• Totems et Tabous

    Un imposant palais, le Musée Royal de l’Afrique Centrale à Bruxelles. Rénové, il devient aujourd’hui l’Africa Museum ! Une voix venue d’Afrique hante les lieux... Elle nous raconte les origines coloniales de ce musée. Aujourd’hui, c’est le temps de l’ouverture à la restitution de cet héritage. Une restitution vers des Musées en République démocratique du Congo, au Sénégal,... C’est le temps de la réconciliation avec le passé...

    http://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/55083_1
    #film #film_documentaire
    #Belgique #Musée_Royal_de_l'Afrique_centrale #Congo_Kinshasa #musée #Léopold_II #stéréotypes #colonisation #appropriation #colonialisme #restitution #histoire_coloniale #mémoire #imaginaire #peur #spoliation #objet #décolonisation #sauvagerie #exposition_universelle (1897) #zoo_humain #travail_forcé #Congo_belge #symbole #nationalisme #récit_national #clichés #domination #masque #culture #identité_culturelle #Zaïre #Mobutu

    #géographie_culturelle

    ping @karine4 @cede

  • Opinion : Why has the State invested €70m in a private company to look at our genetic data ?
    https://www.thejournal.ie/readme/dna-privacy-commercial-research-5002574-Feb2020

    Dr Ciara Staunton says it is “unfathomable” that the government has funded the collection of 400,000 Irish genomes, shutting them off from most researchers. GENOMIC MEDICINE IS enabling scientists to map out our genetic code which may help them better understand some diseases and medical conditions that affect us. With the ability to rapidly change the future of healthcare, many countries have integrated genomic medicine into the public health system. In the UK, the publicly-funded 100,000 (...)

    #biométrie #génétique #santé #NationalHealthSystem-NHS

    ##santé
    https://img2.thejournal.ie/article/5002574/river

  • Revealed : how drugs giants can access your health records | Technology | The Guardian
    https://www.theguardian.com/technology/2020/feb/08/fears-over-sale-anonymous-nhs-patient-data

    Experts say information sold on by Department of Health and Social Care can be traced back to individual medical records The Department of Health and Social Care has been selling the medical data of millions of NHS patients to American and other international drugs companies having misled the public into believing the information would be “anonymous”, according to leading experts in the field. Senior NHS figures have told the Observer that patient data compiled from GP surgeries and (...)

    #anonymat #data #santé #NationalHealthSystem-NHS

    ##santé
    https://i.guim.co.uk/img/media/cad97d2bfc1dfabd14d0cd71ccc5170a9869e37f/556_711_5204_3123/master/5204.jpg

  • Pour une pratique critique de la carte en sciences sociales

    Cette communication s’appuie sur un recueil d’arguments convergents pour une mise en critique de la carte en tant que récit sur et de l’homme habitant la Terre. Son objet est initialement une intuition qui a donné lieu au fil des années à une compilation de textes et d’expérimentations cartographiques. La proposition du séminaire a été vue comme une occasion de confronter mon approche, de passer de l’intuition à une première formalisation. La position que je défends ici s’est construite à partir des travaux de l’anthropologue Tim Ingold, des démarches d’appropriation et de déconstruction de la cartographie par l’art et des positionnements de cartographes tels que Philippe Rekacewicz. De cette discussion, je définis plusieurs enjeux qui traversent la pratique cartographique et le recours aux cartes, qui me semblent justifier une pratique critique de la carte en sciences sociales.

    Je suis géographe, j’ai donc derrière moi une formation et une pratique de la cartographie que l’on peut qualifier de “classique” (Beguin et Pumain, 2014). J’ai appris à faire un croquis cartographique des Barkhanes (dunes) du Sahara, à faire un carte dans un tableur Excel (des localisations x, y) puis à analyser de l’information géographique, à écrire de scripts informatiques pour automatiser la mesure et le dessin des déplacements d’enquêtés, ou encore à définir mathématiquement (discrétisation) et esthétiquement (sémiologie graphique) comment représenter une variable sur un fond de carte. De par mon parcours, la carte s’est d’abord révélée être un outil, et même un multi-tool tant la cartographie a vu ses usages s’enrichir et se diversifier avec l’informatique et le développement des SIG (Système d’Information Géographique) et d’outils interactifs par le biais du web et le recours quasi-généralisé aux GPS (Global Positioning System). Cette richesse de pratiques et d’approches qu’il y a derrière la carte rend parfois difficile son appréhension. Il est fréquent, selon les affinités et les parcours des cartographes (et ce terme est très large), que l’attention soit particulièrement portée sur un aspect au détriment d’un autre, de la production de la donnée à la représentation graphique, du questionnement au traitement statistique, de l’intention au public visé. Finalement plus que la carte en elle-même ce qui peut faire défaut ce sont des informations, des indices pour situer la carte, accéder à la carte et lire la carte. Autrement dit : La carte pour qui ? La carte pour quoi ? (Groupe dupont, 1986). Bien que je revienne à ces aspects en fin de discussion, comme tout géographe qui porte une réflexivité sur la carte (Bord 2012), c’est d’abord à partir du livre de Tim Ingold, Une brève histoire des lignes (2011), que je souhaite introduire une lecture critique de la cartographie. Car s’il est particulièrement important pour la discipline géographique de s’interroger sur la normativité de la carte dans la production de connaissances scientifiques en sciences humaines, et d’en interroger le rôle dans sa diffusion croissante dans la société (Beguin et Pumain, 2014), ces questionnements et discussions sont très largement “géographo-centrés” (Groupe Dupont, 1986 ; Roques, 1993 ; Bord, 1997 ; Bavoux, 2009) et l’enjeu est souvent celui de la géographicité de la carte (Verdier, 2015) ou de la carte comme attribut de la géographie (Bord, 2012). Je trouve donc particulièrement opportun de situer ici la réflexion à l’échelle des sciences sociales afin de s’émanciper de ce tropisme disciplinaire.

    C’est donc la carte comme récit qui me semble particulièrement justifier une démarche de déconstruction de l’objet et de sa fabrique : la carte en général contribue à produire une normativité de nos rapports à l’espace et de nos discours sur l’espace. La critique de la fabrique cartographique et de son usage qui émerge de la lecture de Tim Ingold (2011) renvoie effectivement à un positionnement plus général de remise en cause de la science positiviste et de son régime de connaissances. On retrouve par ailleurs cette approche dans l’ouvrage de recension de pratiques artistiques mobilisant la carte, Géo-esthétique : “La cartographie en tant que discipline a été profondément imbriquée dans la production performative des récits de la modernité, de la rationalité et du positivisme mais aussi de l’histoire du colonialisme et des récits nationaux, et qui se trouve aujourd’hui largement re-signifiée par l’intervention de contre-pratiques et de contre-cartographies d’artistes.” (Quiros et Imhoff, 2014, p.6)
    Anthropologie de la ligne

    Tim Ingold est professeur au département d’anthropologie de l’Université d’Aberdeen en Écosse. Sa recherche vise à rompre avec le positivisme et à déconstruire la dualité nature/culture : il pense qu’en tant que scientifiques nous devrions nous appuyer sur nos “travaux pour critiquer, et remettre en cause certains présupposés dissimulés dans nos propres façons de penser” (Descola et al, 2014, p.45). Il invite ainsi à reconsidérer notre façon de produire de la connaissance sur l’expérience d’être au monde, et de ne plus nous percevoir, en tant que scientifiques, comme en dehors des objets que nous décrivons. Dans cette perspective, la cartographie en sciences sociales est, pour lui, une image et un récit qui contribue à “l’aplanissement du monde” (Descola et al, 2014, p.59).

    Dans Une brève histoire des lignes (2011), Tim Ingold se propose de décrypter l’histoire des formes que les hommes produisent en habitant le monde. Pour cela, il a recours à la ligne comme schème pour décrire différents rapports au monde :

    “Mon objectif est de montrer comment au cours de son histoire la ligne s’est progressivement détachée du mouvement qui l’avait fait naître, autrefois tracée d’un geste continu la ligne a été fragmentée sous l’influence de la modernité et transformée en une succession de traits et de points […] cette fragmentation s’est manifestée dans plusieurs domaines connexes : celui du voyage, où le trajet fut remplacé par le transport orienté vers une destination ; celui des cartes, où le croquis cartographique fut remplacé par le plan de route ; et celui de la textualité, où la tradition orale du récit fut remplacée par la structure narrative prédéfinie. La fragmentation a aussi modifié notre conception du lieu : autrefois nœud réalisé à partir d’un entrecroisement de fils en mouvement et en développement il est désormais un point nodal dans un réseau statique de connecteurs.” (Ingold, 2011, p.100).

    Par cette approche, Tim Ingold met en valeur notre distanciation de plus en plus importante vis-à-vis de l’expérience : ainsi, dans la lecture, tout comme dans le récit et le voyage, “c’est en cheminant qu’on se souvient. La mémoire doit donc s’entendre comme un acte : on se souvient d’un texte en le lisant, d’un récit en le racontant et d’un voyage en le faisant” (Ingold, 2011, p.27). Ainsi, Ingold nous invite à mieux entrevoir ce qui fait la trame de notre existence, et à garder une attention aux liens, aux accumulations et aux trajectoires. Il oppose les processus d’occupation et d’habitation de nos environnements pour “mettre en évidence les difficultés contemporaines rencontrées par les hommes obligés d’habiter dans un environnement prévu et expressément construit pour les besoins de l’occupation” (Bessy, 2012).

