#néo_colonialisme

  • François-Xavier Fauvelle : « Il ne s’est pas "rien" passé en Afrique pendant qu’on peignait Lascaux » - Libération

    https://www.liberation.fr/debats/2018/10/12/francois-xavier-fauvelle-il-ne-s-est-pas-rien-passe-en-afrique-pendant-qu

    Pour lutter contre le stéréotype voulant que l’Afrique n’ait pas d’histoire, l’historien et archéologue a dirigé un vaste ouvrage, « de A comme Acacus à Z comme Zimbabwe », démontrant la richesse du passé de ce continent, la multiplicité des trajectoires qu’il a connues et sa connexion avec les autres zones du globe. Une somme où l’on croise les chasseurs-cueilleurs, le royaume soudanais de Méroé, des vaches scarifiées ou le Mali du sultan Mûsa, et qui vise à rendre accessible aux non-spécialistes une période

    afrique #histoire #préhistoire

  • Nawaat – Les Investisseurs sont là ? Les résistants aussi. La néo-colonisation ne passera pas
    https://nawaat.org/portail/2016/11/30/les-investisseurs-sont-la-les-resistants-aussi-la-neo-colonisation-ne-passer

    Ce que pensent les citoyens tunisiens des projets franco(socialo)-qataris pour leur pays.

    Avec assurance et arrogance, le gouvernement Chahed a inauguré la Conférence Internationale sur l’Investissement “Tunisia 2020”, grande braderie de projets vestiges de l’époque de Ben Ali, remis au goût du jour sans honte cinq ans après la Révolution. Les maquettes ont été dépoussiérées pour l’occasion, et l’on ressort les mêmes vieux slogans, le même mythe : l’Investissement Direct Etranger nous apporterait progrès et développement. Avons-nous encore besoin de preuves de l’inefficacité des politiques des bons élèves du FMI ? En réalité, l’Investissement Direct Etranger est une charge sur l’économie Tunisienne.

    Dans un pays ravagé par le clientélisme, la corruption et les crimes économiques de tous genres, le gouvernement appelle les capitaux du monde à investir dans tous les secteurs stratégiques et sensibles : des ressources naturelles aux télécommunications en passant par l’agriculture et l’eau. Toutes les garanties sont déjà mises en place pour accueillir « les sauveurs », les Partenariats Public-Privé pour brader les services publics, un code d’investissement qui place les investisseurs étrangers au-dessus des nationaux (voire même au-dessus de l’Etat), les dispositifs d’arbitrage toujours en faveur des capitaux, un système bancaire sous perfusion, une banque centrale dépourvue de toute capacité d’action, etc.

    Nous avons vu passer toutes ces lois, une par une, devant un parlement inconscient et autiste, étrange concours d’intérêts politiques et économiques, locaux et internationaux. Les votes se sont succédés pour compléter le puzzle dessiné par les institutions financières internationales et imposé à coups de prêts et de dons conditionnés. Tout est savamment orchestré par la Banque Mondiale et le FMI depuis le Partenariat de Deauville de 2011, et tous les gouvernements postrévolutionnaires n’ont fait que poursuivre les politiques de libéralisation dictées par les « Grands de ce Monde » sans jamais faire de bilan sérieux de la situation. Nous y voilà donc, un événement sous le signe de la nouvelle colonisation, dans un climat social chargé de mécontentement et désillusion. Le tapis rouge est déroulé pour les lobbies internationaux et les multinationales et les paravents sont placés sur leurs chemins pour cacher la misère et la saleté. Les radios et les télés décrivent la Tunisie utopique, pays du bonheur et de la sécurité. Derrière ces paravents, l’appareil policier fera régner le calme et le silence… comme au bon vieux temps.

    A-t-on objectivement le moindre intérêt à nous plonger la tête première dans ce gouffre ? Nos gouvernants ne font que poursuivre des politiques ayant conduit à l’injustice sociale, aux disparités régionales, à la détérioration des services publics et à la perte de notre Souveraineté. Ces mêmes politiques qui ont donné le Pouvoir aux corrompus et ont fait de la Tunisie le paradis des fraudeurs et le pays de l’impunité. Les bilans parlent d’eux-mêmes : un taux de chômage affolant, une balance de paiement saignée par les sorties de dividendes, des secteurs économiques entiers à l’agonie et, bien sûr, un dinar en chute libre, pour mieux nous lester. En quoi consistent ces politiques ? Elles sont en réalité très simples : libérer les marchés, réduire les risques pour les investisseurs, empêcher l’Etat de réguler ou d’agir, le priver de ses revenus et faire en sorte qu’il s’endette, encore et encore.

