• Et si on revenait à la bougie ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1127

    Cela fait 150 ans que ça dure. Depuis l’invention de la « Houille blanche » en 1869 à Grenoble, des générations d’opposants au despotisme de l’électro-industrie ont essuyé l’invective : « - Vous les opposants (passéistes/obscurantistes/conservateurs/écologistes), vous voulez revenir à la bougie ! » Le mouvement anti-Linky, les pêcheurs du Tréport opposés aux éoliennes en mer et les habitants de Bure contre l’enfouissement de déchets nucléaires sous leurs pieds, font partie parmi tant d’autres de cette dernière vague d’humains à se faire ainsi apostropher par les Seigneurs du Progrès. À force, on finit par se demander si l’électrification de nos vies, de nos villes et campagnes, à l’échelle nationale et globale, fut un tel bienfait, et pour qui. C’est ce que nous avons tâché de savoir, à partir de l’exemple (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/geg.pdf


  • Le Haut-Débit : Boite de Pandore ou tarte à la crème ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1120

    Si vous vivez à la campagne, vous connaissez le plan “France Très haut débit”, par lequel l’Etat, les collectivités locales et les opérateurs connectent à toute force le moindre recoin du pays en “très haut débit”. Vous savez que la télé a fermé les bistrots, les supermarchés les épiceries et Internet les marchands de journaux. Avec la fibre optique, l’Etat programme la fermeture des services publics, la disparition de la monnaie, la mort de la vie sociale dans les départements ruraux. C’est ce qu’Edouard Schaelchi nous écrit de Haute-Corrèze. A l’inverse de la propagande technologique, celui-ci ne nous explique pas comment on accélère les transferts de données, mais qui le fait et pourquoi. C’est que, contrairement aux formules de Jacques Ellul sur “la force des choses” et l’absence de “commandement du (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/haut-de_bit.pdf


  • Suisse : Avant même l’arrivée de la #5G, des chercheurs planchent déjà sur la #6G Cynthia Racine/oang - 15 Avril 2019 - RTS
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/technologies/10365979-avant-meme-l-arrivee-de-la-5g-des-chercheurs-planchent-deja-sur-la-6g.h

    Alors que les inquiétudes montent autour de la 5G et de ses antennes, des chercheurs suisses et européens s’intéressent déjà à la 6G. Ils veulent éviter le retard pris sur d’autres avec la dernière génération.
    L’Europe a pris du retard dans le développement de la technologie 5G, face à la Chine notamment. Elle veut donc éviter que ce scénario se reproduise avec la génération suivante de cette technologie mobile.

    Et parmi les chercheurs qui planchent déjà sur la 6G figure notamment le Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (CSEM) à Neuchâtel, qui a participé au « 6G Wireless Summit » le mois dernier en Finlande.

    Les risques des solutions chinoises
    « L’Europe va devoir être prise comme un partenaire important dans la définition de ce que sera la 6G », explique le responsable du secteur Systèmes sans fils embarqués au CSEM Philippe Dallemagne lundi dans La Matinale. « Et pas seulement en se basant sur des solutions développées en Chine, ce qui présente des avantages parce que les produits chinois sont plus abordables mais certainement pas les mieux placés en termes de confidentialité des données. On a aussi évoqué des problèmes d’espionnage. On essayera d’éviter ces questions à l’avenir, j’imagine. »

    Parmi les autres pistes étudiées pour la 6G figurent des débits encore améliorés. La question de la dangerosité des ondes, elle, n’est pas encore au centre des préoccupations.

    Antennes moins puissantes mais plus nombreuses ?
    « Aujourd’hui, il n’y a pas de demande spécifique concernant la santé dans la 6G, mais c’est un sujet qui pourrait venir » note Philippe Dallemagne. « Il est clair que multiplier les antennes pose probablement un problème de densité d’émissions de radiofréquences. Un des sujets qui pourrait être abordé dans la 6G, peut-être même déjà dans les prochaines versions de la 5G, serait d’établir des mécanismes qui permettraient de réduire la puissance des antennes, en contrepartie de leur multiplication par exemple. »

    Les recherches sur la 6G n’en sont évidemment qu’à leurs débuts. Il faut en général une dizaine d’années pour développer une nouvelle génération de standards pour la téléphonie mobile.

     #obsolescence_programmée #internet #technologie #téléphonie_mobile #smartphone #nécrotechnologies #smartphones #big_data #high_tech #actualités_high-tech


  • IA, 5G, Linky : innover pour aggraver la crise sociale et écologique
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1119

    Ce jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data. Il a été interrompu par un ’cloud_ d’opposant.es à la Start-up Nation ’en gilets jaunes qui se sont introduit.es sur le podium pour lire la lettre suivante et distribuer le tract "innover pour aggraver la crise sociale et écologique" (à ouvrir ci-dessous). Lire aussi : Dans les filets de Linky, Pièce détachée n°79 (voir ici) Le compteur Linky, objet pédagogique pour une leçon politique Linky et les données « carroyées » - Dans les grilles de l’Insee Les secrets de Linky, ce qu’on apprend en infiltrant une réunion de la Métro Nous sommes le gibier, (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/a_ce_dric_villani.pdf

