#népotisme

  • Eva_Joly balance tout sur la Françafrique La Rédaction - 23 Juillet 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/eva-joly-balance-tout-sur-la-francafrique

    Nous ne résistons pas à l’envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les « crimes » de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier ; elle parle notamment du massacre des #Bamilékés par son pays.
     
    Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain #Slimane_Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ». Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire #Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire.

    Je sortais de plusieurs années en détachement au Ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue.

    J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du #pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger.

    Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de #corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’#Elysée.

    Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié.

    Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’#Omar_Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le Gouvernement d’autre part.

    J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes.

    Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.

    La France aide à appauvrir le Gabon.
    Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement.

    Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de #Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un Président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune Chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

    En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l’Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

    Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De #Roland_Dumas, le Président gabonais dit qu’il est un « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi #Nicolas_Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l’élection présidentielle.

    Lorsqu’au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la #FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.

    La France fait semblant d’aider des pays qui sont riches en matières premières.

    A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du #PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières.

    En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d’éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

    Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de #barbouzes.

    Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes.

    Car #Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par #Pierre_Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

    La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf Total pour affirmer sa puissance.

    La compagnie intervient dans le Golfe de #Guinée, au #Nigeria, au #Congo-Brazzaville, en #Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola en guerre pendant des dizaines d’années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination.

    Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, #Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

    Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

    L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

    Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer, Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs.

    Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

    Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir.

    La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts a s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ?

    L’Occident a fermé les yeux sur les #crimes de la France.
    Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un #empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest.

    L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

    Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le #népotisme, la #guerre, la #violence. Là-bas, c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles.

    D’ailleurs, « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au #Tchad, en Côte_d_Ivoire, au #Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

    J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du #Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du #Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés #suisses.

    La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes. A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de #Jacques_Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

    La France au cœur de la guerre du Biafra et du massacre des #Bamilékés au Cameroun
    Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des #Tutsi commis par un régime soutenu par #François_Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élections.. Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’#impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

    Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés.
    Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar, les #Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance.

    Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

    La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

    Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « JFOM » (Jeune français originaire du Maghreb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »…

    La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

    Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par #Areva pour l’#uranium du #Niger ou ceux des mines d’or de #Sadiola au #Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer.

    Notre prospérité est nourrie de #richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif.

    Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.
     
    Extrait de : La force qui nous manque. Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages. https://www.jmtvplus.com/eva-joly-balance-toutmeme-sur-le-cameroun-40110

    #françafrique #afrique #france  #colonialisme #tchad #armée_française #centrafrique  #francafrique #armée #guerre #Livre #Eva_Joly #Femme

  • #nepotisme #copinage
    Philippe Besson — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Besson

    #Consul_général à Los Angeles[modifier | modifier le code]
    Le 30 août 2018, il est nommé consul général de France à Los Angeles19 remplaçant Christophe Lemoine, diplomate et ex-chef de cabinet de Laurent Fabius, en poste depuis 2015. Lors du conseil des ministres du 3 août, le ministre des Affaires étrangères a en effet présenté un décret modifiant les règles concernant la nomination des diplomates qui ne relève plus du Quai d’Orsay mais du gouvernement, qui est libre de nommer des non-fonctionnaires20. Selon les déclarations de l’Élysée au Monde, il s’agit là d’une « politique d’élargissement des viviers de nomination, comme partout dans la fonction publique ». Néanmoins, ce nouveau mode de nomination est critiqué en interne, pouvant entraîner « une forme de népotisme sur des postes honorifiques »21. Emmanuel Macron se défend d’aucun « copinage » et justifie son choix conforme à une « tradition » française d’écrivains diplomates22. Le Porte parole LREM Benjamin Griveaux a affirmé que cette "nomination de Philippe Besson s’inscrivait dans une tradition française de l’Exécutif d’avoir déjà procédé à des nominations d’écrivains à des postes d’Ambassadeurs" mais #Romain_GARY (qui occupa ce même poste de Consul à Los Angeles) était déjà diplomate de métier avant d’être romancier. En 2008, David MARTINON, l’ancien porte-parole de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy, avait été nommé lui aussi consul de Los Angeles. Une décision qui, déjà, avait fait grincer des dents alors que Martinon était pourtant issu de la fonction publique avec pour administration d’origine de cet énarque, le Quai d’Orsay. Jean-Christophe RUFIN nommé Ambassadeur au Sénégal en 2007 connaissait déjà depuis longtemps l’Afrique pour avoir été médecin sans frontières en Erythrée et en Ethiopie, il a fait un IEP et fut conseiller pour les droits de l’homme avant de devenir Administrateur pour la Croix rouge, donc un parcours qui s’inscrit dans le souci de servir l’intérêt général et qui n’a rien à voir avec celui de Philippe Besson, lequel est pourtant un auteur de talent qui a un vrai style littéraire, nul ne le conteste, mais dont on cherche, vainement, dans son parcours un rapport même ténu avec la diplomatie, la politique, l’administration ou la Californie ? Fait du prince : Philippe Besson a-t-il été choisi pour ses compétences ou récompensé pour ses louanges ?

