• « La Garde meurt mais ne se rend pas »
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/040819/la-garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas

    C’est beau, c’est noble, c’est généreux, c’est la France éternelle. Héroïque, la réplique du général nantais Pierre Cambronne aux Anglais qui lui demandaient de se rendre à Waterloo est hélas un poil trop belle. Retour sur une phrase assez emblématique pour avoir fait l’objet d’une enquête préfectorale…

    #L’authentique_histoire_des_fausses_citations #Napoleon,_Histoire,_Waterloo

  • 3 décembre 2018
    La façade du triomphalisme macronien ravalée à l’aérosol par quelques bons-à-rien.

    par Yves Pagès

    Aux pouvoirs médiatiques et exécutifs qui s’offusquent devant cet Arc de Triomphe « souillé » et « dégradé » samedi dernier par des gilets jaunes, rouges & noirs – sinon « martyrisé » selon la vieille phraséologie des gardiens de l’ordre patrimonial – ce petit rappel historique.

    http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7605

    #Arc_de_Triomphe #giletsjaunes #gilets_jaunes #Restauration #bonapartiste #Napoléon #Paris #bourgeoisie #Haussmann #récit_national #architecture #monument

    • Alexandre Benalla est un prolongement de la police par d’autres moyens, mais il est aussi l’incarnation du macronisme appliqué au maintien de l’ordre. Au milieu d’une institution policière raide, ankylosée, vaguement tenue aux protocoles, aux habitudes et aux règles de loi, Benalla est le manager pétaradant qui vient mouiller la chemise, fluidifier la structure, motiver le CRS. Son but et sa méthode c’est le pragmatisme et l’efficacité, il gère une manifestation comme d’autres des plans sociaux. Sa manière d’étrangler un manifestant à terre n’est pas gratuite, elle est fondamentalement libérale. Benalla n’est pas un excès mais la logique même du macronisme déployée dans la rue.

    • Non, faire de ces évènements une affaire d’état, ce serait reconnaitre son caractère exceptionnel. Or il n’y a ici rien d’exceptionnel, seulement l’ordre du monde et sa matraque. Et lorsqu’on tient la matraque, on ne se soucie guère du droit ou du juste. Même chose lorsqu’on dirige. Les gouvernants ne sont pas choqués, ils sont seulement dans l’embarras. Et cela dit tout. Il n’y a pas d’affaire d’état, seulement l’état

    • « L’affaire Benalla n’est pas une #affaire_d’Etat », Philippe Raynaud recueilli par Nicolas Truong, LE MONDE | 28.07.2018

      Parce qu’il n’y a pas eu intention de l’Etat de commettre un acte délictieux, il n’y a pas d’affaire d’Etat, explique dans une tribune au « Monde », le philosophe Philippe Raynaud qui estime que les partis d’opposition polémiquent avec d’autant plus d’acharnement qu’ils n’ont toujours pas digéré le résultat de l’élection présidentielle.

      Professeur de science politique à l’université Paris II-Panthéon-Assas [où il enseigne la philosophie politique], Philippe Raynaud a publié de nombreux ouvrages, dont L’Esprit de la Ve République (Perrin, 2017) et Emmanuel Macron : une révolution bien tempérée (Desclée de Brouwer, 200 pages, 17 euros). [Membre du comité de rédaction de la revue Commentaire et lauréat du prix Alexis de Tocqueville en 2014], il explique pourquoi l’affaire Benalla n’est pas, selon lui, une affaire d’Etat.

      L’affaire Benalla est-elle une affaire d’Etat ?

      Une affaire d’Etat est une affaire lors de laquelle les plus hautes autorités sont accusées d’avoir autorisé des actes considérés comme illégaux, en général au nom de la raison d’Etat, qui, elle-même, peut-être interprétée de façon plus au moins extensive. Dans l’affaire du Rainbow-Warrior, par exemple, le ministre de la défense, Charles Hernu, avait ordonné, avec l’autorisation de François Mitterrand, le coulage du navire de l’organisation écologiste Greenpeace par les services secrets français, le 10 juillet 1985. On peut aussi ajouter les écoutes téléphoniques ordonnées par François Mitterrand. Or, ce n’est pas du tout le cas avec l’affaire Benalla, lors de laquelle un chargé de mission a fait une faute regrettable, certes, mais aucunement commanditée par l’Elysée. Même s’il a été autorisé à assister à la manifestation du 1er-Mai avec les forces de l’ordre, aucun responsable de l’Etat ne lui a demandé de jouer à Rambo place de la Contrescarpe, à Paris. Il s’agit d’une crise politique qui devient une « affaire d’Etat » si l’on entend par là que le sommet de l’Etat est touché, mais elle n’est aucunement comparable avec le Watergate, comme le dit Jean-Luc Mélenchon, qui serait bien avisé d’être aussi soucieux des abus de pouvoir au Venezuela.

      Emmanuel Macron se présentait comme le héros du nouveau monde, et l’on découvre la perpétuation de vieilles pratiques bien connues de la Ve République…

      C’est certain. Le problème de la Ve République, c’est qu’elle confère un pouvoir considérable au chef de l’Etat qui n’a presque aucun compte à rendre. Sous la Ve République, un président peut déclarer qu’il est responsable, alors qu’il ne l’est pas juridiquement, puisqu’il est protégé par son immunité.

