#népotisme

  • Ubisoft peine à tourner la page d’un management « toxique » - Économie - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/economie/ubisoft-peine-a-tourner-la-page-d-un-management-toxique-05-05-2021-1274

    Ubisoft n’est toujours pas sorti de la crise déclenchée l’été dernier par la révélation de multiples accusations de viols et de harcèlements sexuels au sein de ses équipes. Selon nos informations, une première action en justice devrait être déclenchée ces prochains jours, concernant des faits de harcèlement et de manquements dans leur gestion par le groupe fondé et présidé par le morbihannais Yves Guillemot.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #ubisoft #ubisoft_nadeo #ubisoft_singapour #culture_toxique #business #emploi #sécurité_au_travail #syndicat_solidaires_informatique_jeu_vidéo #syndicat_stjv #formation #éducation #prévention #ressources_humaines #drh #cécile_cornet #yves_guillemot #anika_grant #raashi_sikka #rémunération #recrutement #harcèlement #florent_castelnérac #hugues_ricour #christophe_derennes #népotisme

  • Les langues se délient après les révélations sur le Béjart Ballet

    Des anciens membres du Béjart Ballet ont écrit dimanche soir à la présidente du Conseil de Fondation, Solange Peters, a appris la RTS lundi. Leur intention : rapporter ce qui s’est passé ces dernières années, afin que l’audit investigue au bon endroit.

    Suite à l’enquête sur l’école #Rudra_Béjart, les critiques qui ont suivi sur le fonctionnement de la compagnie et l’annonce d’un audit qui sera lancé prochainement, des anciens collaborateurs et collaboratrices du #Béjart_Ballet ont décidé de se faire entendre dans une lettre envoyée dimanche à la présidente du Conseil de Fondation du Béjart Ballet, Solange Peters, et qu’a pu se procurer la RTS.

    Longue de deux pages, elle est signée d’un collectif qui se présente comme des « anciens du Béjart Ballet », soit des danseurs ou danseuses, ou encore du personnel technique et administratif. Une dizaine de personnes qui ont soit démissionné, soit ont été renvoyées, parfois récemment, selon les vérifications menées par la RTS.

    Ils et elles souhaitent parler de leurs expériences au sein de la compagnie, et ainsi s’assurer que l’audit à venir n’investigue pas aux mauvais endroits, comme ce fut le cas, selon eux, lors d’un précédent audit mené en 2008.

    Népotisme, drogues et mobbing
    Ce collectif parle tout d’abord de #népotisme. On apprend que le directeur artistique Gil Roman, qui a repris la compagnie à la mort de Maurice Béjart, a engagé sa soeur en tant que créatrice lumière alors qu’elle n’aurait pas les compétences requises, ce qui nous a été confirmé par des gens du milieu de la scène. Le fils de cette dernière a aussi été récemment salarié de la compagnie, ainsi que l’épouse et la fille de Gil Roman par le passé.

    Le problème des #drogues est aussi abordé dans ce courrier. Le collectif y mentionne du cannabis, et l’enquête de la RTS permet d’affirmer que de la #cocaïne a également toujours circulé au sein du Béjart Ballet.

    Harcèlement sexuel
    Enfin, il est également question de #harcèlement_sexuel. Plusieurs collaborateurs ou collaboratrices actuellement dans la compagnie ont témoigné auprès du Syndicat suisse romand du spectacle (SSRS). Ces témoignages proviennent autant de #victimes, principalement des #femmes, que de témoins, principalement masculins. Et ils sont récents : ils ont été déposés auprès du syndicat depuis jeudi dernier, soit après les révélations de la RTS.

    « Depuis l’enquête de la RTS, le syndicat a été contacté par une bonne vingtaine de personnes qui souhaitaient témoigner », confirme la secrétaire générale du syndicat Anne Papilloud, invitée lundi de l’émission Forum. « Les témoignages se recoupent, et je n’ai pas de doute sur la véracité des propos qui sont tenus », affirme-t-elle.

    Le SSRS a également envoyé vendredi une lettre au Conseil de fondation. « Une série de demandes pour s’assurer que l’audit à venir ne sera pas un audit-alibi », explique Anne Papilloud. Il s’agit notamment de s’assurer que les anciens pourront être entendus, ou encore que certaines clauses de confidentialité puissent être levées.

    En outre, affirme la lettre, des menaces, des insultes du directeur artistique sur le personnel et les danseurs étaient monnaie courante. Gil Roman aurait érigé un système de #management « qui divise pour régner ».

    Peur des représailles
    Les témoignages publics restent pour l’heure anonymes. Les anciens expliquent qu’ils ne veulent pas d’ennui mais qu’ils se sont tus trop longtemps. Qu’il faut que les choses sortent pour protéger les jeunes générations. Quant à celles et ceux qui sont aujourd’hui dans la compagnie, ils craignent tout simplement de perdre leur travail. Selon nos informations, on les a fortement incités à se taire depuis la décision de lancer un audit.

    Les témoignages transmis au syndicat ne sont quant à eux pas anonymes, précise Anne Papilloud dans Forum. « Ils s’agit de personnes qui ont témoigné auprès de nous mais dont on protège l’anonymat », dit-elle.

    La syndicaliste précise également que beaucoup de personnes qui témoignent se disent soucieuces de préserver la compagnie et l’héritage de Maurice Béjart. « J’ai parfois eu des gens en pleurs au téléphone qui ont vécu des expériences traumatisantes il y a plusieurs années, mais tout le monde dit avoir aussi vécu des moments magnifiques, et se disent soucieux de préserver l’héritage Maurice Béjart », raconte-t-elle.

    Contacté, le Conseil de fondation confirme qu’il a bien reçu la lettre mais ne souhaite pas commenter, afin de respecter le temps de l’audit. La compagnie elle-même s’est également refusée à tout commentaire.

    #danse #Suisse #Lausane #violences

    Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/12260152-les-langues-se-delient-apres-les-revelations-sur-le-bejart-ballet.html

  • Andi Scheuers Freundin: Kritik an Wechsel von Bärs Büroleiterin zu Facebook - Golem.de
    https://www.golem.de/news/andi-scheuers-freundin-kritik-an-wechsel-von-baers-bueroleiterin-zu-facebook-2


    Voici des personnes sans morale ni scrupules.

    10.2.2021, von Friedhelm Greis - Vom Bundeskanzleramt zum Werbekonzern Facebook: Der Wechsel von Bärs Büroleiterin Julia Reuss stößt bei FDP und SPD auf Kritik.
    Artikel veröffentlicht am

    Die Opposition kritisiert den geplanten Wechsel der Büroleiterin von Digitalstaatsministerin Dorothee Bär, Julia Reuss, zum sozialen Netzwerk Facebook. „Der nahtlose Wechsel von der kontrollierenden zur kontrollierten Instanz deutet darauf hin, dass eine wirksame Kontrolle von Facebook seitens der Bundesregierung nicht zu erwarten ist“, sagte FDP-Generalsekretär Volker Wissing dem Handelsblatt.

    Dem Bericht zufolge leitet Reuss seit zwei Jahren das Büro der CSU-Politikerin im Bundeskanzleramt. Die 37-Jährige solle Ende Februar als Public-Policy-Direktorin für Zentraleuropa zu Facebook wechseln. In der Position solle sie den Austausch zwischen dem US-Konzern und den politischen Entscheidungsträgern in Deutschland und anderen europäischen Ländern organisieren. Angesichts der bevorstehenden Verhandlungen über das Digitale-Dienste-Gesetz und das Digitale-Märkte-Gesetz dürfte diese Position für Facebook von großer Bedeutung sein.
    Wechsel zwischen Verkehrsministerium und Bahn

    Reuss soll schon zuvor ihre beruflichen Erfahrungen in der Regierung für einen Wechsel in die Wirtschaft genutzt haben. So sei die damalige persönliche Referentin von Bundesverkehrsminister Peter Ramsauer (CSU) Ende 2012 zur Deutschen Bahn gewechselt. Im Sommer 2018 sei sie dann ins Bundesverkehrsministerium zurückgekehrt, wo die Stabsstelle für urbane Mobilität übernommen habe. Im Mai 2019 habe sich Verkehrsminister Andreas Scheuer (CSU) erstmals in der Öffentlichkeit mit seiner neuen Freundin Julia Reuss gezeigt. Reuss ist zudem Aufsichtsratsvorsitzende der bundeseigenen Nationalen Organisation Wasserstoff- und Brennstoffzellentechnologie (NOW GmbH).

    Kritisch zu dem Wechsel äußerte sich auch der Koalitionspartner der Union. Der SPD-Digitalpolitiker Jens Zimmermann hält es laut Handelsblatt zwar „prinzipiell für keinen Nachteil, wenn Beschäftigte der öffentlichen Verwaltung auch Expertise in der Wirtschaft einbringen und sammeln“. Als Staatsministerin sei Bär jedoch im Gegensatz zu Reuss ein solch direkter Wechsel verwehrt.

