• Les décrocheurs des cours en ligne Agence Science-Presse - 4 février 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/547027/les-decrocheurs-des-cours-en-ligne

    Ce n’est peut-être plus une surprise que d’apprendre que les étudiants qui s’inscrivent aux cours en ligne, ou MOOC (Massive open online courses), sont très peu nombreux à se rendre jusqu’au bout. Mais à partir de quel seuil pourrait-on parler d’un échec ? Une étude amène pour la première fois des chiffres http://science.sciencemag.org/content/363/6423/130 permettant de conclure que les MOOC sont devenus quelque chose de différent de ce qu’ils annonçaient au départ.


    Photo : iStock Parmi 1,1 million d’étudiants inscrits pour la première fois en 2015-2016, seulement 12% étaient à nouveau inscrits l’année suivante.

    Leur promesse, c’était celle d’un accès gratuit, pour la planète entière, à une éducation de qualité. Ils sont plutôt devenus une aide technique aux établissements d’enseignement qui veulent offrir des cours en ligne. Deux chercheurs du Laboratoire des systèmes d’enseignement du Massachusetts Institute of Technology, Justin Reich et José A. Ruipérez-Valiente, décrivent dans la revue Science six années — de 2012 à 2018 — couvrant 12,6 millions d’inscriptions.

    La principale découverte derrière ces données n’est pas que seul un petit nombre de ces inscrits avaient l’intention d’obtenir un diplôme. C’est plutôt que même le pourcentage de ceux qui ont terminé leur formation a diminué d’année en année. Y compris chez ceux qui avaient payé pour suivre les cours dits « vérifiés », quoique dans leur cas, la diminution ne s’observe que dans la dernière année.

    En chiffres : parmi l’ensemble des inscrits, 6 % avaient terminé leur formation en 2013-2014, contre 3,13 % l’an dernier. Parmi les « vérifiés », le pourcentage avait augmenté de 50 à 56 % entre 2014-2015 et 2016-2017, pour retomber à 46 % l’an dernier.

    Et le faible taux de retour est également troublant : parmi 1,1 million d’étudiants inscrits pour la première fois en 2015-2016, seulement 12 % étaient à nouveau inscrits l’année suivante. Ce « taux de retour » est en déclin depuis la deuxième année du programme (où il était de 38 %).

    Les auteurs concluent par une leçon de prudence pour les milieux universitaires : une démocratisation de l’enseignement supérieur ne pourra pas se contenter de s’appuyer sur de nouvelles technologies, que ce soit la réalité virtuelle ou l’intelligence artificielle. « Une expansion significative des possibilités d’éducation chez les populations mal desservies nécessitera des efforts politiques pour changer l’orientation, le financement et les objectifs de l’enseignement supérieur. »

    #MOOC #enseignement #savoirs #université_en_marche #université #néo-libéralisme #université_néolibérale #teamwork #education #computer-science #cours_en_ligne


  • La #science pour le plus grand nombre, pas pour l’argent

    Partout dans le monde, l’Enseignement Supérieur et la Recherche sont actuellement soumis à la doctrine de choc du néolibéralisme, où la #connaissance est perçue comme un simple moyen d’améliorer la #compétitivité de l’économie, comme une source possible de bénéfices et comme un outil de contrôle pour les gouvernements. Ce programme néolibéral pour la science est mis en œuvre par un nouveau mode de gestion publique dans lequel les étudiants, les enseignants et les chercheurs doivent devenir des entrepreneurs de leur capital cognitif et de leur réputation. Loin des idéaux coopératifs de la science et de l’enseignement, les universités et les institutions de recherche sont gérées comme des entreprises, en concurrence les unes avec les autres pour attirer les « meilleurs » étudiants et chercheurs. Les groupes de recherche et les collectifs de travail sont presque systématiquement écrasés. Les gestionnaires scientifiques sont censés chercher des #fonds et des #subventions pour employer une masse toujours plus grande de personnel précaire, dont les bas salaires contrastent avec les revenus de plus en plus élevés d’une nouvelle élite de gestion incarnée par les présidents et les vice-présidents d’université. La souffrance au travail affecte la plupart de ces nouveaux #prolétaires_intellectuels. D’un autre côté, la folie de l’#évaluation, la pression pour « #publier_ou_périr » et la #privatisation de l’#édition_scientifique conduisent à un nombre croissant de publications, ce qui menace à la fois la qualité de la #recherche et la transmission ouverte du savoir. Cette guerre matérielle dans laquelle l’#austérité va de pair avec la privatisation s’accompagne d’une guerre idéologique orwellienne où les mots, écrits dans un langage pauvre et mensonger, perdent leur sens. Le désir de reconnaissance de chacun conduisant à la servitude de tous, les valeurs de #compétition et d’#utilitarisme gagnent du terrain dans nos communautés scientifiques, où les individus sont de plus en plus isolés et craignent d’être exclus du jeu.

    Heureusement, des #résistances sont apparues, tant dans les pays où l’application de ces politiques était la plus développée (Grande-Bretagne ou Chili) que dans les pays où elles sont encore moins avancées (France, Allemagne ou Canada, notamment la région du Québec). Partout, les #mobilisations proposent des #alternatives à ces politiques néolibérales, très proches les unes des autres tant en termes de valeurs que de mesures concrètes. Plus important encore, nous sommes tous d’avis que le savoir fait partie du patrimoine commun de l’humanité et que sa valeur dépend de son #partage avec le plus grand nombre. Les autres composantes de l’alternative à la science néolibérale découlent de ce principe.

    Premièrement, l’université doit être libre. Mais la lutte pour l’abolition effective des #frais_d'inscription exige aussi que l’on reconnaisse aux étudiants le droit à une allocation financière substantielle qui garantirait leur autonomie en leur donnant les moyens de faire face à la nourriture, au logement et d’avoir du temps pour étudier.

    Deuxièmement, les universitaires et les chercheurs doivent non seulement avoir des salaires et des retraites décents, mais aussi se voir accorder des postes à part entière avec de solides garanties d’#indépendance. C’est une condition nécessaire si nous voulons éviter les #conflits_d'intérêts entre l’éducation, la science et les pouvoirs de l’argent et de la politique.

    Ils doivent également bénéficier de crédits à long terme, sans passer une grande partie de leur temps à demander un nombre croissant de subventions et de #projets par le biais de procédures bureaucratiques épouvantables ou à justifier constamment l’utilisation scientifique des fonds qui leur sont alloués. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront revendiquer leur droit au temps, sans lequel aucun progrès intellectuel réel, aucune science libre et aucune éducation libre, solide et cohérente n’est possible.

    Enfin, la #démocratie doit être au cœur des universités et des institutions de recherche. Le débat critique avec les citoyens et la collégialité des décisions doivent remplacer la gestion de haut en bas venant de bureaucrates zélés et incompétents qui ne s’intéressent qu’à stimuler la concurrence et la soi-disant « excellence ».

    L’urgence sociale et écologique à laquelle le monde entier est actuellement confronté représente un intérêt général commun qui devrait nous pousser à nous unir si nous voulons relever tous ces défis. Un développement massif des connaissances scientifiques est aujourd’hui nécessaire pour assurer la #transition_écologique de nos sociétés et échapper à la catastrophe imminente. Les investissements publics représentant 3% du PIB des nations doivent être consacrés aux services publics de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous devons également riposter de manière organisée  : il est temps de construire une alternative mondiale dans laquelle les universitaires et les scientifiques, les étudiants et les citoyens défendent les trois piliers de l’enseignement supérieur et de la recherche  : l’indépendance de la production scientifique et intellectuelle, la libre critique et la gratuité de la #transmission_des_connaissances.

    Nous, signataires de cet appel, membres de la communauté académique et de la recherche ou du mouvement social dans son ensemble, nous venons du monde entier. Nous nous engageons ensemble à promouvoir les valeurs de la critique, de la collégialité et de la #coopération dans le domaine scientifique et universitaire. Nous défendons des universités et des institutions de recherche bien dotées et libres d’intérêts privés. Nous luttons contre les #conditions_de_travail précaires et nous promouvons un système alternatif de publication scientifique dans lequel la connaissance est libre et ouverte. Nous appelons à la constitution d’un réseau de #solidarité_internationale et au développement du #savoir_pour_tous.

    https://www.linternationaledessavoirspourtous.org/p/la-science-pour-le-plus-grand-nombre.html?lang=en
    #université #critique #résistance #néo-libéralisme #précarisation #publish_or_perish #tribune #pétition

    • Academic-Led Publishing Panel: Why Academic-Led and Why Now?

