• Gilles Dauvé - La nation dans tout son état. 2e partie : Mort de la nation ?
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=2176

    On comprend que l’État qualifiable en ce sens de national soit le cas le moins fréquent, réalisable seulement par les capitalismes dominants. Et même là, la crise est possible, comme en Allemagne et en Italie, nations inachevées au début du XXe siècle : la république de Weimar a dû affronter le séparatisme bavarois ; quant au Sud italien, et plus encore la Sicile, leur développement est longtemps resté en retard sur le Nord. Ailleurs, dans les pays dominés, un semblant d’État national est viable tant que le capitalisme mondial leur permet un rôle second mais effectif. Lorsqu’ils s’en désarticulent, rien ne masque plus l’artificialité de l’édifice national, qui se déchire.

    #théorie #communisme #communisation #nationalisme

  • le silence en héritage ?
    https://nantes.indymedia.org/articles/45117

    Les Arméniens et le génocide, entre impératif d’oubli et travail d’anamnèse Il y a cent-trois ans, le 24 avril 1915, le ministre de l’intérieur ottoman Talât Pacha ordonnait l’arrestation des intellectuels ou notables arméniens à Constantinople : ecclésiastiques, médecins, éditeurs, journalistes, avocats, enseignants, hommes politiques, ce sont plus de 2000 personnes qui furent alors arrêtées en quelques jours, avant d’être déportées puis massacrées. Ces journées marquent le déclenchement officiel d’un génocide planifié et initié plusieurs semaines plus tôt, qui coûtera la vie à plus d’un million de personnes, soit près des deux tiers de la population arménienne. Nous proposons, dans les lignes qui suivent, quelques aperçus sur un important travail de thèse soutenu le 9 juin 2016 et portant sur la mémoire (...)

    #Racisme #Répression #Resistances #antifascisme #libérations #nationales #Racisme,Répression,Resistances,antifascisme,libérations,nationales

  • Petit suivi un peu complet et factuel autour de l’action d’auto-défense #AntiFa contre l’ecole identitaire ISSEP à Lyon.
    (oui parce que l’agression, c’est qu’une telle école existe...)

    Des antifascistes ont attaqué cette nuit l’ISSEP de Marion Maréchal ex-Le Pen, à Lyon, qu’ils dénoncent comme l’école de formation de la « future élite de l’extrême droite identitaire ».
    https://twitter.com/Pierre_FSoir/status/1110905241799671808

    Communiqué de l’attaque de l’école de Marion Maréchal Lepen dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019 à Confluence.

    Dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019, nous avons attaqué l’ISSEP, Institut des sciences sociales, économiques et politiques.

    Cette école créée par Marion Marechal Le Pen a ouvert en cette rentrée 2018, au sein du quartier de la confluence, dans le but de former la future élite de l’extrême droite identitaire.
    Considérez cette attaque comme une réponse à tous les actes racistes, sexistes, homophobes, transphobes, ainsi qu’aux politiques meurtrières anti-migratoires et à l’attentat de ChristChurch perpétré dernièrement.
    /.../ https://rebellyon.info/Communique-de-l-attaque-de-l-ISSEP-dans-20443

    Réactions :

    En réponse, l’ISSEP et Marion Maréchal ont réagit ce mercredi par voie de communiqué. Ils dénoncent une attaque contre « la liberté d’enseignement (et donc) la liberté de tous ».
    https://twitter.com/Pierre_FSoir/status/1110905246577053700

    Communiqué de l’@ISSEP_Lyon suite à la dégradation de l’établissement cette nuit. #Lyon
    https://twitter.com/ISSEP_Lyon/status/1110900047082852355

    Et le Figaro lui offre une tribune avec un titre racoleur et mensonger :
    L’école de Marion Maréchal vandalisée par des « black blocs » http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2019/03/27/25001-20190327ARTFIG00054-l-ecole-de-marion-marechal-vandalisee-par-des-bla
    (Si vous souhaitez le lire sans lui offrir un clic, dites-le moi et je vous le libère en commentaire...)
    #nationalisme #frontisme #identitarisme #racisme #autodefense #actiondirecte

  • Soutien à la résistance palestinienne !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44982

    Samedi 30 mars prochain, nous ne célèbrerons pas seulement la traditionnelle journée de la terre Palestinienne, mais aussi un an, jour pour jour, depuis le début des Marches du Retour héroïques et hebdomadaires dans la Bande de Gaza. Et nous vous appelons à y participer très nombreux(ses), afin d’envoyer un signe aux Palestiniens, qui se croient oubliés du monde entier.

    #Resistances #libérations #nationales #république #Resistances,libérations,nationales

  • New Iraqi citizenship law stirs controversy
    https://gulfnews.com/world/mena/new-iraqi-citizenship-law-stirs-controversy-1.1552822828380

    Dubai - As soon as the Iraqi parliament passed a bill to amend the Nationality Law last week, many Iraqis have taken to social media to express their anger.

    The new law states that any person who enters the country legally — and resides in it for a year legally — can get the Iraqi passport.

    Iraqis saw it as a new “disaster” for their country.

    Iraq, they said, had already suffered so much from the scourge of war and corruption.

    Some see it as a way to change the demography and population of Iraq.

    Others see that the Iraqi identity, which is already suffering from years of war, is being jeoprodised.

    Most of the comments on social media accuses the government of passing the law because of the Iranian influence.

    Le commentaire est écrit à Dubaï... Mais cet autre (https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%87%d9%84-%d9%8a%d8%aa%d8%b3%d8%a7%d9%87%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%b9%d9%9), en arabe et depuis Amman, va dans le même sens .

    #irak #nationalité #croissant_chiite #iran

  • Acquisitions de nationalité dans l’UE – Les États membres de l’UE ont octroyé la nationalité à plus de 800 000 personnes en 2017 – Les Marocains, les Albanais et les Indiens en ont été les principaux bénéficiaires

    En 2017, quelque 825 000 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union européenne (UE), un chiffre en baisse par rapport à 2016 (où il s’établissait à 995 000) et à 2015 (841 000). Si, parmi les personnes devenues citoyens de l’un des États membres de l’UE en 2017, 17% étaient auparavant citoyens d’un autre État membre de l’UE, la majorité était des ressortissants de pays tiers ou des apatrides.


    https://migrationsansfrontieres.com/2019/03/17/acquisitions-de-nationalite-dans-lue-les-etats-membres-de-l
    #Europe #citoyenneté #nationalité #naturalisation #statistiques #chiffres #Eurostat

    v. communiqué Eurostat :
    https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/9641781/3-06032019-AP-EN.pdf/2236b272-24b1-4b59-ade4-748361331b18

  • Xénophobie et racisme antimusulmans sur les ondes de Radio Libertaire et dans d’autres lieux dits « contestataires » ou « radicaux »

    http://mondialisme.org/IMG/pdf/xeI_nophobie_racisme_antimusulmans_rl_et_lc.pdf

    Certains se souviennent peut-être que Riposte laïque, groupuscule né au sein de l’UFAL (Union des familles laïques) servit la soupe au Front national notamment avec l’apéro saucisson pinard en 2010. Riposte laïque venait de la gauche (PCF, LCR, OCI-PT, etc.) et certains de ses animateurs pérorèrent sur #Radio_libertaire.

