• Emmanuel Macron annonce un congé de naissance et un plan contre l’infertilité en vue du « réarmement démographique » du pays
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/01/17/emmanuel-macron-annonce-un-conge-de-naissance-et-un-plan-contre-l-infertilit

    M. Macron a esquissé rapidement les contours du futur congé de naissance, « qui viendra remplacer le congé parental actuel ». Ce dernier sera « mieux rémunéré », plus court que l’actuel congé parental et « permettra aux deux parents d’être auprès de leur enfant pendant six mois s’ils le souhaitent ».

    Le président de la République confirme ainsi que cette réforme, annoncée par Aurore Bergé dès son arrivée au ministère des solidarités, à l’été 2023, verra bien le jour. Une concertation avait débuté à la rentrée de septembre avec les partenaires sociaux pour proposer un dispositif plus attractif pour les familles, en partant du constat de la faible attractivité du congé parental tel qu’il existe aujourd’hui. En novembre, la ministre avait annoncé l’entrée en vigueur de ce « nouveau droit » en 2025. A l’époque, il était question qu’il coexiste avec le congé parental actuel, ce qui ne semble donc plus être à l’ordre du jour.

    Perplexité. Est ce que c’est vraiment la raison de la baisse des naissances ? N’a t elle pas plus à voir avec des raisons plus fondamentales, telles que l’incertitude face à l’avenir ou plus précisément la certitude que le monde de demain ne vaudra pas la peine d’être infligé aux enfants à venir, pour des raisons tant écologiques que politiques, à savoir une société de la précarité, des inégalités, de la vacuité de sens, notamment au travail. Et par ailleurs, le recul de l’âge des femmes à la naissance traduit peut être aussi une aspiration à vivre sa vie pleinement, sans les lourdes contraintes de la maternité surtout lorsque la parentalité n’est pas égalitaire. Un congé maternité mieux rémunéré répond il à cela, lorsqu’on apprend par ailleurs que ce sont précisément les retours de congés maternité qui dévalorisent les femmes en entreprise, où on ne les considère plus comme assez disponibles pour leur tâche, où on les placardise. Autrement dit, c’est plutôt sur les relations d’emploi qu’il faudrait mettre l’accent.
    Enfin, dernier point, est-ce si mal que le rythme d’accroissement démographique se réduise ? Il faut imaginer un meilleur système de prise en charge des retraites, en ponctionnant les riches retraités en particulier...

    • Complément, avec un tout petit peu de cynisme à l’intérieur :

      – Les pays du sud global n’ont pas (encore) désarmé leur natalité et pourtant, eux aussi auraient des raisons de...

      – Argumenter que les pays riches ont une natalité désarmée, alors qu’on a de plus en plus de pauvres dans nos pays du nord pourrait donc poser question

      – Le doute face à l’avenir est tout aussi vrai dans les pays du sud global, les effets du réchauffement climatique sont au moins aussi fort que chez nous ; et pourtant, donc, pas de désarmement chez eux

      – Si j’osais, j’émettrais l’hypothèse que la raison supplémentaire qui fait que le désarmement est plus effectif dans le nord global, ce serait que les femmes y sont (encore) éduquées, et en mesure (encore) d’user de leurs droits à la contraception.

      – Un réarmement de la natalité dans un tel contexte devrait donc soit en passer par une dés-éducation (à la Stanislas, comme on dit maintenant), ou par une réduction des droits à la contraception.

      Compagnon de la Renaissance, choisis ton camp !

    • En fait, c’est pas degaule mais naboléon matiné pétin que monarc copie. Naboléon avait fait en sorte d’augmenter les abandons de nouveaux nés pour alimenter ses armées de chair fraiche. (ça colle bien avec le réarmement et le SNU) Reste plus qu’à rétablir l’esclavage pour le réarmement de france travail.

      Ces boîtes où on déposait les bébés au XIXème siècle : les tours d’abandon – On n’Est Pas des Lumières
      https://compediart.com/index.php/2019/04/01/ces-boites-ou-on-deposait-les-bebes-au-xixeme-siecle-les-tours-dabandon

      En effet, l’Empereur a instauré une législation familiale pour le moins sévère : d’une part le Code civil de 1804 interdit toute recherche de paternité, ce qui fait peser la charge des enfants illégitimes uniquement sur les femmes, et d’autre part, en 1810, l’avortement est considéré comme un délit criminel passible d’une peine de prison. Ainsi, la prise en charge des abandons d’enfants sous le Ier Empire apparaît d’autant plus nécessaires que ces deux mesures ont pour conséquence une multiplication de ces-derniers, notamment pour celles qu’on appelle alors les filles-mères, condamnées à une vie de mépris social et qui ne peuvent ni avorter, ni exiger une reconnaissance paternelle de leur enfant. Napoléon Ier instaure donc différentes mesures qui renforcent l’action du gouvernement dans la prise en charge de ces enfants : il créé au sein de chaque préfecture un service des enfants abandonnés et trouvés, et créé le statut de « pupille de l’État » pour les enfants trouvés, dont la tutelle est de nouveau confiée aux hospices, mais avec des financements départementaux et municipaux jusqu’à leur douze ans.

    • Camille Froidevaux-Metterie : « Affirmer la nécessité d’une politique nataliste, c’est relancer un programme d’un autre âge »

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/01/20/camille-froidevaux-metterie-affirmer-la-necessite-d-une-politique-nataliste-

      Lorsque le président de la République déplore que les femmes ne fassent pas davantage d’enfants, il occulte les raisons pour lesquelles le projet parental fait aujourd’hui réfléchir. Le cadre d’ensemble de la fondation des familles a de quoi décourager. Crise environnementale, inflation, insécurité internationale : les motifs de renoncer à devenir parents ne manquent pas. Mais ce sont surtout les conditions dans lesquelles les femmes deviennent mères qu’il faut interroger. L’enquête que j’ai menée auprès d’une trentaine d’entre elles (Un si gros ventre. Expériences vécues du corps enceint, Stock, 2023) révèle l’intensité des logiques de dépossession par lesquelles les femmes se trouvent réduites à leur si gros ventre et, littéralement, désubjectivées, c’est-à-dire privées de toute réflexivité et de toute agentivité durant leur grossesse et au-delà.

      Lire aussi (2017) : Les inégalités femmes-hommes en 12 chiffres et 6 graphiques

      Ajouter à vos sélections
      Les enquêtes montrent par ailleurs que les nouvelles mères sont discriminées dans le monde du travail. Dans le baromètre 2022 sur la perception des discriminations dans l’emploi, la Défenseure des droits, Claire Hédon, écrit ainsi : « Nous rendons encore un nombre trop important de décisions où des femmes ne sont pas embauchées en raison de leur état de grossesse ; ne retrouvent pas leur poste au retour de leur congé maternité ; ou dont la période d’essai est rompue, car elles sont enceintes. C’est sidérant et illégal. Les discriminations sont considérables. » La création d’un « congé de naissance » partagé entre les deux parents et mieux rémunéré ne suffira pas à remédier à ce fait massif : les femmes perdent dans la maternité certains des attributs de leur autonomie.

      Droits fondamentaux
      Alors que l’Assemblée nationale se prépare à discuter le projet de loi visant à inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, il est bon de rappeler que procréer est un choix et que les droits reproductifs sont des droits fondamentaux. N’en déplaise aux nostalgiques des familles nombreuses, le non-désir d’enfant constitue une option procréative aussi légitime que les autres. Aucune injonction, aussi officielle soit-elle, ne doit nous priver de cette liberté démocratique que constitue la maîtrise de nos corps.

    • Et il ajoute aussi, avant qu’on le pende …

      M. Larcher, rappelant « qu’on a fermé en plus de dix ans 130 centres » qui se consacraient à l’IVG.

      Voila voila où le droit des femmes à avorter a sombré, c’est beau les lois et les inscriptions au fronton de la constitution mais en réalité c’est du pipeau, un vrai foutage de gueule parce que derrière les lieux d’avortement ferment. Et il y a un peu plus de dix ans, j’avortais au RU dans… une maternité et dans… une chambre d’accouchement, flippant. A 100km de chez moi (A/R dans la journée) sur les conseils du planning familial de Narbonne (qui a fermé depuis) et il m’a fallut subir les remarques culpabilisantes de la gynéco, les nouveaux nés, et aucune prévenance ni suivi. Genre tu gênes. J’imagine même pas ce que ça doit être aujourd’hui.

  • Ces “hipsters de l’eugénisme” qui veulent changer l’avenir de l’humanité
    https://www.courrierinternational.com/long-format/rencontre-ces-hipsters-de-l-eugenisme-qui-veulent-changer-l-a

    Simone et Malcolm Collins sont persuadés de la supériorité de leurs gènes. Ils veulent avoir un maximum d’enfants pour peser sur l’évolution humaine. Leurs idées aux relents dystopiques sont en vogue dans les milieux américains de la tech, et promues entre autres par Elon Musk, raconte le site new-yorkais “Business Insider”.

    #eugénisme #kill_the_rich

    • Lien direct entre complotisme du Grand remplacement, eugénisme déguisé en progressisme, et exploitation du corps des femmes, considérées comme le terrain de bataille (et terreau reproductif) pour la grande et belle Civilisation qu’il faut sauver.

      ping @mad_meg

      Admire-moi ce dogwhistle pour faire passer le racisme (vaguement déguisé en classisme pour ne pas être trop obvious) pour du progressisme :

      Les Collins redoutent même que ces gens qui ne veulent pas d’enfant soient aussi ceux attachés aux droits des homosexuels, à l’éducation des femmes, à l’engagement dans la lutte pour le climat. Or ces engagements étant à leurs yeux codés génétiquement, ce sont des valeurs qui risquent de disparaître si leurs défenseurs ne se reproduisent pas.

