• Paris-luttes.info, déjà 5 ans ! Et maintenant ?
    (quand l’équipe de Paris-luttes.info explique où en est le site, les choix politiques et en quoi consiste son rôle...)
    L’automne dernier, le site Paris-luttes.info (PLI) a soufflé ses 5 bougies. Le moment pour le collectif d’animation du site de tirer un bilan de ces 5 premières années et d’ouvrir quelques perspectives pour la suite du projet.
    https://paris-luttes.info/paris-luttes-info-deja-5-ans-et-11528

    On ne le rappellera jamais assez, Paris Luttes Info est un site coopératif, local, appartenant avant tout à ses lecteurs-rices et contributeurs-rices. En effet, contrairement à d’autres sites du paysage révolutionnaire français, il n y a pas de comité de rédaction sur Paris-Luttes.info. Le site a été conçu pour permettre la plus large expression des personnes en lutte en Ile-de-France ainsi que la diffusion des idées anticapitalistes, anti-autoritaires et révolutionnaires. Les articles publiés reflètent donc les propositions d’articles des militant.e.s locaux ou des contributeurs et contributrices ponctuel.le.s et les thématiques qui les traversent. Ces positions sont par définitions variées, parfois antagonistes.

    ...

    Ces derniers chiffres concernant la présence de PLI sur les réseaux sociaux méritent une importante précision : si cette présence permet d’augmenter l’audience du site, le projet de Paris-luttes est en revanche à l’exact opposé d’une simple page ou compte twitter militant.
    Le site est en effet hébergé sur un serveur autonome permettant de relativement bien préserver l’anonymat des personnes venant publier. Aucune donnée personnelle n’est demandée ni conservée, encore moins monétisée. Au sein du réseau Mutu, l’infrastructure technique tout comme l’animation des sites repose uniquement sur l’action militante.
    Si jamais facebook pour une raison ou pour une autre venait à supprimer notre page, le site continuerait toujours d’exister, les articles resteraient en ligne et les contributeurs-rices pourraient toujours venir publier.

    #medialibre #medias_libres #automedia #Mutu #moderation #administration #gestion

    • Sur le sujet de la #modération / #administration et politique de #gestion aussi, ce billet de Olivier Ertzscheid : Le professeur et le processeur. La modération est une ponctuation.
      https://www.affordance.info/mon_weblog/2019/02/la-moderation-est-une-ponctuation.html

      Une enquête édifiante de The Verge vient une nouvelle fois pointer les conditions de travail d’extrême violence psychologique de ces modérateurs qui bossent (notamment) pour Facebook sur le territoire américain. Elle s’ajoute aux travaux universitaires dénonçant l’exploitation des travailleurs du clic qu’ils soient ou non liés à des questions de modération (dont ceux pionniers d’Antonio Casilli), ainsi qu’au documentaire là encore édifiant sur les conditions de travail de modérateurs aux Philippines : « The Cleaners ».

      Dans le Financial Times on apprend que #Facebook rejoint #Amazon et #Google dans un programme ayant pour vocation de doper encore davantage la capacité des processeurs informatiques associés à de l’intelligence artificielle, notamment pour répondre aux immenses ressources que nécessite la modération en temps-réel de contenus vidéos.

      #GAFA #GAFAM


  • #Gilets_jaunes blessés à Toulouse : pourquoi les #assurances et #mutuelles refusent de #rembourser leurs #frais de #santé - 25/02/2019 - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2019/02/25/gilets-jaunes-blesses-a-toulouse-pourquoi-les-assurances-refusent-de-rembo
    #violences_policieres

    « On m’a expliqué que je n’y aurais pas droit car je participais à une manifestation non déclarée », s’étonne encore ce Gilet jaune blessé le 19 janvier. Ce jour-là, alors que ce serveur de 39 ans rentre du travail et rejoint la manifestation nocturne, il explique « avoir été #matraqué, #tabassé au sol puis gazé par les forces de l’ordre’ », place de l’Occitane. Yann a la mâchoire fracturée, onze dents cassées et plusieurs contusions. Un médecin légiste lui prescrit 15 jours d’ITT."


  • Who’s In Your Mutual Improvement Club? No One? In 2019 — Start One
    https://hackernoon.com/whos-in-your-mutual-improvement-club-no-one-in-2019-start-one-29d483e878

    Who’s In Your Mutual Improvement Club? No One? In 2019 — Start One.A version of this article previously appeared in Forbes.Sieva KozinskyOne of my former students, Sieva Kozinsky, Co-Founder & CEO of StudySoup recently shared his #startup insights with my UC Santa Barbara students. Sieva is currently studying entrepreneurship at Wharton, while acting as a General Partner at a student-led VC Fund.During his engaging talk, he offered my students a litany of compelling suggestions. However, the one that stood out to me was the importance of curating their peer groups in advance of graduating and starting an entrepreneurial career. By way of example, he described the Junto Club, a Bay Area group he co-founded, whose goal is the professional and personal advancement of its members. Sieva’s (...)

    #entrepreneur #improvement-club #mutual-improvement-club #startup-life


  • https://renverse.co/Le-reseau-Mutu-la-renaissance-des-medias-radicaux-1622

    Le Réseau Mutu a développé un nouveau modèle à succès pour les médias radicaux francophones, avec 15 sites web à travers la francophonie, intégrés dans leurs contextes locaux, rendant compte des luttes locales et luttant contre la monopolisation de l’information militante par les entreprises de médias sociaux.

    [...]

    Un camarade du collectif La Rotative à Tours, a décrit une situation où des mouvements étudiants « créent des comptes Facebook et Twitter et considèrent que leur travail de communication avec le monde extérieur est terminé ».

    « Nous risquons également de perdre des siècles de tradition de publication anarchiste collective parce que les gens préfèrent simplement afficher des choses sur leur compte Twitter personnel sans aucune contribution d’une autre personne »

    [... I]l ne fait aucun doute que quelque chose comme le réseau Mutu serait un énorme coup de pouce pour la diffusion d’idée anti-autoritaire au Royaume-Uni : des sites web locaux où les gens peuvent partager des informations et des réçits sur les différentes luttes et mouvements qui se déroulent dans leur région, enracinés dans les contextes locaux, et qui pourraient, comme Mutu, créer progressivement un réseau du bas vers le haut qui couvrirait ensuite les parties importantes du pays. ça semble loin et inaccessible, mais peut-être qu’illes se sont dit la même chose en France il y a cinq ans.

