #colonisation #Ashin_Wirathu #immigrants_illégaux #2012 #camps_de_concentration #Koe_Tan_Kauk #ARSA (#armée_du_salut_des_Rohingya) #métèques #déni #Inn_Dinn #roman_national #haine #terres #justice #Aung_San_Suu_Kyi #retour_au_pays #encampement
    #terminologie #mots #stigmatisation
    –-> « La #haine passe du #discours aux actes »

    #ressources_naturelles #uranium #extractivisme #nickel —> « Pour exploiter ces ressources, vous ne pouvez pas avoir des gens qui vivent là »
    (#géographie_du_vide)

    #Carte_de_vérification_nationale —> donnée à ceux qui acceptent de retourner en #Birmanie. En recevant cette carte, ils renient leur #nationalité birmane.

    #NaTaLa —> nom utilisé par les #musulmans pour distinguer les #bouddhistes qui ont été #déplacés du reste de la Birmanie vers la région de l’Arkana. C’est les musulmans qui ont été obligés de construire, avec leur main-d’oeuvre et leur argent, les maisons pour les colons bouddhistes : « Ils nous ont enlevé le pain de la bouche et au final ils nous ont tués ». Ces colons ont participé au #massacre du village de Inn Dinn.

    A partir de la minute 36’00 —> #effacement des #traces dans le #paysage, maisons rohingya détruites et remplacées par un camp militaire —> photos satellites pour le prouver

    A partir de la minute 45’35 : la colonisation sur les #terres arrachées aux Rohingya (le gouvernement subventionne la construction de nouveaux villages par des nouveaux colons)

    ping @karine4 @reka

  • Le Ramadan à l’heure du COVID

    Plusieurs millions de français(e)s de confession musulmane attendent
    le 23 avril avec un serrement de coeur. Ce jour là, et pour trois
    semaines, comme chaque année, aurait du s’ouvrir cctte période si
    particulière qui voit une communauté toute entière respecter le rite
    qui bouleverse sa vie quotidienne.

    Cultuel, l’évènement est aussi culturel, pour celles et ceux, né(e)s
    en France ou non, issus du Maghreb ou d’Afrique noire, qui jeuneront le jour durant avant, que le soir, famille et amis se retrouvent, à la tombée de la nuit pour la rupture du jeune.

    Chaque année, entre Belleville et Ménilmontant, de midi à 19 heures ce sont chaque jour des milliers de clients venus de tout
    l’arrondissement, mais aussi de la proche banlieue, qui se bousculent
    dans un joyeux chahut dans les 37 établissements spécialisés implantés ici depuis des décennies.

    Nous les avons compté hier, avant que de nous faire contrôler par
    trois baqueux, jean, blouson, Glock à la ceinture, dépêchés par
    Lallement et Hidalgo pour faire respecter le couvre-feu.

    En quelques centaines de mètres se déploient trois cartographies
    historiques, qui résonnent étrangement dans la période.

    De Belleville à Ménilmontant, trottoir de droite, nos 37 échoppes,
    toujours un peu décrépites, héritières en ligne directe de la première
    immigration maghrébine des années 20 à 30, l’époque où l’Etoile
    Africaine et Messali Hadj militaient avec le Parti communiste
    français, qui commençait sa grande mue après le congrès de Tours, dans la main de fer du Komintern.

    Nos échoppes sont étroites, un long comptoir, derrière ses officiants,
    et un couloir plus étroit encore où se pressent les acheteurs.
    Boucherie, patisserie, mais aussi épicerie, la semoule, les épices,
    l’huile, les fruits secs…

    Pour la viande c’est souvent l’homme qui s’en occupe.

    Bon, ce ne sont pas les souks du Caire, de Rabat ou de Meknès , mais
    pas davantage les Souk El Fellah de l’ère Chadli Bendjedid à la fin
    des années 80 à Alger. Niente, le bizness marche d’enfer, tout
    l’après-midi. C’est simple, on ne circule plus avec les bagnoles
    garées partout, les vendeurs à la sauvette de Kéfir et d’herbes sur le
    trottoir…

    Avec l’autre spot parisien de Barbès Chateau_Rouge ce sont des
    dizaines de millions d’euros qui changent de main toutes les semaines.

    En face, sur l’autre trottoir, après la synagogue, demeurent une
    dizaine de restos et de boulangeries, les “tunes” installés ici dès
    l’après Bourguiba, qui ont rétabli une présence disparue.

    Juste avant le confinement, l’Union des étudiants juifs de France a
    placardé dans tout le quartier des petites affichettes portant le nom
    des enfants, souvent des frères et des soeurs, disparus après la rafle
    du Vel d’Hiv. Un coup de poing au ventre à chaque pas.

    Enfin, à Belleville, du métro à la rue des Pyrénées, le petit
    Chinatown, après celui de la porte de Choisy. Ils ont tout racheté
    depuis les années 80. La dernière pizzeria qu’aimait tant mon fils, a
    disparu il y a cinq ans.

    Le 23 avril prochain débutera donc le Ramadan ; Le gouvernement a pris langue avec les mosquées de Paris, d’Evry et de Lyon, afin de garantir la “distanciation sociale” à la mosquée. Pour Pessah, le Consistoire a aussi adopté des mesures extraordinaires.

    Mats la suite n’est pas écrite.

    Oumma.com ou Saphir News ne disent mot.

    “Je venais chaque année avec mon père, et quand je me suis marié j’ai continué à venir ici faire les courses. Cette année je ne sais pas”,
    nous confiait un ami hier.

    Comme l’ont établi, par exemple, des enquêtes du Monde ou de l’Usine nouvelle ces dernières années, le marché du halal est devenu un gigantesque bizness, particulièrement opaque, mais qui pèse lourd, près de 5 milliards d’euros par an…

    Dans toute la France, là où se sont installées des communautés issues de l’immigration, le plus souvent dans des quartiers dits “sensibles”, ce sont les petites épiceries et les boucheries halal qui trustent l’essentiel du marché alimentaire du Ramadan.

    Les rayons halal des grandes chaînes de distribution qui fleurissent
    chaque année demeurent encore marginaux. Nous n’en avons pas encore vu un seul hier, lors de notre sortie “de première nécessité” interrompue par les baqueux.