  • La Bosnie face à un ennemi invisible

    94 000 tonnes d’explosifs et de mines terrestres sont toujours enfouies dans le sol de la Bosnie-Herzégovine, ce qui place ce petit pays des Balkans en tête des États européens dans ce domaine. Un programme lancé en 2009 prévoyait de supprimer la majeure partie des mines d’ici 2019. Mais cet objectif est encore loin d’être atteint ; la détection piétine à cause de la corruption.

    94 000 tonnes d’explosifs et de mines terrestres sont toujours enfouies dans le sol de la Bosnie-Herzégovine, ce qui place ce petit pays des Balkans en tête des États européens dans ce domaine. Un programme lancé en 2009 prévoyait de supprimer la majeure partie des mines d’ici 2019. Mais cet objectif est encore loin d’être atteint ; la détection piétine à cause de la corruption. L’équipe d’"ARTE Regards" accompagne Davor Kolenda dans sa lutte pour une Bosnie sans mines. Considérant les autorités étatiques responsables du retard en matière de déminage, il s’élève contre le #népotisme qui freine ce processus.

    https://www.arte.tv/fr/videos/072489-010-A/arte-regards
    #mines_anti-personnel #champs_de_mine #démineurs #déminage #Pro_Vita #corruption #BHMAC #Davor_Kolenda #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #clientélisme

    Quelques notes :

    Matériel explosif utilisé pour les attentats terroristes en Europe a été volé en Bosnie et réutilisé pour les attentats.

    En 2017, l’UE a débloqué 2,5 millions d’EUR pour le déminage de la Bosnie et 60 millions pour celui de la Croatie.

    Malheureusement le documentaire n’est plus disponible sur le site d’ARTE.

  • Where’s the evidence? A little science about bias and gender equality

    In some recent presentations on gender equality and diversity, I’ve referred to several published studies. This posting lists some of those with links either to the articles themselves and to blog postings that I’ve written about those pieces before.

    http://curt-rice.com/2017/09/23/wheres-the-evidence-a-little-science-about-bias-and-gender-equality
    #égalité #femmes #université #science #bibliographie #sexisme #népotisme #stéréotypes #quota #peer-review #citations

    • Et une #base_de_données
      Initiatives pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche

      Cette cartographie permet d’accéder en quelques clics aux différentes initiatives des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

      Elle fournit des informations à la fois sur l’état des dispositifs de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, sur les formations mises en place ainsi que sur les actions de sensibilisation menées au sein de la communauté universitaire. Grâce à son caractère interactif, les établissements peuvent actualiser la carte au fil de leurs actions.

      Ces informations sont destinées à tous et toutes les acteurs et actrices de l’enseignement supérieur et de la recherche (directions d’établissement, chargé-e-s de mission égalité…) qui souhaiteraient s’inspirer des initiatives prises ailleurs, mais aussi à toute personne désireuse de s’informer sur l’état de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche.

      https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pages/lutte_contre_les_violences_sexistes_et_sexuelles
      #cartographie #visualisation #violences_sexuelles #visualisation #résistance #enseignement

  • #Enseignement #supérieur, cette si profonde #crise | La plume d’un enfant du siècle
    https://marwen-belkaid.com/2017/09/20/enseignement-superieur-cette-si-profonde-crise

    Récemment, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, nous a offerts un moment de #mépris de #classe et de #morgue crasse rares au micro de France Inter. Répondant à une question sur l’#apprentissage, il a expliqué que la question ne s’était pas posée pour ses enfants parce qu’ils étaient brillants – exprimant ainsi en creux que ceux qui suivaient cette voie ne l’étaient pas. Pourtant, il faut aller au-delà de la caricature représentée par ce cher patron pour saisir la complexité de cette question de l’apprentissage. Dans cet élan d’arrogance, Monsieur Frérot sous-entendait que c’était les classes populaires qui avaient besoin de l’apprentissage et que les enfants des parfumés n’avaient pas à se salir les mains là-dedans. Sociologiquement en effet les enfants issus de milieux populaires sont largement majoritaires dans les filières d’apprentissage ante bac.