    A propos des cartes, il montre que sa forme moderne efface la mémoire (Ingold, 2011, p.37). Il explique que ce qui a permis de faire la carte, les expériences des voyageurs, tous ces témoignages, sont totalement absents de la carte moderne. C’est comme si tout avait été assimilé à un passé qui a été recouvert et, reprenant l’expression de Michel de Certeau, “la carte élimine toute trace des pratiques qui l’ont produites, donnant l’impression que la structure de la carte découle directement de la structure du monde” (Certeau, 1980, p.178-179 ; Ingold, 2011, p.37). Cet aplanissement du monde par la carte peut être compris comme une forme de distanciation de la réalité, du rapport au monde dont la carte souhaite témoigner, mais aussi des étapes par lesquelles est passé le cartographe, pour concevoir sa carte, pour en produire les formes. On voit là que la critique s’applique de façon conjointe au contenu et à la forme de la carte, leur dissociation étant justement cette évolution soulignée par Ingold. Finalement le rapport au terrain, à la récolte des données, le choix du cadre ou de son absence, de l’échelle sont autant d’éléments dont la carte tait le processus de construction pour conserver la seule information que l’on souhaite communiquer. Dans cette perspective, les cartes écrasent la richesse et la diversité des expériences, les nuances des vécus et des expressions, celles du cartographe y compris et c’est peut-être par là qu’il faut commencer pour se réapproprier la carte.

    L’enchaînement des gestes qui aboutissent à la carte est peu discuté et encore moins représenté, soit par ignorance soit par manque d’intérêt, même chez les cartographes. Ainsi la distanciation au terrain est très largement sous-estimée voire ignorée, alors qu’elle est, par exemple, un effet direct lié à l’usage massif de données secondaires pour produire des cartes. L’incertitude liée aux données, à leur mise en forme, à la façon dont les informations ont été réunies sont autant d’aspects absents de la carte. Or de ce fait, la distanciation peut s’opérer dès la formulation de la carte dans l’esprit du cartographe. Cela n’est pas sans évoquer les enjeux que renferme une certaine mise en chiffres du monde (voir Alain Desrosières, La Politique des grands nombres : Histoire de la raison statistique, Paris, La Découverte, 1993).
    La carte, l’instrument de sa propre critique

    L’opposition de Tim Ingold entre la carte et le croquis cartographique est radicale dans la mesure où il ne laisse pas entrevoir de ponts. C’est pourtant ce que je souhaite revendiquer : il existe une place pour une cartographie indiciaire – en référence au paradigme de l’indice de Carlo Ginzburg (1980) – une cartographie de la trace qui viendrait rendre compte de nos trajectoires dans le monde, des lignes qui tissent une connaissance géographique sur notre “être au monde”, c’est-à-dire une cartographie qui rompt avec le schème de l’occupation et d’exercice du pouvoir sur l’espace (par la fragmentation et l’intégration) pour se positionner dans une connaissance de l’habiter.

    Tim Ingold n’évoque pas de perspectives pour la cartographie de s’émanciper de son caractère normatif. Mais je pense qu’il propose là, sans le formuler lui-même, un cadre à l’émancipation du cartographe en sciences sociales : comprendre le régime de spatialité dans lequel nous nous insérons et chercher à le fissurer, à rendre tangible d’autres rapports à l’espace. Cette approche doit [re]mettre l’expérience au cœur de la démarche cartographique pour déconstruire nos usages de la cartographie. C’est un enjeu central parce qu’il se décline à la fois dans le contenu de la carte, garder les liens avec l’expérience, et à la fois dans sa forme, proposer une expérience cartographique. Plus qu’une définition de ce que serait une cartographie critique, je préfère identifier ici des enjeux à partir desquels chacun peut se positionner. La carte est un récit qu’il convient d’appréhender par ce que l’historien Christian Jacob définit en 1992 (Bord, 2012) comme ses deux dimensions fondamentales : “la matérialisation et la communication”. Or il apparaît nécessaire de resituer ces deux aspects de la carte dans leur contribution à une certaine normativité du rapport à l’espace et de la conception de l’espace même, et, dans les pas de Brian Harley (Gould et Bailly, 1995 in Quiros et Imhoff, 2014, p.6), de considérer les “cartes “scientifiques” […] comme des formes de savoir socialement construites, des fictions esthétiques disciplinant l’espace.” De ce point de vue, la lecture de différents textes du cartographe Philippe Rekacewicz (2010, 2013, 2015) est opportune car il propose notamment des pistes pour une pratique critique de la cartographie qui font écho aux enjeux évoqués jusqu’ici : l’aplanissement du monde, où la carte doit être critiquée pour son rôle dans une spatialité de l’occupation, où les lieux sont intégrés dans des réseaux, les lignes découpent et attribuent des rôles et des fonctions. La carte est alors un objet d’exclusion. Le lien entre l’expérience et la mémoire, où la carte doit être critiquée pour son écrasement des histoires constitutives de son contenu et de sa forme, pour la distanciation qu’elle crée vis-à-vis des expériences qui se cachent derrière les lignes, points, couleurs, données. La carte donne à voir des formes comme si elles préexistaient aux hommes qui en sont les producteurs, alors que c’est l’engagement de nos corps dans le monde qui crée les formes.
    La cartographie expérimentale

    Philippe Rekacewicz est un cartographe qui a longtemps travaillé pour le journal français Le Monde Diplomatique, qui co-anime aujourd’hui le site visionscarto.net avec Philippe Rivière. De par son engagement entre cartographie, art et militance, il a largement communiqué sur ce qu’est la carte et les enjeux que revêt l’acte de cartographier (Rekacewicz, 2010, 2013, 2015, 2016). Pour lui, la carte est un dialogue permanent entre l’imaginaire et le réel, une production qui représente la manière dont le cartographe voit le monde, voire comment le cartographe aimerait que soit le monde (Rekacewicz, 2010) : ce sont des informations qui passent par le filtre de la sensibilité du cartographe. Il revendique ainsi une dimension émotionnelle de la carte, qui produit un effet sur ses lecteurs, comme il en témoigne à partir de la réaction d’une personne lors d’une exposition de ses cartes : “On sent bien que, quand le cartographe a dessiné cette carte, il était très en colère !” (Rekacewicz, 2010). Par ailleurs, Philippe Rekacewicz témoigne de ce que cartographier implique et revendique le besoin de rendre compte d’une certaine forme d’imprécision – du tâtonnement du cartographe – tout comme de l’incertitude inhérente aux données que l’on utilise. Pour lui “l’esquisse permet, si l’on peut dire, de “reproduire fidèlement” l’imprécision, et surtout de la rendre légitime” (Rekacewicz, 2010). On retrouve là la réflexion à propos du croquis cartographique chez Ingold (2011, p.112). Pour Philippe Rekacewicz, c’est une façon de relativiser les connaissances représentées ou produites par la carte. Cela questionne aussi le rôle de la donnée, de la valeur qu’on lui donne, de l’accès au terrain qu’elle permet ou non : quels sont les liens que l’on choisit de conserver vis-à-vis de l’expérience ? Comment rendre compte de la chaîne de production cartographique ? Il est intéressant de souligner que Philippe Rekacewicz y voit aussi un enjeu en termes de travail collectif : une carte est rarement issue d’une seule personne et, à partir du moment où elle mobilise des données secondaires, elle implique les gens qui ont produit ces données (Rekacewicz, 2015).

    Il réfute par ailleurs la carte comme objectivation du monde et revendique une production subjective de la carte, qui est bien plus qu’un objet de référencement pour la science géographique (Rekacewicz, 2010). Dans ce registre, s’il ne rompt pas avec la cartographie régionale, il la met en discussion, à l’instar d’Elisée Reclus (Reclus, 1903 ; Monsaingeon, 2014 ; Chollier et Ferretti, 2016), en soulignant l’existence avant tout cartographique des frontières. Il parle “d’indigente représentation visuelle” à propos de la frontière (le même trait noir ou rouge) qui aplanit une réalité plus complexe et diverse de la frontière “qui divise des peuples, ou les regroupe. Soit elle menace, soit elle protège, ici c’est un mur, là un grillage, parfois une ligne et souvent… rien” (Rekacewicz, 2010). A propos de cet “aplanissement du monde” il y reconnaît également l’expression de l’occupation et de l’autorité : “c’est en tout cas les frontières qui permettent de grouper les pays et d’esquisser une géographie régionale. Mais toujours avec le risque d’exclure l’autre, de nier l’existence de “ceux qui ne sont pas dans le groupe” (Rekacewicz, 2010).

    Enfin, il perçoit dans ces différents mouvements de contre-cartographie “un exercice libre de déconstruction de l’espace et des phénomènes sociaux, pour lequel les protagonistes se permettent de pervertir les conventions les plus classiques.” (Rekacewicz, 2013). Ces pratiques cartographiques d’artistes et leurs postures critiques sont un écho extrêmement consistant et fertile pour se positionner sur les enjeux que j’ai soulevés jusqu’ici. Ces mouvements ne se privent d’ailleurs pas de discuter et de conceptualiser leur approche, dont le projet est ainsi résumé en introduction de l’ouvrage Géo-esthétique : “à travers notamment une critique des articulations entre espace, pouvoir, savoir et des géographies imaginatives, il s’agirait de défaire ces topographies instituées, autant physiques qu’imaginaires, et d’ouvrir les disciplines de l’espace et la “rationalité cartographique” (Farinelli, 2003) à une révision géo-historique.” (Quiros et Imhoff, 2014). C’est la déconstruction des usages de la cartographie et la reconnaissance d’autres formes de représentation qui permettent de se réapproprier la cartographie tout en rappelant sans cesse, dans un écho à Michel de Certeau, que la carte n’est pas le monde.
    Bibliographie

    Bavoux J-J., (2009), « Chapitre 6 – Quels sont les rapports entre la carte et le géographe ? », in Bavoux J-J. (dir), La géographie. Objets, Méthodes, Débats, Paris, Armand Colin, « U », p. 114-133.

