• Les saboteurs d’antennes contre le cynisme technocratique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1607

    Le 11 janvier dernier, un incendie détruisait un émetteur de télédiffusion sur la commune des Cars. L’infrastructure seule était visée : aucun blessé, aucun mort, aucun mouvement de foule ou de panique ne sont à déplorer. L’opération aurait essentiellement privé un peu plus d’un million de personnes de la TNT et de plusieurs stations de Radio-France... pendant quelques jours. Une enquête a pourtant été ouverte pour terrorisme, aboutissant, le 15 juin, à l’interpellation brutale de six personnes, à l’aube, à leur domicile. Après 72h de garde à vue, une institutrice directrice d’école, une femme artisan-menuisier et un plombier retraité sont finalement mis en examen. Le juge décide de leur accorder la liberté sous contrôle judiciaire, contre le Parquet qui requérait la détention provisoire. Chacune des (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/soutien_carsv2.pdf

  • Les Faucheurs volontaires d’OGM (69-42) contre le pass sanitaire
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1605

    Nous avons reçu un communiqué des Faucheurs volontaires d’OGM (Rhône-Loire), qui exposent les raisons de leur refus du pass sanitaire, y compris lors d’événements « militants » ou politiques. Merci de faire circuler. ***** LE COLLECTIF DES FAUCHEURS VOLONTAIRES D’OGM RHÔNE-LOIRE SE POSITIONNE FACE AU PASS Les structures bienveillantes voire militantes qui poursuivent tant bien que mal leurs activités publiques nous appellent parfois à participer à leurs évènements. Nous tenons à les informer des motifs qui nous empêchent d’accepter toute invitation sous réserve de pass dit « sanitaire ». La plupart des Faucheurs-ses Volontaires d’Organismes Génétiquement Modifiés n’ont pas de pass car : – les vaccins exigés pour son obtention sont des produits génétiquement modifiés, classés OGM par la législation (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/faucheurs_contre_pass_sanitaire.pdf

  • Une plateforme semi-submersible pour l’élevage des moules - Loïc Fabrègues
    https://lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/nautisme/41352-une-plateforme-semi-submersible-pour-lelevage-des-moules

    Le néerlandais Oos international, spécialisé dans les services maritimes, a présenté le 26 octobre le design d’une plateforme semi-submersible pour cultiver des moules en haute mer.
    https://www.youtube.com/watch?t=66&v=cZD6AQzSHrM

    Le groupe entend répondre à la baisse de la production du bivalve aux Pays-Bas, cantonnée aux zones abritées. Le premier exemplaire, baptisé Oos Cees Leenaars, mesurera 72 mètres de long par 36 de large. Il pourra accueillir, de chaque côté, 72 cordes sur lesquelles seront suspendus les supports garnis de moules. La capacité de la plateforme de s’enfoncer sous l’eau, une technologie éprouvée chez Oos international avec ses semi-submersibles de levage lourd pour pétrole & gas, doit protéger les filières des vagues et des tempêtes.

    Afin de rendre l’activité neutre en carbone, la structure sera équipée de panneaux solaires, de deux éoliennes et de deux hydroliennes. Un pilote du projet doit être mis en test en 2022.

    « Selon les résultats, nous lancerons la construction », indique l’entreprise. L’idée serait d’installer une première plateforme dans le parc éolien en mer Borssele 3, complètement opérationnel depuis janvier, au large des Pays-Bas.

    Plus d’informations : https://www.oosinternational.com/ssmf-oos-cees-leenaars

    #nécrotechnologies #technologisme #pêche #moules #mer #alimentation #agriculture #travail #technologie #critique_techno #sciences #actualités_scientifiques

  • Quelles sont ces nouvelles technologies qui se cachent derrière la 5G ? (Et demain, la 6G) La Tribune, Serge Abiteboul et Gérard Berry
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/quelles-sont-ces-nouvelles-technologies-qui-se-cachent-derriere-la-5g-8949

    La 5G est en cours de déploiement, revenons sur ce qui la différencie des générations de télécommunications précédentes.

    On peut transmettre des messages en utilisant des ondes électromagnétiques. Par exemple, un téléphone cellulaire échange des messages avec une station radio le plus souvent située en haut d’un pylône ou sur un toit. On utilise pour cela des ondes de différentes fréquences ; les plus basses se propagent plus loin, les plus hautes exigent de plus petites antennes ; les encore plus hautes sont très peu utilisées pour l’instant.

    Les premiers réseaux cellulaires étaient analogiques. Ils sont devenus numériques avec la 2G, qui a aussi introduit les SMS. Avec le nouveau millénaire, la 3G a fait entrer la téléphonie mobile dans le monde d’Internet. Avec des débits bien plus grands joints à l’explosion des smartphones, la 4G a apporté la vidéo en bonne définition.

    Tous les 10 ans environ, un nouveau standard et une nouvelle génération de téléphones cellulaires arrivent qui transforment les usages ; récemment, c’était la 5G.

    On assiste depuis l’arrivée de la 2G a une progression exponentielle des données transportées par le réseau, et une augmentation massive du nombre d’objets connectés (téléphone, télévision, télésurveillance, voitures connectées, etc). C’est permis par les avancées scientifiques et technologiques qui ont amélioré les « tuyaux » où circulent les données. De fait, les usages absorbent tout ce que la technologie propose. Il faut noter que la partie essentielle de cette connectivité vient de la fibre optique, dont nous ne parlerons pas.

    Les technologies de la téléphonie cellulaire ont apporté des solutions efficaces et abordables pour une couverture de service de communications globale, reliant des lieux éloignés, les zones rurales, les voies de transports routiers ou ferroviaires. En cela, elles participent à la réduction de la fracture numérique territoriale.

    La 5G amène une vraie disruption. On aimerait pointer une avancée scientifique à sa base, mais en fait elle repose sur toute une gamme d’innovations. Le monde du téléphone cellulaire est un monde de normes : il fonctionne parce que les opérateurs se mettent d’accord, dans un cadre qui s’appelle le 3GPP, sur des normes qui vont permettre, par exemple, à un paquet de bits de passer de votre téléphone au cœur de la Lozère, à l’ordinateur d’une amie dans son bureau à Rio. Ceci demande de regrouper tout un paquet d’avancées scientifiques et techniques avant de lancer une nouvelle norme. La 5G est donc plutôt comme un couteau multi-lames, où chaque lame est soit une techno venant de la 4G, mais améliorée, soit une nouvelle techno sortie des labos dans les dix dernières années.

    Les fonctionnalités de la 5G
    La 5G va permettre des améliorations techniques principalement dans quatre directions : le débit, la latence, la densité et la virtualisation.

    Un aspect très visible dans les communications cellulaires est la quantité d’information échangée dans une unité de temps : le débit. Si le débit est trop faible, je ne peux pas visionner un film, ou je ne le fais qu’avec une qualité très médiocre. Avec la 5G, on peut s’attendre à ce que « le débit de pic » soit jusqu’à 10 fois supérieur à celui de la 4G, quasiment celui d’une fibre optique ordinaire. En fait, les débits vont surtout augmenter grâce à de nouvelles fréquences que la téléphonie mobile va coloniser avec la 5G, qui sont des fréquences hautes entre 1GHz et 6 GHz et des fréquences encore plus hautes dites « millimétriques » au-dessus de 6 GHz.

    Mais ne rêvons pas : dans le cellulaire, on partage les fréquences entre les différents opérateurs, et pour chaque opérateur avec les gens autour de nous : le voisin qui regarde un match de rugby, la voisine qui passe sa soirée sur un jeu vidéo en réseau, etc. Donc que vont observer les utilisateurs que nous sommes ? Nous allons voir la situation s’améliorer dans les zones très denses où les réseaux cellulaires sont déjà saturés ou le seraient à court terme sans la 5G. Nous ne verrons pas vraiment de changement dans les zones peu denses déjà couvertes par la 4G, peut-être des téléchargements plus rapides de vidéos. Et si nous voyons une belle amélioration dans une zone blanche où il n’y avait quasiment rien, ce sera plus sûrement du fait de l’arrivée de réseaux 4G.

    La deuxième direction d’amélioration est la latence, c’est-à-dire le temps pour un aller-retour entre le téléphone et le serveur d’applications, qui se compte aujourd’hui en dizaines de millisecondes. Avec la 5G, on va mesurer la latence en millisecondes. Pour visionner un film, peu importe. Mais pour un jeu vidéo, pour de la réalité augmentée, pour réaliser à distance une opération chirurgicale, ça peut faire la différence entre possible ou impossible. Le but est que l’ensemble du système offre une réactivité beaucoup plus importante jointe à une garantie forte de transmission du message.

    La troisième dimension est la densité. On parle de communications de machines à machines et de services nécessitant un nombre massif d’objets à faible consommation énergétique et faibles débits (l’Internet des objets). Un des objectifs est de pouvoir gérer un million d’objets au kilomètre carré. Dans cette dimension, la 5G est en compétition avec des techniques dites 0G comme Sigfox et Lora. Traditionnellement, pour la communication des objets, on distinguait des objets bon marché, bas de gamme, qui utilisaient le 0G, et des objets plus exigeants en 4G. La 5G a la prétention de pouvoir couvrir toute la gamme avec un même standard.

