L’article du NYT :
▻https://www.nytimes.com/interactive/2024/06/03/opinion/covid-lab-leak.html
La commission d’enquête encore en ligne jusqu’à demain à priori !
▻https://www.hsgac.senate.gov/hearings/origins-of-covid-19-an-examination-of-available-evidence
En ce qui nous concerne, nous avons publié notre mise à jour dans Le règne machinal (la crise sanitaire et au-delà) paru en 20211. Surprise : les derniers développements confirment pratiquement tout ce que nous avions écrit. Mais des détails méritent d’être rapportés pour ce qu’ils révèlent de la recherche scientifique réellement existante. Accessoirement, des monstres virologiques construits par la biologie synthétique attendent probablement dans des laboratoires d’où ils ne demandent qu’à s’échapper. Au cas où ça intéresse quelqu’un.
[…]
Depuis des années, expliquons-nous en 2020, les équipes de Ralph Baric (université de Caroline du Nord), de Shi Zhengli (Institut de virologie de Wuhan) et de Peter Daszak (EcoHealth Alliance, organisme américain dédié à la prévention des maladies infectieuses, financé par l’administration fédérale), collaborent à la recherche scientifreak. En l’espèce, à la production in vitro de coronavirus trafiqués au niveau de la protéine spike, ces petites piques à la surface du virus qui lui permettent d’entrer dans les cellules infectées.
Pour creuser le volet génétique de notre enquête, nous échangeons alors avec des spécialistes des coronavirus qui, dans leurs labos français, commencent à douter. Leurs microscopes détectent des anomalies trop grosses pour être naturelles. Surmontant son incrédulité mais non sa peur de passer pour complotiste, notre « comité scientifique » nous confie sa conclusion provisoire sous le sceau de l’anonymat :
"Le virus de chauve-souris a été collecté dans des grottes du Yunnan. Ce virus étant peu infectieux, les Chinois l’ont modifié pour l’étudier et faire au passage une publication dans Nature. Ils l’ont rendu transmissible à l’homme en trafiquant la spike - la probabilité que la séquence de la spike soit d’origine naturelle est à̀ peu près égale à̀ zéro - et en insérant un site furine très visible et quasi impossible à̀ acquérir naturellement. On voit la main du correcteur et les bricolages moléculaires. Ils ont infecté des animaux pour voir. Un jour, un animal a toussé ou respiré près d’un chercheur, qui a ensuite contaminé les gens près du marché de Wuhan4."
Enfin, notre enquête pointe de possibles conflits d’intérêt chez les auteurs d’un article publié dès mars 2020 dans la revue Nature Medicine, « The Proximal origin of Covid-19 », dont les conclusions péremptoires sur l’origine forcément naturelle du SARS-CoV2 contaminent le monde entier - scientifique, politique, médiatique. A partir de cet article, toute interrogation sur les causes de la pandémie devient suspecte de « conspirationnisme ». Fatalité : Donald Trump est de ceux qui s’interrogent. Non seulement la presse française s’avère incapable de produire un travail d’enquête honnête et sérieux, mais il faut endurer les remontrances d’un Rudy Reichstadt, détecteur de complotisme diplômé : « on sait que ce virus est le produit d’une mutation naturelle5 » - ou ceux d’un William Audureau, « Décodeur » du Monde, contre « l’étrange obsession d’un quart des Français pour la thèse d’un virus créé en laboratoire [alors que] le SARS-Cov2 est d’origine naturelle ». L’épidémie rappelle que la propagande technologiste fait fi de toute rationalité et de toute quête de vérité pour défendre la technoscience et les technocrates. Memento Tchernobyl et salut à Svetlana Alexievitch6.
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Ces dernières semaines, l’enquête s’élargit du côté américain. N’espérez rien de la Chine, même si la journaliste Zhang Zhan, arrêtée après ses reportages sur les hôpitaux de Wuhan au début de
l’épidémie, vient d’être libérée (sous surveillance) après quatre ans de prison. L’Europe, elle, semble avoir tourné la page sans souci des origines. Si vous n’êtes pas anglophone et curieux, aucune chance de connaître les derniers développements.
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Et la fin :
Au risque de sembler insistants, voici une dernière information. Elle nous vient de Steven Quay, chercheur en médecine et biotechnologie, expert en enquêtes sur les fraudes scientifiques. Il l’a livrée lors de son audition du 18 juin dernier devant le Sénat américain :
« En décembre 2019 nous avons trouvé des expériences en biologie synthétique sur le virus Nipah à l’Institut de virologie de Wuhan. Ils avaient créé un vecteur clonant avec un virus que les CDC américains définissent comme un "agent bioterroriste". Le virus Nipah est l’un des virus les plus mortels de la planète, avec une létalité
supérieure à 75 %. Soit 60 fois plus mortel que le SARS2. Pourquoi menaient-ils des recherches en biologie synthétique sur le virus Nipah au WIV en décembre 2019 ? Je ne peux pas spéculer. Mais une infection en laboratoire avec, par exemple, un Nipah modifié aéroporté, ferait ressembler la pandémie de Covid-19 à une
promenade au parc22. »
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