      Ce scandale aurait-il les mêmes conséquences politiques à l’étranger ?

      En Angleterre, par exemple, le ministre de l’intérieur aurait sans doute démissionné et serait retourné dans sa circonscription pour se faire réélire ou bien se faire battre. Alors qu’en France personne ne démissionne tant qu’il n’y a pas de pression pénale ou de mise en cause de la moralité. C’est la jurisprudence Balladur : les ministres ne démissionnent que lorsqu’ils sont mis en examen. En Grande-Bretagne, c’est le fait d’être politiquement responsable qui vous permet d’avoir du pouvoir. Et on peut démissionner plus facilement. La France est bien loin d’une telle pratique politique.

      Dans quelle mesure Emmanuel Macron a-t-il failli ?

      On peut toujours discuter de savoir si la sanction est suffisante et on peut estimer que la stratégie de communication d’Emmanuel Macron s’appuie trop sur la situation privilégiée du président, alors que c’est précisément celle-ci qui est en question aux yeux des Français. Je trouve qu’on n’a pas assez relevé la seule véritable nouveauté de cette séquence : le fait que le président Macron n’ait pas cédé à la facilité du fusible. C’est absolument inhabituel, voire inédit sous la Ve République, où l’on lâchait un conseiller ou un ministre à chaque coup dur.

      S’agit-il d’une affaire politique ?

      Je ne peux m’empêcher de penser que tout cela est arrivé alors qu’Emmanuel Macron avait une chance insolente. Tout lui souriait, et c’était sans doute insupportable pour beaucoup. A gauche comme à droite, les partis n’avaient pas digéré l’élection présidentielle. D’où la sainte-alliance de Jean-Luc Mélenchon avec Marine Le Pen, d’Olivier Faure avec Eric Ciotti pour atteindre le président. La partie la plus politisée de la droite considère qu’elle s’est fait voler l’élection en raison de l’affaire Fillon. Les « insoumis » se croyaient au second tour, rêvaient même d’imposer une cohabitation à Macron et se sont retrouvés loin derrière aux législatives, sans même pouvoir incarner le mouvement social, profondément divisé. Le PS a été laminé. Quant au Front national, il s’est ridiculisé pour longtemps dans le débat de l’entre-deux-tours.

      La réaction d’Emmanuel Macron à l’égard des médias est-elle justifiée ?

      Elle s’inscrit dans la cote #bonapartisme_soft de la présidence Macron. Le président est plus sensible à la gêne que représente la presse pour l’action qu’à sa contribution à la délibération politique. Cette attitude peut être rapprochée à son goût mesuré pour la délibération parlementaire. Comme dit Kant, « la colombe légère lorsque, dans son libre vol, elle fend l’air dont elle sent la résistance, pourrait se représenter qu’elle réussirait encore bien mieux dans l’espace vide d’air ». Et Emmanuel Macron peut faire penser, sur ce point, à #Napoléon_III, qui considérait que les journalistes étaient moins légitimes que les élus politiques. « Mais qui êtes-vous les journalistes ? Vous n’exprimez que des intérêts particuliers. Moi, je représente l’intérêt général, car j’ai été élu par le peuple ! Vous, vous ne représentez que vos lecteurs », disait-il. Ou encore : « Qu’est-ce qu’un journal ? Ce n’est que l’alliance d’un capital et d’un talent, alors que je suis l’expression autorisée de l’intérêt général et de la volonté générale. »

      Les journaux en général, et « Le Monde » en particulier, en font-ils trop ?

      La dramatisation médiatique est excessive, et le ton inimitable de componction, de sérieux et de moralisme du Monde donne à cette affaire un goût de moraline, comme dirait Nietzsche. D’ailleurs la convergence éditoriale momentanée avec la rédaction du Figaro est assez symptomatique de cette « convergence des luttes » contre un président élu par une extraordinaire combinaison de chance et de talent qui dérange tout le monde.

      Si l’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat au sens strict, ne témoigne-t-elle pas d’une intolérance accrue envers les abus de pouvoir ?

      Il est indubitable que l’opinion ne supporte plus les passe-droits, les abus de pouvoir ou le fait du prince. Dans L’Ancien Régime et la Révolution, Alexis de Tocqueville montre bien que c’est lorsque les privilèges sont affaiblis qu’ils deviennent illégitimes. Les Français ne tolèrent plus la société de cour et les privilèges de l’exécutif, comme les bourgeois révolutionnaires de 1789 n’acceptaient plus de céder leur place à un noble qui passait avec son apparat sur un pont, même si la monarchie était déclinante.

  • Les plans, croquis et cartes insolites de Napoléon menacés de disparition RTS - afp/vkiss - 6 Octobre 2017

    Pour numériser et restaurer les centaines de plans, dessins ou cartes qui ont été soumis à l’empereur Napoléon Ier, les Archives nationales françaises ont lancé une souscription publique internationale.

    Il faut 250’000 euros pour « assurer la sauvegarde » et la « mise à la disposition du public » de ces quelque 1800 pièces, dont 370 ont besoin d’une restauration, selon les Archives nationales et la Fondation Napoléon, qui pilotent l’opération.

    Chaque jour, la Secrétairerie d’Etat impériale « traitait des dizaines de dossiers dont beaucoup étaient accompagnés de dessins, plans et cartes réalisés pour aider l’empereur dans ses prises de décision », indiquent les organisateurs.

