• Camarades
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    Belle déclaration politique de Christophe Masutti

    La mini-série Camarades sur Arte, retrace la trajectoire de l’Université expérimentale de Vincennes entre 1969 et 1980. Le traitement narratif de cette période, est une belle occasion d’examiner un problème systémique du débat public d’aujourd’hui : la difficulté (frôlant l’incapacité) à représenter et à formuler les conflits matériels. En retraçant en partie la trajectoire intellectuelle des années 1970, la série nous place devant un défi : quels outils conceptuels sont requis aujourd’hui pour théoriser l’inertie des inégalités économiques. Peut-on encore servir de vieilles recettes ?

    Alors oui, clairement, l’éducation populaire ou l’université pour toustes est selon moi le principal outil d’émancipation. Cela dit… que n’ont pas vu (pu voir) les postmodernes ? c’est la réappropriation par le néolibéralisme de la plupart des discours issus de mai 1968. Il faut attendre 1999 et les sociologues Luc Boltanski et Ève Chiapello (dans Le nouvel esprit du capitalisme) qui ont montré, par exemple, comment le capitalisme a récupéré la « critique artiste ». Les postmodernes attaquaient la bureaucratie, les rapports hiérarchiques, l’ennui de l’usine, et réclamaient l’autonomie, l’autogestion, la créativité et la flexibilité. Le capitalisme néolibéral a exaucé ces vœux en détruisant la sécurité de l’emploi pour créer l’économie « freelance », le management par projet, la « gig economy » et plus tard l’ubérisation comme horizon d’émancipation (et cauchemar prolétaire). L’idéal d’émancipation postmoderne est devenu une norme d’exploitation néolibérale.

    Il faut bien sûr remettre les choses dans leur contexte. Dans les années 1970, on s’opposait au cadre rigide du marxisme orthodoxe et aux institutions disciplinaires de l’ère industrielle, et non au néolibéralisme financiarisé qui n’était pas encore le système dominant. Toutefois, les outils critiques de la postmodernité ont été assimilés par les sciences de gestion pour démanteler le fordisme (et cela très tôt dans les années 1980). La mutation rapide du système productif a créé cette réappropriation. Cela ne veut pas dire que Foucault et d’autres ont fourni involontairement des munitions intellectuelles pour justifier la dérégulation. En fait, la conception postmoderne de la rébellion a trop facilement été digérée par le néolibéralisme : une liberté individuelle infinie de consommer, de s’exprimer et de se définir, mais totalement désarmée face à l’inégalité économique matérielle. Recourir, comme je le ferai à la fin de ce texte, à des outils et des concepts postmodernes permettrait justement de rétablir l’équilibre.

    Ce que je veux dire par là, et qui aurait pu apparaître dans la mini-série, c’est qu’il y a des penseurs qui avaient déjà anticipé cela avant 1968. Guy Debord (et l’Internationale Situationniste) expliquait dès 1967 dans La Société du Spectacle que le capitalisme moderne allait récupérer les désirs de liberté, d’authenticité et de créativité pour les transformer en marchandises. Cornelius Castoriadis (et Socialisme ou Barbarie) nous parlait d’une autonomie radicale qui exigeait impérativement l’égalité économique et surtout le refus des modèles et tout dogmatisme (et il y en avait pas mal dans la gauche soixante-huitarde).

    Pour briser cette mécanique, la constitution d’espaces de délibération en dehors des logiques marchandes s’impose. Le renouvellement des discussions politiques exige le recours à la philosophie et la transmission de concepts via des structures d’éducation populaire. Fournir le vocabulaire pour décrire les mécanismes de création de valeur, les asymétries de pouvoir et les contraintes écologiques, permet de caractériser le système économique au-delà de l’expérience individuelle. C’est par la maîtrise d’un lexique commun, ancré dans l’analyse matérialiste des faits, que les groupes sociaux pourront restaurer le débat public et formuler des méthodes d’organisation de la société.

    #Christophe_Masutti #Postmodernisme #Néolibéralisme #Education_populaire

  • La #France sous les flammes : la faillite criminelle du #néolibéralisme

    La France brûle, et nos dirigeants ne font qu’aggraver une situation qu’ils connaissent pourtant parfaitement. Sont-ils totalement irrationnels ? Non, répond cet éditorial, ils appliquent juste le #dogme_néolibéral qui nous entraîne dans l’abîme.

    Nos dirigeants sont-ils devenus totalement irrationnels ? Sinon, comment expliquer qu’ils s’acharnent à faire l’inverse de tout ce que les scientifiques recommandent ? Pourquoi, alors que les rapports sur les catastrophes climatiques à venir s’empilent sur leurs bureaux depuis des décennies, font-ils tout pour ne pas nous protéger de ces cataclysmes ?

    Si on leur fait crédit d’une certaine capacité de raisonnement, une autre hypothèse serait celle de l’#aveuglement_dogmatique. Ce que viennent souligner les #canicules et #incendies catastrophiques de l’été 2026, c’est l’#échec patent du néolibéralisme que nos élites pratiquent assidûment.

    Commençons par le constat. Les meilleurs climatologues du monde préviennent, via le Giec notamment, de la forte hausse des risques d’incendies, partout en Europe, liée au #changement_climatique. On sait que l’augmentation des canicules et sécheresses accroît fortement les risques de feux.

    Une politique d’#anti-adaptation

    Pourtant, on ne cesse de planter et replanter des #monocultures de #résineux, plus rentables que de vraies #forêts mais que l’on sait être ultra-inflammables.

    Pourtant, l’#Office_national_des_forêts, chargé d’entretenir et protéger nos forêts, notamment contre les incendies, a perdu 40 % de ses effectifs entre 2000 et 2022, et le gouvernement ne cesse de menacer de nouvelles coupes dans les effectifs.

    Pourtant, en 2024, le Premier ministre Gabriel Attal supprimait le #budget qui aurait permis d’acheter deux #Canadair supplémentaires.

    Pourtant, sur les 16 nouveaux Canadair promis par Emmanuel Macron après les incendies dévastateurs de 2022, seuls 4 ont été commandés, et seront livrés avec beaucoup de retard.

    Les Services départementaux d’incendie et de secours sont au bord de la rupture et les départements alertent en vain depuis des années sur le manque de #moyens.

    Le bilan est tout aussi accablant concernant les canicules. La France a déjà subi quatre vagues de chaleur extrême en 2026 ; les scientifiques alertent depuis des années sur la multiplication de ces évènements, mais nous ne nous y sommes pas préparés.

    En juin, le Haut Conseil pour le climat taclait sévèrement le retard de la France, par exemple dans l’isolation des bâtiments, et des budgets pour les politiques écologiques qui sont coupés drastiquement alors même qu’il faudrait les augmenter rapidement.

    Encore plus surréaliste : le gouvernement agit pour aggraver notre vulnérabilité. En pleine canicule du mois de juin, nos dirigeants ont décidé de remettre sur le marché locatif les pires #passoires_thermiques, où étouffent les locataires les plus précaires. En pleine sécheresse extrême, la loi d’urgence agricole, surnommée « nouvelle #loi_Duplomb », prévoit d’augmenter l’#accaparement_de_l’eau par l’#agro-industrie.

    La fuite en avant du #néolibéralisme_zombie

    Pourquoi cet acharnement à foncer dans le mur ? « Parce que nos dirigeants sont prisonniers d’un modèle », répond l’économiste Cédric Durand, coauteur de Comment bifurquer. Les principes de la planification écologique (ed. Zones, 2024).

    « La France est coincée dans ce que l’on appelle le néolibéralisme zombie. La croyance qu’il faut toujours baisser le coût du capital, baisser le coût du travail, taxer moins, et que c’est ça qui va produire de la #croissance et du PIB. On fait toujours ce pari alors que la période où cela pouvait fonctionner est révolue — si ça a fonctionné un jour », dit-il.

    Le terrible bilan politique énuméré ci-dessus répond à deux logiques propres au néolibéralisme : un affaiblissement massif des #services_publics et une foi inébranlable placée dans les vertus du #marché, qu’il convient de déréguler autant que possible. Via ces politiques, la finalité de l’État est de permettre au capital d’accumuler toujours plus de richesse.

    Au nom de l’#austérité_budgétaire, et du refus catégorique de taxer davantage le capital ou les plus hauts revenus, le gouvernement coupe les budgets publics partout où cela n’est pas jugé favorable au marché. Or, le changement climatique ne répond précisément pas aux logiques de marché.

    « En Gironde, je suis sûr que les entreprises auraient aimé que l’État dépense plus pour l’achat de Canadair. C’est le paradoxe du capitalisme qui veut payer toujours moins de taxes mais réclame ensuite que l’État le protège », dit Cédric Durand.

    Nous touchons là à ce que l’économiste marxiste James O’Connor appelait « la seconde contradiction du capitalisme ». Celui-ci, pour se développer, doit exploiter toujours plus les ressources naturelles et les écosystèmes, mais il détruit, ce faisant, ses propres conditions d’existence. Il en vient donc, autre contradiction, à appeler l’État à l’aide, ce dernier s’étant pourtant volontairement affaibli et ayant détruit ses services publics, au nom du soutien au capital.

    Derrière la stratégie néolibérale, c’est le moteur fondamental du capitalisme qui est en jeu : il lui faut accumuler toujours plus de capital dans une course infernale et complètement irrationnelle.

    « Cette tendance à élargir sans cesse les domaines d’#accumulation_du_capital, et les sources de profit, par exemple à de nouvelles dimensions de la nature comme les gènes et les microorganismes, est vitale pour le capitalisme. Il meurt s’il arrête », souligne l’économiste Hélène Tordjman, autrice notamment de La croissance verte contre la nature (éd. La Découverte, 2021).

    « Je m’interroge sur la vision de nos élites qui persévèrent dans cette voie. C’est une #rationalité de très #court_terme, qui vise à accumuler très vite jusqu’à la catastrophe, et après moi, le déluge », dit-elle.

    Pour la chercheuse, l’hypothèse d’un aveuglement dogmatique de nos dirigeants n’est pas suffisant. L’accumulation des catastrophes ces dernières années est telle qu’elle aurait dû faire éclater n’importe quelles œillères idéologiques. Si l’on continue de foncer dans le mur, ce serait donc en toute connaissance de cause.

    « On est dans une logique d’intérêt de classe bien comprise, d’une classe dominante qui s’est autonomisée, et qui assume que seuls les plus puissants et les plus forts pourront survivre et vivre dignement », dit Hélène Tordjman.

    Le milliardaire étasunien Warren Buffet le disait déjà en 2006, dans une célèbre formule : «  Il y a une #guerre_des_classes, c’est un fait. Mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner . »

    De guerre des classes à guerre contre l’ensemble du vivant

    Rien de nouveau sous le soleil ? Sauf que la séculaire guerre des classes est devenue, dans l’Anthropocène, une guerre contre l’ensemble du vivant, qui ne menace plus seulement l’essentiel de la population d’#exploitation mais de #destruction. En toute connaissance de cause.

    « Si nous persistons dans cette voie, l’avenir de notre espèce est sombre », alertaient déjà plus de 1 000 scientifiques français dans une tribune en 2020, qui dénonçait « l’inconséquence et l’#hypocrisie de politiques […] promouvant un #consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur ».

    Six ans plus tard, le pays est à sec tandis que l’on prévoit de multiplier les #mégabassines pour l’agro-industrie, les forêts brûlent tandis que les #pompiers épuisés sont en manque d’effectifs et les budgets des politiques environnementales fondent comme neige au soleil.

    « Nous avons besoin de transformations structurelles, capables de penser au temps long que les mécanismes de marché sont incapables de prendre en compte », dit Cédric Durand. Pour y parvenir, l’économiste propose de nombreux outils de planification dans son ouvrage, à l’instar de nombreux penseurs des mondes postcapitalistes.

    Reste à trouver le moyen d’opérer la bascule. Un prérequis semble être de savoir nommer les responsables. Lorsque nos dirigeants néolibéraux apportent sous un cynisme à peine voilé leur solidarité aux victimes des incendies, ils méritent plus que jamais leur étiquette de #pompiers_pyromanes.