    Les projets du 2020 ne présentent que très peu de valeur ajoutée, leurs montages financiers en gonflent les coûts, ils n’apportent pas de solutions pérennes au chômage et ne répondent à aucun modèle ou stratégie de développement réels. Ils sont que des opportunités destinées à des firmes étrangères qui jetteront au passage quelques miettes aux Tunisiens. En réalité, rien n’attire plus les investisseurs en Tunisie depuis que l’instabilité politique y règne, ni les incitations, ni les avantages ni même les bas salaires car nous avons perdu cet « avantage comparatif » depuis longtemps déjà, enfin, presque rien ne les attire…La Tunisie est en phase de devenir un paradis fiscal où règne l’impunité pour les hommes d’affaires mais continue à être un enfer pour son propre Peuple.

    Si le dernier congrès de l’Investissement avait pour slogan « Investissez en la démocratie », pour celui-ci « Investissez en la corruption » irait à merveille. Mais ce serait sans compter avec le désir de changement radical et général que nourrit la jeunesse de cette Nation. Si les investisseurs seront protégés de l’insoutenable image d’un Peuple en lutte les 29 et 30 novembre 2016, ils verront très vite là où ils tenteront de s’installer qu’aucun nouveau colon n’aura de répit.
    Quelques chiffres à retenir

    Entre 2011 et 2014, 7808 millions de dinars ont été investis en Tunisie par des investisseurs étrangers, pendant la même période, les sorties de dividendes ont presque atteint un milliard de dinars.

    La fuite des capitaux a représenté entre 1970 et 2010 38.9 Milliards de dinars, soit quasiment deux fois le stock de dette en 2010 (21.8 Milliards de dinars). Autrement dit, si l’Etat avait limité cette fuite, rien que de moitié, nous aurions remboursé totalement nos dettes externes mais le choix s’est porté sur la politique d’endettement et de libéralisation.

    70% de l’impôt sur les entreprises collecté entre 2002 et 2011 a été dépensé en incitations fiscales sans compter les incitations financières et autres avantages.

    Collectif de CitoyenNEs TunisienNEs pour la souveraineté nationale.

    #tunisie #contre-révolution

  • Un doc comme de chez moi
    Où est la guerre, Carmit Harash, 2015

    Mon amie Hind est une méga punk franco-marocaine, elle les lutte féministe, elle trouve ça bien occidentalo-centré (dans leur manifestation médiatique). On s’engueule quelques fois.

    Et elle m’a envoyé ce film en voulant mon avis. C’est dure quelques fois à donner un avis.
    les première minutes m’ont séduites à mort à donf. J’aime ces débuts là, Carmit marche dans la rue et nous parle des documentaristes. elle nous dit quelque chose que j’ai souvent trouvé très juste : aller faire des doc à l’étranger, même en filmant les gens, même en vivant parmi eux, même en étant soit même radical et anarchisant, si on rentre en France en affichant son talent à Lussas devant un public d’intello-bobo convaincus, ça n’a pas quelque chose de néo-colonialisme ? Elle, elle décide de filmer en France, et de filmer la misère.
    En fait, le doc, c’est comme un aimant vers l’autobiographie. Je l’ai dit, les premières minutes sont merveilleuses. Et puis ça glisse, tout lentement, presque du Alain Cavalier. Son sujet, elle semble le garder en tête, mais on sent,qu’au bout d’un moment, elle a filmé en se disant, on verra au montage. Ainsi la forme change et devient quelque chose comme un journal intime.
    Voilà c’est tout.
    https://vimeo.com/113594851

    #critique_a_2_balles #cinéma #documentaire #où_est_la_guerre #Carmit_Harash #2015 #néo_colonialisme #france_a_la_con

  • Parfois la solidarité internationale prend de drôles de chemins : une association de clowns espagnols veut défendre les Palestiniens et se rend devant le Mur de la honte. Pour lui foutre la honte, ils décident de faire un coup d’eclat, mais sans demander leur avis aux Palestiniens : poser nus devant le Mur. Du coup, les Palestiniens protestent en trouvant le geste indécent, vulgaire et déplacé, et les clowns sont obligés de préciser, après coup, que ce n’est pas contre l’islam !!

    Polémico desnudo de varios payasos españoles ante el muro de Cisjordania
    Juan Carlos Sanz, El Pais, le 17 septembre 2015
    http://internacional.elpais.com/internacional/2015/09/17/actualidad/1442508841_207665.html

    #Palestine #Espagne #Mur #Solidarité #Nudité

  • Ethiopian tribes’ ancient ways threatened by UK-backed sugar project
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2581007/ethiopian_tribes_ancient_ways_threatened_by_ukbacked_sugar_project.htm

    A massive sugar plantation and up to 700,000 migrant workers will occupy almost 2,000 sq.km of Ethiopia’s #Omo Valley, with the help of British aid finance. But the valley’s native inhabitants have been given no choice in the matter, and are being forced to abandon their homes, lands, cattle, and entire way of life, or go to jail.

    #Ethiopie #terres #Royaume-Uni