    Néanmoins, et c’est là que la question devient intéressante, l’on constate un renversement dès lors que l’on se retrouve dans l’enseignement supérieur. Quasi apanage des classes populaires avant le bac, l’apprentissage devient en effet largement diffusé au sein des classes plus aisées de la société une fois le bac obtenu. L’idée de cet apprentissage est évidemment d’aider ceux qui ne sont pas armés à entrer sur le marché de l’emploi n’ayant ni connaissances ni réseau (ce mot pudique derrière lequel se cache bien souvent du piston). Et pourtant l’on constate que c’est précisément ceux qui ont le moins besoin de l’apprentissage qui en profitent une fois le bac passé dans une forme de course au #népotisme et au piston assez abjecte. Il est donc urgent de cesser ce creusement des #inégalités.

    • APB ou l’arbre si commode
      [...]De la même manière, en se fondant sur une meilleure prise en charge de l’orientation, le gouvernement nous explique que la tension présente dans bien des filières disparaitra comme par magie.
      En réalité, croire qu’une simple refonte du site et, soyons fous, un changement de nom de la plateforme permettra de résoudre la crise profonde traversée par l’enseignement supérieur dans notre pays relève d’une ingénuité plus grande encore que de croire au père Noël. Nous expliquer que la crise actuelle rencontrée après les affectations n’est qu’un problème conjoncturel est une fable grossière tant la crise est profonde et structurelle.

      #apb #université #bac_pro #apprentissage

  • #Angola : le cadeau en milliards du président Dos Santos à sa fille
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260817/angola-le-cadeau-en-milliards-du-president-dos-santos-sa-fille

    Isabel dos Santos, fille ainée du président angolais, est la femme la plus riche d’Afrique, avec une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars. © Reuters Mediapart et le réseau EIC révèlent comment #Isabel_dos_Santos, la fille du président angolais, a obtenu sans appel d’offres, via une société offshore à Hong Kong, près de 40% d’un contrat de 4,5 milliards de dollars pour la construction d’un #Barrage, approuvé par un décret signé par son père en 2015.

    #International #Afrique #Caculo_Cabaça #José_Eduardo_dos_Santos #népotisme

  • Le cadeau en milliards du président de l’Angola à sa fille
    https://www.mediapart.fr/journal/international/260817/le-cadeau-en-milliards-du-president-de-langola-sa-fille

    Isabel dos Santos, fille ainée du président angolais, est la femme la plus riche d’Afrique, avec une fortune estimée à 3,5 milliards de dollars. © Reuters Mediapart et le réseau EIC révèlent comment #Isabel_dos_Santos, la fille du président angolais, a obtenu sans appel d’offres, via une société offshore à Hong Kong, près de 40% d’un contrat de 4,5 milliards de dollars pour la construction d’un #Barrage, approuvé par un décret signé par son père en 2015.

    #International #Afrique #Angola #Caculo_Cabaça #José_Eduardo_dos_Santos #népotisme

  • A Rundinara, Bunifaziu. Villas Ferracci : pas de démolition !
    http://www.ulevante.fr/a-rundinara-bunifaziu-villas-ferracci-pas-de-demolition

    La décision de la Cour des appels correctionnels de Bastia est tombée le 5 juillet. Les juges n’ont pas ordonné la remise en état des lieux. Pas de démolition donc des deux villas de 670 m2 de Pierre Ferracci, villas construites sans permis, dans l’espace remarquable inconstructible de la baie de Rundinara, en plein maquis, sur la commune de Bunifaziu.

    Le 8 février 2016, en première instance, la chambre correctionnelle du TGI d’Aiacciu avait déclaré la SCI Tour de Sponsaglia, représentée par M. Pierre Ferracci, coupable d’avoir, entre 2010 et 2013, construit deux villas non autorisées par un permis de construire et l’avait condamné à un million d’euros d’amende, mais pas à la démolition des bâtiments.

