• « Défaire les confusions servant l’ordre dominant » Jacques Rancière, Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/031219/jacques-ranciere-defaire-les-confusions-servant-l-ordre-dominant

    Quelles sont les racines de la crise démocratique actuelle ? Comment comprendre la simultanéité des révoltes contemporaines ? Quinze ans après la publication de son ouvrage analysant les contours de la « haine de la démocratie », éléments de réponse avec le philosophe Jacques Rancière.

    Alors que des révoltes s’emparent de plusieurs pays sur tous les continents ; que la France s’apprête à un mouvement social contestant, au-delà de la réforme des retraites, l’accentuation des réformes d’inspiration néolibérale ; et que la politique traditionnelle ne semble guère offrir qu’une fausse alternative entre des « progressismes » et des « autoritarismes » dont le dénominateur commun est leur subordination aux intérêts financiers, le philosophe Jacques Rancière revient pour Mediapart sur ces basculements politiques et intellectuels pour tenter de « défaire les confusions traditionnelles qui servent l’ordre dominant et la paresse de ses prétendus critiques ».

    Quinze ans après la publication de La Haine de la démocratie (La Fabrique), quel tour a pris la mutation idéologique que vous décriviez alors ?

    Jacques Rancière : Les thèmes du discours intellectuel « républicain » que j’avais analysés alors se sont diffusés largement et, en particulier, ils ont alimenté l’aggiornamento de l’extrême droite qui a bien vu l’intérêt qu’il y avait à recycler les arguments racistes traditionnels en défense des idéaux républicains et laïques. Ils ont également servi de justification à un certain nombre de mesures de restriction des libertés comme celles qui proscrivent tel habillement et demandent à chacun d’entre nous de s’offrir à visage nu au regard du pouvoir.
    On peut dire à la fois que ces thèmes ont étendu leur empire et qu’ils ont plus clairement laissé voir leur obédience par rapport aux puissances dominantes. La haine intellectuelle de la #démocratie s’est de plus en plus montrée comme le simple accompagnement idéologique du développement vertigineux des #inégalités en tout genre et de l’accroissement du pouvoir policier sur les individus.

    Le terme de populisme, dans son emploi péjoratif, constitue-t-il le nouveau visage principal de cette haine de la démocratie qui prétend défendre le gouvernement démocratique à condition qu’il entrave la civilisation démocratique ?

    Populisme n’est pas le nom d’une forme politique. C’est le nom d’une interprétation. L’usage de ce mot sert à faire croire que les formes de renforcement et de personnalisation du pouvoir étatique qu’on constate un peu partout dans le monde sont l’expression d’un désir venant du peuple, entendu comme ensemble des classes défavorisées. C’est toujours la même grosse ficelle qui consiste à dire que, si nos États sont de plus en plus autoritaires et nos sociétés de plus en plus inégalitaires, c’est en raison de la pression exercée par les plus #pauvres qui sont bien sûr les plus ignorants et qui, en bons primitifs, veulent des chefs, de l’autorité, de l’exclusion, etc. On fait comme si Trump, Salvini, Bolsonaro, Kaczyński, Orbán et leurs semblables étaient l’émanation d’un petit peuple souffrant et révolté contre les élites. Or ils sont l’expression directe de l’#oligarchie_économique, de la classe politicienne, des forces sociales conservatrices et des institutions autoritaires (armée, #police, Églises).

    Que cette oligarchie s’appuie par ailleurs sur toutes les formes de supériorité que notre société laisse à ceux qu’elle infériorise (des travailleurs sur les #chômeurs, des Blancs sur les basanés, des hommes sur les #femmes, des habitants des provinces profondes sur les esprits légers des métropoles, des gens « normaux » sur les pas normaux, etc.), c’est certain. Mais ce n’est pas une raison pour mettre les choses la tête en bas : les pouvoirs autoritaires, corrompus et criminels qui dominent aujourd’hui le monde, le font d’abord avec l’appui des #nantis et des #notables, pas avec celui des déshérités.

    Que vous inspirent l’inquiétude affichée par beaucoup vis-à-vis de la fragilité des institutions démocratiques existantes et les nombreux ouvrages annonçant la fin ou la mort des démocraties ?

    Je ne lis pas trop la littérature catastrophiste et j’aime assez l’opinion de Spinoza pour qui les prophètes étaient d’autant mieux placés pour prévoir les catastrophes qu’ils en étaient eux-mêmes responsables. Ceux qui nous alertent sur la « fragilité des institutions démocratiques » participent délibérément à la confusion qui affaiblit l’idée démocratique. Nos institutions ne sont pas démocratiques. Elles sont représentatives, donc oligarchiques. La théorie politique classique est claire là-dessus même si nos gouvernants et leurs idéologies se sont employés à tout embrouiller. Les institutions représentatives sont par définition instables. Elles peuvent laisser un certain espace à l’action des forces démocratiques – comme cela a été le cas des régimes parlementaires au temps du #capitalisme_industriel – ou tendre vers un système monarchique. Il est clair que c’est la dernière tendance qui domine aujourd’hui.

    C’est notamment le cas en France où la Cinquième République a été conçue pour mettre les institutions au service d’un individu et où la vie parlementaire est entièrement intégrée à un appareil d’État lui-même entièrement soumis au pouvoir du capitalisme national et international quitte, bien sûr, à susciter le développement des forces électorales qui prétendent être les « vraies » représentantes du « vrai » peuple.

    Parler des menaces pesant sur « nos démocraties » a alors un sens bien déterminé : il s’agit de faire porter à l’idée démocratique la responsabilité de l’instabilité du système représentatif, de dire que si ce système est menacé, c’est parce qu’il est trop démocratique, trop soumis aux instincts incontrôlés de la masse ignorante. Toute cette littérature travaille finalement pour la comédie réglée des seconds tours de présidentielle où la gauche « lucide » se serre autour du candidat de l’oligarchie financière, seul rempart de la démocratie « raisonnable » contre le candidat de la « démocratie illibérale ».

    Les critiques sur les désirs illimités des individus de la société de masse moderne se sont accentuées. Pourquoi ? Comment expliquez-vous qu’on retrouve ces critiques sur tous les bords de l’échiquier politique ? S’agit-il de la même chose chez Marion Maréchal-Le Pen ou chez Jean-Claude Michéa ?

    Il y a un noyau dur invariant qui alimente des versions plus ou moins de droite ou de gauche. Ce noyau dur a d’abord été forgé par les politiciens conservateurs et les idéologues #réactionnaires du XIXe siècle, qui ont lancé l’alerte contre les dangers d’une société où les capacités de consommer et les appétits consommateurs des pauvres se développaient dangereusement et allaient se déverser en torrent dévastateur pour l’ordre social. C’est la grosse astuce du discours réactionnaire : alerter contre les effets d’un phénomène, pour imposer l’idée que ce phénomène existe : que les pauvres, en somme, sont trop riches .

    Ce noyau dur a été récemment ré-élaboré « à gauche » par l’idéologie dite républicaine, forgée par des intellectuels rancuniers à l’égard de cette classe ouvrière en qui ils avaient mis toutes leurs espérances et qui était en train de se dissoudre. Le grand coup de génie a été d’ interpréter la destruction des formes collectives de travail commandée par le capital financier comme l’expression d’un « individualisme démocratique de masse » issu du cœur même de nos sociétés et porté par ceux-là mêmes dont les formes de travail et de vie étaient détruites.
    À partir de là toutes les formes de vie commandées par la domination capitaliste étaient ré-interprétables comme des effets d’un seul et même mal – l’individualisme – auquel on pouvait, selon son humeur, donner deux synonymes : on pouvait l’appeler « démocratie » et partir en guerre contre les ravages de l’égalitarisme ; on pouvait l’appeler « libéralisme » et dénoncer la main du « capital ». Mais on pouvait aussi rendre les deux équivalents et identifier le capitalisme au déchaînement des appétits consommateurs des petites gens.

    C’est l’avantage d’avoir donné le nom de « libéralisme » au capitalisme absolutisé – et, par ailleurs, parfaitement autoritaire – qui nous gouverne : on identifie les effets d’un système de domination avec ceux des formes de vie des individus . On pourra donc, à son gré, s’allier aux forces religieuses les plus réactionnaires pour attribuer l’état de nos sociétés à la liberté des mœurs incarnée par la PMA et le mariage homosexuel ou se réclamer d’un idéal révolutionnaire pur et dur pour faire porter à l’individualisme petit-bourgeois la responsabilité de la destruction des formes d’action collectives et des idéaux ouvriers.

    Que faire face à une situation où la dénonciation d’une façade démocratique dont les lois et les institutions ne sont souvent que les apparences sous lesquelles s’exerce le pouvoir des classes dominantes, et où le désenchantement vis-à-vis de démocraties représentatives ayant rompu avec toute idée d’égalité donne de l’espace à des personnages de type Bolsonaro ou Trump qui accroissent encore les inégalités, les hiérarchies et les autoritarismes ?

    Ce qu’il faut d’abord, c’est défaire les confusions traditionnelles qui servent également l’ordre dominant et la paresse de ses prétendus critiques. Il faut, en particulier, en finir avec cette doxa héritée de Marx qui, sous couleur de dénoncer les apparences de la démocratie « bourgeoise », valide en fait l’identification de la démocratie avec le système représentatif. Il n’y a pas une façade démocratique sous le masque de laquelle s’exercerait la réalité du pouvoir des classes dominantes_[je vois pas comment on peut faire de ce voile-là -attesté, jusqu’à Lordon aujourd’hui- l’entièreté ni même l’essentiel de l’analyse de l’État chez Marx, d’autant plus si on prend au sérieux les fruits les moins blets de cette critique, L’État et la révolution de Lénine ne propose rien d’autre que la destruction de l’État et les operaïstes italiens caractérisent après Marx l’État comme #capitaliste_collectif. La phrase qui suit n’est dans la période qu’une irréfutables évidence qui invite à prendre en compte les contradictions des dominants et de tous les #militants_de_l'économie, ndc]_. Il y a des institutions représentatives qui sont des instruments directs de ce pouvoir.