    Cette radio anarchiste a invité des représentants du collectif #Lieux_communs pour discuter des « #gilets_jaunes ». Et à deux reprises, comme dans d’autres textes, nos castoriadiens xénophobes ont tenu à reprendre le credo qui fit le succès médiatique de Riposte laïque, c’est-à-dire la haine contre les immigrés.

    Qu’on en juge : un certain Q1. dénonce les « faux réfugiés », ces « prédateurs et opportunistes de partout et de nulle part » qui « escroquent les finances publiques » (p. 52) ; les « couches dominantes et la finance internationale » qui instrumentalisent « les migrations massives » (p. 6) ; une nouvelle fois les « immigrations massives » (p. 7) ; les « grandes métropoles de plus en plus réservées (...) aux #migrants primo-arrivants » (p. 8) ; le « financement (...) de la délinquance et de la néo-immigration massive » (p. 11) ; « le réservoir de violente et de brutalité qui gît (...) dans une partie des populations immigrées principalement en banlieue » (p. 15) ; les « jeunes de banlieue » qui pratiquent la « casse gratuite, le pillage, le vandalisme » (p. 21) ; « les thèmes attenants [à l’immigration] de l’islam, de la délinquance, de la banlieue », etc.

    Docte, notre Q.-de-Souche déclare que « la question de l’extrême droite, comme les questions des migrants, de l’immigration, des #banlieues, de l’islam vont devoir être traitées de front. Et plus on repousse l’échéance, plus ce sera douloureux. Ça l’est déjà aujourd’hui, mais ça le sera plus encore dans dix ans... » (p. 32 propos tenus sur Radio libertaire le 5 décembre 2018)

    Se prétendant hostile aux « racialistes » et aux « indigénistes » du PIR3, Q.-de-Souche utilise en réalité leur vocabulaire4 puisqu’il affirme que « les gilets jaunes sont essentiellement blancs » (p. 33, toujours sur Radio libertaire), rejoint par D.-de-Souche pour qui le comité Adama est « essentiellement musulman » (idem ). Et il continue son discours identitaire en évoquant avec l’emphase d’un national- castoriadien, « cette France des oubliés, celle des “beaufs”, massivement blanche » (p. 38, dans une autre intervention cette fois à Bordeaux).

    En bon nationaliste de gauche ou de droite, Q.-de-Souche n’arrête pas d’accommoder l’adjectif français à toutes les sauces : le « corps politique français » (p. 31, sur Radio libertaire ), le « peuple français » (p. 19), un « sursaut français » (p. 22), les « Indignés français » (p. 38) et même cette perle « La France est prise là-dedans, mais elle le vit sur un mode original, et très français » (p. 36). Bien sûr, il soutient, parmi les revendications des gilets jaunes, celles dont le sous-texte est discrètement xénophobe (p. 34, sur Radio Libertaire) : « il y a donc une revendication qui dit, je cite de tête,“ rendre effective l’intégration des immigrés ”, donc les aider à parler français, à s’intégrer, à acquérir les codes culturels, etc. Là, ils mettent le doigt sur quelque chose d’extrêmement délicat, effectivement. Les immigrés doivent-ils arriver à s’intégrer et à devenir français ? »

    Q. et D.-de-Souche posent, d’un air faussement ingénu, les mêmes questions que Finkielkraut, Zemmour et les Le Pen. (...)

    #xénophobie #nationalisme

  • Gilles Dauvé - La nation dans tout son état. 1re partie : Naissance de la nation
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=2158

    Éruption d’une « nation française » après 1789, émergence au XIXe siècle de « nationalités » porteuses de revendications « nationalitaires », « nationalismes » virulents et bellicistes, mouvements de « libération nationale » dans le tiers-monde, éclatement et création d’États se voulant « nationaux » fin XXe siècle, apparition de structures supranationales rivalisant avec les États…
    Cet essai part de l’hypothèse que les sociétés et leur évolution sont déterminées par la manière dont les êtres humains produisent leurs conditions d’existence matérielle, que la façon d’organiser leur vie commune en découle, et que « la nation » en est une forme. Telle que nous la connaissons, pourquoi naît-elle à l’époque moderne ? Quel rapport avec le capitalisme ? Enfin, le capitalisme aurait-il tellement changé que cette forme serait dépassée… ou, au contraire, son évolution contemporaine provoquerait-elle un retour du nationalisme ?

    #théorie #communisme #communisation #histoire #nationalisme

  • Éphéméride des luttes Bretonne - Février
    https://nantes.indymedia.org/articles/44758

    Février 2018 : La mort d’Olivier Le Clainche, alias Kendal Breizh, est rendue publique par les groupes combattants kurdes. Ce breton de 41 ans, indépendantiste, révolutionnaire et internationaliste, était depuis plus de six mois au Kurdistan, parti comme volontaire dans le Bataillon international pour mener le combat contre Daesh et défendre la révolution du Rojava. Après avoir participé au siège et à la victoire de Raqqa, une nouvelle menace d’invasion turque vient mettre #en danger les territoires kurdes qui se débarrassent à peine de l’État islamique. Les combattant.e.s internationaux n’étaient pas invité.e.s à se rendre sur ce nouveau front, mais Olier se porte volontaire avec d’autres camarades. C’est dans la région d’Afrin qu’il trouve la mort, au cours d’un (...)

    #Resistances #-ismes #tout #genres #_anarch-fémin #libérations #nationales #bretagne #Resistances,-ismes,en,tout,genres,_anarch-fémin…,libérations,nationales

  • À #Mayotte, près d’un habitant sur deux est de nationalité étrangère - Insee Première - 1737
    https://www.insee.fr/fr/statistiques/3713016

    En 2017, 256 500 personnes vivent à Mayotte. Depuis 2012, la croissance de la population est particulièrement dynamique et s’est renforcée (+ 3,8 % par an en moyenne après + 2,7 % sur la période 2007-2012). Elle est principalement portée par un fort excédent des naissances sur les décès (+ 7 700 personnes par an en moyenne). Avec 5,0 enfants par femme à Mayotte, la fécondité augmente et dépasse toujours largement la moyenne métropolitaine (1,9 enfant par femme).

    L’excédent migratoire, redevenu positif, contribue également à l’augmentation de la population (+ 1 100 personnes par an entre 2012 et 2017). D’un côté, de nombreux adultes et leurs enfants arrivent des Comores. De l’autre, de nombreux jeunes de 15 à 24 ans, natifs de Mayotte, partent vers le reste de la France, essentiellement en métropole.