    • Cher Cédric Villani,
      Nous vous remercions de vous être déplacé à Albi, car nous avions justement des choses à vous dire.
      Tout d’abord, nous avons le plaisir de vous remettre un compteur communicant Linky.
      Prenez-le, il est offert : c’est nous tous qui finançons, via la TURPE, leur déploiement à hauteur de 7 milliards d’euros.
      Ce petit boîtier jaune rend bien des services. Il s’est révélé un merveilleux outil d’éducation populaire. Dans toute la France, il a permis une prise de conscience massive de ce que signifie le monde du big data et des algorithmes, des véhicules autonomes et de la 5G. Dès lors, initié.es par ENEDIS aux joies des objets connectés, nous sommes devenu.es particulièrement sensibles aux mensonges dont on accompagne les investissements en faveur de l’intelligence artificielle. Par exemple, l’idée qu’elle serait une manière de créer des emplois. Soyons sérieux : l’automatisation sert à automatiser. Automatiser sert à licencier, à l’image des dizaines de milliers d’employés d’ENEDIS qui relevaient les compteurs électriques, ou à l’image de la désastreuse dématérialisation des services publics. Autre exemple : en France, le déploiement des véhicules autonomes, c’est-à-dire de la conduite par intelligence artificielle, menace directement plus de 600 000 professionnel.les (chauffeurs de bus, routiers, taxis, etc. ), soit 2 % de la population active. Et ne nous ressortez pas la bonne vieille théorie de la compensation : les conducteurs licenciés auront autant de chance de créer leurs start-up de robotique que les chevaux n’en avaient de se mettre à produire des pièces automobiles. Le problème, M. Villani, c’est aussi qu’il a fait chaud, beaucoup trop chaud à Albi en ce début de printemps. Or l’économie numérique est vorace : elle exige de produire toujours plus de processeurs, de capteurs, de serveurs, de câbles, d’antennes et d’écrans. Elle engloutit des quantités colossales d’énergie, de matières premières et de métaux. Le programme Linky est assez parlant : au nom de la transition écologique, on a commencé par bazarder 35 millions de compteurs en parfait état de marche, puis, en numérisant les réseaux, on génère des pétaoctets de données, stockées et traitées dans d’immenses entrepôts de béton qu’il faut refroidir en permanence. Vous ne pouvez l’ignorer : à l’échelle du globe, ces fameux data centers rejettent déjà autant de CO2 dans l’atmosphère que la totalité du transport aérien. A ce stade, peut-on encore parler d’intelligence, même artificielle ? Enfin, qu’il s’agisse d’e-médecine, de maisons communicantes ou de voitures connectées, ce monde, qui fait de nos vies un grand réservoir à big data, est inacceptable pour une raison simple : il s’appuie sur le réseau 5G qui, plus encore que les précédents, menace directement notre santé. Nous refusons que tous les êtres vivants soient massivement exposés à des champs électromagnétiques d’une telle puissance pour faire fructifier l’industrie de l’électronique et les fortunes des Silicon Valley mondiales.
      Nous luttons pour la sobriété et la justice sociale. Si vous souhaitez employer votre curiosité intellectuelle et votre goût pour les sciences, tout en pérennisant votre carrière politique, n’hésitez pas, M. Villani, à rejoindre les rangs de l’écologie radicale et de l’anticapitalisme dont nous pensons, étant donnés les enjeux actuels, qu’ils constituent les filières d’avenir les plus populaires et les plus novatrices.
      Cordialement,
      Un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation


  • Aux Verts électoraux qui ont une vision bien monoculaire du monde, et aux écologistes sincères mais si naïfs
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1117

    Nous avons reçu des collectifs Nantes1 anti-Linky / 44 contre Linky/ Résistance 5G Nantes un texte qui prend les Verts à partie. Ça commence à se savoir : ces prétendus écologistes sont la plupart du temps des technologistes. "Green technologies", "green New Deal", "capitalisme vert"... Voyez leur soutien à Linky et aux capteurs communicants, à la 5G et aux objets connectés (Grenoble, dirigée par Eric Piolle, EELV et par une majorité Insoumis-Verts, est ville-pilote pour le 5G), aux voitures électro-nucléaires et autonomes, etc. Pour lire le texte, ouvrir le document ci-dessous. Lire aussi : Dans les filets de Linky, Pièce détachée n°79 (voir ici) Le compteur Linky, objet pédagogique pour une leçon politique Linky et les données « carroyées » - Dans les grilles de l’Insee (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/aux_verts_lectoraux_vdef3.pdf


  • Gilets jaunes contre l’intelligence artificielle et la 5G - IAATA
    https://iaata.info/Gilets-jaunes-contre-l-intelligence-artificielle-et-la-5G-3285.html

    Ce jeudi 4 avril, les milieux d’affaires tarnais avaient convié dans l’amphithéâtre d’honneur de l’Ecole des Mines d’Albi l’excellent Cédric Villani, député En Marche et mathématicien, pour disserter sur l’économie numérique et la société du big data.
    Il a été interrompu par un cloud d’opposant.es à la Start-up Nation qui se sont introduit.es sur le podium pour lire la lettre suivante :

    Cher Cédric Villani,

    Nous vous remercions de vous être déplacé à Albi à l’occasion de cette conférence sur « L’économie numérique » à l’Ecole des Mines, car nous avions justement des choses à vous dire.