      This panel serves as an introduction to Academic-Led Publishing Day, focusing on the “what” and “why” behind the event. Panelists briefly share how they are involved in academic-led publishing and answer the questions: “Why do you believe more academic-led publishing initiatives are needed? And why is now the time for both scholarly institutions and individual scholars to get involved in academic publishing?” Moderated by Cheryl Ball, editor of Kairos, this roundtable included Rebecca Kennison, Open Access Network Co-Founder Virginia “Ginny” Steel, Norman and Armena Powell University Librarian, UCLA Library Brian Cody, Co-Founder and CEO of Scholastica Max Mosterd, Head of Operations and Analytics for Knowledge Unlatched Mike Taylor, open-access advocate and paleontologist with the University of Bristol Hugh Thomas, Editor-in-Chief for Algebraic Combinatorics

      https://www.youtube.com/watch?v=O4D6OVD4QoE&feature=youtu.be

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      Academic-Led Publishing Day

      Academic-Led Publishing Day is a global digital event to foster discussions about how members of the scholarly community can develop and support academic-led publishing initiatives. Academic-Led publishing refers to scholarly publishing initiatives wherein one or more academic organizations control decisions pertaining to copyright, distribution, and publishing infrastructure. The goal of Academic-Led Publishing Day is to create an open dialogue about academic-led publishing programs and funding models - both current and potential - and to raise awareness about the roles and capabilities of different stakeholders in this space. The day will consist of virtual and in-person events, social media discussions, and a collection of blog posts and relevant resources.

      https://academicledpublishingday.com
      #alternative


  • The Highest Bidder Takes It All: The World Bank’s Scheme to Privatize the Commons

    The Highest Bidder Takes It All: The World Bank’s Scheme to Privatize the Commons details how the Bank’s prescribes reforms, via a new land indicator in the #Enabling_the_Business_of_Agriculture (#EBA) project, promotes large-scale land acquisitions and the expansion of agribusinesses in the developing world. This new indicator is now a key element of the larger EBA project, which dictates pro-business reforms that governments should conduct in the agricultural sector. Initiated as a pilot in 38 countries in 2017, the land indicator is expected to be expanded to 80 countries in 2019. The project is funded by the US and UK governments and the Bill and Melinda Gates Foundation.

    The EBA’s main recommendations to governments include formalizing private property rights, easing the sale and lease of land for commercial use, systematizing the sale of public land by auction to the highest bidder, and improving procedures for #expropriation. Countries are scored on how well they implement the Bank’s policy advice. The scores then help determine the volume of aid money and foreign investment they receive.

    Amidst myriad flaws detailed in the report is the Bank’s prescription to developing countries’ governments, particularly in Africa, to transfer public lands with “potential economic value” to private, commercial use, so that the land can be put to its supposed “best use.” Claiming that low-income countries do not manage public land in an effective manner, the Bank pushes for the privatization of public land as the way forward. This ignores the fact that millions of rural poor live and work on these lands, which are essential for their livelihoods while representing ancestral assets with deep social and cultural significance.

    The Highest Bidder Takes It All is released as part of the Our Land Our Business campaign, made up of 280 organizations worldwide, demanding an end to the Enabling Business of Agriculture program.


    https://www.oaklandinstitute.org/highest-bidder-takes-all-world-banks-scheme-privatize-commons
    #Banque_mondiale #privatisation #terres #commons #communs #rapport #agriculture #industrie_agro-alimentaire #agro-business #land_grabbing #accaparement_des_terres #réformes #aide_au_développement #développement #commodification #économie #marchandisation #valeur_économique #néo-libéralisme

    signalé par @fil
    cc @odilon


  • Cette colère des gilets jaunes est le résultat de vingt ans de politiques néolibérales - Libération

    https://www.liberation.fr/debats/2018/12/03/cette-colere-des-gilets-jaunes-est-le-resultat-de-vingt-ans-de-politiques

    La mobilisation des classes populaires et moyennes est due aux mesures d’austérité, incluant modération salariale et désengagement de l’Etat. La solution : changer de cap en conjuguant défi écologique et question sociale.

    Cette colère des gilets jaunes est le résultat de vingt ans de politiques néolibérales


    • Les Intouchables d’État, Vincent Jauvert, Robert Laffont, janvier 2018
      https://www.lisez.com/livre-grand-format/les-intouchables-detat/9782221197851

      Incarnée par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, une nouvelle noblesse d’État dirige la France. Une « caste » de hauts fonctionnaires plus que jamais minée par l’entre-soi et les conflits d’intérêts.

      Ils exploitent leurs carnets d’adresses pour faire fortune comme banquiers d’affaires, consultants ou lobbyistes. Ils bénéficient du démembrement de l’État qu’ils ont eux-mêmes organisé. Ils se répartissent des postes très lucratifs en multipliant les établissements publics inutiles. Et parviennent à masquer leurs échecs, même les plus graves. Par quel miracle ?

      Grâce à une centaine de témoignages et à des documents inédits, cette enquête révèle les secrets inavouables de ces intouchables d’État si nombreux au sein de la Macronie : des hauts cadres de Bercy rémunérés plus de 200 000 euros par an, puis recrutés par de grands groupes pour leur révéler les fragilités des règles fiscales… qu’ils ont eux-mêmes édictées ; des conseillers d’État qui monnayent dans le privé leur connaissance intime de l’appareil administratif… avant de revenir dans la fonction publique profiter à vie de leur statut ; des inspecteurs des Finances dont les erreurs de gestion coûtent des millions d’euros aux contribuables, qui sont rarement sanctionnés… et souvent promus.

      Après deux ans d’enquête, Vincent Jauvert dévoile la face cachée de cette haute fonction publique qu’il est urgent de moraliser.


  • Focus : cinq #étudiants_entrepreneurs sélectionnés pour le #prix Pépite Tremplin

    Cinq projets de l’Académie de Grenoble ont été sélectionnés pour participer au concours national Prix PEPITE Tremplin. Les porteurs sont des étudiants entrepreneurs du Pépite oZer. Les résultats seront annoncés le 15 octobre prochain.


    https://edu.univ-grenoble-alpes.fr/le-projet-idex/news-et-medias/actus-formation/focus-cinq-etudiants-entrepreneurs-selectionnes-pour-le-prix
    #entreprenariat #université_en_marche #université #néo-libéralisme #université_néolibérale #université_grenoble_Alpes (mais je pense que c’est partout la même chose) #France #Grenoble

    (je m’abstiens de tout commentaire)

    • Et un message, arrivé dans ma boîte mail le 9 octobre...

      Comptez le nombre de fois que le mot « entrepreneurs » (ou affins) est mentionné !

      Bonjour à tous,

      Le #Pépite_oZer cherche des enseignants prêts à évaluer des MOOCs dans les domaines de l’entrepreneuriat étudiant. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet du Cross Entrepreneurship Training de l’IDEX. Elle consiste à créer un catalogue de MOOCs pour favoriser la formation à distance des étudiants entrepreneurs dans des domaines relatifs à leur projet entrepreneurial.

      Les MOOCs concernent les champs de compétences suivants :
      esprit d’entreprendre,
      finance et comptabilité,
      business plan,
      gestion de projet,
      marketing et vente,
      GRH et management,
      droit,
      Informatique et développement web
      Innovation et créativité.
      Ainsi, l’enseignant devra suivre le MOOC dans son intégralité, puis compléter une grille d’évaluation fournie par le Pépite oZer.

      nb : l’UGA nous a envoyé ce message pour qu’on soit VOLONTAIRE pour assister à ce cirque...


  • Ce lundi soir, le prix de l’électricité sera anormalement élevé sur les marchés de gros en Belgique J-Fr. Noulet avec S. Heynderickx et M. Allo - 22 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/economie/detail_ce-lundi-soir-prix-de-l-electricite-anormalement-eleve-pour-la-belgique-

    L’expert en énergie de l’ULG, le professeur Damien Ernst, tire la sonnette d’alarme. Observateur avisé des marchés de l’électricité, il a remarqué que sur le marché de gros, la « bourse » où se fixe le prix de l’électricité, par le biais de l’offre et de la demande, la Belgique se retrouvera dans une situation très défavorable ce lundi 24 septembre à 21 heures.