    ▻https://reporterre.net/La-France-sous-les-flammes-la-faillite-criminelle-du-neoliberalisme
    #incendie #incendies #feu #feux #rationalité #irrationalité

  • Le leader des Chicago boys
    ▻https://laviedesidees.fr/Le-leader-des-Chicago-boys

    Ministre de l’Économie puis des Finances (1975-1982) d’Augusto Pinochet, Sergio de Castro a été l’un des principaux cadres civils de la dictature chilienne. Il est l’artisan de la première application des mesures néolibérales à l’échelle internationale.

    #International #néolibéralisme #extrême_droite #Chili

  • Qui veut la peau d’#EDF ?

    Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’#histoire de cette entreprise et de la #destruction du #service_public de l’#électricité.

    Née en 1946 après la Libération dans la lignée du programme du Conseil National de la Résistance, EDF vit des jours heureux jusqu’à la fin des années 90.

    Car, chose quasiment unique au monde, EDF conçoit et construit des centrales, les exploite, gère le réseau et distribue l’électricité qu’elle commercialise à ses usagers : vous les Français, qui êtes aussi les propriétaires de cette entreprise détenue par l’Etat. Mieux encore**, EDF** devient au fil des années le symbole de l’excellence française à l’international en matière de production nucléaire, de gestion de réseau électrique et de service public.

    Et pourtant, aujourd’hui, EDF va mal. Endettée, avec un parc de #centrales_nucléaires vieillissant, et un EPR toujours pas en service… L’avenir est sombre ! EDF a été victime, comme d’autres services publics, de la logique néolibérale européenne appliquée à tous les secteurs de l’économie depuis le #traité_de_Maastricht en 1992. Et pourtant, l’électricité est un produit particulier : elle ne se stocke pas ! Ce qui, vous allez l’entendre, a son importance. En voulant appliquer une logique purement marchande à l’électricité, en divisant EDF en plusieurs entités, et en forçant à revendre à perte des kilowatters à ses concurrents, on a affaibli un pilier de notre société et dilapidé l’héritage du Conseil National de la Résistance sur l’autel du #néolibéralisme.

    ▻https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-mardi-02-mai-2023-5015930
    #endettement #nucléaire #logique_marchande #France #marchandisation #podcast #audio

  • #droit_du_travail, une lente agonie
    ▻https://lvsl.fr/droit-du-travail-une-lente-agonie

    Même après une décennie de macronisme, les discours sur la lourdeur du Code du #travail restent tout aussi présents dans les médias. Les réformes successives ont pourtant largement réduit les droits des salariés et de leurs représentants syndicaux, au point que le nombre de procédures au prud’hommes est en chute libre. La célèbre épaisseur du Code du Travail s’explique pourtant en grande partie par la multiplication des dérogations, au seul bénéfice des grandes entreprises et de leurs juristes.

    #Économie #grève #inspection_du_travail #Macron #MEDEF #néolibéralisme #prud'homme #syndicat

  • Décès de #Jean_Ziegler : retour sur soixante ans de combats
    ▻https://lvsl.fr/deces-de-jean-ziegler-retour-sur-soixante-ans-de-combats

    Nous apprenons le décès de Jean Ziegler. Sociologue #Suisse, il a été rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (de 2000 à 2008). Auteur de nombreux ouvrages sur les rapports Nord-Sud, il n’a eu de cesse de documenter les impacts sociaux de la #Mondialisation. Compagnon de route de Fidel #Castro, Thomas Sankara, Yasser Arafat ou encore Hugo Chavez, il a exploré des voies alternatives dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Son parcours politique commence en 1961 à Kinshasa, au Congo nouvellement indépendant, où il est témoin du putsch (soutenu par les puissances occidentales) qui renverse le chef d’État Patrice Lumumba. Il se termine avec la publication d’un dernier ouvrage en 2024 (Où est l’espoir ?, Seuil), qui synthétise sa longue (…)

    #International #impérialisme #néolibéralisme #ONU

    • Mort de Jean Ziegler, ami du Sud global et combattant acharné contre la faim dans le monde
      Publié le 10 juin 2026 - L’Humanité
      ▻https://www.humanite.fr/carnet/jean-ziegler/mort-de-jean-ziegler-ami-du-sud-global-et-combattant-acharne-contre-la-faim

      Toute sa vie, le sociologue suisse Jean Ziegler s’est posé une question finalement devenue le titre de son dernier livre publié en 2024 : « Où est l’espoir ? » Il s’interrogeait encore et toujours sur la façon de résister face à un monde impitoyable, pétri dans la guerre, la famine et les inégalités.

      Il est disparu ce 10 juin 2026 à Genève, à l’âge de 92 ans avec, en tête, cette quête qui a dirigé sa vie. Une question et des réponses qui l’ont amené à sillonner la planète et surtout, ce que dans le monde des bien-pensants on déteste, il a pris parti. Un parti philosophique, marxiste et moral. Pas au sens de la vieille morale qui s’écrivait à la craie sur le haut des tableaux noirs (« L’argent ne fait pas le bonheur », par exemple) mais celle de la dignité humaine et de son combat permanent....

    • Du terrorisme au terrorisme d’État
      08 octobre 2024 - par Jean Ziegler
      ▻https://lvsl.fr/du-terrorisme-au-terrorisme-detat-par-jean-ziegler

      La question palestinienne est au coeur des écrits de Jean Ziegler depuis des décennies. Comme témoin, militant, rapporteur pour les Nations-Unies sur le droit à l’alimentation puis vice-président du Comité consultatif de l’ONU sur les Droits de l’homme, il a pu l’aborder sous ses multiples facettes. Dans cet article il revient sur le 7 octobre, l’année qui s’est écoulée, et remonte aux sources de l’impasse actuelle. Évoquant ses rencontres avec Yasser Arafat, il témoigne d’un temps où l’espérance d’une solution rayonnait. Puis il retrace la « chronique d’une catastrophe annoncée », suivant l’expression de l’écrivain Michel Warschawski, dont l’assassinat de Yitzhak Rabin constitue le catalyseur. Et appelle à une « insurrection des consciences » pour faire pour le triompher le droit. (...)

  • #anarcho-tyrannie : un concept américain qui s’exporte en France
    ▻https://lvsl.fr/anarcho-tyrannie-un-concept-americain-qui-sexporte-en-france

    France travail, ministères de l’Économie ou de l’Intérieur, Agence nationale des titres sécurisés… Les fuites massives de données personnelles détenues par des administrations se multiplient, alors que l’État entend en collecter toujours davantage. Cette tension croissante entre des politiques de surveillance - voire de répression - de la population et l’incapacité apparente de l’État à mettre fin à différentes pratiques criminelles nourrit un ressentiment massif. Pour mettre en mots ce phénomène, la droite radicale francophone a importé le concept étatsunien d’anarcho-tyrannie. Celui-ci est particulièrement utilisé dans les médias et sur les réseaux sociaux pour critiquer la condamnation d’individus décrits comme s’étant défendus légitimement face à des criminels, qui bénéficieraient (…)

    #Idées #anarchisme #contrôle_social #Etat #libertarianisme #libertarien #néolibéralisme

  • Ouverture à la concurrence du train : même des sénateurs de droite décrivent un fiasco
    ►https://reporterre.net/Trains-l-Etat-a-cru-au-pouvoir-magique-de-la-concurrence-et-c-est-un-fia

    Le réseau ferré français vit depuis une quinzaine d’années un véritable big bang, avec la fin du monopole de la SNCF. Le résultat n’est pas glorieux, selon un bilan d’étape publié le 19 mai par deux sénateurs, Marie-Claire Carrère-Gée (Les Républicains) et Hervé Maurey (Union centriste), au nom de la Commission des finances. Ces parlementaires ne peuvent pas être soupçonnés d’accointance avec les syndicats de cheminots et experts du ferroviaire qui dénoncent, depuis l’origine, les fausses promesses et le mirage néolibéral de la concurrence. Au terme d’un travail de contrôle budgétaire étalé sur un an, ils rejoignent pourtant leurs analyses.

    Mais quelle surprise !!! 😱

  • ON NOUS APPREND À OBÉIR - Barbara Stiegler avec François Boulo

    via ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12492886

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=ime-6SoNy-E


    2026-05-23 — 65 min.

    L’intro chez YT :

    Et si nous ne vivions pas en #démocratie, mais dans un régime électif parfaitement fonctionnel, dont le but n’est pas de représenter le peuple, mais de le discipliner ?

    Lorsque le résultat des urnes ne convient pas, les gouvernants ne le respectent pas. Lorsque les gens protestent, ils ne les écoutent pas. On nous a vendu la démocratie libérale comme source de progrès et de bonheur, mais nous vivons dans un monde de plus en plus verrouillé, numérisé, atomisé.

    Le #néolibéralisme a pris le pouvoir depuis 40 ans, et voilà le résultat ! Comment cette #idéologie a transformé la politique en une gestion biologique de #populations jugées "inadaptées".

    C’est ce dont nous discutons aujourd’hui avec Barbara Stiegler.

    Professeur de philosophie politique à l’Université Bordeaux Montaigne, membre honoraire de l’institut universitaire de France, elle a publié de nombreux travaux sur Nietzsche mais aussi sur le néolibéralisme.

    Auteur de plusieurs essais « Il faut s’adapter » dans lequel elle étudie les origines de l’injonction néolibérale à l’adaptation ; « Du cap aux grèves » dans lequel elle analyse les mouvements sociaux et notamment le mouvement des gilets jaunes ; et « Démocratie manifeste » où elle appelle à redonner au peuple la capacité de se gouverner par lui-même.

    • La première phrase de l’intro est à mourir de rire, comme si ces 2 là (confusionnistes et pour Barbara Stiegler, anti-science) découvraient la Lune ! Qu’on regarde ce qu’il s’est passé lors de la Révolution Française pour comprendre que la démocratie bourgeoise n’a jamais vraiment été le « pouvoir du peuple par le peuple » (ce qui n’empêche pas de penser que c’est mieux que le féodalisme). Tout cela n’a rien à voir avec le « néolibéralisme depuis 40 ans » mais plutôt avec le capitalisme et la guerre de classes. Ces gens avec leurs analyses qui se veulent « complexes » masquent la réalité des choses et je trouve ça bien pénible.

  • “Surveillance City”

    Directed by Harjant Gill and Pearl Sandhu and featuring Professor Inderpal Grewal, Surveillance City takes viewers on a journey through contemporary #Delhi, narrating a city marked by the extreme inequality resultant of decades of neoliberalism, and highlighting the insidious work of an authoritarian state deploying surveillance and securitisation measures to govern diverse populations and temper unrest. It’s a powerful meditation on masculinism and militarism, populism and patriarchy, the aesthetics and affects of security, nationalism and religion, policing and the law, discourses of terror, fear of the other, the role of the media, but also dissent, protest, and the prospects of democracy in a postcolonial state.

    ▻https://vimeo.com/1149568432?fl=pl&fe=vl


    ▻https://antipodeonline.org/2026/05/13/surveillance-city

    #film #film_documentaire #surveillance #Inde #inégalités #autoritarisme #néolibéralisme #New_Delhi #géographie_urbaine #ville #nationalisme_hindou #nationalisme #minorités #pauvreté #gentrification #enclaves #caméras_de_vidéosurveillance #sécurité #sentiment_de_sécurité #patriarcat #sécuritisation #espace_domestique #masculinité #religion #esthétique #Narendra_Modi #normalisation #émotions #peur #insécurité #lois #lois_coloniales #armée #militaires #policing #réseaux_sociaux #terrorisme #terreur #hindous #homogénéité #géographie #géographie_sociale #classes_sociales #castes #démocratie #Etats_post-coloniaux #colonialisme #répression #droits

    ping @cede

    via @reka

  • The Labor Department just freed contractors—again. Congress still needs to act.
    ▻https://reason.com/2026/04/04/the-labor-department-just-freed-contractors-again-congress-still-needs-to-ac

    KYE - voilà un reportage de l’organe des adeptes d’Ayn Rand à propos du ststut d’employé ou d’indépendant des ouvriers. C’est drôle à quel point les discussions aux #USA ressemblent aux notres.