    Dabei verfügt die Büroleiterin einer Staatsministerin laut Zimmermann oft nicht über schlechtere Kontakte als die Vorgesetzte selbst. „Erschwerend kommt natürlich hinzu, dass Facebook ein Unternehmen ist, das auch in der kommenden Legislaturperiode vielen Diskussionen im politischen Raum ausgesetzt sein wird“, sagte Zimmermann dem Handelsblatt.

    Dem Bericht zufolge hat Bär nach dem Bekanntwerden der Wechselpläne „unverzüglich“ veranlasst, dass Reuss ihre operativen Tätigkeiten an andere Mitarbeiter übergibt.

    #népotisme #Facebook #Allemagne

  • Rhône. Didier #Lallement, le préfet né à Lyon et passé par la révolution au Nicaragua
    https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2020/11/27/didier-lallement-le-prefet-ne-a-lyon-et-passe-par-la-revolution-au-nicarag

    On le sait amateur de costumes. Le journal Le Point révélait en mai 2019 qu’aussitôt nommé à Paris, le préfet de police a commandé une tenue d’apparat pour chacune de ses six directions actives. Selon Charlie Hebdo , il aurait même un képi en fond d’écran de mobile. Mais s’il est un uniforme dans lequel personne ne l’attendait, c’est celle de révolutionnaire.

    Pourtant, non seulement Didier Lallement est un ancien du parti socialiste, dont il gardera la carte jusqu‘en 1991, mais plus savoureux encore, il est parti soutenir les sandinistes au Nicaragua durant l’été 1984, alors qu’il était engagé aux côtés de Jean-Pierre Chevènement à la gauche de la gauche. C’est ce dernier, par ailleurs, qui lui offrira son premier poste de préfet.

    Avant de s’occuper du maintien de l‘ordre lors des manifestations des gilets jaunes, le préfet de police de Paris est passé par le rose, le rouge mais aussi le vert : Didier Lallement a en effet été secrétaire du ministère de l’Écologie entre octobre 2007 et 2010 sous la direction de Jean-Louis Borloo. Plus tard, il s’est également retrouvé secrétaire général du ministère de l’Intérieur sous le mandat de François Hollande, lorsque Manuel Valls occupait le siège de ministre de l’Intérieur place Beauvau.

    Cette figure controversée du maintien de l’ordre, dont les méthodes musclées ont atteint leur summum lors de l’évacuation du camp de migrants le 23 novembre place de la République à Paris, réserve une dernière surprise : Didier Lallement a gravi les marches de la haute fonction publique sans avoir passé un seul concours.

    Il est en revanche diplômé d’une école de commerce, l‘ISG, institut supérieur de gestion, une école membre de la conférence des grandes écoles.

    #opportunisme #népotisme

  • #Népotisme et #conflits_d’intérêts au sommet de la recherche

    Le roi Macron aime à placer ses proches. Voulant imposer par tous les moyens son conseiller personnel à la tête du #HCERES, il prend aussi le risque de malmener l’indépendance et l’intégrité de la #recherche française, au moment où elle en a le plus besoin.

    Il y a assez peu de doute que #Thierry_Coulhon sera nommé ce 28 juillet à la présidence du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur français (HCERES). Mais ce sera, une fois de plus, au prix de l’indépendance de cet organisme, qui a justement le statut d’« autorité administrative indépendante ». Car le prix à payer sera très élevé, aussi bien pour le conseiller #Coulhon que pour l’Elysée, et plus encore pour toute la recherche. Qu’on en juge :

    1. Après qu’un appel à candidature a été lancé courant décembre 2019 pour assurer la succession de Michel Cosnard à la présidence du HCERES - son mandat s’était achevé fin octobre -, des échanges et des « auditions » informelles se déroulent : plusieurs candidats sont entendus par la ministre mais aussi par le conseiller enseignement supérieur et recherche du président, à savoir Thierry Coulhon. Or Thierry Coulhon est également candidat à cette fonction. Un conseiller assurément très particulier, doué de cette aptitude au dédoublement qu’exige la politique dite d’excellence : il aura été l’auteur de sa propre audition. Pour protester contre cette candidature politique qui rend manifeste une situation de conflit d’intérêts et pour se réapproprier le contrôle des valeurs et du sens des métiers de la recherche, le collectif RogueESR lance le 20 janvier une candidature collective à la présidence du HCERES, qui sera rejetée par le ministère malgré les 5400 signatures de soutien.

    2. Le conflit d’intérêts est si évident et les protestations si vives que la ministre Frédérique Vidal en est réduite à saisir début mars le Collège de déontologie de son ministère, lequel rend son avis le 29 mai. On peut le lire ICI. Dans un langage poli et avec de multiples pincettes, nos savants déontologues reconnaissent ceci : « une apparence de conflits d’intérêts peut naître de la candidature, à une nouvelle étape de la procédure, d’une personnalité qui avait, à un stade antérieur, reçu, dans le cadre de ses attributions, les candidats alors déclarés. » Et ils ajoutent : « L’éventuelle nomination à la tête d’une autorité administrative indépendante d’une personne qui exerçait immédiatement auparavant des responsabilités auprès des autorités du pouvoir exécutif est également de nature à susciter des hésitations ». C’est peu dire ...

    3. Contrainte par les recommandations du Collège de déontologie, la ministre lance un nouvel appel à candidatures. Parmi les 160 candidatures déposées, dont une majorité suscitée à nouveau par le collectif RogueESR qui a invité les collègues à procéder cette fois à des candidatures individuelles, la haute administration du Ministère parvient à sélectionner en moins d’une semaine quatre candidats qui seront auditionnés mardi 28 juillet. Thierry Coulhon, dont on aurait pu imaginer qu’une fois le masque tombé il serait sagement resté confiné en son palais, a présenté à nouveau sa candidature. Il fait partie des quatre sélectionnés, lesquels doivent être départagés par une commission de quatre membres, dont deux sont possiblement en situation de conflit d’intérêts. Je joins à ce billet un communiqué de RogueESR qui résume bien la situation à la veille du grand oral.

    Macron aime privatiser le pouvoir autant que les services publics. Les situations de conflits d’intérêts se multiplient dans l’ESR depuis le lancement de la "Loi liberté et responsabilité des universités" en 2007, dont Thierry Coulhon, il convient de s’en souvenir, avait piloté la mise en application, au cabinet de Valérie Pécresse. Treize ans après, minés par des potentats locaux et parfois de véritables petites mafias, les universités et les organismes de recherche du service public sont devenus un terrain de chasse privilégié pour les cabinets de consultance en tous genres et pour les petites et grandes entreprises du secteur privé. Avec Macron, le sommet de l’Etat est, de ce point de vue, une véritable école du vice. Mais l’école a aussi ses ratés. Depuis bientôt un an, Macron patine à imposer son conseiller personnel à l’ESR à la tête du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur.

    Les 17-18 septembre 2019, le HCERES organisait un colloque sur le thème « Bilan et perspectives de l’évaluation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : 2015-2025 ». Cedric Villani devait ouvrir le colloque. Empêché pour cause d’élections municipales, il fut remplacé, au pied levé, par Thierry Coulhon. Convenant que sa prise de parole était contraire à son état de conseiller politique du président qui l’oblige à la mutité, il concéda « le plaisir d’une très légère transgression » (26 :30 dans la vidéo ci-dessous). Plaisir qui se prolongea par un authentique discours de candidat, alors même que Michel Cosnard n’avait pas encore achevé son mandat. Il est vrai qu’en Macronie, où l’impunité rivalise avec l’indécence, le conflit d’intérêts n’est rien de plus qu’une « très légère transgression ». Et le népotisme un pur divertissement.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/270720/nepotisme-et-conflits-d-interets-au-sommet-de-la-recherche
    #université #facs #France

    • HCERES: le principe d’#indépendance bafoué

      Chères et chers collègues,

      La présidence du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur français (HCERES) est vacante depuis le 30 octobre 2019. Un premier appel à candidatures avait été annulé sur avis du collège de déontologie de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, du fait de l’opacité du processus et des critères d’évaluation et de sélection des candidatures et du fait des conflits d’intérêts notoires de l’un des candidats, Thierry Coulhon, conseiller auprès du président de la République.