    Le cas de la Commission de Bruxelles et de sa place dans la « Constitution » européenne aurait dû suffire à éclairer les choses. On a là la définition d’une institution représentative supranationale où la notion de représentation est totalement dissociée de toute idée de suffrage populaire. Le traité ne dit même pas par qui ces représentants doivent être choisis. On sait, bien sûr, que ce sont les États qui les désignent mais aussi qu’ils sont en majorité des anciens ou de futurs représentants des banques d’affaires qui dominent le monde. Et un simple coup d’œil sur le périmètre des sièges de sociétés dont les immeubles entourent les institutions de Bruxelles rend tout à fait inutile la science de ceux qui veulent nous montrer la domination économique dissimulée derrière les institutions représentatives.
    Encore une fois, Trump pourrait difficilement passer pour un représentant des paumés de l’Amérique profonde et Bolsonaro a été immédiatement adoubé par les représentants des milieux financiers. La première tâche est de sortir de la confusion entre démocratie et représentation et de toutes les notions confuses qui en sont dérivées – du genre « démocratie représentative », « populisme », « démocratie illibérale », etc. Les #institutions démocratiques ne sont pas à préserver contre le péril « populiste ». Elles sont à créer ou à recréer. Et il est clair que, dans la situation actuelle, elles ne peuvent l’être que comme des #contre-institutions, autonomes par rapport aux institutions gouvernementales.

    La haine de la démocratie est-elle comparable quand elle prend la forme de la nostalgie dictatoriale d’un Bolsonaro ou l’apparence bon enfant d’un Jean-Claude Junker expliquant qu’il ne peut « y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ? Autrement dit, doit-on et peut-on hiérarchiser et distinguer les menaces qui pèsent sur la démocratie, ou bien la différence entre les extrêmes droites autoritaires et les technocrates capitalistes prêts à réprimer violemment leurs peuples n’est-elle que de degré et pas de nature ?

    Il y a toutes les nuances que l’on veut entre ses diverses formes. Elle peut prendre appui sur les forces nostalgiques des dictatures d’hier, de Mussolini ou de Franco à Pinochet ou Geisel. Elle peut même, comme dans certains pays de l’Est, cumuler les traditions des dictatures « communistes » avec celles des hiérarchies ecclésiastiques. Elle peut s’identifier plus simplement aux incontournables nécessités de la rigueur économique, incarnées par les technocrates bruxellois. Mais il y a toujours un noyau commun.
    Juncker n’est pas Pinochet. Mais on s’est rappelé récemment que les puissances « néolibérales » qui gouvernent au Chili le font dans le cadre d’une constitution héritée de Pinochet. La pression exercée par la Commission européenne sur le gouvernement grec n’est pas la même chose que la dictature des colonels. Mais il s’est avéré que le gouvernement « populiste de gauche », spécialement élu en Grèce pour résister à cette pression, a été incapable de le faire.

    En Grèce comme au Chili, comme un peu partout dans le monde, il s’est avéré que la résistance aux oligarchies ne vient plus que de forces #autonomes par rapport au système représentatif et aux partis dits de gauche qui y sont intégrés. Ceux-ci raisonnent de fait dans le cadre de la logique du choix du moindre mal. Ils y subissent débâcle sur débâcle. On serait tenté de s’en réjouir si cette débâcle continue n’avait pas l’effet d’augmenter le pouvoir de l’oligarchie et de rendre plus difficile l’action de ceux qui cherchent vraiment à s’y opposer.

    Comment regardez-vous les embrasements planétaires de cet automne ? Peut-on repérer des causes et des motifs communs dans les différentes révoltes qui se produisent sur plusieurs continents ? Par rapport aux mouvements « des places », qui réclamaient une démocratie réelle, ces révoltes partent davantage de motivations socioéconomiques. Est-ce que cela raconte quelque chose de neuf sur l’état de la planète ?

    La revendication démocratique des manifestants de Hong Kong dément une telle évolution. De toutes façons, il faut sortir de l’opposition traditionnelle entre les motivations socioéconomiques (jugées solides mais mesquines) et les aspirations à la démocratie réelle (jugées plus nobles mais évanescentes) . Il y a un seul et même système de domination qui s’exerce par le pouvoir financier et par le pouvoir étatique. Et les mouvements des places ont précisément tiré leur puissance de l’indistinction entre revendications limitées et affirmation démocratique illimitée . Il est rare qu’un mouvement démarre par une revendication de démocratie. Ils démarrent souvent par une réclamation contre un aspect ou un effet particulier d’un système global de domination (un trucage électoral, le suicide d’une victime de harcèlement policier, une loi sur le travail, une augmentation du prix des transports ou des carburants mais aussi un projet de suppression d’un jardin public).

    Quand la protestation collective se développe dans la rue et dans les lieux occupés, elle devient non pas simplement une revendication de démocratie adressée au pouvoir contesté mais une #affirmation de démocratie effectivement mise en œuvre (democracia real ya). Ce que cela raconte, c’est essentiellement deux choses : premièrement, la politique prend de plus en plus le visage d’un #conflit_de_mondes – un monde régi par la loi inégalitaire contre un monde construit par l’action égalitaire – où la distinction même entre #économie et politique tend à s’évanouir ; deuxièmement, les partis et organisations jadis intéressés à la démocratie et à l’#égalité ont perdu toute initiative et toute capacité d’action sur ce terrain qui n’est plus occupé que par des forces collectives nés de l’événement lui-même. On peut toujours répéter que ça manque d’organisation. Mais qu’est-ce qu’elles font, les fameuses organisations ?

    Une certaine forme de routinisation de l’émeute à l’échelle mondiale dessine-t-elle un contre-mouvement important ?

    Je n’aime pas trop le mot de routinisation. Descendre dans la rue à Téhéran, Hong Kong ou Djakarta ces temps-ci, ça n’a vraiment rien de routinier. On peut seulement dire que les formes de la protestation tendent à se ressembler contre des systèmes gouvernementaux différents mais convergents dans leurs efforts pour assurer les profits des privilégiés au détriment de secteurs de la population toujours davantage paupérisés, méprisés ou réprimés. On peut aussi constater qu’elles ont obtenu, notamment au Chili ou à Hong Kong, des succès dont on ne sait pas le lendemain mais qui montrent qu’on a là tout autre chose que de simples réactions rituelles de désespoir face à un ordre des choses inamovible.

    Il y a quinze ans, la perspective de la catastrophe écologique était moins prégnante. Cette nouvelle question écologique transforme-t-elle la question démocratique au sens où certains expliquent que la sauvegarde de la planète ne pourra pas se faire dans un cadre délibératif ?

    Il y a déjà un certain temps que nos gouvernements fonctionnent avec l’alibi de la crise imminente qui interdit de confier les affaires du monde à ses habitants ordinaires et commande de les laisser au soin des spécialistes de la gestion des crises : c’est-à-dire en fait aux puissances financières et étatiques qui en sont responsables ou complices. Il est clair que la perspective de la catastrophe écologique vient à l’appui de leurs arguments. Mais il est clair aussi que la prétention de nos États à être les seuls capables d’affronter des questions globales est démentie par leur incapacité à prendre, individuellement et collectivement, des décisions à la mesure de cet enjeu. La revendication globaliste sert donc essentiellement à nous dire soit que c’est là une question politique trop compliquée pour nous, soit que c’est une question qui rend l’action politique traditionnelle caduque. Ainsi entendue, la question climatique sert la tendance à absorber la politique dans la #police .

    En face, il y a l’action de celles et ceux qui affirment que, puisque la question concerne chacun[e] d’entre nous, il est aussi au pouvoir de chacun[e] de s’en occuper. C’est ce qu’ont fait les mouvements du type Notre-Dame-des-Landes qui s’emparent d’un cas bien précis pour identifier la poursuite d’un objectif concret déterminé avec l’affirmation d’un pouvoir de n’importe qui. L’annulation d’un projet d’aéroport ne règle évidemment pas la question du réchauffement à l’échelle planétaire. Mais elle montre en tout cas l’impossibilité de séparer les questions écologiques de la question démocratique entendue comme exercice d’un pouvoir égalitaire effectif.

    Dans son dernier livre, Frédéric Lordon se démarque de ce qu’il nomme une « antipolitique » dans laquelle il range notamment une « politique restreinte à des intermittences » que serait en particulier le « repartage du sensible ». Que vous suggère cette critique adressée à certaines de vos manières de définir ce qu’est le politique ?

    Je ne tiens pas à m’engager dans des polémiques personnelles. Je me limiterai donc à souligner quelques points qui ne sont peut-être pas clairs pour tout le monde dans ce que j’ai écrit. Je n’ai pas dit que la politique n’existait que par intermittences. J’ai dit qu’elle n’était pas une donnée constitutive et permanente de la vie des sociétés, parce que la #politique, ce n’est pas seulement le pouvoir, mais l’idée et la pratique d’un pouvoir de n’importe qui . Ce pouvoir spécifique n’existe qu’en supplément et en opposition aux formes normales d’exercice du pouvoir. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe de politique que dans l’extraordinaire de moments de fête collective, qu’il ne faut rien faire entre-temps et qu’il ne faut ni organisation ni institutions. Des organisations et des institutions, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

    La question est de savoir ce qu’elles organisent et ce qu’elles instituent, quelle est la puissance qu’elles mettent en œuvre, celle de l’égalité ou celle de l’inégalité. Les organisations et #institutions_égalitaires sont celles qui développent cette puissance commune à tous qui, de fait, ne se manifeste que rarement à l’état pur. Dans l’état actuel de nos sociétés, il est clair que ce ne peuvent être que des contre-institutions et des organisations autonomes par rapport à un système représentatif qui n’est plus qu’un ressort du pouvoir étatique.

    On peut aisément constater que dans les deux dernières décennies, un peu partout dans le monde, les seules mobilisations contre les avancées du pouvoir financier et du pouvoir étatique ont été le fait de ces mouvements qu’on qualifie de « spontanéistes » bien qu’ils aient témoigné de capacités d’organisation concrète très supérieures à celles des « organisations » de gauche reconnues (n’oublions pas d’ailleurs que beaucoup de celles et ceux qui y ont joué un rôle étaient des militant[e])s déjà formé[e]s par des pratiques de lutte de terrain). Il est vrai que c’est très difficile de maintenir dans la durée cette puissance commune. Cela suppose de créer un autre temps, un temps qui soit fait de projets et d’actions autonomes, qui ne soit plus rythmé par le calendrier de la machine étatique. Mais on ne peut développer que ce qui existe. On ne peut construire dans la durée qu’à partir des actions qui ont effectivement changé, si peu et si brièvement que ce soit, le champ du possible.