    • Très bonne illustration de comment la revendication d’un « droit à mettre au monde », quelles que soient les circonstances et quelles que soient les contraintes biologiques, peut conduire à cette forme moderne d’eugénisme.
      L’appareillage technologique (PMA et GPA), défendu, au nom de la constitution d’une humanité augmentée ou transhumanistes, joue un rôle déterminant dans cette idéologie. Il est affligeant de constater que dans notre camp (" gauche") la dénonciation de cette idéologie soit souvent taxée de réactionnaire ou fasciste.
      Dans ce monde capitaliste, serait-il possible que cette forme de revendication trashumaniste prenne d’autres formes que cette défense de l’élite bourgeoise ?

    • Ah, fachos, comme je vous aime ! Vous me donnez des sentiments de « Heimat » comme si j’étais chez moi chez chez vous ...

      Lebensborn
      https://en.wikipedia.org/wiki/Lebensborn

      On 13 September 1936, Heinrich Himmler wrote the following to members of the SS:

      The organisation “Lebensborn e.V.” serves the SS leaders in the selection and adoption of qualified children. The organisation “Lebensborn e.V.” is under my personal direction, is part of the Race and Settlement Central Bureau of the SS, and has the following obligations:

      Support racially, biologically and hereditarily valuable families with many children.
      Placement and care of racially, biologically and hereditarily valuable pregnant women, who, after thorough examination of their and the progenitor’s families by the Race and Settlement Central Bureau of the SS, can be expected to produce equally valuable children.
      Care for the children.
      Care for the children’s mothers.

      It is the honorable duty of all leaders of the central bureau to become members of the organisation “Lebensborn e.V.”. The application for admission must be filed prior to 23 September 1936.[3]

      In 1939, membership stood at 8,000, of which 3,500 were SS leaders.[4] The Lebensborn office was part of SS Rasse und Siedlungshauptamt (SS Race and Settlement Main Office) until 1938, when it was transferred to Hauptamt Persönlicher Stab Reichsführer-SS (Personal Staff of the Reichführer-SS), i.e. directly overseen by Himmler. Leaders of Lebensborn e. V. were SS-Standartenführer Max Sollmann [de] and SS-Oberführer Dr. Gregor Ebner.

      #eugénisme #nazis

    • @arno, je vois pas en quoi l’aspect upper class, gagnants et être supérieur serait un déguisement ici. la référence à Gengis Khan n’est pas là pour rien. ils veulent des fondateurs et des maîtres d’empires, fussent-ils Hans ou Mongols. pas des nonos incapables d’aller à Harvard, ou de financer correctement l’investissement dans l’élevage de 8 enfants destinés à « réussir » comme de vulgaires prolos, fussent-ils blancs, mais une élite blanche pour tenir tête aux racisés et à la Chine. du classisme, je ne sais pas, mais assurer la domination de classe au moyen d’une élite génétiquement sélectionnée, oui.

      #grand_remplacement #natalisme

    • En gros ils ont regardé l’intro d’Idiocracy et l’ont pris au sérieux. C’est un beau spectacle que ce crépuscule de l’humanité, les mêmes qui ne sont pas capables de laisser vivable notre planète veulent tout de même continuer à régner sur ses ruines, voire devenir immortels. On se demande bien pour faire quoi.

    • La photo des Collins ne valide pas trop leur théorie de supériorité de leurs gènes puisqu’à 35 ans ils ont déjà tous les deux des lunettes sur le nez ! Sans parler des œillères dans la tête.

  • Pendant que vous pensez réforme des retraites, d’autres ont déjà l’esprit ailleurs : dans vos utérus mesdames !
    http://www.regards.fr/actu/article/emploi-retraites-le-rn-lr-et-le-medef-veulent-mettre-les-femmes-en-cloque
    https://www.youtube.com/watch?v=LLKWuNUoXAg


    Emploi : « Si on faisait plus d’enfants en France, on règlerait le problème assez facilement » (Geoffroy Roux de Bézieux)

    C’est une petite musique qui monte, doucement, tranquillement. Une mélodie qui fait le lien entre la réforme des retraites et le projet de loi Immigration – ce dernier devrait être examiné par les parlementaires au printemps – : Françaises, faites des mioches !

    D’un côté, Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, se dit, le 19 février, « passionné » par le sujet. Pour pallier, selon lui, un avenir où il y aurait de moins en moins de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail et, en même temps, de plus en plus de vieux qui partent en retraite, il a une solution toute simple : « Si on faisait plus d’enfants en France, on réglerait le problème assez facilement. »

    De l’autre côté, on a l’extrême droite, qui ajoute sa petite touche nationaliste pour résoudre un éventuel problème de main d’oeuvre. Voyez Sébastien Chenu, le 13 février : « Moi je préfère qu’on fabrique des travailleurs français plutôt qu’on les importe. [...] Pour assurer la perpétuité de la civilisation et de la population française. Qu’on ait plus de petits français demain plutôt que d’ouvrir les vannes et de voir l’immigration comme un projet de peuplement. »

    Notez le vocabulaire pour le moins étonnant de la marchandise, alors que l’on parle d’êtres humains. Notez aussi le lien direct fait entre « civilisation » et « population française », synonymes dans la pensée du vice-président du RN.

    Sébastien Chenu veut que l’on prenne exemple sur l’Allemagne, l’Italie ou encore la Hongrie… alors même que la France est le pays de l’UE où le taux de fécondité est le plus élevé ! Mieux, dans les deux premiers cas, les natalités allemande et italienne font partie des plus déclinantes au monde, quant à la Hongrie, on pourrait en effet dire que sa volonté nataliste fonctionne, mais elle va de pair avec une politique nationaliste et réactionnaire sur l’avortement, et les droits des femmes en général, qui n’a pas son pareil en Europe. Or, si le taux de fécondité hongrois est passé de 1,2 à 1,55 enfant par femme en dix ans, il semble avoir atteint un plafond. Par ailleurs, les principaux problèmes démographiques de la Hongrie restent l’émigration et la mortalité. Comme on lit sur franceinfo : « Un million de Hongrois ont quitté le pays. Des Hongrois partis pour chercher un job mieux payé dans l’Europe de l’Ouest, ou pour échapper au régime autoritaire de Viktor Orban ». Le rêve du RN ?

    Un peu plus loin à l’extrême droite, on trouve également cette rhétorique dans les tweet de Damien Rieu, ici et là :

    « Qui va payer les saintes retraites par répartition si vous ne faites pas d’enfants ? »

    « Délibérément choisir de ne pas avoir d’enfants quand on en a la possibilité est plus qu’un caprice égoïste et bourgeois, c’est une faute morale qui conduit au suicide de la civilisation dont vous profitez, grâce au efforts et sacrifices de vos ancêtres. » [1]

    Le débat sur la natalité s’est même invité dans l’hémicycle, lors des débats sur la réforme des retraites, les LR proposant de « baisser le taux de CSG sur les revenus d’activités des mères de famille » en fonction du nombre d’enfants à charge. Amendement rejeté par le gouvernement, mais le ministre Gabriel Attal a tout de même assuré être « en ligne avec vous sur les objectifs ».

    Tiens, vous n’avez rien remarqué d’étrange ? Que des hommes. Que des hommes pour discuter natalité… Étrange, étrange…

    À l’Assemblée, la députée écologiste Sandrine Rousseau s’en est sérieusement agacée : « Un conseil : lâchez nos utérus ! Si vous souhaitez aider les femmes, faites l’égalité salariale, le congé paternité équivalent au congé maternité. Laissez partir les femmes avant 64 ans avec les trimestres acquis. Retirez votre réforme ! Nos ventres ne sont pas la variable d’ajustement de votre réforme des retraites. »

    Même la députée macroniste Prisca Thévenot y est allée de bon cœur : « Voilà que vous sortez de votre grotte pour raviver non pas vos vieux démons mais vos démons actuels. [Selon vous,] il y a un problème, c’est les femmes. Merci pour vos leçons, mais on passera. » Mais il est important de préciser qu’elle s’adressait au RN, pas à Gabriel Attal…

    Sur Twitter, l’historienne Mathilde Larrère s’inquiète : « Ce n’est pas neuf, c’était dans le programme de Marine Le Pen dans les deux dernières élections présidentielles. Ce sont des idées qu’on trouvait défendue par l’extrême droite dans les années 30 et sous Vichy [...] quand ces idées s’imposent, on sait ce que ça entraîne : des mesures anti-IVG. Et ne nous pensons pas à l’abri en France. (Ce d’autant qu’on ne le rappellera jamais assez, les mesures anti IVG ne diminuent pas le nombre d’IVG, mais les rendent très dangereuses pour les femmes) ».

    Sur Regards, la semaine dernière, Éric Le Bourg, spécialiste en biologie du vieillissement, écrivait justement ceci : « La dénatalité n’existe pas en France, et il n’y a pas lieu de s’inquiéter du nombre futur de cotisants aux régimes de retraite. » Mais la politique n’est pas affaire d’experts…

    Vous pensiez que la réforme des retraites allait pénaliser un peu plus les femmes ? Vous n’êtes pas prêts pour la suite !