    Tout d’abord, nous avons le plaisir de vous remettre un compteur communicant Linky. Prenez-le, il est offert : c’est nous tous qui finançons, via la TURPE, leur déploiement à hauteur de 7 milliards d’euros.

    Ce petit boîtier jaune rend bien des services. Il s’est révélé un merveilleux outil d’éducation populaire. Dans toute la France, il a permis une prise de conscience massive de ce que signifie le monde du big data et des algorithmes, des véhicules autonomes et de la 5G. Dès lors, initié.es par ENEDIS aux joies des objets connectés, nous sommes devenu.es particulièrement sensibles aux mensonges dont on accompagne les investissements en faveur de l’intelligence artificielle.

    Par exemple, l’idée qu’elle serait une manière de créer des emplois. Soyons sérieux : l’automatisation sert à automatiser. Automatiser sert à licencier, à l’image des dizaines de milliers d’employés d’ENEDIS qui relevaient les compteurs électriques, ou à l’image de la désastreuse dématérialisation des services publics. Autre exemple : en France, le déploiement des véhicules autonomes, c’est-à-dire de la conduite par intelligence artificielle, menace directement plus de 600 000 professionnel.les (chauffeurs de bus, routiers, taxis, etc. ), soit 2 % de la population active. Et ne nous ressortez pas la bonne vieille théorie de la compensation : les conducteurs licenciés auront autant de chance de créer leurs start-up de robotique que les chevaux n’en avaient de se mettre à produire des pièces automobiles.

    Le problème, M. Villani, c’est aussi qu’il a fait chaud, beaucoup trop chaud à Albi en ce début de printemps. Or l’économie numérique est vorace : elle exige de produire toujours plus de processeurs, de capteurs, de serveurs, de câbles, d’antennes et d’écrans. Elle engloutit des quantités colossales d’énergie, de matières premières et de métaux. Le programme Linky est assez parlant : au nom de la transition écologique, on a commencé par bazarder 35 millions de compteurs en parfait état de marche, puis, en numérisant les réseaux, on génère des pétaoctets de données, stockées et traitées dans d’immenses entrepôts de béton qu’il faut refroidir en permanence. Vous ne pouvez l’ignorer : à l’échelle du globe, ces fameux data centers rejettent déjà autant de CO2 dans l’atmosphère que la totalité du transport aérien3. A ce stade, peut-on encore parler d’intelligence, même artificielle ?

    Enfin, qu’il s’agisse d’e-médecine, de maisons communicantes ou de voitures connectées, ce monde, qui fait de nos vies un grand réservoir à big data, est inacceptable pour une raison simple : il s’appuie sur le réseau 5G qui, plus encore que les précédents, menace directement notre santé. Nous refusons que tous les êtres vivants soient massivement exposés à des champs électromagnétiques d’une telle puissance pour faire fructifier l’industrie de l’électronique et les fortunes des Silicon Valley mondiales.

    Nous luttons pour la sobriété et la justice sociale. Si vous souhaitez employer votre curiosité intellectuelle et votre goût pour les sciences, tout en pérennisant votre carrière politique, n’hésitez pas, M. Villani, à rejoindre les rangs de l’écologie radicale et de l’anticapitalisme dont nous pensons, étant donnés les enjeux actuels, qu’ils constituent les filières d’avenir les plus populaires et les plus novatrices.❞

    Le comité d’accueil du député Cédric Villani à l’Ecole des Mines d’Albi

    #critique_techno #big_data #automatisation #villani #linky


  • Les Poulettes contre le transhumanisme
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1112

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

    A l’occasion de la conférence-débat du vendredi 12 avril 2019 à Saint-Affrique (Aveyron), les Allumeurs de réverbères publient un numéro de L’Oeuf des poulettes consacré au transhumanisme et à la remise en question du progrès. A ouvrir ci-dessous. Conférence-débat : « Transhumanisme, homme augmenté : progrès ou guerre à l’humanité ? » avec Pièces et main d’oeuvre, A Saint-Affrique, au Familial, le 12 avril 2019 à 20h30

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/poulette_4_transhumanisme.pdf


  • Lettre au « Monde libertaire »
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1109

    Bonjour, Nous avons lu votre dossier « Techniques amères » du numéro de février 2019. Nous ne pouvons que nous réjouir de votre intérêt – même tardif - pour la question. Nous avons d’autant plus apprécié certains articles que nous avions parfois le sentiment de nous lire nous-mêmes. Cependant, l’article « Importance et limites de la Technocritique » signé Wax, qui ouvre le dossier, propage des contre-sens et des confusions dommageables pour l’information et la réflexion du lecteur. Nous ne connaissons pas l’auteur ; la réciproque est flagrante. Que celui-ci ne nous ait pas lus ou trop vite, nous ait mal compris ou le feigne, le lecteur du Monde Libertaire n’y gagne qu’approximations et falsifications de nos idées – et plus largement des idées d’un mouvement de pensée bien plus ancien que ne le dit (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/lettre_au_ml.pdf


  • #Saint-Etienne : Vous étiez filmé·e·s, vous serez bientôt écouté·e·s attaque.noblogs - 15 Février 2019
    https://attaque.noblogs.org/post/2019/02/15/saint-etienne-vous-etiez-filme%c2%b7e%c2%b7s-vous-serez-bientot-ecoute%c2%b7e%c2%b7s/#more-24472

    Saint Etienne Metropole et Serenicity, une filiale du marchand de mort Verney Carron, sont heureux de vous annoncer l’installation prochaine de micros dans le quartier Beaubrun Tarentaize.