    4.4.2026 by C. Jarrett Dieterle - The government’s new rule reverses a Biden-era anti-contracting directive and returns to a more contractor-friendly posture. But will this tug of war ever end?

    The debate over independent contractors is taking off again. In recent weeks, the Department of Labor issued its long-awaited independent contractor rule. The new directive reverses a Biden-era anti-contractor rule and thereby returns federal law to a more contractor-friendly posture. But as this federal regulatory seesaw plays out, state governments—and even Congress—provide the best hope for long-term change.

    The debate over how to classify independent contractors dates far back in time. A 1947 U.S. Supreme Court case, Rutherford Food Corp. v. McComb, grappled with the issue of whether slaughterhouse workers were employees or contractors, and in the nearly 80 years since, the debate has never fully resolved. But in 2018, it received renewed attention in the aftermath of a decision by the California Supreme Court that created a new stringent three-part test that made it extremely difficult for workers to be classified as contractors.

    This state court decision was eventually expanded through the now-notorious A.B. 5 law in California, which was a thinly-veiled attempt to prevent gig companies from classifying their drivers and deliverers as independent contractors. The argument in favor of worker reclassification is that independent contractors lack employment benefits such as health insurance, paid sick time, and more. California voters rejected the effort to reclassify gig workers as full-scale employees in a 2020 ballot referendum, but by that point independent contractor reclassification had already become a cause célèbre for the modern political left, with numerous states seeking to follow California’s lead.

    The Labor Department issued anti-contractor guidance during former President Barack Obama’s second term, only to see the first iteration of the Trump administration issue a pro-contractor rulemaking at the very beginning of 2021. Once President Joe Biden took office shortly thereafter, the government suspended the Trump rule and eventually issued its own rulemaking that again had an anti-contractor bent. Now, to complete this bureaucratic whiplash, the Trump 2.0 Department of Labor suspended enforcement of the Biden-era rule last year and has issued a new proposed rule that essentially reinstates the Trump 1.0 rule.

    The new rule concentrates on two key factors when it comes to determining whether a worker can be classified as an independent contractor under the Federal Labor Standards Act: first, the nature and degree of control over the work, and second, the worker’s opportunity for profit or loss.

    If a worker has substantial control over things like his or her work schedule, selection of projects, and ability to work for competitors, then this would lean toward a contractor-based rather than employee-based relationship. Likewise, if a worker has the opportunity to earn profits or incur losses based on his or her initiative (such as their business acumen and judgment), then this would again militate in favor of a contracting relationship. This type of pro-contractor legal standard would largely shield gig companies from federal attempts to reclassify their workers as full-scale employees.

    The importance of maintaining independent contractor flexibility extends far beyond the gig context, too. Everyone from real estate agents to barbers have long operated under contracting models, and attempts to reclassify these workers as employees would create massive disruption across a broad swatch of industries.

    One often overlooked example is financial advisors, many of which are independent contractors. Reclassifying them as employees could make these advisors less willing to work with lower-net-worth clients, which in turn would have underappreciated and widespread impacts on the potential retirement savings of millions of Americans

    But while the latest rulemaking is sufficiently pro-contractor to protect against such negative impacts—at least at the federal level—it’s worth noting that in our hyper-polarized era, it could well be reversed by subsequent administrations, just like its predecessor rules. The result is more uncertainty and paralysis for businesses and industries, which must endure a substantial rewriting of American labor law every four to eight years.

    Fortunately, at the state level, more durable change is happening. Rather than trying to reclassify workers as employees, numerous states have begun experimenting with what’s known as a portable benefits model. Under this framework, independent contractors in the gig economy are given access to SEP IRA–style accounts in which both they and gig companies can contribute. The funds from these accounts follow the contractors from job to job, rather than being tied to a single company, and they can be used for benefits like health insurance, retirement funds, or paid time off.

    States as ideologically diverse as Pennsylvania, Utah, and Maryland have pursued this model in recent years, with more states set to join the ranks this year. The idea has even made its way to Congress in the Unlocking Benefits for Independent Workers Act that was introduced last year by Sen. Bill Cassidy (R–La.).

    The Department of Labor’s new rule is a boon to independent contractors. But the real change is happening in the states. And, ultimately, it’s up to Congress to step in any prevent this regulatory teeter-totter from becoming fully unhinged.

    #travail #protection_sociale #droit_du_travail #néolibéralisme

  • Riester-Rente lohnt nicht : Staatlich geförderte Abzocke
    ▻https://www.jungewelt.de/artikel/519087.riester-rente-lohnt-nicht-staatlich-gef%C3%B6rderte-abzocke.html

    La grande arnaque : la « retraite Riester » ne paie pas. Le gouvernement vert-socialdémocrate sous le chancelier Schröder a privatisé une grandee partie dey retraites alkemandes en baissant le pourcentage et en inzroduisantun programme de retraite privée subventionnée par l’état qui n’a profité qu’aux assurances.

    Sa rentabilité annoncée a toujours été mise en question par les spécialistes neutres. La critique a été juste, la « Riester Rente » est une usine à gaz qui a orienté des milliards de l’épargne des petits employés vers les comptes des banques et assurances sans la moindre garantie de profitabilité pour les clients.

    13.3.2026 von Ralf Wurzbacher - Studie belegt: Riester-Rente lohnt sich frühestens mit 99 Jahren. Wer früher stirbt, beglückt die Finanzindustrie. Regierung plant Verschlimmbesserung

    Riestern, bis der Sensenmann kommt: Um eingezahltes Geld zurückzuerhalten, mindestens 99 Jahre alt werden

    Die Allianz bewarb einst die staatlich geförderte, kapitalgedeckte Altersvorsorge der Sorte Riester mit: »Die Rente, die nie ausgeht.« Heute weiß man: Riestern bringt nichts und sollte man sich sparen. Die »Bürgerbewegung Finanzwende« hat das ganze Desaster in einer am Mittwoch veröffentlichten Studie durchgerechnet und einen »dramatisch schlechten Kundennutzen« ermittelt. »Viel zu viele Menschen werden mit ihren Riester- und Rürup-Verträgen ­reale Verluste einfahren«, befand Britta Langenberg, die bei dem Verband den Bereich Verbraucherschutz leitet. Aber die Bundesregierung hat Besserung gelobt, mit einer »Reform« sollen die Produkte attraktiver werden. Das Problem: Das geplante Upgrade ist mithin so schlecht wie das Original.

    Im Dezember hatte das Bundeskabinett die Vorlage von Finanzminister Lars Klingbeil (SPD) für ein »Altersvorsorgereformgesetz« auf den Weg gebracht. Kernstück ist die Einführung eines Altersvorsorgedepots ohne Garantievorgaben. Faktisch sollen Sparer mehr Rendite erzielen können, jedoch bei größerem Risiko. Im Fall von Riester sind die Versicherer laut Gesetz verpflichtet, die eingezahlten Beträge samt öffentlichen Zulagen bei Renteneintritt zu 100 Prozent für die Verrentung zur Verfügung zu stellen. Weil das die Profite beim Spekulieren schmälert, setzen die Anbieter auf hohe Gebühren und fiese Kniffe, um die späteren Auszahlungen zu minimieren. »Finanzwende« hat die möglichen Erträge eines 37jährigen Musterkunden bei insgesamt 96 Riester- und Rürup-Rentenversicherungen kalkuliert. Um wenigstens das gesamte eingezahlte Geld inflationsbereinigt zurückzuerhalten, muss man bei Riester mindestens 99 Jahre alt werden, bei Rürup 96 Jahre.

    Bei solchen Aussichten sollten Normalsterbliche ihren Spargroschen lieber unter dem Kopfkissen deponieren, so wandert das »Eingezahlte« nach dem Ableben wenigstens nicht zum Versicherer. Laut Analyse bleiben im Mittel »35 bis 45 Prozent« des Kapitals beim Anbieter. Für Studienautor Moritz ­Czygan sind die Befunde jedenfalls »ernüchternd«. Fast zwei Drittel der Angebote schafften die Zwei-Prozent-Hürde nicht, machten also nicht einmal den langfristig fälligen Wertverlust durch die Inflation wett. »Die Latte liegt wirklich nicht besonders hoch«, es gehe lediglich darum, dass die Betroffenen kein Geld verlieren. Genau das aber tun die allermeisten, was sich herumgesprochen hat. Von den anfangs über 20 Millionen Abschlüssen bestanden Ende 2024 nur mehr knapp 15 Millionen. Bis zu einem Viertel davon sind ruhend gestellt, es werden also keine Beiträge mehr geleistet. Wer so verfährt, rettet immerhin seine bis dahin erhaltenen Zulagen und Steuervorteile. Wer komplett kündigt, muss diese zurückerstatten.

    »Finanzwende« fordert einen »Systemwechsel«, weg vom Dschungel aus zahllosen Varianten hin zu einem einzigen kostengünstigen und staatlich organisierten Standardangebot. Union und SPD verfolgten das Konzept dagegen nur dem Namen nach, demnach könne jeder Versicherer »ein eigenes Standardprodukt auflegen, das Ergebnis werden zig zusätzliche Angebote sein – und damit ein noch unübersichtlicherer Markt«. Kritik äußert der Verband auch am vorgesehenen Kostendeckel in Höhe von 1,5 Prozent. Schon heute liege der Aufpreis bei typischen Riester-Tarifen gemäß Untersuchung bei 1,46 Prozent. Um die Begehrlichkeiten einzugrenzen, brauche es eine »deutlich niedrigere« Schwelle von maximal einem halben Prozent. »1,5 Prozent deckeln nichts, sondern zementieren nur die existierenden Missstände«, monierte Langenberg.

    Tatsächlich folgt die politisch angepeilte Riester-Abwicklung dem Kalkül, die Bürger noch stärker als bisher ins Vabanquespiel zu treiben. Zum Beispiel soll es Produkte geben, die nur 80 Prozent der Einzahlungen garantieren, aber bei günstigem Verlauf deutlich höhere Erträge in Aussicht stellen. Der Finanzprofessor und Verbraucherschützer Hartmut Walz plädiert hingegen für möglichst viel Staat und fordert deshalb einen Kostendeckel von maximal 0,2 Prozent. Alles darüber bedeute eine Umverteilung staatlich subventionierten privaten Altersvorsorgevermögens zugunsten der Finanzindustrie – mit gesamtwirtschaftlichen »Verlusten für die Bürger in Billionenhöhe«, zitierte ihn am Donnerstag das Portal Versicherungsjournal.de. »Hoffentlich Allianz versichert«? Besser nicht!

    #Allemagne #retraite #néolibéralisme #privatisation

  • Offener Brief an Bundeskanzler Gerhard Schröder, veröffentlicht am 23.8.2004 im „Tagesspiegel“ Berlin : „Lass die Geschichte anders enden“
    ▻https://www.nachdenkseiten.de/?p=147587

    En 2004 même le dernier social-démocrate devait comprendre que son parti avait définitivement changé de bord et s’était converti à la religion néolibérale. Voici quelques citations d’une longue lettre ouverte de l’ancien conseiller de Willi Brandt . Sa déscription du démantèlement des acquis sociaux de cent ans témoigne de la réussite de la transformation du parti social-démocrate d’un parti proche des travailleurs et de leurs syndicats en instrument des classes supérieures.

    12.3.2026 von: Albrecht Müller - Reformen waren in der sozialdemokratischen Geschichte immer Veränderungen zu Gunsten der großen Mehrheit der Menschen, vor allem der Arbeitnehmer.
    ...
    Seit über zehn Jahren, seit 1993, wird unsere Volkswirtschaft unter ihren Kapazitäten gefahren, nachdem der letzte Boom mit Wachstumsraten von 3,7, 3,9, 5,7 und 5,1 Prozent zu Kohls Zeiten 1992 mutwillig abgebrochen wurde. Die Bundesbank erhöhte damals den Diskontsatz schrittweise von 2,9 auf 8,75 Prozent. Ein Wahnsinn mit Folgen. Seit dem dümpeln wir mit niedrigen – und negativen – Wachstumsraten dahin.
    ...
    Die tonangebenden Meinungsführer unter unseren Eliten ...raten, den Reformkurs ohne Zugeständnisse an die Sorgen der Arbeitnehmer und Rentner durchzuhalten.
    ...
    Härte zeigen, Durchsetzungswillen und Stärke demonstrieren, Blut, Schweiß und Tränen predigen. Das sind die zynischen Rezepte einer wohlversorgten und abgehobenen Elite.