  • Juristische Instrumente für die BRD zur Abwehr der Hohenzollern
    http://hohenzollern.lol

    Les héritiers du dernier empereur allemand veulent récupérer la partie de lerus fortune que le monarque destitué á laissé derrière en 1918. Il s’agit de nombreux châteaux et d’objets d’art. Le gouvernement allemand est entré en négotiations avec le petit fils du prince nationalsocialiste Wilhelm Kronprinz von Preußen . Celui-ci doit prouver que son papi n’a pas contribué à la montée du fascisme allemand car une clause dans une loi de l’après guerre interdit toute restitution de biens au nazis notoires. #LOL

    Die Nachfahren des Kaisers Wilhelm II. fordern Kunst- und Wertgegenstände aus Allgemeinbesitz zurück. Eine zentrale Rolle in den Verhandlungen zwischen der Bundesregierung und dem Haus Hohenzollern spielt die Frage, ob Kronprinz Wilhelm dem nationalsozialistischen System “erheblichen Vorschub” leistete. Dazu wurden bisher vier Gutachten verschiedener Historiker erstellt. Die Gutachten sind bedeutsame Dokumente in den Verhandlungen der Bundesregierung mit dem Haus Hohenzollern und bisher nicht der Öffentlichkeit bekannt. Da es sich bei den Forderungen der Hohenzollern u.a. jedoch um historische Wertgegenstände handelt, die der Öffentlichkeit in verschiedenen Museen zugänglich sind und der Umgang auch eine erhebliche politische Dimension hat, sollte auch die Öffentlichkeit Einsicht in Gutachten und Stand der Verhandlung haben.

    Eier aus Stahl : Prinz Georg Friedrich von Preußen | NEO MAGAZIN ROYALE mit Jan Böhmermann - ZDFneo - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=kFZKaXi7HyM

    #nazis #histoire #Allemagne #nantis

  • The great American tax haven : why the super-rich love South Dakota | World news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2019/nov/14/the-great-american-tax-haven-why-the-super-rich-love-south-dakota-trust


    Comment le Dakota du Sud est devenu à la fois la Suisse et le Luxembourg des États Unis.

    Super-rich people choose between jurisdictions in the same way that middle-class people choose between ISAs: they want the best security, the best income and the lowest costs. That is why so many super-rich people are choosing South Dakota, which has created the most potent force-field money can buy – a South Dakotan trust. If an ordinary person puts money in the bank, the government taxes what little interest it earns. Even if that money is protected from taxes by an ISA, you can still lose it through divorce or legal proceedings. A South Dakotan trust changes all that: it protects assets from claims from ex-spouses, disgruntled business partners, creditors, litigious clients and pretty much anyone else. It won’t protect you from criminal prosecution, but it does prevent information on your assets from leaking out in a way that might spark interest from the police. And it shields your wealth from the government, since South Dakota has no income tax, no inheritance tax and no capital gains tax.

    A decade ago, South Dakotan trust companies held $57.3bn in assets. By the end of 2020, that total will have risen to $355.2bn. Those hundreds of billions of dollars are being regulated by a state with a population smaller than Norfolk, a part-time legislature heavily lobbied by trust lawyers, and an administration committed to welcoming as much of the world’s money as it can. US politicians like to boast that their country is the best place in the world to get rich, but South Dakota has become something else: the best place in the world to stay rich.
    ...
    Despite all its legal innovating, South Dakota struggled for decades to compete with offshore financial centres for big international clients – Middle Eastern petro-sheikhs perhaps, or billionaires from emerging markets. The reason was simple: sometimes the owners’ claim to their assets was a little questionable, and sometimes their business practices were a little sharp. Why would any of them put their assets in the US, where they might become vulnerable to American law enforcement, when they could instead put them in a tax haven where enforcement was more … negotiable?

    That calculation changed in 2010, in the aftermath of the great financial crisis. Many American voters blamed bankers for costing so many people their jobs and homes. When a whistleblower exposed how his Swiss employer, the banking giant UBS, had hidden billions of dollars for its wealthy clients, the conclusion was explosive: banks were not just exploiting poor people, they were helping rich people dodge taxes, too.

    Congress responded with the Financial Assets Tax Compliance Act (Fatca), forcing foreign financial institutions to tell the US government about any American-owned assets on their books. Department of Justice investigations were savage: UBS paid a $780m fine, and its rival Credit Suisse paid $2.6bn, while Wegelin, Switzerland’s oldest bank, collapsed altogether under the strain. The amount of US-owned money in the country plunged, with Credit Suisse losing 85% of its American customers.

    The rest of the world, inspired by this example, created a global agreement called the Common Reporting Standard (CRS). Under CRS, countries agreed to exchange information on the assets of each other’s citizens kept in each other’s banks. The tax-evading appeal of places like Jersey, the Bahamas and Liechtenstein evaporated almost immediately, since you could no longer hide your wealth there.

    How was a rich person to protect his wealth from the government in this scary new transparent world? Fortunately, there was a loophole. CRS had been created by lots of countries together, and they all committed to telling each other their financial secrets. But the US was not part of CRS, and its own system – Fatca – only gathers information from foreign countries; it does not send information back to them. This loophole was unintentional, but vast: keep your money in Switzerland, and the world knows about it; put it in the US and, if you were clever about it, no one need ever find out. The US was on its way to becoming a truly world-class tax haven.
    ...
    The Tax Justice Network (TJN) still ranks Switzerland as the most pernicious tax haven in the world in its Financial Secrecy Index, but the US is now in second place and climbing fast, having overtaken the Cayman Islands, Hong Kong and Luxembourg since Fatca was introduced. “While the United States has pioneered powerful ways to defend itself against foreign tax havens, it has not seriously addressed its own role in attracting illicit financial flows and supporting tax evasion,” said the TJN in the report accompanying the 2018 index. In just three years, the amount of money held via secretive structures in the US had increased by 14%, the TJN said. That is the money pouring into Sioux Falls, and into the South Dakota Trust Company.
    ...
    “You can look at South Dakota and its trust industry, but if you really want to look at CRS, look at the amount of foreign money that is flowing into US banks, not just into trusts,” the lawyer said. “The US has decided at very high levels that it is benefiting significantly from not being a member of CRS. That issue is much larger than trusts, and I don’t see that changing, I really don’t.”

    #USA #South_Dakota #nantis #capitalisme #mondialisation #évasion_fiscale

  • “Jet resale Company Colibri aircraft has warned that owners [of private jets] are struggling to find staff because pilots can receive better pay working for commercial and budget airlines.

    Oliver Stone, managing director at the firm, added that the shortage of hired help available to the wealthy was already beginning to bite into private jet sales.”

    https://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/super-rich-private-jet-pilot-shortage-ryanair-british-airways-easyjet

    #SaveTheRich #airplanes

  • Inside the Twisted, Worldwide Hunt for a $7 Million Stolen Car
    https://www.esquire.com/lifestyle/cars/a28519630/joe-ford-talbot-lago-7-million-dollar-car


    Quand on n’a pas de soucis on peut toujours s’en créer en courant après l’exclusivité.

    Joe Ford, car detective, searches the world for stolen rare automobiles on the black market. The case he’s on now could set him up for life—if he’s not outsmarted by a skilled network of criminals and cheats.

    #voitures #collectionneurs #fraude #wtf #nantis

  • Abschied von Frieder Burda | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/kultur/abschied-von-frieder-burda-32912452
    Quand les riches s’en vont on les commémore en disant suivez vos rêves . Quel cynisme lors de l’enterrement d’une personne qui en avait toujours la possibilité alors qu’on plaint par millions les malheureux à qui on ne permet de rêver que dans l’au-delà .

    ... verso un regno dove buongiorno vuol dire veramente buongiorno .

    https://www.youtube.com/watch?v=nIRwj_coFNo

    Baden-Baden - In einer bewegenden Trauerfeier haben sich Familie, Freunde und Wegbegleiter in Baden-Baden von Kunstsammler Frieder Burda verabschiedet. Der bedeutende Mäzen war am 14. Juli nach längerer Krankheit dort gestorben. Er wurde 83 Jahre alt.

    In der katholischen Stiftskirche, wo die badischen Markgrafen begraben sind, würdigten am Donnerstag zwei Weggefährten Frieder Burda als bescheidenen Mann mit großem Herzen für andere. Seine Stiefkinder Patricia und Dominic schilderten ihn in einer berührenden Rede als Menschen, der ihnen Werte wie Ehrlichkeit und Anstand vermittelt habe und sie gleichzeitig ermunterte: „Folgt euren Träumen.”

    Unter den etwa 100 Trauernden waren neben seiner Frau Elke und den Stiefkindern Patricia, Dominic, Nicolas und Robin auch sein jüngerer Bruder, der Verleger Hubert Burda mit seiner Frau Maria Furtwängler. Zu den Gästen zählten außerdem Künstler wie Karin Kneffel, Ausstellungsmacher Götz Adriani, Kunsthallenchef Johan Holten, Festspielhausintendant Andreas Mölich-Zebhauser, Bernhard Prinz von Baden, Medienleute wie Frank Elstner und Helmut Markwort, Schauspieler Fritz Wepper, Baden-Württembergs Ex-Ministerpräsident Erwin Teufel und Baden-Badens Oberbürgermeisterin Margret Mergen (alle CDU) und zwei ihrer Vorgänger.

    Frieder Burda, der zweite von drei Söhnen des Verlegerehepaares Aenne und Franz Burda sollte eigentlich eine Verlagskarriere machen. Stattdessen baute er in fünf Jahrzehnten eine der bedeutendsten Privatsammlungen moderner und zeitgenössischer Kunst auf - mit mehr als 1000 Werken - unter anderem von Pablo Picasso, Ludwig Kirchner, Jackson Pollock, Gerhard Richter und Georg Baselitz. Seiner Heimatstadt Baden-Baden schenkte Frieder Burda ein Museum. Das im Jahr 2004 eröffnete Haus ist ein Publikumsmagnet: Jährlich kommen etwa 200.000 Besucher.

    #Allemagne #nantis #culture #Miracolo_a_Milano

  • Berlin zieht immer mehr Millionäre an : Anstieg um mehr als 50 Prozent | Berliner Zeitung
    https://www.berliner-zeitung.de/berlin/anstieg-um-mehr-als-50-prozent-berlin-zieht-immer-mehr-millionaere-


    Voici le nombre de berlinois/es qui ont de revenus annuels dépassant 500.000 Euros suivant les statistiques des agences d’impót. Je ne sais pas si je dois m’estimer heureux d’être le voisin du plus grand nombre de millionaires d’arrondisssement de Berlin ou si je dois craindre que l’administration de mon arrondissement continue à négliger systématiquement les besoins des habitants moins fortunés.