    #mutu #site #collectif #indymedia #automédia #anarchisme


  • Revendication de l’attaque symbolique du Crédit #mutuel de #bretagne
    https://nantes.indymedia.org/articles/43590

    VIDÉO DE L’ATTAQUE SYMBOLIQUE DU #credit MUTUEL DE BRETAGNE

    #actions #directes #anarchisme #solidarité #internationale #vidéo #anticapitalisme #banques #rouvikonas #Quimper #actions,directes,anarchisme,solidarité,bretagne,internationale,vidéo,anticapitalisme,banques,credit,mutuel,rouvikonas



  • #Journalisme : En finir avec la neutralité
    Article de Pierre Billaud et Léo Marron paru le 19 octobre 2018 sur La Fabrique de l’info, "webmagazine d’enquête et de réflexion sur le journalisme"

    À rebours d’une information « neutre » et « objective », certains journalistes font de leur engagement le moteur de leur travail. Une situation qui crée le débat au sein de la profession. Parfois décriés par leur pairs, eux assument une prise de parti.

    Combien de journalistes en France peuvent ajouter à leur CV une fiche S, une interdiction de manifestation ou un procès sans en avoir été prévenu à l’avance ? Assurément bien peu. Ils s’appellent Gaspard Glanz, Nnoman Cadoret, Alexis Kraland ou Gaspard d’Allens. Ils sont journalistes, travaillent en freelance, ont leur propre média ou collaborent régulièrement avec des références de la presse alternative.

    lire la suite : http://lafabriquedelinfo.fr/en-finir-avec-neutralite
    ou l’écouter : https://archive.org/details/Journalisme-Neutralite


    Photo : journalistes #mainstream pris à parti lors de la manifestation de réoccupation de la Zone à Défendre de Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre 2012. En même temps que des instructions précises sur les limites à respecter (anonymat, lieux privés...) un brassard jaune leur avait été fourni afin de pourvoir visibiliser leur présence. Certain-e-s dépasseront les consentements qui avaient été donnés et rencontreront des problèmes pour « shooter » à tout va.
    Archives photos ValK : https://frama.link/valk

    • Le problème de ce genre d’articles c’est que tout à la mise en évidence de quelques personnalités choisies, ils oublient systématiquement qu’il existe des #médias_libres depuis belle lurette et pas seulement depuis 5 ou 10 ans. Et que ces médias libres sont centrés sur un fonctionnement collectif.

      Qu’il y a une presse et des magazines indépendants, certes @lundimatin, mais aussi @cqfd, @jef_klak, @labrique, Le Postillon, @bastamag, La lettre à Lulu et bien d’autres. Des télévisions libres ou des collectifs audiovisuels (feue Zalea TV, Regarde à vue, collectif Bon pied bon oeil...) qui ne sont pas nés de la vogue du riot porn ou des dernières applis de streaming en direct. Des radios associatives engagées qui font un boulot de terrain pour les plus anciennes depuis plus de 30 ans, Canal Sud, FPP, Radio Canut, Radio Campus Lille... Elles sont aussi opportunément oubliées dans les papiers qui traitent de l’effervescence du podcast aujourd’hui, et même, tenez-vous bien, qui s’ébaubissent de ce qu’on puisse y entendre des émissions féministes, antiracistes, faites par des « vrais-gens » ou qui leur donnent la parole, bref, toutes choses fondamentales et dont on ne peut que se réjouir qu’elles essaiment, mais qu’on pouvait entendre ailleurs depuis un bout de temps pourvu qu’on le veuille.

      Alors cette critique de la prétendue « neutralité journalistique », elle ne date pas d’hier. Cette remise en question du fonctionnement médiatique, elle n’est pas surgie de la conscience éclairée de quelques défectrices ou défecteurs des grands groupes. Et le fait de systématiquement oublier l’#histoire des médias libres pour pouvoir continuer à tout traiter par le prisme de la sacro-sainte « actualité » et de la « personnalité remarquable » (toutes deux aussi illusoires que la « neutralité ») fait précisément partie du problème.

    • C’est amusant parce que c’est justement exactement ce que dit #Benjamin_Ferron dans l’interview qui lui est accordée à la fin :

      Cela a toujours plus ou moins existé. Dans les années 1970, on assiste à l’émergence du journalisme alternatif issu à la fois de l’univers du militantisme et du journalisme professionnel. Cette forme de production a plusieurs caractéristiques qui en fait un espace particulièrement flou. Il existe une presse underground, parallèle, alternative, qu’on retrouve récemment, notamment en marge des contestations contre la loi Travail. Mais ce phénomène est plus ancien. À ce titre, la première plateforme qui revendique cette double appartenance au champ journalistique et au champ militant est Indymedia.

      C’est une concentration de médias indépendants qui se crée à l’occasion des manifestations contre l’OMC à Seattle, en 1999. Ces journalistes militants mettent en place une organisation visant à produire de l’information sur le mouvement social en cour du point de vue des militants. Ils anticipent le traitement défavorable de leurs revendications par les médias dominants. Ils organisent alors leur propre production d’information. Donc ce qu’on a pu constater récemment, avec le mouvement Nuit debout, les manifestations contre la loi Travail s’observait déjà il y a 20 ans.

      Autre exemple : la Coordination Permanente des Médias Libres, créée en 1999 et qui regroupe aujourd’hui 74 médias. Ce groupe a évolué vers un pôle plus proche du champ journalistique et de ses enjeux. Lorsque cette coordination s’est reformée, (une deuxième fois en 2014, à l’occasion des rencontres des médias libres et du journalisme de résistance), les producteurs d’information étaient tous issus d’une nouvelle génération de personnes qui ont fait des formations de haut niveau, pour partie dans le journalisme et qui viennent de médias traditionnels. Ils investissent cet univers des médias libres comme espace de revendication militante. La trajectoire d’Hervé Kempf est à ce titre emblématique.