    Le prix du mégawatt sera dix fois supérieur au prix moyen observé dernièrement. « L’électricité est une commodité qui se vend d’heure en heure sur les marchés de gros. Ce qu’on observe lundi, vers 21 heures, c’est un prix de 411€ par mégawatt/heure pour l’électricité. C’est de l’ordre de dix fois la moyenne du prix observé pour l’électricité en 2017. Et plus important, on remarque que ce prix de 411 euros est uniquement observé en Belgique. Il est assez élevé mais reste plus ou moins normal sur les autres pays », explique Damien Ernst.
    Ce prix sera observé à 21 heures. Il devrait ensuite redescendre vers des valeurs moins élevées. Mais, Damien Ernst juge la situation inquiétante car cette augmentation intervient tôt en fin d’été : «  ces pics de prix risquent de se prolonger et d’être de plus en plus fréquents dans les mois qui viennent parce que le froid arrive, avec plus de consommation d’électricité. Et aussi parce qu’en novembre, on passe de 2000 MW de nucléaire à 1000 MW. On perd encore un réacteur de nucléaire. Cela va favoriser la fréquence de ces pics de prix sur les marchés qui vont se répercuter sur la facture du consommateur », l’expert en matières énergétiques.

    Le fait de ne pouvoir actuellement compter que sur une partie des réacteurs nucléaires installés sur le territoire pénalise le marché belge. « On a juste 2000 MW de nucléaire sur les 6000 installés. C’est principalement cela qui explique ce pic de prix, ce 411 euros par MW. C’est déjà extrêmement tendu sur les marchés. Cela signifie qu’on est tout proche de notre limite en terme de sécurité d’approvisionnement », poursuit Damien Ernst.

    Les conséquences pour le marché belge ?
    « Cela veut dire une explosion de la facture d’électricité pour les gros consommateurs et aussi pour tous les clients résidentiels qui sont soumis à un contrat à prix variable. Tous les clients qui ont un contrat à prix variable vont le voir, c’est un impact immédiat. Les clients qui ont un contrat à prix fixe verront au terme de leur contrat prix fixe, lorsqu’ils vont le renouveler, qu’ils sont exposés à un prix de l’électricité beaucoup plus élevé que celui qu’ils payent à l’heure actuelle », selon Damien Ernst.

    Ce pic risque surtout d’avoir des conséquences pour les gros consommateurs, principalement les industries gourmandes en électricité : « Les industries sont plus exposées que les ménages à ces volatilités sur les marchés de gros. Elles risquent de voir, au cours de cet automne leur facture d’électricité augmenter de 40 à 50%, voire plus, par rapport à ce qu’elles payaient l’année passée », estime Damien Ernst.

    Mais les ménages ne seront pas épargnés si ces prix élevées devaient perdurer sur les marchés de gros. Selon Damien Ernst, pour un ménage moyen, cela pourrait représente un surcoût de 100 à 150 euros en plus par an. Ce montant pourrait être plus élevé si les prix de l’électricité continuaient leur croissance.

    Que faire ?
    Selon le professeur, la marge de manœuvre est étroite à l’heure actuelle. Si les prix de gros de l’électricité sont plus élevés pour la Belgique que pour d’autres pays, c’est aussi parce que les capacités d’importation sont limitées : « Si on n’avait pas une limite sur la capacité d’électricité qu’on peut importer, notre prix serait similaire aux prix observés sur les autres marchés européens. Il faudrait changer la doctrine de gestion des réseaux électriques pour pouvoir importer un maximum d’électricité. Mais c’est une situation sur laquelle on a peu de contrôle actuellement », conclut Damien Ernst.

     
    #electricité #énergie #pénurie #privatisation #europe #néo-libéralisme #néolibéralisme #idéologie #THT #RTE #spéculation


  • La #famille, un nouvel idéal ?

    Depuis les années 1960, le taux de #divorce en Occident augmente chaque année. En parallèle, de nouveaux #modèles de familles, monoparentales ou recomposées, sont apparus. Pourtant, malgré ces mutations, le #modèle_traditionnel réunissant père, mère et enfants reste la superstar des publicités, comme celle de la littérature et du cinéma.

    https://www.arte.tv/fr/videos/058227-061-A/square-idee
    #stéréotypes #monoparentalité #familles_recomposées #représentations #vidéo #film #récit_familialiste #ordre #valeur_refuge #idéologie #famille_nucléaire #divorce #cellule_familiale #famille_nucléaire #norme #propriété #mariage #christianisme #Eglise_catholique #amour #idéal_romantique #égoïsme_parental #lavage_de_cerveau #politiques_natalistes #Etat #domestication_de_la_sexualité #sexualité
    enfant comme #fixateur_social —> et c’est comme cela que, selon les deux interviewés, on ne fait pas la #révolution...

    #femmes comme #armée_de_réserve, nous suggère une des personnes interviewées (9’15 min) :

    « La #prime_aux_fourneaux fait actuellement l’objet de discussions en Autriche. Le #Vorarlberg a proposé de donner 300 euro aux femmes qui n’ont pas recours à la garde d’enfants dans les écoles maternelles, et ce jusqu’à l’âge de 6 ans. Et en Haute-Autriche cette question est également discutée. C’est révélateur du fait que le nombre d’emplois diminue. Autrement dit, selon l’état actuel du #marché_du_travail, les #femmes sont utilisées comme une armée de réserve. En ce moment on préfère les avoir à la maison car il y a de toutes façons peu d’emplois. C’est toujours en fonction des besoins économiques. »

    #Empire_romain #domination_masculine #unité_de_consommation #financement_des_retraites #violence #patriatcat #matriarcat #hiérarchie #maternité

    Interviewée :

    « J’ai lu un jour une interview d’un manager qui déclarait à la fin de sa carrière : ’Je ne pouvais pas m’occuper de mes enfants, mais je vais me rattrapper maintenant à la retraite avec mes petits-enfants.’ Imaginez qu’une femme dise une chose pareille. Elle ne peut pas dire ça. » Elle ne peut pas dire cela parce que les sanctions qui pèsent sur les mères sont beaucoup plus fortes que sur les pères défaillants

    #économie #travail #formation_à_la_parentalité #modèle_familial #éducation_des_enfants #éducation_collective #anarchisme #clan #amour_romantique #responsabilité #pression_sociale #congé_parental #explosion_démographique #justice_distributive #écologie #save_the_planet_make_no_baby #pression_sociétale #infertilité #propagande_nataliste #insémination_artificielle #cliniques_de_fertilité #business #néolibéralisme #néo-libéralisme #féminisme #politique_familiale #natalité

    • APHORISMAIRE À L’USAGE DES FUTURS FAMILICIDES

      Ce recueil d’aphorismes peu compatibles avec les bonnes mœurs ne devrait pas faire remonter la cote de popularité de son auteur, pourtant au plus bas dans les sondages effectués dans les maternités. Et pas seulement dans les maternités, confirment les critiques littéraires.
      Écridéviant, performeur volontiers nudiste, cofondateur de la « Fête des Non-Parents » et peintre en statues coloniales, Théophile de Giraud, né par hasard et sans conviction en 1968, a commis quelques doigts de livres désobligeants, tatoués d’humour noir et parfois diaprés d’une vaporeuse touche d’anti-natalisme consensuel.
      Épris de subversion carabinée, ce riant comparse de Noël Godin a participé, entre deux tentatives de suicide ou de régime amincissant, aux entartages de Doc Gynéco et de l’anticontraceptif archevêque Léonard, ainsi qu’au Coup d’État burlesque de Jan Bucquoy.
      Il a d’ores et déjà prévenu ses éventuels futurs parents qu’il refusera de renaître, même contre forte récompense.


      http://www.maelstromreevolution.org/pages/FRA/prodotto.asp?ProdottoID=308&FamigliaID=0

      #livre #Théophile_de_Giraud


  • Neoliberalism as Political Technology: Expertise, Energy, and Democracy in Chile, Manuel Tironi and Javiera Barandiarán
    https://muse.jhu.edu/book/34700

    in Beyond Imported Magic, Essays on Science, Technology, and Society in Latin America, edited by Eden Medina, Ivan da Costa Marques, and Christina Holmes with a foreword by Marcos Cueto, The MIT Press, Cambridge, Massachusetts, London, England, 2014

