• Personne n’en parle, mais les #nanotechnologies envahissent le monde
    https://reporterre.net/Personne-n-en-parle-mais-les-nanotechnologies-envahissent-le-monde

    Au nom de la compétitivité et de l’innovation, les industriels, soutenus par les Etats, fabriquent et commercialisent chaque année de nouveaux #nanomatériaux, en toute opacité. Depuis les années 70, ils élaborent ces #particules d’un milliardième de mètre aux multiples propriétés : Certaines rendent les textiles auto-nettoyants, d’autres les cadres de vélo plus résistants, ou encore aseptisent, polissent, ravivent les couleurs, conservent, etc. Tout communicant y trouverait son bonheur.

    Or, à l’exception de quelques rares matelas ou textiles (« Bultex Nano »), les nanos n’ont pas encore envahi les écrans publicitaires et les #risques_sanitaires et environnementaux ne sont jamais évoqués. De nombreux scientifiques alertent pourtant depuis des années sur la #toxicité de ces produits chimiques si minuscules qu’ils pénètrent organes et cellules. « Certaines de ces #nanoparticules sont aussi, voire plus, dangereuses que les fibres d’#amiante », prévient le Professeur Dominique Lison depuis les années 2000.

    Malgré de multiples mises en garde, aucune réglementation européenne, ni contrôle n’encadre cette production à l’échelle européenne. En France, seul un inventaire « R-Nano » doit recenser les matériaux bruts produits, distribués ou importés sur le territoire. Mais faute de contrôle et de rigueur dans les textes, de nombreux produits ne sont pas déclarés. En première ligne : les travailleurs qui manipulent ces nanomatériaux parfois sans le savoir.

  • Les nanotechnologies se diffusent sans principe de précaution
    https://reporterre.net/Les-nanotechnologies-se-diffusent-sans-principe-de-precaution

    #Cosmétiques, #emballages, produits #alimentaires, #médicaments, #textiles, #jouets…, les #nanoparticules ont aujourd’hui envahi notre quotidien. En France, plus de 400.000 tonnes ont ainsi été utilisées en 2013. Tous les domaines sont désormais concernés, car ces toutes petites particules possèdent des propriétés physico-chimiques spécifiques particulièrement intéressantes que n’ont pas les particules plus grosses : elles permettent de créer des vitres « autonettoyantes », du béton « antisalissure », des revêtements bactéricides, des matériaux ultrarésistants ou ultralégers.

    #nanotechnologies

    Et pourtant, on devrait peut-être... Euh, comment dire ?

    Les #nanomatériaux, c’est l’amiante d’aujourd’hui
    https://reporterre.net/Les-nanomateriaux-c-est-l-amiante-d-aujourd-hui

    Il y a dix ans, l’Afsset, devenue en 2010 l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), recommandait déjà d’intensifier les recherches et d’établir une réglementation internationale, européenne et française avant la mise sur le marché de ces nanomatériaux : « En s’appuyant sur les données de #toxicologie expérimentale relatives chez l’animal (...), il existe des raisons de penser que les nanoparticules manufacturées peuvent avoir des effets nocifs sur la santé. » Certaines études scientifiques sont effrayantes.

    Si au moins c’était pour des avancées révolutionnaires mais celui-ci il semble que son atout soit de faire paraître le blanc plus blanc...

    Dioxyde de titane - Une bombe à retardement ? - Actualité - UFC Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/actualite-dioxyde-de-titane-une-bombe-a-retardement-n6877

    « Avec le #dioxyde_de_titane, on se retrouve dans la même situation qu’avec l’amiante il y a 40 ans », affirme le professeur Jürg Tschopp, prix Louis-Jeantet de médecine 2008, qui a piloté une étude franco-suisse sur les effets toxiques de ce nanomatériau. Le potentiel inflammatoire du dioxyde de titane était déjà connu, mais ses mécanismes d’action n’avaient pas été clairement élucidés jusqu’ici. C’est aujourd’hui chose faite grâce aux travaux effectués conjointement par les chercheurs du département de biochimie de l’université de Lausanne (UNIL) et de l’université d’Orléans. Les tests in vivo et in vitro sur des souris, et in vitro sur des cellules humaines, montrent que le dioxyde de titane, sous forme nanométrique (particules de dimensions un million de fois plus petites qu’un cheveu), a une activité pro-inflammatoire sur les poumons et le péritoine. D’où un possible effet cancérigène. Tout comme l’amiante et la silice, deux irritants environnementaux bien connus.

    Un constat d’autant plus alarmant que le dioxyde de titane entre dans la composition de nombreux produits de la vie quotidienne. Utilisé principalement comme pigment et comme opacifiant, il se retrouve aussi bien dans les crèmes solaires, les dentifrices ou les confiseries que dans les peintures et les médicaments.

