#mysoginie

  • Sandrine Rousseau, la candidate qui n’a pas plu aux médias - Acrimed | Action Critique Médias

    Insultes sexistes et misogynes, rappels à l’ordre, disqualification… face à la candidature de l’écoféministe Sandrine Rousseau, arrivée au second tour de la « primaire écologiste », les médias dominants n’ont pas démérité. Ils se sont même surpassés, pour bon nombre d’entre eux : les « petites phrases » de la candidate et de ses soutiens ont été passées au crible, sa personnalité disséquée et son combat, réduit à des questions de psychologie... Au détriment du fond de ses propositions politiques. Encore une fois : misère du journalisme politique.

    https://www.acrimed.org/Sandrine-Rousseau-la-candidate-qui-n-a-pas-plu


    #mysoginie #sexisme

  • Loi « séparatisme » : la droite dépose un pot-pourri d’amendements - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/160121/loi-separatisme-la-droite-depose-un-pot-pourri-d-amendements

    Le festival des réacs rances :

    À l’Assemblée nationale, l’examen du projet de loi confortant le respect des principes de la République s’annonce aussi fastidieux qu’éclectique. La droite – majorité et opposition confondues – a fait d’un texte censé lutter contre le « séparatisme » le véhicule législatif de nombre de ses marottes : immigration, logement social, écriture inclusive…

    Dans l’ensemble, les quelque 1 682 amendements déposés donnent à voir une surenchère de propositions sécuritaires et répressives qui doivent encore passer le filtre de la commission spéciale, réunie à partir de lundi, pour être débattues dans l’hémicycle. Petit florilège.

    Interdire les signes religieux pour les mineurs (et emprisonner les parents)

    Deux députés de la majorité, Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, veulent proscrire le port de signes religieux ostentatoires dans l’espace public pour les mineurs. Une « continuité » de la loi de 2004 qui le fait déjà à l’école, expliquent-ils dans l’exposé des motifs. Avant 18 ans, le port d’un voile, d’une kippa ou d’une croix serait donc interdit dans la rue. Les parents seraient passibles d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

    Interdire le voile pour les mamans accompagnatrices en sorties scolaires

    La droite ressort une de ses antiennes : l’interdiction du port du voile pour les mamans accompagnatrices lors des sorties scolaires. Sur ce sujet comme sur d’autres, les positions des droites traditionnelle et macroniste convergent : Éric Diard, Éric Ciotti, Annie Genevard (Les Républicains), François Cormier-Bouligeon, Pierre Henriet ou encore Aurore Bergé (La République en marche) soumettent des amendements aux rédactions proches et aux visées similaires.

    Dans un autre amendement, le député LR Éric Pauget fait référence à la polémique autour de Maryam Pougetoux, porte-parole de l’Unef, pointée du doigt en septembre pour s’être présentée voilée à une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Il souhaite que les « personnes participant à l’exercice ou aux travaux d’une mission de service public à titre rémunéré ou bénévolement » soient tenues de « respecter les exigences de neutralité religieuse ».

    Restreindre le droit du sol

    Éric Ciotti (LR) a de la suite dans les idées. Le député des Alpes-Maritimes souhaite insérer dans la loi contre le séparatisme une disposition qu’il appelle de ses vœux depuis de longues années : la fin de l’acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers. Seuls les enfants de ressortissants de l’Union européenne conserveraient ce droit séculaire.

    Interdire l’écriture inclusive

    Le député LREM de Vendée, Pierre Henriet, a trouvé une autre façon de conforter les principes républicains : lutter contre l’écriture inclusive, qu’il estime être « une version dévoyée de la langue française ».

    L’élu de la majorité propose donc à l’Assemblée nationale de voter l’obligation pour les communications officielles d’être écrites « conformément aux prescriptions de l’Académie française, à l’exclusion notamment de toutes les marques de ponctuation et syntaxes arbitraires et contraires à la grammaire insérées au milieu des mots – traits d’union, point normal ou point médian par exemple ».