    Chile ’ s unique policy path can largely be attributed to a uniquely powerful and ideologically coherent team of free-market technocrats, with a long-term vision for the Chilean economy. Fourcade-Gourinchas and Babb 2002, 545 – 546

    Neoliberalism has had a profound impact on contemporary Chile. Neoliberal policies redefined sectors and institutions in industry ( Ffrench-Davis 1980 ), labor ( Foxley 1983 ), health ( Ossand ó n 2009 ), the city ( Portes and Roberts 2005 ; Sabatini 2000 ), and the environment ( Liverman and Vilas 2006 ), from the 1970s through today. Many say that nowhere else has neoliberal restructuring been more extended and aggressive ( Klein 2008 ; Lave, Mirowski, and Randalls 2010 ). In addition, the link between neo- liberalism as a set of policies and as an epistemological framework related to the Chicago School of Economics ( Van Horn and Mirowski 2009 ) is embodied in Chile by the infamous Chicago Boys — a group of Chicago-trained economists, endorsed by the military regime, who overhauled the Chilean economy in the late 1970s and early 1980s.

    Although an abundant literature exists on neoliberalism in Chile, we identify two accounts still missing from this history. First, neoliberalism has been understood more as an epochal and abstract force than as situated practices. More detailed analyses of how neoliberalism unfolded in specific sites and through specific controversies are needed to interrogate the material and knowledge practices that enact neoliberalism. Second, while a robust literature has focused on the arrival of neoliberal ideas and the implementation of neoliberal policies in the 1970s, little has been said about how neoliberal ideology adapted to the post-dictatorship settings of the 1990s and 2000s. To tackle these gaps, we examine neoliberalism as a political technology . Neoliberal- ism as technology means it is applied knowledge about how to define, order, and cal- culate the world. Neoliberalism as a political technology draws attention to how this applied knowledge is used pragmatically and purposefully to transform the state and society.

    #Chili #économie #société #néo-libéralisme #histoire



  • À la merci d’un courant violent : la Grèce après l’accord du 21 juin

    La logique néo-libérale l’a d’abord emporté sur ce terrain, rien d’autre que celui des classes sociales, en parvenant à retourner les classes moyennes et populaires des pays créanciers contre les classes moyennes et populaires des pays endettés, en encourageant le ressentiment d’une infirmière allemande à l’égard de sa camarade grecque (ou portugaise, italienne, espagnole...) et en instrumentalisant à cette fin le sentiment national (caricatures racistes de tel quotidien hollandais, couvertures du « Spiegel », sarcasmes de tel éditorialiste du « Monde » imitant l’accent grec sur les ondes de France-Culture, sortie ouvertement raciste du président de l’Eurogroupe, refrain en boucle : travailleurs vertueux du Nord appelés à payer pour le Sud fainéant...). Une offensive idéologique fondée sur l’opposition nord / sud et sur l’application d’une grille de lecture morale aussi simpliste qu’efficace (« Il faut toujours payer ses dettes ») à la réalité complexe, opaque au plus grand nombre, des mécanismes contemporains de l’endettement, est ainsi venue se greffer sur les déséquilibres structurels de la zone euro, et les a renforcés.

    #Grèce #Europe #Eurogroupe #dette #néo-libéralisme #austérité #tourisme #classes_sociale #alliance_de_classes #nationalisme #souverainisme #hégémonie

    https://oulaviesauvage.blog/2018/07/05/a-la-merci-dun-courant-violent-la-grece-apres-laccord-du-21-juin


  • Souveraine dette | à propos de l’accord sur la Grèce du 21 juin 2018

    L’accord du 21 juin, loin de ne concerner que la Grèce, met en lumière l’incapacité des élites au pouvoir à faire face à la crise systémique qui continue de guetter l’Europe : amnésie sélective, volonté de cacher sous le tapis les causes profondes de l’instabilité financière et de la dissolution politique de l’Union, réintroduction de mécanismes qui se trouvent au départ de la crise mais dont les responsables européens semblent croire qu’ils produiront cette fois, « comme par magie, d’autres effets ».

    #austérité #crise #dette #Europe #Syriza #gauche #UE #Eurogroupe #Italie #finance #banque #néo-libéralisme #titrisation #endettement #politique

    https://oulaviesauvage.blog/2018/06/25/souveraine-dette



  • The UK lecturer’s dispute and the marketisation of higher education - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/en/articles/2018/03/01/lect-m01.html

    The UK lecturer’s dispute and the marketisation of higher education
    By Thomas Scripps
    1 March 2018

    University and College Union (UCU) lecturers remain engaged in a major strike against planned cuts to their pensions. The significance of this struggle must not be underestimated.

    Contrary to what the union says, this is not simply an avoidable dispute over the single issue of pensions. The attack on university lecturers is one element in a far advanced programme aimed at the destruction of higher education as it has been known for decades.

    #royaume-uni #éducation #université

    • Diary by #Stefan_Collini

      ‘But why have they done this?’ Standing in the foyer of the National Theatre in Prague, having just taken part in a debate on ‘The Political Role of Universities?’, I had fallen into conversation with a former rector of Charles University, who was asking me to explain the dramatic and – as we both thought – damaging changes imposed on British universities in the past decade. It wasn’t the first time I had been asked some version of this question during visits to European universities in recent years. From Prague to Porto, Bergen to Geneva, puzzlement bordering on disbelief had been expressed by academics, journalists, officials and others. Diverse as their local situations may have been, not least in the financial or political pressures they experienced, they had been united in their admiration for the quality and standing of British universities in the 20th century. They weren’t just thinking about Oxford and Cambridge. These people were knowledgable about the recent past of British universities, sometimes having studied at one of them, and their view was that a high level of quality had been maintained across the system in both teaching and research, underwritten by an ethos that blended autonomy and commitment, whether at London or Edinburgh, Leeds or Manchester, Leicester or Swansea, Sussex or York. They knew this wasn’t the whole story: that the quality varied and there was an informal pecking order; that not all teachers were diligent or all students satisfied; that British academics grumbled about their lot as much as academics anywhere else. But still, British universities had seemed to them an obvious national asset, imitated elsewhere, attracting staff and students from around the world, contributing disproportionately to the setting of international standards in science and scholarship. So, I was asked again and again, why have they done this?

      I didn’t find it an easy question to answer. I couldn’t deny the accuracy of their observations (other than a tendency to neglect or misunderstand the distinctiveness of the situation in Scotland). Successive British governments have enacted a series of measures that seem designed to reshape the character of universities, not least by reducing their autonomy and subordinating them to ‘the needs of the economy’. ‘#Marketisation’ isn’t just a swear-word used by critics of the changes: it is official doctrine that students are to be treated as consumers and universities as businesses competing for their custom. The anticipated returns from the labour market are seen as the ultimate measure of success.

      Last year the government imposed a new wheeze.

      Universities are now being awarded Olympic-style gold, silver and bronze medals for, notionally, teaching quality. But the metrics by which teaching quality is measured are – I am not making this up – the employment record of graduates, scores on the widely derided #National_Student_Survey, and ‘retention rates’ (i.e. how few students drop out). These are obviously not measures of teaching quality; neither are they things that universities can do much to control, whatever the quality of their teaching. Now there is a proposal to rate, and perhaps fund, individual departments on the basis of the earnings of their graduates. If a lot of your former students go on to be currency traders and property speculators, you are evidently a high-quality teaching department and deserve to be handsomely rewarded; if too many of them work for charities or become special-needs teachers, you risk being closed down. And most recently of all, there has been the proposal to dismantle the existing pension arrangements for academics and ‘academic-related’ staff, provoking a more determined and better-supported strike than British academia has ever seen.