      Lors du second appel, le ministère a reçu 160 candidatures en plus de celle de Camille Noûs, soutenue par RogueESR. Il est surprenant que tant de candidatures aient pu être examinées en si peu de temps, sans rapporteurs scientifiquement compétents pour lire les travaux et évaluer leur qualité. Il est très surprenant que Thierry Coulhon se présente à nouveau à cette fonction, malgré l’avis du collège de déontologie de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il est encore plus surprenant que la commission d’audition soit présidée par Claire Landais, secrétaire générale du gouvernement. Le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur français (HCERES) est une Autorité administrative indépendante, c’est-à-dire une institution qui agit au nom de l’État et dispose d’un réel pouvoir, sans pour autant relever de l’autorité du gouvernement. L’idéal régulateur de la recherche et de l’Université est fondé sur l’autonomie du monde savant vis-à-vis de tous les pouvoirs — politique, religieux et économique. Les libertés académiques sont ainsi garanties par le préambule de la constitution. Conformément à ce principe, le HCERES est supposé définir « les mesures propres à garantir la qualité, la transparence et la publicité des procédures d’évaluation ». Aussi, un organisme comme le HCERES ne peut se concevoir comme un instrument de pilotage politique. Sous la direction de Jacques Toubon, le Défenseur des droits a montré ce que devait être la liberté de fonctionnement d’une Autorité administrative indépendante. Il devrait en être de même pour la présidence du HCERES, qui aurait dû être choisie par une instance scientifique indépendante, composée de membres extérieurs. Au contraire, le comité d’audition (Jean-François Bach, Christine Clerici, Suzanne Fortier et Alain Schuhl) comporte deux membres dont les institutions seront évaluées par le HCERES et qui sont donc en conflit d’intérêt notoire.

      Quatre candidats seront auditionnés le 28 juillet : Jean-Luc Autran, Véronique Chanut, Thierry Coulhon et Catherine Dargemont. Jean-Luc Autran a été signataire de la tribune parue le 20 janvier 2020 dans le journal Le Monde, qui rappelait les conditions minimales de l’autonomie de la recherche. Il aura la lourde tâche de défendre les principes fondateurs de la recherche et de l’Université, mis à mal depuis bientôt deux décennies.

      L’audition par la représentation nationale de la personne choisie, qui précède sa prise de fonction, devrait avoir lieu à l’automne. Nous faisons un appel aux collègues juristes pour fournir une aide dans la rédaction d’une question prioritaire de constitutionnalité et attaquer le décret de nomination devant le Conseil d’Etat pour irrégularité de procédure, au cas où la personne nommée ne soit pas conforme au principe d’indépendance du HCERES et, surtout, de la science et de l’Université.

      Le collectif RogueESR

      PS : Le projet de loi de programmation de la recherche modifie le fonctionnement du HCERES en son article 10. Il ne s’attaque pas au principe d’indépendance dont on redoute qu’il soit bafoué. Il réaffirme en revanche le fait que l’évaluation par le HCERES, avec possiblement un retour des « notes », conditionnera fortement la répartition moyens entre les institutions.

      Message reçu via la mailing-list Rogueesr, le 24.07.2020

      #présidence #présidence_HCERES

    • L’évaluateur évalué… 5. La candidature-alibi ?

      Au cours du mois de juillet, nous avons appris que quelques candidats à la présidence de l’HCERES avaient été auditionnés. « Appris » est certainement un grand mot : lu à l’occasion d’un tweet de #Jean-Luc_Autran, professeur à Aix-Marseille Université, , qui nous apprenait qu’il y avait défendu un programme.

      https://twitter.com/JeanLucAutran/status/1286207735894364160?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      Autran était-il le seul candidat auditionné ? Nul ne le sait. Enfin, rien d’officiel n’est apparu sur le site du MESRI.

      https://www.aefinfo.fr/acces-depeche/632264

      Interrogé par Newstank1 et par Academia, Jean-Luc Autran a accepté de présenter les différents points du programme présenté devant un comité dont on ne connaît à cette heure la composition2.

      Jean-Luc Autran indique avoir déposé sa candidature à la présidence de l’Hcéres à l’occasion de l’initative #NousSommesCandidat.

      « Cette candidature, qui n’était pas prévue dans mon parcours d’enseignant-chercheur, est motivée par la situation et l’évolution de l’ESR que je juge très préoccupante sous bien des aspects, dont le sujet majeur de l’évaluation ».

      L’évaluation tient une place centrale dans l’ESR, mais, pour ce collègue qui observe l’évolution préoccupante de l’ESR depuis 20 ans, elle pose problème :

      elle est devenue très bureacratique, chronophage – ce qui ne laisse pas d’inquiété
      elle est désormais pilotée par une technocratie composée de « professionnels de l’évaluation », déconnectés des réalités du terrain, obéissant à ses propres règles, à ses propres indicateurs, sans que, en retour, les chercheurs de terrain puissent avoir leur mot à dire.

      Pour Jean-Luc Autran,

      « la contestation est une première étape, comme un cri d’alarme fort et parfois désespéré mais, à mon sens, elle ne peut s’éterniser car elle porte un grave préjudice à toute la communauté dont le niveau d’exaspération est de plus en plus élevé ».

      Sa candidature est ainsi un moyen, peut-être moins radical que ce qui pourrait être, de proposer un autre projet pour l’enseignement supérieur et la recherche par rapport à ceux qui existent3 . L’évaluation doit être un moye, non une fin, pour conduire l’ensemble des collègues et des collectifs à progresser, non une sanction qui a pour effet principal de démobiliser.

      « Si je sollicite aujourd’hui la direction du Hcéres, c’est pour un mandat de mission extrêmement clair : garantir l’autonomie du processus d’évaluation du monde universitaire et de la recherche, et dans ce cadre, opérer un véritable choc de simplification et un choc de confiance en redonnant tout son sens à l’évaluation, pour que celle-ci soit une « évaluation de progrès », de nouveau partagée et acceptée par toute la communauté et à tous les niveaux.
      Car l’Hcéres doit avant tout garantir l’autonomie et l’indépendance du monde universitaire et de la recherche sur les sujets essentiels de l’évaluation et de l’intégrité scientifique ».

      Pour ce faire, Jean-Luc Autran entend procéder, à la tête d’une équipe de direction entièrement renouvelée, à une analyse en profondeur des procédures d’évaluation en cours et définira une nouvelle méthodologie dans le respect des textes, plus proche des acteurs et actrices de la recherche, en vue d’établir un « dialogue constructif, enrichissant, positif, entre évalués et évaluateurs, c’est-à-dire entre pairs ».

      Ainsi, pour résumer le changement d’approche de l’évaluation, je proposerai que le nouveau slogan du Hcéres ne soit plus « évaluation et qualité » mais « évaluer pour progresser ».

      Jean-Luc Autran se dit très attentif à deux choses :

      - la collégialité des décisions et l’harmonie de travail entre les équipes et au sein de la directions, toujours à l’écoute des personnels, comme il a pu le faire ces dernières années dans mon laboratoire.
      – aux moyens accrus à l’Office français de l’intégrité scientifique pour qu’il remplisse pleinement sa mission essentielle englobant les problématiques d’intégrité, d’éthique et de déontologie.
      – l’ajustement permanent des procédures, condition indispensable de réappropriation par la communauté de son système d’évaluation.
      – nouer un dialogue avec les partenaires européens.

      Par ailleurs, le candidat se préoccupera de :

      – l’utilisation du crédit impôt recherche dont il faut expertiser les résultats,
      - le bien-être étudiant et la lutte contre la précarité étudiante dont il faut faire un critère politique dans le suivi des établissements ;
      – ou encore les politiques de développement durable des établissements.

      Pour conclure, Jean-Luc Autran a listé une série de propositions dans un programme de travail qu’Academia reprend ici.

      13 propositions de Jean-Luc Autran pout la présidence du Hcéres

      – Expertiser les résultats du Crédit d’Impôt Recherche ;
      - Utiliser les prérogatives du Hcéres pour mener à bien un audit des besoins matériels et humains ainsi qu’un bilan social de l’ESR à tous les niveaux ;
      - Faire du bien-être étudiant et de la lutte contre la précarité étudiante un critère politique dans le suivi des établissements ;
      - Proposer la suppression de la commission des titres d’ingénieurs et évaluer la qualité des formations privées délivrant ce titre ;
      - Évaluer systématiquement les présidences et vice-présidence des établissements du supérieur ;
      – Mettre en place une évaluation permanente des membres des strates administratives par les personnels, destinés à les faire progresser dans l’exercice de leurs fonctions, sur la base des meilleures pratiques ;
      - Mettre en place une procédure d’institution des normes d’évaluation, discipline par discipline, par la communauté académique elle-même ;
      – Limiter le nombre de pièces prises en compte dans les dossiers de candidature et de carrière (articles, livres, etc) pour en finir avec la course au chiffre ;
      – Interdire dans les évaluations de valoriser les pratiques académiques qui supposent des voyages en avion ou des déplacements coûteux ;
      - Refondre totalement les procédures, calendriers et organisations des comités de visite en simplifiant à l’extrême le formalisme en vigueur, la durée et le travail en amont demandé aux structures évaluées.
      – Limiter drastiquement la longueur des documents à fournir pour les évaluations des unités de de recherche, des formations, des écoles doctorales et des établissements ;
      - Interdire l’utilisation du tableur Excel, des diagramme SWOT et des diagrammes de Gantt dans toutes les procédures d’évaluation ;
      - Limiter la longueur des rapports d’évaluation à une page recto-verso pour les unités de recherche, les écoles doctorales, les formations et à cinq pages pour les établissements.