    Du fait de ces flux importants, et en augmentation, la population de nationalité étrangère progresse fortement : près de la moitié de la population de Mayotte ne possède pas la #nationalité française, mais un tiers des étrangers sont nés à Mayotte. Dans les communes du Nord-Est de Mayotte autour de Mamoudzou, la croissance démographique est particulièrement élevée, avec l’arrivée de nombreux habitants originaires des #Comores. La population de Mayotte reste jeune : la moitié des habitants ont moins de 18 ans.

    Le confort global des #logements a moins progressé qu’entre 2007 et 2012 : quatre ménages sur dix vivent encore à Mayotte dans un logement en tôle ou en végétal, et trois sur dix n’ont pas l’eau courante.

    #démographie

  • #Shamima_Begum: Isis Briton faces move to revoke citizenship

    The Guardian understands the home secretary thinks section 40(2) of the British Nationality Act 1981 gives him the power to strip Begum of her UK citizenship.

    He wrote to her family informing them he had made such an order, believing the fact her parents are of Bangladeshi heritage means she can apply for citizenship of that country – though Begum says she has never visited it.

    This is crucial because, while the law bars him from making a person stateless, it allows him to remove citizenship if he can show Begum has behaved “in a manner which is seriously prejudicial to the vital interests of the UK” and he has “reasonable grounds for believing that the person is able, under the law of a country or territory outside the UK, to become a national of such a country or territory”.


    https://www.theguardian.com/world/2019/feb/19/isis-briton-shamima-begum-to-have-uk-citizenship-revoked?CMP=Share_Andr
    #citoyenneté #UK #Angleterre #apatridie #révocation #terrorisme #ISIS #EI #Etat_islamique #nationalité #déchéance_de_nationalité

    • What do we know about citizenship stripping?

      The Bureau began investigating the Government’s powers to deprive individuals of their British citizenship two years ago.

      The project has involved countless hours spent in court, deep and detailed use of the freedom of information act and the input of respected academics, lawyers and politicians.

      The Counter-Terrorism Bill was presented to Parliament two weeks ago. New powers to remove passports from terror suspects and temporarily exclude suspected jihadists from the UK have focused attention on the Government’s citizenship stripping powers, which have been part of the government’s counter-terrorism tools for nearly a decade.

      A deprivation order can be made where the home secretary believes that it is ‘not conducive’ to the public good for the individual to remain in the country, or where citizenship is believed to have been obtained fraudulently. The Bureau focuses on cases based on ‘not conducive’ grounds, which are related to national security and suspected terrorist activity.

      Until earlier this year, the Government was only able to remove the citizenship of British nationals where doing so wouldn’t leave them stateless. However, in July an amendment to the British Nationality Act (BNA) came into force and powers to deprive a person of their citizenship were expanded. Foreign-born, naturalised individuals can now be stripped of their UK citizenship on national security grounds even if it renders them stateless, a practice described by a former director of public prosecutions as being “beloved of the world’s worst regimes during the 20th century”.

      So what do we know about how these powers are used?
      The numbers

      53 people have been stripped of their British citizenship since 2002 – this includes both people who were considered to have gained their citizenship fraudulently, as well as those who have lost it for national security reasons.
      48 of these were under the Coalition government.
      Since 2006, 27 people have lost their citizenship on national security grounds; 24 of these were under the current Coalition government.
      In 2013, home secretary Theresa May stripped 20 individuals of their British citizenship – more than in all the preceding years of the Coalition put together.
      The Bureau has identified 18 of the 53 cases, 17 of which were deprived of their citizenship on national security grounds.
      15 of the individuals identified by the Bureau who lost their citizenship on national security grounds were abroad at the time of the deprivation order.
      At least five of those who have lost their nationality were born in the UK.
      The previous Labour government used deprivation orders just five times in four years.
      Hilal Al-Jedda was the first individual whose deprivation of citizenship case made it to the Supreme Court. The home secretary lost her appeal as the Supreme Court justices unanimously ruled her deprivation order against Al-Jedda had made him illegally stateless. Instead of returning his passport, just three weeks later the home secretary issued a second deprivation order against him.
      This was one of two deprivation of citizenship cases to have made it to the Supreme Court, Britain’s uppermost court, to date.
      In November 2014 deprivation of citizenship case number two reached the Supreme Court, with the appellant, Minh Pham, also arguing that the deprivation order against him made him unlawfully stateless.
      Two of those stripped of their British citizenship by Theresa May in 2010, London-born Mohamed Sakr and his childhood friend Bilal al Berjawi, were later killed by US drone strikes in Somalia.
      One of the individuals identified by the Bureau, Mahdi Hashi, was the subject of rendition to the US, where he was held in secret for over a month and now faces terror charges.
      Only one individual, Iraqi-born Hilal al-Jedda, is currently known to have been stripped of his British citizenship twice.
      Number of Bureau Q&As on deprivation of citizenship: one.

      https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2014-12-10/what-do-we-know-about-citizenship-stripping
      #statistiques #chiffres

    • ‘My British citizenship was everything to me. Now I am nobody’ – A former British citizen speaks out

      When a British man took a holiday to visit relatives in Pakistan in January 2012 he had every reason to look forward to returning home. He worked full time at the mobile phone shop beneath his flat in southeast London, he had a busy social life and preparations for his family’s visit to the UK were in full flow.

      Two years later, the man, who cannot be named for legal reasons, is stranded in Pakistan, and claims he is under threat from the Taliban and unable to find work to support his wife and three children.

      He is one of 27 British nationals since 2006 who have had their citizenship removed under secretive government orders on the grounds that their presence in the UK is ‘not conducive to the public good’. He is the first to speak publicly about his ordeal.

      ‘My British citizenship was everything to me. I could travel around the world freely,’ he told the Bureau. ‘That was my identity but now I am nobody.’

      Under current legislation, the Home Secretary, Theresa May, has the power to strip dual nationals of their British citizenship if she deems their presence in the UK ‘not conducive to the public good’, or if their nationality was gained on fraudulent grounds. May recently won a Commons vote paving the way to allow her to strip the citizenship of foreign-born or naturalised UK nationals even if it rendered them stateless. Amendments to the Immigration Bill – including the controversial Article 60 concerning statelessness – are being tabled this week in the House of Lords.

      A Bureau investigation in December 2013 revealed 20 British nationals were stripped of their citizenship last year – more than in all previous years under the Coalition combined. Twelve of these were later revealed to have been cases where an individual had gained citizenship by fraud; the remaining eight are on ‘conducive’ grounds.

      Since 2006 when the current laws entered force, 27 orders have been made on ‘conducive’ grounds, issued in practice against individuals suspected of involvement in extremist activities. The Home Secretary often makes her decision when the individual concerned is outside the UK, and, in at least one case, deliberately waited for a British national to go on holiday before revoking his citizenship.