    Une demeure sur la prèsqu’île #Schwanenwerder

    #Berlin #économie #social #nantis

  • A Paris, des classes moyennes en voie de disparition
    https://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2019/06/11/a-paris-des-classes-moyennes-en-voie-de-disparition_5474562_4811534.html

    Berlin tente une solution : En Allemagne les régions politiques (Land) sont compétents pour le contrôle des loyers. Afin d’arrêter leur augmentation explosive la ville de Berlin bloque les loyers pendant cinq ans. Cette mesure sera rétroactive pour éviter les augmentations abusives suite à l’annonce de la loi municipale. D’autres mesures visent à obliger les propriétaires de baisser les loyers actuels qui dépassent le seuil défini dans le Mietspiegel , un état des lieux élaboré régulièrement par le gouvernement municipal en collaboration avec les associations de bailleurs et de de locataires.

    Cette initiative est devenue possible parce que le parti social-démocrate SPD craint les élections municipales à venir. Il a donc cédé aux arguments du parti de gauche Die Linke qui forme le gouvernement aves le SPD et les écologistes Die Grünen . En même temps une intitiative très populaire revendique l’application aux grandes sociétés immobilières du paragraphe de la constitution allemande qui autorise des nationalisations d’entreprises privées. Nous nous trouvons dans une situation exceptionelle où l’introduction de mesures qui rejettent l’idéologie néolibérale est possible.

    Dans les autres régions allemandes l’emprise du néolibéralisme sur les partis politiques est totale. Seulement Die Linke fait exception à cette règle, mais il est trop faible ailleurs pour obtenir des solutions efficaces contre la résistance de tous les partis et associations majoritaires. Avec un peu de chance l’exemple berlinois encouragera quand même d’autres gouvernements régionaux à prendre des décisions comparables.

    Avec la flambée des prix immobiliers qu’elle connaît, comme beaucoup de grandes métropoles, la ville de Paris voit s’éloigner de plus en plus les familles des classes moyennes.

    Par Soazig Le Nevé Publié le 11 juin 2019 - « Paris est une ville où on laisse des plumes. Il faut se battre pour y habiter. » A 37 ans, Florence et son conjoint, Alban, ont quitté le ring « après avoir bataillé pendant des années pour y rester ». Les 5 000 euros de revenus, « dans les bons mois », de ce couple de travailleurs indépendants dans le domaine de la communication n’auront donc pas suffi.

    « Quand le propriétaire de notre appartement est décédé, on avait le choix : soit de racheter le bien au prix de 700 000 euros, ce qui était impossible pour nous, ou de repartir dans une recherche immobilière monstrueuse, vu notre profil d’indépendants, relate Florence, qui payait jusque-là 1 700 euros de loyer pour un trois-pièces dans le 9e arrondissement. Nos parents sont retraités de la fonction publique, mais ça ne suffisait pas comme garants, et parce qu’ils ont plus de 70 ans, c’était même un handicap auprès des bailleurs. » Froidement, elle en tire une conclusion : « En tant qu’enfant de la classe moyenne, je n’ai plus ma place à Paris. »
    Lire aussi « Libertés, égalité, viabilité : la ville-monde face aux défis du siècle » : une conférence « Le Monde » Cities à Paris

    Le couple vient d’emménager à Montbard (Côte-d’Or), une ville bourguignonne de 5 500 habitants située sur la ligne TGV Paris-Dijon. Un changement radical pour le couple, qui fait pourtant partie de la fourchette haute de la classe moyenne, constituée, selon l’Insee, de toutes les personnes dont le revenu disponible est situé entre 1 350 euros et 2 487 euros par mois. « Au final, c’est un vrai soulagement, j’ai le sentiment d’être descendue d’un manège infernal », souffle la jeune femme.

    Professeure de sciences de la vie et de la terre dans un collège du 14e arrondissement de Paris, Karine a déménagé dans le Val-de-Marne fin 2018. Séparée de son mari en 2016, elle a dû revendre l’appartement qu’ils occupaient avec leurs deux enfants, à quelques encablures de son établissement scolaire. « Je me suis retrouvée seule à assumer la charge de la famille, sans pension alimentaire. J’ai loué un trois-pièces 1 600 euros auprès d’un particulier, car les agences immobilières écartaient mon dossier au motif que je ne gagnais pas trois fois le montant du loyer », détaille Karine, qui gagne 2 800 euros par mois. Mais, très vite, « le reste à vivre » de la famille s’étiole.

    L’attente devient interminable pour un logement social. Après deux propositions finalement avortées, à Paris et à Issy-les-Moulineaux, c’est à Villejuif que Karine et ses enfants finissent par poser leurs valises. « Je vis une nouvelle vie. Je redécouvre ce que sont les rapports avec des gens moins favorisés que moi, mais aussi des nuisances sonores que je ne connaissais plus », confie, « aigrie », celle pour qui emménager à Paris au début de sa carrière avait été « un saut qualitatif ».
    Bientôt 10 000 euros le mètre carré

    La capitale est-elle toujours en mesure de loger des enseignants, des infirmiers, des indépendants, des commerçants ou de petits entrepreneurs ? Ni pauvre ni riche, la classe moyenne y a-t-elle encore droit de cité ? A Paris, le montant des loyers a augmenté de 1,4 % en 2018 et de 2,9 % en cas de changement de locataire, soit une hausse supérieure à celle des quatre années précédentes, souligne l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP).

    A l’achat, le coût du mètre carré s’est accru, lui, de 6,4 % en un an et atteint, en moyenne, 9 680 euros, selon les chiffres des notaires et de l’Insee publiés fin mai. D’ici au mois de juillet, il devrait même approcher des 10 000 euros (9 990 euros), en hausse de 27 % depuis mai 2015. Désormais, plus aucun arrondissement n’est à moins de 8 000 euros le mètre carré. Fait nouveau, les quartiers populaires connaissent aussi une envolée des prix : + 13,8 % dans le 19e arrondissement, + 11,4 % dans le 10e. Mais aussi la petite couronne, avec une progression de 4,2 %, voire 4,9 % en Seine-Saint-Denis.

    Avec ses 105 km², Paris intra-muros attire des populations aux profils de plus en plus contrastés, les très riches s’établissant dans « l’ancien » et les très pauvres dans des logements sociaux. L’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de la région Ile-de-France note un accroissement significatif des ménages les plus aisés dans les 7e et 8e arrondissements.

    L’enrichissement touche également des quartiers proches, « par un effet de diffusion et de consolidation des territoires de la richesse », observe-t-il dans une étude parue début juin consacrée à la gentrification et à la paupérisation en Ile-de-France. Entre 2001 et 2015, la part des ménages très aisés s’est fortement accrue (+ 5 points) dans les 2e et 3e arrondissements, et sensiblement (de 2 à 3 points) dans les 17e, 4e et 1er arrondissements. Les ménages aisés, souvent cadres de profession, investissent aussi les quartiers populaires du nord de Paris. C’est dans le 18e arrondissement que le phénomène est le plus marqué : la part de ménages riches à très riches s’est accrue de 3,6 points et celle relevant des ménages les plus pauvres a baissé d’autant.
    « Un repaire pour super-riches »

    « Si vous faites partie de la classe moyenne, lorsque vous êtes majeur, il faudrait vous inscrire aussitôt sur la liste pour obtenir un logement social !, ironise Martin Omhovère, directeur du département habitat de l’IAU [Institut d’aménagement et d’urbanisme]. Au-delà des prix, le parc de logements parisien n’est pas fait pour les familles des classes moyennes. A 50 %, il se compose d’habitations d’une ou deux pièces, ce qui ne correspond pas aux aspirations d’un couple avec enfants. »

    « Paris est en train de devenir un repaire pour super-riches, corrobore Emmanuel Trouillard, géographe chargé d’études sur le logement à l’IAU. Des familles s’en vont, des écoles ferment dans les arrondissements du centre de la capitale… Le problème de Paris, c’est de maintenir l’accès des classes moyennes au logement intermédiaire et au logement social. »

    Une gageure, même si la ville se targue d’offrir aujourd’hui plus de 20 % de logements sociaux, contre 13 % seulement en 2001, souligne Emilie Moreau, pilote des études sociétales à l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Fin 2017, sur plus de 244 000 ménages inscrits comme demandeurs d’un logement social intra-muros, 134 964 étaient déjà des Parisiens. Combien parmi eux finiront-ils par s’établir en dehors de la capitale ?

    « Les très riches à Paris sont plus riches que les très riches à l’échelle du pays. Mais les classes moyennes qui touchent le smic, elles, n’ont pas de primes particulières lorsqu’elles vivent à Paris », relève Robin Rivaton, entrepreneur et auteur de La Ville pour tous (2019, Editions de l’Observatoire). Résultat : « Des professions essentielles au fonctionnement de la métropole, tels les enseignants, les infirmiers ou les policiers, se retrouvent avec de réelles difficultés pour se loger dans la capitale. Difficultés que leurs collègues en province ne rencontrent absolument pas. »

    Une nouvelle catégorie de population tire son épingle de ce jeu immobilier : les touristes. A la faveur du succès des plates-formes comme Airbnb ou Abritel, un marché parallèle s’est créé, venant assécher un peu plus l’offre locative privée. « Airbnb tue beaucoup de quartiers. En quatre ans, le marché locatif traditionnel a perdu 20 000 logements », dénonce Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris chargé du logement.

    L’élu pointe aussi les 100 000 logements vacants et les 100 000 résidences secondaires (en hausse de 40 % en cinq ans) que compte la capitale, sujet d’autant plus brûlant qu’il existe très peu de possibilités pour construire du neuf dans une ville déjà saturée. « Il faudrait réquisitionner les immeubles vides, mais ce droit relève du préfet et non du maire », précise Ian Brossat, qui appelle à une redistribution des compétences. Pour l’heure, l’élu mise sur le retour – après deux ans de suspension – de l’encadrement des loyers qui devrait « donner un appel d’air aux classes moyennes ». A condition, toutefois, que les bailleurs ne choisissent pas exclusivement les locataires aux revenus les plus élevés.