    Die Mehrheit der tonangebenden Kräfte in der Wirtschaft, in der Wissenschaft und in den Medien hast Du hinter Dir.
    ...
    Die Steuern wurden gesenkt, die Vermögens- und Gewerbekapitalsteuer gestrichen, Kapitalbesitzern wurden die Steuer für Unternehmensteilverkäufe erlassen, der Einkommenssteuersatz wurde kräftig gesenkt. Deutschland hat innerhalb der bisherigen EU mit 23,1 Prozent die zweitniedrigste Steuerquote.
    ...
    Die Ladenschlusszeiten wurden reformiert, die Greencard eingeführt, die Ich-AG und die PSA, die Personal-ServiceAgenturen, eingeführt, die Bundesanstalt für Arbeit wurde auf den Kopf gestellt.
    ...
    Denn wie sollen aus diesen Reformen Arbeitsplätze folgen? Wie soll das konkret gehen?

    Das gilt auch für das heiß diskutierte Thema Hartz IV.
    ...
    Auch die Riester-Rente ist ein Flop. Die beschlossene Verpflichtung, für den Zahnersatz privat vorzusorgen, erweist sich als teures bürokratisches Monster. Beide Reformen wurden als notwendiger „Umbau des Sozialstaats“ verkauft. Das ist die gängige Reformlüge.
    ...
    Zwei „zentrale Herausforderungen“ werden immer wieder genannt: Globalisierung und Alterung.

    Die Globalisierung ist ein alter Hut. Schon 1913 war Deutschland schon so verwoben mit der Weltwirtschaft wie 1970. Seitdem hat sich die Verflechtung quantitativ verstärkt aber nie eine neue Qualität erreicht,
    ...
    Am deutlichsten wird das daran sichtbar, dass unser Außenhandel von der Globalisierung vor allem profitiert. 2003 erreichten wir einen Leistungsbilanzüberschuss von 52,9 Milliarden US-Dollar, die USA hingegen ein dramatisches Defizit von 541,8 Milliarden.
    ...
    Die Reformbegründung „Alterung“ ist ähnlich dünn: Die Zahlen seit 1900 zeigen, dass die dramatischsten Alterungsprozesse zwischen 1900 und 1970 stattfanden. Seitdem ist es ein eher gemäßigter Prozess mit Aufs und Abs. Wie es weiter geht, wissen wir nicht ganz genau. Der Anteil der Älteren wird voraussichtlich zunehmen. Aber von wissenschaftlichen Untersuchungen wissen wir, dass schon bei einem nur mäßigen Produktivitätszuwachs unserer Volkswirtschaft von 1,5 Prozent bis in alle absehbare Zukunft (bis 2050) alle Gruppen – die wachsende Zahl der Alten, die Jungen und die arbeitende Generation – besser und zumindest gleich gestellt werden. Das ist einleuchtend, wenn man bedenkt, dass das reale Bruttoinlandsprodukt – also die Güter und Dienstleistungen, die wir in einem Jahr erwirtschaften – in 2050 dann mindestens doppelt so groß sein wird wie heute. Angesichts dieser Zahlen einen Generationenkonflikt auszurufen und zu behaupten, die Alten lebten auf Kosten der Jungen, wie das von vielen Seiten geschieht, ist unverantwortlich.
    ...
    Also, die geläufigen Begründungen für die Strukturreformen – Alterung und Globalisierung – sind äußerst schwach. Ihre Glaubwürdigkeit folgt allein daraus, dass sie von allen Eliten nachgebetet werden.

    #Allemagne #histoire#polirique #social-démocrates #néolibéralisme

  • Zur „Tafelisierung“ der Gesellschaft: Die von der Unternehmensberatung McKinsey geförderte Tafelbewegung in Deutschland ist gescheitert
    ▻https://gewerkschaftsforum.de/zur-tafelisierung-der-gesellschaft-die-von-der-unternehmensberatu

    Mittlerweile gibt es bei uns eine ganze Generation von Menschen, die es nicht anders kennen, dass arme Leute bei den Tafeln um Lebensmittel anstehen.

    Sie denken, eine Tafel ist Teil des Sozialsystems und gehört eben für die „Verlierer der sozialen Marktwirtschaft“ einfach dazu.

    Erzählt man den Menschen dieser jüngeren Generation davon, dass McKinsey, die weltweite Unternehmensberatung, auch der Initiator der „Tafelbewegung“ bei uns ist und ganz viele Unternehmen und Einzelpersonen in sein Tafelkonzept eingebunden hat, mit seinen unzähligen ehrenamtlichen Beschäftigten, bekommt man ungläubige Blicke. Doch die Idee der Tafeln ist ein fester Bestandteil der neoliberalen Politik. Sie soll zeigen, dass „Privat vor Staat“ funktioniert und gleichzeitig ein billiges Konzept für die Abfallbeseitigung für die Lebensmittelunternehmen ist.

    Die riesige Organisation mit ihren rund 1.000 Ausgabestellen, eingebettet in permanenten Finanznöten, trotz üppiger Spenden, scheint ihren Zenit überschritten zu haben.

    Das Tafelkonzept ist nicht nur an seine Grenzen gestoßen, sondern das gesamte Modell wird mittlerweile in Frage gestellt, neuerdings auch von den Tafeln selbst.

    In kurzer Zeit hat sich die Zahl der Menschen, die bei den Tafel-Einrichtungen um Lebensmittel bitten, um 50 Prozent erhöht. Zum Ende des Jahres 2024 hatten die Tafeln 1,5 Millionen „Kunden“, davon waren 28 Prozent Kinder und 20 Prozent der Menschen, die sich bei den Tafeln mit gespendetem Essen versorgen müssen, sind über 63 Jahre alt. Gleichzeitig bekommen die Einrichtungen weniger Lebensmittel als früher.

    Weil die Regelleistungen im Sozialgesetzbuch (SGB II/SGB XII) und Asylbewerberleistungsgesetz (AsylbLG) zu gering sind, rutschen immer mehr Menschen in Armut und Überschuldung ab. Sie können sich die verteuerten Lebensmittel nicht mehr leisten und müssen zu den Tafeln gehen. Hinzu kommen die gestiegenen Kosten für Miete und Energie.

    Seit Beginn der „Tafelbewegung“ in den 1990er Jahren haben die staatlichen Stellen die Institutionalisierung der Tafeln kräftig gefördert, auch um die Leistungsbemessung für die Zahlungen gemäß dem Sozialgesetzbuch möglichst gering halten zu können.
    Höchststand der Armut in Deutschland

    Nach der gängigen Definition ist arm, wer über weniger als 60 Prozent des durchschnittlichen Nettohaushaltseinkommens verfügt. Dies trifft auf aktuell 16,8 Prozent der Bevölkerung Deutschlands zu, das sind 14,2 Millionen Menschen.

    Nach Angaben der Bundesagentur für Arbeit (BA) leben derzeit etwa 5,5 Millionen Menschen in sogenannten Bürgergeld/Hartz-IV/Grundsicherung – „Bedarfsgemeinschaften“, darunter sind fast zwei Millionen Kinder. Rund jeder fünfte Bezieher von Leistungen der Jobcenter arbeitet für einen Niedriglohn und stockt auf. Hinzu kommen mehr als eine Million Menschen, die Grundsicherung im Alter oder bei Erwerbsminderung benötigen, weil ihre Rente zu gering ist, sowie rund 400.000 Bezieher von Asylbewerberleistungen. Letztere erhalten sogar noch fast 20 Prozent geringere Leistungen als Bürgergeld/Hartz-IV-Bezieher. Außerdem arbeiten fast acht Millionen Beschäftigte in Deutschland im sich immer weiter ausbreitenden Niedriglohnsektor.

    Der Regelsatz für Alleinstehende beträgt aktuell 563 Euro. Hinzu kommt noch die Warmmiete. Doch wenn diese die sogenannte Angemessenheitsgrenze übersteigt, müssen Betroffene die Differenz auch noch aus eigener Tasche zahlen. Im vergangenen Jahr musste fast jeder sechste Haushalt im Bürgergeld/Hartz-IV-Bezug einen Teil der Miete selbst zahlen. Im Durchschnitt waren dies beachtliche 93 Euro monatlich und die Jobcenter konnten so fast eine halbe Milliarde Euro einsparen.

    Andere Posten im Regelsatz, vor allem der Energieposten, reichen schon seit Jahren nicht aus, um den realen Bedarf zu decken und führen direkt in die Überschuldung.

    Während der stärksten Preissteigerungen bei Lebensmitteln seit Jahrzehnten lässt die Spendenfreude der Lebensmittelhändler nach und die Zahl der bedürftigen Menschen steigt rapide an.

    Die ausrangierten Lebensmittel, die die Supermärkte andernfalls in den Müll geworfen hätten, reichen nicht mehr für alle Hungrigen, auch weil im Einzelhandel durch die Digitalisierung immer treffsicherer geplant werden kann und daher weniger Lebensmittel zum Spenden übrigblieben. Zwei Drittel der Tafeleinrichtungen haben deshalb die für zwei oder drei Euro ausgegebenen Rationen verkleinert, um möglichst vielen Menschen Lebensmittel mitgeben zu können. Ein Drittel hat bereits einen Aufnahmestopp verhängt und 17 Prozent haben die Abholhäufigkeit reduziert, so dass die einzelnen Personen oder Familien beispielsweise nur noch alle zwei Wochen, statt jede Woche, zur Lebensmittelausgabe kommen dürfen. 60,7 Prozent der Tafeln verzeichnen einen Zuwachs von bis zu 50 Prozent bei denen, die Lebensmittel nachfragen. 22,6 Prozent der Tafeln unterstützen bis zu doppelt so viele Menschen wie vor einem halben Jahr. Zu den neuen Nutzern zählen Geflüchtete, besonders aus der Ukraine, aber auch viele erwerbslose Menschen mit Bezug von Arbeitslosengeld I oder II, Beschäftigte mit geringem Einkommen sowie Ältere im Rentenbezug.

    Die Tafeln „retten“ nach eigenen Angaben Lebensmittel, die nicht mehr verkauft werden können und geben sie an Menschen in Armut weiter, die sich eine ausgewogene Ernährung nicht leisten können. Mit 60.000 Helfern sind die Tafeln nach Verbandsangaben eine der „größten sozial-ökologischen Bewegungen in Deutschland“. Pro Jahr würden rund 265.000 Tonnen Lebensmittel gesammelt und diese an 1,6 bis 2 Millionen Menschen weitergegeben.
    Unternehmensberatungsfirma als Motor der „Tafelbewegung“

    Die Idee der Tafeln ist ein fester Bestandteil der neoliberalen Politik und gleichzeitig ein billiges Konzept für die Abfallbeseitigung, denn schwerpunktmäßig sind die Produkte der Tafeln Waren, deren Verfallsdatum erreicht oder überschritten ist und die deshalb nicht mehr verkauft werden dürfen. Da ist die Entsorgung durch Abgabe an die Tafeln billiger als eine kostenpflichtige Verbringung auf dem Müll. Nicht einmal Transportkosten entstehen, weil die Tafeln die Lebensmittel selbst abholen.

    Erstaunlich ist, dass so eine Bewegung wie die Tafelbewegung mithilfe einer Unternehmensberatungsfirma flächendeckend gewachsen ist. Über die Medien hochgejubelt, wurde auch suggeriert, dass jeder, dem es nicht gut geht, zur Not doch die Tafel nutzen kann und er mit „durchgefüttert“ wird.

    Die hohe Akzeptanz der Tafeln in der Bevölkerung ist das Ergebnis einer Mission, die den Sozialstaat vorführen wollte, um „Sozialromantiker“, die für diesen eintreten, zu diskreditieren.