      The only legal recourse to these decisions, which are taken without judicial approval, is for the individual affected to submit a formal appeal to the Special Immigration and Asylum Committee (Siac), where evidence can be heard in secret, within 28 days of the order being given. These appeals can take years to conclude, leaving individuals – the vast majority of whom have never been charged with an offence – stranded abroad.

      The process has been compared to ‘medieval exile’ by leading human rights lawyer Gareth Peirce.

      The man, who is referred to in court documents as E2, was born in Afghanistan and still holds Afghan citizenship. He claimed asylum in Britain in 1999 after fleeing the Taliban regime in Kabul, and was granted indefinite leave to remain. In 2009 he became a British citizen.

      While his immediate family remained in Pakistan, E2 came to London, where he worked and integrated in the local community. Although this interview was conducted in his native Pashto, E2 can speak some English.

      ‘I worked and I learned English,’ he says. ‘Even now I see myself as a British. If anyone asks me, I tell them that I am British.’

      But, as of March 28 2012, E2 is no longer a British citizen. After E2 boarded a flight to Kabul in January 2012 to visit relatives in Afghanistan and his wife and children in Pakistan, a letter containing May’s signature was sent to his southeast London address from the UK Border Agency, stating he had been deprived of his British nationality. In evidence that remains secret even from him, E2 was accused of involvement in ‘Islamist extremism’ and deemed a national security threat. He denies the allegation and says he has never participated in extremist activity.

      In the letter the Home Secretary wrote: ‘My decision has been taken in part reliance on information which, in my opinion should not be made public in the interest of national security and because disclosure would be contrary to the public interest.’

      E2 says he had no way of knowing his citizenship had been removed and that the first he heard of the decision was when he was met by a British embassy official at Dubai airport on May 25 2012, when he was on his way back to the UK and well after his appeal window shut.

      E2’s lawyer appealed anyway, and submitted to Siac that: ‘Save for written correspondence to the Appellant’s last known address in the UK expressly stating that he has 28 days to appeal, i.e. acknowledging that he was not in the UK, no steps were taken to contact the Appellant by email, telephone or in person until an official from the British Embassy met him at Dubai airport and took his passport from him.’

      The submission noted that ‘it is clear from this [decision] that the [Home Secretary] knew that the Appellant [E2] is out of the country as the deadline referred to is 28 days.’

      The Home Office disputed that E2 was unaware of the order against him, and a judge ruled that he was satisfied ‘on the balance of probabilities’ that E2 did know about the removal of his citizenship. ‘[W]e do not believe his statement,’ the judge added.

      His British passport was confiscated and, after spending 18 hours in an airport cell, E2 was made to board a flight back to Kabul. He has remained in Afghanistan and Pakistan ever since. It is from Pakistan that he agreed to speak to the Bureau last month.

      Daniel Carey, who is representing E2 in a fresh appeal to Siac, says: ‘The practice of waiting until a citizen leaves the UK before depriving them of citizenship, and then opposing them when they appeal out of time, is an intentional attack on citizens’ due process rights.

      ‘By bending an unfair system to its will the government is getting worryingly close to a system of citizenship by executive fiat.’

      While rules governing hearings at Siac mean some evidence against E2 cannot be disclosed on grounds of national security, the Bureau has been able to corroborate key aspects of E2’s version of events, including his best guess as to why his citizenship was stripped. His story revolves around an incident that occurred thousands of miles away from his London home and several years before he saw it for the last time.

      In November 2008, Afghan national Zia ul-Haq Ahadi was kidnapped as he left the home of his infirmed mother in Peshawar, Pakistan. The event might have gone unnoticed were he not the brother of Afghanistan’s then finance minister and former presidential hopeful Anwar ul-Haq Ahadi. Anwar intervened, and after 13 months of tortuous negotiations with the kidnappers, a ransom was paid and Zia was released. E2 claims to have been the man who drove a key negotiator to Zia’s kidnappers.

      While the Bureau has not yet been able to confirm whether E2 had played the role he claimed in the release, a source with detailed knowledge of the kidnapping told the Bureau he was ‘willing to give [E2] some benefit of the doubt because there are elements of truth [in his version of events].’

      The source confirmed a man matching E2’s description was involved in the negotiations.

      ‘We didn’t know officially who the group was, but they were the kidnappers. I didn’t know whether they were with the Pakistani or Afghan Taliban,’ E2 says. ‘After releasing the abducted person I came back to London.’

      E2 guesses – since not even his lawyers have seen specific evidence against him – that it was this activity that brought him to the attention of British intelligence services. After this point, he was repeatedly stopped as he travelled to and from London and Afghanistan and Pakistan to visit relatives four times between the end of 2009 and the beginning of 2012.

      ‘MI5 questioned me for three or four hours each time I came to London at Heathrow airport,’ he says. ‘They said people like me [Pashtun Afghans] go to Waziristan and from there you start fighting with British and US soldiers.

      ‘The very last time [I was questioned] was years after the [kidnapping]. I was asked to a Metropolitan Police station in London. They showed me pictures of Gulbuddin Hekmatyar [former Afghan prime minister and militant with links to the Pakistani Taliban (TTP)] along with other leaders and Taliban commanders. They said: ‘You know these guys.’

      He claims he was shown a photo of his wife – a highly intrusive action in conservative Pashtun culture – as well as one of someone he was told was Sirajuddin Haqqani, commander of the Haqqani Network, one of the most lethal TTP-allied groups.

      ‘They said I met him, that I was talking to him and I have connections with him. I said that’s wrong. I told [my interrogator] that you can call [Anwar al-Ahady] and he will explain that he sent me to Waziristan and that I found and released his brother,’ E2 says.

      ‘I don’t know Sirajuddin Haqqani and I didn’t meet him.’

      The Haqqani Network, which operates in Pakistan’s Federally Administered Tribal Areas and across the border in Afghanistan, was designated as a terrorist organisation by the United States in September 2012. It has claimed responsibility for a score of attacks against Afghan, Pakistani and NATO security forces in Afghanistan and Pakistan. The UN accuses Sirajuddin Haqqani of being ‘actively involved in the planning and execution of attacks targeting International Security Assistance Forces (ISAF), Afghan officials and civilians.’

      E2 says he has no idea whether Haqqani was involved in Zia’s kidnapping, but he believes the security services may have started investigating him when he met the imam of a mosque he visited in North Waziristan.

      ‘The imam had lunch with us and he was with me while I was waiting for my father-in-law. I didn’t take his number but I gave him mine. That imam often called me on my shop’s BT telephone line [in London]. These calls put me in trouble,’ he says.

      If E2’s version of events is accurate, it would mean he gained his British citizenship while he was negotiating Zia’s release. He lost it less than three years later.

      The Home Office offered a boilerplate response to the Bureau’s questions: ‘The Home Secretary will remove British citizenship from individuals where she feels it is conducive to the public good to do so.’