      Alors oui, il n’y a pas tous les médias dont tu parles dans la Coord des #Médias_Libres. Peut-être parce que certains ne se retrouvent pas dans l’aspect professionnel / salarié de cette coord. Pour rappel, elle est ici http://medias-libres.org/les-medias-libres
      Selon moi il manque plutôt toute la constellation née entre #indymedia et cette coordination : des médias libres qui tendent peut-être plus vers de l’#automedia : https://mediaslibres.org avec en particulier le réseau #Mutu qui s’est beaucoup développé. Un autre réseau qui se développe pas mal ces temps-ci est #demosphere, agendas militants locaux animés par des bénévoles (dont je fais partie ;) ) On pourrait aussi citer le réseau #Ritimo...

      Quand au collectif #photo #vidéo engagé « Bon Pied Bon Œil », #BPBO, j’en ai fait partie quelques années et je viens de déterrer une archive puisque le blog n’existe plus : https://web.archive.org/web/20161020193015/http://bonpiedbonoeil.net/index.php?p=gallery pour que tu puisses constater, si le cœur t’en dit, que si si, y’avait bien du #Riot_Porn à sa création, puisque ce collectif est né d’une (excitante) rencontre en pleine répression et de l’envie d’en témoigner. C’est au fur et à mesure de l’implication des un-e-s et des autres dans les mouvement sociaux, et aussi un peu à force de questionnements relous des unes sur la notion de #sécurité vs #spectacle, que cette dimension s’est estompée. On peut suivre encore certains des photographes et vidéastes sur facebook https://www.facebook.com/bonpiedbonoeil.net , twitter https://twitter.com/BonPiedBonOeil/lists/bpbo-team/members , et un peu par là : https://www.flickr.com/groups/2218195@N21 . Une part de moi reste attachée à ce collectif, je n’exclue pas de refaire des choses avec elleux puisque son fonctionnement est basé sur l’anarchisme (pour faire court) : chacun-e fait ce qui lui semble bon de faire. Je l’ai quitté justement exactement pour les raisons qui me font un peu râler à la fin de l’enregistrement : la sensation d’être une secrétaire de l’ombre. C’est un rôle qui, clairement, invisibilise la place des femmes dans les luttes. Partout où je suis passée, de la zad au mexique en tout cas, j’ai vu le même schéma : on se met un peu à l’écart, « au service de », on ne fait pas d’auto-promo, ce qui justement généralement nous arrange particulièrement quand on est anticapitaliste... et paf, tour de passe passe mascu, quand il est question d’interroger des « personnes avisées », y’a que des mecs !
      Pardon, je m’égare, mais j’avoue, des fois... on en a gros !!!


  • Loin de la terre promise

    Venus d’#Amérique_latine, des milliers de travailleurs et travailleuses récoltent les #fruits et #légumes de #Provence. Parfois confrontés à des employeurs malhonnêtes, certains ouvriers s’organisent.

    « En France, plus personne veut bosser dans l’#agriculture ! » Appuyé contre son tracteur sous le soleil écrasant de la fin d’été, L., maraîcher bio entre #Arles et #Avignon, se désole de la #pénurie de #main-d’œuvre française. Dans cette plaine fertile des #Bouches_du_Rhône, c’est le constat amer que font la plupart des agriculteurs. « Les Français, ils ne tiennent pas le coup ! » renchérit un de ses collègues. La solution : des #ouvriers_étrangers, bosseurs et pas exigeants.

    Après les Espagnols, les Portugais et les Marocains, ce sont des milliers de #travailleurs_sud-américains qui viennent dans le Sud de la France via des entreprises d’#intérim espagnoles comme #Terra_Fecundis, #Laboral_Terra ou #Eurofirm. Créées par des notables de la région de Murcia, Alicante ou Valence, dans le sillage de la crise du BTP de 2008 en Espagne qui a mis des milliers d’ouvriers sur le carreau, elles envoient dans toute l’Europe des travailleurs « en provenance de pays à faible coût », comme elles le mettent en avant auprès des agriculteurs.

    Des nouveaux travailleurs pas chers

    Côté agriculteurs, tout est facilité : même si le salaire horaire doit être désormais le même que celui des Français (lire ci-dessous), les boîtes d’intérim payent les cotisations sociales espagnoles, moins chères d’environ 10%. Entre l’exploitant et les travailleurs, aucun contrat individuel, mais une « commande » collective est passée auprès des entreprises espagnoles qui leur « livrent » les travailleurs en bus. L’agriculteur n’a plus qu’à régler la facture. Leur période d’embauche est calquée sur les besoins et les aléas de la production : ils sont donc révocables à tout moment.

    « Ce système arrange tout le monde ! constate Béatrice Mesini, sociologue. A la fois les agriculteurs qui ont tout à y gagner mais aussi les travailleurs eux-mêmes, qui sont très contents de pouvoir toucher 7,50 euros de l’heure pour vivre et rembourser leurs dettes au lieu de 3,50 à 5,50 euros en Espagne et encore moins chez eux en Amérique du Sud. »

    Des #abus et de la #surexploitation

    « Ils ne nous déclaraient que huit jours par mois alors qu’on travaillait tous les jours. » Sifrid

    Mais à quel prix ? Sous-déclaration des heures de travail, conditions de #logement déplorables, retenues démesurées sur le #salaire (la nourriture, les frais de santé, etc.)… Les accusations sont nombreuses. Rencontré à Beaucaire, Sifrid, Equatorien, raconte son arrivée en France en 2006, via Terra Fecundis (TF) : « Ils ne nous déclaraient que huit jours par mois alors qu’on travaillait tous les jours et parfois on n’était payés que plusieurs mois plus tard, dénonce le quadragénaire, le visage tanné par le soleil. En plus, ils prélèvent une somme pour les transports, pour le logement, pour tout ! Ils ne payent pas ­légalement ! »

    André Fadda, du syndicat CGT intérim 13, le confirme : « Dans le #travail_détaché, la première infraction qu’on note, tous secteurs confondus, c’est les amplitudes #horaires qui ne sont jamais respectées, dénonce-t-il. Ils peuvent parfois travailler jusqu’à 200, voire 250 heures par mois. »

    Des pratiques épinglées par la #justice

    La justice française s’est penchée sur le cas de ces entreprises espagnoles. En 2011, une information judiciaire pour #homicide involontaire est ouverte au Tribunal de Tarascon, à la suite de la #mort par #déshydratation d’#Iban_Elio_Granda_Maldonado, un travailleur TF. Aucune mesure n’a été prise à ce jour et la procédure s’éternise.