    Beguin M. et Pumain D., (2014), La représentation des données géographiques, Paris, Armand Colin.

    Bessy C., (2012), « L’attention aux lignes », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2012/3 (n° 59-3), p. 143-149.

    Bord J-P, (2012) L’univers des cartes. La carte et le cartographe, Paris, Belin.

    Bord J-P., (1997), « Le géographe et la carte. Point de vue et questionnement de la part d´un géographe cartographe, Cybergeo : European Journal of Geography » [En ligne], Cartographie, Imagerie, SIG, document 17.

    Chollier A. et Ferretti F. (éds.), (2016), Élisée Reclus. Écrits cartographiques, Genève, Éditions Héros-Limite.

    Descola Ph., Ingold T., Lussault M., (2014), Être au monde. Quelle expérience commune ?, Lyon, Presses universitaires de Lyon.

    Ginzburg C., (1980), « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980/6 n° 6, p. 3-44.

    Gould P. et Bailly A., (1995), Le pouvoir des cartes. Brian Harley et la cartographie. Paris, Economica, Anthopos.

    Groupe DUPONT., (1986), « GÉOPOINT 86 : La Carte pour qui ? La carte pour quoi ? : Cartes et pratiques géographiques. » Colloque Cartes géographiques et cartographie, 26 au 31 mai 1986, Avignon : Groupe DUPONT.

    Ingold T., (2011), Une brève histoire des lignes, Bruxelles, Editions Zones Sensibles.

    Monsaingeon G., (2014), Mappamundi, art et cartographie, Marseille, Ed. Parenthèses.

    Plourde M-C., (2016), « Compte-rendu de lecture, Philippe Descola, Tim Ingold, Michel Lussault – Être au monde. Quelle expérience commune ? », Revue Emulations [en ligne].

    Quiros K. et Imhoff A. (dirs.), (2014), Géo-esthétique, Paris, Éditions B42.

    Reclus E., (2002), « L’enseignement de la géographie », in J. Cornualt (éd.), Du sentiment de la nature, Charenton, Premières pierres, p. 162-164.

    Rekacewicz Ph., (2010), « La carte, un objet graphique », entretien réalisé par Vincent Casanova et Caroline Izambert, Vacarme, 50/Cahier, pp. 70-72.

    Rekacewicz Ph., (2015), « La cartographie : entre science, art et manipulation », Conférence à l’université de Lille, cycle La Carte invente le monde, le 08/12/2015 à 18:00 | Durée 01:46:18.

    Rekacewicz Ph., (2013), « Cartographie radicale », Le Monde Diplomatique, Février 2013, p.15, [en ligne].

    Rekacewicz Ph. et Tratnjek B., (2016), « Cartographier les émotions », Carnets de géographes 9, [en ligne].

    Roques G., (1992), « La carte, le géographe et le cartographe », Tréma, 1, [en ligne].

    Verdier N., (2015), « Entre diffusion de la carte et affirmation des savoirs géographiques en France. Les paradoxes de la mise en place de la carte géographique au XVIIIe siècle », L’Espace géographique, 44, p. 38-56.

    Wathelet O., (2009), « Tim Ingold, Lines. A Brief History », L’Homme, 190.

    https://cne.hypotheses.org/237
    #carte #cartographie #ressources_pédagogiques #Tim_Ingold #Philippe_Rekacewicz #cartographie_critique #géographicité #géographie #récit #carte_comme_récit #normativité #fabrique_cartographique #modernité #rationalité #positivisme #colonialisme #récits_nationaux #nationalisme #contre-cartographie #art #ligne #mémoire #distanciation #croquis_cartographique #croquis #cartographie_indiciaire #être_au_monde #spatialité #espace #expérience #matérialisation #communication #Christian_Jacob #fictions_esthétiques #imaginaire #réel #sensibilité #émotions #imprécision #tâtonnement #incertitude #esquisse #donnée #données #subjectivité #objectivité #frontière #frontières #aplanissement #occupation #autorité #contre-cartographie

    @reka

    • Ignorées jusque dans la mort Le drame des femmes itinérantes autochtones Jessica Nadeau - 1 février 2020 - Le devoir
      https://www.ledevoir.com/societe/572028/mortes-dans-l-anonymat

      Au lendemain de la commission Vérité et réconciliation et de la commission Viens, les politiciens ont fait leur mea culpa et promis de mieux aider les Autochtones. Pourtant, depuis un an, plusieurs femmes autochtones itinérantes fréquentant le square Cabot, près du métro Atwater, sont mortes prématurément par manque de services dans une indifférence presque généralisée.

      « Les politiciens ne cessent de s’excuser. Ils répètent qu’ils ont appris du passé, qu’ils ne déplaceront plus les populations autochtones, mais, visiblement, ils n’apprennent pas très vite… », déplore David Chapman, coordonnateur du centre Résilience, en pointant les tours à condos en construction qui forcent les itinérants à se replier de plus en plus dans le square Cabot.

      Il y a un peu plus d’un an, le centre de jour La Porte ouverte a été forcé de déménager. Ce centre, le seul qui accueillait des itinérants — même intoxiqués — et leurs animaux domestiques dans le secteur du square Cabot, près du Forum, logeait au sous-sol d’une église. Dans ce secteur en pleine gentrification, l’église a été vendue à un promoteur immobilier. Elle est, depuis, désertée et placardée.

      Les intervenants de ce quartier avaient pourtant mis les autorités en garde : le départ du centre de jour aurait des répercussions néfastes sur les itinérants du square Cabot. Comme ils l’avaient prévu, les anciens usagers de La Porte ouverte n’ont pas suivi et sont restés dans le square. Et comme ils n’ont plus de place où se reposer et manger lorsqu’ils sont intoxiqués, leur situation est devenue encore plus précaire : leur consommation d’alcool et de drogue a augmenté, la violence s’est accentuée et leur santé s’est détériorée.

      La Gazette rapportait cet automne que 14 personnes ont perdu la vie depuis le déménagement du centre l’an dernier. Ce chiffre a été repris par plusieurs, mais personne, ni la police, ni le coroner, ni même les intervenants qui travaillent sur le terrain, n’a été en mesure de confirmer ce chiffre.

      Le Devoir a retrouvé la trace de sept victimes, dont six femmes autochtones, mortes depuis le 1er décembre 2018. La septième victime est un homme blanc, dont le corps a été retrouvé un matin de septembre sur un banc du parc.

      Le décès de Kevin Parry au square Cabot a attiré l’attention des médias et, par ricochet, celle des politiciens, constatent les intervenants impliqués dans le dossier. Il y a eu un « momentum » et c’est à ce moment que la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec ont enfin accepté de délier les cordons de la bourse pour créer le nouveau centre Résilience, inauguré le 14 novembre dernier.

      Le fait que les choses débloquent après la mort d’un homme blanc, alors que plusieurs femmes autochtones l’avaient précédé, en laisse plusieurs songeurs quant à l’importance que l’on accorde aux femmes autochtones vivant dans l’itinérance à Montréal. Comment expliquer, après autant de décès, que personne, à l’exception de quelques journalistes et des intervenants du milieu — n’a tenté de les recenser ? « Si ça avait été la fille du maire ou de jeunes femmes blanches de bonne famille, ça aurait fait les manchettes pendant des semaines », estime David Chapman.

      Le Devoir vous invite à rencontrer ces femmes et cet homme, qui vivaient dans la rue et qui passaient leurs journées au square Cabot, à quêter, à boire ou à fumer du crack pour soulager leurs traumatismes. Nous avons glané des fragments de leurs histoires dans les rapports de coroner, lorsque ceux-ci étaient disponibles, mais surtout à travers les yeux de leurs amis, de leurs familles et des intervenants qui les voyaient au quotidien.
      #Femmes #peuples_autochtones #canada #cartographie #nations_premières #peuples_premiers #premières_nations #Montréal #Rue #indifférence

  • Jean Ziegler : « Nous avons recréé des camps de concentration » | Illustré
    https://www.illustre.ch/magazine/jean-ziegler-avons-recree-camps-concentration

    Il est rentré bouleversé d’une mission pour l’ONU sur l’#île_grecque de Lesbos, où se trouve le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria. #Jean_Ziegler accuse l’Europe de bafouer les #droits_de_l’homme et publie « Lesbos, la #honte de l’#Europe ». Rencontre avec un rebelle dont la colère ne faiblira jamais.