    Attention, tout cela ne se fera pas en un jour. La 5G arrive par étapes, parce qu’il faut installer partout de nouveaux composants radio, mais aussi parce que, pour qu’elle fonctionne au mieux, il va falloir transformer les logiciels des "cœurs de réseaux".

    L’efficacité énergétique a été prise comme objectif depuis les débuts de la conception de la 5G. Une rupture avec les générations précédentes est annoncée. On vise une division par au moins dix du coût énergétique du gigaoctet transporté. Comme nous le verrons, cela n’empêche pas d’avoir des craintes légitimes sur l’effet de cette technologie sur l’environnement.

    Pour la sécurité informatique, le sujet est contrasté : elle est plus prise en compte que pour la 4G ce qui améliore les choses. Par contre, la surface des attaques possibles explose comme nous le verrons, en particulier à cause de l’extension des aspects logiciels des réseaux, ouvrant la porte à d’autres possibilités d’attaque. De fait, le contrôle de la sécurité se déplace du matériel au logiciel. De plus, cela conduit à réaliser une surveillance en temps réel pour détecter les attaques et être prêt à y remédier. L’utilisation de plus en plus massive de l’intelligence artificielle complique la tâche : d’une part, parce que les logiciels des réseaux s’appuyant sur cette technologie auront des comportements plus difficiles à prévoir, et d’autre part, parce que les attaquants eux-mêmes pourront s’appuyer sur l’IA. A contrario, les systèmes de détection d’attaque pourront eux aussi inclure de l’IA.

    Pour ce qui est des innovations scientifiques et techniques sur lesquelles se fonde la 5G, elles peuvent se regrouper en deux classes : radios et logicielles.

    Les innovations techniques logicielles
    La virtualisation
    Traditionnellement, les réseaux des télécoms s’appuient sur des machines dédiées : différents niveaux de routeurs, firewalls, etc. L’idée est de transporter cela sur des architectures logicielles comme celles des plates-formes du web. On parle donc de convergence entre systèmes informatiques et systèmes de communication. Mis à part les éléments purement électroniques de radio, dès qu’on passe en numérique, on se place sur un réseau de machines génériques (de calcul, de stockage, de connexion) capables de réaliser toutes les différentes fonctions de façon logicielle. Par exemple, plutôt que d’installer un routeur physique qui gère l’acheminement des messages pour un réseau virtuel, on déploiera un routeur virtuel sur un ordinateur générique du réseau, que l’on pourra configurer suivant les besoins. Pour ce qui est de la virtualisation des fonctionnalités véritablement radio, cette convergence est à relativiser, car, pour des questions de performances, on doit souvent utiliser des accélérations matérielles.

    Edge Computing
    Les services sont implantés aujourd’hui dans des data centers parfois très loin de leurs utilisateurs. Ce cloud computing induit des coûts de transport pour les messages et introduit une latence incompressible même si les communications sont hyper-rapides. L’idée est d’installer de petits data centers dans le réseau plus près des utilisations. Pour des applications, par exemple, de contrôle de machines ou de réalité augmentée, cela permet de gagner un temps précieux pour la détection d’événement et le contrôle.

    Network slicing
    Une limite actuelle de la technologie cellulaire est l’impossibilité de garantir la qualité du service. Le network slicing permet de réserver virtuellement une tranche de fréquences pour un service particulier, ou plus précisément d’offrir une certaine garantie de service. Dans certaines configurations ou pour certains usages ayant des exigences spécifiques, le service est en position de monopole et n’a donc pas à partager avec d’autres services. Quand on contrôle à distance une machine-outil de précision, on veut, par exemple, garantir un délai maximum de quelques millisecondes entre la commande exercée par le pilote et sa réception par la machine. Pour ce faire, on ne peut pas être en compétition avec d’autres services. En ondes millimétriques, le réseau concerné peut être de faible surface, par exemple, limité à un site industriel.

    Les innovations techniques radios
    Avec le « massive MIMO » (multiple input, multiple output), chaque antenne consiste en un grand nombre de petites antennes. Chaque petite antenne de la station focalise les ondes vers un utilisateur qu’elle suit. Plus précisément, des ondes émises par différents éléments de l’antenne se combinent intelligemment pour réaliser le rayon qui cible un utilisateur particulier. Cela évite l’arrosage très large de l’environnement que font les antennes classiques. C’est une techno plus complexe, mais qui permettra des économies d’énergie une fois bien maitrisée. Et on peut utiliser plusieurs antennes distantes pour une même communication, améliorant encore la focalisation.

    L’utilisation de fréquences plus élevées, les bandes millimétriques comme la 26 GHz envisagée en France. Cela permet d’augmenter les fréquences utilisables pour les communications et surtout d’arriver dans des bandes où les disponibilités de fréquences sont importantes. L’utilisation simultanée de différentes technologies et fréquences. Vous pouvez par exemple déjà téléphoner depuis chez vous en cellulaire ou en wifi (voix sur wifi). Votre téléphone doit choisir et le passage de l’un à l’autre est compliqué, et de nos jours très lent. Les futures générations de téléphones faciliteront de telles utilisations simultanées de plusieurs technos et fréquences afin d’améliorer les services, par exemple en évitant de tomber dans un "trou" lors du passage de l’une à l’autre.

    Le mode TDD (Time Division Duplexing)
    On partage de mêmes fréquences avec une répartition dans le temps des phases montantes (du téléphone vers la station) et descendantes (de la station au téléphone). Cela permet de ne pas choisir a priori un partage des fréquences entre le trafic montant et descendant. La meilleure utilisation des fréquences est un élément clé de l’utilisation des réseaux cellulaires, car c’est une ressource rare à partager entre tous les utilisateurs.

    Les « petites cellules » (small cells)
    La techno permet d’utiliser les bandes très hautes (par exemple, 26 GHz) qui sont disponibles en très grandes quantités. Mais les messages s’y propagent beaucoup moins loin, quelques centaines de mètres au plus. On va donc utiliser de toutes petites antennes (les cellules) sur des lampadaires, des abribus, etc. C’est une technologie pour centre-ville et lieux très fréquentés comme des stades ou des festivals.

    Les communications de terminal à terminal
    Cela permet à des terminaux de communiquer directement entre eux sans passer par le système de l’opérateur. On peut continuer à communiquer même quand le réseau est saturé ou quand il dysfonctionne, par exemple en cas de catastrophe naturelle ou d’attaque informatique.

    La radio cognitive
    L’idée est de pouvoir mieux utiliser les fréquences, en se glissant temporairement quand c’est possible dans des fréquences non-utilisées.
    Pour ce qui est de la radio cognitive et des communications de terminal à terminal, si ces deux aspects participent bien de la vision de la 5G, ils ne semblent pas encore vraiment mures à ce stade.

    Et demain, la 6G
    S’il n’est déjà pas simple de dire ce que sera la 5G en cours de déploiement, il devient carrément surréaliste de décrire une technologie encore dans les laboratoires de recherche, la 6G : nous ne sommes pas futurologues ! Nous nous contenterons donc d’en présenter les grands traits. Techniquement, tout en visant encore plus de débit, la 6G vise le "plus fin" : de plus petites antennes (small cells), et de plus petits data centers (edge). Nous serons en permanence connectés au réseau cellulaire et dans de mêmes standards, même quand ce sera par satellite. Le réseau doit se mettre à notre service, nous "humains", probablement de plus en plus immergés dans un monde de robots (ce qu’individuellement nous ne souhaitons pas forcément, mais c’est un autre sujet) ; on parle de réalité virtuelle et augmentée (qui démarrent), d’holographie pour des réunions à distance. Et la 6G doit permettre aussi de bien suivre les objets se déplaçant à haute vitesse ou en environnement compliqué.

    En fait, la 6G permettra l’aboutissement des promesses de la 5G en rendant possible les communications entre un nombre massif de machines de tout genre peut-être des millions au km2). Si la 5G a déjà été conçue avec la sobriété énergétique comme objectif, la 6G ira encore plus loin dans cette direction.

    Bien sûr, l’intelligence artificielle sera hyperprésente, ce serait-ce que parce que les systèmes de communication et leur sécurité seront devenus trop complexes pour les simples humains que nous sommes.

    La 6G règlera tous les problèmes des réseaux cellulaires, elle sera capable de tout, pourquoi pas de faire le café... Vous ne voyez pas bien où ça nous mène. Eh bien, nous non plus. C’est bien pour cela qu’il est indispensable de suivre tout cela de près, parce que nous aurons des choix sociétaux peut-être essentiels à faire sur des sujets comme le niveau de robotisation de nos vies, la sécurité ou l’environnement.