      ’audition de Jean-Luc Autran est-elle un alibi à la consécration du calife ? Sans doute : le candidat ne semble guère se faire d’illusions sur le caractère vicié de la procédure MESRI. Sa candidature, en revanche, s’avère très sérieuse et une alternative intéressante à la suppression pure et simple de l’HCERES. L’absence d’ambition carriériste, politique ou vénale4. du candidat, son inscription dans la démarche collective #NousSommesCandidatE, la rend même dangereusement crédible. Il propose même un programme véritable neuf, venant compléter — on devine en coordination — le rôle du Conseil national des universités et du Comité national de la Recherche scientifique.

      Espérons que la représentation nationale fera valoir l’intérêt qu’il y a à nommer une personnalité universitaire toujours active, soucieuse du progrès scientifique, connaissant parfaitement la gabegie, en temps et en argent, du système actuel.

      https://academia.hypotheses.org/25327

    • La nomination à la présidence du HCERES entachée d’une #faute_déontologique et d’une atteinte au principe de #séparation_des_pouvoirs

      Lettre ouverte du 11 octobre 2020

      La crise sanitaire a mis en évidence l’existence d’une crise de la recherche scientifique, dans son fonctionnement institutionnel comme dans son rapport à la société. En effet la pandémie n’a pas seulement pris en défaut les instances de pilotage qui avaient renoncé ces dernières années à accorder des financements décisifs à la recherche sur les coronavirus. Les controverses relatives aux mesures sanitaires ont aussi confirmé que l’acceptation démocratique de mesures fondées sur des diagnostics scientifiques était conditionnée à la confiance de la population envers une recherche indépendante et intègre, aux antipodes des bureaucraties cooptées et toujours soupçonnées de conflits d’intérêts.

      L’un des enjeux de cette crise touche au pilotage de la politique scientifique en France. Depuis quinze ans, ces politiques font abstraction d’une évidence simple : une science au service de la démocratie et des citoyens requiert disputatio, collégialité, autonomie et temps long. A contrario, le pilotage stratégique de la science par l’évaluation quantitative et par une mise en compétition réglée de tous contre tous porte atteinte à la confiance que les citoyens peuvent placer dans une science soucieuse de l’avenir de nos sociétés. C’est pourtant l’optique qui guide toutes les réformes de ces dernières années et qui anime l’actuel projet de loi de programmation de la recherche (LPR). Au cœur de cette évolution qui concourt à faire dévier la science de sa logique d’intérêt général, on trouve une instance : le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), l’autorité administrative indépendante en charge de l’évaluation de l’ensemble des structures de l’enseignement supérieur et de la recherche.

      Le 2 octobre dernier, les services de l’Élysée ont officialisé par un communiqué de presse le choix d’Emmanuel Macron de proposer la nomination d’un de ses conseillers à l’Élysée, M. Thierry Coulhon[1], à la tête de cette autorité censée être « à l’abri de toute pression […] des autorités gouvernementales » comme le précise, le plus sérieusement du monde, le HCERES sur son site internet. Cette décision vient clore un processus de nomination long et litigieux, engagé fin 2019, après que le mandat du président précédent, M. Michel Cosnard, eut pris fin.

      L’appel à candidatures avait suscité une mobilisation massive de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche française, soucieuse de contribuer activement à la définition des normes de probation de son travail, garantes de son intégrité, de façon responsable et en toute indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, économiques et religieux. Une candidature collective avait ainsi été déposée à l’initiative du collectif RogueESR en janvier 2020, rassemblant 1378 volontaires mobilisés sous la bannière #NousSommesCandidat. Le sens de cette candidature collective à la présidence du HCERES était très clair : garantir l’autonomie et l’indépendance absolue du processus d’évaluation par les pairs du monde universitaire et de la recherche.

      Si elle était avalisée par les commissions compétentes de l’Assemblée Nationale et du Sénat, la nomination de Thierry Coulhon serait de nature à aggraver la crise de confiance que traverse actuellement le monde scientifique, et ce au pire moment. Car cette proposition de nomination est entachée de deux problèmes graves, sur le plan de la déontologie professionnelle et sur celui de l’éthique de la vie politique.
      Une faute déontologique

      En tant que conseiller du Président de la République, M. Coulhon intervient dans les arbitrages sur les politiques publiques et les nominations en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Il exerce de facto une autorité réelle sur les administrations et établissements publics qui se trouvent dans son champ de compétences et sur ses dirigeants. Or, à plusieurs reprises au long du processus de désignation du président du HCERES, M. Coulhon s’est placé en position de juge et partie. Le collège de déontologie du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ne s’y est d’ailleurs pas trompé ; dans son avis du 29 mai 2020, il écrivait dans la langue feutrée qui le caractérise : « L’éventuelle nomination à la tête d’une autorité administrative indépendante d’une personne qui exerçait immédiatement auparavant des responsabilités auprès des autorités du pouvoir exécutif est également de nature à susciter des hésitations. »

      M. Coulhon s’est de nouveau porté candidat lors du second appel à candidature publié en juin dernier. Le conseiller du Président, qui n’a pas jugé opportun de quitter ses fonctions dans l’intervalle, a été auditionné le 28 juillet 2020 comme trois autres candidats servant de faire-valoir, par une commission d’examen présidée par la Secrétaire générale du Gouvernement et composée de quatre personnalités ès-qualités, dont une présidente d’université et un directeur général d’organisme de recherche. Ces derniers sont soumis à l’autorité directe de l’HCERES en matière d’évaluation, ainsi qu’à l’autorité indirecte du conseiller élyséen dans leurs mandats respectifs. Les conflits d’intérêt sont tellement flagrants qu’on a du mal à croire qu’une telle composition de la commission d’examen ait pu paraître judicieuse à qui que ce soit.

      Des auditions publiques auraient pourtant permis de lever le voile sur la teneur des échanges et d’apprécier l’équité de traitement des différents candidats.
      Une atteinte au principe de séparation des pouvoirs

      Si le candidat ne semble pas troublé par sa position de conseiller à l’Élysée, ce conflit d’intérêt manifeste est cependant en totale contradiction avec l’ambition d’une « République exemplaire », que défendit lors de la campagne de 2017 l’autorité de nomination, à savoir le Président de la République. En matière d’exemplarité républicaine, cette nomination d’un conseiller élyséen à la tête d’une autorité « indépendante » est d’une tout autre teneur que celle, par exemple, de Jacques Toubon au poste de Défenseur des droits par François Hollande. Les propos du collège de déontologie furent véritablement inspirés et prémonitoires : tout ceci est bien « de nature à susciter des hésitations. »

      Précisons pour finir que cette alerte ne vise en rien la personne de M. Coulhon, mais cette volonté tenace de passer outre le principe d’indépendance de l’instance en charge des normes de la science en France. Si l’indépendance n’est pas une condition suffisante pour garantir l’exercice d’une science autonome et désintéressée, telle que la société la souhaite, elle en est cependant une condition nécessaire. Cette nomination à la tête d’une autorité indépendante constituerait un redoutable précédent et assurément une grave infraction au principe de séparation des pouvoirs. Toute notre société pourrait bientôt en payer le prix. C’est pourquoi nous appelons les députés et sénateurs membres des commissions compétentes à rejeter la nomination de M. Coulhon à la présidence du HCERES.

      https://rogueesr.fr/presidence_hceres

    • Hcéres : recours en annulation au #Conseil_d'État contre la nomination de T. Coulhon et du collège

      https://twitter.com/JulienGossa/status/1346501887546290177

      Le texte de l’article sur Newstank :

      Onze enseignants-chercheurs titulaires déposent au Conseil d’État une requête en annulation de deux décrets concernant le Hcéres pour « excès de pouvoir », le 04/01/2021.

      Les décrets visés sont :
      • le décret du 30/10/2020 « par lequel le président de la République nomme son propre conseiller, Thierry Coulhon, à la présidence du collège du Hcéres » ;
      • et le décret du même jour « par lequel le Premier ministre désigne les trente membres du collège du Hcéres », indiquent les onze requérants.

      Selon eux, « le mémoire déposé auprès du Conseil d’État établit le caractère manifestement illégal de ces deux décrets et déploie, pour le démontrer, une argumentation juridique en sept points ».

      « Au-delà de la démonstration proprement technique développée dans la requête déposée auprès du Conseil d’État, cette démarche — pour le moins inhabituelle de la part d’universitaires — entend dénoncer le caractère inacceptable de la procédure suivie par le gouvernement pour procéder à ces nominations, et en particulier à la nomination de M. Coulhon : de bout en bout suspecte de conflits d’intérêts, coupable d’entorses graves à la déontologie, cette procédure est en contradiction avec tous les standards internationaux requis par des nominations à une agence de cette importance », affirment-ils.

      Sollicité le 05/01 par News Tank pour une éventuelle réaction à cette requête en annulation, Thierry Coulhon, président du Hcéres, n’a pas souhaité réagir.

      Les onze requérants Les onze enseignants-chercheurs requérants se disent issus « tant des sciences exactes et expérimentales que des lettres, arts, sciences humaines et sociales, ou du droit » et avoir « répondu à l’un ou l’autre des appels à candidatures lancés par la ministre de l’Esri “en vue de pourvoir la fonction de membre du collège du Hcéres appelé à exercer la fonction de président” ».