    Loïc Le Clerc
    Notes

    [1] Concernant cette citation, la starlette de la fachosphère parle du témoignage d’une jeune femme de 23 ans ayant pris la décision de se ligaturer les trompes.

    #sexisme #natalisme #medef #femmes #emploi #backlash #masculinisme

    • Quand l’Assemblée nationale se demande si faire des enfants peut sauver les retraites
      https://www.nouvelobs.com/politique/20230301.OBS70205/quand-l-assemblee-nationale-se-demande-si-faire-des-enfants-peut-sauver-l

      Une semaine après la fin de l’examen en première lecture du texte du gouvernement, les députés ont débattu mardi soir de « la baisse démographique en France ». Si aucun vote n’était prévu, les discussions ont montré les divisions sur ce sujet brûlant.

      La nuit était déjà tombée ce mardi 28 février quand le sujet est revenu dans les travées de l’Assemblée nationale. Ordre du jour : « Débat sur les conséquences de la baisse démographique en France et les politiques à mettre en œuvre pour y remédier ». Derrière cet intitulé aux allures de discussion sur des enjeux très lointains, c’est bien la réforme des retraites qui a fait son grand retour dans l’Hémicycle, un peu plus d’une semaine après la clôture des débats en première lecture du texte. C’est le MoDem qui a souhaité remettre la question sur la table. Il faut dire que son patron, François Bayrou, avait déjà publié en 2021 avec sa casquette de Haut Commissaire au plan un rapport intitulé « Démographie : la clé pour préserver notre modèle social » [PDF https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2021/05/hcp_demographie_note_douverture_mai_2021_3.pdf ].

      Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée nationale, avait expliqué sur France Inter préférer « qu’on fabrique des travailleurs français plutôt qu’on les importe » pour défendre la politique nataliste revendiquée par sa formation.

      « Lâchez nos utérus ! » leur avait répondu la députée écolo Sandrine Rousseau. Et d’enchaîner, en visant LR et le gouvernement : « Nos ventres ne sont pas la variable d’ajustement de votre réforme des retraites. »

      Ce mardi soir, le débat a repris en ces termes. Parmi la dizaine de députés présents dans les rangs de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes, alliance de gauche), on fustige l’idée que la natalité viendrait au secours des retraites. « Nous n’accepterons plus que le rôle de la femme soit cantonné à la reproduction », revendique Cyrielle Chatelain (Europe Ecologie-Les Verts, EELV). Ni même que les femmes deviennent des « incubateurs à main-d’œuvre pour le patronat », dit Elise Leboucher, sa collègue de La France insoumise (LFI), les yeux rivés vers les députés du RN.

      Alain David, député socialiste de la Gironde, s’interroge sur le timing et l’opportunité de ce débat : « Est-il de bon ton de vouloir justifier cette régression sociale [la réforme des retraites] en invoquant l’alourdissement supposément insupportable du fardeau des retraites et le vieillissement supposément inquiétant de la population ? » Pour lui, évidemment, la réponse est non. Et l’élu préférait ouvrir d’autres perspectives, comme « la lutte contre la mortalité infantile qui monte, l’évolution de la productivité et la lutte contre le chômage ». En somme, « les clés pour financer notre système de protection sociale », selon lui.

      Si le mot « natalité » crispe, certains éléments sont cependant communs à tous les groupes politiques. « C’est une question de confiance en l’avenir », pour les familles, relèvent d’abord les socialistes, avant d’être rejoints par tous les parlementaires présents. D’autres points de convergence apparaissent, comme les leviers de santé publique à actionner pour faire repartir le nombre d’enfants – alors que le taux de fécondité est tombé à 1,83 enfant par femme, en dessous du seuil de renouvellement des générations. « Il faut absolument agir sur la mortalité infantile et les questions d’infertilité », plaide ainsi François Piquemal (LFI) (!) , interpellant Jean-Christophe Combe, le ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.

      –---
      voir aussi

      L’extrême droite veut faire main basse sur nos utérus de femmes blanches

      Titiou Lecoq — 24 septembre 2021

      Refuser aux femmes la possibilité de se réaliser comme un individu qui fait seul ses choix, exercer des pressions sur elles, les ramener sans cesse et les limiter socialement à leurs fonctions reproductives, c’est au fondement de la pensée d’extrême droite.

      https://www.slate.fr/story/216453/extreme-droite-veut-faire-main-basse-uterus-femmes-blanches-natalite-orban-zem

    • Notes sur le rapport Bayrou sur la natalité - https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2021/05/hcp_demographie_note_douverture_mai_2021_3.pdf

      – Il faut attendre la page 14 pour voire le mot femme pour la première fois.

      Mais d’autres leviers existent aussi. En examinant la situation comparée de l’Italie et de la France, on a observé que l’âge moyen auquel les femmes avaient leur premier enfant était respectivement de 31 et 28 ans et demi (chiffres de 2016) et que cela n’était pas sans lien avec l’âge moyen auquel ces jeunes femmes quittaient le domicile de leurs parents, cet âge étant alors respectivement de 29 et 23 ans. Comme on le sait, plus l’âge de procréation est précoce, plus le taux de fécondité est élevé. Comme on l’a évoqué l’augmentation de cet âge moyen traduit des choix individuels et des progrès comme l’accès aux études supérieures. Mais elle est parfois aussi la conséquence de contraintes imposées. On mesure ainsi à quel point les politiques de logement qui permettent d’accéder à une forme d’indépendance (en particulier dans les zones très tendues comme la région parisienne) et les conditions d’accès à l’emploi des jeunes sont de ce point de vue importantes.

      – tous les « levier » semblent envisageables, y compris pousser les femmes a avoir des enfants plus jeunes.

      La CCL

      La nécessité d’un Pacte national pour la démographie

      Toutes les questions doivent être mises à plat. Faut-il revenir à un modèle classique de politique familiale, né lors de la reconstruction qui a suivi la Seconde Guerre mondiale et dont les premiers éléments dataient même de l’avant-guerre ? Ces outils sont-ils encore adaptés alors que le profil des familles est aujourd’hui beaucoup plus divers ? Quel levier doit-on privilégier ?
      En tout état de cause, il est certain qu’en la matière, l’un des éléments les plus déterminants est le climat psychologique dans lequel se trouve une nation, selon que nous sommes collectivement assurés de notre avenir ou, au contraire,
      pessimistes sur notre destin collectif.
      Selon les propos de M. Laurent Chalard, géographe de la population à l’université Paris-Sorbonne : « Il n’existe pas de modèle explicatif des variations de fécondité. Elles résultent de décisions personnelles et sont liées aux évolutions des
      mentalités. »69 De ce point de vue, les crises économiques ou sanitaires que nous traversons ont un impact mais qu’il n’est pas si simple de mesurer.

      On estime qu’en France les politiques sociales amortissent plus qu’ailleurs les chocs économiques et retardent ou étalent leur impact négatif sur la fécondité. C’est le constat qui a été fait en 2008. Nous n’avons pas assez de recul pour mesurer les conséquences de l’épidémie de COVID. Va-t-elle simplement conduire à décaler les naissances ? Quel va être son impact sur la mortalité ? Sur l’immigration ? Nous l’ignorons puisque nous ne savons pas tout simplement quelle va être la durée de
      cette crise. Mais on peut raisonnablement craindre que l’impact de cette épidémie soit plus profond et durable que toutes les crises précédentes. Même si l’épidémie
      est jugulée dans les mois qui viennent, demeurera la crainte qu’un tel événement ressurgisse dans les années à venir. L’impensable étant survenu il ne devient plus impensable. Dès lors, un climat pessimiste pourrait peser sur le désir d’enfant de nos concitoyens.
      C’est pourquoi, plus encore, il importe de reconstruire un consensus sur notre politique démographique afin d’installer à nouveau un climat de confiance.
      Ceci implique une politique ayant quatre caractéristiques :
      1. la globalité : il faut envisager la politique de soutien à la natalité dans tous ses aspects car il est démontré qu’un seul levier n’est pas, pris isolément, assez efficace.
      2. la cohérence : forte d’une orientation claire, cette politique doit avoir un objectif : celui de soutenir la natalité. Les autres objectifs sociaux comme la lutte contre les inégalités – tout aussi légitimes naturellement – doivent faire l’objet
      d’autres instruments.
      3. la continuité : la politique de soutien à la natalité ne doit pas constituer une variable d’ajustement, notamment pour rééquilibrer les comptes publics. La question démographique est si structurante qu’elle doit échapper à des logiques
      conjoncturelles.
      4. la lisibilité : nos concitoyens doivent pouvoir prendre conscience très simplement du soutien que le pays leur apporte dans le projet d’avoir un enfant. Chaque
      méandre administratif est un obstacle à l’objectif que nous nous assignons.
      La France a sans doute plus besoin encore que ses voisins d’une démographie dynamique car son modèle social repose, pour beaucoup, sur la solidarité entre les générations. Il est nécessaire pour le préserver de disposer d’une pyramide de la
      population plus équilibrée.
      D’autres pays, bien plus exposés que le nôtre, sont en train de prendre conscience de cette nécessité. Ainsi avec l’épidémie de COVID qui a augmenté la mortalité à des niveaux sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Italie a vu sa population baisser de 380 000 personnes soit l’équivalent de la ville de Florence. Cette situation a eu l’effet d’un électrochoc. Le Sénat italien vient de voter des mesures d’aide
      financière considérables en instituant une allocation mensuelle pour tous les enfants d’un montant de 250 euros par enfant, versée du 7e mois de grossesse jusqu’à ses vingt-et-un ans. Cette aide viendra se substituer pour partie à des aides existantes et diminuera en fonction des revenus des parents. Cet effort est engagé par un pays bien décidé à sortir de son « hiver démographique ». Sont également prévus des
      investissements dans les services à l’enfance, la réorganisation des aides à domicile ou l’aide aux mères qui travaillent. Plus largement le Gouvernement italien vient de lancer des états généraux de la natalité pour mobiliser la société autour de ce qui fait désormais figure de cause nationale.
      Même si la situation française n’est heureusement pas comparable à celle de l’Italie, cet exemple d’une prise de conscience collective doit nous inciter à nous réunir pour
      trouver les voies propres à la France. Plus que tout autre, nous avons des atouts pour réussir. La dynamique des dernières décennies fait que nous ne partons pas de rien. Il
      faut se ressaisir.