      My European colleagues are far from complacent about their own national systems. They are well aware of the various long-term constraints under which their universities have operated, not least in those countries which try to square the circle of combining universal post-18 access to higher education with attempts to strengthen institutions’ research reputations. Universities are further handicapped in countries, notably France and Germany, that locate much of their research activity in separate, often more prestigious institutions such as the CNRS and the grandes écoles or the Max Planck Institutes, while universities in southern Europe are hamstrung by the weakness of their parent economies. European commentators also realise that extreme market-fundamentalist elements in their own political cultures are keeping a close eye on the British experiments, encouraged to imagine what they may be able to get away with when their turn in power comes (to judge by recent policy changes, the moment may already have arrived in Denmark, and perhaps the Netherlands too). But still, Britain is regarded as a special case, and an especially poignant one: it is the sheer wantonness of the destruction that causes the head-shaking. And European colleagues ask what it means that the new policies excite so little public protest. Has something changed recently or did universities in Britain never enjoy wide public support? Is this part of a longer tradition of anti-intellectualism, only ever kept in partial check by historical patterns of deference and indifference, or is it an expression of a newly empowered ‘revolt against elites’?

      My answers have been halting and inadequate. Familiar narratives of the transition from an ‘elite’ to a ‘mass’ system of higher education fail to isolate the specificity of the British case. The capture of government by big corporations and the City goes some way to identifying a marked local peculiarity, as does the extent of the attack in recent years on all forms of public service and public goods, allowing the transfer of their functions to a profit-hungry private sector. But that general level of analysis doesn’t seem to account for the distinctive animus that has fuelled higher education policy in England and Wales, especially since 2010: the apparent conviction that academics are simultaneously lofty and feather-bedded, in need on both counts of repeated sharp jabs of economic reality. There seems to be a deep but only partly explicit cultural antagonism at work, an accumulated resentment that universities have had an easy ride for too long while still retaining the benefits of an unmerited prestige, and that they should now be taken down a peg or two.

      Visiting a variety of European universities, I have found myself wondering whether, for all the material disadvantages many of them suffer, they haven’t succeeded rather better in retaining a strong sense of esprit de corps and a certain standing in society, expressive in both cases of their membership of a long-established guild. An important manifestation of this sense of identity in the majority of European systems – something that marks a significant contrast with Anglo-Saxon traditions – is the practice of electing the rector of a university. Over time, and in different institutions, the electorate has varied: it might consist only of professors, or include all full-time academic staff, or all university employees (academic and non-academic) or, in some places, students. In Britain, by contrast, a subcommittee of the university’s court or council (bodies with a majority of non-academic members), often using the services of international head-hunting firms, selects a candidate from applicants, practically always external, and then submits that name for rubber-stamping by the parent body. (The ‘rectors’ still elected in the ancient Scottish universities, usually by the student body, have a much more limited role than the vice-chancellors or principals of those institutions.)

      In encouraging a sense of guild identity and shared commitment to a common enterprise, the Continental system has some clear advantages. First, it ensures the occupant of the most senior office is an academic, albeit one who may in recent years have filled an increasingly administrative set of roles. Second, the rector will be familiar with his or her particular academic community and its recent history, and therefore will be less likely to make the kinds of mistake that a person parachuted in from some other walk of life may do. Third, where the rector is elected from the professorial ranks, the expectation is that he or she will revert to that status when their term is over (though in practice some may end up pursuing other administrative or honorary roles instead). This makes a significant contribution to collegiality.
      It is easy to ventriloquise the business-school critique of this practice. The individuals chosen are, it will be said, bound to be too close, personally and intellectually, to the people they now have to manage. They will be unable to make the hard decisions that may be necessary. The institution needs shaking up, needs the benefit of the view from outside. Above all, it needs leadership, the dynamic presence of someone with a clear vision and the energy and determination to push through a programme of change. What is wanted is someone who has demonstrated these qualities in turning around other failing institutions (one of the more implausible unspoken premises of free-market edspeak is that universities are ‘failing institutions’). The governing bodies of most British universities have a majority of lay members, drawn mainly from the worlds of business and finance, which ensures that these views do not lack for influential exponents – and that vice-chancellors are selected accordingly.

      For a long time, Oxford and Cambridge had, as usual, their own distinctive practices. Until the 1990s, the vice-chancellorship at both universities was occupied for a limited term (usually two or three years, never more than four) by one of the heads of their constituent colleges. The system, if one can call it that, wasn’t quite Buggins’s turn – some heads of colleges were passed over as likely to be troublesome or inept, and notionally the whole body of academic staff had to confirm the proposed name each time – but in reality this was a form of constrained oligarchy: the pool of potential candidates was tiny, and anyway vice-chancellors in these two decentralised institutions had strictly limited powers. This gentlemanly carousel came to be seen, especially from outside, as an insufficiently professional form of governance for large institutions in receipt of substantial sums of public money, and so by the end of the 20th century both Oxford and Cambridge had moved to having a full-time vice-chancellor, usually selected from external candidates: it is a sign of the times that five of the last six people to occupy the post at the two universities have worked for the greater part of their careers outside the UK, even if they had also had a local connection at some earlier point.

      Across British universities generally, vice-chancellors – and in some cases pro-vice-chancellors and deans as well – are now nearly always drawn from outside the institution, sometimes from outside academia entirely. New career paths have opened up in which one may alternate senior managerial roles at different universities with spells at a quango or in the private sector before one’s name finds its way onto those discreet lists kept by head-hunters of who is papabile. The risk in this growing trend is that vice-chancellors come to have more in common, in outlook and way of life, with those who hold the top executive role in other types of organisations than they do with their academic colleagues. Talking to a recently elected deputy rector in a Norwegian university, I was struck by her sense of the duty she had to represent the values of her colleagues and their disciplines in the higher councils of the university and to the outside world. Talking to her newly appointed counterparts in many British universities, one is more likely to be struck by their desire to impress the other members of the ‘senior management team’ with their hard-headedness and decisiveness.

      These contrasts may bear on two issues that have been much in the news lately. If you think of vice-chancellors as CEOs, then you will find yourself importing a set of associated assumptions from the corporate world. As soon as you hear the clichéd talk of ‘competing for talent in a global market’, you know that it is code for ‘paying American-level salaries’. Perhaps an academic elevated for one or two terms on the vote of his or her colleagues would be less likely to be awarded, or award themselves, salaries so manifestly out of kilter with those of even the highest-paid professors. (The rector of the Université Libre de Bruxelles was at pains to emphasise to me that, as rector, he receives no increase over his normal professorial salary.) Marketisation is a virulent infection that affects the whole organism, and that includes internalised expectations about ‘compensation’. Inflated salaries for vice-chancellors are the new normal, but they are recent: in 1997 the VC of Oxford was paid £100,000; in 2013 the incumbent received £424,000.

      The other issue on which the ethos of university governance may have a bearing is the pensions dispute. Without entering into the contested question of the different ways of assessing the financial strength of the existing pension fund, and of what changes might be required to ensure its long-term viability, it is clear that Universities UK, the association of vice-chancellors, has handled the issue in a particularly heavy-handed way. On the basis of what has been widely reported as an exaggeratedly pessimistic analysis of the scheme’s financial position, they proposed, among other measures, the complete abolition of any ‘defined benefit’ element, thus removing at a stroke one of the few things that had enabled scholars and scientists to persuade themselves that their decision to become academics had not been a case of financial irrationality. It has done nothing to dampen the hostility provoked by the move that it has come from a body of people who are paying themselves between six and ten times the average salaries of their academic staff. One cannot help wondering whether a body of rectors elected by their colleagues, and not themselves in receipt of such inflated salaries, would have taken these steps.

      Britain’s vice-chancellors include many impressive and sympathetic figures, struggling to do a difficult job amid conflicting pressures. It is fruitless, and in most cases unjust, to demonise them as individuals. But somewhere along the line, any sense of collegiality has been fractured, even though many vice-chancellors may wish it otherwise. Marketisation hollows out institutions from the inside, so that they become unable to conceptualise their own activities in terms other than those of the dominant economic dogma. The ultimate criterion by which CEOs are judged is ‘the bottom line’; the operational definition of their role is that they ‘hire and fire’; their salary is determined by whatever is the ‘going rate’ in the ‘global market’. The rest of the corrosive vocabulary has been internalised too: ‘There is no alternative’; ‘We cannot afford not to make these cuts’; ‘At the end of the day we must pay our way’. Eventually it becomes hard to distinguish the rhetoric of some bullish vice-chancellors from that of Tory chancellors.
      A sense of ‘guild identity’, the ‘dignity of learning’, ‘collegiality’, ‘standing in society’: this vocabulary is coming to sound old-fashioned, even archaic, despite the fact that it is hard to give an intelligible account of the distinctiveness of the university as an institution without it. Yet such language has had something of a revival in Britain in recent weeks, at least on the academic picket lines and union meetings. One of the things that has been so impressive about the strike thus far, apart from the tangible sense of solidarity and the heartening level of student support, has been the universal recognition that this is about more than the details of the pension system. My European interlocutors have repeatedly wondered why there has not been more protest in the past seven or eight years. Students, to their credit, did protest vociferously in 2011, and in smaller numbers are doing so again now. But British academics have traditionally adopted the ostrich position when confronted with unwelcome developments. Perhaps the older notion of being ‘members’ of a university rather than its ‘employees’ still lingers in some places, making all talk of unions and strikes seem like bad form. Perhaps there is still a residual sense of good fortune in being allowed to do such intrinsically rewarding work for a living, even though the daily experience for many is that intrusive surveillance and assessment, as well as increased casualisation of employment, now make that work less and less rewarding. But the mood in recent weeks has been different. Universities UK’s clumsy assault on the pension scheme has been the catalyst for the release of a lot of pent-up anger and a determination to try to do something to arrest the decline of British universities.