    Par Serge Abiteboul https://theconversation.com/profiles/serge-abiteboul-212213 , Directeur de recherche à Inria, membre de l’Académie des Sciences, Inria et Gérard Berry https://theconversation.com/profiles/gerard-berry-1281347 , Professeur émérite en informatique, Collège de France

    Pour aller plus loin : « La 5G et les réseaux de communications mobiles » https://www.academie-sciences.fr/fr/Rapports-ouvrages-avis-et-recommandations-de-l-Academie/5g-reseaux-communications-mobiles.html , rapport du groupe de travail de l’Académie des sciences sur les réseaux du futur, 12 juillet 2021

    #5g #technologisme #internet_des_objets #objets_connectés #domotique #écologie #santé #surveillance #technologie #smartphone #domination #critique_techno #algorithme #nécrotechnologies #données #sciences #actualités_scientifiques

  • Le cycle du silicium
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1589

    « Du silex au silicium », on connaît ces triomphales trajectoires que les communicants des sciences et technologies, et autres apologistes du progrès industriel, ont coutume de projeter dans leurs livres, expositions, films, conférences, etc. Ces trajectoires se prolongeant vers un infini futur et merveilleux sur l’écran de leurs PowerPoints, grâce à la Transition, qui, pour être « écologique », ne peut être que « numérique ». C’est du moins ce que nous disent nos technologistes Verts, Yannick Jadot, candidat EELV aux présidentielles, Guillaume Gontard, sénateur Vert de l’Isère, Jean-Luc Mélenchon, « planificateur écologique », également candidat aux présidentielles, ou encore André Chassaigne, député communiste du Puy de Dôme, dont nous rapportons ici les propos. Ces insanités ne peuvent se proférer qu’à la (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/le_cycle_du_silicium.pdf

    • Suite de la brochure et du livre « Le téléphone portable, gadget de destruction massive » parus il y a 15 ans au début des années 2000.

      Article très très informatif, sans aucune insulte (contrairement à ce que laissait penser l’intro, juste pour faire chier). Ça mériterait même un #toctoc @rezo peut-être.

      A l’instar de Thierry Breton, l’actuel commissaire européen au numérique, de passage le 21 juillet 2021, nos personnalités ne manquent jamais de célébrer « un écosystème impressionnant » - entendez la liaison recherche-université-industrie-pouvoirs publics. Tous feignent d’ignorer le fondement matériel de cet écosystème : les matières premières. Comme si la vie virtuelle qu’ils promeuvent fonctionnait hors de la réalité matérielle. Il leur suffirait pourtant de se rendre à 35 km de là, à Livet-et-Gavet dans la vallée de la Romanche, où FerroPem produit du silicium métal. Mais le décor se prête moins aux photos publicitaires.

      La vie connectée des Smartiens dépend des semi-conducteurs. Sans eux, plus un véhicule ne roule, plus un hôpital n’accueille de patients, plus une ampoule ne s’allume, plus une information ni un touitte ne circule. Tout s’arrête. Comme son nom l’indique, un semi-conducteur est un élément ou un composé chimique qui peut conduire l’électricité dans certaines conditions et non dans d’autres. On peut donc en faire un interrupteur marche/arrêt, utile pour effectuer des calculs. C’est le fondement de l’informatique. Le silicium est le plus utilisé pour la fabrication des puces électroniques, pour ses propriétés semi-conductrices et son abondance. Mais l’industrie microélectronique utilise aussi le germanium, l’arséniure de gallium, le carbure de silicium et récemment le nitrure de gallium.

      […]

      En 2017, 35 à 40 milliards de tonnes de matériaux silicatés ont été extraits du sol, soit trois fois plus que tous les combustibles fossiles.

      […]

      On ignore quelles sont les réserves mondiales de quartz, mais les carriers français (Colas, Imerys) promettent d’assurer « plusieurs décennies » au niveau de production de 2019, grâce aux trous creusés dans l’Allier, la Dordogne, le Lot5. D’ici là, les ingénieurs trouveront bien d’autres matériaux à extraire sous terre et sous mer.

      Pour produire des objets connectés, de l’« énergie renouvelable » solaire et des véhicules « propres », il faut défoncer la Terre avec des engins lourds, de la dynamite, du gasoil et beaucoup de poussière. Les particules nanoscopiques de silice rongent les poumons des mineurs. La silice, cancérogène reconnu, provoque la silicose comme le charbon. Mais pas de nostalgie minière, il faut mourir avec son temps.

      […]

      Deuxième phase du processus : la transformation de la silice en silicium métal. Le matériau s’obtient par carboréduction, en ajoutant du carbone (bois, charbon, houille) au silicium.

      […]

      Selon les experts, la production de silicium métal engloutit en moyenne 11 mégawatts/heure (11 000 kWh) par tonne de produit fini9. Pour parler clair, les trois fours de Livet-et-Gavet consomment chaque année l’équivalent électrique d’une ville de 150 000 habitants (comme Grenoble intra muros).

      […]

      Lecteurs de Lorraine ou du Pas-de-Calais, vous vous interrogez : pourquoi avoir installé une usine métallurgique dans une étroite vallée aux portes de l’Oisans, encaissée entre les massifs de Belledonne et du Taillefer, loin de toute zone d’activité ? A cause des ressources naturelles - naturellement. Matière et énergie. Rien ne sort de rien.

      La Romanche, torrent de montagne, attire les industriels dès la fin du XIXe siècle, quand Aristide Bergès développe la Houille blanche dans une vallée proche16. Elle est rapidement jalonnée de barrages et de six centrales. L’électricité alimente les premières usines électrochimiques et le tramway qui dessert dès 1893 ce couloir de 14 km de long. Le bois des forêts attire aussi les métallurgistes. La guerre de 1914-18 donne un coup d’accélérateur à l’industrie locale, grâce aux marchés passés avec l’artillerie pour fournir des obus au front. A partir de la moitié du XXe siècle, Péchiney exploite le site des Clavaux, empoisonnant bêtes et forêts de ses rejets de fluor.

      […]

      En 2020, EDF inaugure à Livet-et-Gavet une nouvelle centrale, creusée dans la montagne, après le plus gros chantier hydroélectrique d’Europe mené durant 10 ans. L’installation, liée à un nouveau barrage et une prise d’eau, remplace les anciennes et doit produire l’équivalent de la consommation annuelle de 230 000 habitants (560 GWh). Une ligne à haute tension de 63 000 volts relie la centrale au site des Clavaux. Voilà pourquoi FerroPem produit du silicium métal ici.

      Mais on peut faire la même chose ailleurs, et pour moins cher. La Chine produit 70 % du silicium métal mondial (2,2 millions de tonnes par an), dans le Yunnan, le Sichuan et désormais surtout dans le Xinjiang. Sa part dans la production mondiale a plus que doublé en 20 ans, grâce à ses ressources en quartz et à la hausse de sa production d’électricité. Elle répond ainsi à sa demande intérieure et exporte massivement. L’électricité est fournie par les barrages et les centrales à charbon qui empoisonnent la population des « villes-cancer ». Quant à la main d’œuvre, notamment les Ouïgours, elle vaut cher mais ne coûte rien.

      C’est de Chine que vient la pénurie en cette fin 2021. Le gouvernement restreint les approvisionnements des usines en électricité, à la fois pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, et en raison du manque d’eau des centrales hydroélectriques dû à la sécheresse. Effet immédiat : chute de la production du silicium métal, dont le prix augmente de 300 % en deux mois. Rappel à la réalité pour ceux qui prétendent que la « transition numérique » économise l’énergie. Pour baisser la consommation d’électricité, il faut arrêter les usines. CQFD.

      […]

      Étape suivante vers la production des puces : le raffinage du silicium métal en polysilicium. Le polysilicium sert aussi pour l’industrie photovoltaïque, et les trois-quarts de la production se
      font en Chine - notamment dans le Xinjiang et la Mongolie intérieure.

      […]

      On produit le plus souvent le polysilicium suivant le procédé Siemens. Transformez d’abord le silicium métal en gaz trichlorosilane par réaction avec du chlorure d’hydrogène à 300 °. Puis prenez une cloche de confinement de 2 mètres de haut et placez-y des tiges de silicium très pur de 10 mm d’épaisseur. Chauffez les tiges à 1100°. Introduisez le gaz trichlorosilane avec de l’hydrogène dans la cloche-réacteur. Le trichlorosilane se redécompose alors en chlorure d’hydrogène et en atomes de silicium qui se déposent sur les tiges à la vitesse d’un millimètre par heure19. Le rendement est désastreux, mais la transition écolo-numérique le vaut bien.

      Ce n’est pas fini. Il faut maintenant fondre le polysilicium en lingots de silicium monocristallin ultra pur pour l’industrie électronique. On le fait aussi en Chine, bien sûr, d’autant que le plan « Made in China 2025 » exige d’augmenter les capacités de production de l’industrie microélectronique nationale. Plus on descend dans l’affinage du silicium pour se rapprocher des semi-conducteurs, plus le produit devient stratégique. Un très gros producteur se trouve à Singapour : Globalwafers a même racheté l’Américain MEMC, autrement dit Monsanto Electronic Materials Company. Monsanto n’a pas toujours fabriqué que du glyphosate. Les Américains ont encore des usines, telle celle de SVM (Silicon Valley Microelectronics) en Californie. En Europe, l’Allemagne compte les groupes Wacker Siltronic ou Rohm, partenaire de STMicroelectronics.

      Pour obtenir du silicium monocristallin, nous utilisons cette fois la méthode de Czochralski, avec son four sous atmosphère d’argon à 1450°. Plongez un germe de silicium monocristallin dans du silicium liquide et étirez trrrrès lentement (0,4 à 3 mm par minute) en tournant. Comptez 30 heures pour un lingot de 30 à 100 kg, de diamètre 200 ou 300 mm.