    
Une expérimentation grandeur nature de la Smart City.

    Cela va permettre d’appeler directement les pompiers s’il y a un accident sur la route, et ainsi la mamie du 3e n’aura plus à composer le 18. Quelle révolution !
    
Ce n’est pas pour fliquer, c’est pour améliorer nos vies. Nous rendre joyeux en quelque sorte. On pourra même enregistrer le chant des oiseaux, enfin s’il en reste encore…

    



    La Smart City, quel merveilleux filon pour ces villes à la recherche d’un développement économique infini et ces startuppers en mal de reconnaissance.
    La ville va être intelligente, car nous sommes trop cons. Alors il y a des gens bien intentionnés qui ont tout prévu pour nous rendre la vie facile et heureuse.
    
Eduquer ces pauvres qui gaspillent l’eau et l’électricité, en les équipant de mouchards. Imposer le numérique dans notre quotidien, en le rendant incontournable.

    En attendant le tram, tu te reposais sur un vulgaire banc en bois. Maintenant tu poses ton cul sur un siège design connecté. Merci la smart city, merci la vie.

    La Smart City est un vrai projet politique.
    Le déploiement massif des technologies numériques permet d’asservir et contrôler davantage la population.
    C’est aussi extraire des matières premières rares, polluer la Terre et consommer toujours plus d’énergie.

    Réprimer nos libertés et détruire davantage la nature, voilà le vrai visage de la ville numérique.

    Sainté Smart city, non merci !


    .
    .
    L’Essor / jeudi 7 février 2019

    En mars, le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot sera équipé d’une vingtaine de micros destinés à détecter les sons liés à des accidents, incivilités ou actes de vandalisme et d’alerter les secours. Il s’agit d’une expérimentation de six mois menée par la start-up stéphanoise Serenicity.

    Un cri, une détonation, une tôle froissée, un pare-chocs embouti… Une vingtaine de micros seront installés dès le mois de mars dans le quartier Tarentaize-Beaubrun-Couriot afin de détecter ces bruits inhabituels. Des « oreilles » qui permettront d’orienter les caméras de vidéosurveillance en conséquence et de donner l’alerte aux services de secours. Il s’agit d’une expérimentation nommée Soft, l’acronyme de Saint-Étienne observatoire des fréquences du territoire, qui consiste à détecter des anormalités sur l’espace public et qui permet d’accélérer l’intervention des secours. Les capteurs développés par le leader mondial Analog Devices « ne capteront pas les conversations des passants ».

    « Nous n’enregistrons rien. La Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a validé le fait que nous détectons seulement la signature acoustique », rassure Fabrice Koszyk. Il est l’un des six associés dans la start-up Serenicity, une société créée en juin 2018 et présidée par le fabricant d’armes et spécialiste de la sécurité stéphanois, Guillaume Verney-Carron. « J’ai croisé la route de G. Verney-Carron dans le cadre de sa démarche de safe city. Nous avons participé à un groupe de travail autour d’applications mobiles et puis nous avons développé une partie “sécurité de la smart city” », ajoute l’entrepreneur. « Notre volonté est de rendre plus efficient l’existant et de rendre moins intrusive la vidéo protection avec des personnes qui contrôlent les écrans. Le but est d’intégrer notre technologie aux systèmes existants au sein des collectivités », ajoute t-on chez Serenicity. Les éléments collectés seront, selon la start-up stéphanoise, la propriété de la collectivité avec laquelle ils travaillent.

    Du côté de la start-up comme de la Métropole, on se défend de développer un système uniquement sécuritaire et à Fabrice Koszyk, de compléter : « Grâce aux sons collectés, peut-être qu’un jour nous serons en mesure de mener un recensement des chants des oiseaux par exemple. C’est aussi ça, la big data ». Non loin de rappeler le Big Brother d’Orwell et la maîtrise absolue, ces micros ne sont que le début d’une longue série de projets numériques co-financés par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir ville et territoires durables et solidaires qui dote Saint-Étienne Métropole de 2,2M€ pour développer le concept de « ville connectée ». « Le projet de Serenicity, qui nécessite dans un premier temps dans les 150 000 € entre dans ce projet global », explique Jean-Pierre Berger, conseiller de Saint-Étienne Métropole et président d’Épures, l’agence d’urbanisme de la région stéphanoise.

    Commande à distance de l’éclairage public, internet des objets, gestion raisonnée des consommation d’eau des foyers… Autant de projets qui devraient prochainement voir le jour. « Nous nous sommes rapprochés de bailleurs sociaux. Nous comptons sur eux afin de convaincre les habitants des quartiers en difficulté de participer à nos panels. Par exemple, comme avec Serenicity, nous envisageons un partenariat avec Suez pour comprendre la consommation d’eau des foyers et les accompagner dans l’économie des ressources », ajoute l’élu. Jean-Noël Cornut, conseiller municipal délégué à la cité numérique et aux systèmes d’Information et de télécommunications complète : « Les habitants contribueront à la collecte de données utiles à une gestion plus écologique de leur quartier via notamment des applications mobiles tel que “MobiliSÉ”, qui permet aux Stéphanois d’envoyer des images et des informations concernant des travaux ou des incivilités en ville ».