      When challenged specifically on allegations made by E2, the spokesman said the Home Office does not comment on individual cases.

      E2 says he now lives in fear for his safety in Pakistan. Since word has spread that he lost his UK nationality, locals assume he is guilty, which he says puts him at risk of attack from the Pakistani security forces. In addition, he says his family has received threats from the Taliban for his interaction with MI5.

      ‘People back in Afghanistan know that my British passport was revoked because I was accused of working with the Taliban. I can’t visit my relatives and I am an easy target to others,’ he said. ‘Without the British passport here, whether [by] the government or Taliban, we can be executed easily.’

      E2 is not alone in fearing for his life after being exiled from Britain. Two British nationals stripped of their citizenship in 2010 were killed a year later by a US drone strike in Somalia. A third Briton, Mahdi Hashi, disappeared from east Africa after having his citizenship revoked in June 2012 only to appear in a US court after being rendered from Djibouti.

      E2 says if the government was so certain of his involvement in extremism they should allow him to stand trial in a criminal court.

      ‘When somebody’s citizenship is revoked if he is criminal he should be put in jail, otherwise he should be free and should have his passport returned,’ he says.

      ‘My message [to Theresa May] is that my citizenship was revoked illegally. It’s wrong that only by sending a letter that your citizenship is revoked. What kind of democracy is it that?’

      https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2014-03-17/my-british-citizenship-was-everything-to-me-now-i-am-nobody-a

  • Semaines anticoloniales #et antiracistes
    https://nantes.indymedia.org/articles/44601

    Semaines anticoloniales et antiracistes du 2 mars au 5 avril 2019 à #annonay et Saint-Julien-Molin-Molette organisées par l’ASTI Bassin d’Annonay. Plusieurs évènements : films, conférences, discussions, spectacle, avec plusieurs invité•es.

    #Racisme #libérations #nationales #_07_ #st-julien-molin-molette #Racisme,libérations,nationales

  • The Importance of Elsewhere. In Defense of Cosmopolitanism

    Today, too many people in positions of power behave as though they have more in common with international elites than with the people down the road, the people they employ, the people they pass on the street. But if you believe you are a citizen of the world, you are a citizen of nowhere. You don’t understand what citizenship means.

    (...)

    The cosmopolitan task, in fact, is to be able to focus on both far and near. Cosmopolitanism is an expansive act of the moral imagination. It sees human beings as shaping their lives within nesting memberships: a family, a neighborhood, a plurality of overlapping identity groups, spiraling out to encompass all humanity. It asks us to be many things, because we are many things. And if its critics have seldom been more clamorous, the creed has never been so necessary.

    https://www.foreignaffairs.com/articles/2019-02-12/importance-elsewhere
    #cosmopolitisme #nationalisme #identité

  • Loi Blanquer : quand les parlementaires se défoulent
    https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blog/160219/loi-blanquer-quand-les-parlementaires-se-defoulent

    Dans un contexte brutalement populiste de remise en cause du principe parlementaire, l’Assemblée nationale, avec la discussion du projet de loi #Blanquer, est en train d’apporter à ses détracteurs la pire réponse qui soit : brutale et populiste.

    Sur le fond comme sur la forme, c’est une semaine de défoulement que se sont offerte les députés. Des amendements à la pelle chaudement défendus sur des sujets comme l’uniforme scolaire (et la tenue vestimentaire des enseignants), la présence des symboles nationaux (un lever des couleurs chaque matin dans les écoles ?), la suppression de l’éducation sexuelle, du principe d’égalité entre hommes et femmes, de l’enseignement de l’anglais en primaire, la possibilité d’une amende de 450 euros (!) pour toute insulte proférée par un élève, bien sûr l’incontournable question du foulard etc : les préoccupations reflétées par ces propositions, discutées ou pas, adoptées ou non en quelques minutes, voire en quelques secondes, donnent une bien piteuse image de la représentation nationale. Et lorsqu’au fil des débats, on en arrive à une question aussi lourde de conséquences que « l’école du socle », qui porte en germes le risque d’absorption de l’enseignement primaire par le secondaire - une question donc fondamentale mais qui n’a fait l’objet d’aucune étude préalable, d’aucune concertation – il ne faut néanmoins pas plus d’une demi-heure à une poignée de parlementaires pour en adopter le principe.

    Méconnaissance du sujet (par exemple l’ignorance crasse des députés sur les programmes scolaires), dogmatisme et incapacité réelle à prendre en considération la complexité des choses, refus du débat, mépris pour l’opinion d’autrui, conception abusive de la majorité (les plus nombreux ont nécessairement raison), inclination à satisfaire momentanément ses électeurs plutôt qu’à œuvrer pour l’intérêt général : en proie au populisme le plus débridé, les députés ont fait le choix de décisions insensées qui engagent l’avenir pour de longues années.

    Face à un projet de loi ministériel porté par une idéologie lourdement réactionnaire, les parlementaires non seulement n’ont pas joué leur rôle de contrôle du gouvernement mais ils ont renforcé le ministre dans son arrogance et son sentiment de toute puissance. Arrogance et sentiment de toute puissance qui ne tombent pas de nulle part mais qui ont été incontestablement encouragés par le silence ou la complaisance qui accompagnent Blanquer depuis bientôt deux ans : brutal et doctrinaire, il l’était déjà à sa nomination. Mais l’on est bien forcé de constater que ses premières mesures, ses premières annonces – suspension de la réforme du collège, retour à la semaine de quatre jours en primaire, encouragement au redoublement etc – n’avaient guère suscité de critiques, pas davantage que son mode opératoire fait d’une communication forcenée et d’annonces démagogiques. Tradition bien française : il aura fallu la réforme du lycée et celle du bac pour faire émerger de la quasi confidentialité une contestation qui n’avait sans doute pas jugé nécessaire (ou suffisamment digne…) de s’appliquer aux autres niveaux d’enseignement.

    Alors que les parlementaires font l’objet de menaces et d’agressions personnelles difficilement justifiables même dans une démocratie aussi étriquée que la 5e république, que le Palais-Bourbon a été la cible d’une attaque qui n’est pas sans évoquer les émeutes factieuses de février 34, que la contestation politique se noie dans l’hystérie verbale et la violence physique, que certains syndicats ne voient pas d’inconvénients à défendre leur cause au côté d’irresponsables aventuriers, la question éducative mérite sans doute une autre approche. Il y a urgence, même…

    #éducation #nationalisme #classisme #sexisme #islamophobie #réactionnaires #école

    • Plus de détails ici
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/02/14022019Article636857263009013863.aspx

      Le rapport de la seconde journée dit

      Proximité idéologique LR - Blanquer

      Face à ces amendements, JM Blanquer ne se braque pas. Bien au contraire, il répond avec beaucoup de tact. « Vous avez raison il faut une carte de France », répond-il à D Lorion(LR). « L’amour du pays doit être partagé et c’est mon rôle de ministre de l’éducation. Mais ce débat nous amènerait à tapisser toutes les salles de classe de nos bonnes intentions ». Sur l’uniforme : « j’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je continue à l’encourager ». La proximité idéologique est telle qu’une députée LR, Mme Kuster, invite JM BLanquer à la rejoindre. « Vous vous retenez. Lâchez vous. Allez jusqu’au bout. On a besoin de vous ».