    La majorité de nos 37 échoppes ont baissé le rideau, affichant
    l’absence de clientèle.

    Macron va-t-il en parler lundi prochain ?

    Où diable les millions de Français de confession musulmane vont-ils
    aller faire leurs courses l’après-midi durant le Ramadan ?

    Ce n’est pas en écoutant les niaiseries branchaga de Caroline Broué à
    midi sur France Culture, “la cuisine comme fait culturel majeur”,
    qu’on aura la réponse.

    Le fait culturel majeur qu’on voit arriver à donf, c’est que nos amis
    qui vont faire le Ramadan ne vont pas battre le record du monde de
    consommation de pâtes Barilla pendant trois semaines.

    Tout le monde s’en fout.

    Mais l’alter-right françaoui est déjà aux aguets, comme en témoignent les dernières insanités de Causeur :

    https://www.causeur.fr/le-muezzin-et-les-cloches-175121

    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/06/08/que-represente-le-marche-du-halal-en-france_4943058_4355770.html

    https://www.usinenouvelle.com/editorial/le-halal-un-marche-juteux-qui-fait-des-envieux.N612998

  • Coronavirus and Ramadan: How the Muslim month of fasting will differ this year- Middle East Eye
    With the spread of Covid-19 impacting millions of people worldwide, the holy month of Ramadan, which is scheduled to begin on or around Thursday 23 April, may look very different this year.
    #Covid19#Religion#Ramadan#MoyenOrient#Musulmans#migrant#migration

    https://www.middleeasteye.net/discover/coronavirus-ramadan-affect-update-fasting-eid-covid-19

  • Je fais un post séparé pour ces infos hallucinantes, ces mesures du gouvernement destinées à favoriser la grande distribution, les supermarchés côtés en bourse, aux dépends des petits commerces et des marchés où les prix sont plus bas et où s’alimentent les plus pauvres, en région et dans les quartiers pauvres des grandes villes, souvent racisé.es...
    https://seenthis.net/messages/834154
    https://seenthis.net/messages/835682

    Confinement : des restrictions d’ouverture pour les commerces du quartier de Château Rouge, à Paris
    BFM, le 23 mars 2020
    https://www.bfmtv.com/societe/confinement-des-restrictions-d-ouverture-pour-les-commerces-du-quartier-de-ch

    Une mesure visant à favoriser le respect des mesures d’hygiène

    « De nombreux commerces alimentaires disposent d’un étal occupant la totalité de l’espace public sur le trottoir », estime le préfet de police Didier Lallement, et « de nombreux clients provenant de différents quartiers de la capitale et de banlieues parisiennes s’y retrouvent dans un espace confiné. Ce qui aboutit au non-respect des mesures d’hygiène et de distanciation sociale ».

    Les horaires d’ouverture de ces commerces seront également restreints de 8h à 10h et de 14h à 16h

    Les marchés sont fermés ? Les paysans inventent des solutions
    Estelle Dautry et Victor Point, Reporterre, le 25 mars 2020
    https://reporterre.net/Les-marches-sont-fermes-Les-paysans-inventent-des-solutions

    Lundi 23 mars, Édouard Philippe, Premier ministre, a annoncé la fermeture des marchés de plein air.

    Confinement : la préfecture de police restreint les horaires d’ouverture de commerces du quartier de Château Rouge
    France 3 Ile de France, le 26 mars 2020
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/confinement-prefecture-police-restreint-horaires-ouvert

    Et quand les marchés restent ouverts, les keufs s’arrangent pour que ce soit le bordel :

    Paniers à légumes sous surveillance #2 La cour d’école
    Expansive, le 24 avril 2020
    https://expansive.info/Paniers-a-legumes-sous-surveillance-2-La-cour-d-ecole-2205

    #favoritisme #discrimination #marchés #supermarchés #racisme #classisme #solidarité (manque de) #quartiers_populaires
    #Didier_Lallement #salops #qu'ils_chopent_tous_Ebola

    Voir compile des effets délétères indirects de la pandémie :
    https://seenthis.net/messages/832147

    #coronavirus #travail

  • Des documents révèlent le fonctionnement des #camps_de_détention chinois au #Xinjiang

    Des documents révélés dimanche par un consortium de journalistes montrent le contrôle absolu exercé par le régime chinois dans ses immenses camps de détention de la région à majorité musulmane du Xinjiang, où sont internées plus d’un million de personnes.

    Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens, de la fréquence des coupes de cheveux aux horaires de verrouillage des portes, régissant ces camps installés dans la région du nord-ouest de la Chine.

    D’après des organisations de défense des droits humains, plus d’un million de #musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, sont détenus dans des camps de #rééducation politique au Xinjiang. Pékin récuse ce chiffre et évoque des « #centres_de_formation_professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste.

    Ces informations sont publiées une semaine après l’annonce du quotidien américain New York Times qu’il avait réussi à se procurer plus de 400 pages de documents internes au pouvoir chinois, dont des discours secrets du président Xi Jinping appelant dès 2014 à lutter « sans aucune pitié » contre le terrorisme et le séparatisme au Xinjiang.

    Les dernières révélations concernent une série de directives de gestion des camps de détention, approuvées en 2017 par le chef des forces de sécurité aux Xinjiang, ainsi que des rapports des services de renseignement montrant comment la police utilise l’intelligence artificielle et la collecte de données pour cibler les personnes à interner.

    Les directives qualifient les détenus d’"étudiants" devant « obtenir leur diplôme ».

    Elles décrivent avec une grande précision comment les gardiens doivent gérer la vie quotidienne des détenus, de l’interdiction d’entrer en contact avec le monde extérieur à la marche à suivre en cas de maladie, selon une traduction en anglais des documents publiée par l’ICIJ. Les directives instaurent notamment un système de points pour évaluer « la transformation idéologique » des détenus, leur « respect de la discipline » et leur ardeur à « l’étude ».