    Serenicity développe un service de cyber-pompiers du numérique. « Est-ce que je sais vraiment si mon adresse mail n’est pas utilisée dans le dark ou deep Web ? ». Ces cyber-pompiers seront à même de répondre à cette question du grand public durant la biennale du Design. « Nous avons déposé un brevet sur la partie acquisition de ces informations », ajoute Fabrice Koszyk. Un concept qui s’appelle Sdis pour Service de défense d’informations et de sécurisation du numérique.

    #smart_city #surveillance #ville_intelligente #smart_cities #nécrotechnologies #smartcity #villes #smart-cities #serenicity #Sdis #cyber-pompiers #start-up


  • On achève bien les paysans
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1104

    Une trentaine de Chimpanzés du futur occitans ont perturbé, le 11 décembre 2018, le Forum international de robotique agricole de Toulouse. Ils y ont distribué le tract ci-dessous. Lire aussi : « Robotique et numérique agricoles », dossier du magazine Alim’Agri du ministère de « l’Agriculture »

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/onze_douze.pdf


  • N’achetez rien. Déconnectez-vous.
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1103

    Voici notre dernière vidéo (sur https://vimeo.com/307132592

    ), ou plutôt celle de Grenoble Anti-Linky, un collectif auquel nous participons depuis quatre ans, qui multiplie les textes d’alerte et d’analyse, les réunions publiques, les actions, manifestations et rassemblements contre les capteurs communicants, la smart city, les objets connectés, la voiture électro-nucléaire, etc. (Voir ici) Grenoble est l’une des cinq villes pilotes pour la 5G, technologie de communication sans fil indispensable au déploiement des voitures-robots, des objets connectés, de l’Internet des objets et de la smart city. Ici, EDF s’appelle GEG (Gaz Electricité Grenoble), et Enedis se nomme GreenAlp. Ville Verte, ville machine. Sous la direction d’Eric Piolle, son ingénieur maire, Grenoble reste le laboratoire de (...)

    « http://grenoble-anti-linky.eklablog.com » #Nécrotechnologies


  • Le rêve transhumaniste de Renan (en attendant la conférence du 11 janvier à Grenoble)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1101

    Découvrons le rêve de Renan, écrivain, philosophe et historien (1823-1892), idole et idéologue de la Troisième République (auteur entre autres du fameux Qu’est-ce qu’une nation) :

    « L’humanité inférieure, dans une telle hypothèse, serait bientôt matée par l’évidence, et l’idée même de la révolte disparaîtrait. La vérité sera un jour la force. "Savoir, c’est pouvoir" est le plus beau mot qu’on ait dit. L’ignorant verra les effets et croira ; la théorie se vérifiera par ses applications. Une théorie d’où sortiront des machines terribles, domptant et subjuguant tout, prouvera sa vérité d’une façon irrécusable. Les forces de l’humanité seraient ainsi concentrées en un très petit nombre de mains, et deviendraient la propriété d’une ligue capable de disposer même de l’existence de la planète et de terroriser (...)

    #Nécrotechnologies


  • #beurk : 71 % d’Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose. Le râpé du père Jean #Carrefour, #Leader_Price

    Le râpé du père Jean - Préparation à base de matières grasses végétales et de fromage.
    Imprimé sur le sachet : Ingrédients : Fromage > 28% , Huile végétale, eau, amidon, sel, arôme, sel de fonte (E331 E341), colorant (E180a), anti agglomérant : cellulose.

    Information trouvé sur : https://www.olivierdauvers.fr/2018/11/26/cher-alexandre

    « Quitte à me fâcher avec Orangina-Suntory (propriétaire de la marque), ce “Père Jean” est le “Canada Dry” du fromage râpé. Un ersatz. Tous les attributs en apparence mais si peu en réalité. Attardez-vous sur la composition, cher Alexandre : royalement 27 % de fromage. Le reste, 73 % quand même ? De l’huile (de palme !, allez-y soyez “provoc” jusqu’au bout…), de l’eau, de l’amidon de pomme de terre, etc. Bien loin d’un emmental râpé dont il reprend pourtant les codes. Ce que j’appelle “la zone grise de l’industrie agro-alimentaire”. Des produits légaux mais honteux. Surtout, le genre de produits qui nourrit légitimement la défiance alimentaire contemporaine. »

    La fiche produit est presque illisible sur #openfoodfacts , hélas. (probablement due à la mise à jour automatique de la fiche produit)
    https://fr.openfoodfacts.org/produit/3304100012251/la-rape-du-pere-jean-leader-price

    l’#ersatz est fabriqué par « Les Fromagers de Saint-Omer », à Campagne-lès-Wardrecques, Pas-de-Calais , entreprise subventionnée par la communauté d’agglomération du pays de Saint-Omer (voir la voix du nord).