    Dabei haben staatliche Stellen die Institutionalisierung der Tafeln kräftig gefördert, auch um die Leistungsbemessung für die Zahlungen gemäß dem Sozialgesetzbuch möglichst gering halten zu können.

    McKinsey, die weltweite Unternehmensberatung, hat mittlerweile sehr viel Erfahrung mit dem Sozialsystem in Deutschland. Sie ist auch für die Entlassung Hunderttausender verantwortlich, die in dem von ihr beratenen Unternehmen beschäftigt waren. Auch hat McKinsey maßgeblich am Hartz-Konzept mitgewirkt und war Mitglied der Hartz-Kommission der rot-grünen Bundesregierung Anfang des Jahrhunderts.

    Der Leitspruch lautet dabei immer, dass Sozialleistungen und Unternehmenssteuern abgebaut werden müssen.

    McKinsey war auch der Initiator der „Tafelbewegung“ und hat unzählige Unternehmen und Einzelpersonen in sein Tafelkonzept eingebunden, mit seinen unzähligen ehrenamtlichen Beschäftigten.
    Tafeln als Ergebnis einer verfehlten Sozialpolitik

    Sozialpolitisch gesehen ist das flächendeckende Tafelangebot äußerst problematisch, da

    mit der Ausgabe von Lebensmitteln Armut gelindert werden kann, aber die Armut und deren Ursachen können so nicht beseitigt werden,
    die Tafeln als Nothilfe den Druck auf die Politik reduzieren, die Ursachen der Armut zu beseitigen,
    es verhindert, dass eine armutsfreie, bedarfsgerechte und existenzsichernde Mindestsicherung gewährleistet ist, die die Tafeln und andere mildtätige Angebote in Zukunft überflüssig machen,
    sie nur reine Überlebenshilfe und Notversorgung leisten, verhindern sie eine Befähigung, den Bedürftigen verfügbare Handlungsperspektiven zu eröffnen, die über die Linderung der akuten Not hinauswirken,
    die Tafelarbeit in der Medienberichterstattung und Öffentlichkeit als genügende Absicherung gegen Armut erscheint, ihre flächendeckende Ausbreitung den Eindruck eines kompletten und ausreichenden Hilfsangebots vermittelt, das in der Realität aber nur einen Bruchteil der Bedürftigen erreicht und die eigentliche Armutsbekämpfung in den Hintergrund treten lässt,
    es die Menschen bremst, für Bedingungen einzutreten, die den „Befähigungsgedanken“‘ in den Mittelpunkt stellen und den Anspruch des Sozialgesetzbuches auf „selbstbestimmte Teilhabe“ unterstützt,
    das eingetreten ist, was Vordenker der Tafelbewegung sich wünschten, nämlich, dass sich der Staat mit Hinweis auf die Bürgergesellschaft aus der Daseinsvorsorge seiner Bürger sukzessive zurückgezogen hat und sich weiter zurückziehen wird,
    der Staat als Reaktion auf die Hilfe durch die Tafeln seine Mittel kürzt, weil z.B. § 9 SGB I sagt: „Wer nicht in der Lage ist, aus eigenen Kräften seinen Lebensunterhalt zu bestreiten oder in besonderen Lebenslagen sich selbst zu helfen, und auch von anderer Seite keine ausreichende Hilfe erhält, hat ein Recht auf persönliche und wirtschaftliche Hilfe, die seinem besonderen Bedarf entspricht, ihn zur Selbsthilfe befähigt, die Teilnahme am Leben in der Gemeinschaft ermöglicht und die Führung eines menschenwürdigen Lebens sichert. Hierbei müssen Leistungsberechtigte nach ihren Kräften mitwirken“,
    der Bestand und Ausbau der wohlfahrtsstaatlichen Sicherungssysteme und die Etablierung der beruflichen, fachlich qualifizierten Sozialen Arbeit die Abschaffung von mildtätigen, auf Zufall beruhenden Gaben und einhergehenden Abhängigkeiten für bedürftige Menschen voraussetzt. Den zufälligen möglichen Hilfeleistungen müssen individuelle Rechte entgegengestellt werden, die die Teilhabe aller Gesellschaftsmitglieder sichern,
    dadurch, dass Kosten für Lebensmittel eingespart werden können, Tafeln Bedürftigen den entgeltlichen Konsum von Waren ermöglichen, die eigentlich bei der Regelbedarfsermittlung berücksichtigt sein müssten,
    laut dem Bundesverband Deutsche Tafel e.V. von den ca. 9 Millionen Menschen, die in Deutschland auf Sozialleistungen angewiesen sind, rund 2 Million zur Tafel gehen. Die Tafeln sehen diese 7 Millionen Menschen als „unausgeschöpftes Potenzial“ an und betreiben entsprechende Akquise. Die „Kundenbindung“ bei Tafeln dient alleine der Aufrechterhaltung der Bedürftigkeit und ist das Gegenteil von einer strukturellen Armutsbekämpfung,
    anstelle an einer Abschaffung der Armut mitzuarbeiten, die Tafeln sich an einer Spaltung der Gesellschaft in Reiche und Arme beteiligen. Die langen Schlangen vor den Ausgabestellen signalisieren allen Menschen, dass unser Sozialsystem so etwas zulässt und man selbst schnell zum Tafelnutzer werden kann und dann zu „denen“ gehört,
    fast überall die Sozialämter und Jobcenter Bedürftigen in Not die schnelle Hilfe verweigern. Sie schicken „ihre Klientel“ zu einer Tafel, und zwar ohne die Einrichtung zu fragen, ob diese überhaupt in der Lage ist, zu helfen,
    viele Jobcenter zuvor sanktionierten oder aus anderen Gründen bedürftige Menschen an die Tafeln verweisen, wenn sie in Not geraten sind. Dort gibt es neue Probleme, denn auch Tafeln fordern aktuelle Nachweise über das gesamte Einkommen der Hilfesuchenden. Wer dies nicht hat, muss draußen bleiben. So kommen bei Problemen mit dem Jobcenter und Sozialamt nicht selten Probleme mit der Tafel hinzu

    und der große Zulauf zu den Tafeln das Zeichen einer verfehlten Sozialpolitik überhaupt ist.

    Das ist eine Sozialpolitik, die es zu verantworten hat, dass große Teile unserer Gesellschaft von einer gleichberechtigten Teilhabe ausschlossen werden, die Menschen materiell kurz hält und dann noch mit dem Sozialgesetzbuch II permanent bevormundet, erniedrigt und sanktioniert. Hinter dieser Politik stehen auch diejenigen Honoratioren aus Politik, Kirche, Unternehmen und Kultur, die vor Ort in den Gremien der Tafeln mitarbeiten und sich öffentlichkeitswirksam „sozialpolitisch engagieren“.
    Leben als Tafel-„Kunde“

    Einen Einblick in die Praxis der Tafelarbeit bekommt man aber, wenn die Nutzer der Tafeln zu Wort kommen. Dann ist zu hören, dass

    es etwas ganz Anderes ist, als im Supermarkt einkaufen zu gehen,
    die Menschen meistens in der Warteschlange anstehen müssen, mal eine halbe Stunde, mal bis zu zweieinhalb Stunden lang, dabei kann es vorkommen, dass sie im Regen stehen oder zur Toilette müssen,
    die Reihenfolge mit Nummern geregelt wird,
    wenn die Tafel-Besucher dann an die Reihe kommen, sie nicht selbst auswählen dürfen, sondern die Nahrungsmittel von den Helfern in die Tasche gepackt bekommen,
    die Ware in die Tasche reingeworfen wird – man kann sie nicht anschauen oder Fragen stellen,
    manchmal Waren dabei sind, die die Kunden aus gesundheitlichen Gründen nicht essen können,
    es oft 3 Wochen lang nur die gleiche Gemüsesorte gibt,
    die ehrenamtlichen Tafelhelfer oft als reserviert und unfreundlich beschrieben werden,
    die Helfer auch bestimmen können, wer wie viele Lebensmittel erhält,
    von den Nutzern „Bescheidenheit und Demut“ erwartet wird,
    sie in eine passive und ohnmächtige Rolle hineinkommen,
    sie sich beschämt fühlen,
    die „Bedürftigkeitsprüfung“ schamvoll ist, die Nutzer müssen ihren Bürgergeld/Hartz-IV- oder Rentenbescheid vorlegen, um Essen zu bekommen

    und dass jeder sich darüber im Klaren ist, dass es sich dabei um eine freundliche Gabe handelt, die auch ausbleiben kann.
    Neue Töne von der Tafel Deutschland e.V.

    In den vielen Interviews der letzten Zeit schlug Jochen Brühl, Vorstand der Tafel Deutschland e.V. neue Töne an. Er sagte: „Bürgerschaftliches Engagement darf nicht dazu dienen, staatliches Versagen zu kaschieren. Mit Minijobs oder Niedriglohn klappt es nicht, gesellschaftlich teilzuhaben, auch wenn letzterer jetzt mehr als zwölf Euro betragen soll. Wir fordern stattdessen 100 Euro Zuschuss pro Monat. Auch Regelsätze und Sozialleistungen müssen angehoben werden. Die Versorgung der Menschen ist Aufgabe des Staates. Wir von den Tafeln unterstützen nur, wir sind keine Existenzhilfe. Unser Anliegen ist es, kurzfristig in Not geratene Menschen zu unterstützen.“ Brühl stellte klar: „dass alle Menschen in Deutschland genug zu essen und zu trinken haben, muss der Staat gewährleisten, nicht das Ehrenamt“. Denn „Tafeln sind ein privates Zusatzangebot“. Weiter sagt er: „Die Menschen haben große Existenzängste und Sorgen, wie sie Lebensmittel, Wohnen, Heizen zahlen können. Die Tafeln können aber nicht auffangen, was der Staat nicht schafft.“ Die staatlichen Hilfen seien „unzureichend“ und kämen zu spät. „Menschen, die zu den Tafeln kommen, haben keine Reserven. Armutsbetroffene Menschen brauchen jetzt schnelle Hilfen.“ Er schließt sich auch den Forderungen an, dass die Regelleistungen dringend deutlich erhöht und die Stromkosten aus den Regelleistungen heraus- und in die Unterkunftskosten mit herein genommen werden müssen.

    Der Tafel-Vorsitzende Andreas Steppuhn sieht neuerdings auch in der anhaltenden Armut eine gesamtgesellschaftliche Aufgabe. „Wir brauchen sozialpolitische Maßnahmen, die sich wirklich um soziale Gerechtigkeit bemühen: armutsfeste Löhne, Renten und Sozialleistungen“, forderte er von der Politik. Besonders wichtig sei zudem mehr bezahlbarer Wohnraum, da die Wohnungsknappheit einer der „Armutsbeschleuniger unserer Zeit“ sei.

    So ein Statement war von den Tafeln bisher nie zu hören. Vielleicht ist das Umdenken der aktuellen Lage bei den Tafeln geschuldet, bei der die Preissteigerungen zur Belastungsprobe, die Tafeln an ihre Grenzen stoßen und ihre Stellung und Daseinsberechtigung in der Sozialpolitik offenkundig wird.

    Das Tafelprojekt scheint den neoliberalen Förderern auf die Füße zu fallen. Die wachsende Zahl der armen Menschen kann durch die Tafeln nicht mehr versorgt und ruhig gehalten werden. Momentan wird besonders deutlich, was die Tafeln immer schon waren und noch sind: ein Ort der Konkurrenz an der Resterampe unserer Gesellschaft.

    Quellen: WAZ, WDR, Tafel Deutschland e. V., SGB, junge welt, der paritätische, BA

    Bild: Bundesverband Tafel

    #Allemagne #pauvres #néolibéralisme

  • Survivor Has Become a Bleak Mirror of Modern Capitalism
    ▻https://jacobin.com/2026/02/survivor-reality-tv-capitalist-realism


    Comment survivre à l’age du streaming quand on n’est qu’un show télévisé. Une histoire du démantèlement de la société états-unienne ("There is no such thing as society." Margret Thatcher_ ) par le néolibéralisme dans le miroir d’une série de jeux éliminatoires dans un cadre exotique.