      C’est en découpant ces lingots cylindriques en tranches de 1 à 2 mm d’épaisseur qu’on obtient les fameux « wafers », en français les plaquettes de silicium sur lesquelles seront gravés les circuits électroniques.

      Résumons. La « transition écologique » promise par le numérique, le tout électrique et le photovoltaïque exige beaucoup d’électricité. Selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), l’affinage du silicium en polysilicium consomme 150 MWh par tonne de produit fini. La transformation du polysilicium en lingot monocristallin, 31 MWh par tonne. Enfin, la découpe des plaquettes, 42,5 MWh par tonne. Voilà pour les économies d’énergie.

      Du côté de la matière, il faut 7,14 tonnes de quartz pour une tonne de silicium monocristallin. Et la découpe de celui-ci en tranches produit des déchets de sciage (le « kerf ») perdus pour les puces, estimés à 40 % du lingot. Mais on ne rebouche pas les carrières avec. Quant aux produits chimiques utilisés tout au long du procédé, la filière est pudique à ce sujet. Difficile d’en établir une liste précise et quantifiée. Le CNRS donnait en 2010 le chiffre de 280 kg de produits chimiques par kilo de silicium produit (acides, ammoniaque, chlore, acétone, etc.).

      […]

      Les ingénieurs parviendront peut-être à maintenir un mode de vie techno-consommateur sans émission de carbone (quid du méthane, autre gaz à effet de serre ?), avec une hausse des températures limitée à 2°, c’est-à-dire des catastrophes climatiques en chaîne, tout de même. Ce sera au prix d’une Terre dévastée par la production énergétique propre. Des millions d’éoliennes à perte de vue, sur terre et en mer, des océans de panneaux solaires, des installations électriques partout. Quant aux barrages alpins, à la vitesse où fondent les glaciers, qui peut garantir que l’eau y sera suffisante ? La Romanche coulera-t-elle aussi impétueusement dans les périodes de sécheresse de la vertueuse économie décarbonée ?

      Votre voiture électrique n’émet certes pas de CO2 et votre smartphone vous économise des déplacements, mais la société numérique et automobile dévore les ressources naturelles – matière et énergie – qui nous permettent de vivre. Un détail. Et on ne vous parle pas de la faune, de la flore et des paysages - pas de sensiblerie.

      […]

      Nous avons détaillé les risques, les pollutions, la consommation indécente d’eau et d’électricité du site crollois à maintes reprises depuis 2003. Outre la matière grise des ingénieurs locaux, c’est l’eau des massifs alpins et leur production électrique qui justifient l’implantation de ces usines high tech dans le Grésivaudan. Pour rappel, la fourniture d’eau aux usines microélectroniques y est par contrat prioritaire sur les autres usages, quelle que soit la température extérieure.

      A l’usine de STMicroelectronics, les tranches de silicium sont gravées - les plus fines gravures atteignent aujourd’hui 28 nanomètres - pour produire 10 millions de puces par jour. Le processus exige des produits toxiques tels que phosphine (hydrogène phosphoré), thilane ou arsine (mélange hydrogène - arsenic), les « gaz de combat » dont s’était vanté un salarié lors d’une visite.

      […]

      Le Taïwanais est aussi consommateur d’énergie et d’eau que STMicroelectronics. Il engloutit 156 000 tonnes d’eau par jour et se fait approvisionner par camions dans les périodes de sécheresse. Ne le répétez pas aux paysans.

      TSMC fournit les électroniciens américains, dont Apple qui dispose d’une usine dédiée de 10 milliards de dollars à Taïwan. Qu’en pense l’État chinois ? Allez savoir. Tous les smartphones chinois marchent avec des puces conçues en Amérique et produites à Taïwan (ou en Corée du sud). Mais Taïwan, comme tout le monde, dépend de la Chine pour le silicium métal. L’interconnexion des chaînes de production résistera-t-elle aux tensions sino- américaines ?

      […]

      Admirez l’embrouille. Le technocrate se cantonne aux émissions carbone pour dissimuler l’entropie de la matière et de l’énergie, et se réjouit d’amplifier le désastre. Combien de millions de tonnes de quartz, de bois, de charbon, de produits chimiques, combien de millions de mètres cubes d’eau, de millions de mégawatts engloutis, combien de forêts et de sols dévastés, de rivières polluées, de réacteurs nucléaires et de barrages hydroélectriques mobilisés pour ces « 2,5 fois plus de substrats à l’horizon 2026 » et pour leurs usages dans des bagnoles « propres », des smartphones, les infrastructures de la smart city connectées par la 5G ?

      […]

      Voici notre matériau en bout de course, une fois l’objet qu’il rendait « intelligent » devenu obsolète, c’est-à-dire rapidement. Vous jetez votre smartphone tous les deux ou trois ans, selon une étude récente de l’Arcep, l’agence de régulation des télécommunications. C’est devenu un lieu commun depuis que nous l’avons exposé en 2005, mais les déchets électroniques débordent des poubelles, et le recyclage promis alors n’est pas au rendez-vous : 53,6 millions de tonnes ont été produites en 2019, et les experts en prévoient 74,7 millions en 2030.

      Ni le recyclage, ni les infrastructures de destruction « sécurisées » ne peuvent absorber une telle explosion, rapporte une étude de l’ONU. France Stratégie confirme : « Du fait de la croissance de notre consommation et du décalage temporel et spatial entre production et recyclage, le recyclage de nos équipements ne permettra jamais de couvrir l’ensemble de nos besoins ». Quant à notre silicium métal, la difficulté de l’extraire du reste des composants des appareils électroniques et le coût d’une telle opération dissuadent le recyclage. Bilan : sur les 53,6 millions de tonnes de déchets électroniques de 2019, « on ignore ce que sont devenus 82,6 % ou 44,7 millions de tonnes », reconnaît l’OMS dans un rapport le 15 juin 2021.

      En fait, on s’en doute un peu. Une bonne part finissent à Guiyu dans la province chinoise du Guandong, où se trouve la plus grande décharge électronique du monde. Tellement importante qu’elle a sa propre page Wikipedia. Un autre cyber-cimetière mondial se trouve à Agbogbloshie dans la banlieue d’Accra, capitale du Ghana, où enfants et adultes brûlent les plastiques pour en extraire les métaux. Une chaîne de désassemblage bien rôdée employant 10 000 personnes, bien utile à l’Union européenne, première exportatrice de ces carcasses électroniques au Ghana. La circulation de ces déchets est pourtant interdite par la convention de Bâle depuis 1992, mais la croissance des trafics illégaux suit celle de la production et de la consommation. Les articles de presse sur les décharges Agbogbloshie et de Guiyu, ou sur le recyclage et l’incinération sauvages en Inde, se suivent et se ressemblent. Étrange impression de déjà vu, déjà écrit, il y a 15 ans. Il faut croire qu’on radote.

      L’ONU évalue à 50 tonnes par an le volume de substances toxiques lâchées par ces déchets dans la nature : mercure, retardateurs de flamme bromés, cadmium, plomb, PCB, etc. Lesquelles provoquent atteintes au système nerveux, cardiovasculaire et immunitaire, aux poumons, aux reins, troubles neurologiques, cancers, diabète, parmi une liste de dommages plus longue que celle de vos followers sur Twitter.

      Les décharges électroniques contaminent l’eau, l’air, les sols et les habitants. Le dernier rapport de l’OMS alerte sur « un tsunami de déchets électroniques » qui « affectent la santé de millions d’enfants », recensant plus 1000 substances nocives dégagées par les décharges. « "Un enfant qui mange un seul œuf de poule d’Agbogbloshie absorbe 200 fois plus de dioxines que la limite journalière fixée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments", avertit Marie-Noël Bruné Drisse, responsable du département environnement et santé infantile à l’OMS. »

      Curieusement, nul gouvernement n’a déclaré d’état d’urgence sanitaire pour stopper les maladies provoquées par ces poisons. Mais quoi, « c’est à ce prix, dit le gosse du Ghana, que vous avez des smartphones en Europe ».