    Un bateau volant
    Souvent annotées de la main de Napoléon, plusieurs de ces pièces sont signées par de grands artistes, tels David (peintre du Sacre de Napoléon) ou Fontaine (architecte de l’Arc de Triomphe du Carrousel, à Paris).

    Du code de signaux de la Royal Navy à des silhouettes d’Amérindiens, des caricatures anglaises de l’empereur à un manuel de tactique navale, les documents surprenants ne manquent pas.

    Le plus étrange est sans conteste un projet de « bateau volant » censé permettre l’invasion de la Grande-Bretagne.

    #cartographie #histoire #cartes #quête #Pays_ruiné #CrowFounding #Archives_nationales #napoléon

  • Zinc

    David Van Reybrouck retrace ici l’histoire d’un infime territoire coincé entre la #Belgique, les #Pays-Bas et l’#Allemagne, un confetti au statut unique en Europe, car déclaré neutre par les grandes puissances après la chute de #Napoléon et jusqu’en 1919, faute d’un accord sur le tracé des frontières alentour. Il s’agissait à l’origine d’un banal conflit d’intérêts puisque se trouvait là un important gisement de #zinc, #minerai dont l’exploitation déjà ancienne connut son apogée au xixe siècle.

    Un siècle de neutralité heureuse du village de #Moresnet, une sorte d’Europe en miniature : les nationalités s’y côtoient, les lois sont françaises, l’administration germano-belge, le service militaire est longtemps ignoré. Mais en 1914 l’Allemagne l’occupe, avant que le #traité_de_Versailles ne l’attribue à la Belgique. Et ce n’est qu’un début, car les guerres du xxe siècle ne cesseront de meurtrir la population de cette enclave autrefois privilégiée.
    Cette histoire, David Van Reybrouck nous la conte à travers le destin d’#Emil_Rixen. Né en 1903, cet homme ordinaire changera cinq fois de nationalité sans jamais traverser de frontière : “Ce sont les frontières qui l’ont traversé.”
    Mais à travers ce destin singulier – et avec lui celui de la communauté méconnue des Belges germanophones –, c’est à deux sujets d’une actualité brûlante que David Van Reybrouck nous invite à réfléchir : la fin d’une #utopie européenne et le retour des frontières, véritables matérialisations sur le terrain de la résurgence des nationalismes.


    http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/zinc
    #frontières #histoire #livre #nationalisme

  • #Saakashvili attempts a #Napoleon in #Odessa !!!!

    Petro #Poroshenko’s decision to appoint #Georgia’s disgraced former President as Governor of the Odessa region just might be his most bizarre move yet. Mikhail Saakashvili is a wanted criminal suspect in his homeland.

    When the pro-Euromaidan activist Maxim Eristavi tweeted on Friday that Mikhail Saakashvili was to become Odessa’s new Governor, the Twittersphere didn’t seem to know whether shock or amusement was the most appropriate reaction. However, on closer inspection, the move isn’t such a surprise after all. There are myriad reasons why Saakhasvili would find Odessa’s top job attractive and equally as many why Poroshenko is most likely delighted to send him there.

    http://rt.com/op-edge/263565-saakashvili-odessa-governor-napoleon

    Et pourquoi pas #Kadyrov ?

  • #livre
    Vittorio Giacopini, La mappa, Il Saggiatore

    Monti, laghi, colline, forre, fortilizi e contrafforti, borghi, strade, slarghi: vedere tutto, come se si fosse per aria, e tutto rappresentare in una mappa, con dettagli minuti, badando a distanze, rilievi, proporzioni: squadrare il mondo, illuminarlo, dargli ordine. È questo l’obiettivo di #Serge_Victor, ingegnere-cartografo al seguito di Napoleone durante la Campagna d’Italia. Figlio esemplare dei Lumi, nemico di fole balzane e superstizioni, adepto dell’Encyclopédie di Diderot e d’Alembert – alle cui parole si aggrappa con una devozione non lontana dal fi deismo che la Rivoluzione si era incaricata di smantellare –, Serge Victor riceve l’ordine dal Generale in persona di riprodurre i corsi e i ricorsi della Campagna, di fermare su carta e nel tempo i nuovi confini d’Italia, che il demiurgo Napoleone, N., l’Imperatore, va ridisegnando e riplasmando, sempre più a suo piacimento. Così, mentre il còrso conquista la penisola e, non pago, invade l’Egitto, Serge lavora alla sua #magnum_opus, in compagnia di uno scalcinato poeta tutto sdegno e fervore e dell’ammaliatrice Zoraide, la sua Maga, che della ragione rappresenta il doppio, il sonno, e prefigura l’assedio portato ai Lumi dalle sotterranee pulsioni che, nella Storia come nell’animo dell’uomo, non conoscono sopore. Da questo assedio – più cruento di ogni battaglia scatenata da Napoleone, più spietato di ogni rivoluzione –, l’Illuminismo uscirà pesto e zoppicante, come Serge stesso, che nell’erebo ghiacciato di Russia dovrà dire addio alla giovinezza e alla forza, ma soprattutto alla fiducia nelle magnifiche sorti e progressive dell’umanità. A capitolare non è però solo un uomo o un’epoca, ma un intero genere letterario, il romanzo storico: perché #La_Mappa, di là dallo sfarzo di una prosa immaginifica e di una struttura narrativa monumentale, lascia presagire un’aria di disfacimento, e sancisce l’irriducibilità del reale nella forma-romanzo, e l’arbitrarietà di ogni pretesa del contrario.