      L’occasion est rapidement trouvée de secondes retrouvailles. Les Républicains et la majorité se mettent d’accord sur un amendement commun sur des sanctions pour les harceleurs (amendement 1134).

      Aussi l’amendement de V Petit (LREM) en faveur des parents homosexuels passe t-il sans autre réaction que celle ,indignée, de Mme Thill (LREM). Cet amendement demande que les questionnaires de l’éducation nationale parlent de « parent 1 » et « parent2 » au lieu de père et mère (834).

      Lors de la seconde séance ,
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/02/13022019Article636856375738954541.aspx
      le débat se porte sur l’histoire nationale, ou plutôt le roman national, et la priorité donnée aux familles en éducation sur l’Etat. A Ramadier veut qu’on apprenne les grands hommes de l’histoire de France et JM Blanquer rappelle qu’il a changé les programmes. L’EMC est particulièrement ciblée car portant une éducation morale qui devrait rester l’apanage des parents. Ce qui est enseigné à l’école doit l’être « dans le respect de l’éducation qu’il reçoit dans sa famille ». « Personne ne nie le rôle primordial des parents », répond JM Blanquer.

      Je ne comprend pas bien la phrase sur les #grand_homme que j’ai graissé. Quand Blanquer dit qu’il a changé les programmes, est-ce que ca veut dire qu’il a déjà renforcé la place des grands hommes dans les programmes d’enseignement ?

  • Loi sur l’école : les débats se déportent un peu plus sur la droite | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/120219/loi-sur-l-ecole-les-debats-se-deportent-un-peu-plus-sur-la-droite?onglet=f

    L’examen du projet de loi « pour une école de la confiance », porté par le ministre de l’éducation nationale, a débuté le 11 février. La tonalité conservatrice des débats sur l’uniforme, le drapeau ou la restriction de la liberté d’expression des enseignants est manifeste.

    Il existe une constante dans les débats sur l’école. Quel qu’en soit l’objet initial, des thématiques finissent toujours par s’imposer. L’uniforme, le drapeau ou l’hymne national surgissent souvent. Le projet de loi « pour une école de la confiance », dont l’examen en séance publique à l’Assemblée nationale a débuté le 11 février pour toute la semaine, n’y a pas dérogé.

    À l’origine, cette loi vise à abaisser l’âge obligatoire de l’instruction à trois ans, contre six à l’heure actuelle. Même si, comme l’ont souligné plusieurs observateurs, dans les faits seuls 27 000 enfants seront concernés à la rentrée prochaine, selon une étude du ministère, car 98,9 % de cette classe d’âge font déjà l’objet d’une instruction.

    De fait, cette obligation entraîne dans son sillage une conséquence concrète. Les communes vont devoir financer les maternelles privées sous contrat. L’opposition dénonce un cadeau fait au privé, puisque les collectivités vont devoir endosser un surcoût de 100 millions d’euros. Les syndicats parlent d’une somme plus proche des 150 millions d’euros.

    Pourtant, Jean-Michel Blanquer avait juré à Mediapart en septembre 2017 qu’il n’utiliserait pas l’arsenal législatif pour tout changer : « Je ne veux pas opérer de destruction. Je ne ferai pas de loi, je ne vais pas bouleverser les programmes, ni lancer de refondation. »

    Jean-Michel Blanquer. © Reuters Jean-Michel Blanquer. © Reuters
    Fourre-tout, cette loi – parfois technique – n’a aucune ligne directrice et ne semble servir qu’à mettre en musique les chevaux de bataille d’un ministre très sûr du bien-fondé de ses idées et qui souffre peu la contradiction. D’autres articles visent à réformer la formation des enseignants, à encadrer l’expression des enseignants ou à supprimer le Conseil national de l’évaluation scolaire pour le remplacer par un conseil d’évaluation de l’école chargé, comme son nom l’indique, d’évaluer les établissements scolaires. Le Cnesco perdurera sous la forme d’une chaire universitaire au sein du Conservatoire des arts et métiers (Cnam).

    Dans l’Hémicycle, le ministre a défendu l’esprit de sa loi. Et impossible de ne pas noter le glissement à droite du débat. Ce n’est pas la première fois que LREM partage des opinions avec l’opposition, LR notamment. Les lois asile et immigration, contre les manifestations et sur le renseignement ont déjà montré une porosité avec les idées du parti dont est issu le premier ministre. Et dénote d’un certain autoritarisme. La loi sur l’école ne fait pas exception, comme en témoignent les thématiques discutées en fin de soirée le 11 février et l’après-midi du 12.

    Onze amendements déposés par Les Républicains (LR) et le Rassemblement national (RN) ont porté sur l’instauration d’un uniforme pour les élèves. La droite a tellement hâte d’imposer ses thématiques qu’en plein débat sur l’absentéisme scolaire, dans la soirée de lundi, Maxime Minot, des Républicains, commence par défendre son amendement sur l’uniforme avant de se rendre compte de sa bévue. Le même a déposé un autre amendement encore plus maximaliste. Il propose que le « chef d’établissement veille à ce que le corps enseignant porte une tenue conforme à l’autorité que doit inspirer un enseignant ».

    Jean-Michel Blanquer ne s’oppose pas, sur le principe, au fait que les élèves soient vêtus selon un code précis. Dans l’Hémicycle, un argument est récurrent. Instaurer un uniforme permettrait de gommer les inégalités et les différences sociales. D’autres, dont le ministre, citent l’outre-mer pour appuyer leurs propos. Une députée prend la parole pour s’agacer de cette idée reçue : « Ceux qui disent qu’en outre-mer on porte l’uniforme n’y ont jamais mis les pieds. » Sabine Rubin, de La France insoumise, peste contre le fait qu’on « parle chiffons » au lieu d’éducation.

    Sans succès. Le ministre de l’éducation nationale s’explique et puise dans son expérience de recteur en Guyane : « J’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je suis conscient de ça, je continue à l’encourager. Il serait peu adapté de vouloir l’imposer, mais il faut en ouvrir la possibilité. » Il a aussi rappelé qu’il préférait que chaque établissement décide au cas par cas. D’où le rejet des amendements.

    Dans la même veine, de longs échanges ont porté sur l’enseignement de la Marseillaise et l’affichage de ses paroles dans les salles de classe. Là encore, les oppositions ont été franches. La rapporteure Anne-Christine Lang a expliqué qu’il ne fallait pas l’imposer aux enseignants.