      #silicium #informatique #numérique #numérisation #informatisation #électronique #Grenoble #STMicroelectronics #TSMC #téléphone_portable #téléphone_mobile #5G #extractivisme #pollution #écologie #santé #industrie_minière #eau #énergie #électricité #critique_techno #anti-industriel

  • Règne machinal : tout « Le Monde » savait
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1583

    En 1948, le chroniqueur scientifique du Monde, Pierre Dubarle, envisageait des « machines à gouverner », capables d’administrer les sociétés humaines plus efficacement que leurs sociétaires. La cybernétique venait d’émerger du cerveau de Norbert Wiener et de quelques scientifiques, convaincus de l’urgence de limiter l’action de l’humain sur sa propre vie. « Nous ne sommes que tout à fait au début de la série des réalisations possibles en cet ordre d’idées », écrivait Pierre Dubarle dans son article (voir ci-dessous). Trois décennies plus tard, en 1980, l’énarque Louis Kalfon s’inquiétait dans une tribune au Monde du fichage automatisé de la population et de l’interconnexion des fichiers, bref de la puissance des « machines à gouverner ». Et de mettre en garde, dans une formule qui semble un plagiat par (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/des_machines_a_gouverner.pdf

  • La puce dans le vaccin
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1576

    C’était dans les années 2000. La publication de nos enquêtes sur les nanotechnologies et sur les puces RFID - puces d’identification à radiofréquences - (voir ici) avait provoqué une nano-épidémie de paranoïa chez des lecteurs hyper-sensibles. Dans nos réunions-causeries, il s’en trouvait toujours un pour alerter l’auditoire sur ce funeste projet des gouvernants : « ils prévoient de nous pucer à notre insu quand on se fait vacciner ». A chaque fois, nous expliquions, tels des « fact checkeurs » d’avant-garde, que rien de tel n’était envisagé, pas même dans la loi américaine dite « Obama Care », et qu’il y avait suffisamment de motifs réels d’indignation ou de contestation pour s’épargner la peine d’en inventer. Nous en avons déçu quelques-uns qui nous en voulaient. Certes, on puçait les animaux - et nous (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_puce_dans_le_vaccin.pdf

  • Rapport parlementaire : de nouveaux moyens de contrainte technologique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1568

    En juin 2021, le Sénat publiait un rapport légitimant la contrainte numérique durant les crises sanitaires (lire ici), où l’on pouvait notamment lire cette affirmation :

    « Plus la menace sera grande, plus les sociétés seront prêtes à accepter des technologies intrusives, et des restrictions plus fortes à leurs libertés individuelles – et c’est logique. »

    Confirmation en ce mois de septembre 2021 avec un autre rapport remis au Premier ministre, signé du député LREM de la Loire et ex-attaché parlementaire Jean-Michel Mis. Ce rapport est intitulé « Pour un usage responsable et acceptable par la société des technologies de sécurité ». La sécurité, comme la santé, étant « la première des libertés », selon la novlangue de l’ère cybernétique, on ne sera pas surpris du contenu de ce rapport. Il s’agit d’étendre les (...)

    https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/281424.pdf #Nécrotechnologies

  • Les voleurs de vélos : les Verts et « l’électromobilité »
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1565

    L’association Alternatiba et l’ADTC (Association pour le développement des transports en commun) appellent à une « convergence à vélo » de toute la cuvette grenobloise, le 25 septembre 2021, pour « développer les alternatives » et « promouvoir les déplacements à vélo ». Gageons qu’Eric Piolle « le maire à vélo » roulera au milieu du peloton, lui « qui a développé la pratique cyclable dans sa ville mais aussi plus largement sur le territoire » . Pendant ce temps les salariés de Métrovélo, le service de location de vélos – 9000 vélos musculaires - sous-traité à Cycleo, une filiale de Vinci, font grève depuis le 7 septembre. « C’est même pas pour nos salaires, » nous dit un jeune gars touffu à boucle d’oreille, croisé au local de Métrovélo, en face de la gare, « c’est pour les gens, pour avoir les moyens de bien faire (...)

    https://chimpanzesdufutur.wordpress.com
    https://chez.renart.info #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/voleurs_de_ve_los-2.pdf

    • Le vélo électrique estle symbole d’un double retournement technologiste : celui du vieux biclou, et celui de l’écologie. Cinquante ans après les premières manifs à vélo contre le tout-bagnole, la ministre de l’environnement Barbara Pompili, une Verte de Picardie, nous assure en effet qu’acheter un vélo électro-nucléaire, c’est « choisir l’écologie ». Ainsi Porsche choisit l’écologie en commercialisant un vélo à batterie lithium-uranium à 7000 €. Ou comment faire de la bicycletteun engin de luxe, high tech,qui bousille la planète. Une tromperie que les industriels des années 70n’auraient pas rêvé devoir propagée par les écologistes eux-mêmes.Tout l’été, Le Daubé, le quotidien grenoblois, nous a poussés à« (re) partir à la découverte des territoires de l’Isère grâce au VAE, le vélo à assistance électrique2. »

      Depuis l’arrivée de Néandertald ans les Alpes,un pied devant l’autre, on se baladait le long du Rhône, dans le Grésivaudan,le Vercors, le Trièves, à pied et même à vélo.Une paire de chaussures ou une bicyclette suffisant pour profiter des paysages à son gré. Désormais le vélo électrique(à partir de 900€ seulement), serait bien mieux « adapté aux familles » et« moins fatigant3 »,pour faire le tour de l’Isère, « regarder le panorama ou profiter d’un coin tranquille4 ». Le e-cycliste peut rouler plus vite, plus loin, plus fort, avec un VTT à assistance électrique équipé d’une batterie au lithium extrait du désert chilien,et aux métaux rares extraits des mines du Congo ; batterie rechargée tous les soirs sur le réseau électro-nucléaire français ; lui-même alimenté par l’uranium des mines du Niger et dont les déchets radioactifs seront bientôt enfouis à Bure,dans les sous-sols de la Meuse, après circulation électrique entre les centrales et les lignes à Très Haute Tension. C’est à ce prix que vous faites une promenadeen famille, dimanche,sur le Vercors. Une promenade conviviale sur un vélo écolo. . . . . . . .

    • Comme écrit ailleurs :

      « Bonjour, je cherche un vélo »
      « Alors ce 2 roues motorisé, VAE, est très bien. D’ailleurs contrairement au vélo, on vous offre 500 € si vous l’achetez. Car vous savez à vélo on est lent, on transpire, on ne peut pas monter une cote ni aller loin, ça ne remplacera jamais la voiture. »
      « Et à vélo vous polluerez plus car vous mangerez beaucoup plus. »
      « ... »
      « Alors ce 2 roues motorisés (VAE), vous l’achetez ou vous préférez un vélo moins efficace et plus polluant qui ne vous fera pas bénéficier d’un cadeau de 500 € ? »

      #Vélo_motorisé (parce que mon vélo sans moteur est électrique : non seulement il utilise de l’électricité pour l’éclairage mais en plus il en produit avec sa dynamo)

  • Le Lot emmerdé
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1557

    Des amis du Lot – qui sont un peu les nôtres également – nous envoient d’excrémentielles nouvelles du pays. C’est à prendre au pied de la lettre. Un ras de merde submerge le Quercy, souille les eaux et les sols, non sans conséquence sur la croissance des taux de cancer. La faute à la méthanisation, un procédé de haute scatologie mis au point par des scientifiques (recherche fondamentale), développé par des ingénieurs (recherche appliquée), et implémenté sous forme d’usine bio par une entreprise locale. Outre du gaz, la méthanisation produit du digestat, qui est à la machine ce que la bouse est à la vache, ainsi que des flatulences toxiques, perceptibles à 2 km à la ronde. C’est volontairement que ce digestat, un concentré de poisons et de métaux lourds, est tartiné dans les champs pour les « engraisser ». (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/le_lot_emmerde_-2.pdf

  • E.shoe : les bienfaits de la marche à assistance électrique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1549

    Avec les restrictions causées par l’épidémie de Covid, cet été les Français ont plébiscité le tourisme local et redécouvert la marche à pied. Mais cet engouement pour la balade s’explique aussi par la démocratisation des chaussures à assistance électrique. Elles permettent d’autant plus facilement de remettre en marche ceux dont le confinement a aggravé la sédentarité que l’État vient d’installer 6 000 bornes de recharge le long des chemins de randonnée. Exemple sur le plateau du Vercors, où l’on a constaté combien l’électro-mobilité est aussi bonne pour la santé que pour la planète. Jean-Pierre, ingénieur à la retraite, est tout heureux d’exhiber ses « mollets d’acier ». Son fils Pascal, lui aussi ingénieur et récemment converti à la randonnée, lui a offert pour son anniversaire une paire d’E-malaya, le (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/randonne_e_a_assistance_e_lectrique.pdf

  • Pass numérique : rassemblement de soutien aux bibliothécaires grenoblois en grève le 1er septembre à 17h
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1544

    Depuis l’instauration d’un QR code discriminant les individus selon leur statut virologique, à la chinoise, peu de professionnels de la culture ont dénoncé ce progrès de la contrainte numérique et encore moins ont refusé d’obtempérer. Certains ont un temps contourné la règle avec des jauges de moins de 50 personnes – tactique aussitôt interdite par le gouvernement. Aussi faut-il saluer le refus clair et public de bibliothécaires de plusieurs villes de France, dont Grenoble, en grève contre le QR code. « Ce pass induit, de fait, une notion de contrôle et de filtrage à l’entrée des services, en totale contradiction avec les valeurs fondamentales que nous défendons : un service public en accès libre, gratuit, ouvert à tous et toutes, sans discrimination et sans justification de l’usage qui en est fait », (...)

    https://www.abf.asso.fr/1/22/931/ABF/-communique-le-pass-sanitaire-bombe-a-fragmentation-pour-la-lecture-publiqu
    https://www.biblio-covid.fr #Nécrotechnologies

  • Une première vraie raison d’éviter la 5G Alain McKenna
    https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/626751/chronique-voici-une-premiere-vraie-bonne-raison-d-eviter-la-5g

    Pas besoin de croire à des théories du complot impossibles pour redouter l’arrivée des premiers réseaux sans fil de cinquième génération, ou 5G. Car ils ont déjà un effet immédiat, concret et tout à fait néfaste sur au moins une partie de votre personne : votre portefeuille.