    http://www.radio3.rai.it/dl/radio3/programmi/puntata/ContentItem-760b8c28-7ef8-4717-b5ba-be37c4c31b2c.html
    #cartographie #Napoléon #campagne_d'Italie #roman
    signalé par @wizo

    Le podcast du reportage radio :
    http://www.radio.rai.it/podcast/A45791117.mp3

  • How Revolutions Fail
    http://english.al-akhbar.com/content/how-revolutions-fail

    A group of Egyptians who call themselves as ’Anti-Coup demonstrators’ stage a demonstration demanding to release of their arrested friends, at Cairo University in Giza, #Egypt on February 18, 2015. Anadolu Agency/Belal Wagdy A group of Egyptians who call themselves as ’Anti-Coup demonstrators’ stage a demonstration demanding to release of their arrested friends, at Cairo University in Giza, Egypt on February 18, 2015. Anadolu Agency/Belal Wagdy

    The conservative right has produced some of the best scholars on the birth of revolutions, exemplified by #Alexis_de_Tocqueville and his 1856 book “The Old Regime and the Revolution”.

    Mohammed Sayyid Rasas

    read (...)

    #Opinion #Ali_Abdullah_Saleh #Articles #England #France #French_Revolution #Karl_Marx #Mohammed_Mursi #Napoleon_Bonaparte #Russia #Tunisia #Yemen

  • Map error hastened Napoleon’s Waterloo defeat - Telegraph

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/11144216/Map-error-hastened-Napoleons-Waterloo-defeat.html

    Via Elisabeth Vallet sur Twitter. Elisabeth Vallet de l’UQAM qu’on aimerait beaucoup retrouver ici...

    If Waterloo was won on the playing fields of Eton, as Wellington is supposed to have said, it may have been lost by Napoleon’s map-makers.

    A printing error left the emperor Bonaparte aiming his artillery in the wrong place, well short of the British, Prussian and Dutch lines, it is claimed. While historical accounts of the Duke’s sang-froid and the fortitude of the British infantry are not in doubt, the discovery could also explain stories of the brilliant Corsican field marshal appearing lost.

    “Napoleon was relying on a false map for his strategy in his last battle,” said Franck Ferrand, the maker of a documentary broadcast on French television. “This explains why he mistook the lie of the land and was disoriented on the battlefield. It is certainly one of the factors that led to his defeat.”

    #cartographie_historique #cartographie_erreur #napoléon

  • Guerre de Crimée - Français et Anglais côte à côte - Herodote.net
    http://www.herodote.net/Francais_et_Anglais_cote_a_cote-synthese-154-64.php

    Inutile et meurtrière, la guerre de Crimée est provoquée par l’entrée des troupes russes en territoire ottoman. Le sultan, menacé d’être défait, reçoit le soutien de la France et du Royaume-Uni, qui déclarent la guerre à la Russie le 27 mars 1854. Elles sont rejointes un peu plus tard par le royaume de Piémont-Sardaigne.

    Notons que c’est la première occasion pour les Anglais et les Français de combattre côte à côte après sept siècles de conflits, une occasion qui se renouvellera soixante ans plus tard, lors de la Grande Guerre.

    Pour l’empereur Napoléon III, cette guerre mal engagée et mal gagnée s’avère néanmoins un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier). Le traité de Paris, qui y met un terme le 30 mars 1856, lui permet de remodéler la la carte de l’Europe, issue du congrès de Vienne et de la défaite de son oncle Napoléon 1er, quarante et un ans plus tôt.

    Une querelle d’un autre âge

    À l’origine du conflit, l’on trouve une querelle d’un autre âge entre l’empereur français Napoléon III et le tsar Nicolas Ier. Chacun veut assurer en exclusivité la protection des Lieux Saints de Jérusalem, partie intégrante de l’empire turc.

    Nicolas 1er juge le moment venu de régler la « Question d’Orient » posée par la déliquescence de l’empire ottoman. Il propose à l’Angleterre un partage à l’amiable des possessions ottomanes. « La Turquie est l’homme malade de l’Europe », dit-il en substance à l’ambassadeur d’Angleterre. « Il ne faut pas le laisser disparaître sans avoir réglé sa succession ». Il lui suggère de prendre l’Égypte et la Crète, lui-même établissant son influence dans les Balkans.

    Mais l’Angleterre refuse le partage par crainte que la Russie n’acquière trop d’influence en Méditerranée et en Orient, ainsi qu’en Afghanistan où elle côtoie dangereusement ses possessions des Indes. Elle préfère conserver l’empire ottoman en l’état pour le gérer à sa manière. Dépité, le tsar envahit la Moldavie et la Valachie ottomanes puis détruit la flotte turque de la mer Noire.