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    – Jean Ziegler, vous qui avez beaucoup voyagé et été témoin de crises humanitaires majeures, pourquoi écrire un livre sur Lesbos aujourd’hui ?
    – Dans ma fonction de rapporteur spécial des #Nations_unies pour le droit à l’alimentation, j’ai vu des choses horribles, c’est vrai. J’ai vu des enfants mourir de faim dans la Sierra de Chocotan au Guatemala ou dans les bidonvilles de Dacca au Bangladesh. Des choses absolument terribles. Mais lorsque je suis allé à Lesbos, dans le camp de #réfugiés de Moria, j’ai été terrifié de comprendre que ce genre de choses se passait aussi en Europe et, pire, au nom de l’Europe. En tant qu’Européen, je me suis tout d’un coup senti complice de la stratégie de terreur, de ce refus du réfugié et de la chasse à l’homme qui règne sur les îles grecques.

    [...]

    Mais pourquoi donc ces #camps ne ferment-ils pas ?
    – L’Europe crée ces conditions dans un seul but : décourager les réfugiés de quitter leur enfer. Les « hot spots » sont donc un repoussoir, mais c’est complètement inefficace, parce que si vous vivez sous les bombes à Idlib ou dans les attentats quotidiens de Kaboul, vous partez de toute façon, quelles que soient les nouvelles qui vous viennent de Moria. D’ailleurs, les gens continuent d’arriver par centaines à #Lesbos.

  • jungle.world - Tschüss, Drecksblatt - Das Naziblatt »National-Zeitung« tritt die Reise nach Walhalla an
    https://jungle.world/index.php/artikel/2020/03/tschuess-drecksblatt


    On regrette souvent la disparition de journaux imprimés. Là c’est de la pure joie. 69 ans après sa première parution le National-Zeitung fait savoir à ses lecteurs qu’il n’y en aura plus dans l’avenir.

    16.01.2020, von Kevin Culina- Die rechtsextreme »National-Zeitung« wurde nach 69 Jahren eingestellt. Zwar liegen Rassismus, Antisemitismus und Geschichtsfälschung weiterhin im rechten Trend – doch den bedienen heutzutage andere schneller.

    Wer die Titelseite der aktuellen Ausgabe der National-Zeitung betrachtet, dürfte sich freuen – nicht etwa wegen der äußerst unappetitlichen Aufmachung, dem dicken Eisernen Kreuz im Titel etwa, sondern wegen der fast schon versteckten, kleinen Bekanntmachung des Verlags am unteren Seitenrand. Es handele sich um die letzte Ausgabe, wird dort verkündet. Seinen 70. Geburtstag wird das Hetzblatt nicht mehr erleben, stattdessen tritt es die Reise nach Walhalla an.

    Das Ende des Naziblatts gehört zur schönen Seite des Zeitungssterbens. Der »Medienwandel der letzten 15 Jahre« sowie ein »geändertes Nutzerverhalten« seien für die Einstellung verantwortlich, heißt es in der am 20. Dezember erschienenen letzten Ausgabe: Digitalisierung, Produktionskosten – all das eben. Doch dürfte der flächendeckende Ausbau von Internetzugängen im imaginierten Deutschen Reich nicht der einzige Grund für das Ende sein. Denn thematisch liegt die National-Zeitung mit ihrem Antisemitismus, ihrem Rassismus und ihrer Geschichtsverfälschung eigentlich voll im rechtsextremen Trend. Vielmehr wandelt sich der Markt für extrem rechte Publikationen.

    Das Blatt erschien seit 1951 wöchentlich. Unter anderem drei ehemals ranghohe Nazis aus der NSDAP, Waffen-SS und Wehrmacht gründeten es in einem US-amerikanischen Gefangenenlager in Garmisch-Partenkirchen, damals zunächst unter dem Titel Deutsche Soldaten-Zeitung. Ende der fünfziger Jahre, in einer von finanziellen Schwierigkeiten geprägten Situation, übernahm Gerhard Frey die Zeitung und vertrieb sie fortan über seinen Druckschriften- und Zeitungsverlag (DSZ-Verlag) in München. Dem bayerischen Verfassungsschutz zufolge war dieser »über einen langen Zeitraum das bedeutendste rechtsextremistische Propagandain­strument in Deutschland«. Die Zeitung durchlief einige Umbenennungen, zuletzt erschien sie wöchentlich als ­»National-Zeitung« bundesweit in einer Auflage von etwa 7 000 Exemplaren, von denen nur rund 2 500 verkauft wurden. Das schätzt der Fachdienst Pressenews in Deutschland.

    Bis zu seinem Ableben 2013 prägte Gerhard Frey die Zeitung. Er war Gründer und langjähriger autoritärer ­Vorsitzender der rechtsextremen Partei »Deutsche Volksunion« (DVU), die 2011 mit der NPD fusionierte. Weil er zahlreiche Immobilien besaß, wie etwa einige Mietshäuser in Berlin, konnte Frey die Zeitung auch in finanziell schwierigeren Zeiten tragen. Mit Geld lässt sich allerdings nicht nur Zeitung machen, sondern auch das militante Milieu unterstützen. So soll Frey dem Neonazi Karl-Heinz Hoffmann, dem Anführer der rechtsterroristischen »Wehrsportgruppe Hoffmann«, einen Strafbefehl bezahlt haben, zu dem Hoffmann verurteilt worden war.

    Politisch war Frey gut vernetzt. Nach dem Tod des ehemaligen bayerischen Kultusminister Theodor Maunz (CSU) wurde bekannt, dass dieser bis zu ­seinem Tod anonym Texte in der National-Zeitung veröffentlicht hatte. Zum Vermächtnis des Altnazis Maunz gehört vor allem ein Kommentar zum Grundgesetz, der bis heute als Standardwerk gilt. Der Verlag C. H. Beck legte in diesem Jahr die 88. Auflage dieser nach Verlagsangaben »höchsten Instanz zum Grundgesetz« auf. Auch zum ehemaligen bayerischen Innenminister und Verteidiger des Naziverbrechers Rudolf Heß, Alfred Seidl (CSU), soll Frey ein enges Verhältnis gehabt haben. Maunz und Seidl hätten 1988 für Frey sogar die Satzung der DVU auf ihre Verfassungsmäßigkeit geprüft, berichtete die National-Zeitung.

    Neo- wie Altnazis sprach das Blatt lange Zeit aus dem Herzen. So wurden die deutsche Schuld an der Shoah und die nationalsozialistischen Verbrechen kleingeredet, geleugnet und relativiert. Stattdessen konzentrierte man sich auf den vermeintlichen »Massenmord an Deutschen« durch die Alliierten. Antisemitische ­Hetze gegen israelische oder deutsch-jüdische Persönlichkeiten gehörte ebenso zum Standardprogramm wie die Agitation gegen die Sozialdemokratie, etwa wenn die Zeitung über den »würdelosen Kniefall« des damaligen Bundeskanzlers Willy Brandt am ehemaligen Warschauer Ghetto 1970 schrieb.

    Thematisch schwamm das Blatt im verschwörungsideologischen Mainstream der extremen Rechten. Hinter den jihadistischen Anschlägen vom 11. September 2001 in den USA witterte das Blatt einen sinistren Plan US-ame­rikanischer Geheimdienste. Die Flüchtlingsbewegungen der vergangenen Jahre dienten einem Plan zum Austausch des deutschen Volks, behauptete die Zeitung.

    Doch in jüngster Zeit fand die National-Zeitung auch Gefallen am Rechtspopulismus. So wird in der letzten Ausgabe der Wahlerfolg der britischen Tories bejubelt und Boris Johnson für sein Vorhaben gelobt, einen schnellen EU-­Austritt des Vereinigten Königreichs durchzusetzen. Sympathien äußerte das Blatt im vergangenen Jahr nicht nur für Rainer Wendt, den Vorsitzenden der Deutschen Polizeigewerkschaft (DPolG), und die Proteste deutscher Bauern, sondern sogar für Sahra Wagenknecht, die ehemalige Fraktionsvorsitzende der Linkspartei im Bundestag – was freilich nur gegen Wagenknechts linksnationalistische Inhalte spricht. Insbesondere den Aufstieg der »Alternative für Deutschland« (AfD) verfolgte die National-Zeitung zuletzt voller Begeisterung und berichtete wohlwollend über den völkischen Parteiflügel.

    Am Puls der rechten Zeit war das Blatt dennoch schon lange nicht mehr. ­Während rechtsextreme Internetblogs und -kampagnen deutlich schneller agieren und mit krawalligem Auftreten Wirkung erzeugen können, betreiben Neonaziparteien ihre eigenen Haus- und Hofpublikationen. Zudem bedient etwa die Junge Freiheit die gemäßigter daherkommende Strömung. Und das rechtsextreme Magazin Compact liefert Märchen über die jüdische Weltverschwörung im modernen Hochglanzformat an die Kioske der Republik.

    Der Chefredakteur von Compact, Jürgen Elsässer, beschäftigte sich im Jahr 1998, damals noch in kritischer Absicht, mit der Nazipartei Freys und der ­»Entfesselung des völkischen Ressentiments« in seinem »Braunbuch DVU«. Dabei schaute Elsässer sich offensichtlich einiges ab. Bei aller Freude also über das Ende eines Naziblattes – mögen ihm noch viele weitere folgen – bleibt angesichts der ideologischen Erben und des Erfolgs ihrer Propagandamagazine ein fader Beigeschmack.