    Survivor ... American version of the ... the Swedish television series Expedition Robinson ...which premiered in 1997.

    Survivor (American TV series) - Wikipedia
    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/Survivor_(American_TV_series)

    Survivor (franchise) - Wikipedia
    ▻https://en.wikipedia.org/wiki/Survivor_(franchise)

    Allemagne : Das Inselduell, Expedition Robinson, Gestrandet – Zeig, was in dir steckt !, Outback, Survivor

    France, Suisse [f] : Koh-Lanta, Koh-Lanta All Stars

    21.2.2026 by Nic Juarez - When Survivor debuted in 2000, its appeal stemmed from the tension of clashing values, with some contestants taking a nakedly transactional approach and others appealing to the common good. In recent years, market logics have won.

    For twenty-six years, CBS’s Survivor has positioned itself as a grand experiment in traditional American meritocracy. Any individual who was smart, hardworking, and resilient enough could win the day. But in recent years, the game has evolved into something far more unjust. Indeed, Survivor has become a simulation of the economic system we experience every day.

    The fundamental premise of Survivor has remained consistent since the turn of the millennium. A group of sixteen to twenty-four castaways is dropped into a remote tropical location where they must endure the elements, navigate physically and mentally demanding challenges, and face elimination at the hands of their peers. Each episode culminates at “Tribal Council,” an open-air forum where host Jeff Probst interrogates the tribe’s dynamics before the players cast secret ballots to evict one of their own. The final two or three remaining players make their case to a jury composed of previously eliminated players. These jurors vote not on who survived the longest, but on who best navigated the game’s social and strategic hurdles, awarding the winner the title of “Sole Survivor” and a $1 million prize.

    When Survivor began filming its first season in the spring of 2000, the participants were unsure if they were in a hardcore adventure documentary or The Real World set in the jungle. Whatever it was, the American public was hooked: 51.7 million people tuned in for the finale to watch thirty-nine-year-old corporate consultant Richard Hatch defeat twenty-two-year-old river guide Kelly Wiglesworth. A cultural phenomenon that would redefine reality television was born. Throughout the show’s early years, Survivor’s cast was a genuine cross section of the country. Players fell in love, suffered medical evacuations, and launched careers in entertainment and media. They failed and triumphed, bonded and betrayed, and did it all with authentic, relatable, messy human emotion.

    Today, Survivor endures, but its dominance over reality TV and its place in the cultural zeitgeist have greatly diminished. It has been outflanked by competitions with more pageantry, like The Traitors, and reality dating experiments like Love Is Blind. Its viewership has precipitously declined amid the broader fragmentation of the streaming era. As the show approaches its fiftieth season with Survivor 50: In the Hands of the Fans, it remains a network staple with a massive pop cultural legacy — but even the most loyal “superfans” will tell you that, despite the fundamental rules remaining intact, the game feels broken.

    Fans offer various diagnoses: the show has gone “soft” in its pursuit of player safety; it has become too chaotic with a dizzying proliferation of advantages and side quests; it is too centered on Jeff Probst’s own brand of relentless positivity. But most share a common sentiment: Survivor has lost its way because it no longer creates and showcases the honest, crackling social friction that made it a cultural juggernaut a quarter century ago.

    In this analysis, the show’s decline isn’t a failure of casting or game design, but a symptom of a deeper transformation. The “social contract” gameplay of the early seasons has been replaced by the “market logic” of the show’s so-called New Era — a shift that maps onto the successful neoliberal disciplining of the American public and the erosion of the American social fabric.
    All That Is Solid Melts Into Air

    To be clear, ruthless market logic was there from the start. But Survivor’s core appeal stemmed from the tension created by clashing values, with some taking a nakedly transactional approach and others appealing to the common good. The problem today isn’t that there are canny marketized actors in the mix; it’s that there are few alternatives. Approaching the game like a “business trip” has become de rigueur, dissolving the conflicts that made the show sizzle.

    After the first season aired in 2000, Richard Hatch became a national villain for treating human relationships as transactional assets. The public approached the first season as a social experiment: could strangers build a functional society in the wilderness? Viewers expected a meritocracy where players were rewarded for their contributions to the common good: building shelters, making fires, and winning challenges. The castaways assumed much the same. With little direction from producers, they operated under the assumption of a “social contract.” They believed their votes were private, moral acts intended to prune the tribe of its weakest members for the sake of collective survival.

    But Hatch realized that individual moral voting was inefficient. Early in the game, Hatch formed an alliance (the Tagi Four) with Wiglesworth, Sue Hawk, and Rudy Boesch, who all agreed to vote for the same person at Tribal Councils. By pooling votes to maximize the value of a collective asset, Hatch introduced a market logic that overrode the democratic intent of the other players. The goal was no longer to sustain the tribe, but to liquidate the competition. In subsequent seasons, this approach would frequently appear and clash with warmer, more moral approaches.

    A few years later, Rob Cesternino introduced a new element when he pioneered the flip-flopping strategy in Survivor: The Amazon (2003). Finding himself at the bottom of a dominant four-person alliance, Cesternino’s ally, Alex Bell, bluntly told him that he would be cut as soon as they reached the final four. Realizing he had no “upward mobility” within his current alliance, Cesternino rejected his position: he mobilized outsiders to eliminate Bell, then flipped back to the original power players, and then back again — maintaining a state of constant strategic volatility until he reached the final three. This strategy and later adaptations were quickly adopted by players who found themselves “at the bottom” of their alliance, their only rational move being to jump ship and improve their equity in the game.

    To understand what precise dynamic Cesternino introduced, imagine a professional who uses the strategy of “job hopping” to continually raise their pay. Cesternino’s gameplay mirrors the rise of external labor mobility as a primary form of career development. Just as professional-managerial workers realize that stagnant internal meritocracies and meager annual raises cannot fetch the market rate for their skills, Cesternino realized the only path to a market correction (a spot in the final two) was to pivot to the competition.

    In the real world, older generations of workers from the era of the “company man” look down on job hopping as a form of betrayal and lack of commitment. But the astute worker realizes that the social contract between employer and employee has been in slow decay since Milton Friedman’s shareholder primacy doctrine took root in the late 1970s, which led corporations to prioritize quarterly profits over long-term employee retention. By the 2020s, strategic flip-flopping had become the standard mode of survival for the professional-managerial class. That’s precisely what happened on the show. On Survivor, as in the modern economy, blind loyalty had become a bad investment.

    While shelter building, fire making, and fishing remained staples of the show’s early years, communal labor was gradually devalued as a new class of assets entered the game. The advantage that came to define modern gameplay is the Hidden Immunity Idol, a pocket-sized talisman that allows players to negate votes at Tribal Council. In Survivor: Cook Islands (2006), Yul Kwon — a thirty-one-year-old management consultant — found a “Super Idol,” a version of the idol that could be played after the votes were read. Kwon leveraged the idol’s outsize value in alliance negotiations; despite his alliance’s numerical disadvantage, he used the asset as a credible threat to force votes in his alliance’s favor.

    Kwon held onto the idol until the endgame and won over Ozzy Lusth, a twenty-four-year-old waiter. It was the first time a player won by expertly managing a high-value asset. A few seasons later, the infamous Russell Hantz would take idol leverage to its logical conclusion in Survivor: Samoa (2009). Hantz, an oil company owner from Texas, approached gameplay like a scavenger hunt for hidden assets: he was the first player to spend every waking hour hunting for idols, effectively controlling the supply.

    While Hantz lost in back-to-back seasons due to his dismal social game, he fundamentally changed the game’s incentive structure. The ability to manipulate these assets is a prerequisite for the title of Sole Survivor. The introduction of idols financialized the island, shifting Survivor from a productive society — where safety was earned through communal labor — to an asset-price economy, where power is hoarded by those who capture the supply of advantages.
    Cold Strategy and Private Advantages

    Despite the fact that players applied efficiency, flexibility, and scarcity — trademarks of the neoliberal era — to their strategies from the start, the drama of Survivor came from the continued presence of players who believed the social contract meant something.

    For years, a fundamental belief persisted: that fan favorites like Colby Donaldson and Rupert Boneham could win through integrity, communal labor, and “honor,” even as players like Hantz and Cesternino dismantled the game’s social contract from within. Occasionally, this belief was validated by a figure like Tom Westman, a forty-year-old New York City firefighter who defeated twenty-nine-year-old advertising executive Katie Gallagher in Survivor: Palau (2005).

    But as the New Era (seasons 41–49) indicates, the social experiment is over — the market has finally won. With the proliferation of game assets, hyper-fixation on “résumés,” and the disappearance of working-class players, the takeover of neoliberal discipline was complete. The first winner of this era, Erika Casupanan, a thirty-two-year-old communications manager, applied corporate public relations principles to her gameplay, managing her reputation and lowering her threat level until the conditions were right to strike. The following season, Maryanne Oketch, a twenty-four-year-old seminary student, won by revealing a hidden asset — an idol she never actually used — and updating her résumé for the jury.

    The majority of winners in this stretch of seasons are from white-collar backgrounds. While a CBS initiative in 2020 successfully changed Survivor’s racial makeup, the class makeup has narrowed. As the show returned from its 2020 production hiatus, the casting department shifted away from a cross section of the American workforce and toward a credentialed class of players. The game is now populated by data analysts, law students, and entrepreneurs — individuals whose professional lives are defined by the very market logic Hatch once pioneered. In the modern game, there is no rejection of corporate values because there is no one left to represent an alternative.

    The theorist Mark Fisher used the term “capitalist realism” to describe the widespread inability to imagine any social or economic system other than capitalism. Fisher argued that this lack of imagination eventually warps our politics and public sentiment. In Survivor, this manifests as a totalizing belief that the only path to victory is through cold strategy and the relentless pursuit of private advantages. To keep the competitive market high, producers began casting highly trained professionals who view social connections as mere data points. Fans have dubbed these players “gamebots,” participants who prioritize strategic optimization, including in the social realm, over authentic human connection.

    As seasons became predictable and stagnant, the producers attempted to nerf the game’s efficiency by introducing new twists, advantages, and side quests: Extra Votes, Safety Without Power, Final-Four Firemaking, Shot in the Dark, Beware Advantage, Knowledge is Power, the Hourglass, “Mergatory.” These are the Survivor equivalents of fifty-year mortgages, buy-now-pay-later apps, or text-based therapy subscriptions: absurd financial “innovations” designed to mask the rot of the underlying system.

    The players who find success in the New Era can’t be blamed for utilizing the tools at their disposal. Any contestant trying to earnestly win the $1 million prize is expected to negotiate positions within alliances, build out a résumé, rapidly accumulate assets, and tolerate speculative risk as if they are playing in an overengineered simulation of late-stage capitalism — because they are.

    But considering how thoroughly neoliberal values have seeped into the game, it’s little wonder why viewers don’t enjoy watching the show as much as the early seasons. It just reminds them of their twenty-first century workplace, and how the survival experiment they once loved has turned into an HR-sanctioned team-building retreat.

    #USA #culture #capitalisme #néolibéralisme #télévision

  • Gerechtigkeit statt Spaltung - Gemeinsame Erklärung der Gewerkschaften zur Debatte um Wirtschaft und Sozialstaat
    ▻https://www.ngg.net/presse/pressemitteilungen/gerechtigkeit-statt-spaltung

    6.2.2026 - Die Angriffe der Union und der Arbeitgeber auf den Sozialstaat und die Beschäftigten werden immer unverschämter. Wir fordern einen Stopp dieser Kahlschlag-Debatten. Sie verunsichern die Menschen, würgen den schwachen wirtschaftlichen Aufschwung ab und bringen kein Wachstum.