      Sollicité par News Tank le 05/01/2020 pour connaître la liste des onze requérants, Antoine Chambert-Loir, professeur des universités en mathématiques à l’Université de Paris qui les représente et fait partie des 11 E-C, ne la fournit pas, car « une partie d’entre eux craint d’éventuelles pressions », indique-t-il.

      « Combat contre une vision dépassée de l’évaluation » Selon les requérants, de façon plus générale, cette requête « participe au combat contre une vision dépassée de l’évaluation, qui contredit les intérêts mêmes de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Le terrain contentieux s’impose

      Par ailleurs, elle « témoigne, enfin, du gouffre qui sépare aujourd’hui les managers de l’enseignement supérieur et de la recherche et celles et ceux qui font vivre ce service public au quotidien. Faute de tout dialogue, le terrain contentieux s’impose désormais comme l’une des rares voies à disposition pour faire valoir des arguments auxquels le gouvernement reste sourd.

      Il est complémentaire des autres actions actuellement en cours, en particulier le refus de toute participation aux procédures d’expertise demandées par le Hcéres ».

      #recours #excès_de_pouvoir #Conseil_d'Etat

  • Canada : L’opposition veut que Trudeau témoigne devant un comité parlementaire pour l’affaire UNIS #détournement_de_fonds_publics
    https://www.ledevoir.com/politique/canada/582434/le-bloc-aussi-veut-voir-trudeau-devant-un-comite-parlementaire-pour-l-affa

    Les partis d’opposition veulent convoquer le premier ministre Justin Trudeau devant un comité parlementaire afin qu’il s’explique sur un contrat de près d’ un milliard de dollars qui a été confié à l’organisme UNIS, malgré ses liens avec la famille Trudeau.

    Le conservateur Pierre Poilievre avait déjà fait adopter la semaine dernière une motion au comité des Finances afin de tenir des audiences sur le sujet. Parmi la liste d’invités figuraient la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger, et le greffier du Conseil privé, Ian Shugart.

    Depuis, il a été révélé que la femme, le frère et la mère de M. Trudeau ont reçu 300 000 $ pour avoir participé à des événements publics d’UNIS depuis quelques années. L’une des filles du ministre des Finances, Bill Morneau, a prononcé des discours lors d’événements tandis qu’une autre est contractuelle pour l’organisation.

    M. Poilievre a plaidé pour que Justin Trudeau et Bill Morneau viennent répondre aux questions du comité puisque la controverse les concerne personnellement.

    MM. Trudeau et Morneau ont admis lundi qu’ils avaient commis une erreur en décidant de ne pas se récuser lorsque leur gouvernement a attribué à cet organisme de charité un contrat de 900 millions $ pour gérer un programme de bourses aux étudiants qui font du bénévolat.

    Ces excuses publiques n’ont pas suffi à convaincre le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique, qui ont joint leur voix aux conservateurs afin de tenter d’aller au fond de l’affaire en comité parlementaire.

    « On pense que plus vite la lumière sera faite là-dessus, plus vite l’État canadien recommencera à fonctionner comme du monde », a déclaré le chef bloquiste Yves-François Blanchet, qui était de passage à Ottawa mardi matin.

    « Toutes les personnes impliquées dans ce contrat doivent répondre aux questions, incluant le premier ministre. Les Canadiens et Canadiennes s’attendent à des réponses et méritent des réponses », a fait valoir Peter Julian, porte-parole du NPD en matière de finances.

    En parallèle, le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique enquêtera, à la demande des conservateurs et du NPD, afin de déterminer si le premier ministre a contrevenu à la loi lorsque le gouvernement fédéral a choisi l’organisme UNIS pour gérer le programme de bénévolat étudiant.

    Le Bloc demande, comme il le fait depuis plusieurs jours, que M. Trudeau cède sa place comme premier ministre, le temps que le commissaire fasse la lumière sur cette affaire. Le bureau de ce dernier a déclaré sur les réseaux sociaux que le temps moyen d’une enquête est d’environ sept mois.

    « Je pense que M. Trudeau peut régler ça plus vite que ça en nous donnant l’ensemble de l’information, notamment lors de sa ou ses comparutions dans un ou plusieurs comités. Il n’en tient qu’à lui. S’il n’a rien fait de douteux, […] je l’invite donc à faire la lumière le plus vite possible », a répliqué M. Blanchet.

    Le comité des Finances doit se réunir jeudi après-midi. La liste de témoins n’a pas encore été annoncée.

    Emplois d’été Canada
    Les partis d’opposition se demandent aussi pourquoi le gouvernement Trudeau a créé un programme de 900 millions $ pour aider les étudiants à faire du bénévolat plutôt que d’octroyer l’argent à un programme déjà existant — Emplois d’été Canada.

    « Cela n’a aucun sens. Ils ont mis une tonne d’argent — 912 millions $ — pour un tout nouveau concept alors qu’ils avaient un programme clé en main », a critiqué Dan Albas, porte-parole du Parti conservateur en matière de développement économique.

    Les libéraux ont déjà injecté 60 millions $ dans Emplois d’été Canada afin de créer 10 000 emplois de plus pour les jeunes de 15 à 30 ans. Ce nouveau financement a permis de faire passer le budget total du programme à 323 millions $ et l’objectif d’emplois à 80 000.

    Ni le gouvernement ni UNIS a dit combien de bénévoles allaient être recrutés avec le programme de plus de 900 millions $. Le programme a aussi fait face à son lot de critiques.

    Les participants du programme allaient gagner l’équivalent de 10 $ de l’heure — soit moins que le salaire minimum dans toutes les provinces. Les participants pouvaient se voir accorder des bourses allant jusqu’à 5000 $ en faisant du bénévolat pendant un maximum de 500 heures.

    Il y a aussi eu des questions au sujet des postes disponibles au sein du schéma géré par UNIS. Des étudiants étaient requis pour filmer des vidéos, créer des sites web et faire de la « création de contenu » pour satisfaire les critères du programme de bénévolat.

    M. Albas et le porte-parole du NPD en matière d’éthique, Charlie Angus, ont soutenu que tout cela venait en contradiction avec le programme d’emplois d’été. Le gouvernement avait demandé aux députés à travers le pays d’identifier des emplois dans leurs circonscriptions respectives. Plusieurs organisations n’ont pas reçu de financement.

    « Nous avions des organisations légitimes prêtes à engager des étudiants pour faire du travail légitime, et tout cela a été écarté, s’est indigné M. Angus. Il s’agissait de postes bien plus crédibles que de créer des vidéos qui expliquent comment faire des exercices. »

    Les libéraux ont indiqué qu’ils prévoient aller de l’avant avec le programme de bénévolat, malgré la décision d’UNIS et du gouvernement de mettre fin à l’entente le 3 juillet dernier. Le ministère fédéral de l’Emploi et du Développement social a depuis repris la gestion du programme.

    Les conservateurs, néodémocrates et verts disent tous que le gouvernement devrait apprendre de ses erreurs et mettre l’argent dans le programme d’Emplois d’été Canada, qui est déjà géré par le gouvernement et qui fonctionne bien.

    La chef parlementaire du Parti vert, Elizabeth May, dit que les organisations qui ont déjà sollicité des postes par le biais du programme de bénévolat étudiant
    devraient être en mesure de transférer leurs demandes au programme d’emplois d’été.

    #Justin_Trudeau #trudeau #fils_de #favoritisme #détournement #népotisme #famille #bénévolat (payé ? ? ? ) #conflit_d'intérêt #corruption #collusion #détournement_de_fonds_publics #précarité #travail #associations #baisse_des_salaires

  • Eva_Joly balance tout sur la Françafrique La Rédaction - 23 Juillet 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/eva-joly-balance-tout-sur-la-francafrique

    Nous ne résistons pas à l’envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les « crimes » de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier ; elle parle notamment du massacre des #Bamilékés par son pays.
     
    Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain #Slimane_Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ». Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire #Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire.

    Je sortais de plusieurs années en détachement au Ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue.

    J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du #pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger.

    Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de #corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’#Elysée.

    Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié.

    Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’#Omar_Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le Gouvernement d’autre part.

    J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes.

    Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.

    La France aide à appauvrir le Gabon.
    Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement.

    Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de #Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un Président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune Chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

    En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l’Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

    Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De #Roland_Dumas, le Président gabonais dit qu’il est un « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi #Nicolas_Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle.

    Lorsqu’au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la #FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.

    La France fait semblant d’aider des pays qui sont riches en matières premières.

    A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du #PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières.

    En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

    Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de #barbouzes.

    Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes.

    Car #Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par #Pierre_Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

    La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf Total pour affirmer sa puissance.

    La compagnie intervient dans le Golfe de #Guinée, au #Nigeria, au #Congo-Brazzaville, en #Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination.

    Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, #Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

    Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

    L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

    Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer, Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.

    Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

    Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.

    La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts a s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?

    L’Occident a fermé les yeux sur les #crimes de la France.
    Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un #empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest.