    On peut, depuis la fin de l’été dernier au Canada, se connecter au réseau 5G de son fournisseur de services sans fil de façon tout à fait transparente. Parce qu’ils offrent un meilleur débit et une bande passante plus généreuse, les réseaux 5G permettent de télécharger plus rapidement plus de données mobiles. C’est l’équivalent pour les réseaux sans fil de ce qu’a été l’arrivée de l’Internet par câble pour la maison il y a une vingtaine d’années.

    Pour en bénéficier, il suffit d’avoir un téléphone compatible, soit, en somme, un mobile de n’importe quelle marque âgé de deux ans ou moins. C’est si transparent qu’à moins d’avoir l’œil fixé sur le petit indicateur d’état du réseau dans le coin de l’écran, on se branche souvent sans le savoir aux réseaux 5G dès qu’on s’en approche.

    Coûteuse surconsommation
    En tout cas, cela passe inaperçu jusqu’à la réception de sa facture mensuelle de sans-fil. Car avec la 5G, il est facile de dépasser la limite mensuelle de données proposée par son forfait mobile. Sans rien avoir changé à la façon dont on se sert de son appareil.

    Et comme c’est de la 5G, ça va vite : selon des calculs effectués dans six pays différents l’automne dernier par l’organisme britannique Open Signal, les gens connectés à un réseau 5G vont consommer de deux à trois fois plus de données mobiles que s’ils étaient connectés à un réseau 4G (dont le nom plus technique est LTE, pour « Long-Term Evolution »).

    Évidemment, le résultat varie selon l’usage. Mais la hausse de consommation des données mobiles quand on passe à la 5G survient sans véritable changement observable dans les habitudes des utilisateurs. En fait, dans l’ensemble des six pays étudiés par Open Signal, la consommation mensuelle moyenne de données mobiles était supérieure à 15 gigaoctets pour les abonnés à la 5G.

    Au Canada, le propriétaire type d’un téléphone intelligent était abonné en 2020 à un forfait comprenant 5 gigaoctets ou moins de données mobiles par mois. Selon le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (CRTC), sa consommation moyenne l’an dernier s’est établie à 2,9 gigaoctets par mois.

    Supposons que ce consommateur moyen migre vers la 5G. Sa consommation mensuelle grimpera entre 6 et 9 gigaoctets par mois de données mobiles. Il devra rehausser son forfait, ou alors, assumer 50 $ de frais de dépassement avant de voir son fournisseur bloquer temporairement sa connexion numérique.

    Bref, le passage à la 5G lui coûtera plus cher pour une utilisation qui, rappelons-le, sera en fin de compte la même qu’avant.

    La 5G bientôt omniprésente
    Les six pays étudiés l’automne dernier par Open Signal sont ceux où le déploiement de la 5G était plus avancé qu’ailleurs. Le Canada n’en fait pas partie, car à ce moment, les fournisseurs n’avaient activé que quelques antennes dans les principales grandes villes du pays. Mais ça a changé.

    Les réseaux 5G ont pris beaucoup d’expansion au Canada ces dernières semaines, particulièrement durant les Jeux olympiques. On trouve présentement de la 5G dans la plupart des municipalités situées dans le bassin du Saint-Laurent, de Sept-Îles jusqu’aux Grands Lacs, la région où se trouve la plus grande partie de la population canadienne.

    Chez Bell, on nous dit avoir constaté une plus grande utilisation de la 5G pendant les Jeux. Pour le fournisseur, il s’agit là d’une heureuse coïncidence. « Nous continuons d’observer une augmentation des volumes d’utilisation de la 5G dans l’ensemble », indique une porte-parole. « Davantage de clients choisissent des plans avec plus de données, et nous constatons également une adoption croissante des nouveaux téléphones 5G. »

    Autrement dit, l’investissement dans la 5G rapporte aux grands fournisseurs canadiens. Leur revenu mensuel moyen par usager, le baromètre indiquant leur santé financière, est passé de 68 à 69$ par client par mois entre 2019 et 2020, selon le CRTC. Parions que la variation entre 2020 et 2021 sera à nouveau à la hausse et qu’elle sera plus prononcée, vu l’effet de la 5G sur la consommation de données mobiles.

    Comment s’en prémunir ?
    Comment notre consommation de données mobiles peut-elle tripler sans qu’on s’en rende compte ? C’est étonnamment facile. Le meilleur exemple est celui de la vidéo mobile : la qualité de l’image est ajustée automatiquement en fonction de la bande passante. Une vidéo diffusée sur une connexion limitée sera de résolution moindre. Elle sera peut-être en haute définition (HD) sur une connexion 4G ou LTE et sera en ultra haute définition (UHD) sur un réseau 5G.

    À titre d’exemple, une vidéo en HD tirée de YouTube représente une consommation de données d’environ 2 gigaoctets par heure. La même vidéo en UHD ? Son débit passera à plus de 10 gigaoctets par heure, soit cinq fois plus. C’est à titre indicatif, mais le même calcul vaut pour les vidéos sur Facebook, Instagram, et TikTok.

    Pour une vidéo qui s’affiche sur un écran de 6 pouces de diagonale, une image en UHD est superflue. Comment éviter de gaspiller ses données mobiles de la sorte ? La solution la plus simple est d’éviter la 5G. Les réglages des appareils mobiles permettent tous de limiter leur connexion aux réseaux 4G, si on le désire.

    En attendant des forfaits plus abordables, c’est le meilleur moyen de réduire sa facture de sans-fil.

    #surconsommation #5G #technologisme #smartphone #technologie #algorithme #critique_techno #nécrotechnologies

  • « Parle à mon cul, Herr Kode ! » Nos vies, décidément, sont ailleurs.
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1536

    Le 12 juillet 2021, après les annonces de Macron imposant un QR code pour "vivre librement", nous nous avons eu un bref sentiment de solitude (voir ici). Depuis, nous recevons du courrier, des cartes postales même, de réfractaires à la contrainte sanitaire et numérique, et nous avons marché quatre samedis de suite aux côtés de manifestants chaque semaine plus nombreux. Parmi les textes reçus, voici un appel enlevé à la désertion numérique, au retrait du jeu, à l’indifférence aux injonctions du progrès. Ne pas ajouter son caillou à l’avalanche : telle était déjà la mise en garde de Karel Capek en 1921 dans sa pièce R.U.R, pour laquelle il forgea - en tchèque - le mot “robot”. Et vous, que préférez-vous : un cyber-fonctionnement, virtuel et optimal, ou une vie d’humain, libre et vivant ? Pour lire “Parle à (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/parle_a_mon_cul_herr_kode.pdf

    • Nos gouvernants ne font finalement que mettreen applicationce que les patrons de Google, Eric Schmidt et Jared Cohen, réclamaient impatiemmentdans leur ouvrage The New Digital Age.Reshaping the Future of People, Nations and Business, sorti en 2013 : « Lesgouvernements doivent décider, par exemple, qu’il est trop risqué que des citoyens restent « hors ligne », détachés de l’écosystème technologique. Dans le futur comme aujourd’hui, nous pouvons être certains que des individus refuseront d’adopter et d’utiliser la technologie, et ne voudront rien avoir à faire avec des profils virtuels, des bases de données en ligne ou des smartphones. Un gouvernement devra considérer qu’une personne qui n’adhèrera pas du tout à ces technologies a quelque chose à cacher et compte probablement enfreindre la loi, et ce gouvernement devra établir une liste de ces personnes cachées, comme mesure antiterroriste. Si vous n’avez aucun profil social virtuel enregistré ou pas d’abonnement pour un portable, et si vos références en ligne sont inhabituellement difficiles à trouver, alors vous devrez être considéré comme un candidat à l’inscription sur cette liste. »

      […]

      Merde au QR Code ! D’abord mis au point pour suivre les pièces détachées dans les usines Toyota, il est successivement utilisé en Chine comme outil de surveillance des Ouïgours, puis à l’époque covidienne pour autoriser ou refuser l’accès à des immeubles, commerces ou parcs.

      Merde à Doctolib, pur symbole de la start-up nation et de la macronie, parasite de la santé, poussé grâce à l’arrosage de l’argent de nos impôts,grâce à la générosité déconcertante des autorités de régulation, pourvoyeur des données médicales récoltées vers Amazon, Facebook et consorts.

      Merde à l’ordiphone, surtout, que seuls ses pourvoyeurs siliconien sont intérêt à nommer smart. Ce gadget de destruction massive résume à lui seul le désastre capitaliste:le gâchis des ressources, le saccage de la nature comme l’épuisement des psychismes.

      Et merde à Amazon, à Deliveroo, à Netflix, à Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter, Tik-tok, merde à Macron en tee-shirt à Brégançon, merde à la 4G, à la 5G, à la 6G, et à toutes les saletés connectées prévues pour être vendues par milliards-tandis que les incendies dévastent la Sibérie, la Grèce, la Turquie...-car, quelle loi nous oblige à nous empoisonner avec ?