      When I travelled from a Universities and Colleges Union rally in wintry Cambridge to that packed discussion in Prague, it was hard not to see the ironies in the contrasts between these two situations and between my own position in each. My contribution to the debate in Prague was a paper arguing against the romanticisation of the university as eternally oppositional, the natural home of heroic dissidence. I urged instead the primacy of universities’ commitment to disciplined yet open-ended enquiry, proposing that this did not issue in a single political role, oppositional or otherwise, except when free inquiry itself was threatened. But I was aware – and the awareness was deepened by some pressing questions from the audience – that my position could easily seem complacent to people who had heard the tracks of Soviet tanks clanking down the street. The older members of that Czech audience had few illusions about the likely short-term outcome whenever politics and universities clash head-on. Perhaps for that reason, they were all the keener to cherish the independence of universities in the good times, buoyed by the belief that these implausibly resilient institutions would always, somehow, outlast the bad times. They knew what it meant to have apparatchiks forcibly imposed on universities, just as the Central European University in neighbouring Budapest is currently feeling the pressure of Orbán’s steel fist. But the present fate of universities in a country such as Britain that had not known these spirit-crushing political extremes puzzled them. Was that good fortune perhaps a source of vulnerability now? Had universities never been really valued because they had never been really put to the test? Or was there some more immediate, contingent reason that explained why a relatively peaceful, prosperous country would wilfully squander one of its prize cultural assets? And so, again, I was asked: why have they done this? I wished then, as I wish now, that I could come up with a better answer.

      https://www.lrb.co.uk/v40/n09/stefan-collini/diary
      #classement #qualité #ranking


  • L’idéologie de la modernité
    http://www.laviedesidees.fr/L-ideologie-de-la-modernite.html

    La modernité, explique M. Gauchet, est un projet cohérent : celui de faire advenir une société autonome. C’est là incontestablement une de ses significations, mais peut-on considérer qu’il s’agit là d’un processus aussi unifié que l’auteur l’affirme ?

    Livres & études

    / modernité, #progrès, #autonomie, #néo-libéralisme

    #Livres_&_études #modernité


  • L’adieu à Keynes
    http://www.laviedesidees.fr/L-adieu-a-Keynes.html

    La marche de l’Europe communautaire vers le #néo-libéralisme économique était-elle inévitable ? C’est à la déconstruction de ce schéma trop commode et non dénué d’arrière-pensées politiques, à gauche comme à droite, que s’attache l’historien Laurent Warlouzet dans un ouvrage stimulant et informé.

    Livres & études

    / #Europe, néo-libéralisme, #État-providence, #régulation

    #Livres_&_études


  • #FueraBullrich : Il n’y a pas que le soleil qui chauffe en #Argentine
    https://reflets.info/fuerabullrich-il-ny-a-pas-que-le-soleil-qui-chauffe-en-argentine

    En Argentine c’est l’été. Mais le peuple ne semble pas très intéressé par la plage. Depuis quelques jours, des milliers de manifestants sont dans les rues pour dénoncer la politique ultra-libérale du gouvernement #Macri. Ils […]

    #Monde #Société #mouvement_social #néo-libéralisme


  • Un député britannique raconte la misère à laquelle il fait face au quotidien
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_un-depute-britannique-raconte-la-misere-a-laquelle-il-fait-face-au-quoti

    Au Parlement britannique, le député et médecin travailliste Frank Field a prononcé un discours sur la détresse sociale dans sa circonscription. La députée conservatrice Heidi Allen n’a pas pu retenir ses larmes.

    « Je suis stupéfait, car pour la première fois j’ai réussi à parler de ces évènements publiquement, sans pleurer.  » #Frank-Field, député et médecin travailliste, a raconté, dans un discours prononcé au Parlement britannique le 5 décembre dernier, la misère sociale à laquelle il fait face au quotidien dans sa circonscription de #Birkenhead (nord-ouest de l’Angleterre).

    Un enfant choisit des vivres plutôt que des jouets
    Il a commencé par raconter l’histoire d’une famille, qui a été reçue par l’Aide alimentaire de Birkenhead. Le mari, la femme et le jeune enfant estimaient « avoir été chanceux parce que les voisins avaient eu pitié et les avaient invités à un enterrement pour qu’ils puissent finir les restes de nourriture après avoir laissé les invités manger. »

    Frank Field poursuit en expliquant que lorsque le petit garçon a eu le choix entre des paniers repas et des jouets, celui-ci a choisi les paniers repas.

    Pour le député, cette histoire n’est que l’exemple d’un « contexte de misère grandissante qu’[il voit] au quotidien dans [sa] circonscription face à laquelle nous devons évaluer le revenu universel. » Le débat du Parlement portait en effet sur la réforme de la #sécurité-sociale : « Beaucoup ne partagent pas la conviction du ministre des Affaires sociales pour le revenu universel. C’est ce débat qu’on doit vraiment avoir. », avant d’interroger les députés présents : « Comment prend-on en compte, ici, le désespoir de nombreux de nos concitoyens, quand beaucoup d’entre nous pensent qu’il n’y a pas d’espoir à leur donner ? » _

    #pauvreté #enfants #femmes #hommes #angleterre #faim #Margaret-Thatcher #néo-libéralisme


  • La fin de l’université avance masquée – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/5210

    par André Gunthert

    Attribuer cette débâcle à la seule incompétence serait néanmoins une erreur. Comme la dégradation du système de santé, le sabotage systématique du supérieur suit le programme éprouvé de l’agenda néolibéral, qui vise à affaiblir les services publics jusqu’à ce que les usagers, lassés de leur détérioration, acceptent de les voir basculer dans les mains du privé. L’horizon américain, avec des droits universitaires qui atteignent 60.000 dollars l’an pour les meilleurs établissements, est observé avec gourmandise par les experts, qui font circuler l’idée que le chiffre d’affaires du supérieur, appuyé sur le crédit, pourrait dépasser celui de l’automobile.

    Face à la croissance des effectifs, la réponse par la sélection plutôt que par l’investissement indique clairement que la voie choisie par le gouvernement prolonge celle de ses prédécesseurs. Ajoutons que la liquidation en marche de l’université ne pourrait avoir lieu sans le soutien d’une presse indifférente à la recherche et acquise au discours de la faillite des services publics.

    #Université #Education

    • Non à la sélection !

      La seule réponse du gouvernement, c’est de faire des étudiant.e.s la variable d’ajustement d’un système défaillant. Pour pallier à son désengagement financier, il fait le choix d’instaurer une nouvelle cotisation, augmentant ainsi les frais d’inscription en allant chercher dans la poche des étudiant.e.s l’argent qu’il ne veut pas investir. Considérant que nous sommes les seul.e.s responsables de l’échec en premier cycle, le gouvernement fait le choix de la sélection pour pouvoir gérer « les flux ». Ce qu’il oublie, c’est que derrière ces « flux », ce sont des avenirs brisés sur l’autel de l’offre et de la demande. Sélectionner à l’entrée de l’Université n’est pas une réforme courageuse. C’est une solution de facilité, le meilleur moyen de ne rien changer. L’orientation imposée, résultat de la sélection, aura le même résultat que l’orientation par défaut : le renoncement et la démotivation, qui conduisent bien souvent à l’échec.