     #malbouffe #capitalisme #alimentation #nécrotechnologies #huile_de_palme #industrie_palmiste #agrobusiness #obésité #junk_food #agro-alimentaire #emmental #France

    • Déjà, vendre le fromage déjà râpé est une folie emplastifiée. Après, c’est souvent moins cher que le bloc du même poids. Tout est dit ? Consommateur, économise et tais-toi.


  • Conférence à Grenoble (11/01/19) - Transhumanisme : voulons-nous devenir des hommes-machines ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1099

    Vendredi 11 janvier 2019 Apéro et librairie dès 18h30 Conférence-débat à 19h30 Maison des Associations de Grenoble (6 rue Berthe-de-Boissieux)

    Le transhumanisme est un projet de prise en main de l’Evolution par les ingénieurs. Son objectif : substituer aux humains une espèce « augmentée », fruit du progrès technologique et d’une volonté de maîtrise totale. Quels sont les ressorts et les moyens de cette idéologie ? S’agit-il d’un délire scientiste ou d’une menace réelle ? Et vous, voulez-vous devenir des hommes-machines ? Conférence-débat avec Olivier Rey, mathématicien et philosophe, auteur de Leurre et malheur du transhumanisme (Ed. Desclée de Brouwer, 2018), organisée par Jo Briant, militant grenoblois & Pièces et main d’oeuvre, auteur du Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (Ed. (...)

    #Nécrotechnologies


  • Une soirée avec la MAIF : « Intelligence » artificielle, employés robots et philosophie d’accompagnement
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1096

    Jeudi 11 octobre 2018, la MAIF, « assureur militant », nous convie à une « conférence-expérience » sur l’intelligence artificielle, dans une salle de spectacle aux portes de Grenoble. Pour lire le récit de cette soirée, ouvrir le document ci-dessous.

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/soire_e_ia_avec_la_maif.pdf


  • Entretien avec A., parkinsonnienne philosophe : « Les traitements de Benabid nous réduisent à une machine »
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1087

    Samedi 13 octobre 2018, à l’issue de la conférence sans débat d’Alim-Louis Benabid aux Rencontres philosophiques d’Uriage (voir ici), nous avons rencontré A. A. est atteinte de la maladie de Parkinson. On ne peut pas l’ignorer : son bras droit a souvent l’air de danser tout seul. Elle avait l’air furieuse après la péroraison du professeur qui soigne les parkinsoniens, nous avons voulu savoir pourquoi. Pour lire l’entretien, ouvrir le document ci-dessous.

    #Nécrotechnologies

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/entretien_sur_parkinson.pdf


  • Les Rencontres d’Uriage invitent le transhumaniste Alim-Louis Benabid
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1085

    Toujours en librairie : Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme. Voir ici

    Pour répondre à la question « Peut-on encore être humaniste ? », les Rencontres philosophiques d’Uriage invitaient ce 13 octobre 2018 le fondateur de Clinatec, Alim-Louis Benabid. Un scientifique qui met au point les outils du transhumanisme réel, au service de l’homme automachiné en quête de toute-puissance. Excellent choix. Nul mieux que le professeur Benabid n’incarne la figure du chercheur infatué (il espère le Nobel depuis tant d’années), dissimulant mal sa soif de puissance derrière une fausse modestie travaillée. Il en a fait à nouveau la preuve lors d’une conférence à la gloire de l’exosquelette testé ces temps-ci à Clinatec. Extraits :

    "Le transhumanisme et ce qui a été évoqué aujourd’hui, j’ai du (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/benabid_uriage_2018.pdf
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/mp3/benabid_uriage_13_10_18.mp3


  • Linky : et maintenant, le coup du « débat participatif »
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1080

    A ceux qui s’interrogent sur l’opposition à Linky, Gazpar et autres capteurs communicants, Enedis vient d’en confirmer l’ampleur en lançant le 1er octobre un pseudo « débat participatif Linky ». Débattre du mouchard électronique trois ans après le début de son déploiement et alors que des millions de foyers se le sont déjà vu imposer, cela vous rappelle quelque chose ? Oui, la campagne de pseudo-débats sur les nanotechnologies organisée en 2009-2010 par le gouvernement (via la Commission nationale du débat public - CNDP), trois ans après l’inauguration de Minatec, premier pôle européen de nanotechnologies, à Grenoble. Ou les pseudo-débats sur l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, avec cette même CNDP, en 2005 puis en 2013, vingt à trente ans après la décision d’enfouir les déchets nucléaires dans (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/pseudo-de_bat.pdf



  • Quand les Verts « vendent » Minatec
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1061

    Voici 12 ans, le 1er juin 2006, un millier de marcheurs s’était rassemblé pour protester contre l’inauguration de Minatec ; et au-delà, contre l’incarcération de l’homme-machine dans le monde-machine. Les Verts, toujours francs et courageux, avaient tergiversé à bas bruit entre le soutien aux nanotechnologies et des vœux pieux d’ « encadrement éthique ». Ils ne sont pas les seuls. La critique des (nano)technologies n’est pas la priorité d’une gauche pour qui le salut et l’émancipation consistent au contraire à brader l’autonomie du vivant pour l’hétéronomie de l’artificiel. Les Verts grenoblois ont conquis le pouvoir municipal en 2014 et dominent depuis la cuvette - la Métro -, avec leurs alliés. En décembre 2017, ils ont vendu à cette même Métro les actions de la Ville de Grenoble dans la SEM (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/les_verts_vendent_minatec.pdf