    Cette décision est très importante. Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, sans respecter l’arrêté interruptif de travaux qui lui a été signifié et n’est condamnée qu’à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s’ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l’instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d’avoir à payer une amende.

    Selon U Levante et ABCDE, la remise en état des lieux était un impératif pour la protection de l’environnement et le respect des lois qui le protègent.

    #Environnement #Communs #Nepotisme #Scandale

  • La Sociale - Leur #morale et la nôtre
    http://la-sociale.viabloga.com/news/leur-morale-et-la-notre

    Le « penelope-gate » est un révélateur intéressant. Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le #népotisme légal. Tous se sentent la #conscience en paix. Mais tous ont perdu tout sens de cette « morale publique » que Montesquieu nommait « vertu ». Les leçons de morale sont à destination du petit peuple et ne visent qu’à lui faire accepter sa misérable condition, les « grands », eux, sont dispensés de toute morale. Si le « surmoi » est selon Freud un patrimoine de la civilisation, le surmoi des grands est minimaliste. Mais il faut aller jusqu’au bout de cette affaire qui dépasse de loin la personne de François Fillon et de son éventuel avenir #politique au moment où à droite on ne se prive pas d’envisager l’hypothèse d’un « plan B » pour remplacer au débotté un Fillon devenu incapable de poursuivre sa campagne. La destruction de la morale publique a une source, très bien identifiée par Hannah Arendt, l’invasion du domaine public par les intérêts privés . Dès lors que les politiciens s’identifient aux chefs d’entreprises, ils trouvent normal de se conduire comme eux. Embaucher sa femme comme « collaboratrice », lui faire payer une automobile de fonction (genre BMW ou Mercédès) sur les frais de l’entreprise, etc.. Cela s’appelle « abus de biens sociaux », mais c’est une pratique extrêmement courante. Qu’un mandat électif soit un devoir, une charge qu’on doit assumer avec une certaine décence, et non un bon « job », voilà une idée qui disparaît de notre vie publique. Il y a toujours dans toutes les républiques des politiciens plus ou moins honnêtes, plus ou moins corrompus. Les Cincinnatus et les Caton étaient rares même aux meilleurs moments de la République romaine. Mais notre république a institutionnalisé depuis longtemps ces pratiques et on instillé dans l’opinion publique l’idée que tout cela n’est pas grave, qu’ils « sont tous pareils ». Le pire n’est donc pas la #corruption ou les prébendes d’Untel ou Untel, le pire est dans la corruption du peuple qui ne dispose ni des moyens, ni de la volonté de s’opposer aux « grands » qui peuvent continuer sans vergogne leurs petites affaires. Il semble que la restauration de la vertu républicaine n’intéresse personne et la plupart des candidats – sans doute parce qu’ils ne veulent pas être traités de « populistes » n’en parlent pas ou n’y font que quelques allusions gênées. Le citoyen goguenard en conclut qu’ils se tiennent tous par la barbichette ! Et du coup se trouve lui aussi légitimé dans tous ses petits arrangements avec la morale publique. On attend, en vain, le candidat qui proposera de restaurer cette morale publique, de tailler dans le vif dans ces #privilèges des « grands », ceux des ministres qui se sont agrandir aux frais de Marianne leurs appartements de fonction, utilisent les Falcon officiels pour leurs déplacements privés, prêtent à leur fils, pour ses petites soirées les résidences de la République, sans parler de ses anciens premiers ministres et présidents qui prêchent l’austérité aux pauvres et gardent voitures de fonction, bureaux et protection rapprochée, et émoluments confortables en sus d’une retraite déjà très confortable. Ils peuvent mener la vie privée qui leur convient, avoir des maîtresses ou des amants, mais bas les pattes, pas touche au pot de confiture ! L’#indécence ordinaire de la caste dirigeante a atteint un point où cela devient une question politique de premier plan. Vous ne pouvez pas dire « dehors les voleurs de droite et de gauche » : tout le monde va vous tomber sur le dos et vous accuser de « faire le jeu du FN ». Mais ça brûle les lèvres. Car s’il est bien quelque chose qui fait le plus grand tort à la République, c’est bien cette intempérance généralisée des « grands » qui nourrit la haine du peuple.