    Assouplir la loi SRU et les contraintes de logement social

    C’est une autre obsession récurrente à droite : la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), qui oblige les communes de plus de 3 500 habitants à avoir un seuil minimum de 25 % de logements sociaux. Robin Reda, député LR de l’Essonne qui a rejoint le mouvement Libres ! en 2019 , a signé plusieurs amendements pour revenir sur les exigences de cette loi, qui place de nombreux maires (souvent de droite) en situation d’infraction.

    L’objectif est à chaque fois de desserrer l’étau qui contraint ces édiles à construire des logements sociaux. L’élu du groupe LR souhaite ainsi que, pour les communes en infraction avec la loi, le taux de 25 % soit calculé sur les logements bâtis depuis trois ans, et non sur la totalité des logements de la ville. Il propose aussi de sortir de la loi les villes situées en « zone non tendue ».

    Deux autres amendements visent à fixer un seuil maximal de logements sociaux, en plus du seuil minimal qui existe déjà : magnanime, Robin Reda offre deux options à ses collègues (30 % et 40 %).

    Expulser les fidèles étrangers d’une mosquée fermée par l’État

    Signé par une dizaine de députés de droite et également porté par Robin Reda, un amendement vise à permettre l’expulsion de « tout ressortissant étranger qui a fréquenté habituellement un lieu de culte ayant fait l’objet d’une mesure de fermeture » pour provocation à la violence, à la haine, à la discrimination ou au terrorisme.

    Exemple concret : dans le cas de la mosquée de Pantin récemment fermée pour six mois, cela signifie que n’importe quel habitant du quartier de nationalité étrangère pourrait être expulsé au motif qu’il fréquentait le lieu de culte.

    Interdire l’école à la maison... mais pas pour tous

    L’article 21 concernant l’encadrement strict de l’instruction en famille – qui ne pourra être autorisée par dérogation qu’en raison de la situation particulière de l’enfant (état de santé, pratique physique ou artistique intense, itinérance de la famille) a suscité un déluge d’amendements. Comment cibler l’instruction salafiste – si ce n’est, au fond, musulmane – sans se mettre à dos les catholiques traditionnalistes qui font l’école à la maison ?

    Tel semble le défi posé à une partie de la droite. L’amendement 789 déposé par Julien Ravier (LR) propose que les familles remplissent un formulaire justifiant « les raisons du choix de l’instruction en famille, les méthodes pédagogiques employées et le respect des principes de la République, dont la connaissance et la maîtrise de la part des parents doit être démontrée ».

    Avec cette précision : « Les déclarations incomplètes ou non conformes aux principes de la République, ou faisant état d’un manque de maîtrise de la langue française entraînent un contrôle a priori de l’autorité compétente de l’État en matière d’éducation et de la mairie ». Habile.

    Sanctionner de six mois de prison le port du voile intégral

    Interdite depuis 2010, la dissimulation du visage dans l’espace public est sanctionnée d’une amende de 150 euros, à laquelle peut s’ajouter un stage de citoyenneté. Sous l’impulsion d’Éric Ciotti, une vingtaine de députés LR (dont Damien Abad, le président du groupe) proposent de durcir cette peine. Les femmes qui portent le voile intégral seraient passibles de six mois d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende. Une sévérité qui s’explique, écrivent les parlementaires LR, par « la gravité de l’atteinte » portée aux « valeurs essentielles » de la société.

    Obliger les fonctionnaires à prêter serment à la République

    L’amendement d’Éric Diard (LR) veut instaurer une prestation de serment solennelle pour chaque fonctionnaire avant sa prise de fonction. Celui-ci y déclarerait « adhérer loyalement et servir avec dignité » la République et ses valeurs. Le texte ne précise pas si, au cours de ce cérémonial, l’agent devra poser sa main droite sur la Constitution de 1958.