    #France #Paris #urbanisme #Stadtentwicklung #nantis #gentrification

  • I spent 2 years cleaning houses. What I saw makes me never want to be rich. - Vox
    https://www.vox.com/2015/7/16/8961799/housekeeper-job-clients

    One was the Porn House, for all the issues of Hustler in the nightstand and for the bottle of lube that sometimes sat in front of the alarm clock, illuminated by the red numbers. I had to change the sheets, of course, but I never picked any socks up off the floor. There was always something cooking in the crock pot; sometimes I’d walk in and the whole house smelled of caramelizing ham.

    The wife left notes addressed to “Cleaner” under a magnet on the fridge that said We’re staying together for the cat. She slept in the spare bedroom.

    Next to the Porn House was the Sad House. They shared a driveway, and both had large garages and living rooms facing the ocean.

    I did both houses every other Wednesday, but didn’t go to the Sad House much. The owner spent a lot of time in the hospital, and so his house stayed clean, except for dust that settled on the kitchen counters and the dining room table.

    His wife had died some years earlier — I guessed in the late ’80s — but every trinket she’d collected remained on the windowsills, and her to-do lists remained tacked to the cork board by the desk in the kitchen.

    “Get new hose.”

    “Fix crack in sidewalk.”

    “New latch for gate.”

    The bathroom had two sinks. Hers still had a hair dryer plugged in and hung on a hook. His side had a cup with a comb and whatever medication he took in the morning and at night — it was different every time.

    Across from the sink was a wicker shelf. It had a picture of their eldest son on top of a mountain. He had a green bandana and a beard, and gave a peace sign; the photo was framed with that poem you see on bereavement cards: “Do not stand at my grave and weep. I am not there. I do not sleep.” That’s how it starts. I copied it down to give to a friend who’d just lost her dog.

    Beside the photo were two little boxes, one made from a heavy clay, the other some kind of dark pewter. His wife’s picture leaned behind the clay box. I opened them once. They had ashes, and tags and statements from the funeral home. I wondered if it comforted him to have them there, behind him, while he combed his hair.

    The money my clients spent startled me. One house had a receipt for a throw blanket more expensive than my car. I vacuumed children’s bedrooms bigger than my apartment. Rob’s House — my picky Friday client who adored me — had $3,000 worth of television and stereo equipment just in the living room. The TV was always on. My Christmas card from him and his wife contained a $100 bonus, the highest the company had ever seen. That was around when the prescription bottles multiplied by the bathroom sink and Rob’s skin took on a yellow tone.

    Usually I never met my clients. I saw the lady from the Porn House after cleaning one time, at the store. She had on green hospital scrubs under a long red coat. Her short brown hair stuck out on one side, and she smoothed it while inspecting the steaks on clearance. I stood about 10 feet away from her, trying not to stare, holding cough syrup and juice for my daughter. She had no idea who I was. I knew she’d just gotten over a long sinus infection, and spat large wads of snot in the shower.

    I saw the lady who used the testosterone cream at a restaurant. Her date was tall, in good shape, with fluffy blond hair. She had on high heels and too much makeup. They smiled at each other, but didn’t hold hands. He’d left an overnight bag at her house that week while the kids were at their dad’s. It had lube and one of those egg vibrators in it. I stood across from them at the bar, waiting for a friend, thinking how sad it must be to lose something like your libido.
    “The money my clients spent startled me. One house had a receipt for a throw blanket more expensive than my car.”

    After a while, I got used to the loneliness these houses held. I got used to Cigarette Lady, whose husband went out of town a lot. She kept cartons of cigarettes in a freezer in the garage. They were the long, skinny types; I don’t remember the brand. A pantry off the kitchen had fat-free soups, crackers, and fat-free salad dressings. The refrigerator contained not much more than water and lettuce. A toilet in the upstairs bathroom off the kitchen always had crusted vomit under the rim.

    #USA #nantis #culture

    • Holy judgmental, Batman !

      Je vois pas vraiment en quoi les riches sont différents dans cet article. Des couples séparés sous le même toit, des gens sur-médicamentés, ça se trouve partout. La différence c’est que la plupart des gens n’ont pas de personnes qui viennent travailler chez eux et en profitent pour les épier et les juger.

      Elle aurait écrit ça avec des gens dans le besoin, on aurait crié au poverty porn.

    • Mai non @koantig , c’est intéressant parce qu’on nous vend toujours le fait d’avoir beaucoup d’argent comme gage de bonheur alors que c’est un mensonge inventé pour nous faire marcher. Ce sont les églises pentecôtistes autant que les extrémistes néolibérauux qui nous présentent les riches comme les gens qui font avancer la société parce que l’argent les anoblit.

      La fonction utile de l’article se trouve alors justement dans ce que tu constates : ces nantis ne sont pas de la race des Übermensch mais des êtres humains qui souffrent autant que tout le monde de l’alinéation par le système qui les nourrit si bien. Il y a une raison pourquoi on envoie ses gamins dans des écoles privées en Suisse. C’est là qu’ils apprennent la conscience de classe et la discipline nécessaire pour pouvoir jouir sans remords de l’exploitation et du mépris pour des gens comme toi et moi.

      Contrairement aux membres des familles nobles et riches depuis des siècles ces nouveaux riches étatsuniens sont souvent des gens assez peu cultivés et trop ordinaires pour jouer le jeu d’une manière convaincante. Les familles dont parle l’auteure n’ont pas encore réussi à se pérenniser et se trouvent en plein combat pour y réussir. Dans bien des cas ceci ne marchera pas à souhait et ils le savent pertinemment. C’est une situation assez difficile á supporter et pathogène en conséquence. Voilà la signification du titre.

      Ce genre d’article a nécessairement un côté Bling Ring mais ce qui compte c’est sa qualité documentaire et littéraire. Il n’est pas mal à ce niveau là.

    • Je ne peux pas parler du niveau littéraire parce que j’y connais rien mais en tout cas ça m’a pas frappé.

      Quant au niveau documentaire, c’est plutôt faible : elle s’est mis en tête de trouver des indices de problèmes ("I looked for secrets in the nightstands, for the story below the American dream. I searched for the stashes of empty wine bottles and peeked into medicine cabinets.") et - surprise !- elle en a trouvé. Mais encore une fois, y-a-t-il une différence avec les gens moins aisés ? On n’en sait rien.

      Oh et puis franchement :

      I started to see the fact that I couldn’t afford to buy my daughter fancy electronics as a luxury. We went to the beach and looked for crabs under the rocks instead. We spent rainy Saturdays doing a 25-cent puzzle.

      « On n’a peut-être pas beaucoup d’argent mais on a du coeur, Monsieur ! A Noel, on avait juste une orange mais on était contents ! »
      Elle remplace juste le cliché « Les riches c’est des winners » par un autre : seuls les pauvres savent aimer, les riches ne sont que des robots avaricieux, idiots utiles conditionnés pour être obsédés par l’argent. Vraiment simpliste.

  • Friede Springer übernimmt komplette Kontrolle über Medienkonzern Axel Springer und die Aktie gibt nach › Meedia
    https://meedia.de/2018/11/29/friede-springer-uebernimmt-komplette-kontrolle-ueber-medienkonzern-axel-sprin
    Voici un exemple comment les très riches travaillent pour la pérennité de leur patrimoine.

    Friede Springer übernimmt die volle Kontrolle über die Axel Springer Gesellschaft für Publizistik GmbH & Co, wie der Konzern am Donnerstag in Berlin mitteilte. Diese Gesellschaft ist Großaktionär der Axel Springer SE und kontrolliert den Medienkonzern. Die bisher ebenfalls an der Publizistik GmbH beteiligten Enkelkinder des Verlagsgründers Axel Springer, Ariane und Axel Sven, erhalten dafür direkt Anteile an der börsennotierten Axel Springer SE.

    Von Meedia Redaktion

    Im Zuge dieser Maßnahme überträgt die Axel Springer Gesellschaft für Publizistik 7,36 Prozent der Aktien an der Axel Springer SE an Axel Sven Springer sowie 2,36 Prozent der Aktien an dessen Schwester Ariane Springer. “Ich freue mich, dass weiterhin die Voraussetzungen dafür geschaffen sind, den Mitarbeitern und dem Vorstand von Axel Springer langfristig eine verlässliche Perspektive für die Zukunft des Unternehmens zu geben”, sagte Friede Springer laut der Mitteilung des Konzerns.

    Nach Angaben aus ihrem Umfeld plant Friede Springer im kommenden Jahr die Gründung einer gemeinnützigen Gesellschaft. Als Vorbild soll hier offenbar der schwäbische Weltkonzern Bosch dienen, wie die Deutsche Presse-Agentur erfuhr. Bosch wird von einer ähnlich angelegten Gesellschaft kontrolliert.

    #capitalisme #nantis #fondations #Allemagne #médias

  • M/Y Eclipse Superyacht berthed at the Detached Mole, Gibraltar


    Vous critiquez l’Allemagne ? Vous avez tort. Voilà pourquoi : regardez toutes les merveilles technologique Made in Germany qui rendent la vie plus belle et sûre pour les passagers de ce modeste bateau de plaisance. C’est beau, n’est-ce pas ?

    M/Y Eclipse is the world’s largest private yacht built by Blohm & Voss of Hamburg, Germany. Its exterior and interior are designed by Terence Disdale Design and its naval architect is Francis Design. M/Y Eclipse is also equipped with a three-man leisure submarine, two swimming pools, intruder detection systems, accommodation for three helicopters, a German-built missile defense system and bullet-proof glass and armor plating in the master suite.

    Source : Moshi Anahory sur Flickr http://lili.de/u/7pkum (licence https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)

    #Allemagne #technologie #navigation #vacances #nantis

  • Melinda Gates’ New Research Reveals Alarming Diversity Numbers | WIRED
    https://www.wired.com/story/melinda-gates-mckinsey-diversity-research-alarming

    Point de vue de milliardaire : Nous sommes en mal d’ engineers (à l’américaine) pour nos boîtes et mes copines n’arrivent toujours qu’avec les armes d’une femme traditionnelle à contrôler les affaires de leurs maris. En plus nous rendons les system instable qui nous nourrit si nous acceptons que les différences de race freinent la promotion des êtres les plus doués.

    C’est très bien si MG met à disposition une petite partie de ses milliards pou aider les femmes défavorisées. C’est déjà moins bien quand c’est fait dans la perspective de pouvoir encore mieux nous contrôler et exploiter. Elle est peut-être en train de préparer le chemin pour la première femme présidente des États Unis qui ne sera toujours que la représentante d’une association de malfaiteurs et de ses bandes armées.