    L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

    Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le #népotisme, la #guerre, la #violence. Là-bas, c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles.

    D’ailleurs, « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au #Tchad, en Côte_d_Ivoire, au #Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

    J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du #Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du #Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés #suisses.

    La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes. A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de #Jacques_Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

    La France au cœur de la guerre du Biafra et du massacre des #Bamilékés au Cameroun
    Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des #Tutsi commis par un régime soutenu par #François_Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élections.. Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’#impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

    Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés.
    Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar, les #Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance.

    Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

    La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

    Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « JFOM » (Jeune français originaire du Maghreb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…

    La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

    Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par #Areva pour l’#uranium du #Niger ou ceux des mines d’or de #Sadiola au #Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer.

    Notre prospérité est nourrie de #richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.

    Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.
     
    Extrait de : La force qui nous manque. Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages. https://www.jmtvplus.com/eva-joly-balance-toutmeme-sur-le-cameroun-40110

    #françafrique #afrique #france  #colonialisme #tchad #armée_française #centrafrique  #francafrique #armée #guerre #Livre #Eva_Joly #Femme

  • #nepotisme #copinage
    Philippe Besson — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Besson

    #Consul_général à Los Angeles[modifier | modifier le code]
    Le 30 août 2018, il est nommé consul général de France à Los Angeles19 remplaçant Christophe Lemoine, diplomate et ex-chef de cabinet de Laurent Fabius, en poste depuis 2015. Lors du conseil des ministres du 3 août, le ministre des Affaires étrangères a en effet présenté un décret modifiant les règles concernant la nomination des diplomates qui ne relève plus du Quai d’Orsay mais du gouvernement, qui est libre de nommer des non-fonctionnaires20. Selon les déclarations de l’Élysée au Monde, il s’agit là d’une « politique d’élargissement des viviers de nomination, comme partout dans la fonction publique ». Néanmoins, ce nouveau mode de nomination est critiqué en interne, pouvant entraîner « une forme de népotisme sur des postes honorifiques »21. Emmanuel Macron se défend d’aucun « copinage » et justifie son choix conforme à une « tradition » française d’écrivains diplomates22. Le Porte parole LREM Benjamin Griveaux a affirmé que cette "nomination de Philippe Besson s’inscrivait dans une tradition française de l’Exécutif d’avoir déjà procédé à des nominations d’écrivains à des postes d’Ambassadeurs" mais #Romain_GARY (qui occupa ce même poste de Consul à Los Angeles) était déjà diplomate de métier avant d’être romancier. En 2008, David MARTINON, l’ancien porte-parole de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy, avait été nommé lui aussi consul de Los Angeles. Une décision qui, déjà, avait fait grincer des dents alors que Martinon était pourtant issu de la fonction publique avec pour administration d’origine de cet énarque, le Quai d’Orsay. Jean-Christophe RUFIN nommé Ambassadeur au Sénégal en 2007 connaissait déjà depuis longtemps l’Afrique pour avoir été médecin sans frontières en Erythrée et en Ethiopie, il a fait un IEP et fut conseiller pour les droits de l’homme avant de devenir Administrateur pour la Croix rouge, donc un parcours qui s’inscrit dans le souci de servir l’intérêt général et qui n’a rien à voir avec celui de Philippe Besson, lequel est pourtant un auteur de talent qui a un vrai style littéraire, nul ne le conteste, mais dont on cherche, vainement, dans son parcours un rapport même ténu avec la diplomatie, la politique, l’administration ou la Californie ? Fait du prince : Philippe Besson a-t-il été choisi pour ses compétences ou récompensé pour ses louanges ?

  • La Bosnie face à un ennemi invisible

    94 000 tonnes d’explosifs et de mines terrestres sont toujours enfouies dans le sol de la Bosnie-Herzégovine, ce qui place ce petit pays des Balkans en tête des États européens dans ce domaine. Un programme lancé en 2009 prévoyait de supprimer la majeure partie des mines d’ici 2019. Mais cet objectif est encore loin d’être atteint ; la détection piétine à cause de la corruption.

    94 000 tonnes d’explosifs et de mines terrestres sont toujours enfouies dans le sol de la Bosnie-Herzégovine, ce qui place ce petit pays des Balkans en tête des États européens dans ce domaine. Un programme lancé en 2009 prévoyait de supprimer la majeure partie des mines d’ici 2019. Mais cet objectif est encore loin d’être atteint ; la détection piétine à cause de la corruption. L’équipe d’"ARTE Regards" accompagne Davor Kolenda dans sa lutte pour une Bosnie sans mines. Considérant les autorités étatiques responsables du retard en matière de déminage, il s’élève contre le #népotisme qui freine ce processus.

    https://www.arte.tv/fr/videos/072489-010-A/arte-regards
    #mines_anti-personnel #champs_de_mine #démineurs #déminage #Pro_Vita #corruption #BHMAC #Davor_Kolenda #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #clientélisme

    Quelques notes :

    Matériel explosif utilisé pour les attentats terroristes en Europe a été volé en Bosnie et réutilisé pour les attentats.

    En 2017, l’UE a débloqué 2,5 millions d’EUR pour le déminage de la Bosnie et 60 millions pour celui de la Croatie.

    Malheureusement le documentaire n’est plus disponible sur le site d’ARTE.

  • Where’s the evidence? A little science about bias and gender equality

    In some recent presentations on gender equality and diversity, I’ve referred to several published studies. This posting lists some of those with links either to the articles themselves and to blog postings that I’ve written about those pieces before.

    http://curt-rice.com/2017/09/23/wheres-the-evidence-a-little-science-about-bias-and-gender-equality
    #égalité #femmes #université #science #bibliographie #sexisme #népotisme #stéréotypes #quota #peer-review #citations

    • Et une #base_de_données
      Initiatives pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche

      Cette cartographie permet d’accéder en quelques clics aux différentes initiatives des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

      Elle fournit des informations à la fois sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, sur les formations mises en place ainsi que sur les actions de sensibilisation menées au sein de la communauté universitaire. Grâce à son caractère interactif, les établissements peuvent actualiser la carte au fil de leurs actions.

      Ces informations sont destinées à tous et toutes les acteurs et actrices de l’enseignement supérieur et de la recherche (directions d’établissement, chargé-e-s de mission égalité…) qui souhaiteraient s’inspirer des initiatives prises ailleurs, mais aussi à toute personne désireuse de s’informer sur l’état de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche.

      https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pages/lutte_contre_les_violences_sexistes_et_sexuelles
      #cartographie #visualisation #violences_sexuelles #visualisation #résistance #enseignement

  • #Enseignement #supérieur, cette si profonde #crise | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/09/20/enseignement-superieur-cette-si-profonde-crise

    Récemment, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, nous a offerts un moment de #mépris de #classe et de #morgue crasse rares au micro de France Inter. Répondant à une question sur l’#apprentissage, il a expliqué que la question ne s’était pas posée pour ses enfants parce qu’ils étaient brillants – exprimant ainsi en creux que ceux qui suivaient cette voie ne l’étaient pas. Pourtant, il faut aller au-delà de la caricature représentée par ce cher patron pour saisir la complexité de cette question de l’apprentissage. Dans cet élan d’arrogance, Monsieur Frérot sous-entendait que c’était les classes populaires qui avaient besoin de l’apprentissage et que les enfants des parfumés n’avaient pas à se salir les mains là-dedans. Sociologiquement en effet les enfants issus de milieux populaires sont largement majoritaires dans les filières d’apprentissage ante bac.

    Néanmoins, et c’est là que la question devient intéressante, l’on constate un renversement dès lors que l’on se retrouve dans l’enseignement supérieur. Quasi apanage des classes populaires avant le bac, l’apprentissage devient en effet largement diffusé au sein des classes plus aisées de la société une fois le bac obtenu. L’idée de cet apprentissage est évidemment d’aider ceux qui ne sont pas armés à entrer sur le marché de l’emploi n’ayant ni connaissances ni réseau (ce mot pudique derrière lequel se cache bien souvent du piston). Et pourtant l’on constate que c’est précisément ceux qui ont le moins besoin de l’apprentissage qui en profitent une fois le bac passé dans une forme de course au #népotisme et au piston assez abjecte. Il est donc urgent de cesser ce creusement des #inégalités.

    • APB ou l’arbre si commode
      [...]De la même manière, en se fondant sur une meilleure prise en charge de l’orientation, le gouvernement nous explique que la tension présente dans bien des filières disparaitra comme par magie.
      En réalité, croire qu’une simple refonte du site et, soyons fous, un changement de nom de la plateforme permettra de résoudre la crise profonde traversée par l’enseignement supérieur dans notre pays relève d’une ingénuité plus grande encore que de croire au père Noël. Nous expliquer que la crise actuelle rencontrée après les affectations n’est qu’un problème conjoncturel est une fable grossière tant la crise est profonde et structurelle.