    A l’été 2017, la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille ouvre une #enquête pour « #dissimulation_d’activité » et « #fraude_au_détachement ». Rien n’en est encore ressorti. D’ailleurs, sur les 3000 contrôles effectués en 2016 dans des #exploitations_agricoles, seules 329 entreprises ont été déclarées en #infraction. TF brouille les pistes : elle reste injoignable à son siège espagnol de Murcia et son adresse française à Châteaurenard nous mène vers l’appartement d’un de ses salariés, qui confirme qu’il n’y a plus de bureaux ici depuis trois ans.

    Les pratiques douteuses de ces entreprises ont attiré l’œil de la Mutuelle sociale agricole (MSA) et de l’Inspection du travail dont les contrôles sont de plus en plus fréquents. Sont ciblés ceux faisant appel aux prestations de TF, Laboral Terra, etc. Ennuyés par ces contrôles, les agriculteurs commencent à se montrer réticents aux services de ces sociétés. Un exploitant ayant souhaité rester anonyme témoigne : « Parfois, j’embauche quelques Equatoriens. Avant, je le faisais via Terra Fecundis mais maintenant, je passe par un groupement d’employeurs de droit français : au moins, on ne risque plus une descente de gendarmes. »

    Lassés d’être considérés comme des « négriers » et des « esclavagistes », des exploitants visités en viennent à mettre dehors les journalistes de manière musclée : « Vous voyez la porte là ? Eh ben, vous la prenez. Basta, on en a marre de lire des conneries sur notre dos. » D’autres, un peu plus enclins à la discussion, finissent par confier leur désarroi : « On sait qu’il y a des pratiques anormales, mais nous on est réglo et ça se passe très bien. Et puis ils sont là pour bosser ! » Ceux-ci ont cessé de « se faire livrer » par Terra Fecundis et recrutent désormais leurs #saisonniers en direct.

    S’organiser pour se faire respecter

    Petit à petit, les Sud-Américains qui ont acquis la nationalité espagnole contournent le détachement et passent par #Réagir, un groupement d’employeurs agricoles départemental. Sous la serre, Manuel, Johana, Maula, Rolando et Gloria, en pleine plantation du fenouil, ne regrettent pas d’avoir quitté TF : « Ici au moins, nos heures supplémentaires sont payées et les jours fériés et les dimanches majorés. » Un cadre qui plaît aussi à leur employeur qui souligne que « le paiement des charges en France ouvre le droit à une couverture sociale et à une #mutuelle ».

    Pourtant, même là, la situation est loin d’être idéale et ne garantit pas toujours de meilleurs traitements au quotidien… Blanca (le prénom a été changé à la demande de la personne ndlr ) travaille dans une entreprise française de conditionnement de fruits et légumes dans la région d’Avignon : « Je travaille trois jours et demi par semaine mais entre 5h du matin et 19h, avec des pauses. Dans l’entreprise, on nous a dit qu’on ne pouvait pas travailler plus de 48h par semaine ! lance cette mère de famille en riant un peu jaune. Mais bon, moi ça m’arrange pour les enfants. »

    Même si très peu d’entre eux parlent le français, ces travailleurs commencent à connaître leurs droits et des formes d’organisation collective émergent. La #solidarité est forte : des #cagnottes sont montées pour aider certains à payer des frais médicaux, des tournois de volley sont organisés pour souffler, se retrouver… Et en profiter pour s’échanger des contacts de boulot. Lassé de se « faire voler par les entreprises espagnoles », Peters, ancien saisonnier de TF, a monté sa propre entreprise pour mettre directement les travailleurs et les agriculteurs en lien : « Comme je parle bien français, à force je connaissais les employeurs et ils faisaient directement appel à moi. Je me suis lancé. »

    De leur côté, Santiago et Nelly sont cofondateurs d’une toute récente association, #Latinos_Sin_Fronteras, à Beaucaire : « On ne veut pas être vus que comme des machines à travailler. On est aussi des musiciens, des peintres, et on veut promouvoir notre culture, explique Santiago. « On voudrait aussi proposer des cours de français », rajoute Nelly. Julien Sanchez, le maire (FN) de #Beaucaire, n’a pas l’air très disposé à les aider dans leurs démarches. Mais la dynamique est lancée et entre deux matches de volley, certains soufflent que malgré les pressions, ils aimeraient monter un syndicat…

    Le #détachement : une politique européenne

    Pensé à l’origine pour favoriser la circulation des travailleurs au sein de l’Union européenne, le détachement est mis en place en 1996 à travers une directive qui précise qu’un travailleur détaché est « tout travailleur qui, pendant une période limitée, exécute son travail sur le territoire d’un Etat membre autre que l’Etat sur le territoire duquel il travaille habituellement ». Accusé de favoriser le « #dumping_social », le texte est amendé en 2017 en proposant d’établir l’égalité de rémunération et de règles salariales entre travailleurs détachés et locaux, tout en maintenant le règlement des #cotisations_sociales dans le pays d’origine. Il limite aussi la durée du détachement à douze mois et compte « protéger les travailleurs de la fraude et de l’exploitation ».

    Ces règles ont été entérinées en juillet 2018 par une nouvelle directive. « Pour l’Europe, c’est un système de win win win ! explique la sociologue Béatrice Mesini. A la fois pour le pays d’origine, pour le pays récepteur et pour le pays de mise à disposition. Tout le monde est gagnant et c’est pour ça que ça marche. »

    En Europe, le nombre de #travailleurs_détachés a augmenté de 45% entre 2010 et 2014, passant de 1,3 à 1,9 million, contre 600 000 en 2007. Le Ministère du travail français en recensait 516 101 en 2017, soit deux fois plus qu’en 2016, alors qu’en PACA, dans le secteur agricole, ils étaient 67 357 à venir ramasser des fruits et légumes, soit 7,4% de l’emploi salarié régional


    https://lecourrier.ch/2018/10/07/loindelaterrepromise-france
    #travailleurs_étrangers #travail #exploitation #maraîchage
    cc @isskein


  • Suisse : Un serment d’Hippocrate contre les pressions financières sur les médecins Linda Bourget / mh - 20 Juin 2018 - RTS
    http://www.rts.ch/info/suisse/9662549-un-serment-d-hippocrate-contre-les-pressions-financieres-sur-les-medecin

    Comment résister aux pressions économiques qui pèsent sur les professionnels de la santé ? Le corps médical a développé un nouveau serment d’Hippocrate qui engage les médecins à ne pas agir sous la contrainte financière.