    • Ce qui les unit tous, c’est qu’ils veulent sauver la « gauche ». Voilà comment la croyance dans le pouvoir des mots aveugle les meilleurs. La gauche de quoi ? Macron est de gauche, n’en déplaise aux amis de Filoche ou de Mélenchon. Il est un bourgeois de gauche, libéral et « progressiste » sur le plan sociétal. Bien plus à gauche que Fillon, libéral sur le plan économique, mais plus réactionnaire sur le plan sociétal.

      Et bien ça c’est la meilleure ! Macron c’est le candidat des jeunes loups du Medef et du PS de Valls (la deuxième droite) et rien d’autre. D’ailleurs quand on se déclare ni de droite ni de gauche c’est parce que l’on n’est pas de gauche, n’en déplaise à Denis Collin, même s’il a fait partie de la gauche de gourvenement d’Hollande.

      Fillon n’est pas plus un voyou que Bartolone ou Mme le Pen et tous les députés et sénateurs qui pratiquent le népotisme légal. Tous se sentent la conscience en paix.

      Ils restent tout de même les #voyous de la république.

  • Je suis journaliste parlementaire depuis 25 ans : Penelope Fillon est indéfendable - le Plus
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1644344-je-suis-journaliste-parlementaire-depuis-25-ans-penelope-f

    Cela fait 25 ans qu’avec mes confrères et consœurs, nous sommes les témoins de pratiques népotiques de la part de députés et de sénateurs – heureusement très minoritaires – peu sourcilleux de la morale publique, qui emploient abusivement des membres proches de leur famille (épouses, filles, fils, gendres, sans oublier les maîtresses) comme assistant(e)s parlementaires . Et cela fait 25 ans que nous entendons le même plaidoyer arrogant, et parfois sans complexes : « C’est légal ».

    #népotisme

  • Forget the FBI cache; the Podesta emails show how America is run - Thomas Frank
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2016/oct/31/the-podesta-emails-show-who-runs-america-and-how-they-do-it

    Then there is the apparent nepotism, the dozens if not hundreds of mundane emails in which petitioners for this or that plum Washington job or high-profile academic appointment politely appeal to Podesta – the ward-heeler of the meritocratic elite – for a solicitous word whispered in the ear of a powerful crony.

    This genre of Podesta email, in which people try to arrange jobs for themselves or their kids, points us toward the most fundamental thing we know about the people at the top of this class: their loyalty to one another and the way it overrides everything else. Of course Hillary Clinton staffed her state department with investment bankers and then did speaking engagements for investment banks as soon as she was done at the state department. Of course she appears to think that any kind of bank reform should “come from the industry itself”. And of course no elite bankers were ever prosecuted by the Obama administration. Read these emails and you understand, with a start, that the people at the top tier of American life all know each other. They are all engaged in promoting one another’s careers, constantly.

  • L’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014 - Sans langue de bois
    http://sans-langue-de-bois.eklablog.fr/l-assemblee-a-remunere-52-epouses-28-fils-et-32-filles-


    Le député UMP Bruno Le Maire avec son épouse Pauline, artiste-peintre, rémunérée comme assistante jusqu’à l’été 2013.

    Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés, complétée de nos propres informations. En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche.

  • « Revivez en direct le meeting de Marine Le Pen à Paris »
    http://www.leparisien.fr/elections-regionales/regionales-suivez-en-direct-le-meeting-de-marine-le-pen-10-12-2015-535883

    20h51. L’assistance entonne la Marseillaise. Marine Le Pen conclut : « Vive le Front National, vive la France... et bon anniversaire Marion ! » Sa nièce fête ce jeudi ses 26 ans.

    Il y a ce truc complètement dingue avec le #FN, étonnamment peu discuté : le #népotisme.

  • En 2014, l’Assemblée nationale a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés
    Je vais retitrer utile :
    L’Assemblée nationale se mobilise contre le chômage (ça a plus de gueule, non, hein ?)
    http://www.politique.net/2014090302-epouses-fils-filles-de-deputes.htm
    #népotisme #chômage #solution

    On a failli passer à côté de l’info : cet été, Mediapart a épluché la liste, désormais publique, des collaborateurs de députés. « En 2014, au moins 20 % des députés ont rémunéré un membre de leur famille proche », explique le site d’info. 115 députés (sur 577) ont salarié un membre de leur famille, en CDD ou CDI, sur un temps plein ou partiel. Huit élus sont même allés jusqu’à rémunérer deux de leurs proches".