    Alors que faire pour récupérer sa fondation afin de former les révolutionnaires dont nous, les petits gens avons besoin ? Il ne faut pas se contenter d’une part de gateau. Il faut mettre la main sur la pâtisserie entière ;-)

    The report arrives two years after Melinda Gates announced plans to build up a personal office, Pivotal Ventures, to dedicate resources and attention to supporting women in tech.

    EXECUTIVES AT TECH companies say gender diversity matters. They opine that there aren’t enough women in tech, and express outrage and frustration that just 11 percent of senior tech leaders are women. But in reality they spend very little of their philanthropic dollars attempting to close this gender and race gap, according to new research released today by Melinda Gates in partnership with McKinsey & Company.

    Last year, according to the report, only 5 percent of companies’ philanthropic giving went to programs that focused explicitly on women and girls in tech. And less than 0.1 percent of their grants went to programming for women of color—a group whose representation in tech is getting worse. Over the past decade, the ratio of black, Latina, and Native American women receiving computing degrees has dropped by a third, from 6 percent to just four percent.

    The companies investigated found that last figure so alarming that twelve of the 32 participants are taking immediate action. They’re uniting to form the Reboot Recognition Tech Coalition, a joint effort by companies like Microsoft, Qualcomm, and LinkedIn to close the gender gap for women of color in tech. They aim to double the number of underrepresented women of color graduating with computer science degrees by 2025, and they’re collectively pledging $12 million toward this goal over three years. This group will coordinate to direct their giving collectively, with the twin goals of creating a set of guidelines that will revamp the computer science major to appeal more to women of color and while building dedicated communities that will support these women within the industry, among other things.

    Gates has long contended that collecting data is critical to addressing the social challenges she has spent the second part of her career tackling as a philanthropist; companies may say they care deeply about problems, but until the research exists to show them exactly what the problem looks like, how it’s changing, and what measures have been shown to be effective in addressing it, not much changes. It’s the same insight Tracy Chou had when, as a programmer at Pinterest in 2013, she published a Medium post asking her peers to contribute the number and percentage of female engineers they employed.

    The report arrives two years after Gates announced plans to build up a personal office, Pivotal Ventures, to dedicate resources and attention to supporting women in tech—in addition to the work she does with the Bill & Melinda Gates Foundation. When we spoke about it then, she voiced the need for more research. “I can’t go convince governments to work on female issues unless I have data,” she said, adding, “Transparency is one of the first things that makes change.”

    Entitled “Reboot Representation: Using CSR and Philanthropy to Close the Gender Gap in Tech,” the report reviews how 32 large tech companies, including Google, eBay and Salesforce have worked internally to support women and close the gender gap. Taken together, these companies brought in $500 billion in sales last year, and they spent more than $500 million on philanthropy. Of that, $24 million went to support programming for women and girls and just $335,000 targeted at programs aimed at women of color.

    In addition to surveying companies about their existing strategies, researchers spoke with more than 100 leaders in the field to determine what strategies were proving effective. The resulting research forms a playbook for companies interested in promoting and supporting gender diversity more effectively. It includes tips for what makes programs successful, advice on how to pick and set a strategy that is in line with a company’s business objectives, and a self-assessment to help companies figure out whether their efforts are working.

    Researchers discovered that companies often didn’t spend their money in data-driven research-underlined ways: Two-thirds of the the companies surveyed concentrated their funding on programs for kids between kindergarten and 12th grade, while research suggests that programs targeting college-age women to bolster their enthusiasm for the field before they choose majors and commit to a career, were more effective. “Few invest philanthropically earlier in higher education to build the cohort they will ultimately recruit from,” write the reports’ authors.

    What’s more, companies rarely coordinate these philanthropic efforts. Within an institution, there are often multiple people working on gender and racial parity, within in human resources, diversity and inclusion teams, or as part of a corporate social responsibility strategy. Yet there’s rarely one person overseeing it all.

    The most important things companies can do, according to Gates, is coordinate these efforts. That’s why she’s excited about the potential of the coalition. As she blogged today, “By working together, they will be able to reach more young women.” The answer to the everyone-in-hoodies problem is not a silver bullet, but a concentrated, industry-wide effort to solve problems the way computer scientists solve problems: methodically, by collecting data, understanding the issues, and testing strategies until the problem is solved.

    #féminisme_de_droite #nantis #ONG

  • So ist das Leben eines deutschen Millionärs - Ungleichland Reichtum | WDR Doku
    https://www.youtube.com/watch?v=2Y2WxM2Srlc

    Deutschland ist ein reiches und mächtiges Land. Aber auch ein geteiltes. Die Vermögen hier sind so ungleich verteilt wie in wenigen Industriestaaten. Der Wirtschaft geht es gut. Aber trotzdem ist es der unteren Mittelschicht in den letzten Jahren nicht gelungen, Wohlstand aufzubauen. Lange hat Christoph Gröner mit sich gerungen, dann hat er zugestimmt, sich sieben Monate mit der Kamera begleiten zu lassen - in Vorstandssitzungen, auf Baustellen, privat. Was bedeutet es für ein Land, wenn die einen so viel mehr haben als die anderen? Die erste Folge Ungleichland - Reichtum.

    #Allemagne #nantis #immobilier Berlin #Steglitz

  • Inégalités. Ces dividendes qui profitent aux plus riches | L’Humanité
    https://www.humanite.fr/inegalites-ces-dividendes-qui-profitent-aux-plus-riches-649119

    Selon le rapport annuel de l’organisation Oxfam, 82 % des richesses produites en 2017 dans le monde ont été accaparées par le 1 % des plus fortunés. En France, ce taux est de 28 %. La richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en dix ans.

    Opération séduction à Versailles. Le président français, Emmanuel Macron, devait recevoir, hier soir en grande pompe, quelque 140 PDG des plus grandes multinationales de la planète (Coca-Cola, Facebook, Google, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou Rolls-Royce) de passage en France, juste avant le sommet économique mondial de Davos, qui s’ouvre aujourd’hui en Suisse. Objectif de l’Élysée : vendre l’attractivité économique et financière de la France. Emmanuel Macron pourra leur montrer (ou pas) le résultat de l’enquête annuelle de l’organisation Oxfam sur les inégalités dans le monde pour les inciter à investir dans l’Hexagone. Selon ce document, la France est la « championne d’Europe de la rémunération des actionnaires », avec 44 milliards d’euros de dividendes reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. « C’est trois fois plus qu’il y a quinze ans, tandis que le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France au cours de la même période. Le taux de redistribution des dividendes des entreprises du CAC 40 augmente chaque année un peu plus et dépasse désormais les 50 %, contre 33 % au début des années 2000 », constate l’organisation. Un tiers des dividendes des entreprises du CAC 40 ont été versés par trois sociétés : Total, Sanofi et BNP.

    Sanofi et Total se classent également dans le top 10 des entreprises mondiales qui ont versé le plus de dividendes en 2016. « Ces entreprises ne sont pas seulement généreuses avec leurs actionnaires mais également avec leur PDG : Olivier Brandicourt, le PDG de Sanofi, gagne ainsi en moins d’une journée le revenu annuel moyen d’un Français », écrit Oxfam dans ce rapport intitulé « Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent ».
    les écarts de revenus et de patrimoines avec le reste de la population continuent de grandir

    « En bout de chaîne, ceux qui en paient le prix sont les travailleurs et travailleuses sur qui s’exerce une pression importante et qui ne reçoivent pas le salaire et les ressources à la hauteur de leurs efforts. Ainsi, il faudrait 11 674 années à un salarié du textile au Bangladesh pour gagner ce que gagne en une année le PDG de Carrefour, dont sa marque Tex produit une partie de ses vêtements au Bangladesh », poursuit l’ONG. Avant d’asséner : « À l’inverse, 10 % des dividendes versés par Carrefour à ses actionnaires en 2016 suffirait à assurer un niveau de vie décent pour plus de 39 000 travailleurs du secteur du textile au Bangladesh. »

    Conséquence de cette générosité à l’égard des actionnaires, les milliardaires français se portent de mieux en mieux et les écarts de revenus et de patrimoines avec le reste de la population continuent de grandir, même si cela reste sans commune mesure avec des pays extrêmement inégalitaires, comme les champions du monde que sont les États-Unis, l’Inde ou le Brésil. La richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en dix ans. Les trente premières fortunes de l’Hexagone possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française, assure l’étude.

    « L’année dernière, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales », affirme le rapport. En vingt ans, la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12 pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 million de personnes. Selon Oxfam, au cours de cette période, les milliardaires sont passés de 15 à 38.

    « Si les plus riches accumulent ainsi davantage de richesses, c’est parce qu’ils sont les premiers bénéficiaires des fruits de la croissance : en 2017, 28 % des richesses créées en France ont profité aux 1 % les plus riches alors que les 50 % les plus pauvres ne se sont partagé que 5 % de cette croissance. » t cela devrait continuer grâce à la réforme fiscale mise en place par Emmanuel Macron. Selon une étude récente de l’OFCE, les 5 % les plus riches devraient capter 42 % des gains liés à la réforme, les 1 % les plus riches bénéficieront même d’une hausse de revenus de 9 600 euros en 2018 contre une baisse moyenne de 60 euros pour les 5 % les plus pauvres.

    La tendance à l’enrichissement des plus fortunés n’est pas une spécificité française. Elle s’observe partout ailleurs et dans des proportions bien plus énormes. Selon Oxfam, en 2017, pas moins de « 82 % des richesses créées dans le monde l’année dernière ont bénéficié aux 1 % les plus riches ». Concrètement, ces derniers ont empoché au total 762 milliards de dollars. Cette somme représenterait sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. Résultat, le nombre de milliardaires est en plein boom. Il en apparaît un tous les deux jours ! Une hausse spectaculaire et inédite. Le patrimoine de ces nantis a augmenté en moyenne de 13 % par an depuis 2010, soit six fois plus vite que la rémunération des travailleuses et travailleurs, qui n’a progressé que de 2 % par an en moyenne.
    « Le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante »

    « Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur du textile en 2016 », commente Oxfam.

    « Ces chiffres vertigineux démontrent que le boom des milliardaires n’est pas le signe d’une économie florissante, mais d’abord le symptôme d’un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d’institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l’OCDE », analyse Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam.