    « Je n’accepte aucune prestation financière ni d’autres avantages, en particulier pour l’assignation et le transfert des patients ; je ne conclus aucun contrat m’astreignant à des quantités définies de prestations. » 
    http://www.rts.ch/2018/06/20/20/25/9662811.image?w=900&h=506
    Voici l’un des dix points du « serment suisse », nouvelle version du serment d’Hippocrate initié par l’institut « Dialog Ethik » et porté par la FMCH (faîtière des chirurgiens suisses).

    « Ce serment a été fait pour éviter que la médecine ne devienne un pur business », explique Bernhard Egger, médecin chef en charge de la chirurgie à l’hôpital cantonal de Fribourg (HFR) et co-auteur du serment.

    Pas de discrimination en fonction de la caisse maladie
    Le 7 juin dernier, dans le canton de Fribourg, une quarantaine de médecins ont pour la première fois promis de le respecter. Ils se sont par exemple engagés à ne pas pratiquer d’opérations non nécessaires et à ne pas discriminer leurs patients en fonction de leur caisse maladie.

    La FMH soutient la diffusion de ce serment qui devrait se poursuivre ces prochains mois.

    Texte du « Serment Suisse »
    En ma qualité de médecin, je prends les engagements suivants dans l’exercice de ma profession.

    • Je pratique mon art au plus près de ma conscience et de mes connaissances ; j’assume pleinement la responsabilité de mes actes.

    • J’accorde la priorité au bien-être des patientes et des patients et je les préserve de tout préjudice évitable.

    • Je respecte les droits des patientes et des patients, je défends leur volonté et je prends en compte leurs besoins et leurs intérêts.

    • Je traite les patients sans discrimination1 et je respecte le secret médical.

    • Je fais preuve de bienveillance à l’égard des patientes et des patients et je leur consacre (ainsi qu’à leurs proches) le temps nécessaire.

    • Je fais preuve de franchise envers les patientes et les patients et je m’exprime de manière compréhensible ; je les aide à prendre leurs propres décisions.

    • Je traite les patients en conformité avec les règles de l’art médical et les connaissances actuelles, dans les limites de mes compétences ; je n’utilise pas les patientes et les patients pour servir ma carrière ni d’autres fins, et je ne leur impose aucun traitement que j’hésiterais à appliquer à ma propre personne ou à mes proches.

    • J’exerce la médecine avec discernement, en fonction des ressources dont je dispose, et je ne recommande ou ne prends que des mesures judicieuses.

    • Je veille à mon intégrité professionnelle et je n’accepte aucune prestation financière ni d’autres avantages, en particulier pour l’assignation et le transfert de patients ; je ne conclus aucun contrat m’astreignant à des quantités définies de prestations ou à l’omission de prestations.

    • J’adopte un comportement irréprochable et honnête envers mes collègues de travail, je partage avec eux mes connaissances et mon expérience, et je respecte leurs décisions et leurs actes, dans la mesure où ces derniers demeurent conformes aux normes éthiques et scientifiques de notre profession.

    #Suisse #santé #médecins #médecine #assurance_maladie #mutuelle #pharma #big_pharma #industrie_pharmaceutique #médicament #assurance#hippocrate #serment


  • SMart welcomes Michel Bauwens for a 3 year research and development residency | P2P Foundation
    https://blog.p2pfoundation.net/smart-welcomes-michel-bauwens-for-a-3-year-research-and-development-residency/2018/01/18

    Readers of our blog and wiki will have noted various references to the labour mutual SMart. We find this an important movement and mutualistic solution for the autonomous workers that are becoming more and more numerous, but also ever more precarious, in our western societies. SMart membership converts income into wages, and thus into access to social protection, while also guaranteeing the payment of the invoices through a mutual guarantee fund, along with a number of other mutualized support services. Between the figure of the lone competitive entrepreneur who takes all the risks without social protections, and represents the fastest pauperized population sector in the western economy (autopreneurs in France, ZZP in Netherlands), but also as an alternative to work subordination in the classic salariat, we believe SMart represents a very fruitful third way towards collective and cooperative enterprise. Hence we believe that SMart is potentially the new form of solidarity and social power for the form that work is taking in the 21st century, while also being animated with a vision of social change. In short, I believe labour mutuals are the form of self-organization appropriate for 21st workers, which not only fights for just distribution, but also for a more just and sustainable society, in which the commons orientation plays a vital role. The leadership of SMart agrees with this vision.

    Starting last November, I have accepted a consulting association with SMart and the press announcement below explains the strategic priorities of this engagement:

    #Coopératives _emploi #mutuelles #P2P #Michel_Bauwens


  • Affaire #Richard_Ferrand : l’enquête est clôturée
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051017/affaire-richard-ferrand-lenquete-est-cloturee

    L’enquête préliminaire sur les affaires immobilières du président du groupe LREM à l’Assemblée Richard Ferrand, et de sa compagne, vient d’être clôturée. Le procureur de #Brest devrait annoncer dans les prochains jours sa décision sur l’avenir judiciaire du dossier. Richard Ferrand © Reuters

    #France #Enquête #Justice #moralisation_de_la_vie_publique #mutuelles #Probité


  • [appel à solidarité] Incendie de gendarmerie : à Grenoble et à Nantes, l’État s’attaque au réseau Indymedia

    Communiqué de soutien de médias libres, ouvert à signature.
    https://nantes.indymedia.org/articles/38613

    Après la publication d’un communiqué revendiquant l’incendie d’un garage de la gendarmerie de Grenoble dans la nuit du 20 au 21 septembre, Indymedia Grenoble / @indygrrr https://grenoble.indymedia.org et Indymedia Nantes / @indymedianantes https://nantes.indymedia.org ont été menacés par la police française. Les équipes qui administrent ces sites ont reçu des courriels de l’Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l’Information et de la Communication (OCLCTIC) exigeant la dépublication sous vingt-quatre heures des articles concernés, sous peine de blocage et déréférencement des sites.