    #extrême_droite #Allemagne #presse #histoire #nazis #nationalisme #exénophobie

  • Ce que le génocide a fait à la Turquie - Susam-Sokak
    http://www.susam-sokak.fr/2019/09/ce-que-le-genocide-a-fait-a-la-turquie.html

    Me basant sur l’hypothèse de l’existence parmi la population turque d’un #sentiment_de_culpabilité généralisé, consécutif au #génocide de 1915, je reconsidère ici le #nationalisme et l’écriture de l’histoire en #Turquie (dans leurs caractères excessifs même) comme des effets du génocide. Le sentiment de culpabilité et l’impossibilité (ou le refus) du deuil ont en effet nécessité d’ouvrir des « issues de secours », selon l’expression d’A. Mitscherlich, par la création de préjugés et stéréotypes aptes à faciliter le processus de refoulement ou de déni des violences commises.

    Appliquer la notion de sentiment de culpabilité à une population me parait risqué mais le texte est intéressant, très éclairant.

  • Top UN official accuses US of torturing #Chelsea_Manning | US news | The Guardian
    https://www.theguardian.com/us-news/2019/dec/31/chelsea-manning-us-torture-un-official-wikileak

    Un haut responsable de l’#ONU accuse les #Etats-Unis d’avoir torturé Chelsea Manning – Anti-K
    https://www.anti-k.org/2020/01/02/un-haut-responsable-de-lonu-accuse-les-etats-unis-davoir-torture-chelsea-man

    Nils Melzer, le rapporteur spécial des #Nations_unies sur la #torture, a fait cette accusation dans une lettre envoyée en novembre mais qui n’a été publiée que mardi.

    Dans la missive, Melzer dit que Manning est soumis à « une mesure de contrainte de plus en plus sévère et illimitée qui remplit tous les éléments constitutifs de la torture ou d’autres peines ou traitements #cruels, #inhumains ou #dégradants ».

    [...]

    ... Melzer a déclaré que la détention de Manning « n’est pas une sanction légale mais une mesure coercitive de durée progressive et sévère, équivalente à de la torture et devrait être interrompu et supprimé sans délai ».

  • Silicon Valley : la révolte des tech workers est-elle possible ?
    https://usbeketrica.com/article/silicon-valley-la-revolte-des-tech-workers-est-elle-possible

    Habitués jusqu’alors à faire profil bas, les cadres et les employés de la Silicon Valley prennent désormais la parole pour dénoncer les dérives et le manque d’engagement de leurs entreprises. Mais ces révoltés de la tech sont-ils vraiment en mesure de transformer leurs entreprises de l’intérieur ? 20 000 employés de Google qui quittent leurs postes de travail pour descendre dans la rue manifester contre la politique de leur entreprise : la scène n’est pas banale. C’est pourtant ce qui s’est passé en (...)

    #Google #National_Rifle_Association_(NRA) #algorithme #Dragonfly #militarisation #racisme #sexisme #conditions #discrimination #harcèlement #LGBT #travail #travailleurs #Maven #ICE #Palantir #Amazon #Rekognition #biométrie #facial (...)

    ##National_Rifle_Association__NRA_ ##reconnaissance

  • Inde : l’État du #Kerala refuse à son tour d’appliquer la loi sur la citoyenneté

    Ce sont désormais les États qui refusent la loi sur la citoyenneté, jugée discriminatoire contre les musulmans. Après le #Bengale-Occidental et le #Punjab, le Kerala a annoncé qu’il n’appliquera pas cette mesure. Le #Maharashtra menace lui aussi de rejoindre ces États rebelles.

    Après les citoyens, les dirigeants ? Plusieurs États Indiens ont annoncé qu’ils refusaient la loi sur la citoyenneté facilitant l’accueil de réfugiés non-musulmans. C’est le cas du Bengale-Occidental, directement concerné puisque voisin du Bangladesh, du Punjab, frontalier du Pakistan, mais aussi à la pointe sud de l’Inde, du Kerala.

    Avec ses 35 millions d’habitants, cet État est connu pour être dirigé par des partis de gauche à forte tradition laïque. Jeudi dernier, son ministre en chef a été clair : « Cette loi fait partie d’un plan pour communautariser l’Inde. Elle n’a pas sa place au Kerala et n’y sera pas implémentée. »

    Le Kerala abrite une proportion de musulmans importante et les manifestations y sont particulièrement violentes. Ce mardi, 230 personnes ont été arrêtées par la police. Dans la foulée, 20 stars du cinéma Kéralais ont exprimé leur soutien à ces opposants

    Après le Kerala, le Maharashtra ?

    Les regards sont maintenant tournés vers l’État du Maharashtra, avec 115 millions d’habitants et la capitale économique Bombay. Son ministre en Chef a déclaré ce mardi qu’il pourrait bien lui aussi ne pas appliquer la loi.

    La confusion règne cependant sur ces déclarations de rébellion politique : il est en principe impossible pour un État de ne pas appliquer une loi votée par le Parlement national.

    http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20191218-inde-etat-kerala-refuse-son-tour-appliquer-loi-citoyennete?ref=tw_i

    #résistance #Inde #xénophobie #islamophobie #citoyenneté #nationalité #apatridie

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    Les manifestations et résistance des citoyens :
    https://seenthis.net/messages/815991

    La source des protestations : le « Citizenship (Amendment) Act » :
    https://seenthis.net/messages/799546

  • Defying US, UNGA renews mandate for agency helping Palestinian refugees

    The United Nations General Assembly has, by an overwhelmingly vote, extended the mandate for a UN agency supporting Palestinian refugees for another three years amid a cash shortfall triggered by a halt in US funding.

    The 193-member Assembly renewed the mandate mandate of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees (UNRWA) with 169 votes in favour and nine abstentions. The United States and Israel voted against.

    UNRWA, which as established in 1949, provides education, health and relief services as well as housing and microfinance assistance to more than 5 million registered refugees in the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem, as well as in Jordan, Lebanon and Syria.

    The agency has faced budgetary difficulties since last year, when the United States – its biggest donor – halted its aid of $360 million per year. The United States and Israel have both accused UNRWA of mismanagement and anti-Israeli incitement.

    In a statement published by the official Palestinian news agency WAFA, Palestinian President Mahmoud Abbas praised the vote as a victory for international law and the rights of the Palestinian refugees.

    Hamas, which runs the Gaza Strip, hailed the U.N. vote as a defeat for the United States and a failure of its attempts to pressure U.N. member-states against UNRWA.

    “We welcome the decision to renew the international mandate to UNRWA and we see it as another failure to hostile U.S. policies to the Palestinian rights,” Hamas official Sami Abu Zuhri told Reuters.
    Last month UNRWA Commissioner-General Pierre Krahenbuhl resigned amid an investigation into misconduct allegations. Krahenbuhl has denied wrongdoing and said his agency was the victim of a political campaign designed to undermine it.

    Switzerland, the Netherlands and Belgium suspended payments to UNRWA over the inquiry, deepening the budget crisis set off last year by the United States. UNRWA hopes the management shake-up will help pacify donors, said a source with knowledge of the organization’s thinking.

    The United States has advocated shifting the agency’s relief services to refugee host countries. But UNRWA counters it provides a humanitarian lifeline and that it safeguards and advances Palestinians’ rights under international law.

    Hanan Ashrawi, a senior Palestine Liberation Organization official, praised the U.N. vote on Friday and said it was the United Nations’ responsibility to combat what she called U.S. and Israeli attacks on Palestinian refugees.

    “All attempts at trying to limit UNRWA’s mandate or defund it or attack it have failed, and we hope that the international community will continue to come to the rescue,” she said.

    https://www.app.com.pk/defying-us-unga-renews-mandate-for-agency-helping-palestinian-refugees
    #réfugiés_palestiniens #UNWRA #asile #migrations #réfugiés #malversation #déficit #déficit_budgétaire #mandat_international #renouvellement #Suisse #Pays-Bas #financement #sous-financement #Belgique #USA #Etats-Unis #Nations_unies #UN

  • How India is resisting #Citizenship_Amendment_Bill (#CAB) : A story in powerful pictures

    One of the pictures that have come to define the protests is of three girls standing on a wall and addressing a sea of protesters at Jamia Millia Islamia.

    India is currently witnessing two kinds of protests against CAA or the Citizenship (Amendment) Act, 2019. In the northeast states of India, the protest is against the Act’s implementation in their areas, as many fear it will cause a rush of immigrants that may alter their demographic and linguistic uniqueness. In the rest of India, like in Kerala, West Bengal and New Delhi, people are protesting against the exclusion of Muslims, alleging it to be against the values of the Constitution.

    The protests erupted across the country after the Citizenship (Amendment) Bill was passed by both houses of Parliament and received Presidential assent soon after. The Act, which gives citizenship to non-Muslim refugees who escaped religious persecution in Pakistan, Bangladesh and Afghanistan and entered the country before December 31, 2014, has been widely criticised. The amended Act has put the entire Northeast region and West Bengal on the boil as people fear that it might exacerbate the problem of illegal immigration.

    Violent protests were seen in New Delhi’s Jamia Millia Islamia; parts of Assam are on lockdown; several peaceful demonstrations against the Act were held in various parts of the country; and more have been planned in the coming days across the country.

    While registering their protests, the protesters have been shouting slogans, singing songs and reading the Constitution as well.