    « Les portes des dortoirs, des couloirs et des étages doivent être fermées à double tour immédiatement après avoir été ouvertes et refermées », détaillent les auteurs. « Une vidéosurveillance complète doit être établie dans les dortoirs et les salles de classe, sans angles morts, de façon à ce que les gardiens puissent exercer leur surveillance en temps réel, enregistrer les choses dans le détail et rapporter immédiatement tout événement suspect ».

    Les directives prévoient que les « étudiants » doivent rester en détention pendant au moins un an, même si cette règle n’est pas toujours appliquée, selon les témoignages d’anciens prisonniers recueillis par l’ICIJ.

    A Londres, l’ambassade de Chine a nié l’authenticité des documents publiés, les qualifiant de « pure falsification » et de « fausses informations ». « Il n’existe aucun document ou ordres pour de soi-disant +camps de détention+. Des centres de formation et d’entraînement professionnels ont été établis à des fins de prévention du terrorisme », a-t-elle affirmé dans un communiqué au quotidien The Guardian, qui fait partie des médias ayant publié les documents.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/des-documents-revelent-le-fonctionnement-des-camps-de-detenti
    #détention #Chine #islamophobie #Ouïghours

  • Je m’appelle Déborah, je suis française, musulmane et j’ai retiré mon foulard pour redevenir une musulmane anonyme – Lallab
    http://www.lallab.org/je-mappelle-deborah-je-suis-francaise-musulmane-et-jai-retire-mon-foulard-po

    J’ai éliminé le voile.

    Pas parce que je ne suis plus convaincue de son bien-fondé, pas que je ne sois plus en accord avec ce qu’il représente, pas non plus que ma foi ait diminuée mais parce que j’ai besoin de mon énergie pour sortir la tête de l’eau et qu’être une musulmane voilée en France est très, très, énergivore !

    Sourire et répondre avec douceur ou ironie alors qu’on a juste envie de sortir la phrase la plus malpolie qu’on connaisse demande une énergie folle !

    Je me bats pour mes enfants, pour leurs rires, leur liberté, je me bats pour mon travail, ma passion, je me bats pour ne pas répondre aux horreurs par l’horreur. Je devais éliminer un combat pour pouvoir affronter les autres. J’ai éliminé le voile.

    J’ai éliminé les justifications permanentes, j’ai éliminé les explications longues et houleuses. J’ai éliminé « l’obligation » d’être aimable. J’ai éliminé mon rôle de représentante officieuse de l’Islam en France.

    Je m’appelle Déborah, je suis française, musulmane et j’ai retiré mon foulard pour redevenir une musulmane anonyme parce que je n’ai plus la force ni de me battre pour mon droit d’être libre ni de représenter l’Islam avec bienveillance et douceur.

    #islamophobie #femmes #fatigue

  • En #Inde, près de deux millions de citoyens, la plupart #musulmans, déchus de leur #nationalité

    La Cour suprême exclut de nombreux citoyens des registres d’état civil de l’#Etat_de_l’Assam.


    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/31/en-inde-pres-de-deux-millions-de-citoyens-la-plupart-musulmans-dechus-de-leu
    #citoyenneté #apatridie #Assam #apatrides

    –---------

    En 2018, le Courrier international titrait :
    Inde. Quatre millions d’habitants de l’Assam considérés comme apatrides
    https://seenthis.net/messages/712102

    • India builds detention camps for up to 1.9m people ‘stripped of citizenship’ in Assam

      Ten centres ‘planned’ across northeastern state after national register published
      The Indian government is building mass detention camps after almost two million people were told they could be effectively stripped of citizenship.

      Around 1.9m people in the north-eastern state of Assam were excluded when India published the state’s final National Register of Citizens (NRC) list in August.

      Those excluded from the register will have to appeal to prove they are citizens. The UN and other international rights groups have expressed concern that many could be rendered stateless.

      The citizenship list is part of a drive to detect illegal immigrants in Assam.

      The Indian government claims that the migrants have arrived from neighbouring Muslim-majority Bangladesh.

      Critics say that the register has upended the lives of Muslims who have lived legally in the state for decades.

      Record keeping in parts of rural India is poor and many, including those building the camps, have been caught out by the NRC’s stringent requirements.

      “We don’t have birth certificates,” Malati Hajong, one of the labourers working at a site near the village of Goalpara, told the Reuters news agency.

      The Goalpara camp is one of at least 10 planned detention centres, according to local media reports.

      It is around the size of seven football pitches and designed to hold 3,000 people.

      Officials plan to have a school and hospital at the centre, as well as a high boundary wall and watchtowers for the security forces.

      Critics have accused the Modi administration of using the NRC to target Assam’s large Muslim community.

      But the government says it is simply complying with an order from India’s Supreme Court, which said the NRC had been delayed for too long and set a strict deadline for its completion.

      Government sources say those excluded from the list retain their rights and have 120 days to appeal at local “Foreigners Tribunals”. If that fails, they can take their cases to the High Court of Assam and ultimately the Supreme Court. What happens to those who fail at all levels of appeal is yet to be decided, they said.

      Last month the local chapter of India’s ruling Bharatiya Janata Party expressed dismay after it became apparent that many Hindus had also been excluded from the list.

      Officials said the government may pass legislation to protect legitimate citizens.

      The government is already in the process of bringing legislation to grant citizenship to Hindu, Sikh and Buddhist immigrants from neighbouring countries.

      Muslim immigrants are not included in the law.

      The nationalist, hardline Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) group also called for genuine citizens to be included in the list after it emerged that Hindus had been affected. The RSS and BJP are closely affiliated.

      https://www.independent.co.uk/news/world/asia/assam-india-detention-camps-bangladesh-nrc-list-a9099251.html

      #camps_de_détention #détention

    • India Takes Step Toward Blocking Naturalization for Muslims

      A bill establishing a religious test for immigrants has passed the lower house of Parliament, a major step for Prime Minister Narendra Modi’s Hindu-nationalist agenda.

      India took a major step toward the official marginalization of Muslims on Tuesday as one house of Parliament passed a bill that would establish a religious test for migrants who want to become citizens, solidifying Prime Minister Narendra Modi’s Hindu-nationalist agenda.

      The measure would give migrants of all of South Asia’s major religions a clear path to Indian citizenship — except Islam. It is the most significant move yet to profoundly alter India’s secular nature enshrined by its founding leaders when the country gained independence in 1947.

