• Des moutons ou des puces ?
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=406

    Alors qu’une centaine de moutons et une cinquantaine de marcheurs entamaient ce lundi 28 janvier 2013 leur transhumance contre le puçage électronique à travers la Drôme, nous détaillons ici un peu d’économie réelle, et les rapports de forces entre éleveurs de moutons et éleveurs de puces. Comment les seconds éliminent les premiers ; comment il ne peut en être autrement ; comment les premiers ne peuvent survivre qu’à condition d’éliminer les seconds. On en apprend des choses, en suivant les moutons. On (...)

    #Nécrotechnologies


  • Entretien avec Etienne Mabille, éleveur réfractaire au puçage de ses moutons | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=405

    Paysans dans la Drôme, Etienne et Irène Mabille ont perdu 8000 € de primes PAC (Politique agricole commune), pour refus de pucer leurs moutons. Menacés d’amendes et de pénalités supplémentaires, ils en appellent au tribunal administratif de Grenoble qui jugera dans quelques mois. Alors que d’autres éleveurs risquent des sanctions similaires pour le même motif, le Collectif 26 organise une transhumance contre le puçage électronique dans la Drôme, du 28 janvier au 1er février 2013 (voir www.piecesetmaindoeuvre.com/...). C’est à cette occasion que nous avons eu cet entretien avec Etienne Mabille. Nous ne sommes pas éleveurs. Nous ne défendons pas d’intérêts personnels en soutenant les Mabille et la transhumance contre le puçage électronique. Nous défendons tous les éleveurs et tous les individus, citadins ou ruraux, qu’emprisonne déjà le filet numérique (bibliothécaires, enseignants, usagers des transports en commun, bientôt tous les foyers, équipés de compteurs électriques pucés Linky, etc). On sait que la Drôme bio (moutons, miel et lavande) coexiste heureusement avec la Drôme nucléaire (Pierrelatte et le Tricastin), pourvu que les centrales restent hors de vue, en bas, dans la vallée du Rhône. C’est ce qu’on nomme le syndrome NIMBY (Not in my backyard / Pas dans mon jardin). S’agissant du puçage RFID, nous ne cédons pas, quant à nous, au syndrome NOMCAT (Not on my cattle / Pas sur mon troupeau). Nous marcherons aussi pour les hommes. Faire un bout de chemin avec (...)

    #Nécrotechnologies


  • La nano-guerre par ceux qui la préparent | Hors-sol
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=399

    Avant 2006 et l’inauguration de Minatec, scientifiques, journalistes et militants nous accusaient de science-fiction et de paranoïa ; vous pensez bien que s’il y avait eu le moindre risque d’applications militaires des nanotechnologies, ils l’auraient su et ils l’auraient dit. D’ailleurs, l’existence même des nanotechnologies restait un point en débat. Pourtant, Antonin Reigneaud, dans « Minatec et l’armée : le rapport qui tue » (ici) en avait déjà dit assez long pour ôter tout déni aux plus fortes têtes. Aujourd’hui, la nano-guerre se discute benoitement, effroyablement, dans des « Café défense nanos », entre étudiants et technarques du ministère de l’Economie. Pour un compte-rendu précis et complet du dernier « Café défense nanos » de Lille, lire l’article de Hors-Sol (à télécharger ci-dessous). #Nécrotechnologies


  • Appel à la transhumance contre le puçage électronique des moutons et des hommes | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=402

    Du 28 janvier au 1er février 2013, nous marcherons dans la Drôme avec les éleveurs et leurs troupeaux, contre le puçage électronique des moutons et des hommes (ici). Depuis les années 2000, une technologie dissimulée et disséminée révolutionne nos vies à notre insu. Rares sont ceux qui connaissent l’acronyme RFID (Radio Frequency Identification). Les puces RFID sont des tatouages électroniques. Elles permettent d’identifier et de suivre un objet ou un être vivant parmi tous les autres, à distance. Minuscules, elles s’intègrent à la matière (papier, verre, tissu, plastique, etc) et transforment ce – ou celui - qui les porte en objet communicant. En objet. Repérable et traçable par les détecteurs placés dans l’environnement, pour une gestion optimisée des flux et des stocks, de marchandises, d’animaux ou d’humains. Les RFID sont partout. Dans nos papiers d’identité, nos cartes de transports, les livres des bibliothèques, les arbres des villes, les pass sans contact, des vêtements et produits de consommation. Elles sont aussi sous la peau des animaux domestiques et d’élevage, et de milliers d’humains pucés, volontairement ou par obligation. Le but de l’industrie électronique, des gouvernements et des vendeurs de tout et n’importe quoi, est de pucer toute chose sur Terre : objets manufacturés, décors urbains, réseaux, paysages « naturels », infrastructures, bâtiments, êtres vivants. Par exemple, nos compteurs électriques. Les fameux « Linky » permettront de savoir (...)