    Napoléon III et le gouvernement de la reine Victoria font cause commune avec le sultan Abdul-Medjid 1er. C’est la première fois depuis... le couronnement d’Aliénor d’Aquitaine et Henri II Plantagenêt, 700 ans plus tôt, que les deux nations s’apprêtent à combattre ensemble !
    Le siège de Sébastopol

    Sous le commandement respectif des généraux Saint-Arnaud et lord Raglan, Français et Anglais débarquent dans la presqu’île de Crimée et remportent une victoire sur les bords du fleuve Alma avant de mettre le siège devant Sébastopol, puissante forteresse russe, le 26 septembre 1854.

    Bientôt rejoints par une poignée de soldats piémontais, les assiégeants, au nombre de 185.000, découvrent la dureté de l’hiver russe et doivent mener une éprouvante guerre de tranchées autour de la citadelle.

    L’hiver se fait meurtrier pour les troupes, victimes du froid, du choléra et du typhus plus encore que des combats, d’autant que l’impréparation du conflit a été totale et les services de ravitaillement et de soins en-dessous de tout.

    Une Britannique de 34 ans, Florence Nightingale, émue par l’abandon des malades, organise avec talent des hôpitaux de campagne. Son talent et son dévouement font la Une des journaux anglais.

    La campagne donne lieu à d’héroïques mais dérisoires opérations comme la charge de la Brigade légère de Lord Cardigan pendant la bataille de Balaklava.

    Mais à Londres et Paris, l’opinion s’exacerbe devant l’enlisement du conflit. Un consommateur parisien est interpellé pour avoir lancé dans un café : « C’est ici comme à Sébastopol, on ne peut rien prendre ! ». Enfin, les zouaves du général de Mac-Mahon s’emparent du fort Malakoff, qui domine la citadelle de Sébastopol.

    La chute de Malakoff décide du sort de Sébastopol. Les Russes se retirent de la citadelle deux jours plus tard, après l’avoir proprement incendiée.
    Napoléon III exulte

    Quelques mois plus tard, le tsar demande la paix. Le traité de Paris, le 30 mars 1856, hisse Napoléon III au pinacle, quatre ans à peine après son avènement. Le bonheur de l’empereur est à son comble avec la naissance de son fils Eugène Louis Napoléon, le 16 mars 1856, pendant le congrès !

    L’influence française sort renforcée en Orient. Mais la Russie, humiliée, prend conscience de sa faiblesse et reproche durablement à son ex-allié autrichien de ne pas l’avoir soutenue. Le nouveau tsar, Alexandre II, entreprend de vastes réformes.

    Quant à l’Angleterre, déçue par son alliance avec la France après sept siècles de conflits quasi-ininterrompus, elle se retire dans un « splendide isolement » jusqu’à la fin du siècle. Après quatre décennies de paix et de prospérité sans nuages en Europe, voilà que se mettent en place les ingrédients des drames futurs......

    La suite .... http://www.herodote.net/Francais_et_Anglais_cote_a_cote-synthese-154-64.php

    un peu d’ #Histoire ?
    #Crimée
    #guerre-de-Crimée
    Empereur #Napoléon-III
    #français
    #anglais
    Le siège de #Sébastopol

  • Guerre de Crimée - Français et Anglais côte à côte - Herodote.net
    http://www.herodote.net/Guerre_de_Crimee-synthese-154.php

    Inutile et meurtrière, la guerre de Crimée est provoquée par l’entrée des troupes russes en territoire ottoman. Le sultan, menacé d’être défait, reçoit le soutien de la France et du Royaume-Uni, qui déclarent la guerre à la Russie le 27 mars 1854. Elles sont rejointes un peu plus tard par le royaume de Piémont-Sardaigne.

    Notons que c’est la première occasion pour les Anglais et les Français de combattre côte à côte après sept siècles de conflits, une occasion qui se renouvellera soixante ans plus tard, lors de la Grande Guerre.

    Pour l’empereur Napoléon III, cette guerre mal engagée et mal gagnée s’avère néanmoins un succès sur la scène internationale (le premier et le dernier). Le traité de Paris, qui y met un terme le 30 mars 1856, lui permet de remodéler la la carte de l’Europe, issue du congrès de Vienne et de la défaite de son oncle Napoléon 1er, quarante et un ans plus tôt.

    Une querelle d’un autre âge

    À l’origine du conflit, l’on trouve une querelle d’un autre âge entre l’empereur français Napoléon III et le tsar Nicolas Ier. Chacun veut assurer en exclusivité la protection des Lieux Saints de Jérusalem, partie intégrante de l’empire turc.

    Nicolas 1er juge le moment venu de régler la « Question d’Orient » posée par la déliquescence de l’empire ottoman. Il propose à l’Angleterre un partage à l’amiable des possessions ottomanes. « La Turquie est l’homme malade de l’Europe », dit-il en substance à l’ambassadeur d’Angleterre. « Il ne faut pas le laisser disparaître sans avoir réglé sa succession ». Il lui suggère de prendre l’Égypte et la Crète, lui-même établissant son influence dans les Balkans.

    Mais l’Angleterre refuse le partage par crainte que la Russie n’acquière trop d’influence en Méditerranée et en Orient, ainsi qu’en Afghanistan où elle côtoie dangereusement ses possessions des Indes. Elle préfère conserver l’empire ottoman en l’état pour le gérer à sa manière. Dépité, le tsar envahit la Moldavie et la Valachie ottomanes puis détruit la flotte turque de la mer Noire.