      The bill passed in the lower house, the Lok Sabha, a few minutes after midnight, following a few hours of debate. The vote was 311 to 80. The measure now moves to the upper house, the Rajya Sabha, where Mr. Modi seems to have enough allies that most analysts predict it will soon become law.

      Muslim Indians are deeply unsettled. They see the new measure, called the Citizenship Amendment Bill, as the first step by the governing party to make second-class citizens of India’s 200 million Muslims, one of the largest Muslim populations in the world, and render many of them stateless.
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      “We are heading toward totalitarianism, a fascist state,” said Asaduddin Owaisi, a Muslim lawmaker, who on Monday dramatically tore up a copy of the bill while giving a speech in Parliament. “We are making India a theocratic country.”

      The legislation goes hand in hand with a contentious program that began in the northeastern state of Assam this year, in which all 33 million residents of the state had to prove, with documentary evidence, that they or their ancestors were Indian citizens. Approximately two million people — many of them Muslims, and many of them lifelong residents of India — were left off the state’s citizenship rolls after that exercise.

      Now, Mr. Modi’s Bharatiya Janata Party, or B.J.P., is hoping to expand that kind of citizenship test to other states. And the new legislation would become a guiding principle for who could hope to call themselves Indians.

      Mr. Modi and his party are deeply rooted in an ideology that sees India as a Hindu nation. And since the B.J.P.’s landslide re-election win in May, Mr. Modi’s administration has celebrated one Hindu nationalist victory after another, each a demoralizing drumbeat for Muslims.
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      First came the Assam citizenship tests. Then Mr. Modi stripped away autonomy and statehood for Kashmir, which used to be India’s only Muslim-majority state. And last month, Hindu fundamentalists scored a big court victory allowing them to build a new temple over the ruins of a demolished mosque in the flash point city of Ayodhya.

      With the new citizenship bill, Mr. Modi’s party says it is simply trying to protect persecuted Hindus, Buddhists and Christians (and members of a few smaller religions) who migrate from predominantly Muslim countries such as Pakistan or Afghanistan.

      But the legislation would also make it easier to incarcerate and deport Muslim residents, even those whose families have been in India for generations, if they cannot produce proof of citizenship.

      Under Mr. Modi’s leadership, anti-Muslim sentiment has become blatantly more mainstream and public. Intimidation and attacks against Muslim communities have increased in recent years. And overt displays of Hindu piety and nationalism have become central in pop culture and politics.

      Mr. Modi’s fellow lawmakers in the B.J.P. are unapologetic about their pro-Hindu position.

      “There are Muslim countries, there are Jew countries, everybody has their own identity. And we are a billion-plus, right? We must have one identity,” said Ravi Kishan, a famous action-film hero and member of Parliament who is a central supporter of the citizenship legislation.

      When asked if he was trying to turn India into a Hindu nation, he laughed. “India has always been a Hindu nation,” he said. “The Muslims also are Hindus.” (This is a common Hindu nationalist belief: that India’s Muslims are relatively recent converts, even though Islam arrived in India hundreds of years ago.)

      Even before lawmakers in the Lok Sabha voted, protests were breaking out.

      In Assam, where the citizenship program began last summer, thousands of people have marched in the streets, hoisting placards and torches and shouting out their opposition to the bill.

      People are talking of mass fasts and boycotts of schools and markets. On Monday, some hanged effigies of Mr. Modi and his right-hand man, Amit Shah, the home minister.

      The leaders of the opposition Indian National Congress party are trying to paint the bill as a danger to India’s democracy. After India won its independence, its founding leaders, Mohandas K. Gandhi and Jawaharlal Nehru among them, made a clear decision: Even though the country was 80 percent Hindu, it would not be an officially Hindu nation. Minorities, especially Muslims, would be treated equally.

      Rahul Gandhi, a party leader and great-grandson of Mr. Nehru, said, “India belongs to everybody — all communities, all religions, all cultures.” Shashi Tharoor, the party’s intellectual heavyweight, called the bill an “all-out assault on the very idea of India.”

      But the Congress party is at a low point in its 100-year-plus history. And Mr. Modi’s party has the numbers: With allies, it controls nearly two-thirds of the seats in the lower house.

      Some of Mr. Modi’s critics believe the bill is serving to distract the public from another pressing issue: the economy. For the first time in decades, India’s economy is slowing significantly. It is still huge, but several big industries, like car and motorcycle manufacturing, have seen sales plummet like never before.

      “The economy is in tatters,” said Aman Wadud, a human rights lawyer in Assam. The bill, he said, was “the only issue left to polarize the country and distract people.”

      But forging India into an overtly Hindu nation has been a core goal of Mr. Modi’s party and of the R.S.S., a right-wing volunteer group whose ranks Mr. Modi rose up through and which provides him a backbone of support. And India’s recent moves in Kashmir, along with the Ayodhya temple ruling and the Assam citizenship tests, have been hugely popular with the prime minister’s base.

      Earlier this year, Mr. Modi’s government tried to push similar citizenship legislation. The bill sailed through the lower house but stalled after many politicians in Assam said they did not like the religious dimension the B.J.P. was injecting — or the possibility that a large number of Hindu Bengalis would be made citizens and would be able to legally acquire land in Assam.

      The bill gathered new momentum this fall, after the citizenship test in Assam. Assam has witnessed waves of migration over the years, and many of those people whose citizenship was being questioned were migrants, both Hindus and Muslims, from neighboring Bangladesh.

      Mr. Shah, the home minister and architect of the B.J.P.’s recent political victories, promised to protect the Hindus and other non-Muslims. He has called illegal migrants from Bangladesh “termites,” and along with his other statements made clear that Muslims were his target. Mr. Shah has also promised to impose the citizenship test from Assam on the entire country.

      The citizenship bill is a piece of the campaign to identify and deport Muslims who have been living in India for years, critics of the bill say. It lays out a path to Indian citizenship for migrants from Pakistan, Bangladesh and Afghanistan if they can prove they have been in India for at least five years and ascribe to the specified religions.