    Les auteur·e·s du communiqué expliquaient que l’incendie du garage avait été mené « dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci » dans l’affaire de la voiture de police brûlée du quai de Valmy / https://infokiosques.net/spip.php?article1436. Dans l’incendie de ce garage à Grenoble, plusieurs dizaines de véhicules ont été brûlés. Voici le texte de ce communiqué :

    >> Solidarité incendiaire

    >> Ce jeudi, à trois heures du matin, deuxième jour du procès de la voiture brûlée.

    >> Avons pénétré dans la caserne de gendarmerie Vigny-Musset. Avons incendié six fourgons d’intervention et deux camions de logistique.

    >> Le garage et l’entrepôt ont été ravagés sur plus de 1500 mètres carrés.

    >> Cet acte s’inscrit dans une vague d’attaques de solidarité avec les personnes qui passent en procès ces jours-ci.

    >> Forte accolade à Kara et Krem. Une pensée pour Damien, récemment tabassé par les flics.

    >> Quelle que soit l’issue du procès, on continuera à s’en prendre à la police et à la justice.

    >> Notre hostilité est un feu qui se propage.

    >> Des nocturnes

    Ce communiqué a également été repris par des médias comme Le Dauphiné Libéré (http://www.ledauphine.com/isere-sud/2017/09/21/grenoble-incendie-volontaire-a-la-gendarmerie) ou BFM-TV (http://www.bfmtv.com/police-justice/incendie-a-la-gendarmerie-de-grenoble-le-parquet-saisi-1260832.html), sans que ceux-ci soient apparemment inquiétés...

    « Provocation à des actes de terrorisme »

    Comme le souligne l’équipe d’Indymedia Grenoble dans un communiqué / https://grenoble.indymedia.org/2017-09-22-Communique-apres-Indymedia , « cette requête (...) fait directement écho à l’attaque qui a eu lieu en Allemagne le 25 août dernier contre Indymedia Linksunten, attaque qui s’est soldée par la perquisition de quatre domiciles et un centre social autogéré, et ce pour des prétextes similaires ». Dans les deux cas, c’est la notion de « terrorisme » qui est mobilisée par les gouvernements pour censurer des médias libres, puisque la police française s’appuie sur la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, et évoque une « provocation à des actes de terrorisme ou apologie de tels actes ».

    Alors que les notions de terrorisme et de provocation ne sont pas définies, la loi française permet depuis février 2015 de faire disparaître des sites ou des textes sans recours au juge, sur simple requête de l’administration policière. À notre connaissance, c’est la première fois que ces dispositions sont brandies contre des médias alternatifs appartenant à la sphère anti-autoritaire. Les deux sites visés par les menaces des autorités ont décidé de retirer le communiquéde revendication incriminé. Les collectifs de modération de chacun des deux sites s’en expliquent dans deux textes distincts :

    – Après Indymedia Linksunten, Indymedia Grenoble et Nantes sont victimes de l’antiterrorisme (Indymedia Grenoble) https://grenoble.indymedia.org/2017-09-22-Communique-apres-Indymedia

    – Entrepôt de gendarmerie en feu, que reste-t-il des libertés sur le Web ? (Indymedia Nantes) https://nantes.indymedia.org/articles/38602

    L’usage de lois anti-terroristes pour attaquer spécifiquement des sites d’informations indépendants renvoie à la violence des peines requises contre les personnes inculpées dans l’affaire de la voiture brûlée du quai Valmy. Il s’agit tout autant de dissuader les militant·e·s que d’en dépolitiser les actes.

    Depuis des années, les sites du réseau Indymedia permettent entre autres de rendre visible la nature politique d’actions directes. Cette nouvelle attaque contre des médias libres vise à faire taire les oppositions politiques radicales, et à criminaliser les collectifs et individus qui communiqueraient sur leurs objectifs politiques sans le prisme déformant des médias traditionnels. Cette attaque est aussi à rapprocher des perquistions qui ont visé cette semaine les militant·e·s anti-nucléaires de Bure. Leurs ordinateurs, ainsi que la photocopieuse qui leur servait à imprimer des tracts, ont été saisis par les gendarmes. Tous les moyens semblent être mobilisés pour réprimer l’expression autonome des mouvements de lutte.

    Comme nous le disions en mai 2015, suite à des poursuites visant le site toulousain IAATA.info : « Face à la répression, l’information est une arme ». Malgré les nouvelles formes de censure qui se déploient, nous continuerons à animer et à multiplier les espaces d’expression autonome. Soutien à Indy Nantes et Indy Grenoble. Solidarité avec les inculpé·e·s du quai de Valmy, et avec celles et ceux qui mettent des bâtons dans les roues de la machine répressive.

    Premiers signataires : @rebellyon, @larotative, @paris Luttes, Expansive, Renversé, Rennes info, Brest mediaslibres, Marseille Infos Autonomes

    vous pouvez envoyer vos signatures de soutien à IMCnantes[at]riseup.net qui transmettra.

    #indymedia #Informatique #libertés #Médias #mediaslibres #automedias #Répression #contrôle_social #Grenoble #Nantes #Linksunten #OCLCTIC #Mutu


  • Incendie d’un entrepôt de gendarmerie : à Nantes et à Grenoble, l’État s’attaque au réseau #Indymedia
    http://paris-luttes.info/a-nantes-et-grenoble-le-reseau-8757
    Communiqué commun des sites #Mutu et d’autres après les menaces de blocage et de déréférencement des moteurs de recherches contre les Indymedias de Nantes et Grenoble

    Alors que les notions de terrorisme et de provocation ne sont pas définies, la loi française permet depuis février 2015 de faire disparaître des sites ou des textes sans recours au juge, sur simple requête de l’administration policière. A notre connaissance, c’est la première fois que ces dispositions sont brandies contre des médias alternatifs appartenant à la sphère anti-autoritaire. Les deux sites visés par les menaces des autorités ont décidé de retirer le communiqué de revendication incriminé. Les collectifs de modération de chacun des deux sites s’en expliquent dans deux textes distincts.

    L’usage de lois anti-terroriste pour attaquer spécifiquement des sites d’informations indépendants renvoie à la violence des peines requises contre les personnes inculpées dans l’affaire de la voiture brûlée du quai Valmy. Il s’agit tout autant de dissuader les militant.e.s que d’en dépolitiser les actes.