      Il faut en finir avec l’accommodation, avec l’irénisme, avec la « compréhension ». Cesser de « comprendre » l’ami qui sait bien qu’Amazon ce n’est nitrès écologique ni très social ni très sympa mais « tu comprends des fois je suis coincé et puis c’est quand même pratique » ;cesser de « comprendre » les faiseurs d’apéro zoom et de goûter skype ; cesser de s’accorder « des raisons » de participer au triomphe des néo-domesticités faites de livraisons et de clics ; cesser d’approuver béatement chaque « innovation » « parce que la technologie, tout dépend de ce qu’on en fait » ; cesser de tout accepter en « attendant » (le week-end, les vacances, la fin de l’épidémie, la retraite... et la mort !) ; cesser de chérir cette condition de caniches, de cobayes, de bétail.

      #critique_techno #pass_sanitaire #surveillance #liberté

  • Contrainte numérique : des sénateurs lâchent le morceau
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1525

    Il ne s’agit pas d’un complot, mais d’un rapport sénatorial. De ces intenses cogitations à huis-clos qui tôt ou tard se transforment en lois et changent nos vies. Les auteurs : Véronique Guillotin, médecin et sénatrice de Meurthe-et-Moselle (Mouvement radical), Christine Lavarde, ingénieur et sénatrice des Hauts-de-France (Les Républicains), René-Paul Savary, médecin et sénateur de la Marne (Les Républicains). Le titre de ce rapport du 3 juin 2021 : « Sur les crises sanitaires et outils numériques : répondre avec efficacité pour retrouver nos libertés ». Vous n’avez jamais rêvé d’être une petite souris dans les réunions internes des puissants, pour entendre ce qu’ils disent de nous et de leurs projets ? Ou bien d’avoir un logiciel espion Pegasus, puisqu’il paraît que "la technologie est neutre et tout (...)

    #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/rapport_se_nat_sante_et_contrainte-2.pdf

  • La technocrature jette le masque
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1520

    On se croyait seuls depuis lundi soir, dans le silence de l’été, comme tant d’autres sans doute, « abasourdis », « sidérés » par la « brutalité » du coup de force sanitaire du Chef d’En Marche, champion de la classe technocratique. Des messages de désarroi nous parvenaient de gens « pris par surprise », contraints d’annuler des événements, des réunions, des voyages, des vacances, contraints de subir des injections sous peine d’exclusion sociale, fichés, dénoncés à la vindicte officielle – celles de l’État et des forces qui le soutiennent, CSP +++ et Bac +++, de droite et de gauche « en même temps », bourgeois technocrates du Figaro et technocrates bourgeois du Monde. En attendant quoi ? D’être harcelés à domicile par les brigades sanitaires ? On se croyait seuls en voyant ce million de récalcitrants céder à la (...)

    https://pace.coe.int/fr/files/29004/html
    https://www.leprogres.fr/sante/2021/07/12/le-pass-sanitaire-obligatoire-pour-aller-au-restaurant-ou-prendre-le-train #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_technocrature_jette_le_masque.pdf

    • En annonçant l’obligation du « pass sanitaire » aux plus de 12 ans pour visiter les lieux culturels, les cafés-restaurants, les hôpitaux, les centres commerciaux et pour se déplacer en train ou en car, Emmanuel Macron relègue la France dans le cercle des pays qui font des droits fondamentaux la rançon de leur incompétence butée : Israël, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Pakistan sont les seuls à imposer un passeport sanitaire pour l’accès à certains lieux.
      Le président français prévient déjà que « nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français », c’est-à-dire rejoindre le Tadjikistan, le Turkménistan et le Vatican. Ce n’est pas du Tintin, c’est notre futur proche.

      Et ailleurs ? La cour constitutionnelle espagnole a retoqué l’obligation vaccinale en Galice, en raison de la « limitation des droits fondamentaux » que celle-ci impliquait. Angela Merkel a été catégorique : « Nous n’avons pas l’intention de suivre la voie que la France vient de proposer ». Le Conseil d’Europe a voté le 27 janvier 2021 une résolution - non contraignante juridiquement - préconisant de « s’assurer que les citoyens et citoyennes sont informés que la vaccination n’est PAS obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement (voir ici). »

      Gouverner, c’est mentir. Macron, fin avril 2021 : « Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis (cf ici). »
      La technocratie n’a pas plus de parole que de principes. La fin (l’efficacité et la puissance) justifie les moyens (la machination du monde et des hommes).
      La méthode (« une incitation maximale », selon Gabriel Attal, la voix de son maître) rappelle, entre mille précédents, la suppression des cabines téléphoniques plaçant les réfractaires au téléphone portable devant un fait accompli intenable. Nulle loi ne vous oblige à acheter un portable, naturellement. On ne vous oblige pas, mais vous êtes obligés.

      Depuis un an et demi, les barrières tombent. État d’urgence sanitaire ; gouvernement par décrets sur décisions à huis-clos du « conseil de défense sanitaire » ; atteintes à la législation nationale (autorisation de pose d’antennes-relais hors cadre règlementaire) et européenne (dérogation à certaines règles sur les essais cliniques et sur l’usage d’OGM pour les vaccins) ; atteinte au secret médical, création de fichiers de malades (SI-Dep), de cas contact (Contact Covid), de vaccinés (SI Vaccin Covid), intégrant des données personnelles de santé sans l’autorisation des personnes ; traque numérique via TousAntiCovid ; site « anti fake news » du gouvernement recommandant les médias officiels, sans oublier le déferlement des techniques manipulatoires du nudge, telle cette « autorisation de déplacement dérogatoire » assortie d’amendes.

      Le mépris du peuple et de la démocratie est tel qu’entre mars 2020 et mars 2021, le Conseil d’État, saisi par des citoyens, des associations, des organisations professionnelles, a suspendu 51 mesures du gouvernement ou de collectivités locales. Interdiction de manifester, usage de drones par la police, de caméras thermiques dans les écoles, obligation de port du masque partout, interdiction de sorties des résidents d’Ehpad : si on les avait oubliées, ces décisions que le Conseil d’État a suspendues « pour préserver des libertés auxquelles il était porté une atteinte excessive » rappellent la pente sur laquelle la technocratie nous entraîne, dans sa volonté de tout contrôler, tout centraliser, tout asservir au primat de l’efficacité et de sa puissance.

      Nul ne sait aujourd’hui comment le Conseil d’État jugera le projet de loi destiné à imposer la vaccination, sous le masque d’un « pass sanitaire » triant les bons et les mauvais citoyens. La Cnil elle-même, chambre d’enregistrement des atteintes aux libertés, s’émeut d’un risque « d’accoutumance » à ce tri. De fait, l’injonction à l’injection fonctionne. Entre les lamenti des représentants des cafés-restaurants et du monde de la culture, craignant pour leur chiffre d’affaires et les complications pratiques, plus d’un million de Français ont cédé en quelques heures. Les vacances, comme prévu, quitte à se plier à la contrainte. Qu’accepteront-ils la prochaine fois ?

      Nous ne sommes pas contre la vaccination. Nous avons reçu notre lot d’injections depuis notre enfance et dans nos voyages. Et sans doute, la plupart des récalcitrants ne seraient pas opposés à la vaccination si l’industrie pharmaceutique et l’État qui la soutient n’avaient multiplié depuis des décennies ce qu’ils nomment des « scandales sanitaires », et qui sont en fait des crimes industriels (sang contaminé, Mediator, thalidomide, etc).

      Nous sommes contre la contrainte, comme ce quadragénaire vacciné, qui refuse de présenter son « passeport » pour bénéficier d’un droit légitime. Ou comme cette patronne de bistrot, qui se fera vacciner « à contrecœur » mais pour qui « il est humainement impossible de refuser de servir un client, quel qu’il soit ». Que vaudra son humanité quand elle risquera 45 000 € d’amende et de la prison ferme ?

      Les statisticiens et les organisateurs nous abreuvent de ratio « bénéfice/risque », quand nous, les humains, sentons que le recours à la vaccination relève d’un équilibre entre intimité et responsabilité, entre choix des modes de soin et solidarité collective, impliquant un rapport personnel à la maladie, à la mort et au vivant, et un regard critique sur la technoscience et l’industrie. Chacun doit y penser par lui-même et dans la confrontation des idées. La santé publique n’est pas le domaine réservé des biocrates.

      Ainsi devrait-on discuter les causes des « maladies de civilisation » - de la civilisation industrielle - qui tuent infiniment plus que le coronavirus. Le Covid-19 a tué en France, à ce jour, 0,17 % de la population (111 000 personnes). Chaque année, le cancer tue 0,23 % des Français (plus de 150 000). L’État n’interdit ni les pesticides, ni les productions cancérigènes de l’industrie chimique et du nucléaire, ni les industries polluant l’air ; leurs industriels ne risquent ni la prison ni des amendes colossales. Il est plus facile de s’en prendre à des patrons de cafés ou de cinémas. La technocratie, dans sa folie de toute-puissance, détruit en même temps la nature et la liberté.