    One of the pictures that have come to define the protests is of three girls standing on a wall and addressing a sea of protesters at Jamia Millia Islamia. But there are several other powerful pictures of the protests across the country that underscore why people from all sections of society consider the Act unconstitutional.

    https://www.thenewsminute.com/article/how-india-resisting-cab-story-powerful-pictures-114137
    #protestation #manifestations #résistance #Inde #xénophobie #islamophobie #citoyenneté #nationalité #apatridie

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    La source des protestations : le « Citizenship (Amendment) Act » :
    https://seenthis.net/messages/799546

    ping @odilon

    • Inde : cinq morts dans des manifestations contre la loi sur les réfugiés

      Cinq personnes ont péri depuis le début des manifestations dans le nord-est de l’Inde contre une loi facilitant l’obtention de la nationalité indienne par des réfugiés à condition qu’ils ne soient pas musulmans, ont annoncé dimanche les autorités.

      Dans certaines zones, internet a été coupé et un couvre-feu a été imposé pour tenter d’endiguer la contestation.

      La tension demeurait forte dans la plus grande ville de l’Etat d’Assam, où une nouvelle manifestation était attendue dimanche.

      La nouvelle loi facilite l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, à condition qu’ils ne soient pas musulmans. Elle concerne des minorités religieuses dont les hindous et les sikhs.

      En Assam, trois personnes sont décédées à l’hôpital après avoir été touchées par des balles tirées par la police. Une quatrième a péri dans l’échoppe où il dormait qui a été incendiée. Une cinquième personne a été battue à mort, selon les autorités.

      La circulation des trains a été suspendue dans certaines parties de l’est du pays à la suite de violences dans l’Etat du Bengale occidental où des manifestants ont incendié des trains et des cars.

      Le ministre de l’Intérieur Amit Shah a de nouveau lancé dimanche un appel au calme en affirmant que les cultures locales des Etats du Nord-Est n’étaient pas menacés, alors que certains redoutent un afflux d’immigrants du Bangladesh.

      « La culture, la langue, l’identité sociale et les droits politiques de nos frères et soeurs du Nord-Est demeureront », a déclaré M. Shah lors d’un rassemblement dans l’Etat de Jharkhand, selon la chaîne de télévision News18.

      L’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme estiment que cette loi fait partie du programme nationaliste de M. Modi visant selon elles à marginaliser les 200 millions d’Indiens musulmans.

      Le vote de la loi a donné lieu cette semaine à des flambées de colère dans les deux chambres du parlement, un député allant jusqu’à la comparer aux lois anti-juives promulguées par le régime nazi en Allemagne dans les années 1930.

      https://www.courrierinternational.com/depeche/inde-cinq-morts-dans-des-manifestations-contre-la-loi-sur-les

  • UK Government Hands NHS Data To Amazon For Free
    https://www.forbes.com/sites/emmawoollacott/2019/12/09/uk-government-hands-nhs-data-to-amazon-for-free/#1320aaac7f59

    The British government is coming under fire for a deal to hand over NHS healthcare information to Amazon for free. Following a series of FOI requests from Privacy International and other organisations, the contract has now been released, revealing that it goes far further than had previously been admitted. Back in July, health secretary Matt Hancock announced the deal as a way to help give patients better medical advice via the Alexa home assistant. However, it’s now become clear that the (...)

    #BigData #BigPharma #data #NationalHealthSystem-NHS #santé

    ##santé

    • However, it’s now become clear that the contract gives Amazon access to all ’healthcare information, including without limitation symptoms, causes, and definitions, and all related copyrightable content, data, information and other materials’ held by the Department of Health and Social Care (DHSC). Amazon is also being given access to the NHS API.
      […]
      Amazon has defended the contract, claiming that the data amounts only to ’general health-related content’. However the full details aren’t clear, with large amounts of the contract redacted because, says the DHSC, ’the release of the redacted clauses would be likely to prejudice the commercial interests of Amazon’.

      redacted -> caviardé
      #secret_des_affaires

  • La big data en santé, une mine d’or de 12 milliards d’euros pour la Grande-Bretagne
    https://korii.slate.fr/biz/donnees-medicales-data-securite-sociale-grande-bretagne-12-milliards-eur

    La NHS est assise sur un trésor convoité par l’industrie pharmaceutique. Des radios, des bilans sanguins, des examens du cœur, du cerveau, du foie, des tests génétiques, des résultats individuels ou en cohorte : les services de santé nationaux –la Sécurité sociale en France ou la National Health Service (NHS) en Grande-Bretagne– ont la main sur une somme colossale de données personnelles de santé. Big data et gros profits Celles-ci intéressent au plus haut point l’industrie pharmaceutique. C’est avec (...)

    #BigData #data #santé #NationalHealthSystem-NHS #BigPharma

    ##santé

  • Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-britannique-amazon-acces-donnees-medicales-40-millions-pati

    L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale. Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es. En juillet dernier, Matt Hancock, (...)

    #Amazon #Alexa #BigData #BigPharma #data #NationalHealthSystem-NHS #santé

    ##santé

  • En #Côte_d’Ivoire, une vie suspendue dans le temps pour les éleveurs peuls

    Dans la chaleur de l’après-midi, une dame âgée se penche en avant dans la pièce sombre.

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé calcule son âge en se basant sur l’année de son mariage et celle de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Les deux événements ont eu lieu en 1960. Elle pense qu’elle avait 15 ans à l’époque. Elle serait donc aujourd’hui âgée de 74 ans, ou plus.

    Aminata ne connaît peut-être pas son âge exact mais, à sa manière, elle a ses certitudes : « je suis née, je me suis mariée et j’ai eu mes enfants ici. Et c’est ici que j’ai des petits-enfants et même des arrière-petits-enfants. »

    « On me considère comme une étrangère ici. C’est très désagréable, mais que faire ? »

    Aminata Sidibé et sa famille sont des Peuls, un groupe ethnique d’éleveurs de bétail disséminés dans une douzaine de pays d’Afrique. Bien qu’elle soit la matriarche d’une famille élargie de 45 personnes dont les racines remontent à plusieurs générations en Côte d’Ivoire, pour le pays où vit Aminata, elle et les siens sont des étrangers.

    Le problème de sa famille s’explique par l’absence de citoyenneté que la Côte d’Ivoire ne reconnait que par le droit du sang en réclamant qu’au moins l’un des parents soit ivoirien. Il ne suffit pas d’être né en Côte d’Ivoire. Officiellement, Aminata et le reste de sa famille sont des « Burkinabés », des descendants de ressortissants du Burkina Faso voisin, une distinction qui les expose aux risques de l’apatridie. Du fait que plusieurs générations aient vécu hors du territoire, le Burkina Faso ne peut pas non plus les reconnaître en tant que citoyens.

    « Nous n’avons pas notre place ici », explique le fils d’Animata, Seydou Tall, 56 ans, né en Côte d’Ivoire et titulaire d’un certificat de naissance. Seydou possède un large troupeau. « Je ne veux pas d’une carte consulaire disant que je suis du Burkina Faso. Je ne le suis pas. Je veux avoir la nationalité de mon pays. »

    Dans le monde entier, on recense des millions de personnes sans nationalité. Toute leur vie, les apatrides sont confrontés à des inégalités et à des obstacles qui les empêchent d’exercer leurs droits fondamentaux tels que l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la libre circulation.

    En Côte d’Ivoire, le nombre de personnes dépourvues de documents d’identité et risquant l’apatridie - comme les Peuls - est préoccupant. La Côte d’Ivoire a évalué sa population apatride à près de 700 000 personnes à la fin 2017. Cependant, une étude détaillée actuellement en préparation devrait permettre d’obtenir un nombre plus précis et beaucoup plus élevé de personnes apatrides ou risquant l’apatridie.

    Seydou explique qu’avec la nationalité ivoirienne, les membres de sa famille pourraient trouver des emplois qualifiés. Sans certificat de nationalité, ils ne peuvent pas postuler à un emploi formel, ni ouvrir un compte bancaire ou obtenir un permis de conduire.

    Les Peuls sont éleveurs de bétail, sans avoir le droit d’acheter des terres. Le droit de la famille qui s’applique à leurs terres dépend d’un accord privé avec l’ancien propriétaire qui ne leur confère aucune prérogative légale.

    Pour la famille, le chemin vers la citoyenneté est long. Monique Saraka, secrétaire générale de l’Association ivoirienne des femmes juristes, s’est rendue dans la petite ville pour dispenser des conseils à la famille sur leur statut.

    « Beaucoup de Peuls n’ont pas reçu d’éducation formelle et craignent de s’adresser aux autorités », déclare-t-elle. « La plupart n’ont même pas de certificat de naissance. »

    Monique Saraka prédit que, malheureusement, leur chemin vers la nationalité sera difficile ; les membres de la famille devraient déposer une demande de naturalisation.

    « C’est un processus long et lent », concède-t-elle. « Les personnes qui soumettent une demande peuvent attendre 10 ans, ou davantage encore. De plus, il y a la question du coût. Donc, les personnes, surtout dans les régions rurales, sont confrontées à tout cela et se découragent. Elles abandonnent. »

    Son association, avec l’appui du HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plaide depuis 2015 pour que des changements soient apportés au système de demande de naturalisation. Le premier objectif est de faciliter l’obtention des documents de base, comme les certificats de naissance. Le gouvernement est sur le point d’adopter une loi rendant le processus gratuit pendant un an.

    Lever les obstacles à l’obtention de la nationalité ivoirienne prendra beaucoup plus de temps. Une loi temporaire ivoirienne facilitant la naturalisation a expiré en 2016.