  • Nanomatériaux : enfin un indicateur de l’écotoxicité
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/nanomateriaux-enfin-un-indicateur-de-l-ecotoxicite,70719?xt

    Des chercheurs toulousains ont mis en évidence un indicateur permettant de mieux mesurer la toxicité environnementale des nanomatériaux : la concentration surfacique. Selon leurs résultats, publiés dans la revue Nano Letters, cette mesure permettrait de définir un seuil au-delà duquel surviendraient des effets biologiques.

    http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.nanolett.6b00348
    #nanomateriaux #écotoxicité

  • Loi Santé : les 21 mesures qui concernent l’environnement
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/loi-sante-mesures-environnement-exposome-amiante-qualite-air-254

    Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi de modernisation du système de santé, mardi 6 octobre. Le texte introduit la notion d’exposome et comporte notamment des dispositions sur l’amiante et la qualité de l’air.

    http://www.actu-environnement.com/media/infographies/25415

    Pour les #perturbateurs_endocriniens et les #nanomatériaux la loi préconise... la remise d’un rapport ! (Un tiroir s’ouvre...)

    #exposome #santé

  • Les nanomatériaux : ennemis invisibles et omniprésents
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/15/les-nanomateriaux-ces-ennemis-invisibles-mais-omnipresents_4418874_3244.html

    RETARDS DE CROISSANCE ET MALFORMATIONS

    L’Anses s’est appuyée sur les travaux d’un comité d’experts permanent, qui a passé en revue les publications scientifiques internationales. Celles-ci reposent sur des tests menés in vitro et in vivo sur des animaux (rats et souris), et ne sont donc pas directement extrapolables à l’homme, pour lequel les études épidémiologiques font encore défaut.

    Le tableau clinique n’en fait pas moins froid dans le dos. Parmi les effets de certains nanomatériaux sur les organismes vivants figurent « des retards de croissance, des malformations ou anomalies dans le développement ou la reproduction chez des espèces modèles », ainsi que « des effets génotoxiques et de cancérogénèse », ou encore « des effets sur le système nerveux central, des phénomènes d’immunosuppression, des réactions d’hypersensibilité et d’allergie ».

    L’une des familles les plus répandues de nanomatériaux, les nanotubes de carbone (présents par exemple dans les articles de sport, les équipements automobiles ou les écrans souples), est particulièrement montrée du doigt.

    Certains d’entre eux « peuvent provoquer in vitro des effets génotoxiques, des aberrations chromosomiques, des atteintes cellulaires ou encore un processus inflammatoire ».

    #nanotechnologies #nanomatériaux #Menaces_sur_la_santé_publique

  • La toxicité des nanomatériaux confirmée par une étude américaine
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/07/la-toxicite-des-nanomateriaux-confirmee-par-une-etude-americaine_3172367_324

    ...

    Même si les connaissances scientifiques restent lacunaires, un certain nombre de faits concernant la toxicité des nanomatériaux manufacturés sont établis. Des études avaient déjà suggéré que les nanotubes de carbone multiparois, mille fois plus fins qu’un cheveu et présents dans de très nombreux produits, pouvaient provoquer des mutations de l’ADN ou favoriser la transformation cancéreuse des cellules ayant subi de telles mutations.

    Le 11 mars, le National Institute for Occupational Safety and Health (Niosh), l’autorité de santé au travail des Etats-Unis, a publié sur son blog de nouvelles données « démontrant pour la première fois sur un modèle expérimental que ces nanotubes sont un promoteur du cancer ».

    Une autre substance nanoparticulaire, le dioxyde de titane, que l’on trouve notamment dans des crèmes solaires, a été classée en 2006, par le Centre international de recherche sur le cancer, dans la catégorie « cancérogène possible pour l’homme », sur la base de données expérimentales chez le rat.

    Mais l’évaluation de la toxicité est rendue difficile par l’insuffisance des méthodes de caractérisation des nanoproduits, par l’évolution qui peut se produire au cours de leur cycle de vie, ainsi que par la grande disparité des résultats obtenus par les laboratoires d’analyse. Une hétérogénéité souvent invoquée pour contester leur toxicité et retarder la mise en oeuvre de mesures de précaution.

    VASTE ÉTUDE SUR DES SOURIS ET DES RATS 

    C’est sur ce dernier point que le Niosh a voulu avancer, en mettant sur pied une vaste étude sur des souris et des rats, impliquant les chercheurs de treize universités américaines. Dans un premier temps, l’autorité de santé leur a demandé d’analyser trois formes nanométriques de dioxyde de titane et trois formes de nanotubes de carbone.

    « Les responsables de l’étude se sont aperçus qu’il existait d’énormes différences entre les laboratoires, décrit Dominique Lison, professeur de toxicologie à l’Université catholique de Louvain (Belgique). Ils ont alors identifié les sources de variabilité et mis au point un protocole d’analyse harmonisé qu’ont utilisé, dans un second temps, les laboratoires universitaires. »

    Cette fois, les chercheurs ont abouti à des résultats similaires et cohérents sur le type de réaction provoqué dans les voies respiratoires des rongeurs. Ils ont décelé les mêmes phénomènes inflammatoires (une augmentation des globules blancs « neutrophiles »), avec la même ampleur.

    « Cette étude démontre que, si on le veut, on peut avancer dans l’évaluation de la nanotoxicité », commente Dominique Lison. Les auteurs soulignent également, comme l’a fait en France l’Anses, le déséquilibre de la recherche, entre les travaux sur le développement et les applications des nanomatériaux et ceux sur leurs effets potentiels.

    Compte tenu du risque respiratoire, le Niosh a recommandé, le 24 avril, de limiter les concentrations des nanotubes et nanofibres de carbone à 1 µg/m3 d’air. C’est la plus petite valeur mesurable de manière fiable.