      – je sais pas ce que la psychologie des citoyens viens faire dans cette histoire. C’est au citoyennes de décidé si elles veulent porter des enfants, pas aux citoyens de décidé pour elles.
      – Bayrou propose en fait un salaire pour l’enfantement en s’inspirant d’une loi voté par le gouvernement italien notoirement fasciste et vieille marotte du RN.
      – Le point n2 - La cohérence, me laisse songeuse. La seule cohérence des macronards c’est de privilégié les privilégies. « Les autres objectifs sociaux comme la lutte contre les inégalités – tout aussi légitimes naturellement – doivent faire l’objet d’autres instruments. » Cette phrase indique pour moi que les moyens utilisés pour le natalisme ne vont pas tenir compte des luttes contre les inégalités. CAD qu’aussi légitimement naturels que soient la lutte contre ces inégalités, les macronards n’utiliserons pas ces instruments là pour engrosser les françaises.

      https://www.youtube.com/watch?v=-hIKj5dSeWM

    • Réforme des retraites : en arrière-plan, le projet nataliste du Rassemblement national
      https://www.radiofrance.fr/franceinter/reforme-des-retraites-en-arriere-plan-le-projet-nataliste-du-rassembleme

      Depuis le début de l’examen de la réforme des retraites à l’assemblée, le RN se montre plutôt discret, avec seulement 238 amendements déposés. Mais il profite malgré tout de cette tribune pour défendre l’un de ses fondements politiques : la relance de la natalité à visée identitaire.

      Des allocations familiales pour les parents « des petits Français de souche », quel que soit leur niveau de revenu, c’est ce que proposait en 2007 Jean-Marie Le Pen. À éplucher les amendements du RN sur la réforme des retraites, le discours et les idées n’ont pas changé. Après l’article 16, le parti de Marine Le Pen a ainsi déposé plusieurs amendements pour déplafonner les aides, et les réserver aux familles dont l’un des deux parents au moins est français.

      Mais le parti va au-delà, présentant la politique nataliste comme seule alternative à une « immigration de peuplement » pour sauver le système de retraites. Comme l’a résumé la semaine dernière la députée du Var Laure Lavalette dans l’hémicycle. « Encourager la démographie, c’est un levier fondamental. N’en déplaise à nos collègues d’en face (la Nupes) qui veulent combler le déficit d’enfants avec l’immigration », déclare-t-elle.

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      Le modèle hongrois

      Car pour le RN, à l’instar de Georgia Meloni en Italie, ou de Viktor Orban en Hongrie, la politique nataliste est bien identitaire. Comme l’indiquait en septembre dernier cette proposition de résolution signée par les élus lepénistes, visant à faire de l’année 2024 une année dédiée à la relance de la natalité française : « Nous ne pouvons pas faire le pari fou, pour maintenir notre population, voire l’accroître, de déraciner des millions de personnes, à l’échelle européenne des dizaines de millions de personnes, en leur promettant un rêve en France, en Europe, alors même que notre civilisation est en proie à une crise majeure. »

      Comme l’assure également le livret sur la famille de Marine Le Pen : « Choisir l’immigration serait considérer que les êtres humains sont interchangeables. Faire le choix de la natalité, c’est s’engager à assurer la continuité de la nation et la perpétuation de notre civilisation. »

      D’où la reprise de plusieurs propositions calquées sur le modèle hongrois, dont un prêt à taux zéro jusqu’à 100.000 euros pour aider les jeunes couples, dont l’un des deux membres est français, à s’installer, avec une annulation du reste dû au troisième enfant.

      Propositions jugées irrecevables dans le cadre de ce projet de loi, mais pour le RN, l’essentiel est ailleurs. Profiter des retraites pour rappeler, comme le dit Marine Le Pen, « son choix de société », dont la lutte contre l’immigration et la priorité nationale sont des piliers.

  • NON-DESIR DE MATERNITE : les femmes ont-elles le droit de s’autodéterminer ?
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2021/07/03/non-desir-de-maternite-les-femmes-ont-elles-le-droit-

    INTERVIEW DE CHLOE CHAUDET

    Par Francine Sporenda

    Chloé Chaudet est maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches et ses publications portent sur les articulations entre littérature, politique et société à l’échelle internationale. Son livre « J’ai décidé de ne pas être mère » (éditions Iconoclaste, 2021) est son premier texte de recherche création.

    FS : Vous dites que le choix de ne pas être mère suscite l’incompréhension et l’agressivité. Mais principalement chez les femmes : ce sont surtout elles qui harcèlent les non-mères avec des questions du genre : « quand est-ce que tu t’y mets ? », « et ton horloge biologique ? », pas les hommes. Pourquoi cette agressivité fréquente des femmes envers les « childfree » ?

    CC : Je ne suis pas tout à fait certaine que l’on puisse qualifier ce phénomène général d’« agressivité » ‒ même, si, évidemment, la répétition exaspérante de ces questions intrusives est très souvent ressentie comme une attaque par les femmes en âge de devenir mères qui, comme moi, n’ont pas d’enfant (que ce soit par choix ou en raison de difficultés à procréer, et dans ce dernier cas on imagine encore plus la violence de telles questions !) De fait, nous autres femmes sommes tellement biberonnées, depuis notre plus jeune âge, à l’idée que devenir mère un jour serait une évidence, le destin le plus épanouissant possible, la meilleure manière de se réaliser en tant que femme, etc., qu’il paraît souvent inconcevable aux femmes qu’il puisse en être autrement. C’est comme si elles avaient intériorisé le fait que la parentalité reposait surtout sur les femmes, et pas uniquement au plan symbolique bien sûr. Je suis persuadée que si l’école, en particulier, œuvrait à transmettre l’idée d’une parentalité partagée, les femmes répercuteraient un peu moins ces injonctions plus ou moins sourdes à la maternité qui sont très répandues en France.

    #child_free #féminisme #natalisme #parasitisme #maternité #parentalité

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      J’en parlait avec une voisine qui a entre 45 et 50 ans et pas d’enfants et qui n’est pas en couple. Elle me disait que ces ami·es qui sont parents ne l’invitent jamais. D’un coté elle est vu comme une menace pour le couple et surtout il y a la punition sociale qui tombe, puisque elle n’as pas fait d’enfants alors elle doit payé.
      C’est un peu comme pour l’orthographe, celleux qui se sont fait chier a apprendre ces imbécilités entendent bien pourrir la vie de celles et ceux qui ne se sont pas soumis à ces règles idiotes.

    • « Tu vas finir seule avec tes chats, qui s’occupera de toi quand tu seras vieille? »

      Corrèze : une octogénaire retrouvée noyée, son fils soupçonné de meurtre
      Les secours avaient été alertés samedi après la noyade d’une femme de 87 ans dans la Dordogne. Son fils de 59 ans a été présenté à un juge d’instruction ce lundi soir, rapporte France Bleu.

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/correze-une-octogenaire-retrouvee-noyee-son-fils-soupconne-de-meurtre-26-

  • Une application de rencontre basée sur l’ADN, l’idée folle de ce généticien
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/george-church-veut-creer-une-application-de-rencontre-basee-sur-ladn_

    George Church, professeur à Harvard, veut mettre en relation des personnes compatibles pour ne pas transmettre de maladies génétiques. Beaucoup crient à l’eugénisme. Et si une application vous permettait de trouver votre âme-soeur, tout en étant certain d’être “compatible génétiquement” ? En clair, de ne transmettre aucune maladie génétique à votre futur enfant ? C’est le défi aux relents eugénistes que le généticien de Harvard, George Church, a décidé de se lancer. Dans une interview donnée à l’émission (...)

    #génétique #santé #SocialNetwork #prédiction

    ##santé

  • L’espérance de vie, la longévité, quelques transhumanistes et des #grand-mères – Anthropogoniques
    https://anthropogoniques.com/2019/11/16/lesperance-de-vie-la-longevite-quelques-transhumanistes-et-des-gra

    Mais au-delà de la comptabilité des ressources, on constate que les enfants ont des chances de survie fortement améliorées lorsque leur grand-mère, particulièrement leur grand-mère maternelle, est présente à proximité. On le retrouve dans toutes sortes de cultures, d’ailleurs. La grand-mère aide à l’acquisition des ressources, à l’éducation, au soin, et permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants.