      « Fuyez la manie ancienne des gouvernements de vouloir trop gouverner ; [...] en un mot, rendez à la liberté individuelle tout ce qui n’appartient pas naturellement à l’autorité publique, et vous aurez laissé d’autant moins de prise à l’ambition et à l’arbitraire » (Robespierre, le 10 mai 1793).

      Quand la voix de la Terreur elle-même nous met en garde contre l’ambition et l’arbitraire, nous avons quelques raisons de l’entendre. Nous savons que cette « crise sanitaire » constitue un exercice pour la technocratie dirigeante : toutes les contraintes instituées ne disparaîtront pas, elles seront aggravées avec chaque nouvelle crise (climatique, écologique, sociale, etc), de façon à lui fournir un confort de pilotage maximal.

      Nous en appelons à tous pour maintenir nos engagements, nos réunions, notre vie civique, sociale, culturelle, de façon paisible et déterminée. Nous ne devons pas perdre ce que nos aïeux ont gagné en 1789.

      Refusons le chantage et l’intimidation.
      Renforçons notre immunité individuelle et collective, luttons contre le virus de la contrainte.
      Pièces et main d’œuvre
      Grenopolis, 14 juillet 2021.

  • Origine du Sars-Cov2 : la vérité s’est-elle échappée du laboratoire ?
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1511

    La revue scientifique Science publie ce 13 mai 2021 une lettre d’une vingtaine de chercheurs américains, réclamant une enquête sur les origines du Sars-Cov-2. « Nous devons considérer sérieusement les deux hypothèses, celle de l’origine animale et celle de la fuite d’un laboratoire jusqu’à ce que nous ayons suffisamment de données », écrivent-ils. De son côté, le rédacteur en chef explique : « Le but de notre rubrique Science’s Insights est d’offrir aux scientifiques le meilleur espace de discussion sur la science. Aussi, vu l’importance du sujet, l’ampleur de l’expertise et les qualifications éminentes des auteurs, la décision de publier leur lettre était facile. » Quel intéressant moment. Il n’est pas donné tous les jours d’assister à d’aussi impudents retournements de vestes, à en attraper des (...)

    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1304
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1287
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1384
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1399
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1437
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1469 #Nécrotechnologies
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_ve_rite_e_chappe_e_du_laboratoire_.pdf

  • Le parti technologiste : tant de rivaux pour un projet unique
    https://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?article1519

    Déclaration d’intérêt - Renart n’a pas pris part aux votes des élections départementales et régionales des 20 et 27 juin 2021 ; de même, il n’a ni pleuré ni salué la défaite de l’équipe de France en huitième de finale de l’Euro. Les taux d’abstention sont-ils indexés sur les subventions aux industries automobile et électrique ? Autrement dit : à quoi bon user de son droit de vote quand les candidats sont d’accord sur le « projet de société » : la croissance, la puissance et l’emploi techno-industriels. Ainsi, E. Macron et X. Bertrand, concurrents aux prochaines Présidentielles, se bousculent pour s’attribuer leur commune victoire : la construction d’une deuxième usine de batteries pour voitures électriques dans les Hauts-de-France. Tous les candidats aux Régionales, vainqueur (Bertrand) et vaincus (K. (...)

    https://chez.renart.info/?Le-parti-technologiste-tant-de-rivaux-pour-un-projet-unique #Nécrotechnologies

  • Le parti technologiste : tant de rivaux pour un projet unique
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1519

    Déclaration d’intérêt - Renart n’a pas pris part aux votes des élections départementales et régionales des 20 et 27 juin 2021 ; de même, il n’a ni pleuré ni salué la défaite de l’équipe de France en huitième de finale de l’Euro. Les taux d’abstention sont-ils indexés sur les subventions aux industries automobile et électrique ? Autrement dit : à quoi bon user de son droit de vote quand les candidats sont d’accord sur le « projet de société » : la croissance, la puissance et l’emploi techno-industriels. Ainsi, E. Macron et X. Bertrand, concurrents aux prochaines Présidentielles, se bousculent pour s’attribuer leur commune victoire : la construction d’une deuxième usine de batteries pour voitures électriques dans les Hauts-de-France. Tous les candidats aux Régionales, vainqueur (Bertrand) et vaincus (K. (...)

    https://chez.renart.info/?Le-parti-technologiste-tant-de-rivaux-pour-un-projet-unique #Nécrotechnologies

  • Origine du Sars-Cov2 : la vérité s’est-elle échappée du laboratoire ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1511

    La revue scientifique Science publie ce 13 mai 2021 une lettre d’une vingtaine de chercheurs américains, réclamant une enquête sur les origines du Sars-Cov-2. « Nous devons considérer sérieusement les deux hypothèses, celle de l’origine animale et celle de la fuite d’un laboratoire jusqu’à ce que nous ayons suffisamment de données », écrivent-ils. De son côté, le rédacteur en chef explique : « Le but de notre rubrique Science’s Insights est d’offrir aux scientifiques le meilleur espace de discussion sur la science. Aussi, vu l’importance du sujet, l’ampleur de l’expertise et les qualifications éminentes des auteurs, la décision de publier leur lettre était facile. » Quel intéressant moment. Il n’est pas donné tous les jours d’assister à d’aussi impudents retournements de vestes, à en attraper des (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/la_ve_rite_e_chappe_e_du_laboratoire_.pdf

  • Le Droit à l’oncle
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1496

    Si vous n’avez pas le temps de lire Alertez les bébés ! Objections aux progrès de l’eugénisme et de l’artificialisation de l’espèce humaine, ni Le Manifeste des Chimpanzés du futur contre le transhumanisme (toujours en vente), vous pouvez lire le fidèle résumé qu’en fait Anselm Jappe, théoricien reconnu de la critique de la valeur et bloggeur sur Médiapart (ici et en PDF ci-dessous). Blague à part, c’est une sorte d’événement que sept ans après nos alertes contre La Reproduction artificielle de l’humain, un authentique anti-capitaliste rejoigne publiquement notre critique, quitte à nous rejoindre également sur les listes noires des petites meutes techno-progressistes. Vous verrez que, à ce rythme, un François Ruffin qui vient de se découvrir une hostilité « métaphysique » au progrès, ou (...)

    https://blogs.mediapart.fr/anselm-jappe/blog/190421/le-droit-loncle #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/le_droit_a_l_oncle.pdf

  • Origine du Sars-Cov2 : des fissures dans la muraille de Chine
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1493

    Il y a un mois, le 19 février 2021, les médias du monde entier - et donc Le Monde - reprenaient les conclusions provisoires de la "mission d’enquête" de l’OMS en Chine sur les origines du Sars-Cov2 : l’hypothèse d’une fuite de laboratoire était "hautement improbable" (voir ici). Un mois plus tard, le 30 mars, M. Tedros, patron de l’OMS, l’obligé sinon le protégé de Pékin, déclare à l’occasion de la remise du rapport définitif de cette mission, qu’une enquête spécifique sur l’hypothèse d’un accident de laboratoire chinois est nécessaire : « Cela demande d’enquêter plus avant, probablement avec de nouvelles missions et des experts spécialisés que je suis prêt à déployer ». Contraignant Le Monde à reconnaître des "contradictions" dans les thèses sinofficielles. Désormais, le patron de l’OMS et Le Monde (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/covid-19_la_chine_accuse_e_d_avoir_entrave_la_mission_de_l_oms_

  • Dressons les antennes
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1485

    Nous avons reçu du collectif italien Coda Nera ("Queue noire") un appel à « résister au réseau 5G, à la digitalisation et à la médicalisation de nos vies ». Comme nos amis sont aimables, ils ont poussé la prévenance jusqu’à publier une version française de leur texte, dont certaines tournures ajoutent au charme de la lecture (voir ici). Il s’agit en outre d’un texte posé et assez exhaustif quant aux griefs que nous pouvons avoir contre le monde-machine, dont l’avènement s’accélère à la faveur de la pandémie de Covid-19. * Dressons les antennes Ce sont des temps difficiles. Vous vous demandez peut-être quand ça allait mieux. Si nous relisons de nombreux textes, affiches ou écrits divers du milieu du XIXe siècle à nos jours, parus dans des cercles radicaux qui ont contesté le statu quo, nous trouverons des (...)

    https://istrixistrix.noblogs.org/post/2021/03/08/dressons-les-antennes-un-appel-contre-la-5g #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/appello_fra_a4_print-2.pdf

  • Mutation (ce que signifie « accélérer »)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1471

    Sans conteste, l’accélération est le maître mot de l’année qui vient de s’écouler. On en trouvera ici nombre d’occurrences, les plus variées qui soient, que nous avons relevées dans les domaines économique, technologique et scientifique, employées en substitut ou en renfort à celui d’innovation. Par exemple, l’accélération de l’innovation. On reconnaît là des mots de la crise à laquelle il faut s’adapter d’urgence - d’où l’accélération - ou périr. Assurément aucun État n’a planifié l’épidémie, sous-produit pervers de la société industrielle, et subie depuis un an par leurs populations ; mais tous les États planifient des scénarios de crise afin de faire face aux éventualités soudaines, brèves ou durables. Et tous ont appris à saisir l’occasion que leur offrait la crise – l’épidémie – pour accélérer des tendances (...)

    #Nécrotechnologies
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/mutation.pdf