      To overcome the resistance from politicians in Assam, who do not want Hindu or Muslim migrants taking their land, the new version of the bill carves out special protections for areas predominated by indigenous people.

      Mr. Modi’s supporters employ a certain logic when defending the bill’s exclusion of Muslims. They say Muslims are not persecuted in Pakistan, Bangladesh or Afghanistan, which is mostly true. They also say that when India and Pakistan were granted independence in 1947, the British carved out Pakistan as a haven for Muslims, while India remained predominantly Hindu. To them, the extension of that process is to ask illegal Muslims migrants to leave India and seek refuge in neighboring, mainly Muslim nations.

      Article 25 of the Indian Constitution says, “All persons are equally entitled to freedom of conscience and the right freely to profess, practice and propagate religion.” Given that, many opponents of the bill say the citizenship legislation is patently unconstitutional. But the Hindu nationalists have an answer for that, as well.

      “We are not talking about citizens,” said Ramesh Shinde, a spokesman for the Hindu Janajagruti Samiti, a Hindu organization that is considered a far-right group. “We are talking about migrants.”

      Both sides agree on one thing: The bill could have far-reaching consequences.

      The Indian government is already racing to build an enormous network of prisons to house thousands of migrants. If immigration law is applied selectively, Hindu migrants who are swept up in raids may be released and allowed to apply for citizenship, while Muslim migrants could instead be sent to detention camps, opponents say.

      “In every state, Muslims are running around for papers,” said Mr. Wadud, the human rights lawyer in Assam. “An environment of fear has been created.”

      Mr. Kishan, the action hero turned politician, said he would next push to change India’s name to Bharat, the traditional Hindi word for India. But he said that he was not anti-Muslim, and that Muslims living in India legally had nothing to fear.

      “How can I be anti-Muslim? My staff in Mumbai is Muslim,” he said.

      “Hindus and Muslims in India are like this,” he said, interlacing his fingers. “But,” he added with a big smile, “I love Hindus.”

      https://www.nytimes.com/2019/12/09/world/asia/india-muslims-citizenship-narendra-modi.html

  • Pèlerinage 2019 à la Mecque : La société israélienne G4S gagne le marché de la sécurité Guitel Benishay - 3 Juillet 2019 - lphinfo

    https://lphinfo.com/pelerinage-2019-a-la-mecque-la-societe-israelienne-g4s-gagne-le-marche-de-la-securite/#https://lphinfo.com/pelerinage-2019-a-la-mecque-la-societe-israelienne-g4s-gagne-le-marche-de-l

    Le Ministre en charge du Pèlerinage à la Mecque a officiellement annoncé que la filiale saoudienne de la puissante société de sécurité israélienne, qui a pris le nom d’Al Majale G4S et qui opère en toute discrétion depuis 2010, a été choisie pour gérer la responsabilité des questions de sécurité concernant le pèlerinage à la Mecque……..Détails……..

    Outre le périmètre de Djeddah, la société israélienne est chargée du périmètre de sécurité de l’aéroport de Dubaï aux Emirats. Le pèlerinage annuel à La Mecque concentre plus d’un million de fidèles.
L’inquiétude de certains organisateurs du pèlerinage est que cette société pourra ainsi disposer des relevés d’identité (empreintes digitales, photos d’identités, coordonnées de naissance) de tous les fidèles, de même que de ceux des dizaines de milliers de passagers en transit à Dubaï.

    #pèlerinage #la_Mecque #arabie_saoudite #israel #islam #religion #hadj #musulmans

  • Bumbasa Road à Karachi, Pakistan

    Source:
    https://rutube.ru/video/efbc9aca5197966068b5659938014355
    #toponymie #noms_de_rue #Pakistan #Inde

    A partir de la min. 23’08:

    "Regardez ce panneau ici, Mumbasa Road, c’est pas un nom traditionnel pakistanais. Ce qui me fascine dans cette ville, c’est qu’il y a des gens qui sont clairement pakistanais ou que je pense être pakistanais. Et il y a ces enfants qui sont clairement d’origine africaine. Je trouve cela fascinant de découvrir la diversité ethnique de cette ville. Cette rue porte le nom de la ville côtière de #Mombasa, au #Kenya. La plupart des Noirs de Karachi viennent d’Afrique de l’est. Ces pakistanais africains vivent dans le sous-continent indien depuis plusieurs siècles. Comme ils sont #musulmans, lors de la #partition ils ont quitté le #Gujarat indien pour s’établir au sein de leurs communautés à Karachi. L’islam interdit toute forme de discrimination. Il n’y a pas de système de castes au Pakistan, mais ses Noirs sont tout de même victimes de racisme.

    #Afrique

  • Muslims lived in America before Protestantism even existed | Aeon Essays
    https://aeon.co/essays/muslims-lived-in-america-before-protestantism-even-existed

    Eight centuries of Muslim rule left a deep cultural legacy on Spain, one evident in clear and sometimes surprising ways during the Spanish conquest of the Americas. Bernal Díaz del Castillo, the chronicler of Hernán Cortés’s conquest of Meso-America, admired the costumes of native women dancers by writing ‘muy bien vestidas a su manera y que parecían moriscas’, or ‘very well-dressed in their own way, and seemed like Moorish women’. The Spanish routinely used ‘mezquita’ (Spanish for mosque) to refer to Native American religious sites. Travelling through Anahuac (today’s Texas and Mexico), Cortés reported that he saw more than 400 mosques.

    #Amériques #musulmans

  • The New Zealand Shooter’s White, Islam-Free Europe is Imaginary - But European Islamophobia is Frighteningly Real | Opinion
    https://www.newsweek.com/islamophobia-christchurch-manifesto-breivik-europe-1365089

    American cultural anthropologist Talal Asad puts it best: “Muslims are present in #Europe and yet absent from it. The problem of understanding #Islam in Europe is primarily, so I claim, a matter of understanding how “Europe” is conceptualized by Europeans. Europe (and the nation-states of which it is constituted) is ideologically constructed in such a way that Muslim immigrants cannot be satisfactorily represented in it. I argue that they are included within and excluded from Europe at one and the same time in a special way.”