    Napoléon III et le gouvernement de la reine Victoria font cause commune avec le sultan Abdul-Medjid 1er. C’est la première fois depuis... le couronnement d’Aliénor d’Aquitaine et Henri II Plantagenêt, 700 ans plus tôt, que les deux nations s’apprêtent à combattre ensemble !
    Le siège de Sébastopol

    Sous le commandement respectif des généraux Saint-Arnaud et lord Raglan, Français et Anglais débarquent dans la presqu’île de Crimée et remportent une victoire sur les bords du fleuve Alma avant de mettre le siège devant Sébastopol, puissante forteresse russe, le 26 septembre 1854.

    Bientôt rejoints par une poignée de soldats piémontais, les assiégeants, au nombre de 185.000, découvrent la dureté de l’hiver russe et doivent mener une éprouvante guerre de tranchées autour de la citadelle.

    Florence Nightingale (12 mai 1820 – 13 août 1910) L’hiver se fait meurtrier pour les troupes, victimes du froid, du choléra et du typhus plus encore que des combats, d’autant que l’impréparation du conflit a été totale et les services de ravitaillement et de soins en-dessous de tout.

    Une Britannique de 34 ans, Florence Nightingale, émue par l’abandon des malades, organise avec talent des hôpitaux de campagne. Son talent et son dévouement font la Une des journaux anglais.

    La campagne donne lieu à d’héroïques mais dérisoires opérations comme la charge de la Brigade légère de Lord Cardigan pendant la bataille de Balaklava.

    Mais à Londres et Paris, l’opinion s’exacerbe devant l’enlisement du conflit. Un consommateur parisien est interpellé pour avoir lancé dans un café : « C’est ici comme à Sébastopol, on ne peut rien prendre ! ». Enfin, les zouaves du général de Mac-Mahon s’emparent du fort Malakoff, qui domine la citadelle de Sébastopol.

    La chute de Malakoff décide du sort de Sébastopol. Les Russes se retirent de la citadelle deux jours plus tard, après l’avoir proprement incendiée.....

    #Histoire
    #Guerre de #Crimée
    #français
    #anglais
    Le siège de #Sébastopol
    #Napoléon-III
    #unpeud'histoire

  • « En dernière analyse, disait l’Empereur, pour gouverner, il faut être militaire : on ne gouverne qu’avec des éperons et des bottes. Sieyès, sans être peureux, avait peur de tout ; ses espions de police troublaient son repos. Au Luxembourg, durant le consulat provisoire, il réveillait souvent Napoléon son collègue, et le harcelait avec les trames nouvelles qu’il apprenait à chaque instant de sa police particulière. Mais a-t-on gagné notre garde, lui disait celui-ci. – Non– Eh bien, allez dormir. En guerre comme en amour, pour conclure, mon cher, il faut se voir de prés. Il sera temps de nous inquiéter quand on attaquera nos 600 hommes. »
    #napoléon
    #police
    #surveillance

  • Facebook
    https://www.facebook.com
    #espionnage
    #napoleon
    #deguisement

    Napoléon raconte une anecdote : comment joindre les patriotes dispersés dans le maquis corse ? Malheureusement, Paoli est plus fort que lui.

    « J’essayai néanmoins. Je fis le choix d’un paysan rusé, alerte ; je l’affublai des plus mauvais haillons que je pus trouver, et le lançai à travers les montagnards. Arrêté de poste en poste, il les joua longtemps. Il posait sa gourde à terre, il excitait, facilitait la recherche ; il n’avait d’autre but que d’obtenir quelques secours pour soutenir sa vie. Il arriva ainsi jusqu’à Corte, dont la gendarmerie, moins confiante, dépeça ses habits, sa coiffure, et jusqu’à la semelle de ses souliers. On ne trouva rien ; on allait le relâcher losrqu’on s’avisa qu’il fallait rendre compte à Paoli. « Un misérable qui court les champs pour demander l’aumône, dans les circonstances où nous sommes ! c’est un émissaire. Allez, cherchez, il y a quelque message. »– Impossible ; nous avons tenu ses vêtements fil à fil, nous avons tout désassemblé. – Sa mission est donc verbale, car il en a une, cherchez, questionnez encore. – Nous avons tout épuisé. – Qu’a-t-il sur lui ? – Une petite gourde. – Cassez-là. On le fit. On trouva les commissions. Paoli n’était pas un homme facile à surprendre. »

  • Bonaparte, un condottiere en Révolution
    http://www.laviedesidees.fr/Bonaparte-un-condottiere-en.html

    Il a fallu la méritocratie révolutionnaire pour que s’exprime le génie militaire, organisateur et administratif du futur empereur. Dans le premier volume de sa #biographie (jusqu’en 1802), Patrice Gueniffey montre que Bonaparte fut à la fois un « roi d’un genre nouveau », un despote éclairé, un révolutionnaire et un postrévolutionnaire, toujours mû par une volonté de fer.

    Livres & études

    / #Napoléon, biographie, #Révolution_française

    #Livres_&_études

  • Bonaparte, un condotierre en Révolution
    http://www.laviedesidees.fr/Bonaparte-un-condotierre-en.html

    Il a fallu la méritocratie révolutionnaire pour que s’exprime le génie militaire, organisateur et administratif du futur empereur. Dans le premier volume de sa #biographie (jusqu’en 1802), Patrice Gueniffey montre que Bonaparte fut à la fois un « roi d’un genre nouveau », un despote éclairé, un révolutionnaire et un postrévolutionnaire, toujours mû par une volonté de fer.