  • La campagne se meurt, la technocratie l’achève
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1053

    En 2050, 80 % du cheptel humain s’entassera dans des mégapoles-machines aux flux de transports, de fluides, d’énergie, d’individus, pilotés par "Intelligence Artificielle". Smart city, voitures “autonomes”, capteurs de données communicants, Internet des objets, big data, etc. Cette concentration résulte d’un projet de rationalisation - de rationnement raisonné - des "ressources". Pour rabattre les ruraux vers les métropoles, il suffit de supprimer les services de proximité, la Poste, l’école, l’hôpital, et les dessertes des petites communes ; puis d’ouvrir des complexes commerciaux périphériques afin de tuer les centres bourgs. Financez les projets urbains, les “pôles de compétitivité”, et admirez l’afflux urbain.

    Quant à ce que la novlangue nomme “les territoires”, ne croyez pas qu’ils échappent à rationalisation technicienne. La plupart de leurs décideurs veulent en faire des “smart territoires”, fonctionnant, eux aussi, en haut débit. Il n’y a pas de raison qu’on ne clique pas dans les chemins creux et sous les platanes du marché. Puis, les citadins qui viennent se ressourcer le week-end ont besoin de leur connexion pour... eh bien pour rester connectés.

    Surtout, la “ruralité” doit servir la mégamachine urbaine. Laisser passer les lignes à grande vitesse et à très haute tension. Fournir la biomasse et les ressources nécessaires à la consommation exponentielle d’énergie (la “planète intelligente” est une planète électrique). Nourrir les villes. Stocker les déchets nucléaires. Réserver quelques espaces aux loisirs, conformément aux recommandations des experts en santé urbaine.
    Vous pensiez vivre à la campagne, votre pays n’est qu’une fonction support pour les métropoles.

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/article_hyper-ruralite_.pdf


  • Pagaille à l’aéroport d’Amsterdam en raison d’une panne de courant RTS - afp/cab - 29 Avril 2018

    L’aéroport d’#Amsterdam #Schiphol était fortement perturbé dimanche après une importante panne de courant qui a paralysé la plateforme internationale dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris auprès des autorités portuaires.
    http://www.rts.ch/2018/04/29/14/57/9529730.image?w=900&h=506

    En raison de la panne de courant qui a affecté le système d’enregistrement, l’aéroport a été temporairement fermé tôt dimanche matin pour garantir la sécurité des voyageurs, massés dans les halls et particulièrement nombreux en raison des vacances scolaires.

    La compagnie néerlandaise KLM a annulé au moins 25 vols au départ de Schiphol vers des destinations européennes et le nombre de vols entrants a été réduit.

    La panne a été réparée dans la matinée et les systèmes d’enregistrement sont de nouveau opérationnels, mais des retards devraient persister jusqu’à lundi.

    Routes fermées
    Les accès routiers ont été fermés, créant d’importants embouteillages, pour décourager les voyageurs de se rendre sur place. La circulation des trains et des bus a également été bloquée pendant que la direction de l’#aéroport demandait aux voyageurs de rester chez eux.

    #électricité #panne #intelligence_artificielle #critique_techno #nécrotechnologies #smart_city


  • Albi : action contre le puçage des ovins et caprins
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1032

    Le 3 avril 2018, 70 personnes ont investi les locaux de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations d’Albi pour soutenir des éleveurs locaux menacés de sanction pour refus de puçage électronique de leurs bêtes. L’occasion d’un débat avec les fonctionnaires présents, sur le sens de leur travail, sur l’informatisation de l’agriculture et sa mise aux normes. Voici le tract diffusé à cette occasion (à ouvrir ci-dessous). Lire aussi : Occupation du Pôle Traçabilité de Valence RFID : la police totale. Puces intelligentes et mouchardage électronique. Un livre et un film. (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/aux_salaries.pdf


  • Une chaîne humaine contre Linky et les capteurs communicants
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1024

    Tous à Autrans-Méaudre-en-Vercors samedi 5 mai 2018 de 11h à 18h Depuis fin 2015, Enedis remplace de gré ou de force nos compteurs électriques par le capteur communicant Linky. Les compteurs de gaz et d’eau deviennent eux aussi des mouchards électroniques. L’Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data. Avec ce projet inutile et gaspilleur, il nous impose des objets connectés à domicile, au mépris de notre vie privée, de notre santé physique et psychique et de notre liberté. Citoyens et élus locaux, nous refusons les capteurs communicants, la société connectée et ses nuisances sanitaires, environnementales, sociales et humaines. Nous refusons ce monde « sans contact » où les objets sont supposés « (...)

    « https://sites.google.com/view/chainehumainenonlinkyvercors »
    « http://frequencevercors.canalblog.com »
    « http://grenoble-anti-linky.eklablog.com » #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/appel_vercors.pdf


  • « Concert amplifié » : une mauvaise idée, dans le tapis Le Devoir - Sylvain Cormier - 3 mars 2018

    http://www.ledevoir.com/culture/521804/critique-spectacle-concert-amplifie-au-centre-bell-une-mauvaise-idee-dans-

    Les musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec prennent place. Voici le chef David Martin, solennel, un peu croque-mort dans la démarche raide. L’orchestre démarre. Badaboum. Tagada. Tsoin-tsoin. Plein les oreilles. Stridence. Trop aigus, les cuivres, les vents.