    #musulmans #islamophobie

  • Tracking China’s Muslim Gulag
    https://www.reuters.com/investigates/special-report/muslims-camps-china

    China is accused of incarcerating hundreds of thousands of Muslims in detention camps that are rising from the desert sands in Xinjiang. A forensic analysis of satellite images of 39 of these facilities shows they are expanding at a rapid rate.

    #chine #camps_de_travail #musulman #Ouïghours #détention

    • Très belle illustration visuelle !

      La légende des différentes étapes :

      Here are the footprints of all 39 camps. Prior to April 2017, these facilities had a total of 539 buildings covering 379,000 square meters.

      By August this year, the number of buildings at these facilities had more than doubled to 1,129. The area they covered had almost tripled to more than 1 million square meters - roughly the size of 140 soccer fields.

      And the expansion continues. A further 67 buildings, covering an area of 210,000 square meters, are now under construction in these compounds, according to the most recent satellite imagery that was analyzed.

      Infographie vraiment remarquable.

      #merci @odilon

    • Opinion: The Strange Silence Over China’s Muslim Crackdown

      President Trump says trade talks between the United States and China have been, “going very well.” The United States put $250 billion worth of tariffs on Chinese goods last year, to counter what it considers unfair trade practices and theft of U.S. technology.

      But there are no indications the United States, the United Nations, or any government is prepared to use any economic or diplomatic leverage to oppose China locking up between 800,000 and 2 million Uighurs, Kazakhs and other Chinese Muslims into internment camps in the western Xinjiang region.

      The camps are in remote locations — closed to the world — and ringed with barbed wire. But they have been photographed by satellite. The Chinese government calls them “re-education centers,” a phrase that carries a sinister history from the murderous purges of Mao Zedong’s Cultural Revolution.

      The people in the camps are forced to denounce their faith and pledge loyalty to the Communist Party. According to multiple reports, a number of people in the camps have also been tortured.

      As Sophie Richardson, China director at Human Rights Watch, told The Independent, “If any other government in the world was locking up a million Muslims I think we can reasonably expect to have seen demands for a debate at the U.N. Security Council or an international investigation. That’s generally unlikely to happen with China.”

      There were calls in the U.S. Congress last fall for the Trump administration to consider sanctions against China for what Secretary of State Mike Pompeo denounced as “awful abuses.”

      But China is America’s largest creditor: it holds more than a trillion dollars in U.S. Treasury securities. Look down at whatever you’re wearing, carrying, riding in or working on right now. American businesses get rich relying on Chinese workers who earn low wages to produce our clothing, mobile phones, building materials, and dazzling new tech devices.

      The Trump administration imposed tariffs on China over unfair trade practices. But it has offered no more than a few rhetorical flourishes over human rights crimes. Neither did the Obama administration, or the European Union.

      And Muslim countries — including Saudi Arabia and Iran — have been similarly, conspicuously, silent. China invests heavily, and strategically in their nations too.

      Sometimes, the price of human rights just cannot compete.

      https://www.npr.org/2019/01/12/684687441/opinion-the-strange-silence-over-chinas-muslim-crackdown
      #disparitions

  • Petite note sur la #religion au #Cambodge.

    J’ai l’impression que cette année il y a plus de femmes voilées dans les rues au Cambodge par rapport au nombre que j’ai pu voir l’année passée. Et pour la première fois j’ai vu quelques (rares) fammes avec un voile leur couvrant aussi la bouche et le cou. Ce n’est qu’une impression, peut-être sans valeur.
    Je l’ai surtout remarqué dans la région de #Kratie et #Sen_Monorom...

    Si mes impressions n’ont probablement aucune valeur objective, cette photo prise sur la route entre Sen Monorom et Phnom Penh montre qu’il y a des investissements qui arrivent de l’extérieur...
    Difficile à voir, mais il y a sur le bandeau noir au-dessous du toit du portique le drapeau du #Koweït...

    Voici la répartition des différentes religions au Cambodge, selon wiki :


    https://fr.wikipedia.org/wiki/Cambodge#Religions

    #islam #musulmans

    • Bon, le drapeau de gauche c’est celui… du Cambodge…

      Sur l’islam, point d’entrée WP
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_au_Cambodge

      article de 2006
      Les Chams, le visage de l’islam au Cambodge
      https://www.saphirnews.com/Les-Chams-le-visage-de-l-islam-au-Cambodge_a3645.html

      Une communauté musulmane peu connue peuple depuis cinq siècles le royaume khmer. Répartis en 372 villages, les Chams et les Chveas, musulmans du Cambodge, représentent 4 % de la population du petit pays bouddhique, soit un demi-million de personnes. Malgré leur implantation très ancienne, ils n’échappent pas aux problèmes contemporains de l’islam minoritaire.

      Une minorité dans la minorité

      The Cham Imam Sann - A Threatened Tribe of Islam - Cambodian Village Scholars Fund
      https://cambodianscholars.org/the-cham-people/the-cham-imam-sann-a-threatened-tribe-of-islam

      On the occasion of Imam San’s birthday each October, the sect that emerged from his early followers gathers in the former royal city of Udong, about 30 kilometers outside of the present capital of Phnom Penh, to honor his memory through prayer and offerings. The colorful mawlut ceremony reaffirms the sect’s privileged heritage and its continued isolation from the rest of the country’s Islamic community, which is dominated by a group known as the Cham.

      The Imam San followers are the only group to remain outside the domain of the Mufti, the government-sanctioned leader of Islam in Cambodia – a status that was renewed by the government in 1988. Successive Imam San leaders, or Ong Khnuur, have held the prestigious title of Okhna, originally bestowed by the palace.

      Cambodia’s estimated 37,000 Imam San followers live in only a few dozen villages spread throughout the country. Geography has reinforced the sect’s isolation, and the mawlut has become an increasingly important opportunity to forge friendships and – more essential to the survival of the community – marriages.