    Le phénomène des dividendes record intervient sur fond de réduction de l’extrême pauvreté. Celle-ci a été divisée par deux en vingt ans. Mais, selon le rapport, « si les inégalités n’avaient pas augmenté parallèlement sur la même période, 200 millions de personnes supplémentaires auraient pu sortir de la pauvreté ». « Face à l’indignation que suscitent les inégalités, les entreprises et les responsables politiques se trouvent maintenant à un carrefour : laisser perdurer ce système biaisé ou prendre le problème à bras-le-corps car les inégalités ne sont pas une fatalité mais le fruit de choix politiques et économiques. Des solutions existent pour les combattre ! » assure Manon Aubry. À la fin de cette enquête, Oxfam dresse une liste de mesures. Il demande au gouvernement français de « réguler les multinationales afin que les richesses soient mieux partagées et de défendre les droits des personnes pauvres, notamment les femmes, victimes des inégalités ». En clair, passer des actions à l’action.
    Damien Roustel

    Avons-nous encore les moyens d’entretenir tous ces #riches #nantis #aristocrates ?

    voir aussi : https://seenthis.net/messages/661987

  • Ridiculous video emerges of wealthy Koch heir — and the internet is dying of laughter
    https://www.rawstory.com/2017/12/ridiculous-video-emerges-of-wealthy-koch-heir-and-the-internet-is-dying-of

    https://www.youtube.com/watch?v=VS7cTJjVZjs

    “My father said to me, ‘Wyatt, you can do whatever you want to in life. Just make sure you do it well and do it with passion,” says Koch, who is suing his ex-fiancée for the return of a $180,000 engagement ring. “Every day I got to the office, I enjoy creating the clothes.”

    The company’s website describes Koch as “a young man with a taste for bold, authentic new looks,” and he explains what that means to him in the video.

    #wtf #USA #nantis

  • Das Millionärs-Gen: So ticken Deutschlands Superreiche - Wirtschaft - Tagesspiegel
    http://www.tagesspiegel.de/wirtschaft/das-millionaers-gen-so-ticken-deutschlands-superreiche/19410774.html

    Im letzten Armuts- und Reichtumsbericht der Bundesregierung sollte deswegen zum ersten Mal die Situation von Vermögenden untersucht werden. Weil Wolfgang Lauterbach von der Universität Potsdam als führender Reichtumsforscher in Deutschland gilt, befragte er mit Grabka 130 Frauen und Männer mit einem frei verfügbaren Geldvermögen von mindestens einer Million Euro. Sie kamen zu dem Ergebnis, dass die Befragten überwiegend Männer (75 Prozent), mindestens 50 Jahre alt (75 Prozent), verheiratet (61 Prozent) und hoch gebildet (57 Prozent) sind. Zwei Drittel gaben an, dass sie durch eine Erbschaft oder Schenkung reich geworden sind. Für 60 Prozent war es entscheidend, dass sie sich als Unternehmer selbstständig gemacht haben. Diesen Grund nannten deutlich mehr Männer (67 Prozent) als Frauen (39 Prozent). Gleichzeitig war für 21 Prozent der Frauen die Heirat der Hauptgrund; von den Männern nur bei drei Prozent.

    #Allemagne #nantis

  • Machteliten: Von der großen Illusion des pluralistischen Liberalismus | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/48/48800/1.html

    Voici quelques liens vers des pages de collègues étatsuniens et allemands de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

    Auch 60 Jahre nach seinem Erscheinen hat Charles Wright Mills’ Buch „The Power Elite“ nichts an Brisanz verloren

    Sein Name: Charles Wright Mills. Sein Geburtsort: Austin, Texas. Sein Beruf: Soziologe. Seine Berufung: Seine Aufgabe als kritischer Gesellschaftswissenschaftler ernst zu nehmen.

    Wer kennt heute noch den Namen dieses Mannes, der 1956 durch sein Buch „The Power Elite“ die Machtelitentheorie begründete? Obwohl Mills längst ein Klassiker der Soziologie ist, scheint die Arbeit des unangepassten Professors von der Columbia Universität in Vergessenheit geraten zu sein. Das ist bedauerlich, denn: Mills hat nichts Geringeres getan, als den demokratischen Charakter der USA auf den Prüfstand zu stellen. Dabei erkannte Mills: Trotz formal vorhandener demokratischer Strukturen hat sich eine Machtelite formiert, der es gelingt, demokratische Prozesse auszuhebeln.

    Die Theorie der Machtelite ist heute, 60 Jahre nach ihrer Veröffentlichung, aktueller denn je. In ihr finden sich die Schlüssel zum Verständnis einer aus guten Gründen gerade sehr aktuellen Diskussion über das Verhältnis zwischen Eliten und Bevölkerung.

    The Power Elite - Wikipedia, the free encyclopedia
    https://en.wikipedia.org/wiki/The_Power_Elite

    Texte intégral
    https://www.marxists.org/subject/humanism/mills-c-wright/power-elite.htm

    Who Rules America: Social Cohesion & the Bohemian Grove
    http://www2.ucsc.edu/whorulesamerica/power/bohemian_grove.html

    Hans-Jürgen Krysmanski – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Hans-J%C3%BCrgen_Krysmanski

    H. J. Krysmanski
    http://www.uni-muenster.de/PeaCon/krysmanski

    0,1 % – Das Imperium der Milliardäre – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/0,1_%25_%E2%80%93_Das_Imperium_der_Milliard%C3%A4re

    0,1 %: Das Imperium der Miliardäre Taschenbuch – 19. Januar 2015
    von Hans Jürgen Krysmanski (Autor) ISBN 978-3-86489-090-1

    Die Geldelite verselbständigt sich - Marcus Klöckner 04.11.2012 - Der Soziologe Hans-Jürgen Krysmanski über die Reichen und Mächtigen dieser Welt
    http://www.heise.de/tp/artikel/37/37867/1.html

    Ein Politbüro für den Kapitalismus? - DER SPIEGEL 50/1975
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-41389590.html

    Trilaterale Kommission – Lobbypedia
    https://lobbypedia.de/wiki/Trilaterale_Kommission

    Verbrannte Sorgen: Spiel mit dem Feuer | Politik - Frankfurter Rundschau
    http://www.fr-online.de/politik/verbrannte-sorgen-spiel-mit-dem-feuer,1472596,3451372.html

    „Die größte Männer-Party der Welt“ - DER SPIEGEL 30/1982
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-14340695.html

    26.07.1982, „Die größte Männer-Party der Welt“, Kanzler Schmidt im kalifornischen Bohemian Club

    SCHMIDT-URLAUB: Altar der Eule - DER SPIEGEL 31/1979
    http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-40349065.html

    30.07.1979, SCHMIDT-URLAUBAltar der Eule, Während einer privaten USA-Visite traf sich Kanzler Schmidt mit politischen Gegnern des Präsidenten.

    Theorien / Habitustheorie und Kapitalbegriff / Kapital / 5.4. Soziale Felder
    5.6. Klassentheoretisches Modell vom sozialen Raum , Theorien der Frühen Neuzeit, Modernisierung - Zivilisierung - Disziplinierung, 5. Habitustheorie und Kapitalbegriff (Pierre Bourdieu)
    https://www.uni-muenster.de/FNZ-Online/theorien/modernisierung/unterpunkte/kapital.htm

    #nantis #élites #sociologie #lutte_des_classes #capitalisme

  • Yachts, jets and stacks of cash: super-rich discover risks of Instagram snaps | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2016/apr/03/super-rich-discover-hidden-risks-instagram-yachts-jets

    Oisín Fouere, managing director of K2 Intelligence in London, said social media was increasingly their “first port of call”. Their opponent in one asset recovery case claimed to have no significant valuables – until investigators found a social media post by one of his children that revealed they were on his $25m yacht in the Bahamas.
    ...
    The growing significance of social media in litigation was recently illustrated by rapper 50 Cent, who was ordered by a Connecticut court last month to explain a photo on Instagram in which he posed with stacks of $100 bills that spelled out “broke”, months after filing for bankruptcy. The rapper claimed the money was fake.
    ...
    Hall, a former lawyer turned corporate investigator, said most investigations were more complex, and involved using social media to map a target’s family and business networks. For example, they might use the metadata embedded in an Instagram post to identify their location, or use a Facebook “like” or tag to track down a proxy company. He said: “You can start building up a profile of that individual: where they are; what their interests are; who are they regularly in touch with?”

    #fraude #nantis

  • Paul Allen agrandit considérablement son empreinte écologique
    Jacht von Microsoft-Gründer beschädigt Korallenriff | www.heute.at
    http://www.heute.at/digital/multimedia/Jacht-von-Microsoft-Gruender-beschaedigt-Korallenriff;art73472,1254428


    Il n’est pas facie d’être très riche et de garder bonne conscience quand même. Une solution pour les Paul Allen du monde serait de suivre l’exemple de Ghandi et des érémites religieux - mais à quoi sert d’être riche si on ne peut pas le montrer ? L’avenir s’annonce mal pour les récifs coralliens.

    Seine 92 Meter lange Luxusjacht „Tatoosh“ riss mit seiner Ankerkette laut Behörden der Cayman Islands 80 Prozent des 1.300 Quadratmeter großen, geschützten Korallenriffs von West Bay ein.


    #nantis #wtf #écologie

  • Le frère de Bernadette Chirac occupe un HLM parisien
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/12/11/le-frere-de-bernadette-chirac-occupe-un-hlm-parisien_4538677_823448.html

    (...)Leur bailleur est la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), un des bailleurs sociaux de la capitale. Ici, les locataires sont fidèles. Jérôme Chodron de Courcel, frère de Bernadette Chirac, y loue un appartement spacieux à prix modique depuis 1984, (...) un de ses voisins est également un chiraquien de longue date : Pierre Mazeaud, ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Chirac entre 1974 à 1976 et ancien président du Conseil constitutionnel.
    (...), le commissaire Yves Jobic, ancien patron de l’antigang, loue dans le même ensemble une surface similaire depuis 1987.

    (...)Leurs loyers se tiennent dans une fourchette de 11 à 15 euros par mètre carré (charge non comprise), soit plus de deux fois moins que ce à quoi le commun des Parisiens doit s’attendre à débourser pour se loger dans l’arrondissement.