    Sur le même sujet, Anne-Laure Blin (LR) propose que nul ne puisse accéder à un poste de fonctionnaire « s’il est radicalisé[e] ». Sans aucune précision sur la réalité juridique que recouvre ce terme, ni sur la manière de le démontrer.

    Armer toutes les polices municipales de France

    Pour conforter le respect des principes républicains, Anne-Laure Blin souhaite utiliser la manière forte. Dans un lien peu évident avec le texte en question, l’élue de Maine-et-Loire veut faire passer un amendement déjà retoqué au moment de la loi « sécurité globale ». Celui-ci prévoit que « la création d’une police municipale » ait « pour conséquence directe » l’armement de ses agents. Actuellement, chaque maire a la possibilité (et non l’obligation) d’armer sa police municipale, sur autorisation du préfet.

    Lier la création d’un compte Twitter à l’envoi d’une pièce d’identité

    Député le plus actif sur le texte avec Robin Reda, Éric Ciotti a déposé un amendement pour mettre fin au pseudonymat sur les réseaux sociaux. Pour créer un compte sur Twitter ou Facebook, chaque utilisateur devrait fournir une pièce d’identité ainsi qu’une déclaration de responsabilité. Une disposition qui semble contrevenir au règlement général sur la protection des données (RGPD), en vigueur dans toute l’Union européenne.

    L’élu des Alpes-Maritimes propose aussi de maintenir enfermées les personnes condamnées pour des actes terroristes à l’issue de leur peine. Une mesure déjà retoquée en juillet 2020 par le Conseil constitutionnel : cette fois, le groupe LR présente cette rétention comme un « placement en centre socio-médico-judiciaire de sûreté », « tant qu’ils constituent une menace pour la société ».

    C’est enfin le même Éric Ciotti qui demande d’ajouter à la loi la création d’un délit d’incitation à la haine de la France, l’expulsion de tous les étrangers fichés S, l’instauration de quotas sur l’immigration ou encore l’introduction d’un système de points pour autoriser un étranger à vivre en France (fondé sur le niveau d’études, l’expérience professionnelle…).

    #droite #racisme #islamophobie #mysoginie #petits_blancs et j’en passe et des meilleures...

  • http://www.liberation.fr/france/2017/09/15/la-prison-miroir-grossissant-des-stereotypes-sur-la-sexualite-feminine_15

    Aucune étude n’avait été spécifiquement consacrée à cette question jusqu’à présent. Dans la Sexualité en #prison_de_femmes (1), Myriam Joël comble un vide sociologique en s’intéressant, selon ses mots, à un « objet illégitime » des sciences sociales : le désir et le plaisir féminin derrière les barreaux. L’ouvrage, paru le mois dernier et issu d’une thèse de #sociologie, donne la parole à des dizaines de femmes détenues mais aussi de professionnels (surveillants, médecins, directeurs et directrices de prison…) et bénévoles. Ils et elles sont plus de 150 à avoir été interrogés pendant deux ans, dans sept établissements pénitentiaires de métropole, sur la relation de ces femmes à leur #sexualité pendant, mais aussi avant et après l’incarcération. Un sujet, qui relève autant « de la fascination que de l’aversion », selon la chercheuse. Tout au long de cet ouvrage dense, elle dresse un constat : celui que la prison agit comme un « miroir grossissant » du #sexisme à l’œuvre dans la société. L’univers carcéral est un « puissant relais du modèle contemporain de sexualité féminine légitime », un lieu qui cristallise les « injonctions contradictoires » à l’égard des femmes en matière de sexualité, écrit Myriam Joël.

    #lesbophobie #mysoginie
    https://www.librairie-sciencespo.fr/livre/9782724621150-la-sexualite-en-prison-de-femmes-myriam-joel/'.$lien_lecteurhtml5.'