    Bourdonnement. Trop brouillonnes, les basses. On comprend tout de suite : par « concert amplifié », on voulait dire « trop fort ». L’idée, c’est d’impressionner. Y a-t-il un micro par instrument et un sonorisateur dur de la feuille ? On peut le supposer. L’idée, c’est aussi de donner à entendre les « classiques du classique » à la manière d’un show rock. Beding bedang. Rentre-dedans, c’est pas de l’onguent.

    Évidemment, la nuance dans le maniement de la baguette ne s’entend pas beaucoup : c’est de la console que ça se décide, clairement (ou, plus exactement, confusément). Le premier mouvement de la Cinquième symphonie de Beethoven frappe comme un paquet de marteaux sur un paquet d’enclumes. L’artillerie lourde. Les bombes. La DCA. Pin-pon, pin-pon. Sonnez l’alerte. Les Alliés débarquent en Normandie. Mais non, il n’y a pas d’écran. C’est moi qui me souviens d’une scène dans Le jour le plus long, le film de Zanuck.
    À la fin de la pièce, pschuittttt ! Des jets de fumée (ou de vapeur) jaillissent. Deux secondes. J’espère qu’ils ne sont pas payés à la durée des effets spéciaux, ça ne fera pas cher de l’heure. Quand s’amène « la divine » Natalie Choquette (dixit le chef), c’est un peu plus équilibré : il ne faut pas l’enterrer, ce serait malpoli. Le chef annonce le « très touchant » thème de Roméo et Juliette de Prokofiev : c’est gentil de le préciser, comment aurait-on su autrement qu’il fallait s’émouvoir ? Évidemment, nous ne sommes pas des habitués des concerts classiques, il faut tout nous expliquer. Il ne suffit pas de nous assommer.

    En ce vendredi au Centre Bell, pour la seconde présentation de ce « concert amplifié » (jeudi soir, c’était au Grand Théâtre de Québec), on mesure l’ineptie du concept. Les courts moments d’effets spéciaux sont des corps étrangers. Des verrues plantaires sur des pieds bots. Du trop avec du trop, ça fait doublement trop. Enflure. Baudruche. Montgolfière. Imaginez des ballounes avec des pétards à mèche : le grand n’importe quoi.

    Stéroïdes en stéréo
    Pour dire les choses simplement : c’est une très mauvaise idée, ce spectacle. Une mauvaise idée dans le tapis. Musicalement, ça ne va pas : l’amplification dénature la dynamique naturelle d’un orchestre symphonique. Crac boum hue ! Les effets de show rock ne fonctionnent pas non plus : tout est gratuit, c’est même pas du show de boucane 101, rien n’est lié à ce qui se passe dans les pièces. Lesquelles n’ont pas grand-chose à faire ainsi accolées : il n’y a pas de logique autre que celle d’être des « morceaux connus ». Exemple d’effet : chaque musicien a au poignet un bracelet lumineux. On se croirait dans la foule au Festival d’été de Québec. Pas grand rapport avec la partition, mettons.

    Çà et là, des passages moins piétons rappellent que ces musiciens savent jouer quand ils en ont l’occasion. Ils font ce qu’ils peuvent, dans les circonstances. On compatit. On pâtit, aussi, mais bon, la compassion est plus grande que le ras-le-bol. Ils n’ont pas l’air à la fête : pas sûr que l’habillage rock leur sied. Peut-être aurait-il fallu, comme les Beatles lors de l’enregistrement de la folle séquence pour orchestre dans A Day in the Life, leur fournir de faux nez, perruques et autres objets forains : ils auraient été plus à l’aise.

    Et L’Heptade ?
    Qu’en est-il de la « suite » de L’Heptade, l’attraction première de la soirée, condensé du grand oeuvre d’Harmonium, réarrangement signé David Martin avec l’aide de Serge Fiori lui-même ? C’est la portion la plus comestible de ce gâteau à étages : la transposition pour orchestre ne tombe pas sur le coeur. On a de toute évidence fait un effort. Il y a une part de création. Un respect des modulations d’origine. Et un certain goût dans les éclairages. Ça n’éclabousse pas pour éclabousser, sauf quand Natalie Choquette vient se mêler de Comme un sage. Il aurait fallu demander à Monique Fauteux, qui aurait permis un véritable lien avec Harmonium.

    Ce n’est quand même pas long, sept minutes mémorables sur une interminable heure et demie. Surtout quand c’est suivi, je vous le donne en mille, du Boléro de Ravel. Avec de petites ampoules qui scandent le rythme, une ampoule par lutrin. Ça alors, la trouvaille ! On est éblouis, vous pensez bien ! Un peu plus et on avait droit au cochon volant de Pink Floyd… La question monte comme un cadavre ayant trop séjourné dans l’eau : comment diable a-t-on pu s’imaginer que le volume suffit à compenser une telle absence d’imagination ? Navrante, consternante expérience.

    @pmo #En_vedette #smart #Musique #Nécrotechnologies #Quebec #bracelet_électronique #bracelet Néo #Culture