    Une étude récente a d’ailleurs montré que si la grand-mère maternelle habite dans un foyer différent de ses petits enfants, le nombre d’enfants survivants diminue en fonction de l’éloignement des deux foyers (6). Plus la grand-mère habite loin, moins on a d’enfants survivants. Une autre montre une limite à l’efficacité des grand-mères. En l’absence de médecine moderne, cette limite semble être de l’ordre de 75 ans. Au-delà, et toujours en moyenne, il semble que les grand-mères ne soient plus capables d’apporter d’aide déterminante (7).

    Il y aurait encore énormément à dire sur cette « hypothèse de la grand-mère »

    • L’hypothèse du grand-père est-t’elle alors la dégradation des chances de survie des enfants ?

      Sinon je me demande comment on peu dire que c’est un bienfait qu’une grand-mère maternelle « permet à sa fille d’avoir elle-même plus d’enfants ». Avoir plus d’enfants c’est avoir moins de salaire, moins de retraite, plus de vulnérabilité à la violence masculine (au SMIC tu divorce pas) pour les femmes. On sais aussi que plus les femmes ont d’enfants plus elles sont exposées à la pauvreté. Du coup prendre la survie des enfants et le nombre d’enfants par femmes comme critère d’amélioration des conditions de vie c’est très androcentré et aussi nataliste.

      Cette étude me parle plutot de l’exploitation du travail des femmes jusqu’à l’os, même une fois à la retraite elles travaillent encore gratuitement pour leurs filles et ceci afin de palier aux carences des pères qui ne participe pas aux tâches domestiques, ne font que des demi-journées de travail payé le double pendant que leur femmes en font des doubles payé la moitié. Du coup l’hypothèse de la grand-mère profite aux hommes et aux enfants mais pas aux femmes qui sont exploités en tant que mères et en tant que grand-mères.

      #domesticité #exploitation #travail #femmes #natalisme #servitude #sororité

  • Natalité, famille, patrie : comment Viktor Orban renvoie les femmes hongroises au foyer - Basta !
    https://www.bastamag.net/Natalite-famille-patrie-comment-Viktor-Orban-renvoie-les-femmes-hongroises

    Lorsqu’elle arrive au pouvoir, que fait l’extrême droite aux femmes ? En Hongrie, le discours raciste et nationaliste de Viktor Orban va de pair avec la volonté de renvoyer les femmes à la maternité. En Pologne, où le parti ultra-conservateur Droit et justice est au pouvoir depuis 2015, le gouvernement tente sans relâche, avec l’appui de l’Église, d’empêcher les femmes d’avoir accès à l’avortement et à la contraception. « Dans ces deux pays, les femmes comme individus disparaissent lentement des politiques publiques derrière le seul concept de la famille », avertit la chercheuse hongroise Andrea Pető. Premier volet : la Hongrie.

    #famille #sexisme #fascisme #femmes #IVG #natalisme #racisme #homophobie

    • En agriculture quand on parle de cuivre en réalité on utilise un oxyde de cuivre (sulfate) la fameuse « bouillie bordelaise » autorisée en agriculture bio.
      Le sulfate de cuivre est connu depuis très longtemps pour ses propriétés fongicides.
      En cas d’ingestion il bousille la flore intestinale, par exemple par l’utilisation d’ustensiles oxydés (c’est pour cette raison que les casseroles en cuivre sont toujours étamées).
      Le stérilet au cuivre ne repose pas sur une action chimique d’oxydation, donc a priori pas de danger de ce type.

    • Merci @vazi
      j’en profite pour tager le #sexisme de cette entretiens. Blagues sur les belles-mères, pression natalistes et raciste sur les femmes diplomées blanches qui auraient un devoir de pondre des petit aryiens et bien sur monopolisation de la parole masculine (ces deux là sont deja passé 3-4 fois dans cette emission). Les femmes n’ont le droit de faire des études que pour pondre des mâles plus performants.
      #natalisme #nazisme #masculinisme #misogynie #racisme

  • Loi bioéthique : la ministre de la santé veut « lever le voile sur la filiation » pour les enfants nés de la PMA
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/06/23/loi-bioethique-la-ministre-de-la-sante-veut-lever-le-voile-sur-la-filiation-

    Quant à l’autorisation pour les femmes de congeler leurs ovocytes, comme cela se fait en Espagne ou en Belgique, elle a fait savoir que le gouvernement « allait le faire, de façon très encadrée pour éviter une baisse de la natalité due notamment à l’allongement des études ». « La conservation des ovocytes pourrait être ouverte à partir de 30 ou 32 ans », a-t-elle précisé.

    Jupiter ne veux pas que les femmes fassent des études, il préfère qu’elles fassent des petits trouffions de SNU et cela dès leurs 20 ans.

  • En Allemagne, deux gynécologues face à la justice pour « publicité pour l’IVG »
    https://www.liberation.fr/planete/2019/06/14/en-allemagne-deux-gynecologues-face-a-la-justice-pour-publicite-pour-l-iv

    « Une IVG médicamenteuse et sans drogues anesthésiantes est également pratiquée par la Dr Gaber. » Ces mots ont mené Bettina Gaber devant la justice. Ce vendredi, cette gynécologue berlinoise comparaît devant le tribunal de première instance du Tiergarten, à Berlin, pour « publicité pour l’IVG ». Elle est accusée, ainsi que sa collègue Verena Weyer avec qui elle partage son cabinet, d’avoir détaillé sur son site internet les méthodes avec lesquelles elle pratique l’avortement. Or, en Allemagne, c’est interdit. Elle tombe sous le coup du paragraphe 219a du Code pénal allemand, qui réprime toute « publicité pour l’IVG », et risque une forte amende.

    Ce n’est pas la première fois qu’une gynécologue est poursuivie pour un tel motif ; mais c’est la première fois depuis que la loi a été légèrement assouplie, en février. Jusqu’ici, le paragraphe 219a du code pénal – relique de l’ère nazie datant de 1933 afin de criminaliser les médecins juifs et communistes – interdisait toute mention de l’IVG sur un site professionnel. Les médecins étaient susceptibles d’être poursuivis pour l’avoir simplement écrit sur leur site. C’est ce qui est arrivé à Kristina Hänel, de Gießen (Hesse), condamnée à 6 000 euros d’amende en 2017. Son cas, très médiatisé, a fini par entraîner un large débat en Allemagne. Des voix en faveur d’un assouplissement de la loi – voire de sa suppression – se sont fait entendre.

    À lire aussi En Allemagne, l’IVG est un chemin de croix

    C’est ainsi qu’une légère refonte du texte, votée par la grande coalition au pouvoir (CDU-SPD) a été décidée en février. Les professionnels de santé sont désormais autorisés à annoncer qu’ils pratiquent des IVG. Mais pas à en détailler les méthodes, que les patientes peuvent découvrir sur une liste établie par l’Ordre fédéral des médecins – qui n’est toujours pas disponible, quatre mois après le vote du texte. « De toute manière, explique la gynécologue berlinoise Jutta Pliefke, membre de Pro Familia, le Planning familial allemand, il semble peu réaliste d’avoir recours à ce genre de listes. De nombreux docteurs ne souhaitent pas y figurer, de peur de devenir la cible de militants anti-IVG. Et puis, comment la tenir à jour correctement ? »
    Les Verts, Die Linke et le FDP demandent la suppression de l’article 219a

    « Je ne connais pas un seul collègue qui écrive maintenant sur son site qu’il pratique des IVG, a expliqué Bettina Gaber à Die Zeit. Je ne crois pas non plus que beaucoup de collègues voudront être sur la liste de l’Ordre des médecins. Parce qu’ils se sentent toujours criminalisés. » La réforme reste contestée par les Verts, Die Linke et les Libéraux du FDP, qui demandent la suppression pure et simple du texte. « Le cas de Bettina Gaber montre bien que même après la réforme de la loi, les gynécologues continuent d’être poursuivis », dit Kate Cahoon, du Collectif pour l’autodétermination sexuelle (Bündnis für sexuelle Selbstbestimmung), représentant plusieurs associations prochoix.

    De manière générale en Allemagne, pays conservateur et sous forte influence de l’Eglise, l’IVG est difficile d’accès. Dans son livre témoignage intitulé le Politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse (1), Kristina Hänel évoque les nombreuses lettres qu’elle a reçues. Notamment celle d’une jeune femme tombée enceinte sous stérilet. « J’habite dans le sud de la Bavière, explique la jeune femme, et la doctoresse de l’hôpital qui a confirmé la grossesse n’a pas voulu entendre que j’envisageais un avortement. La seule information qu’elle m’a donnée est qu’une telle intervention ne serait effectuée ni dans cet hôpital, ni ailleurs dans la région, et que je devrais me rendre "à Salzbourg ou quelque chose dans le genre". Le prix de l’avortement est d’environ 800 euros et bien entendu, cet acte n’est couvert par aucune compagnie d’assurance maladie allemande. »

    En Allemagne, l’acte est dépénalisé, mais toujours criminalisé – en vertu du paragraphe 218, que les prochoix veulent également voir disparaître. « L’IVG n’a rien à faire dans le code pénal aux côtés du meurtre et de l’infanticide », dit la gynécologue Jutta Pliefke.
    Des gynécologues traqués par des militants anti-IVG

    L’IVG ne se pratique que sous certaines conditions : après un délai légal de réflexion et après avoir demandé conseil dans un centre spécialisé agréé (ou l’entretien se doit, selon la loi, de « servir la protection de la vie non (encore) née ») ; en cas de menace pour la vie de la mère ; à la suite d’un viol. L’acte n’est remboursé que dans très peu de cas. Et cela ne risque pas de changer avec Jens Spahn (CDU) – qui ne cache pas sa profonde hostilité à l’avortement – à la tête du ministère fédéral de la Santé, et qui a annoncé ces derniers temps financer une étude sur « les conséquences psychologiques de l’IVG ».