    « Nous espérons que cette loi sera réintroduite et ajoutée à celle portant sur la nationalité. Ces personnes sont en Côte d’Ivoire depuis quatre générations », explique Monique Saraka. « Il est difficile de les imaginer avec une autre nationalité qu’ivoirienne. »

    La bonne nouvelle, c’est qu’à l’exception d’Aminata qui a perdu ses papiers après le décès de son mari, toutes les générations de sa famille ont un certificat de naissance. Alors que leur quête de citoyenneté ivoirienne se poursuit, les plus jeunes enfants peuvent au moins aller à l’école et s’imaginer un avenir avec les avantages d’une nationalité.

    « J’aime l’histoire, j’aime apprendre le passé », s’enthousiasme Boukary, 15 ans, qui va à l’école depuis cinq ans. « J’aimerais être policier. Je veux parler aux gens et séparer les bons des mauvais. »

    Adiba et Aïsha ont respectivement 13 et 12 ans, et toutes deux veulent devenir enseignantes. Cependant, sans document d’identité, elles ne peuvent pas poursuivre leurs études au-delà de l’enseignement secondaire.

    Dans sa chambre, Aminata, la matriarche, semble résignée à son statut actuel mais elle garde espoir.

    « Je laisse à mes fils le soin de prendre les décisions concernant les papiers », partage-t-elle. « Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, je ne me suis jamais sentie menacée. Même s’ils disent que je suis une étrangère, je leur pardonne. Je m’en remets à Dieu. »

    https://www.unhcr.org/fr/news/stories/2019/5/5cd52d4fa/cote-divoire-vie-suspendue-temps-eleveurs-peuls.html
    #apatridie #peuls #éleveurs #nationalité #citoyenneté

  • When Home Won’t Let You Stay

    When Home Won’t Let You Stay: Migration through Contemporary Art considers how contemporary artists are responding to the migration, immigration, and displacement of peoples today. We are currently witnessing the highest levels of movement on record—the United Nations estimates that one out of every seven people in the world is an international or internal migrant who moves by choice or by force, with great success or great struggle. When Home Won’t Let You Stay borrows its title from a poem by Warsan Shire, a Somali-British poet who gives voice to the experiences of refugees. Through artworks made since 2000 by twenty artists from more than a dozen countries — such as Colombia, Cuba, France, India, Iraq, Mexico, Morocco, Nigeria, Palestine, South Korea, the United Kingdom, and the United States — this exhibition highlights diverse artistic responses to migration ranging from personal accounts to poetic meditations, and features a range of mediums, including sculpture, installation, painting, and video. Artists in the exhibition include Kader Attia, Tania Bruguera, Isaac Julien, Hayv Kahraman, Reena Saini Kallat, Richard Mosse, Carlos Motta, Yinka Shonibare, Xaviera Simmons, and Do-Ho Suh, among others. A fully illustrated catalogue accompanies the exhibition, with an essay by Eva Respini and Ruth Erickson and texts by prominent scholars Aruna D’Souza, Okwui Enwezor, Thomas Keenan, Peggy Levitt, and Uday Singh Mehta, among others.

    https://www.icaboston.org/exhibitions/when-home-won%E2%80%99t-let-you-stay-migration-through-contemporary-art
    #asile #migrations #frontières #réfugiés #monde #art_et_politique #exposition

  • A staggering one-in-three women, experience physical, sexual abuse | UN News
    https://news.un.org/en/story/2019/11/1052041

    Here is the grim reality, in numbers: A third of all women and girls experience physical or sexual violence in their lifetime, half of women killed worldwide were killed by their partners or family, and violence perpetrated against women is as common a cause of death and incapacity for those of reproductive age, as cancer, and a greater cause of ill health than road accidents and malaria combined.

    The prevalence of the issue, “means someone around you. A family member, a co-worker, a friend, or even yourself” has experienced this type of abuse, Secretary-General António Guterres said in his message to mark the Day.

    To spotlight the scale of the problem, on this year’s International Day of the Elimination of Violence against Women, the United Nations is sharing the many ways in which the scourge manifests itself in physical, sexual and psychological forms, and the organisation is underscoring the life-altering, adverse consequences women suffer as a result.

    intimate partner violence (battering, psychological abuse, marital rape, femicide);
    sexual violence and harassment (rape, forced sexual acts, unwanted sexual advances, child sexual abuse, forced marriage, street harassment, stalking, cyber- harassment);
    human trafficking (slavery, sexual exploitation);
    female genital mutilation
    child marriage.

    Some national studies examining incidents in the United States show that up to 70 per cent of women have experienced physical and or sexual violence from an intimate partner, according to UN Women.

    The agency cited that nearly a quarter of female college students reported having experienced sexual assault or misconduct in the US, but harm targeting women and girls knows no bounds.

    Multi-country investigations by WHO show partner violence to be a reality for 65 per cent of women in some parts of sub-Saharan Africa, and around 40 per cent of women in South Asia, as well as Andean parts of Latin America.

    Meanwhile, even in regions where incidents are less likely, as in East Asia and Western Europe, more than 16 per cent and 19 per cent of women have experienced intimate partner violence, respectively.

    Psychological violence is another layer to the problem, with some 82 per cent of women parliamentarians in a recent study, reporting having experienced remarks, gestures, threats, or sexist comments while serving – most often via social media.

    While gender-based violence can happen to anyone, women who identify with the LGBTI community, migrants and refugees, indigenous minorities, and those living through humanitarian crises, are particularly vulnerable to gender-based harm.

    #Violence #Genre #Féminicide #Nations_unies #Femmes

  • Entre violence et répression, l’inquiétude en Éthiopie
    https://www.courrierinternational.com/article/crise-entre-violence-et-repression-linquietude-en-ethiopie

    “C’est l’État éthiopien qui risque de s’écrouler”

    Civils tués, magasins brûlés et pillés, “ce chaos est dû au mécontentement des Oromos, qui ne sont pas entendus dans leurs revendications, et plus largement aux difficultés politiques de l’Éthiopie”, explique William Davison, un analyste pour l’International Crisis group, cité par The Reporter. L’inquiétude est forte autour de ce pays clé d’Afrique de l’Est, d’autant qu’une élection présidentielle doit se tenir au printemps prochain. “Si Abiy ne prend pas des mesures fortes pour la stabilité du pays, c’est tout l’État éthiopien qui risque de s’écrouler”, écrit le Mail and Guardian.

    #ethiopie #afrique #Abiy-Ahmed #nationalisme

  • The two contrasting sides of German refugee policy

    ‘They try to integrate some people while really try to get rid of others.’

    Four years after Chancellor Angela Merkel opened the doors to around one million refugees and asylum seekers, Germany continues to mull over the long-term consequences of its great welcome. It still grapples with fundamental questions about how refugees should integrate and, for the tens of thousands of asylum seekers whose futures remain in limbo, who should be allowed to stay and who will be returned home?

    Mohammad Zarzorie, a Syrian engineer, counts himself a success story. After fleeing to Germany via Greece and the Balkans in 2015, he received his refugee status within months, quickly learned to speak German, and through an employment fair soon found his job at a chromium plating manufacturer on the outskirts of Munich.

    Two years later, his wife followed him, and although a housing crisis means they must live in an apartment attached to the factory, he has found peace and contentment here in the industrial heartland of Bavaria, in southern Germany.

    “From a land that’s under war to (there) being nothing difficult for you to start your life in another safe country, it wasn’t difficult for me,” says Zarzorie, a university teaching assistant before conflict erupted in Syria.

    “There was no challenge,” Zarzorie says. “Here in Germany they have this benefits system. They help you a lot to start integrating with society.”

    Returning to the engineering work he was pursuing in Syria has been the foundation on which he has built a new life, and he eagerly wants more Syrians in Germany to enter employment. “I think they must (work) because you can’t start your life if you don’t work,” he says.

    But not all new arrivals to Germany share his good fortune and have the opportunity to work.

    Bavaria, Zarzorie’s new home, is consistently one of the most conservative and anti-migrant states in Germany. It has deported more than 1,700 people so far this year, and drawn severe criticism from human rights groups for continuing to send hundreds of migrants to Afghanistan, which no other German state considers a safe country for return.

    “The image is deliberately created that refugees do not want to work, or are inactive, and this increases resentment against refugees.”

    “Sometimes you need to make things clear to people who are naive and confused and think that migration is nothing more than making things a bit more multicultural,” Bavaria’s Interior Minister Joachim Herrmann said in August. “Asylum law applies, but we cannot accept everyone. Because that overburdens us.”

    “It’s paradoxical,” says Gülseren Demirel, responsible for migration and integration for the Bavarian Green Party, which opposes Herrmann’s Christian Social Union. “The Bavarian economy is strong and also offers jobs that can’t be staffed. The chambers of commerce and civil society groups try to integrate the refugees, but the political conditions do not allow this.

    “The consequence is that refugees are not allowed to work and can’t develop any perspectives,” she adds. “The image is deliberately created that refugees do not want to work, or are inactive, and this increases resentment against refugees.”
    Rejected, but ‘tolerated’

    Bringing new arrivals into the workforce has been the cornerstone of Germany’s integration efforts since 2015.

    The benefits are two-fold: they can become self-dependent and assimilate socially, while at the same time plugging the country’s severe labour shortage, which has left almost 1.4 million positions vacant and will require 250,000 immigrants per year to address.

    The results have exceeded expectations. Around 36 percent of refugees between 15 and 60 – around 380,000 to 400,000 people – are now in employment, according to Germany’s Institute for Employment Research, which expects that number to rise to around 40 percent before the end of the year. While many remain in low-wage work as cleaners or security personnel, half are in skilled professions.