  • State Misogyny: France’s Colonial Unveiling History Against Muslim Women | THE FUNAMBULIST MAGAZINE
    http://thefunambulist.net/2016/08/14/state-misogyny-frances-colonial-unveiling-history-against-muslim-wom

    A few days ago, Mayor of Cannes David Lisnard promulgated a formal ban on full-body swimsuits worn by some Muslim women on the city’s beaches — these swimsuits are oddly designated as “burkini” when the apparel seems to be a beach equivalent of the chador, not of the burka. The ban stipulates “Access to beaches and for swimming is banned to any person wearing improper clothes that are not respectful of good morals and secularism.” This sentencing regulates the amount of epidermic surface that should be exposed, while strongly recalling phrasing we usually encounter that fixes the amount of epidermic surface that should not be exposed, proving if need be that these two unjunctions although seemingly opposed are, in fact, the same. As it was already the case for the 2010 French legislation forbidding anyone to have their face dissimulated in public space (see past article), explicitly drafted against Muslim women wearing the burka or the niqab, we could insist on the demagogic dimension of such laws, targeting a significantly small amount of persons to engineer an electoral spectacle. Then again, we should also examine them for their deeper signification and what they reveal about the way the French society is still operating on its colonial bases. It would be indeed a mistake to read this recent municipal ban through the spectrum of a recent European “resurgence” of discriminatory policies, some of which have to do with the over-mediatization of the few dozens of thousands of migrants and refugees whose bodies have been used as a recurrent televisual material for the last recent months, some others with the ongoing State of Emergency in France (one of the reasons invoked by the Mayor). When it comes to French islamophobic and racist politics, in particular the colonial fetish constructed around the colonized woman’s mode of being and mode of dress, the logics behind them are to be found deeper into history.

  • Des joueurs pètent un câble parce qu’un jeu les force à incarner une femme | Motherboard
    http://motherboard.vice.com/fr/read/des-joueurs-petent-un-cable-parce-quun-jeu-les-force-a-incarner-un

    Jusqu’ici, les joueurs ont toujours semblé apprécier le fait que le jeu attribue des caractéristiques aléatoires au personnage que vous incarnez, qu’il s’agisse de la couleur de sa peau, de la longueur de ses membres, ou encore (eh oui) de la taille de son pénis. Mais ça, c’était avant, quand tous les personnages étaient masculins. Avec la dernière mise à jour, tout le monde a hérité d’un nouveau personnage et visiblement, pour certains joueurs, l’idée d’incarner une femme est tout bonnement intolérable.

    […]

    « Nous comprenons que c’est un sujet délicat pour beaucoup de gens. Nous comprenons que vous avez peut-être hérité d’un genre qui n’est pas le vôtre IRL. Nous comprenons que cela puisse vous ennuyer et que vous n’ayez plus envie de jouer à notre jeu, écrivaient-ils. Mais techniquement, rien n’a changé, puisque la moitié de la population connaissait déjà ce sentiment. La seule différence, c’est que désormais, le fait de connaître ce sentiment dépend de votre Steam ID, et non de votre genre IRL. »

    #game #gamers #mysoginie

  • Jeux vidéo : comment le « Gamergate » a traversé l’Atlantique
    http://www.slate.fr/story/95321/lecons-francaises-gamergate

    Si les protagonistes du Gamergate sont américains, le scandale a trouvé un écho en France et dans de nombreux autres pays où les problématiques sont les mêmes. Mais quand certains, comme la Suède, proposent des solutions immédiates telles que la mise en place d’un label « sexiste » pour les jeux vidéo, chez nous, les réactions ont été plus discrètes. La blogueuse féministe Mar_Lard, créatrice du site collaboratif Machisme Haute Fréquence, qui a enchaîné les prises de paroles (Libération, Arrêts sur Image…), se trouvait tristement isolée en première ligne du débat public.
    Elle n’est pourtant pas la seule en France à réfléchir sur la question. Développeuses, universitaires, artistes cherchent depuis quelque temps déjà à provoquer une prise de conscience du public. Et sont unanimes : la route vers la reconnaissance est encore longue.
    Où sont les femmes ?
    Lorsqu’elle a entendu parler du Gamergate pour la première fois, Isabelle Arvers n’est pas exactement tombée de sa chaise : « J’ai trouvé que c’était malheureusement criant d’actualité. » Critique et commissaire d’exposition indépendante, elle s’intéresse depuis une dizaine d’années à la relation entre art et jeu vidéo. Elle présente régulièrement le travail d’artistes qui interrogent les représentations genrées dans le gaming, comme lors de son exposition Machinigirlzzz, dévoilée début octobre au festival Gamerz d’Aix-en-Provence.