    #censure #oclctic #répression


  • https://paris-luttes.info/allez-les-faineants-les-cyniques-8664 - @paris

    On est fainéants, cyniques et extrêmes, comme le dit Macron, mais on a la rage.

    Ça fait quelques années qu’en France, les luttes s’intensifient, ça fait quelques années qu’une rage monte, ça fait des années que le train de la régression sociale et des attaques contre nos libertés individuelles et collectives a accéléré.
    On a eu Sarkozy, le statut des roms, le recul de l’âge de la retraite, les attaques contre le droit de grève, l’autonomie des universités et bien d’autres choses. On a eu Hollande, la loi travail, les lois Macron, la loi renseignement, l’état d’urgence permanent, les polémiques à la con sur le burkini, la déchéance de nationalité et le voile à l’université, les réformes de la sécurité sociale et d’autres trucs dans le genre. Maintenant on a Macron et il semble que la guerre sociale soit en train de s’accélérer avec l’entrée de l’état d’urgence dans le droit commun, la baisse des APL, la baisse de budgets pour l’éducation nationale, les universités et la recherche, l’autonomie encore plus poussée des facs, la sélection à l’entrée et l’augmentation des droits d’inscription, la suppression de milliers de contrats aidés, les baisses d’impôts pour les riches, les baisses de charge sur les plus petits salaires, véritable incitation pour les patrons de payer leurs salariés au SMIC et façon de préparer d’ores et déjà un démantèlement progressif de la sécurité sociale au profit des mutuelles privées.

    #ParisLuttes #PLI #Paris #MédiasLibres #Mutu #Faignants #Cyniques #Extrêmes #LoiTravail #FrontSocial #12Septembre


  • https://rebellyon.info/Naturaleza-suprema-RAP-Colombien-docu-18146 - @rebellyon

    19h30 // Projection Docu luttes Colombiennes // 40min

    21h // NATURALEZA SUPREMA // Rap éco-féministe

    Pour leur nouvel album « Sonrisa Insurrecta » les deux rappeuses de NATURALEZA SUPREMA sont en tournée en Europe !!!!!!!!

    Vendredi 15 septembre au RITA PLAGE ( 68 cours Tolstoï Villeurbanne Totem)

    ET CA VA ENVOYER DU GROS PATÉ

    19h30 // Projection Docu luttes Colombiennes // 40min

    La fronde Nasa (Tierras tomadas) d’Amandine d’Elia, 2015
    Documentaire sur la lutte des Nasa, autochtones de Colombie, pour récupérer les terres que le gouvernement leur avait promis.

    21h // NATURALEZA SUPREMA // Rap éco-féministe

    Naturaleza Suprema est un groupe de rap colombien crée par Lucía Vargas et Karen Tovar. Convaincues que la musique et l’art ont le pouvoir de générer des transformations et une influence positive sur tout les aspect du développement humain. Elles croient en une « ré-évolution » proactive.

    https://www.youtube.com/watch?v=rbhFzpmgGWE


    https://www.youtube.com/watch?v=cYAT5QsSzzo

    VIENS.

    Entrée et bouffe à prix libre

    #Rebellyon #Lyon #MédiasLibres #Mutu #NaturalezaSuprema #LaFrondeNasa #Nasa #TierrasTomadas


  • https://rebellyon.info/Leurs-reves-sont-nos-cauchemars-du-passe-18155 - @rebellyon

    Le voilà le jeune président sémillant. Il est là, il nous donne des leçons de démocratie, de transparence (sauf pour lui), de dialogue (à partir du moment où il a le dernier mot), etc… Si c’était quelque chose de neuf, nous pourrions trouver cela presque amusant. Mais non, c’est une continuité. Car rien de neuf dans les théories de Macron : continuité d’une Margaret Tatcher, d’un Gerhard Shroëder, d’un Ronald Regan.

    #Rebellyon #Lyon #MédiasLibres #Mutu #FA #FédérationAnarchiste #Macron


  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article983 - Le Pressoir

    Mardi 12 septembre, toutes et tous dans la rue pour refuser la Loi Travail XXL et la misère sociale !

    A Montpellier, le rendez-vous est donné à 10H30 sur l’esplanade du Peyrou. A Béziers, le rendez-vous est à 8h devant la sous-préfecture, puis un départ en bus pour Montpellier est prévu à 9h30.

    #LePressoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #EsplanadePeyrou #LoiTravail #FrontSocial #12Septembre


  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article994 - Le Pressoir

    L’association Zapatiste Mut Vitz 11 organise la 1ère édition du festival des Luttes populaires. Au menu, ateliers, débats, projections, concerts... C’est le 6-7-8 Octobre à l’Olivette de Langel à Armissan (Aude).
    Luttes d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui convergent pour un week-end à Langel.

    Connaitre ces luttes, les comprendre, s’en inspirer aujourd’hui pour appréhender le monde et inventer un futur harmonieux. Tel est le but de ce festival ouvert à tou.te.s

    Retrouvez sur cette page l’intégralité du programme du Festival des luttes Zapatistes de Narbonne.

    Entrée sur le principe de la participation Libre et Consciente, Repas de 5€ à 15€.

    Tout au long du festival  :

    CinéYourte Projection de films,
    Atelier de Torréfaction du café MutVitz11,
    Réalisation Collective d’une fresque murale.

    #LePressoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #FestivalDesLuttesPopulaires #ZapatisteMutVitz11 #Zapatisme #Langel #Narbonne


  • https://lepressoir-info.org/spip.php?article997 - Le Pressoir

    Reprise des permanences et des réunions d’Exploités Énervés Collectif de chômeurs et de travailleurs sur Alès et les Cévennes

    Il vise à lutter contre les radiations, les contrôles, les expulsions, l’exploitation, les incessantes difficultés que les administrations, les patrons, les propriétaires nous causent.

    Pour le collectif, il n’y a pas d’opposition entre les personnes ayant un emploi ou pas. Quelle que soit notre situation, l’État cherche à nous maintenir dans l’isolement et le cas par cas. Face aux institutions, aux employeurs ou aux bailleurs, il s’agit de prendre acte que la misère est la même pour tous, qu’il ne s’agit pas de situations individuelles, ni même de droits et de devoirs, mais bien des rouages de ce système d’exploitation.