    But around a quarter of a million migrants who have had their asylum cases rejected remain in the country, despite being required to leave. Of these, 191,000 have been granted a ‘toleration’ – a temporary status meaning their deportation has been postponed for reasons such as illness, family ties to a person with residency, or a lack of travel documents.

    Around 11,500 failed asylum seekers were deported in the first half of this year – a slight decline on 2018. But the possibility of deportation remains a very real fear for those with ‘tolerations’, which are usually provided on a rolling basis, lasting only a few weeks or months at a time.

    Even if they attempt to find work and learn the language, they often find themselves subject to arbitrary decisions at the hands of Germany’s formidable bureaucracy.

    The decision on whether to grant asylum is made at a national level, but once a person’s claim has been rejected what follows is largely determined by state or local administrations, which are granted wide discretion, leading to wildly divergent situations depending on where a person is located.

    “(Local offices) often decide whether you can get a work permit, and you need a work permit for getting an apprenticeship permit, which then is very often the way for consolidating your right to stay,” explains Simon Sperling, a researcher at the University of Osnabruck’s Institute of Migration Research and Intercultural Studies.
    ‘It’s not how I was before’

    Like Zarzorie, Johnson Nsiah, from Ghana, also arrived in Germany after crossing the Mediterranean in 2015. He was sent to live in Kempten, a large town in Bavaria around two hours drive west of Munich.

    After fleeing his home when a local dispute threatened his life, he crossed the Sahara to Libya, where he worked as a builder and painter for two years. There, he met Julia*, a Nigerian woman, and helped her escape from her abusive employer. The employer then threatened to kill them both, forcing them to pay for space aboard an inflatable boat, which was intercepted by an Italian navy ship that brought them to Europe.

    The couple are now married. Julia, along with their two children – a four-year-old born in Italy and a two-year old born in Kempten – have the right to remain in Germany, but Nsiah’s asylum claim has been rejected and he is required to leave the country.

    Because of his family, Nsiah has been granted a ‘toleration’, in the form of a paper slip, valid for six months, which fixes the boundaries of his life. It does not permit him to work, travel outside Bavaria, or live outside the apartment block in which his family resides – a former mental hospital repurposed to house over 100 asylum seekers and refugees.

    The local administrative office has demanded Nsiah return to Ghana to obtain a passport, which he says is financially impossible and would amount to a death sentence due to the continued threats made against him. The restrictions have put a heavy toll on his mental and physical health. Stress has contributed to painful migraines that caused him to drop out of language classes.

    “It’s not how I was before,” he says, gesturing towards the hearing aids protruding from both his ears. “Because of stress, all those things, they make me like this.”

    Nsiah believes his many years of experience should easily lead to a job in construction or painting, and it angers him that that he is limited to cleaning the apartment building for 60c an hour while other Ghanaians he met in 2015 have been working freely in Hamburg and Stuttgart for years.
    Separation by nationality

    In June, the German parliament approved a raft of new asylum laws, including some measures to strengthen the rights of rejected asylum seekers in steady jobs, but also others that lengthened maximum stays in detention centres and streamlined deportations.

    For Sperling, the origins of this contradictory approach date back to 2015, when German authorities quietly began to separate arrivals based on their nationality, which greatly influences their chances of a successful asylum application.

    “The politics is very ambivalent in this sense: they try to integrate some people while really try to get rid of others.”

    Syrians, Iraqis, and Eritreans were all deemed to have good prospects and shuffled quickly into courses to help them integrate and find work. Others, especially those from West Africa and the Balkans, had a less favourable outlook, and so received minimal assistance.

    “Germany invested in language courses and things like that, but at the same time also really pushed forward to isolate and disintegrate certain groups, especially people who are said to not have have good prospects to stay,” he says.

    “The politics is very ambivalent in this sense: they try to integrate some people while really try to get rid of others.”

    But while some have undeniably built new lives of great promise, the lives of many of those 2015 arrivals remain in limbo.

    On the street, Nsiah says, Germans have racially abused him and berated him for refusing to work, a bitter irony not lost on him.

    “It’s not our fault. No refugee here doesn’t want to work,” he says, his voice smarting.

    “The only thing I need to be happy... (is) to work and take care of my family, to live with my family, because my wife doesn’t have anybody and I cannot leave her alone with these children.”
    The two extremes

    The local immigration office in Bavaria has shown a reluctance to grant permits for work or to access to three-year apprenticeships, which if pursued by someone like Nsiah would almost certainly lead to a job offer and a secure residence permit.

    It also frequently imposes restrictions on movement with breaches punishable by heavy fines. An Iraqi man in Kempten showed The New Humanitarian a picture of his seriously ill wife lying on a hospital bed in Saxony, whom he cannot visit because his pass restricts him to Bavaria; while an Iranian man said that for eight years his pass did not permit him to stray beyond the town boundary.

    Moving to another district or state might be beneficial, but these onerous stipulations, combined with a chronic shortage of rental accommodation throughout Bavaria, make it nearly impossible for those on low or non-existent incomes.

    Zarzorie, meanwhile, hopes to find his own house in Munich, raise children and finish the master’s degree he first embarked upon in Aleppo.

    There is still adjusting to do, to what he calls the different “life-cycle” in Munich. Unlike his memories of Syria, in which cafés and streets buzzed with chatter until the early hours of the morning, the boulevards here fall quiet long before midnight.

    That’s why he’s drawn most evenings to Marienplatz, a square in the city’s old quarter where its historic town hall overlooks modern cafes and restaurants, and the crowds stay out late enough that it almost reminds him of home.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2019/11/11/German-refugee-integration-policy
    #Allemagne #intégration #asile #migrations #réfugiés #renvois #machine_à_expulser #politique_d'asile #réfugiés_syriens #catégorisation #nationalité #réfugiés_irakiens #réfugiés_érythréens #réfugiés_afghans #renvois #expulsion

    ping @_kg_

  • Une saison à l’#ONU

    Tout le monde a entendu parler de l’ONU, mais combien savent exactement ce qu’elle fait et comment elle fonctionne ? Et 70 ans après sa fondation, difficile de dire que les Nations Unies ont rempli leur ambition de départ : maintenir la paix et la sécurité dans le monde ! Pendant quatre ans, Karim Lebhour a observé comme correspondant de presse l’impuissance du Conseil de sécurité, le recul de la domination occidentale, et l’avènement d’une nouvelle guerre froide avec la Russie et les nombreux travers et défaillances de l’ONU. Ses chroniques parfois décalées, souvent drôles, toujours édifiantes, nous font entrer dans le quotidien de cette administration gigantesque qui rassemble des dizaines d’agences et emploie quelque 44 000 personnes !


    http://steinkis.com/une-saison-agrave-l-onu-3-94.html
    #nations_unies #BD #livre #bande_dessinée

  • Celebrating Genocide – Christopher Columbus’ Invasion of America | Wake Up World

    https://wakeup-world.com/2015/10/11/celebrating-genocide-christopher-columbus-invasion-of-america

    “In 1492, the natives discovered they were Indians, discovered they lived in America, discovered they were naked, discovered that the Sin existed, discovered they owed allegiance to a King and Kingdom from another world and a God from another sky, and that this God had invented the guilty and the dress, and had sent to be burnt alive who worships the Sun the Moon the Earth and the Rain that wets it.” ~ Eduardo Galeano

    A good friend of mine, a member of the Republic of Lakotah, had a meeting with her first grade son’s elementary school principal. Apparently, her six-year-old was being defiant in classroom. What were these defiant actions? Well, upon his teacher explaining Columbus Day and honoring the courageous and brave sailor who discovered this land in 1492, he had a couple of questions for the teacher. He wanted to know how it was possible that Christopher Columbus discovered a land in which his ancestors had lived for over 30,000 years, he wanted to know what happened to all the people who lived here in 1491, and he wanted to know why the man responsible for invading his native land and slaughtering his ancestors was being honored.

    I would love to just be a fly on the wall of that meeting with the elementary school principal.

    #états-unis #peuples_premiers #premières_nations #peuples_autochtones #nations_indiennes

  • Catalogne, octobre 2019,
    quand nous sommes aveuglés
    par les flammes des barricades
    et assourdis par les tirs de la police

    Tomás Ibáñez

    https://lavoiedujaguar.net/Catalogne-octobre-2019-quand-nous-sommes-aveugles-par-les-flammes-de

    Comment un cœur anarchiste ne pourrait-il se réjouir quand une partie du peuple non seulement défie, mais se lance également contre les forces répressives en assumant tous les risques qui en découlent ?

    Comment la fibre anarchiste ne pourrait-elle pas vibrer quand les gens crient contre les emprisonnements, exigent la libération des prisonniers et demandent la fin de la monarchie ?

    Comment ne pas s’impliquer dans une révolte tumultueuse et, si notre corps le permet, ne pas faire en sorte d’être en première ligne dans cette confrontation ?

    Il est clair que les barricades, les flammes, la lutte au corps à corps contre la police enflamment notre imaginaire libertaire et font bouillir notre sang. De plus, nous savons bien que c’est à partir d’épisodes de lutte de ce type que naissent parfois des événements subversifs imprévisibles qui dépassent de loin les motifs et les circonstances initiales des révoltes. (...)

    #Catalogne #anarchisme #nationalisme