    Livres & études

    / #Napoléon, biographie, #Révolution_française

    #Livres_&_études

  • L’Insee envoie une lettre... à Napoléon - Le Nouvel Observateur
    http://tempsreel.nouvelobs.com/l-histoire-du-soir/20131211.OBS9122/l-insee-envoie-une-lettre-a-napoleon.html

    La mention « Destinataire inconnu à l’adresse » n’a jamais été plus vraie. En Corse, l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) a adressé un courrier à... Napoléon Bonaparte. Celui-ci serait censé habiter au 3 rue Saint-Charles à Ajaccio. « Le courrier a été posté en Midi-Pyrénées le 2 décembre 2013, soit 209 ans, après le sacre du destinataire », indique « Corse-Matin »...

    #Insee
    #lettre... à #Napoléon
    « Décédé en 1821, prière de faire suivre chez Saint Pierre » ont répondu les services postaux. "

  • Les Allemands en armes célèbrent la défaite de #Napoléon
    http://fr.myeurop.info/2013/10/18/les-allemands-en-armes-c-l-brent-la-d-faite-de-napol-12431

    Delphine Nerbollier

    En uniforme, privés d’eau et d’électricité : trois jours durant, à #Leipzig, 6000 passionnés participent à un « #jeu_de_rôle » géant pour célébrer le bicentenaire de la défaite de Napoléon 1er. Nationaliste ou pacifiste, le rendez-vous divise.

    Leipzig, ville allemande située à 190 kilomètres de (...)

    #Insolites #Société #Politique #Allemagne #Europe #Bataille_des_nations #fantassins #mythe_fondateur #nationalisme #reconstitution_historique

  • Des historiens critiquent le projet de parc Napoléon
    http://www.larepublique77.fr/2013/06/12/des-historiens-critiquent-le-projet-de-parc-napoleon

    Le problème est général. Avec ce genre de projet, on prend les gens pour des idiots incapables de comprendre quoi que ce soit dès qu’on leur explique quelque chose de sérieux. On les tire vers le bas. Je m’en rends compte sur les visites que je donne. Dès qu’on leur parle comme à des adultes qu’ils sont, capables de raisonnement et de compréhension, les gens, en fait, nous remercient.

  • Napoléonland : bientôt un parc d’attraction à la gloire de l’empereur ? - Île-de-France - Basta !
    http://www.bastamag.net/article3085.html
    Tout ce que j’aime !

    Pourquoi Napoléon ? C’est une « marque monde » (sic), explique le député. Un homme capable de « faire trembler l’Europe sous son talent militaire [1]. « Napoléon, c’est la méritocratie. I

    Pour faire vivre la légende napoléonienne, pas moins 230 hectares sont prévus, dont 50 à 100 hectares consacrés au parc à thème. Avec bien sûr une reconstitution de la bataille de Montereau. Et des activités plus ludiques. « Il faut faire du fun intelligent. L’histoire est un prétexte pour donner du plaisir avec des émotions, des sensations et des connaissances », explique Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope, qui va rejoindre le comité de pilotage.Yves Jégo pourrait s’inspirer de « Ski Dubaï », grande piste de ski en plein cœur du désert, dont il est fan : un peu de neige en Seine-et-Marne, pour rappeler le passage victorieux des Alpes de la campagne d’Italie ou la déroute de la Grande armée pendant la campagne de Russie ?

    Putain de #parc_à_thème et #PPP

  • "Napoléonland et les historiens de garde" (#ceci_n'est_pas_un_canular)
    http://www.autrefutur.net/Napoleonland-et-les-historiens-de

    Lancé en 2012 par #Yves_Jégo, le projet d’un #Napoléonland, est vendu comme un moyen de « créer de l’emploi et trouver une locomotive économique pour dynamiser la région »(Seine-et-Marne).
    Recruté pour l’occasion, Dominique Hummel, va rejoindre le comité de pilotage pour apporter son expertise. Selon lui, « il faut faire du #fun_intelligent. »

    Tiens, c’est drôle, pendant ce temps-là Volkswagen invente la "théorie du fun" pour son #marketing_sensoriel.
    http://seenthis.net/messages/122567

    [retour à Dominique Hummel] « L’#histoire est un prétexte pour donner du plaisir avec des émotions, des sensations et des connaissances. »

    Au delà de ces arguments « économico-funs », il sont l’application grandeur nature du nouveau #roman_national, « popularisé » par le comédien #Lorànt_Deutsch qui, dans son Métronome, participe au retour en force de récits orientés, portés, entre autres, par des politiques comme #Patrick_Buisson pour contribuer à une réécriture constante de l’histoire, changée en une vaste opération de commerce d’image d’Épinal…

    Avec Napoléonland, il ne s’agira donc pas de comprendre les ressorts de l’époque impériale, ni même de donner le point de vue du civil, du simple soldat, mais de vendre de la légende napoléonienne porteuse des valeurs les valeurs « qu’a introduites #Napoléon, celles de la Révolution et de la République ».