    • Ce n’est pas scandaleux, si le travail y est.
      Dans ce genre de travail il vaut mieux avoir des gens en qui on a confiance.
      Et des gens de la famille peuvent faire partie de ceux-là.
      On ne critique pas les dentistes qui emploient leurs enfants, les avocats, ni aucune autre profession, pourquoi celle-là ?
      Quant à la réflexion machiste sur les maîtresses, franchement...

    • En ce moment, je côtoie des milieux d’affaires où les dirigeants préparent leurs vieux jours. J’ai un certain nombre d’exemples de pré-retraité(e)s qui casent leurs gamin(e)s sans vergogne à leurs copains/copines :
      – « mon fils est un super expert-comptable, laisse le t’accompagner, tu vas voir, ça va être génial... »
      – « Ma fille est une super avocate, laisse la t’accompagner dans tes dernières années d’exercice, tu vas voir, elle va te reprendre tes clients sans soucis... »

      Ce n’est dans ces cas là qu’une des formes de la reproduction sociale des élites. Et quand vous arrivez au milieu d’un banc de pré-retraités avec des enfants à caser, vous n’avez pas beaucoup de chance d’y faire votre place... quand vous présentez votre propre devis pour faire la prestation.

      A mon sens, les élus devraient en effet avoir à rendre des comptes sur les raisons qui les ont poussé à embaucher un proche... Et pour éviter tout débat oiseux, l’interdiction pure et simple devrait être la règle.

    • Il ne semble pas que l’assemblée nationale soit un lieu d’artisanat ou d’apprentissage d’un quelconque métier. Partant du principe même de la représentation politique (des députés mais pas que) totalement faussée par rapport à la pluralité de la société, la consanguinité de classe sociale est avérée depuis fort longtemps. Pourquoi alors, ne pas accepter que tout ce petit monde fasse entrer les plus proches membres de sa douce famille, travail, patrie, ou bien, dans la même logique, ne pas revenir au pouvoir de droit divin et mettre en place une seule et même famille, ce serait nettement plus simple et on saurait au moins à qui couper la tête. Mais encore, si l’endroit politique est effectivement devenu le lieu de « reproduction »…" des élites" et j’en exclus le mot « sociale » car tout cela n’est après tout qu’une vaste histoire de cul, n’ayons pas peur des mots et renommons l’Assemblée en #Partouzerie_des_dominants. Car @jean_no n’a pas tort de demander à citer les maitresses, sachant qu’à peine 30% des députés sont des femmes et que si, on devait également y parler des amants on y parle déjà de ceux ou celles qui sucent le mieux, car ce monde du pouvoir qui se dit politique est juste totalement à reformer, femmes ou pas, car d’abord basé sur l’ascension phallique et la violence culturelle et familialement névrosée qui va avec.

    • @aude_v, avec 3% des députés qui viennent d’un milieu modeste
      http://seenthis.net/messages/291205
      il faut oublier le manque de diversité sociale dans les rangs de l’Assemblée nationale pour s’intéresser à la psychologie de l’individu arriviste ? pas d’accord.

      Il serait bien temps de reconsidérer que la politique est ad vitam nauseam un métier et qu’on arrête de faire croire à ceux qui ne sont pas dans une famille de l’élite politique qu’ils seraient trop idiots pour participer à la vie de la cité.

    • Pas trop le temps de répondre mais non, le phénomène transclasses que tu évoques est un pur leurre inventé pour qu’on arrête de dire/penser #lutte_des_classes, ce truc communiste ringardisé par le libéralisme transclasses …

    • Ce que j’aime c’est que quand on défend un truc avec des idées, on est tout de suite attaqué personnellement...
      Ce que je vois aussi c’est qu’il est impossible de parler de l’argent politique sans qu’il n’y ait de la méfiance et toujours des accusations, sans qu’aucun argument ne puisse vraiment être discuté.
      De la famille en qui on a confiance pour être proche collaborateur c’est vrai dans toutes les grandes entreprises, et un majorité de petites, mais c’est normal. En politique, non ?
      Pour info je suis au chômage, 15 ans d’expérience de collaboratrice parlementaire, avec des boulots et expériences non seulement variées mais absolument complètes, et si vous me trouvez du boulot je prends.