      #apb #université #bac_pro #apprentissage

  • #Angola : le cadeau en milliards du président Dos Santos à sa fille
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260817/angola-le-cadeau-en-milliards-du-president-dos-santos-sa-fille

    Isabel dos Santos, fille ainée du président angolais, est la femme la plus riche d’Afrique, avec une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars. © Reuters Mediapart et le réseau EIC révèlent comment #Isabel_dos_Santos, la fille du président angolais, a obtenu sans appel d’offres, via une société offshore à Hong Kong, près de 40% d’un contrat de 4,5 milliards de dollars pour la construction d’un #Barrage, approuvé par un décret signé par son père en 2015.

    #International #Afrique #Caculo_Cabaça #José_Eduardo_dos_Santos #népotisme

  • Le cadeau en milliards du président de l’Angola à sa fille
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260817/le-cadeau-en-milliards-du-president-de-langola-sa-fille

    Isabel dos Santos, fille ainée du président angolais, est la femme la plus riche d’Afrique, avec une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars. © Reuters Mediapart et le réseau EIC révèlent comment #Isabel_dos_Santos, la fille du président angolais, a obtenu sans appel d’offres, via une société offshore à Hong Kong, près de 40% d’un contrat de 4,5 milliards de dollars pour la construction d’un #Barrage, approuvé par un décret signé par son père en 2015.

    #International #Afrique #Angola #Caculo_Cabaça #José_Eduardo_dos_Santos #népotisme

  • A Rundinara, Bunifaziu. Villas Ferracci : pas de démolition !
    http://www.ulevante.fr/a-rundinara-bunifaziu-villas-ferracci-pas-de-demolition

    La décision de la Cour des appels correctionnels de Bastia est tombée le 5 juillet. Les juges n’ont pas ordonné la remise en état des lieux. Pas de démolition donc des deux villas de 670 m2 de Pierre Ferracci, villas construites sans permis, dans l’espace remarquable inconstructible de la baie de Rundinara, en plein maquis, sur la commune de Bunifaziu.

    Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d’Aiacciu avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par M. Pierre Ferracci, coupable d’avoir, entre 2010 et 2013, construit deux villas non autorisées par un permis de construire et l’avait condamné à un million d’euros d’amende, mais pas à la démolition des bâtiments.

    Cette décision est très importante. Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, sans respecter l’arrêté interruptif de travaux qui lui a été signifié et n’est condamnée qu’à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s’ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l’instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d’avoir à payer une amende.

    Selon U Levante et ABCDE, la remise en état des lieux était un impératif pour la protection de l’environnement et le respect des lois qui le protègent.

    #Environnement #Communs #Nepotisme #Scandale

  • La Sociale - Leur #morale et la nôtre
    http://la-sociale.viabloga.com/news/leur-morale-et-la-notre

    Le « penelope-gate » est un révélateur intéressant. Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le #népotisme légal. Tous se sentent la #conscience en paix. Mais tous ont perdu tout sens de cette « morale publique » que Montesquieu nommait « vertu ». Les leçons de morale sont à destination du petit peuple et ne visent qu’à lui faire accepter sa misérable condition, les « grands », eux, sont dispensés de toute morale. Si le « surmoi » est selon Freud un patrimoine de la civilisation, le surmoi des grands est minimaliste. Mais il faut aller jusqu’au bout de cette affaire qui dépasse de loin la personne de François Fillon et de son éventuel avenir #politique au moment où à droite on ne se prive pas d’envisager l’hypothèse d’un « plan B » pour remplacer au débotté un Fillon devenu incapable de poursuivre sa campagne. La destruction de la morale publique a une source, très bien identifiée par Hannah Arendt, l’invasion du domaine public par les intérêts privés . Dès lors que les politiciens s’identifient aux chefs d’entreprises, ils trouvent normal de se conduire comme eux. Embaucher sa femme comme « collaboratrice », lui faire payer une automobile de fonction (genre BMW ou Mercédès) sur les frais de l’entreprise, etc.. Cela s’appelle « abus de biens sociaux », mais c’est une pratique extrêmement courante. Qu’un mandat électif soit un devoir, une charge qu’on doit assumer avec une certaine décence, et non un bon « job », voilà une idée qui disparaît de notre vie publique. Il y a toujours dans toutes les républiques des politiciens plus ou moins honnêtes, plus ou moins corrompus. Les Cincinnatus et les Caton étaient rares même aux meilleurs moments de la République romaine. Mais notre république a institutionnalisé depuis longtemps ces pratiques et on instillé dans l’opinion publique l’idée que tout cela n’est pas grave, qu’ils « sont tous pareils ». Le pire n’est donc pas la #corruption ou les prébendes d’Untel ou Untel, le pire est dans la corruption du peuple qui ne dispose ni des moyens, ni de la volonté de s’opposer aux « grands » qui peuvent continuer sans vergogne leurs petites affaires. Il semble que la restauration de la vertu républicaine n’intéresse personne et la plupart des candidats – sans doute parce qu’ils ne veulent pas être traités de « populistes » n’en parlent pas ou n’y font que quelques allusions gênées. Le citoyen goguenard en conclut qu’ils se tiennent tous par la barbichette ! Et du coup se trouve lui aussi légitimé dans tous ses petits arrangements avec la morale publique. On attend, en vain, le candidat qui proposera de restaurer cette morale publique, de tailler dans le vif dans ces #privilèges des « grands », ceux des ministres qui se sont agrandir aux frais de Marianne leurs appartements de fonction, utilisent les Falcon officiels pour leurs déplacements privés, prêtent à leur fils, pour ses petites soirées les résidences de la République, sans parler de ses anciens premiers ministres et présidents qui prêchent l’austérité aux pauvres et gardent voitures de fonction, bureaux et protection rapprochée, et émoluments confortables en sus d’une retraite déjà très confortable. Ils peuvent mener la vie privée qui leur convient, avoir des maîtresses ou des amants, mais bas les pattes, pas touche au pot de confiture ! L’#indécence ordinaire de la caste dirigeante a atteint un point où cela devient une question politique de premier plan. Vous ne pouvez pas dire « dehors les voleurs de droite et de gauche » : tout le monde va vous tomber sur le dos et vous accuser de « faire le jeu du FN ». Mais ça brûle les lèvres. Car s’il est bien quelque chose qui fait le plus grand tort à la République, c’est bien cette intempérance généralisée des « grands » qui nourrit la haine du peuple.

    • Ce qui les unit tous, c’est qu’ils veulent sauver la « gauche ». Voilà comment la croyance dans le pouvoir des mots aveugle les meilleurs. La gauche de quoi ? Macron est de gauche, n’en déplaise aux amis de Filoche ou de Mélenchon. Il est un bourgeois de gauche, libéral et « progressiste » sur le plan sociétal. Bien plus à gauche que Fillon, libéral sur le plan économique, mais plus réactionnaire sur le plan sociétal.

      Et bien ça c’est la meilleure ! Macron c’est le candidat des jeunes loups du Medef et du PS de Valls (la deuxième droite) et rien d’autre. D’ailleurs quand on se déclare ni de droite ni de gauche c’est parce que l’on n’est pas de gauche, n’en déplaise à Denis Collin, même s’il a fait partie de la gauche de gourvenement d’Hollande.

      Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le népotisme légal. Tous se sentent la conscience en paix.

      Ils restent tout de même les #voyous de la république.

  • Je suis journaliste parlementaire depuis 25 ans : Penelope Fillon est indéfendable - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1644344-je-suis-journaliste-parlementaire-depuis-25-ans-penelope-f

    Cela fait 25 ans qu’avec mes confrères et consœurs, nous sommes les témoins de pratiques népotiques de la part de députés et de sénateurs – heureusement très minoritaires – peu sourcilleux de la morale publique, qui emploient abusivement des membres proches de leur famille (épouses, filles, fils, gendres, sans oublier les maîtresses) comme assistant(e)s parlementaires . Et cela fait 25 ans que nous entendons le même plaidoyer arrogant, et parfois sans complexes : « C’est légal ».

    #népotisme

  • Forget the FBI cache; the Podesta emails show how America is run - Thomas Frank
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/oct/31/the-podesta-emails-show-who-runs-america-and-how-they-do-it

    Then there is the apparent nepotism, the dozens if not hundreds of mundane emails in which petitioners for this or that plum Washington job or high-profile academic appointment politely appeal to Podesta – the ward-heeler of the meritocratic elite – for a solicitous word whispered in the ear of a powerful crony.

    This genre of Podesta email, in which people try to arrange jobs for themselves or their kids, points us toward the most fundamental thing we know about the people at the top of this class: their loyalty to one another and the way it overrides everything else. Of course Hillary Clinton staffed her state department with investment bankers and then did speaking engagements for investment banks as soon as she was done at the state department. Of course she appears to think that any kind of bank reform should “come from the industry itself”. And of course no elite bankers were ever prosecuted by the Obama administration. Read these emails and you understand, with a start, that the people at the top tier of American life all know each other. They are all engaged in promoting one another’s careers, constantly.

  • L’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014 - Sans langue de bois
    http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/l-assemblee-a-remunere-52-epouses-28-fils-et-32-filles-


    Le député UMP Bruno Le Maire avec son épouse Pauline, artiste-peintre, rémunérée comme assistante jusqu’à l’été 2013.

    Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés, complétée de nos propres informations. En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche.

  • En 2014, l’Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés
    Je vais retitrer utile :
    L’Assemblée nationale se mobilise contre le chômage (ça a plus de gueule, non, hein ?)
    http://www.politique.net/2014090302-epouses-fils-filles-de-deputes.htm
    #népotisme #chômage #solution

    On a failli passer à côté de l’info : cet été, Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés. « En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche », explique le site d’info. 115 députés (sur 577) ont salarié un membre de leur famille, en CDD ou CDI, sur un temps plein ou partiel. Huit élus sont même allés jusqu’à rémunérer deux de leurs proches".

    • Ce n’est pas scandaleux, si le travail y est.
      Dans ce genre de travail il vaut mieux avoir des gens en qui on a confiance.
      Et des gens de la famille peuvent faire partie de ceux-là.
      On ne critique pas les dentistes qui emploient leurs enfants, les avocats, ni aucune autre profession, pourquoi celle-là ?
      Quant à la réflexion machiste sur les maîtresses, franchement...

    • En ce moment, je côtoie des milieux d’affaires où les dirigeants préparent leurs vieux jours. J’ai un certain nombre d’exemples de pré-retraité(e)s qui casent leurs gamin(e)s sans vergogne à leurs copains/copines :
      – « mon fils est un super expert-comptable, laisse le t’accompagner, tu vas voir, ça va être génial... »
      – « Ma fille est une super avocate, laisse la t’accompagner dans tes dernières années d’exercice, tu vas voir, elle va te reprendre tes clients sans soucis... »

      Ce n’est dans ces cas là qu’une des formes de la reproduction sociale des élites. Et quand vous arrivez au milieu d’un banc de pré-retraités avec des enfants à caser, vous n’avez pas beaucoup de chance d’y faire votre place... quand vous présentez votre propre devis pour faire la prestation.

      A mon sens, les élus devraient en effet avoir à rendre des comptes sur les raisons qui les ont poussé à embaucher un proche... Et pour éviter tout débat oiseux, l’interdiction pure et simple devrait être la règle.

    • Il ne semble pas que l’assemblée nationale soit un lieu d’artisanat ou d’apprentissage d’un quelconque métier. Partant du principe même de la représentation politique (des députés mais pas que) totalement faussée par rapport à la pluralité de la société, la consanguinité de classe sociale est avérée depuis fort longtemps. Pourquoi alors, ne pas accepter que tout ce petit monde fasse entrer les plus proches membres de sa douce famille, travail, patrie, ou bien, dans la même logique, ne pas revenir au pouvoir de droit divin et mettre en place une seule et même famille, ce serait nettement plus simple et on saurait au moins à qui couper la tête. Mais encore, si l’endroit politique est effectivement devenu le lieu de « reproduction »…" des élites" et j’en exclus le mot « sociale » car tout cela n’est après tout qu’une vaste histoire de cul, n’ayons pas peur des mots et renommons l’Assemblée en #Partouzerie_des_dominants. Car @jean_no n’a pas tort de demander à citer les maitresses, sachant qu’à peine 30% des députés sont des femmes et que si, on devait également y parler des amants on y parle déjà de ceux ou celles qui sucent le mieux, car ce monde du pouvoir qui se dit politique est juste totalement à reformer, femmes ou pas, car d’abord basé sur l’ascension phallique et la violence culturelle et familialement névrosée qui va avec.

    • @aude_v, avec 3% des députés qui viennent d’un milieu modeste
      http://seenthis.net/messages/291205
      il faut oublier le manque de diversité sociale dans les rangs de l’Assemblée nationale pour s’intéresser à la psychologie de l’individu arriviste ? pas d’accord.

      Il serait bien temps de reconsidérer que la politique est ad vitam nauseam un métier et qu’on arrête de faire croire à ceux qui ne sont pas dans une famille de l’élite politique qu’ils seraient trop idiots pour participer à la vie de la cité.

    • Pas trop le temps de répondre mais non, le phénomène transclasses que tu évoques est un pur leurre inventé pour qu’on arrête de dire/penser #lutte_des_classes, ce truc communiste ringardisé par le libéralisme transclasses …

    • Ce que j’aime c’est que quand on défend un truc avec des idées, on est tout de suite attaqué personnellement...
      Ce que je vois aussi c’est qu’il est impossible de parler de l’argent politique sans qu’il n’y ait de la méfiance et toujours des accusations, sans qu’aucun argument ne puisse vraiment être discuté.
      De la famille en qui on a confiance pour être proche collaborateur c’est vrai dans toutes les grandes entreprises, et un majorité de petites, mais c’est normal. En politique, non ?
      Pour info je suis au chômage, 15 ans d’expérience de collaboratrice parlementaire, avec des boulots et expériences non seulement variées mais absolument complètes, et si vous me trouvez du boulot je prends.

    • Ah ben moi, je ne vous connait pas, et si je vous ait croisé, je l’ignore, mais peut-être faut il aussi regarder la chose depuis la fonction #politique. Sauf une partie d’entre eux, à héritage ou fortune, les députés dépendent effectivement de revenus dignes de #larbins de luxe, comme des acteurs du théâtre privé à budget et qui joueraient beaucoup. Et ils ont intérêt à ce que le théâtre continue, intéresse un peu de monde (faut s’escrimer pour, parfois, le public est pas toujours réceptif). Et à rempiler, et à saisir les opportunités (vous vous souvenez du rajeunissement socialiste du Sénat, une merveille !).

      Ce ne sont pas des décideurs effectifs, tout juste des petites main du gratin, avec pourliche à la clé en rapport, éventuellement [oh, là, là, gaffe, le correcteur avait écrit pouliche, je me serais fait corriger grave, c’est sûr]. #Bouffons d’une démocratie représentative en sa partie accessoire, l’assemblée nationale, y a pas de raison qu’ils soient mieux payés que ça (qui est déjà pas mal pour le vulgaire, rarement au dessus du revenu médian de 1600€/tête et parfois sans même les 439,39€ du RSA, mais avec la fierté de pas dépendre de l’état, non mais).

      Une bonne analyse de La cinquième république permet bien d’en comprendre les raisons (Le coup d’état permanent, de François Mitterrand, http://www.geocities.ws/jupiau/coudeta.pdf), c’est structurellement que le parlement est un croupion. Et nous ? on est supposés contempler le cul de la bête jusqu’à qu’on croit voir la lune. Alors, on se défend, les pieds sur terre, on regarde plus bas. et puis on courbe la tête, forcément ?

      J’ajoute quelques tags par avance, je préfère faire ça moi même

      #grossier #méchant #pas_démocratique #voyeur #malhonnête #haineux #troll

    • @jean-no Ça dépend de quel argent on parle. De celui qui existe avant ? Qui est gagné pendant ? Celui d’avant pose le problème de la capacité à arriver à ce métier. Celui pendant pose celui de la corruption s’il n’est pas assez important.
      En fait, pour moi, le vrai problème c’est les influences, infiniment plus que l’argent, sur les orientations, les votes, les « idées » que les politiques croient avoir, ce qu’ils croient connaître.

    • @aude_v waoouuuh quelle passion !
      Il suffit d’un post qui pointe ici parce qu’il concerne la non disparité sociale de l’assemblée pour que tu te persuades que je te traine dans la boue. Sérieux, il me faudrait aussi abonder dans ton sens pour mener une discussion ? Et concernant les comptes que l’on peut bloquer, tu devrais essayer, ça permet de prendre des distances au lieu de #partir_en_vrille !

      Je comprends que la situation est délicate aujourd’hui pour ceux et surtout celles qui veulent s’investir professionnellement dans la politique, pertes d’emploi et difficultés de survie, puisque la valorisation humaine passe encore par l’argent ou peut-être aussi ici par le prestige des lieux où s’exercent le pouvoir.
      Mais, pour reprendre avec un peu plus de distance, je me demande seulement où se défend réellement le politique, la vie de la cité, ouvert à tous. Puisqu’il m’intéresse, non de m’affliger sur des sorts individuels, mais d’#élargir_au_politique, je plains celui ou celle qui se retrouve à travailler dans des institutions ou partis figés et s’y débat pour manger sans saisir les dimensions étroites, que je critique, de ce milieu dit d’élite qui s’assèche d’année en année.

      Mon propos n’était pas ailleurs, et je suis bien d’accord que seenthis est un lieu politique et d’échange remarquable, même si ça frotte.

  • Les #élections belges (3) : #impuissance des politiques ou #politique de l’impuissance ?
    http://diffractions.info/2014-05-15-les-elections-belges-3-impuissance-des-politiques-ou-polit

    Les temps sont durs pour nos politiciens. Les électeurs se détournent de plus en plus des partis qu’on qualifie de traditionnels – appellation qui sonne, peut-être, comme un indice de...

    #démocratie #démocratie_radicale #Ecolo #élections_2014 #Europe #népotisme #PS #Union_Européenne