    L’immeuble a longtemps été sous administration de la SAGI (Société anonyme de gestion immobilière). (...) En 2013, 139 985 ménages ont renouvelé ou déposé une demande de logement auprès de la Ville de Paris. En 2012, seulement 11 399 ont obtenu satisfaction. (...)

    #Ville_de_Paris #nantis

  • Ihr da oben - wir da unten | Telepolis
    http://www.heise.de/tp/artikel/39/39605/1.html

    Fürst Georg von Waldburg-Zeil zu Trauchburg

    Als Einziger von allen bei Wallraff und Engelmann beschriebenen Angehörigen der Oberschicht haben Fürst Georg und seine Familie bis heute ihre Macht und ihren Einfluss bewahrt. Neben 10.000 Hektar Grund und mehreren Schlössern besitzen die Waldburg-Zeils noch wie zu Wallraffs Zeiten die Schwäbische Zeitung. Ihre Klinikgruppe „Waldburg-Zeil-Kliniken“ behauptet sich noch immer im hart umkämpften Markt von Wellness, Kuren und Rehabilitation.

    In der 2009 erschienen Klinikchronik findet sich auf Seite 9 ein Abschnitt über die 70er Jahre. Wallraff und Engelmann hatten den fürstlichen Feudalismus und dessen Verbindung zum damals noch faschistischen Spanien genüsslich beschrieben. Doch Fürst Georg scheint seitdem dazugelernt zu haben: „Die bürgerliche Gesellschaft wird zunehmend moderner und sozialer“, lässt er auf Seite 9 über die 70er Jahre verlautbaren. Ein „Aufbruch in der Gesellschaft“ habe stattgefunden. Tatsächlich berichtet seine Schwäbische nun sogar von Demonstrationen gegen die US-Abhöraktionen.

    #nantis #allemagne #histoire

  • Ausstellung: Fette Beute. Reichtum zeigen | heise Foto
    http://www.heise.de/foto/meldung/Ausstellung-Fette-Beute-Reichtum-zeigen-2427109.html?hg=1&hgi=0&hgf=false

    Eine Ausstellung in Hamburg widmet sich der abgeschotteten Lebenswelt der Oberschicht. Bekannte Fotografen zeigen unverblümt die Dekadenz und Opulenz eines Lebensstils, der nur mit viel Geld als Treibstoff denkbar ist.

    Die Ausstellung Fette Beute. Reichtum zeigen im Hamburger Museum für Kunst und Gewerbe zeigt vom 17. Oktober 2014 bis zum 11. Januar 2015 eine umfassende Bildersammlung, die sich mit dem Leben der oberen Zehntausend beschäftigt.

    Zeitlich deckt die Ausstellung einen weiten Bereich ab. Die thematische Bandbreite der Darstellungen reicht von Schwarzweiß-Fotos aus den 1930er Jahren bis zu aktuellen Phänomenen wie den Rich Kids of Instagram. Allen Bildern ist gemein, dass sie Angehörige der Oberschicht bei ihren Aktivitäten porträtieren. Fotografen wie Juergen Teller, Slims Aarons, Lamia Maria Abillama, Anna Skladmann und Muntu Vilakazi zeigen ihre Sicht auf eine Lebenswelt, die dem weit überwiegenden Teil der Menschheit niemals zugänglich sein wird.

    #nantis #photographie

  • Gravy Boat: My Week on the High Seas With Paula Deen and Friends
    http://gawker.com/gravy-boat-my-week-on-the-high-seas-with-paula-deen-an-1522108382

    I wanted to see who was willing to spend, at minimum, roughly $3,000 to support a downtrodden millionaire. I wanted to see if there were any black people.

    ...

    This week, the Wall Street Journal confirmed what Deen had referred to on the cruise with cryptic excitement as “a big announcement”: Paula Deen Ventures has received an investment of between $75 million and $100 million from a private-equity firm called Najafi Cos., and is in talks to return to television. According to its literature, Najafi Cos. frequently invests in industries that are “out of popular favor.”

    In June of last year, Deen fell out of popular favor, becoming an overnight pariah after acknowledging in a deposition for a discrimination lawsuit that she had contemplated throwing an antebellum-style plantation wedding for her younger brother Bubba in 2007. More explosively, she admitted in the same deposition that she had used racist slurs 27 years ago. The suit was dismissed, but not before Deen had lost an estimated $12.5 million in earnings. Endorsement deals were dropped; contracts were allowed quietly to expire; partnerships were suspended “for now” (forever).

    #voyage #nantis #usa

  • Un continent littéraire inépuisable que sont les" dits et écrits" de Michel Foucault. Une pensée en mouvement qui ne cesse d’interroger et penser l’histoire,l’actualité, les idées... Paru à l’époque en quatre volumes, ils existent aujourd’hui en deux volumes dans l’excellente collection #Quarto chez #Gallimard
    http://www.ina.fr/video/I07302844

    Après un extrait de « Lecture pour tous » du 15 juin 1966, François EWALD présente les « Dits et écrits » de Michel Foucault , textes écrits par le philosophe de 1954 à sa mort en 1984, en France et dans le monde entier et rassemblés dans quatre volumes. #Arlette_FARGE parle du bonheur qu’elle a eu en lisant ces textes. #François_EWALD évoque le reportage de #FOUCAULT en Iran, dont il a soutenu la révolution de 1978. Avant de mourir, Michel FOUCAULT travaillait sur la notion de l’amitié. #Jean-Pierre_FAYE se souvient de son amitié avec FOUCAULT, de son rire, de l’affaire iranienne, de sa maladie, de l’affaire Klauss Croissant, de sa défaite par rapport à l’histoire qui a été plus rapide que lui.

    #Philosphie #Histoire #littérature #Politique #Ethique

    • Il me semble utile de préciser que l’un des intervenants sur cette #vidéo, le renégat François Ewald (http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Ewald) est aujourd’hui directeur de l’École nationale d’assurances. Il fut l’un des tenants de la « justice prolétarienne » à la G.P, c’est-à-dire d’une conception punitive de la politique à laquelle il est en quelque sorte resté fidèle tout en changeant de côté de la barricade. Si il a travaillé avec Foucault, il a fait son chemin depuis, ce qui l’a conduit à devenir un #intellectuel_organique du patronat, l’un des initiateurs de la « refondation sociale » patronale qui a présidé à la transformation du CNPF en Mouvement des entreprises de France (#MEDEF) en 1998.

      L’éthique du bouffon, Valérie Marange
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

      Quand le philosophe François Ewald, colégataire de l’oeuvre de Foucault, et son compère Denis Kessler, numéro deux du Patronat, vilipendent en coeur la « démoralisation » contemporaine c’est pour faire l’éloge de l’« économie politique du #risque » et du contrat social qui « trouve sa vérité dans l’assurance » . Dans le détournement de la référence à Foucault, l’éthique de la « refondation sociale » patronale se révèle ainsi une véritable éthique du bouffon.

      "Refondation sociale" patronale : Le gouvernement par l’individualisation, #Maurizio_Lazzarato
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3279

      Peut-on définir la « refondation sociale » du Medef comme un projet bio-politique dans le sens foucaldien du terme ? Y a-t-il un transfert de souveraineté de l’État à l’entreprise, de ses fonctions biopolitiques ? Sommes nous confrontés à une sorte de privatisation de la biopolitique ? La refondation sociale annonce une volonté de « gouverner la société » en partant de l’entreprise. Elle affiche la détermination patronale à « gérer la vie » des individus du point de vue de la logique du profit.

      Refondation sociale patronale : Le Pare, une entreprise travailliste à la française
      http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3184

      Avec le Pare (Plan d’aide au retour à l’emploi) il s’agit de régler le marché du travail par le biais de restrictions dans l’accès au salaire socialisé, de prévenir et de circonvenir ainsi une mobilité qui est toujours un objet de conflit. Un dispositif qui s’inscrit parfaitement dans la volonté du Medef de définir pour toute la classe dirigeante une nouvelle discipline du travail

      Le projet du Pare (Plan d’aide au retour à l’emploi) découle directement du consensus politique autour de ce qui est communément appelé « l’activation des dépenses passives ». En ce sens, la réponse de Lionel Jospin au mouvement des chômeurs et précaires en 1997-1998 était très claire : quelques aides financières et un fonds d’urgence (« le milliard Jospin ») accompagnaient la réaffirmation d’une orientation de principe, à savoir, le choix d’ « une société fondée sur le travail et non sur l’assistance. »
      Cette réponse était une fin de non recevoir à la revendication d’un revenu garanti pour tous que portait le mouvement. Depuis, des changements au sein du patronat organisé ont permis à celui-ci de redevenir un acteur politique. Une fraction du patronat issue des « services » (assurance, banque) construit actuellement son hégémonie sur la faillite politique du patronat industriel fordien de la métallurgie. Le Medef succède ainsi au CNPF et propose un projet qui synthétise et approfondit la restructuration de l’organisation du travail et de ses marchés à l’oeuvre depuis 25 ans. Avec pour toile de fond la décomposition d’une droite en mal de projet, le Medef initie une « refondation sociale » qui a, logiquement, pour premier volet la réforme de l’assurance-chômage.

      #chômage #précarité #capitalisme #restructuration #individualisation #gouvernementalité #refondation_sociale

    • Oui ! Un échantillon (vous en trouverez davantage à l’url indiqué ci-dessus) :

      Jack Lang. (...) Protecteur des renégats
      Tu as la futilité des girouettes, et le je-m’en-foutisme élégant de l’apparatchik un peu marginal ; aussi tes « convictions » ne t’incluent-elles pas au nombre des véritables renégats, objets de ce livre. Mais tu fus, si trop futile même pour le reniement, le maquereau, le grand protecteur des nouveaux renégats. Grâce à toi, le plus fou-fou des ministres, « l’imagination au pouvoir » des murs de la Sorbonne a servi de devise et d’excuse pour le rachat, en vrac, des intellos et #artistes de toutes tendances ; pas si fou, au fond, tu as fait des écrivains, des peintres, des #journalistes, que tu as arrosés, décorés, traînés en avion de cocktails – plus du tout Molotov, sauf la vodka – en buffets-champagne, tes complices ou tes esclaves. D’accord, la « fête gauchiste » d’autrefois était un tantinet ridicule, mais le placage du verbalisme généreux sur le bal des #nantis, sur les mondanités du #Versailles #socialiste, ce fut odieux. Protecteur des Arts et Lettres, tu fus leur proxénète.

      #renégat