      En surfant sur le scandale du tirage au sort, que nous avons dénoncé et qui ne s’explique que par un manque de moyens chronique, le gouvernement a pensé convaincre l’opinion du bien-fondé de sa réforme. Mais en instaurant la sélection, il généralise de fait les conséquences injustes de l’aléa et de l’arbitraire. Plutôt que d’ouvrir le champ des possibles, ce sont les portes de l’Université qui vont se refermer tout au long du processus d’orientation. Plutôt que d’accompagner, cette réforme vise à décourager les lycéen.e.s, sous l’effet des « recommandations » du Conseil de classe et de « l’avis » de l’Université. Si cela ne suffit pas, la loi prévoit même la possibilité de refuser tout simplement l’inscription « dans les filières où les demandes excèdent le nombre de places ». Le baccalauréat, diplôme national, ne sera plus la garantie pour pouvoir accéder à la filière universitaire de son choix. En leur donnant la capacité de définir leurs propres critères de recrutement, et en supprimant l’obligation pour chaque université d’accueillir les étudiant.e.s originaires de la même académie, cette réforme va créer une compétition entre chaque établissement, défavorisant les plus petits, renforçant un peu plus les inégalités.

      Sans l’assumer, le gouvernement choisit cyniquement de tourner le dos à la démocratisation des études supérieures. La généralisation de la sélection à l’entrée de l’Université va empêcher toute une partie de notre génération de poursuivre ses études, notamment celles et ceux issu.e.s des milieux populaires, les bachelier.e.s sans mention, les bachelier.e.s technologiques et professionnels. Plutôt que d’organiser la démocratisation des études supérieures, le gouvernement organise son reflux en encourageant un repli conservateur et élitiste des universités, obsédées par la compétition entre elles et la course aux classements internationaux. Au final, cette réforme ne résoudra aucune des difficultés auxquelles elle prétend s’attaquer.

      Depuis de nombreuses années, nous entendons dire qu’il faudrait faire tomber certains tabous : la sélection, l’augmentation des frais d’inscription… Étonnement ce sont toujours les mêmes tabous qui tombent. A l’inverse, les tabous que nous voulons faire sauter, ce sont ceux du refus permanent de notre autonomie. Ce sont ceux des étudiant.e.s qui échouent car ils travaillent pour financer leurs études.

      Que demandons-nous ? Pouvoir décider par nous-mêmes de notre avenir. Nous refusons que des président.e.s d’université ou des enseignant.e.s fassent des choix à notre place. Nous refusons ce procès en irresponsabilité. Nous refusons qu’on nous impose notre orientation à 17 ans, que ce soit la filière dans laquelle nous devrions étudier ou même le nombre d’années d’étude que nous devrions faire. Nous refusons enfin ce projet adéquationniste où nous devenons une variable entre l’Entreprise et l’Université.

      Nous pensons que c’est à l’université de favoriser la réussite en révolutionnant sa pédagogie et en mettant les moyens dans les premiers cycles. C’est à elle d’être un rempart solide contre les inégalités et d’offrir à chacun.e une formation de qualité sur l’ensemble du territoire. C’est à l’Université de former des futur.e.s travailleurs et travailleuses qualifié.e.s, libres de leurs choix de vie, en mettant en place des cursus pluridisciplinaires. C’est enfin à l’Université de former des futur.e.s citoyen.ne.s éclairé.e.s en mettant le savoir et la connaissance à portée de toutes et tous.

      Réformer l’université, c’est donc proposer un choix de société. Il est urgent de refaire des étudiant.e.s la raison d’être de l’Enseignement Supérieur. La jeunesse refuse que la reproduction sociale soit la règle. Elle demande que ses aspirations ne soient plus méprisées. Il est tant que la République tienne ses promesses d’égalité entre tou.te.s les citoyen.ne.s. Il est temps que l’Université redevienne le levier de cette égalité, contre toutes les formes d’exclusion et de domination. Avec cette réforme, l’occasion est encore manquée. Le Gouvernement fait le choix de réformer sans nous, et même contre nous. En nous privant du choix de notre avenir, il méprise notre aspiration à maîtriser notre destin. Le pari est risqué…

      Par cette offensive sans précédent, le Gouvernement fait délibérément le choix de l’affrontement avec les jeunes. Il devrait savoir que tourner le dos à sa jeunesse en s’attaquant à nos droits et en ignorant nos aspirations ne saurait tenir lieu de politique pour l’avenir.

      Pour refuser ce projet de loi, pour une réforme ambitieuse, l’UNEF appelle les étudiant.e.s à se faire entendre, à s’organiser sur leurs universités et à se mobiliser en participant à la manifestation du 16 novembre.

      https://blogs.mediapart.fr/lila-le-bas/blog/061117/non-la-selection


  • The Fertility Rate in Flint Has Plummeted After the Water Crisis | Alternet
    http://www.alternet.org/water/fertility-rate-flint-has-plummeted-after-water-crisis

    The area has seen a dramatic rise in miscarriages and stillbirths.

    Lead-poisoned water in Flint, Michigan, may have led to a significant drop in the number of babies born in the town, according a newly released study. Researchers found that after elected leaders decided to save money by switching the city’s water supply source in 2014, the area saw a precipitous rise in miscarriages and stillbirths, as well as infants born with “health complications.” The new report was undertaken to underscore the urgent necessity of a registry to trace health effects of the contaminated water and establish precisely how many residents were exposed.

    In April, the Michigan Civil Rights Commission released a paper concluding that “the underlying issue [of the water crisis] is historical and systemic, and dates back nearly a century, and has at its foundation race and segregation of the Flint community.” The city’s population is 53 percent African American, and 45 percent of residents live below the federal poverty line, according to the Washington Post.

    #Flint #Pollution #Plomb #Néo-libéralisme


  • Le discours économique de Stockholm
    http://www.laviedesidees.fr/Le-discours-economique-de-Stockholm.html

    Dans cet ouvrage d’histoire abondamment documenté, Avner Offer et Gabriel Söderberg expliquent que le « #prix Nobel » d’économie a consacré l’idéalisation des mécanismes de marché, à contre-courant des politiques économiques sociales-démocrates du XXe siècle.

    Livres & études

    / #banque_centrale, prix, #social-démocratie, #néo-libéralisme

    #Livres_&_études


  • La dette de la France résulte des cadeaux fiscaux fait aux riches, révèle une étude
    https://reporterre.net/La-dette-de-la-France-resulte-des-cadeaux-fiscaux-fait-aux-riches-revele

    Si la dette a augmenté, c’est d’abord parce que tout au long de ces années, l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’État dans le PIB a chuté de cinq points en trente ans.

    #Dette #Néo-libéralisme #Inégalités



  • Contingent No More

    Academia is in the midst of an acute, unsustainable crisis. For those working in the higher-education industry, and increasingly for those outside of it, it has become impossible to ignore.

    New generations of faculty and students crushed by unprecedented levels of debt; the increased precariousness of the academic labor force; the systematic devaluation of academic labor itself; the corporate-style structuring of higher education—something, somehow is going to give.

    In spite of the cold facts—that “contingent faculty” make up more than 70 percent of the academic labor force, that the gap between doctorates awarded and jobs available is wider than ever, that the overwhelming majority of academic workers live in a state of economic insecurity—we remain individually hypnotized by the poisonous conviction that hard work is all we need, that the “best” people in the best programs produce the best work, etc.