    #gamergate #mysoginie #geek #masculinisme #féminisme

  • Ça se passe en France, dans le Sud, une plage est totalement interdite, contrairement à ce que la loi prescrit, pour un roi, en plus d’un pays où la plage ne manque pas.
    http://www.nicematin.com/antibes/le-roi-darabie-saoudite-va-privatiser-la-plage-de-la-mirandole-a-golfe-ju
    Un pays où les femmes ne sont rien.http://www.liberation.fr/debats/2015/02/11/mon-sexe-est-un-handicap-en-arabie-saoudite_1198724
    Un pays où la sodomie est passible de peine de mort.
    Un pays où les juifs sont interdits.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Arabie_saoudite

    Et on bafoue la loi française pour ça.
    #arabiesaoudite #roi #mysoginie #feminisme #homophobie #antisemitisme

  • Pourquoi Uber est pire que tout
    https://www.vice.com/fr/read/pourquoi-uber-est-pire-que-tout-893

    [L]a société Uber – qui prétendait en décembre dernier être évaluée à 40 milliards de dollars –, son dirigeant Travis Kalanick – remarqué pour ses saillies sexistes –, et ses cadres n’ont eux aussi cessé de s’illustrer par leurs pratiques exécrables.

    Portrait à charge de la culture d’entreprise d’Uber : « beauf, sexiste et misogyne »...

    #Culture_d'entreprise #Mysoginie #Sexisme #Silicon_Valley #Uber_(entreprise) #Voiture_de_tourisme_avec_chauffeur

  • Mot du mâle : « Le misogyne repenti » par Azyz Amami

    http://femmesdetunisie.com/blog/mot-du-male-le-misogyne-repenti-par-azyz-amami

    Je ne m’étais jamais considéré comme misogyne. Bien au contraire, je me suis toujours considéré comme un égalitaire radical. Au « vrai » sens du terme. La femme est l’égale de l’homme, cette phrase m’est indiscutable. C’est juste que les gens ne sont pas au courant. Et pour moi, ce sont les femmes (surtout les féministes) qui sont le moins au courant.

    #Tunisie #feminisme #mysoginie #egalité #homme #femme

    • Oui, ça me fait aussi penser aux bons travailleurs qui insultent les chômeurs sans cesse et qui viennent couiner dans les associations quand le chomdu leur tombe dessus « pourquoi moi ? », sous-entendu : qui ne suis pas une grosse faignasse incompétente comme vous !
      Mais il leur faut passer de l’autre côté du miroir pour comprendre et là, c’est trop tard !

      La réalité s’est imposée à mes yeux : les femmes sont dans une situation d’ores et déjà beaucoup plus fragiles et beaucoup plus biaisées. Je n’ai pas le droit de faire comme si la femme était l’égale de l’homme tant qu’elle ne l’a jamais été sur le plan de la réalité. Non pas par essence, mais par vécu social. Tant que l’égalité homme/femme est encore loin d’avoir commencé, l’humour devient un luxe. J’ai compris que ces « pauses misogynes » étaient vraiment une application de la misogynie sur la petite échelle d’expression et de propagation d’idées que j’ai. J’ai compris que j’avais moi-même choisi de faire abstraction de la réalité quotidienne des femmes pour me concentrer sur un truc purement conceptuel. Un « luxe » honteux, au milieu de la misère sociale dans laquelle on vit.