    #Nécrotechnologies


  • Transhumance contre le puçage électronique | Collectif d’éleveurs drômois (26)
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=401

    Le collectif d’éleveurs drômois (26) organise du lundi 28 janvier au vendredi 1er février 2013, une transhumance contre le puçage électronique (RFID) des ovins et contre l’introduction de nouvelles contraintes génético-industrielles dans l’élevage. Chaque étape, entre Mornans et Valence, sera l’occasion d’une projection du film « Mouton 2.0 - La puce à l’oreille » et d’un débat (voir Agenda). Ci-dessous le courrier du collectif 26 aux médias. Lire aussi, sur ce sujet : Des moutons et des hommes Occupation du Pôle Traçabilité à Valence (21/11/09) Les cyber-moutons et les chèvres cyborgs arrivent * Nous sommes des collectifs de différents départements, regroupant essentiellement des éleveurs mais aussi des non-agriculteurs. Chaque collectif est indépendant et ne se revendique d’aucun syndicat ni parti politique. En tant qu’éleveurs, nous sommes soumis à des contraintes de plus en plus fortes qui nous obligent à accepter les normes de l’élevage industriel. Considérant que ce mode d’élevage est une impasse, alors même que d’autres voies existent, nous refusons de nous y soumettre et nous revendiquons le droit des paysans à rester maîtres de leur pratiques. Pour ce faire, nous organisons une transhumance de plusieurs jours à travers la Drôme pour attirer l’attention de la population et des pouvoirs publics sur deux mesures qui s’opposent à notre vision de l’élevage et qui contribueront à fragiliser un grand nombre de fermes : l’identification électronique des ovins (...)

    #Nécrotechnologies


  • #Nanoparticules : l’ingrédient qui s’est discrètement invité à notre table
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/31/nanoparticules-l-ingredient-qui-s-est-discretement-invite-a-notre-table_1810

    La première question qui se pose est celle de l’infiltration, au fin fond de notre corps, des nanoparticules que l’on mange. Plusieurs études montrent qu’elles peuvent franchir les barrières de protection physiques, interférer sur le système immunitaire, pénétrer dans les vaisseaux sanguins, le système lymphatique et divers organes.

    Selon l’Afssa, « le foie et la rate seraient des organes cible, mais certaines nanoparticules sont retrouvées dans les reins, les poumons, la mœlle osseuse et le cerveau ». En outre, la taille des nanoparticules est déterminante dans leurs pérégrinations à travers notre organisme, comme le montre une étude menée sur des souris et citée par l’OMS et la FAO : « Les plus petites particules [d’or] ont été retrouvées dans les reins, le foie, la rate, les poumons et le cerveau, alors que les plus grandes sont presque entièrement restées dans l’appareil digestif. »

    La seconde question est celle de l’effet de ces nanoparticules sur notre #santé. Question complexe, et jusqu’ici, pas entièrement résolue.

    #alimentation


  • J’ai infiltré les robots | r3d3
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=400

    Dans son souci de rester à la pointe de l’innovation, et de fournir à ses lecteurs une information optimale, Pièces et main d’œuvre, atelier de bricolage pour la construction d’un esprit critique, a mis au point un smart rapporteur, assez performant et non dénué d’esprit. Pour un test in vivo, celui-ci a assisté à la discussion « Homme/robot, qui aura la main ? », organisée à l’Hôtel de Région à Lyon, le 18 décembre 2012. Voici son rapport d’une soirée parmi ses congénères. #Nécrotechnologies


  • La nano-guerre par ceux qui la préparent | Hors-sol
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=399