    • Ah ben moi, je ne vous connait pas, et si je vous ait croisé, je l’ignore, mais peut-être faut il aussi regarder la chose depuis la fonction #politique. Sauf une partie d’entre eux, à héritage ou fortune, les députés dépendent effectivement de revenus dignes de #larbins de luxe, comme des acteurs du théâtre privé à budget et qui joueraient beaucoup. Et ils ont intérêt à ce que le théâtre continue, intéresse un peu de monde (faut s’escrimer pour, parfois, le public est pas toujours réceptif). Et à rempiler, et à saisir les opportunités (vous vous souvenez du rajeunissement socialiste du Sénat, une merveille !).

      Ce ne sont pas des décideurs effectifs, tout juste des petites main du gratin, avec pourliche à la clé en rapport, éventuellement [oh, là, là, gaffe, le correcteur avait écrit pouliche, je me serais fait corriger grave, c’est sûr]. #Bouffons d’une démocratie représentative en sa partie accessoire, l’assemblée nationale, y a pas de raison qu’ils soient mieux payés que ça (qui est déjà pas mal pour le vulgaire, rarement au dessus du revenu médian de 1600€/tête et parfois sans même les 439,39€ du RSA, mais avec la fierté de pas dépendre de l’état, non mais).

      Une bonne analyse de La cinquième république permet bien d’en comprendre les raisons (Le coup d’état permanent, de François Mitterrand, http://www.geocities.ws/jupiau/coudeta.pdf), c’est structurellement que le parlement est un croupion. Et nous ? on est supposés contempler le cul de la bête jusqu’à qu’on croit voir la lune. Alors, on se défend, les pieds sur terre, on regarde plus bas. et puis on courbe la tête, forcément ?

      J’ajoute quelques tags par avance, je préfère faire ça moi même

      #grossier #méchant #pas_démocratique #voyeur #malhonnête #haineux #troll

    • @jean-no Ça dépend de quel argent on parle. De celui qui existe avant ? Qui est gagné pendant ? Celui d’avant pose le problème de la capacité à arriver à ce métier. Celui pendant pose celui de la corruption s’il n’est pas assez important.
      En fait, pour moi, le vrai problème c’est les influences, infiniment plus que l’argent, sur les orientations, les votes, les « idées » que les politiques croient avoir, ce qu’ils croient connaître.

    • @aude_v waoouuuh quelle passion !
      Il suffit d’un post qui pointe ici parce qu’il concerne la non disparité sociale de l’assemblée pour que tu te persuades que je te traine dans la boue. Sérieux, il me faudrait aussi abonder dans ton sens pour mener une discussion ? Et concernant les comptes que l’on peut bloquer, tu devrais essayer, ça permet de prendre des distances au lieu de #partir_en_vrille !

      Je comprends que la situation est délicate aujourd’hui pour ceux et surtout celles qui veulent s’investir professionnellement dans la politique, pertes d’emploi et difficultés de survie, puisque la valorisation humaine passe encore par l’argent ou peut-être aussi ici par le prestige des lieux où s’exercent le pouvoir.
      Mais, pour reprendre avec un peu plus de distance, je me demande seulement où se défend réellement le politique, la vie de la cité, ouvert à tous. Puisqu’il m’intéresse, non de m’affliger sur des sorts individuels, mais d’#élargir_au_politique, je plains celui ou celle qui se retrouve à travailler dans des institutions ou partis figés et s’y débat pour manger sans saisir les dimensions étroites, que je critique, de ce milieu dit d’élite qui s’assèche d’année en année.

      Mon propos n’était pas ailleurs, et je suis bien d’accord que seenthis est un lieu politique et d’échange remarquable, même si ça frotte.

  • Les #élections belges (3) : #impuissance des politiques ou #politique de l’impuissance ?
    http://diffractions.info/2014-05-15-les-elections-belges-3-impuissance-des-politiques-ou-polit

    Les temps sont durs pour nos politiciens. Les électeurs se détournent de plus en plus des partis qu’on qualifie de traditionnels – appellation qui sonne, peut-être, comme un indice de...

    #démocratie #démocratie_radicale #Ecolo #élections_2014 #Europe #népotisme #PS #Union_Européenne