    Dans ce contexte, de moins en moins de médecins osent pratiquer cet acte. « Les pressions à leur égard ont augmenté », dit Jutta Pliefke. Ils sont traqués par les militants antiavortement. Deux d’entre eux, Yannic Hendricks et Klaus Günter Annen, se sont fait une spécialité d’éplucher leurs sites internet afin de les épingler en vertu du fameux paragraphe 219a. C’est ce qui est arrivé à Bettina Gaber et à Kristina Hänel.

    Les noms des médecins avorteurs sont listés sur un site appelé « Babycaust », contraction de « Baby » et « Holocauste ». Les deux hommes noient les gynécologues sous les fax insultants, les traitent de tueurs d’enfants. Mais leur arme la plus efficace est sans doute ce paragraphe 219a. Car elle touche au portefeuille et épuise les médecins, forcés de se lancer dans une longue et fastidieuse procédure judiciaire. D’autant qu’en Allemagne, contrairement à la France, le délit d’entrave à l’IVG n’existe pas.

    Ainsi, pour de plus en plus de médecins, pratiquer l’IVG devient un acte militant. « Bien des gynécologues ont fini par se politiser depuis l’affaire Hänel », commente Kate Cahoon. C’est ainsi que le procureur a proposé à Bettina Gaber d’abandonner les poursuites si elle enlevait de son site la phrase concernant sa pratique de l’IVG. Elle a refusé, expliquant à Die Zeit : « Je me suis rendue compte que c’était aussi une bataille féministe. »

    (1) Das Politische ist persönlich. Tagebuch einer Abtreibungsärztin (« Le politique est privé, Journal d’une médecine avorteuse), Argument Verlag, 2019, non traduit en français.
    Johanna Luyssen correspondante à Berlin

    Pas le droit d’informer sur l’IVG, harcelement judiciaire des médecin·es et restrictions de l’IVG, dans ce pays où les mères sont traitées de corbeau si elles ont un emploi et où chaque homme est un putier en puissance qui peu aller défoncer des femmes et filles pauvres au forfait et sans capote si l’envie lui prend.

    #ivg #contraception #contrôle_des_femmes #hétérosexualité #nazisme #grossesses_forcées #viol_géstatif #domination_masculine #catholicisme #protestantisme #religion #natalisme #féminicide #proxenetisme #prostitution #culture_du_viol #hommerie #sexisme #misogynie #guerre_aux_pauvres #guerre_aux_femmes #femmes

    • La loi sur le pantalon a été abrogée sous Hollande @sandburg et par rapport à l’IVG en Allemagne l’article ci-dessus dit que l’IVG reste criminalisé, que les medecin·es sont harcelés judiciairement et que l’IVG n’est pas remboursé sauf en cas de viol reconnu par les tribunaux, autant dire jamais (quel délais pour un procès pour viol par rapport à une grossesse et le délais d’IVG ? ). Il me semble que ca indique que c’est pas pareil que la loi sur le pantalon. Si tu as d’autres sources qui indiquent autre chose je les veux bien mais pour le moment ce qu’indique cet article est particulièrement grave pour les femmes. La comparaison entre des grossesses forcées et le porte du pantalon c’est pas pertinant. Enfin si ces lois sur le pantalon sont tombées aujourd’hui en désuétude, c’etait des lois qui ont été appliquées par le passé et les femmes se sont battues pour ce droit au port du pantalon. Elles se battent encore car les entreprises leur imposent souvent des tenues de travail sexuées et invalidantes type talons haut, jupe, maquillage... sans parler du dress code des milliers de bordel allemands qui doit pas autorisé beaucoup de pantalons aux femmes. N’oublions pas non plus les hommes dans l’espace publique qui imposent aussi toujours de lourdes restrictions sur le code vestimentaire des femmes et des filles par leur harcelement massif, pareil à l’école, pareil à la maison où pères, frères et maris font la loi du dress code féminin. Oui on l’applique la loi sur le pantalon, c’est une loi sans tribunaux, sans avocats, les hommes étant toujours considéré comme les maîtres des femmes, ils sont autorisés à juger et à exécuter leur sentence en toute tranquillité. La police et les juges demandent toujours aux victimes féminines de violences sexuelles comment elles étaient habillées. C’est bien la manifestation qu’il y a toujours de lourdes restrictions sur les vetements autorisés aux femmes.

    • Même si c’etait reconnu, combien de temps pour obtenir une sentence de viol et quel délais autorisé pour une IVG ? Si c’est comme en France, l’IVG pour les femmes ayant subit un viol (par surprise ou autre technique), serait autorisé au mieux 3 ou 4 ans après la naissance...

  • Les femmes, premières victimes des récents scandales sanitaires
    https://www.mediapart.fr/journal/france/290519/les-femmes-premieres-victimes-des-recents-scandales-sanitaires

    L’affaire du Mediator, des pilules troisième génération, de la Depakine, du Levothyrox, de l’Androcur… À chaque fois, les femmes sont les plus touchées. En cause ? Des dérives de prescriptions à visées esthétiques, une moindre recherche des effets secondaires propres à leur métabolisme ou encore sur la contraception. Et parfois, un manque d’écoute du corps médical.

    #Santé #Depakine,_Servier,_Levothyrox,_Androcur,_Bayer,_Merck,_femmes,_Mediator

  • Espagne : la droite offre de ne pas expulser les migrantes si elles font adopter leur bébé

    Cette proposition défendue par le #Parti_populaire espagnol fait scandale en Espagne, alors que les élections législatives se préparent.

    Un projet de loi qui fait scandale en Espagne. Le Parti populaire (conservateur) propose de retarder l’expulsion des #femmes_enceintes migrantes, si ces dernières consentent à abandonner leur bébé, rapporte El Pais.

    Une proposition que le parti espère pouvoir mettre en oeuvre en cas de victoire aux prochaines élections législatives. Selon son leader, Pablo Casado, la mesure viserait à lutter contre « l’hiver démographique » de l’Espagne qui fait face à une chute de sa natalité.

    L’agence EFE explique qu’une telle loi aurait pour but d’éviter aux migrantes souhaitant confier leur enfant à l’adoption d’être expulsées au cours de la procédure. Mais pour le Parti populaire, cette mesure serait loin de pouvoir servir de « bouclier » à toutes les femmes sans papier du pays, dans la mesure où elles seraient toujours expulsables après leur accouchement.

    Polémique sur les réseaux sociaux

    L’annonce de cette proposition a suscité une vive polémique en Espagne. « Sexiste. Raciste. Classiste. Il ne restait plus que ravisseurs d’enfants. Fascistes. Chaque démocrate doit voter à la prochaine élection pour empêcher cette foule de venir au pouvoir », s’est insurgé sur Twitter, à l’image de nombreux internautes, Ada Colau, la maire de Barcelone.

    Pour un autre internaute, cette proposition rappelle la dictature franquiste. « Le PP appelle les mères migrantes sans papiers à éviter temporairement leur expulsion en échange de l’adoption de leur enfant. C’est la version actuelle des fascistes qui, pendant des décennies, ont volé des milliers de bébés lors de la dictature », gronde-t-il.

    Une proposition inconstitutionnelle ?

    Selon Vladimir Núñez, un avocat spécialiste de l’immigration interrogé par El Pais, la proposition du PP pourrait être inconstitutionnelle. Celle-ci serait contraire à l’article 13 de la Constitution espagnole, qui garantit toutes les libertés publiques aux étrangers en Espagne.

    Face à la polémique, le leader du Parti populaire a finalement été contraint de réagir, qualifiant l’information de fake news. « Ce que propose le PP, est que les femmes enceintes qui décident de confier leur enfant à l’adoption se voient garantir la confidentialité et les mêmes droits, qu’elles soient régularisées ou non (...) Lorsque ces femmes décident de confier l’enfant pour adoption, la procédure de dénonciation de cette personne en situation irrégulière n’est pas engagée », a-t-il expliqué ce jeudi, rapporte El Norte de Castilla.

    https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/espagne-la-droite-offre-de-ne-pas-expulser-les-migrantes-si-elles-font-adop

    Une sorte de #bébé contre papiers !!!
    ça rappelle de sombres moments de l’#histoire espagnole... #franquisme

    #migrations #asile #adoption #placement #bébés #enfants #maternité #fascisme #régularisation #sans-papiers #bébés_volés #enfants_volés #grossesse

    Loi pensée contre la chute de #natalité
    #démographie #natalisme

    via @Filippo_Furri

    ping @isskein

  • « Je voulais en finir avec les hormones »... De plus en plus de femmes jeunes sans enfant plébiscitent le stérilet
    https://www.20minutes.fr/sante/2386759-20190107-voulais-finir-hormones-plus-plus-femmes-jeunes-enfant-ple

    Aussi, « il faut bien les informer des risques associés à chaque contraceptif ». Et si la patiente est « vraiment très jeune, je suis réticente à la pose d’un DIU, ajoute le Dr Benattar. A partir de 25 ans, on a eu le temps d’expérimenter la pilule, de connaître son corps et de se sentir prête à explorer une autre contraception. Après, si une femme jeune a bien réfléchi, sait qu’elle ne compte pas faire d’enfant avant plusieurs années, je l’entends tout à fait ».