    Avant 2006 et l’inauguration de Minatec, scientifiques, journalistes et militants nous accusaient de science-fiction et de paranoïa ; vous pensez bien que s’il y avait eu le moindre risque d’applications militaires des nanotechnologies, ils l’auraient su et ils l’auraient dit. D’ailleurs, l’existence même des nanotechnologies restait un point en débat. Pourtant, Antonin Reignaud, dans « Minatec et l’armée : le rapport qui tue » (ici) en avait déjà dit assez long pour ôter tout déni aux plus fortes têtes. Aujourd’hui, la nano-guerre se discute benoitement, effroyablement, dans des « Café défense nanos », entre étudiants et technarques du ministère de l’Economie. Pour un compte-rendu précis et complet du dernier « Café défense nanos » de Lille, lire l’article de Hors-Sol (à télécharger ci-dessous). #Nécrotechnologies


  • Innovation scientifreak : la biologie de synthèse | Frédéric Gaillard
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=395

    Geneviève Fioraso, aujourd’hui ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a rendu en février 2012 un long, lourd et filandreux « Rapport sur les enjeux de la biologie de synthèse ». Frédéric Gaillard, l’un de ses rares et méritants lecteurs, nous rend ici son rapport sur le rapport. C’est encore pire quand c’est clair, bref et direct. Voici donc la plus récente création des laboratoires de l’horreur. Cette monstruosité verbale – biologie de synthèse - répond à la monstruosité de cette innovation. Le bios, le vivant, c’est ce qui nait – d’où le mot de nature -, et non pas ce qu’on fabrique, artefacts, artifices, parce que faits de l’art. Ce qu’on fabrique ne vit pas, mais fonctionne. L’expression « biologie de synthèse » est donc un oxymore, une escroquerie forgée pour accréditer la possibilité d’une impossibilité – ailleurs que dans les cauchemars et la fiction d’épouvante dont Frankenstein reste le type. Mais nos scientifiques ne sont pas des littérateurs et ils plient donc la réalité à leur démence machinique. C’est possible si l’on prend l’alchimie verbale au pied de la lettre, si l’on réduit par exemple la tomate à un automate programmé. Alors elle ne vit plus, elle ne pousse plus, elle fonctionne. Il suffit de filer la métaphore pour faire d’un artefact de l’INRA, d’un automate chimico-informatisé, une « tomate de synthèse » ou « artificielle », de la « viande de culture » (Le Monde, 23 juin 2012), en attendant la (...)

    #Nécrotechnologies


  • Parution de « Métro, boulot, chimio – Débats autour du cancer industriel » | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=394

    En marge d’une campagne présidentielle vouée au débat sur le « redressement industriel », Le Monde des 15-16 avril 2012 chronique une polémique entre Là-bas si j’y suis, l’émission du Front de Gauche sur France Inter (600 000 auditeurs !), et Pièces et main d’œuvre, site de bricolage pour la construction d’un esprit critique (quelques lecteurs) : « [Sur France Inter], un reportage de François Ruffin (…) raconte le sort du pôle vinylique de la grande société chimique Arkema, sa vente pour un euro symbolique au fonds Klesch, l’impuissance affichée de l’équipe de M. Hollande et l’indifférence totale de celle de M. Sarkozy. Bon. Mais voilà que Pièces et main d’œuvre (PMO), un groupe anti-industrialiste de Grenoble, signale un aspect oublié par le reportage : ces usines produisent du chlorure de vinyle, un produit aux propriétés cancérigènes et toxiques avérées, et dont la production entraîne fréquemment des cancers du foie chez les travailleurs. Quant à ses usages, ils peuvent se révéler très nocifs pour l’environnement, comme quand on incinère le polychlorure de vinyle. Il n’est pas raisonnable de défendre des emplois aussi toxiques, affirme PMO. » Un syndicaliste d’Arkema proteste contre PMO dans un forum du Front de Gauche. François Ruffin riposte sur le site de son journal Fakir. En quelques semaines, des dizaines de commentaires de syndicalistes, d’écologistes, de luddites et libertaires s’entrecroisent sur divers sites. L’ensemble formant un dossier (...)