    Le ministre a expliqué que le débat autour de la Marseillaise et de son apprentissage était « important ». Et de déplorer que, dans tous les autres pays du monde, cela soit un sujet totalement consensuel, là où la France traîne encore les pieds. Et d’y aller de sa petite anecdote, où il explique que des élèves de 4e d’un collège REP +, donc défavorisé, à Montpellier ont discuté avec lui et, avant de prendre congé, lui ont chanté l’hymne national. Ce qui l’a ému, dit-il.

    Son récit n’a pas eu le même effet sur l’opposition de gauche. Un député s’agace d’une « confusion entre le dressage et l’éducation ».

    Michel Larive, de La France insoumise, est aussi virulent et fustige une inquiétante « dérive nationaliste ». Il explique que le lever de drapeau « doit rester dans les casernes ». « Un drapeau qui se lève, des uniformes, un hymne qui se chante, ça ne me dit rien qui vaille pour la démocratie. » Et la députée LR Annie Genevard de rétorquer qu’elle n’a pas « la nation honteuse ».

    L’amendement est rejeté ; mais à chaque fois, la majorité a du mal à s’opposer frontalement à ces propositions, qui insufflent une coloration réactionnaire à l’école.

    Elle y adhère parfois franchement. Lundi soir, aux alentours de 23 h 30, une discussion s’engage à l’initiative du député LR Éric Ciotti, connu pour ses obsessions vis-à-vis des questions identitaires. Un peu plus tôt, il avait félicité le ministre de l’éducation nationale sur ses prises de position contre l’absentéisme et la violence scolaire (« Nous approuvons souvent – pour ma part, en tout cas – le diagnostic que vous livrez et les paroles justes que vous prononcez, mais nous attendons des réponses et des actes tout aussi justes et forts »).

    Celui-ci a proposé un amendement mettant en place l’obligation de la présence d’un drapeau tricolore et européen, ainsi que celle des paroles de l’hymne national dans les salles de classe des établissements du premier et du second degré, publics ou privés sous contrat.

    Jean-Michel Blanquer a considéré que l’amendement concernant « l’apprentissage effectif de l’hymne national » était « un progrès par rapport aux objectifs pédagogiques », ajoutant qu’il était à ses yeux « important de montrer que l’enseignement des éléments de l’éducation morale et civique (EMC) est présent ». Il a promis que la mesure serait très facilement mise en œuvre, « à des coûts tout à fait assumables par le ministère ».
    « Un débat sur l’identité plutôt que l’égalité »

    Les députés de gauche ont vu rouge. Car ils n’ont pas pu s’exprimer sur une mesure qui va à l’encontre de leur vision de l’école et des débats de société. La socialiste George Pau-Langevin a dénoncé une mesure « pour se faire plaisir ». L’Insoumis Michel Larive a jugé « suffisante » la présence des drapeaux au fronton des établissements, invoquant « le respect de la patrie sans aller vers le nationalisme ». Elsa Faucillon (PCF) a déploré que le débat se focalise « sur l’identité » plutôt que sur « l’égalité ». Au bout du compte, pour permettre à l’opposition de s’exprimer, il a été décidé que cet amendement bénéficierait d’une seconde délibération à la fin de l’examen du texte, vendredi 15 février.

    Lire aussi

    Blanquer promet de rétablir l’ordre et l’autorité dans les lycées Par Agence Reuters
    Jean-Michel Blanquer, « un conservateur 2.0 » à l’Education nationale Par Faïza Zerouala
    Les « stylos rouges » portent la contestation enseignante Par Faïza Zerouala

    La défiance du corps enseignant s’est aussi cristallisée sur l’article 1 du projet de loi, avant même son examen en séance. Celui-ci rappelle le devoir « d’exemplarité » des enseignants et le respect que doivent leur manifester en retour élèves et familles. « Par leur engagement et leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. »

    Une injonction législative qui fait tousser dans les rangs enseignants, à l’heure où ceux-ci choisissent l’expression numérique pour s’exprimer à travers les réseaux sociaux qui ont porté le mot-dièse #PasDeVagues, sur le silence de la hiérarchie face aux violences scolaires exercées par les élèves, ou le groupe des Stylos rouges qui dénoncent les conditions d’exercice de leur métier. D’autres s’inquiètent des moyens qui manquent. Las de le raconter, ils se démènent et organisent grèves ou nuits des lycées. Ils se battent aussi pour des hausses de salaire, l’arrêt des suppressions de poste et le retrait des réformes du baccalauréat, du lycée et de Parcoursup.

    Ce durcissement du devoir de réserve des enseignants ne passe pas. Certains s’inquiètent d’une mise au pas et d’une restriction de leur liberté d’expression. Même si le Conseil d’État a estimé, en décembre, que cette demande d’exemplarité n’avait « aucun effet de droit » dans un avis consultatif, Jean-Michel Blanquer n’a pas voulu retirer cet article ou le réécrire.

    Cette insistance interpelle d’autant plus qu’il existe déjà une loi d’avril 2016 relative à la déontologie des fonctionnaires, qui rappelle que ceux-ci sont tenus à une obligation de dignité, d’impartialité et de probité « dans l’exercice de leurs fonctions ». Sans compter que la loi du 13 juillet 1983 garantit la liberté d’opinion aux fonctionnaires.

    La députée communiste Elsa Faucillon y est allée franchement lors de son adresse au ministre de l’éducation nationale : « Vous êtes passé maître dans la communication orwellienne, tant les mots pour promouvoir la loi sont à la distance des faits. Vous parlez de justice sociale quand on trouve des pressions sur l’expression des professeurs. » Des enseignants ont écrit des tribunes de protestation (ici ou là).

    Les députés LREM n’y voient aucune restriction, au contraire, et s’engagent, comme Anne-Christine Lang, la rapporteure, dans une défense au raisonnement difficilement compréhensible : « Je comprends naturellement l’attachement des enseignants à leur liberté d’expression, et je la partage. Mais... quand le ministre s’engage, devant les députés, à ce qu’il ne serve pas à sanctionner les personnels, quand nous-mêmes votons en commission un amendement visant à préciser qu’il n’instaure aucune obligation nouvelle, pourquoi persévérer dans cette défiance ? » Si cet amendement n’engage aucun changement, pourquoi le maintenir ?

    Une autre députée LREM, Danielle Brulebois, enchaîne : « Les enseignants devraient se montrer exemplaires dans le respect des institutions de la République. Ce qu’on lit sur les réseaux sociaux montre que l’article 1 est nécessaire », même si cet article n’a aucun pouvoir coercitif, à les entendre. La socialiste Sylvie Tolmont s’étonne de cette « étrange application de votre promesse d’entendre le malaise que la profession exprime sur les réseaux sociaux ! ».