    Beschäftigte sind nicht das Problem – sie sind die Lösung

    Was derzeit als „Reformdebatte“ daherkommt, ist ein Armutszeugnis für die Union und viele Wirtschaftsverbände. Sie wollen mit dieser Kampagne von den vielen strategischen Fehlentscheidungen in den Chefetagen und den großen Herausforderungen ablenken: fehlende Investitionen in Infrastruktur, Bildung und Transformation, mangelnde Tarifbindung, ungerechte Steuerpolitik und eine verfehlte Wirtschaftspolitik. Statt diese Baustellen anzugehen, wird ein radikaler sozialer Kahlschlag gefordert – mit immer abenteuerlicheren Vorschlägen auf Kosten der Menschen im Land, die angeblich zu faul, zu krank, zu oft in Teilzeit seien. Diese Debatten spalten unsere Gesellschaft, gefährden die Demokratie und lösen keine Probleme.

    Wir Gewerkschaften sagen klar: Wir dulden keine weiteren Angriffe auf die Beschäftigten und den Sozialstaat. Wer die Beschäftigten an seiner Seite wissen und die Demokratie stärken will, muss gute Löhne und Arbeitsbedingungen sowie die soziale Absicherung stärken, statt die Menschen gegeneinander auszuspielen.

    Wir fordern ein Ende der Debatten, die nur verunsichern und die Gesellschaft spalten. Statt Abrisspläne für Arbeitsrechte und Sozialstaat braucht es mehr Steuergerechtigkeit für hohe Einkommen und Vermögen. Statt Beschäftigten ihre hart erkämpften Rechte abzusprechen, braucht es entschlossene Reformen, die Deutschland voranbringen.

    Reformen sind nicht dann gut, wenn sie den Menschen besonders wehtun. Gute Reformen schaffen Wachstum, stärken den sozialen Zusammenhalt, geben Perspektiven und bringen Deutschland voran.

    Wir Gewerkschaften fordern einen Kurswechsel: weg von Scheindebatten, hin zu echten Reformen – zu denen die Reichen und Überreichen endlich beitragen müssen.

    Wir Gewerkschaften stehen bereit für einen konstruktiven Dialog über die Zukunft unseres Landes. Wir wollen gemeinsam eine solidarische, demokratische und gerechte Gesellschaft gestalten – eine Gesellschaft, in der gute Arbeit, faire Löhne und soziale Sicherheit für alle selbstverständlich sind.

    Gemeinsam für einen starken Sozialstaat. Gemeinsam für gute Arbeit. Gemeinsam für eine gerechte Zukunft.

    Deutscher Gewerkschaftsbund und Mitgliedsgewerkschaften

    Zitate der Gewerkschaftsvorsitzenden

    Yasmin Fahimi, DGB-Vorsitzende: „Statt die drängenden wirtschaftlichen und strukturellen Probleme unseres Landes anzugehen, werden Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer zum Sündenbock gemacht. Menschen krank zur Arbeit zu schicken oder von ihnen zu verlangen, später in Rente zu gehen – das bringt keinen einzigen neuen Auftrag in unser Land. Es ist eine völlige Illusion zu glauben, dass man durch Kahlschlag am Sozialstaat Wirtschaftswachstum generieren könnte. Diese permanent aufgegriffene Debatte um Einschnitte bei sozialen Errungenschaften ist respektlos und schäbig. Sie geht völlig an der Realität der Beschäftigten vorbei und ist nur Öl ins Feuer wachsender gesellschaftlicher Unzufriedenheit. 2026 darf kein verlorenes Jahr für die Arbeitnehmer werden.“

    Christiane Benner, Erste Vorsitzende der IG Metall: „Die Union arbeitet gerade völlig an der Realität vorbei. Die Lage der Industrie ist nicht einfach, und wir brauchen Wachstum und zukunftsfeste Geschäftsmodelle. Aber die Lösung heißt: Investitionen, moderne Infrastruktur, Innovationen und qualifizierte, motivierte Beschäftigte. Wirklich niemandem helfen halbgare Ideen, die einfach nur darauf abzielen, den Menschen nach und nach immer mehr Rechte wegzunehmen. Schluss mit diesen Nebelkerzen, die Unsicherheit und Wut befeuern. Her mit konstruktiven, sinnvollen Reformvorschlägen. Darüber können wir ins Gespräch kommen. Über Lifestyle-was auch immer und Zahnarztbesuche nicht.“

    Frank Werneke, ver.di-Vorsitzender: „Angefangen von Kürzungen bei der Lohnfortzahlung im Krankheitsfall, der Einführung von Karenztagen bei Krankschreibungen über die Abschaffung des Acht-Stunden-Tages und die Streichung von Zahnbehandlungen bis zur Schwächung der gesetzlichen Rente als zentrale Säule der Altersabsicherung reichen die sozialpolitischen Kahlschlagphantasien der letzten Wochen von Teilen der Union einschließlich des Bundeskanzlers. Die Drohungen gegen weite Teile der arbeitenden Bevölkerung, der Rentnerinnen und Rentner und Empfängerinnen und Empfänger von Bürgergeld müssen ein Ende haben. Die Menschen brauchen in schwierigen Zeiten keine neoliberale Horrorshow sondern Sicherheit und Zuversicht. Dafür werden wir als Gewerkschaften entschieden kämpfen.“

    Michael Vassiliadis, Vorsitzender der IGBCE: „Immer neue, immer schrillere Vorschläge, Beschäftigte zu belasten, sind respektlos und werden Deutschland nicht zurück auf den Wachstumspfad bringen – im Gegenteil: Sie empören zu Recht die Menschen, die ohnehin schon jenseits der Überlastungsgrenze arbeiten. Wer einen Aufbruch in eine innovative Zukunft, wer Ideen und Engagement für unser Land fördern will, der muss der arbeitenden Bevölkerung mehr Vertrauen schenken.“

    Maike Finnern, Vorsitzende der Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (GEW): „Alles beginnt mit guter Bildung. Da sind sich alle einig – zumindest in der Theorie. Die Praxis: Trotz des enormen Fachkräftemangels bieten die Arbeitgeber für Fachkräfte in den Kitas sehr viele Teilzeitarbeitsplätze an. Von dem Gehalt als Kita-Teilzeitkraft kann man kaum leben, schon gar nicht, wenn eine Familie zu ernähren ist. Viele Studien zeigen: In den Schulen ist die Arbeitsbelastung so hoch, dass sie gesundheitsgefährdend ist. Um sich zu schützen, erkaufen sich viele Lehrkräfte den Erhalt ihrer Gesundheit mit Teilzeit. Mit Lifestyle hat das nichts zu tun.“

    Jochen Kopelke, Vorsitzender der Gewerkschaft der Polizei (GdP): „Diese gemeine Sozialstaatsdebatte trifft uns Polizisten genau wie alle Menschen in unserem Land. Viele Polizistinnen arbeiten im Schichtdienst in Teilzeit, weil zu wenig Kinderbetreuung angeboten wird. Polizeibeamte müssen um Ihre Pension fürchten und sind von Preisanstiegen der Pflegeversicherung und Krankenversicherung ebenfalls direkt betroffen. Es ist falsch, jetzt auch noch Beamte zur gesellschaftlichen Spaltung zu missbrauchen und eine heftige Neiddebatte loszutreten. Wir Polizistinnen und Polizisten beschützen täglich Menschen und verdienen ebenfalls Schutz vor den wilden politischen Angriffen auf unsere eigene Absicherung im Sozialstaat.“

    Robert Feiger, Vorsitzender der IG Bauen-Agrar-Umwelt (IG BAU): „Es gibt keinen zu rechtfertigenden Anlass für Leistungskürzungen oder eine weitere Anhebung des Renteneintrittsalters. Dennoch wird diese Scheindebatte immer dann neu entfacht, wenn sich die wirtschaftliche Lage eintrübt. Wer so argumentiert, stellt Millionen Beschäftigte pauschal unter Verdacht. Das ist respektlos und lenkt von den eigentlichen Problemen ab. Gerade im Bau, im Handwerk oder in der Industrie ist die Rente mit 65, 66 oder 67 für viele unserer Kolleginnen und Kollegen schon heute kaum erreichbar. Statt den Beschäftigten immer noch mehr abzuverlangen, muss der Bundeskanzler die Beschäftigten schützen und Tarifbindung endlich zur Regel machen.“

    Guido Zeitler, Vorsitzender der Gewerkschaft Nahrung-Genuss-Gaststätten (NGG): „Statt Beschäftigte zu Sündenböcken verfehlter Politik zu machen, sollte sich die Union lieber darum kümmern, den dringend nötigen Wandel anzupacken. Das Gastgewerbe zeigt doch, wie groß die Probleme sind: Rund die Hälfte arbeitet im Niedriglohn, Tarifverträge sind eher die Ausnahme und Fachkräfte fehlen an allen Ecken. Viele Menschen machen ihren Job jeden Tag mit vollem Einsatz – oft bis an die Belastungsgrenze. Sie haben mehr verdient. Wer jetzt auch noch längere Arbeitstage fordert, macht alles nur schlimmer. Das machen wir nicht mit. Wir setzen uns klar ein für starke Schutzrechte, mehr Tarifbindung und wirklich gute Arbeitsbedingungen.“

    Martin Burkert, Vorsitzender der Eisenbahn- und Verkehrsgewerkschaft (EVG): „Unsere Kolleginnen und Kollegen halten dieses Land jeden Tag unter schwierigen Bedingungen in Bewegung. Doch statt Anerkennung und Respekt verbreitet die Union Horrormärchen und verunsichert genau diejenigen, die den Laden am Laufen halten. Diese lebensfremde Politik von oben geht an der Realität der Beschäftigten vorbei und sie wird auf entschiedenen Widerstand stoßen. Wer glaubt, sozialen Kahlschlag durchsetzen zu können, irrt. Das Gemeinwohl wird nicht durch Druck auf Arbeitende gesichert, sondern durch eine stärkere Beteiligung von Vermögenden und Erben.“

    Presse-Kontakt

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    Telefon: 040/ 380 13 106
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    #Allemagne #état_de_providence #syndicats_ouvriers #austérité #néolibéralisme

  • Anne Archet - Mastodon
    ▻https://kolektiva.social/@annearchet/116047383820393304

    Arrêtons de penser que nous sommes toujours confronté·es au #néolibéralisme et qu’il faut faire un retour fantaisiste à l’#État #providence. L’ère souriante du libéralisme est passée : le #capital ne peut plus se borner à déposséder, l’#accumulation nécessite maintenant l’#extermination.

    (...)

    Désolé pour les personnes qui n’aiment pas l’expression #surnuméraires, mais.

    #Anne_Archet grinçante à la perfection.

  • Le bilan « mitigé » du moment populiste européen
    ▻https://lvsl.fr/le-bilan-mitige-du-moment-populiste-europeen-par-arthur-boriello

    Pour comprendre l’émergence récente de partis-mouvements dans l’espace #Politique européen, à l’instar de la #France_Insoumise, du #M5S ou encore de #Podemos, le politiste Arthur Boriello invite à envisager ces organisations comme une réponse stratégique à deux évolutions de fond : la « démassification » et la désintermédiation de la vie politique. Dans #Populisme : le mal nommé (Éditions de l’Université de Bruxelles, 2025), ce dernier retrace ainsi l’origine historique de ces mouvements « gazeux », en analyse les fondements théoriques et organisationnels, avant d’en dresser un bilan qu’il juge « mitigé ». Reprenant une citation de l’historienne Annie Kriegel, pour qui il « est de saine méthode de ne juger une quelconque aventure humaine en termes de réussite ou d’échec qu’en fonction des valeurs auxquelles cette (...)

    #Le_moment_populiste #mouvementisme #néolibéralisme #Parti_politique #populisme_de_gauche #Stratégie

  • #barrages hydroélectriques : le discret retour de la #privatisation voulue par l’UE
    ▻https://lvsl.fr/barrages-hydroelectriques-le-discret-retour-de-la-privatisation-voulue-par-lue

    Depuis au moins dix ans, la Commission européenne presse Paris d’ouvrir à la #concurrence les concessions des barrages hydroélectriques. Deuxième source d’électricité, amortis et rentables, pilotables et jouant un rôle central dans la gestion de l’eau, ceux-ci ont été préservés de la rapacité du secteur privé depuis un siècle. Tout en prétendant maintenir les barrages dans le giron public, une proposition de loi directement issue des négociations avec l’UE prépare en réalité leur privatisation rampante et instaure un mécanisme similaire à l’ARENH, qui a ruiné #EDF. Alors que la bataille pour sauver nos barrages va reprendre, l’option alternative de la quasi-régie et surtout la désobéissance à l’idéologie du marché continuent à être (...)