    #Nécrotechnologies


  • La mort à Tarente | Tomjo
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=390

    Depuis Virgile et Les Géorgiques, Tarente était un lieu commun des poètes. Un jardin au bord de mer. Des fruits, des fleurs et des dauphins. En 60 ans, la société industrielle a fait de cette ville des Pouilles un enfer : la plus grande aciérie d’Europe, l’Ilva, une base de l’OTAN, une banlieue mortifère. 70 000 morts prématurées en vingt ans - du cancer, surtout. la poussière d’acier de l’Ilva, qui sature la ville. TomJo, rédacteur à La Brique, un journal lillois, en a pourtant ramené un reportage qui n’est pas complètement lugubre ni désolé. Il y a une différence entre les ouvriers de l’Ilva, à Tarente, et ceux d’Arcelor-Mittal, à Florange, en Lorraine. A Tarente, des habitants et des ouvriers, menés par un « Comité de citoyens et travailleurs libres et conscients », se battent contre l’emploi, pour la fermeture de l’usine. Vous avez bien lu : ces gens pensent que leur vie vaut plus que l’emploi. Scandaleux, non ? Ce n’est pas à Là-bas si j’y suis, l’émission quotidienne du Front de Gauche sur France Inter, qu’on entendrait des syndiqués tenir des discours aussi révoltants. Justement, ces ouvriers se battent aussi contre les syndicats. Quand leurs dirigeants nationaux sont venus à Tarente, cet été, le 2 août 2012, des ouvriers les ont hués, chassés, et ont pris la tribune. C’est que les syndicats se battent pour l’Ilva, pour l’usine et l’emploi, dont ces ouvriers ne veulent plus. Les syndicats se battent pour le salaire et, parfois, pour l’amélioration des conditions (...)

    #Nécrotechnologies


  • C’est une bonne guerre qu’il nous faut | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=387

    À l’appel de la Fédération européenne de l’industrie et de la CGT, nous manifesterons le 9 octobre 2012 pour l’industrie, pour l’emploi et pour des mesures de relance exceptionnelles - à Lyon à 11h place Jean Macé – comme à Paris, Bordeaux, Marseille, Epinal, Rennes, Toulouse. La France et l’Europe traversent une crise sociale et économique sans précédent. Chômage de masse, précarité, dette publique, écroulement des services publics, désindustrialisation : si rien n’est fait, c’est tout notre modèle de développement qui s’écroulera, repoussant pour longtemps la perspective d’un retour durable de la croissance. Pourtant on connaît la voie à suivre : « un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous-traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi » (CGT Isère). Pour que l’homme soit véritablement au service de l’économie, il faut des mesures de relance industrielle à la hauteur de la crise actuelle. Nous devons tirer les leçons de l’Histoire. Il y a un siècle, l’économie française a connu un formidable bond en avant, son industrie une véritable révolution. Voyez l’essor de la région grenobloise dans les années 1915-1916 : aménagements hydroélectriques, boum dans la construction mécanique, floraison des sites électro-chimiques. Matériel électrique, explosifs, coton nitré, papier à cartouche, obus, chlore et phosgène comme gaz de combat, magnésium pour (...)

    #Nécrotechnologies


  • Les scientifiques le disent : la dénatalité ou la mort | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=389

    « Maintenant, c’est plus seulement Pièces et main d’œuvre qui le dit, c’est Nature. » Ainsi parlaient des chercheurs, il y a quelques jours dans les couloirs de la fac d’Orsay. Ils avaient tort. Bien d’autres, depuis des décennies, prophètes de malheur et oiseaux de mauvais augure, annoncent l’effondrement écologique et ses effets catastrophiques pour l’humanité. Mais pour éveiller l’attention d’universitaires diplômés et des médias, il faut la caution - tardive – de la plus prestigieuse revue scientifique du monde. Deux revues font autorité dans le milieu scientifique mondial. Publier dans Science ou Nature est un triomphe pour les chercheurs. Nature, publication britannique créée en 1869, est la revue scientifique interdisciplinaire la plus citée au monde. Le 7 juin 2012, elle a publié une synthèse signée d’une vingtaine de chercheurs internationaux (spécialistes en paléontologie, biologie, géosciences, géographie, biochimie, géologie, biodiversité, entre autres, mais aussi « écoinformatique et écologie computationnelle »), intitulée « Approching a state shift in Earth’s biosphere » (à lire ici), nous alertant d’un proche basculement de la biosphère, irréversible et brutal. Ayant croisé de nombreuses sources, les auteurs concluent : la conjugaison de la crise climatique, de la perte accélérée de la biodiversité, de la transformation rapide des flux d’énergie et de la dégradation générale des écosystèmes pourrait conduire à un seuil irréversible, (...)