    Un article plein de paternalisme et de désinformation qui réécrit l’histoire pour flatter la corporation des gynecos.
    Le DIU à toujours été adapté aux femmes nullipart, contrairement à ce qui est indiqué par les gyneco interviewer ici.

    Je relève en particulier les propos de cette Dr Benattar qui m’hallucine .
    La pillule n’est pas une "exploration de son corps" ! comment peut on dire un truc pareil. Comme si on exigeait des femmes qu’elles choppent une MST, le cancer pour que les mecs se fatiguent pas la bite avec une capote. Ou alors "connaitre son corps avant ses 25 ans" pour cette docteurs ca veux dire faire l’experience d’une IVG puisque sous pillulle ca arrive beaucoup beaucoup.

    #violence_médicale #sexualité #hétérocentrisme #contracéption #DIU #natalisme #sexisme #paternalisme

    • Ma fille de 16 ans (tout juste) n’est pas très fan de l’idée de pilule : elle est très tête en l’air et souffre d’une vraie difficulté à avaler les cachets. Je lui ai parlé de l’implant, mais l’idée des hormones a l’air de bien la faire chier aussi. Je lui ai parlé du DIU cuivre et de son principe directeur : se faire oublier et elle approuve le concept.

    • @mad_meg #l'#infantilisme_des_femmes, credo du #patriarcat

      @monolecte j’espère que ta fille trouvera une gynéco bienveillante qui pose des DIU aux jeunes femmes.

      Ma fille était dans le même cas que la tienne, a vu trois gynécos (imagine l’attente de 6 mois entre chaque) qui ont surtout réussi à la terroriser car "bien les informer des risques associés à chaque contraceptif" comme il est dit dans l’article, a été de lui expliquer comment le DIU allait lui déchirer l’utérus ou bien lui faire attraper des MST parce qu’évidemment à cet age vous avez tellement de partenaires différents.

      Les sages femmes ont un peu plus de connaissance psychologique et rechignent moins à poser des #DIU.

      #parcours_de_combattante #sexisme_médical #femmes

    • Quel mensonge éhonté !
      On peut retirer le DIU a n’importe quel moment ! ici, il est présenté comme stérilisant !

      Après, si une femme jeune a bien réfléchi, sait qu’elle ne compte pas faire d’enfant avant plusieurs années, je l’entends tout à fait

    • Oui, et c’est bien pour ça que ça fait des années que le nom officiel est « DIU », mais les journalistes (et pire les soignants) continuent d’utiliser le mot « stérilet ». C’est du grand n’importe quoi.

      Par ailleurs, tout chose à ses avantages et ses risques, ça ok. Mais les risques du DIU sont immensément moindre (et moins courant) que les risques de la pilule. Les déchirures à l’intérieur sont la majorité du temps dû au fait que le soignant est un gros bourrin qui sait pas poser un DIU, alors que ça prend 10min, et qu’ils peuvent soit se former, soit être honnête et rediriger vers un confrère/une consœur en disant qu’ils ne savent pas le poser correctement.

      Certains DIU sont prescrits dès l’adolescence en Angleterre, pour réduire les règles douloureuses, alors le jeune âge mon cul.

    • Les déchirures à l’intérieur sont la majorité du temps dû au fait que le soignant est un gros bourrin qui sait pas poser un DIU

      Oui sauf qu’illes ne le reconnaitrons jamais, illes diront que c’est la faute de la patiente (un uterus qui va pas, pas assez détendu pendant qu’on te dilate le col sans anesthésie...) et j’ai quelques copines qui ont eu de gros soucis à cause d’une pose/retrait de DIU façon boucherie et c’etait pas des nullipart.

  • L’infertilité met hommes et femmes à égalité
    http://www.liberation.fr/france/2018/08/09/l-infertilite-met-hommes-et-femmes-a-egalite_1671847

    Il y a d’abord les chiffres, révélateurs. Aujourd’hui, l’âge de la première maternité se situe à 28 ans et cinq mois contre 24 ans dans les années 70 - sachant que le pic de fertilité est à 22 ans et que celle-ci baisse drastiquement à partir de 35 ans. Et en cinquante ans, la concentration moyenne de spermatozoïdes dans un éjaculat a diminué de moitié. Chez un homme de 35 ans, leur nombre est passé de 113 millions/ml à 49,9 millions/ml en moyenne. En France, un couple sur six consulte pour des problèmes de fécondité durant sa vie, contre un couple sur sept il y a six ans. Et 24 % d’entre eux ne parviennent pas à concevoir après un an sans contraception (8 % au bout de vingt-quatre mois). D’où cette question : sommes-nous en train de devenir une génération d’infertiles ?
    « La détérioration de la santé reproductive masculine est très probable en France. En revanche, on ne dispose malheureusement pas d’études d’ampleur qui permettraient de savoir précisément s’il y a une détérioration de la santé reproductive féminine [mesure de la réserve ovocytaire et des marqueurs hormonaux par exemple, ndlr] et de la fertilité des couples au cours du temps », avance Rémy Slama, épidémiologiste à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). « L’ampleur de la dégradation de la santé reproductive masculine n’est pas suffisante à elle seule pour faire aujourd’hui baisser la fécondité en France [qui est de l’ordre de deux enfants par couple]. En revanche, elle pourrait être suffisante pour avoir entraîné une augmentation du nombre de couples ayant recours à l’assistance médicale à la procréation. »

    Si la chute libre de la fertilité n’est donc pas totalement confirmée, certaines causes de l’infertilité sont, elles, déjà actées. « On a identifié plusieurs facteurs pouvant influencer la santé reproductive masculine, féminine ou celle du couple à partir d’études chez l’animal et l’humain. » Lesquelles ? « Des facteurs généraux, tels que le surpoids et l’obésité, qui sont de plus en plus présents dans notre société, développe le chercheur, également président du conseil scientifique du Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE). La consommation de tabac et d’alcool. Et puis il y a aussi des facteurs liés à l’environnement. Les perturbateurs endocriniens en particulier. Il y a très peu de chances qu’un unique facteur soit à l’origine de cette détérioration probable. »
    Double cause

    Ces changements n’épargnent personne. Ni les femmes ni les hommes. Une enquête réalisée par Patrick Thonneau - alors responsable de l’équipe Epidémiologie de la fertilité à l’Inserm - montre d’ailleurs que l’inaptitude biologique à procréer semble « équitablement répartie entre les hommes et les femmes ». Dans ces travaux, une altération de la fertilité féminine a été constatée pour plus de sept couples inféconds sur dix et une altération de la fertilité masculine pour près de six couples sur dix. Pour quatre couples inféconds sur dix, une double cause - féminine et masculine - est diagnostiquée. Une « coresponsabilité loin des clichés » selon Elise de la Rochebrochard, directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques.

    En dehors du coté nataliste que je n’apprécie pas, ce texte est plein de sexisme.
    On met à équivalence le choix des femmes de « laisser passé leur pic de fécondité » avec la diminution de la concentration des spermatozoides dans le sperm. Quel est l’équivalence ou l’égalité entre un choix politique (contraception, IVG... ) et une maladie des couilles ? Si c’est une maladie et pas un bienfait d’ailleurs.
    L’article indique que femmes et hommes sont co-responsables et égal·aux dans le fait qu’on deviendrait une « génération d’infertiles ». Mais les femmes ne sont pas infertiles, elles choisissent de ne pas enfanter. C’est d’ailleurs assez paradoxale, car si la natalité baisse c’est que les femmes le veulent et on fait comme si c’était une forme de maladie de l’espèce, ou un effet de la pollution. Tandis que pour les hommes ce sont des raisons extérieurs à eux qui sont pointées (et scientifiquement étudiées). On ne leur parle pas du ratage de leur pic de fécondité, ni de leur choix de rester le cul sur une chaise alors qu’ils pourraient faire la vaisselle ou nettoyer les chiottes ce qui leur rafraichirait les bourses, augmenterait leur fécondité et motiverait peut être les femmes à refaire des enfants si toute la charge de travail n’était plus sur elles.

    Il y a aussi le lien fait entre couple hétéro et natalité tout le long de ce texte. Comme si les mères célibataires n’existaient tout simplement pas. Pas la peine de parler des femmes qui utilisent les #PMA puisqu’elles sont hors-la-loi en France à cause de la misogynie et de l’homophobie des catholiques.

    #natalisme #sexisme #androcentrisme #sexisme_scientifique #sexisme_médicale #étude_à_la_con #femmes #contraception

  • Slip ou boxer ? Les caleçons amples favorisent la production de spermatozoïdes, selon une étude
    https://www.20minutes.fr/sante/2319155-20180809-slip-boxer-calecons-amples-favorisent-production-spermato

    Sur 20 minute on découvre la spermatogenèse selon une « étude » récente !
    Ce qui est consternant c’est que l’article est orienté « si vous voulez devenir père ». La même étude donne tout autant le moyen de ne pas devenir père et ne pas ruiné le corps, la vie, la santé et la carrière des femmes.
    L’article est dans la rubrique « fertilité » alors que ca pouvait aussi bien être dans « contraception », et expliqué le principe du #RCT ou aborder le sujet de la contraception vis à vis du publique masculin qui en a grand grand grand besoin. Mais non, on ne va pas parler contraception aux homme, la seule chose qui interesse les hommes c’est comment pourrir la planete et la vie des femmes avec leur précieux jus de couilles.