    Et nous constatons chaque jour que les différents gouvernements et l’État en général sont toujours du côté des capitalistes. Les dernières ordonnances de Macron sont ainsi une nouvelle attaque contre les travailleurs et les chômeurs. Le collectif vise à s’organiser dans un but de solidarité de classe dans les situations individuelles mais aussi à participer aux luttes sociales.

    Dans le bassin d’Alès comme ailleurs, nous avons besoin de nous rencontrer, d’échanger des infos sur les possibilités de débrouille, de construire un rapport de force collectif…

    Permanences pour se rencontrer et parler des problèmes administratifs (CAF, Pôle Emploi, caisses de retraites, Sécu…), des problèmes avec son employeur… auxquels on peut être confronté : tous les 2e et 4e vendredis de chaque mois à 18h à la Rétive (local au 42 faubourg d’Auvergne)

    Réunions pour organiser les activités et réflexions du collectif : tous les 2e vendredis de chaque mois à 19h (à la Rétive)

    #LePRessoir #Montpellier #MédiasLibres #Mutu #Alès #LesCévennes #ExploitésÉnervés


  • https://rebellyon.info/Manif-du-12-septembre-appel-a-formation-d-18156 - @rebellyon

    Les collectifs BIG TAPE et Des raciné.e.s appellent les minoritaires sexuelles et de genre à former un cortège pailleté et VNR, queer et féministe, lors de la manif lyonnaise du 12 septembre. Contre la réforme du code du travail, riposte queer, féministe & décoloniale !

    Un pink bloc sera présent à la manif du 12 septembre pour rappeler que les politiques néo-libérales aggravent la précarisation des femmes, des minoritaires sexuelles et de genre, en particulier celle des trans, des racisé.es, des migrant.es, des putes, des handi.es, des séropos et des agé.es.

    #Rebellyon #Lyon #MédiasLibres #Mutu #PinkBlock #Queer #BigTape #LoiTravail #12Septembre #FrontSocial


  • https://paris-luttes.info/la-mondialisation-et-le-8652 - @paris

    A la fin du XXe siècle, le capitalisme se restructure en étendant le libre-échange à une échelle jusqu’ici inconnue : celle du monde entier. Alors que nous baignons dans une économie d’export globalisé, regardons de plus près pourquoi et comment la mondialisation s’est mise en place.

    #ParisLuttes #PLI #Paris #MédiasLibres #Mutu #Mondialisation #Capitalisme #Prolétariat #LibreÉchange



  • https://expansive.info/Rentree-des-casses-2017-2018-pour-que-le-cortege-de-tete-reprenne-des-co - Expansive

    En réaction à la diversité nouvelle des tactiques (offensives et défensives), la police a à ce point perfectionné ses techniques de nasses, que chaque nouvelle manifestation risque un peu plus de n’être pour la préfecture qu’un terrain d’entraînement ou un carrousel (cf 22 juillet 2016). Sans remettre en question la légitimité a priori de la pratique du black block, il faut bien constater que sa généralisation au sein du cortège de tête n’a pas bénéficié au potentiel débordant de ce dernier.

    #Expansive# Rennes #MédiasLibres #Mutu


  • https://paris-luttes.info/le-suivi-de-la-greve-et-8543 - @paris

    Macron a décidé de détruire encore un peu plus le code du travail. Les syndicats ont décidé de réagir en appelant à une manifestation et une grève interprofessionnelles le 12 septembre tout comme le Front social. À cette occasion, des blocages sont appelés dans les lycées, des départs collectifs ont lieu un peu partout pour rejoindre le cortège, des groupes féministes organisent un Witch bloc et un cortège intersectionnel. Des AGs sont convoquéesdans le facultés. Pour ce qui est de la loi, quelques textes d’analyse ici ou là.

    #ParisLuttes #Paris #MédiasLibres #Mutu #12septembre #LoiTravail #FrontSocial


  • https://rebellyon.info/Appel-a-la-greve-CNT-pour-le-mardi-12-18154 - @rebellyon

    Mardi 12 septembre journée nationale de mobilisation, Toutes et tous en grève et dans la rue ! Manifestation à 11h30 de la Manufacture des tabacs à la place Bellecour. On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

    Apparu en 1910, après de longues années de lutte par les travailleurs syndiqués, le code du travail a été créé pour contrecarrer les abus du patronat (salaires de misère, louage, travail à la tâche… ). Aujourd’hui, fort d’un rapport de force défavorable aux travailleurs, le patronat veut sa revanche. Depuis des années, il appelle de ses vœux une réforme du code du travail qui, au nom de la lutte contre le chômage, a pour objectif inavoué de réduire les droits des salariés par la destruction du CDI, la réduction des salaires, une attaque en règle contre les chômeurs, la facilitation des licenciements à moindre coût ou encore la fin du compte pénibilité. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a décidé de prescrire par ordonnance un nouveau Code du Travail basé sur l’inversion de la hiérarchie des normes, la diminution du rôle des prud’hommes et la limitation des recours possibles ainsi que la fusion des instances représentatives du personnel.

    En effet, Le contrat de travail se définit sur trois niveaux ainsi hiérarchisés : la loi, la branche et l’entreprise. La principale mesure de la loi travail vise à contourner les accords collectifs de branche pour les rendre négociables au sein de l’entreprise. Ainsi, les conditions de travail, le temps de travail, les catégorisations, l’échelle des salaires deviendraient négociables entreprise par entreprise. L’esprit de la loi est de rendre modifiable ce qui ne l’était pas, de transférer à l’échelon inférieur, là où le rapport de force est le plus défavorable aux salariés et le moins protecteur, des pans entiers de la loi. Ces changements entraîneront la dérégulation du marché du travail qui permettra aux entreprises de contourner les garanties collectives et d’imposer aux salariés des contrats de travail bien moins avantageux et revus à la baisse. Selon la même logique, des dispositions qui relèvent de la loi seront transférées aux branches notamment la législation concernant le domaine essentiel des C.D.D., ainsi que les nouveaux Contrats de Projets envisagés par le gouvernement.

    #Rebellyon #Lyon #MédiasLibres #Mutu #CNT #ConfédérationNationaleDuTravail #12septembre #LoiTravail #Ordonnances #FrontSocial