    #Nécrotechnologies


  • C’est une bonne guerre qu’il nous faut | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=387

    À l’appel de la Fédération européenne de l’industrie et de la CGT, nous manifesterons le 9 octobre 2012 pour l’industrie, pour l’emploi et pour des mesures de relance exceptionnelles - à Lyon à 11h place Jean Macé – comme à Paris, Bordeaux, Marseille, Epinal, Rennes, Toulouse. La France et l’Europe traversent une crise sociale et économique sans précédent. Chômage de masse, précarité, dette publique, écroulement des services publics, désindustrialisation : si rien n’est fait, c’est tout notre modèle de développement qui s’écroulera, repoussant pour longtemps la perspective d’un retour durable de la croissance. Pourtant on connaît la voie à suivre : « un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous-traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi » (CGT Isère). Pour que l’homme soit véritablement au service de l’économie, il faut des mesures de relance industrielle à la hauteur de la crise actuelle. Nous devons tirer les leçons de l’Histoire. Il y a un siècle, l’économie française a connu un formidable bond en avant, son industrie une véritable révolution. Voyez l’essor de la région grenobloise dans les années 1915-1916 : aménagements hydroélectriques, boum dans la construction mécanique, floraison des sites électro-chimiques. Matériel électrique, explosifs, coton nitré, papier à cartouche, obus, chlore et phosgène comme gaz de combat, magnésium pour (...)

    #Nécrotechnologies


  • Troubles envahissants du comportement chez les infirmiers : un témoignage | Alexandre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=386

    Eloïse est infirmière dans un hôpital pour enfants atteints de « troubles envahissants du comportement ». En principe, elle doit soigner ces enfants et s’en occuper. Mais la voici atteinte à son tour. Son collègue, Alexandre, décrit pour nous l’intrusion du téléphone portable dans son métier, la destruction des liens, du regard, de l’attention aux autres : l’infirmière-machine au travail. Ce n’est qu’un exemple. Il faudrait en multiplier les descriptions dans tous les métiers et tous les aspects de l’existence. (Pour lire le texte, cliquer sur l’icône ci-dessous.) #Nécrotechnologies


  • Troubles envahissants du comportement chez les infirmiers : un témoignage | Alexandre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=386

    Eloïse est infirmière dans un hôpital pour enfants atteints de « troubles envahissants du comportement ». En principe, elle doit soigner ces enfants et s’en occuper. Mais la voici atteinte à son tour. Son collègue, Alexandre, décrit pour nous l’intrusion du téléphone portable dans son métier, la destruction des liens, du regard, de l’attention aux autres : l’infirmière-machine au travail. Ce n’est qu’un exemple. Il faudrait en multiplier les descriptions dans tous les métiers et tous les aspects de l’existence. (Pour lire le texte, cliquer sur l’icône ci-dessous.) #Nécrotechnologies


  • Des ouvriers contre le crime industriel | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=383

    À Tarente, ces jours-ci, des ouvriers et des habitants dont le « niveau de vie » et le « pouvoir d’achat » dépendent d’un complexe industriel, proclament que leurs vies valent plus que leurs emplois. Une grande manifestation d’ouvriers contre la fermeture de leur usine au nom de la défense de l’emploi et de l’économie : c’est ce qu’aurait dû être la journée du 2 août 2012 à Tarente, dans les Pouilles, au sud de l’Italie. Une ville dévastée par l’Ilva, aciérie monstrueuse qui a tué, blessé et rendu malades des centaines d’habitants et de travailleurs depuis cinq décennies (cancers, maladies respiratoires et cardio-vasculaires, surmortalité de 15 %), ravagé l’environnement et contraint la population à vivre recluse pour fuir les dioxines. Le PIB d’abord. L’Ilva représente 72 % de celui des Pouilles. L’emploi est la « première des priorités », comme disent ici le Front de gauche, le PS, les Verts et les syndicalistes. Des emplois, l’Ilva en fournit 11 500 à Tarente. Aussi les centrales syndicales – CGIL, CISL, UIL – marchent-elles main dans la main avec le patron, Riva, troisième producteur d’acier en Europe. Ensemble, ils défendent leur machine de mort contre la décision de mise sous séquestre prononcée par une juge le 26 juillet 2012, pour raison de salubrité publique. Le 2 août, donc, les ouvriers devaient manifester spontanément – en cars affrétés par la boîte – afin de donner l’image d’une ville mobilisée pour l’industrie. Mais la manip’, (...)