    Le mot d’ordre : laisser respirer. Les hommes qui veulent devenir père feraient mieux de porter le caleçon plutôt que des sous-vêtements serrés, pour favoriser la production de spermatozoïdes, ont affirmé des chercheurs jeudi.

    Cette étude publiée par la revue Human Reproduction confirme, avec une plus grande rigueur que d’autres avant elle, ce que l’on soupçonnait déjà : plus les testicules respirent, mieux ils fonctionnent. « Les hommes qui portent des caleçons ont des concentrations en spermatozoïdes plus élevées que ceux qui portent des sous-vêtements plus moulants », a résumé la revue dans un communiqué.
    Les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus

    Cette conclusion provient de spermogrammes réalisés par 656 hommes entre 2000 et 2017, dans le service d’assistance à la procréation du Massachusetts General Hospital à Boston (États-Unis).

    L’étude « est la première à dépasser l’accent mis traditionnellement sur la qualité du sperme et à comprendre des données sur une multitude d’indicateurs du fonctionnement testiculaire, tels que les hormones de la reproduction et les dégâts sur l’ADN du sperme », a avancé Human Reproduction.

    Les sujets de l’étude ont indiqué ce qu’ils portaient le plus souvent. Pour 53% c’était des caleçons, pour 47% des sous-vêtements plus serrés (boxer court ou boxer long, slip moulant ou autre). En ajustant avec d’autres facteurs pouvant influencer la qualité du sperme (état de santé, niveau d’activité physique, tabagisme, etc.), les adeptes du caleçon avaient 33% de spermatozoïdes mobiles en plus.
    Eviter pantalons moulants et ne pas passer trop de temps assis

    Par ailleurs, ceux qui portent des sous-vêtements serrés secrètent plus d’hormone folliculo-stimulante (FSH), qui stimule la production de spermatozoïdes. D’après les chercheurs, le corps compense ainsi une température trop élevée pour les testicules.

    « La production de sperme nécessite une température de 3 à 4°C inférieure à celle du reste du corps », a rappelé un professeur en médecine de la reproduction de l’université d’Édimbourg (Royaume-Uni), Richard Sharpe, cité par Science Media Centre. Lui et d’autres experts donnent d’autres conseils : éviter de porter des pantalons moulants, de passer trop de temps assis, et de prendre des bains très chauds.

    #natalisme #domination_masculine #contraception_masculine

  • #Macédoine : #femmes, ouvrières précaires, interdites de #maternité, vite licenciées...

    Dans les entreprises textiles de Macédoine, les contrats de courte durée sont la règle, et quand une travailleuse tombe enceinte, c’est la porte... Le modèle ultra-libéral promu par le gouvernement annule tous les #droits_sociaux, mais ce même gouvernement prétend pourtant mener une politique nataliste favorable à la famille !

    http://www.courrierdesbalkans.fr/articles/macedoine-femmes-ouvrieres-precaires-interdites-de-maternite-vite

    #travail #licenciements #textile #industrie_textile #grossesse #droits_des_femmes #natalisme

  • Les femmes qui regrettent d’être mères, le symptôme d’une société qui va mal | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/123687/pourquoi-femmes-enfants-dos

    Si le débat est si vif en Allemagne, c’est bien sûr parce qu’avec un taux de #fécondité extrêmement bas (1,47 enfant par femme) et un déclin démographique annoncé comme une véritable menace méritant mines inquiètes et grandes manoeuvres, le pays ne s’attendait certainement pas à entendre de ses citoyens que « les enfants, non merci ». « Plus jamais ». « Un cauchemar ». « Beurk ». Mais aussi parce qu’il fait directement écho à la politique familiale archi défaillante de la république fédérale, et surtout, à une idéologie imposée aux #femmes allemandes et qui repose totalement sur l’image de la figure maternelle sacrificielle et guérisseuse par opposition à celle de la femme nullipare, ou pire, mère indigne qui ne consacre pas l’entièreté de son temps à la progéniture.

    #maternité

  • #Italie. #Femmes, faites des #enfants, dit le gouvernement

    Pour lutter contre une dénatalité record, le gouvernement italien lance une campagne et une “journée de la #fertilité”. En appelant les femmes à “se secouer” avant qu’il ne soit trop tard, et en mettant de côté la situation précaire des femmes en âge de procréer.


    http://www.courrierinternational.com/article/italie-femmes-faites-des-enfants-dit-le-gouvernement
    #démographie #campagne #genre
    cc @albertocampiphoto @mad_meg

  • Vasectomie contraceptive, un droit non respecté - AgoraVox le média citoyen
    http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/vasectomie-contraceptive-un-droit-178126

    Je me souviens avoir décidé de parler d’une stérilisation contraceptive avec mon médecin généraliste en 2009, j’avais à l’époque 22 ans. Finalement, je me suis dégonflé et n’ai pas osé affronter le représentant du corps médical. J’ai ensuite mis plusieurs années à remettre cette question dans mes préoccupations prioritaires.

    Courant 2012, je me replonge dans mes recherches. J’avais eu vent du fait qu’il était compliqué d’obtenir l’opération en France avec un profil de type jeune homme sans enfant. Rapidement, je tombe sur le MLSV, Mouvement libre pour la stérilisation volontaire, qui à une époque rassemblait et diffusait de l’information sur les méthodes de stérilisation volontaire. Le blog Vasectomie en France était également une mine d’informations.

    Cela m’a permis de m’informer sur l’opération, et m’a particulièrement aidé à appréhender le genre de réflexions auxquelles je risquais de me retrouver confronté.

    Septembre 2013, je décide de prendre un premier rendez-vous dans un hôpital public parisien, je savais seulement que l’urologue que je consulterai pratiquait la vasectomie sans savoir s’il avait des critères personnels précis pour la refuser. Il n’est pas possible d’obtenir plus d’informations par téléphone en amont. Après une rapide formulation de ma demande et de mes motivations pour la soutenir, la réponse tombe, abruptement. Il ne m’opérera pas. Je suis trop jeune, je n’ai pas d’enfant, et je pourrais le regretter voire l’attaquer en justice pour cela. Absurde, justification malhonnête, aucune condamnation n’a jamais été posée en France suite à une plainte pour regret depuis le passage de la loi en 2001. Et non docteur, il ne serait pas « dommage » que je ne n’enfante pas. Et votre ton paternaliste appelant une interne présente à prendre partie en votre faveur n’y changera rien.

    Dans « les enjeux de la stérilisation » (Alain Giami et Henri Leridon, 2000), on apprend que la seule condamnation relative à la vasectomie date d’il y a 70 ans, suite à l’arrêt des « stérilisateurs de Bordeaux » de la Chambre criminelle de la cour de cassation. Cette condamnation concernait des non médecins et considérait que pratiquer la vasectomie sur des hommes, même consentants portait atteinte à l’intégrité corporelle et constituait un délit de coups et blessures volontaires. L’acte aurait dû être thérapeutique pour être qualifié de légitime à l’époque.

    Ma seconde tentative date d’octobre 2015. Je me suis orienté vers un chirurgien urologue d’un hôpital privé de banlieue parisienne que j’ai trouvé sur une liste d’urologues pratiquant la vasectomie et considérés plus ouverts que la moyenne. Décidé, j’y retournais, argumentation préparée et attestation de ma première demande en main. Le ton fut peu différent que lors de la première consultation. Les premières questions posées sont strictement les mêmes « quel est votre âge ? », « avez-vous eu des enfants ? ». Après avoir mis en avant la « gravité » d’une telle décision, et de m’avoir précisé qu’il craignait que je puisse porter plainte pour une grossesse non désirée le cas échéant (efficacité vasectomie : 99,8%), le doc m’avoue qu’il n’aime pas dire non à ses patient-e-s. A tel point qu’il a décidé de prendre sa décision finale avec le concours de collègues, et a missionné son secrétariat de me donner sa réponse négative une semaine plus tard par téléphone. Pratique pour ne pas avoir à rendre de compte.

    Un parti pris idéologique liberticide

    Il y a un grave tabou entourant la stérilité choisie en France actuellement. L’argument de l’irréversibilité ne tient pas une seconde quand on le rapproche d’autres actes tout autant définitifs et qui ont parfois des conséquences importantes sur le quotidien, à commencer par celui de faire des enfants. Mais il y a un choix idéologique collectif clairement orienté qui est fait et dont on ne peut pas s’écarter. La natalité est valorisée et valorisante, la fertilité est l’essence de la masculinité, l’individu-e se réalise seulement dans la famille nucléaire biologique, et seul-e-s les expert-e-s savent vraiment ce dont on a besoin, c’est comme ça, c’est la « nature ».

    La semence de vie doit le rester sous peine d’être démythifiée.

    Autant d’idées préconçues et de carcans contre lesquels il faut lutter pour construire son identité propre.

    #contraception #contraception_masculine #natalisme

  • Sex Education in Europe Turns to Urging More Births - NYTimes.com
    http://www.nytimes.com/2015/04/09/business/international/sex-education-in-europe-turns-to-urging-more-births.html

    Sex and Society, a nonprofit group that provides much of Denmark’s sex education, adjusted its curriculum. The group no longer has a sole emphasis on how to prevent getting pregnant but now also talks about pregnancy in a more positive light.
    It is all part of a not-so-subtle push in #Europe to encourage people to have more babies.

    #natalisme #déclin #planning_familial #vieillissement