      Financement issu du Golfe. Note : il est évident que pour les « vrais croyants » les islams de la périphérie asiatique sont assez largement hérétiques (voire nettement plus que ça si on est salafiste… (d’ailleurs l’un des articles mentionne la (très) mauvaise opinion émise par un salafiste de Phnom Penh…)) cf. la discussion avec @aude_v sur l’islam malaisien. Par exemple (on tombe très facilement sur eux) the Revival of Islamic Heritage Society (article de 2010)

      Kuwaiti-Funded Cambodian Charity Denies Terror Links - The Cambodia Daily
      https://www.cambodiadaily.com/news/kuwaiti-funded-cambodian-charity-denies-terror-links-68910

      The Cambodian director of a lo­cal Islamic NGO funded by a Ku­wait charity that is on a US watch list for bankrolling al-Qaida denied any links to the international terror group yesterday.

      I would like to clarify that my or­ganization has done everything for the sake of the children and is not involved in terrorism,” said Sos Mo­hammat, director of the Good Sour­ces Cambodia Organization, which runs 10 orphanages.

      He added that the Kuwait charity that funds his organization, Revival of Islamic Heritage Society, has been cleared of links to terrorism by the Kuwaiti government.

      article de 2016, inauguration d’une école islamique pour filles

      KUNA : Foundation stone laid for expansion of Kuwait Islamic Institute in Cambodia - Human - 07/04/2016
      https://www.kuna.net.kw/ArticleDetails.aspx?id=2496639&language=en
      https://www.kuna.net.kw/NewsPictures/2016/4/7/2520d661-9c1b-41eb-80c4-ec0e53de3741.jpeg
      Charge d’Affaires in Cambodia Mutib Al-Usaimi participates in laying the foundation stone for expansion project of Kuwait Islamic Institute for Girls in Cambodia

      Charge d’Affaires of Kuwait’s embassy in Cambodia Mutib Al-Usaimi has taken part in a ceremony held to lay the foundation stone of the second expansion project at the Kuwait Islamic Institute for Girls in the East Asian Kingdom.
      The ceremony was attended by deputy governor of the Tboung Khmum province where the Institute is located, and deputy head of the Southeast Asia Commission at the Kuwait- based Society of the Revival of Islamic Heritage, Ahmad Humoud Al-Jassar, a statement by the Kuwaiti embassy said on Thursday.
      Addressing the ceremony, Al-Usaimi reiterated Kuwait’s keenness on continuing support to all charity and humanitarian projects in Cambodia. He also appreciated efforts by the Society of the Revival of Islamic Heritage, in collaboration with Manabaa Al-Khair Charity, implementing and supervising various projects nationwide.

      infos (peu détaillées) d’une agence de voyages qui propose un circuit spécialisé

      Orphanage Center | Cambodian Muslim Tour
      http://www.cambodianmuslimtour.com/article/muslims-event-and-charity/orphanage-cener.html

      In addition, our Islamic center or Orphnage Center have built and opened too. There are more than 10 orphanage centers that have made in Cambodia such as in Kampot, Kampong som( Sihanoukville), Kampong CHam, Kandal and Phnom Penh city.
      […]
      CAMTOUR would like to apoligize for less information about these Centers and we will update information about these orphanage centers with full detail address and information.

    • Bon, visiblement, tout cela n’est pas clair, mais je vais ajouter mes constatations sur la Thaïlande qui datent d’il y a cinq ans. Je n’ai jamais mis les pieds dans le Sud où vivent la plupart des Malais mais j’ai par contre bossé quelques années sur Thanon Krung Thep Kritha où vivent pas mal de musulmans à Bangkok. Ça donne un petit quartier calme majoritairement musulman et très accueillant. Les quelques mosquées des environs étaient presque toutes en travaux et en très bon état. De ce que j’ai pu comprendre concernant la pratique religieuse, il y avait des Imams étranger (un Marocain et un d’un pays du Golfe Arabe si mes souvenirs sont bons) et si les femmes portent des voiles de couleur comme ça se fait en Asie du Sud-Est, on voyait pas mal de voiles noirs aux alentours des mosquées. Une connaissance qui enseignait à la base l’anglais dans le publique s’était récemment reconverti en traducteur Arabe-Thaï. Manifestement un changement était en marche mais j’ignore dans quelle direction. Je tiens à dire que la famille que je connaissais le mieux avait quand même la volonté d’une pratique séculaire. Les parents ne fréquentaient pas les mosquées, le mari laissait sa femme seule au magasin y compris avec des étrangers et il avait écrit une thèse sur la pratique de l’Islam en Thaïlande depuis le Royaume d’Ayuthaya jusqu’à nos jours. Je suis curieux d’y retourner un jour pour voir ce que tout ça est devenu.

    • Is India Creating Its Own Rohingya ?

      Echoes of the majoritarian rhetoric preceding the ethnic cleansing of the Rohingya can be heard in India as four million, mostly Bengali-origin Muslims, have been effectively turned stateless.

      On July 30, four million residents of the Indian state of Assam were effectively stripped of their nationality after their names were excluded from the recently formed National Register of Citizens.

      Indian authorities claim to have initiated and executed the process to identify illegal immigrants from Bangladesh, which shares several hundred miles of its border with Assam, but it has exacerbated fears of a witch hunt against the Bengali-origin Muslim minority in the state.

      Assam is the most populous of India’s northeastern states. As part of a labyrinthine bureaucratic exercise, 32.9 million people and 65 million documents were screened over five years at a cost of $178 million to ascertain which residents of Assam are citizens. The bureaucrats running the National Register of Citizens accepted 28.9 million claims to Indian citizenship and rejected four million.

      The idea of such screening to determine citizenship goes back to the aftermath of the 1947 Partition of British India into India and Pakistan. A register of citizens set up in Assam in 1951 was never effectively implemented. Twenty-four years after the Partition, the mostly Bengali Eastern Pakistan seceded from Western Pakistan with Indian military help, and Bangladesh was formed on March 24, 1971. The brutal war that accompanied the formation of Bangladesh had sent millions of refugees into the Indian states of Assam and West Bengal.

      Politics over illegal migration from Bangladesh into Assam has been a potent force in the politics of the state for decades. In 2008, an Assam-based NGO approached the Supreme Court of India claiming that 4.1 million illegal immigrants had been registered as voters in the state. In 2014, the Supreme Court ordered the federal government to update the National Register of Citizens.