    #Nécrotechnologies


  • Une chercheuse contre le crime industriel | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=382

    « La reconnaissance que j’appelle de mes vœux serait de voir la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu’enfin la prévention devienne réalité ». C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l’Inserm, spécialiste de la « santé au travail », a refusé le 31 juillet 2012 la légion d’honneur proposée par la ministre Duflot. Le parti industriel et les tenants de la réindustrialisation française, les sections CGT d’Arkema, de Peugeot et du volailler Doux n’ont pas réagi. Nous profitons de ce geste de décence minimal – quoique exceptionnel – de la part d’une chercheuse en santé publique pour rappeler cette évidence : l’emploi tue, mais c’est en son nom que toutes les forces « progressistes », écolo-techniciennes, syndicalistes, « de gauche » réclament le « redressement productif » du pays. Quitte à se couvrir parfois d’une opportune conversion à la décroissance, sans jamais s’attaquer au tabou de l’emploi ni à la course à l’innovation – c’est-à-dire à la destruction de nos vies - que celui-ci exige.(1) Or chacun sait, grâce à Michel Destot, le maire PS-CEA de Grenoble que « à travers [l’innovation] apparaît le développement des activités économiques qui génère lui-même des emplois pour l’ensemble de nos concitoyens. Il y a là une véritable mine d’or, prenons-en conscience. » (2) Depuis trente ans, Annie Thébaud-Mony documente ce que nous avons résumé par la formule « Nos emplois (...)

    #Nécrotechnologies

    • « Le chômage, perçu comme principal problème social, a tendance à masquer les atteintes à la santé liées au travail. (…) En France, le travail tue, blesse et rend malade, à raison de deux morts par jour dus à des accidents, de huit morts par jour dus à l’amiante, de deux millions et demi de salariés exposés quotidiennement à des cocktails cancérigènes, de millions d’hommes et de femmes constamment poussés aux limites de ce qu’un être humain peut supporter, moralement et physiquement. »


  • Biologie de synthèse : Geneviève Fioraso, ministre de la fuite en avant | Le Postillon
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=375

    Dans son numéro de juin 2012, Le Postillon, journal grenoblois, commente le récent rapport sur la biologie de synthèse publié par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques (à lire ici). Ce rapport est signé Geneviève Fioraso, ministre grenobloise de la Recherche et de l’enseignement supérieur, « passionaria de l’innovation » selon la presse. Pour Jean Therme, patron du CEA-Grenoble, « c’est l’industrie solaire qui sauvera le monde », pour Geneviève Fioraso, patronne de la SEM Minatec, c’est la biologie de synthèse. Deux calamités de toutes façons, mais qui, l’une comme l’autre, profiteront de l’aide et du relais que la nouvelle ministre leur apportera - comprenez, subventions et soutiens divers. Pour Fioraso, pour Therme, comme pour tous les technarques, l’accélération technologique justifie toutes les folies. Pour lire l’article, cliquer sur l’icône ci-dessous. #Nécrotechnologies


  • Défense et illustration du cancer picard | Tomjo
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=374

    Des esprits malavisés, gâcheurs d’encre et de papier, gens de plume et de rêveries, ennemis de la Classe ouvrière, s’en prennent depuis des décennies à l’endémie du cancer, due pour l’essentiel, suivant les épidémiologistes, à l’expansion de l’industrie depuis la Première Guerre mondiale, dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les parts du pays. Voyez Dominique Belpomme (Ces maladies créées par l’homme, Albin Michel, 2004), Barbier/Farrachi (La Société cancérigène, La Martinière, 2004), et tous les autres. Ces dénigreurs montent en épingle la mortalité du cancer qui touche un Français sur deux et une Française sur trois, sans compter la pléthore des rescapés plus ou moins provisoires. Il serait trop facile de leur dire que si la Nature n’avait pas voulu que l’on meure du cancer, elle n’eut pas placé cette faculté - parmi tant d’autres - chez les mortels. Faculté activable à loisir par n’importe quel agent industriel ou une combinaison de ces agents. Tant que les hommes meurent - c’est leur nature, leur programme génétique -, peu importe de quoi. Il faut bien mourir de quelque chose. L’admirable est de voir comment la providence marchande fait un bien économique d’un mal sanitaire (...) (Pour lire le texte intégral, cliquer sur l’icône ci-dessous) (...)