    The neoliberalization of higher education is every academic’s problem. This is the reality in which we are all participating, even those of us at “top” programs, even those of us who have reached the promised land of tenure. Not surprisingly, many at the top are mostly fine with it. But their eager complicity makes it all the more incumbent on the rest of us to recognize how deeply the current system skews all relevant outcomes—from the accrual of professional prestige to basic salary-and-benefit protections—in the favor of the already privileged.

    https://thebaffler.com/the-poverty-of-theory/contingent-no-more

    #université #crise #académie #néolibéralisme #néo-libéralisme #précarité #précarisation #travail #mythe #méritocratie #hiérarchie

    Avec une belle et longue #bibliographie :

    Resources for Resistance (an introductory bibliography) :

    Craig Lambert, Harvard Magazine, “The ‘Wild West’ of Academic Publishing”

    The Conversation, Articles on Academic Journal Debate

    Hugh Gusterson, The Chronicle of Higher Education, “Want to Change Academic Publishing? Just Say No“

    Michael White, Pacific Standard, “How to Change the Centuries-Old Model of Academic Publishing”

    Jonathan Gray, The Guardian, “It’s Time to Stand Up to Greedy Academic Publishers”

    Jane C. Hu, The Atlantic, “Academics Want You to Read Their Work for Free”

    Modern Languages Association, “The Future of Scholarly Publishing” (2002 Report)

    American Council of Learned Societies, “Crises and Opportunities: The Futures of Scholarly Publishing” (2003 Report)

    Christover J. Broadhurst and Georgianna L. Martin (Eds.), “Radical Academia”? Understanding the Climate for Campus Activists

    The Sociological Imagination, Radical Education Projects

    Robin D.G. Kelley, Boston Review, “Black Study, Black Struggle”

    Simon Batterbury, The Winnower, “Who Are the Radical Academics Today?“

    Gwendolyn Beetham, Feministing, “The Academic Feminist: Summer at the Archives with Chicana Por Mi Raza (An Interview with Maria Cotera)”

    The SIGJ2 Writing Collective, Antipode, “What Can We Do? The Challenge of Being New Academics in Neoliberal Universities”

    Culum Canally, Antipode, “Timidity and the ‘Radical’ Academic Mind: A Response to the SIGJ2 Writing Collective”

    Yasmin Nair, Current Affairs, “The Dangerous Academic Is an Extinct Species“

    Cary Nelson, American Association of University Professors, “A Faculty Agenda for Hard Times”

    Jennifer Ruth, Remaking the University, “When Tenure-Track Faculty Take On the Problem of Adjunctification“

    Thomas Duke, The Undercurrent, “The Cause of the Adjunct Crisis: How a Research Focus is Destroying Higher Education”

    Debra Leigh Scott, Adjunct Nation, “How American Universities Have Destroyed Scholarship in the U.S.“

    Mary Elizabeth Luka, Alison Harvey, Mél Hogan, Tamara Shepherd, Andrea Zeffiro, Studies in Social Justice, “Scholarship as Cultural Production in the Neoliberal University: Working Within and Against ‘Deliverables’”

    Alison Mountz, Anne Bonds, Becky Mansfield, Jenna Loyd, Jennifer Hyndman, Margaret Walton-Roberts, Ranu Basu, Risa Whitson, Roberta Hawkins, Trina Hamilton, Winifred Curran, ACME, “For Slow Scholarship: A Feminist Politics of Resistance through Collective Action in the Neoliberal University”

    Sarah Banet-Weiser, Alexandra Juhasz, International Journal of Communications, “Feminist Labor in Media Studies/Communication”

    Heather Fraser and Nik Taylor, Neoliberalization, Universities, and the Public Intellectual

    Kevin Birmingham, The Chronicle of Higher Education, “‘The Great Shame of Our Profession’”

    Mac Bousquet, How the University Works: Higher Education and the Low-Wage Nation

    Shannon Ikebe and Alexandra Holmstrom-Smith, Berkeley Journal of Sociology, “Union Democracy, Student Labor, and the Fight for Public Education”

    Anonymous, Inside Higher Ed, “Treadmill to Oblivion”

    Lucia Lorenzi, thoughts on mediocrity

    Miya Tokumitsu, Jacobin, “In the Name of Love”

    Sarah Kendzior, Vitae, “The Adjunct Crisis Is Everyone’s Problem”

    Hamilton Nolan, Gawker, “The Horrifying Reality of the Academic Job Market”

    Denise Cummins, PBS, “Why the Backlash against Adjuncts Is an Indictment of the Tenure System”

    Christopher Newfield, American Association of University Professors, “Avoiding the Coming Higher Ed Wars”

    Henry A. Giroux, Truthout, “Angela Davis, Freedom and the Politics of Higher Education”

    Charles R. Hale (Ed.), Engaging Contradictions: Theory, Politics, and Methods of Activist Scholarship

    Fred Moten and Stefano Harney, Social Text, “The University and the Undercommons: Seven Theses”

    Ji-Young Um, #alt-academy, “On Being a Failed Professor: Lessons from the Margins and the Undercommons”

    Undercommoning Collective, ROAR, “Undercommoning within, against, and beyond the University-as-Such”

    Zach Schwartz-Weinstein, Is This What Democracy Looks Like?, “Not Your Academy: Occupation and the Future of Student Struggles“

    Trish Kahle and Michael Billeaux, Jacobin, “Resisting the Corporate University”

    Levi Gahman, ROAR, “Dismantling Neoliberal Education: A Lesson from the Zapatistas“

    #résistance


  • Étrangers et intellectuels: les deux cibles de l’extrême-droite

    Le débat est ouvert, mais l’objectif de recomposition sociologique, politique et culturelle en question pourrait peut-être être résumé comme suit : celui d’une nouvelle politique du commun. Une politique du temps partageable, de l’échange, de la vie sociale, une politique de la pensée, du droit à la pensée, du droit de chacun à la dignité politique — une politique des formes de vie sociale permettant à chacun de vivre, d’échanger et de partager son savoir : de faire société. Une politique ne s’articulant pas sur la séparation entre intellectuels et manuels, sur un « nouveau rôle » ou une « nouvelle mission » des intellectuels ne faisant au final que reproduire des cloisonnements sociologiques périmés, mais revendiquant au contraire l’accès de tous au temps de la réflexion, de l’échange et de la culture. More time , chantait Linton Kwesi Johnson, we need more time . Reste notamment à savoir si cette revendication touchant au temps n’implique pas nécessairement, aussi, une nouvelle conception du revenu, conçu comme un droit et comme une garantie analogue à celle que la Sécurité sociale a permis d’instaurer, en France, au sortir de la deuxième guerre.

    https://oulaviesauvage.wordpress.com/2017/05/02/etrangers-et-intellectuels-les-deux-cibles-de-lextreme-dro

    #ANTIFASCISME #AUSTÉRITÉ #AUTOGESTION #ÉLECTIONS #CULTURE #DETTE #EXTRÊME_DROITE #FASCISME #FRONT_NATIONAL #GRÈCE #HAMON #JUSTICE #LUTTES #MACRON #MÉLENCHON #MOUVEMENT #MOUVEMENTS #NÉO_FASCISME #NÉO-LIBÉRALISME #OCCUPATION #PARTI_SOCIALISTE #POLITIQUE #PRODUCTION #revenu

    • Constitution d’un corps national ou racial opposé à celui de l’étranger et se définissant par son opposition à lui, le fascisme est aussi, et peut-être surtout, le nom d’une politique contre la pensée, d’un discours érigeant la haine de la culture (de la critique, des livres, de la solitude de l’étude comme de la vie sociale, des discussions du dimanche, au marché, dans les quartiers où les gens parlent, de la parole elle-même, de la discussion libre) en principe d’organisation politique. Le fascisme contemporain tend ainsi, quels que soient les pays où il prend racine, à réduire la figure des possédants à ceux qui détiennent un capital symbolique. Par l’effet d’un glissement aussi pervers qu’efficace, le possédant devient celui qui possède des livres, des mots, un savoir : celui qui a le temps et le loisir d’exercer sa pensée, de réfléchir, d’avoir une vie sociale et une vie politique nourrie du commerce et de la pensée des autres. Sous cet angle, l’extrême-droite peut apparaître comme la conjugaison de deux haines, de deux cibles proposées à la vindicte du plus grand nombre en guise de discours unificateur : la haine des intellectuels et la haine des étrangers, de ceux que l’on présente comme ne faisant pas partie du peuple, comme détachés du corps social — un corps préalablement identifié à la Nation, ou à la Race.

      (...) Qu’est-ce que le fascisme ? C’est le socialisme détourné au profit du grand capital. C’est l’ethnicisation de la contestation du grand capital, à son profit. C’est l’utilisation et la manipulation, par ce grand capital, de thèmes et de revendications forgés au sein du mouvement ouvrier. C’est aussi, aujourd’hui, en France, une stratégie de conquête du pouvoir faisant jouer et utilisant à plein la rupture effective, théorisée au mitan des années 80 par le parti socialiste français, entre classes moyennes éduquées et classes populaires. Le tournant de la rigueur date en France de 1983, la première percée électorale d’ampleur du Front National de 1984.