      The updated list defines as Indian citizens the residents of Assam who were present in the state before March 25, 1971, and their direct descendants. In keeping with this criterion, the N.R.C. asked for certain legal documents to be submitted as proof of citizenship — including the voter lists for all Indian elections up to 1971.

      People born after 1971 could submit documents that link them to parents or grandparents who possessed the primary documents. So each person going through the process had to show a link to a name on the 1951 register and the only two voter lists — those of 1965-66 and 1970-71 — that were ever made public.

      Such criteria, applied across India, left a good percentage of its citizens stateless. Front pages of Indian newspapers have been carrying accounts detailing the absurdities in the list — a 6-year-old who has been left out even though his twin is on the list, a 72-year-old woman who is the only one in her family to be left off, a 13-year-old boy whose parents and sisters are on the list but he is not.

      The Supreme Court, which had ordered the process underlying the National Register of Citizens, has now directed that no action should be initiated against those left out and that a procedure should be set up for dealing with claims and objections. A final list is expected at the end of an appeal process. And it is not clear what transpires at the end of that process, which is expected to be long and harrowing. So far six overcrowded jails doubling as detention centers in Assam house 1,000 “foreigners,” and the Indian government has approved building of a new detention center that can house 3,000 more.

      The N.R.C. may well have set in motion a process that has uncanny parallels with what took place in Myanmar, which also shares a border with Bangladesh. In 1982, a Burmese citizenship law stripped a million Rohingya of the rights they had had since the country’s independence in 1948.

      The Rohingya, like a huge number of those affected by the N.R.C. in Assam, are Muslims of Bengali ethnicity. The denial of citizenship, loss of rights and continued hostility against the Rohingya in Myanmar eventually led to the brutal violence and ethnic cleansing of the past few years. The excuses that majoritarian nationalists made in the context of the Rohingya in Myanmar — that outsiders don’t understand the complexity of the problem and don’t appreciate the anxieties and fears of the ethnic majority — are being repeated in Assam.

      Throughout the 20th century, the fear of being reduced to a minority has repeatedly been invoked to consolidate an ethnic Assamese identity. If at one time it focuses on the number of Bengalis in the state, at another time it focuses on the number of Muslims in the state, ignoring the fact that the majority of the Muslims are Assamese rather than Bengali.

      Ethnic hostilities were most exaggerated when they provided a path to power. Between 1979 and 1985, Assamese ethnonationalist student politicians led a fierce campaign to remove “foreigners” from the state and have their names deleted from voter lists. They contested elections in 1985 and formed the state government in Assam. In the 1980s, the targets were Bengali-origin Muslims and Hindus.

      This began to change with the rise of the Hindu nationalists in India, who worked to frame the Bengali-origin immigrants as two distinct categories: the Bengali-origin Hindus, whom they described as seeking refuge in India from Muslim-majority Bangladesh, and the Bengali-origin Muslims, whom they see as dangerous foreigners who have illegally infiltrated Indian Territory.

      The N.R.C. embodies both the ethnic prejudices of the Assamese majority against those of Bengali origin and the widespread hostility toward Muslims in India. India’s governing Hindu nationalist Bharatiya Janata Party has been quick to seize on the political opportunity provided by the release of the list. The B.J.P. sees India as the natural home of the Hindus.

      Prime Minister Narendra Modi has a long history of using rhetoric about Pakistan and Bangladesh to allude to Muslims as a threat. In keeping with the same rhetoric, Mr. Modi’s confidante and the president of the B.J.P., Amit Shah, has insisted that his party is committed to implementing the N.R.C. because it is about the “national security, the security of borders and the citizens of this country.”

      India has nowhere to keep the four million people declared stateless if it does not let them continue living their lives. The Indian government has already assured Bangladesh, which is already struggling with the influx of 750,000 Rohingya from Myanmar, that there will be no deportations as a result of the N.R.C. process.

      Most of people declared stateless are likely to be barred from voting as well. While the Indian election commission has declared that their removal from the voter’s list will not be automatic, in effect once their citizenship comes into question, they lose their right to vote.

      Apart from removing a huge number of voters who were likely to vote against the B.J.P., the party has already shown that as Mr. Modi struggles on the economic front, the N.R.C. will be a handy tool to consolidate Hindu voters in Assam — the majority of the people rendered stateless are Muslims — and the rest of the country going into the general elections in the summer of 2019.


      https://www.nytimes.com/2018/08/10/opinion/india-citizenship-assam-modi-rohingyas.html?action=click&pgtype=Homepage&cl
      #islam #musulmans #génocide #nettoyage_ethnique

    • s’en remettre à des avantages obtenus par la démographie confessionelle ne représente pas un suplément éthique , c’est peu dire en restant correct . dans le cas Ismael faruqui verdict la remise en question de la cour suprème en est la caricature pesante . C’est totalement inique de dénier aux protestataires montrés sur la photo du nyt le droit de contester ce qu’ils contestent , c’est terriblement biasé !

  • https://offensivesonore.blogspot.com/2018/07/cartographie-de-lislamo-gauchisme.html

    Cartographie de l’Islamo-Gauchisme

    Emission du 20 juillet 2018, nous recevons @lieuxcommuns pour parler une nouvelle fois de l’islamo-gauchisme avec la sortie d’une infographie qui permet de visibiliser cette mouvance. Le phénomène islamo-gauchiste semble paradoxal : une partie de la gauche et de l’extrême-gauche soutiennent l’extrême-droite musulmane. C’est pourtant la convergence construite entre les héritiers des totalitarismes marxistes et la montée du totalitarisme islamique. Ils en reprennent méthodes de propagande, schémas victimaires, idéologies complotistes, certitude d’être dans le Sens de l’Histoire, volonté d’instaurer le Bien sur Terre en luttant contre le Mal, par tous les moyens...

    #audio #radio #offensive_sonore #radio_libertaire #audio #islamismes #islamogauchisme #islamophobie #islam #gauchisme #religion#complaisance #paternalisme #lieux_commun #urss #postmodernisme #Islam #Politique #Religion #Houria_Bouteldja #Daniel_Obono #Edwy_Plenel #ccif #Alain_Soral #Rokaya_Diallo #Médine #Tariq_Ramadan #lamanifpourtous #extrème-droite #musulmans