    #Nécrotechnologies


  • L’indicible éternité de la mort nucléaire | Marion Lantoine
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=369

    A quelque chose, malheur est bon. Un aspect positif de la nucléarisation du monde réside dans l’essor d’un secteur prospère de l’édition, consacré à sa critique. Des milliers de livres publiés et re-publiés afin que nul ne puisse dire qu’il ne savait pas, quand on lui avait bien dit. Le crime accompli, ces milliers de livres restent utiles à sa compréhension ; qui sont les criminels, les coupables, les complices, les témoins passifs, plus ou moins, les victimes ; ce que les nucléocrates nous ont à jamais imposé et comment ; ce qui reste encore à faire, sachant que contrairement à une escroquerie répandue par des manipulateurs « associatifs et citoyens », il n’est désormais plus possible de « sortir du nucléaire ». Près de 250 000 tonnes d’ordures radioactives pour 10 ou 100 000 ans. Leur volume, leur létalité et leur péril croissent chaque jour. Il faudrait au moins alerter nos éventuels descendants de l’effroyable héritage qui leur est légué sans possibilité de refus. Impossible aussi, comme l’explique Marion Lantoine dans « L’indicible éternité de la mort nucléaire » (à télécharger ci-dessous). Les fossoyeurs qui nous enfouissent sous leurs montagnes de poison doivent s’avouer incapables de créer les signaux de danger adéquats, à l’usage des « générations futures ». A quoi bon, dira-t-on, ces constats catastrophistes : Le nucléaire ni la mort ne se peuvent regarder fixement. Sans doute, mais quand leur rayonnement nous éblouirait, nous garderions sur les regards fuyants des (...)

    #Nécrotechnologies


  • Contre le mouton numérique | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=368

    Depuis début 2012, les éleveurs d’ovins et de caprins sont contraints de pucer électroniquement leurs bêtes. En 2007, nous avions publié le texte de Nicolas Bonnani, Des moutons et des hommes, (à relire ici), contre les moutons numériques. On retrouve les bergers opposés au puçage, et leurs moutons sans puces RFID, dans le documentaire d’Antoine Costa et Florian Pourchi, Mouton 2.0 : la puce à l’oreille (www.mouton-lefilm.fr) qui sort le 18 mai 2012. En projection dans toute la France : 18 mai 2012 : à Reillanne (04) à 14 h 21 mai 2012 : à Guillestre (05) au cinéma Le Riou Bel (18 h et 20h30) 23 mai 2012 : à Embrun (05), à La taverne de Pan (21 h) 24 mai 2012 : à Laragne (05), au cinéma le Hublot (20 h 30) 25 mai 2012 : à Vachères en Quint (26), à La Menuiserie (19 h) 26 mai 2012 : à Serres (05) – Salle Jean Imbert (21 h) 29 mai 2012 : à Mirabel et Blacons (26), Salle municipale (20 h) 30 mai 2012 : à Grenoble (38), aux Bas Cotés (20 h) 31 mai 2012 : à Mens (38), à l’espace culturel (20 h) 1 juin 2012 : à Meyzieu (69), au cinéma Tant Libre (18 h) 5 juin 2012 : à Annecy - Cran-Gevrier (74) – à l’Alterlocal (20 h 30) 9 juin 2012 : à Royère de Vassivières (23), au 5ème Festival Bobines Rebelles (14 h) 6 juillet 2012 : à Foix (09), au Festival RésistanceS (journée entière) 24 août 2012 : à Trescléoux (05) , au 3eme Festival des Sciences en Bobines (21 h 30) (...)

    #Nécrotechnologies


  • Le cancer de l’industrie | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=366