    Référence au travail de #William_Blanc, #Aurore_Chéry, #Christophe_Naudin : Les Historiens de garde. De Lorànt Deutsch à Patrick Buisson, la résurgence du roman national,
    http://www.leshistoriensdegarde.fr
    Voir aussi
    http://seenthis.net/messages/67939
    http://seenthis.net/messages/66499

    "« Napoléonland » s’implantera à #Marolles"
    http://www.leparisien.fr/avon-77210/napoleonland-s-implantera-a-marolles-08-12-2012-2390253.php

    Cette idée folle de nouveau concept de parc, mêlant histoire et #attractions sur le thème de l’empereur, a été lancée en janvier. Et avant de trouver des financeurs privés, il fallait trouver le site idéal. C’est Philippe Lévêque, maire de Marolles-sur-Seine et premier vice-président de l’intercommunalité, qui a suggéré sa commune comme lieu d’accueil. « J’ai proposé un emplacement idéal, situé entre la D411, la ligne de TGV et l’autoroute A 5. Nous avons là des terrains exploités par un groupement de carriers. Mais il faut penser à leur reconversion. » Après plusieurs visites auprès de Dominique Hummel, patron du Futuroscope, et d’élus locaux de la région de Poitiers, Yves Jégo veut s’inspirer de cette réussite.

    (...) Reste à concrétiser l’idée même du « Napoléonland ». C’est le rôle de l’Association pour bâtir une entreprise internationale de loisirs sur l’empereur et son époque (Abeille), créée il y a six mois, avec le soutien de la Compagnie des Alpes, une filiale de la Caisse des dépôts et consignations. C’est un cabinet anglais, spécialisé dans ce genre de projet qui pourrait être désigné en février. Si tout se passe bien, « Napoléonland » pourrait ouvrir ses portes en 2017. Coût : environ 200 M€.

    L’ "Association pour bâtir une entreprise internationale de loisirs sur l’empereur et son époque" : en voilà un nom d’association qui a l’air parfaitement objectif.

    "Napoléon, future mascotte d’un #parc_d'attraction ?" (article de 2012)
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/02/16/napoleon-future-mascotte-d-un-parc-d-attraction_1644311_3224.html

    A l’origine du projet, le souci de « créer de l’emploi et trouver une locomotive économique pour dynamiser la région », explique Yves Jégo. Très vite, « la force touristique de l’Ile-de-France s’est imposée comme un levier majeur de croissance économique », explique l’élu. Dans cette commune, habituée aux commémorations des batailles napoléoniennes, « il était évident que nous devions utiliser la richesse de l’Histoire de notre pays ». « Il y a une véritable demande économique derrière le sujet de Napoléon, et toujours pas de #musée français consacré à ce pan de l’Histoire. Sans tomber dans l’hagiographie, on peut légitimement vouloir mettre en scène cet épisode. » L’exploiter à travers la forme ludique est apparue dans un second temps comme « une bonne manière de combiner #tourisme, #culture et #loisirs ».

    (...) Mais si la légende de l’empereur français fascine, elle dérange également. « Pourquoi pas un parc dédié à Staline ou à Kim Jong-il ? », s’interroge ainsi un journaliste sur le site du Guardian. Napoléon Bonaparte, empereur autoritaire et belliqueux, s’est tout de même fait quelques ennemis lors de ses différentes conquêtes militaires. « C’est un véritable risque qu’il y ait caricature, et qu’on nous fasse tomber dans la polémique historique autour du personnage », admet Yves Jégo. Mais il assure qu’il ne s’agira « ni de détruire l’image de Napoléon ni de la magnifier ».

    Pour éviter une #instrumentalisation de l’Histoire, l’élu devrait d’ailleurs annoncer samedi 18 février, à l’occasion du 198e anniversaire de la bataille de Montereau, la création « d’un comité scientifique international, qui sera la garantie que rien ne soit effacé ou mis de côté dans l’histoire napoléonienne ». « Il y aura un équilibre à trouver », conclut l’ancien ministre de l’outre-mer, qui se dit « particulièrement soucieux de la manière dont sera notamment abordé l’esclavage ».

    En deux siècles, 80 000 livres ont été écrits sur Napoléon Bonaparte, rappelle Yves Jégo. « Cela reste dans l’esprit des Français un moment d’#épopée et de conquête et, malgré sa part sombre, on ne peut pas effacer notre Histoire », conclut-il.

  • Un timbre biélorusse va commémorer avec éclat au mois juillet le bicentenaire de la victoire de 1812 sur l’empereur Napoléon 1er, et la France s’associe à Minsk au souvenir de la Bérézina pour le mois de novembre 2012.

    On estime qu’environ 450.000 soldats français ne revinrent jamais de la terrible campagne de Russie.

    Le site Herodote.net rappelle que l’empereur, dont on se souvient qu’il fut qualifié de « petit chacal » par l’historien Henri Guillemin, a abandonné ses soldats dans « une pitoyable retraite ».

    Nous aurons l’occasion de revenir sur cette déroute française dans quelques temps.

    #napoléon #1812 #biélorussie #bérézina #déroute #France
    Voir l’épisode de la retraite de Russie sur le site l’Histoire par l’image.
    http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=316
    Voir le site Herodote.net.
    http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18121126
    Voir le site de l’Ambassade de France à Minsk.
    http://www.ambafrance-by.org/-Projet-Berezina-2012-