    Michel Larive, de La France insoumise, explique encore que cet article risque d’encourager la censure et de servir à prononcer des sanctions disciplinaires à l’encontre des enseignants qui s’expriment, comme le font les Stylos rouges notamment. « C’est une notion suffisamment floue pour servir je ne sais quelle dérive autoritaire. »

    L’exemple de Sophie Carrouge, professeure au lycée Le Castel à Dijon (Côte-d’Or) qui a été convoquée par son rectorat, le 20 décembre, est dans toutes les têtes. Elle avait publié, une semaine plus tôt, une tribune sur le site dijoncter.info. La professeure de lettres y ironisait sur la forme du discours présidentiel.

    Mais peu importe, Jean-Michel Blanquer ne transige pas. « Nous nous sommes autorisé un article de principe... Si on me dit que les professeurs doivent être exemplaires, je suis fier d’être professeur. »

    Le seul amendement adopté réécrit à la marge est le texte de l’article 1 – adopté à 52 voix contre 14 avec 18 abstentions – en y ajoutant l’adjectif « mutuel » à « respect ».

    Jean-Michel Blanquer ne s’en est jamais caché, il cultive une vision « traditionnelle » de l’école. Dans son propos liminaire, lors de la discussion générale, le ministre s’est lancé dans une envolée lyrique : « Avec ce projet de loi, je ne vous propose pas de larguer les amarres et de rompre avec cette tradition. Je ne vous propose ni de refonder ni de reconstruire. Je vous propose une nouvelle étape de cette épopée glorieuse, comme un arbre sait relancer un puissant rameau de son vénérable et robuste tronc. » Promesse tenue.

  • Les communistes et l’Algérie
    Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962
    https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_communistes_et_l_Alg__rie-9782348036484.html

    À Paris, on ne sait pas grand-chose, la censure veille et l’opinion française est très mal informée, la presse néglige l’évènement et la thèse officielle s’impose presque « naturellement ». Le 11 mai, L’Humanité, le quotidien national du PCF, publie sans commentaire le communiqué du gouvernement sous le titre « À Sétif, attentat fasciste le jour de la victoire ». Au fil des jours, la version se précise, l’affaire est une provocation des « faux » nationalistes et la répression est la seule réponse à opposer aux émeutiers… Cette condamnation sans nuances pèsera lourd dans les années suivantes. Toute une génération marquée au rouge par le traumatisme de Sétif se prépare activement à la guerre, le congrès du PPA en 1947 décide la création de l’Organisation spéciale (OS) dont les cadres seront à l’origine du 1er novembre 1954.

    https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/guerre-d-algerie-communistes-et-nationalistes-le-grand-malentendu,2903

    source : @orientxxi

    De Sotteville à Sétif - Jean-Luc Debry

    C’est l’aventure d’un jeune homme qui étouffe sous les bombes de Rouen en 1944, et qui croyant devenir enfin un acteur de l’histoire, se retrouve à faire de la figuration dans le Sétif en 1945, en plein massacre colonial.
    C’est un récit reconstruit à partir de lectures et de recherches. Il permet de décrire ce que beaucoup de civils vivaient sous les bombes américaines et de dresser le tableau du climat de répression coloniale qui prévalait en Algérie à l’époque.

    http://www.insomniaqueediteur.com/publications/le-soldat-francaoui

    #Algérie #Sétif #FLN #communisme #nationalisme #histoire

  • Non au pinkwashing de l’Eurovision !
    https://nantes.indymedia.org/articles/44487

    Des organisations de libération queers et trans de près de 20 pays d’Europe et d’ailleurs appellent les communautés LGBTQIA du monde à prendre position pour les droits humains des Palestiniens et à boycotter le concours de l’Eurovision 2019 en Israël.

    #Racisme #Resistances #/ #libérations #nationales #genre #sexualités #Racisme,Resistances,/,libérations,nationales,genre,sexualités

  • Grosse enquête de @lahorde : Gilets jaunes : quand les nationalistes font les Zouaves…
    http://lahorde.samizdat.net/2019/02/03/gilets-jaunes-quand-les-nationalistes-font-les-zouaves

    Le 10 janvier 2019, de jeunes militants d’extrême droite, appartenant la plupart à un groupe intitulé « Zouaves Paris », passent en procès pour des faits de violence, mettant sous la lumière ce groupe qui n’existe que par sa violence parfaitement assumée, son discours politique étant pour ainsi dire nul. Dernier méfait en date : l’attaque samedi 26 janvier 2019 de militants du NPA. Afin de comprendre à qui l’on a affaire et s’organiser en conséquence, voici quelques éléments sur la genèse du groupe et sa composition.

    #extreme_droite #nationalisme #identitaires

  • Dans le nord de la #Grèce, les Slavo-Macédoniens sous haute surveillance - La Croix
    https://www.la-croix.com/Monde/Europe/nord-Grece-Slavo-Macedoniens-haute-surveillance-2019-01-24-1200997670

    Le parlement grec se prononce jeudi 24 janvier sur le nouveau nom de la Macédoine : « République de Macédoine du Nord ».

    Reportage dans le nord de la Grèce, où la minorité des Slaves de #Macédoine se vit toujours comme opprimée par Athènes.

    #mots #noms #territoires #nationalisme

  • Even as Greeks protest, a pro-Europe deal in the Balkans nears the finish line - The Washington Post

    Décidément les grecs ont du mal avec la Macédoine voisine qui entend garder son nom... et ça fait trente ans que ça dure.

    https://www.washingtonpost.com/world/even-as-greeks-protest-a-pro-europe-deal-in-the-balkans-nears-the-finish-line/2019/01/20/b5011524-1b5a-11e9-b8e6-567190c2fd08_story.html

    For months, a proposed deal to end three decades of rivalry between Greece and Macedonia has teetered on the brink of failure. The leaders spearheading the agreement in both countries have been accused of betrayal. They’ve faced street protests and opposition allegedly fomented by Russia. Days ago, after some defections from the ruling coalition, Greece’s prime minister barely survived a no-confidence vote.

    But the agreement faces only one more hurdle, a vote in Greece’s Parliament that is expected this week. U.S. officials and political analysts are increasingly optimistic that one of Europe’s most enduring political fights is about to officially end, with Macedonia changing its name to the Republic of North Macedonia. Greece, in turn, would drop its long-standing opposition and allow its tiny neighbor to join NATO and the European Union.

    #grèce #macédoine #terrioire #manipulation #propagande #nationalisme #toponymie #nom #sémiologie #histoire

  • #Gilets_jaunes : « Faire #nation plutôt que #rond-point »

    Dans une tribune au Parisien - Aujourd’hui en France, le président de France Fraternités #Pierre_Henry met en garde contre les avancées du #populisme, qui s’exprime selon lui à travers le mouvement des Gilets jaunes.

    http://m.leparisien.fr/amp/economie/gilets-jaunes-faire-nation-plutot-que-rond-point-05-01-2019-7981419.php
    #ronds-points #nationalisme

    La question des ronds-points, en lien avec des mouvements révolutionnaires, débattue notamment ici :
    https://seenthis.net/messages/748934