    Nous devons une autocritique et des excuses à nos lecteurs : nous avons commis un crime de lèse-prolétariat. Dans deux libelles récents sur la défense du cancer français (ici et ici), nous nous sommes permis, avec notre arrogance d’intellectuels et de déserteurs coupés des masses, d’attaquer l’emploi, la croissance et le PVC, un magnifique produit universellement répandu dans les objets de notre vie quotidienne ; et si précieux pour les salariés, les consommateurs, leurs familles – et bien sûr l’industrie du cancer. Heureusement, la classe ouvrière, comme toutes les catégories opprimées, a des ventriloques, des souteneurs qui savent la faire parler et parler en son nom : hauts-parleurs du Front de Gauche, hauts-parleurs médiatiques, stratèges du « Retour à l’usine » et de « L’industrie, socle de la puissance » (Le Monde diplomatique, mars 2012). Leur discours ? Les ouvriers n’ont pas le choix, ce sont des victimes, en particulier du chômage de masse et de la précarité, des irresponsables, il est indécent de leur parler des nuisances de leur activité salariée sans leur proposer d’alternative. Les souteneurs font leur pelote sur le dos de leurs protégés et de leur cause qu’ils prostituent, c’est la règle. Parce que nous voulons conserver une autre idée de la classe ouvrière, parce que nous croyons ses membres doués de libre-arbitre, de dignité, de volonté (qu’ils savent manifester pour défendre les pires secteurs d’activité), de capacité de révolte et d’aspiration (...)

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  • Contre le livre numérique | Livre de papier
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=365

    RENCONTRE-DEBAT A LA LIBRAIRIE TROPIQUES (PARIS Le vendredi 4 mai 2012 à 19h, en présence de Guillaume Carnino (Ed. L’échappée), Guillaume Riquier et Aurélie Del Piccolo (Coll. Livres de papier). « Les seules personnes nécessaires dans l’édition sont maintenant le lecteur et l’écrivain » : qu’il s’agisse d’équiper les ouvrages de puces RFID, d’intégrer une plateforme de vente en ligne ou d’investir dans des liseuses, les thuriféraires de l’ordre numérique nous servent toujours le même refrain : il faut vous adapter si vous ne voulez pas disparaître ! Pourtant, l’irruption du numérique dans nos métiers n’a rien d’évident : c’est un choix politique, prolongation directe de plusieurs décennies de libéralisation et de précarisation, renforçant les phénomènes de concentration de l’édition et fragilisant encore un peu plus les librairies indépendantes. A l’heure ou le PDG d’Amazon prédit la disparition de tous les intermédiaires du livre, quels espaces de lutte s’offrent aux libraires, éditeurs et bibliothécaires soucieux de défendre leurs savoir-faire et leur attachement au livre et à la lecture ? Le collectif Livres de Papier, créé en 2009, entend résister en mots et en actes aux menaces numériques qui pèsent aujourd’hui sur le monde de l’édition. Il vous propose de débattre avec lui de ces questions aux côtés de la librairie Tropiques. Librairie Tropiques - 63 rue Raymond-Losserand, 75014 Paris - Métro Pernety ou Bus 88, 91, 62, 68 - http://librairietropiques.free.fr (...)

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  • Débat : « L’enfer Vert - Un projet pavé de bonnes intentions » | Pièces et main d’œuvre
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=364

    7e Café luddite de Grenoble, avec TomJo, auteur de « L’enfer Vert - Un projet pavé de bonnes intentions » (éditions Badaboum, 2011). Vendredi 20 avril 2012 à 20h A la librairie les Bas-Côtés (59 rue Nicolas Chorier - 38000 Grenoble) A Grenoble, Lille ou Nantes, les écotechs Verts se présentent - à juste titre – comme les meilleurs gestionnaires du système, les plus compétents, les plus experts candidats à la direction de ce Green New Deal qu’ils revendiquent. Bref, la meilleure et peut-être l’ultime chance d’un capitalisme reverdi. Depuis les dernières élections régionales et grâce à la mise en place d’une machine électorale enfin rôdée aux manigances politico-financières, leur bureaucratie ne ne tient plus en vue des postes ministériels, administratifs, de sénateurs ou de députés, si longtemps convoités. A Lille, ils instaurent la gestion de la vie quotidienne par puces RFID, au Conseil régional Rhône-Alpes, ils ont soutenu le projet de TGV Lyon-Turin. Il n’est pas jusqu’à la catastrophe de Fukushima qui ne serve leurs appétits, lorsque dans leurs négociations avec la sociale-technocratie du PS, ils bradent la fermeture des centrales nucléaires contre un supplément de députés. On vous parle donc de partout, du techno-monde unifié par l’économie. Il s’agit d’une dictature technique au nom de l’urgence écologique. Laquelle utilise l’effondrement de la société, du lien social jusqu’à la biodiversité, pour justifier son emprise totale. Elle n’est pas le fait d’une (...)

    #Nécrotechnologies