    #Économie #alstom #Engie #General_Electric #Grenoble #hydroélectricité #Macron #néolibéralisme #Union_Européenne

  • Ce qu’il faudra faire pour vaincre l’#extrême_droite

    L’extrême droite se nourrit du #désespoir économique, de l’#insécurité et de l’#exclusion. Pour la priver de ses ressources, ceux qui veulent préserver la #démocratie doivent proposer un contre-discours axé sur la #dignité et l’#appartenance, ainsi qu’un programme politique conçu pour favoriser l’#inclusion_économique et la #résilience_climatique.

    De l’Allemagne aux États-Unis en passant par le Brésil et au-delà, l’extrême droite gagne du terrain. Si les détails varient d’un pays à l’autre, le schéma est étonnamment cohérent : l’extrême droite prospère lorsque les économies ne parviennent pas à assurer le #bien-être, l’#équité et la #sécurité.

    Ce n’est pas une observation nouvelle. #Antonio_Gramsci, #Karl_Polanyi et d’autres penseurs du XXe siècle ont diagnostiqué le #fascisme comme une réponse réactionnaire à l’#instabilité_capitaliste et aux mouvements progressistes qui avaient émergé pour contrer ses excès. Dans The Great Transformation, Polanyi a fait valoir que le « #déracinement » des marchés des #relations_sociales avait créé un terrain fertile dans lequel l’#autoritarisme pouvait s’enraciner.

    À notre époque, #Nancy_Fraser, de la New School for Social Research, a décrit comment le #néolibéralisme érode la #solidarité_sociale, alimentant le #populisme exclusif. D’autres analystes soulignent que l’#austérité et la #précarité rendent les citoyens vulnérables aux #discours_simplistes qui désignent des #boucs_émissaires.

    Ainsi, l’histoire montre comment le #chômage_de_masse, l’#inflation et la baisse du #niveau_de_vie peuvent favoriser l’#extrémisme, en particulier lorsqu’ils s’accompagnent d’institutions faibles, d’une #polarisation_politique ou de discours exploitant les #griefs et les #peurs. Tout comme la #Grande_Dépression a ouvert la voie au fascisme en Europe, la #crise_financière mondiale de #2008 a créé les conditions d’un retour du #nationalisme à travers le monde.

    Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle itération du même cycle. Bien que l’#Allemagne ait initialement fait preuve de résilience pendant la pandémie de COVID-19, la crise énergétique déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’a particulièrement touchée. Comme l’ont montré les économistes Isabella M. Weber et Tom Krebs, la hausse des #coûts_énergétiques s’est répercutée sur l’ensemble de l’#économie, la fixation des prix par les entreprises amplifiant les pressions inflationnistes. Alors que les ménages étaient en difficulté, le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland a vu sa popularité monter en flèche.

    Aux États-Unis, des décennies de #désindustrialisation, de stagnation des #salaires et d’augmentation des inégalités ont érodé l’idée que chaque génération fera mieux que la précédente. L’Inflation Reduction Act de l’ancien président Joe Biden était une initiative ambitieuse visant à relancer la politique industrielle et à stimuler la fabrication écologique, mais son héritage s’est avéré éphémère. Donald Trump a exploité le mécontentement suscité par la hausse des prix après la pandémie et a remporté les élections de 2024 en utilisant comme arme l’#aliénation et le #ressentiment, en désignant comme boucs émissaires les immigrants, la #mondialisation et les « #élites_urbaines ».

    Le #Brésil illustre une autre dynamique. Des millions de personnes sont sorties de la #pauvreté sous le gouvernement du Parti des travailleurs du président Luiz Inácio Lula da Silva dans les années 2000, mais beaucoup ont vu ces acquis s’inverser, tandis que d’autres ressentent de l’amertume d’être exclus des programmes sociaux. La révolution numérique rend le travail plus précaire. Lula a tenté de restaurer certains des acquis perdus depuis son retour au pouvoir en 2023, mais il est confronté à un Congrès dominé par l’extrême droite et ses alliés.

    Même si Jair Bolsonaro a été condamné pour tentative de coup d’État, d’autres dirigeants d’extrême droite au Brésil promettent également un retour à l’ordre, à la stabilité et à la foi religieuse. Leur rhétorique met l’accent sur l’#esprit_d’entreprise et l’#autonomie. Bien que séduisante sur le plan émotionnel, l’idée selon laquelle les individus sont responsables de la pauvreté ignore cyniquement les obstacles structurels qui bloquent la mobilité socio-économique.

    Les #chocs_internationaux – ruptures de la chaîne d’approvisionnement pendant la pandémie, volatilité des marchés énergétiques, #conflits prolongés, effets inflationnistes du #changement_climatique – ont également alimenté la montée des forces d’extrême droite. Ces problèmes exigent une coopération transfrontalière, mais les extrémistes les exploitent pour attaquer le #multilatéralisme, le présentant comme un « #complot mondialiste ». Les #droits_de_douane punitifs de Trump incarnent cette réponse, présentant le commerce mondial comme une lutte à somme nulle dans laquelle les étrangers sont les ennemis des travailleurs américains.

    Ces discours simplistes unissent les mouvements d’extrême droite plus que n’importe quel ensemble de politiques communes. Chacun repose sur une opposition fondamentale entre « nous » et « eux ». Comme le note la sociologue brésilienne Esther Solano, ces discours séduisent ceux qui se sentent abandonnés, en faisant des immigrants, des minorités, des féministes, des militants pour le climat et d’autres groupes des ennemis. Dans un monde binaire de gagnants et de perdants, la #complexité disparaît dans les mythes d’une #pureté_culturelle et d’une grandeur nationale révolues.

    Pour contrer ces discours, il faut plus qu’une réfutation raisonnée. Si les racines de l’ascension de l’extrême droite sont en grande partie économiques, il sera impossible de la vaincre sans une nouvelle #vision_économique.

    Cela signifie, pour commencer, s’attaquer à l’inflation à sa source. La récente vague d’inflation était moins liée à une demande excessive qu’à des chocs d’offre, à la #spéculation et à des fragilités structurelles. Pourtant, l’orthodoxie économique a continué à privilégier les hausses de taux d’intérêt et l’austérité, pénalisant les travailleurs et les plus vulnérables. Les gouvernements doivent plutôt utiliser des #outils_fiscaux – soutien au revenu, #allégements_fiscaux sur les produits de première nécessité, renforcement des #services_publics – pour protéger les ménages, tout en investissant dans les capacités nationales en matière d’#énergies_renouvelables, de #sécurité_alimentaire et de production durable. Il faut lutter de front contre la spéculation des entreprises en appliquant les #lois_antitrust, en renforçant les règles de #transparence et en sanctionnant les pratiques abusives en matière de #prix.

    Une deuxième priorité consiste à investir massivement (et stratégiquement) dans les #infrastructures_publiques. Des #transports au #logement, en passant par la #santé et l’#éducation, le domaine public doit être reconstruit. La propriété publique ou la réglementation des secteurs clés garantirait la fiabilité, l’équité et la #résilience_climatique des services. Mais l’#investissement seul ne suffit pas. Les institutions doivent être rendues plus transparentes, responsables et participatives, afin de restaurer la #confiance dans le fait que les gouvernements servent l’#intérêt_général.

    Troisièmement, nous avons besoin d’une transition véritablement juste vers une économie à faible émission de carbone. Une politique industrielle verte peut créer des emplois et revitaliser les régions laissées pour compte tout en décarbonisant l’activité économique. Mais si elle est trop laissée au marché, la transition verte risque d’aggraver les inégalités. La #transition_énergétique doit donner du pouvoir aux travailleurs, et non les abandonner. Les emplois verts doivent être des #emplois de qualité : sûrs, bien rémunérés, syndiqués et ancrés dans les communautés. À cette fin, la #politique_industrielle devrait se concentrer sur les énergies propres, la régénération des écosystèmes et les secteurs des soins.

    Quatrièmement, nous devons restaurer la confiance dans les institutions. Cela signifie apporter des améliorations tangibles dans des domaines tels que le #logement_abordable, les #soins_de_santé publics et les infrastructures résilientes. Cela signifie également démocratiser la prise de décision. Des mécanismes tels que la #budgétisation_participative, les #assemblées_citoyennes et les #initiatives_communautaires en faveur du climat peuvent permettre aux citoyens non seulement d’être témoins du changement, mais aussi de le façonner.

    Enfin, pour contrer les discours simplistes de l’extrême droite, il faut élaborer de nouveaux discours audacieux. Un message de renouveau culturel et politique doit accompagner la réforme économique. Là où l’extrême droite offre la peur, la #division et des boucs émissaires, les forces démocratiques doivent offrir la #solidarité, la dignité et l’#espoir, en s’appuyant sur un #discours qui met l’accent sur le #bien-être_collectif, célèbre la #diversité et donne le sentiment que le #progrès est possible et réel.

    L’extrême droite se nourrit du désespoir, de l’insécurité et de l’exclusion. Bricoler les contours du néolibéralisme ne permettra pas d’apporter la sécurité, la dignité et le sentiment d’appartenance nécessaires pour l’affamer. Pour cela, nous avons besoin d’un nouveau modèle économique, fondé sur la #durabilité, la #justice et la solidarité.

    ▻https://www.reseau-bastille.org/2025/12/26/ce-quil-faudra-faire-pour-vaincre-lextreme-droite
    #à_faire #résistance #fisc #fiscalité #économie #gauche #contre-discours
    ping @karine4

  • #Javier_Milei et les #Classes_dominantes
    ▻https://lvsl.fr/javier-milei-et-les-classes-dominantes

    Victoire du « libertarianisme », nouveau visage du « fascisme » : pour désigner l’expérience de Javier Milei en Argentine, les qualificatifs, même contradictoires, n’ont pas manqué. Une chose est certaine : les travailleurs argentins encourent une dégradation de leurs conditions de vie, au profit d’une minorité. Mais loin d’être le produit d’une adhésion de masse aux idées libertariennes, la présidence de Javier Milei résulte d’une reconfiguration des rapports de force au sein de la bourgeoisie argentine.

    #International #L'Amérique_latine_en_question #impérialisme #néolibéralisme #péronisme

  • « Fanático » et « une sacrée pourrie ». Deux hymnes pour l’Argentine anti Milei.

    ▻https://lhistgeobox.blogspot.com/2025/10/fanatico-et-une-sacree-pourrie-deux.html

    "Face aux critiques du monde musical, Milei accuse les artistes de vivres des subsides publics, de soutenir l’opposition péroniste, de n’être que « des gauchistes de merde ». Il s’engage alors à supprimer toute forme de subvention à la culture, « une dépense qui n’apporte rien » selon lui. Dès son accession au pouvoir, il s’empresse également de supprimer le ministère de la culture, pour n’en faire qu’un secrétariat d’Etat.

    L’hostilité aux musiciens qui ne le rallient pas débute avant même son accession au pouvoir. Ainsi, après le premier tour de la présidentielle 2023, qui voit Milei virer en tête, Lali Esposito, une chanteuse extrêmement populaire en Argentine, fait part sur X de sa consternation. « Quel danger, quelle tristesse ! » Le candidat, bientôt élu, voit rouge. « Je ne sais pas qui elle est, j’écoute les Rolling Stones. » Dès lors, il poursuit de sa vindicte la chanteuse, à laquelle il consacre une multitude de tweets haineux et messages orduriers, lâchant à ses trousses une horde de trolls fanatiques, révulsés par les positions féministes et pro-lgbt d’Esposito. Milei accuse bientôt la chanteuse de n’être qu’un « parasite » vivant aux crochets de l’Etat. Lors de ses prises de paroles, le président ne cesse de stigmatiser l’artiste qu’il renomme Lali Deposito ("dépôt"). Mais qui s’y frotte s’y pique. La chanteuse relève le gant et riposte en chansons. Sorti en septembre 2024, le titre Fanático s’adresse directement à Milei. "